Elevage et agriculture biologique
Le 6 février 2024 : Elevage et agriculture biologique Avec : Guillaume Martin (INRAE), Benoit Drouin (Agriculteur dans la Sarthe) et Hervé Longy (DGER-Formabio)
L’agriculture bio doit être conduite sans pesticide ni engrais chimique de synthèse. En parallèle, l’élevage est questionné, pour son lien à l’Animal, ou ses contributions aux émissions de gaz à effet de serre. Or l’élevage conduit en agriculture biologique se veut vertueux tant en termes de Bien-être des animaux, que d’un point de vue environnemental. La question de sa place, demain, dans l’Agriculture française, est donc d’autant plus prégnante en bio. Se pose donc la question de la place de l’Elevage dans les systèmes de culture, les systèmes agricoles, et les systèmes alimentaires en agriculture biologique. Ainsi, les systèmes de culture en agriculture biologique peuvent-ils se passer des apports organiques, ou des cultures valorisées par les animaux ? L’agriculture biologique se fera-t-elle, demain, sans élevage ? Un éclairage scientifique permettra un état de l’art sur les différentes composantes de cette controverse. Le sujet sera ensuite approfondi au travers d’échanges entre les trois intervenants, livrant leur point de vue d’expert : celui d’un éleveur et céréalier dans la Sarthe ; et celui d’un représentant de la formation agricole bio.
Bonjour à tous et bienvenue pour ce nouvel webinire du mardi et aujourd’hui nous allons parler d’agriculture biologique et particulièrement une sous forme d’une question l’agriculture biologique se fera-t-elle demain sans élevage donc ce sera soisi rouget de l Tab qui va animer ce webinaire et je la laisserai présenter le sujet ainsi que
Les intervenants du coup je vais laisser la parole à soisit pour présenter le sujet et les intervenants bon webinaire à tous merci bonjour à tout merci bonjour à toutes et tous et soisi crouger je coordonne le pôle élevage à l’Institut Technique de l’agriculture et de l’alimentation biologique merci de participer à ce
Webinaire organisé par agrinium et Lacta en tant qu’itab nous proposons un cycle de conférence traitant des questions de l’agriculture biologique et et en tant qu’équipe ple élevage de cet institut technique nous avons choisi d’adresser la question de la place de l’élevage dans l’agriculture biologique des travaux scientifiques et des préoccupations sociétales questionnent
L’élevage pour sa contribution au changement climatique dans le domaine du bien-être animal ou encore pour les pollutions qu’il peut causer pour autant son rôle semble essentiel en agriculture biologique pour traiter cette problématique trois intervenants participent aujourd’hui benoî Rouin vous êtes élev près du M en vach laitière volaille de chair vous êtes
Administrateur des Fermiers de Loué et ex-président du réseau SIVAM en bio depuis une petite vingtaine d’années RV longi vous êtes animateur de réseau thè rattaché au ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire résotè est un collectif qui accompagne la transition agroécologique dans l’enseignement agricole et Guillaume Martin vous êtes
Chercheur inrae en agronomie système basé à Toulouse bonjour pour ce webinaire on va avoir deux grands temps d’abord vous trois intervenants prendrez la parole autour de la thématique choisie aujourd’hui puis nous aurons un temps d’échange autour des questions que vous vous pouvez poser au fil de l’eau comme bien
Indiqué Monsieur pré je donne la parole à Guillaume Martin pour nous livrer un état de l’art autour de la question choisie aujourd’hui bonjour à tous euh est-ce que vous voyez mon écran en mode plein écran c’est bon on en voit on t’entend bien euh donc je vais vous faire une rapide
Introduction pour répondre à la question la biodemain sans élevage donc pour commencer Arvalis nous dit à partir d’un essai de système grande culture biologique autonome qu’il est difficile de maintenir la fertilité des sols en bio sans élevage donc on a un certain nombre de contreexemples par exemple ici
Un article de La France Agricole qui présente une exploitation en bio depuis près de 50 ans et euh qui historiquement avait un élevage de mouton et qui aujourd’hui fonctionne sans élevage donc pour fonctionner sans élevage l’agriculteur intègre des prairies de l’userne ou de trèfle violet il diversifie la seement en intégrant
Notamment des culture de légumineuse comme la lentille et du poisiche euh il utilise aussi euh des engrais ver pour apporter de l’azote mais on va dire que c’est globalement vrai il est difficile de maintenir la fertilité des sols sans élevage donc pour illustrer ça je vais repartir d’un essai
Suisse un historique de de 35 ans en agriculture biologique et en agriculture conventionnelle donc vous voyez en haut que il y a une succession de rotation la rotation n’a pas été identique au fil du temps et on retrouve des cultures un peu classiques par exemple sur la dernière
Période la tête de rotation c’est un maïs enilage suivi d’un engrais vert puis soja blé d’hiver eng gré vert pomme de terre blé d’hivert et puis 2 années de mélange régrat et dans cet essai ils ont comparé plusieurs traitements un témoin sans fertilisation un système en agriculture biodynamique avec une fertilisation
Basse c’est-à-dire des bord de fumier qui correspondrait à un équivalent de 0,7 UGB par hectare et par an euh un autre système en biodynamie mais avec 1,4 UGB par hectare et par an deux systèmes en agriculture biologique l’un avec une fertilisation basse l’autre avec une fertilisation plus classique
Donc avec un un équivalentugb de 1,4 UGB par hectare et par an et puis deux systèmes conventionnels avec du fumier et des engrais minéraux euh donc toujours avec ce 0,7 et 1,4 UGB par hectar par an et un témoin où on a que de la fertilisation euh minérale et
Euh en s’autorisant à fertiliser au maximum des normes autorisées dans le contexte Suisse et dans ce cadre-là les collègues ont suivi euh sur euh euh un un toute la durée de l’essai euh l’évolution des stocks d’azote euh dans l’horizon superficiel et donc vous voyez que pour un certain nombre de de
Traitements euh notamment le contrôle sans fertilisation on a une chute au fil du temps euh des stocks d’azote dans le sol alors qu’à l’inverse pour le système euh en biodynamie avec euh 1,4 UGB par hectare et par an euh on a eu une augmentation au fil du temps qui est euh
Assez légère mais on a quand même une augmentation de ce stock d’azote euh au fil du temps et donc tout ça nous conduit à avoir une une discrimination entre des systèmes sur l’axe des des ordonnées vous avez des systèmes qui vont stocker de l’azote ou au contraire qui vont
Miner le sol et puis sur l’axe des abscisses vous avez le bilan azoté de ces systèmes donc des systèmes qui sont en surplu ou en déficit et donc vous voyez que finalement les situations où on arrive à la fois à ne pas être en
Déficit et à ne pas miner le sol ce sont les systèmes donc on a à à chaque fois 1,4 UGB par hectare et par an donc ça semble être un peu le le le le le minimum pour garantir un maintien de la fertilité au fil du temps et sinon on a
