“Le récit comme matière à projet”
Conférence du 25 Mai 2023 à l’Ensaplv
Face à des territoires complexes où infrastructures et étalement urbain brouillent souvent toute forme de rapport au site, l’Atelier Roberta a construit une démarche de projet basée sur le récit. Une histoire qui se bâtit à partir du contexte et de l’héritage parfois chargé des lieux. Quand la géographie ou l’histoire spécifique d’une ville ne se lit plus, l’approche du projet urbain par le paysage peut permettre la construction d’un nouveau récit de territoire. Cette nouvelle façon de le raconter, le regarder, peut alors constituer une fondation profonde pour le projet, ancré dans son socle retrouvé et révélé.
——– Le cycle de conférences “Le projet urbain : changement de paradigme ?” se propose de développer un regard multiple et international sur le projet urbain à travers les travaux d’architectes, urbanistes et paysagistes, en France et à l’étranger. Après un retour introductif de la “redécouverte” de la ville et le travail sur la forme urbaine au XXe siècle, nous explorerons les nouveaux défis auxquels le projet urbain et territorial est confronté aujourd’hui tels que la transition écologique.
Coordination : Jim Njoo, maître de conférence TPCAU

Bonsoir et bienvenue à la pour la suite de ce cycle de conférence consacré au projet urbain ou plus précisément en interrogation on peut dire sur son évolution et son avenir à la lumière de des enjeux des pratiques contemporain on est très content de pouvoir accueillir ce soir euh pas seulement une conférencière mais

Trois euh voilà de je vais lire pour pas voilà Céline obania Alice m et Chloé Sanson toutes les trois payagistes et Associés confond rice de l’atelier Roberta euh donc qui nous propose ce soir euh pour cette conférence à trois voix euh d’explorer euh ensemble le réit comm matière à projet

Un peu comme l’intitulé c’est l’intité de leur intervention ce soir mais également euh l’approche du projet urbain par le paysage que c’est eux peut permettre la construction de nouveau récit de territoire donc je pour être bref pas revenir longtemps sur leur parcours et leur production très riche déjà même si

C’est un jeune agence dans dizaine d’années euh je peux évoquer enfin effectivement il y a des prémisses à l’École Nationale supérieur de des paysage où ça a commencé mais aussi on peut dire juste évoquant en passant rapidement un parcours effectivement distingué avec les cœurs d’argent par exemple en 2021 pour dans les catégories

Espèce public et pisager pour leur travail sur la friche de la belleem à Marseille ou plus récemment 2022 la Perm reste du paysage je voulais simplement pour conclure une introduction un peu brève revenir sur l’objectif de ce cycle d’ouvrir sur ou développer un regard pluridisciplinaire euh en citant encore les membres d’atéli Roberta

Euh qui qui disent elles disent si le paysage est à la croisée de compétences pluridisciplinaire laat Roberta aime en être le catalyseur merci encore infiniment de d’avoir accepté notre invitation et voilà [Applaudissements] merci bonsoir euh ben merci d’être là on est nous ravi de participer à à ce cycle de

Conférence et sur la question du du projet urbain on a donc essayer de réfléchir à à rassembler quelques éléments à à vous raconter aujourd’hui euh peut-être comme introduction juste rappeler qu’effectivement atelier Roberta c’est une agence de de pays age qu’on est donc trois paysagistes cofondatrices de cette agence que ça

Fait aujourd’hui 10 ans qu’on travaille au sein d’atelier Roberta et que au cours de ces 10 années on a eu l’occasion de travailler sur des projets d’échelle très diverses euh et que nos réflexions sont nourres tant par des projets qui sont de plutôt de type étude de territoire avec vraiment des

Des grandes échelles des échelles géographiques qui vont bien au-delà de de l’échelle classique du du projet urbain mais aussi des projets de vraiment plus petite échelle on a alors plus au début de d’atelier Roberta mais travailler sur euh plusieurs installations où où on est sur des très

Petites échelles mais on a aussi la chance de pouvoir mêler la conception à la à la construction et puis des projet de de maîtrise d’œuvre qui sont parfois aussi autour autour de projets de de bâtiment et c’est vraiment l’ensemble et la diversité de de de ces projets

Qui nous a nourri et nous nourrit aujourd’hui dans les projets urbains qu’on est désormais amené à à travailler donc aujourd’hui ce qu’on voulait c’était parler avec vous de projet urbain au au sens large euh c’est-à-dire pour nous ça intègre aussi des projets qui sont même pas toujours en milieu

Urbain mais qui ont un rapport avec la fabrication de la ville et notre façon d’habiter le le territoire oui donc vous allez voir ce soir qu’on essaie surtout de vous partager des outils qu’on a pu mettre en place mais aussi une démarche qui se qui se déroule

Depuis le le début de l’atelier et en prép en la conférence en cherchant ce qui reliait les projets urbains sur lesquels on a pu être amené à travailler comme Alice le disait d’échell vraiment très variées de contexte extrêmement différents euh on s’est rendu compte que ce qu’il est finalement leur leur dénominateur

Commun c’était une certaine attitude euh qu’on pourrait appeler l’élaboration d’un récit en fait ou en tout cas la fabrique d’un fil conducteur pour inscrire tous ces projets dans une histoire dans un contexte euh il faut dire que voilà on est paysagiste donc on a une approche du

Projet qui est sans doute un petit peu différente euh on a une grande pratique du terrain et pas mal de travail en atelier de manière presque un peu artisanale et on travaille aussi enfin on accorde une importance très importante à la phase de diagnosticque en fait qui est

Pour nous le moment où les choses commencent à se concrétiser et où c’est à la fois une dimension très objective par une approche de la cartographie mais aussi euh une dimension subjective et aussi même sensorielle en fait comment on vit les sites comment on les pratique et et

C’est finalement le moment où on à partir de ces deux ces deux approches on bah on essaie de de faire émerger l’histoire le fil conducteur du site son récit et pour nous en fait trouver l’histoire du site c’est aussi bah trouver la grande histoire mais aussi la petite histoire et même se

Raconter une histoire bah de façon sensible personnelle mais aussi c’est une manière de partager le le site euh de on se disait même de la madoué parfois euh de trouver vraiment un biaet pour l’aborder et aussi de le partager avec les gens avec qui on va

Être amené à faire du projet que ce soit les les urbanistes nos maîtres d’ouvrage mais aussi les habitants euh donc ce soir on a essayé de vous montrer un une une variété de projets sur lesquels on a pu travailler vous verrez certains plus urbains que d’autres mais ça nous semblait important

De ces exemples nous enfin ces projets nous semblaient assez emblématiques du travail qu’on a pu mener depuis le début de l’agence donc on les a quand même rangé en trois trois grandes familles bon vous verrez les titres sont un peu énigmatiques vous découvrirez au fur à mesure de la présentation donc le

Premier on l’a appelé le récit géographique donc on vous présentera deux projets qu’ ustre puis ce qu’on a appelé la cohabitation poétique et enfin le dernier chapitre le récit d’m000 euh donc euh je vais moi commencer par vous vous présenter le le premier le premier chapitre qu’on a appelé le le récit géographique

Euh donc autour de deux deux projets alors ça marche pas si appuyz pas assez fort euh donc euh le premier projet c’est le projet de la grange le roi donc c’est le projet qui est peut-être le moins apparenté directement un projet urbain mais vous verrez par la suite c’est un

Projet dans la démarche qui est assez bon qui qui est assez particulier mais qui illustre assez bien notre attitude et qui finalement se retrouve au cœur d’enjeux extrêmement métropolitain donc le site c’est un domaine constitué d’un parc et son château du 16e siècle un domaine de 55

Hectare qui est en friche à peu près depuis 30 ans euh donc un endroit assez assez mystérieux assez dégradé aussi qui se trouve en scène et mararne sur le plateau de l’abri donc euh à proximité de BRI contreert on est donc ça c’est voilà le domaine alors ça a bougé sur le

C’est pas très grave euh euh donc on est adossé euh à la forêt de Coubert on est en haut du plateau et on est voilà en haut de la la vallée de l’abri je vois plus la flèche voilà qui se trouve en contrebas euh c’est un domaine donc qui

Euh qui a commencé qui a perdu un petit peu son intégrité depuis le début un peu des années 80 parce par l’apparition de la ligne à grande vitesse qui a coupé qui a coupé le le domaine de son territoire et notamment le territoire un peu plus au nord relié à à une forêt

Euh et euh finalement c’est un un site qui a aussi été dénaturé dans les années 90 par un projet de golf comme il y en a eu pas mal en cemarne et qui a véritablement ruiné le projet notamment par l’apport de terre polluée de Bercy

Et du Stade de France donc le site a été la terre végétale a été vendue il y a eu tout un projet pour faire des bnkers de golf et des petites butes ils ont conserit quand même le château qui était un peu le cachet du site mais après il y

