Dans le cadre du cycle “Le travail en question”, la SACD et ARTCENA proposaient le 27 mars 2023 une rencontre intitulée “La parité au travail : où en est-on dans le spectacle vivant ?”
🔸 Raphaëlle Doyon, maîtresse de conférences à l’Université Paris 8
🔸 Philippe Grimm, directeur adjoint du Syndeac – Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles
🔸 Marie-José Malis, directrice du Théâtre de la Commune, CDN d’Aubervilliers
🔸 Judith Pavard, co-présidente de la Fédération nationale des arts de la rue
🔸 Agnès Saal, haut fonctionnaire à l’égalité, la diversité et la prévention des discriminations du ministère de la Culture
Entre les violences sexuelles et sexistes et puis en 2022 donc c’est tout récent le versement des aides a été conditionné euh à la mise en place dans les structures qui bénéficent de ces aides de formation pour lutter contre ce type de violence donc on peut dire qu’il
Y a euh des efforts qui sont faits considérables des avancées récemment le rapport de l’observatoire de l’égalité femm- homme donc qui vient d’être publié hein euh a montré que des progrès avaient été fait dans plusieurs domaines mais on sait aussi qu’il reste beaucoup à faire en mars 22 par exemple nous
Recevions reen Prat lors d’un apérolivre consacré à son ouvrage exploser le plafond de verre exploser le plafond pardon j’ai complété par moi-même exploser le plafond précis de féminisme à l’usage du monde de la culture un petit ouvrage extrêmement éclairant publié aux éditions Rue de les chiquier qui reprenait d’ailleurs un
Deux rapports qu’elle avait fait en 2006 et 2009 donc voilà on voit que malgré cette prise de conscience malgré les mesures qui ont été mises en place il reste des choses à faire mais regardons le verre à moitié plein aussi c’est important pour donner du courage agès sal puisque vous êtes haute
Fonctionnaire à la responsabilité sociétale des des des organisation vous êtes en première ligne de ces mesures quels sont pour vous les les avancées les plus notables que montre ce nouveau rapport de l’observatoire de l’égalité femmhomme alors vaste sujet en effet depuis 2017 la différence avec les décennies précédentes c’est qu’on ne
S’est plus contenté de compter l’observatoire de l’égalité auquel on faisait allusion il y a un instant paraît depuis 2 la les rapports de reen Prat ont été publiés en 2006 et en 2009 donc on ne peut pas dire que la situation d’inégalité flagrante et la systémie des inégalités dans l’ensemble du champ
Culturel et artistique en défaveur des femmes était une révélation les chiffres on les connaissait simplement il n’y avait pas eu jusque- là de politique intégrée inclusive couvrant l’ensemble des champs culturels et artistiques et et de détermination d’outils permettant justement de commencer au moins à corriger ces inégalités donc la différence avec le la
Période précédente c’est qu’à partir de 2017-218 on a mis en place à la sur la volonté évidemment des ministres de la Culture successiv et successif je les mentionne parce qu’ils ont joué un rôle important ililléel Françoise Nissen d’abord Franck rester Roseline bachelonarquin aujourd’hui Rima abdoumak avec une volonté politique forte de
Faire en sorte que la systémie des inégalités commence à être appréhendée sous tous ces aspects et évidemment dans toutes les disciplines concernées et en mixant à la fois les actions propres du ministère pour son propre périmètre ses services les établissements publics les directions régionales des affaires culturelles mais également l’ensemble
Des institutions culturelles qui maillent le territoire y compris quand elles sont sous la tutelle partagée du ministère de la culture et des collectivités territoriales mais aussi les entreprises culturelles sous statut privé qui ont évidemment à voir et évidemment à faire avec les sujets de d’inégalité et la manière dont nous
Avons travaillé effectivement ça a été dit l’Observatoire qui mesure qui compte qui donne année après année la photographie de dans les différents secteurs des inégalités qui persistent mais également quand même des progrès réalisés la feuille de route qui trace finalement la la ligne des actions à conduire dans tous les champs aussi bien
Propre ministère que au-delà et dans toutes les disciplines et la volonté de travailler en lien étroit pas seulement enfin pas en chambre évidemment ça n’aurait aucun sens mais en lien étroit avec tous les partenaires les associations les collectifs les les institutions elles-mêmes les établissements publics de façon à
Donner du sens et de la de l’ampleur finalement à un mouvement qui ne peut absolument pas se cantonner ni à une discipline ni à des types de structure du fait de leur statut on s’en fiche qu’on soit finalement dans le champ public ou dans le champ privé ce sont
Les mêmes questions les mêmes obstacles et les mêmes leviers d’action qui sont à l’œuvre et pour donner quelques exemples et puis on y reviendra tout à l’heure je suppose des actions engagées on on a a travailler en même temps et il est très important de ne pas considérer qu’il faut commencer par un
Domaine puis en aborder un autre il faut me semble-t-il tout tout tout lancer ensemble en même temps on a travaillé sur les nominations parce qu’évidemment donner la possibilité aux femmes de diriger des structures culturelles est un élément capital à la fois pour leur dire qu’on les attend que le jeu ne se
Poursuivra pas sans elle pour prouver également à ceux à celles qui prétendent qu’on est en encore face à une difficulté liée à l’absence de vivier que c’est faux que les femmes sont là qu’elles ont la compétence elles ont été formées dans nos écoles les chiffr d’ailleurs l’ teste dans nos écoles les
Établissements d’enseignement supérieur culture qu’il s’agisse du spectacle vivant des arts visuels du de l’architecture du patrimoine on a une proportion de filles de jeunes filles de jeunes femmes supérieure à celle des des garçons elles sont 58 voire parfois 60 % donc le vivier de compétences et de
Talent nous en disposons dans nos dans nos dans nos métiers culturels et artistiques et simplement encore faut-il leur faire à ces filles à ces femmes la place qu’elles attendent et qu’elles sont en droit d’attendre donc les nominations à cet égard nous avons progressé certains certaines diront pas encore suffisamment pas encore
Suffisamment vite je l’entends je donnerai juste un chiffre qui me je vais donner évidemment le chiffre qui est bon mais il y en a d’autres qui sont moins bons et vous êtes tout à fait en droit de me les opposer je les ai là je les
Connais celui qui est bon et parce qu’il est quand même significatif d’un effort politique volontariste qui a porté ses fruits ce sont les directions des centres dramatiques nationaux il y a encore 5 ans les femmes à la tête des CDN c’était à peine 20 %. aujourd’hui
Elles sont 42 %. et tout a changé tout a changé parce que on a prouvé que ces femmes étaient parfaitement à leur place que les structures qu’ell dirigeaient qu’on leur avait confié dans un mouvement peut-être dans un moment de de qui sait de de folie bah ces structures tiennent toujours fonctionnent
Fonctionnent très bien et que leur programmation a été infléchi et a été infléchi pas seulement même si ça compte en programmant davantage de femmes autrices metteuse en scène chorégraphe en recrutant dans les équipes y compris au postees techniqu des femmes mais pas seulement le regard porté sur la l’acte
Même de création me semble-t-il a changé peut-être pour plus d’ouverture pour plus de sensibilité au sujet de société à la diversité à l’inclusion et il me semble que cette génération de femmes à la tête des centres dramatiques nationaux et en atteste d’ailleurs la charte égalité qui a été présentée à
Avignon la l’année dernière marque un point très intéressant de progrès à mes yeux qui interroge également qui interpelle également la manière de programmer et donc le lien entre la les nominations et la programmation est un lien à la fois indissoluble et particulièrement intéressant au-delà des nominations les l’accès au moyens de
Création et de production quand on constate encore aujourd’hui que je donne également deux chiffres l’aide aux compagnies indépendantes de de spectacle vivant aujourd’hui après quelques progrès quand même parce qu’on était moins bon il y a encore 3 ans elle bénéficie cette aide aux compagnies dirigées par des femmes à hauteur de 36
% on n’est pas encore à la parité loin de là mais on était à autour de 20 % il a il y a pas longtemps mais par contre si vous regardez les montants àoués aux compagnies dirigées par des femmes vous vous rendez compte que la somme globale
Distribué au titre de ces aides aux compagnies indépendantes ne va aux compagnies dirigées par des femmes qu’à hauteur de 27 % de de l’enveloppe globale donc ça veut bien dire que les compagnies dirigées par des femmes bénéficient de montants financiers inférieurs et c’est vrai dans tous les
Domaines si vous regardez le domaine du cinéma vous rendez vous vous rendez compte que les femmes réalisatrices qui ne sont encore que 2 27 % pas beaucoup plus tourne des films en disposant d’un budget qui est encore significativement inférieur à celui dont disposent les réalisateurs hommes donc cette cette
Dimension de des moyens financier dont on dispose pour créer pour produire pour diffuser est évidemment une dimension extrêmement importante puisque ça influe également sur la nature même de de l’œuvre produite créée montrée et aussi sur la capacité à toucher des publics nombreux variés diversifiés dernier point et puis je je m’arrête je vous
Rassure enfin le dernier il y en aurait encore tellement à évoquer mais je mets un un accent particulier sur une dimension qui nous a semblé très importante que nous avons traité et je crois pour la première fois avec une vraie volonté d’agir et avec de premiers résultats c’est la lutte contre les
Violences et le harcèlement sexuel et sexistes où là nous sommes allés nous sommes allés loin puisque euh ça a été dit à l’instant nous avons purement et simplement conditionné c’est pas tout à fait de l’éga conditionnalité peut-être qu’on y viendra un jour mais en tout cas ce que
Nous avons fait c’est le conditionnement pur et dur de l’attribution de toute aide financière de l’État à une structure demandeuse qui souhaite être financée par par les état il faut pour pour qu’elle soit aidée que la structure ait mis en place toute une série d’actions mesurabl quantifiabl vérifibl
Euh de lutte contre les violences et le harcèlement à la fois de la formation mais également des référents et référentes internes des plans d’action internes des mesures pour mener des enquêtes quand il y a des signalements des mesures pour sanctionner les personnes coupables si elles le sont des mesures pour protéger les personnes
Victimes et nous l’avons fait d’abord dans le domaine du cinéma de l’audiovisuel puis avec le CNC puis dans le domaine de la musique avec le Centre national de la musique ça a été étendu fin 2022 euh au spectacles vivant aux arts visuels et désormais également à tout le secteur du livre les maisons
D’édition les bibliothèques les librairies donc ça a marqué si vous voulez cette euh articulation entre la possibilité d’être financé et une lutte effective contre les violences et le harcèlement sexuel et sexiste ça au-delà de l’aspect concret et important évidemment ça a marqué les esprits parce qu’on a ainsi signifieré qu’il
S’agissait plus de dispenser de bonnes paroles et de d’indiquer des bonnes intentions en disant c’est très mal il ne faut plus là non seulement il ne faut plus mais si des mesures des moyens ne sont pas mis en place pour lutter contre bah les financements de l’État ne seront
Plus accordés et je pense que ça a marqué une espèce de tournant plutôt positif encore faut-il évidemment qu’il soit prolongé sur la durée et que à tout moment on soit capable de vérifier si toute plainte toute tout signalement et bien traité comme il le doit et je peux vous dire qu’encore
Aujourd’hui et chaque semaine de nouvelles situations sont portées à notre connaissance que nous traitons quand il le faut parce que nous nous aussi l’état le ministère de la Culture nous avons une responsabilité en actionnant en particulier l’article 40 du code de procédure pénale qui nous permet de signaler à la justice au
Procureur de la République tout fait supposément délictueux qui serait porté à notre connaissance tout en menant en parallèle des actions de procédure disciplinaire quand il le faut et vous avez vu d’ailleurs sans doute en lisant la presse qu’à plusieurs dans plusieurs lieux notamment des écoles nous n’avons pas hésité pour la
Première fois depuis très longtemps et je crois que malheureusement l’histoire récente et moins récente prouve que c’est c’est fait étent très rarement porté à la connaissance et combattu effectivement là pour la première fois nous nous dotons d’un arsenal répressif mais également préventif qui me semble intéressant donc voilà les nominations les moyens
Financiers la lutte contre les violences et le harcèlement sexuel et sexiste et puis toute une série d’autres sujets notamment sur l’enseignement dans nos écoles sur lequel nous reviendrons peut-être merci beaucoup AG pour ce panorama chiffré qui nous montre que cette politique volontariste a eu des des résultats avec évidemment vous
L’avez dit vous-même des progrès à accomplir puisque comme vous le disiez sur le nombre de structures dirigées par des femmes par exemple sur le théâtre et les arts associés elles sont 41 41 % à être dirigé par des femmes mais elles ne touchent que 30 % du montant total des
Aides donc il y a un décalage et on s’aperçoit si on regarde de façon un peu plus fine les chiffres que ces aides sont plus des aides au projet que des aides au conventionnement donc on est dans cette phase où le secteur doit se structurer et doit accompagner des
Compagnies dirigées par des femmes dans le conventionnement c’est-à-dire une activité qui peut bénéficier de d’un soutien plus pérenne et qui va les accompagner dans leur leur développement j’ai oublié je m’en veux j’ai oublié de dire à quel point le travail du syndéac a été majeur dans la mise au en lumière
Justement de l’impact dans les programmations elles-mêmes de la place de la présence ou de l’absence des femmes il faut saluer toutes ces actions qui sont menées par des collectifs le collectif 5050 euh ou pour les femmes dans les médias dans le domaine du cinéma de l’audiovisuel la part des
