Séminaire de l’UMR DICE du 23 janvier 2024, animé par Jacques COMMAILLE, Professeur émérite à l’ENS Paris-Saclay, chercheur à l’Institut des sciences sociales du politique (ENS Paris-Saclay/Université Paris Nanterre/CNRS) sur le thème : L’esprit politique des savoirs. Une mise en perspective des savoirs sur le droit.
Ce séminaire de l’UMR DICE s’appuie sur l’ouvrage suivant, publié en 2023 par le Professeur COMMAILLE : L’esprit politique des savoirs. Le droit, la société, la nature, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2023, 376 p.
Merci beaucoup pour cette présentation bien trop élogieuse c’est à moi de vous remercier de de votre accueil de votre présence à toutes et et et tous euh et de votre accueil puisque je deviens un habitué de cette maison et j’en suis j’en suis très honoré j’étais vous
M’aviez convié déjà présenté mon un de mes précédents livres à quoi nous sert le droit et je garde un souvenir très fort effectivement de ces ces échanges que nous avons pu avoir à cette occasion y compris donc quand nous nous sommes nous avons échangé avec François os donc
Qui venait de sortir peu de temps après mon ouvrage un ouvrage avec pratiquement le même titre à quoi sert le droit ce qui a permis effectivement des échanges et un dialogue chaleureux mais exigeant sur les rapports don entre le regard de la philosophie de la théorie
Du droit et le regard de de soci social du du sociologue que que je suis donc je suis j’étais enthousiaste c’est pour ça on a on a régler les problèmes d’intendance en quelques en quelques jours parce que j’étais très très heureux effectivement de recevoir votre votre amitation alors effectivement ce
Que ce que je vais je vais peut-être centrer mon mon analyse c’est une analyse qui qui porte donc je tiens une thèse sur le rapport entre les savoirs et et le et le politique le le pouvoir donc je je dirais pourquoi mais j’ai en quelque sorte je l’ai engagé sur sur
Trois champs celui de des savoirs sur le droit celui des des savoirs sur la société et et celui des des savoirs sur la nature et les sciences et technologies donc j’ai gardé le terme de nature parce que c’était plus en adéquation avec les termes de société les termes de de droit et c’est
Plus large en comme on pourrait dire les autres sciences euh dans le le jargon le jargon indigène euh et donc là en quelque sorte vous êtes juriste pour la peur cheer chercheur juriste et j’ai eu le souci en quelque sorte de de mettre en valeur peut-être la place qui est
Importante dans l’ouvrage que j’ai consacré au savoir sur le sur le droit euh pardon tout va bien je regarde juste alors al je permettez-moi de commencer par quelques quelques remarques préalabl d’abord une une remarque qui est qui consiste à considérer que il y a pas de savoir en
Soi il y a pas de savoir en soi et ce qu’on en dit ce qu’on en écrit est dans une interrolation forte et complexe avec avec son locuteur ce qu’ ce qu’il est comme ce qu’il est comme personne ce qu’il est comme comme acteur ur aussi comme acteur social et
Effectivement c’est cet ouvrage donc qui a été pour moi c’est une écriture qui a été qui s’est qui s’est fait dans un dansun moment important majoritairement pendant la période du confinement période au moins qui était propice qui était très austère mais qui était propiss un peu un retour sur soi et un
Retour sur le sens de ce que on fait de ce qu’ tente de faire et je crois que ce ce livre est un peu le la la résultante de cette cette période tout à fait exceptionnelle elle est aussi la la résultante c’est c’est ce travail de réflexibilité auquel le confinement
Prêtait à ce à se se consacrer cette C l’esprit politique de des savoirs est la résultante d’une histoire personnelle celle que je que je j’évoque dans l’introduction de l’ouvrage donc celle d’un d’un enfant et d’un adolescent dans la vision sublimée euh qu’il pouvait avoir de la de la
Culture euh du savoir des savoirs en général était prop proportionnel à à la difficulté d’ d’ être d’y être associé d’ être d’ être en quelque sorte convié à à y participer et c’est cette vision sublimée euh que je suis entré avec cette vision sublimée donc je suis entré
Euh dans le monde des sciences social et euh et que là j’ai dû euh très vite composer avec un un univers qui est aussi celui des des rapports de pouvoir des luttes de territoire euh au point que ces aspects institutionnels peuvent parfois prévaloir sur ceux qui sont
Propres à la à la production de de connaissance donc une sorte retour critique en quelque sorte sur cette entrée et sur cette ce cette expérience que j’ai de du monde du monde académique et en particulier quand on remplit des fonctions de responsabilité institutionnelle où les choses apparaissent moins sublime et moins
Idéalisé qu’elle ne l’était dans la vision que j’avais de la de la culture première remarque donc préalable deuxième remarque j’ai découvert enfin on a nous avions organisé avec une collègue et ami Stéphanie Lacour donc chercheur juriste au CNRS nous avions organisé un un séminaire sur le le legal conscience
N le courant américain du de de du du legal conscience Ness et et là était venu un peu par hasard des collègues qui qui venaient de la qui étit issu de la la sociologie philosophie histoire des des sciences et dans les dans les échanges que nous avions dans ce séminaire j’ai découvert mais
Véritablement découvert je suis pas du tout un spécialiste d’histoire philosophie sociologie des sciences que ce que c’est que collègue rapportait étai des choses que j’observais moi tout à fait dans la dans le domaine du droit les transformations en quelque sorte de la conception de la recherche de la science qui était le équivalente
Parallèle à ce que moi j’observais du côté des de ce que je considérais comme les transformations des savoirs sur le droit et donc ça m’a ça m’a donné envie effectivement de d’entreprendre une une comparaison et euh et donc ma ma formation de sociologie générale et de
Et et et ma longue expérience en en science politique où j’ai aussi beaucoup enseigné euh m’ tout ça m’a conduit en quelque sorte à intégrer un un troisème champ de savoir celui de des savoirs sur la sur la société donc de comparer les savoirs sur le droit les savoirs sur la
Société et les savoirs sur la nature trisème remarque très importante qui s qui détermine en quelque sorte la la vie vision que je vais vous proposer de de mon mon ouvrage et la thèse que j’y tiens euh je fais un et je l’ai fait en dirais je l’ découvert quoi un