A toute une nouvelle topographie qui a été fabriqué avec des terres polluées le projet s’est réalisé en partie et puis voilà c’est resté en friche pendant une vingtaine d’années euh donc on voit ben des image là du site donc au début des années 80 et puis l’arrivée de la LGV avec un territoire

Qui s’enfriche petit à petit et qui devient un peu un un cul de sac sur le sur le plateau en fait et bah des éléments comme une grande perspective qui se retrouve qui se retrouve bouché donc on a une perte un peu des éléments caractéristiques de ce domaine euh et

Donc c’est là que nous arrivons appelé par la Safire île-de-fance qui est un organisme je sais je sais pas si vous connaissez tous qui s’occupe du foncier agricole qui s’occupe de fixer les prix du foncier mais qui a aussi une action pour euh pour maintenir l’agriculture en île-de-fance et et combattre la

Disparition des terres agricoles et la Safire s’est retrouver propriétaire du site et avait en tête de mettre en place un projet pilote pour le mettre en agriculture parce que en CEN etmarne et comme dans pas mal d’endroits en Île-de-France il y a un problème lié au merlonage c’est-à-dire des terres

Agricoles qui sont qui sont perdus pour accueillir des débla des projets de de l’ensemble de l’île-de-fance donc en fait les les agriculteurs reçoivent des rentes pour accueillir des tas de terres sur leur terre et c’est plus rentable que de les cultiver donc il y a pas mal d’endroits

En scèmarne notamment à pas très loin du site de La Grange loi à BRI contreert où il y a la fameuse bute de BRI c’est pas celle qui est en photo mais c’est à peu près la même chose c’est toujours des paysages de tas donc dessiné par bah des

Logiciels qui calculent les pentes maximum et puis on on entasse les terres et puis le dessus c’est plat en fait des espèces de grosses galettes donc euh la Safire voulait avoir une action un peu exemplaire de compensation à la fois en euh en disons que leur idée sur le site

Était de d’essayer de dépolluer le site par une un principe de confinement c’est-à-dire recouvrir les terres polluées du golf par un apport de déblay inerte ceux qui constituent en général l’État et de recréer enfin de remettre le site en agriculture en fait pour compenser la perte de de de territoire

Agricole donc l’idée était de faire là un projet un peu exemplaire c’est-à-dire restaurer le domaine et refaire de l’agriculture et donc ils ont fait appel à nous pour faire une esquisse topographique se rendant bien compte que le tas ça allait pas très bien passé avec le château et que il avit quand

Même quelques instans à qui il fallait qu’il rendent des comptes et du coup ils avaient vraiment besoin d’un projet et de concepteur pour dessiner donc VO je passe assez vite mais c’est pour montrer que c’est un site qui qui s’est retrouvé à à évoluer beaucoup on a en

Vertclair les espaces ouverts du site originel puis euh puis du projet de golf puis de l’enfrichement progressif jusqu’à la friche sur l’ensemble du domaine et puis l’idée de de refaire un espace agricole on a ce qui est en orange c’est l’agriculture donc un espace ouvert à nouveau donc c’est des changements quand

Même assez forts de de paysage donc dans notre travail nous on a on a commencé à regarder un peu comment trouver une accroche là-dessus comment on pouvait amener une nouvelle géographie enfin une des apports de terre importants et comment on allait pouvoir travailler ça donc on a étudié les cartes historiques

Regarder finalement les permanences au fur et à mesure de toutes ces évolutions qu’est-ce qui était resté en fait de du site de départ et qu’est-ce qui qui s’imprimait dans le paysage au fil des années notamment ben un grand tax orienté nord-est et puis un système de

Douve plus que le château qui lui avait changé de place et puis une autre référence celle de l’art des jardins en fait là c’est les but chaumon en chantier mais nous on a dans notre culture de paysagiste des projets d’art des jardins qui Ben qui qui mobilisent des MTR des mtres et des

Millions de mètres cubes de terre et qui n’avait pas de problème pour pour y aller fort avec la topographie en fait donc on a étudié pas mal de de pas mal de projets de un peu iconique pour se dire aussi jusqu’où on pouvait aller comment on pouvait pousser le le curseur et ça

C’est B le projet de topographie en fait donc sur lequel on a finalement fixé aussi des des règles du jeu pour pour paramétrer le projet donc on on s’était dit bah il y a toujours cet axe qu’on est obligé de de conserver qui est vraiment l’axe de composition majeur

L’autre point c’était de multiplier les sommets pour pas avoir une perception frontale de la nouvelle topographie mais toujours la la percevoir dans un dans un système plus complexe d’avoir les les sommets les plus haut à l’arrière-plan d’avoir une perception un peu différée de la topographie euh d’avoir des pentes

Cultivables puisque l’idée c’était aussi de le mettre en agriculture et euh de démontrer la capacité d’accueil du site euh donc on arrivait sur ce sur cet esquiss à 6 million de mè cubes donc ce qui est ce qui est pas rien enfin nous c’était le début de l’agence ça nous

Affayé un petit peu on nous annonçait aussi euh 10 ans de chantier 100 camions par jour euh bon c’est euh donc on on voit sur la coupe en gris clair en fait le la topo existante et la topo projetée en fait mais bon l’idée c’était quand même de rester sur des

Pantes cultivables donc on n’est pas non plus sur en fait ce qui faisait peur aux gens c’était le le milliers de mètres le million de mètres cubes mais pas non plus la euh pardon je reviens en arrière finalement la topographie n’était pas si impressionnante ça c’est des images du

Projet donc on voit ben le traitement de l’axe donc c’est des images c’est pas des c’est pas des Paes c’est des images de principe hein mais euh sur l’axe l’idée c’était de de retravailler l’axe historique comme un glacci c’est-à-dire de relever la perspective pour pour la réorienter vers le ciel parce qu’on

Était plus en mesure d’avoir un axe vers le grand paysage mais du coup là aussi c’est en allant chercher des outils de l’art des jardins qu’on a mis en place ça ça c’est dévu depuis le du coup le haut vers le château des espaces où là bah l’idée

C’était de remettre en route aussi tout le circuit hydraulique du parc des espaces un peu plus de nature et puis bah des vues de l’insertion de ce nouveau paysage presque un peu collinaire au sein de de la géographie du plateau qui elle est assez plate en fait mais l’idée c’était de se dire

C’est un nouveau paysage une nouvelle géographie qui doit s’articuler avec sa géographie d’accueil en fait donc là des images du du projet et puis voilà on en arrive au chantier donc finalement tout est allé beaucoup plus vite que prévu le site est devenu un site d’accueil pour le Grand Paris

Express ce qui a considérablement accéléré le le le temps de chantier prévu on a dû accueillir des enfin mettre en place des systèmes de ce qu’ils appellent des casiers enfin des des sortes de grand-mer long qui retiennent les bouts pour empêcher qu’ell se enfin donc tout le socle de la

Nouvelle topographie en fait est constitué de bout du tunnelier qui qui vont s’empiler les unes après les autres donc ça c’est les premières images de bah de la nouvelle topographie avec euh la terre une terre de culture qui est mise en place sur le dessus et

Puis bah voilà le les première vue de après ensemencement de de ce nouveau paysage dédié à l’agriculture enfin en tout cas le pâurage euh au départ il y a eu un projet de plantation de noyer qui a été abandonné mais bon ça reste voilà une vocation agricole ce qui est intéressant enfin

Pour nous dans l’idée de ce cet enjeu métropolitain c’est que finalement c’est un site qui est au fond de la scènemarne et qui se retrouveve avec des terres de berc du Stade de France qui l’ont pollué et qui se retrouve à nouveau à mobiliser dans un circuit beaucoup plus beaucoup

Plus large accueillir des terres qui vont venir de Shell de je sais pas quelle quelle gare du Grand Paris Express donc euh voilà pour le le premier projet le second euh pardon on est un peu plus près d’ici à La Courneuve dans le secteur des six routes

Qui a un carrefour cours routier qui se trouve près de l’autoroute à1 là on a ici la voie ferrée du RERB et puis bah la cité des 4000 nord et sud et le parc George balbon qui se trouve au nord donc c’est un un projet sur lequel on

A on a été missionné par la SEM pleain commune pour aménager les espaces publicqus de de la zag des sirout qui est dessiné en en rouge ici euh donc c’est un c’est un contexte c’est un secteur qui qui change très vite puisque il est au cœur d’une future gare du Grand Paris

Express euh et les espaces publics sont constitués de ce qu’on pourrait appeler des délaissés routiers en fait parce que c’est euh c’est des routes on n’est pas dans un contexte enfin on est dans un contexte urbain mais avec un un paysage très routier de type plutôt euh gros

Carrefour enfin où on n pas de euh comment dire d’espace public urbain enfin et [Musique] donc on arrive après un plan guide qui a été fait par l’agence TVK et donc nous on doit réfléchir à voilà aux espaces publics et les dessiner les concevoir et puis faire le les mettre en