Tendance à à miner un peu le sol et les stocks d’azote disponible pour le phosphore euh on est un petit peu dans la même situation donc ici vous avez une étude qui a été conduite en France sur 23 fermes avec ou sans élevage et où on a regardé les entrées
De phosphore via les intrants et le bilan de phosphore apparent sur une année et donc vous voyez que on a un certain nombre de situations sans élevage donc que j’ai entouré en rouge euh qui parviennent à avoir un bilan apparent sur le phosphore positif mais cela se fait au pris de d’entrée de
Phosphore via du compost des fertilisants organiques relativement importante et dès lors qu’on ne fait pas d’apport et vous voyez dans le graphique du bas on mine le sol c’està-dire qu’on a une une diminution au fil des ans du stock de phosphore dans le sol et ce qui conduisait les les animateurs du projet
Rotab euh qui était un réseau de d’essès euh en grande culture biologique à à la conclusion que euh les bilans euh en sur le phosphore plongent très vite on peut atteindre 10 % de baisses relative de teneurs par année cultural et les teneurs les plus bas à voisineent des niveaux généralement considérés comme
Critiques en agriculture conventionnel et donc il concluait que le phosphore pourrait très vite devenir le facteur limitant du rendement à après l’azote dans les systèmes de grande culture biologique sans élevage mais d’un autre côté euh comme le disait swazic en introduction on a un certain nombre de critiques vis-à-vis de
L’élevage parce que Ben les produits animaux ils alourdissent l’empreinte carbone de notre assiette il est aujourd’hui assez bien établi que le potentiel d’atténuation des émissions de gaz à effet ser il est directement lié à la part de protéines animales dans nos régimes alimentaires euh dans euh le le le
L’étude hitland 7 qui propose un certain nombre de de de régimes alimentaires pour respecter euh des objectifs de santé de la planète euh il ressort qu’on consomme beaucoup trop donc euh vous avez le le le 100 % qui représente euh en pointiller orange qui représente ce vers quoi il faudrait tendre pour la
Santé de la planète et vous voyez que ben on consomme beaucoup trop de viande rouge beaucoup trop de et donc il y a un rééquilibrage à faire pour aller vers une une assiette euh plus en phase avec la santé de la planète et donc euh ça correspond aussi à à à ce qu’on
Retrouve dans différents scénarios de prospective sur les les systèmes agricoles et alimentaires notamment le scénario after TER 2050 qui suggère qu’il faudra consommer moins de viande et de notamment euh et beaucoup plus de fruits de légumes de ligumineuse et de fruits à coque donc ça veut dire manger
Moins euh de produits animaux mais de meilleure qualité euh on a aussi un problème qui est lié euh à la participation des productions animales à des flux d’azotes qui se sont mondialisés euh sur ce schéma vous avez la représentation des flux d’azote euh entre pays sous la forme euh de
De de de d’alimentation d’aliments pour le bétail et pour les humains et donc vous voyez que entre 1986 et 2009 on a une augmentation massive de la taille des flèches qui montre l’augmentation très forte de ces flux d’azote entre pays donc qu’est-ce que ça veut dire c’est veut dire qu’à l’échelle
Mondiale on a petit à petit une déconnexion qui se met en place entre la production végétale et la production animale avec des régions qui se spécialisent dans la production végétal et d’autres régions qui se spécialisent dans les productions animales et donc ça euh ça a des incidences sur
L’environnement et donc il y a un gros enjeu à redéployer de l’élevage un peu partout dans les territoires pour aller vers des systèmes plus circulaires un autre problème associé à à l’élevage c’est la compétition entre alimentation du bétail et alimentation humaine donc sur ces ce graphe vous avez
Euh la la la les régimes alimentaire des animaux à l’échelle globale euh considéré dans trois études différentes et euh il ressort que il y a à peu près 30 % de l’alimentation des des animaux qui entre en compétition avec l’alimentation humaine c’est-à-dire que ce qui est consommé par les animaux
Pourrait être utilisé pour l’alimentation humaine et donc on pourrait augmenter la quantité de produits des cultures pour l’alimentation humaine de 2 Ti si ces produits n’étaient plus distribués au bétail et donc il y a un enjeu à développer des systèmes d’élevage ne génère pas de concurrence entre alimentation animale et alimentation
Humaine donc finalement quel élevage et pour quel rôle dans l’agriculture bio de demain donc on on on peut imaginer que mais en recyclant les produits les coproduits pardon et la biomasse des prairies dans le système alimentaire les animaux d’élevage ils peuvent jouer un rôle crucial pour l’alimentation humaine
Donc c’est replacer euh l’élevage dans une perspective de circularité et en évitant la compétition et puis euh avoir un élevage diversifié pour tirer parti de la diversité des ressources locales et pour fournir une diversité de service aux cultures donc euh à à avoir euh des ruminants mais aussi euh des
Monogastriques qui on pourra valoriser certains types de coproduits donc finalement ça nous invite à aller dans ce qui est un peu le le système de Benoît un système en policulture poliélevage qui est territorialisé donc qui valorise bien ces ressources locales qui est inscrit dans le territoire donc comment faire pour aller
Vers ça ça veut dire que faut redéployer l’élevage dans les territoires il y a différentes modalités pour recoupler culture et élevage la première c’est d’ajouter un atelier d’élevage sur sa ferme mais on n pas nécessairement on n pas nécessairement l’envie de remettre de l’élevage donc ça peut se faire par
Un partenariat avec un ou des éleveurs ou avec un ou des bergers qui qui qui sont disposés à venir paturer ou sur sur une ferme de grande culture et ça peut même être les deux puisqu’il y a des éleveurs des agriculteurs pardon qui qui réintègrent l’age sur leur ferme mais
Qui font aussi appel à du partenariat comment valoriser ces animaux une fois qu’on les comment alimenter ces animaux une fois qu’on les a réintégré donc il y a un intérêt à mieux valoriser les coproduits donc ici c’est une étude conduite par des collègues autrichiens qui ont comparer de l’eau de vache
Alimenté avec une ration classique et une ration où on a substitué tous les aliments concentrés entrant en concurrence avec l’alimentation humaine par des coproduits et donc ils ont utilis du son de blé et de la pulpe de betterave pour remplacer des concentrés à base de céréales et finalement ils ont
Observé aucune différence sur les paramètres de production que ce soit le rendement laitier des animaux la matière utile du lait ou sa composition chimique donc les coproduits sont une une vraie source pour alimenter sans concurrence avec l’alimentation humaine alimenter le bétail sans concurrence avec l’alimentation humaine et on a