Extraordinaire je fais le constat d’un extraordinaire euh parallélisme des transformations dans ces trois champs de savoir euh et et donc je me pose la question de comment comment interpréter cette étonnant cet extraordinaire parallélisme des transformations dans ces trois domaines de savoir le savoir sur droit le savoir sur la société et le savoir
Sur la nature et les sciences et technologie et je je me souviens à ce momentlà de la de ce que Michel foucau déclare dans un de ses ouvrages à propos des des relations savoir et pouvoir je cite de fou dit il s’agit de savoir non pas quel est le pouvoir qui
Pèse sur la science mais quels effets de pouvoir circulent entre les énoncés scientifiques car il n’y a pas de relation le pouvoir sans contribution corrélative d’un d’un champ de savoir ni de savoir qui ne suppose et ne constitue en même temps des relations de pouvoir et donc de ces de ces rapports donc
Étroits entre savoir et pouvoir qu’évoque que souligne Michel foucot surgit conitamment chez lui l’idée d’un d’une matrice juridic-politique une matrice juridic politique correspondant à à des à des contextes historiques déterminés qurièmement euh la le constat donc de ce exceptionnel parallélisme des transformations des savoirs dans les trois domaines concerné m’a conduit à à
Considérer deux grandes périodes historique euh et que j’ai qualifié de la période de certitude d’une part et d’autre part de la période de l’incertitude j’ai pas utilisé les termes modernité post-modernité qui ont fait tellement d’usage qu’on finit par être perdu sur le sens qu’on peut leur donner donc j’ai préféré C terme plus
Simple période historique de la décertitude période historique des incertitudes et du point de vue des savoirs le temps euh des certitudes euh c’est de temps de de l’autonomie du champ de savoir des champs de savoir l’autonomie des champs de savoir c’est un savoir ou des savoirs qui sont en
Surplomb par rapport à la à la société c’est une croyance en une raison avec un r majuscule et une vérité avec un V majuscule et c’est de de considérer de façon plus générale que le régime de connaissance est en phase avec un un régime politique de régulation politique par le haut
Donc tant des certitudes tant des incertitudes très vite pour la qualifier les savoirs ne sont plus sur la société mais ils sont dans la société ils ne sont plus sur la société ils sont dans la société on va trouver l’équivalent dans le le domaine du droit
Et ça pose le problème pour le titre de la revue que j’ai contribué à créer c’està-dire que est-ce qu’ c’est encore un sens de dire droit et société est-ce qu’ ne convient pas de dire maintenant plus le droit dans la société euh et donc
Euh donc une remise en cause de la de la des rapports entre les savoirs et et la société je reviendrai à plusieurs reprises dans mon intervention et à côté de la de la vision exclusivement du haut vers le bas Top Down s’impose donc une vision la présence l’existence d’une vision de
Bottom up c’est-à-dire du bas de la Société des effervescen de la société qui a une influence très très importante sur l’économie des savoirs et notamment ce que j’ai étudié alors maintenant très vite après ces en quelque sorte ces ces remarques préalables comment se décline donc cette dualité certitude incertitude
Dans le domaine des savoirs comment elle se elle se s’établit suivant donc les les trois grands champs de savoir concernés premièrement premièrement donc le régime de savoir dans le temps des certitudes comment les trois savoirs ch de savoir que j’ai étudié effectivement se se détermine se se donne à voir le
Droit bien sûr d’abord les champ de savoir sur le droit et le droit pourrait-on dire là comme raison avec un r majuscule et et pourquoi mettre en premier ce ce régime de sa d’abord parce que c’est mon champ de de recherche princip princip et je suis un observateur à partir du droit un
Observateur attentif donc de de l’évolution du droit de son évolution contemporaine et en quelque sorte là le ce que je vous propose c’est pas simplement de comparer les trois domaines de savoir mais c’est de de mettre en perspective le savoir sur le droit lui-même une partie de de mon ouvrage
Que je centre sur cette question du des savoirs sur le droit par contte tenu de de vos vos compétences à la matière ou de vos intérêts à la matière et donc mettre en valeur la euh les savoirs sur le droit c’est euh mettre en valeur un cycle de
Transformation des savoirs sur le droit mais non pas comme un enoi mais comme une référence exemplaire euh qui se qui s’inscrit dans un processus plus général qui qui concerne aussi les savoirs sur la société les savoirs sur la et les savoirs sur la nature mais j’accorde une importance particulière au au champ de
Savoir sur le droit qui me paraît être un révélateur particulier exceptionnel d’un processus plus large et dans ce sens-là en quelque sorte vous avez ce qui en quelque nourrit mon mon mon mon investissement mon engagement dans la recherche sur le droit c’estàd je retrouve en quelque sorte la la la posture des grandes
Figures fondatrices des sciences sociales pour lesquelles le droit était extrêmement important était extrêmement important au centre de leur de leur œvre le plus souvent parce que le droit en quelque sorte apparaissait comme un révélateur exceptionnel des transformations des sociétés notamment dans la période fin du 19e début du 20e
La révolution industrielle et Cera et c’est en quelque sorte là cette filiation que que je retrouve c’est le le statut que important que j’accorde au droit comme sa fonction horistique en quelque sorte pour comprendre les transformations de la société alors quelle est la très vite l’économie spécifique des savoirs sur le
Droit dans la période des certitudes le droit impose son statut de droit avec un D majuscule comme raison avec un r majuscule et le fait au au au moyens de de plusieurs opérations première opération un certain un certain recouvrement entre pratique du droit et savoir sur le
Droit la la frontière on on aura peut-être l’occasion d’y revenir dans les échanges mais la très souvent il y a une sorte de confusion des registres entre pratique et et recherche en quelque sorte et on on ne sait plus très bien de quoi de quoi il s’agit et
En quoi ça se distingue et c’est très illustré par euh euh par la par la doctrine et les débats que dont elle fait l’objet et là je pense et je cite abondamment dans mon ouvrage le magistrat l’ouvrage euh de Christophe Jamin et de Philippe Gestas sur la doctrine euh effectivement qui