Œuvre mais on est arrivé là et pour nous c’était difficile de de trouver une accroche sur ce territoire là en fait on avait du mal à à imaginer comment bah trouver un peu une programmation pour ces espaces publics on avait pas de on avait l’impression de pas avoir de prise sur

Ce territoire qui était de fait très routier et sans forcément même s’il était à proximité de territoire de vie euh très peu pratiqué euh donc on a là aussi c’est dans ces momentslà que le diagnostic est important et on a commencé à travailler à faire des recherches en Carau à remonter le temps

Et essayer de trouver comment s’accrocher dessus euh là c’est les années 70 on voit nettement le dessin de de ce secteur des six routes en étoile donc avec la construction là du parc georgevbon l’autoroute en jaune est déjà construite si on remonte un peu plus on

Arrive dans les années 20 où là bah c’est très différent on voit que on est au au à la à la limite d’un territoire agricole et maréché mais aussi surtout que on a des cours d’eau qui on qui n’étaient pas là enfin qui sont qui ont disparu aujourd’hui mais qui marquait

Relativement le territoire et lorsqu’on regarde même un peu plus un peu plus loin ça c’est la carte de la baie de La Grive on voit que on est vraiment dans un territoire de marécage que l’identité de ce cet endroit-là c’est vraiment l’eau et une pleain une plaine humide et

Puis si on regarde les structur en fait on s’aperçoit aussi que si on regarde la structure géographique enfin la structure d’origine avec ces deux cours d’eau qui marqu le territoire et cette grande orientation nord-ouest sud-est on voit que désormais en fait les infrastructures prennent une telle importance qu’on a presque une une

Inversion du des structures du territoire et presque une une disparition de la géographie en fait ça c’est un extrait de l’atlace de des paysages de SC Saint-Denis où bah c’est des endroits où les paysages sont qualifiés de d’ennuyeux ou euh euh il parle même carrément par ennui de la

Rénovation urbaine mais c’est vrai que bah pour nous cette cette cette banalité elle naît aussi de de ce manque de ce manque de paysage en fait ce manque de d’accroche ou en tout cas de lien enfin c’est vrai que parfois on pourrait être complètement n’importe où ailleurs très

Difficile de de trouver des repères donc on a essayé d’en chercher on en a trouvé notamment sur le site avec cet objet assez assez incroyable qui se trouve là aussi au milieu de la cité des 4000 donc le moulin févon qui est un espèce d’objet un peu pittoresque qui a attiré

Particulièrement notre attention d’autant qu’il y a une association d’artistes qui l’occupe depuis à peu près 40 ans et qui qui anime le quartier qui le fait vivre et qui bah pour nous commençait à être un premier un premier point pour bâtir l’histoire ce qui est important aussi

C’est que c’est un des points qui était presque une des permanence je vous ai parlé de ça pour la grange leoi mais là c’est pareil quand on regarde quand on remte dans le temps voilà le moulin févon il était déjà là sur la carte de la baie de La Grive c’est presque le

Seul point qui était le point le plus ancien du territoire donc nous on a envie là aussi de raconter une histoire autour de ça et puis parce qu’il parle de l’eau et de de tout cette de tout ce rapport de tout ce paysage qui a disparu

En fait ça c’est une image de Hubert Robert que nous a évoqué l’artiste montilaster qui nous a reçu dans dans le moulin mais parce queil trouvait que ça c’était ça ressemblait ça lui évoquait le moulin et voilà on ça nous a nous ça ça ça a commencé à nous raconter pas mal

De choses en fait cette idée du pyoresque et comment presque comme un défi on pouvait essayer de tirer cette ce fil du pittoresque au milieu de la cour neuve dans un territoire où il y a rien euh de tel et on a commencé là aussi aller regarder euh bah du côté de

L’art des jardins notamment ça faisait écho chez nous au parc paysager du 19e siècle qui souvent fabriquait une une une nature un peu exacerbée euh à partir de territoire qui étai pas forcément naturel mais il y avait comme une sorte de euh oui d’exacerbation de la nature et donc

On trouvait ça intéressant sur ce paysage très artificiel qui n’a plus de géographie ou en tout cas qu’on a une nouvelle avec l’autoroute à 1 euh de d’essayer de tirer ce fil là en fait et de commencer à bâtir une histoire qui pouvait même jouer de ses ambiguïtés entre le naturel et

L’artificiel là c’est cette carte elle montre que l’autorout 1 finalement par ses alus et par le fait qu’elle est en limite avec le parc de la cours-neuve finalement c’est aussi la limite d’une grande entité paysagère et que c’est quelque chose sur lequel on peut aussi s’adosser et commencer à fabriquer le

Projet ou le talu de l’autoroute ben pourquoi pas s’en servir comme un décor ou comme une sorte de nouvelle géographie sur laquelle appuyait le projet euh cet endroit-là on l’a baptisé le vallon de Lain mais on s’est dit voilà c’est un endroit où on peut commencer à à raconter des choses à essayer

D’élaborer une histoire hybride entre un un paysage naturel un paysage artificiel et comment le récit peut faire le ciment et le lien de de tout ça voilà et pour finir un collage de la tour entrepose et du parc Jean-Jacques Rousseau à herenonville mais où l’idée

De se dire on on amène une image très forte et on lesé tire pour bah trouver ce récit trouver ce lien pour euh pour habiter euh les espaces publics de de ce nouveau quartier et notamment le comment euh incarner un parc euh voilà et des des nouveaux espaces

Publics et et assumer une nouvelle géographie donc Chloé vous a raconté comment le récit pouvait passer par parfois l’interprétation parfois même l’imagination euh d’une d’une géographie euh dans d’autres cas on s’est rendu compte que c’était pas forcément par le site dans sa géographie mais plutôt le site dans sa capacité à à

Rassembler euh des usages euh des univers très différents les uns des autres et à les faire cohabiter euh de façon poétique d’où le d’où le titre proposé euh ici euh un premier collage de de Jacques Simon j’espère que vous avez la chance de de connaître mais donc euh cet

Exemple comme celui-ci de qui sont issus de de son ouvrage qui s’appelle détournement des grands paysages euh parce que pour nous ils illustrent très bien la façon euh de d’essayer de trouver euh dans ces cohabitations d’usage euh une une certaine poésie au au site et euh un un vecteur de récit euh pour

Euh pour y faire projet euh donc euh je vais vous présenter deux vous parler deux de deux projets un premier qui s’appelle cap 18 euh qui se situe donc à Paris euh dans le dans le 18e arrondissement euh qui se situe donc pardon euh qui est cette cette poche ici donc juste sous

Les boulevards Maréchaud entre la porte de la Chapelle et la porte d’auberviler juste au nord des voies ferrées de de la gare de l’Est et euh qui euh et en fait la la dernière zone d’activité active à Paris c’est la dernière mais c’est pas elle est pas du tout anecdotique puisque

Il y a environ 200 entreprises euh 150 entreprises pardon qui sont encore actives sur le site et pas loin de 2000 emploi encore aujourd’hui sur place euh cette euh cet espace du coup euh permet euh quand on quand on y pénètre de découvrir euh des paysages tout à fait atypiques

Pour pour Paris euh et puis évidemment toute une une activité liée aux questions de de logistique et même de production euh que qu’on a peu l’habitude de voir dans les espaces extérieurs parisiens euh mais c’est aussi par justement le la la Jua positionition euh de ces différents éléments et par

Euh l’inhabituel euh que que cette cet espace prend parfois des aspects presque exotiques et et précieux qui nous semblaient intéressant de de conserver donc excuse moi je crois que j’ai oublié de vous préciser mais que c’est une étude euh qui nous a été confiée par par la Direction de l’urbanisme de la ville

De Paris euh avec Akla urbaniste mandataire et euh qui euh qui nous demandait de de réfléchir à à la à au futur de de ce site qui se retrouve dans dans un secteur en en pleine mutation hein puisqu’on a la la porte de la chapelle qui est en pleine

Transformation euh le le le parc chapelle charbon qui est ici construit dans sa première phase et les la ZAC chapelle charbon avec de nombreux logements qui arrivent juste à l’ouest du du site CAP1 mais aussi tout le nouveau quartier de la ZAC éber qui lui aussi va

Être plein de nouveau lement et ce site de CAP1 qui est comme une enclave au milieu de de ces différents éléments euh qui euh est comme un un Isola euh euh qui répond en fait à un système qu’on qu’on trouve euh de toute façon assez marqué dans tout ce dans tout ce

Nord parisien où la la l’urbanisme s’est fait un peu sans transition entre les différents éléments euh ça crée euh des des choses euh intéressante en terme de paysage et et et de vue très inhabituel euh des éléments au aux tailles et et aux silhouettes incongru et qui deviennent vite repère urbain et et

Ponctue ce qu’on peut parcourrir enfin ce qu’on peut découvrir depuis depuis le le site de cap 18 qui nous ont semblé être à à absolument à à référencer et à à tenter de conserver tout en imaginant comment ce site pouvait être retravaillé pour essayer de conserver

