Journées Nationale des Réservistes
UTLN – FMES
Action du réseau des Référents Enseignement de Défense et de Sécurité (REDS) de l’UTLN
Vendredi 24 novembre 2023 – Université de Toulon
Océan du XXIe siècle : les engins et sous-marins privés, nouveaux acteurs des fonds marins
Avec l’évolution rapide des nouvelles technologies, l’exploration privée des océans se démocratise au point de rendre nécessaire une législation qui garantira la sécurité des biens, des personnes et de l’environnement. À l’occasion des journées nationales du réserviste 2023, l’Université de Toulon et ses partenaires ont organisé une journée d’étude sur l’Océan au XXIe siècle pour accompagner ces nouvelles pratiques.
Depuis une dizaine d’années, le développement des activités des engins sous-marins bouleverse notre connaissance du milieu marin mais aussi des pratiques exploratoires ludiques, militaires ou commerciales en mer. Les sous-marins habités arment déjà les grands yachts pour lesquels ils deviennent un critère de choix. Une activité qui peut s’avérer un atout pour le tourisme et l’activité régionale mais dont il convient de bien appréhender les risques et les menaces.
En savoir plus sur : https://www.univ-tln.fr/Ocean-du-XXIe-siecle-les-engins-et-sous-marins-prives-nouveaux.html
Merci Monsieur le Commissaire général monsieur le député monsieur le Président de l’Université mesdames messieurs alors j’ai l’honneur de relever le défi de vous présenter et je l’espère de vous permettre de mieux appréhender les règles de gestion enfin les grands principes des militaires pour prévenir les interférences entre les différentes activités engageant l’espace sous-marin
Ces différentes activités c’est la navigation des sous-marins le remorquage des sonards la pose d’un câble les activités de pêche la mise en œuvre d’un RRE et cetera quand on parle d’interférence chez les militaires on parle d’accident éviter les accidents c’est un véritable défi car il s’agit pour moi de vous présenter
Un sujet qui est technique à un public éclectique sans compromettre le secret de la défense nationale tout en conservant votre attention en cette fin de matinée qui a été riche en intervention et qui a présenter un fort intérêt bon à vaincre sans péril on triomphe sans gloire j’espère que je
Sauraai me montrer digne de l’honneur qui m’est fait l’arme sous-marine tire sa force de sa capacité à opérer discrètement d’où le fameux surnom des forces sous-marines américaines le Silent service cette discrétion lui permet de produire de nombreux effets militaires dans le domaine du renseignement en renseignant en observant un environnement contesté sans
Perturber le comportement de la cible dans le domaine de la haute intensité par son pouvoir de destruction par sa capacité à faire peser une menace latente et cetera c’est un qui me passionne je pourrais facilement être votre François Pignon un dîner du mercredi soir mais c’est pas le cœur du
Sujet donc je m’étendrai pas plus là-dessus toutefois il y a trois caractéristiques des sous-marins que je souhaiterais mettre en exerg parce que je l’espère ça vous permettra de mieux comprendre mon propos et de mieux appréhender quelle est la difficulté de la navigation des sous-marins la première c’est qu’un un sous-marin
Navigue sous l’eau sous le diob bon ça la conséquence c’est que sa position n’est généralement pas pas connu de tous les autres usagers de la mer la deuxième c’est que sa capacité à apprend à appréhender la situation tactique lorsqu’il navigue en immersion profonde c’est-à-dire au-delà de l’immersion périscopique quand je parle de situation
Tactique il faut comprendre la position de tous les autres mobile de surface sous-marin qui l’entoure elle repose cette capacité repose sur l’emploi des senseurs acoustiques qu’il soit actif ou passif S qui dit senseur acoustique dit tributaire de la propagation acoustique la propagation du son dans l’eau qui
N’est pas linéaire dans le milieu marin le son dans le milieu marin ne se propage pas en ligne droite il a des tendances à qui varient en fonction de la célérité bref retenez juste que ça ne se propage pas en ligne droite et donc comme il ne se propage pas en ligne
Droite il y a des trous de détection et comme c’est une onde sonore il y a un aspect énergétique ça dépend aussi de la discrétion acoustique des autres mobiles sous-marins c’est d’ailleurs ces éléments là c fameux trou de détection le fait de ne pas être vu qui motive les