Aujourd’hui des gisements importants de coproduit on a aussi un enjeu à mieux valoriser toutes les surfaces abandonnées il y a une étude conduite par le le le Centre européen de de recherche sur l’agriculture qui prévoit que ces surfaces vont atteindre à peu près 3 % de la surface agricole actuelle
En en 2030 avec certaines régions où c’est particulièrement CR avec de de l’ordre de 20 ou 30 % euh de de surface abandonné or ces terres elles ont un vrai potentiel pour alimenter le bétail en Norvège par exemple une étude sur le le retour au au pâturage de zon
Abandonnée a permis d’augmenter la production annuelle de biomasse de 72 % en passant de 5,27 de de 3,06 à 5,27 tonnes de matière sèche par hectare donc c’est une une vraie option pour alimenter animaux euh une autre c’est de mieux valoriser les surfaces pastorales qui représentent quand même 10 % de la
Surface agricole utile en en Europe et dont l’utilisation tend à diminuer soit en raison de l’intensification de l’agriculture soit en raison de l’arrivée de nouveaux prédateurs et néanmoins c’est des des surfaces sur lesquelles on a des ressources alimentaires à faible coût d’opportunité donc n’entrant pas en compétition avec
L’alimentation humaine on y trouve des plantes qui contiennent des composés favorables au contrôle des par parasite et puis elles ont une production de biomasse qui n’est pas négligeable dès lors qu’il y a un minimum de de de fertilisation on peut augmenter significativement la la production de biomasse sur ces surfaces euh et puis
Ell fournissent un certain nombre de services à la société par la conservation des paysages ou la préservation des des incendies la prévention pardon des incendies euh réintégrer de l’élevage c’est aussi une opportunité de remettre en place des préres temporaires dans les rotations euh et de valoriser des couverts
Végétaux euh donc ces prairies et ces couverts ils vont fournir un certain nombre de services qu’on peut qualifier de service un Tran euh pour les cultures donc ça va permettre d’augmenter d’augmenter la matière organique dans le sol et donc de d’avoir une meilleure rétention en eau du sol ça va permettre
Sil y a des légumineuses de fournir des des des nutriments pour la culture suivante de conserver d’améliorer la structure du sol ou par exemple si on met en place une Luserne de gérer certaines adventies vivaces qu’on a du mal à à réguler autrement en agriculture biologique et puis on va fournir aussi
Un certain nombre de services de pour la production et à la société donc des habitats pour la biodiversité en ayant un couvert permanent de la régulation du climat en stockant du carbone purification de l’eau en évitant le l’essivage des nitrates et puis de la production fouragère pour alimenter les
Animaux et finalement ce système là c’est un peu revenir à ce qu’on pouvait trouver dans le passé euh en à l’époque où on avait ni engra synthèse ni pesticides donc ça c’est un article sur la révolution agricole au 18e siècle et où on peut lire que Ben dans le gerse
Les moutons était nombreux grâce à l’abondance des packages il compris des chaumes on avait un assolement bénal avec à peu près moitié de terres arables en séral d’hiver l’autre moitié en jaè sur cette jachè on pouvait faire des cultures des robobé des légumes des choux des fèves et que cette jachè
Jouait un rôle capital de pâturage supplémentaire ça permettait aux paysans d’avoir plus de fumur et donc plus de blé et donc chque chaque ferme constituait un tout elle se suffisait à elle-même et donc si on va jusque si on pousse cette perspective à l’échelle globale des collègues ont essayé d’étudier jusqu’où on pourrait
Aller en terme de surface en bio euh en en suivant cette logique et donc si on généralise l’agriculture biologique sur 100 % des terres agricoles à l’échelle mondiale euh la carence en azote serait assez importante et donc ils estiment qu’on aurait une perte de production alimentaire de l’ordre de 35 % qui
Serait critique pour alimenter l’ensemble de la population par contre il montre queon pourrait atteindre 40 à 60 % de surface agricole en bio en fournissant une alimentation suffisante pour 7 milliards d’humains mais ça à condition de diminuer drastiquement le nombre d’animaux de favoriser les ruminants euh vis-à-vis des monogastriques de redistribuer l’élevage
Partout dans les territoires de réduire les pertes et les gaspillages alimentaires et puis de renverser le rapport entre protéines animales et protéines végétales dans notre alimentation je vous remercie et Merci à VOUS Guillaume euh pour ce cette intervention à vous Benoît est-ce que vous pouvez vous présenter éventuellement réagir sur ce
Qu’on vient d’entendre et puis nous dire sur votre ferme quel rôle a l’élevage et plus largement avec un peu plus de recul dans les filières bio quelle place pour avoir l’élevage demain bonjour bonjour à toutes et à tous euh donc voilà moi je suis installé sur une ferme de polilyculture élevage
Au nord-ouest duent euh donc une ferme familiale depuis plusieurs générations euh en bio depuis presque 20 ans maintenant le temps passe vite avec un système très tourné vers l’autonomie he c’était vraiment ce qui m’a guidé dans la construction de mon système euh et une complémentarité dans ce qu’on
Appelle le poélevage à savoir ne pas avoir qu’un seul type d’élevage mais deux types d’élevage donc aujourd’hui en fait on élève 70 vaches laitières euh et puis à côté de ça on produit des poulets de chair donc qu bâtiments 400 m² donc ça fait en gros 48000 volailles
Produites par an le tout sur 135 haectares donc si vous calculez assez rapidement vous verrez que il manque un peu de céréales pour produire toutes ces volailles euh donc il y a un échange avec un autre agriculteur en fait qui lui est sur des terrains un petit peu
Plus crayeuse parce que nous on a la chance en fait d’être au confin du bassin parisien quand on regarde à l’est et du massif armorcain quand on regarde à l’ouest et moi j’ai pas la chance de pouvoir faire de la Luserne et comme c’était bien montré tout à l’heure le
Système de culture avec la Luserne c’est bien d’avoir la Luserne en fait ça permet euh dans un système sans élevage c’est pas mal mais il faut quand même qu’il a bien un éleveur au bout pour valoriser la Luserne euh à moins de la mettre dans un méthaniseur mais ça c’est
Un autre débat c’est pas ce qui nous AR intéresse aujourd’hui euh le système est organisé en fait totalement autonome pour la partie vach laétière donc avec un système pâurant euh type pâurage tournant alors j’ajoute pas d’autres adjectifs hein parce qu’ aujourd’hui on voit plein furer plein adjectif mais
C’est juste un simple pâurage tournant qui permet comme ça a été montré tout de suite dans l’étude en fait d’augmenter les rendements puisqu’on sait que le pâurage tournant en fait avec un simple fil avant moi je voilà il y a aussi les questions de travail qui sont
Importantes euh avec un simple fil avant aujourd’hui on peut augmenter les rendements d’entre 30 et 35 % par rapport à un pâurage en plein euh on a la chance d’être sur des sols assez portants donc des limons sur des chistes donc ce qui permet en fait malgré le