Euh ces auteurs critiques en quelque sorte où se mettent à distance de la de l’idée son laquelle la doctrine est une science et et serait la science du droit ou serait une des expressions euh de la la science du droit euh jusqu’à considérer chez certains auteurs que le
Droit n’est pas l’objet d’une science il est lui-même une science donc dans voilà une des caractéristiques importantes de la du statut des savoirs sur le droit dans la période des certitudes et euh très souvent il y a pour donner ce statut conférer ce statut particulier au
Savoir sur le droit euh on va en quelque sorte faire appel à la la dimension esthétique il va y avoir une opération de d’esthétisation euh du droit on va parler d’art juridique comme si voulez là aussi il y a l’idée de de trouver de la transcendance en de nourrir la la
Représentation transcendante dont l’objet dont le droit peut faire le l’objet et et donc une une esthétisation de la la production du droit qui va pouvoir être considéré dans certaines circonstances quand on rédige le Code civil quand on le réforme comme la fait la joyan carbonier on parle joyen carbonier par lui-même de l’ARGE
Juridique quoi donc un des un une des éléments de construction c’est d’une certaine représentation on pourrait dire transcendantale des savoirs sur le droit il y a aussi la la la promotion et l’exercice d’une d’une science du droit d’une certaine science du droit euh comme la la la philosophie du droit
La théorie du droit ou ou le le recours au au registre savant autorise à énoncer à énoncer ce que doivent être les finalités d’une société au nom d’un recours au registre savant n plus au registre esétique là mais au registre savant on on on affirme la prétention de pouvoir énoncer ce que
Doivent être les finalités de la société et là on retrouve pour les personnes qui étaient présente dans notre échange avec François os on on est on retrouve là la MA divergence avec françoisos c’està-dire je trouve son à quoi sort le droit un ouvrage magnifique de théorie du droit
Je j’ai des doutes sur la dernière partie qui au nom de la théorie de droit l’amène à énoncer ce que doivent être les finalités de la société donc voilà débat mais qui qui reste très très ouvert et je suis prêt à le poursuivre avec avec un une écoute attentive donc
Cela va conduire cette conception cette cette construction d’un statut transcendental du droit va va va conduire à considérer dans certains cas que le droit est la vraie science du politique le droit et la vraie science de politique et et c’est la science le droit devient la science d’un ordre
Politique pyramidal et tout ça 4è point important qui va caractériser ce statut du savoir sur le droit dans la période de certitude c’est extrêmement intéressant pour moi d’ailleurs c’est la ce qu’on va trouver très très souvent dans la littérature classique traditionnelle en la matière c’est le rejet ou l’ignorance
Du social au sens générique du terme c’est-à-dire ce qui se passe dans la société ce que sont les effervescences de la la société on va on va l’ignorer où on va le condamner d’une certaine façon ce recours ce recours au social cette référence au social dans sa réalité
Euh dans il va être rejeté dans les les savoirs qui lui sont consacrés donc qui a une hostilité très forte à l’égard des sciences sociales et euh et pourquoi pourquoi ce ce rejet constant récurrent à l’égard du social dans cette conception du du savoir sur le droit dans la période de la certitude
Bien parce que pour reprendre les termes je crois de de Christophe Jamain et de Philippe gestaz parce que l’enjeu euh l’enjeu est de préserver un droit avec un D majuscule émanant je cite d’un lieu de la vérité comme la règle ne peut être découverte dans la société
Elle-même donc un lieu de la vérité car la règle ne peut-être découverte dans la société elle-même dernier point euh la la crainte le rejet du social dans cette conception donc de cette représentation de savoir sur le droit euh tient au fait que il y a un sentiment et que je vais
Retrouver d’ailleurs dans les dans les sciences de la nature dans les savoirs sur la nature c’est la la crainte d’une contamination par ce qui vient de la société la la pureté du droit en quelque sorte sa cohérence sa sa force tient précisément à son autonomie par rapport
Au social et le social et les le social les efférisons du social sont des désordres qui risquent s’introduire dans l’ordonnancement idéal du du droit et et puis dernier point qui va effectivement justifier cette cette ce positionnement à l’égard du social c’est que le le droit aspire très souvent dans son ce qui apparaît
Dans son histoire dans l’histoire de ce savoir aspire à être la science du social la vraie science du social comme la vraie science politique comme le la la il a fait référence très justement pierre leogand notamment donc voilà très vite dans la période des certitudes les caractérisations en quelque sorte des
Savoirs sur le droit leur statut la représentation dont il faut l’objet deuxème point dans la période de certitude 2è type de savoir les savoirs sur la sur la société et on pourrait dire là la prétion c’est c’est prétendre et puiser le sens des phénomènes c’est les expliquer en sur plomb donc on va
Avoir là en quelque sorte des des théories qui vont se développer des travaux qui sont développés de dans les savoirs sur la société où en quelque sorte la grande préoccupation on le voit beaucoup à la fin du 19e début du 20e chez les grands fondateurs c’est la grande préocupation
C’est faire société ou refaire société on est dans la période de la révolution industrielle et il y a une sorte de bouleversement des sociétés et donc la grande crainte des socié ologue c’est de faire le constat effectivement de ces deux ordes croissant et c’est comment y remédier et ils sont
Visiblement je dis les choses très vite et un peu trop synthétique mais en quelque sorte la on va rechercher je pense que c’est pas par hasard que les grandes figure fondatrice accorde tant d’importance à la religion en quelque sorte la religion est effectivement l’élément qui doit permettre ou ou des
Substituts à la religion c’est ce que tente durkem durkem il déplace en quelque sorte l’objet du culte de la République et il les substittu euh il se subs qui ser qui se substitue à Dieu la République qui se substitue à Dieu donc il y a une préoccupation très forte autour de la