Sous-mariniers à naviguer à une immersion en immersion profonde à une immersion qui leur permet de passer sous l’acquis d’un bâtiment qu’il n’auraient pas détecté cette immersion on l’appelle l’immersion de sécurité passer de l’immersion de sécurité à l’immersion périscopique pour aller observer prendre du renseignement communiquer c’estàdire franchir la
Tranche d’immersion ou la collis avec un navire de surface est possible c’est une des activités les plus risquées des sous-marins militaires en temps de paix elle est risquée parce que je vous ai parlé de tous ces phénomènes de propagation acoustique les trou de détection qui font que ou les navires
Extrêmement silencieux qui font que on ne pourrait pas détecter un bâtiment au moment de la remontée et donc rentrer en collision voilà dans les forces sous-marines on appppelle cette manœuvre une reprise de vue pour avoir expérimenté une situation de proximité à l’occasion d’E une reprise de vue lors
De ma dernière mission avec un très très gros pétrolier on est passé pas très loin on l’a pas entendu je peux vous dire que c’était déjà une manœuvre que j’appréhendais avec humilité et que j’appréendrai toujours avec la plus grande humilité il faut toujours rester très prudent enfin la troisième
Spécificité d’un sous-marin en immersion profonde au-delà de l’immersion de sécurité c’est qu’il ne peut communiquer que par l’intermédiaire de téléphonees acoustiques qui ont des portées limitées pour communiquer à long distance il est obligé de remonter à l’immersion périscopique pour employer des moyens de communication avec des antennes hchef ou
Des moyens de communication satellite donc il ne communique pas en permanence ce qui veut dire que quand on veut communiquer avec un sous-marin il faut être en mesure d’anticiper et les reconfiguration d’activité sous faible préavis ben ne sont généralement pas possibles ces trois spécificités rappelées je ne suis pas vu je ne suis
Pas sûr de tout voir il est difficile de parler avec moi on va revenir maintenant sur un petit cas d’illustration euh de l’intérêt des règles de gestion des interférences ce cas c’est la collision au début du mois de février 2009 entre les SN le britannique vuard et français triomphant quelque part en
Atlantique dans un premier temps ces deux sous-marins ont pensé heurté ça a été rappelé par Monsieur le Commissaire général des conteneurs euh sous-marins les deux sous-marins également c’est ce qu’il pensaient à bord des équipages ce n’est que plus tard par les discussions entre état-major qu’on a
Réussi à comprendre que en fait les deux SNLE s’étaient rentrés dedans il ne s’était pas vu ni entendu cet événement peut paraître surprenant VO improbable deux géant sous-marin au même endroit au même moment à la même immersion qui ne se voit pas comprendre qu’il ne s’entendent pas et pourtant il
Est moins improbable qu’on pourrait le croire en effet les deux sous-marins ont des missions similaires à savoir garantir la capacité de frappe en second respectivement du Royaume-Uni et de la France que l’on pourrait traduire par patrouiller en toute discrétion en porter des missiles nucléaires des objectifs stratégiques la France et le
Royaume-Uni sont alliés et son voisin il n’est donc pas incohérent que ses objectifs stratégiques soient similaires et donc qu’à porter une missile nucléaire à peu près équivalente les zones de patrouille soient les mêmes les deux pays ont le même concept d’opération pour leur dissuasion c’est c’està dire chercher à assurer une
Permanence de sous-marin nucléaire lanceur d’engin à la mer garantir cette fameuse capacité de frapp en second le critère au même moment devient donc moins improbable enfin la volonté de patrouiller en toute discrétion ainsite généralement de profiter là de ces de ces phénomènes de trou de détection pour aller rechercher l’immersion où je suis
Caché cette immersion c’est la même pour tout le monde et donc les deux SNLE naturellement se retrouvent assez aisément à la immersion et enfin les sous-marins nucléaires lanceur d’engin rappelez-vous patrouillés en toute discrétion sont partis des bateaux les plus silencieux du monde ils font moins
De bruit que le bruit de la mer ils sont équipés des meilleurs sonnards du monde c’est vrai mais pourtant ils ne se sont pas vu et très honnêtement c’est pas forcément étonnant les règles de gestion des interférences des militaires normalement elles elles sont là pour éviter ce type d’accident toutefois en raison du
Caractère souverain et vital des missions dissuasion ces règles de gestion de des interférences elles s’appliquent pas complètement aux missions des SNLE et notamment le partage des informations avec les alliés l’objectif c’est bien de protéger la sécurité des opérations comprendre la confidentialité de ses missions et le
