Conférence de Paul ArdenneLa BnF propose un cycle de conférences pour s’initier aux principaux courants artistiques et comprendre les œuvres d’art en regard de lectures critiques. La troisième édition s’intéresse à la représentation du corps dans l’art.Cette séance se penche sur les évolutions de la représentation artistique du corps humain. Depuis un siècle, elle décalque les mutations de la société : individualisme, libération politique et sexuelle, culte du corps, transhumanisme, décolonialisme, transgenrisme…Par Paul Ardenne, écrivain et historien de l’artConférence enregistrée le 24 janvier 2024 à la BnF I François-Mitterrand
La Bibliothèque nationale de France dans le cadre de la 3e édition du cycle l’art en histoire consacré à la représentation du corps dans l’art Paul hardarden analyse l’évolution de la représentation artistique du corps humain depuis un siècle bien bonsoir mais merci d’être venu nombreux très touché merci pour l’invitation
Donc de longue dates voilà puisque on par ici un an à l’avance mais ça m’a laissé le temps de de méditer un petit peu ce ce sujet voilà donc alors la la première partie a beaucoup d’image rassurez-vous donc si c’est ennuyeux c’est pas grave vous pourrez vous
Reposer les yeux comme ça un peu bon vous filtrerez et cetera la le début va être un petit peu problématique parce que il faut que je présente un peu le sujet bon théoriquement parce que c’est un sujet complexe donc à partir de de travaux que j’ai pu faire effectivement
Depuis la fin des années 90 10 he maintenant notamment ce livre qui avait été publié en 2001 je crois que j’ai écrit autour de entre 98 et et 2001 sur l’image corps donc l’image corps c’est le fait que bon le corps réel c’est quelque chose qui existe bien sûr on vit
Avec hein on peut pas s’en s’en passer mais on peut pas vivre non plus sans la représentation du corps sans nous mettre en représentation et donc moi voilà je lisais beaucoup à l’époque quelqu’un comme Gill de leuse qui était un philosophe qui a compté pour moi je je
L’avoue humblement et il il avait fait ces textes l’image temps l’image mouvement et je me suis dit tiens voilà peut-être que une image corps c’est quelque chose qui peut aussi trouver une sorte de de pertinence voilà donc c’était appliqué à l’art du 20e siècle vous verrez effectivement les représentations du corps on
Considérablement bouger bon donc penser l’image comme un effet miroir de la condition humaine bon je vais pas tout relire hein tout tout ce qui est écrit là mais bon c’est c’est une manière de poser un petit peu la la la la problématique le fait que le cor corps
Bon est une réalité bien sûr physique organique mais c’est aussi une réalité Signaléthique hein c’est un signe visuel c’est quelque chose qui se promène évidemment dans nos représentations partout et de plus en plus avec le la la modernité donc du coup le recyclage un point de vue sur l’époque à travers
L’image du du corps bon alors la manière dont on met le corps en scène est signifiante évidemment ça toujours du sens la manière dont nous-mêmees nous nous mettons en scène est signifiante bien sûr soumission respect défis amour des goûts incompréhension et cetera alors le le 20e siècle avait une une une
Donnée très particulière concernant l’image corps l’image du corps c’est le fait qu’on on sortait on pourrait dire d’un moment qui éit presque un moment dans la culture occidentale presque d’une grande privation c’est comme si on s’était interdit la représentation du corps notamment sous l’espèce dominante du néoclassicisme que vous connaissez
C’est-à-dire des bah des représentations du corps humain uniquement idéalisé voilà donc des des cors tous conçus de la même manière manière très très peu érotisé ou érotisé avec une une certaine subtilité vous voyez mais qui au fond ne renvoyait pas du tout à ce quiétait le corps tel que la modernité le construit
Notamment à travers la révolution industrielle à travers bon les les mouvements de population l’exode rural la violence révolutionnaire vous voyez bon on avait du mal à retrouver une image corps pertinente sauf chez certains artistes comme Gustave Courbet par exemple qui qui sans doute un des artistes les plus importants du e siècle
Pour cette raisonl hein puisque il a contrebalancé un petit peu la la représentation du corps alors ce qui apparaît avec le 20e siècle hein vous allez voir jusqu’à une sorte de suffocation hein tellement il y en a bon c’est essentiellement la question de l’émancipation c’estàd on voit comment
Les les artistes qui représentent le corps que ce soit bon en peinture dessin photographie cinéma d’exposition performance aussi he le fait de de faire du corps l’objet d’art comme ça et de lui faire jouer quelque chose voilà et est un corps qui finalement va va lever
Un petit peu tous les tabous donc nudité sécularisation révolution de l’impudeur liberté sexuel intimité extimité bon pour la fin du notamment du du 20e siècle homme nouveau la question de l’OM nouveau on va voir le corps militant le corps hédoniste bien évidemment et puis le post humain le le 20e siècle se
Fermait sur cette question du corps bionique comme on pouvait dire post humain c’est le corps prothétique orthopédique celui qui qui veut être autre chose qu’un corps organique qui veut être aussi un corps machine hein bon on finissait là-dessus et vous verrez que ça va changer que le 21e
Siècle hein j’ai j’ai j’ai vraiment dissocié 20e et 21e parce que il y a il y a un changement on verra bon alors ce qui est intéressant aussi c’est c’est vraiment le l’envers le miroir inversé c’estd autant on a des images émancipation autant on a des images on
Pourrait dire de la dérélition c’est de la destruction du corps abîmé le le corps de guerre la question du génocide vous voyez la la l’s aburdité de la condition humaine le cadavre aussi he bien évidemment bon une sorte de de représentation donc du du corps vivant
Qui qui au fond ne trouve pas sa place particulièrement dans dans dans la société en tout cas en en Occident bon alors bon là c’est c’est très long hein ce ce texte là c’est c’est extrêmement long on va pas relire tout ça mais il faut peut-être retenir juste quelques donné c’est pourquoi l’émancipation
C’est pourquoi lors même que longtemps on a préféré coder la représentation du corps dans des des modèles idéalistes comme ça quasiment inchangés depuis la Renaissance hein depuis du du 14e siècle on peut dire au 19e pourquoi tout d’un coup il y a cette espèce de de
Changement alors il y a des des données importants donc l’investigation scientifique hein qui met à jour un corps organique pour ce qu’il est on commence à regarder bon on allons on a regarder le corps depuis longtemps le corps organique mais on commence à dire il faut il faut représenter ce corps
Organique il faut que les choses se voit le dévoilement psychologique évidemment qui relève révèle la complexité de la pensée sensible et la mécanique des affectes bon le 19e siècle c’est le siècle de la psychologie bien évidemment he vous le savez 19e début du 20e he bien sûr et cette question de la
Désacralisation très importante le recul en quelque sorte avec les lumières donc sinon dès la dès la Renaissance bon le le recul du fait religieux hein ce qui veut pas dire qu’il continue pas mais du moins il est moins structurant qu’ qu’il l’a pu il a pu l’être bon alors il y a
Une citation ici de quelqu’un dont je respecte beaucoup les les travaux qui est une historien de l’art qui Nadège laanéie d’agin donc qui a écrit ce livre remarquable l’invention du corps la représentation de l’homme du Moyen-Âge à la fin du 19e siècle publié au moment où moi je faisais ce livre sur l’image
Corps donc elle réfléchit justement à toutes ces ces questionsin voilà elle parle du travail de que l’art exerce sur le corps he dit-elle il n’est pas de nature annexe tout au contraire il est l’indexation par la figure d’une mutation des savoirs et du point de vue on change le point de
Vue qu’on a sur l’humain à bien des égards et ce changement du point de vue c’est cette rationalisation cette attention plus forte se traduit par bien la levée des représentations idéalistes au profit souvent des représentation réaliste hein ou ou psychologique donc la libération de la forme accompagne
Comme son double symbolique celle de la manière la matière corporelle bon alors évidemment on a là on retrouve un petitu peu le les historiens retrouveront ici des concordances bon les accidents symboliques majeurs enregistré par par par l’histoire l’abandon l’abandon du corpus desessens divines la croissance du matérialisme qui va élargir la voix
Au théorie de l’homme machine et puis la crise de l’humanisme évidemment ça c’est le 20e siècle les tragédies de l’histoire B évidemment la la Première Guerre mondiale hein la la la boucherie de la Première Guerre mondiale et puis ce sommet d’horreur qui représente présente la solution finale bien
Évidemment n nous le savons alors du coup la représentation du corps va va suivre un peu ces évolutions va adopter une force qui qui qui n’est plus fixe mais alors avec un devenir Constantin cette représentation change jusqu’à parfois se nier elle-même se se brutaliser se déshumaniser hein c’est
Quelque chose d’assez violent avec le corps offert comme une proposition problématique hein donc qui perd en quelque sorte du point de vue philosophique ou comme on dirait ontologique la question de l’être c’est-à-dire que là où normalement l’image du corps est censé dire lêre hein c’est l’essence en fait de bah de
De de de la peinture hein si on voit le mythe de Dibutade et par exemple bon ben voilà le le reflet de la personne qu’on aime sur un mur hein voilà qui qui est offert par par le feu comme ça l’ombre voilà c’est la personne l’image renvoie
À l’être de la personne et bien d’une certaine façon c’est quelque chose qui qui tend à à à devenir très flou hein on perd les représentations génériques la figure se disperse les remise en cause donc d’une manière de plus en plus forte hein et je vous mets bon clairement
Corps fragmenté du cubisme corps désertant le tableau des actionnistes bon les les performeers par exemple on représente plus on se présente hein voilà dans dans le cadre de la performance et puis et bien la fin du 20e siècle c’était bah le l’imagerie virtuelle hein le corps dématérialisé bien évidemment bon alors j’avais euh
Justement essayer de réfléchir à cette ce ce travail en quelque sorte mental que notre civilisation faisait sur la question du corps avec cette impossibilité hein qui constitue un problème c’est-à-dire d’accepter une représentation fixe de de de ce que nous sommes hein comme les les classiques avaient pu le faire par exemple une fois
Pour toutes hein d’une certain en tout cas pour des siècles et en particulier ça posait la question de l’extrême c’est d’une sorte d’extrémisation euh tout le temps de de la représentation c’estàdire comment euh bon le le l’humain occidental hein en particulier et plus spécialement cherchit toujours à à à
