Et si les mutations économiques et sociales avaient creusé une fracture profonde entre des grandes villes, de plus en plus riches, et le reste du pays, de plus en plus fragile ? Et si la France avait changé, en profondeur ?

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La France a tellement changé ces trente dernières années que plus personne ne sait où l’on va.
Pendant un an, nous sommes allés à votre rencontre, aux quatre coins de la France. Grâce aux chercheurs en géographie sociale, économie et histoire contemporaine, nous avons compris que la France était radicalement coupée en deux. Un gouffre sépare les 25 métropoles où vivent 40% des Français et le reste du territoire « socialement fragile ». Le vrai défi de la France n’est pas de réussir sa mondialisation mais de combler cette fracture.

Écrit par Christophe Nick, Hugues Nancy et Jean-Robert Viallet
Réalisé par Jean-Robert Viallet
© YAMI 2 – 2016

[Musique] après 30 années de mondialisation partout en France nos emplois nos lieux de vie nos modes de vie tout é remis en [Musique] cause partir de cette ville sinon ser la misère il y a plus rien quoi il y a rien à quoi ressemble la France d’aujourd’hui où en sommes-nous et où

Allons-nous vivre c’est vivre manger boire dormir faire sa vie construire une vie faire quelque chose en fait c’est faire quelque chose [Musique] voilà pendant plus d’une année nous avons traversé le [Musique] pays nous nous sommes invités chez vous employés ouvriers paysans jeunes ou ancien nous vous avons

Écouté on a tous notre idéal mais ça colle pas avec la réalité quoi aujourd’hui moi il faut que je fasse passer mon savoir de de paysane à d’autres à des jeunes pour qu’il s’installent parce que c’est trop important quoi je suis F d’AV un ouvrier

Un simple ouvrier mais oui il y a de l’espoir bien sûr à partir du moment où tu en veux où tu aimes la vie ouis la vie est pas forcément belle tous les jours mais bon nous avons aussi rencontré des chercheurs nous révèle un nouveau visage de la

France et si les mutations économiques et social avait creusé une fracture profonde entre des grandes villes de plus en plus riches et le reste du pays de plus en plus fragile et si la France avait changé en profondeur les chercheurs qui analysent notre société sont sociologues économistes historiens

Géograph leur récit ne correspond plus à la géographie que nous avions apprise à l’école ni à ce que les médias nous disent des territoires Christophe guiloui est l’un de ses chercheurs on a une époqueù effectivement la majorité des de la population française éta intégré économiquement faisait partie du projet

Économique c’était la période des 30 glorieuses où on avait cette phase d’ascension sociale de toutes les catégories des ouvriers des employés des cadres évidemment il y avait une montée mobilité sociale dont tout le monde a bénéficié cette époque là est révolue qu’on est passé dans un autre système

Depuis une trentaine d’années ce système économique ça s’appelle la mondialisation [Musique] on fait comme si ce phénomène n’avait pas eu d’impact or ça a eu un impact gigantesque sur les territoires et aussi sur les populations les lieux de la mondialisation ce sont les grandes villes les métropoles ces aires urbaines

Gigantesques qui concentrent lieu de pouvoir centre d’affaires sièges sociaux banlieu qui défrait la chronique et place financi des métropoles avec une population connectée au reste du monde au marché global la mondialisation c’est la spécialisation de l’économie dans des secteurs très très qualifiés et secteurs très qualifiés il

Se concentre et de plus en plus dans les grandes villes en TR décennies seulement la mondialisation a fait des grandes métropoes les lieux quasi exclusifs du dynamisme économique de notre pays une fracture s’est peu à peu creusée entre ces métropoles et le reste du territoire cette fracture les chercheurs en

Géographie sociale ont voulu la comprendre pour eux les traditionnelles cartes de l’emploi de la pauvreté ou des densités de population ne suffisait plus à dire la réalité de la France dans laquelle nous vivons pour dessiner le nouveau visage du territoire Christophe guiloui et son collègue Christophe noyer ont combiné

Plusieurs données statistiques et ce commune par commune ils ont utilisé des indicateurs qui affectent un grand nombre de Français parmi eux les revenus le taux de chômage le nombre des emplois précaires la part des ouvriers et des employé dans la population le résultat aboutit à une nouvelle carte de notre

Territoire la France des fragilités sociales soit c’est que ce qui apparaît en blanc ce sont les grandes villes ce sont ces grandes métropoles qui créent de l’emploi qui sont dans la mondialisation qui arrive à je dirais à produire de la richesse cette nouvelle carte de France

Est édifiante il y a une fracture nette entre la France des grandes agglomérations et le reste du territoire la France qui va bien est celle des 25 métropoles de plus de 370000 habitants qui à elle seul produisent près des 2 tiers de la riche nationale Paris bien

Sûr mais aussi Lille Rennes Nantes Nancy Lyon Bordeaux Toulouse cler monontferrand C et cetera mais surtout ce qui frappe c’est que en bleu vous avez les territoires fragile socialement ces zones qui apparaissent en bleu sur la carte ne sont pas les déserts humains que l’on imagine cette France loin des

Métropoles rassemble au contraire 60 % des Français une part importante de la population cette France périphérique c’est une France à l’écart de la mondialisation à l’écart du marché de l’emploi à l’écart des secteur économique qui compte partons donc en voyage traversons la France ses villes ses communes et ses

Campagnes pour bien saisir cette nouvelle réalité du territoire la France que j’appelle périphérique cette France qui est au-delà des grandes métropoles c’est pas seulement du rural et c’est pas seulement du périurbain ça peut être de l’urbain par exemple saint-disier qui est une ville de la France que j’appelle périphérique cette France qui est

Au-delà des grande métropole c’est c’est de l’urbain et pourtant c’est évidemment dans dans les fragilités sociales si le géographe nous parle de saint-disier au confin de la Haute Marne c’est que saint-disier est une ville représentative de cette France périphérique loin des autoroutes loin des TGV loin des universités loin de la

Mondialisation à 300 km de Paris nous sommes arrivés dans un lotissement à proximité de cette petite ville de l’Est et nous avons rencontré Morgane je m’appelle Morgane j’ai 19 ans puis j’habite à vill ronlieu à 6 km de saint-digier ma mère le auxiliaire de vie elle aide les personnes âgées mon

Père il travaille la sous-préfecture à saint-disier il fait les passeports les cartes grises les permis de conduire et tout ça dans ton univers familial la question du boulot ça jamais éé un problème si un peu quand même oui oui un peu d’inquiétude ma mère tout le temps elle

Disait je fais je sais pas combien d’heures pour toucher que 800 € je sais pas si je vais changer de boulot ou pas elle se posait des questions quand même et ta maman elle tient le coup ouais vou arrêter l’école du coup je travaille à l’usine mais voilà

Chiant dans l’intérim c’est qu’on sait jamais quand est-ce qu’on va reprendre le boulot ou quand est-ce qu’on va partir ça qui pas ben j’attends que la boîte intérime me rappelle pour que je retravaille à l’usine pour que je m’inscris au code que je puisse passer mon permis c’est dur pour les jeunes ici

Ouais ouais c’est dur de trouver du boulot à saint-ier parce que il y a plus rien quoi il y a [Musique] rien toi tu as pas envie d’aller voir ailleurs en France bah pour l’instant non après peut-être que quand je passerai le permis tout ça pourquoi pas dans quelques années

Mais maintenant là non pour l’instant c’est je vais rester ici d’accord et tu partez souvent en vacances je suis partie une fois en vacances en Bretagne mais sinon non j’ai toujours passé mes vacances [Musique] issu ce que vit Morgan ce n’est ni le cauchemar ni la belle vie c’est un entre

Deux c’est marcher sur un fil son avenir n’est pas écrit pour l’heure ses seules options sont les missions à l’usine s’il y en a quand il y en a saint-disier comme sa région ont connu des jours meilleurs une autre époque où les fermes et les forges tournaient à

Plein pour les jeunes et les moins jeunes la question du travail n’était pas source d’inquiétude on était d’ici de l’Est on pouvait y vivre et y travailler y trouver son équilibre en plein essort dans les années 50 la ville de saint-disier connaît depuis 30 ans une crise profonde comme des milliers

D’autres communes françaises c’est encore un territoire où on a encore des activités de ces activités industrielles qui sont en train de partir morceau par morceau avec évidemment une inquiétude majeure sur sur le le devenir C quelques entreprises qui sont restées à saint-disier et il y a l’armée y a

L’armée alors ça l’armée la guerre ayant de Beaujour devant elle l’armée ça reste encore aujourd’hui de de et donc vous avez les rafales qui décolle à la chaîne à saint-disier ben oui ça ça c’est c’est l’activité c’est de l’argent qui dir le territoire mais globalement c’est un territoire qui est aujourd’hui plutôt en

Déprise un territoire en déprise c’est un territoire qui est contraint de renoncer morceau par morceau à ses activités ici à saint-disier le chômage atteint presque 20 % de la population active et un jeune sur 3 la ville de saint-disier est coupée en deux avec d’un côté le centre historique de