Une partie de son activité dans une une idée de de ville productive puisque c’est des nouvelles notions qui qui étaient questionné au sein de la ville et qui nous semble tout à fait pertinente sur ce site et comment ce site pourrait être ouvert à la ville tout en gardant donc une partie

De son activité mais aussi euh ces qualités de paysage qui euh euh sont dans les vues qui qui l’offr euh et euh les rapports euh de juxap positionition avec avec les éléments de paysage qui l’entourent euh ici une une coupe qui montre donc c’est une coupe nord- sudud

Qui montre comment depuis en gros le le parc chapelle chararbon au nord jusque vers le le les faessceau de la gare de l’Est euh le site cap 18 s’est constitué en en travaillant de façon totalement artificielle une une topographie qui permettait d’avoir en gros un système de de double rez-de-chaussée des bâtiments

Qui pouvaient avoir des rez-de-chaussé et sur une rue Haute et sur une rue Basse et donc de multiplier les les possibilités de de logistique euh donc tout ça était conçu dans des dans des dans des préoccupations très techniques mais créer des espaces euh qui pourraient devenir des espaces publics

Euh de qualité tout à fait inhabituelle et donc notre étude de ce début de réflexion à nous menené à à à se questionner sur comment à la fois ouvrir ce site à la ville dans ces dans dans dans ses façons de le traverser dans ses façons de le vivre dans une

Perméabilité pour le végétal et et la gestion pluviale tout en y gardant l’activité et et les spécificités de de ce lieu ici donc les les les les premières réflexions où on s’est demandé comment sur cette rue Haute par exemple on pouvait imaginer configurer un espace publ qui à la

Fois laisserait de la place au aux girations de de la logistique mais aussi créerait des véritable placette avec ses vues sur les repères urbains qui qui ponctuent l’alentour et créerait une place pour le végétal qui pourrait prendre un une dimension probablement nouvelle dans l’espace public peut-être avec des éléments plus massif mais

Capable de de de résister aussi à cette cohabit habitation un peu atypique entre de l’activité du logement du commerce le deuxième projet sur cette question de cohabitation poétique dont on voulait vous parler c’est le projet de Sevran donc Sevran c’est une commune qui situ à une vingtaine de kilomètres de

Paris au au nord-est sur lequel on on mène en ce moment une étude pour Grand Paris aménagement avec que les urbanistes tgtfp euh le le site sur lequel on travaille euh c’est le site de la plaine de montseleu que vous voyez ici qui est donc un un relica agricole

Pris dans dans l’urbanisation où on peut voir reconnaître aisément les grands ensembles qui sont développés sur ce van sur la partie ouest du site et puis les nappes de pavillonnair de la ville de Villepinte qui qui se dével enveloppe sur la partie Est de de la plaine

Et plus au sud les liaisons en espace naturel qui qui continue à exister sur la partie sud et créer un lien précieux avec ce qui est le parc de la poudrerie donc un des ensembles forestiers importants juste à proximité euh ces cartes montrent comment cette plaine de montsleu peut même être identifié comme

Comme dernière petite poche qui s’est retrouvée totalement séparée de la la couronne Agricole du Nord-Est parisien mais par contre joue une place qui peut être crucial dans ce qui a été envisagé comme l’arc paysager qui est une continuité souhaitée développée par par le territoire entre des grands éléments

Naturels qui sont le le parc du Saucet au nord et le parc de la poudrerie au sud aujourd’hui le site ressemble à ça donc il a déjà un côté très collage hein effectivement par le par la silhouette des des grands ensembles et et le l’étendue de de cette friche agricole euh qui

Euh qui a la la richesse de de offrir de de de l’espace tout d’un coup une une sensation de grand espace de rapport au ciel et à l’horizon et même de rapport géographique puisqu’on a les cotaux de l’OL noix qu’on découvre ici sur sur cette photo et qui nous semble

Évidemment être une valeur précieuse de ce site à à maintenir absolument ici un croquit de l’équipe précédente qui était composé de des urbanistes lin et du paysagiste Michel devvgne qui a posé les bases sur lesquelles on a continué à travailler qui était de de maintenir cette sensation d’ouverture de de la

Plaine en urbanisant ses franges et en contenant cette urbanisation par un un une sorte de cordon boisé de part et d’autre le projet à l’époque était était de constituer et même é dit de sublimer le le vide par par de très grandes pièces d’eau il faut savoir que le ce ce

Site avant qu’on travaille dessus euh devait recevoir une vague de surf euh et euh bon les changements euh sociétaux environnementaux euh et et et économique euh on fait que ce ce projet a été remis en question et euh on a travaillé à l’évolution du projet urbain euh par

Euh le le principe d’imaginer que cet espace vide serait conservé par un parc qui garderait une une dimension agricole donc cette photo de du Grand Ouest américain et de le de de de la la capacité grandiose de de ces espaces à à pouvoir magnifier le le le l’horizon par exemple euh donc

Évidemment on est sur une échelle franilienne des choses euh beaucoup plus petite mais où néanmoins cette poche aujourd’hui constitue un un espace précieux pour pouvoir donner cette quantité cette cette sensation d’espace et la conserver au sein du du projet encore un collage pour parler de de Jacques Simon toujours pour parler du du

Fait que que c’est dans cette proximité en fait de de d’usage de du logement des infr structure et de et de et de de l’agriculture qui nous semble qu’on peut construire un un un projet urbain intéressant et qui garde les qualités et la et la poétique de de

Ce site euh ici juste les les grands principe sur lequel le projet est en train de se construire mais donc comment le paysage doit permettre que l’urbanisation qui se fait sur une partie néanmoins quente du site euh doit limiter euh et et marquer euh un un une une façon de regarder le

Paysage qui fait que le le son centre sera conservé en imaginant évidemment des des des transitions et des liens avec le tissu urbain existant en imaginant un une des séquences d’espace public qui ponctuent euh les rapports entre euh l’urbanisation existante et le parc et euh créeront les les futures

Entrées du parc et euh évidemment euh les continuités euh vertes dont on parlait vers le parc de la poudrerie et et et de la friche ici c’est juste les les premiers euh les premières euh illustrations qui ont été faites pour pour raconter comment euh euh cette

Espace qui ne serait plus euh donc une une grande pièce d’eau pourrait néanmoins euh euh par son paysage joué de la présence de l’eau en gérant les les eaux pluviales du site et et en les combinant avec des questions environnementales et une présence ludique et et et d’équipement sur sur ces abords comment

D’autres parties pourraient être géré de façon beaucoup plus extensive euh avec une présence agricole qui pourrait être de de for sous la forme de de pâturage euh et maintenir ces impressions de grande ouverture et comment le maréchage pourrait aussi retrouver place avec un un partenaire existant sur place qui qui est

L’association Aurore qui travaille sur du du maréchage à Sevran aujourd’hui euh qui a évidemment un but de production mais aussi un but d’insertion sociale euh et euh qui euh qui donne des pistes sur comment cette dimension agricole peut cohabiter sur sur ce territoire donc le 3ème chapitre c’est

Euh celui qui s’appelle le récit d’mil euh donc on a la chance de travailler en parallèle sur deux projets d’Émil ao euh qui sont la cité de la brevvoire à bobini et la cité de la Noé à Ch lou lesévg donc Émile ao j’imagine que vous avez dû en entendre parler c’est un

Architecte qui a énormément construit après guerre des milliers de logement et qui était qui avait la particularité de se de se détacher enfin de d’être de de ne pas se revendiquer du mouvement moderne et de la Charte d’Athène et d’avoir une démarche propre et une une façon de concevoir le projet

Urbain assez singulière et assez personnel avec un travail formel euh très reconnaissable euh il a construit un peu dans toute la France et donc c’estes ces cités vous les connaissez sûrement avec ses ses formes de bâtiments surdimensionnés en forme de serpentin euh les toursnuages la Grande Borne à grenny bon je je pense

Que vous avez dû entendre parler de ces projets euh et donc voilà on avait envie de vous raconter un peu comment à partir de deux projet assez euh euh fort en terme de de formel on va dire de par de projet urbain on a deux récits de projets propres qu’on s’est construit chacun

Euh je vous lis une petite citation d’ilayo la création d’une ville est un peu de l’ordre du roman brusquement des idées vous viennent et si la place était ronde qu’on ne puisse voir par où s’en sortir et si là cette rue tournait le soir au coucher du soleil cette façade

Serait belle si elle était verte c’est comme une série d’histoires que l’on se raconte un long récit donc le Chantelou Lévin la cité de la Noé c’est une une commande publique on travaille on est mandataire on travaille sur les espaces publics pour pariss aménagement euh et bon voilà le

Une image de la cité à la construction Chantelou Lévine c’est un village de 2500 habitants en 1969 et donc le le projet représente 2500 logements euh donc la population va cadrupler en 10 ans et on peut imaginer que la greffe est un petit peu compliquée voilà le le