Déborder les représentations acquise et ce débordement nous entraîner vers euh la question d’un extrémisme c’estàd de trouver une limite et puis essayer de passer donc cette limite ce qui veut dire subvertir ce qui veut dire briser les tabous euh ce qui veut dire se rendre obsène pornographier le le corps
Euh le violenter même le tuer hein euh bon vous avez des performances artistiques qui qui induisent la possibilité de l’autodestruction à des fins artistiques à des fins de représentation bon ce qui constitue quand même une sorte de limite bien évidemment je suis extrême donc je suis c’était quelque chose donc qui marquait
Le 20e siècle alors voilà voyez là là j’ai j’ai j’ai placé un petit peu le la la la problématique et très rapidement et maintenant je vais faire un inventaire si vous voulez j’ essayer de faire un inventaire comme ça qui va montrer cette incroyable variété hein de des représentations du corps c’est
Pourrait presque dire une instabilité le le c’est pas possible on peut pas fixer le corps même si il y a évidemment des des des des points d’ancrage alors un des un des grands ancrages de modernité c’est la gloire la gloire du corps c’est la mise en gloire bon alors j’ai mis
Quelques images ici voilà j’aime bien ce cette autoportrait de Alexandre dica qui est un très grand artiste de l’Union soviétique donc un Russe voilà qui a beaucoup représenté les ouvriers au travail des ouvrières dans des filatures bon avec beaucoup de dignité beaucoup de modernité voilà donc l’image corps
Assurée de sa validité et puis je mets doute zéro hein doute zéro corps majeur dominant autocentré bien évidemment là on est devant une sorte de représentation divinisée en quelque sorte le le corps séculier hein sécularisé remplace le corps divin il devient en quelque sorte la même chose
Alors on sent ça très fortement che chez beaucoup d’artistes hein mais un des grands représentant de cette tendance cétait yvclin évidemment donc je vous ai mis le très célèbre photomontage de 1960 s’appelle le saut dans le vide donc l’idée d’adapter comme disait pierre Restani le critique d’art l’image du
Corps la vision moderne de l’art c’est-à-dire de de faire de la de l’artiste un corps conquérant hein qui qui se donne les moyens de se représenter dans dans cette conquête du monde cette conquête de l’espace ou bien vous voyez de se se donner une sorte de figure qui renvoie à la sacralisation
Aux figures de la sacralisation du sacré on trouve ça chez évidemment chez yvklin avec les fonds d’or par exemple vous voyez ces sortes de de de ce bleu ce bleu clin bon qui exprime une sorte d’immatérialité absolue vous voyez de bon de dépassement en fait de la contingence terrestre au profit de de
Quelque chose qui élève le corps bien évidemment alors il quelque chose qui était très fort également dans dans la la mise en gloire du corps au 20e siècle qui m’avait frappé c’était le l’énoncé c’est-à-dire que les les artistes commencent à parler les gens qui normalement étaient censés produire des
Images des figures donc les dessinateurs les peintres les sculpteurs et cetera commencent à à parler ils deviennent des des énonciateurs et ils parlent pour le le monde et même comme quelqu’un comme Joseph boys par exemple ici qu’on voit cet artiste allemand il parle même pour une sorte d’au-delà du monde bon boy
C’est quelqu’un qui est assez intéressant c’est sorte de grand mythomane bon menteur invétéré mais c’est ce qu’on demande aux artistes on leur demande d’inventer l’humanité hein de tel qu’elle n’est pas bien évidemment par des représentations outré voire outr encière bon là il il se met dans la la position
Du chaman littéralement c’est celui qui qui fait parler les dieux hein c’est le Ion de de Platon hein c’est on peut dire c’est la chaîne aimimantée platonicienne voilà là il y a le Dieu qui parle et puis il y a le chaman qui parle le dieu parle à travers le chaman voilà donc
C’est quelque chose d’assez intéressant ici qui requalifie la l’image du du corpsin en tout cas au 20e siècle comme étant une puissance vous voyez il cette idée de de de de la puissance comme ça bon alors cette idée de la puissance on la trouve très fortement dans toutes les
Théories de l’Art Nouveau de l’homme nouveau et et en particulier tout l’art qui émane donc du monde soviétique à partir de 1917 1920 avec l’image du producteur triomphant bon vous connaissez tous peut-être ce fameux tableau le bolchevique de de de coustodiief hein bon 1920 voilà c’est espèce d’homme puissant hein qui qui
Marche au-dessus des masses qui est un guide vous voyz VO il montre la voix la voix de la Révolution la voix de l’émancipation avec une force peu commune bien évidemment qui l’assimile au géants des des mythes he des des mythes ancestraux bien évidemment bon avec le le retour très très puissant
D’une théorie qui est née au 19e siècle avec Saint-Simon notamment le le socialiste on pourrait dire primitif utopiste la théorie de l’organisateur he l’idée que l’humain ne vaut qu’à être celui qui organise le monde hein c’est c’est vous connaissez peut-être cette parabole de Saint-Simon hein qui est qui
Est extrêmement intéressante hein où il dit euh si demain mourit je sais pas quoi tout les les 20 premiers archevêques les les 20 premiers princes les 20 premiers euh euh je sais pas enfin t tous les gens les aristocrates et cetera ça ça n’aurait aucune conséquence finalement sur la société
Par contre S meurent les les 20 les 20 premiers médecins les 20 premiers ingénieurs alors là par contre le monde s’effondre vous voyez c’est comme ça donc il y a cette idée qui nous emmène vers une sorte de sécularisation et de divination du divinisation du corps par
La sécularisation et en fait on voit comment ce qui permet ce passage c’est le travail la puissance du travail on le voit avec le stakanovisme les images du réalisme socialiste hein le le travail en ce qu’il est non pas une forme on pourrait dire de de l’exploitation de de
L’homme par l’homme mais au sens où il est un accomplissement et il est la possibilité d’organiser le monde hein voilà de le de le de le créer en quelque sorte à la mesure qui est celle de notre de notre puissance bon voilà ce sont des images assez extraordinaires vous voyez le
Celle du réalisme socialiste parce que bon la question c’est comment est-ce qu’on peut y croire c’est c’est c’est tout ça mais mais mais c’est intéressant ces image là parce que quand on gave pendant des décennies des des peuples entiers avec ce genre d’image d’une certaine façon on arrive sur le plan
Symbolique à tenir à distance les frroid l’angoisse d’exister le le sentiment de de d’être nulle part ou de n’être pour personne y compris pour soi-même vous voyez sans Peur au-dessus céleste entreprenant innovant techniciste propre jeune inaltérable serviable disponible public plus que privé c’est extraordinaire bon moi j’avoue je je suis un
Fanatique bah vous aussi hein c’est bien c’est quand même le salut de l’humanité non bon bref alors il y a quand même des gens qui ont représenté le monde du travail de l’entrepreneur de de de l’homme donc qui qui qui se saisit par l’organisation du travail de ce qui est
La réalité qui qui au fond trouve sa place dans dans ce monde à travers l’activité bon il y a eu d’autres manières de d’en traiter je pense à Michel semenako plus récemment qui avait fait cette série identité activité c’est intéressant puisque il négociait les portraits avec les les travailleurs qui
Le photographiaent vous voyez comme comme ici bon par exemple c’est le travailleur lui-même qui crée son propre portrait il demande à au photograp moi je veux qu’on me montre avec mes outils par exemple je je veux être montré comme ça et puis vous avez des bon des des
Artistes comme aliazma qui est un grand vidéaste turc hein donc il a qui qui s’est concentré très fortement sur le l’image réaliste du travail he comme accomplissement et comme création avec toujours l’idée du corps utile à lui-même et et à autrui hein l’idée de cette donc concrétisation d’une certaine
Manière du corps à travers une activité qui qui le construit hein plus plutôt que que que le détruire voilà donc j’avais travaillé sur ces questions avec une femme très brillante s’appelle Barbara PAA il y a une quinzaine d’années j’avais fait une exposition à à Genève justement ce que ça intéresse sur
Le les représentations du travail les les gens au travail c’est c’est pas quelque chose de simple parce que vous savez que souvent il y a y a une sorte de on pourrait dire presque de fatalité noire d’une certaine manière post marxiste dans la plupart de nos têtes qui fait que le le la
Représentation du travail est toujours représenté comme quelque chose bon ben de de pénible d’aliénant l’aliénation du travailleur alors que moi je suis de ceux qui considèrent que un peu comme Anna arent il il y a trois dimensions dans le travail il y a effectivement le travail qui vous a servi bon pas de
Chance il y a le travail bah qui qui vous réalise et puis il y a le travail créatif qui fait que au fond à travers ce que vous produisez vous construiseer le monde bien évidemment pour le créer alors ce que le 20e siècle a mis en en avant aussi c’est c’est la figure
Hdoniste hein ça c’est très important bon on l’a de de de Matis la danse Picasso la joie de vivre David Hackney Eric Fishel même jusqu’à aujourd’hui ce qu’on appelle la la culture feelg le fait de de se sentir bien ça c’est cette espèce de de d’attente d’espérance d’un
Corps léger he qui peut s’arracher comme ça à la on pourrait dire à la contingence à à la pesanteur du du monde bien évidemment et bon d’une certaine manière isoler tout ce qui est de l’ordre de la toxicité hein tout ce qui fait toxicité est mis donc à distance on
Voit ici he c’est c’est travail de davidocny par exemple très très intéressant que ce soit l’univers hdonis des piscines bon voilà piscine californienne hein ou ces intérieurs bourgeois comme ça un peu baltusien d’ailleurs ici on voit comment tout ce qui peut poser problème est est évacuer
Hein on ne garde que ce qui permet le déploiement hein de de justement de de la réalisation du du corps hein bon voilà il y a un très grand nombre d’images j’ai mis des images de Eric Fisel qui est un un grand plasticien américain de la fin du 20e siècle qui
Est le vraiment le pain de la classe moyenne bon mais de la classe moyenne hdoniste vous voyez on va dire la comme dans la classification de Warner ce qu’on appelle la classe moyenne supérieure hein voilà hein donc les gens qui ont de l’argent les gens qui ont du
Temps les gens qui ont du pouvoir qui une sorte de représentation et qui est intéressante qui qui leur permet en étant des travailleurs qui acquierèent un statut donc de de reconnaissance sociale et de pouvoir social qui peuvent se permettre d’être représenté en ne faisant rien vous voyez sans être taxé