Changement de climat pâurage c’est un petit peu décalé le calendrier fouragé tel que il était appris dans les agriculture a beaucoup changé euh aujourd’hui en fait on peut sortir les animaux très tôt la preuve cette année ils sont sortis la semaine dernière pour la première fois euh voilà donc ce qui
Permet en fait un déprimage plus rapide et une pousse de l’air bien plus anticipée que ce qu’il y avait il y a 10 ou 15 ans par contre on n’est pas à l’abri de trou fourragé euh à savoir quand on a des des des puninuridau au MO
Au mois de juilletaoût où là on est obligé de nouveau à fourager euh les excédents d’air en fait sont stockés sous forme d’encilage d’herbes donc d’encilage de luuserne avec l’échange avec l’agriculture avec qui je m’entraide et puis un complément de foin euh voilà et après il y a une production
Séralière sur la ferme d’environ 50 hactares donc destiné essentiellement aux volailles mais une petite partie quand même donné en mélange céralier au vaches laitière pour maintenir un minimum de taux parce que derrière on a un até de transformation et de fromage et ma fromagère en fait c’est important
Que je lui livre un lait de très bonne qualité pour arriver à faire du beurre et de la crème donc en fait c’est un équilibre entre tout ça euh qui fait que au bout de 20 ans en fait aujourd’hui pratique de système ben je m’aperçois que c’est relativement résistant malgré
Les aléas il soit climatique il soit économique puisqueen ce moment la bio est quand même assez mal mené en terme de prix notamment prix du lait et on voit que ce système en fait est est relativement résilient pour ça sur la partie volaille en fait l’aliment n’est
Pas fabriqué sur la ferme par que je pense avoir la question euh j’ai un contrat en fait tripartite avec un fabricant d’aliments du bétail ma coopérative pour que ce soit mes céréales qui soient réutilisées et avoir un ant équilibré autour de ça euh d’un autre côté on fait aussi des protéines
Alors pas de soja protéines intéressante pour les volailles c’est un autre débat on a vu avec les gros flux d’azotes là on voit les grandes flèches qui viennent d’Amérique du Sud c’est exactement ça euh mais des féroles des poids on arrive à valoriser mais dans des quantités assez limitées et qui ont un
Inconvénient c’est qu’il n’apportent pas les acides aminés indispensables pour les volailles donc voilà on a aussi ces limites là alors le sol demain en France sans irrigation je suis pas sûr qu’on y arrive on verra mais pour l’instant c’est assez compliqué donc ces échanges sont toujours un peu nécessaires entre
Les pays moi j’aime bien l’autonomie l’ tarci je n’y crois pas je pense pas que on arrive à faire quelque chose de de possible autour de ça euh alors après pour revenir à la question sur l’élevage pas d’élevage en bio demain bon moi forcément je vais avoir une vision peu
Objective puisque j’ai toujours été éleveur donc je conçois pas un système de production euh sans élevage quand bien même il y ait des externalités négatives à l’élevage on en a parlé tout à l’heure alors après c’est un gros débat aujourd’hui on va pas rentrer dedans mais il faut savoir comment on
Compte sinon si on compte la viande uniquement en mesurant un ACV je pense qu’on se trompe aujourd’hui il faut arriver à avoir une méthode qui mesure l’impact de l’élevage à l’échelle du système ou même à l’échelle d’un écosystème et puis dans une autre dimension qu’on oublie très souvent un
ACV c’est un instant t on oublie très souvent la la dimension du temps quand on parle de durabilité on parle de de d’être là encore demain après-demain dans 10 ans dans 20 ans dans 30 ans et quand on oublie ça dans les calculs on peut très vite faire dire n’importe quoi
Des chiffres c’est pour ça que moi je dis je je suis pas très inquiet par l’élevage je pense que l’élevage aura toujours sa place mais exactement dans comme ça a été décrit tout à l’heure c’est que un élevage peut-être bien moins intensible qu’il est aujourd’hui mieux réparti alors ça c’est un vux
Pieux c’est mieux réparti pour que les flux d’azote les flux de phosph on en a parlé un tout petit peu tout à l’heure bah soit beaucoup mieux réparti parce que sinon on va habiller une région et on va en déshabiller une autre alors évidemment après il faudra regarder aussi les outils de l’agroalimentaires
Qui sont en place parce que euh même si moi qui fait de la vente direct je pense qu’on a aussi besoin d’outil agroalimentaires il faut bien transformer les voilà il faut faut bien transformer le lait euh 90 % des gens vivent en ville c’est une réalité à
Moins de ramener tout le monde à la campagne et que chacun fasse yaourt moi je suis pas contre mais je pense que la réalité elle est elle est un peu plus complexe que ça donc voilà il pour qu’un outil économiquement tourne bah il faut quand même qu’il y ait de la production
Autour donc tous ces g jeux là sont à prendre en compte et le dernier facteur c’est le facteur humain euh le facteur humain parce qu’il faut bien comprendre que euh cette agriculture en fait avec plus d’élevage demande plus de main d’œuvre et pas forcément bien rémunéré on le sait tous
On l’a vu les jours précédents euh donc je pense que c’est t ces critères là le facteur humain en fait qu’ faudra remettre au cœur de la transition sinon je pense que l’élevage bah va continuer à diminuer certains s’en réjouissent parce que soit-disant c’est bon pour la
Planète mais je pense que à long terme on perdra en fertilité des sols quand on parle de matière organique dans les sols on sait très bien que c’est quand même plus facile d’augmenter son taux de matière organique dans les sols et moi c’est quelque chose que je suis beaucoup
Depuis 20 ans et avec l’élevage quand même on est un peu moins méritant que les autres voilà ce que je voulais dire après il y auraent des questions donc je serai prêt à répondre tout à l’heure merci Benoît on enchaîne avec Hervé longi pour avoir
Un aperçu de complet on va dire que on est passé avec on est parti du point de vue de la recherche un point de vue terrain avec la ferme de Benoît Rouin et son vécu dans les filières bio et maintenant voir ce qui se passe au niveau de l’enseignement agricole
Alors Hervé il faut que vous activiez votre micro oui bonjour excusez-moi bonjour à toutes et toutes je suis ravi d’être avec vous là donc pour ce webinaire donc je vais rapidement vous dépeindre un peu ce qui se passe dans l’enseignement agricole et pour vous parler d’exemples mais je
Crois que les exemples ils ont été cités alors j’aurais pas la primeur parce que Guillaume les a cité et beno a cité pas mal donc vous allez les revoir et c’est ce qui se fait dans nos fermes de lycée agricoes euh donc l’agriculture biologique elle s’appuie sur deux choses importantes
Hein c’est le pack d’orientation et puis il y a deux plans euh qui sont donc le plan ambition bio qui va être revu eTTH pour 2027 et euh le plan qui s’appelle epa2 chez nous enseigné à produire autrement il a fixé des objectifs hein les objectifs alors on va pas tous les