L’autre la cité du Vertbois construite au milieu des années 50 pour accueillir la main d’œuvre des usines d’alors et dans cette cité aujourd’hui les jeunes attendent faut juste imaginer il y a il y a quoi 20 ans de ça on était 50000 je crois là on est

25000 faut se demander pourquoi les gens ils partent 60000 un truc comme ça la moitié de la population est parti c’est pas pour rien c’est je sais pas on va pas dire que notre vie elle peut pas être bien ici mais s’il y a pas de taf

La famille elle est là on peut rien faire d’aut voilà faut bouger d’ici sinon on troua vraiment rien ici vraiment vraiment rien alors toi tu fais quoi ouais je cherch je suisritemploi local mais ça donne rien rien j’ai travaillé quelques un métier plongeur à mes je suis revenu c’est tout Bur c’est

Marrant ais voilà B et sil se passe rien là s’il se passe rien comment tu vois les mois qui viennent ah je les vois comm tous les mois la même chose pour partir de cette ville sinon ce sera la misère on reste là rien faire on se lève

Il est 4h on vaisser on traîne jusqu’à 20h jà fermeture après c’est tous les jours comme ça il y a plus rien à faire il y a plus rien l’école ça ne donne plus envie ouais après ceux qui sont condamnés à rester ici ils sont ils sont morts dans le [Musique]

Film un jeune à saint-disier excusez-moi mais s’en fout de saint-disier ce qui compte c’est lui ce qui compte c’est c’est la famille qui qui l’a constitué ou qu’ veut constituer ce qui compte c’est son avenir et c’est c’est normal et et il sait très bien que ça passe par

Le fait de soit trouver quelque chose sur place si on peut mais c’est quand même très compromis soit [Musique] partir ben moi je suis parti l’été dernier il y a 6 mois je suis parti sur un coup de tête et je suis parti à Paris

Dans le 19e j’ai j’ai eu du mal aussi à trouver un apprendre ça je je m’y suis pris un peu tard j’ai trouvé là au mois de décembre ça fait 3 mois que je travaille et euh voilà il il y a de quoi faire quoi tu tu t’ennuies pas tu tu vis

Tu vis voilà tu vis c’est quoi vivre vivre c’est vivre manger boire dormir faire sa vie construire une vie faire faire quelque chose en fait c’est faire quelque chose voilà alors faut-il rester et y croire encore comme l’a fait Morgan en attendant une hypothétique mission d’intérime ou partir comme l’a fait Mohamed pour

Chercher à avenir [Musique] ailleurs tu leur en veux à tes parents de pas avoir réussi à vivre ailleurs non c’est que que dans cette cité à saint-disier non c’est leur c’est comme ça qui enfin c’est c’est les aléas de la vie quoi c’est c’est cétait destiné s’est passé comme ça

Et sûr que j’aurais préféré grandir euh dans une autre ville dans un dans un autre contexte dans de voir d’autres choses mais bon voilà c’est c’est comme ça et je pourrais pas revenir en arrière mais je veux que mes enfants ils ils connaissent pas la même chose que

Moi parce que c’est dur quand même moi dans ma famille ça pas toujours été financièrement et la la belle vie quoi quand on voit ceux qui galèrent en fin de mois ceux qui ceux qui s’en sortent pas qui veuvent pas bouger ça j’ai vraiment envie de d’évoluer et de

Gagner ma vie honnêtement et durablement j’ai trouvé une formation avant de avant de partir à Paris chez les Compagnons c’est en alternance je fais un apprentissage en 3 ans et bah c’est moitié école moitié entreprise et donc j’avais trouvé l’école il me restait plus que l’entreprise à

Trouver et en plus la plomberie ça me plaît donc je prends pas ça comme une corvée ou un truc à faire ça vient ça vient de soi-même si j’aurais pas eu ma grand-mère à Paris je sais pas où ser où je serai à cette heure-ci mais en tout

Cas je pense pas que j’aurais avancé quelque chose dans ma vie je serai toujours au même point et c’est vraiment ça qui m’a permis enfin d’avoir un pied à terre à Paris c’est vraiment ça ce qui qui m’a permis de de bouger quoi on n pas tous cette chance là malheureusement [Musique]

Pour ce jeune quitter saint-disier et aller à Paris c’est reconnecté avec un marché de l’emploi dynamique c’est reconnecté avec la Villemonde c’est reconnecté avec des territoires qui sont les territoires qui créent de l’emploi qui cré de la richesse bref c’est aller là où ça se [Musique] passe l’essentiel de la création

D’emploi se fait dans les vill aujourd’hui dans les grandes [Musique] métropoles les champs du possible sont dans la grande ville les champs du possible sont dans les grandes métropoles et quel que soit le type d’emploi l’île de France est le plus gros bassin d’emploi du pays elle concentre 15 % de la population

Française et produit à elle seule près du tiers de la richesse nationale avec la mondialisation et son corollaire la métropolisation la ville concentre les secteurs économiques les mieux intégrés à l’économie monde la recherche l’informatique la finance la communication le conseil et C alors naturellement la ville change et avec elle sa

Population dans l’histoire la ville était habitée en masse par les classes populaires qui fais fonctionner les usines les ateliers l’artisanat mais les règles du jeu ont changé les grandes villes ont organisé VI les logiques économiques les logiques foncières l’éviction de tous les gens qui ne comptent plus dans la logique de

Mondialisation donc les employés donc les ouvriers donc les petits gens on va dire bon par quoi par qui ont-ils été remplacés tout le parc de logement privé qui était hier destiné aux classes ouvrières et et et populair est en train de se transformer et accueille aujourd’hui les gens qui comptent pour l’économie c’est

Pas c’est pas comment dire c’est pas un complot c’est simplement qu’on a besoin de cadre on a besoin de cadre parce que l’économie elle marche comme ça employés et ouvriers sont désormais minoritaires dans les logements parisiens ce processus de mise à l’écart est désormais bien connu des chercheurs il le nomme

Gentrification donc le terme gentrification vient de Gen en anglais alors g ça veut dire la petite noblesse terrienne anglaise donc bon mais en fait ça veut aussi simplement dire les gens bien né un peu comme nous on dirait les bourges en fait donc c’est un terme péjoratif dès le départ qui désigne un

Processus d’ambourgeoisement mais en le critiquant donc ce qui est intéressant dans le terme de gentrification c’est le fait que c’est une forme d’ambourgeoisement donc on a déjà le mot ambourgeoisement en français mais simplement c’est une forme ça permet de désigner une forme particulière qui concerne uniquement les quartiers

Populaires et qui passe par la transformation du bâti donc c’est transformation sociale et transformation urbaine et l’un ne va pas sans l’autre et ce qu’on observe à Paris c’est qu’il y avait déjà eu de laag avant les années 80 notamment sur la rive gauche quand on

Pense rive gauche on pense très aisé il y avait avant des quartiers très populaires comme le quartier de la rue mouftar qui était un quartier populaire qui maintenant est quartier aisé très touristifié muséifié beaucoup d’étudiants viennent chercher un Gy dans le quartier ils y trouvent des logements économiques à

Proximité des grandes écoles et ils y trouvent aussi des restaurants populair où l’on peut manger à sa FA sans craindre de dépenser trop d’argent mais dans Paris c’est la proximité des beau quartiers qui favorise le l’ambourgeoisement ou la gentrification donc ça s’est diffusé c’est un processus de diffusion spatiale de ces beau

Quartiers vers d’abord la rive gauche par exemple dans le 6e arrondissement il y avait le côté faubourg Saint-Germain très aisé et puis le côté des petites rues la rue saint-endr desards et cetera où là c’était plus populaire et c’est là où il y avait le faours Saint-Germain

Alternatif le jazz et cetera ça ça a mis du temps beaucoup de temps à S bourgeoiser mais aujourd’hui les librairies de du 6e arrondissement sont remplacé par des grands couturiers Armani et Gucci c’est la suite de ce processus même si ça a pris beaucoup beaucoup beaucoup de temps au milieu des

Années 70 de grands travaux sont lancés au centre de Paris l’embourgeoisement et la gentrification de la ville passent la scène et progressent naturellement sur la rive droite du fleuve transformant d’abord les anciens quartiers des Halles et du Marais la vocation future du quartier des Halles de Paris sera essentiellement culturelle artisanale et

Commerciale le centre d’art contemporain en sera la pièce maîtresse ce sera en quelque sorte le musée du Louvre de l’harmonie [Musique] moderne ce n’est pas sans regret que les Parisiens ont vu disparaître les célèbres pavillon de Baltar durant des siècles ce lieu fut un point de rencontre on espère qu’il redeviendra

Grâce à un énorme forum à 5 niveau il y avait longtemps que Paris n’avait connu un aussi profond bouleversement tout ça transforme la centralité de la rive droite et progressivement des années 80 jusqu’à nos jours et c’est pas fini ça se diffuse du centre vers la périphérie et