Femmes dans le domaine de la photo le travail du du syndéac dans le domaine du spectacle vivant nous avons besoin à la fois d’être aiguillonné d’être orienté d’être aidé aussi et soutenu dans une action qui n’a de sens que si elle est partagée et prolongée sur la sur la
Durée et c’est une action qui donne des effets concrets puisque par exemple en 5 ans c’est 5 points de plus sur par exemple ces chiffres concernant les aides àoué aux compagnies dirigées par des femmes quand bienen même il reste des disparités en terme de salaire on estime que c’est à peu près 15
% dans le secteur du spectacle vivant pour la isacd on s’aperçoit si on regarde que le revenu moyen pour une contribu par répertoire dans les droits d’auteur perçus par la iscd ceux par perçus par les femmes sont inférieur de 46 % en 2022 donc il y a encore encore du du chemin à
Faire les les femmes réalisent en moyenne 41 % 41 % des représentations programmées sur la saison 2223 donc tout ça ça nous donne quand même des ordres de grandeur pour replacer notre réflexion dans une réalité euh qui qui qui doit être mesurable et mesuré pour que les progrès puissent être également
Évalués on a parlé de on a parlé du théâtre et des arts associés il y a aussi les arts de la rue Judit Pavard vous faites partie de la commission la commission femme homme voilà qui a été lancé en 2019 qui regroupe maintenant six fédérations régionales des arts de la rue plus la
Fédération nationale des arts de la rue qu’est-ce qui a conduit à la mise en place de cette commission et quels sont les objectifs euh est-ce que je vais avoir toutes les réponses alors nous sommes nous sommes 70 à à constituer cette commission égalité femmes- hommes dans les arts de
La rue donc oui il y a six fédérations régionales et la nationale ça a pris naissance en 2019 évidemment il y avait eu les rapports de Ren Prat qui nous aussi on ont fait beaucoup de bruit chez nous et puis la volonté aoriaque de de de frapper fort de faire
Un une sorte de coup d’éclat pour pour visibiliser aussi le travail des femmes donc il y a eu tout de suite de grands travaux qui ont été mis en place par la commission avec une aide à la recherche qui a été déposée par la Fédération aura et la compagnie La Horde
Sur le travail de Nathalie veuer sur le matrimoine donc neuf créatrices en espace public ont été interviewé aux ateliers frappas il y a eu aussi une une chercheuse j’ai pris des notes évidemment parce que je connais pas tout al ce ce qui est important aussi de de dire c’est que
Dans cette volonté de favoriser l’égalité femme homme il y a aussi l’enjeu de la promotion d’une culture de l’égalité et que cette représentation du matrimoine qui est souvent occultée par l’histoire fait par partie de euh je dirais des enjeux que nous avons affronté aujourd’hui rvin qui est artiste historienne un rappel que
L’histoire du mot matrimoine c’est présent depuis le 12e siècle donc c’est pas du tout une invention de quelques [Musique] féministes récent donc c’est c’est ancien et et ça fait ça fait partie d’une préoccupation très forte dans les arts de la rue que vous avez que vous avez
Porté oui alors il y a eu ce projet sur les le matrimoine donc de de visibiliser des femmes autrices et metteuses en scène vivante donc c’est un un matrimoine vivant dans les arts de la rue n on est un art qu’on l’on peut appeler nouveau qui est né ce au siècle
Dernier on va dire quelque part en tout cas qui a été structuré et visibilisé au siècle dernier donc on n pas à aller chercher un matrimoine effacé par Louis XIV vu que voilà pardon je m’égare euh mais disons que la Commission a aussi créé des des une exposition avec
Des chiffres que l’on a amener sur chaque événement que ce soit des festivals ou aussi notre université buissonnière que l’on que qui rassemble chaque année nos adhérents de façon à pointer du doigt les inégalités mais à part les chiffres aussi témoignages témoignages deitou on a rassemblé aussi
Des témoignages dans les arts de la rue l’idée c’était vraiment de de prendre une parole forte et aussi de faire prendreci euh à nos à nos camarades qui sont toujours de très bons camarades mais qui parfois n’ont pas conscience aussi des inégalité donc les voilà les amener à à
Réfléchir aussi avec nous donc dans notre commission il y a 70 personnes il y a autant de enfin il y a aussi beaucoup d’hommes et a été mis en place cette année par cette commission aussi une formation explosons le plafond de verre pour la direction les candidatures
De de de festival ou lieu labellisé euh voilà qui était en non mixité choisi donc pour 12 femmes euh qui a eu lieu euh au au knareb de villeurbane et au knareb de Tournefeuille en janvier et en mars moi j’ai fait partie de cette formation je n’ai pas créé la formation
Parce que justement je voulais en bénéficier et je peux vous dire que c’était euh c’était très fort en émotion parce que j’ai vu 12 femmes qui euh avaient des capacités incroyables avec des parcours euh importants se légitimiser se se dévoiler au fil des des jours et c’était c’était très
Puissant et je pense que c’est nécessaire c’est nécessaire et j’espère que cette formation qui a été menée aussi avec Philippe Fabre qui avait qui était intervenue dans celle de l’Association des CDN 2 ans auparavant ou 3 ans auparavant qui elle était en mixité voilà c’est important de de
Parler de cette recherche sur les ressources vivantes du mat patrimoine artistique des arts de la rue parce que c’est un secteur qui certes est récent mais était marqué par des grandes figures masculines des grandes compagnie masculine et qui avait d’une certaine façon un peu occulté cette question puisque très fréquemment plutôt à la
Pointe des questions sociales des questions d’égalité et cetera et finalement c un peu un impensé des arts de la rue qui est arrivé donc en 2019 et qui aujourd’hui est pris est pris Pras le corp est-ce que pour vous où c’était la nécessité d’une certaine façon de créer une lignée de constituer
Donc ce matrimoine auquel des génération future pourrait se référer c’està-dire de pouvoir inscrire le geste artistique des femmes d’aujourd’hui ou même des hommes d’aujourd’hui dans un patrimoine ou un matrimoine parce que le matrimoine n’est pas réservé qu’aux femmes je pense dans les dans le spectacle vivant l’idée de d’avoir une œuvre qui
S’inscrit dans le temp temps et qui puisse être consulté bien au-delà de sa création c’est une question je pense qui est centrale donc dans les ares de la rue évidemment ça n’échappe pas à ce questionnement et cette envie ce désir de marquer aussi l’histoire de marqué par son
Œuvre c’est vrai qu’il y a eu longtemps cette idée que les arts de la rue étaient des trouadour des batteurs de pavé avec des œuvres plutôt remarquables de de grosses structures des GR déambulation et de plus en plus on va vers une une structuration du du milieu et avec une vraie réflexion
Sur l’œuvre sur le texte avec des des créateurs et des créatrices qui veulent vraiment plus faire œuvre que de de marquer le visuellement l’espace public et il est vrai que nous avons souffert pendant un temps de tous contre le capitalisme et le féminisme bon ça en
Fait partie or ben c’est sur la même chose on a on a on s’est compté donc il y a dans la Commission on a une dizaine de de de personnes qui qui compte qui compte le nombre de personnes dans les knarp les aides au projets les aides au conventionnement les femmes représentées
Dans les festivals combien voilà et ces chiffres ont été publiés donc nous avons sur le site internet si vous si vous avez envie d’aller jeter un coup d’œil nous avons publié ces chiffres et nous les avons publiés aussi dans chaque festival nous avons fait des des Péru des des moments festifs où nous
Présentions en fait euh ces chiffres et où nous présentions aussi nos formations nous avons fait des formations sur les violences et harcellement sexuel et sexistes avec le collectif contre le viol cétait passé dans ma compagnie d’ailleurs à Montreuil euh en 2021 l’idée c’est vraiment de se former et de
De créer aussi des outils partagés pour essayer de Ben ensemble de transformer les choses d’aller vers une transformation des choses cette recherche sur le matrimoine n’est d’ailleurs pas circonscrit aux art de la rue puisqu’il y a le mouvement des créatrices de la scène sortir des coulisses de l’histoire un mouvement
Lancé en septembre 2022 notamment à l’initiative de Carole thbaau mthuse en scène est directrice du Théâtre des îis au CDN de montluon ça a donné lieu à l’appel du 17 septembre 2022 pour une histoire renouvelée du théâtre hein qui va aller fouiller dans dans l’histoire pour montrer qu’elles ont été les
Grandes créatrices qui sont un petit peu passées au aux oubliettes euh alors d’ailleurs si ces sujets vous intéressent vous pouvez voir les différents entretiens du matrimoine euh artistique des arts de la rue sur le site d’arsena et pareil consulter se manifeste sur sur sur notre site donc on on assiste à un mouvement
Aujourd’hui assez assez fort qui n’est pas forcément révisionniste mais et qui va plutôt essayer de combler les les les lacunes pour que les mécaniques qui contribue à installer ce plafond de verre puisse un moment être au moins un peu fendillé Raphael Doyon vous avez fait une enquête sur les trajectoires
Des artistes femmes en art dramatique une une enquête réalisée en 2013-214 pour l’association HF île-de-fance donc 2013-2014 c’est avant le tournant historique De Mitou avec l’affaire wenstein en 2017 et cette C enquête nous a conduit donc au constat de ce plafond de verre et qui est particulièrement insidieux parce que il
Est à la fois imperceptive imperceptible et progressive alors pourquoi est-il plus difficile pour les femmes comédienes émetteurs en scène de faire leur place sur la scène artistique en France merci guanol je voulais juste faire un tout petit pas de côté en disant que ce débat il s’inscrit dans le
Contexte d’une Mobil isation contre la réforme des retraites et que cette réforme des retraites elle pénaliserait d’abord les plus les plus fragiles ceux qui ont des carrières à trou notamment les artistes et les femmes et et juste une tout deuxième toute petite aparté c’est que je pense
Qu’on aimerait mieux toutes et tous ne pas se retrouver à parler de parité puisque parler de parité c’est parler d’une mesure qui est différentialiste pour rectifier un droit qui ne l’est pas puisque l’article 1 de la Constitution c’est que nous sommes tous et toutes égaux en droit or on est on est perçu
Comme des noms semblables d’une démocratie qui a été fondée sur l’exclusion des femmes nous les femmes mais aussi ce ce que guerti d’ambery appelle les Manas les les Maghrébins asiatique noir et autres assimilés à une identité excusez-moi cette parenthèse mais ça me par paraî important de recontextualiser la cette prise de
Parole qui est pas la prise des paroles d’une minorité en manque de reconnaissance mais d’un défaut d’application du droit constitutionnel euh pour revenir à votre question oui alors j’avais fait cette enquête en effet qui est en fait paru en 2019 dans sa version longue euh et qui identifiait différents des différentes étapes à
Laquelle se sédimenter les inégalités étape qui avait été repérée par Ren Prat dès 2006 et 2009 qui était donc la formation l’entrée dans le métier la prise de responsabilité la prise de responsabilité au sein de collègues hommes et femmes l’accès aux moyens de production la visibilité médiatique et
La visib au-delà de cette visibilité médiatique ce dont vous parliez à l’instant c’est-à-dire le matrimoine c’est-à-dire comment la visibilité médiatique s’inscrit dans le temps et crée et crée une postérité et je pense que c’est vraiment tout un débat qu’il faut ouvrir justement autour de la visibilité du matrimoine parce que c’est aussi ce
Déficit de postérité qui crée un manque de légitimité et qu’il faut réécrire une histoire pas une histoire des femmes créatrices qui serait une histoire séparatrice mais il faut écrire une histoire mixte théâtre et qu’on ait des repères euh et notamment voilà pourquoi dans dans le théâtre documentaire on
Parle pas de Jean champagne dans en revoir qui va dans les bassins où est et qui fait des enquêtes au long courours euh dans les années 80 en 67 de Michel Foucher qui monte la table en interrogeant plus de 100 femmes et d’abord les metteuses en scène les
Pardon les les femmes de ménage euh du Théâtre National de Strasbourg où elle travaillent voilà il faut il faut il faut réinventer cette histoire pour que nos modèles soient pluriel et pluriversel alors excusez-moi j’ai répondu un tout petit peu à côté je crois est-ce que vous pourriez revenir
Sur les mécanismes de ce plafond de vert tels que vous les identifiez dans l’étude alors je dirais qu’il a il y a il y a plusieurs éléments à l’époque où j’ai fait l’étude il me semble que il y avait pas mal de il y avait beaucoup moins de
Directrices et pas mal de directrices qui dénigrait les autres femmes mes en scène qui ne les programment pas parce que c’était une façon de prouver sa loyauté à un lieu qui était très masculinisé les choses ont changé et on voit qu’il y a eu une tribune des 19 directrices de s dramatiques
Nationaux qui sont solidaires à différents points de vue les différents points que vous vous avez évoqué à niessal qui sont vraiment les points d’éclatement de la domination de direction moyen de production et de violence sexiste sexuel qui sont une façon de réaffirmer la hiérarchisation entre les
Gres donc la question de la direction la question d’accès aux moyens de production et les méteus en scenes que j’ai interviewé étaient vraiment plusieurs à dire que au bout d’un moment oui si on veut travailler avec un vidéaste si on veut pas être amateurce
Dans ce qu’on fait on a besoin de on a besoin de production et puis dans le parcours de ces de ces metteuses en scène et alors là c’est une parenthèse mais qui or c’est que l’accès à la formation de metteurs et metteuses en scène arrive assez tardivement c’est
Josia Norville qui l’ouvre en 2001 au Conservatoire avec ce qu’elle appelle l’unité nomade et puis ensuite l’ENSAT et puis ensuite le TNS TNS 2001 et puis l’ENSAT 2006 et plus en fait les barrières vont être invisibles pour les femmes moins elles vont être formelle plus on on va
