Cet événement s’inscrit dans le Cycle des Dispositifs d’Engagement Intellectuel – Années 1970.

Conférencier:
Christian Iaval (Univ. Paris Nanterre)

Médiateur:
Marcia Cunha (AIE/USP)

Traducteur:
Nilton Ken Ota (IP et AIE/USP)

Essa a quarta são do seminá dispositivos intelectuais de engajamento dos anos 1970 que é uma atividade coordenada pelo Newton do Instituto de psicologia da USP e é um seminári eh que Integra programação colgio internacional de filos coenado de pósgraduação em psicologia social do IP e pelo

Iorganiz néculp então hoje a gente tem a participação doistian Laval né bastante conhecido mas eu vou ler um pequeno currículo aqui professor emérito da Universidade Paris n tem diversos livros traduzidos no brasilardvaz mundo com individualmente a questão neoliberal e a escola não é uma empresa e mais recentemente teve traduzido um trabalho

Coletivo chamada escolha da guerra civil e nesse ano a educação Democrática escrito como Francis ver eh bistian Laval temenvolvido uma série de diálogos e interlocução colaboração com vários grupos no Brasil e hoje essa atividade também faz parte interlocução gr USP merci d’être avec nous cet après-midi c’est à

Vous merci merci à vous merci à Marti cette belle présentation merciilton qui qui coordonne cette activité alors la recherche syndicale à la FSU tel est le titre de mon intervention la FSU c’està dire la fédération syndicale unitaire a été créée en 1993 et c’est la principale fédération de l’enseignement syndicalisme enseignant

Tout niveau confondu depuis l’enseignement primaire J jusà l’enseignement supérieur la FSU compte environ 160000 adhérents dont 83 % d’enseignants ce qui en fait aujourd’hui le 5e syndicat français l’institut de recherche de la FSU a été créé en 1994 1995 il na en fait fonctionné il n’a réellement fonctionné qu’ à partir de l’année

9697 et quant à moi je l’ai intégré en 1998 j’y ai mené jusqu’à aujourd’hui euh divers travaux orientés selon trois axes euh de travail qui sont d’abord la critique de l’école néolibérale la refondation de l’école démocratique et le renouveau du syndicalisme je me suis aussi occupé pendant 7 ans de la revue de

L’Institut alors j’ai travaillé essentiellement en groupe en collectif les ouvrages ou articles sont pour la plupart issus de groupes de travail dans lequel dans le cadre de ce qu’on appelle chez nous les chantiers voilà pour la présentation générale alors d’abord je voudrais parler de la bataille des idées et le rôle des

Experts dans la lutte sociale d’abord je crois qu’il faut préciser le cadre historique général dans lequel est né l’Institut de Recherche on parle parfois de révolution de la connaissance en fait c’est une mutation d’ensemble très contradictoire très conflictuel qui donne à la maîtrise intellectuelle des évolutions un poids

Croissant dans la lutte pour la maîtrise effective de l’avenir dans tous les champs d’action dans le domaine plus particulier de l’éducation ce sont des experts se revendiquant d’une science de l’Éducation ou l’École qui se prononce sur les choix pédagogiques les réformes du système éducatif ou encore les mutations du

Métier d’enseignement et qui pèse sur l’opinion via les journalistes spécialisés l’action politique comme l’activité économique utilise de plus en plus l’argument de la scientificité pour s’orienter et la plupart du temps pour justifier des choix préexistants les sciences mobilisées ont de ce fait un statut particulièrement ambigu elle

Se situe en réalité entre deux pôles le pôle de l’autonomie susceptible d’apporter un éclaircissement rigoureux mais parfois en réalité euh déplaisant pour les pouvoirs et le pôle de la servilité ou de l’Apologie fournissant une justification post factum à la décision mais sans apport cognitif réel cette conjonction générale entre

Savoir et pouvoir qui définit selon moi la société de la connaissance détermine les nouvelles conditions de la lutte sociale en général et de l’action syndicale en particulier ce qu’on appelle la société de la connaissance je mets les guillemets de la connaissance et tout sauf une société pacifiée par le partage d’une vérité scientifique