En l’occurrence plutôt du centre ouest vers le nord-est vers les quartiers les plus populaires du nord-est à la Bastille où ateliers et petites usines occupaient le faubourg Saint-Antoine employés et ouvriers qui constituaient 80 % de la population dans les années 60 ne représente aujourd’hui plus qu’un quart des habitants du

Quartier c’est très sympathique les bobos qui arrivent dans tel endroit bon ils transforment des commerces il regroupe des petits appartements ouvriers ils en font des beaux lofts et cetera bon c’est formidable pour le quartier pour les écoles et cetera et cetera bon sauf que c’est hyper violent la mixité sociale dans ces

Quartiers là a caché et a masqué depuis 20 ans un processus non seulement d’éviction mais d’appropriation et d’appropriation de biens qui vont constituer des patrimoines gigantesques qui vont demain être valorisé à un point où on va pouvoir se dire mais finalement l’hôtel particulier du 16e arrondissement il vaut peut-être pas

Plus que ce qui se constitue là et cetera dans 20 30 ans l’ensemble des grandes villes françaises ressembleront à des musées ce sera l’équivalent du Marat à Paris il y aura plus un espace de parc privé qui ne sera pas gentrifié la ville moderne n’est plus une ville pour tous

Cette réappropriation des quartiers populaires ne va pas sans une certaine ironie l’ironie dans cette histoire on la découvre au carrefour sur les trottoirs les commerces s’approprient les signes l’imagerie de l’héritage populaire et ouvrier pour les transformer en logo en concept marketing les gentrifieurs qui arrivent dans ces quartier à la fois ils prennent

Possession du logement mais ils sont aussi des nouveaux consommateurs dans les commerces dans les cafés qui transformment les CAF c’est plus cher il y a plein d’éléments comme ça qui du coup très gentiment très doucement évincent des classes populaires même des cafés alors que c’était un des piliers de la sociabilité populaire parisienne

Et qui et qui aussi transforme les usages et les normes voilà on on essaie de d’éviter que les gens stagnent dans la rue ou ce genre de choses ça toute C socialité populaire dans la rue ah bah ça fait trop de bruit le soir et cetera

Donc il y a des plaintes il y a des choses qui sont faites pour pour éviter ça donc c’est vraiment une dépossession totale de du logement d’abord bien sûr mais aussi des commerces des usages parce qu’il reste des classes populaires dans la ville mais elles sont moins

Visibles ou elles ont moins même le quartier n’est plus à leur image en fait les classes populaires elles sont toujours arrivé et reparti arrivé et reparti il y a toujours une rotation dans les quartiers populaires là le problème de la gentrification c’est que ça rond ce cycle ça réduit à une toute

Petite franche du parc la possibilité de continuer d’arriver et ceux qui arrivent aujourd’hui c’est des migrants ils continuent d’arriver mais ils arrivent dans des conditions de logement aussi aussi horribl que les les ouvriers du 19e siècle qui venaient d’Auvergne c’est eux qui maintiennent le Paris populaire c’est pas les gentrifieurs quand ils

Font du mécanobar la grande ville a besoin de cadre et puis elle a aussi besoin de encore de classe populaire si possible pas syndquer si possible corvéable à merc donc la logique de métropolisation a installé quelque chose qui sociologiquement est très visible dans les grandes métropoles

Une mondialisation par le haut et par le bas par le haut vous avez des des des professions très qualifié des cadres sup des bourgeois des bobos tout ce que vous voulez et par le bas c’est l’immigration Paris et proche banlieu anciennement industriel ça fonctionne plutôt comme la ville globale

C’est-à-dire on a des très riches on a plutôt des très riches et des très pauvres les deux côte à côte les pauvres il s’incrustent dans les centrville parce qu’il y a plus de ressources pour eux de ce queon a certains historiens du 19e siècle appellent le braconnage urbain les petits métiers les petits

Boulots je sais pas moi vendent des CD vendent des roses vendent des petit chapardage il y a plus de ressources dans la ville danse que au pied des tours ou dans les jupes si la composition sociale de la ville s’est radicalement modifiée en quelques décennies sa périphérie se transformeg

Em aux portes de la capitale la scène Saint-Denis est de ce point de vue emblématique là c’est une démonstration de laboratoire entre 55 et 75 vous avez une apogée de l’industrie donc de la classe ouvrière des municipalités communistes plein emploi industriel et ce ça vole en éclat entre 75 et 95 il y

A 20 ans de friche industrielle les usines s’en vont personne ne sait quoi faire les les les municipalités communistes bloquent les terrains parce qu’ils ne veulent pas voir partir le usines ils sont positionition défensive veulent pas que les usines s’en arent bon et puis les les les le chômage commence dans ces

Années-là en France en 75 1975 il y a un million de chôeurs c’est nouveau c’est radicalement nouveau on avait oublié depuis les années 30 qu’ pouvait y avoir des chômeurs et donc les ouvriers les employés bon vont on peu à peu quittter ces territoire pour aller ailleurs

D’autant que une partie d’entre eux ont déjà accédé à la propriété pavillonnaire mais il y a 20 ans de panne de l’aménagement et des idées 75 95 à la louche dans les années 90 arrivve de nouvelles générations de responsables politiques une nouvelle politique de l’État et par exemple on va implanter le

Stade de France et on va s’orienté vers une mutation radicale de l’emploi et sur les friches industrielles on va construire les sièges sociaux de très grandes entreprises publiques et [Musique] privé alleer filmer la gare du RB la plaine à 8h30 du matinz un flot de cadre comme à la défense [Musique]

Mais ils repartent le soir il repartent le soir parce qu’ils habitent le pé urbain ou le centre de Paris et la population résidente pour une grande part population en très grande difficulté une population de service mais de service nettoyage gardienage et cetera une population de chumeur une population très jeune et largement

Immigré mais immigré au sens français et étranger le projet c’était que les CADES habitent sur place les cadres ils habitent pas encore sur place ils y habiteront sans doute un jour comment est-ce que ça va évoluer alors je ne sais pas mais ce que je sais

C’est que si on laisse libre le marché foncier le marché immobilier il est évident qu’à terme la SA saint va devenir euh un nouvel arrondissement parisien d’ailleurs il y a vooir les promoteurs qui construisent un saint qu’on ce qui si je dire bloque le jeu entre guillemets naturel de

L’offre et de la demande c’est l’importance du logement social les gros blocs de logement social au marge de la ville ces grands ensembles dont nous parle Anif fourco accueillent des familles en grande précarité aujourd’hui majoritairement issu de l’immigration employé du nettoyage des travaux publics de la manutention de la sécurité de la

Restauration l’exploitation de l’immigration est omniprésente dans une grande métropole comme Paris dans les grandes métropoles vous avez donc des quartiers qui concentrent ces catégories populaires immigrés qui sont elles évidemment dans des situations de fragilité sociale optimale depuis 20 ans ces zones urbaines sensibles occupent l’espace médiatique et les discours politiques on

Les montre du doigt on y filme la misère la violence les émeutes Prz un coin de banlieuus 90 ça va mal 99 ça va plus mal encore 2006 ça devient catastrophique et 2009 c’estcore en dessouszv il seraient les getau Français des lieux de tous les maots de la

Ville les zones les plus en difficulté les US zones urbaines sensible ce ne sont pas des ghetto au sens où les gens bougent ce sont des zones où il y a une grande mobilité c’est ça qu’on a pas vu pendant très [Musique] longtemps d lors que ces territoires

Sont sont des territoires où on a une mobilité qui est importante on a à peu près un/ers du un/ers du du parc de logement qui se renouvelle tous les 4 ans donc il y a des gens qui sortent des gens qui rentrent les populations qui rentrent notamment les population d’immigrés qui

Arrivent sont des populations qui sont de plus en plus précaires de plus en plus difficulté et et donc finalement vous avez une situation où euh ce mécanisme qui fait que ces quartiers sont des des SAS et non pas des NAS c’est c’est des quartiers par lesquel on

Passe et par lequel on peut c’est c’est un point dans un cheminement de promotion sociale résidentielle de de mobilité finalement on peut parfaitement imaginer et et c’est ce qu’on a montré dans un rapport que quand un territoire va de plus en plus mal ça veut pas dire

Que les populations vont de plus en plus mal et que donc de certain façon on ne fera jamais de quartiers normaux avec ces quartiers là la question c’est d’en faire des quartiers qui soient utiles pour les [Musique] individus dans les zones urbaines sensibles il y a donc ceux qui entrent

De plus en plus pauvre de plus en plus précaire ceux qui restent assigné à résidence et ceux qui du fait de la situation géographique du quartier ont eu accès à des études des formations professionnelles ou simplement au au marché de l’emploi de la [Musique] métropole je connais un loottissement près de

Goussinville ce sont uniquement des jeunes ménages magrébin d’origine maghrébine qui ont quitté les grands ensembles et qui ont acheté là al en bout d’épistes de roiss certes ils ont acheté là ici à l’extrémité de la métropole en parcourant les ruell du quartier des nous de goussinville nous avons rencontré