Religion comme permettant en quelque sorte de préserver le régime de régulation par l’au la vision pyramidale qu’on a de la la société dans cette période de certitude et euh juste une notation Alexis par exemple parle du rôle de la la religion euh dans le rôle fondamental vital de la religion dans la
L’existence dans la Fondation dans l’existence dans le développement de la démocratie américaine donc on a euh des des savoirs qui vont si vous voulez s’exprimer dans une dans une conception au sein d’une conception d’une représentation qui aussi une représentation pyramidale de la société de une r d’une régulation politique topd
Des sociétés et d’où la très vite là aussi le le l’intérêt qui va être porté à la question de la domination soit pouvoir la théoriser positivement comme le fait Max Weber soit ce qui va être très très fréquent dans les sciences sociales reprenant les thèses de de de
De la BO euh par par par Michel fouco ou par Pierre Bourdieu et c’est le et là c’est le le choix en quelque sorte de méta théorie qui vont dénoncer en quelque sorte la la domination mais en dénonçant la domination paradoxalement il consacre en fait l’existence d’un
D’un modèle de société qui est un modèle de société régi par le monopole d’une régulation par le haut d’où donc jeiniste pas mais l’intérêt que je porte à cette question de la nomination de la façon dont elle est traitée par par les auteurs j’en viens au 3è euh au
3è domaine de savoir la la nature est Scien et technologie et là c’est cétait une découverte pour moi un domaine que je ne connaissais pas très peu que j’ai découvert à l’occasion de ce séminaire sur le legal conscience avec les les collègues de d’histoire de philosophie ou de sociologie des sciences et euh
C’est là que j’ai découvert qu’il y avait effectivement une conception des des représentations de la de la science en la matière qui était conforme à celle qu’on observait sur le droit qui était conforme à à celle qu’on observait dans les sciences sur la société avec les méta récits les méta théories qui vous
Donnent qui épuisent le sens du monde et vous n’avez plus qu’à regarder et et à vous soumettre en quelque sorte à ces théories qui vous sont proposées ou qui vous sont imposées et là les ces domaines des savoirs sur la nature sont apparus presque comme une pour moi comme
Une grammaire de ce passage du temps des certitudes au temps incertitudes et c’est pour ça que dans mon ouvrage le dernier chapitre de la première partie sur temps des intitudes est consacré au savoir sur la nature et le le dans le premier chapitre de la 2è partie sur le
Temps des incertitudes aussi consacré d’abord à ce à ce domaine de de savoir parce que le basculement il est absolument je dirais extraordinaire et éclairant par rapport aux autres domaines de savoir quequel je travailler par exemple on va parler de et là je je reprends de la des mots et des
Expressions qui sont tout utilisé par les historiens philosophes sociolog sociologues des Scien on parle de certitude transcendante de la science des savoirs sur la nature euh et qui sont des savoirs donc qui sont destinés à produire un effet d’autorité un effet d’autorité un des sociologues connus de la sociologie des
Sciences dit la science parle comme Dieu ou elle prétend parler comme Dieu donc vous voyez la la l’idée transcendance du savoir elle est elle est explicite elle est très très forte elle est elle est très visible elle est plus encore peut-être que dans les autres champs de savoir sur lesquels j’ai travaillé
Deuxième tras important parmi beaucoup de donc je résume en en peu de mots ce qui est plus longtemps plus longuement exposé dans le dans mon ouvrage euh on parle de de distinction de binarité euh en quelque sorte sachant versus profane sachant versus profan il y a une dcotomie extrêmement forte il y
A ceux qui savent il y a ceux qui sont ignorants et à qui on va éventuellement euh transmettre le bon message de la vérité scientifique euh et donc euh euh euh méfiance donc ce qui est là aussi d’ailleurs de tout à fait de façon tout à fait parallèle au
Savoir sur le droit la une très grande méfiance à l’égard de ce qui vient de la société du social qui là aussi le le mot est utilisé c’est très amusant dans le domaine des des savoirs sur la euh sur la sur la c’est l’idée de contamination d’une certaine façon la la société est
Potentiellement porteuse de désordre dans la l’organisation et le fonctionnement euh la l’établissement des des des savoirs et donc il y a une il y a une incontestablement une une méfiance à l’égard à l’égard du social dans cette période des certitude donc en ce qui concerne la nature dernier point
Peut-être important je vais euh résumer un peu euh euh la raison scientifique va apparaître très curieusement là aussi extraordinaire parallélisme avec les savoirs sur le droit c’estàdire que le la raison scientifique euh est en quelque sorte consacré comme une raison politique avec des légitimations réciproque donc on va avoir par exemple
Des une représentation très anthropomorphique de l’organisation sociale on va faire référence au aux mathématiques on va faire référence à la à la biologie à des théories organiciste euh qui sont appliqués donc au monde politique et et social et donc euh euh une en quelque sorte une une une
Conception qui a qui a des certitudes sur ce que doit être le fonctionnement du monde du monde social du monde politique et et on le rapporte en quelque sorte on illustre ça par euh des euh euh des des recours effectivement à l’organicisme à la à la biologie aux
Mathématiques pour en quel quelque sorte scientifiser la la vision de la de la société et et en quelque sorte euh on va c’est très intéressant le concept de régulation va être un concept dans lequel ce qu’on met en avant ce qu’on montre c’est que c’est c’est c’est l’histoire du thermostat c’estàdire la
Température baisse et le thermostat automatiquement va la rétablir l’équilibre est est menacé le thermostat en quelque sorte va remettre l’équilibre en donc une vision scientiste pourrait-on dire du des fonctionnements de la société euh donc j’en vient maintenant à ma à ma deuxème partie ça va je deè partie donc le les régimes de
Savoir et et le temps le temps des de l’incertitude et ce qui est très intéressant là je vous ai dit je mettais en parallèle dans le 3è dans le dernier chapitre de la première partie et le premier chapitre de la deè partie partie je mais en parallèle donc la les savoirs
L’évolution des savoirs sur le sur la sur la nature et et les sciences et technologie et euh là les il y a un véritable basculement qui se perd et un un basculement qui se per pour dire les choses très rapidement dans ces sciences de de la nature euh ce