Balayer mais on va dire que 30 % des surfaces devaient être certifié en bio dansenseignement agricole pour 2025 et chaque établissement devait au moins avoir un atelier certifié en agriculture biologique et ça c’est des choses importantes pour l’enseignement agricole alors si on regarde il y a aussi des formation il y a actuellement
Il y a des formations qui sont orientées en agriculture biologique elles sont dispatchées dans toute la France et même dans les département d’outremer il y en a 114 qui représentent tous les niveaux mais sachant que principalement c’est des formations qui sont diplômantes c’est essentiellement des BP des du
Bpra alors vous en avez vous ell sont réparties dans 60 14 entités qu’ soi publ ou privé alors ce qui est plus intéressant c’est qui nous intéresse c’est les exploitations agricoles il y a 136 exploitations sur 192 qui ont du l’agriculture biologique ce qui représente en gros 71 % des
Exploitations et ce qui couvre 33 % des surfaces donc vous voyez on est bien au-delà du euh du plan ambition bio et euh voilà et on est bien au-delà des objectifs qu’on s’était fixé en 2025 même si le bio en crise il y a des exploitations qui continuent à se
Convertir les ces dernières années euh la chose aussi à souligner c’est qu’on a des ateliers technologiques font des ateliers de transformation et qu’il y en a à peu près 80 % qui sont agréés en agriculture biologique alors vous en avez de laab vous en avez partout he c’està-dire vous avez vu dans les
Départements d’outremer alors qu’est-ce qu’on fait sur ces exploitations là d’abord on fait des c’est des exploitations qui sont très diversifiées euh puisque la puisque on a toutes les productions à peu près françaises comme on les a dans la ferme classique du ministère de l’Agriculture après on a 20
% des surfaces qui sont consacrées à des céréales essentiellement pour alimenter des ateliers de monogastriques qui soit porc ou volail mais vous voyez bien que les deux tiers de la surface c’est essentiellement de l’herbe et cette herbe elle sert à d’abord à alimenter des beau vins qu’il soit lait ou viandes ensuite des
Ovins et après des caprines alors euh si on vient plutôt à autre exemple vraiment c’est ce que est-ce que demain l’agriculture biologique se fera sans élevage bon je vais vous montrer que on a des exemples concrets dans nos exploitations qui est où l’élevage est au service de différentes choses la première c’est
Alors toutes les les exemples c’est des des exemples pris de lycée agricole qui travaillent bien entendu en bio donc là c’est l’exploitation de mycour et euh mircour qui font paturer donc des cultures d’hiver et également qui font paturer euh découverts végétaux vous avez donc c’est un c’est un troupeau
D’un du moins de de brebis qui ne consomme pas 1 g de terre du lée agricole et euh ça fait participe aussi au nettoyage donc de de futures parcelles pour des fultures pour des futures cultures comme ça avait été évoqué tout à l’heure par Guillaume euh vous avez aussi donc de l’élevage
Donc au service de cultures pérenes et dans les cultures pérennes c’est là où on a le plus d’exemples la première c’est concernant les vignes vous avez ça soit sur le Berg Racois ou sur conne sur Loire et là sur la photo vous avez dans le beaujolet sur Belleville
Sursne mais également vous en avez aussi sur les pommiers vous en avez sur les pommiers Bur de saint-rier la perche où ils ont des brebis qui paturent donc donc les vergers et vous avez maintenant alors c’est des c’est des micros expérimentation ation qui apparaissent mais on voit de l’élevage de mondog
Gastrique au service de de cultur pérenne et notamment là c’est aussi c’est à belleeville surs et c’est des essais avec des des cochons de petite taille parce qu’il faut qu’il soient de petite taille pour passer sous les ses de vin parce que vous voyez que les sèes
De vines dans ces endroits-là ils sont pas très haut alors ça c’est vraiment des exemples he qui montrent que il faut on peut recoupler donc l’élevage et les cultures et puis ça permet de développer des partenariats puisque notamment sur euh sur Belleville sur euh Belleville sur euh c’est euh euh les brebis de
Sibins qui viennent pâuré c’est pas forcément donc les les BREIS qui appartiennent donc aux établissements mais l’élevage c’est c’est également tout l’heure ça a été dit c’est au service des surfaces abandonnées et au niveau des et aussi des surfaces pastorales on a un très bel exemple qui
Est au au lycée de rocheforord montagne avec ce qu’on appelle un troupeau mobile donc c’est des brebis ravas qui entretiennent tien des paysages de la chaîne des puits donc c’est chaînne des puits qui a été classé à l’Unesco et qui ouvre des paysages sur des qui étaient totalement
Euh renfermé donc vous voyez le troupeau de Rava qui qui pature donc des endroits qui étaient totalement en déprise et une fois qu’ils ont paturé euh qu’ils ont réouvert les milieux c’est c’est d’autres paysans qui peuvent permettre de de d’assurer cette fonctionnalité là enfin un des exemples que je trouve un
Des plus aboutis c’est toujours à è cours mais c’est c’est avec un exemple de de parler de polyculture euh et qui va parler de polyélevage et c’est l’idée c’est de faire des systèmes de conception de reconception en pleine reconception et des systèmes très durables par exemple à Mircourt euh les
Surfaces elles sont les surfaces arbagèreses sont bien entendu valorisées par des ruminants ici c’est des vaches laitières en croisement mais l’important ici c’est de montrer que les vaches laitières elles sont adapté aux conditions pédoclimatiques et que elles elles ne font que du lait à partir des surfaces fourragères donc on a on a
Retiré toutes les issues des céréales et elles ne servent pas à nourrir à faire du lait alors ça sous entend euh ça sousentend deux choses c’est qu’il y a quand même une baisse drastique de la production laitière pas dans ces zonesl mais il y a un entretien du paysage et
Ça sous-entend aussi que ça libère des surfaces qui peuvent être destiné à l’alimentation humaine et donc c’est vraiment des surfaces qui vont être mis pour faire du blé de la lentille et qui vont être fait pour faire de l’alimentation humaine et avec les issus de ces céréales là on va pas se
Permettre de les redonner aux animaux ou du moins à ces vaches à ces ruminants là on va donner à des monogastriques notamment des PES et des volailles et ça sentend une certaine flexibilité c’est-à-dire que euh c’est ça dépend des issuses qu’on en a de l’année N qu’on saura le nombre d’animaux qu’on pourra
Engraisser la nn + 1 quoi donc c’estant la flexibilité c’est pas forcément bien adéquate par rapport à des filières longues mais sur des systèmes de de microterritoire ça permet de jongler aisément alors je vois que l’heure qui passe euh je voulais juste après vous montrer que il y a un lien social beno
En a parlé qui est très important et j’agirais que sur que sur la parole d’une collègue et ça c’est spécifique au lycée agricole hein c’est-à-dire que les animaux les animaux l’élevage ça peut redonner la vie d’apprendre et il y a eu ce qu’on appelle un dispositif tiant