My avec Johann sa compagne ils ont quitter la cité de l’Est de Paris dans laquelle ils ont grandi un jeune ménage d’origine imigré dès que ils accèdent à un emploi et cetera ils ont pas envie de rester là où il y a de la drogue il y a

De la délinquence ils peuvent pas éduquer leurs enfants donc il bougent animate en S de loisirs en arrivant à des salaires entre 100 et 2000 € on naccède pas à la propriété à l’heure actuelle du coup j’ai trouvé un boulot dans le privé donc il a fallu pour ça que je fasse des

Formations hein euh je savais que bon bah le métier du transport c’est les métiers qui employent donc je commencé par mon permis poids lourd ensuite j’ai passé un un cass Gru et puis je suis devenu grutier tout simplement je m rappelle plus comment on fait je suis là comment on arrive ici

C’est tout simple on a un budget on cherche ce qu’on peut avoir par rapport à notre budget quelque chose qui pourrait plus ou moins rentrer dans ce qu’on voulait et puis on enlève la moitié nos envies et puis voilà quoi on arrive non non maintenant je pense qu’on

A on va là où on peut acheter quoi on va vraiment là où on peut se loger maintenant on a de la famille encore sur Paris donc on peut pas aller peut pas trop trop s’éloigner trava on a du travail à proximité de Paris ou sur Paris

Donc ici c’est d servis il a le r mais il y a quand même des grosses contreparties quoi il faut quand même VI avec les avions avec la pollution avec les dégazages de kérosè la pollution sonore la pollution toute la polltion quoi pour avoir ça bah c’est moi j’ai

Pas le temps c’est 15h 16 he de travail tous les jours en travaillant le samedi des fois en travaillant le dimanche en faisant des heures de nuit mais c’est après ça forcément oui mais après psychologiquement moi je suis peut-être pas tous les jours là pour mes enfants je les vois pas tous

Les soirs sans dormir papa donc ok la finalité quand on voit le tableau là il fait beau on voit le tableau on fait on fait un petit repas en extérieur et cetera on a de la famille qui vient les enfants sont jolis et cetera tu mon s’il te plaît mais sincèrement

Voilà c’est un joli tableau à quel prix il faut être là tous les jours pour le voir le prix parce que là on voit que la finalité bien sûr la finalité elle est [Musique] jolie PAP allez on est talent tu as vu M comme ça donc toi tu as

L’impression de connaître par rapport à ta famille l’ascension sociale ou non je pense que une ascension sociale bon elle est toujours possible je pense que je pense que il y a eu une ascension sociale de nos parents ou l’ancienne génération mais pour avoir une ascension sociale aujourd’hui non ouis il y a une

Ascension maintenant c’est la sincèrement on sent vraiment on sent vraiment la chute disgression c’est ça vousr déclassement plutôt ça ne cro plus en cette sacrointe ascension sociale dont il est pourtant un bon exemple et nous en sommes tous là à nous poser cette question où va-t-on de quoi

Sera fait notre avenir comment nos enfants s’en sortiront et si nous n’arrivions pas à endiguer le chômage de masse qui perdure depuis 30 ans à une autre époque cette question ne se posait pas nous sommes partis dans l’Est en Loren interrogé d’anciens ouvriers qui ont vécu les 30 glorieuses la grande

Époque de l’ascension sociale justement nous les avons trouvé à neu maisons à 10 km de Nancy des retraités des anciens cirurgistes ceuxlà ont tous commencé à travailler à l’âge de 14 ans après le certificat d’études 40 années à fondre le minerai qui faisait de la France une puissante nation industrielle qu’ a-t-il

Derrière ses regards quelles histoires ont-ils à nous [Musique] raconter toutes les cités ouvrières que vous avez vu en venant là ont été fabriqué par l’usine de neuve maison pour attirer des des ouvriers dont ils avaient besoin et tout le monde vivait sur sur l’usine sur la tricoterie sur

Les mines et les grosses boutiques qui av aussi à côté usine qui qui a fait que ça vive comme ça en Loren leurs histoires de famille se sont écrites au rythme d’une autre histoire celle des mines des filatures des Forges des asscieries et des haut fourneaux dans les années 60 on

Regardait la région comme un Texas français tant était forte sa réputation industrielle et son attraction sur les hommes venus en masse du Sud et de l’Est de l’Europe il y a eu le travail usant la seeur les accidents les grands combats sociaux et les copains de la beur il y a

Eu aussi les joies des foires des pique-niques du dimanche après-midi les joies des jours de mariage et de baptême les villes et les villages du nord-est de la France vivaient alors de l’industrie de ses fumées de ses odeurs et de ses bruit c’était laavrai guerre les 30 glorieuses quand je suis arrivé

Avec mes parents dans la région dans les années au début des années 50 je je vois encore les travailleuses des tricoteries passer devant chez devant chez mes parents avec mes copains on habitait dans les cités ouvrières oui ah il y avait toute une vie euh de de ces gens-là de solidarité de

De contact de convivialité tout le monde avait avait un membre de sa famille qui travaillait dans l’usine moi j’étais la trème génération Paris que mon grand-père mon père et moi-même avons travaillé dans cette usine ces hommes-là ne nous parlent pas de leur vie de retraité des vacances

Avec leurs petits enfants ou de choses anodines ils évoquent sans cesse une époque qui les a façonné ça montait dans une cage derrière il y avait le la mineur il prenait la barre il la soulevait on redescendait dans un autre conduit dans l’escargot le camarade entendait laataille du camarade qui était derrière

Qui claque qui claquait contre le cylindre puis tac hop et hop ces anciens nous parlent de ce travail aliénant qui les a pourtant construit du chômage qui est une violence pour ceux qu’ils vivent je me souviens moi d’avoir lu un article du Monde en 68 où ils annonçaient 200000 chômeurs et le le

Journaliste disait si on atteint la barre des 300000 chômeurs ça va être la Révolution et maintenant on est à 3 millions il y a pas eu la révolution donc il y a quand même des questions à se poser par rapport à ça hein oui oui oui mais enfin bon c’est

Vrai que c’est c’est dur à avaler hein oui oui 3 millions de chômeurs c’est 3 millions d’entre nous en situation de fragilité sociale vu de loin par un chiffre encombrant mais abstrait V par qui le vivent le VO venir c’est un [Applaudissements] CEM je vois le journal télévisé avec

Tout ce qui se passe en ce moment c’est vrai que je ça me ramène et quelques années en arrière je moments ça me fait mal au cœur ça me fait peur parce que il faut quroire que ailleurs on arrive à fabriquer ce même type d’acier que l’on fabriquait à

Florange puis ça coûte moins cher voilà en utilisant de la main d’œuvre bon marché vous savez quand vous êtes enfermé chez vous et puis que vous vous dites est-ce que je vais pouvoir donner à manger à ma femme et à mes goss demain nous on travaillait on partait en grve

On était on avait toujours notre travail aujourd’hui battent parce qu’il n’ont plus de travail c’est pas la même chose nous sommes dig comz des ouvriers dig qui pour sauver le EMP il fautê respecté il faut que le salarié so respecté êre humain c’est plus aujourd’hui [Musique] pourquoi cette région Lorine nous

Dit-elle quelque chose qui nous concerne [Musique] tous ceux de floreng ont été le symbole d’une classe ouvrière criant à l’aide mais tout le territoire est touché en France plus de 900 usines ont fermé leurs portes ces deux dernières années il faut passer une vitesse c’est quoi passer une

Vitesse envie de me faire prison toi faut passer une vitesse il faut vraiment une action de plus en plus dure par rapport au patron au fond de pension plus dur ça veut dire quoi vraiment soit dur ça veut dire aussi bien prendre un couteau aussi bien prendre un fusil

Aussi bien prendre des cordes pour les pendes parce que il mérite que ça je suis fier d’avoir éé un ouvrier un simple ouvrier pourquoi j’ai toujours été un simple ouv je ne suis jamais monté àer demander quoi que ce soit pour moi-même jamais c’est ma liberté me suis jamais

Incliné qui que ce soit jamais au début des années 60 à l’époque où les anciens de Neu maisons ont commencé à travailler les ouvriers représentaient un/3 de la population active aujourd’hui ils ne sont plus que 15 %. la mondialisation a mis en concurrence les travailleurs du monde entier c’est un

Fait et pour ajouter de la souffrance à la souffrance les crises économiques récentes ont accéléré les processus de désindustrialisation du pays alors comme mess Nancy pour la Lorine chaque région chaque territoire mise sur sa métropole en espérant qu’elle devienne un des épicentres de la nouvelle économie c’est le cas pour lîle

Nantes Lyon Bordeaux Toulouse camp et cetera qu’est-ce que c’est qu’une ville une métropole c’est jamais que l’expression concrète de ce qui est un marché c’està-dire un endroit où il y a plein de marchés des offres et des demandes des marchés de l’emploi des marchés de sous-traitants des marchés de

La consommation des marchés de la culture les métropoles seraient les remèdes miracles les vitrines d’une mondialisation heureuse mais pourquoi et pour qui la mondialisation c’est formidable mais dans la métropole c’estd que c’est c’est un l’intégration de la de l’économie française à l’économie monde elle elle marche du feu de dieu mais dans les