Les exclure d’une fraternité que Carole patman et d’autres historiennes ont appelé de fraternité exclusive le fait qu’il y ait des metteuses en scène qui soient diplômés de mise en scène a pas mal changer le paysage y compris pour celles qui n’étaient pas diplômé mais qui ont eu accès à la mise en scène
Et et si je parlais de ça c’est parce que j’ai pu repérer dans les entretiens qu’ avait pas mal de méthus en scèes qui étaient d’abord assistante à la mise en scène et quand elles étaient assistantes c’était jamais un tremplin pour qu’elles ai accès au réseau informel extrêmement important qu’elles avaient développé en
Étant assistante alors que pour les jeunes mteur en scène qui avaient été assisté assistant pardon c’était un vrai tremplin professionnel puisqu’il pouvait bénéficier directement du réseau qui s’était formé en étant assistant auprès d’un metteur en scène ou d’une figure reconnue ce que vous pointez c’est aussi
Qui il y a un phénomène qui démarre même avant la formation puisque on est dans un dans un dans un secteur par exemple sur les concours des grandes écoles de théâtre où il y a à peu près 2 tiers de candidates pour un/ers de candidats et
Au final il y aura moitié moitié de de reçus ce que vous montrez aussi c’est l’impact du fonctionnement propre euh à un système culturel ou ou secteur artistique où cette notion de talent est très importante c’est-à-dire que l’informel la construction des réseaux de naissance est très importante et et
Finalement les femmes sont pas forcément plus à l’aise et sont peut-être moins à l’aise dans la constitution de de de ces de ces réseaux et puis il y a aussi le poids des stéréotypes qui qui pèse encore fortement vous dites même le fait d’être une femme est perçu par les
Intéressés comme une ressource ambigu c’est-à-dire ambigu ambigu bah alors là je pense qu’on est plein dans le débat au sujet de la parité c’est-à-dire que là on parle de créatrices qui sont singularisé d’abord en tant que femme avant d’être euh d’être perçu d’être singularisé en tant qu’artiste et quand enfin on pourra tout
Et toutes être reconnu pour le métier qu’on exerce et non pas pour le l’égalité de genre pour laquelle on essaie de se battre pour être connu pour le métier qu’on exerce le un grand pas sera fait ambigu parce que pour les metteuses en scène mais comme pour les
Porteuses de projet quand j’ai fait l’enquête elle disait que le fait d’être dans un rapport de séduction était à la fois une ressource qu’elle qu’elle ne pouvait pas fuir parce que de fait euh les liens engendrés ce type de relation euh et en même temps qu’ est pénalisé puisqu’elle les embarquer toujours dans
Ce type de dans ce type de relation justement et c’est en ce sens que c’était ambigu et du fait du des des comédiennes puisque je la je me suis intéressée à une coohorte qui fait que j’ai rencontré beaucoup plus de comédiennes que de mteus en scène et les
Comédiennes étai alors ça on en a parlé beaucoup beaucoup par la suite et était très affecté par le fait qu’elles étaient des objets de la fiction d’abord au service du fantasme souvent d’un mur en scène et que souscouvert de de fiction hein et parfois de représentation de scènes
Violente leur corps leur psychisme était manipulé euh de manière de manière elle était instrumentalisé souscouvert de fiction et euh dans un rapport de pouvoir qui est extrêmement fort et là je voudrais insister là-dessus et c’est Catherine magress la la pardon l’intellectuel le la juriste qui qui travaille sur le droit et le
Consentement et qui dit le consentement est piégé puisque évidemment il y a un rapport de prise d’emprise il y a un rapport de entre employé et entre employeur et ce qui se rajoute et ce qui exacerb dans le milieu du théâtre c’est le fait qu’il y a un rapport de consigne
Entre quelqu’un qui donne qui donne des consignes justement pour pour incarner au mieux un personnage donc ce que comme le dit une comédienne dans dans l’ouvrage Mitou ce qui se fait pour de faux se vrait se fait dans nos vrais corps et donc c’est tout toute cette histoire de zone grise
Qui a à à déconstruire et à conscientiser pour faire la part des choses entre la façon dont on dirige un acteur une actrice et le personnage et la personne Marie José malice vous êtes donc artiste mteuse en scène directrice d’acteur comme vous aimé vous appeler vous avez commencé par un parcours
Universitaire ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’hulme vous êtes agrégé de l’êre moderne vous avez commencé par enseigner dans des collèges et des lycées du côté de Perpignan vous avez commencé aussi par le théâtre amateur qui était une grande passion et puis vous avez mené aussi une
Activité de formatrice dans diverses université vous avez enseigné le le jeu et la dramaturgie et quand vous parlez de votre parcours vous dites qu’il est jalonné de rencontres d’expérien qui ont forgé votre travail alors je viens de le dire vous avez commencé du côté de de pèrepignan euh vous avez créé coffondé
La compagnie euh la levantine avec Olivier schulsinger je savais que j’allais un peu rater vous avez été donc conventionné compagnie conventionnée en 2002 et puis en 2014 vous prenez la direction de la commune Centre dramatique national d’aubervillier alors j’ai fait évidemment une traverse à grand pas de votre biographie euh mais comment est-ce
Que vous réagissez au propos de de Raphaël Doyon sur ce plafond de comment vous avez ressenti les choses dans votre parcours oui je vous remercie d’abord je voulais introduire un petit scrupule c’est qu’en effet je suis là je suis contente d’être là mais je me sens très
Faible sur ces questions parce que je crois justement que j’ai été que je suis enfin que je suis symptomatique d’une forme d’idiocie des femmes quant au problème quant au problème qu’on essaie de cerner à savoir que je l’ai souvent minimisé il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre ce qui se jouait et
Notamment parce que j’avais une autre grille de lecture qui était une grille de lecture plus marxiste disons et que mes origines aussi sociales hein le fait que je sois fille d’ouvriers agricole issu de l’immigration espagnole me rendait plus sensible à ces effets de de minoration par l’origine social que par
Que par le genre et euh ensuite le parcours méritant au sein au sein comme ça des de l’institution républicaine m’a m’a épargné en un sens parce qu’il me semblait que je gagnais mon statut par le mérite par les bourses de la République et puis la réussite des
Concours et j’ai mis du temps à comprendre qu’en effet il y avait une vraie violence des relations en fait je l’ai comprise quand ma fois bah j’ai eu à occuper des postes au fond de de pouvoir et vous êtes posé la question de la légitimité ou est-ce que vous avez
Ressenti que finalement dans des institutions qui ont été dirigé jusqu’alors par des hommes le fait d’être une femme était peut-être plus compliqué finalement parce que l’incarnation du pouvoir avait été jusque-l plus masculine que féminine bah en fait la question de la légitimité ça n’était pas la mienne parce que
Justement enfin je ne me la posais pas en tant que telle c’est elle m’a été renvoyée par par diverses situations violentes en fait d’adversité moi j’étais plutôt rég par mon désir en fait et une conviction comme ça innée de l’égalité en fait moi ce qui m’intéresse c’est la discussion traiter les
Problèmes avec les gens comme ça dans un sentiment de fraternité donc j’avais pas jusqu’à ce que je comprenne que c’était pas si simple parfois de l’autre côté mais pour revenir à cette question du plafond de verre donc peut-être que mes propres mes propres idioties ma propre lenteur mentale à appréhender peut
Rendre compte de quelque chose quand même qui est alors je vais le dire de manière impressionniste un peu c’est un peu c’est qui a un peu à voir avec la subjectivité au fond des des femmes parce que je crois que quand même on est très représentatrice de ce qu’on appelle un
Point de vue minoritaire et que ce point de vue minoritaire il se caractérise bah du coup par et une volonté critique spontanée d’interroger ce qui est là puisque comme on est minoritaire on se pose la question de qu’est-ce que c’est donc il a je pense une grande conscience
Critique un désir de vouloir interroger ce qui est institué se demander pourquoi donc c’est ça nous met déjà dans une espèce de tension critique par rapport à l’existant et ensuite je pense que ce qui nous caractérise aussi c’est le scrupule euh ça aussi c’est un facteur de ralentissement
De parce que justement comme on identifie les positions ou brutales ou simplement d’impunité du pouvoir installé on n’ pas tellement envie de les reproduire et donc on aborde les choses avec à la fois une grande je pense clarté critique enfin une espèce de de pente un peu méthodique
À à observer ce qui se passe à interroger pourquoi c’est là et avec aussi quand même une position scrupuleuse à pas vouloir trop la ramener à pas vouloir trop employer les outils de l’arrogance de la valorisation de soi-même et cetera ce qui évidemment enfin voilà type de discours nuancé qui
Est un peu inhabituel là où il y a très peu de nuances et donc ça nous ça nous ralentit ça nous et ça nous ça nous fait identifier comme des gens dangereux parce que posant des questions et des gens en un sens instrument de leur propre fragilité parce que on ne veut
Pas user des mêmes outils violents c’est ce que je dirais donc c’est comme une une position assez subtile à trouver en revanche je crois aussi que ce qui nous caractérise du coup dans la situation c’est le courage en fait une manière de ne pas céder sur son désir en fait une
Manière de voilà ce que donc le plafond de verre il est objectif et il est aussi je ne dirais pas qu’il est intériorisé mais il est comment dire opérant parce que les femmes essaient aussi d’inventer une autre position dans la situation et qu’il faut leur reconnaître se mérite qu’elles essaient quand même de
Résoudre les contradictions de la situation elle-même les contradictions dans laquelle finalement cette cette conquête de l’égalité l’aimer en fait on veut en effet que les femmes accèdent sans sans discussion à ce qui de droit leur est accordé mais devrait leur être accordé mais souvent en fait elle veulent quelque chose d’un peu autre
Elles veulent y accéder pour transformer ce qui ne va pas et ça c’est ce qui rend l’opération voilà subtile il faut l’observer il faut l’encourager comme tel je dirais je sais pas si c’est très clair t ne pas reproduire justement ce qu’on dénonce pour soit-disant changer les
Choses mais en fait le reproduire à l’inverse et oui c’est toute la question he j’imagine de dans tous les domaines d’ailleurs de ce que une l’égalité en acte effective permet justement d’intégrer de de ce qu’il y a de positif dans le minoritaire en fait ce que ce que l’altérité ce qui était considéré
Comme l’altérité dans une situation donnée ce que l’altérité permet quand même de dynamiser dans la situation quand enfin les moyens sont donnés de pouvoir la Transformer ça je pense que c’est le je dirais pas que c’est le plus important parce que déjà il faut qu’on ait les moyens de transformer mais je
Pense qu’il faut pas l’oublier en fait nous reviendrons sur cette question de l’altérité qui peut figurer parmi les outils possible pour changer les choses en faisant autrement que en les reproduisant à l’inverse transition tout trouvée puisque je le disais tout à l’heure Marie José Malis vous avez été
Présidente du syndéac donc le syndéac c’est effectivement également emparé de cette question de de la parité vous avez mise en œuvre le comptage dans les programmations de spectacle pourquoi est-ce que vous avez décidé de faire ce comptage vous-même finalement alors euh d’abord je je vais faire une petite intro parce que Raphaël
M’aattendu la perche merveilleusement d’abord pour parler des retraites je pense qu’on peut pas traverser la période sans sans se positionner sur ce sujetl et puis le deuxième point qui est aussi un point sur lequel rapel a fait l’introduction euh c’est de dire que ce cette ce questionnement sur la parité au
Sein des ha s’inscrit dans un truc beaucoup plus large et qui n’est pas pour diminuer le l’impact de de de la parité mais qui s’inscrit aussi bon d’une part donc dans cette lutte contre les vhss les violences sexuelles et sexistes d’une part mais aussi toute la représentativité de la diversité et que
On ne peut pas avoir un projet de service public de la culture de théâtre public euh qui trouve son ancrage dans le financement de la de la République sans se poser la question de la représentativité de la société de la pour quelle société on a envie de travailler dans quelle société
Citoyennement on se positionne et et là ça ça regroupe toutes les diversités les origines bien entendu ça regroupe aussi alors parce que on parlait de visibilité euh je dirais presque de mode euh on a perdu par exemple la trait qu’on avait pour la lutte il y a quelques années sur
La présence du handicap euh c’est plus à la mode maintenant il y a d’autres modes qui sont arrivés tant mieux mais il faut pas oublier C les fes sont à la mode c’est pas mal voilà c’est-à-dire qu’il y a un moment où où dans les luttes comme
Ça il y a des espèces de de de de courbes sinusoïdal et contre lesquelles il faut lutter parce qu’il faut rappeler sans arrêt moi je me souviens que sur les les diversités il y a 25 ans on avait fait un numéro spécial de théâtre public sur les premiers comédiens de
Couleur au Plateau euh sur les scènes françaises à l’occasion de l’entrée d’un d’un comédien de couleur au au à la Comédie Française avec Sylvie chal il y avait une comédienne à un moment qui s’est élevé en pleurant qui avait dit mais mais moi je je suis pas une couleur
Je suis une artiste j’ai envie de jouer auhélie j’ai envie de jouer Romé Juliette j’ai envie de jouer solveg la blonde et cetera voilà donc tout toutes ces diversités elles sont dans un dans un dans un dans un gros paquet euh pourquoi le compa du saindéac parce qu’en
Fait on a forcément une approche qui est un petit peu différente du positionnement du subventionneur euh parce que d’abord on a aussi d’autres points d’ancrage que ce sont des sujets qui ont été amenés par différentes présidences il y a eu la présidence de madel noir il y a eu la présidence de