Bon le bon vieilladage qui dit si vous voulez garder un secret dites-le au moins de personnes poss possible vous permet de comprendre cela aisément si je fais le parallèle avec le sujet qui nous occupe aujourd’hui c’est-à-dire l’activité des sousmar civil j’estime que la probabilité d’occurrence d’accidents similair est également assez
Forte premièrement il n’existe aucune règle de déconfliction c’est-à-dire de règles de gestion des interférences en dehors des eaux territoriales il n existe quasi pas c’est pas une affaire de sécurité des opérations dans ce cas-là c’est bien une affaire de d’absence de d’organisme de coopération les zones d’intérêt entre tous ces sous-marins seront probablement
Similaires si je prends le cas d’usage du tourisme il est fort probable que certaines épaves que certaines particularités des fonds marins attirent les sous-marins civils un peu à l’image de la Tour Effel qui attire tous les touristes de Paris ou quasiment tous les touristes de Paris les moyens d’appréhension de détection et
D’appréhension de la situation tactique des sous-marins civils euh leur sonard seront probablement moins développés que ceux de SNLE il est vrai que les enjeux de discrétion acoustiqu ne sont pas les mêmes mais détecter ne va pas être forcément aussi évident pas du tout venons-en donc au cœur du sujet les principes militaires
De gestion des interférences le premier consiste à déclarer toutes les activités engageant la colonne d’eau j’en ai parlé tout à l’heure mouvement de sous-marin sonard r drone et cetera le deuxème c’est suivre les activités civiles qui engagent la colonne d’eau activités qui sont multiples et en informer le sous-marin
Pour les activités qui ne sont pas forcément prévisibles je ne parle pas de la pose d’un câble pour lequel on sait à quel endroit ça se passer mais je pense à la pêche sur le plateau continental le patron pêcheur du Guilvinec ne va pas forcément déclarer tous ces mouvements précisants
Précisément dans ce cas-là les sous-marins on connait les sous-mariniers connaissent ces zones là ils adoptent des comportements des vitesses qui leur permet de réagir et de garantir la sécurité mais sur un principe de de détection une fois qu’on a déclaré nos mouvements rechercher tous les autres dangers sous-marins le principe pour les
Commandants militaires c’est d’assurer une ségrégation temporelle et spatiale entre les différentes activités c’est assuré dans le la zone d’exercice qui vous a été présenté tout à l’heure vous voyez sur la carte marine par le commandant de zone maritime dans les zones d’exercices permanentes et en dehors de ces zones d’exercices pour
Sous-marins par les commandants des forces sous-marines dont alfost pour la Marine nationale dans tout le reste du monde ces déclarations d’activité sont après partagées avec nos alliés de l’OTAN et un étatmajor de l’OTAN comme subnato là le commandant des sous-marins de de l’OTAN tient un rôle de surveillance des interférences et donc
Quand il détecte quand un message dans un message de déclaration d’intention qu’il y a une interférence entre deux déclaration et qu’elle n’a pas été résolue il en informe les deux commandants de force sous-marine il n’a pas de pouvoir de décision c’est bien une une décision qui reste souveraine en
Leur disant j’appelle votre attention sur le fait que vous êtes en interférence et je vous demande de bien vouloir la résoudre et après ce sont les deux commandants de force sous-marine qui se mettent d’accord pour résoudre cette interférence enfin il existe des règles avancées vous le comprenez bien quand on
Va faire naviguer deux sous-marins ensemble deux sous-marin une frégate pour conduire des exercices pour effectuer un pistage conjoint pour éviter les tirs Frat ici dans situation de guerre on a des règles avancées ces règles avancées elles ne sont mis en œuvre que quand il y a une vraie soit
Une unicité du commandement soit une vraie relation de confiance entre les différents acteurs impliqués quand on va faire des exercices je prends un exemple avec des sous-mariniers avec ou alors avec des frégates des Émirats arabes unis on va faire un exercice ils ont un sonard à immersion variable on passe par une
Première étape où on va d’abord séparer les mobiles avant d’autoriser les deux unités les deux mobiles sous-marins à naviguer dans la même zone avec une séparation d’immersion d’abord on va tester la confiance on vérifie que qu’onon a les mêmes concepts qu’on a le même respect des règles de sécurité