Qui est démontré d’abord c’est que la la science est dépendante de contexte de contexte sociaux de contexte économique de contexte politique et qu’elle n’est pas elle est pas dans une autonomie totale de on produit de de la de la science du savoir dans une atmosphère pure en
Quelque sorte c’est une une atphère qui est un contexte saturé en quelque sorte de facteurs socio-politiqu économique qui sont qui marquent effectivement le fonctionnement de la science et un des un des éléments qu’on va mettre souvent en avant dans la la littérature de philosophie histoire sociologie des sciences c’est par
Exemple la place des femmes dans la il y a pas de natural ité de la production scientifique euh si on euh si par exemple on considère que euh le le milieu scientifique lui-même est un milieu par exemple où la question du genre est pas résolue ou la question des
Inégalités entre les femmes et les hommes sont euh est misise de côté c’est alors qu’elle il y a beaucoup d’ouvrages en philosophie histoire philosophie qui montrent que que cette question du genre est une variable importante dans la façon dont on va produire de la vérité
De la de la science dans ce domaine de des savoirs sur la nature des sciences et et technologie euh donc là on voit de nouveau une une indation ind oh là indice indissociation entre entre science et et société là de ce qui va être mis en valeur à l’inverse
De la période de certitude c’est l’idée de que la sens je je cite un un sociologue des sciences la science parle toujours de quelque part donc l’importance du contexte on rrouve si vous mettez ça avec le droit c’est très très c’est la même chose quoi c’est
L’Ance du le le le social ne peut pas être évacué de la la production même de la science elle-même elle est le le social le contexte sont toujours là la science parle toujours de de quelque part et et il y a en quelque sorte des interrelations fortes entre entre
Science et société euh euh en entre science et société et l’idée qui est avancée pour dire les choses très rapidement et d’un mot c’est l’idée de coproduction la grande figure de la du courant américain de science and technology study chez jassanov parle effectivement de coproduction la science c’est une coproduction entre les
Scientifique quand même ce qu’ils offerent et la société la le contexte social politique économique culturel dans lequel il se trouve et de façon tout à fait étonnante ce ce ce champ de savoir va être probablement là il falloir que je travaille la question encore parce que c’est une telle
Découverte qui ça mérite d’aller plus loin c’est très frappant de voir que euh c’est ce domaine de la des savoirs sur la nature science et technologie qui va poser la question de la démocratie qui va poser le problème de l’implication des nonscientifiques des citoyens dans la production de la science et dans la
Diffusion et dans la l’appropriation de de la science et le le tout ce courant de participation citoyenne est dans ce domainelà extrêmement extrêmement dynamique au point de que la question est posée explicitement je cite c’est de faire entrer les sciences en démocratie comment comment prendre en compte comment associer les éléments de la
Société des acteurs de la société des citoyens comment les associer d’une certaine façon à au processus de production euh de la science dans ce domaine de la nature et des autres sciences comment penser une implication citoyenne et dans la le dans un grand courant de d’une des autres une une
Autre figure de la science Elga novotni elle parle d’Agora c’estàdire comment créer des espaces publics où la science ne sera plus en surplomb mais en phase en articulé avec les citoyens les aspirations les avis des citoyens 2è 2è élément deè s de savoir dans la période des incertitude donc euh là en
Quelque sorte très vite ce ce dont il va s’agir c’est de c’est de en quelque sorte de remettre en cause les métathéories comme je le disais à l’instant les méta récits euh qui comme l’a dit le le philosophe de la post-modernité Jean-François Liotard prétend fournir des explications englobante et et totalisante englobante
Et et totalisante et et là on va voir de multiples expressions je donne nombreux exemples dans l’ouvrage sur euh euh sur cette sur cette remise en cause du statut en quelque sorte en surplomb de la de la des sciences de la des savoirs de la société et un des plus belles
Illustrations c’est ce qui va la critique de de la de la théorie critique de l’École de Francfort qui va se développer avec une remise en cause là dans cette critique de la théorie critique de l’École de Francfort influencé incontestablement par le marxisme c’est la la remise en cause
D’une vision euh unilatérale du pouvoir sexerçant euh du haut vers le bas et par exemple un exemple parmi beaucoup d’autres honnette dans Axel honnette une des grandes figures de la de la de l’École de Francfort rond avec un de ses fondateurs orkimer euh euh parce que euh
Cette cette vision de la société que théorise euh Orka Meur c’est une vision de société d’une histoire qui est une histoire de la catastrophe et du déclin inéluctable du déclin inéluctable c’est c’est ça ça on va trouver ça très très souvent dans cette conception de la régulation par le haut c’est c’est les
Choses s’imposent par le haut en quelque sorte il y a des déterminismes extrêmement fort contre lesquels on ne peut pas lter qui s’impose qui s’impose à nous et et donc là la la critique de la théorie critique rond avec le statut d’un d’un individu dominé au point d’en être passif à force
D’avoir intériorisé son aliénation on est là dans les conceptions très très répandues au sein de la sociologie une certaine conception de la de la domination et donc ce qui est mis en valeur dans ces savoirs sur la sur la société c’est les capacités de résistance de l’individu et c’est l’idée
Est très importante qui caractérise tout à fait cette période dans ce champ de savoir sur la société c’est l’idée de primauté de l’acteur sur la structure toutes les explications auparavant venaientent du jeu de l’influence des structures il faut remettre en valeur la l’acteur avec son autonomie avec ses initiatives avec ses implications avec
Ses aspirations et cetera et on va avoir là en quelque sorte une remise en cause de d’une sorte d’unilatéralité de la de la domination alors je vois que le le temps passe donc je vais pas illustrer trop longtemps cette ce cette transformation mais on va retourner à des auteurs qui précisément