Métropoles les gens qui vivent dans les métropoles bénéficient de la mondialisation c’est formidable voilà que se passe-t-il alors au-delà des métropoles dans ces territoires où vivent 60 % des Français nous sommes allés de l’autre côté du pays à l’ouest en Mayenne à Villen la juuelle la Mayenne est un département

Des Pays de la Loire une région don la métropole est nante ce territoire enclavé rural c’est une terre de paysans et d’ouvriers de l’industrie agroalimentaire un département qui connaî l’un des plus bateaux de chômage du pays pourtant pour Christophe guiloui c’est un territoire de fragilité soci la Mayenne c’est beaucoup d’emplois

Précaires et un grand nombre de familles au revenus modestes Alain et Sylviane vivent dans le nord de ce département dans un hameau de 400 habitants elle est née ici lui vient d’une cité de la banlieue parisienne qu’il a quitté il y a 25 ans pour venir s’installer à la campagne ils

Ont acheté à crédit une petite maison avec un bout de jardin Alain Sylviane et leurs deux enfants ont vécu correctement mais s superfl et ce jusqu’il y a 2 ans après 17 années de travail dans une siie locale après la faillite de celle-ci Alain n’a pas retrouvé le travail comme

Ouvrier au chômage pendant une longue période à 48 ans il a fini par décrocher un petit boulot distribuer est France dans les communes alentours je me lève à 2h30 et je vais à l’église je prends mes journaux et je fais ma distribution et on met euh quand on n’est pas embêté

Avec la neige on met 3h 3h30 d’accord c’est du coup c’est un temps partiel ouais qu’est-ce qu’on va faire après après 7h30 rien d’outre mon mari il travaille une partie de la nuit donc quand il revient il se recouche donc il faut pas faire de bruit pour qu’il puisse dormir

Donc les enfants pendant les vacances ben ils peuvent pas écouter la musique trop fort euh ils sont obligés de de soit regarder la télévision ou lire ou voilà pas faire grand-chose parce que s’il arrive pas à dormir le matin ben il retourne se coucher l’après-midi donc ça recommence faut pas faire

De et donc vous madame bah là aujourd’hui ben je suis sans travail j’ai fait des remplacements l’année dernière j’ai distribué les journaux à Ouest France aussi mais C des remplacement parce que là vous avez l’impression que il y a moins de proposition en intérime bah là il y a

Rien du tout hein il y a aucune proposition parce que là vous ou c’est peut-être le fait aussi que j’ai qu’on a plus qu’une voiture aussi hein c’estàd expliquez-moi bah auparavant on avait de voitures jusqu’à l’année dernière quoi et ben le fait que bon on a plus que un quart de salaire on

Peut pas se permettre de acheté une autre voiture donc on a plus une voiture et du coup ça ça pose problème par rapport au travail ah oui benah oui parce que l’année dernière on m’avait proposer un travail pour travailler sur Mayenne et cé en de 8 aussi

Donc mon mari l’avait puisque il part à 3h du matin donc je pouvais pas l’avoir à 4 pour aller travailler à 5h [Musique] quoi vous l’attendez le boulot bah oui quand même petit peu quand même parce que bon on n’est pas arrivé à la retraite he on a quand même encore

Quelques années à faire donc oui oui on on espère quand même trouver quelque chose même un travail à mi-temps mais au moins quelque chose quoi que bon de travaill à mi-temps bon on s’en sortirait mieux que qu’c avec son travail actuellement quoi et vous voà de quoi et vous le

Boulot trou autre chose derrière ça serait bien ça fera un temps complet on pourrait faire un autre crédit pour avoir une une voiture VO autre chose derrière et puis comment je dire pour le loyer pour pour tout de P je veux dire on aurait pasouss échéance pour la maison et tout ça on

Avit plus que 9 ans à payer mais vu les la situation difficile on a été obligé de négocier avec la banque quoi payer des traites un peu moins fortes mais bon ça rallonge ça rallongé 3 ans donc comment vous voyez le futur proche là l’année prochaine bon on

Espère que ça va ça va s’améliorer toujours que bon c’est vrai qu’il y a toujours eu des moments difficiles puis après ça repart on espère que que ça repartira pourquoi pas après tout elle est politique tu en attends quoi plus en rien le problème c’est que il promettent il promettent mais tuas jamais

Rien pourquoi voter toi carrément tu as décidé de plus voter non mais j’ai jamais voté ça t’arrive d’avoir envie de changer de vie moi ça m’arrive et et ça t’arrive d’avoir envie de changer d’endroit d’endroit comment ça de région bon non moi je suis bien où je

Suis l’idée qu’on peut bouger de son de sa maison pour aller trouver un emploi dans une zone d’emploi active quand on est propriétaire pricaaire est absurde parce que c’est tout ce qu’il reste aux gens leur toit c’estd que au moins ils sont logés u la réalité c’est qu’une fois qu’on est

Sur ces territoires éloigné des grandes villes que l’emploi est fragilisé ou que un plan social vient arriver les 3/4 du temps les gens sont bloqués bloqués sur placeemplois bien entendu tout le monde veut sauver des emplois quand on voit le chômage au niveau en Mayon on a dépassé 10000

Chômeurs en effet c’est une urgence mais pour sauver ces emplois ou pour en créer d’autres il faut une économie qui marche et qui marche dans dans le bon sens et là le problème de la politique c’est qu’on va vers l’austérité ici on pourrait penser que

L’on se trouve face à des cas isolés une petite minorité de Français qui galère ces zones de fragilité sociale en France elles sont elles sont majoritaires ça veut dire quoi ça veut dire que on a aujourd’hui une majorité des classes populaires qui finissent tout juste le [Musique]

Mois mais si le F vient augmenter si la voiture démarre pas si on doit payer le transport de son gamin si on veut partir en vacances ça passe plus le gros problème c’est que les les les politiques considèrent toujours que ces gens dans la fragilité sont une minorité

Que la fragilité sociale a en réalité gagné une frange majoritaire des classes populaires qui elle-même est majoritaire et cette fragilisation a été rendue invisible par le déplacement de ces catégories très loin des grandes ville c’est que cette France des Invisibles précisément elle est elle s’est fragilisée mais en même temps

Elle elle elle est sortie des écrans radars c’est une réalité qu’on a sans doute pas vu ou pas voulu voir ouvrier employés petits paysans salariés précair ou au chômage jeunes retraités et fonctionnaire modestes composeraiit une population fragilisée désormais majoritaire en France Villain la jeelle à quelques kilomètres du hameau d’Alain et Sylvia

Est un exemple ordinaire de cette France [Musique] populaire c’est un bourg de 3000 habitants des gens qui travaillent dans les fermes dans les PME dans l’usine locale ou dans le service et bien sûr beaucoup de retraité chez lesquels Bija travaille en général je commence à 7h3 8h je pose mes enfants à la

Garderie au début de la matin souvent c’est des toilettes lever les gens après c’est du ménage et le soir à 18h30 je fais le moins ma journée fait combien de temps que tu fais ce boulot depuis 2004 ça va faire 8 ans BAA élève seul ses deux enfants et

Travaillent une trentaine d’heures par semaine aujourd’hui 4600000 français travaillent comme elle à temps partiel une proportion qui a plus que doublé depuis les années 80 cette réalité concerne en très grande majorité les femmes [Musique] pas beaucoup de poussreou pas pour ça que je fais c’est dur physiquement que moralement oue

Tu prends du plaisir oui ah oui énormément ou beaucoup de plaisir parce que j’ai le contact avec les gens je vois les gens il m’aime beaucoup c’est important l’avenir proche tu le vois comment là tes prochaines années c’est quoi tes projets je vis le jour au [Musique] jour [Musique]

Je vois par rapport à mes enfants oui je pense à l’URE à Bir plus qu’on a des études plus que quand même le travail est moins dur donc si je comprends bien tu aimerais bien que tes enfants qui seront pas comme moi quand [Musique] mêmean tu

Vas au début quand j’ai eu mes enfants j’avais toujours peur que on serait mal accepté ici alors mon fils il s’appelle Florient ma fille aussien parce que j’avais peur de les donner un prénom marocain pour leur à venir je toujours je prépare pour la venir c’est curieux aux dernières

Élections tu m’as dit avoir vooté Front national ouais ouais et je vootteris Marine Le Pen et s’il se représente je voterai Marine Le Pen parce qu’il n’est pas contre les personnes comme moi qui travaill que les gens qui respectent et est contre les gens qui vivent la cistana tout le temps il n’est

Pas voilà c’est mais qu’and va François Holland tout ce qu’il a promis aux gens au qu’on arrive actuellement franchement je regrette pas pourquoi ne pas voter pour lui tu as pas peur qu’il a une dérive avec national non mais franchement je m’en fous même ce que