Avant d’aller un petit peu plus loin c’est pas le cœur du sujet donc je vais pas aller plus loin là-dessus alors évidemment la probl la problématique de l’encadrement de l’activité des sous-marins civils fait partie de mes mes préoccupations en tant que chef du bureau des opérations sous-marines du
Centre des OP de la Méditerranée ça a été rappelé tout à l’heure par le commissaire général de la Burgade centre qui œuvre au profit de l’amiral boî visie c’est mon chef mais qui a deux casquettes celle de commandant militaire le commandant de zone Méditerranée et celle de préfet maritime qui est une
Autorité civile qui dépend du Premier ministre mais il a qu’un seul spécialiste sous-marin c’est moi donc des fois je je passe d’une casquette à l’autre de ma casquette de militaire à enfin de la casquette de chef de mon chef de de militaire à sa casquette de préfet maritime les deux cas d’usages
Principaux pour les sous-marins civils ça a été rappelé c’est des questions de souveraineté dans la mer territoriale l’utilisation d’un sous-marin faisant l’objet d’un processus dérogatoire et cetera la convention de montgobé on dispose des moyens et des pouvoirs nécessaires pour réglementer cette activité ça a déjà été présenté depuis
Mon arrivée à secmen à l’été 2022 une seule demande instruite qui a été refusée c’était celle du sousmarin civil qui voulait plonger dans le cœur du parc national des carlanques et mais ça a quand même posé quelques questions mon avis c’est que la réglementation encore pasfectible alors
Là attention moi je suis un artisan de la guerre sous-marine je sors de ma zone de confort je vais vous parler un petit peu de texte de loin particulier j’ai pas les idées claires à l’instant sur le niveau de granularité auquel doit descendre le préfet maritime pour apprécier les conditions de sécurité tel
Que c’est marqué dans l’ordonnance de 2016 euh enfin dans le code des transports pardon notamment pour apprécier la qualité et la pertinence du plan d’assistance et de sauvegarde comme c’est prévu dans le fameux article qui a déjà été cité donc je pensais que j’aurais une exclusivité mais non le l’article
L5211-2 du code des transports bon vous aurez probablement pretenu de l’intervention de Monsieur Michelli que cette expertise elle diffère quand même sensiblement de l’expertise qui est mise en uvre généralement pour certifier les procédures les plans de sauvegarde des bâtiments de surface c’est quelque chose d’assez compliqué en dehors de la mer
Territoriale on l’a déjà dit on est plutôt démuni une lecture de l’ordonnance de 2016 nous permet certes d’exiger une notification préalable à la mise en œuvre de sous-marin sauf que rien a rien n’existe aucun cadre pour spécifier la durée de ce préavis c’est-à-dire que le Yach qui arrive dans les la zone
Économique exclusive qui en plus se conforme à cette ordonnance et nous dit je vais mettre en œuvre un sous-marin peut me le dire au moment où il le met à l’eau c’est un peu problématique et c’est pas une vue de l’esprit quand on regarde l’activité des
Caviers en ze qui est toujours dans le même cadre de la convention de montgobé l’État peut réglementer autoriser le tracé du câble en vertu de sa de son droit à prévoir l’exploitation des ressources sous-marines mais une fois qu’il a validé le tracé du câble le
Câblier vient en ZDE et il fait ce qu’il veut et il doit nous prévenir c’est arrivé en début d’année on a reçu un mail le matin même alors même pas à la préfecture maritime via le cross en disant je viens je relève un câble désaffecté ça s’est passé au milieu
D’une zone d’exercice où une frégatete et un sous-marin était en train de faire un exercice de lutte antiavire c’est-à-dire autant vous dire avec un sous-marin qui manœuvrer très vite les conséquences auraient pu être dramatiques pas forcément pour le sous-marin mais pour le cablier sous-marin avait accroché le câble on
Pourrait imaginer que à bord du cablier un sous-marin à plus de 20 nœ qui rentre dans un câble et qui tire dessus ça aurait pu créer des dégâts et ça c’est quelque chose qui me gêne voilà aujourd’hui on n pas vraiment d’outils qui nous permettent d’éviter ce genre de
Situation alors que faire alors il y a pas de solution évidente et simple à mettre en œuvre sans quoi ce COC n’aurait probablement pas lieu aussi il s’agit de trouver une solution qui permette de garantir la sécurité de tous les usagers de la mer c’est la casquette