Indiscutable en fait c’est une société dans laquelle le combat se joue sur deux fronts distincts mais aux enjeux inséparables dans les champs scientifiques la lutte à mener doit se faire contre les dogmatismes internes et les pressions extern condition indispensable de la production autonome de connaissance nouvelle dans les champs

Sociaux il s’agit de produire la vision la plus objective possible des évolutions en cours y compris l’évolution qui consiste à agir au nom de la science dans la mesure où seule une telle vision objective permet de se déprendre des visions dominantes alement quand elle se revendique de la

Science en fait il n’y a plus de science toute faite du genre matérialisme historique nous sommes entrés dans une nouvelle époque où il faut inventer un nouveau rapport entre le savoir engagé et l’action collective alors quelle a été l’ambition de l’institut de recherche de la FSU dès le départ il s’agissait de

Répondre au problèmme que se posent les militants en produisant des savoirs nouveaux ces recherch originales à destination des membres des syndicats et du mouvement social devait être conçu formalisé diffusé de manière à pouvoir être approprié par les adhérents donc l’Institut devait être un lieu de recherche original et non pas un

Simple centre de documentation il devait être un lieu de réalisation d’une recherche rigoureuse et inédite par l’entrecroisement des regards des chercheurs et des syndicalistes d’blé ceux qui ont été les premiers conseillers de cet institut comme Pierre Bourdieu ont eu conscience de la difficulté d’articuler la logique d’action et la logique de la

Recherche en fait il ne fallait surtout pas subir la loi du jdanovisme selon une formule utilisée par Pierre Dieu à ce moment-là mais d’autres sociologues comme François dub tenait alors que la logique d’action des syndicats commandée par l’efficacité de la stratégie était incompatible avec la logique de la

Recherche qui elle était commandée par la production de connaissance l’idée même d’un centre de recherche indical ne pouvait être que contradictoire tout le Paris de cet institut de recherche était au contraire qu’il était possible de décrire le plus rigoureusement possible tous les facteurs et tous les aspects des évolutions sociales et institutionnelles

Et même de le faire encore mieux que les milieux académiques pour cela une condition était indispensable il s’agissait de rester à une certaine distance des logiques organisationnelles des choix tactiques des prises de position des syndicats alors est-ce pensable est-ce possible est-il possible de lever l’apparente contradiction entre la

Logique d’action du syndicalisme et la logique de connaiss qui est celle de la recherche c’est une question fondamentale c’est même la question fondamentale qui ne pouvait être résolu que dans la pratique les créateurs de l’Institut ont même l’intuition que l’autonomie d’un tel institut de recherche procurerait une contribution non négligeable à

L’autonomie de l’action syndicale par rapport au pouvoir et donc à son efficacité cet institut pourrait peser directement dans le rapport de force à une époque où les réformes néolibérales et conservatrices s’appuient sur une expertise officielle à la fois volumineuse et souvent surmédiatisée al pour ma part euh dans un texte de 2006

Que j’ai intitulé éclairer l’action un texte qui entendait tirer les leçons de l’expérience de 8 années de d’activité j’ai développé la thèse de la double pertinence de la recherche syndicale elle devait être soumise en réalité à un double critère pouréviter la loi du jdanovisme pour reprendre la formule de Bourdieu en effet le

Syndicalisme devait pouvoir et doit pouvoir trouver dans les production de l’Institut ce qui permet à ses dirigeants à ses cadres et à ses membres de mieux comprendre l’évolution le contexte les horizons de l’action d’un autre côté la recherche syndicale doit viser la pertinence des connaissances qu’elle produit en respectant une méthodologie rigoureuse

En obéissant à des critères d’objectivité en s’exposant au jugement de la communauté savante par la publication et la participation aux controverses dans le milieu savant en contribuant autant que possible aux transformations des paradigmes dominants de la recherche académique alors maintenant les conditions de possibilité et les difficultés subjectives les difficultés n’ont pas

Manqué il a fallu inventer un travail spécifique et plus encore convertir subjectivement un certain nombre de camarades du syndicat de se considérer comme des chercheurs ou parce que le mot est impressionnant au moins comme des travailleurs intellectuels la première difficulté il y en a quatre hein la premièrere