Marieo puis celle de Nicolas maintenant mais qui ont fait un vrai tournant dans le saindéac et donc avec la présidence de femmes aussi euh et puis c cette cette on différente alors euh je juste revenir sur les les les indicateurs que qui ont été donnés du côté des aides de l’État
Euh c’est vrai qu’il y a beaucoup de mieux euh c’est indéniable euh il y a encore du chemin à faire on en est tous d’accord euh nous on a aussi parce qu’on a eu un échange un peu compliqué avec le ministère il y a pas longtemps parce que
Voilà donc il a fallu s’expliquer et puis reprendre les chiffres et cetera on a remouliné tout euh à partir des données du ministère et effectivement on voit aussi que les chiffres sont très infléchis par les aides à la structuration euh ce qui est très bien d’un côté de donner ses aides c’est très
Bien en même temps ça veut bien dire d’où on se repositionne parce que ça veut dire qu’on on va aider les gens à se structurer donc quasiment bébé et non pas dans un parcours avancé et donc nous on sera très attentif à ce que ces aides à la structuration
Deviennent des aides au conventionnement euh voilà pour dépasser après les les effectivement les aides au projet voilà sur la manière de compter il y avait aussi plein de questions parce que en fait on a tous en tête les les limites qu’on se donne et les et surtout les faux
Alibis donc à un moment on a pris le parti d’indexer le comptage d’une manière très précis par exemple ne sont compté que les choses qui sont dans la programmation officielle d’un lieu parce que c’est trop facile de dire bah oui mais moi je programme des femmes mais en
Fait bah oui ben je fais trois spectacles féminins à la fin du mois de juin qui sont hors programmation bah ouais tu es sympa mais c’est de la Libye quoi voilà donc ça on exclut ah oui mais moi j’ai moi je porte un festival de femmes ben ouais mais
C’est toute l’année qu’on veut l’effort c’est pas que sur cette semaine là c’est génial de le faire déjà mais c’est pas que ça voilà donc il a fallu comme ça couper un peu dans les alibis et de la même manière on a in produit un autre
Une autre manière de compter qui est le potentiel public parce que c’est pas tout de programmer des femmes mais si on les met toujours dans la petite salle au bout du couloir on aura toujours des des salles à 30 places quoi donc donc on a introduit ce comptage par quelle chance
Je te donne de de trouver ton public voilà ça c’est ça c’est pour le comptage après je rejoins plein de choses qui ont été dites effectivement mais mais sur la la modestie qui est souvent opposée de dire oui mais les femmes se sous-estiment elles sont plus modestes
C’est commence par donner les moyens de faire une vraie production et on verra ce qu’une femme est capable de faire parce que bien souvent le spectacle va être plus modeste parce que les moyens sont plus modestes si j’ai trois fois moins d’aide qu’un équipe artistique masculine je pourrais jamais monter un
Un spectacle avec 15 comédiens en plateau alors au-delà des du comptage qui est très important le cindac a aussi pris des engagements quelles sont les pistes d’action que vous voulez déployer pour accélérer le mouvement puisqu’on voit que le mouvement est là qu’il y a une évolution quels sont les levierers
D’action qu’Ant mobiliser le syndiaac c’est c’est très volontariste hein c’est très en même temps c’est pas le pobureau je dire il y a des endroits où on peut pas emmener les gens hein donc donc il y a des intentions comme ça donc on fait sans arrêt des appels à la programmation
Des femmes on fait sans arrêt des appels à à l’égalité de de traitement dans les par exemple dans les dans les concours pour les nominations on est très attentif à la manière dont ça se passe euh il y a une ville où les femmes ont été reçu
Le matin en l’absence du maire alors que les hommes ont été reçus l’après-midi en présence du maire par exemple c’est des choses qu’on ne peut pas laisser passer donc sans arrêt on alimente le ministère la madame la ministre de courriers un peu incendiaire en disant bah il y a tel
Point qui pas voilà mais parce qu’à un moment il faut le dire et c’est pas toujours du fait de l’État c’est aussi la prise de de de de conscience des collectivités territoriale et on le voit beaucoup sur les scènes nationales parce que si on voit effectivement une montée
De sur les nominations dans les cens dramatiques nationaux là où l’État a une part importante de de poids quand même dans la dans la du choix dans le choix de la nomination on voit que du côté des scène nationale ù les collectivités territoriales sont les premières
Financeurs euh on a là par contre un vrai déficit de femmes et et et de vrais déficites de femmes à la tête de maison importantes euh parce que même si le cota augmente euh on leur donne aussi les toutes petites maisons quoi il y a
De la marge he on est à 35 % de direction féminine c’est-à-dire 5 points de plus que il y a 5 ans euh c’est parmi les les plus petits scores oui de parmi les les les label du ministère de la Culture donc on voit qu’effectivement il faudrait mobiliser évidemment l’état euh
Qui se qui se mobilise mais qu’il y a aussi euh une cause nationale donc qui doit mobiliser les collectivités territoriales alors euh par rapport au aux différents moyens d’action puisquon parle des collectivités territoriales je pense que c’est aussi une dimension qui figure dans la feuille de route qui est
La vôre pour faire euh progresser la parité euh dans les dans le secteur culturel alors ça c’est l’un de nos chevaux de bataille préférés puisqu’on se sent infiniment plus euh plus forte fort et forte si on allie les moins d’action et les volontés d’agir de l’État bien sûr ministère de la Culture
En l’occurrence et des collectivités territoriales et à cet égard nous avons voilà maintenant un peu plus de 2 ans travaillé avec l’ensemble des fédérations d’élus à l’élaboration d’un plan d’action égalité permettant justement de définir un socle d’action commun partagé entre les état et les collectivités et toutes les fédérations de collectivités territoriales quel
Qu’ell soit ont adhéré à la démarche ont travaillé avec nous à la rédaction de ce document notre idée étant à la fois de signer au niveau national cette ce plan d’action entre le ministère de la Culture et chacune des fédérations puis de le décliner à l’échelle territoriale sur la base du
Volontariat de collectivité acceptant quand même sous l’impulsion de leur fédération mais s sur la base de la volonté de telle ou telle collectivité de s’engager et à ce moment-là de définir en reprenant les grands axes du plan d’action égalité qu’on qu’on aura signé avant de définir de manière beaucoup plus précise comment c’est
Cette volonté d’agir s’incarnera s’incarnerait dans une politique territoriale j’ai une bibliothèque j’ai une médiathèque j’ai une scène nationale j’ai un centre dramatique national j’ai un musée sur mon territoire qu’est-ce que je fais pour que cette politique égalité définie de manière générale générique au niveau national s’incarne dans des politiques concrète et en acte
Et réel sur les territoires ce document je vous rassure il existe il est maintenant validé par l’ensemble des partis il nous il nous manque seulement vous me direz c’est important une signature officielle par l’ensemble des fédérations et par le ministère de la Culture pour prendre pleinement effet il
N’est pas impossible cont tenu de la date à laquelle nous l’avons rédigé ensemble c’était au c’était un peu avant la la la la pandémie quand même hein donc ça remonte au début de l’année 2020 il n’est pas impossible qu’on ait besoin ensemble de l’actualiser de le rendre peut-être encore plus dynamique et
Volontariste parce que des étapes ont été franchies depuis puis de le mettre en signature puisque il me semble vraiment que cette cette espèce de capacité d’action très concrète à l’échelle des collectivités territoriales est un gage absolu de d’efficience d’efficacité et d’effectivité finalement de ces politiques on se rend quand même compte
Même si le paysage est diversifié que beaucoup de collectivités territoriales ont mené et mènent aujourd’hui encore une fois ça n’est pas le cas général mais beaucoup sont plus avancés et même parfois beaucoup plus avancés que l’État dans des dans la mise en œuvre de politiqu égalité extrêmement volontariste qu’on admire d’ailleurs je
Ne citerai que quelques exemples de collectivité qui euh par exemple mett en place un budget intégrant l’égalité pour mesurer l’impact de la dépense de la collectivité sur les politiques d’égalité ou en matière de volontarisme sur la nomination sur la visibilité des femmes on font parfois beaucoup plus et
Beaucoup mieux que l’État donc allier nos efforts les unir me semble vraiment une manière très concrète et très pragmatique d’aller vers plus d’égalité sur l’ensemble du territoire le propre de de ces politiques c’est qu’elles sont très transversales l’enjeu de la parité ou de la diversité he d’ailleurs je
Crois que les deux se recoupent c’est que ça mobilise énormément de d’outils de politique publique et ça mobilise également beaucoup d’enjeux plus sociétaux plus larges en préparant cette rencontre je relisais le je lisais plutôt le le le rapport annuel sur l’état du sexisme en France qui était assez alarmant qui qui écrit clairement
Que le sexisme ne recule pas en France et au contraire certaines de ces manifestations les plus violentes s’aggravent et les jeunes générations sont les plus touchées donc c’est le les conclusions de ce rapport qui vient d’être publié en mars dernier euh 5 ans après Mitou on voit qu’il y a
Euh des images et des stéréotypes extrêmement extrêmement prignants dans alors sur ce là nous tu vous parliez des des des outils qu’on met en place euh le comptage c’est aussi alors c’est il y a une vision global euh extérieur publ mais il y a aussi un retour auprès de chaque adhérent de ce
Qui de ce qu’il fait lui-même alors qui est un un retour qui se fait uniquement entre le cindéac et et l’adhérent euh mais qui se veut aussi alarmant alarmiste c’est-à-dire que les gens sont en mesure au fur et à mesure de voir où ils en sont et là on est en train de
Préparer un second outil qui est un outil de prospective c’est-à-dire qui arrive au moment où on fait sa programmation et où on compte qui nous donne en même temps le comptage alors dans l’idéal on aimerait des rendez-vous c’estàd les rendez-vous qu’on prend les spectacles qu’on voit on devrait avoir
La même la même parité dans les dans dans dans ces offres là et puis et puis dans la programmation comment au fur et à mesure de la programmation on dire bah ouais mais là je commence à être en déficite là où j’en suis où parce que ce manque de recul il est aussi
Symptomatique il est de dire ouais non mais bon finalement grosso modo je suis dans la non il faut aller au-delà de ça et être beaucoup plus attentif au jour le jour quoi nous parlions donc aussi des stéréotypes qui marquent l’imaginaire collectif qui marque aussi ce qu’on voit sur sur les scènes Raphaël
Doyon dans votre étude ce qu’on voit c’est aussi que le monde du théâtre semble très imprégné d’une conception assez essentialiste finalement de la distinction des sexes et la représentation des des rôles sociaux euh est-ce que c’est une des clés d’explication qui font que on a du mal
Aussi à à bouger les choses dans nos dans nos imaginaires collectifs alors je je pense qu’elles sont en train de bouger ces choses et heureusement euh parfois de manière un peu binaire mais c’est pas grave tous les excès sont permis dans les révolution et il y a pas
De de révolution sans lutte euh et et je pense qu’en effet il faut il faut à tout prix mener un travail collectif de critique de nos représentations et des représentations qu’on n’est pas obligé de d’oublier mais pour lequel le théâtre a des tas d’outils pour les mettre à distance et
Ce qui est formidable par rapport au cinéma par exemple c’est on peut à la fois au théâtre représenter et montrer qu’on est en train de représenter comme le propose brcht ou d’autres et donc c’est ces outils là qu’il faut mettre en œuvre et donc ce cette part de critique
De des représentations et de la façon dont on les met en place dans les enseignements artistiques en conscientisant les méthodes d’enseignement en pouvant les nommer en pouvant parler de la question du consentement sans que ça devienne une politique puritaine qui empêcherait la création je pense que c’est très
Important et puis par ailleurs je pense que faire front comme le petit groupe qu’on a fondé dont vous parliez avec sous initiative de de Carole thbaau autour du matrimoine est très important et pardon je voulais simplement dire aussi euh oui je pense que aussi pardon la la
Question de de ce qui est mis en place c’est-à-dire quand on regarde le travail concret que font les directrices de CDN la façon dont elles s’investissent dans le territoire danst elle renoue avec les valeurs premières pionnières de la décentralisation qui sont d’être dans l’action artistique et dans la création et dans l’action
Artistique sur le territoire sans la condescendance que pouvait avoir des planchons et d’autres qui ont accumulé des des des des des mandats pendant des années en en éclatant leur budget et sans en être inquiété par le ministère voilà je pense que là il y a il y a un
Vrai travail de fond qui se fait et qui qui va faire son œuvre par l’exempla que ça représente c’est-à-dire que vraiment ça renoue pour le coup avec la constitution de 46 qui dit que l’accès à la culture et pour toutes et tous et
Donc je pense que là il y a il y a vraiment une action qui est menée par les directrices mais aussi plein d’autres directeur mais voilà quand je pense à toutes les directrices je pourrais les les citer Chavrier Julia vidit plein d’autres il est il est assez
Exemplaire de ce point de vue-là sur la question des stéréotypes pèse peut-être aussi la question de l’emploi qui reste assez prépondérante dans la façon dont on attribue les rôles la question de la distribution ça a à voir aussi avec la diversité Sylvie chalille le rappelait dans son dans son dernier ouvrage alors
Est-ce que est-ce qu’on peut changer les choses est-ce qu’on peut déplacer le le le regard qui est porté justement sur l’image la représentation des femmes sur sur les scènes est-ce qu’on moi je me permettrai pas de de de parler du côté du plateau parce que je vais laisser peut-être
