NEW DEAL 2023 – Mercredi 22 novembre – Grande Scène
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Vers une diffusion plus responsable de la musique et du spectacle vivant

La courte durée de vie de certaines productions artistiques et l’impact social et environnemental de leur courte diffusion obligent le secteur à s’interroger sur leurs soutenabilités, ainsi que sur la mise en place de modes de diffusion vertueux et mutualisés.

Les structures de diffusion, festivals, lieux, etc., travaillent depuis de nombreuses années à une diffusion des spectacles respectueuse des enjeux d’aujourd’hui. Ces initiatives, souvent individuelles, ont permis d’expérimenter des bonnes pratiques et en inspirer d’autres : elles ne sont pourtant plus suffisantes, et la prise en compte nationale et politique de ces enjeux est nécessaire et se construit aujourd’hui.

Quels partenariats faut-il imaginer pour une diffusion des spectacles plus responsable, quels outils peut-on déjà utiliser pour mieux diffuser ? Quels besoins les actrices et acteurs de la diffusion identifient-ils aujourd’hui pour améliorer la coopération et réduire, ensemble, l’impact environnemental de la diffusion de la musique et du spectacle vivant aujourd’hui ? Quel futur souhaitable peut-on dessiner ?

avec :

Marine Berthet, administratrice du Festival Cordes en ballade et directrice déléguée du Quatuor Debussy
Céline Portes, cofondatrice d’Arviva, déléguée générale de l’ensemble Correspondances
Mathilde Sallez, coordinatrice de projets européens pour le Périscope, coordinatrice des projets Footprints, Better Live et Landscape
Anne-Cécile Sibué, secrétaire générale de l’Office National de Diffusion Artistique
Sophie Zeller, cheffe du service du spectacle vivant, adjointe du directeur général de la création artistique, Ministère de la Culture
Modération : Séverine Garnier, Rédactrice en chef de la Lettre du Musicien

Alors bonjour et bienvenue à cette table ronde organisée par France festival sur une diffusion plus responsable de la musique et du spectacle vivant évidemment nous allons parler diffusion et écologie alors c’est pas très difficile d’introduire ce genre de sujet vu qu’on vient de dépasser les 2 degrés voilà de réchauffement climatique

Pendant une journée là on a pu voir ce que ça ferait à l’échelle de la planète donc on est conscient de l’enjeu je pense tous et ça fait des années que les festivals ont commencé voilà une démarche vis-à-vis de l’écologie on a beaucoup gosser sur l’cocup et très bien

On voit maintenant on est arrivé à un niveau un peu plus précis des choses notamment en terme de diffusion mais voilà il faut rentrer dans le concret et le concret c’est la coopération et dans ce sens la coopération c’est le réseau d’où la présence enfin d’où le organisation d’une table ronde de par

France festival grand réseau de festival euh lors de la conférence de presse de du projet de loi de finances 2024 la ministre de la Culture Rima abdoumak a fait de la transition écologique le fil rouge de toutes les lignes budgétaires de son projet de son budget et elle le

Dit l’engagement du monde de la culture est une nécessité autant qu’une évidence par la consommation d’énergie ses modes de production et de diffusion et le transport des publics dont on a évidemment déjà bien parlé bref le monde de la culture est directement concerné par ces sujets alors

Aujourd’hui on va se retrouver autour du chantier défini par la ministre qui est mieux intitulé mieux produire mieux diffusé qui vient répondre à à l’atomisation de la production et la réduction de la diffusion euh vous vous souvenez sûrement d’un rapport de la la Cour des comptes qui pointait que un

Spectacle était diffusé deux ou trois fois dans une scène nationale et que c’était bien un peu c’est des chiffres sont moindres dans les opéras et les orchestres par exemple qu’on d’autres problématiques que les ensemble qui sont peut-être dans la salle mais bref il nous faut une nouvelle écologie de la

Production et de la diffusion alors la ministre a souhaité mobiliser une enveloppe de 9 millions d’euros d’aide i à des engagements concrets notamment voilà trouver des coproducteurs pour allonger les séries de diffusion mais voilà les festivals donc eux sont lors de de dans ce budget ont garder leur enveloppe mais cette

Enveloppe ne s’est pas étaufée les uns et les autres voilà vivent l’inflation à tous les échelons dans notre secteur bref on est un peu coincé entre la nécessité d’avancer de créer des nouvelles dynamiques et cet étau financier qui nous coince de l’autre côté donc on va essayer de discuter entre nous des éléments

Concrets pour répondre à cet objectif et Sophie Zeller qui va commencer va nous expliquer peut-être aussi l’enjeu à terme de mieux produire mieux diffuser et on va débattre avec des représentants de festival des gens qui ont fait des initiatives personnel de construire des réseaux et voilà des gens très impliqués

Dans l’écologie et de d’autres qui sont vraiment créateur d’outils très concrets tout cela à la fin on aura j’espère quelques réponses pour mieux s’organiser pour coproduire donc on va commencer par vous Sophie Zeller merci de votre présence donc chef du service du spectacle vivant adjointe du directeur général de la

Création artistique au ministère de la culture c’est vous qui prenait la parolebut pour nous présenter voilà un peu le voilà que veut dire mieux produire mieux diffuser c’est pas produire moins c’est c’est diffusé mieux pour un meilleur public enfin voilà il faut définir les contours le projet a

Déjà été bien com a commencé à être présenté au aux acteurs aujourd’hui est-ce que vous pouvez nous présenter un peu les différents axes sur lequel vous voulez euh voilà qu’on qu’on s’aligne j’ai envie de dire bonjour à tous euh vous avez déjà euh bien introduit en effet le contexte

Qui a conduit euh la ministre a a proposé ce plan mieux produire mux diffuser euh en indiquant qu’il s’agit vraiment de de franchir une nouvelle étape beaucoup plus systémique dans le traitement de problématiques qui ne sont pas nouvelles euh vous parliez de la fragmentation de la diffusion par

Exemple ceux qui travaillent depuis un certain temps se souviennent du rapport la target qui pointait déjà ce genre de de constat il y a maintenant longtemps donc il s’agit pas tant de découvrir de nouveaux sujets mais de franchir une étape comme je disais dans la prise en

Compte très globale de ce sujet en se disant que si chacun avance dans son coin on n arrivera pas que ce dont on a besoin c’est une réforme beaucoup plus systémique beaucoup plus global qui demande la mobilisation de tous les acteurs compris sur un sujet comme la diffusion si les producteurs les

Diffuseurs les équipes artistiques sont pas dans une vraie cohérence de travail et dans une coopération on n arrivera pas donc on a souhaité vraiment impulser cette démarche très globale qui comme vous l’avez dit a été présentée déjà dès cet été et sur lesquels on a commencé un cycle assez

Assez important de consultation euh donc qu’on fait entre septembre et décembre de cette année pour aboutir à une déclinaison opérationnelle du plan en décembre cette déclinaison à voocation à être présentée au au syndicat dans le cadre du du bureau du Conseil national des professions du spectacle donc le

Plan dont je vous parle n’est pas un plan bouclé c’est un plan encore en construction euh on a eu un grand nombre de de réunions plutôt discipline par discipline ou organisation professionnelle par organisation il y a eu d’ailleurs un une réunion il y a quelques jours euh qui rassemblait euh

Les ensembles indépendants plus particulièrement donc on l’a travailler euh par par typologie d’acteur et par discipline et à comptter de cette semaines euh demain pour le dire on aborde une déclinaison plus euh thématique par thématique donc je vais vous en listerer certaines dans une dimension pluridisciplinaire puisque ce

Plan a vocation à couvrir l’ensemble du secteur de la CR création y compris les arts visuels on est ici très spectacle vivant mais ça couvre aussi les arts visuels et c’est cette transdisciplinarité aussi ce caractère systémique qui est sans doute la nouveauté les enjeux vous les avez vous

Les avez rappelés euh ce qui est fondamental pour nous c’est d’assurer la durabilité la soutenabilité de notre système assez unique dans le monde faut le rappeler quand même de production et de diffusion euh et euh les enjeux de la soutenabilité sont certes écologiques vous l’avez rappelé mais pas que

L’extrême fragmentation de la production et de la diffusion qui est allée en s’accroissant ne favorise pas l’activité des équipes artistiques par exemple elle complexifie la tâche elle ne facilite pas non plus le fait pour des artistes de réussir à avoir une activité soutenu et donc d’avoir un nombre d’heur

Suffisant elle ne facilite pas toujours le développement des public parce que si on fait très peu de dates euh de de d’un même spectacle on ne travaille pas sur un élargissement des publics donc cette question la durabilité elle se elle se joue à plein de niveaux différents y

Compris par exemple le souhait de ne pas décrocher par rapport à une nouvelle génération de public qui euh a l’habitude de communiquer par le biais du numérique des réseaux sociaux il s’agit pas du tout de transformer le spectacle vivant en un espace numérique généralisé pas du tout au contraire même

Mais pour pas se couper de cette génération là il est quand même nécessaire de prendre en compte certains usages pour pouvoir les amener vers les salles par exemple donc cette soutenabilité cette durabilité elle vise à à répondre aux principaux défis qui se qui sont devant nous qui sont importants

Et qui clairement ont été accentué notamment en terme d’équilibre économique par la forte inflation que nous avons connu vu récemment et qui faut bien le dire fragilise l’ensemble de notre écosystème de la diffusion euh voilà donc j’ai dit un mot sur la la construction en cours et et la

Concertation et on est encore en train de recevoir les contributions des uns et des autres donc vraiment j’insiste c’est c’est en construction c’est c’est c’est en marche et les discussions avec les professionnels sont assez assez utiles à ce jour pardon oui juste vous disiez tout à l’heure vous parliez d’une

Spécificité vous qui avez une vision globale sur les différentscteurs est-ce qu’il y a une spécificité du secteur de la musique de patrimoine et de création et des festivals dans cette particulier de la de la coproduction j’ai envie de dire par exemple est-ce que le cirque est peut-être bien plus en avance sur

Certains sujets ou est-ce que ça vous at pas si plusieurs façons de répondre à votre question l’ensemble des disciplines sont une somme de spécificités donc en fait chacun est spécifique cela étant les problématiques qui sont traversées par ces sujets sont vraiment très globales la fragmentation de la diffusion elle

Est plus ou moins fragmentée mais elle est globalement fragmentée quand même la fragmentation la production c’est plus ou moins fragmenté par exemple dans le secteur lyrique on va avoir des mécanismes de de coproduction qui sont beaucoup plus faibles que pour la discipline théâtrale par exemple mais c’est pas radical