De préfet maritime de mon chef sans pour autant contraindre la liberté de manœuvre de nos sous-marins militaires lorsqu’ils opéreront ou qu’ils opèent dans les Z étrangère là c’est sa casquette de commandant de zone maritime la solution suivante dans les discussions préparatoires a été évoquée par le commissaire général du chîn
Elle me plaît bien consisterait à créer une espèce de centre de coordination des activités sous-marines dans la ze par exemple le centre des opérations de la Méditerranée qui existe déjà qui est armé 24 he sur 24 et ensuite donc on parle bien de coordination et ensuite d’influencer de faire d’exercer de
L’influence sur les assureurs en disant ok ne couvrez les activités qui engagent le volume sous-marin dans les approches maritimes françaises que si vos assurés déclarent leurs activités au centre des opérations et se conformment à leur prescription et fait du non respect de ces deux règles un critère d’exclusion
Donc là on vient sans créer un cadre légal sur lequel on n’ pas vraiment de prise parce que en dehors des en eau internationales on n pas tant de pouvoir que ça on touche au porte-monnaie donc ça incite généralement les gens à se conformer à ses exigences et pour tout
Ce qui relève du domaine militaire et de la liberté de manœuvre de nos sous-marins on est plutôt pas mal moi cette solution honnêtement me plaît je ne sais pas si elle est évidente à mettre en uvre voilà je vous remercie pour votre attention j’espère avoir réussi à vous éclairer sur les principes
Militaires de gestion des interférences sous-marines je suis disponible pour répondre à vos questions je tiens quand même à préciser que euh si vous comptez m’inviter un mercredi soir pour parler des effets militaires je suis quelqu’un de très susceptible et de très rencunier euh je m’entends très bien avec le
Capitaine de vais Fardin ici présent mais il pourra en témoigner merci merci un grand merci pour cette intervention B qui nous a vraiment captivé bon vous voyez qu’effectivement euh on on a encore du du travail mais vous voyez que il y a un modèle qui fonctionne déjà qui est extrêmement intéressant
Euh ce qui me fait plaisir c’est de voir que les sous-mariniers deviennent de fin juriste ça c’est mais ça ne m’étonne pas mais je crois commandant que vous êtes de plus en plus pris c’est vos activités militaires au bureau sous-marins sont évidemment importantes mais aujourd’hui la recherche scientifique marine avec
L’écoute des mammifères marins les sous-marins privés et cetera c’est une réalité c’est que la réalité du cette période du 21e siècle c’est que la colonne d’eau se banalise oui tout à fait Monsieur le Commissaire général euh j’estime que les opérations des sous-marin ça m’occupe environ 20 à 25 %
De montant et après vous pouvez demander là vous avez la la commissaire principale vérité là derrière vous là qui travaille à la division amem je passe énormément de temps je suis l’empêcheur de tourner en rond parce que j’essaie de de comprendre ce qu’il se passe dans nos fondmarins alors il y a
Certes la position des des hydrophones parce que ça engage la colonne d’au et ça présente un risque de compréion de la signature acoustique de nos sous-marins si ça finit sur Internet vous comprenez bien que quand vous avez deux sous-marins qui se baladent sous le
Diopre il ne se voit pas ce qui fait que le premier sous-marin va tirer sur le deuxème parce qu’il l’a reconnu comme un ennemi c’est s’il a enregistré sa signature acoustique dans une base de données donc pour moi là vis-à-vis de l’autorité militaire tous les hydrophones qui sont
Placés dans le dans nos approches B je je m’assure que ça ne risque pas de compromettre la signature acoustique de nos bateaux et ça c’est juste pour ne pas perdre un avantage qui pourrait être décisif si demain on venait être un ton de guerre voilà donc il y a toutes ces
Activités de réglementation des des hydrophones et puis après j’essaie de garantir la sécurité de tous les usagers de la mer j’ai absolument rien moi aussi j’adore les baleines j’adore la Faun sous-marine enfin je suis un vrai amoureux de la mer sinon je je ne porterai pas cette uniforme là mais
Quand vous vous avez des activités d’écoute acoustique récréative pour aller voir des B donc c’estàdire des des bateaux qui viennent qui prennent des gens qui vont en mer qui se mettent à la dérive pour tremper un hydrophone et pour écouter le champ des baleines à partir du moment où j’en ai
Connaissance je suis obligé de le prendre en compte et en me disant ok donc j’ai un bateau à la dérive en pleine mer dans la zone d’exercice de mes sous-marins donc il va ne faire aucun bruit parce que justement il veut pas effrayer les baleines et qu’est-ce