Mar mais juste juste pour dire à quel endroit chacun en tant que citoyen peut se positionner dans ce genre de chose j’étais récemment au conseil d’administration du Jeune Théâtre National les élèves ont demandé à dégenanrer leur catalogue c’est c’est pour eux c’est c’est c’est c’est un truc grave parce
Que il faut savoir quand même que la majorité des des alors pas du côté des artistes de théâtre mais plutôt des artistes de cinéma et cetera on va pas s’embêter à à regarder un catalogue d’élèves si on cherche un homme ou une femme on va pas tout regarder et cetera
On va on va aller directement au genre et les élèves ont dit mais tant pis on perdra peut-être de l’embuchche à ce niveau-là mais on ne veut plus être genré à cet endroit-là pas seulement aussi homme-femme mais aussi parce que il y a toutes les diversités qui sont
Qui sont en chemin voilà mais on peut chacun à son endroit de citoyenneté lutter pour un modèle de société qui qui qui défend un service public euh je vais prendre la parole juste après après pour continuer sur ce sujet je voudrais juste revenir nous sur les et après je vais répondre à cette
Question de la de comment on des genes en tout cas dans ma compagnie et après j’ai d’autres exemples bien évidemment mais les outils que qui sont utilisés dans les arts de la rue notamment en festival nous utilisons beaucoup les techniques de d’éducation populaire avec des débats mouvants que l’on mène lors
Des causes ru lors des apéos dans les festivals d’art de la rue avec des questions cvant justement sur le féminisme et l’idée c’est vraiment de de faire changer les points de vue bon ben voilà avec des techniques qui que que que je vais pas rappeler du débat
Mouvant nous ce sont des outils où on arrive à atteindre une centaine de personnes grand maximum mais que l’on met en œuvre depuis quelques temps sur les festivals d’art de la rue donc ça c’est ce sont les outils que nous on met en place pour faire réfléchir justement
À l’égalité au féminisme et au genre dans ma compagnie depuis 2 3 ans maintenant tout tous les textes qui sont créés sont créés al c’est vraiment par le collectif comme c’est fait de plus en plus donc il y a un pôle de comédien auteur autrice qui qui qui crée sur le plateau
Donc ça c’est très je veux dire ça se fait partout donc on a rien d’extraordinaire là-dessus mais sans genre c’est-à-dire que euh chaque rôle peut être joué par n’importe qui et nous tirons au sort avant de jouer pour savoir qui va jouer tel rôle et le le
Genre est défini par la personne qui va le jouer ce jour-là de façon à s’inviter à réfléchir nous-même à à qu’est-ce que cela amène aussi au personnagfin on en discute après ça c’est hyper intéressant et je pense que ça ça nous amène aussi à déconstruire des question social et
Hyper importante de de nous placer nous-même en tant que chercheur et en tant que créateur aussi de quels sont nos limites face au à ce que l’on incarne enfin voilà Marie José malice alors en tant que directrice d’acteur puisque c’est un terme que vous affectionner particulièrement voilà
C’est mais mais aussi j’aurais aimé que vous vous nous parliez après du studio des actrices donc vous en tant que en tant que metteuse en scène on parlait de vos début de la façon dont vous avez construit votre parcours et cetera euh avec des normes qui sont très masculines
Hein dans le dans le secteur comment est-ce que en tant que artiste on joue avec ces normes masculines comment en tant que directrice d’acteur on travaille sur ces questions de l’emploi puisque je pense que c’est quand même un des points aussi très important de votre de votre travail c’est cette façon de
Distancier finalement l’incarnation oui ben justement je vous remercie de cette question parce qu’en effet je pense que la direction d’acteur historiquement elle existe pour déjouer ces questions d’emploi en fait le plus le plus je dirais le le plus paresseux serait un effet de pratiquer la politique de
L’emploi à savoir tu ressembles à ça tu vas jouer ça or comme le disait Raphaël et comme comme vous le disiez en fait non le théâtre est justement un art de la convention un art qui met en avant ses propres artifices qui peut qui est très qui est très un effet complexe et
Subti parce qu’il peut montrer la représentation en train de se faire et la désigner comme représentation et cetera et cetera et la direction d’acteur est justement un des outils qui permet à l’acteur d’accéder à la possibilité d’être le représentant ou l’agissant de quelque chose bon qui n’est pas lui
D’une part et qui en plus lui permet de le faire en établissant un pacte d’intelligence avec le public pour ça savoir ce qui se passe ici comment je le joue pourquoi je le joue comme ça et cetera donc oui je crois qu’en effet c’est quand on est c’est plutôt le
Théâtre bourgeois qui est le théâtre des emplois parce que le théâtre bourgeois n’a justement pas intérêt à faire bouger les les lignes mais le théâtre d’art disons le théâtre a toujours eu comme volonté un effet de d’être un acteur de la modification du monde et et de ses représentations alors le studio des
Actrices euh et ben c’est une initiative que nous avons prise au Théâtre de la Commune pas à l’initiative donc d’actrice justement sur un point qui était un peu annexe par rapport à la question de la parité mais qui était plutôt une question qui revenait à dire qu’il y avait plus tellement de
Recherche fondamental sur sur l’art de l’acteur qu’à non sens si on enlevait le travail des écoles il n’y avait plus ce qu’on appelait autrefois dans l’institution le studio justement parce que pendant très longtemps dans l’histoire des institutions on a pu repérer le fait que l’institution abritait ses propres instances de
Recherche et c’était même un point très important vous savez que c’est Merl Ponti qui dit que l’institution doit être le lieu qui favorise l’innovation donc on s’est dit il y a plus d’instance de recherche il y a plus de studio il y a plus de laboratoire
Et d’une part donc on a voulu en créer un et d’autre part les actrices disaient qu’en effet ell n’avaient pas tellement envie pour ce studio de passer par la main mise de metteur en scène et à forceorie de metteur en scène homme qui était un peu ce qui avait le magistère
Sur la question donc elles ont inventé un studio immanant comme ça où elles font leurs propres recherches elles essaient de se réapproprier les outils de réflexion sur l’art de l’acteur en mettant en œuvre des exercices des méthodes leurs propres enquêtes et de fait ce sont des femmes qui font ça ce
Sont des femmes qui très vite ont identifié que bon ben la question finalement de cette réflexivité des moyens qu’on se donne du souci était peut-être pour le coup une question bah en tout cas elle était portée par des femmes je sais pas si elle est strictement féminine et en ce moment par
Exemple elle se pose la question de ce que l’enfance a à dire sur l’art du jeu et donc elle mène des grandes enquêtes auprès d’enfants d’enseignants d’anthropologu et cetera voilà ce que je pouvais dire sur sur ça si vous permettez Genola sur la question des stéréotypes et des représentation évidemment c’est un sujet
Absolument majeur parce qu’on a forcément dans nos univers artistiques et culturels une responsabilité sans doute plus haute plus grande plus forte que d’autres secteurs de la société de l’économie de la politique parce que comme vous l’avez dit d’ailleurs dans votre introduction ces productions culturelles contribuent de façon sont
Fortes et massives à forger les imaginaires et parfois à déplacer justement le le curseur à déplacer la ligne à porter un regard différent sur l’autre et ce travail et on essaie d’en rendre compte un peu dans la dans la feuille de route égalité ce travail on
Le mène bien sûr dans tout le champ du spectacle vivant et vous en êtes les acteurs les actrices privilégiées mais on le mène également dans d’autres champ culturel artistique voir au-delà évidemment on pense au cinéma on pense à l’audio visuel un personnage de série télévisée un personnage dans un qu’on
Montre dans un dans un documentaire dans un film de fiction dans un jeu vidéo aussi forcément a un impact sur la manière dont on ressent dont on éprouve ou pas la différence l’altérité qu’il s’agisse en effet des questions de parité d’égalité entre les femmes et les hommes mais également de toutes les
Autres de tous les autres risques de discrimination lié à la race à l’âge au handicap à l’état de santé à la au lieu deés résidence à la vulnérabilité économique et sociale tout cela étant évidemment cumulatif la plupart du temps ce sont des obstacles qui s’ajoutent les
Un les uns aux autres et au-delà encore l’un des travaux qui me semble particulièrement intéressant pas simple mais particulièrement intéressant c’est celui que nous menons avec le ministère de l’Éducation nationale à un double niveau comment sont rédigés les manuels scolaires aujourd’hui qu’est-ce qu’on dit qu’est-ce qu’on enseigne aux enfants
Depuis le manuel de cours préparatoire où on apprend à lire quel est le rôle de du personnage féminin quel est le rôle du personnage masculin c’est intéressant de se poser la question et au-delà qu’est-ce qu’on raconte de l’histoire enfin de la discipline elle-même c’estàdire dans les mathématiques dans
Les sciences de la vie de la de la terre dans la philosophie dans la littérature dans les langues dans l’histoire tout court qu’est-ce qu’on enseigne et on se rend compte à quel point le centre ubertin au claire a fait des études formidablement intéressantes sur le sujet à quel point encore aujourd’hui
Malgré une prise de conscience des maisons d’édition qui sont très beaucoup plus volontaristes et engagé qu’on ne peut le penser encore aujourd’hui le le rôle la place qu’on jouai les femmes dans ces dans toutes ces disciplines est encore singulièrement minoré et cela évidemment fait écho à la question des programmes
Et les auteurs et autrices de manuel scolaire vous disent oui mais nous on est bien obligé de transcrire dans les manuels ce que les programmes nous demandent d’enseigner et donc donc voilà en quoi il me semble particulièrement intéressant que le ministère de l’Éducation nationale s’interroge aujourd’hui sur la conception même des
Programme scolaire et que nous nous parce que c’est facile de rejeter la responsabilité sur les autres que nous même si c’est un chantier très très compliqué que nous nous interrogions sur ce qu’on donne à enseigner dans nos propres établissements d’enseignement supérieur culture qu’est-ce qu’on enseigne dans les écoles d’architecture
Qu’est-ce qu’on enseigne dans les écoles d’art le Conservatoire national supérieur d’art dramatique a fait un pas absolument considérable mais il est je pense que Raphaël va pouvoir en parler très très bien mais c’est encore une école qui est un peu isolée on voit aujourd’hui que Émilie delorbe à la tête
De la du Conservatoire de Musique et de Danse de Paris fait un travail absolument formidable à la fois sur la composition des équipes enseignantes technique administrative sur le contenu des enseignements sur la manière de d’accompagner et de traiter les étudiantes et et les étudiants mais ce sont encore absolument remarquables mais
Ce sont encore des initiatives isolées il me semble qu’il faut qu’on secoue le l’arbre si on veut de manière beaucoup plus efficace et volontariste je voulais juste ajouter quelque chose très rapidement qui a deux choses qui sont proscrites dans le monde du travail habituellement et qui sont
D’ailleurs punies par la loi c’est le recrutement sur critères physique et le fait d’accéder à la vie intime de l’employé et en fait ces deux choses j’y pense parce que vous parliez des des des jeunes du JTN qui ont demandé à dégenrer les distributions ces deux choses sont à
La base de l’emploi au théâtre tel qui se pratique de manière la plus répandue c’est-à-dire ce dont on parlait c’est un peu une utopie de la façon dont on voudrait travailler avec les acteuris et et et les employés et donc ces deux choses c’est qu’ on on recrute
Commandant sur des critères physiques et le les ressources psychiques les histoires personnelles sont une source pour le travail et l’interprétation des personnages et donc il faut vraiment je pense se poser tes questions sur ces deux critères particulier au théâtre après pardon juste par rapport à ce que vous disiez mais c’est vrai
Que par rapport à l’enjeu de l’éducation moi je suis d’une génération où j’ai beaucoup vu d’anciens patrons je peux le dire maintenant simplement puisqu’ils sont plus à la MAN d’œuvre ces gens-là mais où ont trouva tous les alibis don donc donc c’était bah ouais je peux pas embaucher des garçons enfin
Je peux pas embaucher des femmes pardon parce que il y a pas de candidat de femme bah oui mais à un moment il faut aller les chercher c’est-à-dire que on va pas attendre 25 ans que ces ces bien sûr il faut agir sur l’éducation mais au-delà de ça si on veut pas attendre
Une génération encore c’est maintenant qu’il faut aller prendre les choses les taureaux par par la corde sur les écoles de de spectacle c’est exactement pareil il y a des moments où sur sur certains rôles euh sur certain fonction dans l’entreprise on on n’ pas de candidate femme par exemple en technique benah il
Faut aller les chercher on va pas avoir de candidats garçons en RP bah faut aller les chercher il suffit pas de dire ah bah oui mais en étude de lettres il y a 90 % de filles bah oui mais à un moment si on veut une vraie mixité dans
Les équipes il faut il faut la créer et la provoquer je voudrais juste rajouter quelque chose qui est un peu comme ça diagonal par rapport à ce que vous disiez parce que j’ai oublié de vous dire quelque chose à propos de du studio des actrices et qui me paraît comment
Dire bon une orientation un peu essentielle c’est que au thtre de la commune le studio des actrices est un dispositif qui est accompagné d’autres dispositifs et notamment ce qu’on appelle laboratoire pour les acteurs nouveaux bon qui est un laboratoire où il s’agit de faire travailler donc des acteurs nouveaux à savoir
Essentiellement chez nous des publics issu de l’exil en fait et au sein de ce laboratoire on a été amené à créer le laboratoire des femmes parce qu’il se trouvait que les femmes donc qui étaient concerné qui se qui se disaient concerné avaient pour des raisons X ou Y des