Les les problématiques sont relativement les mêmes et c’est la raison pour lequelle c’est indispensable d’avoir une approche globale et aussi de travailler sur les coopérations et les complémentarités parce que travailler sur la diffusion de la musique dans les théâtres ou les enfin les scènes nationales les thétres plridisciplinaires c’est un enjeu

Fondamental et si on travaille le pluridisciplinaire d’un côté et la musique de l’autre on va pas beaucoup avancer donc des problématiques sont très très transversales très variables par exemple pour l’instant on n pas de difficulté à construire des axes de travail qui couvrent l’ensemble des disciplines y compris les arts visuels

Même si après ça demandera sans doute une une déclinaison plus précise euh par discipline par écosystème mais voyez qu’on a commencé d’abord par l’approche disciplinaire pour aller vers quelque chose qui est qui est global et qui a priori ne posera pas de difficulté dans son approche trans transversal

Voilà pour ce qui est des axes qui sont en cours il y a un premier document de synthèse qui a circulé cette été qui qui faisait état de quatre de pardon de SEP axes de travail et comme c’est en construction ça ça ça a bougé donc aujourd’hui on est

Plutôt sur sur six axes de travail et ce sont ces six axes sur lequels on va travailler un par un à compter de de de cette semaine le prier premier n’a pas bougé et c’est sans doute l’axe le plus important qui pose un principe fondamental qui est la coopération et la

Mutualisation à tous les niveaux et et finalement ce dont on se rend compte que ça passe beaucoup par une transformation des mentalités c’est-à-dire là où nous évoluons tous dans un secteur où la singularité la différence l’altérité sont mis en valeur ça peut aussi avoir pour corollaire à la fois un attrait absolu

Pour la nouveauté et pour la prochaine création plutôt que la création qui vient de se dérouler et qui pourtant est formidable et dont aurait on aurait sans doute tendance à la à la faire perdurer mais aussi des mécanismes de concurrence dont on voit à quel point cela encourage

Cette fragmentation de la production la diffusion dont j’ai parlé tout à l’heure donc un premier axe qui travaille sur la coopération la mutualisation et c’est sans doute une des clés fondamentales pour améliorer la diffusion euh si on prend un exemple tout simple à une échelle territoriale peut-être que un

Établissement seul n’a pas soit les moyens ou soit le bassin de population suffisant pour faire des séries longues mais dans la coopération avec d’autres structures de diffusion qui sont pas très loin sur le territoire on a la possibilité de construire des séries qui vont être plus

Solides plus longues et et du coup bien plus intéressantes à la fois pour les artistes en terme de de de de de visibilité de leur travail et aussi bien sûr en terme de transition écologique par TR des déplacements dans tous les sens comme les équipes artistiques les connaissent aujourd’hui donc un premier

Axe autour de la coopération un second axe euh qui euh qui concerne euh la la je je le connais tellement par cœur que j’ai du mal le trisème c’est l’adapation de l’offre culturel le deuxème c’est l’allongement des séries pardon l’allongement des séries et de la production dans un souci d’irrigation

Artistique des territoires et de conquête des publics ça consiste à très concrètement renforcer les les moments de production en se disant que peut-être qu’on produit moins souvent pour une équipe artistique mais on doit à produire avec des moyens renforcés sur des durées un petit peu plus longues avec des

Co-producteurs plus solides euh et puis on doit donc comme je disais allonger les séries et c’est aussi réfléchir à tout ce qui va concerner la présence artistique sur des territoires sur la durée peut-être y compris en dehors de phase de production et de diffusion euh un artiste et

Artiste y compris quand il ne produit pas ou quand il ne diffuse pas il peut être artiste dans l’interaction avec un public pour proposer euh euh ou ou ou faire avancer son travail dans des modalités différentes donc voilà et et et cette question du temps long du

Circuit court en quelque sorte est une problématique essentielle au plan la troisème euh le 3ème axe c’est la question euh euh on l’a formulé de la façon suivante d’ailleurs c’est une formulation qui a encore changé depuis la semaine dernière parce qu’on a eu une remarque dans un qui était très

Pertinente en terme de formulation donc on avait écrit adapté constamment l’offre culturelle au changement des publics et en fait c’est beaucoup plus juste de dire tenir compte de l’évolution des modes de vie des habitants dans la construction de l’offre culturelle donc c’est comme ça qu’on va le formuler je pense l’idée

C’est que mieux diffuser c’est quand même mieux diffusé à quelqu’un c’est mieux diffusé à des publics donc il s’agit pas de comme certains par le passé on pu le dire d’une dictature de l’udimat pas du tout il s’agit de se dire que on doit créer les conditions

Pour que ce qui nous tient à cœur en terme de diffusion puisse rencontrer son public dans de bonnes conditions et ça pose des questions très basiques d’horair de déplacement on sait que 60 % en général du bilan carbone d’ structure de diffusion c’est le déplacement des

Publics c’est pas du tout anodin donc la question des déplacements la question des horaires la question des if la question de l’offre jeune publique la question de la création d’environnement numérique toutes ces questions qui vont qui doivent nécessairement être pris en compte dans la question de la diffusion

On ne peut pas uniquement se centrer sur euh l’équipe artistique et comment elle a envie on doit vraiment se se se pencher aussi sur les questions de réception en quelque sorte le 4e axe de travail est spécifiquement sur la transition écologique euh la transition écologique c’est le sous-jacent de l’intégralité du plan

Évidemment mais on a des enjeux très particulier sur la sobriété énergétique sur les expérimentations sur le renouveau des imaginaires donc voilà on a un axe qui sera vraiment très centré sur cette transition écologique le 5è axe de travail concerne la professionnalisation et l’attractivité des métiers on pense notamment au métiers de

La production et de la diffusion pas qu’on s’intéresse pas aux artistes parce que on s’en on s’y intéresse tout le temps en revanche on est parfois moins moins attentif à des métiers qui sont essentiels dans l’accompagnement des équipes artistiques tout le monde sait que quand on est un ensemble une compagnie c’est fondamental

D’avoir des professionnel à ses côtés en matière de stratégie de production et de diffusion or on a de plus en plus de de mal à trouver des professionnels formés sur l’ensemble des territoires parce que c’est un métier difficile très mal payé faut quand même le dire précaire et avec un un travail

Qui est très isolé en a beaucoup d’intermittents du spectacle qui travaillent pour plusieurs équipes qui sont très isolés donc on a on a cette cette préoccupation de voir comment on peut avancer sur la valorisation de ces métiers et puis le dernier axe c’est un axe qui est à la fois un objectif

De fond mais aussi un objectif en terme de méthode c’est de renforcer le partenariat avec les collectivités locales c’est absolument fondamental l’État finance en gros un/ers des dépenses culturelles mais de/ers ce sont les collectivités donc on y arrivera pas tout seul la coopération à tous les niveaux qu’on appelle de nos

Vœux elle concerne également évidemment nous dans la nous état je veux dire dans la coopération avec les collectivités donc c’est un élément très important on a besoin de convaincre les collectivités de la de la nécessité de ce changement de paradigme et on a besoin qu’elle soit à nos côtés pour accompagner les

Équipes voilà je reviens juste en 2 secondes sur ce que vous avez cité en terme de budget vous avez cité les 9 millions je ça me semble très important de rappeler que c’est pas 9 millions c’est ensemble des crédits actuellement mis à disposition par le ministère aux équipes aux producteurs

Aux diffuseur qui doivent contribuer à cette évolution après il se trouve que oui il y a 9 millions de crédits supplémentaires mais on a toujours tendance à s’occuper du supplémentaire je dis pas que c’est pas déterminant mais bon il y a quand même toute la base

Et c’est comme il s’agit de repenser nos façons de travailler c’est aussi peut-être allouer des moyens de façon un petit peu différente en tout cas ça veut pas dire un grand chamb bardement dans les financements de l’État ça veut pas dire ça ça veut dire en tout cas que

L’ensemble de nos moyens doivent y être consacrés et qu’on a 9 millions d’euros supplémentaires qui ont été conçus comme euh étant euh comme sollicitant un effet de levier euh avec un système qu’on a dit 1 € pour 1 € c’est-à-dire que l’État accompagnera la montée en puissance des collectivités

Locales euh du coup avec à la fois euh enfin en tout cas une incitation forte des collectivités euh à se mobiliser en ayant un effet de levier sur le financement de l’État puisque une collectivité qui va s’engager sur 1 € bah les structur qu’ l’acompagne en percevront deux au regard du fait que

L’État euh s’engage en parallèle voilà et ces crédits bien sûr sont soumis à la mise en œuvre du plan ou ou à des stratégies de transformation qui renforcent ce qui peut être fait et y compris déjà bien fait par certaines structures mais qui va plus loin dans la démarche très bien

Alors je vais passer le micro à Céline porte alors je ici on vous connaît comme administratrice déléguée général pardon de l’ensemble correspondance mais aussi en tant que membre d’arviva voilà qui est au cœur du sujet écologique depuis plusieurs années et qui est presque figure de prou hein de de cette bataille vous personnellement

Ça fait des années que voilà c’est un sujet qui vous occupe à correspondance au festival pays d’uge aussi donc voilà vous avez une vision assez large voilà de tout ce qui des différents endroits où cette question de la bonne production avec derrière la question écologique peut se poser par exemple est-ce qu’on peut

Commencer par ce qui s’est passé donner un exemple un peu de avec le festival en pays d’Og et correspondance voilà très concrètement vous avez eu des actions qui étaient des initiatives person n au départ oui oui qu’ on été tout à fait d’abord des des initiatives plutôt

Isolées quand on est quand on a commencé nous notre travail alors 201728 ça peut paraître même tardif pour certains qui avaient déjà qui s’étaient déjà attelés peut-être plus que nous en tout cas dans la musique et c’était on tâonnait encore à cette époque sur ces sur ces sur ces

Redirections en fait de notre activité moi j’aime bien employer le terme de redirection parce que c’est vraiment ce qui s’est passé pour nous en terme de diffusion c’est-à-dire que on a fait des choix euh on a renoncé ou redirigé parfois notre activité par rapport au au on va dire à l’économie globale

Aujourd’hui de la musique est quand même une économie de la date sèche à part un festival d’art lyrique et quelques séries d’opéras éventuellement mais on est quand même globalement dans une économie de la date sèche et ce qui pose réellement problème dans le modus opérandi même de nos de nos de nos

Ensemble et de nos de nos scènes euh et donc pour prendre quelques exemples très très concrets avec correspondance on a fait des choix qui ont été bah des choix forts puisque ça implique en effet des renoncements là où on avait une diffusion ça allait jusqu’à quasiment 40

% en fait on a pu aller jusqu’à 50 % de diffusion à l’internationale pour correspondance donc voilà sur ce 70 à 80 dates à l’année on a choisi d’espacer notre diffusion à l’international notamment hors Europe là où on était assez présent sur les territoires notamment asiatique et nord-américain on pouvait avoir enfin