Village d’origine et le projet d’Ao qui s’installe en en en pied de cotau euh ce projet ao l’a voulu euh bâti autour de grands espaces minéraux de grandes places euh avec euh donc une série de grandes places beaucoup d’espaces piétons euh des parkings relayés en périphérie euh et c’est ces ces espaces volontairement

Assez minéraux euh qui se volulent euh des espaces de de rassemblement de vie de voisinage de grande convivialité euh avec des objets posés au milieu des placates il y a il y a une grande place accordée à l’art dans les les projets d’O et à la couleur sur les façades

Notamment où il travaille avec Fabio Rieti sur la plupart de ses projets donc voilà quelques ambiances de l’époque euh euh voilà et puis des références nobles emprunté à à des projet iconique italien donc ici la place du Capitol avec qui est une référence pas du tout déguisée pour la

Place de la coquille qu’on voit ici donc c’est c’est il y a une une très forte ambition d’Ao sur ces espaces publics il y a une qualité dans les matériaux de sol avec du marbre blanc ici des pavés de pierre mais le projet va très mal

Vivre il va avoir enfin le quartier se dégrade fortement et pour des raisons qui sont pas toutes dépendantes du projet d’O et donc il y a une première opération en rue donc beaucoup de démolition là c’est la même place de la coquille après la réhabilitation donc il y a il y a une

Une dégradation générale de de des espaces et puis il y a finalement l’impression de de de bah il y a beaucoup de démolition donc on se retrouve avec des des immenses espaces un peu dilatés euh les façades sont sont isolés par l’extérieur donc toute la le travail sur

La couleur disparaît et euh c’est un endui assez terne en fait qui recouvre tous ces bâtiments euh donc voilà on a cette sensation un peu de de d’espace éventré de vide euh et puis évidemment la la toute cette place dans un contexte de de de de dessert en transport très très faible et

Ben elle est réquisitionnée pour les parkings donc voilà une une mauva un un un un projet qui vit pas très bien et donc nous quand on commence le projet on hérite bon de ce récit d’illo très dégradé d’un autre récit une autre fiction qui est celle du film la haine

Bon je je je pense que vous en tant qu’étudiant ce film vous parle peut-être pas autant qu’à nous euh mais pour notre génération euh c’est vrai que c’est un film un peu culte qui qui a mis le qui qui qui a porté à la connaissance cette ces problèmes de des banlieux des

Quartiers diff difficiles des cités et donc il se trouve que la la cité de la Noé c’est le décor ça a été tourné enfin la haine a été tourné là-bas donc il y a ce ce il y a quand même cette image là qui en fond qui qui est présent dans

Notre imaginaire malgré nous et on hérite aussi d’un autre récit qui est celui de des urbanistes du studio sanabalde qui a fait un plan guide sur le quartier euh pour notre maîtrise d’ouvrage et donc on on travaille aussi avec ce cette nouvelle réflexion ce ce cette trame d’espace public donc le le

Le le les on travaille sur différents secteurs au sein du quartier qui sont pas tous reliés entre eux mais voilà il y a un enjeu de vision global à prendre en compte et donc évidemment nous quand on va sur site on a toutes ces histoires en tête

Et ce qui nous frappe en allant sur place c’est c’est pas tellement cette ambiance de voilà de de de ghetto que qui a pu être un peu véhiculé par tout cet imaginaire mais c’est plutôt cette géographie en fait qui est qui est assez forte sur site avec un une

Cité sur un coteau plein sud dans une boucle de la scène et donc vraiment une situation géographique assez privilégiée avec des vues très belles sur sur l’horizon euh voilà comme on voit ici et donc ce ce cette envie pour nous de bah de partir aussi de ce socle en fait

Comme comme Chloé l’a un peu expliqué dans son récit géographique ici on a eu envie de convoquer aussi ce ce qui soutendait l’installation de ces bâtiments monolithiques cette géographie donc première intention de projet c’était tout simplement de se dire bah partout où on peut on va dessiner des balcons appuyer ses coures

Topographiques retrouver des pentes des socles des esplanades et venir pardon des podiums des estrades et venir un peu affirmer ses vues ses horizons et assoir ses espaces publics dans cette topographie l’autre sujet c’est c’est c’est qui qui est inhérent au plan guide c’est la question du maillage d’espace

Public donc tous les secteurs sur lesquels on travaille qui sont à peu près tous ceux qui sont jaunes et ces grandes poches vertes ils sont liés à des équipements scolaires il y a une politique de la ville très forte en matière de d’équipement public

Scolaire et donc tout il y a une idée de un peu de programmation de ces espaces d’animation des parcours et de lien entre tous ces tous ces parvis Scola et troisième chose bon c’est on est paysagiste donc c’est vrai que ça paraît bateau de dire ça mais évidemment le le

Végétal c’était un outil de projet assez puissant à Chanteloup pour bah parce qu’on on bâtit pas mais en fait tous ces espaces un peu un peu éventrré un peu dilaté on a eu envie de enfin le pour nous le végétal est un outil de composition spatiale hyper puissant et

Nécessaire ici on est dans un contexte de de bah on part toujours du principe qu’il faut planter des arbres parce que le réchauffement climatique l’îot de chaleur urbain et cetera mais c’est pas seulement un outil bioclimatique évidemment ici il y a un vrai il y a un rôle de composition spatiale très

Fort voilà une maquette de de de cette cette cette cet enjeu de de de canopé assez développé à travers tous ces espaces et puis voilà un exemple de d’un des secteurs qu’on a traité avec ce ces ces jeux de topographie qui viennent surligné les courbes de niveau un enjeu d’apaisement des voiries

Avec ici une une petite polarité urbaine nouvelle voilà la liaison piétonne les ourlet végétaux et puis ici encore une fois cette mise en valeur des situations un peu ici en estrade avec des des longs gradins qui ouvre des vues vers le sud et puis on est sur le parvis du collège

Donc qui est aujourd’hui un rond-point avec un parking donc il y a vraiment un sujet de d’animation de cet espace et tout simplement d’équipement aussi des espaces publics on a un sujet de d’inclusion aussi l’idée c’est pas de de de coller des des City stad partout pour que les gens s’amusent dans l’espace

Public il il y a vraiment une idée de de réflexion fine sur cette programmation comment amener les collégiens à à s’installer ici à être dehors à à à investir tous ces espaces le deuxième site donc c’est la cité de la breuvoire à bobini là c’est une commande donc on travaille pour sa

Habitat et on est cotraitant de de de jean-marin architecte qui est mandataire du groupement pour la réhabilitation associé à charleshenry Tachon donc nous on travaille sur des espaces résidentiels sur ce projet donc c’est c’est donc un projet qui a une vie complètement différente de celle de la

Cité de la Noé c’est quand même une cité classée patrimoine remarquable du 20e siècle qui a été très peu démolie euh le projet d’origine est aussi pharaonique donc c’est 1500 logements et par contre c’est dans une un contexte de population de il y a il y a 35000 habitants à

Bobini la la greffe est un peu moins compliquée à faire prendre qu’à champelou euh et voilà on reconnaît ces formes de de longueur incroyable de bâtiment avec ses petites tours euh très particulières qui ont des proportions assez assez inattendues et là encore une référence à un espace emblématique

Italien qui la place des miracolis à Pise qui qui était la référence pour cette grande prairie plantée de tour donc il y a toujours un enjeu Chaillot de de de noblesse des espace dans un contexte très contraint économiquement de de de HLM voilà et de nécessité de bâtir beaucoup

À Bacou euh donc la cité de la brevvoire elle est elle est donc assez bien entretenu il y a beaucoup d’espaces vert mais peu d’usage il y a beaucoup de quad mais peu de d’autres usages en fait il y a quelques familles qui picniquent euh

Et puis il y a des ambiances donc il y a une générosité de ces espaces qui sont en relativement bon état par contre les ambiances sont très réduites il y a deux ambiances il y a les mailles et les clairièr qui sont des trames arborés monopécifiques très denses et très

Sombres voilà les clair derrière et euh donc les grandes pelouses qu’on a vu avec des armes donc c’est c’est tout et en périphérie les voies de desserte euh qui sont aussi les lieux de d’entrée dans les bâtiments où on a relégué un peu les les voitures et qui sont

Traitées de manière un peu qualitative un peu remplie euh de stationnement euh voilà on est assez mal accueilli chez soi dans dans ce dans ce contexte alors qu’il y a une vraie qualité des espaces extérieurs par ailleurs juste quand même c’est une cité qui a peut-être moins souffert que Chanteloup

Mais dans laquelle la plupart des habitants sont là parce qu’ils ont pas les moyens d’aller ailleurs donc il y a quand même un une image aussi très très dégradée de ce ce ces logements et des bâtiments en assez mauvais état juste pour situer quand même et vous donner l’échelle de cet espace qui

Est aujourd’hui entièrement résidentiel ici c’est le parc de la bergère là le canal de lourg donc c’est c’est c’est une une échelle énorme en fait c’est c’est c’est vraiment l’enjeu d’aménagement il est plus que celui d’un espace résidentiel classique et par ailleurs ce qu’on voit en en sombre