Difficultés à rejoindre un groupe mixte d’emblé c’est souvent des gens qui viennent donc de de de de la terre entière et bon et alors si j’insiste là-dessus c’est parce qu’il me semble qu’autant donc on doit avancer comme ça très fermement sur ces questions autant il me semble que la liaison Ave avec les
Classes populaires est très très importante et je j’insiste là-dessus parce que en effet ça il faut avoir capacité possibilité de travailler à la déconstruction de ces catégories en confiance calmement avec beaucoup de joie et de temps avec quiconque parce que sinon on s’aperçoit que éventuellement ça peut être facteur
De division on le sait euh de division d’avec les les classes les plus populaires bon à aubertvillier on le voit évidemment plus on avance sur ces question d’émancipation autour de ces catégories plus on court le risque en fait d’une sorte de yatus symbolique avec toute une partie
De la population qui est là et c’est pourquoi on a beaucoup tenu aussi à créer des organes qui nous permettent de travailler à ces questions et sur le plateau et sur le plan intellectuel avec l’école des actes et cetera pour ne pas pas être séparé quand même des gens qui
Sont là et avec qui on doit absolument débattre de ces questions parce qu’évidemment comme disait quelqu’un de célèbre il y a des contradictions au sein du peuple et il faut pas les nier quoi il faut au contraire les travailler tous ensemble je tenais juste à dire ça
Ce qui amène ben justement à ma à ma question suivante parce que on a parlé de la question l’enjeu de la parité la façon don ça se comptabiliser sur les scènes et cetera et on voit que c’est un enjeu beaucoup plus global beaucoup plus social je rappelais le résultats de
Cette nouvelle enquête sur le sexisme en France on voit que les stéréotypes sont extrêmement présent et on voit aussi qu’il y a une corrélation avec la question sociale et les questions des classes populaires et cetera et on a envie évidemment de poser la question que peut le théâtre
C’est-à-dire cette AR qui va travailler sur les imaginaires qui va pouvoir grâce à la Convention déconstruire un certain nombre de de de de stéréotype comment retrouver par la force du théâtre ce lien avec les cases populaires en faisant peut-être un travail situé c’est-à-dire avec les personnes qui qui
Nous entourent c’est que ces maisons de production et c’est très bien qui font des œuvres qui sont destinées à à à tourner à être vu comment est-ce que on arrive à les encré dans un dialogue avec les populations bon vous savez que pour moi
Ça a été un CR hein dans la la direction de du tête de la commune on a même inventé un cadre dramaturgique pour ça les pièces d’actualité et ce crédau de l’art situé hein de d’un art enfin donc de ne pas renoncer à la à l’idée que en
Effet il y a production de forme il y a formalisation invention mais que justement dans cette invention la la situation allait faire partie à faire partie du moteur de la création donc ça c’est très important et je pense qu’en effet il est très important de travailler avec la population sur ces
Questions il est très important de prendre au sérieux euh de prendre en amitié et au sérieux les angoisses les contradictions voir les blocages qui nous sont opposés ce que j’ai constaté moi le théâtre à cet égard peut tout parce que c’est un c’est c’est le lieu
Même de la confiance le théârin on peut tout y dire on peut tout y examiner euh si voilà si on met en place des protocoles voilà serein ferme pour pouvoir aborder les questions moi ce que j’ai souvent constater si pour le dire rapidement c’est qu’évidemment quand on
Discute avec des jeunes dans la ville d’auberviler et cetera on voit apparaître hein des arguments enfin comme ça des même des réactions homophobes sexistes anosores et cetera mais elles sont souvent en fait des réactions qui sont juste la manifestation d’une grande angoisse c’estàdire que c’est la manifestation de
Gens qui se sentent de toute façon déclassés méprisés qui savent que on les considère comme des gens en situation d’arriération et qui n’ont pour seul arme que de répondre à enfin de d’accomplir le le destin qu’on leur a qu’on leur assigne donc ils sont conformes à ce que ils croient qu’on
Attend d’eux donc il voilà ils se disent ils pensent qu’on est con ben on va être con mais quand on quand on discute hein pardon quand on met en place tout ce qu’il faut on s’aperçoit qu’évidemment ces arguments là peuvent être complètement déjoués déplacés qu’il y a
Il y a un désir autre he qui a réellement un désir de fraternisation et que la pensée est infiniment plus subtile complexe enfin voilà l’existence c’est compliqué hein l’existence c’est dur de vivre et il faut donc des endroits où on puisse se déchariter l’angoisse que ça suscite et ça c’est le
Le théâtre et les lieux de culture qui doivent le faire mais qui doivent prendre très au sérieux le fait que de plus en plus il s’agit de le faire parce que ce dévissage entre nous et d’autres est de plus en plus je dirais inquiétant en fait oui est-ce que
Je peux prêcher pour ma paroisse oui mais oui parce que nous dans les arts de la rue c’est un peu c’est un peu les projets de d’infusion de territoire c’est un peu presque la norme j’ai envie de dire nous à la compagnie on a travaillé pendant 5 ans
Dans un bidonville à mon il avec des enfants Rome avec 17 enfants Rome on a monté un Carmen l’opéra Carmen avec des musiciens classiques et les enfants c’était chouette c’était super et puis on s’est rendu compte qu’en fait le vrai problème c’était la cité malienne d’à
Côté donc en fait on les a intégré au projet pour qu’il n’y ait plus de bagarre entre les les deux parties et bon les les arts de la rue la démocratisation culturelle elle commence déjà par la gratuité par le rapport médiia dans la rue en contact avec la population avec des des projets
Qui se créent sur les territoires avec les habitants bon ce sont des budgets généralement qui sont plus petits mais qui sont pour le coup des vraies infusions donc est-ce que le théâtre à ce moment là peu oui je pense la le plus grand danger que l’on court nous dans
Les dans dans les arts de la rue c’est d’être légué à des médiateurs culturels et à ne pas être pris au sérieux dans dans l’exercice de nos de nos pratiques et à être considéré encore comme des jongleurs mais enfin enfin pardon des battleurs bles des cracheurs de feu
Voilà j’aimerais bien cracher du feu moi de la même manière si on élargit un peu euh moi je bon je suis toujours été très sensible au réseau des des ces dramatiques nationaux puis que c’est c’est quand même eux qui m’ont fait naître mais mais c’est c’est aussi parce
Que c’est un réseau qui qui qui qui s’est réinventé tout le temps et parce qu’il est justement entre les mains d’artistes se réinvente les maisons fait les pieds au mur tout le temps donc c’est compliqué pour les équipes à suivre mais c’est riche et et en
Particulier ce que ce qui ce qui est intéressant dans ce dans ce réseau qui s’est complètement renouvelé avec le le cycle des 10 années qui sont maintenant 10 années de de de direction maximum pour un patron et ensuite ça change et l’arrivée des femmes donc dans ces
Maisons euh on on a maintenant des projets qui sont tous euh qui tourne tous autour de de de cet ancrage territorial et et en même temps on sent bien personne n’ose attaquer le sujet de front parce qu’en fait c’est la déconstruction de décentralisation euh la décentralisation était vu comme très
Jacobine très ça la culture descent de Paris on devait envoyer en province les créations parisiennes maintenant c’est l’inverse les créations elles sont dans tous les coins de France et c’est à l’initiative de ces maisonsl qui rela avec les équip artistique et cetera qui sont en place mais mais ce réseau c’est
Complètement réinventé depuis depuis une dizaine d’années quoi finalement la question de la parité qui amène aussi beaucoup d’interrogations sur le genre beaucoup d’angoisse aussi puisque tout d’un coup il faut qu’on se positionne quéton alors qu’avant on se posait pas forcément la question et donc on peut comprendre qu’il puisse y avoir des
Replis identitaires qu’on a souvent résumés aux postures racistes mais qui peuvent être aussi des postures identitaires sexiste et est-ce qu’une façon vous en parliez tout à l’heure Raphaël Doyon qu’on les les nouvelles directrices ou en tout cas les les nouvelles personnes les personnes récemment nommées à la tête de
Ces cans dramatiques nationaux de ces outils de production et c’est aussi vrai dans dans les canarp qui font beaucoup de projets de territoire beaucoup de projets d’infusion dans les scènes nationales dans tous les dans tous les labels finalement est-ce que c’est aussi une façon d’aller à la rencontre des
Populations de travailler sur cette fameuse altérité qui est absolument la condition nécessaire de la rencontre pour contribuer d’une certaine façon à déconstruire ses peurs et et c’est là que je dirais que notre art trouve aussi toute son utilité non pas seulement sociale mais intime j’ai l’impression que Marie José
Malie serait plus à même que moi de répondre à cette question mais je voulais je je je pense que oui et je pense que parce que j’ai j’ai dirigé un petit ouvrage sur les nons professionnels et les figures singulières sur les scènes contemporaines après avoir beaucoup fréquenter le théâtre de la Commune et
Parce que ça posait pour moi aussi la question de la façon dont les acteurs professionnels étaient normés justement dans des emplois et dans un naturalisme de fait d’État presque de d’esthétique d’État et et donc la façon dont l’altérité a été accueillie dans les dans les pièces d’actualité
M’a fait réfléchir en creux en fait à ce qu’on demandait de manière spontanée habituelle aux acteurs voilà je m’arrêterai là parce que je pense que c mais parce que je pense que Marie José Malis est beaucoup plus à même de de développer ses questions mais en tout cas c’est une question importante
Repréciser c’est la façon dont en travaillant avec ses projets à travers ces projets situés on on travaille aussi cette question de la parité parce que si on a ces visions sexistes qui vont contribuer à entretenir les inégalités entre les femmes et les hommes comment si on travaille avec ce qu’on disait tout à
L’heure la le théâtre qui peut tout comment est-ce que on arrive à amener sa petite pierre pour moi je je suis persuadé que outre la question de de l’art situé je suis persuadée qu’il est en train de nous arriver quelque chose m de grave je crois que tout tout le monde
Est à peu près conscient que on est réellement un moment historique pivot en fait donc avec une espèce de grande crise de tous les paramètres existentiels bon tous les paramètres existentiels tout ce qui permettait aux gens de se figurer leur existence VO un éclat le rapport le rapport à au genre
Le rapport à la Terre le rapport au travail le rapport à la mort enfin je pense que rien n’est épargné et que dans des périodes comme ça donc qui en effet sont génératrices d’angoisse et donc de grand péril de grand danger il y a quelque chose qui a lieu
Et qui est le besoin qu’on les gens d’être associé à l’imaginaire à la construction d’imaginaire et à la symbolisation les gens veulent pouvoir construire participer à la construction de ce nouvel imaginaire dont on sent qu’il est nécessaire en fait on sent que on ne peut plus se représenter les
Choses comme on le faisait avant et que soit cette capacité à le représenter et déléguer à quelques-uns d’entre nous et alors bon on a on a une crise enfin a une faille soit on considère que tous doivent y être associés et donc outre l’AR situé je crois aussi maintenant
Qu’il y a une grande question qui est que l’art doit être aussi coélaboré voilà et que donc les le public la population aime être public des œuvres recevoir les œuvres mais a aussi maintenant un intense besoin de de de les fabriquer ou d’en tout cas d’être de comprendre par l’expérience et d’être
Associé à leur fabrication et les pièces d’actualité au fond c’était ça c’était pas tellement la capture ou la représentation de l’altérité que la mise en place de protocole qui permettait à l’artiste qui était là invité d’être altéré mu bouger parce que voilà que de nouveaux acteurs bah les gens venaient
Lui adresser des questions qui bougeent enfin faisait bouger son art et c’est ensemble qu’il se mettait à élaborer quelque chose qui est donc cosigner ou co copenser voilà et c’est je pense que c’est un c’est une dimension très importante aujourd’hui voilà on voit effectivement politiquement que la question de la représentation se pose
Puisque euh est-ce que ça reste un modèle est-ce que on va continuer à vouloir être représenté voilà une vraie crise fondamentale qui qui se pose alors évidemment on ne va pas tout résoudre évidemment on a parlé de beaucoup de choses mais peut-être pas de tout il nous reste quelques minutes enfin 15
Minutes exactement euh et donc nous pouvons poursuivre ce dialogue puisqu’on parlait de participation alors vraiment merci Marie José c’est c’est vraiment tout trouvé merci de votre participation avec quelques quelques questions qui vous taraudent alors on va attendre qu’il y ait un micro alors bonjour Je sa pas il marche là
Ououi on vous entend vous entend François Artigas je suis journaliste je m’occupe du théâtre à la revue Paris et je suis un modeste auteur et je écrit une pièce où je voulais qu’il ait la la parité il y avait deux actrices deux acteurs et je voulais un rôle pour une
Actrice de un peu plus de 60 ans et qu’elle soit jouée que ce rôle soit joué par une actrice d’un peu plus de 60 ans j’avais aussi sollicité un partenariat du pôle culture de la matmute qui permettent à des publics exclus de du disons de la culture hein du théâtre de
Venir assister à cette petite pièce et c’était essentiell ement donc des familles monoparentales c’est dire des femmes bon qu il s’agit de monter le financement j’ai vu alors là je vais être très très pragmatique j’ai vu qu’il y avait le fond fond peps qui permettait donc de de régler une partie du salaire
Des comédiens pour les répétitions et pour les représentations or quand je me suis adressé assez récemment parce qu’il eu les les représentations en question au mois de novembre et décembre fond ce n’était plus les répétitions mais uniquement les représentations alors que j’avais voulu payer tout le monde donc autant de représentation que de