Voilà des rythmes de tournée qui étaient assez fréquent l’espacement a été décidé à 4 ou 5 ans ce qui nous a permis en domino de de d’agir sur les l’exclusivité qui é assez forte dans ce dans ce secteurl des exemples très concrets en Pologne ou aux États-Unis où

On narrivait pas à faire travailler parfois des villes qui étaient à 400 ou 500 km de distance hein donc avec probablement zéro spectateurs en commun là tout un coup en fait quand on espace ses tournées en fait le diffuseur ou la programmatrice en question bah va devoir

Attendre 5 ans pour voir revenir le le l’ensemble correspondance tout de suite on se pose différemment la question de se dire est-ce que je loupe mon tour maintenant ou est-ce que quelque part j’y vais dans la tournée et je coopère je coopère avec les autres c’est en fait

Avec cette réflexion de l’espacement où un moment on a décidé de renoncer à ces rythme là qui était par ailleurs aussi qui entraînit je pense un malêtre au travail tout simplement il faut quand même partir à la base aussi de de cette donnée humaine euh qui était artistique

Et aussi pour l’équipe pour l’équipe de correspondance c’est à partir de ces réflexions là finalement qu’and dominant on a réussi à agir sur pas mal de choses euh dans notre dans notre diffusion et réellement à repenser en fait une une des manières de diffuser de et de et de

Produire euh et quelque part en reprenant aussi un tout petit peu de de liberté enfin et le contrôle quelque part aussi sur notre diffusion là où je pense que les ensembles les compagnies peuvent parfois se sentir très tributaires très dépendants aussi euh d’un système de de de diffusion qui leur

Impose cette cadence et ces rythmes là quelque part on a on a on a repris ce luxe et cette liberté là euh dans notre manière dans notre manière de de de diffuser fusé alors après la redirection elle est double elle est dans cette stratégie de diffusion et de production

Elle va être aussi dans les modalités de mise en place dans la dans la dans la logistique et dans la manière de de de produire puisque on privilégie les mobilités les moins carbonées ce qui fait que parfois quand on n arrive pas toujours à agir sur une

Date sèche parce qu’on en a encore évidemment dans notre dans notre saison euh on va néanmoins par contre agir sur le fait que on va pas se déplacer en avion euh pour y aller ce qui implique un un investissement en coût humain qui est pour le coup très très fort avec avec lestisti

De compenser vous en tant qu’ensemble une date sèche je vais voilà c’estd que alors non mais c’est que elle est quand je dis la redirection est double c’està-dire qu’évidemment l’idéal c’est de cumuler les deux c’est évidemment de cumuler la double redirection c’est-à-dire que on va diffuser sur une tournée rationnelle raisonn et rationnel

J’aime bien ces deux termes à la fois et en plus évidemment enlever les transports les plus les plus carbonés il s’avère que je donne aussi les exemples parce que on n’est pas là évidemment pour être donneré des des des des des manières de faire exemplaire personne

N’est exemplaire à ce à ce niveau-là il y a des dates prescriptrices sèches sur lequel on n’ pas réussi à travailler de manière cohérente et raisonner avec d’autres d’autres diffuseurs on ne va pas toujours y renoncer on va parfois y renoncer par contre on va toujours atténuer évidemment notre impact donc

C’est toujours un double prisme qui est présent sur quasiment toute notre activité côté festival on a pu aussi agir très rapidement donc ça fait juste 1 an et demi qu’on a repris ce festival des promenades musicales en pays d’uge qui est un festival qui a maintenant 29

Ans euh où très rapidement en fait on on a immédiatement mis en place un logiciel de coopération avec un autre festival qui est euh qui est frontalier du coup doublement frontalier parce que donc nous on occupe une petite partie du Calvados dans le pays d’OGE et on a les

Musicals de Normandie qui sont juste à côté de nous s maritime et he donc on est encerclés par les Musicales de de Normandie pour le coup voilà deux équipes où humainement il faut le dire la coopération ça part quand même de l’humain on s’entend bien et on a envie

De bosser ensemble mais c’était de deux festivals qui étaient plutôt alors pas forcément concurrence mais en tout cas il y avait avit pas de pas réellement de de de de il y av dialogue très très sporadique voilà une coexistence on va dire euh très rapidement on s’est mis

D’accord pour se dire que sur notre période en commun alors déjà on a on a réajusté nos périodes pour le coup nous en arrivant on est on est maintenant sur une période complémentaire de de l’aleur mais volontairement on s’est laissé un un un espace-temps du coup de de de

Collaboration qui est sur la fin juillet où on a 4 jours pour le coup de coprogrammation où on va donc viser les plus grand plateau principalement ceux qu’on fait venir de plus loin sur ces 4 jours où on va donc coprogrammer et donc les ensembles se succèdent dans les deux

Festivals et puis on s’est rajouté un festival en Bourgogne où pour le coup ce qui devient intéressant c’est que là on propose directement trois dates dans la foulée sur ce sur cet espace de de de programmation alors comme ça ça paraît peu en réalité les festivals et alors

C’est peut-être le seul regret que j’ai par rapport à mieux produire mieux diffuser c’est que je crois que les festivals ne sont pas particulièrement ciblés mais que c’est plutôt si ah bon en tout cas nous en DRAC Normandie c’est pas le cas c’est plutôt les labels c’est le réseau labellisé et conventionnel qui

Est ciblé donc les festivals sortent du mieux produit mieux diffusé ce qui est dommage parce que c’est vrai que pour le coup les festivals on est déjà dans un espace-temps beaucoup plus court par rapport à des saisons donc il y a une difficulté de de coopération et souvent

On est alors pas forcément en Bull parce que c’est pas vrai on se connaît tous avec les scènes nationales les scènes conventionnelles dans les festivals et on se parle bien sûr mais ce que je c’est qu’on est dans un espace-temps une bulle un peu à part par rapport au reste

De la saison de Septembre à Juin euh on est sur des unités très très courtes et là pour le coup les festivals sont particulièrement euh des des des structures euh qui sont touchées par les dates sèches on est euh en à part Avignon et à partx en fait on ne fait

Que de la date sèche en festival et vous avez des équipes artistiques qui sillonnent 20 fois la France en long en large et en travers donc c’est vrai qu’on est je trouve particulièrement des structures ciblées par cette question du mieux produire euh et du et du mieux diffuser ce qui est extrêmement

Difficile quand on a 2 semaines de programmation euh en fait et qu’il faut je veux dire mettre les bouchées doubles même sur la coopération et se parler euh voilà euh de manière très très très très très régulière donc voilà c’est cet exemple là moi que je voulais partager

Avec les musicals de Normandie où on a vraiment repensé euh cette question là de la coopération on l’a repensé sur le territoire aussi euh nous on était sur un festival itinérant donc une vingtaine de communes euh alors quelque part on serait déjà en quelque sorte plus

Responsable au sens où on va vers le public euh on se rapproche de lui et on essaie de pas tout centraliser et on essaie déjà enfin voilà on est déjà dans un en tout cas dans un logiciel qui fait que ça diminue normalement la mobilité du public néanmoins c’est pas vraiment

Vrai parce que l’itinérance en réalité fait que le public sillne énormément tout le territoire donc là on a reconcentré en pôles territoriaux euh sur le pays d’uge et ce qui ne nous empêche pas là j’ai parlé de la coopération entre deux festivals de structure identiques qui ont un ADN

Assez proche ce qui facilite aussi la coopération ce qui n’empêche pas en domino inverse de penser aussi la coopération avec les plus petits qui sont inclus dans le pays d’uge où on a fait sauter toutes les clauses d’exclusivité euh qui étaient sur le même territoire du Pays d’e donc ça veut

Dire que c’est vraiment toutes ces échelles là en fait qu’on a inclus dans notre projet là je parle d’une première étape et j’espère bien qu’on va aller encore beaucoup plus loin dans cette dans cette dynamique Sophie Zeller parlait tout à l’heure de la problématique de d’inclure les collectivités territoriales dans ce cas

Précis là donc si j’ai bien compris vous étiez sur deux départements il fallait gérer avec plusieurs collectivités territoriales elles vous ont soutenu dans cette démarche elles ont compris les enjeux écologiques économiques politiques qui étai derrière alors c’est c’est c’est une question qui est très intéressante parce que nous les

Festivals on est aussi beaucoup beaucoup sous le saut du de la question quand même du marketing territorial chaque collectivité a envie de se démarquer et le festival est par essence l’outil du marketing territorial pour une collectivité donc c’était pas forcément simple nous évidemment on a toujours voilà le le le spectre de se

Dire bah quelque part la région la drague pourrait se dire bah écoutez faisons juste un unique gros festival finalement vous coprogramme ensemble euh mutualisons carrément tout en fait fusionnons les orchestres fusionnons tout euh donc non mais enfin c’est une réalité que quand vous commencez à coopérer en fait du coup vous êtes plus

Complètement unique en fait donc tout d’un coup évidemment on voit bien l’élu arriver ave tiens et au fait finalement si on mutualisait vos deux structures on gagnerait un petit peu d’argent aussi et puis il a un peu de marge artistique pour le coup donc on a déployé quand

Même pas mal de pédagogie aussi pour justement faire comprendre qu’il y avait tout à y gagner là-dessus que ce soit sur la transition écologique évidemment la question financière parce que ça va avec aujourd’hui enfin on est nous avec les Musicales de Normandie on est en capacité de chiffrer aujourd’hui les

Gains que nous ont amené cette cette coopération et les gains aussi enfin d’effectif au plateau qu’on a pu avoir dans une période où l’emploi quand même diminue beaucoup au plateau donc ça c’est une c’est c’est c’est quand même une réalité sonante et trébuchante aussi qui qui est un argument aujourd’hui pour

Voilà pour pour rentrer dans cette dans cette dynamique mais néanmoins voilà c’est quand même c’est c’est très très délicat et on y va pas à pas aussi en se disant jus jusqu’où on va pouvoir s’autoriser euh la coopération et jus jusqu’où on garde une identité distinct

Je le rappelle là vraiment sur deux deux festivals qui sont sur un territoire frontalier on a même quelques quelques communes un petit peu en en commun alors je m’adresse à votre carte harviva ce soir harviva va présenter son étude qui s’intittule la coopération comme levier de transformation alors on n pas le

Droit de dévoiler des informations qui sont réservées à ce soir mais peut-être expliquer dans quel contexte voilà cette étude a été menée qu’est-ce qu’elle cherche à voilà montrer la coopération a toujours été le bah le premier sujet en quelque sorte d’arviva enfin l’objet même de toute façon de la création