J’ai dit même s’il me renvoie chez moi au Maroc c’est pas grave la priorité c’est au français nous avons quitté baija sur cette phrase dérangeante elle si souriante courageuse proposant son propre sacrifice comment comprendre ce paradoxe le constat est làette France périphérique dont baija fait partie cette France dite des Invisibles est

Celle qui au moment des élections s’abstient ou vote Front National Front national est premier parti ouvrier depuis depuis depuis très longtemps enfin depuis les années 90 bon ça F ils font des des gros sces en milieu ouvrier la grande nouveauté c’est c’est ça le le la marque du du du

Discours de Marine Le Pen c’est une progression du Front national chez les employés che les femmes et sur les territoires qui hier étaient des territoires où le Front national faisait quasiment zéro de l’ouest et du Sud-Ouest ce vote Front national le géographe l’ cartographié après les dernières élections présidentielles ici

Il est représenté en rouge on retrouve les traditionnels bastions du vote FN l’est fortement désindustrialisé mais aussi toute la zone méditerranéenne mais ce sur quoi le géographe insiste c’est la progression de ce vote dans l’Ouest français qui était jusque-l étanche au thèse du Front national désormais le vote eten est présent dans

Toute la France périphérique la France des fragilités sociales ça ça nous dit quelque chose justement de la recomposition du populaire c’estd que aujourd’hui culturellement l’ouvrier l’employé les hommes et les femmes issues de ces catégories les jeunes issus de ces catégories ont un comportement électoral je dirais commun c’estd que c’est comme

Un nouveau vote de classe c’est ça qui est qui est qui est impressionnant alors ça s’exprime pas d’ailleurs forcément vers le Front national pas oublier une chose c’est que c’est d’abord l’abstention qui est qui est le fait majoritaire mais abstention comme votre national ça dit quelque chose ça dit les

Choix politique économique sociétaux de la droite et de la gauche depuis 20 30 ans nous ont été défavorables nous classe populaire c’est que c’est un constat objectif c’est un diagnostic les gens font un diagnostic ils sont pas [Musique] débiles nous avons continué la route plus à l’ouest vers la côte atlantique jus

Casanazer la ville des chantiers navals une terre ouvrière à gauche depuis 80 ans une nouvelle terre de chasse du Front [Musique] national jeis d’abord vous remercier d’être venu je peux dire si nombreux parce que vous êtes vraiment nombreux par que ça prouve que vous êtes quand même une exception

Vous êtes des gens qui qui faitent de la politique qui n’ent pas peur de de vous engager parce qu’on vous dit que la politique ça n’est ça n’est plus utile maintenant on vous dit que la politique ne peut plus rien que l’économique peut tout que les marchés peuvent tout on

Vous dit que même la France ne peut plus rien et que seul l’Europe peut c’estàdire que nous ne sommes plus souverains riener est né 87 il a grandi à la campagne à une vingtaine de kilomètres de Nantes tout en poursuivant ses études d’histoire le jeune homme milite dans

Les rangs du Front National et ce depuis l’âge de 20 ans j’ai beaucoup d’amis qui étaient soit de gauche soit un petit peu de droit soit pas politisé du tout mais j’ai l’impression qu’il a eu un chez certains che même beaucoup de gens y compris des gens de gauche ou d’extrême

Gauche il un respect qui s’est installé dans dans le rapport qu’il pouvait avoir avec moi parce qu’il se rendent compte que c’est un engagement qui qui est pérenne c’est pas c’est pas juste un engagement d’adolescence et que ça devient petit à petit ma vie au quotidien quoi nous sommes au-delà de

Nos clivages partisans au-delà du fait que nous soyons du FN nous sommes toutes les tendances des Français qui pensont que la France le drapeau et un certain nombre de valeurs sur lesquelles on ne veut pas transiger sont au-dessus de tout c’est le système UMPS qui se partage le

Pouvoir pour le bénéfice de quoi du peuple ou d’élite sociale de toutes petites élites moi je pense plutôt que c’est la deuxième solution il y en a un qui vient avec moi de l’autre côté là monsieur bonjour Front national bonne journée moi je le vois si les jeunes du FN s’engagent et moi

Notamment c’est aussi pour avoir un petit peu d’appartenance collective faire parti de quelque chose qui nous dépasse un peu qui nous transporte vers un horizon qu’on juge sain et salutaire bonjour madame Front national non du tout tant pis bonne journée à vous c’est comme ça bonjour madame un

Peu contre les agressions vous l’avez déjà c’est parfait c’est contre c’est contre les agressions oui c’est la même chose c’est la même chose non non non non c’est priorité parti duond [Musique] national cont lesagression mais pas c’est pas c’est sur l’emploi on s’est trompé ou ou c’est aussi important que l’écurité

Par oui les agression c’est sur l’emploi les gens sont pas forcément très réceptifs au message du Front national ils peuvent avoir un peu peur ce soit dangereux comme mouvement politique puis lace qu’on ne pardonne pas au candidat Front national de ne pas être de ne pas sortir de l’enat de ne

Pas de ne pas avoir fait la chaussée de pas de ne pas être des fils d’eux alors est-ce qu’on reproche pas mon candidat Jean-Claude Blanchard saintazer d’être un ancien soudeur des Chantiers de l’Atlantique pourquoi Marine Le Pen ça monte très fort en sur les territoires qui sont on va dire hors des grandes

Villes et cetera ton avis c’est quoi ton analyse mais je pense que c’est des territoires qui en fait ont tous les désavantages de de la de la mondialisation c’est-à-dire qu’ils sont ils n’ont plus de service public par exemple ils n’ont plus ils n’ont plus une ligne d’autobus ils n’ont plus de

Maternité ils sont ils sont vraiment dans cette dans ce drame de la de la désertification de des campagnes qui ne concerne pas naturellement les grandes métropoles c’està-dire qu’on va à mon sens concentrer tous les efforts sur les villes pour en faire des des métropoles un petit peu gigantesques et sans saveur

Presque des métropoles qui perdent un peu leurs âmes même au niveau des paysages de l’urbanisme puis à côté de ça on va voir des campagnes qui sont un petit peu habité par ce que Marine la Pen appelle des oubliés ou des [Musique] exclus le Front national fait du marketing électoral ils ont parfaitement

Compris qu’aujourd’hui les classes populaires ne pouvaient plus ni se référer à la gauche ni se référer à la droite simplement parce qu’ils ont vécu presque dans leur chair les conséquences des choix économiques et sociétaux des gouvernements de gauche et de droite successif mais le Front national ne capte qu’une toute petite partie des

Classe populaire les gens se servent du Front national à chaque scrutin qu’est-ce qu’on regarde on regarde le niveau du vote Front national bien évidemment les gens vont se servir de du vote FN encore encore longtemps mais mais mais je dirais que peu importe c’est pas ça le problème la question c’est est-ce que

Oui ou non la place des classes populaires dans la logique de mondialisation et de de recomposition économique est importante ou pas c’est une réalité la place que l’économie monde fait aux gens modestes est de plus en plus étriqué ils le savent ils le sentent ils le vivent ils

Ne sont plus qu’au marge d’une économie convertie à un capitalisme financier qui s’est emballé alors comment s’étonner que cela produise de [Musique] l’amertume a disparu pour le Conseil économique social et environnemental il y aurait aujourd’hui en France 12 à 15 millions de personnes pour qui les fins de mois

Se jouent à 50 ou à 150 € près [Musique] employés et ouvriers ne sont pas les seuls touchés par la fragilité sociale nombreux sont les paysans les petits exploitants qui connaissent les mêmes difficultés aujourd’hui un paysan sur quat vit en dessous du seuil de pauvreté plus de la moitié d’entre eux gagn à

Peine le salaire minimum on a des PO c’est quand même pas de la merde personne veut les petits paysans sont en voie de disparition sur le territoire alors même que les très grosses exploitations elles continuent de grandir il aura plus de paysan desexitation les chiffres sont éloquents il y avait 100 millions d’exploitations

Agricool en 1945 1li en 1990 500000 aujourd’hui chaque jour en France un agriculteur se suicide et 200 exploitations ferment chaque semaine faute d’un repreneur ou parce qu’elles sont en [Musique] faillite nous sommes allés en langdoc Rousillon à Jonquier Saint-Vincent chez Joceline et Jean-François des maréchés qui cultivent légumes et fruits de [Musique]

Saison je suis née dans l’Aube en Champagne de papa paysan bien sûr sur dans l’élevage et principalement les vaches laitières et jusqu’à mes 30 ans j’ai fait autre chose que de l’agriculture voilà plus de 15 ans que Joceline et Jean-François se sont installés sur ces terre dans le département du

Gare on faisait de l’export principalement Allemagne Allemagne Suisse et Angleterre agriculture biologique mais intensive c’est-à-dire 4 à 5 produits à l’année principalement de la salade l’hiver courgette et et melon l’été allez m dans la serre viens quand on plante 7000 salades dans cette serre on vendait nos 7000 salades c’estàdire

Qu’on vendait les salades du milieu qui faisaient 350 g et puis on vendait cell du bord qui sont toujours moins grosses parce que elles ont plus froid enfin bon et là il y a eu donc un grand nombre de gros paysans qui sont passés en bio dans