Difficulté a été de découpler l’Institut de la vie syndicale ordinaire car le premier défaut était que l’Institut dirigéit alors par un responsable ou un chef syndical qui avait tous les habitus du bureaucrate entretenit un rapport mimétique avec les organisations syndicales de la Fédération même réflexe de réponse dans

L’urgence même obsession d’être utile à court terme même manière même façon de raisonner or l’Institut risquait à chaque instant d’être être miné par l’activisme par les tâes urgentes par l’activisme et le manque de temps la deuxième difficulté a été de rester à l’écart des conflits entre les syndicats de la

Fédération conflits qui qui sont liés à des cultures professionnelles différentes se tenir aussi à l’écart des débats entre tendances syndicales la fédération syndicale unitaire la FSU respecte le droit de tendance là aussi il était nécessaire de faire de l’Institut sorte d’espace neutre par rapport aux tensions internes au syndicalisme en essayant

D’échapper à toutes les logiques de pouvoir qui y règne la troisième difficulté était l’inexistence institutionnelle de ce qu’on appelait l’équipe de recherche cette équipe faisait tout mais n’avait aucun pouvoir reconnu même pas de représentation dans le conseil d’administration ce qui est au fond un extraordinaire paradoxe dans une institution qui est lié au

Syndicalisme ceux qui travaillaient les producteursin n’avaient aucun moyen de se faire entendre s’agissait en fait d’un défaut démocratique radical la 4èe difficulté a été de faire reconnaître les travaux de l’Institut comme étant légitimes non pas tant par le monde académique que par les directions syndicales elles-mêmes là encore un paradoxe

Étrange la légitimité des travaux académiques était aux yeux des direction syndicale beaucoup plus importante que celle des travaux de l’Institut ce qui témoigne de la puissance symbolique des qui témoigne de la dépendance du monde syndicale à l’égard de l’univers scientifique une formule de l’Évangile me venait souvent à

L’esprit nul n’est prophète en son pays je nuance aussitôt ce propos en disant que laonna de nos travaux a été beaucoup plus forte à la base du syndicat et parmi les cadres locaux et régionaux et je complique encore un peu plus les choses en disant que pour être entendu

Dans le syndicat il a fallu souvent faire le détour par une reconnaissance extérieure par exemple publier un livre dans une grande maison d’édition était gage de qualité ce qui n’était pas le cas des publications dans la maison d’édition militante dans laquelle nous avions nos habitudes un dernier point de difficulté et pas des

Moindres on a continué longtemps à penser en terme de dualité syndicalisme recherche à l’intérieur de l’Institut alors que la création d’un lieu de recherche au sein du monde syndical était justement faite pour surmonter ce type de dualité en faisant en sorte que les syndicalistes soient en même temps des travailleurs intellectuels engagés dans

Une recherche en fait le paradoxe subjectif était que beaucoup des camarades doutaient de leur capacité à faire un travail de recherche autonome et même une recherche tout court cela tenait encore à la fétichisation de la recherche noble je mets recherche er noble entre guillemets recherche noble de type académique les

Syndicalistes ayant en quelque sorte intérioriser leur incompétence au mieux il se pensait comme des passeurs ou des traducteurs de la recherche académique en direction des syndicat et non pas comme des chercheurs autonomes et paradoxalement il donnait raison ainsi au au sociologue comme François dub que j’ai cité qui jugait impossible une recherche

Syndicale pour conclure ce point je dirais ceci le travail pour construire un véritable institut syndical était à la fois défensif et constructif défensif en ce qu’il fallait lutter pied à pied contre l’instrumentalisation politique de l’Institut dans le contexte de rivalité des différents syndicats et des tendances ce risque était renforcé par

La faiblesse institutionnelle de l’Institut c’està dire pas de véritable conseil d’administration ou de conseil scientifique c’estàdire que la double pertinence dont j’ai parlé ne pouvait être garanti que par un conseil d’administration ou un conseil scientifique qui aurait exercé pleinement leur fonction et ceci revenait au fond à l’inexistence à l’absence d’existence institutionnelle

De l’équipe de recherche mais au fond le travail était aussi constructif parce qu’il fallait produire non seulement une recherche mais il fallait produire des chercheurs c’est-à-dire transformer subjectivement des syndicalistes en chercheurs en leur donnant confiance en eux-même et pour cela il nit pas d’autre solution que de montrer l’exemple des

