𝗚𝗶𝗼𝘃𝗲𝗱𝗶̀ 𝟵 𝗻𝗼𝘃𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟯 https://www.fondazioneprimoli.it/video/
𝗠𝗮𝘁𝗶𝗻 : 𝟭𝟬𝗵
Modératrice : 𝗟𝗲𝘁𝗶𝘇𝗶𝗮 𝗡𝗼𝗿𝗰𝗶 𝗖𝗮𝗴𝗶𝗮𝗻𝗼
10h15-10h45 – 𝗠𝗮𝗿𝘁𝗶𝗻𝗲 𝗥𝗲𝗶𝗱 (université de Lille) :
Eclats d’Italie
10h45-11h15 – 𝗖𝗼𝗿𝗲𝗻𝘁𝗶𝗻 𝗭𝘂𝗿𝗹𝗼-𝗧𝗿𝘂𝗰𝗵𝗲 (université de Lille) :
Voyages italiens : Colette, l’autre et soi-même
𝗣𝗮𝘂𝘀𝗲 𝗰𝗮𝗳𝗲́ 𝟭𝟭𝗵𝟯𝟬-𝟭𝟮𝗵
12h-12h30 – 𝗙𝗿𝗲́𝗱𝗲́𝗿𝗶𝗰 𝗖𝗮𝗻𝗼𝘃𝗮𝘀 (ASU, Tempe, USA) :
Rome bleue : Madame (Colette) chante le blues
12h30-13h – 𝗣𝗮𝗼𝗹𝗮 𝗣𝗮𝗹𝗺𝗮 (université de Caen) :
La vagabonda dello schermo : la contribution de Colette à l’adaptation cinématographique franco-italienne de La Vagabonde (1917)
𝗔𝗽𝗿𝗲̀𝘀-𝗺𝗶𝗱𝗶 : 𝟭𝟱𝗵𝟯𝟬
Modérateur : 𝗟𝘂𝗰𝗮 𝗣𝗶𝗲𝘁𝗿𝗼𝗺𝗮𝗿𝗰𝗵𝗶
15h30-16h – 𝗠𝗮𝗿𝗶𝗻𝗮 𝗚𝗶𝗮𝘃𝗲𝗿𝗶 (université de Turin) :
Méditerranée
16h-16h30 – 𝗣𝗮𝗼𝗹𝗼 𝗧𝗮𝗺𝗮𝘀𝘀𝗶𝗮 (université de Trente) :
Colette en traduction
16h30-17h – 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗮 𝗕𝗿𝘂𝗲𝗿𝗮 (université de Turin) :
Colette et la presse dans les années ‘20 : enjeux et réception.
In collaborazione con: 𝗔𝗺𝗯𝗮𝘀𝘀𝗮𝗱𝗲 𝗱𝗲 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗲𝗻 𝗜𝘁𝗮𝗹𝗶𝗲, 𝗜𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝘁 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰̧𝗮𝗶𝘀 𝗜𝘁𝗮𝗹𝗶𝗮, 𝗗𝗶𝗽𝗮𝗿𝘁𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁𝗼 𝗱𝗶 𝗦𝘁𝘂𝗱𝗶 𝗨𝗺𝗮𝗻𝗶𝘀𝘁𝗶𝗰𝗶 – 𝗨𝗻𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝘁𝗮̀ 𝗱𝗶 𝗧𝗼𝗿𝗶𝗻𝗼
Chers amis chers collègues soyez les bienvenus à la Fondation Primoli et je vous donne la bienvenue aussi de la part du président de la Fondation Roberto Antonelli qui regrette de ne pas pouvoir être aujourd’hui avec nous mais qui m’a chargé de de vous dire enfin de vous
Donner sa sa bienvenue et nous sommes très heureux d’accueillir ici le colloque organisé par franc abruero et Martin Reid et qui sont deux amis de longue date et consacré à colollette en Italie à 150 ans de la naissance de l’écrivaine cette initiative a été organisée avec la participation de l’Institut français Italia de
L’ambassade de France avec qui nous sommes toujours heureux de collaborer et l’institut qui l’a inséré dans un cycle de rencontrre étalo-française sur les droits des femmes qui s’appelle V à les donnes et qui prévoit des manifestations dans plusieurs villes italiennes pendant cet automne 2023 euh la seule renommée de colollette aurait
Justifié une célébration romaine de son C cinquantennaire mais les organisatrices de ce Co ont voulu mettre l’accent sur un côté italien et Romain sans doute moins connu c’est-à-dire la présence de Colette en Italie et à Rome comme journaliste pendant la Première Guerre mondiale la présence de Colette Rome
Donc et il faut ajouter aussi la présence de dans ces salles dans les salles de ce palais Primoli invité par les comte Primoli dans son journal à la date du 8 octobre 1922 Henri drier écrit dejeuner chez Primoli avec Collette de juvenel mais la fréquentation des
Primoli remonte ça bon je pense que Fr Bruer nous dira tout ça dans les détails mais ENF cette fréquentation remonte sans doute aux années précédentes aux années 15 du du siècle dernier et en fait fois la 10e édition de la retraite sentimentale où il y a une dédicace qui
Dit au compte Primoli en attendant une édition revue corrigée disons épuré du même livre en souvenir bien sympathique de l’auteur Collette de juvenel juin 2015 euh et suiv Mo neu autres volumes dédicacés que vous pourrez voir exposé dans la salle à côté peut-être quelqu’un d’entre vous déjà vu et le dernier remonte à
1924 et certains dédicaces révèlent aussi une certaine intimité euh entre les deux personnages ce qui est confirmé par la seule lettre de Collette à Josephe Primel que nous avons conservé dans nos archives c’est une lettre de Paris noné vous pouvez la voir dans l’exposition à côté Colette parle des affaires de
Famille et regrette votre ville je cite votre ville magnifique et douce et la terrasse où le soleil glisse après de genunux et votre hospitalité s seconde ah que j’ai envie d’aller à homme je pense que pour voir la terrasse et j’espère aussi le soleil qui glisse sur
La terrasse aujourd’hui il fait beau et mais pour revenir très rapidement j’ai conclu au séjour romain de colollette euh en temps des guerres elle à cette époque elle publie euh dans plusieurs journaux français dans le matin plusieurs articles où elle rendent compte de sa découverte de
L’Italie du Nord d’abord puis de Rome et évidemment de la guerre en Italie à mars 19 17 elle revient à Rome pour la première adaptation cinématographique de son roman La vagabonde son roman du 1910 et elle travaille avec l’équipe italienne en composant un script et en assistant ensuite au tournage du film
Dans lequels l’actrice à succès de l’époque mousidora qui est ami de de Collette tient le rôle principal euh nous tousé voir ce film euh c’est les résultat de cette production extraordinaire mais malheureusement le film est perdu cependant Collette a laissé la chronique euh du tournage de ce film dans quelques articles de presse
Et dans sa cor pondance et vous pouvez voir les articles aussi dans l’exposition et je pense que Paula Palma pourra réparer en partie à ce de Gâts en N fournissant des détails sur cette entreprise exceptionnelle mais comme nous sommes tous très désireux d’entendre les conférenciers parler des aventures
Italiennes de Collette je donne un instant la parole à à Fran et pass au [Musique] confenci All fno50 anall su NC in Francia diciamo un po’ ovunque sono state organizzate iniziative di varia Natura sono state organizzate mostre itineranti sono St Organiz sono state organizzate letture a
Parigi solo Parigi un po’ da qui l’idea di organizzare un incontro su Colette un incontro su Colette scusatemi un incontro su Colette in Italia questo ale a un anno fa circa quando narina e io ci siamo incontrato a un convegno credo a Bari e allora parlando insomma un po’ di tutto
Parlando anche di Colette abbiamo pensato che sarebbe stata un’ottima idea quella di portare Colette a Roma innanzitutto e di cercare in qualche modo di festeggiarne questa questa ricorrenza nella 2023 e quindi insomma anche l’Italia può permettersi di associarsi a queste celebrazione Letizia ce l’ha detto Colette durante la prima
Guerra mondiale raggiunge l’Italia come giornalista pubblica su alcuni giornali francesi vari articoli in cui si fa testimone di quello che succede sul fronte interno in Italia questo è è molto è molto interessante sono straordinarie le sue testimonianze quelle che sono raccolte nel volume les in cui intervista quelle che Simon
De Bir chiamava le bu inu tut le B inuti quindi donne Anziani anziane bambini e quindi registra insomma anche un po’ quello che succede dall’altra parte dall’altra parte del fronte ci sono dei dettagli bellissimi una d degli articoli che che più mi mi hanno colpito cheic ricordo
Sempre è quello di questo anziano che Colette va a intervistare un anziano che fa la Maglia che ha preso i Ferri e ha preso un gomitolo di Lana e e che spiega a Colette io STO lavorando STO facendo una maglia un Maglione per per i giovani che sono in
Guerra e che hanno bisogno di di coprirsi che hanno bisogno di calore quindi inomma questa è questa è Colet testimonianze che fanno conoscere anche la geografia italiana testimonianze come diceva Letizia che vanno dal Nord al Sud dell’Italia no DA da dal Lago di Como da Cernobbio fino a Roma a Napoli a Capri
Oggi parleremo anche di Colette dicolette napoletana Roma appunto come ci ha detto Letizia è un punto di riferimento importante Paola Palma oggi ci parlerà di dei progetti diciamo di adattamento cinematografico della vagabondo tanti sono gli aspetti da da mettere in luce non voglio dilungarmi certamente formulo Dei da parte Mar dei ringraziamenti che
Vanno alla Fondazione primol innanzitutto per avere accolto la nostra iniziativa Colette come sappiamo parla abbondantemente di del conte Primoli n nelle su d’Italie raccol no journal inter ricorda dei dettagli deliziosi i pranzi per esempio che non sempre p eh perché ci sono dei dettagli anche molto molto divertenti l’ORA del tè insomma ci
Sono dettagli molto molto interessanti e quindi ringrazio la Fondazione primole Primoli ringrazio Letizia se se mi è consentito perché diciamo la cui attenzione davvero scrupolosa per la ricerca e la diffusione della cultura della letteratura francese e di lingua francese non non viene mai a mancare quindi grazie a a Letizia che è sempre
Ibile a questo asetto ringraziti i colleghienti naturalmente anche Mar ringrazi Lazie Franca à connait Martine ride elle a déjà été ici aussi dans des temps assez assez éloigné et mais je vais quand même dire de mots est les professeur émérit à l’Université de lî et comme tout le monde sait est une
Spécialiste de la littérature du 19e siècle et des femmes auteurs elle a elle a écrit plusieurs ouvrages critiques des biographies de Georg Sand des félicités de Jean Liss ainsi que des très nombreuses éditions critiqu de texte classique paru dans La colleion Babel aux édition actude Folio folio
Classique et folio 3 € aux éditions galimar où elle a aussi édité la la série femme des lettres elle a également dirigé de nombreux ouvrages collectifs dont femm et littérature une histoire culturelle sur folio ESS en 2020 et son ouvrage colollette avant colollette trouver sa place c’est faire un nom bien
Déparaître chez galimar mais je dois ajouter que Martine rid n’est pas que une une experte de de femmes de femmes écrivaines et elle est aussi une standali renommé c’est c’est sous l’égide des sandales que nous nous sommes connus et aussi elle vienent de je peux citer tant dernier livre un
Petit livre délicieux sur un tableau du Caravage c’est quelque chose d’un peu autobiographique mais aussi il y a une très grande sensibilité pour l’histoire de l’art et pour standal bon alors je te donne la parole Martine alors merci merci et à mon tour évidemment je vais remercier très
Chaleureusement les les ties qui a mis de longues dates euh de nous accueillir dans ces lieux magnifiques la Fondation Primoli où effectivement j’ai eu dans une vie antérieure comme standtinalien l’occasion de participer à un magnifique colloque qui s’intitulait standandal Romano euh sous la direction de Massimo colesanti alors je remercie aussi euh
Frank crouer qui est qui a été ma ma collègue ma comparse aussi or isatrice de cette journée avec moi et qui a eu la grande patience de se charger de tout ce qui était démarche du côté de l’Italie et des liens parfois difficiles entre différentes institutions je remercie
Aussi Stéphane Polyakov qui est présent ici des de ce qu’il a pu faire de son côté pour nous accueillir et je enfin je vous remercie vous toutes et tous qui esttes là d’être présent pour nous écouter alors moi comme on en avait convenu je ne vais pas exactement faire
Une communication mais plutôt une sorte d’introduction aux trois communication qui vont suivre puisque on va entendre deux commentaires sur les articles de presse écrit par Colette à l’époque et ensuite une une communication sur la participation active de colollette aux questions de cinéma donc je vais me contenter de donner aux propos qui vont
Suivre une sorte de cadre éventuellement quelques repères l’esté d’observation qui annonce précisément ce que le titre de mon propos qui était éclat d’Italie je vais procéder comme il se doit en trois temps je voudrais faire une brève introduction et et rappeler d’abord ce que l’Italie signifie pour d’autres
Écrivaines puisque c’est mon sujet un rappel aussi des moments où Collette s’est trouvé en Italie et un commentaire critique de la position de Colette à l’égard de l’Italie alors c’est vrai que comme spécialiste des écrivaines je ne peux pas m’empêcher d’essayer de voir qui a bien avant colollette a pu
S’intéresser à la question de l’Italie et au rapport essentiellement culturel entre la France et l’Italie et là trois noms me sont venus à l’esprit et je les cite d’autant plus volontiers que la position de colollette est tout à fait différente ça ça me permet aussi de de souligner à quel point pour colollette
Les choses sont très différentes la première est sans doute ne vous est sans doute pas très connue elle mérite de l’être pourtant c’est Anne-Marie dubcage Anne-Marie dubcage qui est poète dramaturge auteur d’une tragédie qui a été jouée à la Comédie Française et il y a très peu de femmes qui écrivent des
Tragédies les Amazones 1749 Amazon traduite aussitôt en italien et dont le sujet d’ailleurs sera repris par Goldon dans une une de ses pièces euh elle écrit également une épopée la colombiade 1756 et surtout d’admirables lettre sur l’Italie 1755 elle atteste en réalité une remarquable connaissance non seulement de la
Littérature classique euh j’entends en latin et italienne et elle va faire de très longs séjours en Italie être reçu très chaleureusement et dans notamment à Rome notamment par le P qu’elle va voir diverses fois et elle va accueillir dans son salon et on me permettra justement ce petit cette petite introduction
Historique elle va dans son salon parisien qui est un des grands salons de l’époque accueillir notamment le très célèbre Francesco Algarotti et c’est à partir de sa correspondance avec Francesco Algarotti d’ailleurs qu’elle va établir une sorte de réseau italien parmi ses connaissances l’Italie va saluer la présence de de cette
Anne-emarie du bocage si active à faire connaître le pays en la nommant à l’Académie des arcades à Rome où d’ailleurs son buste figure toujours à à l’Académie de Bologne de Florence et de Padou et elle fera le plus grand cas de cette présence académique pour l’Italie le deuxième exemple qui vient à l’esprit
C’est évidemment un exemple du début du 19e siècle un roman qui sera un des très grands succès de la littérature française de l’époque c’est corinouitalie 1807 de Germain de Stal germain de Stal a peu séjourné en Italie mais elle donne dans corinou l’Italie non seulement elle offre on sait bien
Des réflexions sur la difficulté d’être femme et poète dans la ville mais aussi des sortes de promenad dans Rome tout à fait remarquable une Rome monumentale que le roman qui est très épais si vous vous en souviendrez et peut-être effectivement le roman passe un temps considérable à décrire les différents
Monuments à imaginer le type de rapport que l’on a avec la Rome antique et moderne et cetera cette problématique là elle est connue elle est connue dans les œuvres d’auteur masculins mais assurément germain de Stal lui donne une force particulière et bien sûr et en dernier j’arrêterai ma liste là on ne
Peut pas s’empêcher de de penser à George Sand George Sand qui séjourne longuement à venir en en 1834 qui va revenir à Rome en 1855 et qui va évidemment euh réfléchir d’une manière tout à fait originale sur ce que c’est que d’être en Italie et je
Pense que ce n’est pas le sujet de notre propos mais je rappelle qu’il y a au moins deux textes peu connus qui valent la peine d’être revus dans cette perspective outre les lettres d’un voyageur c’est un très joli roman qui s’appelle teverino le petit Tibre 1845 et qui précisément réfléchit sur
L’atmosphère singulière que Georg Sand perçoit en tout cas qu’elle décode en en Italie et un une pièce dialogué Gabriel 1839 qui a pour décor Rome et et dans lequel George Sand va se livrer à une admirable réflexion sur ce que c’est que d’être une femme dans un système où
Évidemment il est préférable à tous égards d’être un homme alors ceci on s’aperçoit et et je me demande d’ailleurs pourquoi peut-être parce que culturellement tout d’un coup la la France se referme un peu sur elle-même dans la suite du 19e siècle mais on évidemment ces trois écrivaines là qui
Ont été de vraies passeuses de culture italienne est très très sensible à l’altérité culturelle et à la fois les ressemblances et les différ différence qu’elle représente après on en trouve plus de trace et et évidemment et j’en viens à mon en deuxème point Collette ne s’inscrit pas du tout dans cette
Perspective cette perspective n’est est assurément abandonnée en réalité colollette ne décide pas de se rendre en Italie par intérêt pour l’art ou de découvrir le pays seul ou accompagner elle s’y rend en effet à plusieurs reprises parce qu’elle il suit l’homme dont elle est alors amoureuse premier temps novembre 1910 Collette suit anaple
Et à Capri et cetera un jeune homme fortuné augustterio dont elle est devenue la maîtresse alors qu’elle vit en couple avec Mathilde de morni depuis 1906 colollette a alors 37 ans elle a 10 ans de de carrière derrière elle 10 ans de carrière ponctué par des scandales divers une production
Littéraire qu’elle ne signe toujours Pasin donc voilà pour en dire quelques mots et assurément elle se trouve pour l’occasion dans la position du de la touriste on sait que le mot a été inventé par les Anglais et repris par saindal au milieu des années 1840 on voit effectivement Colette
S’intéresser très modérément en réalité à tout ce qui est d’ordre culturel ce qui ressort essentiellement c’est justement une sorte d’attention à des à des détails et on est très loin assurément de tout ce qui serait de l’ordre de la lettre savante ce modèle- là n’est pas du tout
Celui de colollette le deuxième temps c’est est constitué de trois voyages et puis d’un 4è dont latitiia a fait mention il y a peu c’est-à-dire pendant la Première Guerre mondiale le mari de Collette le deuxè mari de Collette Henri de Jouvenel euh d’abord trouvé sous les drapeaux et mobilisé ensuite démobilisé
Et et très actif dans le domaine de la diplomatie ser rend en Italie la première fois Collette séjourne donc à Rome en juin 1915 elle est en collaboration régulière avec le journal Le Matin et elle elle y dirige une série d’articles qu’elle publie sous le nom d’impression d’Italie
Dont elle reprendra une bonne partie dans le volume qui a était cité les heures longues 1917 c’est à ce moment-là d’ailleurs qu’elle rencontre brièvement Gabriel et d’oncion euh ce passage par le matin et cette activité journalistique et à l’époque on on a la France a forgé le
Terme qui ensuite a été abandonné de reporteresse et est et les reporteresses en Italie et il faut rappeler que ce n’est pas rien de publier dans le matin le matin est un journal qui tire pendant la 2uxe guerre pendant la Première Guerre mondiale à 1 million et demi
D’exemplaires ce qui veut dire que le nom de Collette est extrêmement visible que par ailleurs c’est un journal qui soutient les vues nationalistes euh du gouvernement français de l’époque donc on a un journal qu’on appellerait plutôt conservateur en effet dans lequel elle publie elle revient ensuite en Italie à
L’automne 1916 avec Henry Jouvenel toujours à ternob sur le lac de Come et elle en profite pour visiter quelques villes du nord de l’Italie c’est à ce moment-là qu’elle a déjà l’idée d’entrer en contact avec la société de film la Lombarde à Milan parce qu’elle aimerait
Voir adapté à la à l’écran claudine à l’école la chose ne se fera pas puisqueelle va être en quelque sorte prise de vitesse par son ex-mari Henry Gautier Villard qui lui aussi a l’intention d’exploiter coludinal l’école il il en a bien celui qui l’a signé ce texte là
Bien la perception que ça peut être décliné de toutes sortes de formes c’est d’ailleurs une grande force de sa part puisque claudine à l’école va être d’abord une pièce de théâtre et plus tard une opérette et alors Henry Gautier Villard comme son ex-fme avait eu l’idée que au fond ça convenait parfaitement
Pour le cinéma à ses début ça ne se fera pas cette avant annoncera d’ailleurs offici ement qu’elle n’a rien à voir avec cette adaptation présumé perdue le 3e séjour en Italie date de la fin de l’année 1916 et au début de du mois d’avril 1917 et c’est à ce moment-là que
Colollette revient à l’idée de d’adapter l’un de ses romans pour le cinéma et va être contacté par Eugenio Pergo dont il va être question souous peu qui adapte donc pour l’écran avec des modifications diverses don moncolette ne sera pas très satisfaite la vagabonde roman qui avait paru en
1910 alors c’est intéressant ce lien avec le cinéma qui n’a pas manqué d’attirer l’attention de nombre de commentateurs de et commentatrice de colollette d’abord parce que vous vous souviendrez que le cinéma est alors tout à fait débutant le cinéma don on peut voir les premières images animées datent de
1895 à Paris juste juste après d’ailleurs la même chose aux États-Unis donc c’est vraiment un art on hésite encore à lui donner ce nom dans un premier temps qui est tout à fait débutant il est tout à fait intéressant dans cette perspective de voir que les
Début du cinéma sont très liés à la littérature populaire en réalité dans tous les pays où il existe et pour l’Italie on sait qu’il y a trois villes qui très vite sont très actives dans le domaine du cinéma s Milan Turin et Rome le cinéma débutant est soucieux de
Traduire en imag en scène en en principe narratif de succession des scènes et des plans des œuvres à succès alors c’est aussi bien vrai pour ce que je sais de des des débuts dans le cinéma américain par exemple qui va adapter des grands romans français qui va adapter Notre-Dame de
Paris parce que il faut des travailler sur un répertoire littéraire qui est connu de tout le monde dans une perspective qui est essentiellement et pas uniquement bien sûr celle du divertissement et enfin on peut rappeler toujours dans cette perspective que à ce moment tout à fait intéressant de début
Du cinéma la question et en réalité de savoir à quoi sert le cinéma quel usage on lui trouve est en débat si on regarde un instant du côté de l’artiste Fernand Léger par exemple Fernand Léger imagine qu’on a a un un médium tout à fait original lui-même constitue de
Courtmétrages dans lesquels on voit essentiellement des machines en action dans une sorte de vision futuriste de l’affaire et lui considère que il faut absolument que le cinéma soit justement lié aux pratiques artistiques et à la peinture et ne se contente pas de raconter des histoires et il dit ceci
L’erreur picturale c’est le sujet voà c’est évidemment le le un des grands moments de rupture en terme esthétique l’erreur du cinéma c’est le scénario et on se rend compte qu’évidemment avec Pergo et d’autres réalisateurs on est bien dans la logique du scénario et et précisément l’idée de PERG c’est de
S’adresser à l’autrice elle-même pourra servir d’adaptatrice sous la forme dialogué elle saura traduire en quelque sorte son œuvre euh en dialogue alors les liens avec l’Italie sont en réalité tenénus et ponctuels et on a on a presque envie de dire accidentelle chez colollette même si et on va l’entendre
Elle sit trouvé le le vocabulaire les mots les la façon de raconter les événements en réalité on en a trois traces des traces privé euh puisqueil y a évidemment une correspondance qui atteste de ces voyages euh en Italie une trace journalistique assurément et à cette occasion colollette utilise ce que ce