Les années 2000 et là on a commencé à nous demander des des produits calibrés c’est-à-dire que la salade de 350 g c’està-dire les 4000 du centre de la serre se vendait et puis on a commencé à broyer les 3000 salades qui restaient sur les bords faut savoir quand même que quand on vent

Grossiste on ne choisit pas notre prix c’est le l’acheteur qui choisit le prix de la salade pour Joceline et Jean-François très vite les soucis s’accumulent aux exigences des grossistes viennent s’ajouter quelques années de climat difficile il aura suffi de 3 années pour que la situation du couple de marécher devienne inextricable

Je me suis remise en question c’était 2005 j’avais 50 ans et les à la porte la petite exploitation familiale aurait dû fermer ses portes asphyxié par les dettes la paysane se retrouve face à la justice quand je me présente devant la juge je me suis dit il faut que si je

Veux continuer il va va falloir que je justifie de notre commercialisation si je lui dis je continue à travailler avec les grossistes et à vendre mes produits à jeter 40 % de ma production elle va pas me laisser continuer quoi et là j’ai eu des personnes autour de moi qui m’ont parler des

AMAP les associations pour le maintien d’une agriculture paysane dite AMAP sont apparu au début des années 2000 elles appartiennent à ce qu’on appelle l’économie sociale et solidaire qui regroupe les mutuels les associations et les coopératives l’économie sociale et solidaire emploie près de 2 million et demi de salariés soit 10 % des actifs

Depuis la crise de 2008 c’est un secteur où l’emploi progresse de 2 % par an quand le secteur privé classique lui recule devant le juge en octobre j’arrive et je dis voilà donnez-moi une chance donnez-moi donnez laissez-moi laissez-moi du temps pour rebondir et je lu explique en 10 minutes ce que sont

Les AMAP les AMAP réunissent des familles de consommateurs qui s’engage à acheter chaque semaine la production d’un agriculteur local tous les ans au mois d’octobre je fais un bilan comptable je fais un préisionnel et je divise par le nombre de familles que j’ai et ça fait un prix de

Panier cette relation directe du producteur au consommateur garantit un revenu annuel à l’agriculteur et des légumes de qualité au juste prix au citadins des métropoles un pont entre les territoires un lien entre des Français un fossé séparé si le temp le permet ser Noël de près avec tout

Ça 6 ans après avoir sauvé sa petite entreprise la grande fierté de Joceline c’est de nourrir des familles dont elle voit grandir les enfants c’est d’avoir créé deux emplois en CDI alors qu’elle n’avait jamais réussi à le faire en 30 années d’agriculture et c’est surtout de s’être définitivement affranchi des

Grands réseau de distribution et des lois du marché je sais plus aujourd’hui combien coûte le kilo de fraise combien coûte la salade combien coûte le chou ça je m’en moque [Musique] complètement jamais j’aurais pu penser que je finirai ma carrière comme ça jamais Joseline et Jean-François comme des millions de Français connaissent des

Difficultés pourtant il ne se résigne pas en les quittant nous avons continué la route vers le sud vers la métropole régionale Montpellier terre de soleil de bien vivre la ville et sa région attir un très grand nombre de Français environ 30000 personnes viennent s’installer chaque année en lang Rousillon alors

Comme à Paris et comme dans toutes les métropoles ouvriers et y sont repoussés loin de la ville là où le marché de l’immobilier leur reste accessible à une trentaine de kilomètres de Montpellier nous avons embarqué avec Eric un ouvrier de l’industrie un enfant du pays j’étais locataire comme beaucoup de gens dans ma

Condition et en faisant le calcul de ce que je payais en loyer et en taxe d’habitation j’ai voulu savoir si je pouvais devenir propriétaire donc effectivement oui j’ai pu le devenir propriétaire dans le même ordre de prix mais il a fallu que je m’éloigne de de mon lieu de [Applaudissements]

Travail je me suis fait une approximation je me suis dit euh par rapport à mon lieu de travail je ne peux pas je ne veux pas dépasser 30 km j’ai évité donc sur ce rayon de 30 km euh les grands centres urbains comm comme monp et puis tout ce qui est littoral parce

Que le prix le prix de de l’immobilier comme les taxes habitation et la taxe foncière est vraiment ça s’adresse pas à à ma condition d’ouvrier quoi voilà quand j’étais gamin je vivais donc à balaru lesbain c’est un joli village et à l’époque il y avait pas toute cette spéculation immobilière donc

Mes recherches sont beaucoup plus orientées à l’intérieur des terres donc donc voilà donc j’ai commencé à chercher un peu dans des zones plus ou moins désertiques et j’ai fini par trouver quelque part dans ce petit village quelque chose qui me correspondait ça veut dire qu’en fait les classes

Populaires sont repoussé ah ben oui ou alors les classes populaires sont regroupé dans des ghos comme comme on en voie de partout dans les grandes ville quoi dans les dans lesemble urbain l’ouvrier le simple salarié n’a plus rien à faire dans sur le littoral quoi il n’est même

Plus même plus il n est même plus invité nous sommes la sousculture d’une de la de la région d’où d’où on est né voilà c’est ça on nous repousse dans les terres on est repoussé dans les terres et et toutes les industries s’en vont on s’aperçoit que c’est remplacé par des

Retraités ou mais des gens qui mais pas de chez nous des retraités qui viennent d’ailleurs et qui et qui ont beaucoup d’argent aussi et tant mieux pour eux et mais bon qui viennent sur Montpellier et on voit que l’industrie le travail comme on pouvait le voir à l’époque et où on

Pouvait vivre à côté de son son boulot et bien c’est plus possible aujourd’hui on s’en aperçoit on s’en aperçoit on peut plus s’ apprprocher mais même la banlieu proche de Montpellier n’est pas approchable du tout quoi et toi euh Christophe je suis né dans un quartier

La zupe comme on dit à 7 bon j’ai eu le CDI donc je suis parti de chez mes parents je suis parti en ville j’avais un loyer de 850 € charge comprise et donc je m’en sortais pas tous les mois c’était à coup de 1500 € de découvert

Quoi à peu près de là je suis revenu dans le quartier mais avec les enfants c’était vraiment pas possible quoi pas possible les cages d’ d’escaliers cétait rempli de dealers tu passais tu rentrais chez toi et te regardais de travers mais ça ça m’énervait grave de

Voir ah laisse tomber voilà ben donc moi j’ai eu la chance parce que mon père il a acheté un terrain de loisirs de 10300 m² il acheté ça pas très cher quoi il m’a filé un bout et donc ce que j’ai fait j’ai fait une construction illicite dessus quoi [Musique] voilà [Musique]

Je crois que c’est les bulldoers qui viendront et je resterai dans la maison quoi mais donc ça c’est pas une angoiss par rapport à la vie de famille et si j’y pense j’y pense ben je suis pas le seul dans cette situation on est 37 familles à vivre autour de moi construction [Musique]

Lescite les difficultés de logement de ces ouvriers sont aggravé par les récents mouvements de population sur le territoire un phénomène de vas communicant parfaitement visible si l’on regarde une carte du déplacement des Français d’un département à l’autre une carte des migrations qui est édifiante en violet les régions qui entre 2003 et

2008 ont ont perdu de la population en blanc celles qui sont restées stables en orange celles dont la population a augmenté les Français quittent le Nord et l’Est pour aller vivre à l’ouest et au sud du pays dans cette dynamique la zone urbaine de Montpellier affiche ces

10 dernières années une croissance de sa population de 14 % le double de la croissance de l’île-de-fance le problème c’est que vous continuez vous allez tomber à un moment donné sur une impasse en terme de congestion en terme de destruction total du paysage si vous prenez le littoral si vous prenez la

Ville de montpub elle-même si vous prenez les coteaux qui y a autour on est un espèce de de GLA congestionné qui déjà commence à posertas de problème de fonctionnement avec un émiettement avec une dépendance à l’automobile absolument coloss sal des gens qui pour se loger

Vont à 30 40 50 km donc on a déjà une situation qui commence à être tendue mais en même temps si ça s’arrête c’est encore pire donc on est sur une situation on est sur un vélo dans une pente légèrement savonnée et on ne sait pas bien s’il faut mettre

Les pieds par terre profiner mais à ce on risque de tomber si on continue mais à ce on va tomber dans le trou qui est au fond c’est un territoire qui do se sevrer d’un dopage [Musique] [Musique] démographique l’or est une de ces nouvelles arriv qui est venue faire sa

Vie ici à Montpellier elle a grandi à Firmini une petite commune non loin de saint-étiennemin a beaucoup de difficultés parce que il y a pas tellement de travail que ça il y a une usine et encore il vir un tour de bras parce que il y a de moins en moins de

Boulot il rien à faire quoif c’est gris voilà c’est une ville tout en longueur une ville industrielle il y a pas de verdure spécialement c’est c’est il y a rien à faire quoi fille d’un ouvrier et d’une femme au foyer l a 11 ans lorsque ses parents