Possibilités de production et de rester toujours fidèle à l’esprit du travail collectif du collectif intellectuel pensant et écrivant sur un mode coopératif tout ceci a donné une ce qu’on peut appeler une réussite relative la première réussite c’est d’abord le temps la continuité de l’Institut depuis 30 ans

Il a survécu à des crises graves éta lié à des comportements individuels d’ailleurs extrêmement graves de l’ancien président de l’Institut et du soutien qu’il a reçu de beaucoup de membres de l’Institut la deuxème réussite est sa production à la fois avec sa sa revue trimestriel et avec ses nombreuses

Publications il y a eu une réelle condité intellectuelle comme peut le montrer son catalogue pour être plus précis l’équipe de recherche comme je l’ai dit était divisé en chantiers chaque chantier réunissait des camarades ayant des affinités les uns avec les autres pour ma part à partir de 2005

2006 j’ai travaillé avec C ou si camarades toujours les mêmes sur deux ou trois chantiers la troisème réussite est sa pertinence thématique et problématique l’Institut de Recherche a su mettre l’accent sur des phénomènes décisifs affectant le monde social dans son ensemble et le monde enseignant en particulier je pourrais citer d’abord la

Question du travail travail enseignant et son autoanalyse par les syndiqués mais aussi la question de la santé professionnelle ou encore celle du management des établissement d’enseignement et aujourd’hui celle de l’écologie mais je voudrais surtout insister sur les grands axes du travail que j’ai mené personnellement avec la petite équipe de camarades au sein

D’institut d’abord ce qui est fascinant c’est que les axes initiaux étaient complètement aveugles sur ce qui avait lieu et donc nous avons choisi d’insister sur des points particuliers le premier axe c’est la transformation néolibérale de l’école dans le cadre d’un changement beaucoup plus global de l’économie ce que je pourrais appeler le

Coup d’éclat qui nous a fait connaître à l’extérieur a été la publication d’un livre qui s’appelait le nouvel ordre éducatif mondial en 2002 a été en fait le véritable modèle pour presque dire le prototype de ce que l’institut a été capable de faire par lui-même et ça a été on pourrait appeler un

Bestseller de la grande grève de de 2003 sur les retraites ce livre a été suivi de beaucoup d’autres travaux dans le même esprit donc il y a eu un travail au long cours sur le néolibéralisme qui a été au fond le principal apport de l’Institut dans ces années-là à un moment où en

France il y avait beaucoup d’aveuglement sur ce qui se passait dans le reste du monde la connexion étroite de l’Institut avec le mouvement altermondialiste Attac a favorisé les échange avec d’autres composantes du mouvement social avec les économistes hétérodoxes avec des sociologues critiques et avec d’autres pays le deuxième axe sur lequel j’ai

Travaillé avec attaque et les organisations professionnelles d’économistes a été l’enseignement de l’économie au lycée et à l’université il s’agissait là de critiquer le monolithisme orthodoxe de cet enseignement le troisème axe a concerné a concererné l’histoire politique de l’éducation et a eu particulièrement pour objet le rapport des différents socialismes à la question éducative

Depuis le 19e siècle jusqu’à nos jours ce recours à l’histoire donc a alimenté une réflexion sur les alternative au néolibéralisme le 4e axe portait justement sur l’éducation démocratique comme alternative au modèle néolibéral d’éducation il a donné lieu à une publication qui fait suite à presque 10 ans de travail collectif un livre qui

S’appelle éducation démocratique le 5e axe qui est le plus récent concerne la refondation du syndicalisme pour faire face au néolibéralisme avec piste centrale sa nécessaire transversalis transversalisation avec les autres fronts de lutte en conclusion et pour rés mais je vois trois apports de cet institut de recherche l’Institut de la FSU a été

Capable de produire des connaissances originales susceptible d’avoir des effets scientifiques et politiques sur une durée longue il a notamment accéléré la prise de conscience à l’intérieur du syndicalisme et aussi dans le monde académique des transformations néolibérales du champ de la connaissance c’est ce qui a donné mon