Dans les lycées agricoles qui montre que les animaux sont vraiment un levier d’encrochage c’està-dire de lutter contre le décrochage scolaire on parle plus facilement quand on est un élève on parle plus facilement un mouton ou un agneau qui qui est né ou un peveau qu’un qu’un grain de blé qui vient de
Naître quoi et donc c’est cette notion là de du moins de pouvoir réattirer de pouvoir refaire un peu de lien social et de du lien au vivant qui est très important donc donc j’en dirai pas plus voilà et on attend vos questions merci de votre attention merci à vous pour cette
Présentation et à tous les trois on part on passe donc à une phase de questions-réponsse alors peut-être quelques questions d’éclaircissement pour commencer Guillaume vous avez échangé avec une participante qui nous interroge sur un besoin de précision sur des chiffres d’une part de l’inraay et d’autre part de de votre présentation peut-être
Reformer la question reformuler la question et la réponse que vous lui donnez oui donc la question portait sur les 70 % de l’alimentation mondale des animaux non consommable par l’homme sachant que euh donc Fabienne renvoyé vers une une page euh de page Web d’inra qui indique 86 % de l’alimentation
Mondiale des animaux N n’est pas consommable par l’homme ma réponse porté sur le fait que euh il y a encore des des petites différences dans les méthodes de calcul ces évaluations de la compétition entre alimentation humaine et et alimentation animale elles sont pas encore complètement calé au niveau méthodologique et donc parfois de
Petites différences dans les méthodes de calcul conduisent à des différences dans les les résultats donc ça ça vient sans doute de là mais à à à à vérifier ok merci euh une autre précision peut-être sur euh la provenance du phosphore dans un des graphiques euh d’où vient le phosphore qui n’est pas
Apporté par les intrants même en élevage euh et ben euh il y en a un petit peu dans le sol mais du coup on va miner le sol euh si on n apporte pas euh via euh des effluants organiques ou euh ouou du compost ou mais effectivement ça ça va toujours
Passer par soit on mine le sol soit on fait des apports mais on le on le fabrique pas entendu question à Benoît maintenant euh le choix des races que vous avez fait sur votre ferme le grand débat des ras alors en fait chez moi c’est assez simple parce
Que comme on est la dernière commune du parc régional Normandie mê donc du coup les vaches sont des normandes euh au-delà de ça euh c’est un vrai choix en fait parce que historiquement sur la ferme c’était pas du tout ce type de race là c’est un choix dans le sens où
La normal est une race mixte ce qui nous permet aussi de très bien valoriser la viande euh dans ma clientèle au magasin donc j’ai toute une une partie des gens qui achètent la viande euh voilà donc la la normande est vraiment la race mixte par excellence tant dans sa qualité de
La viande que bah dans ces eau hein puisque on sait très bien que la matière grasse quand même rechercher quand on fait du fromage euh et puis si on va sur les bas des races aussi on sélectionne depuis très longtemps en fait aussi les bas et les CAP caséines pour ce qui est
Des questions donc de rendement fromager ça c’est sûr mais aussi de capacité de digestion du lait par l’homme c’est des questions que la CL ma clientèle est très très friante et qu’il nous faut travailler puisqueil faut bien différenciant de l’industrie agroalimentaire classique et si je peux me permettre d’apporter un élément de
Réponse là euh dans les lycées agricoles donc qui travaillent en biion on s’aperçoit maintenant qui énormément il travaillent en croisement trois voies ou quatre voix là et euh et et donc on commence à du moins ils étaient tous avant pr majoritairement primstein et maintenant il commencent beaucoup deviennent en croisement tro ou quatre
Voix quoi pour justement regagner de la rusticité et par rapport au rendement fromagé euh ça m’inspire que la semaine dernière nous étions sur le lycée en bio à oriaac et euh le fait de passer en tout her et notamment avec des systèmes qui font uniquement une traite par jour
Hein en passant des monotraites il gagneent énormément en en fromageabilité notamment ils sont passés sur du Cantal à 10 L 10 kg de lait pour faire 1 kg de Cantal et il viennent de passer à 7,6 kg avec la monotrade de 7,6 kg pour faire 1 kil de cantal
Oui des Levi en terme de race ou de de fréquence de traite pourou adresser la question de la transformation derrière d’autres questions qui interviennent sur la question de la réintroduction de l’élevage dans les zones disparues est-ce que l’un d’entre vous aurait des une position à livrer sur les leviers qui peuvent être
Mobilisés pour réinttroduire l’élevage dans les zones où il n’y est plus et sachant que dans les participants la question du levier des zpac est proposé B moi je veux bien je veux bien réagir c’est sûr que depuis 30 ou 40 ans on a vu une concentration de l’élevage en
Fait dans les région où c’était plutôt facile à faire et puis après les régions de moyenne montagne par le levier de la pack et notamment l’cn effectivement que la Pack est un quand même un levier alors on peut pas tout lui demander mais avec 9 milliards d’euros tous les ans je
Pense qu’on peut faire beaucoup mieux que ce qu’on fait aujourd’hui euh aujourd’hui on a réparti les aides à l’hectare donc ce qui a fait une concurrence entre nous en fait pour toujours s’agrandir et avec des surfaces qui sont relativement critiques aujourd’hui qui permettent de s’affranchir de l’élevage ce nit pas le
Cas avant quoi donc c’est sûr que si demain les aides sont plus ciblé vers l’élevage ou le poliélevage peut-être même il faut même aller jusque là il y a de grandes chance que on puisse en remettre un peu partout avec un bémol c’est la valorisation de ces animaux
Est-ce que on a des outils pour transformer ces animaux pas trop loin parce que si c’est pour retomber dans les problèmes de transport et on on est en train de travailler directive transport au niveau de l’Union européenne en ce moment si on retour à ces questions là ben on aura dépassé le
Problème quoi donc c’est tout tout un tissu he je parlais d’humain tout à l’heure c’est un tissu agricole un tissu industriel et un tissu rural quoi c’est un tout en fait si on veut que demain l’élevage puisse redevenir à revenir ou reprendre des positions où il les a
Abandonné il y a aussi tous les services associés à l’élevage par exemple les vétérinaires il faut avoir des vétérinaires capables de gérer des animaux de ferme est-ce que dans l’enseignement agricole on a des idées sur ce que ce qui est en discussion au sein du au sein
Du plan ambition bio et est-ce que ça peut adresser cette question de la place de l’élevage dans l’enseignnement agricole bio tout particulièrement alors du moins dans l’enseignement agricole oui du moins on prépare le planambion bio qui devrait sortir théoriquement pour le Salon de l’Agriculture une des annonces du du du ministre alors après
Moi il m’appartient pas d’en dévoiler les euh contenu euh mais mais du moins sur la du moins sur la l’enseignement il va y avoir un renforcement donc o on maintient la position de l’agriculture biologique dans les dans les enseignements quoi et notamment euh dans les exploitations pour garder cet