Vont remettre en cause l’idée du caractère inéluable inéluctable de la domination de ce qui vient par le haut et du qui s’impose d’évidence aux sociétés et aux individus et on va retourner donc à à des travaux comme ceux de Michel de sererto que je cite longuement et là je vais pas le
Citer parce qu’il est je vois que je suis trop bavard euh euh l’historien anglais Edward Edward Thompson donc qui va montrer qui a une conception à la fois je dirait progressiste de la du fonctionnement la société mais qui s’écarte du mar du marxisme en disant mais il montre des plein d’exemples de
Gens dominés de citoyens dominés et qui qui ont des stratégies en fait de lutte contre la domination qu’on a sous-estimé et de la même façon euh l’anthropologue pour prendre des exemples parmi nombreuses littératures euh l’anthropologue Edward Thompson euh l’anthropologue américain va travailler sur euh non pardon excusez-moi l’anthropologue je sais pas Edward
Thomson c’est l’historien excusez-moi l’anthropologue euh James Scott qui va s’attacher à dévoiler chez les pays les paysant pauvres de Malaisie sur lesquels il travaillent les luttes politiques je cite discrète qui amène euh que mène ces ces ces ces cito citoyen ces pays-empôts et et les les stratégies que ces
Pays-empôts développe pour établir une résistance aux exploitations dont il sont victimes donc vous voyez très très vite c’est en quelque sor ce qui met en valeur c’est dans la société il y a des effervescences il y a du volontarisme il y a des aspirations il y a des ré la société le
Bas fonctionne et est interaction et pas ne fait pas que subir en quelque sorte la la régulation par l’eau il est il est capable d’en d’en résister euh et ce qui est intéressant il y a là j’ai pas le temps de développer mais un un une illustration dans le dans le
Champ de savoir notamment celui de la sociologie c’est le développement d’une sociologie pragmatique euh qui va se distinguer par exemple de la sociologie en partie au moins de la sociologie de Bourdieu et et qui est en quelque sorte une sociologie problmatique qui est en en dans laffiliation de la philosophie
Pragmatique américaine qui était représenté par euh notamment par la la figure de John Dway lequel dans les années 1920 1930 s’attachait à définir ce que devait être la participation des citoyens au fonctionnement démocratique hein John Deway le public et ses problèmes une première édition 1927 et la sociologie pragmatique est au
Cœur en quelque sorte d’un régime de connaissance en science sociale critique du réductionnisme structurel la question de la la primauté l’exclusivité de l’effet des structures remis en cause et Luc boltansski par exemple déclare qu’il convient que nous renoncions avoir le dernier mot sur les acteurs en produisant ou en leur
Imposant un rapport plus fort que ceux qui sont que ceux qu’ils sont à même de produire et donc il y a une sorte de remise en cause C de l’idée d’agent expression employée dans la sociologie bourdosienne pour mettre en valeur l’idée de d’acteur des citoyens qui sont il sont potentiellement ou qui sont
Réellement des acteurs et en considérant que les les individus les plus dominés peuvent être acteurs de leur destin et l’individu n’est plus le simple en quelque sorte récepteur de de de d’injonction et ce qui est intéressant là ce qui va aussi qui se répercuter dans le champ de savoir sur la société
Ça va être la mise en cause de de concept comme ceux de powernessess de capabilité d’adjunctivity d’adgency c’est-à-dire qui montre quelque sorte que le les individus fonctionnent avec avec ils interviennent ils réagissent et et il faut prendre en compte ces ses ses comportements ses aspirations effectivement des individus ordinaires
En entre guemet dans le le le fonctionnement l’économie des savoirs et dans le leurs appropriations par la société et de ce point de vue là on va avoir des des champs de recherche qui vont être très exemplaires de ce changement de paradigme à l’intérieur des savoirs sur la société c’est la
Recherche sur le genre qui vont mettre l’accent sur notamment c’est assez je trouve ce domaine là sans sans sans démagogie c’est Dom extrêmement riche du point de vue épistémologique parce que ça montre bien que c’est un domaine dans lequel on a montré en quelque sorte que la que les femmes étaient étaient
Capable en quelque sorte de se mobiliser et de de devenir effectivement non plus simplement des agentes entre guillemets mais bien des actrices en quelque sorte de dans le domaine de la vie privée l’organisation de la vie privée dans le domaine de rapport au travail et cetera
On voit là c’est tout à fait exemplaire tout à fait illustratif de ce qu’on attend de de de personne en quelque sorte qui passe d’un statut de sujet à un statut de d’actrice C conception qui va mettre l’accent sur l’individu l’importance de l’individu et qui va mettre par exemple
L’accent aussi sur la notion de subjectivité des acteurs qui qui vont c’est dans le domaine des politiques publiques voilà un domaine dans lequel c’est question de la subjectivité de mise en valeur c’estàdire des des les les les les individus ne sont pas simplement ils sont ils ne sont pas
Réceptacles des des des dispositifs de politique publ il les interprèteent il se les approprie en fonction de ce qu’ils sont en fonction des groupes sociaux qu’s appartiennent et C il y a de la réaction en quelque sorte dans les et c’est bien ce qu’on analyse dans les
Processus de production et mise en œuvre de conception de mise en œuvre des des des politiques publiques là j’ai des ouvrages que je cite et qui sont très très exemplaires sur la matière notamment c’est les des ouvrage sur qui porte sur les populations vulnérables sur les handicapés et qui montrent
Comment ces individus qui sont à priori en quelque sorte qui subissent sont en fait sont susceptibles de devenir acteurs des dispositifs de politiqu publi qui leur sont consacrés de faire un travail d’interprétation euh dernier point peut-être sur la sur la ce concerne ce champ de savoir sur la la société
Euh c c changement de paradigme va entraîner des nouveaux modes d’approche du social et pour lui donner en quelque sorte un sens nouveau et on va avoir du point de vue de la démarche de recherche si vous voulez la mise en valeur de de de de penser par cas on va avoir le
Développement de la microistoire je reviens très vite sur les définitions qu’on peut donner à chacun de ces éléments sur la notion d’infrapolitique sur la notion d’ethnographie très vite penser par cas c’est le le magnifique ouvrage de Jean-Claude Passeron et de Jacques Rovel donc à un sociologue et un historien