Qui me m’apparaît à moi comme deux figure essentielle de sa stylistique c’est-à-dire d’un côté l’hypoypose Collette est très habile à faire tableau et de l’autre évidemment généralement elle elle elle passe du tableau à la forme dialoguée sans transition et et et je me je me disais qu’au fond ces éléments constitutifs de
Son style semblent appeler le cinéma puisqueque évidemment le dans dans le cinéma on va avoir des questions d’image et de dialogue euh questions qui sont déjà présente d’une certaine manière dans le propos de colollette alors bien sûr l’Italie au jour le jour tel qu’on l’entend dans les journaux euh grâce à
Colollette c’est bien sûr la traduction de de ce que l’œil de Collette identifie choisit de rapporter à l’évidence bien sûr elle sélectionne ce qu’elle a envie de dire mais cette sélection a une coloration politique et notamment tout ce qui est l’activité il y aurait beaucoup à commenter et et je je je fais
Suite un propos de franc une dimension politique pour tout ce qui est le rôle des femmes pendant la guerre là les positions de Collette sont intéressantes à entendre parce qu’elles s’entend end aussi pour ce qui est le côté français de la chose on ajoute à ça qu’il y a chez Colette une dimension
Mémorielle attaché à l’Italie Colette construit une sorte de petite mythologie familiale la construit avec le plus grand soin et dans cette mythologie familiale il y a la figure du père père handicapé en réalité amputé d’une jambe à la suite d’une bataille livré à meleniano alors que Napoléon II soutient l’Italie contre les autrichien
Alors ce caractère supposément italien avec tous les clichés d’ailleurs qu’il véhicule est régulièrement évoqué d’abord par la mère de colollette puisque si on regarde la correspondance on entend quelques quelques minuscules allusions à cela mais qui va faire penser à la mer de Colette puis à Colette qu’au fond son mari est en
Quelque sorte italien alors on prendra la chose avec précaution puisque essentiellement pour Collette l’Italie se se résumerait à la rêverie à la paresse et au spaghetti alors vous voyez que les clichés sont lourds ils sont présents ils sont bien là et à l’occasion de considération sur l’Italie elle va
Revenir là-dessus mais en construisant c’était ça qui m’intéressait pour notre sujet en construisant une sorte d’image mythe du moment où son père à mil an puisqu’il est soigné à 1000 an aurait été particulièrement heureux de se trouver là alors au total la géographie personnelle et je vais déjà conclure la
Géographie personnelle de colollette est en fait assez limité il y a quelque chose de très provincial chez colollette la bourguignonne elle est à Paris sans doute mais elle est souvent dans sa maison de Bretagne elle est aussi ensuite souvent dans sa mais maison de sainttropé et si on la voit dans les
Années qui suivent un peu au Maroc et en Algérie dans l’ensemble et après tout elle a aussi construit et je suis très attentive à cette image de la construction d’une écrivaine d’une certaine manière et la construit colollette en chantre de la on presque envie de dire de la de la francité de ce
Qui caractériserait sur le mode du naissance elle aussi fantasmé ce qui serait justement la France et on la voit dans l’ensemble et à la différence précisément et de Georg Sand et de Germaine de Stal et de d’Anne-Marie du Beaucage peu attentive aux questions d’altérité peu soucieuse de faire passer
De servir de passeuse d’aucune d’aucune façon donc la richesse de l’intervention de Collette n’est pas là mais plutôt dans les gestes que l’on va entendre maintenant [Applaudissements] commenter merci beaucoup Martine pour euh ces C cette description si soigneuse si si détaillé de de la présence enfin des caractéristiques de ce rapport entre
Colette et l’Italie et en avec un regard aussi àe pr à cell qui l’ont précédé à partir du 18e siècle madame du bocage mais je pense qu’on va conclure cette C cet aspect enfin euh cette analyse de du rapport de de colollette avec l’Italie en entendant Corentin sur l’autruche et
Après on fera on essera de faire un petit débat une discussion alors corantin surlot Truche est docteur de l’Université de Lille donc il est un élève oui et sa thèse porte sur la place du théâtre dans l’œuvre de Collette donc Colette auteur il est auteur de plusieurs articles il a publié le
Dossier sur sido et l’vrille de la vigne de Collette chez galimar et vient de rééditer chez le même éditeur la la rage de l’expression de Francis Ponge et capit de la douleur de Paulard alors je vous donne la parole merci beaucoup bonjour à toutes et à tous je tiens également à remercier
Très chaleureusement les organisatrices de ce colloque et tous les partenaires associés bien sûr merci à la Fondation Primoli de nous accueillir dans ce cadre tout à fait magistral alors voyage italien Colette l’autre et soi-même vous voyez que le titre de ma communication envisage le rapport de Colette à
L’Italie d’un point de vue identitaire donc je dans la continuité de ce que vient de nous présenter Martine je vais étudier les euh articles journalistique que Colette a écrit pendant la Première Guerre mondiale dans cette optique- làà mais pour les cerner je vais d’abord commencer par faire un retour sur la
Conception du voyage que Colette développe assez tardivement dans son œuvre lorsqu’en 1922 elle nous livre un premier article qui s’intitule voyage au pluriel titre qu’elle reprendra par la suite en 1933 et dans lequel dans dans lequel elle nous dit donc le ruban de la route les champs et les bois qui la
Flanquent s’ils sont à demi effacés par la vitesse je ne les aime plus et je sais qu’il n’est à notre époque qu’un seul luxe la lenteur Collette paradoxalement dans et hors de son siècle ne rejette la vitesse que pour mieux chanter les vertus de la lenteur et ce n’est pourtant pas la
Lenteur qui va qui constitue l’essence de son premier séjour italien dont martine a rappelé la la date et le cadre novembre 1910 dans la baie napolitaine alors que sa une de ces tournées théâtrales s’est achevé Colette qui entretient une double liaison avec donc missi et Auguste Ario l’héritier des
Magasins du Louvre se rendent à Naple avec ce dernier et l’absence de missi l’absence de sa compagne avec laquelle elle correspond tant largement à noirc le tableau italien queocolette compose par lettre interposée il est vrai que la présence d’augustterio surnommé tour à tour l’enfant le petit l’idiot jette une nbre
Sur sa découverte de la région napolitaine les journées harassantes pour visiter quelques sites les déboirs de transport qu’entraînent semblable excursion la passivité de son compagnon de voyage occupe les lettres envoyées à Paris ma chérie je reçois ta lettre lui écrit-elle ou plutôt je la trouve en revenant de mon pays cette fois nous
Sommes partis par une tempête de grêle et revenu par un beau temps glacial écoute ce matin promenade enville déjeuner à midi départ à 1h 1h30 d’auto jusqu’à pompayi qui est immense et retour à mi-chemin du retour l’autosembourbe tranquillement au milieu de la de la route désespoir nuit close
Déjà enfin une charrette a consenti à dételer son maigre cheval et à nous venir en dindte le cheval ne suffisait pas le petit à pousser moi aussi tu comprends qu’avec des journées pareilles on ne songe pas à veiller d’ailleurs que voir ici les cavecons sont infectes et
Sancarlo est fermé alors la la fatigue physique le le désintérêt manifeste pour les sites historiques dans une autre lettre elle dira que Herculanum l’ennuie profondément on raison de son voyage et la première rencontre avec l’Italie semble aboutir à ce que l’on peut appeler un rendez-vous manqué la vitesse très critiquée par Colette dans
Notamment dans cette lettre ne gâche pas seulement l’expérience donc touristique Martine l’a rappelé elle engendre dans sa correspondance une sorte d’antirécit de voyage où les pistolière figure une sorte de flaneuse forcée alors la vitesse dont pourtant bon nombre d’auteurs à l’époque se prévut je pense à la Octave mirbaau dans
La 628 E8 où l’homme pressé de Paul Morant la vitesse donc qui fait défiler les sites historiques entraîne chez Colette et c’est là où la chose est curieuse par ricochet un défaut de vision exactement à la même époque elle écrit à son ami Léon Amel n’empêche que
Le charme de ce pays n’entre pas très profondément et de jours après elle commmente c’est idot mais ici je suis trop près de ce que je vois alors bien loin des récits de voyage qui vont chanter l’Italie on pense à la Venise de Paul Moran toujours où l’Altana ou la vie vénitienne d’Henri
Deignier Collette va adresser un tableau de l’Italie tout à fait composite tout à fait caleéidoscopique je j’y reviendrai alors pour cerner cette dimension caleéidoscopique et surtout interroger ce qu’elle voit je m’ je partirai de ce défut ce défaut de vision pardon je suis trop près de ce que je vois et je vais
Commenter les articles journalistiques de 1915 que voit–elle comment le restitue-t-elle et surtout quel visage de l’Italie finit-elle par nous donner alors cette cette cette salve de question vous l’avez compris va-être l’occasion pour moi de d’aborder d’aborder les articles d’un point de vue poétique et identitaire d’un point de
Vue de la poétique des textes journalistiques et d’un point de vue de l’identité car l’Italie révèle chez Colette un cas limite et géographieque qui pose en terme personnel la question cruciale et cardinale dans son œuvre de l’altérité alors je commencerai par retracer cet itinéraire qui va donc de
Ville en ville et qui va permettre à col à Colette d’écrire la guerre à des fins de contextualisation je rappellerai que bien entendu lorsque la guerre éclate en 1914 en France colollette étant un semalo au bord de dans sa maison du bord de mer joliment nommée rosevenen elle
Assiste à l’annonce de entré en guerre qui fait l’effet d’un saisissement général une fois ce saisissement passé l’écrivan va alors organiser sa vie à Paris une fois rentré elle reprend très activement sa collaboration au matin avec lequel elle collabore depuis 1910 et elle prend également un poste qui
Sera assez court d’infirmière au lycée jeans sa double perspec double poste pardon qui lui permet donc de s’attacher à décrire tous les changements qui vont rythmer la vie à l’arrière les nouveaux postes occupés par les femmes les corps mutilés des soldats elle a de très beaux textes sur son expérience en tant
Qu’infirmière l’argent qui manque l’argent étant vraiment le thème qui court en philigran dans l’ensemble des articles et c’est ce dernier thème l’argent qui est bien à l’origine de son second séjour italien puisque Collette accepte la mission que lui confie le matin qui est celle donc de partir en
Reportage à l’été 1915 pour couvrir l’entrée en guerre du pays ces textes qui son sont donc intitulés impression d’Italie vont être par la suite très peu de temps après en 1917 repris dans les heures longues euh recueil donc composé à cette époque et comme elle en a pris l’habitude depuis
1908 avec les vrill de la V de la vine pardon d’articles journalistiques qu’elle prend et qu’elle redispose d’une certaine manière sans forcément sans jamais même les modifier tout à fait vous avez donc le premier texte impression d’Italie don vous voyez les livraisons très rapprochées un top sur
Venise qui sera repris ensuite dans le le flambeau qui est un un journal détenu par le matin nocturne et un entretien avec le presse en l’E qui lui se situe situe le l’histoire à Lugano alors tout d’abord je commencerai donc par rappeler que ce second séjour
Celui de 1915 rond avec le précédent car il conditionne un rapport particulier à l’histoire et à la culture italienne effectivement Collette se heurte d’emblé à une fausse impression celle de voyager dans dans un pays je cite oublier de la guerre impression vite nuancée car de l’autre côté des Alpes Colette revit au
Contraire sur un nouveau territoire l’entrée en guerre à ce moment-là pour elle et peut-être dans l’ensemble de l’œuvre l’histoire n’a jamais autant signifié elle se répète et en se répétant bien sûr reproduit les mêmes erreurs cette impression là colollette nous l’ nous laa transmet à travers un lexique météorologique qui aide à
Comprendre assez facilement l’impression de saisissement qui s’empare de la journaliste puisque après avoir franchi la frontière elle arrive à gè sous un ciel je cite boursoufflé d’orage c’est exactement la même impression qu’elle reprendra quelques semaines après lorsqu’elle arrive à Venise et qu’elle voit un soleil blanc d’orage et puis
Enfin à Rome donc entre les deux où elle arrive et elle nous dit la guerre la guerre des rencontres des trains militaires les uniformes sur les voies la variété des cartes postales et des emblèmes patriotiques vendus dans les gares mon René à ce mal qui vit avec
Nous auquel nous avons consenti tous ses droits et qui se nourrit de nous-mêmes j’arrive à à Rome les roulements de tonnerner de grêes de pluie mélé d’éclair de foudre et de soleil la guerre alors ce réseau métaphorique se comprend aisément quand on revient en amont des textes d’impression d’Italie
Et qu’on lit le premier article queocolette écrit lorsqu’elle est à Verdun quelques semaines auparavant elle s’est rendue à Verdun pour retrouver clandestinement son second mari Henri de Jouvenel qui est au front et Colette va vivre la clandestinité pendant quelques jours et elle va noter ceci un somptiux tonner accompagne mon arrivée continue
Nourri qui ne déchire pas l’oreille mais sonne dans tous les membres dans le ventre et la tête et parfois la chute florale des fuséses éclairante qui crève la nuit à partir donc de cette expérience de ver à Verdin donc la ville bombardée va laisser son empreunte dans l’imaginaire de l’écrivaine et le climat
De guerre du moins en cette été 1915 15 pardon raisonne étrangement avec celui qu’elle a découvert quelques mois au par quelques semaines auparavant dans les trancher son installation en Italie va alors conditionner un rapport particulier à la culture et notamment euh à travers la langue qu’elle ne parle
Pas l’italien lui étant inconnu la journaliste va se focaliser sur les gestes et les attitudes des Italiens de nouveau un profond décalage historique va rendre sa présence un peu dissonnante témoin muette de l’entrée de l’Italie dans le conflit mondial Colette remarque que les citoyens se comportent exactement comme les Français en a
Paravant c’est c’est-à-dire le on pense le conflit relativement court et bien entendu il est appelé à durer et le la suite des opérations militaires vont se durcir et vont rendre le conflit très sanglant tout cela coïncide très fortement en effet avec les premiers mois du conflit en France mais la
Journaliste qui s’adresse au lectorat français abuse très fortement des comparaisons avec la France pour rend compte de la situation italienne et du climat qui baigne dans la ville lorsqu’elle se rend dans un premier café elle va bien entendu noter que ce n’est pas un champ patriotique italien qui raisonne ce n’est absolument pas
L’italien qu’alentend mais c’est bien la marseillaise qui raison zones à ses oreilles cela est inattendu cela est irrésistible la fanfare militaire ni la fastuuse canonade bondissante des corncho ne me dispenseront pas une émotion plus grave une larme plus joyeuse et plus spontanée que cette grêle chevrotante marseillaise joué au
Fond d’une tratoria populaire de Rome et quiécoute des hommes dont pas un seul n’est français C cette notation là nous fait bien l’effet que colollette est une solitaire parmi la foule ces articles justement intitulés impression d’Italie formule bien des impressions diverses nécessairement subjectives et qui qui
Impose à cette vision un filtre à la fois mélancolique et ennuyeux en effet tout ramène Colette à ce qu’elle appelle dans une très belle formule son ennui d’exiler ou pour reprendre une autre expression qu’elle emploie dans les heures longues elle est une prisonnière bénévole l’impression un peu disparate
Que nous donnent ces articles se comprendent aisément quand on les met en perspective avec ce qui est tout à fait inédit dans l’œuvre de Colette un recueil de notes c’est la première fois qu’elle prend des notes dans un journal pratique qu’elle abandonnera ensuite et qui lui sert à composer ses articles
Mais pratique relativement curieuse puisqu’elle ne publiera les note que très tardivement à la fin de sa vie ne commentant ni la transposition qu’il y a entre ces notes et les articles ni le fait que ces notes réapparaissent de manière un peu spectaculaire sans qu’on comprenne trop leur place dans un
Recueil qui s’intitule mais caher son ennui son ennui d’exiler comme on l’appelle se se comprend puisque son parcours est en réalité assez balisé par deux fois au moins le journalisme d’investigation pour lequel elle est envoyé en Italie va couper cours considérablement puisque la première fois à Rome colollette qui est toujours
Dans la logique de se rendre au plus près du conflit comme elle l’a fait à Verdin ou au plus près des malades comme elle l’a fait à jeans demande avoir les est blessé l’interdiction qu’il y a aussitôt à signer la pousse donc à se retourner vers la ville à déambuler les
Premières livraison d’impression d’Italie montre donc Colette qui va flanner à Rome un peu contrainte et forcée et qui va se déambuler au gré par exemple d’un marché d’art et qui va dire ceci aussi reviens-je fréquemment aux rues aux places ou des volées piaillantes d’enfants se dissipent se disputent les citrons tachés les melons
Et les tomates fendu les bribes du journal matinal au voix et au parl où se lit en grouillement sain riant et misérable la destinée magnifique d’une race qui ne se lasse pas d’enfanter à partir de ce moment-là la maternité va être un des sujets majeurs des articles j’y reviendrai la deuxième fois où
Colette se voit contrainte justement de ne plus de ne pas faire de journalisme d’investigation c’est lorsquelle elle arrive à Venise et que un avion autrichien bombarde la lagune pour une fois elle est au plus près de l’événement mais l’événement dure justement quelques secondes et très rapidement après une fois l’avion parti
Il reste à colollette à déambuler dans une ville déserte la cité deses des Doges pardon lui donne une impression de profond ennui Collette solitaire découvre une ville déserte qui se cache dit-elle sous l’eau comme un poisson plein le texte va s’achever alors sur un dîner à l’hôtel daniéie où elle loge et
Où l’impression d’emprisonnement revient brusquement les volets sont fermés et personne ne peut sortir la ville est bien sûr en guerre alors ce premier panorama des textes journalistiques nous montre donc euh Colette euh un peu euh que le pays pardon l’Italie fait un peu résistance à colollette ce séjour professionnel n’ont plus d’agrément
Comme celui de 1910 révèle combien l’Italie lui résiste et combien le mal du pays surtout se fait sentir ou plutôt cette dernière fait toujours montre d’une tiédeur à à son à son égard que l’on peut comprendre en étudiant plus avant la poliétique journalistique des textes du Martin du matin car ça sera
Dans mon 2uxème temps les articles journalistiques ont l’intérêt pour nous qui cherchant à comprendre son rapport à l’Italie de refléter un étos assez singulier et de réaliser un autoportrait de l’écrivaine à l’intérieur des textes qui prennent la guerre comme sujet en effet rentrer en Italie avec Olette c’est rentré dans une conception de
L’identité qui apparaît premièrement et on y pense pas forcément de suite mais Martine l’a rappelé patriotique et surtout conservatrice alors ce Patriot est nettement présent dans les articles la journaliste la journaliste s’adresse à un lectorat français on lui présentant à partir du cas italien des problématiques purement liées à la
Politique française pour se faire elle discute longuement de la natalité d’une part et de la présence autrichienne d’autre part alors le le premier ce double intérêt se justifie pour la natalité par l’imprégnation d’une politique nataliste de la 3e république et aussi par le quotidien dans lequel elle publie Martine l’a rappelé le matin
Est un des grands organes de la presse au à la belle époque et encore pendant les débuts de la Première Guerre mondiale et surtout à l’époque où Colette écrit le quotidien ne connaît pas encore de diminution de papier on est en 1915 et donc Collette a tout
Loisir pour délayer son propos et doit même convenir aux règles de diffusion vous le voyez dans cette livraison de 1915 ça son papier occupe une bonne partie du des colonnes d’une page ce parti prix patriotique celui qu’elle va défendre dans ses articles impose donc des remarques et des notations orientées
Soulever le problème de la natalité en France revient forcément à comparer encore une fois les deux pays et la situation de l’Italie étant différée par rapport à celle de la France la journaliste va insister très lourdement sur les femmes encèes qu’elle croisent lors de son voyage malgré moi écrit-elle
Je m’attarde ici un spectacle toujours rare chez nous et qu’une guerre de 12 mois en France à prohibé les femmes enceintes opulentes massives au soleil comme des tours qui marche en portant devant elle l’avenir et la fortune de l’Italie alors le décalage entre la situation française et italienne
Participe largement vous le voyez d’une vision assez traditionnelle cependant il serait imprudent de réduire ses articles à cette dimension à la fois nataliste et conservatrice parce que l’intérêt va se retrouver dans la pratique justement journalistique de colollette cette pratique va s’enraciner dans une tradition une filiation qui tire partie
De la chronique dont l’inventrice fut Delphine de Gérardin au siècle précédent et qui montre euh qui qui s’appuie très fortement sur l’importance de la conversation et de l’anecdote l’implication subjective et ironique de l’aignanatrice étant nécessaire et voir indispensable à ce type de papier ces éléments donc constitutifs se rencontrent à l’identique dans ces
Articles du matin qui sont publiés en page 4 et sous un titre valorisant sa subjectivité il s’agit moins pour Collette de fournir un reportage au temp strict du terme que de s’adonner un subtille métissage entre petit reportage et chronique mélange subtil d’événements historiqu et de détails quotidiens
C’est ce que je vous propose de regarder avec l’exemple suivant qui montre cette hybridité dans l’article un top sur Venise celui donc où l’avion érichien bombarde la lagune et Colette va rendre compte très rapidement de l’événement les vaporéti militarisés Ron rent plus tard un peu avant cet instant matinal
Desjà gourdis de chaleur qu’un coup de canaDon soudain secou un deuxième coup de canon un troisè plus violent les échos magnifiques de pala rejettent le son vers la mer penché à la fenêtre de l’hôtel je cherche l’avion ennemi il est très haut il franchit un étroit abîme bleu entre deux nuages une foule