Répétition et là je me suis retrouvé à un déficit donc qui n’était pas prévu au programme donc ça m’incite plus mon association à monter un nouveau spectacle dans la mesure où les règles du jeu ont changé bon en m’adressant font PS ils m’ont dit qu’ils allaient
Revenir à le ce qui s’était fait avant mais toujours est-il que ma petite pièce qui était déjà déficitaire est encore beaucoup plus parce que on a changé un peu les règles du jeu je vais me permettre de répondre parce que c’est très technique j’espère pas trop vous vous perdre en chemin en
Fait le le le problème il est très simple on vient d’un dispositif 2019 donc avant covid qui était expérimental on va dire c’était 17 18 19 bon ce dispositif a été simplifié élargi pendant la période covid euh on a obtenu en négociant avec l’État mais parce qu’il faut savoir que c’est une
Négociation avec la culture mais surtout avec berc parce que c’est Bery qui tient le porte-monnaie et ça n’est pas un porte-monnaie de la culture c’est un porte-monnaie de Bery et c’est toute la difficulté du truc donc ces conditions dérogatoires ont été mises en place à partir de 19 jusqu’en
22 en août 22 elles sont tombées à échéance sans prévenir euh la négociation avec Bercy a été très longue beaucoup plus longue que ce qu’on pensait ce qui fait que dans la période d’août 22 à décembre 22 on s’est retrouvé avec les conditions antérieures à 19 donc très compliqué beaucoup plus
Basse parce qu’elle date d’avant la renegoo et à partir du 1er janvier on a effectivement renégocié des choses qui sont un peu mieux que 19 mais un peu moins bien que 22 voilà ça a été le le laango avec Bercy ce dit le ministère reconnaissait aussi leur part de responsabilité dans
Le temps de la négociation et il n’est pas impossible que vous puissiez à un moment bénéficier de queue de crédit si vous faites appel sur un dossier comme ça pour cette raisonlà euh que vous puissiez bénéficier à une aide de la DRAC il faut voir avec la DRAC merci merci beaucoup pour cette
Réponse très technique mais très qui va j’espère vous faire avancer sur sur votre dossier euh une autre une autre question euh oui oui bonjour Delphine lalizou je suis présidente de la délégation île- de France île- de-France du sinavi euh le sinavi donc syndicat des arts vivants euh qui représente au niveau national à
Peu près 500 structures de compagniees indépendantes et lieux intermédiairees et structure qui aussi d’ailleurs pratique beaucoup l’infusion TER orial depuis depuis de nombreuses années le sinavi existe depuis 2003 je crois et effectivement recessens des compagnies qui qui sont vraiment sur la création sur les territoires depuis ce moment-là
Donc c’est vraiment quelque chose et et je suis ravis de de de voir que les les CDN s’y intéressent parce que les compagnies localement sont très friantes de collaboration avec les les S dramatiques nationaux sur ces sujetsl et sur d’autres et cetera donc c’est vraiment c’est vraiment une bonne
Nouvelle nouvelle euh c’est pas une nouvelle elle est un peu ancienne he là je vous faisais le le raccourci des 10 dernières années quand mê c’est très bien et sinon j’avais une question c’est que le le il y a une forme de diversité qui est portée aussi par les compagniees les compagnies du
Sinavi puisque c’est il représente vraiment le secteur indépendant c’est c’est vraiment là que ce que se structure les équipes artistique et qu’elles font dans un premier temps leur projet et et ce sont parfois des équipes qui ont des qui qui qui sont portés par des personnes qui n’ont pas forcément un
Parcours traditionnel et il y a une certaine forme de diversité parce que c’est parfois des artistes qui peuvent avoir été artistes interprètes qui décident de fonder une compagnie parce que voilà donc il y a tout un tas de de de possibilités parmi ces structures et une des façons le nerf de la guerre
Comme vous comme vous vous partagerez ce constat avec moi et vous le partagez je le sais c’est vraiment le financement l’accès au moyens de production et concernant la Paris cet accès aux moyens de production passe souvent pour nos compagnies par dans un premier temps par les collectivités territoriales donc
Le financement par des des collectivités territoriales et qu’en est-il de l’observation justement de d’une d’une parité dans la distribution de ces de ces financements par ces collectivités territoriales est-ce qu’il y a un observatoire de ça est-ce qu’il y a des chiffres qui peuvent nous dire par exemple telle
Région où on est parce que moi je je je c’est c’est vraiment un un sujet qui me qui m’interpelle que j’aimerais développer que j’aimerais construire et qu’on qu’on va peut-être dont on va peut-être se saisir si on en a les moyens humains au sein du sinavi mais je
Serais encore plus ravi s’il y avait un relais mais euh qu’en est-il d’un observatoire de ce qui se passe euh auprès de nos premiers financeurs puisque généralement c’est comme ça que ça se construit et que ça se passe euh que sont les collectivités territoriales dans quelle mesure parce que moi je je
Je je suis pas certaine que par exemple pour la région Île-de-France il existe un observatoire au niveau des dispositifs sur la façon dont sont distribués les fonds importants de la région et on sait que pour être programmé dans un théâtre pour en avoir discuté avec avec de nombreux directeurs
Et directrices de théâtre le fait d’observer de regarder quels sont les soutiens d’unorteur de projets c’est un facteur important et que très souvent les femmes sont moins bien doté de ce côté-là et que ça contribue à à ce qu’ell soit moins programmée et comme on le sait c’est un une sorte de cercle
Vicieux qui ne nous aide pas et donc ça contribue à invisibiliser une forme de diversité que représent notamment les compagnies indépendantes voilà agès s est-ce que vous avez des éléments de réponse uniquement des éléments malheureusement parce que je n’ai connaissance de la répartition genrée des moyens de production de création et
Cetera quand ces moyens émanent des collectivités territoriales que pour l’instant en tout cas par une source qui sont les études du collectif HF qui développe beaucoup j’ai en tête l’exemple de Bretagne de Auvergne ronalp de île-de-fance également qui fait justement ce travail formidable de recensement des aides accordées par les
Collectivités territoriales de la région considéré dans un domaine donné qui est la plupart du temps le domaine du spectacle vivant et qui permet justement d’avoir un un une visionès très très aigu très précise de la manière dont les fonds sont sont attribués je n’ai pas connaissance peut-être faudrait-il effectivement que avec les fédérations
De collectivités territoriales et le ministère de la Culture on s’attellele justement à la à l’élaboration d’un observatoire un peu équivalent à celui que nous nous nous produisons chaque année mais qui relève plutôt du champ public état qu’on fasse un peu l’équivalent à l’échelle des aides dont on connaît l’importance quantitative
Massive des des collectivités territoriales mais mais pour l’instant effectivement je n’ai j’ai connaissance de d’initiativ enfin le mon pas bon éparse oui pas pas encore structuré qui sont formidablement efficaces réalisé souvent avec vraiment des de petits moyens humains mais énormément de qualité mais qui ne compos pas un paysage global un paysage
D’ensemble à l’échelle du du pays le le manque tellement clair que nous c’est pareil on est en train de de le développer euh on l’avait déjà en partie euh par d’autres biais mais mais là on est en train de reformuler tout un tout un fond de questionnaire pour nos nos
Adhérents ça va porter que sur nos allérant par contre mais mais déjà on va avoir une une une cartographie quand même des choses des dispositifs surtout parce que là les dispositifs sont en train de changer beaucoup chaque région est en train de les faire évoluer pas forcément bien donc il faut toujours
Veiller à ce que la parité est toujours son endroit à cet endroit-là aussi nous à la Fédération on a aussi la Fédération des ires de la rue on a aussi l’Observatoire participatif partagé l’OPP sur laquelle sont sont fléché des questions justement de de cet ordre donc on a S remonté là
Tout le monde n’y répond pas on a une 80 répondants sur 550 adhérents ça montre à peu près voilà l’échelle je sais par contre qu’il y a eu un article que j’ai eu en main il y a très peu de temps qui faisait remonter les montants des aides accordés par région
Euh C c’était assez intéressant euh je l’ai regardé que en biais parce que je m’étais pas encore abonné fallait que j’aille à la féd pour le lire en entier mais je sais qu’il y a accessible là euh si on se voit tout à l’heure je te le
Donnerai euh un un article qui a été relayé bon je vais pas regarder sur mon portable mais où il y a vraiment chaque région est-ce que c’est Gené je ne pense pas mais déjà ça permet de savoir il faut savoir qu’en ce moment il y a quand même une autre problématique avec les
Collectivités territoriales c’est qu’est-ce qui est mis dans la culture quels sont les subventions qui sont octroyé à à la culture on y met de plus en plus de de patrimoine mais aussi de langue régionale et il y a des amalgam qui sont fait qui font que il y a
D’autres observations qui ont été faitestivité voilà attractivité is donc du coup on est sur des des j’ai envie de dire combat c’est pas c’est pas chouette mais on est aussi sur ces combats là c’estàd que au-delà de l’égalité de la parité il y a aussi mon voilà
Super non mais je parle trop en même temps donc c’est très bien voilàès bien alors j’ai une question enfin j’ai des questions une remarque ça n’a rien à voir avec ce dont on parlait là tout de suite je pense que la question de la parité elle soulève aussi la question de
Des enfants en fait et la question de la maternité qui n’a pas été enfin la maternité ou le fait de devenir parents qui n’a pas été évoqué moi je je m’appelle aïa eé je suis écrivaine comédien et metteuse en scène sortant de l’ENSAT il y a 2 ans et j’ai deux
Enfants et je me trouve dans une situation assez compliquée en tant qu’écrivaine d’ailleurs ben les pourcentages sont assez alarmants je m’étais pas rendu compte que c’était à ce point-là euh c’està-dire que dans les résidences d’écriture la présence des enfants est interdite à la Chartreuse on m’a dit on peut pas te recevoir on
N’accepte pas les enfants et c’est le cas dans plein plein plein plein de de résidences en fait pour les tourner et ça c’est vraiment en lien avec la parité parce qu’en fait on quand même principalement ça reste l’affaire des femmes principalement même même si les hommes veulent prendre leur rôle
Même si ça reste l’affaire des femmes et on se retrouve dans un cas de figure où les hommes eux qui soient comédiens ou m en scène vont en tourner peuvent exercer leur métier c’est la question de l’emploi aussi alors que les femmes sont cantonnées au fait de garder l’enfant et en tant que
Femme il y a aussi du coup ce chantage un peu de c’est soit ta carrière soit tu fais des enfants et je trouve ça mais terrible qu’on en soit encore là aujourd’hui et je me posais des questions pour pourquoi est-ce que dans les budgets de production par exemple
Pour les tourné est-ce que il y aurait pas des cases vraiment sur le fait d’embaucher une nounou pour garder l’enfant une garderie dans plus de garderie dans les théâtres je sais qu’il y a certains théâtres qui qui qui le mettent en place pourquoi est-ce que dans les résidences c’est vraiment clos à ce
Point-là pourquoi est-ce qu’il enfin un vrai des vraies interrogations en fait pour le futur quoi pour parce que ça fait que plein de femmes se mettent en retrait font des poses dans leur carrière n’osent pas aller plus plus loin parce qu’elles ont des enfants et ça je trouve que c’est une violence
Merci beaucoup d’avoir soulevé cette question parce que nous échangions en aparté avec agès S pour dire que ce sujet n’avait pas été abordé un sujet très important sur lequel arséna s’est penché puisquon a écrit un guide de la parentalité qui est au départ destiné aux artistes circassiens qui outre la
Question évidemment de la garde d’enfants et cetera a aussi des enjeux physiques extrêmement importants mais ce guide de la parentalité peut tout à fait être utile pour euh pour les artistes de toutes les disciplines et c’est c’est une question sur laquelle voilà nous échangeons beaucoup avec les professionnels donc dans un premier
Temps du cirque on a eu l’occasion d’en discuter avec avec agè Sal et qui est euh à prendre à bras le corp alors le ministère euh on le voit dans ce guide a fait pas mal de choses à travers on parlait du fond peps on parlait de audience on parlait énormément de
Dispositifs qui sont déjà euh mis en œuvre mais se se pose très particulièrement les deux sujets que vous avez évoqué c’est-à-dire quid des résidences comment est-ce qu’on accueille euh les on a voulu appeler ça d’ailleurs la parentalité dans un esprit revendicatif pour bien dire que ça n’était pas que la question des femmes
Mais voilà donc ça se pose au moment des résidences et au moment des tournées oui non je voulais simplement rajouter mais c’est vrai que sur les résidences alors je peux pas m’exprimer parce que je connais pas effectivement les les les contraintes de résidence de la Chartreuse par exemple et cetera par
Contre sur je peux vous dire que dans les négociation national que ce soit du côté d’audience du côté des des des grandes Nao des négociations annuelles obligatoires et cetera intersyndical et tout la question de la parentalité et de la situation des femmes c’est-à-dire des des maternant et cetera revient
Systématiquement que il y a un certain nombre de dispositifs qui existent qui ont été mis en place qui sont peu connus malheureusement mais qui ont été mis en place chez audience d’accompagnement et du côté des maisons alors là pour le coup mais là ce sont les grandes maison beaucoup de maisons
Ont des dispositifs d’aide à la tournée et cetera qui comprennent les aides justement de garde d’enfants et tout ça et puis dernier volet mais qui est un volet qui intervient dans les alors là c’est un peu plus technique dans les sociétés de les sociétés de production dans les CP dès lors qu’on
Fait une coproduction dans la majorité des cas on fait une CP qu’est-ce qui rentre dans la coproduction là c’est un élément de négociation il faut arriver en disant entre dans les dans les éléments de la production les frais de gardienage et ça les frais de garde gardienage les frais de garde les frais