Doisié ou hein voilà ou comme Oblomov une sorte de de paresseux sublime et splendide bien sûr bon voilà le feelg voilà la source des professionnels du bien-être bon là là on tombe quand même un peu dans la dans le ridicule bon alors vous voyez comment tout ça se
Construit on voit comment y a il y a plus de modèle il y a pas de modèle dominant mais d’une certaine façon il a il y a une volonté en tout cas extrêmement forte au 20e siècle de de construire une image du corps où où où justement l’humain se prend en charge
Lui-même plutôt que subir la la la réalité et même en se donnant parfois la possibilité de la créer donc de déborder tout ce qu’elle pourrait avoir d’entravant tout ce qu’elle pourrait avoir de de négatif alors ça n’empêche pas qu’ un très fort mouvement hein qui vient bon il vient de très loin dans
Dans l’histoire occidentale un mouvement qu’on pourrait appeler celui du sublime inversé et et de l’homme des douleurs le retour de l’homme des douleurs et et là évidemment on voit c’est le continuum d’une certaine manière pour certains artistes ineffaçabl bah toute la de toute la culture de de la souffrance de
L’affliction hein de de de la dérélition comme on le disait tout à l’heure la la la destruction alors si vous vooulez tout ça accompagne aussi hein le le le le mouvement de de la représentation du corps au 20e siècle on on na jamais vu autant de crucifixion par exemple et et
Souvent peinte par des gens qui n’étaient pas croyants vous voyez c’est ça qui est assez intéressant c’està-dire que bon la dimension magique hein du du du de de la la crucifixion comme comme ce rituel chrétien évidemment de du salut qui vient mais qui doit en passer par le sacrifice on voit chez chez
Buffet chez chez suesserland par exemple l’artiste anglais ça laisse plutôt place à bah un corps perduon que personne ne va ne va récupérer bon et on a des des images extraordinairement violentes au 20e siècle de bah de de la fin de l’homme hein déjà bon pas une fin de de
L’humain qui est abordé comme le font les structuralistes ou les gens comme Michel foucot dans les années 60 c’est-à-dire l’idée que la technostructure est devenue tellement puissante le le conditionnement de nos vies est devenu tel que nous n’existons plus nous nous sommes d’une certaine manière des marionnettes quoi et et rien
D’autre c’est pas ça du tout c’est c’est c’est vraiment un cor qui peut pas prendre le dessus sur le mal qui lui est fait voyez he c’est ça on voit ça bon quand vilem lembruc par exemple cet homme foudroyé 1915 en haut à gauche une image terrible lembruc la Première
Guerre mondiale il supporte pas il fait ça il se suicide vous voyez bon c’est c’est pas tout à fait une plaisanterie on pourrait dire c’est bon voilà le bon c’est c’est bon les gens ils aiment ça avoir des gens tristes on va leur en représenter non non pas du tout c’est
Quelque chose d’assez terrible et puis bon évidemment toute cette cette représentable si du corps bah du corps génocidé hein que ce soit évidemment avec donc la question de la solution finale Boris j’ai oublié le i pardon tazlii donc un très grand nombre d’artistes ont essayé de représenter ce
Qui s’est passé dans les camps de la mort c’est la mise en place de quelque chose d’assez impensable c’estàd une violence telle que finalement on va mécaniser la destruction de l’humain bien sûr bon il y a eu des des très des très grands textes qui ont été écrit sur
Le représentable représentable bon je pense à évidemment George didieu Berman que vous connaissez tous qui est quelqu’un de tout à fait remarquable bon qu’est-ce qu’on peut représenter de ça c’est-à-dire de de d’un moment de la civilisation qui va se caractériser par l’effacement de toute une partie d’un du peuple humain voilà prétendument pour
Faire valoir une autre partie de ce peuple humain comment est-ce qu’on peut croire que ça peut fonctionner hein si vous voulez ce sont des choses comme ça bon il y a eu Lionnel Richard aussi a écrit ce livre remarquable sur l’art et la guerre hein où il a il a écrit des
Pages absolument phénoménales sur la question de l’irreprésentable comment à un moment donné il y a une sorte de de limite alors cette limite on la trouve hein chez Anton ou bon vous connaissez bon Anton artou le évidemment le l’acteur le le le metteur en scène le ce
Ce bon ce penseur du théâtre donc qui qui cherche la vérité donc du théâtre dans une sorte d’évidence du corps hein bon arrivriver à l’élémentaire comme ça bon et qui va perdre la raison bon à partir des années 1940 qui sera interné à Rodez et qui va produire un très grand
Nombre de dessins donc dans les carnets de Rodez sur lesquels a écrit Jacques derida d’ailleurs le le le philosophe d’une manière très tout à fait passionnante hein et j’ai extrait de cet ensemble cette très très curieuse représentation qui s’appelle la maladresse sexuelle de Dieu hein quand le créateur faillit bah les créatures
Qui sont les siennes ne peuvent que faillir aussi hein c’est c’est comme ça bon si Dieu rate sa cré sa création et bien c’est c’est comme ça alors donc vous voyez glorification on pourrait dire néantisation et puis et B quelque chose qui qui travaille dès le 19e siècle très
Fortement c’est évidemment la l’érotique l’érotique a toujours été présente dans l’art hein ça ça existe depuis toujours il y a des très très beau livres chez ta chaîne très simple élémentaire magnifique de de Gill néré qui s’appelle érotique de l’art hein vous verrez bon il vous montre comment dès les les dans
Dans les grottes d’ y a 20 20 30000 ans il y a déjà des signes qui voilà qui ne laissent aucun doute sur la la signification alors le 19e siècle avait ouvert la voix bien évidemment à ce qu’on peut appeler une révolution de l’impudeur et le 20e siècle va continuer
Très très fortement bien évidemment bon que ce soit Egon Chile mais mais beaucoup d’autres hein Picasso bon il a il y a toute un répertoire extraordinaire et et ce répertoire ira parfois jusqu’à une sorte de d’outrance caricaturale avec des gens comme helmou Newton bon qui voilà sont mettent en
Avant une sorte de gloire sexuelle mais euh particulièrement genré comme on dirait maintenant euh donc qui qui affecte à chaque on pourrait dire chaque genre un rôle très très particulier voilà au nom de moi ce que j’ai appelé le masculin photographique il y a 2 ans
Je publié un livre sur sur Newton j’ai essayé d’expliquer un petit peu maintenant qu’il était mort maintenant que les gens qui l’avaient connu euh donc était très âgé on pouvait peut-être casser un peu l’idole voir ce que ça donnait bon voilà donc c’est un modèle assez assz intéressant et justement il
Est clair que par rapport à ces modèles qui sont les modèles outranciers caricaturaux dont dont mais mais brillantissime he sur le plan de l’esthétique du désir que que cela produit qui était le le modèle de newtonien qui a créé lui seul il a créé un genre proprement parler ce qui est
Considérable hein c’est quelque chose d’énorme quand on est un artiste et bien il y avait d’autres approches et bon je pense à des travaux d’artistes qu’ qu’ on vraiment compté comment cette série de des années 90 1990 s’appelle history of sex de Andr Serano hein le voilà sur la
Dimension donc la la la la dimension très particulière très intime bon d’une sexualité qui qui n’en passe pas par les codages ordinaires ce qui déplaît souvent comme vous voyez ici dans dans cette galerie bon ben quelqu’un qui est venu qui a cassé comme ça il a cassé les
Les les les les images voilà donc on évolue un petit peu entre une rig documentaire chez chez Andr Serano pour dire ben voilà le la représentation du corps sexualisé c’est aussi d’une certaine façon une culture du secret de l’accomplissement par le secret et puis bah ce qu’a fait une artiste comme Annie
Sprinkel qui était à la fois artiste et prostitué donc entraîneuse tout ce que vous pouvez imaginer voilà un ludisme sexuel autodérisoire he comme je l’ai appelé bon voilà elleelle a multiplié tout toute sa sa vie créatrice durant à partir des années 1980 les les images d’une hypersexualisation ici donc très très
Codifié donc sous l’angle d’un d’un désir essentiellement masculin mais où on voit que ici c’est c’est la femme qui décide en quelque sorte de ce qui est ce ce désir alors la question sexuelle a évidemment connu un une intensité très très forte au 20e siècle pour des raisons souvent dramatiques la la
Première étant évidemment le le drame qui a constitué la non reconnaissance de l’homosexualité masculine et féminine longtemps le fait que bon l’homosexualité était considérée comme une maladie mentale bien évidemment par un très grand nombre de de de de régime politique et elle obligeait à la dissimulation et elle obligeait à des
Jeux en particulier des jeux de travestissement qui vont être en quelque sorte mis sur le V devant de la scène avec bah beaucoup de brillot par certains artistles je pense à à donc à Michel Jourgnac hein là vous voyez par exemple cette œuvre hommage à Freud hein
Voilà il il il prend l’apparence de son père il prend l’apparence de sa mère voilà donc le le également le le travestissement et cetera bon qui va devenir dans les années 1980 et notamment avec l’apparition du sida autour de de 82 83 qui est une maladie qui qui qui touche très très fortement
Le monde de l’art he le monde de de la culture doncù la composante homosexuelle masculine notamment est importante à cette époque-là et et donc ça va accompagner le le coming out un petit peu général hein don donc autour de cette question sexuelle déviante entre guillemets hein ou considéré comme tel
Et on va voir un très grand nombre d’artistes mettre en avant la question de de leur sexualité et trouver des fores qui qui vont avec qui sont extrêmement intéressantes hein comme on le voit avec Luciano Castelli et beaucoup d’autres hein euh en fait sorte de de de de
Formes qui n’ont pas de de d’antécédents d’une certaine façon euh on on n’a pas euh jusqu’à présent vu euh des des œuvres comme celle de Félix gonzalees Torres par exemple qui qui représente photo d’un lit par exemple un lit des fait où quand son compagnon euh euh est
En train de mourir du du sida vous voyez c’est ces ces œuvres avec des bonbons là c’est voilà qui représente le poids le poids de son ami euh en train de perdre du poids euh en bonbon et et que les spectateurs sont invités à venir consommer comme ça voilà alors donc il y
A il y a il y a cette donnée qui est importante hein je crois que bon on va en reparler avec le 21e siècle la question du genre bon qui qui est évidemment devenue très importante mais on voit l’apparition d’un argay d’un d’un art lesbien qui a ses expositions
Qui a qui a ses lieux qui a ses auteurs qui qui sont souvent très très brillant et qui vont mettre l’accent sur des choses qui jusqu’à présent n’avaient pas été particulièrement travaillé bon alors voyez ça ça nous amène vers quelque chose qui est l’intime leur serment sur la scène privée dans les années