Objectif Mo de garder cette avance de 30 % de d’agriculteur biologique c’est une réponse de Normand mais on avait un Normand parmi nous donc il y a le droit une question qui qui ressort enfin un sujet qui ressort dans diverses questions c’est le lien avec les énergies
Renouvelables ou en tout cas la question des énergies de la compétition de la capacité d’un méthaniseur à faire peut-être un travail similaire à celui des ruminants et donc de valoriser l’herbe qu’on a dit être un pivot essentiel des systèmes de culture en agriculture biologique est-ce que c’est plutôt une perspective positive de votre
Point de vue une menace quelles interactions je vais parler le premier moi je pense que c’est une des menaces he qui existent sur les systèmes d’élevage notamment sur des systèmes d’élevage oou euh qui sont mécanisables ou la ou la la comment s’appelle le tracteur la la barre de coupe peut
Passer quoi voilà c’est on a vu ce qui s’est passé dans les pays euh du nord de de l’Europe notamement chez nous notamment en Allemagne euh bon après il y a quand même des zones moi je vis je suis dans le Massif Central on a des zone sur lequel il sera
Très difficile de passer la de passer donc une barre de coupe et donc euh je crois que l’élevage sera quand même un des facteurs euh positifs si on veut pas qu’il y ait un embroussaillement ou de voir de la forêt qui qui gagne ou qui regagne quoi et j’en profite parce que
Il y avait j’ai vu une une question qui circulait sur euh sur la biodiversité et je crois des fois que la fermeture des milieux total n’est pas signe de de de d’une diversité riche ouis je je ouais je vais un peu dans ce sens-là c’estd que sur une ferme on a
Des zones qu’on va plus ou moins travailler ou vers des animaux pas les animaux donc on on sait qu’on a des endroits où on a des réserves de biodiversité moi j’ai la chance d’ dans une zone Natura 2000 donc avec des comptages réguliers en fait de de
Scarabé donc ça nous donne une idée plus précise que juste ce qu’on en perçoit ou ce qu’on pense de la biodiversité et la biodiversité c’est quelque chose d’assez complexe on voit comment il est compliqué d’arriver à en faire un indicateur notamment dans l’affichage environnemental donc on va pas rentrer
Dans le débat pour revenir sur la question de la concurrence énergie alimentation effectivement la méthanisation bon est en plein essort dans toutes les régions et évidemment que à partir du moment où où on est sur quelque chose d’économique il va on a intérêt à mettre dans le méthaniseur des
Plantes qui sont les plus rentables possibles quoi et qui ont les meilleurs rendement possible je pense pas que l’herbe soit le la meilleure des plantes à mettre dedans donc on aura cette concurrence et on voit bien aujourd’hui les plantes qui vont dedans bah c’est essentiellement le maïs même si c’est
Doit être contrôlé qu’on peut en mettre plus de 30 % pour la réalité des choses on voit bien que en fonction des cous cour les gens sont plutôt tentés de de de le mettre dedans donc c’est moi je vois ça plutôt comme une menace la méthaniston ça part d’une bonne idée à
Partir du moment où on est là pour essayer de de traiter et de transformmer en énergie les résidus dont on ne sait pas quoi faire là ça part d’une bonne idée à partir au moment où on substitue ça par de la matière qui peut servir à nous alimenter nous humains directement
Voir des animaux on dévoie le le système et l’autre grand danger que nous on a envoyé en ce moment sur la concurrence énergie c’est le photovoltaïque euh avec la main mise en fait des énergéticiens qui va absolument couvrir des terres agricoles puisqu’ils ont fait le tour à
Peu près des des friches et cetera donc aujourd’hui il reste plus que les terres agricooles d’où la notion d’ivoltaïsme et des des arrêtés d’écrits qui ont été publiés ou qui restent encore à publier mais nous on y voit un danger et pour les productions biologiques et souc de
Qualité on est en train d’encadrer les choses pour aller beaucoup plus loin que le décret et faire que ces productions existeront parce qu’onira pas contre les énergéticiens mais on pourra les encadrer de façon à ce que ça devienne compatible avec une activité animale et de production et qu’on perde pas le
Bénéfice de l’élevage et pour finir sur cette histoire de méthanisation le le la technologie est pas mauvaise en soi mais si on veut qu’elle qu’elle soit pertinente faut vraiment l’articuler au mieux avec ce qui est présent localement comme gisement de biomasse avec les élevages
Qu’il y a autour et il y a que par une planification territoriale de comment on articule le méthaniseur avec ce qui existe déjà que on arrivera à en faire un outil au service de l’agriculture biologique mais si on pense d’abord le méthaniseur et puis qu’après on réfléchit à qu’est-ce qu’on va mettre à
L’intérieur ce sera effectivement plutôt un risque pour l’ensemble des des systèmes et en particulier les élevages notamment avec la concurrence sur l’usage des biomasses ouais et l’autre avantage aussi de l’élevage dans les exnalités potit de l’élevage il y a la notion de bocage et de ha alors que ça
Soit dans des régions comme chez moi plutôt fermé ou même dans des régions comme la Champagne on va on commence à agriculur qui replante l’intérêt de la haie la valorisation du bois parisque que chez nous il y a une filière bois qui a été mis en place il y a déjà
Presque 20 ans pour alimenter des chaudir de collectivité et cetera donc ça c’est des choses St du carbone plantation ENF il y a plein de choses autour de ça qui font que bah ça sans élevage bah ça va être plus compliqué de maintenir les faut être clair
Ok pour le chapitre énergie il y a un autre un autre sujet qui est évoqué qui est celui des excréments humains et dans ces cas-là est-ce que que ça permettrait pas de régler cette problématique de facteur limitant que serait l’azote par le phosphore et donc de mieux fonctionner en bio sans
Élevage ça pose quand même la question de parce que aujourd’hui dans les stations d’épuration on récupère pas que des excréments on récupère aussi tous les produits ménagers tout ce qui est mis dans les EAU usées et donc on a plein de résidus de produits chimiques de métaux lourd de plastique euh et et
Donc si on veut aller vers un système comme ça ça impose de repenser intégralement notre façon de collecter et traiter euh les les les extréments h et et moi j’ajoute malicieusement et la façon don de de nous soigner parce que je veux dire aujourd’hui dans les débats sur l’agriculture biologique et notamment
Sur la réglementation on a un tas de débats sur les délais d’attente et cetera quand on utilisait un antiparasitaire sur une poule ou des choses comme ça et on coupe jeis en 4 sur des produits où il y a des des des délais d’attente de zéro si on se met
Demain à utiliser les urines ou les excréments humains il va falloir faire sacrément attention à tout ça he parce que là quand on fait les analyses les premières analyses qui ont été faites bah c’est pas brillant quoi mais toutefois il y a des essais qui ont été