Qui se passe si j’ai un sous-marin qui remonte en dessous pour reprendre la vue pour passer de cette fameuse tranche de l’immersion de sécurité à l’immersion périscopique je risque de créer un accident et donc effectivement je passe beaucoup de temps à essayer de ne pas contraindre toutes les activités civiles
Et garantir la sécurité de tout le monde voilà donc c’est c’est c’est un vrai enjeu est-ce qu’il y a des questions dans dans la Salley le micro descend al normalement c’est une situation polémique c’est ça non non c’est pas du tout le cas c’est une question qui me trotit dans la tête
Depuis le début de ce cycle d’intervention existe-t-il aujourd’hui encore en France une distinction tant militaire qu’administrative que juridique entre un submersible et un sous-marin non je la main effectivement en droit il me semble qu’on parle dans la l’ordonnance relative aux espaces maritimes on parle d’engin submersible pour définir et donc ça recouvre
Le sous-marin et engin submersible ou engin submersible commandant ouais c’est juste alors j’étais pas plus expert que vous tout à l’heure le commissaire général de la Burgade au début de son intervention a bien dit que dans la fameuse ordonnance de 2016 tu m’arrêtes à Sophie he si je dis une bêtise on
Parle bien d’engin submersible et dans les catégories des engins submersibles on retrouve les auv les roves les sous-marins les et cetera il y a pas de distinction mais mais effectivement juridiquement ça se discute moi je parlerai bien de navire sous-marins parce qu’on en fait ça c’est une
Catégorie de navire et les engins engins qui effectivement n’ont pas de de pavillon d’immatriculation voyez ce que je veux dire c’est un zodiaque je veux dire un youyou n’a pas de statut juridique ne porte pas n’a pas un pavillon et autres en revanche le navire lui effectivement relève d’un état donc
Donc on il faut vra vraiment distinguer le navire de l’engin c’est c’est effectivement pas très clair je pense que ça va méritera d’être précisé ouis il y a un autre arrêté donc on a dont on n pas parlé ici qui a un arrêté de 2020 sur la mise en œuvre et
L’expérimentation des drones avec une ordonnance de décembre 2021 si je ne m’abuse là qui devrait prochainement rentrer en vigueur décret 2021 qui qui réglemente l’activité des drones en tout cas l’arrêté actuel de 2021 quand il parle de drone il parle bien Dansin sous-marin qu’il soit habité ou
Non qu’il soit autonome ou non et cetera donc il y a déjà il y a il y a une réglementation il y a un pan de réglementation spécifique sur les drones après je pense que faire une différence entre submersible et sous-marin dans la loi objectivement c’est pas vraiment une
Question à l’instant les règlements les questions qu’on va se poser c’est ce qui est assez bien fait dans l’arité préfectorale de 2017 et ca dans les conditions de mise en œuvre c’est demander à être capable de suivre en permanence la position du mobile sous-marin par un bâtiment de surface
Après on parle de submersible à l’instar de ce qui se pratiqué au début de la Seconde Guerre mondiale avec des submersibles qui naviguaient en surface qui attaquai en plongé et les vrais sous-marins à partir des types 21 Allemands qui ont été les premiers à avoir un schnorchel et donc à pouvoir
Rester indéfiniment en plongé euh je pense que c’est pas vraiment un débat en terme réglementaire dans ce qui nous intéresse quand on commencera à avoir des sous-marins civils à propulsion nucléaire je pense que là il y aura un autre sujet c’est un vrai sujet juridique il a un vrai mémoir à
Faire j’en suis convaincu est-ce qu’il oui Patrick je voudrais m’adresser non pas au commandant mais au professionnels qui a 20000 he de de plonger quand on passe de la zone d’immersion sécurité à la zone périscopique est-ce que vous pensez qu’il est je m’adresse bien au professionnel est-ce que vous pensez
Qu’on peut entraîner par le fond un navire qui est un bateau de pêche français par hasard en eau britannique qui s’appellerait le galet de braise et qui se retrouve au fond de l’eau je cite tout tous les éléments pour que votre vous ne preniez pas ma question comme
Comme un piège et donc est-ce que un sous-marin peut entraîner par le fond on oublie les noms un bateau de pêche qui est en train de de de tirer son filet au-delà de cette question à tous ceux qui sont sur la je vous vois déjà réfléchir donc c’est que vous évitez
Déjà les choses trpes mais il y a pas de chos strap c’est simplement l’expérience du professionnel et au-delà de cette question à tous ceux qui sont sur la sur la la tribune est-ce qu’on pourrait avoir demain avec ces sous-marins privés un petit bateau de pêche un pointu comme