Et pensez par cas c’est c’est envisagé je cite qu’un approfondissement des propriétés d’une singularité peut laisser espérer la construction d’une or d’une d’une argumentation pardon de portée plus générale la la microistoire ça va être une façon en quelque sorte de de corriger les euh de corriger les simplifications et de modifier les
Perspectives qui sont offertes par les grandes narratives en matière historique et de montrer là que les détails peuvent avoir des microituation PE peut avoir de l’importance euh James Scott donc le l’anthropologue américain dont je je vous parlais tout à l’heure va lui critiquer très fort euh le savoir sur la
Science politique en disant la science politique majoritairement elle travaille avec ce qui est en haut la régulation par l’ut les institutions le pouvoir les agents du pouvoir euh mais euh il faut travailler il faut développer l’infraapolitique c’est-à-dire ce que font euh les individus dans la dans la société
Euh y compris des g des des individus sans pouvoir qui en fait ont des influences sur les les processus politiques qui sont à l’œuvre au sein de la société et il est temps dit-il que la la la la la science politique classique déplace sa focale sur précisément sur
Ses effervescences au sein même de la société pas simplement sur ce qui se passe en haut avec le pouvoir les institutions et les les acteurs de ces institutions et donc dernier point aussi qui caract caractéristique de ce de ce nouveau champ économie du dans le CH savoir sur la la société c’est
L’approche ethnographique et là c’est le de qui se multiplie beaucoup dans les recherches de sciences sociales qui va être d’étudier par exemple je vais prendre un seul exemple un ouvrage que j’ai que j’ai suivi après la thèse avec beaucoup d’intérêt qui était une enquête magnifique en Argentine sur une une cité
Populaire de benozire dans lequel la jeune femme qui est restée 2 ans dans cette cité c’est complètement immergé dans cette réalité cité populaire de vingtaine 20000 habitants et qu’est-ce qu’elle voit et je trouve ça fabuleux et extraordinairement subversif par rapport aux représentations traditionnelles du droit elle elle constate elle fait
L’observation elle constate que les pauvres font du droit ils inventent du droit ils inventent du droit dans la gestion de leur de leur relations social et cette ils vont inventer par exemple des des règles de transmission ils vont inventter des des règles d’occupation des locaux qui sont complètement hétérodoxe par rapport à ce
Qui est officiel du point de vue du du droit et cette espèce de de conscience juridique qui Acquier de la de la l’importance et de l’intérêt de l’outil juridique va les conduire en quelque sorte à avoir une conscience politique on va mais on peut être unocuteur de l’administration qui
Gère notre cité on peut aussi mettre en en place par exemple des équipements collectifs qui ont disparu vont mettre en place un service de taxi il vont mettre en place une poste euh on voit en quelque sorte là superbement après une approche donc voilà 2 ans émergé dans
Cette réalité et la la jeune femme qui a fait ce travail montre en quelque sorte que il y a une effervescence extraordinaire et compris dirais des pratiques de droit qui se font qui s’inventent dans cette cité de population défvorisé j’ai une nuit je me suis réveillé pour trouver le titre de
Son ouvrage donc qui s’appelle euh à qui appartient le droità euh j’en viient au dernier euh au dernier point donc la de ce dans ce volet de euh de de du de de l’incer de la de l’incertitude euh c’est on pourrait te dire poural c’est le droit
Donc les chens de savoir sur le droit et c’est c’est de pour caractériser d’un mot se reprendre l’expression de George gurvitz c’est-à-dire c’est l’importance accordée au droit social un droit social ou pas un droit de la protection sociale mais un droit qui qui est qui qui est mis qui qui
Fonctionne dans le cadre des effervescences de la société et qui éventuellement animé mise en œuvre par par des pas des acteurs effectivement de cette société et et là c’est l’idée donc de l’importance très très grande du social Joh Deway qui dit les pratiques du droit doivent être mises en contexte
Le droit est totalement un phénomène social social dans sa jeunèe sociel social dans son intention ou son but et dans son application et et dans dans un article donc sur la que j’ai appelé la French Touch de la recherche sur le droit donc la recherche sur le droit en France les
Évolutions je célèbre un un ouvrage que j’ai trouvé tout à fait marquant d’un ouvrage d’historien donc Frédéric Audren anne- Sophie Chambost Jean-Louis Alperin histoire contemporaine du droit et dans lequel les auteurs si vous voulez promuent ce qu’on peut considérer comme véritablement une nouvelle épistémologie pour une histoire du drit
Qui était plutôt une discipline plutôt une discipline assez conservatrice assez traditionnelle et il disent d’un mot il s’agit de chercher moins ce que le droit est que ce qu’il fait ainsi que ce que les gens en font et ce qu’ils en disent hein il s’agit de chercher moins ce que le droit
Est que ce qu’il fait ainsi que ce que les gens en font et ce qu’ils en disent et de la même façon pour juste illustrer cette cette transformation du régime épistémique de la recherche dans la recherche sur le droit quoi je référence à un ouvrage de là aussi de Raphaël
Deagor stéphanieette bcher et euh et le trème auteur que j’ai oublié peu importe euh c’est c’est ces auteurs euh considèrent que il s’agit de cituer le droit parmi les sciences sociales et de propulser les catégories d’intelligiibité du droit au-delà des domaines juridiques en quelque sorte on
A là l’idée que une théorie du droit euh en quelque sorte n’est pas une théorie du droit en soi c’est aussi une théorie de la société c’est aussi une théorie qui contribue à une théorie de la société donc c’est un sorte de décloisonnement et de remise en cause en quelque sorte
De euh de la d’une conception autoréférentielle des savoirs sur le droit euh donc quelques quelques notations simplement pour illustrer compte tenu du temps qui avance euh et et là on est en quelque sorte si vous voulez dans des nouveaux courants qui s’ex qui s’exquiss qui de plus en plus
Tant du côté des juristes que du côté des sciences sociales prend en compte de plus en plus effectivement ce social l’inffluence sociale le fonctionnement la les les complexités de ce fonctionnement social et on a là euh une recherche française notamment qui qui montre qui révèle des tendances qui s’inscrivent dans une tendance