Paisible s’en crie s’accoude au marbre du pont des vénitiennes minces étendent vers l’aépran leurs bras d’où les longues franges noires du Châ pendent comme des algues elles se mêlent pour le plaisir des yeux au matelot blanc et la femme de chambre qui m’apporte le thé résume avec dédain l’incidence en ses
Termes héroïques et brefs h ce n’est rien l’ennemi est venu nous l’avons chassé l’événement la présence de l’ennemi les bombes et délaissé au profil de la foule restitué par des des métonymies vous le voyez les silhouettes l’attitude les vêtements qui est un des tropismes de l’écriture journalistique de Collette cet article n’adopte
Qu’imparfaitement les codes du reportage puisque l’implication de l’énonciatrice accoudée à la fenêtre de sa chambre d’hôtel impose une distance semble-t-il infranchissable et c’est pourquoi l’article relève davantage de l’instantané que du grand reportage et c’est d’ailleurs euh et ce dernier pardon s’achève d’ailleurs sur la résurgence de la conversation caractéristique de la chronique c’est
Bien la femme de chambre qui vient terminer le propos de l’article ce texte est assez révélateur me semble-t-il de sa pratique journalistique dans son ensemble et qui se consolide justement lorsqu’elle est à l’Italie et pendant la Première Guerre mondiale puisque avant la Première Guerre mondiale colollette a une
Activité de journaliste qui est déjà assez foisonnante mais qui va aller croissante dans dans les années à venir ce texte donc est assez révélateur puisque il accorde la l’ pardon il accorde davantage d’importance au menu détail aux conversations au mouvements de fou qu’aux grands événements et on
Pourrait en reprenant les mots de Marie teranti dire que Colette est un reporter manqué par la suite donc pour ces autres reportages elle va garder toujours une sorte d’attention très scrupuleuse à son confort et elle va pratiquer plutôt ce qu’on pourrait appeler un reportage un peu mondain par
Exemple la traversée du Normandie en 1935 qu’elle couvre pour le journal Paris Soir cette prédominance de la chronique dont l’affiliation avec la la mondanité salonnière paraît évidente innerve encore un second article elle écrit cette fois-ci en 1916 et qui s’intitule LAAC de com trois livraisons qui vont
Cette fois-ci être données au journal La Vie Parisienne pour des pour des des circonstances biographiques elle est en 1916 donc près du lob de com puisque Henri de Jouvenel est affecté à une unité qui mène l’offensive sur le carsau et Colette va donc prendrera vraiment
Station et séjours au bord du lac de com pendant plusieurs semaines les articles qu’elle va écrire à la vie parisienne donc sont euh enfin répondent cette fois à l’exigence du journal qui je le rappelle a été fondé en 1873 et porte comme sous-titre meurs élégante chose du jour fantaisie voyage théâtre musique
Mode on voit qu’avec ce programme la guerre semble quand même un peu loin mais Collette va quand même essayer de retranscrire la mondanité avec laquelle elle est au prise dans un hôtel dans l’hôtel dans lequel elle loge cette va donc assister sur les thèmes rebattus demandés par le journal la mode la
Sociciabilité mais également deux autres ingrédients liés en à la guerre la thématique de l’attente elle-même attend fréquemment le retour de Jouvenel et celle encore de la maternité al sans entrer dans le détail de ces thèmes on remarquera combien le goût de la chronique s’il permet à colollette de
S’inscrire dans la tradition de la chose vue suppose également que soi maintenu des rapports de G genre solidement ancré dans un imaginaire où la femme passive attend le retour de l’homme si tel article va évoquer de manière un peu anecdotique un marquis italien qui au
Lac de com va se travestir pour un peu divertir la foule si un autre va présenter le vieux prince euh exilé de son pays le vieux prince autrichien exilé de son pays exécutant je cite des gestes presque féminins l’ensemble des textes qui s’intitulent l’AC de com maintiennent maintiennent des rapports de genre conventionnel
De plus Collette revient encore à une vision assez conservatrice notamment puisque euh dans cette livraison aucune inversion de genre va être proposée mais plutôt au contraire une force stabilité puisque ce qui va revenir très fréquemment c’est l’image du harem qui est déjà bien connu dans l’Ève de Collette puisqu’elle l’a déjà employé
Précédemment image du harem qui consolide bien entendu des rapports de genre assez conventionnel et qui vont dans la lignée de des travaux récent des historiens et de l’historien notamment François stébau qui a montré combien les résistances de genre en réalité avaient été très importantes pendant la Première Guerre mondiale et combien
L’émancipation féminine à la fin du compllit avait été mise à mal par un retour à l’ordre patriarcal assurément les textes de colollette se font l’écho de pareil résistance et on peut suivre de manière très balisée les notations assez le renforcement de ces rapports de genre dans ces
Articles ce cette livraison de 1916 donc trois articles qui paraissent de manière assez rapproché vont mélanger le réalisme et pour reprendre l’expression de Philippe Amon le le fantastique mondain et sous sa plume il semble que la guerre soit toujours assez lointaine et assez distante donc le lac de com on
Notera que la guerre vient toujours modeler un peu le paysage il y a ce par exemple cette brève notation la guerre et ses énormes et rudes images la guerre dans le petit port de thé où l’Osse bleue et violette de Miré tant des chevaux de fer barbelé et rougees de
Rouille ce sont c’est sa manière en somme de montrer combien avec la lcitude latente il faut bien rendre compte de de l’événement qui occupe l’Europe entière en somme l’Italie n’est pas Verdun et on peut remarquer combien Collette va l’expliquer à travers une expression que Martine a employé tout à l’heure qui est
Tout à fait singulière sous sa plume elle dira reporter ou reporteresse italien allié ou neutre nul ne pénètre dans la zone des armées alors le mour reporteresse qui est très rare sous sa plume puisque ne féminise jamais les nom de profession révèle que sa pratique n’pouse qu’imparfaitement les
Contours du reportage et qu’elle est en réalité éloigné de ce qu’elle aimerait raconter c’est-à-dire une sorte de d’événement un peu plus impressionnant celle qui se définit sa vie durant comme un écrivain privilégie au contraire une présentation relativement subjective de la péninsule ce sera donc mon dernier point quelle est cette représentation
Subjective qu’elle nous livre alors la sociabilité de surface notamment qu’Al Viacom l’absence manifeste de contact direct en Italie à à l’exception du poète d’anunzio qui lui fait fréquenter qui lui fait côtoyer très rapidement une une une petite enfin qui lui met dans laquelle qui lui présente une sociabilité italienne à laquelle collète
Va tenter de de t’inscrire l’absence aussi de maîtrise de la langue servirait à justifier un peu son impassibilité pourtant pourtant il semble bien que l’Italie malgré sa apparente résistance occupe une place singulière dans son imaginaire poétique une place qui va excéder ses articles journalistiques ce goût de l’intimité qu’elle explore dans
Son écriture fictionnelle et journalistique permet de remonter justement aux origines du lien ineffable et qu’elle a voulu rendre ineffable avec l’Italie alors pour découvrir la nature de ce lien il faut revenir à la toute première livraison des textes d’impression d’Italie le premier articlesbrement intitulé Un zave décrit l’itinéraire d’un soldat durant la
Bataille de de de meliano en 1859 ce retour au Second Empire fait office de retour aux origines puisque c’est bien un portrait du père que colollette va donner avant de de décrire les villes romaines c’est de l’Italie que le zoave était resté épris debout et
Si vif encore à 70 ans sur sa jambe unique il chantait des chansons italiennes il rajunissait à nous peindre les fleurs le soleil les femmes d’Italie et ses récit oubli deux choses toujours les mêmes deux minces détails les Autrichiens et sa blessure un enfin un vrai zoive comme tant de zoives de 1859
Et de 1915 seulement celui-là me semble encore plus beau que les autres parce qu’il était mon père la Première Guerre mondiale et son arrivée en Italie font émergé à la surface et pour la première fois dans l’œuvre la figure paternelle celle du père handicapé à la suite d’un conflit militaire l’Italie n’est donc
Pas un territoire anodin un prays frontalier qu’il s’agirait de visiter un inconnu il est une sorte pour colollette de terre originelle enfin c’est comme cela qu’elle veut le la présenter dans l’œuvre celle-là même qui priva le capitaine de sa mobilité et qui imprima durablement en lui des souvenirs de
Guerre dont bien sûr il ne parlera jamais ou il ne parle jamais semblable souvenir débouche sur une attitude un tempérament que l’on retrouve chez sido justement qui en 1930 dans le récit éponyme dit ah italien homme couteau désignant son mari dans cette perspective colollette prend soin lorsqu’elle aborde la maternité
Italienne de vanter l’implication du père dans l’éducation des enfants point de rencontre entre le souvenir du capitaine et la découverte de meurs culturelles différentes elle écrée la patience la tendresse du père italien qui promène dans ses bras le Bambino joue au croquet consent aux soins les plus humbles et les plus précis peut
Étonné sinon humilié plus d’un de nos gourmés papa français chez colollette l’Italie s’enracine donc de façon à la fois de de façon négative puisque à l’origine c’est celle deun manque cette figure du père amputé c’est pourquoi l’expérience de terrain qu’elle soit voyage d’agrément en 1910 ou séjour professionnel en 1915 et 1916 reste
Souvent des décevante la flanerie la découverte des palais des églises la vie mondaine au bord d’un lac en pleine guerre et la résistance que Colette va manifester quand même pour certaines périodes de l’histoire montre que rien ne peut aider véritablement à retrouver les origines paternelles c’est-à-dire
L’image d’un héros de la guerre et non celle d’un petit précepteur de province la question des origines est donc cruciale pour comprendre la place qu’occupe l’Italie dans l’ensemble des voyages qu’exécute Colette en amont et en aval en 1910 très rapidement après Naple colollette ouvre la Tunisie dans laquelle elle fait enfin elle donne
Quelques textes et notamment dans sa correspondance des lignes particulièrement élogieuse mais c’est surtout après sa découverte de l’Orient l’Algérie pour laquelle elle s’attardera très souvent dans des correspondances qui sont un peu décimées aux quatre coins de l’œuvre et surtout le Maroc qui vont représenter pour elle une découverte profonde de l’altérité et qui
Vont nourrir un peu l’imaginaire tout Orient tout orientale dont elle a hérité de la littérature du 19e siècle mais mais il n’est pas exclu aussi que l’Italie a subi ce même traitement celui d’être énervé par une certaine littérature on se souviendra par exemple que flauert dans son Dictionnaire des
Idées reçues dit de l’Italie doit se voir immédiatement après le mariage propos semblable que l’on retrouve dans un roman de colollette 1920 chéri dans laquelle la personne le personnage le plus Grot texte grotesque grotesque pardon qui s’intitule madame Pelou dit avec en facease oh c’est l’Italie c’est merveilleux tu reviens ici avec du
Soleil plein les yeux plein le cœur au fond il semble bien que cette double polarité l’attrait pour l’Orient et la volonté de tenir un peu à distance l’Italie va coïncider chez colollette à une sorte de fantasme des origine qu’un texte tardif inséré dans un très beau Rueil qui s’intitule prison et paradis
En 1932 nous révèle dans ce texte l’écrivain donne sa conception du voyage vers le sud de la France qu’elle nomme affectueusement le bas de la France dans ce texte où domine le vocabulaire de l’enfantement elle n’hésite pas à convoquer l’Italie comme saut et garanti de la présence paternelle
Elle est loin nous écrit-elle l’époque où je vouais à ma Bourgogne natale un culte exclusif la puisé Lyonne osser Dijon tout imprigné de noblesse vicle je ne juraai que ces lieux révérés avec la maturité les plus impétuuses àavisme se révèle qu’un doigt me pousse et je roule
Sur la pente vers le bas de la France vers une Provence et une Italie paternelle vers une mer qui amena au début du siècle dernier coloré de sang colonial les récolteurs de cacao d’où sorti ma mère n’est de départ que vers le soleil il n’est de voyage qu’au
Devant d’une lumière accrue et c’est d’avoir obtenu de la vieillesse le seul répit qu’elle puisse donner que de s’arrêter encore un instant encore un instant sous un ciel où le temps suspendu et rêveur au haut d’un haut azur nous oublie ce fantasme des origines cristallisé autour du bassin méditerranéen place l’Italie sous le
Signe du père tandis que l’ailleur vous voyez très lointain et davantage attribué à la mer entre présence et absence le pays se laisse difficilement aborder et le souvenir du père sans doute omniprésent dans l’esprit de la voyageuse entraîne un journalisme qui reflète le mal du pays c’est-à-dire le
Manque pour le neutraliser il revient à colollette de se retrancher dans les carcand d’une introspection rassurante c’est-à-dire son journal de notes qui est tenu conséquemment qui est assez volumineux et de multiplier les projets notamment cinématographique auquel nous reviendrons et de laisser l’Italie sommeiller au centre d’une géographie intime personnelle et nécessairement
Abstraite je vous remercie [Applaudissements] alors merci beaucoup à à corantin sur l’autruche euh pour nous pour pour avoir suivi Colette dans Pas à Pas euh dans ses parcours italien et tout en creusant sur ce rapport colollette Italie qui est un rapport qui n’est pas du tout euh
Banal et il nous a bien très bien montré c’est sur c’est ces perspectives surprenantes et la façon de les traduire euh soit dans ces reportages soit dans ses cahiers de notes journaux et cetera euh à travers des des des tableaux des des instantanés et et aussi des visions très rapprochées
Je pense par exemple aux maères Italiennes ou aussi aux réflexions sur les pères et italienne donc aussi cette façon d’introduire sa sa personnalité son autobiographie dans son regard sur l’Italie et bien je pense que nous avons maintenant un cadre exhaustif très riche sur ces ces jour de Collette en Italie
Et et je pense qu’on on pourrait ouvrir on peut on peut ouvrir la le débat la discussion si quelqu’un d’entre vous veut participer veut dire quelque chose et ce que je vous prie c’est de passer au micro parce que comme la séance est enregistrée sinon on entend rien ceux
Qui nous suivent non ou alors si si si non euh pardon Franca si tu les laisses là les gens viennent ici pour parler parce que il y a une regégistration une il y a des questions je peux peut-être briser ma glace bien sûr pourquoi pas pourquoi pas alors
Merci d’abord ça va comme ça merci d’abord pour vos communications vos belles communications h j’ai peut-être une enfin c’est une curiosité plutôt plus plus une curiosité qu’une qu’une question euh pour Corentin quand il parle quand il a parlé de euh de colollette qui est assez critique à l’égard de la
Vitesse ça ça ça m’al plus ce que ce que tu commençais à dire alors là si je me trompe pas je suis pas spécialiste de Colette tu me diras si je me trompe euh dans la vagabonde je crois euh c’est l’un des des romans que je connais
Peut-être le mieux alors c’est là que colollette parle du euh promoteur par excellence de la nouvelle religion de la vitesse qui est Marinetti c’est ça et là où elle parle de sa solitude hein il y a tout une partie très belle où elle parle de elle dit qu’elle se sent
Seule elle parle de de sa solitude et et alors là elle parle de Marinetti tu me diras si je me trompe Marinetti doit l’avoir observé de quelque façon regarder dans le visage de quelques façon et euh et elle la Lain piena gaillezza volpina regard dans les yeux elle dit
Qu’elle est plein de gé de renard c’est ça hein et alors là je pense à marinetique en 1909 lance son Manifeste du du futurisme à Paris en 1909 je pense à à à Colette qui publie en 1910 la vagabonde et euh voilà juste je me demandeuss euh comment dire la
Position de Collette contre la vitesse si si tu veux peut avoir quelques liens euh euh avec des des rapports qu’elle peut avoir entretenu avec le chef de fil du du futurisme à ce moment-là et bon je trouvais ça Iness oui oui oui merci beaucoup Franca oui alors déjà il faut
Noter que le la citation que j’ai donné en début de de communication et très fortement paradoxal puisque on va trouver à l’opposé l’éloge de la vitesse dans ces romans il y a tout constamment des automobiles les personnages il y a par exemple dans la fin de chée une très
Belle scène où les personnages sont complètement grisés par la vitesse donc il y a cette vraie ce paradoxe bon c’est c’est c’est valable pour toute l’œuvre de Colette à peu près tous les thèmes ou qui sont cristallisé autour d’un paradoxe je son éloge de la lenteur conditionné au voyage me semble particulièrement
D’abord adapté à son voyage en Italie puisque ce qu’elle ne fait pas c’est commenter le voyage en train alors que justement dans la vagabonde ce qu’elle fait c’est commenter le voyage en train puisque l’expérience l’expérience du déplacement en chemin de fer constitue pour elle une première une première
Porte d’entrée vers le paysage alors que dans l’Italie elle ne le fait absolument pas il y a quelques note mais bon c’est très rapide alors qu’elle se déplace comme ça donc c’est c’est assez curieux on c’est c’est voilà c’est là c’est tout à fait paradoxal pour son lien avec
Marinetti et le futurisme je pense que je je pense que colollette qui euh n’a jamais pris position dans quelque groupe littéraire que ce soit et surtout ne s’est jamais investi et n’a jamais saluer euh de d’expérience manifeste quelle qu’elle soit qu’on pense au surréaliste par exemple là pour marineetti les propositions sont
Tellement radical que très probablement je pense que Colette ne les a ne les a pas ou peu ni commenté ni euh ni apprécier de quelque façon que ce soit il faudrait creuser un peu cette question là ce lien oui oui je pense que là c’est un peu un
Angle mort il faudrait il faudrait tout à fait creuser moi j’avoue que dans toutes mes recherches je n’ai jamais rencontré vraiment de lien direct ou de propos qui après dans la chronique théâtrale ou autre ferait dire que Colette a trouvé dans Marinetti quelque chose qui puissees ond à son esthétique
Les propositions de marineetti notamment dans le le manifeste est tellement radical et correspond tellement à une régénérescence du théâtre donct Collette se moque absolument puisqu’elle elle loue le thre du 19e siècle je pense que on est peut-être pas sous de modes de enfin de manières d’envisager l’art qui qui soit conciliable mais bon
Il faudrait il faudrait creuser un peu ça je note en tout cas c’est tout à fait intéressant à l’intérieur bien sûr bien tout à fait c’est oui oui tout à fait oui oui tu voulais rajouter quelque chose à ces propos la place de ceux qui voudrai poser une question c’est c’est plutôt
Pour revenir sur deux ou trois choses qui ont été très bien formulé et d’abord j’ai été très sensible moi aussi à toutes ces de tous ces moments l’association entre la guerre et l’orage le tonner et cetera on se demande jusqu’à quel point là Collette tu as parlé d’un réseau métaphorique il me
Semble que le réseau métaphorique il a pour point de départ et peut-être finalement pour point d’arrivver auss tout se tiendrait très bien l’idée selon laquelle et la formule date du tout début de la Première Guerre mondiale la guerre est une chose naturelle et là Colette reprend une idée
Elle dit dans une lettre je ne sais plus peut-être euh peut-être je je je non je j’oublie le destinataire mais en tout cas elle dit la guerre est une chose naturelle après tout on supporte l’orage la tempête et cetera et cette idéelà mavait beaucoup intrigué et en fait
C’est une idée qui est développée par Joseph deestre donc c’est une idée parfaitement conservatrice qui va appeler chez colollette une série de reprises systématiquement dès que dès que la guerre est est perceptible elle reprend l’image de B justement il y a du tonner il y a de la tempête et
Cetera et c’est naturel et on retiendra ce mot d’autre part je reviendrai sur ce qui m’a semblé à moi une construction très étonnante tout de même du du père dont elle va dire que le plus le plus beau moment de sa vie a été l’Italie l’Italie il y a été hospitalisé pendant
Des semaines il y a perdu une jambe et le père elle va faire dire à son père ah mon ami les milanaises si tu savais et cetera là on voit qu’on est dans une construction he plus le dialogue avec supposément Napoléon I on est dans une construction du familial qui exploite un
Minuscule détail et qui va permettre à Collette de revenir encore et encore sur cette idée et par ailleurs on a en terme vraiment très voisin le la description de ce que c’est que les soldats enthousiastes partant pour la guerre et la même chose en Italie et là on a
Vraiment et c’est la c’est la ligne politique du matin ce qui est attendu dans les colonnes de ce journal c’est-à-dire des propos nationaliste où la guerre est célébrée et elle ne va pas hésiter à le faire nombre de fois elle va prêter au poilu par exemple des des des propos qui
Sont ah finalement c’est pas si terrible il suffirait qu’on ait nos femmes avec nous et tout irait bien et et ce n’est pas une boutade on la on retrouve ce genre de propos encore et encore voilà c’est simplement une sorte de petit ajout que je voulais faire ou deou de
Petits compléments au propos tenus oui oui merci Martine en fait c’est un essentialisme très profond qui qui qui reviendra effectivement et toujours de faire de l’Italie de faire un moins un plus c’est-à-dire que bon ben l’Italie est un père absent effectivement et qui n’y a vécu que un drame et en fait en
Faire une sort de plus et de de se construire une sorte de géographie interne un paysage interne ou est-ce qu’il y a d’autres interventions quelqu’un qui veut parler moi j’aimerais bien peut-être en savoir un peu plus sur la question de la coloration politique de colollette pour
Tout ce qui est de la la les rôles des femmes pendant la guerre si on peut un peu oui alors je sais pas si oui ou l’un ou l’autre la la question de la coloration politique oui oui euh enfin quand elle parle du rôle de la femme
Pendant la guerre il y a bien sûr une enfin un point de vue politique aussi ou oui oui de nouveau c’est un c’est une un positionnement qui est très conservateur le il y a deux choses qui sont en débat pendant la Première Guerre mondiale dans la presse française c’est d’une part la
Question du travail des femmes et d’autre part la question de l’avortement qui devrait être permis pensent les progressiste dans le cas de viol par l’armée allemande le matin en 19 17 publie un article disant non à l’avortement et colollette quelques semaines plus tard va dire en dans les mêmes terme qui n’est