D’arviva en en en 2020 on avait besoin de se parler sur Cees sujets là donc c’était le déjà le le le l’ADN de l’association on a très vite aussi engagé une concertation qui a réuni un grand nombre de syndicats et de fédérations ici présent aussi pour ces

Journées autour de la table pour une feuille de route 2024 sur laquelle on avance et on tient euh on tient les objectifs donc c’était ça veut dire ça aussi la coopération euh sur différentes économies ça va voilà du snsp au prodice qui sont aussi présents au au au CA

D’arviva et puis ça fait donc un an qu’on a lancé ce projet avec l’Institut européen de l’économie de la fonctionnalité de la coopération eu sur cette étude sur la coopération puisque la coopération tout le monde a ce mot à la bouche néanmoins c’est pas facile à faire très sincèrement et parfois on

Dirait qu’on on va beaucoup plus vite finalement parfois en faisant seul qu’en qu’en coopérant enfin c’est quand même une réalité et donc on on a voulu s’intéresser à tous les freins euh qu’il y a qui sont en place et qui qui empêchent aujourd’hui que ce soit dans

Les mentalités ou dans les manières de faire ou dans les paradigmes aussi de de de financement public ou privé qui qui empêche les structures d’avancer sur la coopération alors volontairement l’UFC a pris un panel de quatre acteurs et actrices qui sont dans des modèles extrêmement différents donc ça va de

Slowest en Gironde euh à la Ressourcerie shock euh en Occitanie euh la coursive tirlieu à Dijon et le festival d’axentprence donc vous voyez qui a pas plus éloigné dans les dans les modèles on a vraiment été c’est une grande diagonale mais c’était ça qui était intéressant c’était de vraiment

D’observer alors par contre le périmètre a été le même à chaque fois imposé pour chaque acteur pour comprendre exactement où est-ce que ça bloquait à chaque fois au-delà des intentions qui étaient qui étaient émise par chacun et et et chacune et donc l’étude alors don je ve pas dévoiler les résultats mais qui

Seront qui va être présenté là ce soir à la Maison du zé déchet à Paris par arriviva à 18h euh c’est voilà c’est intéressé à notamment tous ces freins économique et humain à la coopération et comment un moment on on débloque ses freins mais qui vont entraîner euh dans

Leur dans leur sillage également tout un tout d’autres paradigmes aussi de de de financement pour la culture bon le spectacle VI voilà merci alors marine Bert je vous voyais hocher de la tête sur la question de bien s’entendre de faire réseau parce que c’est voilà le nœud et l’humain hein ça restera

Toujours ça donc vous êtes administratrice du festival corp d’embalade donc qui est un festival en Ardèche milieu rural et a délégué de du quatur de busy donc voilà juge est parti j’ai envie de dire parfois dans cette question de la diffusion et et vous ce que vous quand on a

Échangé sur ce sujet vous m’avez dit mais ça prend un temps fou de créer des réseaux d’animer vous vous en avez animé plusieurs et et c’est pourtant la base de de la confiance qui est à l’origine de la bonne coproduction c’est ça oui on a parlé de de l’humain pour moi la

Coopération et et l’interconnaissance c’est la base hein du travail en coopération et donc venant d’un ensemble et je sais que l’audience il y a beaucoup d’ensemble c’est vrai que j’avais un peu une une vision aussi notamment de la diffusion de dire B quand même j’aimerais bien pouvoir diffuser mes programmes le plus souvent

En série dans une logique géographique oui et puis après quand on s’occupe d’un festival comme on dit ben on voit aussi les contraintes qu’il y a derrière on voit comment c’est compliqué parfois d’arriver à construire une programmation et comment c’est parfois compliqué de coopérer même avec son voisin festival

Et donc comme j’ai toujours beaucoup participé dans les réseaux via la févis mais aussi France festival donc France festival nous a permis en tout cas de pouvoir se connaître et se connaître c’est coopérer et voir ce qu’on pouvait faire ensemble et donc sur le territoire par exemple de l’Ardèche on est quatre

Festivals donc voral labom musique souschante Mozard et cordalade avec quatre directeurs artistiques et puis bah finalement on s’est rencontré et puis on s’est dit bah qu’est-ce qu’on peut faire ensemble aussi comment mieux produire ensemble et et et peut-être coconstruire avant parce qu’en fait on reçoit des dizaines de propositions et

Je comprends que tous les ensembles envoient chacun leur programme qu’ veulent faire diviser mais je pense pour que ça fon fonctionne avec nos directeurs artistiques il faut aussi queil y ait une une envie une empreinte et une coconstruction donc maintenant on arrive par exemple à un programme à l’accueillir dans les quatre festival

Mais on arrive aussi à initier des programmes en commun donc ça c’est important et quand on parlait des séries aussi pour les festival je trouve que c’est on parle beaucoup de date sèche mais les séries elles peuvent être envisagées au niveau national c’est-à-dire tout simplement passer de

Tris qu dates de diffusion à 10 voire 15 voire 20 ça peut être aussi intéressant pour les ensembles puisque on est aussi dans une diffusion responsable c’est-à-dire on investit beaucoup sur la création d’un nouveau programme mais on va le diffuser beaucoup plus le même en tout cas oui même si c’est pas sous

Forme de tournée avec des dates qui se suè exactement parce que ça peut être les réseaux et ça on en avait parlé aussi les réseaux via France festival ou via d’autres types d’organisation ça peut être des réseaux soit géographiques mais aussi thématiqu j’ai aussi beaucoup travaillé sur un réseau autour des coitures à

Cordes où on pouvait imaginer de travailler entre 10 différentes typologies d’acteurs et donc c’est pour ça que ça m’intéresse aussi la coopération comme disait Céline entre différents acteurs c’est-à-dire travailler avec entre une académie un concours de coiture à corde un festival des coiturors voilà et là aussi il y a des coopérations entre

Différents acteurs de différentes typologie donc c’est aussi des pistes intéressantes dans la diffusion responsable euh voilà parce que il faut pas se limiter parfois à des voilà des objectifs uniquement de de comment dire de de de travailler avec son collègue voisin si ça peut ne pas se faire quoi

Mais alors cette confiance cette animation de réseau c’est oui c’est un temps fou c’est un temps qui n’est pas du tout valorisé pour aujourd’hui c’est fou voilà et donc c’est c’est un peu ce que je disais c’est sur ce ce plan mieux diffuser mieux produire pour les

Festivals en tout cas ça serait de de pouvoir avoir ces temps de coopération donc d’aider les réseaux vraiment qui peuvent être justement pour nous des ben on est ici à New Deal organiser comme ça une opération où on se rencontre entre professionnels c’est ce qui va créer les futures coopération déjà hein

Euh après le au niveau des festivals pouvoir sortir un peu euh en tout cas nous de notre quotidien de programmation en rencontrant les équipes mais je dirais plutôt que d’avoir des propositions déjà écrite en les coconstruisant aussi ça c’est très important d’une implication des directions de festival dedans

Et puis avec les collectivités locales un des freins aussi que j’avais noté parce qu’on parle des freins des collectivités locales c’est aussi un des freins c’était la presse par exemple la presse va penser qu’on fait la même chose dans tous nos festivals alors comment arriver à faire comprendre que

C’est bien d’accueillir le même projet mais oui mais alors moi si si j’accueille le même projet que toi ben on va dire que je fais la même chose que toi donc qu’est- quelle est la singularité de mon festival donc comment aussi pouvoir changer notre rapport au médiia aussi

Ce dommage c’est qu’il y a une autre table ronde en même temps que c’est on pourrait se dédoubler voilà donc donc là aussi c’est un enjeu on a parlé des exclusivités donc leverz les exclusivités oui voilà mais il y a pas que ça il y a aussi des enjeux sur la

Presse il y a aussi des enjeux avec nos élus donc on l’a vu c’est quoi mon festival sur mon territoire entre guillemets hein euh on a un groupe de travail très intéressant à France festival sur les festivals en ruralité aussi euh en ruralité on n’ pas les mêmes problématiques euh donc sur des

Festivals citadins qui vont être voilà donc je trouve que poser le niveau aussi sur une thématique qui n’est pas une thématique là de de d’esthétique hein festival baroc festival de musique contemporaine mais là on est sur le festival en ruralité comment coopérer quel comment euh mieux produire parce

Que je je je vous fais pas l’état des lieux des festivals suite à 2023 mais euh il y a clairement sur l’étude qui a été faite suite au festival de l’été 2023 par France France festival une un retour sur le fait que la principale difficulté qui va être

Envisagé qui est là c’est le déficit des festivals au niveau financier et des projections sur 2024 avec une baisse hein de la capacité artistique hein de d’achat et de diffusion et donc le le mieux produire mieux diffusé il faut pas qu’il vienne pour combler ça il faut

Qu’il vienne pour abonder hein et et comment abonder ça alors que déjà il y a une difficulté et que il y a cet objectif de mieux diffuser mais aussi toute la feuille de route sur la transition écologique qui est essentielle donc on a parlé d’arviva sachez que tous les festivals ont été

Sollicités pour faire de la formation arviva et moi-même je la fais bientôt et le la transition écologique est est intégrée dans nos démarches mais tout ça c’est du temps plus et et malgré tout on s’y engage tous au niveau des réseaux et et ça c’est très important donc donc

Voilà donc voilà un peu les thématiques au niveau des festivals et comment les réseaux peuvent nous aider à mieux coopérer donc ça c’est clairement le cas euh sur New Deal en tout cas qui est pour nous aussi un des rendez-vous importants dans l’année hein je tiens à

Le signaler euh ou il y en a enfin jeux dire il y en a pas tant que ça c’est pas du tout une critique mais finalement ça les les TR qu rendez-vous qu’est-ce qu’on accord majeur éventuellement classic all next pour ceux qui pour ceux qui se voient au niveau européen

Exactement donc voilà donc nous on se voit toute l’année à France festival du coup par les groupes thématiques par les groupes soit géographique donc puisqueon on monte par exemple une antenne au vernron ALP de tous les festivals de France festival donc là on n pas une antenne rurale on n’est pas une antenne

Thématique Quitor mais ça va être comment dans une région on se parle on se se connaît et c’est ce qui fait les petites graines de la future coopération mais ça c’est encore les ensembles les petites structures qui porte ce temps là et voilà c’est on le porte en plus de notre travail exactement

Donc voilà après c’est il faut être convaincu de aussi de de ce que ça peut apporter dans la qualité du travail on a parlé de l’épuisement des équipes mais j’ai plus de voix mais c’est pas lié à ça mais l’idée c’est de dire la coopération elleppte aussi après sur la

Solitude don don dans Sophie Zeller poait le le la réalité des dans les voilà dans les structures les administrateurs sont souvent un peu seuls donc exactement ça apporte aussi de du partage d’expérience moi j’ai une expérience aussi au niveau du quiur par exemple je suis membre d’un club d’entrepreneurs les entrepreneurs se