Avis du sens à l’action en l’inscrivant dans un cadre social et historique le plus large deuxème apport la pratique de la recherche syndicale a en quelque sorte inventé si je puis dire des synd iste chercheurs c’est-à-dire des êtres hybrides euh et ceci contre toute définition trop stricte d’une identité qui pesait sur

Les esprits et paralyser l’entrée dans le travail intellectuel on pourrait parler à cet égard d’une subjectivation intellectuelle au sens où des acteurs syndicaux se sont produits eux-mêmes comme des sujets d’une écriture collective de type scientifique grâce à l’expérience de l’Institut le syndicalisme a montré qu’il pouvait être à la fois le lieu d’une

Auto-éducation et d’un espace de production des connaissances cela correspondu à un moment historique où le mouvement social avait besoin de se réinventer après la crise du socialisme il fallait créer des outils d’une nouvelle intelligibilité de l’action une réflexivité du mouvement social sur lui-même de développer ainsi la capacité réflexive du mouvement social sur

Lui-même ce qui suppose la constitution de lieux et d’instances permettant cette réflexivité au sein du mouvement cette capacité réflexive dans le mouvement social suppose des conditions sociales et institutionnel favorable les dispositions des individus au travail critique ne remplace pas les dispositifs qui permettent sa dimension collective et durable l’une des ultime phrase du

Dernier cours de Bourdieu au Collège de France a justement affirmé que je cite la réflexivité n’a toute son efficacité que lorsqu’elle s’incarne dans des collec qui l’ont incorporé au point de la pratiquer sur le mode du réflexe voilà ce que je pense être l’apport principal de cet institut de

Recherche voilà je vous remercie de votre écoute et et j’attends vos réflexions et vos questions vous avez évoqué lault la difficulté pour les insigneurs de se autoriser à se reconnaître comme chercheur j’imagine que cela est dû au fait que le travail de ces professeurs se limite à l’enseignement ce qui n’est

Pas le cas des professeur de l’université quel type d’effet vous pensez imaginer sur ces public spécifique séance qui toute comme ça été créée pour les syndicat des professeurs desuniversité dans universit une université comme laosp par exemple de 2e question quel rapport cette expérience a-t-elle avec ce que vous et Pierre dardau avez travaillé

Dans les livres commun autrement dit quel seraient les caractères inapproprié institués pour cette exper expérience de recherche syndicale 3e votre exposé s’incrit dans le cadre de un séminaire sur le dispositif intellectuel d’engagement qui problématise l’héritage de l’expérience culturelle et politique française des années 4 70 reconnaissez-vous le institut comme

Partie de cet héritage ou moi comme interlocuteur de cette histoire d’accord ok merci pour les pour les questions euh première question est-ce que c’est reproductible au niveau universitaire euh et bien la grande difficulté que nous avons eu ça a été de mobiliser des universitaires comme syndicalistes euh je précise la

FSU donc a est une fédération dans laquelle il y a le syndicat principal des enseignants du supérieur le syndicat s’appelle le SN les universitaires syndqué au SNUP ne sont quasiment jamais venu travailler avec nous à deux ou trois exceptions près et là je crois qu’il y a une incompatibilité entre les chercheurs

Académiques et les chercheurs dans le syndicalisme évidemment nous avons pu travailler avec des universitaires nous avons pu travailler avec des universitaires sindiiqués mais c’est ils se sont toujours considérés comme des universitaires des chercheurs académiques ils n’ont jamais pu passer à l’autre statut en fait ce que nous avons réussi à faire c’est

Produire des chercheurs qui étaient des enseignants du secondaire ou du primaire mais nous n’avons pas réussi à faire que des chercheurs académiques deviennent des syndicalistes chercheur je sais pas si j’arrive à faire comprendre est-ce que c’est clairon oui il a la deè et 3è question vous vous avez vous m’entendez bien

Pardon je je vais répondre à deuxème donc j’enchaîne je vais toutes les questions je réponds à toutes les questions d’accord ah d’accord d’accord non non c’est bien merci donc désolé désolé non dem vous avz c’est bon c’est bon c’est bon c’était c’était compréhensible ça suffit d’accord euh en [Musique] fait la