Pas question au nom d’une nature supposément maternelle de d’imaginer le l’avortement des femmes alors là aussi on a quelques contradictions puisqu’on sait que plus tard elle reviendra ces questions d’avortement à propos de de comédienne du musical et et le texte est particulièrement poignant mais on est 25
Ans plus tard ou quelque chose comme ça sur sur le moment elle adopte tout à fait la ligne de conduite et et dans son cas c’est tout de même assez étonnant d’arriver à dire que la nature la nature amènerait à ce à ce rapport supposément immédiat et nécessairement joyeux avec
La maternité pour ce qui est du travail des femmes colollette là aussi va s’en moquer elle va avoir des expressions sur le mode humoristique et c’est un c’est un mode qu’elle affectionne mais elle va dire bon la guerre est déclarée enfin les femmes pensent à quelque chose elles
Vont se mettre à tricoter et cetera ça a été dit pour les italiennes et et donc c’est de nouveau l’idée que elle serait toute inactive et que finalement on leur a trouvé une petite occupation et par ailleurs elle va dans chéri et la fin de chériry avoir des propos certes
Rapportés à des personnages mais assez sarcastiqu sur le fait que tout le monde s’est mis à travailler et évidemment les femmes ont pris la place des hommes or il y a un débat et notamment chez les féministes de la fin de la première guerre mondiale sur ce que va être la
Difficulté du retour des hommes à des postes que les femmes ont occupé et on on se souviendra que le gouvernement qui suit la fin de la première guerre mondiale va d’une part obliger les femmes à retrouver leur emploi ou à le perdre si ell n’en avaient pas avant la
Guerre et d’autre part à interdire et la contraception et l’avortement donc là on a une sorte de durcissement des positions et et ce qu’il faut entendre tout de même je pense nécessaire pour saisir avec nuance la position de Collette c’est qu’à l’époque des femmes journalistes il y en a et je pense
Notamment à une femme Jeanne Loiseau qui avait pris en littérature le surnom de Daniel le suir et elle elle a des propos certes qui soutient leseffs de guerre de la France et cetera mais extrêmement critique sur toutes les positions qui sont prises donc on ne peut pas imaginer
Que dans son entier la presse célébit et la guerre et et et et tout ce qui l’accompagne en réalité non il y avait des dissensions et colollette par exemple va se démarquer d’un ensemble de positions pacifistes euh qui sont le fait du groupe de Nathalie Barnet et de
Rachild aussi qui les a rejoint et rachildde à des positions extrêmement ferme en faveur de la paix qu’à aucun moment colollette ne fait entendre donc c’est intéressant il n’y a pas à juger des positionnements mais au moins à montrer que il n’y a pas en France à
L’époque que cette unanimité à propos de la guerre oui marine parl laistra et deux questions alors pu que je suis arrivé jusqu’ici j’ai multip prière question vous n’z pas l’impression que comme ça parfois pour écrivain je pense par exemple à mon écrivain préféré mazakikib qui fondent la littérature japonaise dont les romans sont
Énormément plus audacieux que le journal intime qui aussi colcte lorsqu’on l’interroge la déposition que je définirai la pensée moyenne du temps on lui dit mais les femmes est-ce qu’elles peuvent être juges et non elles ont les périodes mensuelles qui donnent des éléments presque de folie et cetera et
Cetera donc elle prend des positions d’une IET c’est vraiment une banalité ce que tout le monde pense tandis que dans les romans elle est d’une audace dans les ces romans les femmes ne se suicident pas et les hommes ne font que se suicider les femmes supportent la
Douleur et les hommes ne réussissent pas à surmonter et cetera et cetera dans les romans elle a certaines positions pensons aussi au problème d’une femme âgée avec un homme très jeune et dans les interviews les articles pour les journaux je dois justement comme vous avez noté penseer que cet article va
Dans un journal qui a une certaine politique donc première question c’est justement est-ce que vous n’avez pas l’impression que comme ça arrive aussi dans d’autres cas il y a un décalage entre et les romans et libre beaucoup plus libre que l’écriture euh dans l’article ou bien que l’interview ou
Bien que le journal intime lorsqu’on a le journal intime c’est presque paradoxal mais mais j’ai parfois cette impression la deuxème question c’est par rapport au Père Coletti ou Coletta que ça pouvait être et son expérience italienne là quand je j’avais lu ce morceau j’ai dit mais elle est en train
D’y ajouter en prenant en faisant du standale les milanaises et cetera alors est-ce que vous avez eu cette là aussi ce petit soupçon standalien oui alors merci beaucoup je partage tout à fait votre première intuition qui est c’est sans doute la bonne et je prendrai pour anecdote une lettre que Marguerite
Hursenard écrit dans les années 60 où elle vient de recevoir par un ami qui est resté à Paris un disque un enregistrement de Colette et elle fait toute une longue phrase en disant mais au fond c’est peut-être l’auteur qui au 20e siècle incarne le plus une vieille France c’est-à-dire bon des des
Positions qui en fait sont fortement hérité du 19e siècle et Colette est fortement le le la la descendante de toute une tradition de pensée tout à l’heure Martine CIT Joseph de Maestre enfin il y a des vraiment des propos qu’on retrouve comme ça euh je d’ailleurs mis bout à bout l’ensemble
Des organes de presse dans lesquel elle publie la majorité sont de droite c’est c’est vraiment c’est majoritairement elle publie quand même à droite dans une bonne droite donc il y a ça et effectivement c’est un décalage qui est tout à fait intéressant entre la construction d’une image médiatique qui
Asène des banalités et l’image d’une écrivaine qui euh dans le roman euh fait d’audace et avance d’audace en audace et c’est effectivement cette cette tension là qui module un personnage littéraire qui occupe dans le champ une place un peu inédite mais elle l’a construit comme ça justement lors des interviews
En lançant à tout l’avenant des banalités ou justement en ne voulant pas y répondre et donc là bien entendu tout le monde pense qu’elle n’a aucune idée sur rien et cetera et c’est comme ça que je pense que le le personnage se construit Martine peut-être pourra
Préciser moi je je pour la standal moi je oui je je te laisse oui alors je suis je suis je suis pas du tout uncollable sur sur Collette et ma connaissance elle n’a pas lu standandal il y a pas de mention de standandal mais bon je ne
Sais pas ce que ce qu’on sait d’autres participants au colloque mais non bien sûr on pense à standal mais je pense pas que Colette y ait pensé et pour le reste vous avez tout à fait raison de de signaler cette tension qu’on ne peut pas cesser de penser entre la vie et l’œuvre
C’est compliqué et dans et dans le cas de colollette c’est d’autant plus compliqué qu’elle- même on le sait bien se met se met en scène tout en ne se mettant pas en scène choisit ce qu’on pourrait appeler l’autofiction plutôt elle n’est pas la première mais tout de même elle lui donne une force
Particulière en même temps on peut aussi être frappé par le conservatisme de certaines positions à l’intérieur des romans ce qu’elle fait dire à ces personnages et parfois extraordinairement conservateur elle est très sensible aux hiérarchies et il y en a toujours un un homme ou une femme mais
Qui domine l’autre il n’y a pas d’égalité chez Colette c’est voilà une notion qui n’est absolument pas penser qui est proprement inimaginable et donc à ce titre on pourrait aussi je pense et vous vous le voyez souligner à quel point on a là une oscillation en réalité constante entre des des trouvailles très
Exceptionnelles des scénographies extrêmement originales et pourtant une sorte en même temps de de de frein qui la la tient sur le mode de ce que vous appeliez tout à fait justement une sorte de pensée moyenne on a l’impression enfin si si l’idée de du français ou de
La française moyen moyenne à quelqu sens on mettrait effectivement Collette dans cette catégorie alors encore oui Martine une autre question et puis il faudra interrompre parce que nous sommes de béoienne pas du tout spécialiste de colollette mais est-ce que on peut savoir la pensée réelle de
Colette quand on pense à ce tout ce que vous avez dit sur ce son journalisme puisqueelle est journaliste et qui adopte complètement dans ses articles la position nationaliste et cetera et cetera concer atrice du journal Le Matin mais est-ce que elle adopte réellement cette pensée ou non
C’est oui je je pense que pour certains points oui elle elle en réalité en rejoignant le matin donc puisqu’elle est elle elle rentre puisquen fait elle elle commence à fréquenter Henri de Jouvenel et enfin il y a un faisceau de de de circonstances qui V faire qu’elle va commencer son entreprise journalistique
De très grande enverdure au matin mais il me semble qu’elle le choisit aussi parce que il adopte des vues qu’elle qu’elle pense et donc il y a bon nombre de choses qui qui reviennent les propos par exemple sur la la maternité alors le le le le on en a parlé tout à l’heure
Sur l’avortement mais il faut toujours garder à l’esprit que Colette va de manière continue pratiquer le journalisme mais dans la seconde guerre mondiale enfin dans les années 30 40 elle va devenir la championne du courrier d’électrice c’est-à-dire la femme qui s’adresse aux femmes et qui maintient des positions qui sont celles
Que l’on vient d’écrire c’est-à-dire bon il faut faire des enfants faut et cetera et ça ça va être un gros de l’œuvre qui souvent n’est pas montré puisque c’est pas l’image qu’ que le grand public a reçu de Colette et pourtant et pourtant l’œuvre est vraiment l’esté de ces
Questions là elle est l’esté de ces questions là parce que pour Colette par exemple la maternité va bien chez les autres ne va pas du tout pour elle donc là on retrouve sur le paradoxe où faites ne faites pas ce que je dis verement donc vous voyez elle elle a cette ce paradoxe
En elle mais par contre ce discours elle elle l’adopte assurément oui oui mais ça ne l’empêche pas de dé par exemple de de critiquer pas vraiment de critiquer mais de montrer à sécrument les ravages que font les avortements clandestins voilà une des première avant Céline par exemple on trouvera ce très
Beau texte qui s’appelle gribich qui est une petite nouvelle introduite dans Bella Vista et qui montre les ravages vraiment des petites potions qu’on donne et qui en fait tue les jeunes femmes elle elle un est très sensible et en même temps elle elle soutient une politique qui est clairement enfin qui
Qui est tourné vers le vers le nationalisme mais parce que c’est une enfant de la 3è République aussi il faut pas oublier je pense que elle elle est vraiment un produit enfin moi je je la vois de plus en plus plus je la lis plus je travaille dessus plus je travaille
Sur son œuvre et puis je je pressends une forte imprégnation du 19e siècle vraiment je je trouve que c’est une autrice où on a des on a énormément de nouveautés je évidemment elle elle est de son temps et par paradoxalement elle regarde un peu en arrière elle a ce
Double visage il me semble mais voilà je sais pas si c’était alors je je remercie nos deux intervenants pour oui pour ce tableau caleéoscopique pour utiliser en effet cette ce rapport avec de Collette avec l’Italie si fragmentaire contradictoire surprenant euh ses visions si rapprochées ses indifférences inattendu et
Oui en effet ce que je pensais c’est vraiment une rupture avec C celles qui l’ont précédé que Martine a rappelé à partir de Madame du bocage jusqu’à à Corine enfin mais là il y a vraiment le le le 20e siècle est déjà là alors nous avons un peu de temps pour une petite
Pause café eu un quart d’heure 20 minutes maximum donc nous nous retrouvons ici à 11h10 hein d’accord merci merci à vous la registrazione alors n nous allons recommencer notre séance s’il vous plaît si vous voulez prendre place alors nous allons nous allons entendre maintenant Frédéric Canovas qui est professeur associé à
L’université de d’état de d’Arizona où il enseigne la littérature moderne il est aussi rattaché à l’Institut d’histoire de la représentation des représentations et des idées dans dans les modernités à l’Université Lumière Lyon 2 les spécialistes de l’œuvre d’André Gide dont il a édité la la correspondance avec René crbel il est
Aussi l’auteur et éditeur d’une dizaine de livres de nombreux articles sur des figures littéraires du 19e et 20e siècle dont le collectif genre et identité sexué chez Colette donc Gide Colette hein coédité avec Martin Red et paru au Press universitaires de rouan et du Havre en juin dernier ces recherches
Actuelles portent notamment sur la question de la représentation de l’Italie et plus particulièrement de la ville de Rome chez des auteurs comme André Gide Julien Green et colollette donc je lui donne la parole il va nous parler les titres très intéressant madame Colette chante les Blues merci beaucoup d’cun d’entre nous se
Souviennent d’avoir été bercé au milieu des années 80 par la mélodie d’un tube de Patricia cass intitulé mademoiselle chante le blues dans cette chanson la chanteuse originaire de l’Est de la France évoquait la condition féminine sur un air de blouse c’est l’ébran ces femmes qui je cite milit dans la rue
Avec tract et banderol celles qui jouent les femmes libérées et d’autres encore plus timoré qui mélange la vie en rose et image d’Épinal fin de citation malgré le CLIN d’œil dans le troisème couplet à une edit Piaf qui voyait la vie en rose le refrain de la chanson nous rappelle à
Plusieurs reprises que mademoiselle cass quant à elle chante le blues elle n’est pas la seule à la lecture des pages des heures longues consacrées à Rome nous avons souvent l’impression que Madame Collette elle-même a le blues le terme blues dérivé de l’expression anglaise Blue Devils les démons bleus abrégé en
Blues s’utilise comme chacun le sait pour dire d’une personne qu’elle est mélancolique victime de de ces démons qu’elle éprouve une espèce de vagalâ une légère tristesse qu’elle brode du noir comme on dirait plus communément en français colollette arrive à Rome le 26 juin 1915 quelques semaines à peine
Après l’entrée en guerre de l’Italie au côté des forces alliées le 26 avril 1915 alors que de sanglants affrontements entre les armées italiennes et austro-hongoises ont lieu le long du fleuve Isonzo à la frontière slovène au cours desquelles plus de 300000 soldats italiens perdront la vie la pensée de la
Guerre et des combats faisant rage en France et dans le nord de la péninsule empêche certainement la voyageuse de goûter à la dolchevita à laquelle est si souvent associée la capitale italienne logé à l’hôtel Regina Via Veneto pendant une semaine soit jusqu’au 1er juillet la Reporterre ou reporteresse de guerre du
Matin arpente les rues de Rome en proie aux blouses sentiment sans doute renforcé par la lumière particulière du gaz d’éclairage des réverbères éclairant la nuit romaine qui en été tombe beaucoup plusutôt qu’à Paris je cite c’est l’heure des réverbères bleus la hâte le hasard ont varié leur couleur du
Bleu brûlant des vitraux gothiques jusqu’à l’azur de la mer peu profonde nos visages et nos mains nu reçoivent tantôt le bleu flatteur d’un clair de lune d’Out tantôt la paleur verte de l’éclairage oxydrique le brouillard du Tibre Tremblant à l’eau autour des veilleuses bleues égrainées le long d’un
Quai Rome bleue intact paré par la guerre à trouvver dans la guerre de quoi rendre plus belle la beauté de ces nuits fin de citation des réverbères bleus au clair de lune à la de la même couleur en passant par celle des vitraux des églises et des veilleuse le long du
Fleuve les descriptions des heures longues baignent dans une sorte de halau de lumière bleu-âtre se trans se métamorphosant sans cesse en fonction de l’heure et au gré des déplacements de la voyageuse en une gamme infinie prenant parfois les teintes les plus surprenantes je cite de l’est à l’ouest
En un instant le bleu du ciel passe au rose et les buis noires massifs dont la main s’amuse à rebrousser la toison rude se couvre de rosé et quelques pages plus loin ébloui par la nuit de pleine lune nous ne voyons d’abord que le bleu cendré du ciel le bleu de Luciol des
Réverbères voilés pour la durée de la guerre le bleu de neige des marbres renversés le bleu oureux de nos ombres sur les dalles plates bleu nuit bleu ciel bleu rose bleu cendré bleu de neige bleu des ombres Colette décline au fil des pages toutes les facettes d’une couleur qui
Semble la fasciner et qui révèlent les états d’âes fluctuant de l’écrivaine en ces mois de guerre aussi instabl que ses sentiments cette véritable obsession pour la couleur bleue le lecteur et la lectrice des heures longues la découvraiit dès la 2uxe page du volume alors que l’écrivain revêtait son
Uniforme de reporter de guerre je cite mobilisation générale comment oublierai-je cette heure-là 4h un beau jour voilé d’été marin les remparts dorés de la vieille ville debout devant une mer verte sur la plage bleu à l’horizon bleu à l’horizon il n’en fallait sans doute pas davantage au
Lecteur et à la lectrice de 1914 pour faire surgir à la lecture de ces deux mots la couleur des uniformes que l’armée française vient adopt et qui a fait t couler tant d’ancre dans les journaux de l’époque c’est en effet par un décret du 27 juillet 1914 un jour
Avant l’entrée en guerre que le ministre de la Guerre de Raymond pocarré prit la décision de changer l’uniforme français la guerre moderne imposait en effet d’adopter des couleurs plus ternes si au moment où Collette rédige ses premiers articles pour le matin les combats se font encore avec l’ancienne tenue
Garance hérité du Second Empire soit pantalon rougees et vestes bleu marine dès le prier 1 juin 1915 c’est-à-dire 3 semaines avant son arrivée en Italie l’état-major commence à distribuer aux soldats le nouvel uniforme de couleur bleu horizon accompagné d’un casque d’acier rapidement le bleu horizon devient alors le symbole du soldat
Français celui qu’on désignera plus tard sous le nom de poilu derrière l’omniprésence de la couleur bleue dans les descriptions que colollette fait de Rome c’est donc avant tout la préoccupation que l’écrivaine nourrit pour le sort des soldats français qui motive son recours inconscient à cette couleur pour dépeindre la ville sa lumière ses
Édifices et jusque ses habitants les premiers paragrap des pages consacrés à Rome annonc la couleur pour ainsi dire il y est moins question de Rome que des soldats la guerre la guerre des rencontres de trains militaires les uniformes sur les voies la variété des cartes postales et des emblèmes
Patriotiqu vendu dans les gares m’ont ramené à ce malâ qui vit avec nous auquel nous avons consenti tout tous ses droits et qui se nourrit de nous-même j’arrive à Rome les roulements de tonner de grêes de pluie mais les d’éclair de foudre et de soleil la guerre réprouvant
Ce qu’elle appelle ce malâ qui vit avec nous soit cette guerre qui désormais fait partie du quotidien des Français et des françaises depuis plus d’une année Collette ne voit plus en entrant à Rome que les signes de l’entrée en guerre de l’Italie au côté de la France le costume
Militaire efface la présence du costume civil local les monuments représentés si souvent sur les nombreuses cartes postales proposées aux touristes sont remplacés par des emblèmes patriotiques et les les orages poméridiens raisonnent comme des roulements de tambours ou l’explosion des des bombes sur le champ de bataille la guerre est partout Rome
N’est plus dans Rome comme le clamait le commandant rebelle ctorius dans la pièce éponyme de Corneille rares sont les monuments et les quartiers de la capitale cités dans les heures longues au fil des pages on note tout tour à tour une tratoria du trastever les environs du forum de
Tragent le marché de Campo de Fiori le théâtre Marcello les jardins de la ville amedichi pour ces quelques lieux tout emblématique de la capitale italienne soit-il combien d’autres et non des moindres Collette a-t-elle omis de citer où sont les ruines du Colisée des termes de Caracala le dôme de Saint-Pier et les
Façades des basiliques baroques les tours du château Saint-Ange les bassins de la fontaine de Tréville ou même les colonnes du Vittoriano l’hôtel de la patrie italienne inauguré à peine 4 ans plus tôt et qui immanquable domine de ces impressionnants volumes Piazza Venecia au bout de la Via del Corso pour
Ne parler que des formes les plus visibles du paysage de la capitale et sans évoquer bien sûr ces musées ces galeries ces grandes demeures patriciennes de tout cela Collette semble peu se soucier et lorsqu’au détour d’un paragraphe elle se hasarde à les évoquer c’est le plus souvent moins pour inventer les BE
Que pour en faire le décor discret d’un drame qui se joue ailleurs car tout à Rome ramène Collette à la France et à la guerre il en est ainsi de l’architecture urbaine les ruines du forum ne suggèrent pas tant l’incroyable destin millénaire du peuple romain et de son extraordinaire empire bâti sur trois
Continents que les destructions occasionnées par les obus lâchés par Paris sur Paris pardon par les Taub et les épelins Allemands durant les premiers mois de la guerre je cite le forum à nos pieds est un jardin ravagé dont la nuit rajeunit le désastre Porsche rompu pierre blessé j’ai vu tout
Cela il y a quelques mois sur le sol français qui fumait encore le traumatisme des destructions constaté à Paris un an plus tôt est tel que la fumée des incendies provoqué en France par les bombes allemandes semble se répandre dans l’espace et à plus de 1500 km de Paris recouvrir à son entour
Le paysage romain d’un voile de vapeur et se résumant à un jardin ravagé comme si la vue de notre reporter de guerre était encore troublé par les fumées causées par le feu des armes je cite le long des ruelles du trastever dans les fossées du Gianicolo l’ombre massive du
Théâtre Marcello qui soude sa ruine énorme et enfumé aux petites maisons d’une Piazza tout éclairé de citron et de tomat toute la ville de Rome se trouve métamorphosée sous l’effet du regard enveloppé de fumée de la journaliste où le sang et le feu domine je cite le soir
Infuse aux colonades blonde du travertin fauve des palais un sang plus rose la journée le soleil devient je cite une vague de feu dont le rayon oblique traversant une église l’embrase le ciel romain presque blanc est victime lui-même de je cite l’incendie horizontale du couchant énième tragique conséquence d’une guerre
Qui dans ses pages prend des proportion stratosphérique au point de transformer le farniente de la capitale romaine plongée en pleine période estivale en un champ de bataille où grondent les canons et brûlent les incendies déclenchés par les les obus de l’ennemi un peu plus loin au campo de Fiori je cite le soleil