Notamment la fin du 20e siècle hein on parle du retour du réel c’est quelque chose qui qui est très fort et et notamment euh c’est codifié sous le nom des esthétiques de l’ordinaire les esthétiques de l’ordinaire c’est-à-dire que on va commencer à à vraiment se se lasser de tout ce qui avait pu
Constituer une sorte de doctoritas d’autorité hein le le l’artiste comme l’auteur celui qui a l’autorité et et ça va se traduire par exemple par le une ftitude de représentations artistique où les artistes mettent en avant la débilité euh la faiblesse et même l’idiocie il y a tout un mouvement
D’artistes idiots hein c’est alors je montre pas d’image ici mais je vous renvoie à ce très très grand livre qui a été écrit par jean-v joanet que vous connaissez sans doute nos grands nos grands penseurs Jean y qui par ailleurs quelqu’un de très modeste et très sympathique qui s ‘ appelle donc enfin
Qui est consacré à l’idiocie he c’est voilà qui a été publié par beauard il y a une vingtaine d’années donc est un livre qui montre bon j’ve exagère un petit peu mais il montre qu’au fond l’idiotie est peut-être le ressort secret de du sérieux qu’on veut mettre
Dans l’art c’est on met du sérieux parce qu’au fond bah on narrive pas à maîtriser ce qu’on est l’être nous échappe continuellement bon alors tout ça ça amène vers une espèce de vous voyez de de reposition iement du regard sur le corps humain qui va passer par l’intime c’est c’est quelque chose de
Très très fort la fin du 20e siècle voit ce multiplier des œuvres autour de l’intimité comment les gens vivent voilà avec une banalité quoi considérable en quoi l’intime souvent c’est intéressant ENF je veux dire quand vous brossez les dents le matin dans votre salle de bain bon je sais pas
Est-ce que c’est aussi intéressant que le l’archer héraclles archer de Bourdel voyez en train de bander un arc on a l’impression quand il va lâcher la flèche ça ira je je sais plus où jusqu’où bon c’est comme ça resserrement sur sa vie avec évidemment en 1985 le le fameux portfolio qui fera
Date de Nan Golding la la balade de la dépendance sexuelle he qui qui va vraiment frapper de stupeur un très grand nombre de de d’amateur des images du corps puisque le corps est montré tel qu’il est quoi que tel qu’on vit tel qu’on vit au jour le jour c’est comme ça
Ou bien Didier B hein moi je me souviens très bien voilà quelqu’un qui recentre tout son travail d’artiste sur le monde immédiat par ici le monde vu de ma fenêtre voilà donc il fait des des grandes collections voyez comme ça de d’ouvrage don on est dans le on est dans
Dans le l’immédiaté vous voyez cette espèce de de donnée qui fait que euh là où on avait mis peut-être beaucoup d’idéalisation euh beaucoup symboliquement de bon une idée de transcendance dans dans la représentation du corps dans l’esprit toujours du corps humain comme étant bon le corps de Dieu ou de la créature
Divine le le créateur est qu’un petit C par rapport à Dieu le Créateur estve qu’ un grand C si vous voulez et bien on on tend à à remettre les choses au au niveau du réel on est c’est le retour du réel on est au rat du réel alors euh on
Voit aussi cette donnée importante c’est c’est le tout le mouvement de la performance hein bon je vais pas raconter ce mouvement mais c’est l’idée de d’exposer le corps en direct comme un objet d’art comme font Gilbert et Georg hein les les sculptures chantantes comme ça ils s’exposent eux-mêmes bon disons
Voilà et avec souvent une espèce d’exagération on va tomber dans le hors limite le l’actionnisme la performance bon le une volonté de briser les tabous hein comme vont faire les actionistes Viennois de de de de rejouer des rituels vous voyez mais en les désacralisant bon comm comme fait Herman Nietzsche par
Exemple bon he voilà bon des des uvres souvent formidablement violentes formidablement agressive qui qui vont choquer beaucoup de ces artistes ont des problèmes avec la police certains seront arrêtés font de la prison certains vont même jusqu’à comme Chris burdenon se faire tirer dessus à la carabine et une
Balle de 22 long rifle lui traverse le bras par exemple vous voyez donc et quand on demande à l’artiste mais pourquoi vous faites ça et bien il dit ben moi je veux voir ce que c’est je suis une sculpture mon corps c’est une sculpture et je veux voir au fond ce que
Peut ressentir une sculpture bon d’accord ok bon heureusement que Tom Marioni tiré et bon il a tiré dans le bras quoi vous voyez il aurait bon bon vous avez vu la couverture d’extrême tout à l’heure on voit c’est c’est Serge 3 Oldenbourg hein 1964 on est à Paris
C’est sont les festivals de la libre expression de de Jean-Jacques Lebel hein très grand artiste performer euh carrément he il prend un pistolet comme ça solo pour la mort revolver il met une balle devant tout le monde là 400 personnes he et puis plic voilà bon
Alors il est pas mort hein voà bon il aurait pu hein donc vous voyez cette grande question spinosiste que que peut un corp jusqu’où est-ce qu’on peut aller on est dans l’époque des performances incroyablement on pourrait dire brutal qui qui déborde toutes les limites bon Michel Jourgnac dont on a parlé tout à
L’heure va faire des performances avec Sylvia bourdon par qui une actrice porno bon bon par exemple l’action éroticopatriotique 1969 bon voilà vous avez une espèce de mise en scène pornographique formidable de messieur Carib qui sodomise comme ça devant tout le monde bon très rapidement la police
Arrive bon voilà on on est quand même dans une sorte de hors limite comme ça où on rejoue des rituels avec le corps en disant bon voilà le il y a un corps social le corps social c’est un corps qui est forcément entravé par la puissance de la loi la puissance de la
Loi qui n’existe pas pour rien si on se donne des lois c’est parce que on assure la possibilité de vivre ensemble voilà mais ces artistes vont pousser plus loin bon vous connaissez en 69 1969 la messe pour un corps de de Michel Jourgnac qui a fait scandale puisque il a cuisiné
Donc du boudin avec son propre sang et il a fait communier les gens dans la galerie de Daniel Templon donc voilà selon un rituel qui renvoie à l’anthropophagie hein ni plus ni moins quoi donc bon certaines personnes ont dit oui quand même enfin bon le cannibalisme c’est peut-être un peu
Limite bon voilà bon bref alors là on est dans l’humain vous voyez on est vraiment dans l’humain l’humain l’humain l’humain trop humain peut-être comme dirait nietzs hein c’est c’est comme ça mais il y a quelque chose qui qui lève très très fortement au 20e siècle aussi c’est le corps technologique de plus en
Plus ça commence avec les années 20 les corps mécaniques vous voyez vous avez ça la Nouvelle Objectivité allemande les les automates toute cette fascination pour les compes d’Hoffman vous voyez bon c’est espèce de corps qui est qui est humain mais qui est aussi la marionnette vous voyez avec une puissance d’incarnation extraordinaire d’autant
Plus extraordinaire que finalement ce n’est plus la chair qui qui commande c’est le mécanisme bon c’est en fait le retour très puissant à travers la pensée matérialiste du corps machine de de de la métrie l’idée qu’on qu’est-ce qu’on est on est des machines tout tout simplement bon alors ça va courir tout
Au long du 20e siècle ce corps mécanique à travers des mouvements d’art comme l’art cybernétique avec Nicolas chofffer c’est l’art des automates abstraits hein c’est comme ça qu’on peut le dire beaucoup d’artistes vont travailler sur l’automate abstrait et évidemment ce qui va permettre un extraordinaire développement de cette tendance c’est
Bien sûr l’entrée dans l’âge digital à partir des années 1960- 1970 les ordinateurs donc apparaissent dans les années 1940 dont les artistes s’emparent dès les années 1950 hein vous avez des artistes qui commencent à travailler avec l’ordinateur et puis progressivement bah comme j’ai fracha vous voyez on commence à faire des des
Installations euh très particulière où on utilise l’ordinateur et on met en avant un modèle qui va être le modèle postumain hein qui triomphera à la fin du 20e siècle au fond du corps augmenté hein c’est c’est la fameuse logique du corps augmenté un des grands représentant parmi beaucoup d’autres
C’est un Australien s’appelle Stellarc que vous avez là qui a commencé comme performeer physique hein très très violent même en en en en produisant des pratiques ce qu’on appelle l’okipa hein c’est-à-dire en en se faisant suspendre en étant tenu en l’air par des crochets de bouché hein vous voyez il il
Fait ça manatan hein par exemple il se fait suspendre comme ça au milieu d’une rue donc à manattan enfin donc voilà à Chelsea à l’époque c’était pas le quartier bourgeois que c’est devenu aujourd’hui hein bien évidemment et voilà et il va il va aller vers la machine vous voyez progressivement et
Voilà il va se faire greffer une oreille supplémentaire il va créer des machines voyez comme comme on voit ici hein donc une troisième main voilà une espèce de corps machinique monstrueux hein on peut dire littéralement monstrueux terrifiant voilà avec une des machines le corps machinéque alors c’est quelque chose
D’intéressant ça parce que on on voit la fin du 20e siècle littéralement travaillé par cette question du du corps mécanique euh avec une d’une certaine manière un désir profond et presque insolent c’est-à-dire de dire la métaphysique n’existe plus il reste plus que la physique c’est-à-dire que bon arrêtons nous artistes de
Vouloir donner des représentations du corps de nos vies de ce que nous sommes qu’aurait une sorte de valeur comme ça au-delà du du matériel nous ne sommes que du matériel et donc ces artistes là sont des artistes du matériel c’est c’est assez effrayant puisque bah quel
Est le prix à payer à la mécanisation de l’humain vous vous le savez si vous mécanisez l’humain il y a plus d’esprit s’il y a plus d’esprit vous pouvez détruire détruire une machine c’est pas un problème bien d’accord bon si en détruisant un humain vous détruisez une
Machine la belle affaire il suff suffit de la reconstruire c’est comme ça alors on arrive en quelque sorte à la fin du voyez quand quand on arrive à la fin du 20e siècle on rentre dans un moment qui est assez intéressant c’est que vous voyez souvent dans les mouvements
Artistique on pourrait dire de l’avant-garde à partir du 19e siècle en particulier vous avez très souvent une tendance qui va en chasser une autre qui va la remplacer puis qui va elle-même va être remplacée voyez par exemple voilà néoclassicisme très bien puis après le romantisme bon de la Croix arrive puis
Après le réalisme courbé arrive et puis après l’impressionniste monnaie arrive voyez puis après euh les fauves hein vous voyez bon les fauves et puis après les cubistes et puis les surréalistes et puis voyez c’est comme ça mais là ce qui est intéressant au 20e siècle c’est que tout se superpose progressivement