Internationale qui est très très évidente par exemple dans la sociologie du droit américaine et dans la la science du droit aux États-Unis avec le par exemple le courant du ne legal realisme américain qui de façon un totalement évidente considère que la l’étude du sociale est indissociable de l’étude du droit lui-même du
Fonctionnement du droit de la sa création de son fonctionnement son appropriation et cetera j’entre pas dans les détails mais juste une illustration très très vite il y a tout un courant aux États-Unis qui consiste à dire dans les les big F les grandes universités américaines les plus prestigieuses
Consiste à dire bon vous avez fait un master de de droit vous allez aller faire une une thèse de sociologie de sciences sociales puis vous reviendrez après c’estàd la conception si vous voulez que un renversement total c’estàdire l’idée de construction d’une élite juridique dont la compétence passe par une acquisition aussi de la
Compétence de euh des sciences sociales euh c’est assez euh voilà je prends ça cet exemple mais c’est assez extraordinaire espèce de de bouleversement qui est en cours à la fois potentiel et réel sur la la notion même de savoir euh sur le droit très vite alors conclusion j’ai j’ai passé
Des choses que je voulais dire aussi euh conclusion quels sont les points forts en quelque sorte de la de la thèse que je je vous soumets euh et sur laquelle je suis prêt à discuter et éventuellement à reculer dans les certitudes que j’ai que j’ai acquise en écrivant cet
Ouvrage premier point fort la mise en perspective des transformations les savoir sur le droit ne fait pas de cette transformation une exception si la part important de la T c’est dire ce que on observe sur le droit on l’observe dans les autres champs de savoir dans ce que j’ai étudié
En tous les cas et on pourrait élarg éventuellement à d’autres savoirs que j’ai pas évoqué et je redis donc il y a une exceptionn un exceptionnel parallélisme des transformations des savoirs sur le droit avec les savoirs sur la société et avec les savoirs sur la nature science et
Technologie prier point 2ème point deè remarque final le constat dans les trois domaines de savoir concernés que le social au sens générique du terme ce qui se passe dans la société les effervescences de la société le social n’est plus une variable dépendante le jeu des acteurs prime sur la construction des structures
Le jeu des acteurs prime sur la construction des structures sur les contraintes des structures pardon le jeu des acteurs prime sur la les contraintes des structures 3è remarque en quelque sorte une des résultants de ce phénomène de C extraordinaire parallélisme des des savoirs renvoie à ce que fouco appelait
Donc la matrice juridico-politique de nos société cette même juridique cette même matrice juridico-politique incluant des normes juridiques des normes éthiques des valeurs un modèle politique dominant est à l’image ou interagit avec un modèle de fonctionnement euh qui sont que des savoirs cette matrice juridic-politique témoigne d’une remise en cause croissante d’un modèle
De régulation par le haut voir ce que j’aiévoqué très vite tout à l’heure le champ de savoir sur les politiques publiques et donc en quelque sorte la matrice juridico-politique elle est en interaction avec les nouveaux régimes de connaissance il y a il y a la réciprocité en quelque sorte les les
Régimes de les nouveaux régimes de connaissance influer sur la sur la la matrice juridico-politique et elle-même influe sur l’évolution des nouveaux régimes de savoir très vite remarque 4 cette tendance lourde ne signifie pas un changement inéluctable une sorte d’unilatéralité de l’évolution et ici on pourrait en se
Référer une nouvelle fois à la remarque des auteurs de l’ouvrage histoire contemporaine du droit il s’agit en effet pour ces auteurs de faire prévaloir une problématique non pas de la succession que celle de la coexistence pour finalement admettre que nous sommes face à c’est une période historique où s’affronte plusieurs
Temporalités les les changements analysés son sont en tension envec des régression toujours active qui autorise en l’occurrence à parler comme je l’ai fait pour mes travaux sur la régulation politique donc qui autorise à parler de champ de force nous sommes au sein de champ de force
Dans lequel se jouent en ce moment ces rapports complexes entre système de savoir et matrice juridico-pitique je crois que la pour pour terminer je dirais que la euh on on devrait en quelque sorte toute cette mobilisation que j’ai opéré dans et qui don rencontre cet ouvrage doit nous conduire à à retravailler pas
Simplement sur nos disciplines respectives nos champs de savoir respectifs mais ce qu’il y a de commun éventuell qui nous qui dépasse ces divisions du travail de connaissance et qui oblige en quelque sorte à revenir de façon plus générale sur le régime épistémique sur le régime des des savoirs
Entre en opérant en quelque sorte des transversalisations aussi d’où l’intérêt moi je porte un intérêt passionné à l’interdisciplinarité sans concession qui a éit une grosse mobilisation sous l’gy de la raison Nationale des Maisons naissan de l’homme et sur lesquels on on ne parle plus en terme de ma discipline
On s’interroge sur en quoi parfois ces C ces limites qu’on se donne à l’intérieur d’une discipline tiennent plus à des raisons institutionnelles qu’à des raisons d’intérêt du point de vue du savoir en quelque sorte et donc il y a face à au au au défi multidimensionnel auquel
Nous sommes confrontés il y a sans doute à à revenir collectivement et de façon transversale à cette à cette division du travail de connaissance notamment division strict en en en discipline [Musique] et d’autre part je crois que il y a aussi le euh en quelque sorte à considérer la euh face à la
Multidimensionnalité des des défis des problèmes auxquels nos sociétés sont confrontées euh comment inscrire et c’est ce que dit ces nouveaux régimes de savoir c’est comment inscrire l’enjeu démocratique comment inscrire sousel forme l’implication citoyenne en considérant et en adhérant comme je moi je le fais moi-même euh une philosophie des sciences euh
Qui considère que il n’y aura plus d’émergence de la vérité que dans une véritable socialisation de la vérité ou de travail de production de la vérité je vous [Musique] [Applaudissements] remerci