C’est la partie centrale de la cité qui va être plus tard rétrocéd en espace public ce qui nous a beaucoup plu dans ce projet c’est l’aspect enfin la composition presque enfin volontairement artistique de ce de ce projet là c’est un schéma qui reprend un peu les motifs du site on sait pas

Tellement ce qui est de l’ordre du bâti ou du paysager mais c’est c’est pas très important en fait les les masses d’arbres sont presque aussi volumineuses que que les bâtiments et les serpentins et on trouvait qu’il y avait un une un plaisir dans le dans le le la recherche

Des des particularités spatiales de cette de ce projet urbain il y a vraiment des jeux assez intéressants avec ces et finalement ces grandes linéarités bâtiques qui parfois peuvent être oppressantes ici ell le elles le sont pas tellement elles sont plutôt elles sont plutôt marrantes et puis ces tours comme des petits objets qui

Dialogue avec les les arbres bon il y il y a vraiment il y a un côté très ludique de de cet espace et il y a un jeu sur la couleur qui est assez fort qui est qui est dégradé mais sur les pignons les façades les thèmes colorés sont participe à à l’animation

Des parcours et donc on on a eu envie dans le le projet paysager de de retrouver un peu la même le même enthousiasme qui est présent dans ce dans ce projet bâti dans les extérieurs c’est-à-dire qu’on on trouvait que les les parcours étaient animés par ces volume bâti mais pas tellement par les

Ambiances présentes dans les espaces plantés euh donc on a proposé tout simplement de contraster euh les secteurs il y a aussi un concept d’O qui est celui de la ville confuse euh qui fonctionne assez bien dans cette cité on se repère très mal et donc on avait

Envie de de d’affirmer ici un caractère plutôt ouvert au niveau des tours qui qui est celui de l’existant et de contraster celui des des petits bâtiments tripodes qui ressemblent à des grandes maisons de venir euh bâtir une densité végétale et intimiser ces ces bâtiments euh et introduire tout un une

Diversité de strates intermédiaires végétales qui sont aujourd’hui pas du tout présentes euh notamment pour mettre à distance les rez-de-chaussée protéger les logements et et voilà apporter un peu de de de diversité dans dans ces ambiances euh on avait envie ce petit schéma pour expliquer aussi qu’on avait le parti pris de d’amener cette

Réflexion sur la couleur dans les dans les extérieurs et notamment par le maillage des sols euh on trouvait que les cheminements donc le la trame de cheminement d’époque est complètement obsolète elle a disparu elle est très peu empruntée donc on a rebâti une trame mais qui pour nous pouvait aussi euh

Jouer avec la composition bâtie euh et proposer aussi de de faire venir l’identité de parc qui compris dans les voiries périphériques qui sont aujourd’hui comme on l’a vu très peu qualitatives donc arrivriver à développer un maillage de chemin à la fois efficace et à la fois ludique et et

Participant à la composition du site euh voilà avec ces ces ces ces différents gabarits de chemin et puis cette particularité ce qu’on a appelé la ligne c’est un on a on travaille sur des espaces résidentiels qui vont en partie être réocédés en espace public mais c’est une opération de

Résidentialisation pour laquelle on n pas besoin de clôturer donc ce qui est ce qui est quand même vraiment super tout va rester ouvert et donc la nécessité ce qu’on nous a demandé c’est de trouver un système pour marquer les limites résiden tout simplement pour les questions de gestion en fait que le

Personnel qui entretient les jardins de la résidence sache où s’arrêter donc on a proposé cet élément qu’on a appelé la ligne qui qui est pas vraiment un chemin qui a un gabarit de 60 de large qui est un élément presque de l’ORD du landard qui va se déployer dans le site voilà

Qui va venir limiter ces espaces par un ruban rouge à travers à travers les pardon les espace extérieur quelques croquis qu’on a fait pour raconter un peu les ambiances ici dans les voies avec des enjeux des imperméabilisations des sols de redonner ses voies au piétons en priorité avec des systèmes de

Voies partagées et puis ici ces cheminements rouges avec ces strates intermédiaires qui viennent mettre à distance les bâtiment et puis des des arbres plus petits des CP des des des des grands arbustes qui viennent aussi à offrir des échelles un peu intermédiaires euh voilà quelques collages qu’on a réalisé avec les

Architectes et puis aussi cette notion d’entrée de Hall extérieur où on vient un peu accueillir un accueillir les gens chez eux loin des rez-de-chaussée qui sont très proches des des portes d’entrée pour intimiser ces espaces d’habitat et puis offrir des lieux de convivialité et des entrées des seuils d’entrées plus visibles

Voilà un petit schéma évidemment bah on a eu envie de s’amuser dans les enfin par les palettes végétales sur les questions de couleur donc on a travaillé des palettes volontairement un peu avec des floraisons exubérantes trèsorticol voilà qui mélange des des des arbustes des vivaces et on s’est

Attaché à ce que ces événements floraux soient présent tout au long de l’année voilà je vais conclure je vous une autre on avait envie de vous lire une autre citation d’Émil ao il est merveilleux d’avoir inventer un lieu une série de lieux merveilleux de tenter de faire passer le temps dans

Le lieu cet élément mystérieux surprenant on ne peut essayer de le réintroduire que par un cheminement mental poétique à la manière de l’artiste qui un jour crée un morceau d’éternité donc on on on a envie pour boucler avec le l’introduction de de de ce cette présentation nos projets c’est vrai

Qu’on on avait envie de terminer sur ces projets d’O parce qu’ il a une manière de s’emparer de la question du récit et et voire même de la fiction en projet qui est qui est assez exacerbé qui qui est presque littérale et qu’on trouvait intéressante néanmoins c’est vrai que

Peut-être c’est aussi une une caractéristique de de notre posture de paysagiste mais c’est vrai que par rapport à aussi ce contexte de commande dans laquelle dans le dans lequel a travaillé ao avec une forme d’urgence et de nécessité presque une forme d’héroïsme à bâtir énormément d’un coup

Ce contexte suggère presque un un un roman et un récit de projet qui s’est qui s’écrit sur une page blanche et et c’est vrai que pour nous aujourd’hui ce qui est intéressant c’est c’est justement de raconter notre hisire en se glissant dans toute une série de de

Récits euh de récits historiqu de récits personnels euh géographique donc c’est c’est ça aussi qui nous semble important c’est de de de rassembler tout ça de de peut-être de trouver nous ce qu’on cherche c’est à à à raconter notre récit personnel et introduire aussi des des des des éléments sensibles et qui sont

Propres à à notre vision des choses mais qui sont partagés en fait avec avec tout un tas d’interlocuteurs et et qui sont nourris de de toutes ces histoires de projet précédentes futur voilà et sous-jacante à toutes ces [Applaudissements] réflexions merci beaucoup pour cette très belle conférence et aussi je pense j’ai oublié

De dire que dans le cadre aussi de des ateliers en projet en semestre 6 c’est question de comment raconter enfin donner le Pr en quelque sorte au grand paysage ou territoire c’est mise eni est extrêmement important j’avais peut-être avant de faire tourner sans doute il y a des questions dans les salles j’avais

Une question sur cette mise en récit partagé que peut-être si vous pouvez parler un peu dans le processus par rapport à vos interlocuteurs est-ce que parfois c’est des interactions avec les usagers comment vous travaillez c’est trouver un récit qui fédère un peu des acteurs autour peut-être avec un exemple

Comment ce récit émerge avec aussi effectivement des éléments qui sont de votre imaginaire vos peut-être ben je pense qu’il a sur ce cette question de du partage peut-être sur les six routes et Chantelou Lévin ça me paraît assez caractéristique de ça parce que il y a y a enfin notamment sur

Les six routes peut-être tu pourras en parler plus mais il y a il y a des interfaces avec tout un tas de de projets à Chanteloup c’est notre maîtrise d’ouvrage c’est un aménageur mais on a aussi des interfaces permanentes avec la communauté urbaine la ville de Chanteloup et on a aussi un

Amo concertation donc des échanges avec les habitants donc c’est vrai sur ce ce ce projet urbain il y a il y a vraiment plein de voix à rassembler et donc le le réciitprpre c’est vrai que nous on l’a bâti c’est un contexte très difficile à Chanteloup parce que beaucoup de problèmes des enjeux

Sécuritaires des des euh des enveloppes budgétaire assez réduite donc des c’est assez contraint économiquement euh mais euh bon il y a il y a une il y a une partie du récit donc qu’ nourrit de tous ces échanges il y a des des réponses au

Au problèmes et puis il y a une part il y a aussi la part du du plaisir de conception qu’on a et qu’on amène parfois euh parfois en sous-terrain euh c’est vrai qu’il y a des références euh à Ao qu’on n pas forcément revendiqué euh dans les les échanges avec notre