Réflexion avec Pierre dardau sur le le commun et est venue plus tard et elle n’avait au fond pas de rapport direct avec le travail de la FSU avec mon travail dans la FSU euh par contre avec Pierre dardau nous avons euh développé une technique de travail collectif qui était issu

De mon expérience à FSU c’est ce n’est pas la thématique du commun qui a été la plus importante c’est la pratique du travail collectif que j’avais qui a permis de créer des collectifs que j’ai que nous avons constitué avec Pierre dardau par exemple collectif qui s’appelait question marks

Et qui a été créé en 2004 en réalité j’avais déjà 6 ans de travail collectif à la FSU et j’ai pu le le le réinscrire ou le le transposer euh dans le travail que j’ai fait avec Pierre dardau qui a été un travail collectif voilà et comun euh

Comun je veux dire le travail sur le commun euh c’est très curieux en fait euh c’est une bonne question hein une question même autobiographique étrange et et troublante c’est que la réflexion sur le commun n’a pas pas été une réflexion directe sur notre pratique mais il est certain que nous

Avions une pratique du commun assez peu réfléchi en fait hein voilà pour le la deuxème question 3è question l’héritage euh alors je crois qu’il faut pas rater il faut pas rater un épisode très important euh une histoire enfin une séquence historique importante euh ce qui a été constitué dans les années 70 et

80 à mes yeux a subi une interruption dans la phase réaction ire et contre révolutionnaire des années 80 90 je veux dire je crois que tout ce qui a été inventé comme collectif intellectuel a subi une régression une récession dans les années néolibéral qui commence dans les années 80 90

Et il y a eu 1995 dans l’histoire de France 1985 est une date très importante c’est la première grande grève interprofessionnel contre le néolibéralisme et c’est le moment de réengagement de beaucoup d’intellectuels et en particulier de beaucoup de sociologues avec comme figure principale Pierre Bourdieu

Et à la suite de ce grand mouvement de 95 Bourdieu et d’autres ont une initiative qui s’appelle les États généraux du mouvement social ces états généraux réunissent des syndicalistes et des chercheurs particulier en sciences sociales et l’idée et de poursuivre donc de poursuivre ces échanges entre chercheur critique et acteur du mouvement social

Alors ça ne va pas donner de résultat direct mais 3 ans plus tard en 1998 on a par exemple la création du groupe altter mondialiste attaque on a aussi le développement de l’Institut de recherche de l’fsu on a d’autres groupes qui vont se constituer d’autres collectifs un collectif par exemple qui

S’appelle Copernic et d’autres encore et et je crois que c’est en 1995 que les choses ont redémarré hein pour dire les choses autrement il n’y a pas eu de de continuité ou de mouvement linéire entre les années 70 et les Ann années les années 90 ou 2000 il

Y a eu des ruptures et des moments de relance hein alors est-ce que 1995 c’est un héritage de la chose de ce qui préexistait euh c’est difficile à dire parce que ce n’est pas les mêmes c’est pas les mêmes gens euh ce ne sont pas des gauchistes

Euh qui qui ont animé c’est les collectifs des années 95 2000 et cetera c’est pas vraiment des gauchistes c’est pas le même c’est pas la même sociologie la même composante sociologique le cas typique le cas typique c’est quand même euh c’est quand même celui de Bourdieu hein c’est quand même celui de Bourdieu

Qui en fait avant n’était pas très engagé éétait pas un un intellectuel très engagé et qui lui s’est réengagé dans les années 90 mais voilà il faudrait creuser j’ai quand même bon je nuancerai pour apporter une nuance dans le mouvement altermondialiste dans le mouvement altermondialiste on a retrouvé quand

Même des anciens des gens qui avaient été dans des collectifs euh tiermondiste de de de de lutte contre l’endettement du tiermonde euh donc on on a retrouvé quand même un certain nombre de personnages qui avaient eu une action euh plutôt hein donc voilà je nuancerai un petit peu les propos c’est à il

Faudrait voir les je dirais les les personnes qui qui a fait quoiti alguém querer pergunta a gente também chegando néoun B eh quer agradecer entãoisti Laval pa tardea exposição et à la [Musique] prochaine pense bien à bientôt d’accord salut merci à tout le monde merci à tout le monde bis Ciao

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