C’est-à-dire que vous avez des artistes qui vont travailler dans une certaine logique de la représentation du corps selon leurs options et puis d’autres dans d’autres logiques et on a un effet de brouillage très très fort qui va se se traduire à la fin du du 20e siècle
Par la fascination pour le monstre le monstre devient euh une figure essentielle he de des représentations du corps donc il y a une quarantaine d’années maintenant he 40 30 ans maintenant avec notamment bon quelqu’un qui est toujours actif une artiste surctive qui est ORL que vous avez là
Qui au départ va vous vous rappelez peut-être dans les années 80 va va faire modifier son corps au moyen de la chirurgie esthétique hein ce qui était quelque chose de très difficile de très violent he très douloureux hein elle vous le dirait et puis qui progressivement va utiliser pour
Modifier son propre corps qui est son unique objet de travail en se donnant la représentation des formes de la beauté féminine sous l’immensité de de leur variation possible donc elle va utiliser l’imagerie digitale de de plus en plus alors on rentre dans une sorte de principe d’équivalence he qui qui ce qui
Fait l’humain c’est la monstruosité l’humain est le monstre le monstre est l’humain on rentre dans dans sorte d’idéal thératologique hein comme on peut dire qui va fasciner un très grand nombre d’artistes et voilà par exemple vous voyez quelqu’un comme Douglas Gordon un artiste écossais par exemple Monster c’est pas compliqué il fait son
Autoportrait juste avec du scotch voyez il prend du scotch comme ça puis il relève un peu partout et puis il devient une sorte de monstre bon génie Séville qui qui qui fait tout ce travail sur la la déformation et puis évidemment le grand choc dans les années 90 on est autour de
1992 c’est l’apparition de Matthieu Barnet avec ces quatre films prodigieux qui sont une sorte d’ovni dans la production on pourrait dire artistique de l’époque et de la représentation du corps Craster fort je sais pas si vous connaissez ces films hein c’est voilà où il met en scène c’est ces formes de
Corps comme ça tout à fait bizarre qui sont à la fois machiniques qui sont animaux hein avec bon le l’idéal on pourrait dire de d’un corps qui ne vaut qu’à être transformé qu’à être modifié hein c’est évidemment le le principe mutationnel ici qui qui l’emporte alors qui a son sens hein évidemment hein
C’est c’est c’est aussi une façon dire le corps tel qu’el ne nous intéresse plus c’est il il y a il est trop peu de choses ou alors il est trop de choses et on voit aussi quelque chose àarître c’est la disparition énormément d’artistes ont travaillé sur la disparition bon un des grands
Représentants c’est pistoleto par exemple qui va faire ces fameux tableau miroir dans lesquels au fond vous vous voyez vous-même il y a rien dans le dans le miroir sinon vous-même donc c’est assez curieux pourquoi est-ce que l’artiste ne me représente pas ou alors ne se il MEUR le représente mais d’une
Autre façon et puis bon je me je me souviens dans les années 90 du musée combol par exemple c’est un artiste Driss sance hardé bon un artiste travaillait sur les les lieux vides il faisait il créit des bon des lieux des installations comme ici il y a
Énormément d’objets mais il y a personne il y a jamais personne toujours une sorte de vide he ce qui manque c’est la figure la figure disparaît et et là on est dans un principe métonymique hein où d’une certaine manière le vide est censé connoter le plein il y a personne mais
On on est censé avoir beaucoup de monde mais en réalité on cherche évidemment où est la la la personne bon alors je regarde l’heure parce que oui voilà donc le temps passe très vite bon alors vous voyez c’est c’est compliqué hein le le le 20e siècle hein c’est la question de
L’image du corps hein c’est quelque chose de très compliqué et on en a vraiment une idée là on ne parle que des arts plastiques du champ des arts plastiques qui ne sont qu’une une composante de de la vari la variété de la variation du corps mais si vous regardez certains domaines par exemple
La musique populaire c’est assez intéressant si vous prenez le le chanteur populaire entre le début du 20e siècle et la fin vous voyez donc en passant par je sais pas moi Bourville David boui par exemple sunra vous dites c’est absolument incroyable quoi la la mutation extraordinaire si vous prenez la mode le
Monde de la mode c’est c’est exactement la même chose on voit cette espèce d’instabilité comme ça ce qu’on pourrait appeler la figure incertaine la la crise de identification par l’image qui va marquer le siècle dans lequel on rentre qui est le le le 21e siècle qu’ va aborder maintenant le 20e siècle écrit
Une histoire qui va de la libération de la figure à l’expression multipliée bientôt envahissant de la figure incertaine donc incertitude figurative he qui qui devient fondatrice structurelle au-delà de la conjoncture c’estàd que bon représenter un corps c’est le D représenté ou le non représenté ou le surreprésenté ou le
Sousreésenté voyez c’est sûrement pas pas être dans une on pourrait dire une espèce de représentation spéculaire qui qui reposerait sur un effet de miroir une symétrie comme ça bon on est dans la symétrie représentative B et en même temps donc qu’il a gagné de se représenter libre le corps humain a
Perdu sa figure alors ça c’est une donnée intéressante c’est c’est c’est la question du visage aussi aujourd’hui nous n’avons plus de visage c’est comme ça quand vous regardez dans l’art il y a plus de visage bon voilà on expliquera çaa une autre fois alors ce qui m’a
Intéressé moi je je me souviens j’ai vu apparaître ce phénomène qui est le tatouage dans les années 90 qui est bon qui est devenu un phénomène de mode aujourd’hui assez assez ridicule il faut bien le dire bon une tentative désespérée de l’individu de reprendre la main sur sa figure en l’esthétisant
Lui-même en se faisant le propre producteur de son image corps au risque du kitsch pour l’essentiel bien évidemment bon alors c’est une donnée qui est intéressante dans les années 80 90 certains artistes dans le monde de l’art dont Douglas Gordon par exle qu’on a parl tout à l’heure commence à se
Tatouer hein c’est c’est comme ça bon voilà il commence à se se tatouer et d’une certaine façon c’est une manière de dire si on peut pas représenter la figure depuis l’intérieur on peut toujours aménager la figure par soi-même si on le fait soi-même c’est pas si mal
Alors le problème je critique pas du tout le tatouage je me permettrai pas si c’est un art un art majeur contestablement le problème c’est c’est peut-être ce qui en effet bon comme ici bon voilà les petites ailes dans le dos bon des petits rinceau kitch comme ça
Bon excusez-moi ceux qui portent ça sur eux he je vais pas vous demander de vous déshabiller d’ailleurs si vous me voyez moi-même bon voilà je vais me cacher voilà mais ça peut aller très loin quelqu’un comme Jean-Luc vernaard par exemple c’est c’est vraiment un artiste tout à fait remarquable tout à fait
Intéressant voilà comment je suis toujours demandé en regardant Jean-Luc Verna c’est quel rapport a-t-il à son propre corps le corps physique au-delà de l’apparence si vous voulez parce que c’est quelqu’un qui au fond toute sa vie va accumuler les les images de lui-même mais mais des images on pourrait dire où
Au fond il augmente sa sa surface de représentation et le tatouage est est un des éléments qui lui permet de d’augmenter cette surface vous voyez comme ici hein c’est quelque chose assez troublant voilà donc qu’est-ce que tout ça veut dire bien évidemment Douglas Gordon 97 on est dans l’époque le le
Tatouage mot coupable tatouer sur le dos de l’écrivain Oscar vanen Bogard mais lésible uniquement dans un miroir guilty bien évidemment bon alors vous voyez je Clo ça veut rien dire 20e siècle 21e siècle sont des dates on fait il y a un continuum il a un continuum historique ça s’arrête pas
Tout d’un coup voilà 1999 c’est comme ça 2000 ça change non il y a un continuum mais pour des raisons de commodité j’en arrive à ce qui est notre siècle maintenant et je vais essayer de montrer j’essayie de réfléchir ce ce qui s’était passé est-ce qu’il s’était passé quelque
Chose d’autant que j’essaie de faire une suite à ce livre sur l’image corore donc j’ai engagé une réflexion sur la suite sur le 21e siècle et notamment ce qui m’est apparu c’est la notion de du corps cerné le fait que il est de plus en plus difficile d’être soi-même aujourd’hui on
Vit dans un univers d’injonction une sorte de concurrence des des injonctions la modernité avait intronisé imposé le modèle du corps émancipé le 21e siècle au contraire fait peser sur not corporéité une somme d’injonction lourde l’assignation de genre on parle beaucoup de de race d’appartenance identitaire l’avatar aussi d’important donc la
Présence aux réseaux sociaux hein qui qui va peser sur la construction de l’identité voilà l’image corps évolue et il est d’ avant moins question de dépasser nos limites que de les fixer ça qui est intéressant hein c’est c’est l’idée que nous perdons complètement pied dans avec la représentation ici
Donc évolution très très très forte évidemment qui décalque les mutations de la société individualisme corps social libération politique et sexuelle culte du corps transhumanisme descolonialisme transgenrisme et esthétique immatérielle artificielle et avatarisation bon en fait on a une image corps dynamique je crois qu’elle a jamais été autant
Qu’elle est aujourd’hui mais elle a une très grande instabilité et elle pose un problème qui est celui de l’identification c’estàd comment me reconnaître dans dans les images que le monde produit et par extension quelle image donné de de moi-même bon l’image corps au 21e siècle évidemment difficile
À cerner il y a le problème du point de vue le point de vue qu’on a sur soi-même le point de vue que la société nous donne à travers l’opinion évidemment qui parle bien sûr prudence de rigueur hein le grand témoin est un petit témoin alors là je parle de moi hein évidemment
Bon difficile de devenir un grand témoin parce qu’on on manque de recul aussi hein forcément sur ce qui se passe l’idée générale pour l’image corps aujourd’hui mais à contester peut-être ce serait le croix de ce qu’on peut appeler une représentation hratique c’està-dire une sorte d’érance continue
Comme ça hein de de bon voilà c’est un peu la la balle de flippeur hein on va un point à un autre voilà crise du sujet hein voilà eston vraiment un sujet n pas plutôt un objet le jouet d’un système d’un conditionnement des médias bon la question du déterminisme la biologie par
Exemple ne nous détermelle détermine-t-elle pas plus que la volonté que l’éducation que le milieu que l’idéologie et cetera bon les modèles hérités du 20e siècle à la fois se pérénisent ici bon le modèle libertaire c’est au fond on est libre on fait ce qu’on veut mais il se diffracte là le