Maîtrise d’ouvrage mais qui faisait partie nous du récit de de la petite histoire qu’on avait envie de se raconter et et c’est pas grave si on le raconte différemment aussi à notre maîtrise d’ouvrage à nos copains aux habitants bon il y a il y a aussi parfois un parallèle de récit comme ça

Qui peut qui peut s’opérer euh je sais pas si vous voulez ajouter quelque chose je sais pas si j’ai répondu à la question oui merci est-ce qu’il y a d’autres questions je peux passer le micro dans la salle bonjour et est-ce que ce récit il se il se

Prolonge est-ce que vous avez eu écho ou est-ce que vous êtes allé écouter les récits des des gens qui maintenant vivent V projet ça démarre tout juste ça au bout de 10 ans ça commence tout tout juste tout juste on a eu eu euh une première invitation euh pour sur un projet très

Proche d’ici euh dans un îlot urbain par les habitants euh qui qui étaient très heureux d’habiter dans les logements sociaux dans lesquels ils sont et qui euh ont appelé les architectes et les paysagistes à venir raconter effectivement comment le projet avait été construit euh pour pour comprendre alors effectivement ça se raconte pas

Forcément de la même manière en après euh mais h mais ça ça démarre tout juste h merci de question je vous remercie beaucoup pour cette euh cette conférence qui effectivement ben je pense c’est très utile pour nos nos étudiants parce que en S6 on on les voilà initie à la

Question non seulement du projet urbain mais à la conception à une grande échelle en tout cas et aussi à la construction du récit qui est très important il s’inicie à l’analyse géographique voilà l’analyse historique et comment tout ça peut alimenter et faire du projet donc on est en plein

Deed donc c’est voilà cette cette conférence tombe très très bien je pense pour eux euh moi j’avais euh deux questions là c plus plus précise on va dire euh c’est sur le projet de la grange le roi parce que j’ai pas bien compris finalement le l’issue de ce projet c’est-à-dire que

J’ai bien compris cette histoire incroyable de de superposition de de terr d’abord les terres polluées du Stade de France puis des terres non pollué si j’ai bien compris du du Grand Paris Express donc qui viennent confiner les terres du Stade de France et par contre j’ai j’ai ça a un petit peu

Manqué enfin voilà c’est aussi une question de temps donc c’est pour ça que j’aimerais vous poser cette question euh vous avez parlé de de projets de pente cultivable et cetera donc finalement le résultat des courses c’est que c’est plutôt un parc un jardin voilà d’agrément on va dire un grand

Parc où est-ce qu’il y a vraiment un projet économique de développement bah je sais pas du pâurage d’une certaine de culture et cetera ça c’est ma première question et je vous pose la deuxième et après comme ça je je vous laisse répondre la deuxième c’est sur le site le le projet

De la cité de la brevoire à bobini et une des premières choses que vous avez dit c’est dans les usages c’est les quad et ça c’est c’est c’est terrible enfin je veux dire c’est très impressionnant de de se dire que d’imaginer he qu’il y a cet usage là dans cette cité voilà on

Sait que ça existe he je veux dire mais là dans une cité de logement enfin on peut imaginer ce que ça ce que ça veut dire comme oui comme dureté en fait he de de de l’espace et puis de de de difficultés à vivre aussi pour pour ceux qui ne sont

Pas sur le quad donc ben finalement comment vous avez euh su euh bah faire avec ce sujet faire faire avec faire un projet comment vous avez euh contourné ou pas enfin voilà c’est un vrai sujet donc c’est un peu piquant un sujet piquant et je sais pas comment vous l’avez résolu

Voilà je sais pas si on l’a complètement résolu mais en tout cas pour revenir à la grangeeleroi en fait c’est un projet enfin l’origine c’est vraiment un projet agricole et en fait au préalable de toute l’opération il y a eu un appel à projet agricole donc on a été tout de

Suite mise en relation avec un porteur de projet agricole qui avait répondu à l’appel d’offre qui avait un un projet particulier qui a constitué notre cahier des charges qui s’est un peu dissipé en cours de route parce que le porteur de projet en question euh avait aussi euh

Un projet culturel sur le château qu’il essaie encore de racheter mais le château je vous ai épargné tous les détails mais c’est encore plus compliqué que que ce que j’ai raconté tout à l’heure mais le château a été vendu à la découpe à des fonds de pension en même

Temps que le projet de golf donc il y a des multipropriétaires dispersés dans le monde qu’on tous des petits bouts qu’ils ne veulent pas vendre ce qui fait que le château se dégrade à une vitesse folle enfin nous à chaque fois qu’on y va il y

A un trou dans la façade donc c’est extrêmement compliqué donc il a un peu du mal à mettre en œuvre son projet mais donc il avait en parallèle donc c’était tout un projet un [Musique] peu un montage de donc de d’un d’une fondation culturelle sur l’art numérique d’un projet agricole puisque lui il

Avait enfin il sétait installé comme agriculteur il était en parallèle journaliste et à l’occasion prince de Moldavie et ingénieur forestier et donc ce monsieur avec qui on a travaillé en partie au début en fait avait un projet de de plantation de noyé et donc on avait travaillé avec la Chambre

D’Agriculture de saemarne d’abord sur comment bah rendre opérationnel donc toutes les pantes elles étaient cultivables pour des machines pour récolter des noix enfin il y avait eu toute une faisa qui a duré assez longtemps et donc nous on a fait des plans de plantation pour Dénoyer les premières images c’était des vergers en

Fait donc c’était et puis bah au fil des ans le projet a duré longtemps en fait on a travaillé avec des en noix de la Chambre d’Agriculture de l’iser qui nous ont dit que c’était de plus en plus délicat de d’imaginer d’avoir des noix sans irrigation y compris au nord de la Loire

Et qu’il fallait abandonner le projet en fait donc le projet de de noyer a été abandonné récemment et s’est transformé en projet de bah de pâturage et de de maréchage et de oui d’écopaturage enfin du coup une dimension agricole beaucoup plus réduite en fait mais c’est pour ça que sur les

Images il y avait des des hangars assez importants on avait travailler avec lui à leur insertion ils ont été déposés aussi enfin il y a un permis qui a été déposé en théorie il avait de quoi faire avec beaucoup de machines en fait et ça c’est bon ça c’est beaucoup réduit mais

En tout cas il y a pas pour l’instant de parc d’agrément le site reste fermé il y a en parallèle je pense encore des activités de painball mais bon on on est aussi loin de on est loin de tout hein on est quand même collé à la LGV en haut du plateau

De l’abri il y a pas beaucoup de connexion mais bon on on y a travaillé quand même la commune d’à côté s’est rattaché au projet ils ont ils travaill à des pistes cyclables l’idée c’est petit à petit quand même guider des gens dans ce domaine

Et mais pas de parc en tout cas et je passe la parole à Céline pour les quads oui bon le le sujet des quad c’est vrai que c’est bon le jour où il on a pris la photo il faisaiit très beau et c’est vrai que c’était étonnant il y avait

Très peu d’usage à part c’est il y avait un petit groupe de personnes qui faisaient des allers-retours et c’est vrai que c’est il y a plusieurs habitants qui ont parlé c’est revenu régulièrement mais c’est en fait je pense que c’est un problème un peu récurrent on a aussi le problème des

Scooters qui revient souvent c’est en fait à l’abevoir c’est il y a juste un je pense un problème de surdimension de des espaces d’origine avec des grandes des très grands cheminement il y avait des des espèces de places énormes en stabilisé qui se sont petit à petit enfriché donc qui peut-être aujourd’hui

Euh euh suggère ce genre d’usage parce que il y a pas beaucoup de monde en fait donc comme il y a pas beaucoup de monde il y a la place pour ça euh il y a il y a une densité d’habitants très faible par rapport à la taille des espaces

Extérieurs en fait là où il se déploie c’est sur le mail central et c’est un une partie du site qui va être en rétrocédé en espace public donc finalement on n pas la main sur cet espace là à proprement parler euh par contre c’est vrai que dans le le travail

Du maillage de cheminement les courbes nous semblaient aussi appropriées avec des gabarits de chemin très très étroits qui qui fonctionne pour les les les flux piétons qui existent aujourd’hui mais qui qui qui sont pas très propices à des usages de de véhicules à moteur de ce type là voilà mais bon d’une manière

Générale si on veut faire des espaces confortables pour les PMR en général ils sont confortables aussi pour les scooters ou ce genre de choses donc il faut trouver le bon équilibre quoi voilà d’autres questions j’ une question sur peut-être la suite je pense dans les projets sur

Avec dans les sititees d’O il y avait cette très belle lecture de de géographie la pente la topographie de interpréter certaines parties des bâtiments comme des belved enfin cette question de des vues tout ça c’est donc une sorte de nouveau récit pour ces bâtiments en quelque sor C ensemble architectural

Est-ce qu’il y a une suite ça ça a été intégré donc de aussi dans le fut c’était oui c’était le le schéma avec les courbes de niveau de de lou hein c’est ça oui bon on a trop de diapo mais je pensais que j”y arriverai plus