Fait dans il y a des écoles notamment une école parisienne qui s’est mis à retraiter les donc les urines là il montre qu’il faut il y a des temps de latence pour bien laisser l’urine alors je sais pas si on peut dire se reposer ou du moins il faut un temps de latence
De un mois ou un mois et demi avant de pouvoir s’en servir justement par rapport auésidus euh dont dont beno parlait ok une autre question eu est-ce qu’on on parle pas mal d’un côté de réduire la part de protéines animale dans l’assiette de demain mais euh de l’autre côté de la réintroduction
Nécessaire de l’élevage euh dans d’autres endroits alors comment on peut gérer cette peties contradiction apparente et et là où il y a réintroduction comment valoriser les animaux aujourd’hui on a quand même des problèmes de surdensité animale dans plusieurs régions européennes donc ça veut dire peut-être en en enlever dans
Ces régions où euh cette densité animale est trop élevée et pose des problèmes environnementaux et le le redéployer là où il a complètement disparu et où du coup on a plus de possibilité d’avoir cette circularité entre culture et élevage mais du du coup c’est c’est c’est vraiment comme dis Benoît sur
Redéployer de l’élevage un peu partout euh c’est vraiment là-dessus qu’ y a un gros enjeu quoi parce que aujourd’hui dans le Sud-Ouest on nous propose de la fiande de poule espagnole et et du lisier de port breton déshydraté donc euh énergétiquement on marche quand même un peu sur la
Têteok pour pour compléter ce que tu dis c’est ce qui ce qui est vraiment compliqué ce qui est vraiment compliqué là-dedans c’est que c’est vrai que les injonctions contradictoire on n pas une prê he c’est un peu c’est ça le on y peut rien c’est comme ça il faut faire
Avec les contradictions il il faut avancer avec euh la diminution de la part de la viande en fait aujourd’hui elle elle se fait bon mécaniquement elle se fait aussi par le porte-monnaie on le voit bien tous les jours euh mais il faut bien voir de quelle viande on parle
Là quand on interroge les gens tout le monde nous dit bah il faut arrêter la viande bovine en fait quand on regarde bien plus précisement quel type de viande bovine si on est sur une viande bovine faite à l’herme et cetera quand on s’amuse à faire nous des calculs de
Bilan carbone en équivalent CO2 dans des systèmes très très herbagés en fait où il y a peu concentré voire pas concentré le bilan est est plutôt est plutôt excellent si on prend le stockage de la prairie j’ai une question tout par rapport à ça stockage des et cetera on
S’aperçoit que euh l’externité négative li au carbone elle est relativement faible en fait sur les sur les les ruminants donc ça dépend de comment on les compte et quel type d’élevage on parle en fait donc quand on en parle on parle toujours de l’élevage idylique mais quand on compte on prend plutôt
L’élevage très intensif donc faire attention à ça et pour moi la première contadictoire elle est là en fait de quoi on parle c’est c’est c’est vraiment ça qu’il faut faire attention et on s’aperçoit que l’élevage vraiment à l’herbe bah a vraiment plein plein d’intérêt et on va finir avec cette
Question sur le La rôle des le rôle des collectivités qui soutiennent ou pas des initiatives de réintroduction de polilyculture polyélevage est-ce que ça repose que sur les éleveurs éleveuses est-ce que c’est quelque chose qui est soutenu par les collectivités c’était une question qui était adressé plus particulièrement à
Vous Hervé longi oui alors du moins l’exemple cité là c’est essentiellement c’est c’est avec le Parc des Volcans d’verg donc ça repose beaucoup sur les collectivité euh c’est-à-dire parce que les agriculteurs ils sont les éleveurs ils sont financés pour pour assurer ce service et il y a
Aussi des du moins ça se développe de plus en plus he ces services on peut écosystémique de de pâurage notamment sur des ports sur des zones sur des zones abandonnées ou même maintenant c’est même il existe aussi des des comment s’appelle des des entreprises qui ont des des superficies un peu élevé
Autour de leur bâtiment et qui demandent des des que des tropaux de mouton euh des troupeaux de mouton viennent pêtre leur leur part quoi et je crois que ça fait partie euh de laav plus vert quoi du coup une voilà je crois que ça fait partie des choses importantes mais c’est c’est
Plutôt à la charge des collectivités parce que c’est quelque chose qui peut être rétribué ok comme PhIP pr le disait dans le chat vous êtes nombreux aujourd’hui on va pas pouvoir répondre à toutes les questions euh on est et tous les quatre membres de structure qui sont disponibles pour
Répondre à vos questions pour ce qui est toi bonoît je sais que ça manque pas tes diverses interventions en différents endroits donc on va conclure pour aujourd’hui et je voudrais remercier tout particulièrement du coup Guillaume Benoît et Hervé de d’avoir accepté de participer aujourd’hui c’était une thématique qui était importante de
Traiter pour le poélevage de l’itable et et c’était précieux de vousevoir vous pour prendre la parole euh en quelques mots aussi l’élevage semble donc une des composantes incontournables de l’agriculture bio de demain mais des adjustements seront probablement nécessaire il faudra réduire la quantité de viande dans notre alimentation avec
Elle adapter les systèmes agricoles bio continuer à travailler la question du lien aux animaux adresser réellement la question du revenu des éleveurs éleveuses et avec elle celle du renouvellement des générations pour la suite de ce webinaire notez qu’un replay sera disponible sur la page Youtube d’agrinium ou sur sur la page Youtube de
L’ITAM et pour poursuivre ces échanges nous vous donnons rendez-vous sur les bancs des établissements agricoles auprès de l’inrae ou sur les fermes bio au quotidien et au côté de l’ITAB on peut vous donner rendez-vous le 10 juin prochain pour un cololloque sur l’actualisation des externalités de l’agriculture biologique à l’auditorium
Du ministère de la transition écologique et de la cohésition des de la cohéson des territoires à la Défense à Paris merci beaucoup je vous redonne la parole Philippe oui ben merci soisic merci Guillaume Benoît et Hervé donc effectivement bon je on va je vous enverrai le rapport des questions et
Selon votre disponibilité si vous pouvez répondre à quelques-unes qui n’ont pas été répondu ça sera bien pour pour les internautes vous aurez leur mail dans la dans dans la liste des questions et c’est à ça que nous sert en particulier le la rubrique QR donc merci à tous on
Va clore pour ce ce ce webinaire un tout petit peu en avance parce que je je je dois clore avant avant 14h aujourd’hui donc merci vraiment et bah là on fait un break pendant le la période des congés scolaires et donc on se retrouve en mars donc bon bonnes vacances pour ceux qui
En prennent et bon courage pour ceux qui travaillent en et à bientôt pour les agro prochains agroebinaires du Mardi au revoir au revoir merci au revoir y