Modèle identitaire qui enferme dans une catégorie on a plus envie d’être enfermé je crois dans une catégorie le mouvant aussi remplace le solide nos conflictions fluctuent se fragmente peine à se totaliser et on rentre dans une conscience liquide du monde on parle beaucoup de ce terme on a on a
Redécouvert à cette occasion la pensée de zingmon Boman donc sur l’idée que ce qui caractérise la la la la modernité tardive hein dans laquelle on on vit ou qu’on l’appelle la post-modernité ou l’hypermodernité enfin on a employé plein de termes mais peu importe c’est
L’idée qu’il y a plus de fixation il y a plus de durée et et que les grandes puissances d’hier l’État le religieux le masculin l’économique l’occidental plie fréquemment devant d’autres options à même de requalifier nos identités alors j’ai cherché des images corps de notre temps et puis ben je me suis rappelé du
Travail d’un d’un d’un artiste je trouve très intéressant un peintre s’appelle Thomas levilan c’est quelqu’un qui peint il peint des situations ordinaires de nos vies vous voyez comme ça la vie du du petit bourgeois contemporain que nous sommes plus ou moins urbain tertière blanc petit bourgeois planétaire MacBook vous
Reconnaîtrez he bien évidemment surtout pas un PC moi j’ai un pc hein surtout pas un macin voilà cultivé le livre pas la télé mais l’ordinateur ce qui revient au même décontracté en apparence quartier bourgeois plafond à moulure vous avez remarqué je ne V pas n’importe où mobilier semiécuple caution
Écologique pointinrogation bon moi ma vie moi moi moi hein vous rappelez de un Philippe Muray un très très grand penseur mon corps et mon royaume mais est-ce que je dois y croire c’est toute la question voilà temps libre vacances lui est lu y être pour ne pas y être communication
Smartphonique ennuie seul seul alors peu importe qu’on l’écrive à l’ancienne ou en inclusif he c’est toujours pareil on est quand même seul même après l’amour potentiel dépressif le corps comme isolat crev solitaire autonomie est libre mais solitaire le monde ne m’aime pas divorce affectif crise du soit du
Mois du nous mon devenir vacances occuper le temps coulitude vrai ou faux c’est extraordinaire he je trouve l’univers de Thomas L vilan c’est c’est des instantanés sur nos corps la la position qu’il prennent c’est quelque chose c’est assez bien vu sur prod les enfants va pour le groupe mais ma place
En ce monde c’est assez bien marqué ici bien évidemment ah jeèse beauté séduction porter le morceau choper fixé cosmétisation vers le fait a-je le bon corps voilà bon aujourd’hui et demain c’est toute la question bon alors si vous voulez il y a cette idée on voit qui est très très
Forte aujourd’hui on pourrait parler d’une fragilité statutaire d’une précarité identitaire et avec cette conséquence comment est-ce qu’on peut représenter l’humain c’est ça devient un véritable problème et vous voyez ce Serano Serano très grand photographe américain vraiment très intéressant Serano qui avait représenté cette histoire du sexe on a vu tout à l’heure
Et bien quelques années plus tard 20 ans 25 ans plus tard il va nous présenter une série s’appelle robot donc qui est assez intéressante détour par la machine inhumaine pour identifier la machine humaine la délégation comme symptôme quand l’autre me définit hein c’est c’est assez curieuxin voilà bon ben peut-être
La meilleure manière de représenter l’humain c’est c’est de représenter les imaginaires robotiques finalement dans lesquels il pourrait se se reconnaître lui-même alors ça c’est intéressant parce que c’est une collection de robot qu’il a lui-même constitué donc voilà bon c’est est-ce qu’au fond tout ça ne dit pas plus sur nous que notre
Représentation à proprement parlé c’est la grande question hein de la définition en creux en creux parce que voilà on cible non humain pour qualifier l’humain mais on doit assumer la méconnaissance de nous-même et et du coup l’impossibilité de produire une image du sujet humain ce qu’on peut appeler un
Glissement on dirait un biais aujourd’hui dans la mode lexicographique une sorte de biaet comme ça avec l’idée que ben on n pas réussi à fixer la définition et le problème c’est qu’il va bien falloir qu’on la fixe alors ça fait apparaître un très grand nombre d’images par exemple po utonienne
Comme celle-ci donc voilà je je si Philippe chantier est là faut pas qu’il me tape hein faut pas me taper mais c’est assez intéressant c’est là on est dans le cliché total vous voyez c’est l’image du cliché total ça continue à circuler de dire voilà le cliché rassure
Tout est à sa place ben voilà voyez c’est quoi nous les occidentaux on est quoi bah nous c’est on est libre on déjente on est bon on est le modèle on est au top VO qui a dit qu’il y avait une crise des représentation alors ça
Vous donne ce genre d’image comme si on vivait comme ça peut-être que vous vivez comme ça je sais pas mesdemoiselles mesdames peut-être que voilà vous êtes là voilà vous vivez une sorte d’orgie continue comme ça voilà destructif sur bon tout ça est évidemment on aimerait y
Croire on aimerait que c’est comme ça ce soit comme ça mais voilà bon on a un peu de mal à croire voyez cette espèce de modèle d’une sorte d’émancipation total de l’Occident triomphant c’est un petit peu comme la mode de Rico wens vous avez vu le dernier défilé de ricens c’est c’est
Intéressant bon qui donne lieu à des mêmes sur les réseaux sociaux bon c’est c’est l’extravagance totale c’est d’un ridicule absolu tout le monde aime ça hein c’est c’est très amusant mais ça produit des des des effets en cascade de gens qui disent ben je vais faire du
Ricen par exemple voilà je trouve un tapis là dans l’entrée je me le mets sur la tête je défile voilà et je fais mon ricowens vous voyez donc c’est c’est toute la question est-ce que c’est sérieux vous voyez c’est c’est comme ça alors vous pouvez dire oui c’est sérieux
Hein évidemment ça vaut cher mais euh on est dans dans la scène on est sur une sorte de scène vous voyez c’est une sorte d’image facile qui a un problème c’est qu’elle ne se pense pas on peut pas la penser parce que elle n’est pas crédible il y a pas de crédibilité dans
Ces imagesl hein on rentre dans cette espèce de on pourrait dire de de spectacle hein pour parler un petit peu après guide Debord voilà le le spectacle comme un narcotique le fait que bon ben voilà on regarde les choses et voilà et c’est très bien bon bah parce que si
Superman prend de la cocaïne quoi he donc voilà bon si Superman prend de la cocaïne on peut en prendre aussi hein il y a pas de problème bon bref alors tout ça je dis pas que c’est pas réjouissant c’est c’est c’est problématique voy c’est moi j’essaie de
Pister ce ce qui est l’image du corps contemporain et je vois des des des signes de la crise du corps à travers justement une une sorte d’impossibilité de fixation le selfie par exemple espèce d’image du bonheur impératif tout le temps ma vie formidable bon voilà les ambitions toujours déçu au fond et les
Dérives maximalistes et j’ai pris un exemple beaucoup frappé ce qu’on appelle le piège à soif le le sur trap des réseaux sociaux sorte de tentative désespéré de fixer l’image du corps et ce qu’on pourrait appeler l’évaluation bouchère hein c’est VO par voilà le boucher va venir dire bon combien je
Mets à cette demoiselle 7/10 l’autre je mets 3/10 et apothéose et dégringolade de la viande voilà donc bon formidable on en rêve hein bien évidemment bon en plus ça a l’air de se passer en Italie enfin tout va bien quoi vous voyez c’est bon c’est magnifique quoi voilà Narcisse
Voilà sillusionne-t-il lui-même ne doute jamais le doute ou la mort hein c’est voilà bon si vous voulez c’est on rentre dans cette questionin aujourd’hui on voit bien que l’image doit être d’une certaine manière flatteuse hein parce que il faut construire une légitimité à être quelque chose dans un champ social qui est de
Plus en plus nourri nombreux fragmenté disséminés on pourrait dire o au fond plus personne ne connaît personne et plus personne ne se connaît parce que tout le monde croit se connaître vous voyez c’est un petit peu ça bon al quelqu’un dit que ben quand je suis en en bikini j’atteins la
Note de 5/ 10 est-ce que c’est vrai bon voilà bon on va voir les pas en bikini il faud demander et quelque chose m’a beaucoup frappé c’est c’est justement avec l’apparition de de l’imagerie numérique donc et de l’intelligence artificielle en particulier c’est la question de l’avatar aujourd’hui est devenu le une
Sorte de de possibilité de fixer le corps en évitant de le fixer par nous-même et en laissant la machine faire vous voyez c’est et c’est ce qu’a fait megéan Fox par exemple voilà elle a elle a décidé au lieu de montrer sa propre image de ne montrer que des
Avatars d’elle-même vous voyez au fond en disant ben voilà la la machine me qualifie beaucoup mieux construit une sorte de de moi parfait bien évidemment alors ça m’a amené à travaillé j’ai j’ai beaucoup travaillé sur la notion de beauté artificielle j’ai fait travailler un logiciel l’année dernière s’appelle
Mid journey vous connaissez sans doute donc voilà vous faites vous ouvrez la la page vous avez une petite ligne un imagine vous écrivez he voilà sur le Prom ce que vous voulez voilà et donc j’avais mis voilà l’idée CIT beauté artificielle j’ai demandé à la machine beauté artificielle et elle
Me produit cette image bon très kit hein vous êtes bien d’accord bon je suis pas sûr qu’on puisse se reconnaître dans cette image bon tant composition 17 secondes chromo kitch synthèse des représentations consensuelles bon alors on retrouve ORL voyez on refait le détour hein je trouve ça intéressant
Hein qui elle avec le numérique a infiniment multiplié démultiplié sa propre représentation son son autoportrait he c’est quelque chose qui est possible bon l’humain créa encore son corps rêvé avant la guerre des représentations du corps il entré dans l’air du fluide et de l’exigence d’une équité maximale alors on a ce problème
Évidemmentin j’ai pris quelques images ici donc du corps au fond dégenré certaine manière voilà le masculin devient le féminin le féminin et le masculin plus ce qu’il y a entre les deux ce qui ce qui circule bien évidemment bon est-ce qu’on peut pas représenter par exemple un film un
Biopic sur Barack Obama on peut prendre un acteur blanc et puis et inversement vous voyez par exemple un film sur Mohamed Ali on prend un acteur blanc bon vous pouvez voyez jouer comme ça on rentre dans une espèce de moment très très complexe donc bah que la société en quelque sorte nous
Propose de méditer avec des exemples extrêmement signifiants de gens pour qui finalement l’humain tel quel est haïsable on rentre dans une logique moi que j’appelle anthropophobique c’està-dire que c’est l’humain qui devient aable hein c’est c’est comme ça on devient aable tel qu’on est voilà donc on on change de
Genre on évolue en quelque sorte bon alors on demande à la machine moi je demande à midjournée de me faire un no gender human beautiful body et voilà ce qu’elle me fait bon voilà pourquoi pas bon vous remarquez que c’est no gender c’est quand même très masculin hein ici