Réunissent très régulièrement etchangent et par exemple dans notre club d’entrepreneurs de de à Lyon on a l’apéro bonne nouvelle du vendredi soir et ben tous les vendredi soir soir on sait qu’il y a un temps d’échange entre entrepreneurs sur éventuellement nos difficultés qu’on peut eu avoir eu dans

Dans la semaine ou les questions qu’on aoser ou les bonnes nouvelles qu’on a eu C petites choses mais voilà je trouve que c’est important dans nos pratiques aussi de de savoir qu’on a des temps pour pour se voir alors Mathilde salise c’est à vous que on va faire circuler le

Micro coordinatrice de projet européen pour le périscope alors vous allez nous parler du périscope coordinatrice de projet foodprint better life et landscape alors le périscope c’est une SMAC située en dans la métropole lyonnaise qui s’est forgé autour de la question de la la transition écologique c’était vraiment un axe fort du projet

Depuis plusieurs années et donc voilà vous êtes pour ceux ici qui sont plutôt voilà issus de la musique de patrimoine et création peut-être un regard un petit peu extérieur pour voir comment ça se passe chez nos voisins et aussi parce que donc vous vous nous parlerez un peu

Des des différents projets que vous avez mis en place et pour arriver donc aujourd’hui à better live et peut-être à landscape mais ce que je voulais aussi vous que vous nous partagiez c’est c’est ce regard un peu européen parce qu’on a beaucoup parlé voilà du réseau français

Mais dès qu’on sort un peu comment voilà quelle difficulté on rencontre dès qu’on essaie de de de de créer des tournées européennes vous vous avez expérimenté ça avec des jeunes artistes des artistes émergents ce qui peut être aussi une fragilité ou une force tout à fait je vais juste un petit peu

Introduire ce que ce qui’est le périscope parce que je pense que c’est ass important pour comprendre un peu les projets qu’on porte et de là où on parle aussi donc le périscope c’est une une smack donc une scène de musique actuelle juste à côté de la gare Perrache donc en

Plein cœur de Lyon qui a une capacité de 250 personnes et on fait majoritairement du jazz et de la musique improvisée donc vous voyez que c’est quand même un peu un c’est un peu une musique de niche et euh et donc voilà je parle vraiment de

Cet endroit-là et tout ce que je vais raconter ensuite sont vraiment assez spécifique en fait à ce secteur c’est pour ça que c’est peut-être pas mal de dire qu’on prend un peu un pas de côté avec mon intervention et effectivement on a on a on a des projets européens

Aujourd’hui qu’on a commencé il y a quelques années maintenant et qui se cristallise vraiment autour de de des questions écologiques donc on réfléchit à à comment atteindre deux objectifs qui sont majoritaires dans notre travail aujourd’hui qui sont à la fois de soutenir euh la circulation des artistes à échelle européenne tout en réduisant

Leur Impa carbone donc ça peut paraître complètement contradictoire mais on a fait un un travail ces dernières années pour réussir à à voilà à voir comment on peut arriver à concilier les deux et je pense que les les interventions qui ont été faites juste avant moi euh parlent

Pas mal de de de ce qu’on fait nous aussi enfin on est amené à à des conclusions assez similaires et pour revenir au au problématique donc de tourner à échelle européenne pour péréniser une carrière aujourd’hui de d’artiste dans le jazz et les musiques improvisé il il est indispensable en

Fait de tourner en Europe et et dans différents pays sinon c’est très compliqué de péréniser une carrière et donc comment faire ça euh en en réduisant l’impact carbone et donc on a fait ce projet footprint qui arrive à sa fin là à la fin de l’année et on a créé une dizaine

De tournées avec des artistes émergents euh donc la complexité de faire tourner un artiste émergent de jazz et musique improvisé dans un pays dans lequel il est pas du tout connu euh ça pose un peu des questions et on a essayé de le faire vraiment en se basant sur nos sur nos

Sur nos partenaires en fait en fait en Europe et on s’est vu rendu compte en fait que bah il y avait un vrai problème de coopération au niveau local et au niveau territorial parce que on avait beaucoup l’habitude de collaborer avec ces partenaires là donc en Pologne en en

Autriche aux Pays-Bas et cetera en Norvège mais en fait quand il s’agissait de d’aider une tournée vraiment sur un territoire local avec du coup des partenaires territoriaux locaux et ben là ça devenait beaucoup plus compliqué euh donc voilà on a des exemples qu’ très bien marché d’autres moins bien

Mais c’est toujours la la question hyper sensible de comment on coopère en fait et pas que avec des gens qui ont exactement les mêmes esthétiques et les mêmes prismes que nous mais aussi comment voilà on arrive à à à coopérer et trouver des consensus en fait pour

Pour réussir à à coopérer sur un niveau local quoi ce qui a bloqué c’est le fait que ce soit des artistes émergents et donc que les partenaires en Autriche ne connaissent pas et voilà soi un peu frileux à accueillir ce projet ou est-ce que c’est que chacun un peu sa culture

Et c’est difficile de de se retrouver de se réunir parce qu’on voilà euh on parlait beaucoup de la la l’importance des réseaux euh alors je pense que ce qui a bloqué et enfin là je je je je mets un un petit point sur ce qui a pas marché

Mais je veux quand même dire qu’il y a des très bons exemples sur notre projet mais oui ce qu’ a ce qu’ a pas fonctionner euh bah globalement je pense que effectivement les le fait que les artistes soient émergant ça n’aide pas du tout et le projet de base c’était

Ambitieux aussi c’était de faire des donc une tournée en continu d’une de 10 dates en fait donc trouver 10 dates en continu et en fait même avec un artiste bien installé ça peut être compliqué donc oui forcément avec un artiste émergent c’est ça ça ça n’aide

Pas et il y a aussi l’ego des programmateurs qui qui qui rentre en compte euh oui on en a pas parlé de l’ego des programmateurs mais tout le monde l’a en tête oui c’est bien enfin voilà du coup c’est aussi essayer de bah de faire de la pédagogie de montrer pourquoi en fait

C’est important de de de collaborer de travailler ensemble et et ça prend du temps mais on voit que les choses commencent un peu à bouger est-ce que vous avez déjà eu des des retours là sur euh sur le projet sur moi je sur fooodprint sur battleive là alors euh pour sur le sur

Le projet fooodprintce en parallèle de de l’expérimentation de cette tournée vraiment concrète sur le terrain on a créé une étude de neuf lieux et festival donc une un calcul carbone de neuf lieux et festival qu’on a fait avec AGC qui est le l’association nationale

De jazz en France et ça nous a permis de bah de de voir vraiment les les aspects où il fallait travailler les recommandations des préconisations et cetera euh pour euh pour avancer évoluer et c’est ce qui a donné notre projet qu’on qu’on mène là actuellement betterl

Donc c’est les résultats on les a un petit peu on a calculé les les le calcul carbone de chaque tournée euh dans footprints on a calculé les calculs carbon de festival et et lieux en France et en Europe donc on a plein donné on a de l’expérience parce qu’on a on a mené

Ces projets et on sait les les les endroits où il faut faire attention il faut travailler d’autant plus et avec tout ça on a créé un nouveau projet donc bet live et qui en gros est la conclusion enfin pas la conclusion parce que la transition de de tout ce qu’on a

Appris avant et qui qui qui concrétise en fait un peu tout ce que tout ce que euh les intervenantes ont dit avant moi la coopération le fait que il faut travailler plus sur du temps long sur le travail en série en sur un territoire et en fait là nous ce qu’on va essayer

D’expérimenter ça va commencer dans quelques mois c’est de faire des tournées avec toujours des artistes étrangers évidemment mais dans neuf territoires en Europe donc avec nos 10 autres partenaires européens euh et de faire en sorte que quand un A artiste arrive sur un territoire il reste le plus longtemps possible grâce à vraiment

Un réseau d’acteurs une sorte de hub que nos par partenaires auront créé en amont et et voir comment comment ça peut fonctionner comme ça pour que l’artiste quand il arrive en fait son travail soit déjà facilité et il puisse avoir l’opportunité d’aller bah voilà de multiplier à la fois des concerts mais

Aussi potentiellement des ateliers des masterclass des conférences enfin voilà c’est pas que des concerts non plus euh et euh et et de tirer tout ce qu’on peut en fait de la venue mais même pour l’artiste lui-même que ce soit pour le public pour le le le lieu qui l’acueille

Mais aussi pour pour l’artiste lui-même et le public merci alors vous êtes peut-être la plus concrète la réponse la plus concrète et le alors connu je pense depuis quelques semaines des gens qui sont dans cette salle euh donc Anne Cécile cbé vous êtes secrétaire général de de l’ONDA l’Office

National de diffusion artistique alors l’ONDA voilà a lancé une plateforme coprod qui est vraiment euh voilà la Une des réponse à tout ce qu’on s’est dit là et c’est encore très frais puisque ça a été testé cet été à Avignon donc voilà quelles sont les premières analyses

Peut-être bon l’objet de de l’outil je pense qu’on l’ a bien compris mais comment voilà si vous voulez nous faire une petite oui présentation je pense qu’on est tous en fait tout très concrète juste à des des échelons différents dans l’écosystème et dans cet écosystème spectacle vivant l’ONDA c’est

À la fois un outil support et et un poisson pilote et je vais je vais inscrire coproc dans plus largement les orientations de l’Honda et en fait ça va croiser beaucoup de choses que vous avez dites chacune et ça va permettre de voir bah que l’Honda en fait est met en place

Des aides qui vont permettre à ce besoin de coopération de décélération de série et que coprog est un outil qui permet aux programmateurs ris de travailler ensemble donc dans l’ONDA travaille actuellement sur de nouvelles orientations qui ont qui ont été initiées par Marie pierbau qui en est la directrice depuis septembre dernier et

Que nous déployons autour de l’idée de contribuer à un nouvel élan dans un contexte en transition en se disant que le souhait c’est de passer de la peur de perdre au désir d’agir quand on regarde cette question de la transition écologique d’une diffusion plus responsable elle elle est reliée à la notion de

Coopération plus juste et plus équilibrée et et juste pour dire en préambule qu’en fait le prisme de travail de l’ONDA c’est à la fois de regarder comment on travaille à différentes échelles comment on entrelace le local le régional le national et l’international et comment on prend en compte les enjeux

Écologiques dans une compréhension des enjeux mondiaux et transnationaux et que les que les questions qui se posent pour les équipes artistiques ne sont pas les mêmes selon que l’on est situé dans un contexte rural en France dans une grande métropole française ou européenne ou dans un pays du Sud global et qu’en tout