Impose à travers les manches des rayons vés un instant d’immobilité est puni d’une brûlure appliquée sur la nuque entre le col et les cheveux fin de citation le vocable vésican rare dans la langue française est encore davantage sous la plume de colollette il n’apparaît nulle part ailleurs dans tout
Le texte des heures longues il surgit néanmoins ici au détour d’une phrase consacrée au marché romain pour définir de manière métaphorique l’effet nocif des rayons du soleil sur la peau alors qu’au sens premier l’adjectif renvoie avant tout dans la littérature de l’époque aux blessures occasionnées par les gazes de combat tels le dichlore
Utilisé par les romans les Allemands dès 1915 le fausse gène au chlore utilisé par les Français ou plus tard l’hyérit le fameux gaz moutarde inventé par le chimiste allemand Fritz habber autant de gaz qui provoque de graves lésions sous la forme de brûlure chimique aux yeux à
La peau et aux muqueuses y compris à travers les vêtements les bottes et les masques que portent les soldats ou pour reprendre l’expression de la journaliste sur la nuque entre le col et les cheveux de toute évidence c’est bien le traumatisme physique et psychologique causé par l’effet dévastateur des nouvelles armes destructrices utilisées
Sur les champs de bataille en France et en Allemagne qui réussit ici à convertir le récit d’une agréable passéjata sur le SO sous le soleil de Rome en une expérience bouleversante équivalente à celle d’une exposition au gaz de combat sur le front comme si ces mêmes gaz finissaient par se propager sans fin
Jusqu’à contaminer les rues et les places de Rome pour ne plus laisser aucun répit à notre reporter sous l’emprise de ces sentiments altérés par les nouvelles de la guerre c’est bel et bien une autre ville que colollette quoiquelle en dise a sous les yeux à Rome et qu’elle donne
À voir à ses lecteurs et ses lectrices du matin et ce en dépit de précautions oratoires comme comme ce je vois distinctement de la page 115 où l’adverbe révèle davantage une volonté d’apparaître objective dans la description qu’une véritable objectivité de la part de la descriptrice je cite je
Vois distinctement sur un éter laiteux et sans lune la forme babélique du château Saint-Ange et sur le pont les saints théâraux les draperie pleine d’un souffle inutile qui adressé le Bernin ici encore dans dans comme dans les exemples précédents les terres lteux trahit l’effet d’optique dont est victime la descripce descriptrice
Transposant la réalité visible en un univers au contraire beaucoup plus subjectif soumis à ses angoisses éloigné aux angoisse de la voyageuse éloignée de la patrie en danger dans l’un des rares passages empreint d’enthousiasme et citant pmel certains des plaisirs les plus simple que l’Italie offre à ses
Touristes je cite la belle langue qui chante la foule chaleureuse Gati et limonade fin de citation Colette révèle combien tous ces plaisirs d’essence pourtant si vif ne parviennent point à endiguer chez elle l’angoisse qui paralyse son esprit et modifie le regard qu’elle porte sur Rome je cite je ne
Pensais pas qu’un si beau voyage put être une épreuve c’était une fête que mon départ voir l’Italie me jeter au moment où il se tendent vers nous dans ses bras fraternels écouter deviner la belle langue qui chante autour de moi me baigner dans dans une foule chaleureuse
Qui se délasse la nuit qui hume des géattis et des limonades en lisant à la lueur des lampadaires bleu peu de temps a suffi pour que je ressente aux heures ambigues du jour le mal de n’être qu’une Française détachée de la France et éloigner de ce qui compte pour elle le
Plus son amour sa patrie son foyer fin de citation du je vois distinctement de la page 115 oh je ressens le mal de n’être qu’une Française détachée de la France trois paragraphes plus loin on peut aisément mesurer combien l’expérience romaine de Collette dans les circonstances pénibles aussi
Pénniible que celle de 1915 a pu surprendre la voyageuse et la décevoir elle qui se faisait une joie de se baigner dans la foule chaleureuse du Bel paesé un des motifs récurrents de la description de la ville est comme je viens de le suggérer l’évocation par Collette de différentes formes de gaz ou
De vapeur toute plus plus mystérieuses les unes que les autres qui semble envelopper l’espace autour d’elle l’isolant et faisant obstacle à toutes ces tentatives pour voir et pour décrire depuis les matins brumeux qui l’oblige à loisiveté physique jusqu’au brouillard du Tibre tremblant en halo le soir le
Point de vue d’où se place la descriptrice ne semble pas changer grand chose au résultat en regardant du haut de la terrasse de Frascati en direction de la mer comme en un général scrutant l’horizon la veille d’une bataille importante la Reporterre du matin ne peut que constater la difficulté à
Dépasser les obstacles qui viennent brouiller sa vision je cite je ne savais pas qu’en admirant au loin la plaine puis au-delà de la plaine cette marge vaporeuse d’un bleu suave qui dénonce et cache la mer je me laisserai prendre et troubler par une seule pensée plus loin que cette plaine et d’autres plaines
Plus loin que cette eau ce n’est pas encore la France fin de citation matin brumeux brouillard en halau et terre laiteux marge vaporeuse d’un bleu suave tout dans Rome et autour de Rome et perçu comme au travers de nué de gaz de vapeur et de cette brume envahissante et
Persistante qui correspond moins à une donnée météorologique réaliste de la région romaine durant l’été qu’à un certain état d’esprit troublé de la voyageuse tout enveloppé de confusion et traumatisé par les effets que d’autres d’autres gaz autrement plus réel et mortifè produisent sur les soldats français toute tentative pour échapper à
L’emprise de la guerre sur son esprit et pour se distraire en goûtant au charme qu’offre Rome semble ainsi voué à l’échec quoi qu’elle fasse ou qu’elle aille pour y poser son regard les visions terribles de la guerre se superposent dans l’esprit de la reporterire du matin au lieu et au sces les plus
Enchanteurs je me tourne je je cite je me tourne vers les spectacles vivants où l’eau parle où la ruine la tombe et la statue se couronne de vignes fin de citation derrière la ruine la tombe et la statue d’une allée tranquille du cimetière des Anglais à testacho se
Dressent bien sûr les ruines causées par les bombes ennemies les tombes éparce des soldats tombés sur le champ de bataille et enterrés à la vavite sous la pression de l’avancée des Allemands et enfin les statutes érigés en l’honneur des vaincus ces futurs fameux monuments aux morts dont le moindre village
Français se devra de faire ériger pour honorer ses fils tout à Rome ramène colollette aux soldats français morts ou prisonniers ainsi dans les rares galeries qu’elle honore de sa présence la voyageuse note que je cite les musées non’ont plus de gardiens servil mais des jaoliers fin de citation la tranquillité
Que ces lieux repliés sur l’art et le monde du passé comme les églises peuvent apporter aux visiteurs ne réussit pas à soulager la française qui prend bien soin d’affirmer au contraire je cite je fuis seulement d’instinct la paix des musées dont la sérénité me pèse et le vide plafonné des basiliques fin de
Citation à la paix et à la sérénité des édifice romain séculaire qui pourrait lui faire oublier momentanément ses inquiétudes et sa peine Collette préfère le souvenir du tumulte de la guerre lointaine comme si son devoir était de soutenir en esprit ses compatriotes à tout moment en dépit de son éloignement
Sans jamais perdre de vue ne serait-ce qu’un instant le drame qui est en train de se dérouler à des milliers de kilomètr de Rome tout empreinte de son sens du devoir et craignant peut-être d’être accusé de légèreté en des heures aussi tragiques Collette ne tient certainement pas en se promenant dans
Les rues de Rome à donneré l’impression à ses lectrices et ses lecteur du matin qu’elle a fui les dangers de la capitale pour se divertir ailleurs qu’elle a déserté la patrie en danger pour les charme plus tranquille de l’Italie excite donc la dolchevita certaines pages des long des heures longues donne parfois
L’impression que Collette en fait un peu trop ainsi le mouvement des hirondelles dans le ciel romain au crépuscule tourne dans la description qu’elle en donne à un combat que semble se livrer dans le ciel deux avions ennemis fonçant l’un sur l’autre comme le bombardier voisin de l’aviation française et le fameux
Taub de l’armée allemande que colollette cite au moins une dizaine de fois dans les heures longues et auxquell elle consacre tout un article au mois de juillet 1915 au moment même où elle termine ses pages sur Rome justement je cite le ciel tout entier semble tournoyer en même temps que les
Irondelles elles sont miles et davantage elles se font flèches ou cailloux lune tombe fait la morte jusqu’au sol se relève en boomerang et siffle contre notre oreille montrant son noir petit œil de chasseresse féroce et le bord tranchant d’une aile qu’un rayon aiguise le cri de convoitise qu’elle jette
Semble le crissement d’un javelot hérissé leur jeu est si terrible et si pressé qu’on oublie l’oiseau pour ne plus songer qu’au Dar jailli au silex précipité par la fronde à l’acier bleu qui perce solire rival obstiné volant haut nous n’avons qu’à cligner les yeux à renverser un peu plus la tête pour
Isoler sur le ciel les spires les feintes le combat de deux noirs avions fin de citation flèche boomerang javelot silex le nom d’armes tranchant projeté avec force dans l’espace évoque autant pour les lecteurs et les lectrices de 1915 le mouvement et le vacarme des avions au-dessus de Paris dès les
Premiers jours de la guerre que ceux des volatiles évoluant dans le paisible ciel romain d’ailleurs certaines expressions comme les verbes tomb sifflés précipités percés les adjectifs mortes tranchant férocce hérissés les noms acier chasseress et crissement avec leurs allitérations en ce et en che ne laisse aucun doute quant au véritable sujet de
La scène de pages plus loin Collette réitère en décrivant le mouvement des chats déambul au sein de profonds espaces au pied de la colonne de tragent je cite creusé comme une piscine d’où les EAU auraient fui ici encore comme plutôt avec les hondelles dans le ciel la descriptice métamorphose les félins en
De prudents soldats d’infanterie tentant de se rapprocher des lignes ennemies avant l’assaut je cite un chat deux chats trois chats approchent convergeant vers le forum l’un vient d’une rue à pas compté l’autre surgit de l’impasse s’arrête pour donner un seul coup de langue à son flanc et repart une chatte
Blanche assurée descend au forum contre nos pieds en glissant le long du mur comme une coulure de cire deux matou Rivau parvenus au parapet sans poigne sans un cri les chats du forum habitent une noble ruine concédé à leur bataille à leurs amours et à leur sommeil
Dururnne fin de citation nous ne sommes pas si loin que cela de la guerre des tranché en fait dans le chapitre des des heures longues intitulé chien sanitaire et rédigé en mai 1915 Collette s’interrogeait déjà sur la ressemblance entre un lieutenant d’infanterie et Turco chien berger de l’abri je cite
Soldat ou chien je je ne sais plus de qui l’on parle ceux-ci sont dignes de ceux il n’y a qu’à voir s’éloigner ensemble déjà amis ces deux braves qui rejoignent demain qui se rejoignent demain le le leeutenant et le chien Turco drap bleu gris et poil gris bleu
Silencieux agile ils sont déjà couleur d’horizon couleur de l’ombre azuré des ha couleur de l’argile bleuâtre des tranché si Colette n’hésite pas ici à comparer l’animal qu’il soit chien ou chat à l’homme c’est aussi l’inverse qui est suggéré dans les descriptions qu’elle donne dans d’autres pages consacré à Rome et plus particulièrement
À sa population je cite c’est dans les rues pauvres que j’aime le mieux regarder la marmaille romaine assises sur des seuils ténébreux de jeunes mè étalées sont couvertes et parcouru d’enfants comme des lisses tranquille qui laisse jouer et se battre sur elle une progéniture déjà en Danté mi femme
Mi animal la jeune romaine du trastever rveille sur sa portée comme les chienne qui aent dans le quartier populaire tandis que les jeunes Romains mi hommees mi animaux prennent les traits de divinité champêtrre je cite en grandissant les garçons deviennent les minces faunes dorées qui ont enchanté les sculpteurs et les
Peintres comme l’a suggéré Kiara Carlino les unes et les autres accompagné de ce que Collette désigne de façon affectueuse et admirative la marmaille ou des volets piaillantes d’enfants euh les les unes et les autres donc les les les les femmes romaines et les hommes Romains symbolisent aux yeux de la française l’extraordinaire et
Enviable fécondité du peuple italien et lui font déplorer au contraire la baisse de la natalité qui touche la France de façon encore plus dramatique depuis l’entrée en guerre de cette dernière et l’éloignement des hommes de leur foyer je cite malgré moi je m’attarde ici à un spectacle toujours rare chez nous et
Qu’une guerre de 12 mois en France a prohibé les femmes enceintes opulentes massives au soleil comme des tours qui marchent en portant devant elles l’avenir et la fortune de l’Italie les spécialistes de la période notent qu’en ce début de 20e siècle sa dynamique démographique place la France à part comparativement aux autres grands
Pays d’Europe en effet à cette époque le taux d’accroissement naturel de ces derniers est au moins 10 fois plus élevé que celui de la France il est ainsi nettement supérieur sur cette période en Allemagne en Autriche-Hongrie en Grande-Bretagne en Espagne et aussi en Italie hondel chat chien femmes hommes et
Enfants toutes les créatures de l’extraordinaire bestière romain de Collette dans les heur longues ont ceci de commun qu’ell trahissent toute l’angoisse de la voyageuse et de ce que cette der dernière nomme son ennuie d’exiler j’en arrive à ma conclusion croyais-tu pouvoir sereinement comme un touriste d’été goûter la beauté de l’Italie et réjouir
De la croisade s’interroge colollette à mi-parcours de son séjour romain si les longues et fervantes descriptions des paysages du sud de la France par l’auteur de la vagabonde laissaiit présager 5 ans plusut tôt un regard non moins enthousiaste pour Rome et les paysages de la campagne romaine
Il faut bien reconnaître qu’il n’en est rien force est au contraire de constater que la rencontre entre colollette et la capitale italienne aboutit en 1915 à un rendez-vous raté ne maîtrisant pas la langue italienne ni les codes de la vie sociale de la péninsule l’esprit tout
Occupé du drame de la guerre qui fait rage en France la Reporterre du matin se contente de poser un regard distrait sur ceux et ceux qui l’entourent évitant souvent les contacts observatrice en retrait d’une réalité qui lui échappe et qu’elle repousse Colette se réfugie dans ses propres pensées accaparé par la
Crainte de savoir sa patrie au loin en danger ainsi des pages des heures longues consacrées à Rome se dégagentil un fort sentiment de mélancolie ou de blouse pourrait-on dire finissant par ternir l’image éblouissante de la ville éternelle comme Joakim du Bellet dans les regrets l’auteur des heures longues
Peut murmurer à son tour sur un air de blouse plus me plaît le séjour qu’on bâtit mes aïeux que des palais Romains le front audacieux plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine à l’heure des réverbères bleus révélant le bleu brûlant des vitreux gothiques et le bleu
De neige des marbres des églises et des monuments romains le regard de Collette préfère se perdre dans l’azur de la mer peu profonde et le bleu flatteur d’un clair de lune un bleu qui comme le bleu cendré du ciel romain et l’acier bleu qui perce l’air tire parfois vers le
Gris et la couleur des armes pour rappeler à l’écrivain en ces mois de guerre la couleur de l’uniforme des soldats de l’armée française contrastant avec la tenue réséda des rares soldat italien encore présent dans la capitale italienne l’omniprésence mélancolique de la couleur bleue enveloppant Rome et ses
Habitants d’un voile qui isole de plus en plus la journaliste au fil des pages reste l’un des symptômes dans les premiers mois de la guerre de ce mal de nêtre qu’une Française détachée de la France élooigné de ce qui compte pour elle plus qu’elle-même son amour sa patrie son foyer je vous
Remercie merci beaucoup Frédéric Canovas pour cette vision de Rome si suggestive en bleu à travers les yeux de Colette en tend de Guer en effit une vision bleue de Rome assez rare on la voit plutôt avec des des couleurs jaunes rouges enfin avec le soleil mais les peintres l’ont
Toujours représenté en général s une lumière éclatante et donc vraiment ça cette lecture était très intéressante alors malheureusement j’ai je dois prier Fran de me remplacer parce que dans dans une vingtaine de minut de minutes je dois quitter la salle donc je ne veux pas interrompre hein oui
D’accord présenter d’abord oui alors je vais la présenter et puis on se oui oui oui bien sûr alors oui on donne je donne très volontier la parole à Paul palme qui est maître de conférences en étude cinématographique maintenant nous allons passer au au cinéma ce qui qui aussi
Nous intri et nous intéresse beaucoup à l’université de C Normandie et enseignante à l’école du Louvre elle a publié plusieurs articles sur colct et elle a dirigé l’édition critique des textes de collecte sur les cinem en italien elle a publé l’ouvrage La vagabonda deermo Colette et cinema
Etd en 2015 et en 2023 en France cette et les ciném chez quidam Paris elle est membre du conseil d’administration de de l’association Société des Amis des colollettes et bien alors par à palme je vous passe très volontiers la parole et je bonjour euh merci tout d’abord pour cette
Invitation qui m’a permis de revenir sur des recherches que j’ai fait il y a il y a un moment et de les enrichir avec quelques nouvels éléments pour vous présenter le plan et donc les points principaux de mon intervention je je vous rappelle qu’en avril 1917 est tourné à Rome la première
Adaptation cinématographique de la vagabonde de Collette publiée en volume en 1910 les films est présumés perdus mais il est possible de répérer et travailler sur plusieurs traces non film c’est-à-dire écrite et iconographique nous allons donc reconstruire le parcours de cette coproduction ou plus précisément collaboration cinématographique franco-italienne en mettant en valeur
L’extraordinaire engagement personnel de colè dans ce projet elle rencontre un producteur écrit l’adaptation et impose son ami Musidora comme protagoniste de plus dans l’article intitulé l’invers du cinéma publié en 1917 cette livrera un contreendu passionnant du tournage et pourtant assez critique des coulisses de la fabrication de la version filmique de
Son roman et de l’expérience de se voir adapt à l’écran tout en faisant la promotion du film et du talent de Musidora Colette a donc assisté au tournage dans le studio roman de la sociétat italiana per film d’Arte mais elle avait commencé à dialoguer avec son administrateur délégué Giral Savio avant
La production du film il s’agira de montrer que dans les années 1910 elle a déjà développé un intérêt pour le cinéma qui ne se limite plus seulement à la critique nous verrons également et si et comment la réception critique du film en Italie et en France prend en compte la contribution des
Collettes pour commencer il faut rappeler que pendant certains des première des premiers voyages en Italie euh de colollette elle en profite pour proposer des scénarios à des producteurs et distributeurs italiens il nous semble évident qu’elle a le projet de faire adapter d’or en avant de manière quasi systématique ses ouvrages et quel qu’on
Soit ses adaptations dès le début avec un respire international cette va en Italie pour la première fois comme ça a été rappelé en 1910 et une deuxè en juin 1915 quand elle est chroniqueuse au matin et elle est envoyé un reportage en Italie où son père avait fait la guerre et il
Semblerait donc on l’a vu can sveur il chantait volontiers des chansons italiennes évoquées pour faire enrager sido les beautés des milanaises comme Colette a voulu nous raconter au mois de juin à Rome Colette refuse les avances de Gabrielle d’Annunzio qui réside dans le même hôtel Regina dans la Via vctorio
Veneto qui plus tard lui écrira en dépêche que j’ai toujours trouvé très intéressant il écrit par laasscière Catherine pas identifié je j’ai toujours votre j’ai aujourd’hui votre belle tête vivante sur ma table de travail mais je voudrais aussi le secret de votre prose je baise vos mains en souvenir de Rome
1915 à Rome en 19 15 Colette visite des palais des églises pour par le sous le guide du compte Primoli elle voyage à Turan Albano Milan louano et du 30 juin au 4 juillet elle est à Vénise au moin d’août de la même année elle est à
Nouveau à Rome en septembre 1916 et jusqu’au 29 octobre Collette ser rend à cernobio sur le bord du lac du COM envoyé cette fois par la vie parisienne elle espère également voir son mari Henri des jouvenels ça a été rappelé qui va en effet la rejoindre grâce à une
Infectation civile le 14 septembre 1916 elle écrit une lettre par intermédiaire de Madame Sigrist de Sesti pour transmettre à la société Lombardo qu’elle écrit lombarde les les conditions de la vente en Italie du scénario de Claudine extrait de deux romans claudine à l’école et Claudine à Paris quand au 10 scénari Collette
Affirme qu’il est et je la cite écrit et signé par moi sur l’écran fin citation le destinataire de cette proposition est bien choisi Gustavo Lombardo est alors le principal distributeur italien pour la production national et international il distribue les films de cler et de Gomon et en 1916
Il est en train de fonder à Naple sa première société de production or Colette insiste fermement pour que musuder soit l’interprète de la protagoniste contre la vie de vly à cause d’une bataille légale pour les doigts des romans contre entre vly et colollette le film passera dans d’autres
Main et et Claudine prendra son premier visage cinématographique en 1918 sous d’autres traits c’est-à-dire ce de mode LTI le film a décliné en quatre épisodes claudine à l’école Claudine à Paris Claudine à ménage Claudine sa tous sorti en 1918 et correspondant donc aux quatre titres de la série de romans mais les
Réalisateurs en est inconnu Colette n’abandonne pas le cinéma ni ni musudora pour autant dès décembre 1916 c’est à Paris que tourné mine adaptation de l’Ang libertine roman de colollette publié en 1909 et dont l’crivaine possède cette fois les droits le rôle titre est interprété par mus d’oral le
Tournage est achevé et dans le film du 2 décembre 1916 min figure parmi les films dont la sortie est annoncé par une publicité de la Société des production Lumina film dans l’ancart le scénario est attribué à madame Colette Colette vly cependant il semble que les films n’a jamais été