Bon la machine doit encore travailler je crois midjourne refuse de représenter un beau corps blanc ou noir mais livre des images du beau corps transgenre on voit le poids de l’idéologie évidemment hein sur la détermination de des figures de la construction des des figures bon blanc inacceptable noir inacceptable
Hein ou ou on va dire donc patriarcal d’un côté donc post-colonial de l’autre ou raciste he donc interdit alors on voit comment à travers notamment toute la toute la culture du W par exemple donc qui n’est pas critiqué ici mais qui est présente on voit comment la la question de
L’assignation fait se modifier complètement les représentations que l’on peut avoir de de soi-même hein le on voit à travers le mouvement du W c’est tout tout l’intérêt qui est porté donc à des à une relecture en quelque s du monde de la grille de de lecture du
Monde au nom de de la race au nom de l’appartenance identitaire au nom du sexe du genre et cetera bon on voit comment ça fait modifier complètement les représentations alors j’en j’en veux pour preuve une exposition qui très intéressante qui a eu lieu au Palais de
Tokyo vous voyez il y a il y a peu de temps qui s’appelait Ubuntu un rêve lucide donc l’Ubuntu he c’est le lien on vous dit entre tous les hommes c’est un terme sud-africain donc voilà a été employé largement popularisé par nenson Mandela pour dépindre un idéal de
Société opposé à la ségrégation durant l’apartide puis pour promouvoir la reconciliation nationale en Afrique du Sud alors ce qui était intéressant dans cette exposition c’est pour ça que je je prends un exemple c’est qu’en fait on voyait comment ce qui était censé rapprocher les gens les diviser c’estd
Comment le rêve d’une figure inclusive qui qui qui agrégéit à elle-même toutes les différences hein voilà pour les surmonter produisit à l’arrivée de l’exclusion hein voilà c’està-dire bon c’est c’est un des des grands problème une sorte de panique identitaire hein je pense ce livre d’Isabelle barberry est
Intéressant bien évidemment sur ce ce ce point-là alors vous voyez c’est une réflexion c’estàd que comment on peut fixer aujourd’hui comment on peut modéliser l’identité à travers les figures du champ de de l’art bon on a des représentations saturées hein du corps et de l’humain social la
Saturation une image forte si pleine si englobante si hégémonique du soi qu’elle interdit de flotter dans sa représentation au moins idéalement bon alors le féminisme par exemple contemporain c’est très intéressant nous offre des images qui sont des sortes d’assignation les artistes en jouent je pense à Corine FIMA par exemple ici he
Bon voilà va elle va évoquer ce qui est la condition féminine à la fois comme suggestion mais comme libération également bon vous voyez à la fois Ève se représente sous la figure d’Ève bon ve à la fois un corps objet dominé mais c’est un corps sportif donc très très
Très libre bien évidemment qui peut en quelque sorte assumer d’être plus que l’image que l’on veut lui donner l’image des féèes c’est évidemment très intéressante c’est parce que c’est une image qui traverse les médias vous le savez donc c’est une sorte de modélisation de l’image corps évidemment
Mais l’hypothèse qui est posée là est très problématique hein bon parce que sur fond c’est on veut déféminiser le le féminin maximal hein voilà c’est c’est-à-dire bah l’image de la femme telle qu’elle est construite on pourrait dire par des siècles de pouvoir alors phocratique masculin étatique religieux
Hein on voilà tout dépend enfin tout tout ça peut même s’accumuler mais comment sortir comment trouver une identité ici très particulière alors ce qui m’a beaucoup frappé hein c’est dans le le néoféminisme depuis une petite dizaine d’années c’est comment bien des artistes femmes vontontont se réapproprier en
Quelque sorte l’image du féminin euh en essayant de la la coder donc sans passer par les bah les les les les anciennes configurations du pouvoir exprimé par l’image qui était souvent des configuration masculine Z la la force l’autorité le le bon on garde la présence mais le féminin reste essentiel
Bon c’est ce que c’est le travail de Débora de de de robertiste par par exemple bien évidemment que vous connaissez donc je prends ici l’exemple de de cette œuvre qu’elle a réalisé à Paris il il y a peu de temps donc voilà le s’appelle le viol du pouvoir donc
Vous êtes pas très loin là des des des invalide la statue de galiienni à Paris donc les fameuses marianes donc galienni qui représente le colonialisme évidemment l’autorité militaire masculine une sorte de pouvoir phocrate évidemment très très insistant donc qui qui voit sa sa sa sculpture de gloire
Encombrée par ces marianes bah qui qui viennent s’exposer exposer le leur féminité leur sexe et même le sang qui peut être le le sang de la conquête le sang de la mort le sang des règles donc diversement voilà donc le viol du pouvoir alors bon certains ont dit c’est
Une œuvre un peu facile voilà mais bon écoutez on on fait avec ça alors ce qui m’a beaucoup frappé aussi c’est moi il se trouve que je travaille beaucoup sur la l’anthroposcène les cultures d’anthroposcène donc c’est-à-dire ce moment qui est le nôtre où finalement on on on doit admettre que l’État très
Dégradé du monde et bien a un responsable ce responsable c’est nous-même hein depuis la révolution industrielle et bien l’activité humaine est très destructrice de de des environnements et donc ça produit des modélisation de souffrances qui sont extrêmement fortes aujourd’hui donc on voit un très grand nombre d’œuvr qui qui
M en scène un corps qui est un corps au fond qui ne trouve plus sa position dans dans dans le monde hein je pense bon à jonacan Fra par qu’un artiste qui vit en Angleterre qui représentera l’Angleterre à la bienénale de de Venise là dans quelques dans quelques mois donc qui bon
Qui a fait tout un travail sur comment nous regardons le monde aujourd’hui et comment regardons le monde nous nous ne nous regardons plus nous-mêmes mais nous nous renversons d’une certaine manière le regard qu’on portait auparavant sur N même hein Narcisse ne se regarde plus il regarde l’étendue des dégâts qu’il a
Commis et ce qui lui interdit de se regarder lui-même voilà c’est c’est assez intéressant c’est la perte du reflet vous voyez he c’est dans le narcissisme le narcisse élémentaire c’est la nature qui produit le le reflet c’est de l’eau vous voyez et là d’une certaine manière il y a plus de reflet
Et donc ça exprime quelque chose qui est de l’ordre d’une perte incommensurable bien évidemment qui est la perte de la position on peut plus positionner puisque d’une certaine manière on ne se voit plus on on ne fait que regarder un monde au fond que l’on a détruit donc
C’est assez troublant he cette cette représentation du corps anthroposcène alors Dieu merci certains artistes parfois en jouent Alexia Brunet en 2015 avec Gilles Clément avait fait le le botaniste donc vous connaissez fait une petite série sur l’évolution de l’agriculture donc à l’heure de la chimie en qui commencé depuis longtemps
Depuis les années 1900 150 hein voilà c’est ça s’appelle Dystopia où on voit bah des situations comme ça voilà il y a plus d’eau bon ce sont des machines qui viennent polliniser il y a plus d’abeilles voilà et puis la jeunesse est un bien très rare tellement rare que bon
On enlève des gamins et puis on les vend hein vous voyez comme ça ça vient on les échange bon voilà et puis alors vous connaissez là évidemment madame dans l’imaginaire du foyer traditionnel madame sort le matin salut monsieur qui par au travail Z c’était comme ça bon sauf que là il faut mettre
Vraiment un faut se protéger hein parce que les pesticides tout ça c’est voilà donc alors il y a une tentation c’est laqualification radicale he ça ça traverse vraiment l’époque c’est quelque chose qui qui ne peut pas ne pas vous vous frapper on parlait d’anthropophobie tout à l’heure c’est de la haine de
L’humain jusqu’à ce point où bon ben il y a quelques temps à à Berlin par exemple vous avez 200 personnes qui se sont réunies et qui se sont mis à aboyer ensemble comme ça c’est assez intéressant vous pouvez les trouver sur Youtube bon alors ne leur demandez pas
Ce qu’elles font parce qu’elles vont répondre bon non mais expliquez-moi bon d’accord ok bon plutôt animal qu’umain hein voilà ça c’est c’est aussi une hypothèse hein vous voyez le le devenir animal et quelque chose qui travaille très fortement le le corps contemporain le corps anthropocène on voit ça avec Linda molenard mais mais
Beaucoup d’autres hein se fictionn animal voilà bon ben écoutez si vous en avez marre d’être un humain assez d’aller chez psychanalyste voilà de de payer très cher vos séance bah écoutez faites le loup quo comme ça bon voilà comme Boris Norman vous faites l’araignée imaginez vous êtes une araignée voyez comme ça
C’est intéressant vous vous tissez des des des toiles comme ça voilà bon c’est pas une plaisanterie hein tout ça c’est c’est quelque chose d’intéressant parce que ça parle quand même d’une crise dans la civilisation he c’est c’est c’est évident 100 ans après Freud quand Freud s’interrogeait il y a 100 ans exactement
Sur la crise de la civilisation on voit comment en cent anné quelque chose a changé parce que si Freud avait il y a quelque chose qu’il avait pas pu imaginer certaine manière encore que quand on voit son étude sur l’homme au loup des choses comme ça mais c’est que
L’humain ne se penserait plus en tant qu’humain vous voyez mais mais là il se pense en tant qu’animal hein par exemple se faire in du sent de cheval he comme c’est le cas ici pour voir si on devient un cheval voilà si vous allez vous
Mettre à aénir par exemple he ou si je sais pas bah vous avez paris turf les journalistes vont venir dire c’est bon on vous prend on va à daville à l’hippodrome vous allez peut-être nous faire gagner de l’argent et cetera bon alors ça c’est aujourd’hui c’est incroyable le le le corps jardin la
Végétalisation du corps c’est de concert avec la préoccupation environnementale et quelque chose qui est extrêmement extrêmement fort voà ah je comprends pas pourquoi excusez-moi ça passait pas voilà très belle réalisation ici de de deux artistes de alsaciens donc s’appelle Hugo Mariel et Vincent müer donc c’est très récent hein ça quelques
Années hein voilà où finalement bah le travail sur le corps ici qui est engagé par ce ces deux artistes hein consiste à demander à des gens d’aller dans un lieu qu’ils aiment vous voyez à à collecter des VG vgé à s’en recouvrir à en faire
Un masque à poser avec ce masque et en fait à laisser le masque pourrir dans dans la nature le faire revenir voilà donc si vous voulez cette espèce de de désir de refusionner AC l’environnement corps animal végétal minéral cosmique jusqu’à la dissolution de l’organique vous voyez c’est c’est