Divorcent à cette époque le quotidien de la jeune fille et de ses frères devient difficile envoyé en foyer à l’âge de 15 ans la tente une formation professionnelle mais elle sait que pour s’extraire de son milieu de sa petite ville elle doit poursuivre ses études elle réussit à réintégrer le lycée avec

Un seul objectif un jour prendre le large j’ai eu mon bac avec montionion donc du coup je me suis dit allez je vais faire la fac j’ai toujours rêvé de faire ça je me suis dit je me lance j’ai les capacités je le fais je vais voir une concell d’orientation on on examine

Un petit peu t tous les trucs qui me plaisent et l’anthropologie elle me parle de ça je connaissais pas ethnologie anthropologie j’ai dit mais c’est pour moi voilà j’ai fait 3 ans de fac plus ou moins difficile quand même parce que toute seule à Lyon la première année je connaissais personne et ben

J’ai plus du tout de tune donc il va falloir se mettre à bosser donc je trouve des petits boulots en intérim je commence par des trucs de merde bipage pour les inventaires on fait que du Bip Bip Bip tout le temps puis à force de leur demander vous avez pas autre chose

Vous avez pas autre chose vous avez pas autre chose à chaque fois que je fais des inventaires ell m’ont dit ah on a peut-être quelque chose pour vous donc là j’ai commencé en restauration je travaillis sur un bateau à Lyon j’ai eu la chance de tomber sur des sur des gens

Super qui m’ont tout appris de A à Z je faisais du ménage au black aussi chez des particuliers pour me faire encore un peu plus de sous parallèlement j’allais à la fac je me metettait vachement de pression pour la FA vachement de pression pour le boulot et ça faisait

Trop de choses il y a eu des gros moments de craquage j’espéis avoir Mion très bien j’avoue j’étais un peu déçu j’ai eu mention bien mais c’est vrai que si j’avais eu la mention Très Bien jeaurais poursuivi parce que il y a eu il y a des bourses au mérit quand on a

La mention très bien et ça m’aurait permis de [Musique] continuer et puis chia ma pote d’enfance me dit écoute moi je suis sur montpeul moi j’aimais bien la ville viens il y a la mer viens je je pourrais trouver du boulot et [Musique] cetera après avoir bossé 8 mois dans une

Grande chaîne avec donc mon ami chia on s’est bien rendu compte qu’on était exploité alors déjà exploité je le suis depuis que je bosse hein parce que quand tu as pas un diplôme assez élevé ou une connaissance et cetera c’est un peu compliqué ça fait des années qu’on se

Connaît on a déjà bossé ensemble on sait on sait ce qu’on vaut on vaut bien mieux que ça on a que des petits CDD CDI de merde 20h 25h on n arrivera jamais à mettre des sous de côté dans tous les cas on s’est dit bien on s’achète un

Petit bar on se fait un truc petite salle de concert on fait des petits jus des cafés des trucs machin on rêvit un peu quoi l et Chelia imaginent alors leur projet un food truck au camion restaurant avec soupe et salade bio on est tous toujours pressé

On n pas le temps pour rien donc même pour manger faut manger vite donc en gros mix toutes les données bah ça fait que les gens ils veulent manger dehors sauf qu’ils veulent de la bonne bouffe et qu’il y en a pas qui est proposé maintenant il y a nous la pomme qui

Roule elle se lance dans l’aventure et décroche un accompagnement pour la création d’activités sur le nom sur la description de l’offre et où donc maintenant l’idée c’était de retranscrire un peu tout ce que vous proposez les deux jeunes femmes ont parfaitement compris le fonctionnement de la métropole dans laquelle elles se sont installées

Elles écument les quartiers périurbain de la ville démarche les collectivités cherche des emplacements on visait surtout une clientèle de cadre qui ont besoin d’un repas le midi qui sont assez pressés donc les zones d’activité c’était ce qui nous correspondait le plus ça passe par tout le monde c’est pas uniquement des

Cadres par y a pas seulement les gens qui sont CADR ont un certain niveau de vie qui vont pouvoir aller manger sainement et donc éventuellement ne pas avoir de cancer éventuellement ne pas mourir plus jeune que soit toujours les mêm qui a les privilèges après des mois de travail

Leurs allocations chômage s’épuisent l et chia qui n’ont personne pour les soutenir financièrement doivent reprendre du service dans une pizzeria de Montpellier une étape seulement pour les deux jeunes femmes qui ne se découragent pas et qui ont la certitude ou moi depuis toute petite déjà j’avais

Qu’une hâte je me souviens très bien ils m nombre de nuit où je me disais vivement mes 18 ans il mes 18 ans que je parte que j’ai ma vie que j’ai ma vie quoi au final je suis parti même plus tôt je suis parti à 16 ans donc et j’ai

Toujours aspiré à mieux ENF je sais pas peut-être que je me fais des films ou quoi mais je je me suis toujours dit je ve mieux que ça et que je un jour je ferai un truc vraiment important soit pour moi soit pour d’autres gens aussi mais enfin je me suis toujours sentie

Sous-évalué en fait souvent dans ce que je faisais ou même par mes parents sous-estimé et C je sais que je veux mieux et que j’arriverai à faire quelque chose de ma vie s’inventer une vie un avenir tenir au quotidien trouver sa place quelque part en France c’est une question qui ne

Cesse de nous travailler tous en profondeur celles et ceux qui nous ont ouvert leurs portes une année durant nous ont dit la vie dure ou les espoirs et tous regardent la réalité en face dans la France d’aujourd’hui il y a ceux qui ont gagné ceux qui attendent encore ceux qui rêvent d’ailleurs et

Ceux très nombreux que la mondialisation a laisser de côté à quoi tu penses hein à quoi tu penses à rien du tout la majorité des classes populaires sont aujourd’hui à l’écart d’un projet conçu par nos classe dirigeante pas depuis hier depuis 30 ans tout le malaise économiqueque démocratique qu’on vit

Depuis 30 ans est là il y a aussi ceux qui résistent ne se résigne pas invente de nouvelles solutions et continue à rêver à un avenir meilleur mais oui il y a de l’espoir bien sûr à partir du moment où tu en veux ou tu aimes la vie ou ouais la vie

Elle est pas forcément belle tous les jours mais bon elle est belle pour personne celui qui qui gagne un million par mois est-ce qu’il est bien plus heureux que moi je sais pas il peut pas sortir comme il veut s’il a une afure sur son bateau ça va le faire chier

Enfin voilà quoi il a il a une autre vie que moi enfin moi ça m’intéresse pas tout ça quoi avoir une grosse bagnole tout ça c’est pas l’essentiel quoi moi ce qui m’intéresse c’est d’être d’être bien quoi de voyager d’avoir des discussions intéressantes avec des gens

De de voilà de de pas être paniqué par par le moindre galère de de ouais de vivre bien avec moi-même quoi être en paix avec moi-même être en paix avec le monde avec la nature avec plein de choses [Musique] nos dirigeants politiques ont-ils bien pris la mesure de la situation de notre

Pays faut-il croire que la fracture française est irremédiable ou devons-nous espérer qu’un autre monde est [Musique] possible [Musique]

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16 Comments

  1. ils sont entrain de detruire la France . avec ou sans le front national merci de mediter sur le cas de l'italie le front national n'accedera pas au pouvoir sans la benediction des messieus du nouvel ordre mondial, il sera oblige de faire des concessions,….
    il faudra changer de paradigme democratique ,helas je pense que cela soit trop tard

  2. Que tous les gens qui se plaignent du manque de confort et de perspective sociale hasardeuse chez nous aillent passer ne serait-ce que deux ou trois jours à Gaza! LOL
    Vous verrez que le pire est encore assez loin devant nous, mais qu'on s'en approche inéluctablement tant qu'il y aura un litre de pétrole et une balle de fusil à vendre.

  3. C'est un bon travail, merci de nous avoir donner un aperçu exhaustif sur la vie socio-économique des français. Seulement j'ai une constatation concernant l'absence de la spiritualité dans ce documentaire, sachant qu'elle est la base de la solidarité entre les citoyens. Le capitalisme sauvage avec des grands écarts entre les revenus poussent un pays au refoulement de ses habitants pauvres de son territoire, ce qui est injuste et intolérable. Qu'attendez vous d'un pays qui détruit même ses églises et annonce la guerre sans merci contre toute croyance religieuse , et devenu soumis à une minorité qui adore le satan. Le résultat est connu et inéluctable, c'est le déclin civilisationnel .

  4. J'ai fuis ces grandes villes(Lille Roubaix Tourcoing), je vis dans un bled depuis 25 ans, sans regrets. Nos dirigeants ont fait sécession avec leur population, tout est fait pour que la caste reste entre elle, comment cette population peut elle comprendre la population, elle n'est jamais sortie de son cocon !

  5. Notre société se transforme. Il faut savoir s’adapter. Toute transition est souvent très difficile et il y a toujours des sacrifiés. C’est ainsi et la France a déjà connu pareille situation autrefois. Elle s’est toujours relevée. L’analyse est instructive.

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