Diffusé au même moment fin 1916 l’écrivain confie à Musidora j’ai écrit à Gom lu disons que des difficultés entre viler et moi m’empêchaient de m’engager envers lui pour les claudines là on sait pourquoi j’ajoutais négligemment qu’avec la vagabonde j’aurais pu signer tout de suite attendons au mois de janvier 1917
Colollatéom nouvelle fois l’acompagnerie de jouvenell qui a mission diplomatique à Rome col travaill à ses chroniqu de guerre pour informmer un recueil Les heure longue mais elle s’essayille aussi à une tâche dans la nouveauté l’xite elle écrit le scénario d’un film tiré de la vagabonde et elle en profite pour
Contacter un producteur en vue de l’adaptation de la vagabonde à l’écran mudera est est de nouveau de la partie et son ami lui écrit pour lui proposer le rôle de la protagoniste mon petit musi sur la demande du directeur de la film d’art associé à Rome de la maison
Paté je te prie de m’informer si éventuellement tu es libre en février et mars le contrat si contrats il y a pourra se prolonger 5 ou 6 mois il s’agirait pour commencer de la vagabonde avec minimum de 5000 par film pour toi voyage payé tu prendras pendant ce temps
La place vdette de napierkovska réponds-moi immédiatement car le monsieur car le directeur Monsieur le Savio homme intelligent par chance et cultivé va à Paris les 18 et doit aller te voir tu connais la maison elle est solide et bien côté je reviendrai sur ce point je n’ai encore parler d’ d’aucun
Prix ni pour toi ni pour moi la garantie minimum dont je te parle est le renseignement officieux que j’ai puisé dans la conversation que j’ai eu avec lesosavio père et fils aujourd’hui ne bavarde pas sur ce sujet quand il avant qu’il soit amorcé et signé il est toujours annuyeux d’avoir l’air aux yeux
Des autres maisons d’avoir raté une affaire donc pas de confiance à personne notre situation s’annonce comme bonne dans la maison il cherche un successeur à na piierkovska et des films signés d’un auteur connu la tonalité de cette lettre est celle d’une femme d’affair protégeant ses intérêts mais aussi celle d’un agent
Qui contracte pour sa cliente cette fois-ci le processus contractuel est mené à bon terme le film La vagabonde dont le director artistico est Eugenio Pergo avec une contribution mal définie de Musidora est tourné dans la capitale italienne durant le printemps 1917 et Collette assiste au tournage colollette a donc de son
Initiative préparé un scénario convaincu un producteur elle a probablement discuté les conditions de contrat et elle a imposé sa veddette en jetant les bases pour une collaboration avec la film d’Arte italiana sur le moyen long terme toutefois en janvier elle ignorait certaines choses tandis qu’elle demandait à Musidora de garder le secret
Sur les transactions avec la film d’art elle ne savait pas elle-même même ce qui se produisait dans les coulisses de la société italienne la société romaine de paté en réalité filiale créé par la firme française auocq en 1909 ne devait pas le rester très longtemps paté manifestait déjà depuis février 1915
L’intention de se séparer de cette filiale nous l’prenons dans une longue lettre de l’ossavio ému mais résigné directement à charpaté du 7 17 avril 1917 lettre qui résume la situation la firme n’est pas si solide que ça comme croyait Colette la filme d’art est en déficit
Depuis au moins 3 ans et le divorce de la maison française est désormais inévitable la lettre en question qui est conservée dans le fond de la fondation sedouaté à Paris fait 5 pages et donne plusieurs éléments comme vous le voyez sur ce divorce de ureux donc lorsque au printemps
1917 cette séparation est sur le point d’advenir le directeur de la f d’Arte prévient celui de paté il est bien entendu que les bandes cosetta qui est déjà envoyé à Paris en ce jour la vagabonde de colollette vly je vous rappelle qu’à l’époque l’auteur d’un film est presque toujours l’auteur du
Texte du sujet donc de Colette vly en exécution et une 3è en préparation doivent être doivent être retiré et payé au prix coûtant augmenté de 25 %. la vagabonde a donc été tourné un moment délicat pour la société de production italienne ce qui a une répercussion sur
La carrière de Musidora dont le statut de vedette de la f d’Arte prendf à peine établi lorsque Colette lui avait proposé les rôles en janvier les jeux étaient en substance déjà fait et la rupture entre les deux sociétés est interinée par contrat le 30 juin 1917 avant cela le Savio s’était assuré que
La vagabonde euh pardon dans une autre lettre qui est cellelà euh dans une lettre à Louis Jan directeur du service du contentieux de paté cinéma 5 juin 1917 il s’était assuré que le film dont le montage est achevé depuis début début juin comment on peut la la prendre
Depuis euh cette lettre fut assuettie au régime précédent la session le film est donc expédié en France il sort à Paris le 22 mars 1918 distribué par paté mais il sortira en Italie seulement le 17 février 1919 avec un visat de censure daté 1er janvier ce retard italien a été
Probablement provoqué par la disparation de la film d’Arte mais mais qui par contre à l’été 1917 était assez sûr de la sortie imminente du film dans la péninsule pour investir dans une campagne publicitaire annonçant l’arrivée de la vagabonde et avait même organisé une avant-première romaine je reviendrai sur ce point à ce
Jour le film est donc considéré comme perdu et aucune trace de la contribution que Colette a apporté à son écriture n’est parvenu jusqu’à nous mais des bripes du récit du tournage parsème son œuvre littéraire dans la ver du cinéma par exemple publié en septembre 1917 d’un féminin pour promouoir le film dans
La tente de sa sortie Colette ignore complètement le réalisateur et se concentre sur les acteurs sur les figurants et sur la jeune femme si photogénique qu’elle n’est pas nommée qu’elle ne nomme pas pardon mais qui est bien musudora il contient aussi la description des supplices que subissent
Les interprète sur le plateau sous les vitres du Hal sans mouraill et ajoute dans une lettre musie donne tout ce qu’elle peut et affronte sans fermer les yeux ni plisser les nez la terrible lumière de 10h à 5h il arrive qu’on tourne encore à 9h du soir
Au lampe dans les années 1910 colollette se dépense énormément pour Mora et contribue largement à soutenir ses ambitions cinématographiques elle comprend que le charme de son ami est au moins est au moins aussi puissant que sa propre renommée toutefois et c’est un trait éminemment collec tout en poursuivant ses propres objectifs
Elles y associent celle qui pourra lui lui être utile pour les accomplir mais quel rôle a eu Colette dans l’adaptation il faut d’abord souligner que quand elle écrit ou elle dit d’écrire un scénario il faut préciser qu’il s’agit plutôt vraisemblablement d’un sujet c’est-à-dire une forme d’écriture pour le cinéma qui n’a rien à
À faire avec un découpage voir le film écrit prêt pour rentrer en production et que même en étant l’auteur du film elle n’a pas le droit d’intervenir sur les choix de découpage costume et décps dans la verre du cinéma elle ne se prive elle ne se prive pas de marquer en effet
La différence entre son scénario et les films qu’elle voit tourner elle écrit ce n’est pas mon travail qui me retient ici c’est celui des autes moi je suis seulement ce témoin cet indiscret ce ce toisif l’auteur du scénario con Conon est en train de tourner la jeune femme
Si photogénique donc Musidora va tourner une scène capitale de mon scénario pour laquelle on na requis d’ailleurs ni mon avis ni mes conseils sans quoi j’aurais donné à entendre à à grand renfort de périphrase diplomatique que le pyjama purdame fut-il accompagné d’un diadème hou si mux veville que drame dans une
Lettre à Marguerite Moreno Collette signale dans ce film un fragment de pantomime mondaines qui ressemble à méphistophéè mudorade de minu et un paysan de la Calabre pourquoi mon Dieu pourquoi celui qui succède à colollette à la rédaction de de l’ domandire le film loui des Luc semble
Confirmer le point de vue de l’écrivaine la vagabonde a été italianisée juste préféré voir film met à l’américaine l’héroïne de Colette vly mais l’auteur a mais l’auteur a si peu de voix au chapitre dans ce sorte de transposition que vraiment un spectateur est bien fou
De vouloir dire son mot au au moment de sa sorti la vagabonde laisse en France quelques traces dans la presse qui suggère que la distribution sinon le succès du film a été conséquente le carnet de la semaine du 24 mars 1918 annonce que la vagabonde fera courir je
Cite fera courir tout Paris à Tivoli cinéma où il pourra applaudir l’interprète idéal de cette belle œuvre mademoiselle musora si adoré du public fin citation on met d’abord en avant le nom de Colette auteur du roman dont le succès je cite est encore présent à la mémoire de tous fin citation et après
Celui de la société de production film d’Arte italiana le nom du réalisateur n n’est pas mentionné mais il faut rappeler qu’à l’époque cette mention n’était pas courante pourtant nous apprenons dans la même page que vendredi 22 mars le Cirque d’Hiver boulevard du Temple le plus ancien cinéma de Paris
Renouvelle complètement son affich et nous offre le chef-dœuvre de Madame Collette vly la vagabonde transf transposée au cinéma et interprété par musid d’or la semaine du 22 mars le film également à l’affiche des salles omniapatées situé au c du boulet boulevard Montmartre et artistique 6 rue
De Douet et on nous rappelle que je cite madame Colette est considérée à juste titre par tout le monde et lettres comme une façon de génie il est donc naturel que le cinéma est tenu à honneur de posséder un f d’elle et du moins extrait ou au moins de extrait dans de ses
Romans fin citation au moin de mai le petit courrier a annoncé plusieurs fois que cette semaine la délicieuse musidoraa la perle de l’écran obtiendra certainement un très gros succès dans la vagabonde l’adaptation scinématographique du roman de Colette vly filmé par la célèbre marque film d’Arte italiana éditée par Pat frè la
Renommée de la de la romancière et de Musa semble l’argument principal de la promotion du film et je vous ai reproduit aussi cette publicité française qui comme vous le voyez très bien met le nom de colollette au milieu et euh à côté de celui bien sûr du titre
Du film et du nom de la de la veddette très célèbre veddette de l’époque Musidora le nom du réalisateur encore une fois ce n’est pas un donné qui est euh qui est fourni mais et en Italie comme je l’ai annoncé tout à l’heure à l’été
1917 à l’été 1917 entre le mois de juin et le mois d’août la vagabonde semble sur le point de sortir il faudra attendre presque 2 ans en réalité mais entre-temps la presse annonce avec insistance l’arrivée de la vagabonde sur les écrans Italiens les annonces sont accompagnées de plusieurs photos des
Tournages et des promotions qui nous permettent d’avoir au moins un aperçu du film perdu et que je vais vous faire euh passer rapidement donc là il y a même un un texte que je n’ai pas que je je pensais j’aurais pu la eu la possibilité de lire
De la de la de la slide mais je c’est un peu loin donc je vous le laisse découvrir tu veux qu’on le lise ouis c’est moi je vois très peu donc ah d’accord je vis le faire donc on parle du commandat leavion et je je j’ai souligné cette
Partie du texte parce que je voulais mettre en évidence comment à l’époque encore on disait que que le SAV comme colollette le croyait aussi donc évidemment elle avait été à l’écoute de d’autres d’autres arguments que ceux de le Savio lui-même e te il decano degli industriali della Cinematografia
Italiana il maestro dei mille e mille sopravvenuti quelli che ha dotato la film d’artte italiana di un’organizzazione finanziaria solidissima temprata a tutti i venti del Nord e del Sud per quanto riguarda il film il soggetto della nuova eccezionale pellicola che la fin d’Arte italiana ha utilizzato in questi ha ultimato in
Questi giorni è tratto dal famosissimo romanzo la vagabonda di Colette vly si W dev dev conosce V attraerso la sua serie di romanzi su clodudin V è popolare in Italia quanto in Francia e la vagabonda è un romanzo di interesse di fascino pari a tutta la serie di clodudina la
Fin d’Arte italiana ha genialmente prescelto il soggetto di Villy per il suo secondo capolavoro perché eccetera sarà interpretato da Midor che era nota anche meno in Italia che in Francia ma che era nota Italia on continue donc avec quelques images du film et comme vous pouvez le le voir j’ai
J’ai trouvé j’ai trouvé en particulier dans cette publication film courri de cinématographie vraiment un battage publicitaire très très répété concentré dans les temps et qui présente même plusieurs références au film dans le même numéro je vous laisse découvrir euh notamment les imag du film que j’ai agrandi pour que vous puissiez vous
Faire une idée euh de ce qu’on a pas la possibilité de voir en image animé euh pour ce qui concerne ce document iconographique il s’agit de ce qu’on appelle dans les études commatographiques des des photos de plateau c’est-à-dire que ces photos ont ont été prises pendant le tournage euh
Vraiment la la l’acte de tourné les acteurs étaient pris en photo avant ou après la prise de vue et il restait en pause pour que le photographe qui était euh payé par le producteur ou les producteurs du film puissent saisir des images qui après comme vous le voyez
Très bien sont utilisés pour la promotion la présentation du film à la presse euh là vous avez euh la référence à au film même à la Une de cette publication italienne et comme vous pouvez le le voir cette photographie des Musidora celle qui sera reprise après
Pour la création de la la la fiche pente euh dont je vous je vous propose ici la version italienne mais il y a d’autres encore d’autres images du film et voil AZ ai la référence la l’avantpremire romaine dont faitéférencealer la la primaria Casa Romana fin d’Arte italiana ha voluto
Raccogliere giorni Orsono il più scelto pubblico artistico intellettuale della capitale per offrire adesso in visione privata una proiezione della vagabonda la stupenda film all’epoca film era femminile che si può dire ha rivoluzionato il mercato ed è attesa con tanto irresistibile interesse la visione privata della vagabonda ebbe un successo addirittura fenomenale si tratta
Evidentemente di un testo promozionale la messa in in scena di questo film è di una grandiosa di una grandiosità senza pari gli interni e gli esterni sono di una ricchezza di una varietà di un’originalità stupefacente il grande talento del direttore artistico Eugenio Perego si riafferma con unfficacia magistrale in questo bellissimo lavoro
D’arte e di Teatro di Fantasia di vissuta dramaticità Musidora si rivela ancora nella vagabonda l’ interterpreti di meravigliosa sensibilità di singolare freschezza di tenerezza dolcissima et j’ai voulu aussi vous proposer cette cette page où la publicité la promotion de la vagabonde de musora couttoi celle de la version
Muette de Fabiola donc on est on la on la met à côté de l’un des grandes tête d’affiche de la de la cinématographie MU de la italienne voilà mais euh on va passer au moment de sa sortie de la sortie italienne du film donc en 1919 euh où la vagabonde n’est
Plus cette cette ce miracle cinématographique mais paye le retard de son apparition donc à peine sorti en 1919 le film a déjà vieilli et euh je vous avais pardon proposeroninatograica questo film ex film d’te italiana ci GIE con 2 anni di ritardo Vale quindi la pena di
Parlarne in ogni modo non ci sembra peggiore né migliori di certe altre che hanno pretese d’Arte che si fanno precedere verinosaenario omonimo romanzo di Colette V è simile a mille altri antico e monotono il finale troppo Brusco lascia gli spettatori poco scont assai SCTi però la misen è buonissima e
Altrettanto la fotografia Musidora una graziosa vedet dei vari parigini in verità poteva fare di Meglio il Magi scorretto ma efficaceagistul il Roma n su tin et Sin de geor personage ge j’ai aussi à vous proposer une autre une autre critique qui est publié dans encore une fois cour de cinéatograph mais donc dans
Cette cette hebdomadaire de publ entre na et Rome sors ad un ridottore cinematografico non di meno la film d’Arte italiana m in Opera la massima sollecitudine artistica per allestire questo film che fu eseguito du anni Orsono e che quindi va giudicato in rapporto al tempo in cui fu prodotto
Oggi senza dubbio l’ottimo meteoranen Eugenio Perego avrebbe forse diversamente svolto eentemente presentato il piccolo dramma Intimo di cui si compone il lavoro non di meno il PERG merita Lodi senza restrizioni per la chiareza delle sc il buon Gusto dell’allestimento per un certo che di signorile improntato a tutto l’insieme
La Musidora che in Francia gode il vantaggio di essere celebre è la protagonista del lavoro nel quale appare assai Carina non sempre egualmente non sempre egmente ma sembra manchevole di drammaticità interiore e di virtù espressiva in verità le nostre attrici italiane anche di secondoordine hanno maggior temperamento d’Arte la
Fotografia del Guattari uno dei migliori operatori implicitamente fatte Lodi d parte tecnica Lavo donc pour pour conclure bien que disparu bien que très réussi pas très réussi cette première version cinématographique de la vagabonde doit son existence même principalement à colollette et met en évidence à quel point à l’époque la romancière des sur
Était déterminé à pousser ses romans et récit vers le 7e Mar de même LEF et les imprévus et finalement la faillite de cette entreprise on paisé sur l’attitude des colates d en avant elle se laissera courtoisé par le cinéma et elle essaiera encore d’aller à sa rencontre mais plus jamais avec la
Détermination et le dévouement qu’elle consacra à sa vagabonde cinématographique je vous remercie merci beaucoup PA merci beaucoup Paola pour nous avoir introduit au secret de l’adaptation de la de la vagabonde et pour tous les détails très importants que tu nous as donné la possibilité de connaître
Donc ce sont je crois des années et des années de travail dans les archives que tu nous as résumé dans dans dans quelques minutes donc un grand merci euh donc on n pas beaucoup de temps euh mais je crois quand même que qu’on peut prévoir quelques minutes de de débat euh est-ce
Qu’il y a des questions dans la salle juste une question oui est-ce que vous pouvez venir aller vers le micro quelque chose sur la disparition de ce film je suis pas sûr de comprendre votre question mais euh ce que je peux vous dire c’est que la le 85 % du cinéma muet
N’est pas arrivé jusqu’à nous ce qui fait partie de l’histoire du film des films et que si un film disparaî si un film de cette époque disparaît ce n’est pas un cas exceptionnel la raison pour laquelle dans le cas spécifique le film a disparu ça peut être lié justement à ces problèmes
De postproduction et distribution donc la apparition du producteur italien qui dont avec lequel on perd ses archives aussi et le fait à côté ce qui est déjà beaucoup hein pour la pour la la l’espoir de vie d’une d’un film de de l’époque et puis le fait que c’est un
Film qui qui surtout en Italie est sorti trop tard a été jugé comme vieilli de passé n’a pas eu vraiment donc donc de d’appréciation et de succès et donc très facilement les copies ont été excusez-moi du terme jeté à la poubelle sans trop de sans trop de de scrupulle
Il faut rappeler également qu’à l’époque le l’idée euh on était encore hyper loin de l’idée de la patrimonialisation du du film et que c’était tout à fait courant de euh détruire ou recycler euh les les pellicules après projection pellicues qui en plus à l’époque côté distribution n’était pas loué était acheté par les
Exploitants donc les exploitants possédent un objet que une fois qui avait donné son valeur commerciale c’est-à-dire une fois qui avait été projeté à l’écran pendant pendant un certain temps ne servait plus à rien et donc les les copies n’étaient pas systématiquement conservé si un film est euh est conservé à l’époque il est
Conservé par les producteurs par exemple paté qui existe encore a pu conserver plusieurs de ces pellicule de l’époque mais pas tout toutes c’est normal et en plus ce film en tant que franco-italien est tourné en Italie probablement a a connu un nombre de copies plus conséquents en Italie qu’en France et en
France il a a rapidement disparu parce que personne a pensé à le à le conserver cela dit euh d’après mon expérience côté cinématque et conservation et patrimonisation du film j’ai toujours l’espoir qu’un jour quelqu’un se rend compte que dans cèque dans un dépôt dans un un bateau dans une
Collection privée il y a une boîte sur laquelle quelqu’un a coller je ne sais pas euh causé et en fait dedans il y a la vagabonde de 1917 qui sait peut-être par exemple la euh la 2uxème version cinématographique de la vagabonde 1931 donc il a l’un des
Premiers films sonore en plus qui était considéré disparu jusqu’à 2 ou 3 ans a été retrouvé une copie a été retrouvée récemment et euh et donc est donc disponible mais par exemple quand j’ai j’étais sur les recherches pour ma thèse il y a quelques années de cette version
De la vagabonde sonore j’avais pu vu j’avais pu voir exclusivement la bandeannonce qui a conservé encore aujourd’hui dans les dépôts du à l’époque les Archives nationales du CNC donc les Centre national de l’image animé de la cématographie de l’image animé et maintenant il y a une copie de
Cette de cette vagabond de 1931 donc peut-être qu’un jour on aura aussi celle de 1917 pourquoi pas on croise les doigts oui il y a d’autres questions dans la salle il y en a pas euh peut-être tu vas-y l’observation question pour pour Frédéric j’ai beaucoup aimé la la
Promenade dans le bleu et questions de couleur en littérature sont très très intéressantes à suivre et je me demandais dans cet ordre d’idée si tu avais observé dans d’autres textes de colollette une sorte de note bleue qui se serait poursuivie toi tu la tu la lis très habilement à sa situation
Psychologique en réalité en liant donc avec l’idée de blues mais est-ce que je sais pas tu as eu la la curiosité de de voir un peu ce que ça donne dans d’autres textes de Collette chose que je n’ai jamais fait pour part pas pas pour pas pour ce qui concerne l’Italie mais
Pour ce qui concerne les paysages du sud de la France effectivement dans la 3oè partie de la vagabonde l’adjectif bleu revient plusieurs fois et associé au paysage méditerranéen du sud de la France sans surprise non euh en revanche il y a quand même un un élément peut-être réaliste dans ce C textes qui
Sont pas très réalistes qui sont subjectifs c’est qu’en fait le passage à l’électricité oui en Italie s’est fait un peu postérieurement par rapport à une ville comme Paris alors j’ai fait quelques recherches d’urbanistique et j’ai découvert par exemple que N 1904 il numro tot de Lantern à gaz donc