Cas notre endroit c’est trouver des formes d’articulation qui permettent de prendre en compte ces différentes spécificités et on souhaite s’appuyer aussi sur les pensées les expériences d’autres secteurs notamment les S SCI sociales les sciences humaines et et la science et en activant l’intelligence collective et la coconstruction alors on

Travaille actuellement sur trois axes prioritaires qui recoupent voilà des notions que que chacune ont évoqué favoriser les coopérations encourager l’innovation et équilibrer les visibilités sur chacun de ces axes en fait il y a une dimension qui contribue à une diffusion plus responsable donc sur le volet coopération les nouvelles

Aides de l’ONDA vont être conditionnés à au fait qu’ a trois partenaires de coopération donc ça veut dire que les lieux ou festival pour bénéficier d’une aide de l’ONDA devront être au moins trois à accueillir un même spectacle deux dans le cadre de festival d’été ou pour les partenaires lieux et

Festival basé en Corse et on espère que cette cette condition sera évidemment incitative et cette condition peut être levée dans le cas de série ou de présence longue d’artistes par ailleurs on anime régulièrement des ateliers de montage de tournée des rencontres en ligne qui permettent aux programmateurs risqu d’échanger sur leur

Projets et on souhaite favoriser ça rejoint un peu ce que vous disiez la coopération entre structure de taille et de nature différent et on ouvre les aides de l’Honda aussi à des lieux alors pour l’instant la thminologie qu’on emploie n’est pas très heureuse mais atypique à savoir des bibliothèques des

Épad des tierslieux et cetera donc ça veut dire que il y a l’idée aussi de de de de mettre en en en réseau des des des acteurs ris avec des des typologies et des et des modalités de projet très différent et un des outils de cette coopération c’est la plateforme coprog

Que je vous ferai visiter ensuite sur le volet innovation euh nous souhaitons à travers nos aides accompagner le développement des projets d’innovation sociale à la fois pour répondre au besoins de ralentissement et au besoins d’ancrage des équipes artistiques donc ça veut dire qu’il y aura des nouveaux dispositifs d’aide qui vont être lancé

Début 2024 qui vont soutenir des projets dit territoire des projets insitu des projets participatif et nous allons également apporter des aides financières aux résidences de diffusion donc ça veut dire qu’on est en train de redéfinir la notion de diffusion comme étant plus ouverte ça croise mieux produire mieux diffuser c’est-à-dire que la diffusion

Est envisagée comme tout type d’action en présence du public que ça soit de la médiation de la coconstruction des présentations publiques euh et sur le dernier volet de nos priorités équilibre des visibilités nous souhaitons contribuer à la diversité des esthétiques et des cultures représentées notamment les musiques de création qui sont définies

Comme étant une forme prioritaire et nous encouragerons les diffusion avec des séries pour les artistes entrant dans le métier et la définition d’un artiste entrant dans le métier c’est un artiste qui a qui a fait moins de trois créations euh et on prend en compte la la notion d’équité de solidarité en

Soutenant un plus grand auteur la diffusion des artistes ultramarins artistes du Sud global et de l’Est de l’Europe notamment concernant l’outil coproc donc c’est c’est un outil qui permet au programmateuris de partager à la fois des intentions de programmation ou des programmations confirmées coprog est né l’année dernière au Forum européen qui

Qui a eu lieu au Maillon à Strasbourg qui s’appelait wetand ou atterrir et en fait dans ce dans le cas de ce forum il y avait 10 ateliers et l’un des dans l’un des ateliers euh a été formulé le besoin d’avoir un outil euh pour faciliter ce travail de coopération

Sachant que souvent bah il repose en fait sur les compagnies les administrateurs ris de compagnie chargés de production qui coordonnent les tournées et euh et les les les programmateur ris peuvent être de bonne volonté mais manque manque parfois de temps il y a différents obstacles ENF

J’imagine que on verra on en SAA un peu plus ce soir sur les sur les freins en tout cas se dessinit la nécessité d’avoir une une plateforme pour faire cette mise en commun donc les les les objectifs de coprog en quelques mots c’est une plateforme qui a été conçu

Comme un commun gratuit elle est Open Source le logiciel est aussi disponible si quelqu’un souhaitait à un moment développer son propre outil c’est possible l’objectif donc c’est de permettre au programmateurs risque de partager d’ ifier des projets convergents pour réaliser des tournées géographiquement et temporellement cohérentes dans le but de limiter

L’empreinte écologique du spectacle vivant quand on s’inscrit à coprog on on accepte et on souscrit au aux enjeux et valeurs de coproc donc qui soit qui sont à la fois la la réduction contribuer à à maintenir l’augmentation de la température mondiale en dessous de plus 2°gr de considérer qu’en tant que

Secteur culturel on a un rôle à jouer et que ça doit se faire dans un cadre collectif et cetera et cetera donc vous pouvez trouver le le manifeste en ligne sur le site de coprog euh je vais vous montrer à quoi ressemble cet outil simplement vous dire que dans le cadre

De son développement donc il a été développé par Herman Lugan qui était un des modérateurs initiateurs de de cet atelier à Strasbourg et avec une équipe à la fois en Suisse au Luxembourg et en France et donc pour pour développer cet outil il y a eu de nombreuses de

Nombreux rendez-vous de consultation et tous les programmateuris sont émis le souhait que l’outil soit simple d’utilisation donc c’est pas un formulaire avec énormément de champs à remplir mais c’est plutôt un formulaire avec un champ sur d’information sur chaque spectacle et chacun met les informations qu’il ou elle souhaite ça

Peut être simplement un lien vers un site web ça peut être quelques phrases de description donc en tout cas vous verrez que que l’outil est très très simple c’est pas le catalogue du Off Avignon donc ça c’est la page d’accueil je vais passer rapidement parce qu’elle est elle est vraiment accessible pour

Toutes et toutes quand on s’inscrit un un des une des premières questions qui vous est posé ou qui est posé au programmateur is c’est est-ce que vous souhaitez une transparence simple c’est-à-dire que les projets que vous allez partager vont être partagés simplement dans un rayon de 200 km ou

Une transparence ouverte ça veut dire que tout utilisateur utilisatrice de la plateforme a accès au projets qui vont être proposés euh je voudrais dire que coprog c’est une plateforme autogérée donc ça veut dire qu’il y a pas de modération à l’intérieur de la plateforme il y a pas ni d’incitation ni

De relance ni de de spectacle qui serait proposé par londin par exemple notre rôle c’est simplement au moment de au moment de l’inscription de vérifier que les nouveaux membres qui souhaitent s’inscrire occupe une fonction de programmation dans la structure qu’il ou elle ont indiqué donc c’est la seule

Vérification qu’on fait et à partir de là la vie dans la plateforme a sa propre dynamique euh donc là à ce jour il y a 192 c’est une capture d’écran de ce matin donc il y a 192 qui ont été partagés et 428 programmateurs risque

Qui sont inscrits il y a une durée de vie de chaque projet non pas pour l’instant d’accord jusqu’à ce qu’il soit évidemment diffusé ensuite donc là vous voyez un peu à quoi ça ressemble donc on a une juste une petite incitation qui est quand on découvre coprog on vous on

Incite les les utilisateurs ris à partager trois projets suivre de projets et inviter trois collègues donc c’est une petite une petite incitation et cette bulle apparaît tant que vous avez pas accompli vos tâches donc c’est un peu le le le seul petit ouais le seule petite incitation et ensuite on voit bah

Les projets qui ont été présentés on peut les visualiser sur une carte là on voit tous les projets qui ont été présentés à la fois en France et et dans les pays limitrophes et on peut ensuite pour un projet donné voir quels seraient les possibilités de tourné et se et je

Reviens et et et et peut-être réorganiser ses tourné pour qu’elle soit effectivement plus cohérente et ensuite pour c’est possible de d’avoir des filtres donc par exemple c’était une capture d’écran à l’époque il y avait 52 projets donc vous pouvez faire des choix de projet par discipline artistique par

Type de public par date donc ça veut dire période de disponibilité qui vous intéresse et la distance la distance par rapport à votre lieu ou festival et ensuite quand on quand on soumet un projet quand on propose un projet on peut indiquer soit des dates en option soit des périodes soit des dates

Confirmées et petit à petit c’est possible évidemment de mettre à jour et par exemple on voit que ce projet a une hypothèse de tournée et que cette tournée n’est définitivement pas rationnelle donc la possibilité qui s’offre aussi avec coprooc c’est un moment de pouvoir invité d’extraire les les contacts des différents lieux qui

Ont qui sont manifesté qui ont manifesté leur intérêt pour ce projet d’extraire les adresses email et de proposer par exemple un zoom en disant bah appelons-nous pour organiser notre tournée de façon un peu plus rationnel euh juste par rapport au calendrier donc pour l’instant on a lancé coprog dans

Les pays partenaires et limitrophes donc la France la Belgique l’Allemagne le Luxembourg et la la Suisse l’objectif c’est de passer à une échelle plus large on est dans une phase d’observation de l’utilisation de coprog ça pose aussi tout un tas de questions nouvelles pour nous à l’ONDA parce qu’à

La fois il y a des lieux très divers qui s’inscrivent la semaine prochaine on fait une présentation pour un réseau de bibliothèque il y a des tiers lieu et donc on a une connaissance de ces lieux en France mais quand on doit modérer l’entrée pour des partenaires en

Belgique en Allemagne au Luxembourg en Suisse on a une connaissance mais beaucoup plus parcellaire et donc va se poser la question aussi dans dans une phase de déploiement à l’échelle comment on va opérer cette fonction de modération mais en tout cas là on a déposé un projet alternative verte pour

Poursuivre donc on appelle cette version la version alpha qui a été vraiment développée dans un temps record et l’objectif c’est de pouvoir développer une version beta en en à la fois apportant des améli ition de fonctionnalité et puis aussi en passant à une échelle géographique plus large et

En ouvrant aussi au secteur des musiques actuelles pour l’instant combien il y a de programmateurs qui qui se sont inscrits un peu plus de 400 un peu plus de 400 et l’objectif on serait heureuse à 1500 je dira donc il faut faire c’est ça et juste pour dire en conclusion donc

Les spécificité de coproc c’est à la fois que ça permet de travailler à des échelles très différentes donc vous pouvez travailler à une échelle très territoriale dans un rayon de 50 100 200 km pour des projets qui viennent de de géographie peu éloigné où on peut travailler une échelle transnationale

Par exemple pour un festival ou un ou un lieu un théâtre qui accueillerait une compagnie venant d’Amérique du Sud et là de se dire bah il faut évidemment coordonner les tournées dans une dans un cadre transnational ça permet aussi une mise en relation de partenaires varié et la simplification la simplicité