On dit à Marseille qui soit entraîné par le fond par un sous-marin privé alors c’est un showrap parce que je porte un uniforme je suis un sous-marinier et ça reste une réunion publique mais peu importe euh moi je vais répondre de façon factuelle et donc je pense que le risque il faut oublier
De dire quand je je passe de l’immersion de sécurité à la situation de de vue on est quand même dans une phase où le sous-marin est en train de remonter c’est-à-dire que le à des vitesses qui sont généralement assez faibles je pense que la problématique n’est pas
Là je suis pas un expert de euh des tractions et cetera enfin je suis pas moi je suis un officier de marine c’estàd que je suis ingénieur c’estàd que généraliste j’ai des connaissance en tout mais je suis spécialiste en rien euh donc quand vous avez un mobile sous-marin qui vient tracter quelque
Chose j’aurais tendance à dire que oui à partir du moment où vous tractez que vous avez plus de puissance bah vous pouvez entraîner quelque chose vers le fond donc la question du possible sous-marin civil B quand on commence à parler de sous-marins qui peuvent emmener 120 personnes qui
Vont qui font 37 m de long et qui vont à dînux je pense que ça ça pourrait présenter un risque effectivement donc oui ce sont ce sont des hypothèses maintenant c’est ce que je vous disais et c’est ce que vous pouvez voir euh pas très bien mais en haut à droite
Euh on a tout un ensemble de règles de procédures et cetera enfin dans toutes les forces sous-marines de l’oton enfin tous les sous-mariniers que j’ai rencontré pour pour parer le risque avec les pêcheurs et si on a le moindre doute sur la position des pêcheurs le premier réflex c’est de remonter à l’immersion
Périscopique s’il y a des trous de propagation acoustique et il y en a peu quand on est par faible fond parce que là le son se propage avec les réflexions fond et cetera pratiquement en ligne droite et cetera euh c’est de remonter à l’immersion périscopique avec la vue on
Arrive à établir une situation et vous voyez une des règle de sécurité en exercice euh mais de manière générale c’est de dire quand je me retrouve à 1500 m d’un bâtiment de pêche c’est une des règles françaises je fais surface c’estàdire que je reviens en surface pour euh qu’on arrête euh ce le
Le risque de solution un peu un peu délicate l’immersion périscopique c’est combien de mètres sous l’eau l’immersion périscopique bah généralement vous prenez la hauteur du sous-marin de l’acquille en haut du massif sur un SNA type Rui elle est de 14 m et donc c’est
1 à 2 m le haut de du massif 1 à 2 m en dessous de la surface juste ce qu’il faut pour sortir le périscope dernière question japonais catastrophique d’ailleurs on a parl un hum pardon on a parlé un petit peu du facteur humain avec le patron
D’ATE il y a un monsieur tout à l’heure je crois qu’il a parlé la certification des permis des permis pour les véhicules est-ce qu’il a une réflexion est amené peut-être dans un premier temps européenne ou international à terme sur la certification effectivement des pilotes la formation des pilotes et
L’adoption d’un principe comme par exemple pour les hélicoptères ou les avions d’un principe de règle de prévention des interférences qui serait applicable à tous les constructeurs qui serait applicable à tous les constructeurs de sous-marins privés parce qu’en fait le le vrai problème ça va être le facteur humain à un moment
Donné et donc est-ce qu’il y a une réflexion qui est amenée ou qui est en en voie d’être amenée sur ce sujet alors j’ai pas d’élément de non je pense pas qu’il y a de réflexion mais votre avis sur ce sur cette réflexion je la trouve intéressante commandant donc moi
Je je comprends la question est-ce que il y a des réflexions pour mettre en place une norme de construction des S enfin c’est un principe normatif un peu à l’instunion euré de navigation de reprise de vue et autres alors les normes en terme de de qualification en tout cas je je ne sais
Pas ce qui se passe dans le domaine de la formation des pilotes de sous-marins civil je je suis ignorant sur le sujet ce qui se passe dans les forces sous-marines c’est que oui il y a tout un processus français je peux vous parler de ce que je connais dans dans
Les forces sous-marines françaises il y a tout un processus de validation de certification et cetera al vous pouvez le voir moi je moi j’ai un insigne de sous-marinier avec de Glèves ça veut dire que je suis un ancien commandant de sous-marin le capitaine de vaisseau Fardin qui lui était plutôt un ingénieur