De garde donc donc vous allez faire rougir donc donc effectivement ça ça c’est un élément de No à introduire dès dès le début quoi vraiment mais mais ça reste quand même compliqué parce que effectivement faut pouvoir rentrer déjà dans cette phase de discussion de négociation et que a priori en phase
D’écriture notamment se pose la question sur les auteurs qui ne sont pas maternant matmittante et qui ne sont pas en situation de de production donc il y a un point aveugle à à travailler et AG va nous en dire davantage mais en tout cas je dois avouer mon ravissement quand je suis
Allé au festival spring qui se déroulait à la brèche où il y a une maison des artistes et j’ai pu constater que il y avait des enfants que cette maison maintenant comptait un siège bébé comptait des éléments d’accueil pour les enfants euh et ça ça a changé parce que
Ça n’existait pas il y a très peu de temps donc il y a une prise de conscience euh de accueillir un artiste avec des enfants c’est aussi accueillir les enfants et donc ils sont pas juste tolérés ils sont accueillis c’est une question et on est confuse et confus de ne pas l’avoir évoqué
Davantage alors même que nous la connaissons particulièrement bien et que nous en mesurons l’impact et les impacts dans toutes les professions culturelles et artistiques au point d’ailleurs qu’on remarque si on veut encore poser le regard sur des sur des chiffres à quel point dans certaines professions je pense notamment au profession de
Journaliste au profession de photographe vous constatez que au départ dans les premières années vous avez à peu près un dans dans dans ces métiers une part égale de de de femm et d’homme ils sont à égalité dans les écoles et ils le sont également dans les
Professions et puis au fur et à mesure il y a un phénomène d’éviction qui fait que à partir de 35 40 ans vous avez beaucoup moins de femmes et on ne peut pas ne pas voir l’impact justement du fait d’avoir voulu fonder une famille d’avoir des enfants et en effet d’en
Assumer pleinement pleinement la responsabilité alors notre rôle effectivement et ça a été dit très bien et notamment Arsena a produit ce guide qui est vraiment formidablement bien fait c’est d’aller partout où nous pouvons en négociation avec audience qui met en place déjà pas mal de dispositifs incitatifs d’aller également en
Négociation et en discussion avec les lieux de résidence vous parliez des tournées à juste titre on peut penser également au festival parce que le temps du festival le temps de la programmation dans un festival pose de la même manière la question de la garde des des enfants comment s’en occuper comment faire en
Sorte que à la fois dans la scolarité des des petits et des moins petits il n’y ait pas de solution de continuité mais que en même temps ça n’empêche pas la la la mère de partir quand elle en a besoin quand quand elle en a le le souhait donc toutes ces questionslà il
Faut me semble-t-il les intégrer bien davantage dans la discussion que nous pouvons avoir avec l’ensemble des des structures des institutions qui composent le le le tissu culturel mais également avec les acteurs et actrices sociaux sociales qui sont là également pour inciter pour favoriser à la fois
Pendant le temps de la de la enfin du du du congé maternité avant pendant après l’accouchement mais également tout au long parce qu’on sait très bien que l’éducation d’un d’un ou de plusieurs enfants dure très longtemps oui oui on en parle souvent en connaissance de cause et effectivement il faut ce temps
D’accompagnement qui ne doit pas être un temps c’est encore le cas d’exclusion et de de de comment dire d’empêchement parce que c’est absolument intolérable de dire à une femme tu dois choisir entre avoir des enfants ét en occupés comme tu l’entends comme tu le souhaites ou développer ton parcours professionnel
Et avoir ta propre carrière et on sait qu’on est encore en retard mais que au moins cette prise de conscience de l’impact de la maternité et de la parentalité commence quand même à produire des effets mais on n pas au bout après après on peut quand
Même Jea sur un sujet comme ça c’est toujours compliqué parce que on a tous des exemples en tête de moment où ça va marcher oou ça va pas marcher moi j’ai des exemples en tête de de comédiens qui me demandait parce qu’on allait jouer un
Mois en Avignon il me disait ben moi je peux ma femme travaille je peux pas lui laisser les gamins un mois il faut que je les emmène donc qu’est-ce qu’on fait bon donc là ça s inégrit à la discussion et c’était c’était envisagé et on a pu
Le faire à l’autre ça a marchait à l’autre bout j’ai des moments où on a eu des moments de négociation en entreprise euh dans un cas plus global sur comment on on envisage la tournée pour le personnel permanent là en l’occurrence et où on me répondait à mais non parce
Que la prime de tournée qui parle de la garde d’enfant non ça va concerner que quelques-uns or et on sent bien le discours qui est derrière on on est comme sur un gâteau qu’on se partage ah ben non c’est pas égalitaire pourquoi lui il aurait ça et moi je voilà sauf
Que lui il a 15 % ou 20 % de de charge en plus et qu’à un moment vous arrivez pas à l’introduire dans le discours donc donc c’est c’est compliqué parce que c’est c’est toujours on arrive à des situations qui sont ou tout l’un ou tout
L’autre quoi en en tout cas dans dans l’étude que j’avais faite j’avais interviewé donc 30 metteuses en scène comédienne ou metteus en scène et j’avais eu énormément de témoignages qui rendaient compte du fait de qu’elles avaient fait le choix de ne pas avoir en enfant justement pour choisir une
Carrière artistique et d’autre part de en dehors des dispositifs Formell qui peuvent être mis en place de beaucoup de mteus enseignes ou comédiennes qui me disaient que ça les empêchait de réseau de manière informelle ce qui est absolument indispensable pour rester dans le métier et que ça aussi c’était
Un frein moins moins identifiable moins formel mais que c’était aussi indispensable très réel moi j’ai créé ma propre compagnie justement pour pouvoir élever mon fils en même temps que mes spectacles mais ce qui veut dire que B ce qui veut dire que mon fils a été avec moi en bidonville il
A été partout enfin on a fait on a fait ce tour du monde ensemble enfin toutes les créages je les ai fait avec mon fils à côté et je me suis fait regarder de travers parce que j’étais une mauvaise maman parce qu’il allait pas à l’école en
CP et puis ça revient à la enfin je fr parle beaucoup de ça dans la suite de l’histoire sur les créatrices c’est-à-dire enfanté ou engendré de la création et on est cette encore dans cette espèce de départition symbolique bah oui insupportable mais qui dans les faits continue d’exister malheureusement
Mais c’est la vision qu’on a de l’artiste aussi qu- qu’on Vic sur ce ce qui un artiste une dernière intervention voilà une dernière intervention parce que nous avons déjà je CIS qu’ marche pas ah oui il marche d’accord super bonjour merci d’être là tous je suis Françoise
Soaville je vais avoir 67 ans au mois d’août et vive la retraite que je prends voilà pas un jour de plus j’ai aussi élevé seul de enfants donc je revendique la maternité parce que si on parle de parité d’égalité hommes-femme jusqu’au jour d’aujourd’hui celle qui porte pendant 9 mois l’enfant
Dans le ventre c’est quand même la femme et c’est une grosse responsabilité j’ai un fils de 40 ans un autre de 28 ans je suis sorti hors d’AF ils ont leur vie super je peux commencer à vivre donc je prends le temps de ce que j’ai toujours rvé de faire d’écrire
Des contes voilà puisque le compte est fondamental il est très dénigré notamment par les programmateurs quand je parle à programmateur alors je je voudrais aussi souligner l’énorme travail des communautés de communes qui en milieu rural font un travail extraordinaire y compris des résidences d’artistes et de diffusion artistique les médiathèques sont
Fondamentales sauf qu’il a un grand mépris pour les médiathèques parce que bon quand on programme en miathèque l’enfant et l’art du jeu j’ai produit des court-métrages documentaires pour les enfants sur les jeux traditionnels dans le monde qui ont une règle être mixte et chantant puisque les enfants ne chantent plus et ne jouent
Plus filles et garçons ensemble donc commençons par là dans l’éducation homme-femme par les enfants je suis un peu brouillon j’ai le droit je avoir 67 ans je voudrais quand même saluer euh que demain est voté la loi migration contre le racisme vous en parliez madame vous travaillez beaucoup
Non pas avec les gens qui sont dans la précarité ou les quartiers populaires ce sont des quartiers des villes qui sont pauvre parlons de pauvreté ne soyons pas dans l’omerta et les communautés de gens l’immigration africaines asiatiques sont aujourd’hui des gens pauvres il y a aussi des Français voilà que aujourd’hui
Depuis ce matin le l’ouvre est bloqué par les travailleurs de la culture rappelonsla saluons-les le refus des musiciens de l’orchestre de Lyon qui ont été insultés par le public qui ont refusé nous sommes tous dans cette galère on va dire donc je suis ravie d’avoir une programmatrice sur la scène je ne suis
La fusse parce que est en train depuis la covid sélever ce que j’appelle et je leur dis une forêt de petits doigts des programmateurs qui se cachent derrière leurs petits doigts on n plus de contact direct il faut écrire des mails alors vous savez que on me dit oh oui mais il
N’a pas que ça à faire il reçoit 300 m par jour je dis moi je bosse gratuitement 300 300 m par jour voilà et que c’est insupportable alors du coup j’ai pris la décision j’ai fait traduire mes comptes en espagnol et je me casse vivre au Guatemala et au Chili et je vous
Souhaite plein de courage ah ben écoutez merci pour cette conclusion vivifiante le problème c’est que moi j’ai commencé euh le théâtre d’abord j’avais 20 ans j’ai vu tout le monde vitesse moukin vitè il est il était encore au théâtre au cinéma là à à ivri hein j’ai vu les
Les les Burgraves de les Burgraves oui de de Hugo j’ai vu tout le monde j’ai vu le dynamisme j’ai sillonné après j’étais dans la musique j’ai sillonné les routes de franc j’ étais dans toutes les structure et je trouve que c’est navrant pour les jeunes comment voulez-vous que les femme puissent s’exprimer
Puisquelles ne peuvent pas montrer leur travail donc commençons par la réalité je veux dire recevez les gens avant on prenait des rendez-vous on était reçu aujourd’hui on demande un rendez-vous téléphonique ah mais la personne untel ne reçoit pas au téléphone alors ça nous emmène ça nous emmène quand même dans un
Débat qui dépasse largement la question de la parité parce que je pense que cette situation en tout cas assez vécu par les hommes et les fes quand elles élèvent leurs enfants elles n peuvent pas salu aussi Peter Brook qui lui emmené les familles quand il partait en
Tourné il il a emmené les femmes et les enfants avec l’argent de la compagnie parce qu’elle était pas subventionné pour ça c’était une humanité alors les femmes ont besoin d’humanité quand elles ont des enfants les femmes ont besoin d’humanité parce qu’elles ont besoin de temps pour créer parce que quand on se
Lève à 6h du matin pour préparer le petit- déjeuner et puis qu’on traverse Paris parce qu’il faut aller à l’école et puis qu’on revient tout comment voulez-vous que nous fassions donc ça dépasse pas si en plus en face on a que des portes fermées oui les résidences on reçoit pas d’enfant voilà
Donc donc voilà je pars vivre ma vie de l’autre côté de l’Atlantique après si on si on généralise un peu le le débat c’est vrai que la période est est rude pour tout le monde particulièrement pour les équipes artistiques et les créateurs et créatrices qu’elle va être de plus en
Plus 23 24 25 sans une reprise des politiques publiques ça va être terrible euh mais c’est très c’est très diffus c’est très tout le monde le subit euh quel que soit le le niveau même de l’équipe artistique en terme de notoriété j’entends he euh quel que so
Quel que soit le niveau c’est très c’est très dur à l’intérieur du saindac nous on a beaucoup de débats là-dessus parce que vous imaginez bien qu’on a 450 adhérents de 25 compagnies 225 structures donc bienvenue au club on les a des deux côtés quoi et et cette espèce
De de de coupure du secteur est redoutable parce que parce que tout le monde empathti c’estd qu’ on continue à redire à tout le monde mais sans équipe artistique il y a pas de maison et sans maison les équipes artistiques n’ont pas le lieu de visibilité qu’il méritent
Donc donc on est dans un truc qui où on est obligé contraint d’être solidaire et et ça c’est il faut il faut le redire sans arrêt on l’a beaucoup dit pendant le covid sur les annulations et cetera comment on se conduit face à une annulation et et là c’est de nouveau la
Même chose sur la déprogrammation qui est à l’œuvre sur 23 24 25 il faut qu’on se tienne l’écoute parce que sinon tout le monde va tout le monde va sombrer quoi ce serait le sujet d’un d’un prochain débat parce qu’effectivement la question est ample elle est absolument fondamentale elle
Est aussi le reflet des choix que le secteur va faire et puis le reflet des choix politiques qui seront fait puisque on sait que le ministère de la Culture ne décide pas de tout qu’il y a un fameux berc qui est nommé comme ça qui
Qui il y a des arbitrages qui il y a des arbitrages qui sont fait en tout cas je voulais vraiment faudrait pas que la parité empathtisse en tout cas vraiment je voulais vous remercier pour cette discussion très riche qui n’aura certainement pas aborderé t tous les
Enjeux mais qui montre qu’à la fois il y a des politiques vol aristes qui portent leurs fruits qui met l’accent sur le chemin qu’il reste à faire et ça je pense qu’il ne faut jamais l’oublier soyons soyons modestes soyons pugnas et qui montre aussi ça je pense que c’est
Très réjouissant ce que peut le théâtre par rapport à cet enjeu qui est beaucoup plus global beaucoup plus sociétal et auquel nous devons tous nous y nous atteler merci à vous et mais je vous donne rendez-vous pour une prochaine rencontre avec l’asacd puisque nous ferons certainement un prochain cycle la saison [Applaudissements] prochaine