Les lanternes à gaz ce sont les lanternes de modèle H qui correspondent plus ou moins aujourd’hui à nos camping gaz avec la cette flamme bleue était Pr Dom à r par RA à d’autres villes européenes num tot Lanter g à r 700000 in et donc il y a quand même un élément
Réaliste à la base donc on ne peut pas non plus complètement accuser Rome d’avoir Colette d’avoir submergé Rome dans dans dans cette couleur bleue d’accord et j’avais une question cette fois très générale etignorante pour Paola Palma je me demandais si par exemple cette société dont vous faites
État film d’Ar italiana est-ce que elle est essentiellement en train d’adapter des uvres populaires au cinéma c’est le lien entre littérature et cinéma qui évidemment m’intéresse al il faut il faut partir de la France c’estàdire que pâté euh oui puis que c’était une filiale de pâté ouais mais c’était c’était une une filiè
De pâté mais c’était aussi euh la société jumelle disons dans la dans la démarche était aussi la société jumelle de la film d’art donc la si vous voulez la la dépendance productive la la la la la case pâté euh que paté avait inauguré euh par exemple avec l’assassinat du duc d’aiguise film
Plus que célèbre et qui était euh qui correspondait à une stratégie artistique et euh commercial précise à cette époque c’est-à-dire que paté avait voulu créer euh une série des films Lablé film d’art je vous invite à réfléchir sur ce nom film d’art pour adapter oui des œuvres re
Comme vous le dites populaire mais qui en même temps avait aussi une une renommée en tant que œuvre littéraire ou théâtral euh pas élitaire mais connu reconnu et donc créer l’idée que le cinéma n’était pas seulement un divertissement pour les fêes foraine et et qui n’était pas seulement le le cinéma des attractions
Mais était aussi un moyen d’expression un médiia qui avait des vocations artistiques et qui pouvait donc intéresser un public nouveau et différent qui était celui des artistes et des intellectuels et des gens cultivés donc P cré les les les films produit les films d’art en France
Et en Italie il se crée donc la film d’art italiana qui a grosso modo les mê la même vocation c’estàdire porter à l’écran oui des des œuvres populaires mais qui en tant que venant du théâtre et de la littérature avait une disons une réputation une officialité culturelle qui était établie ce qui
Manquait à l’époque au cinéma donc les deux productions font partie d’un processus qui vient des producteurs dans ce cas-là il y en avait d’autres dans la critique et dans la réflexion esthétique sur le cinéma dont le film l’ebdomadaire que j’ai cité plusieurs fois et où Colette a travaillé ce s’est passé en
France la partie la plus importante mais il y avait aussi des processus qui se faisaient qui se faisaient au niveau commercial pour pousser le cinéma vers des unidé différentes c’est-à-dire le cinéma fait aussi l’art le cinéma peut aussi faire partie de la culture et de l’art officiel reconnu et qui sont euh
Qui ne sont pas méprisable oui sauf que malgré tout les pour ce pour ce que je sais les compagnies décident de prendre des romans qui ont eu un succès considérable c’estàdire qu’elles ne vont pas se lancer dans la mise en scène de d’œuvre beaucoup plus rare littérairement plus
Complexe et ce n’est pas un hasard si justement Collette pense à l’adaptation de Claudine d’abord tout ça on reste dans un quand même dans un versant de la littérature qui connaît un grand grand succès et on va utiliser le mot populaire mais au sens de nombre d’exemplaires vendus et cetera alors oui
Euh il y a je je peux je me permets d’ajouter également qu’il y a aussi toute une tendance du du premier cinéma adapté du Shakespeare la Bible archi connu ce et partie du du du patrimoine littéraire comm absolument pour ce qui est de la disons la littérature appelons-la populaire euh et et
D’ailleurs j avais pensé pendant votre intervention il faudrait ajouter pour ce qui est du cinéma un petit détail qui n’est pas négligeable c’est-à-dire que les adaptations au cinéma des œuvres littéraires populaires passaient la plupart des fois par le théâtre c’est-à-dire que cosetta et Claudine elles étaient passées d’abord où au
Théâtre et c’était cette popularité là que le cinéma voulait reprendre et apporter sur sur l’écran pour en fait parler au au même spectateur plutôt que au au lecteur aussi mais aux spectateurs des pièces qui avaient été adapté des ce roman là et c’est la raison pour laquelle la première adaptation de de la
Somoire des Zola si vous allez regarder le le générique du du film mu en fait il le le le le film n’est pas adapté du roman il est adapté de la pièce qui à l’époque faisait euh faisait plan de public avec beaucoup de succès à Paris et donc voilà donc attention à ce
Passage adaptation de la littérature populaire au cinéma parce que ça ce n’est pas ce n’est pas directement ça ne passe pas directement au cinéma ça passe pour par le théâtre d’abord thre merci merci Martine il y a encore des questions dans la salle peut-être qutin très peu de temps tu dois être
Vraiment rapide très rapide il même les réponses j’avais j’avais une question qui pouvaitenir au deux intervenants mais peut-être pour Paola Palma est-ce que vous vous pouvez revenir sur la citation o colollette au moment où elle elle fait ses là ses projets cinématographiques dit qu’elle sera la première à composer un scénario par
Image parce que du coup Mo ça c’est quelque chose qui m’avait beaucoup frappé j’avais du mal à à entendre ce qu’elle voulait dire en disant je serai la première à faire un scénario par image depuis 3 semaines je fais un film mais oui car je le fais par image je
Vous montrerai ce que c’est un manuscrit par image alors là attention parce que elle fait pas elle fait elle fait référence à la flamme caché euh qui est le seul scénario original que Colette a jamais écrit et euh qui est un scénario qu’elle a écrit pour musidor euh elle se
Fait payer pour ça et euh c’est la c’est la seule c’est c’est la seule c’est le seul scénario original qu’elle a jamais écrit cette cette citation euh je l’avais exclu pour des raisons de temps de ma présentation mais j’aurais voulu la la la proposer justement pour renforcer mon affirmation par rapport au
Fait que quand elle proposait des scénarios adaptés de ces romans en fait elle proposait des sujets parce qu’en fait elleécrit un véritable scénario qui probablement est plus va plus vers le découpage car cette occasion là c’est-à-dire pour la flamme cachée et c’est là qu’elle a ses mot elle dit
J’écris c’est là a absolument aucun point de rencontre avec la littérature vous le présentez comprenez-vous mon manuscrit devient celui qui sera forcé de faire d’après nouvelle ou un scénario et après moi un metur en scène professionnelle donc l’expérience qu’elle a de l’écriture cinématographique à ce moment-là et la
Lettre que je cite à du 30 1917 est successif à à à la à l’écriture du scénario de la vagabonde donc le scénario de la vagabonde n’était pas un scénario découpé ce nétait pas un texte qui préparait le film pour la production c’était sous la forme sous une forme qui
Qui allait plutôt vers le le raccourci les le sujet ce qu’on appelle sujet qui est important après mais c’est de là qu’on partle pour et donc là c’est la seule expérience de hcoupage en autonomie parce qu’elle a travaillé sur d’autres coupage d’autres mais ça ça va ça ça prolonger mais bon
C’est c’est sa seule et en fait c’est vrai que Musidora est la seule cinéaste qui a demandé à colollette un scénario original et donc là obligé à écrire cette sous cette forme nouvelle qui en plus semble l’entousiusmé vis-à-vis de laquelle elle était de toute façon assez courrieuse
Qui a l’écriture pour le cinéma d’accord donc merci pour votre question elle m’a permis de intégrerationit toujours beaucoup interpellé je me disis exactement parce que je trouve que la formulation est très alambiquée et elle se fait passer pour la première de quelque chose alors je me disais mais
Quelle est au fond du coup ah oui en fait c’est c’est c’est une grosse chose hein bon je dois vous couper la parole désolé on peut reprendre recommence cet après-midi alors juste alors on se retrouve à 15h30 hein cet après-midi le modérateur est Luca Pietro Mar on se
Retrouve pour écouter marina javeri et pour écouter franc Bruer je vais conclure de quelques façons Paul tamassia ne pourra pas être avec nous il est tombé malade le pauvre et donc euh on terminera un peu à l’avance par rapport à à à le au programme euh que
Vous avez reçu merci à tout le monde et à tout à l’heure bravi bellissimo bravi bellissimo sol nous reprenons C mais c’est et bien nous reprenons nos travaux après la passionnante matinée que nous avons consacré donc à à à colollette Collette et l’Italie euh combien de suggestions combien de choses
Intéressantes qui ont été dites euh une chose comment dire un petit détail une citation très belle que Madame rid a a faite c’est celle de la de des heures longues à propos du petit avion qui traverse le ciel à Venise comme finalement seul indice de la guerre de la Première Guerre mondiale
Des tranché et benise n’était pas très loin des grands fronts des grands des grandes lignes et des grands massacres alors je trouvais que c’était très emblématique que cette trace dans le ciel cette espèce de et cette amabilité avec laquelle on le regarde et le commentaire de la bonne qui amène un thé
En disant nous les avons repoussé tout est fini et le ciel se recompose et comment ne pas penser à un autre petit avion qui durant la guerre traverse le ciel mais de Paris prou là aussi effectivement simplement cette cicatrice en quelque sorte mais là bien plus bien
Bien plus pesante et encore dans la mémoire de cette génération cet autre petit avion de la Première Guerre mondiale qui est celui de d’anuncio sur Vienne qui lance c’estes donc effectivement il y a toute comment dire cette petite aérospatiale en quelque sorte de la Première Guerre mondiale qui trouve chez colollette vraiment un
Magnifique petit exemple c’est bien dans les heures longues un texte qui a été traduit en italien en 2013 dans les éditions Del Vechio les or lu traduction de Angelo molica mol et là aussi il y a cette belle page sur les les h blessés à l’hôpital que colollette visite et
Finalement tout cela se termine par un hymne à la beauté à la nature certainement ils se réveilleront à la première HBe et eux aussi ils chanteront la joie du nouveau jour et et peut-être là il y a vraiment toute cette en quelque sorte une cette âme positive
Cette âme sereine cette âme légère qui est celle légère dans le sens profond pesant de colollette dans ce que dans ce livre qui a bien été défini comme un reportage combien de choses vraiment à l surtout en pensant qu’exactement dans ces mêmes années cette même guerre ces mêmes jours
Ont donné lieu à ce terrible livre qui est guerre de Céline que nous venons de de lire l’année dernière c’est exactement la même année la même situation le même tout alors là d’un côté le carnage avec ces avions qui bombarde et d’autre côté ce petit avion qui traverse le ciel à Venise
Ça c’était pour dire vraiment la richesse les intérêts la multiplicité de pistes que l’on peut suivre cet après-midi nous commençons donc il faut il faut annoncer l’absence de Monsieur tamia de qui ne sera pas avec nous donc avec Mar et consolation que dire de Marina javeri Marina
Javeri en Italie je le dis à nos amis français c’est Madame Valérie point Madame Valérie dans le sens que Marine a a produit une formidable quantité d’articles de livres d’études sur Paul Valéri à du point de vue philologique du point de vue philosophique du point de vue linguistique et surtout elle a été
Vraiment l’universitaire qui a fait connaître Valéri un large public cultivé italien en publiant euh en 2014 l’édition des mridianes qui est notre pleéade le mridian Valérie et ça c’est comment dire sa gloire mais une autre gloire et ce qui justifie sa présence ici c’est que bien
Avant 14 ans avant l’an 2000 marine ver a produit cet énorme Tom le voilà l’autre pleéade italienne le grand meridani romanzi et racconti une uvre monumentale qui a fait vraiment connaître colollette en Italie cette était bien connu mais pas comment dire de son public des années 20 30 après
Quoi un large oubli qui a été comment dire h risarcit avec ce livre ce livre qui est une comme vous le voyez une très grande antologie don beaucoup de textes marine le trueur un se r mais je mon comme je suis dans dansautresex donc à l’autre c’était la traduction de tout Valé voilà
Et et donc je pense que voilà le titre qui lui donne comment dire qui qui justifie sa présence ici parmi nous cet après-midi Marina javelli parlera de Collette un titre très simple très court Méditerrané merci et non je vais vous mentir je parlerai pas de Méditerranée parce que quand quand
Frank m’a proposé ce colo Collette moi j’avais pensé en effet de parler de quelque chose qu’on ne trouve pas ou presque pas dans les biographies de colollette c’est-à-dire le fait que euh comme on a entendu ce matin en 1910 elle va avecio elle descend de Rome à Naple à
Malfi à Capri mais ce qu’on dit pas c’est qu’elle voit Capri un mot de vieux couvant et donc elle y revient en 15 elle achète une villa à Ann Capri et on elle y passe des étés mais on en trouve aucune trace presque dans les biographies des colollettees et donc
Colollette l’Italie ça signifie aussi Capri euh alors je proposé ça mais ce qui m’ainttéressé c’était pas le côté biographique mais naturellement le côté écriture je pensais à l’équivalent dans la Méditerranée la la la la traille muscade ce qu’elle faisait les idées qu’elle avait les les romans et les nouvelles qu’elle écrivait les textes
Qu’elle écrivait lorsqu’il était à Saint Troupé et j’ai pensais je vais trouver qu’est-ce qu’il faisait pendant toutes ces années où elle été à Capri après elle a laissé la villa à sa fille après avoir fait restaurer ce vieux couvent faire une belle villa il ajouter un jardin y mettre son emblème
En tant que Juvenelle elle a laissé ça à sa fille qui l’ vendu et donc j’ai cherché un peu et j’ai dit récemment à Frank j’ai pas trouvé grand-chose il y a une espèce de fabulation à Capri on dit ah oui c’est ici avec les chats de cpris
Qu’elle a pensé à la chatte c’est pas vrai du tout parce qu’on a elle nous a raconté très bien comment l’idée de la chatte et comment l’écriture du roman s’est développé et euh mais à part cetteb ulation on a très peu de traces dans les lettres et donc j’ai un certain
Moment j’ai décidé que c’était trop peu de chose par rapport à ce qui nous intéressait c’est-à-dire l’écriture de colollette et donc je proposais à Franca de parler d’autres choses c’est toujours Colette en Italie mais Colette dans les pages d’un livre je dis je vais je viens de téléphoner
À mon ami qui est actuellement le directeur des mdianes mondado et lui raconter un peu comment euh et pourquoi on a eu un volume Colette on avait prévu deux volumes et dans quelle situation se volum mener et quels étaient les problèmes et après je pensais que c’était une bonne idée de vous raconter
Aussi les caractéristiques de ce volume et du problème de publier Colette en italé et donc je m’excuse je parlerai pas de la Villa anakpris même si j’espère en trouver d’autres éléments intéressants du point de vue littéraire pour prochaine rencontre peut-être mais je vous par je vous parlerai de
Colollette en Italie par rapport à la publication de du merridiano Collette en Italie alors ça commencéit par la directrice de l’époque de euh Méridian et qui me propose de faire Collette et on fait un programme de deux volumes moi je fais donc je vois une situation générale les maisons d’édition intéressé et cetera
Et après on a une période assez difficile de Stop and Go stop and go entre tempemps je fais un groupe de traducteurs parce qu’on traduisait tout tout Colette à nouveau en voyant un peu le développement de l’écriture de colollette on pouvait en effet faire un discours de développement d’une d’une
Écriture d’un style de de certains choix et cetera et alors stop and go parce que adelphie a décidé de publier l’œuvre complète des colollettees et donc euh euh euh il y a il y a un problème parce que publier l’œuvre complète d’ auteur a certains caractéristiques pour lequel
Demander les droits et cetera et cetera certains certains types différents de problèmes et donc on va on va pas on va pas un certain moment la directrice des méridienes il me dit écoute on va faire un volume entre-temps et après on va voir alors entre-temps adelfphi avait commencé à publier euh des
Euh des recueils des œuvres de colollèes et c’était surtout euh des textes autobiographiques sidau mes apprentissages et cetera on considérait évidemment que c’était ce qui était le plus immédiatement fascinant pour le public italien et alors réfléchis un peu j’ai produis cette hypothèse de faire un premier volume de roman et conte ainsi
On nentre pas une state de collision et on nentre pas en guerre d’une façon déclarée avec adelphie d’ailleurs j’ai regretté énormément j’avais des amis fandador et des amis cadelphie cette situation difficile me faisait vraiment beaucoup de peine et donc je décide que je vais faire un roman des raconti on va
Voir qu’est-ce que ça donne et après on va faire un 2e volume de écrit autobiographique et donc la naissance de et après alors là aussi il y a eu encore des stopingo entre tempemps le groupe de traducteurs change parce que euh la directrice de Méridian il me dit je vais plutôt
Des traducteurs expérimentés donc parmi les jeunes c’était seulement une de mes élèves Yasmina melawa qui a été reçu parce qu’elle était devenu un des traducteurs les plus célèbres en Italie mais on voit d’autres traducteurs alors on ref les groupes on discute les critères ensemble de traduction et à certain
Moment il me dit on va partir rapidement parce que on veut collecte comme un des écrivains de l’an 2000 et donc on arrive à faire collecte le volume de l’an 2000 alors si on prend ce volume qui n’est à l’intérieur de Cees rapport difficile et entre-temps Adel faisait sortir
Différents petits volumes de textes surtout autobiographique pas tous autobiographique mais surtout le é autobiographique du personnage Colette pour le volume je fais une introduction chronologie aprs mets notition not que Leix laelta privilegiare l’Opera narrativa eccetera eccetera presentandone in edizion filologicamente corretta e nuova traduzione tutti testi maggiori non solo
Corrisponde storicamente alla prima e più forte immagine ale son le cludine offerta dalla scrittrice ma sempre rispondere allorizzonte d’attesa deii lettor Act c’est un mensonge en réalité le choix n’est du fait que on essaie de ne pas rendre plus difficile le rapport avec adelphie donc la demande de droit
Aux éditeurs français pour avoir cette édition de colcte donc le choix de choisir roman racconti assez disons d’un côté à ce problème de rapport entre les maisons d’édition et aussi naturellement au fait que du point de vue historique en effet l’image de Colette nait à travers les
Clodines et après ça se développe à travers les romans et après aussi avec les textes autobiographiques donc il y a une raison mais c’est pas la seule et la vraie raison après euh je j’explique comment à travers l’Arco de la narrativa et eccetera si di il percorso di una
Scrittura che trae con lucidità temi e suggestioni dal materiale biografico apr term important dunque non solo garantire quella corretta scelta di lezioni testuali che per certa complessità di vicende editoriali dei romanzi finora non è sempre stata neure nelle pubblazioni in francese ma offrire una visione unitaria dell’Opera quale solo un Lavo coordinato
Di traduzione poteva restituire edizione di riferimento quella curata Dall scrrice sta per le SU compl Leon Paris 4850 ECC fondamentale per lapropriazione da parte di Colette dei sui primi romanzi publ originariamente a fir Mar collaborat Wily or en réalité là aussi c’est une formule comm disons d’une
Certaine gentillesse pour ne pas dire la réalité et la réalité est que au moment euh de publier colct naturellement il y avait c’était le moment où on avait commencé à publier les trois premiers volumes de la playéade et pour nous les italiens comme disait notre collègue la
Playéade un point de répère quand Sereni propose à Mondadori il y a un demi-siècle l’édition méridien il arrive avec la playade il dit on doit faire ça comme les Français ont fait pour la playéade et donc je j’achète les trois premiers volumes de la playéade or la playéade peut être magnifique peut être
Comment dire douteuse et je suis restée extrêmement extrêmement surprise et pas particulièrement heureuse de ce que je trouvé dans l’édition de la playéade et du point de vue de l’édition et du point de vue des notes comme on le sait parce qu’on est parmi des lecteurs de collettes ou des
Spécialiste de colollette au début wiie demande à sa jeune épouse d’écrire quelques souvenirs d’école il prend le manuscrit ce sont ces cahers noirs d’école où elle écrit comme une écolière et il dit non ça va pas un peu plus tard selon Willy 5 ans plus tard selon Colette un an plus tard
Il dit on n pas beaucoup d’argent on reprend j’y mets les mes mains je travaille un peu et voilà on a colollette à l’école qui va devenir avec un peu de travail un certain travail de la part de Willy un succès un succès comme roman comme après version théâtrale
On aura euh un 2e Claudine à Paris après un 3e un 4e Claudine or euh les deux premiers euh claudines sont des claudines sonans manuscrit parce que au moment où Collette et Willy se séparent et surtout un peu plus tard au moment o colollette apprend que ie a
Vendu les droits de ses romans les choses deviennent assez difficile donc ça devient une œuvre en collaboration et après ça va devenir elle va racheter en payant les droits de ses Claudine mais les de premiers volumes nonont pas de manuscrits parce que Willy demande à son secrétaire de détruire les manuscrits
Son secrétaire détruit les manuscrits des deux premièr claudines et après il dit à colollette bon écoute non j’ai pas envie de faire ça et donc on a les manuscrits à partir de la la 3è Claudine et donc euh les deux premiers claudines sont des claudines qui naissent en effet d’une
Collaboration on peut pas évaluer si c’est une collaboration lourde légère mais de wiit et des colollettes je pense qu’au début il intervenait beaucoup parce que ne cherchant pas à écrire comme colollette soulligne énormément de fois d’une façon très lourde mais il était un très très doué très comme
Éditor et il donnait à écrire les différents morceaux de ses romans à ses collaborateurs à ses maîtresses à ses amis et après il en faisait ces texes un peu pouroriginau aussi ces text un petit peu délicat qui avait un certain succès donc les deux premiers claudin on sait pas