Comme ça donc la question étant où est l’humain dans dans cette affaire vous voyez c’est c’est quelque chose d’extrêmement problématique on doit le penser c’est une chose que nous devons penser aujourd’hui voilà comme quand Linda molénard lasser un peu de devenir animal décide d’être un arbre he voilà cette performanceppelle trip elle crée
Une combinaison comme ça avec des écorces se la passe sur le corps et elle vient pendant une demi-heure comme ça se bloquer contre un arbre pour essayer de ressentir ce que ressent l’arbre save que les arbres ressentent les arbres alors c’est intéressant ils n’ont pas de système nerveux c’est c’est les éigmes
Ils sont extrêmement forts hein il y a pas de de réseau mais néanm moins tout vit hein sans réseau bon c’est comme ça don voilà une sorte de de travail alors quelle image corps de soi de nous me désidentifiant me suriidentifiant le corps individuel comme multitude éventuellement s’approprier des images
Corps déjà existantes bon mais le risque c’est de tomber dans le dans le le stéréotype majeur alors on voit des artistes aussi aurélie Dubois par exemple mais beaucoup d’autres hein qui qui vont profiter de de de ce que les machines numériques permettent pour donc se mélanger sur le plan de
L’apparence à des figures célèbres marine monerau par exemple ici vous apparaissez comme ça des grandes figures colollettes donc des grandes représentations ici voilà donc l’idée étant toujours celle-ci se se désidentifier pour se suridentifier et affirmer une sorte de paraître absolu he qui serait indiscutable alors je trouvais un exemple intéressant ça
Justement c’est cassils c’est un artiste américain en fait je sais pas si on peut dire un artiste ou une artiste voilà c’est un artiste transgenre donc on en parle beaucoup aujourd’hui hein bien évidemment c’est des choses à prendre évidemment au sérieux une image un corps image et non plus une image corps
Inversion radicale he du corps même au signifiant du corps voilà donc c’estàd qu’on fond on n’arrive pas à définir ici vous avez quelqu’un qui qui prend des des pauses comme ça qui qui évoquent dans des performances publiques la la violence la la virilité la masculinité
Voilà mais mais qui n’est pas ça qui qui n’est pas ça tout en en jouant à être ça voyez c’est c’est voilà et donc on est d’ certaine manière égaré comme ça et on a envie de dire que l’image corp c’est l’égarement lui-même c’est la notion d’égarement voyez c’està dire que si
Vous arrivez à codifier si vous arrivez à reconnaître au fond ce n’est pas le bon corps pour pour reconnaître le vrai corps il faut ne pas pouvoir le reconnaître il faut pas pouvoir l’identifier voilà donc c’est c’est quelque chose d’assez intéressant je dis pas que c’est un artiste important voilà
Mais c’est quelque chose qui est de l’ordre du symptôme vous voyez hein voilà avec cette question quel modèle identitaire pour finir pour solld de tout compte ben voilà retour au point origine une tentation coupable alors là voilà évidemment vous connaissez ça le modèle qui va être offert par certains
Créateurs d’image corps comme Salgado par exemple bah c’est le modèle on va dire génétique quoi le voilà c’estàdire en fait les seules personnes qui semblent être intéressantes sont les personnes premières voilàin on voit ça avec travers genésis hein évidemment sorte de fantasme du retour au point
Zéro à l’idée que le corps le le seul corps possiblement comme on dit maintenant je employ pas cette pas cet adverbe c’est énervant le seul corps fond possible acceptable respectable c’est celui d’avant la civilisation mécanique vous voyez c’est c’est celui d’avant ce qu’on pourrait appeler le progrès par exemple hein voilà bon le
Corps impossible comme se le corps possible he voilà la la question qui est posée alors je je m’achemine vers la fin vous voyez on voit comment le le 20e siècle pose un problème extraordinaire hein c’est c’est je crois que jamais dans l’histoire de la civilisation humaine jamais on a autant diffracté
L’image du corps humain c’est c’est je crois qu’il y a pas déjà le 20e siècle c’était extraordinaire mais le 21e en une vingtaine d’années là c’est c’est quelque chose d’absolument stupéfiant donc on est dans dans dans cette question et donc c’est la raison pour laquelle C certains artistes du du
Visuel pour mettre le corps vont vont procéder autre en scène ils vont procéder autrement ils vont l’oublier ils vont l’oublier c’est le cas par exemple de tous les artistes du soin du cœur hein c’est-à-dire qui qui disent au fond pourquoi est-ce qu’on cherche une représentation du corps il y a bien plus
Important c’est de le faire exister c’est de le maintenir de le maintenir en bonne santé c’est de garantir sa sécurité c’est d’amender sa fragilité bon donc c’est tout le grand mouvement du cœur du soin à partir de la fin des des années 1990 du 20e siècle he bon
Voilà et ça se traduit chez beaucoup d’artistes par en fait le fait que on va pas s’intéresser à l’image du corps mais on va s’intéresser à ce qu’on peut faire faire au corps pour qu’il se sente bien vous voyez comme le fait Sarah rochem avec des dispositifs comme ça de de mise
En condition du corps commun du corps collectif hein comme ça où on fait des choses ensemble en en bougeant on se met en en partage comme ça vous voyez à travers des des sortes d’expérien un peu kinesthésique comme ça où finalement l’apparence n’importe pas mais la sensation importe beaucoup dans
Le la lignée des des expériences de liigia Clark que liigia Clark artiste brésilienne faisait à Paris puis qu’elle vivait à Paris à l’époque donc dans les années 70 donc vous voyez où au fond ce qui importe c’est pas l’image du corps c’est c’est comment le corps se ressent
Lui-même hein et et d’une certaine manière c’est ça qui est important euh pour certains artistes c’est au fond essayer de faire retrouver du bienfait hein bon et là je pense au travail de en Béatrice Bissara qui qui qui met en avant l’idée d’un corps néochamanique élaborer une image de nos
Corps est vain l’esprit est tout l’image est dans l’esprit elle est inutile à jamais une fiction et donc tout le travail de cet artiste par exemple va consister à créer des des des dispositifs des situations si vous voulez devant lesquelles vous allez être mis et qui vont faire que vous vous
Sentirez bien par exemple l’hypnotisme he tout tout le travail le Brain Training toutes ces formes comme ça de de soin ou de prétendu soin qui évoque un peu on pourrait dire le le bon la la médication des des anciens he parfois bon voilà et je conclus vous voyez je je
Conclus je suis obligé de conclure sur le corps d’ d’incertitude he mon nom est-il tous les noms mon nom est peut-être tous les noms hein et ce tous les noms n’en est sans doute aucun absolument hein c’est c’est c’est la question bien évidemment bon avec un idéal corpopoétique hein qui
Consisterait encore on retrouve le modèle Jean-Luc Verna élaborer soi-même son propre corps de son mieux bon sachant que c’est peut-être pas toujours celui que l’on voudrait c’est l’exemple aussi de de ce que fait Jean-Luc vernard parce que plus au fond cet artiste surrajoute on pourrait dire de de la
Physionomie à sa physionomie existante bon fond plus il fait la preuve que il s’accomplit mais qu’il ne l’était pas et que vraisemblablement il ne sera jamais donc ça pose un problème et puis ce qui pose un problème ça m’a beaucoup frappé moi je me suis beaucoup intéressé à la politique au représentation politique
Dans l’art c’est il y a des images qui se perdent et qui pourtant sont très présentes bon l’image du militant par exemple bon voilà c’est qu’est-ce que c’est que ces images quiabondent dans le réel voilà les les manifestations n’en a jamais vu autant vous êtes bien d’accord
Hein vous en avez sans doute fait beaucoup hein C derniers temps là c’est moi qui a pris les photos là on est à rouan voilà c’est une manifestation contre la réforme des retraites qui me représentera moi militante militant quels artistes ont dit la crise des gilets jaunes par exemple voyez pourtant
Le gilet jaune c’est c’est un corps extrêmement important hein au moins l’apparence vous voyez ce qui représente bon on le voit bien aujourd’hui vous allumez France Culture a il y a pas en 2 jours un moment où on parle pas de l’exemple des gilets jaunes bon alors
Qu’on les méprisé il y a 5 ans à juste titre d’ailleurs parfois vous avez des idées certains pas pas toujours respectable bon le corps du migrant don on parle beaucoup aujourd’hui bon on est dans les là on peut dire qu’on est dans les stéréotypes complètement qui me
Représentera hein on est dans la logique de l’art compassionnel bon vous rappelez en 2015 quand tous les Syriens arrivent on voit que l’art occidentale se charge de représentation de migrants un tout le monde fait des migrants peint des migrants il y a des romans sur les migrants enfin vous voyez c’est c’est
Comme ça bon c’est bien mais mais mais au fond tout le monde s’en fout quoi enfin en tout cas ça dure un petit moment mais mais voilà bah oui qui qui parlera de ce corps là qui qui vraiment en parle quoi à part le cliché du rap
Quoi d’autre bon alors ça m’amène ben voilà à ma conclusion est-ce que par défaut on n’est pas obligé de produire une sorte de de de représentation intermédiaire mais est-ce qu’elle est recevable une sorte de synthèse et là j’ai trouvé un artiste donc américain s’appelle Florient crèver son travail m’a beaucoup frappé
C’est un travail de peinture qui qui est pas particulièrement comment dire de manière à à capter notre attention à déchaîner notre passion donc not notre passion on pourrait dire visuelle mais ce qui est intéressant c’est que c’est c’est un artiste qui intègre tout il intègre tout hein le le
Les mélang des genes les âges les lieux il y a une espèce de de vous voyez de de confusion comme ça général qui qui au fond d’une certaine manière nous fait dire c’est peut-être ça le le la seule image possible du corps contemporain VO c’est peut-être ça c’est-à-dire une
Fusion qui ne nous satisfait en fait en rien mais qui correspond à peu près à ce qui est la réalité de l’image du corps contemporain attention ça c’est la dernière page ah vous avez vu hein vous avez vu en plus j’ai mis en page he j’ai fait voilà le dégradé ça
Grossit c’est de plus en plus gros hein c’est trouble dans le moi trouble dans l’image du Moi trouble dans la mise en image du Moi bon un corps sans image assuré de lui-même peut-il résister à ce déficit symbolique non attendez non non non non non attendez attendez quelle
Conséquence la perte de soi au bout du chemin et fait miroir de la faillite de l’autor-représentation point d’interrogation vous voyez parce que moi je ne suis pas un expert voilà je vous remercie merci beaucoup on m’a dit faut faut finir à 20h il est 19h59 voilà je vous
Remercie vous venez d’écouter un podcast de la Bibliothèque nationale de France retrouvez les conférences rencontres et création de la BNF sur toutes les plateformes de podcast ainsi que sur le site [Musique] bnf.fr