D’utilisation a été a été remonté par les partenaires juste une petite question qui pique ma curiosité je sais que vous avez travaillé à Oslo il a quelques années est-ce que les autres pays européens je pense aux pays du Nord Greta thberg et tout ils sont un peu

Plus avancés que nous tout non non non non la coopération est est moins avancée et après il y a les obstacles liés à la topographie c’est-à-dire que vous prenez en fait le sud de la Norvège jusqu’au nord et vous retournez ça va jusqu’à Naple donc c’est il y a pas beaucoup de

Train donc mais mais en tout cas oui on est plutôt bien placé ave on est plutôt bien placé parce qu’on a un maillage incroyable sur le continent comme disent les Nordiques d’accord et je vais juste terminer pour dire qu’il y a une évaluation de coproc qui démarre avec

Une équipe de chercheuses et qui vont observer ce qui se passe parce qu’évidemment on a énormément d’interrogations quel type de projets seront présentés est-ce que coproc va contribuer à plus de diversité ou au contraire à une concentration euh quels sont les typologies de projet quels sont les partenaires qui sont les plus actifs

Donc il y a une équipe de chercheuses qui démarre en ce moment avec et après vous changerez votre algorithme pour l’instant il y a pas d’algorithme donc peut-être qu’on mettra un algorithme après merci beaucoup je vais laisser la parole aux questions dans le public dépêchez-vous on a qu’un quart

D’heure euh pour ceux qui sont directement impactés ne serait-ce par cet outil est-ce qu’à priori ça ça vous tente d’y aller est-ce que qu’est-ce que serait par exemple des freins particuliers ou ou des questionnements à priori profitez-en je pense que bonjour bon je suis Jean Candel je suis co-directrice du Théâtre de

L’Aquarium et de la vie brève j’ai une question concernant le quand vous imaginez des tournées très rapprochées dans des territoires donc une collaboration entre différents lieux nous c’est une chose qu’on avait déjà essayé de d’imaginer en compagnie mais il y avait un énorme frein qui venait de nous-même des équipes en fait qui

Voulaient rentrer chez eux pour voir leurs enfants pour voir leur famille et donc voilà qu’est-ce que que faisonsnous ils ont des enfants au coiur de busy l’ensemble jamais marché en fait que des artistes qui n’ont pas de contraintte personnelle mais ça ce genre d’exemple me parle parce que par exemple quand je

Disais on a ESP passé de 4 à 5 ans nos tournées hors Europe on se retrouve l’année dernière on a fait une tournée d’un mois aux États-Unis donc du coup un mois nonstop de concert mastercass académie comme ça et là tout d’un coup bah les artistest dit ah non mais un

Mois c’est pas possible en fait euh il faut qu’on revienne chez nous enfin ça a été on a perdu certains artistes qui du coup nous ont dit bah non c’est ce sera pas envisageable pour nous on en a eu des courageux pour le coup qui étaient

Même en couple et qui ont laissé leurs enfants pendant un mois mais voilà enfin ça ça repose en permanence la question de de de de l’humain en fait derrière parce que on ne travaille qu’avec des humains en fait dans dans notre secteur qui voilà qui on des des réelles

Contraintte et quand je parlais aussi des mobilités douces euh enfin al mobilité douce ou mobilité moins carboné comme le train aujourd’hui c’est quand même un coût humain un coût financier aussi au passage je tiens à dire que on est encore loin de partager la responsabilité ensemble de se dire que

Le train coûte deux à trois fois plus cher que l’avion moi pour le moment en tout cas en tant qu’ensemble j’ai toujours supporté à moi seul l’entièreté des coûts que que supporte enfin que qu’impliquait le train ah jamais pour le coup alors non mais un moment quand je suis passée du

Coup côté diffusion je dis ça c’est intéressant parce que je vais avoir le même réflexe et c’est vrai que bah tout de suite on voit sa trame de but budget on a tout de suite envie de se dire ah bah non c’est la responsabilité de

L’autre s’il a envie de de de venir en train on a travaillé par exemple avec un quiuur qu’on a fait venir de de de Berlin j’ai immédiatement intégré les coûts que ça allait impliquer de voyager en train avec le parli Paris-Berlin qu’on attend tous pour le mois de

Décembre en train de nuit mais à l’époque il était pas encore il était pas encore là et et pour le coup j’ai pris comme étant de ma responsabilité que de leur trouver un autre festival pour le coup en Occitanie pour se dire que s’il venait c’était à minima pour

Quatre concerts au final puisqu on ont fait deux dans le festival et deux chez nous on a allongé aussi les temps de programmation avec des des proposition jeune public et grand public donc du coup ça me permet de faire rester aussi les artistes de à 3 jours dans le

Festival mais voilà j’ai j’ai enfin je me suis surtout ne ne tombe pas dans ce que toi-même tu voyais chez les autres enfin dans dans dans dans dans dans les lieux d’ diffusion où souvent on était il y avait pas de de dialogue à ce niveau-là on est allé à Madrid en train

Il n’a pas été question une seule seconde que l’augmentation des coûts qui était aux alentours de 5000 € si on veut prendre le train concrètement par qu’on parle concrètement soit partagé entre le diffuseur et le et l’ensemble pareil sur des grandes philharmonies européennes donc aujourd’hui cette cette cette

Question là elle est elle est prignante quand on sait que il n’y a pas d’indemnité ou de rémunération pour les intermittents qui font ce choix-là nous on a contourner la question en en en apportant des réponses sociales et sociétales euh par exemple le train bah de enfin de jours de train quand même

Finalement pour aller pour aller à Madrid on a choisi de de proposer toute une dimension bah plus convivial et de mieux être on a organisé un ciosque de presse ils avaient une boisson chaude offerte au bar on avait voilà des jeux des on avait acheté pas mal de petites spécialités gastronomiques aussi pour

Faire passer en quelque sorte ce temps-là et faire en sorte que ce soit enviable en fait tout simplement de de de de partir et que ce soit aussi une expérience humaine finalement sympathique on a eu beaucoup de chance parce que du coup il y a eu beaucoup de

Retard à l’aéroport pour ceux qui avaient choisi quand même de prendre il y en a quelques-uns qui sont partis en avion je n’ai pas fait de fausse alertte à la bombe pour pour les dégoûter de l’avion mais en l’occurrence on a eu beaucoup de chance au final donc le le

Train s’est retrouvé à être très envié par rapport à ceux qui avaient finalement perdu leur journée à l’aéroport dans un endroit nettement moins sympathique mais tout ça voilà ça ça pose la question je pense qu’ enfin on est en plus dans un contexte où quand même on parle enfin sur le débat sur

L’intermittence de de de de d’augmenter le nombre d’heur qu’on demande aux intermittents aujourd’hui dans l’intermittence rappelons quand même que tous les trajets ne sont pas indemnisés ou rémunérés pour tous les artistes qui font des choix d’autant plus fort qui choisissent de se déplacer en train d’être loin de leur famille de leurs

Amis donc ça c’est quand même vraiment des voilà des questions aussi qu’il faut poser dans la diffusion responsable et pour peu qu’il soit contrebassiste et qu’il puissent pas prendre le train ah bah oui al ne parlons même pas du sujet SNCF parce que François Ribac rappelait que nos journées viiva on transportait

Des éléphants en train donc aujourd’hui ça paraît assez surréaliste que avec la SNCF on narrive pas à à transporter une contrebasse parurs voilà par ailleursar voilà très bien voilà voilà tous les réseaux ferroviaires il arrivent très bien en Europe mais il il y a qu’en France on

Blo depuis 2 ans sur cette question surréaliste mais voilà tout ça c’est bonjour elsamope pour l’ensemble ptix en région Centre moi j’ai une question par rapport à la question de la mutualisation qui est revenue très souvent et du temps que ça prend en tout cas des nouvelles manières de trava

De faire est-ce que vous pensez pas ça c’est vraiment une une question que cette mutualisation cette coopération nécessite aussi de nouveaux métiers d’accompagnement aussi puisque finalement en mutualisant en coopérant on crée de nouveaux besoins de nouveaux usages et si oui quels seraient les métiers on va dire que vous pourriez

Imaginer ou qu’on pourrait imaginer par rapport à à à ce voilà cette ce changement de paradigme oui alors je sais pas si je vais pouvoir répondre exact exement mais en tout cas sur les nouveaux métiers on a parlé de la formation aussi et ça je trouve que c’est très important dans dans nos

Métiers d’être tout le temps en formation et en veille sur justement les nouvelles façons de travailler et et quand j’ai parlé du club d’entrepreneurs aussi je trouve que c’est dans la coopération intéressant aussi de de de de penser au lieux culturels qui travaill avec d’autres lieux qui sont pas forcément culturels

D’ailleurs donc moi dans j’ai pas j’aurais pas une réponse type sur un nouveau métier c’est juste de dire que on est en constante évolution qu’on se forme donc régulièrement et ça les réseaux aussi et les fédérations ont un rôle dans les formations qui sont pas suffisamment mobilisé je rappelle que

Nos crédits formation par nos OPCO ne sont pas utilisés généralement parce qu’on prend pas le temps de se former parce qu’on dit qu’on a pas le temps et en fait on n’utilise pas nos crédit formation donc ça c’est très important euh voilà je je dirais je réponds pas

Précisément à la question en dehors du fait que finalement dans nos pratiques quotidiennes je trouve ce qui change et je je rebondis moi sur la la plateforme coprog ce qui manquerait c’est just à nouveau c’est la rencontre humaine en fait par rapport à ça c’est comment de

Cette plateforme on peut créer des des rencontres et voilà c’est c’est justement comment on peut arriver à coopérer mais en terme d’une plateforme très bien mais comment justement se donner le temps et je trouve que la vision notamment aussi a apporté aussi beaucoup de de possibilités de coopérer différemment euh chose qu’on faisait

Moins peut-être avant ça n’empêche pas la rendcomte physique je suis contente qu’on se rendcomte tous aujourd’hui mais en tout cas ça peut peut-être initié aussi parfois combien de fois je rencontre des gens disant ah mais on s’est déjà vu au moins trois fois en visio mais là on se voit waouh en 360

Donc voilà j’aurais juste une question là-dessus aussi s’il y a une dimension euh oui oui pardon j’ai peut-être pas été assez clair là-dessus en fait la la l’approche à l’ONDA c’est vraiment de dire on entrelasse des dispositifs et des outils et l’ADN de l’ONDA c’est notamment la mise en lien et notre

Secteur et fait d’interrelation et et d’entrelacement de ces relations donc et et cé intéressant il y a de jours j’ai eu un rendez-vous téléphonique avec un réseau qui avait tenté de mettre en place une plateforme où il y a 300 projets partagés et en fait il y a eu de