Nucléariste unlef donc lui il a le certificat supérieur et puis on a un certifi élémentaire et tout ça c’est évalué en permanence par une division entraînement donc nous on a un processus d’entraînement formation certification par la division entraînement et on passe à l’étape suivante une fois que le
Niveau a été validé et on repasse avant chaque mission dans les fourches Codine de la division entraînement qui vient s’assurer que nous avons toujours le niveau et que nous maîtrisons toujours les fondamentaux le processus tout à l’heure on parlait de ubot workks avec un une certification des pilotes et en disant
Ce n’est pas quelque chose qui est ouvert tout tous les aDVITAM etternal c’està-dire c’est pas mon certificat de commandant de sous-marin qui me permettra toute ma vie de commander des sous-marins non avant de partir en mission je repasserai dans les fourches codines de la division entraînement et
Que le pilote de ubotws et bien il est dans la même situation il a été validé une fois et puis tous les 18 mois il doit revalider sa certification moi je trouve que c’est un principe intelligent est-ce que c’est normé je ne sais pas il y a des spécialistes de la formation he
Si j’ai bien compris euh je pense c’est nécessaire bon je pense vraiment qu’on est au prémis effectivement pour la navigation de surface il y a la règle STCW où effectivement tous les tous les marins du monde se sont formés suivant la la même norme je pense qu’on est
Vraiment au début je trouve c’est le côté passionnant de de ce colloque et on est un peu un point d’équilibre alors ma leçon je dirais mon expérience m’apprend que malheureusement en mer on a plutôt avancé à coup de catastrophe le Titanic c’est le début de de l’organisation du
Secours en mer la mocadis bah c’est le réveil brutal des préfets maritimes la mise en place de dispositifs antipollution et cetera alors soit effectivement on arrive à anticiper et rapidement on met en place des règles de sécurité communes à tous les sous-marins soit effectivement on a un très gros
Accident et là il y a une réaction de la communauté internationale et c’est un petit côté Match Point le film de Woody Allen soit on interdit tout en disant c’est trop dangereux il y a de la navigation militaire et cetera on peut pas se permettre d’avoir de en plus de la navigation civile
Soit on soit on n’a pas ce type d’accident et autre et pour moi c’est un mouvement inéductable je pense que c’est une technologie qui qu’on va pas arrêter mais qui qu’il faut sans doute encadrer avec des normes qui seront communes à tous les à tous les engins
Ou oui probablement je encore une fois moi je je vous l’ai déjà dit et très humblement h je suis un artisan de d’ Guer sous-marine mais je pense que c’est quelque chose qui mériterait d’être normé en revanche il ne faudra jamais sous-estimer la complexité technique des sous-marins et de la mise en œuvre
C’est-à-dire avoir mais c’est comme pour l’aviation he avoir un pilote de ligne très bien et ensuite ce pilote de ligne il doit être transformé il doit être validé certifié sur l’avion qu’il met en œuvre et ben pour les sous-marins ce sera la même chose c’est pas on n’est
Pas dans le même esprit que le permis côtier le permis auturier et cetera ou j’ai un permis et je peux prendre n’importe quel zodiaque n’importe quelle embarcation qui se trouve sur le port de T je pense que il faud avoir un système de certification qui prendra en compte quel
Est le type de sous-marin que je suis apte à piloter bon en tout cas un très grand merci je pense que ces deux interventions vous ont montré effectivement le le niveau je dirais d’une part de technologie de certification que nous a très bien présenté monsieur mikali mais aussi le
Le niveau de professionnalisme et de savoir-faire dans la navigation sous-marine que nous a fort bien démontré le Comoli qui veille tous les jours à la sécurité de tous les mobiles comme il dirait qui sont sous l’eau militaires mais mais mais aussi désormais civil et je pense que la
France a un énorme à tout c’est effectivement d’avoir ce préfet maritime dans beaucoup de beaucoup d’États on n a pas cette réflexion là mais là vous voyez le fait que le préfet maritime soit à la fois une autorité militaire et une aut civile il a déjà son bureau de
Régulation des sous-marins avec des hommes et des femmes qui sont experts de ce sujet donc on aura sans doute un un temps d’avance mais maintenant il est temps de conclure et on je vais passer la parole inv inviter monsieur