Rapidement non en fait oui en c’est pas vraiment un principe qu’on a mis en œuvre voilà c’était ça oui en fait l’idée c’était que justement dans nos espaces publics et dans les espaces dans lesquels on travaille on arrive à affirmer ces situations de balcon qui était qui était en partie dessiné par ao

Mais mais peu finalement assez peu parce que il a plutôt eu tendance à aplanir beaucoup les les les espaces et donc ça nous on l’a on l’a on l’a mis en œuvre dans dans les deux exemples que j’ai donné c’est là où on a on a pu surligner

Un peu ces ces jeux de topographie et notamment ici en bas sur le le l’espace pardon je je pas pas dans le mon sens du collège où on a dessiner une grande estrade en fait c’était c’était ce ce type de ce type d’élément en fait de jetau topographique pour appuyer ces

Situations de balcon oui mais je comme c’était quelque chose où on voit une stratégie plus large qui est un potentiel que la ville voilà intgre peut-être cette idée qui pourrait voilà c’est aussi un c’est vrai que c’est aussi un élément qui nous dont ils nous ont parlé sur la question du

Végétal et de de la stratarboré en fait ils avaient envie qu’on dans nos schémas de de conception on prenne en compte l’ensemble des espaces parce que c’est une c’est une volonté qu’ils ont de de le développer sur l’ensemble de leurs espaces donc oui c’est vrai que les principes qu’on développe je pense

Qu’il y a il y a il y a un sujet il y a un enjeu de de prise en compte à plus grande échelle ouais euh merci pour la présentation avant de commencer votre présentation il y avait des petits films d’animation qui tournaient en boucle et qui m’ont occupé et que je trouvais

Super et parfois très drôle même et après et qui racontait déjà chacun un récit en fait c’est des petits films d’animation de récit et qui permettaiit pour certains de de voir une situation différemment de voir un regard nouveau sur un plan et puis c’est la tortue et des je pas c’est

Absolument génial et après dans la présentation alors peut-être parce que c’est en face des des étudiants en architect j’ai pas retrouvé cette façon de voir différemment des choses qu’on a déjà vu 1000 fois et on les regardant différemment on change leur statut leur charge symbolique et ça permet aux gens

Aussi d’ adhérer différemment de voir tout ça différemment et cetera donc c’est déjà le changement de regard qui fait projet et j’ai pas vu ça après j’ai vu du projet plus ou moins c’est pas du tout péjoratif mais bon il y a il y a des on plante des

Arbres on on fait la topographie c’est infin à c’est classique type d’intervention mais quel rôle jouent ces petits films alors est-ce que c’est pour vous pour travailler est-ce que c’est diffusé est-ce que c’est un outil de communication vous les faites vous-même est-ce que c’est montré est-ce que c’est important pour faire adhérer

Des habitants à un projet quel est le rôle de ces petits films que je trouvais encore une fois très très bien et que je trouve un peu absent dans le reste le reste étant globalement assez assez classique je dis pas que c’est c’est sans intérêt tout au contraire mais c’est juste ça change

Totalement la manière de et pour moi les récits je les ai vu surtout dans les petits films et je les ai moins vu après al beaucoup de questions je sais mais désolé alors je vais je vais tenter de répondre à votre question c’est vrai l’angle d’attaque qu’on a pris c’était plutôt

D’expliquer la démarche donc c’est vrai qu’on a peut-être un peu expliqué le comment faire ou comment ça s’est fabriqué peut-être justement en zappant cette aspect cet aspect ludique ou poétique par ailleurs c’est des ça c’est un travail qui a été fait par Joshua Eman qui est un un ami et et graphiste

Avec qui on collabore depuis 15 ans qui a à l’occasion de d’une carte de vœux c’est emparer de certains de nos projets de nos dessins et à à inventer ces films illustrations en fait mais c’est des choses qui sont enfin lui il s’est inspiré de notre univers de not manière

De travailler et des dessins qu’on avait pu faire et de comment on voyait les sites et il a il a raconté des histoires à partir de ça il a comment dire ouais bricoler des films en prenant des morceaux de choses qui qu’il a mais c’est quelque chose derrière lequel nous

On se reconnaît complètement et c’est pour ça aussi que c’est lui qui avait réalisé l’image iconique qu’on porte depuis depuis le début de l’Agence des chevaux de bataille je sais pas si vous l’avez vu ou c’est pareil c’est des éléments de de nos projets qui a recombiné avec la tapisserie de Bailleux

Et voilà donc c’est pas directement littéralement des des éléments de nos projets mais c’est à partir de nos projets qu’il a retravaillé ça et on est Espérit que ça illustre assez bien notre manière de voir les choses mais c’est vrai qu’on a peut-être été un peu scolaire scolaire ou ou technique sur

Ces certains aspects mais ça nous paraissait important bah comme paysagiste avec des étudiants en architecture de raconter aussi comment on pensait les choses et comment justement ça d’essayer d’expliquer ce moment du déclic ou ce moment du diagnostic où on commence à à bah à fabriquer ce récit et à fabriquer à

Fabriquer cette histoire mais après c’est vrai que bon on aurait pu euh tu voulais parler mais je juste en fait effectivement Joshua an c’est Lui qui a créé ses ses ses petites fictions euh mais c’est avec des images de nos projets très récentes et des personnages qui l’ créé pour nous avec

Nous depuis 15 ans en fait les les différents personnages qui se promènent là dans le dans dans les paysages ce barbu par exemple il vient de la création d’atelier Roberta quand on a travaillé avec lui sur la création du du logo et et de notre identité

Visuelle et je pense que c’était la même un premier un premier personnage qui parlait du collage euh qui parlait d’une volonté enfin de des choses qui nous touchaient et avec lesquelles on avait envie de travailler qui étit de pouvoir avoir un un côté à la fois brut et et à la [Musique]

Fois qui va chercher euh la poésie des choses le les images qui existaient avant c’était ce barbu qui qui buvait du thé dans une robe à smok euh et et je pense que en fait c’est aussi pour nous c’était aussi une façon de de voir comment lui retrouver

Tout ce qu’on s’était raconté dans les projets tels qu’ils étaient aujourd’hui mais c’est vrai que c’est pas forcément de façon aussi littérale que nous on raconte les nos imaginaires au au au différents acteurs avec lesquels on travaille et après il y a peut-être une dernière chose c’est que c’est c’est

Aussi euh on parlait du fait qu’on a on travaille à des échelles assez extrême enfin du tout petit aménagement qu’on va faire nous-même on on fait moins maintenant mais à des études de territoire et c’est vrai qu’il y a là on a parlé de beaucoup de projets enfin que

Des projets pas réaliser et c’est aussi des choses qui se traduisent à la fin dans des détails qui sont pas qui sont peut-être aussi anecdotique entre guillemets ou qu’on avait pas forcément envie ou qui ont pas encore qui sont pas encore nés en fait dans dans le processus de projet

Donc c’est vrai que ce qui c’est c’est c’est des des petites histoires qui sont présentes c’est la poésie du projet qu’on a en nous qu’on développe petit à petit et parfois bah ce qu’on veut c’est avoir un projet bien composé fonctionnel robuste qui répondent au programme et

C’est peut-être ça qu’on a essayé de enfin de de raconter de manière un peu simple et puis après la poésie elle va se trouver dans dans des détails des accessoires de plantation j’en sais rien une couleur des choses peut-être plus de l’ordre du détail parce que c’est quelque chose qui est

Très important pour nous et que làon là on avait pas la matière à rentrer encore dans ces détails mais c’est c’est une poésie qui peut arriver peut-être à la toute fin du projet aussi et qui est l’attente dans la réflexion quoi je je je metis pas du tout en cause

Qu’il y a pas de poésie dans les projets et tout ça c’est pas du tout la question c’était est-ce que vous les utilisez ces petits film pour parler aux habitants ou aux élus et tout ça pas du tout c’est pas un outil c’est des cartes de vœux en

Gros c’est oui d’accord ça s’arrête là ok merci beaucoup j’ai pas regardé le temps mais comme j’ai une autre question je profite peut-être pas une question mais il y avait plusieurs collages de Jacques Simon de très bel collages et effectivement il y a une sensibilité cette dispositif de collage qui souvent

Est inclusive qui permet de parfois mélanger des récits même dans le parfois il y avait un moment vous dit voilà ce paysage cette photo est presque comme un collage enfin il y a quelque chose que je trouve très intéressant dans c’est pas une question que je j’attends réponse mais que je

Trouve euh il y a cette continuité dans le collage que vous avez revisité dans au projet au même parfois avec les couleur qui vient en le manière de de d’intégrer les paysag comme une sorte de collage qui est inachevé qui qui qui a une certaine poésie de d’intégrer de les

De de dialoguer avec quelqu’un qui était déjà là merci beaucoup euh et pour cette invention et euh j’espère que voilà à notre occasion on peut échanger et puis voilà euh merci beaucoup pour la conférence

Share.
Leave A Reply