Résultat tourné il disait benah l’année d’après on a on a mis tout sur l’humain et il y a eu 30 projets qui ont commencé à tourner à l’échelle d’une d’une région nous on se dit plutôt ben on passe de l’organisation de rencontrees en présentiel de rencontrre en

Ligne il y a le l’outil prog il y a d’autres temps d’échange et que tout ça en fait si on répète constamment que on on va on va travailler ensemble au bout d’un moment ça va ça va infuser et et juste pour rebondir que peut-être c’est pas une question de nouveau métiers mais

Plus une question de transformation des pratiques et que et que c’est très juste que vous disiez Céline sur le le le temps que nécessite la coopération et que dans cette coconstruction il y a des dimensions nouvelles qui sont à l’œuvre il y a être à l’écoute comprendre la réalité d’un d’une partenaire comprendre

Son contexte comprendre ses besoins arriver à formuler les siens et que dans et que cet aller retour en fait c’est c’est un apprentissage constant pardon je vous ai coupé la parole c’était pas mon intention Sophie dans un pays merveilleux est-ce qu’on pourrait valoriser ce temps de réseau est-ce

Qu’il y aurait un bonus comme il y a un malus avec votre voiture on dirait ah vous avez participé à New Deal c’est formidable vous avez un bon point dans un monde idéal on a des budgets qui sont en constante augmentation et on peut distribuer plein d’argent toujours plus à toujours

Toujours plus d’acteurs c’est c’est c’est c’est un c’est un fantasme qui touche je pense tout le monde dans la salle ici mais en premier lieu aussi la fonctionnaire que je suis donc après oui mais ça pour le coup disons que ce soit intégré dans dans les les critères ça

L’ai et rappelle que l’ONDA est un est un le bras armé d’un certain point de vue du ministère de la Culture et que bien sûr que les choses se sont faites de façon très construite ensemble et que c’est par un hasard si la réforme des aides de l’ONDA croise

Complètement le plan et désormais il faut être trois pour pouvoir accéder à des aides donc donc on est d’accord là-dessus après il n’empêche que aujourd’hui je rencontre beaucoup de de structures qui me disent oui mais nous on le fait déjà mais mais comment est-ce qu’on fait pour avoir plus d’argent en

Fait et et ça ce plus d’argent c’est une c’est une vraie difficulté pour nous donc typiquement les crédits supplémentaires on les mobilisera dans principalement pour les structures qui coopèrent donc on on utilise déjà ce ce ce critère comme effet de levier et on souhaite l’approfondir mais en tenant

Compte des spécicités de chacun chacun sur son territoire c’est plus facile de coopérer quand on est sur un espace dense euh la question de la temporalité des festivals elle a été évoquée on en a on en a déjà parlé avec France festival voilà donc l’enjeu c’est de c’est de

C’est de se dire aussi malgré tout que le changement des mentalités est est déterminant dans la coopération oui la coopération ça prend du temps notamment quand il s’agit de construire les choses quand on a des habitudes de travail après c’est un peu plus simple et peut-être qu’on gagne du temps donc

Là on est dans une phase aussi où tout le monde tatonne un peu dans ses coopérations et que que parfois certes la coopération ça prend du temps et donc c’est de l’argent mais au bout du compte ça peut permettre de gagner de l’argent l’allongement des séries c’est potentiellement ça économise des frais

D’approche ça économise des montages des montages ça voilà donc l’idée c’est de se dire que peut-être que quels que soient les efforts que nous on peut produire et on s’engage à les à les produire il y a tout un tas de choses qu’on peut faire sans sans sans crédit

Complémentaires et ce qui est très important à à à à retenir mais je pense que ça ça a été assez clair dans l’ensemble de nos interventions c’est que finalement sur cette question la diffusion on est en train de déplacer la responsabilité de ces fameuxes tournées raisonné et rationnel de l’équipe

Artistique au diffuseur et que ça c’est aussi faire porter une responsabilité sur des structures qui sont un peu plus solides que les équipes artistiques et qui comp malgré tout ont déjà un peu plus de moyens ont des salariés permanents un peu plus et qui peuvent quelles que soient les tensions

Qu’ils rencontrent sur leur budget et qui sont réelles qui sont un peu plus armé parce que la pauvre équipe artistique elle elle vend les dates qu’on lui achète et lui donner l’injonction de faire des tournées raisonnées euh c’est quand même pas simple donc déplacer la responsabilité nous semble être intéressant ben moi je

Voulais justement témoigner sur ce sujet en tant qu’équipe artistique et de dire que nous on nous demande oui en effet d’être responsable écologiquement et que c’est très enfin c’est très compliqué de voir par quel bout le prendre et du coup j’étais curieuse de savoir sur quel budget exactement vous

Grattez pour faire le choix de prendre le train euh par exemple et de déplacer du coup de de mobiliser l’équipe de jours de plus sachant que certains vont devoir payer une babysitter pendant 24 heures de plus hein parce que c’est aussi ça des parents tournés c’est des

Heures et des heures babysitter he qui coûte plus cher que le montant du cachier hein faut savoir puisque nous on est payé 12h on part 3 jours et pendant ce temps il faut payer donc 24 fois euh TR de babysitter donc voilà on en est

Quand même très souvent là euh donc a le montant du train qui est beaucoup plus cher que celui de l’avion pour voilà le temps passé qui est plus long où est-ce que vous avez trouvé cet argent ils sont très très riches en fait ou alors ils ont pas

D’enfants une solution magique que je ne vous diraiis pas non ben globalement c’est bien sûr que c’est l’équilibre général d’un projet qu’on a entièrement revu en fait enfin quand je je parle de ça je parle aussi nos tournées à vélo où on passe 10 jours à vélo avec une

Diffusion raisonnée de 15 à 20 km entre chaque étape où là j’ai largement augmenté j’ai même doubler en fait les salaires sur cette cette tournée là parce que je considérais que c’était des efforts qui étaient énormes pour les musiciens le matin de faire le le trajet

À vélo la répétition la balade à vélo avec le public le concert tout ça c’est il y a pas que simplement trouver le le budget pour payer les trains il y a aussi revaloriser les salaires parce que très vite cette question elle est arrivée elle a été opposée très

Rapidement à la question écologique dans notre ensemble où où tout d’un coup ils sont dit ah tiens on prend le train enfin ça coûte trois fois plus cher et en fait mais ce trois enfin là ce delta vous auriez pu pu le mettre directement finalement sur nos salaires au lieu de

De de de faire ce choix-là donc très rapidement on a compris qu’il fallait marcher sur les deux jambes à la fois et qu’il fallait aussi qu’on qu’on ait une une politique salariale qui soit dynamique et qui suive aussi en fait nos efforts donc je dirais que

L’effort il a été double mais ça c’est ça serait compliqué de vous dire exactement tous les choix qu’on a repositionné pour un moment se dire que ça c’était possible on a renoncer à des choses qui qui étaient absurdes écologiquement et financièrement parlant il faut se dire quand même

Qu’aujourd’hui l’export de la musique en Europe fonctionne à 99 % de manière absurde sur des dates sèches où on perdait beaucoup d’argent cet argent on s’est dit on le repositionne sur d’autres projets qui ont beaucoup plus de sens qui sont en série où les gens où il y a un mieux-être des conditions

Salariales revalorisées on réfléchit aujourd’hui à la prime de partage de la valeur qu’on a mise en place pour nos intermittents l’année dernière ce qui était assez compliqué à mettre en place pour le coup mais on a tenu bon pour le le la mettre en place et dans cette

Prime de partage de la valeur alors bon qui est pas qui on cotise pas donc c’est pas génial non plus mais euh mais bon on a profité quand même de ce système- là pour se dire comment on pourrait réfléchir aussi à un forfait euh justement de C bénéfices écologiqu par

Rapport à cette question là les intermittents sont impliqués dans notre projet pour rendre possible cette transition écologique ça leur coûte du temps et donc de l’argent nécessairement au niveau personnel et comment on pourrait enfin indemniser rémunérer enfin en tout cas partager cette valeurl qui crée avec nous euh avec la prime de

Partage de la valeur enfin qu’on verse en fin d’année euh voilà donc c’est c’est plein de mesures qui font qu’à un moment il y a il y a il y a clairement eu des choix de de renoncement sur des dates qui peut-être nous auraient amené une certaine visibilité qui étaaient des

Dates prescriptrices auquelles on a on a renoncé tout simplement parce que on a on a on a tous l’habitude quand même de perdre parfois beaucoup d’argent à l’export malheureusement on est quand même souvent dans des quand même dans des logiques qui sont pas du tout pas du tout rationnel sous perfusion aussi de

Moyens public sans parfois volonté du diffuseur en face de réellement faire en sorte que ça se fasse dans des bonnes conditions bon benah je pense qu’en effet on a on a plutôt tout gagné en fait à à à à positionner ses choix et ce qui ont rendu possible par contre des

Bien meilleures conditions pas sur tous les projets de l’ensemble mais sur un un nombre significatif finalement de de projet on a recréé du mieux-être social aussi sur ces projetsl quand bien même on leur demande aussi des efforts en terme de temps ouais je sais pas si pour des petites

Structures des petites compagnies le schéma est est transposable parce que moi personnellement sur au niveau d’un quator j’ai du mal à voir où on pourrait sur voilà sur quel équipe éili on pourrait trouver à moins de réduire le nombre de projets si on réduit le nombre de projets on a plus certains certaines

Aides public qui nous demande d’avoir un certain nombre de projets et cetera enfin c’est c’est assez tout ça c’est du coup humain et on est d’accord qu’on parle à chaque échelle enfin ce que je dis aujourd’hui n’était pas forcément valable il y a 6 ou 7 ans à correspondance évidemment que quand je

Parle de la question du renoncement elle est elle paraît facile comme ça il y a 6 ou 7 ans on enfin il aurait été beaucoup plus difficile de renoncer à certaines opportunités donc bien entendu après en revanche je prends mon entière responsabilité au stade de développement

Où j’en suis que de poser cette question du renoncement mais je suis tout à fait consciente que personne ne peut se la poser enfin de la même manière selon les selon les stades les effectifs nous on parle de de concerts qui sont plutôt autour de 40 à 50 musiciens tout de

Suite les impacts aussi sont sont très importants c’est pas la même chose sur la la musique de chambre donc évidemment je pense qu’il faut moi ce qui me paraît important en tout cas c’est de se dire à tous les échelons on a chacun notre notre responsabilité pleine et entière

De voilà de pouvoir agir et reconfigurer des choses mais ce sera jamais les mêmes mesures d’une d’une structure à l’autre on va devoir s’arrêter là je vous remercie beaucoup à toutes d’avoir participé à cette table ronde et vous pour vos questions et votre écoute [Applaudissements] merci

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