Comment et s’il a eu des interventions énormes mais sûrement on la sait pour à partir du 3e et c’est là que j’ai travaillé et je m’aperçois qu’en effet le 3e le manuscrit montrre que Collette écrit lui il corrige quelque chose avec quelques notes intelligentes et parfois des notes complètement déplacées donc
Colette ne tient pas compte et même un certain un certain moment euh là il fait une faute éditoriale énorme parce que c’est 3è claud le euh pardon euh Claudine euh c’est s’en va c’est claudine s’en va oui donc claudine s’en va le le héros n’est pas Claudine c’est
Une jeune amie qui devient ami de Claudine Annie qui a son amour énorme le centre de sa vie c’est son mari la première page dit à 13 ans déjà j’étais amoureuse de lui et elle découvre que son mari eu en réalité l’a toujours trompé et donc ell l’abandonne ils sont
Allés à Beyrou écouter Wagner elle va à Paris elle est désespérée elle achète un revolver dire qu’est-ce que je vais faire je vais me tuer je vais le tuer je vais tuer sa maîtresse je vais tuer tout le monde je vais je vais au couvant qu’est-ce que je vais faire elle est
Désespéré et elle écrit à Claudine je suis désespérée et Claudine lui répond ah oui ma pauvre amie et dans les manuscrits vous voyez il y a une note de Willy qui dit inséz ici ma lettre voilà en annexe et et Willy qui se mettait en scène qui se faisait mettre en scène
Sous le rôle du mari de Claudine Renault se mettait en scène en même temps dans un rôle d’un critique musical chose qu’il était avec quelques touches un peu ironique et là il met une lettre de ce critique musical mi il dit inséz ici cette lettre c’est une lettre qui n’a
Aucun sens dans l’histoire parce que c’est une lettre où un critique musical s’amuse à raconter des choses un peu sordides par rapport à cette chanteuse par rapport à cet acteur et donc du point de vue il y a un climax tu es arrivé au point où tu dis mon Dieu
Qu’est-ce qu’elle va faire et à ce moment-là la réponse de Claudine je vous envoie une lettre amusante ça va vous amuser du critique mi c’est une faute du point de vue narratif évidente et en effet lorsque Colette va réacheter acheter les droits de ses propres textes
Et il elle va faire avec son 3e mari les l’édition que j’ai cité donc l’édition le fleuron elle enlève la lettre et donc qu’est-ce que c’est que la base pour faire une édition critique on parle de ce que colollette a reconnu comme sa propre écriture et donc l’édition du fleuron c’est vrai que
L’édition du fleuron a été faite par colollette qui était très âgée et son mari dans le travail avait été d’être un bijoutier et donc dans la correction des épreuves parfois il était pas particulièrement attentif et doué mais d’accord il y a un certain nombre de
Coquilles il y a la tour qui devient le la cour et cetera ce genre de coquilles que si tu n’es pas un professionnel de la correction des épreuves tu laisses tomber mais quand même dans les choses importantes c’est colollette qui décide qui décide non là ce qu’il a inséré
C’est é une photo de goût une photo de narration et j’enlève et donc ce que j’ai fait c’est de prendre comme base l’édition que Colette a reconnu comme son édition et après de corriger les coquilles naturellement et de mettre en note là où j’ai enlever de la première édition
Quelque chose qui avait été ajouté par mojji de la signaler dans une note et donc je je dois vous dire mon ma déception par rapport à l’édition de la playéade parce qu’on fait pas une édition critique en partant de ces genre de documents on fait une édition critique en connaissant l’histoire d’un
Texte et et en partant de la base la plus sûre l’autre chose qui m’a laissé un peu perplexe ça a été le genre de notes donc là il y a je pense c’était l’édition Collette de colollettees a été faite donc j’ai acheté trois volumes le Liv vraiment mon mon méridien apparu en 2000
Le 4e volume apparu en 2001 je l’ai même pas acheté parce que j’avais eu trois déceptions ça me suffisait ça a été fait par un quelqu’un qui est un homme de recherche sérieux Claude Pichois qui a donné à ses élèves et je pense sans faire un travail ensemble de travailler
Sur les différents romans et sur les différents textes je pense que il y a eu peut-être un manque de coordination je sais pas pas mais l’autre chose qui m’a laissé perplexe ce sont les notes alors euh Colette écrit dans un certain moment et tu as dans Cees moments-là tu
As des personnages extrêmement dans la rénommé fragile ou bien tu as des personnages importants si euh on dit et je suis en train de voir Wagner à baayro comme c’est le cas he ça me paraît de de relire la philosophie de Hegel il est inutile de mettre une note gel philosophe allemand
Avec mais si au contraire elle est en train de parler de quelque chose qui se passe qui se passé ces jours-là un personnage qui a une renommée de 3 jours et puisquelle écrivait elle publiait immédiatement c’était des romans qui sortaient immédiatement dans les revues dans les journaux et donc il y a des
Personnages qui sont des personnages comme ceux que nous voyons à la télévision le soir et mais qui dans dans dans 50 ans dans un ans c’est qui ce type làà et donc là il faut mettre une note dans ce cas-là il faut mettre une note difficile en effet mais c’est là où
Il faut quand même se renseigner mettre une note et là où j’ai trouvé c’était que justement les genrees de notes étaient du genre égel philosophe allement plutôt que du personnage comment dire qui qui qui qui avait une une renommée parce que c’était l’aviateur qui avait fait quelque chose
De particulier parce que mais qui avait une renommée pendant disons c’est au moins une cette année je dis pas ces mois-là mais cette année mais euh 20 ans plus tard 50 ans plus tard 100 ans plus tard on s’en souvient pas et donc là où
Je je trouvé alors d’un côté je suis pas d’accord avec les critères de l’édition des texte et d’autre côté je trouve qu’on aurait pu un peu mieux travailler en ce qui concerne les notes et donc euh ça c’est en même temps la fond publier les œuvres complètes aussi de colollette
Et c’est une édition qui n’a pas l’allure l’élégance de la playéade c’est une édition avec en effet quelques coquilles il faut le dire mais c’est une édition beaucoup plus précise et qui parle de l’édition que Colette a reconnu sa propre édition donc l’édition de fleuron donc il n’y a pas on peut avoir
Peut-être j’ai fait aussi une hypothèse j’ai dit mais peut-être c’est pas une faute c’est pas qu’on a pris la première édition tout cour sans voyer sans voir ce qu’il y avait derrière il y a eu parce que le fils de Willy euh après que colollette a
Eu à nouveau les droit de c’est c’est Claudine et semine la première partie de sa production romanesque euh le fils de Willy euh recourt en appel et Alber Michel lui reconnaît certains droit alors peut-être est-ce qu’ils ont pris l’édition reconnue parce que ils ont voulu favoriser le fils de voli je sais
Pas là ça serait comment dire une œuvre de générosité envers quelqu’un je je j’en doute je sais pas c’est une hypothèse que je dois faire mais donc colollette en Italie c’est l’édition du fleuron avec naturellement toutes les corrections qu’on a dû faire à partir des des premiers textes à partir des
Manuscrits et cetera et c’est l’édition c’est presque tous les romans on a dû enlever Julie de carneillon parce qu’on s’était aperçu qu’on avait que c’était plus de 2000 pages et donc mais le dernier roman n’est pas en effet parmi ces romans les plus fascinants et donc
J’ai terminé j’ai mis donc la plupart de ces romans et à la fin il y a certain nombre de compes particulièrement beaux des comptes vraiment magnifiques et elle était magnifique aussi dans la dans la dimension courte euh de la nouvelle donc la fin ça se termine avec l’enfant
Malade qui est une nouvelle d’une d’une beauté extraordinaire GI les plus célèbres naturellement mais aussi c’est la dernière après les les les romans c’est l’enfant malade et euh et donc en attendant alors peut-être d’un jour ou l’autre alors je sais pas ce matin on m’a demandé est-ce que ça a
Eu du succès ou pas je sais pas il faut le demander à notre ami euh de de qui qui connaît l’histoire et la situation de Meridiani mais euh j’espère qu’un jour ou l’autre on va faire aussi les textes autobiographiques puisqu’il n’y a plus ce rapport difficile et cette
Compétition qui était jolie mais en même temps assez éprouvante avec adelphie et je vais dire quelque chose avec beaucoup de deauris je suis très très très malheureuse du fait qu’il n’y a pas notre collègue qui devait parler justement de traduction mais je vais vous dire quelque chose de traduction on
A eu comme je vous disais un certain nombre on on est on a travaillé tous ensemble un certain nombre de traducteurs et la directrice Renata colorni m’a demandé des traducteurs expérimentés moi j’avais mis aussi quelques jeunes et j’ai dû dire non mais il y a quand même un groupe de
Traducteurs avec lequel on a discuté on a fait des des essais ensemble on a discuté les principe en général il y a par exemple dans les claudines comme vous savez il y a le même je de tout Toyer vous voyez entre les deux époux comme c’était chez Colette et son mari
Il y a l’utilisation de mots comme disait Willy mettait beaucoup de mots qui font paysaneté des mots de patir et cetera il y a certains choix qu’on a fait tous d’accord et et il y a des problèmes moi j’ai dit quand il y a quelques problèmes
Euh naturellement je suis à je dis au traducteur je suis à votre disposition et alors je vais travailler avec vous sur une page où la traductrice qui était une traductrice très très expert expertissime mais ça c’était la lune de pluie et c’était Anna Bassan Levi et parmi les les les
Morceaux qu’elle avait indiqué je dois avant je voudrais dire une autre chose que je trouve intéressante yasm ma qui est la traductrice peut-être la plus connue en Italie parce que Pac on a fait un personnage et donc euh me dit he moi j’aimerais bien donc elle était dans le
Dans le groupe de traducteurs et je lui dit comme tes les autres traducteurs si tu as des problèmes après moi j’ai revu les traduction donc je suis à votre disposition et j’ai vu que Yasmine avait beaucoup de problèmes elle était habituée à la traduction justement de
Penacelbec et cetera et donc je dis mais évidemment je m’étais pas rendu compte à quel point colct classique parce que Yasmine avait des problèmes liés au fait qu’elle travaille surtout ou bien seulement les contemporains donc j’ai dit voilà c’est une façon de me rendre compte à quel point colettetait en réalité classique
Et j’ai pris une page d’une contire de lune de pluie traduit par Anna Bassan lev qui est une traductrice très célèbre et je vais demander de vous donner cette page et voilà cette page de lune de pluie poette s séparé de son mari le mobilier ét partagé je cherù c’est et ça c’est
[Applaudissements] it Fran frcesex fr de son mobilier et il y a cette dame qui tapait à la à la machine son texte sa dactyographe qui vient retirer des pages chez elle alors regardez vers la fin de la page euh 176 ma bibliothèque plate attend d’événement l’autre bibliothèque plate
Elle attend encore donc il y a tout ils ont tous partagé un cuteuil à toi un fauteuil à moi une bibliothèque à toi une bibliothèque qu’à moi une série d’amputations mobiliaires ne gênait que moi et Rosita à barbéré ne faillit pas s’écrier ah mais c’est un véritable nid
En joignant d’admiration ses mains ganté un rayon bas Honorat n’était pas encore hors de page et cette heure à la pendule Charles 10 marquait bien cette heure de relev atit ma table à écrire traverser un carafond de vin de Lunel et toucher au passage un petit bouquet de ces roses
De joint qui en juint à Paris vont par 12 et voilà c’est le cas que je vous disais on doit voir qui est cet hon parce que pour traduire euh euh Honorin n’était pas encore hors de pages il faut savoir qui était C honora à l’époque évidemment tout le monde
Savait qui était cet Honorat alors je signale qu’il n’y avait pas Wikipédia à l’époque on on travaillait autrement dans le siècle passé et donc euh Ann bassanl laisse toute cette partie en blanc en disant hors de page beau bof en train de parler d’une bibliothèque bon bon qu’est-ce que c’est
Et donc j’ai travaillé voilà un problème de traduction qui était un problème aussi des notes il faut mettre les notes lorsqu’il y a ce genre de personnages alors la solution est assez simple quand je l’ai trouvé parce que ça pas été facile il y avait un certain nombre
D’Honorat et enfin je trouve un Honorat qui était un député qui en 1916 propose cette chose bizarre qui est changé d’une heure elle l’UR solare changé d’une heure les Français le fond appelle ça l’heure de Berlin donc c’est l’idée de la guerre de la pauvreté de la
Fin de la grosse Berte dès qu’ils peuvent leur solar disparaî non seulement des des journées françaises mais aussi de souvenir et après on reprend l’UR solare et comme vous savez après les années je pense en 75 quelque chose comme ça mais et donc on aura n’était pas encore hors des pages c’était page
I et donc alors là c’est moi traduise exactement r B all onc RZ et qu l’orolog carloa er sera voilà les problè de trad qu’on trouvé à côté du problème naturellement de rendre au maximum cette écriture merveilleuse il y a les rapports avec les petites choses quotidiennes qui signifie que ce
Sont des textes les nouvelles ainsi comme les les les textes du journau dont tu as parlé sa qui paraissent dans le journal qui qui qui sont qui parle à un public qui connaît très bien qui est honora on l’a vu comme un cauchemar il y a quelques années maintenant on est
Sorti jamais plus d’Honorat mais on s’en souvient encore et donc voilà un un un petit élément amusant j’espère en ce qui concerne la traduction et aussi l’importance des notes précises pour une édition de colollettees [Applaudissements] merci moi je dirais pour enchaîner immédiatement avant de donner la parole
À Franca bruera vu que Marina a évoquer tous ces problèmes de de Méridian et que nous avons le plaisir d’avoir dans la salle le directeur des Méridian alessand qu ah tu tu n’étais pas encore des pages h de P alors le directeur des mé nétait pas encore n’étant pas encore à l’époque
Hors de page nous pvons que que remercier marine pour cette communication si vive qui nous a fait voir comment dire comment les des choix éditoriaux peuvent être conditionnés par des rapports entre les éditeurs parce que nous souvenons bien cette ce déluge de Collette adelphie tout d’un coup chaque mois il y
Avait un colollette qui sortait et effectivement ce grand la porte à qui tâchait de aller derrière ces ces canaux très R et quant au dernier exemple magnifique effectivement des des des des des des problèmes que peut susciter une traduction c’était vraiment pas facile et je me souviens dans une qu’il
Y a une autre mais vraiment un problème infime mais pour dire comment la traduction est toujours pleine de de de de comment dire de de surprise ou de délicatesse une il y a une lettre de Flobert jeune où à un certain point il dit il était 7h et le petit coup et et
Il une traduction italienne dit bien les un colpetto ce qui effectivement détruit toute l’ambiance le petit coup de la peut-être de de la pendule Charles X aussi qui était dans le salon du jeune Flobert donc effectivement on ne fait jamais trop attention et je crois que toute traduction est toujours pleine de
Ces petites erreurs mais qui font la délice du lecteur très souvent plus que son ressentiment allora EB bene allora adesso passiamo a Franca Franca bruera beh è inutile veramente inutile de la présenter c’est notre hôte aujourd’hui avec Martine Reid qui a organisé cette cette journée et nous lui
Soms t nous lui sommes tous très très très reconnaissantes tout le monde sait que Frank en ig à à Turin du département de studio manistic depuis toujours depuis qu’on se connaît et ça fait très longtemps effectivement Franca et comment dire en Italie madame apolinire ainsi que Marina et Madame
Valérie je suis en très bonne compagnie c’est-à-dire que Fran a étudie depuis vraiment toujours depuis très longtemps les avant-gardes les rapports entre les avant-gardes françaises et les avant-gardes italienne tout particulièrement avec cocto savinho Marinetti toujours autour disons de la grande figure centrale qui est celle d’apolinire d’apolinire dont
Elle a traduit tout le théâtre notamment et elle a étudié également cocto sandrars pour un côté et ça c’est vraiment le Massif Central disons de sa production scientifique aussi peut-être cela nous relie en quelque sorte à à colollette aujourd’hui franc est l’auteur d’un d’un d’un volume qui a eu un large succès le
3e sexe des avant-gardes donc les femmes écrivaines à cette époque- là et toute comment dire la généalogie de l’écrivaine à partir des avant-gardes littérature féminine encore un autre massif moins central qui est celui de la réécriture du mythe en littérature nonitga colettepr en tout Frank a donc organisé ce je me souviens
Quand nous en avons parlé le tout premier jour c’était surtout une question de cinéma n-ce pas dont on a parlé oui tout au début c’était ce coloque était né autour d’une idée concernant le cinéma de Colette et au contraire aujourd’hui Franca nous parlera de colollette et la presse dans
Les années 20 en jeu et réception merci je te remercie je te remercie Luca ben c’est c’est c’est pas exactement une communication la mien he alors voilà nous sommes arrivés à la fin de cette journée d’étude très fcondde j’ai j’ai je veux juste ajouter à notre débat euh
Quelques détails sur la réception de Collette en Italie dans les années 20 et alors là tu vois comme je me suis beaucoup occupée de des rapports entre la France et l’Italie dans la première moitié du 20e siècle euh c’est sous cette perspective de lecture que j’ai commencé à relire quelque peu Colette
Donc j’ai un peu repris des travaux que j’ai fait il y a il y a très longtemps concernant les les revues italiennes dans lesquelles avait paru pas mal de poèmes ou de le texte de poî français c’est sous cette perspective de lecture justement que que que ma conclusion parce que là c’est
Pas une intervention évidemment c’est pas une communication tout court mais c’est une sorte de comment dire de conclusion ouverte hein que que je vous propose d’ailleurs Martine et moi nous nous sommes attribués disons des rôles d’ouverture et de clôture de cette journée et et donc me voilà en conclusion pour vous remercier d’abord
Car vos interventions les interventions de cette matinée l’intervention de de Marina de cet après-midi m’aide de quelque façon dans mon propos voilà de de chercher à à démentir au moins en partie disons cette cette idée de lien faible euh ou de regard négatif que l’Italie peut avoir posé sur Collette surtout
Dans la première moitié du siècle c’est un peu c’est un peu ça que que l’on dit et donc et donc c’est c’est ça qui m’intéresse je je je je vais donc immédiatement introduire dans ma dans ma conclusion voilà quelques données que que j’espère utile à à nous tous euh quelquesunes sont peut-être connues
D’autres peut-être non ou du moins moi je viens de les découvrir et justement je suis pas spécialiste de colollette mais enfin j’ai j’ai quelques données importantes que je voudrais partager avec vous important je crois que je voudrais partager avec vous et alors en allant un peu fouiller les journaux et les revues de
L’époque et là je profite de l’occasion pour remercier mattho bafic qui est dans la salle pour m’avoir aidé dans la recherche de quelques données colétiennne dans quelques revues des années 20 qu’il connaît presque par cœur car sa thèse porte sur les revues du de des années 20 du du 20e siècle des
Revues française et italienne donc je disais que que que c’est en fouillant voilà les journaux et les revues je suis tombée sur euh sur une publication d’abord sur une publication qui n’a qui n’a peut-être il rien à faire ni avec les journaux ni avec les revues c’est-à-dire sur les Takini dans critique littéraire
C’est bon hein dans critique littéraire et critique d’art très actif dans les années 20 et là je me réfère à Émilio checki qui est l’une des des des personnalités les plus intéressantes du journalisme culturel italien c’est quelqu’un qui le connaissait c’est très bien la culture française du du début du
Siècle on a parlé d’apolinè tout à l’heure éilio tchqui a écrit des lettres apolinaires je me souviens avoir publié une lettre de tchqui à Guillaume Apollinaire il lui écrit à la autour d’octobre 1918 avant que avant la mort d’apolinire parce qu’il veut le connaître donc c’est quelqu’un qui qui
Aime beaucoup la littérature française la culture française et et donc c’est quelqu’un qui connaît évidemment Colette aussi et dans cette Aquini que vous voyez à l’écran ces carnet de notes qui remonte à 1925 euh il se concentre sur colollette avec les les quelques réflexions que que
Voici que j’ n’arrive pas à lire parce que c’est un peu loin eh mi sono trovato per caso a leggere in non la il lu dans joursci Claudine en ménage de colettete [Musique] [Musique] deersi parte la lingua laic femile et TER la inette la trad francese granolo che è presente nenismo nens
Della Eugenia de gu distill [Musique] amza n curiosità sensuale di claudin e del resto tutta la Ultima letteratura francese è so l’ombra di Port Royal grazie e poi continua anche lesbo hannouto prima di tutti portare Soto quest’ombra derivando altreosservazioni dal Centauro di mais si po F ETA cerie quelle rassomanza toc principio est-ce
Que vous connaz cette P de ilii bon voilà je trouve ça très intéressant je trouve très intéressante la comparaison entre Colette et Eugénie de guirin qui est qui est la sœur de Maurice de guirin à vrai dire vous vous avez vu c’est une double comparaison car
T qui nomme ég ement Maurice de Guerin dans ses carnets de notes en tant qu’auteur du santor hein du du santor et et le sentor Martine avait été publié par Postume par George Sand hein vers la vers 1840 dans la revue de de monde donc c’est une comparaison que je trouve
Bizarre dans côté et intéressante de de l’autre Claudine aménage le le 3è roman de colollette est un livre considéré déclaré à cette époque- làà sulfureux et immoral de sa de sa publication c’est le roman de la découverte par l’héroïne de la vie de de de couple c’est
Certainement le plus scandaleux de de la série puisqu’il met au premier plan la la relation de de Claudine et rési qui redouble évidemment celle bien réelle de Colette et Georgy le journal de jény guirin est en revanche une correspondance intime euh la correspondance intime deeugénie avec son frère Maurice pour lequel elle
Elle éprouve voilà une affection de quelque façon même un peu obsessionnelle et et pathologique et donc enfin c’est c’est c’est la composante du plaisir toujours tourné vers la conquête du du bonheur qui lit ces de femmes écrivaines selon TCK qui ou c’est l’affection entre sœur et frères lu comme transgression
Comment dire consciente et et assumer qui qui qui l’intéresse ou c’est une certaine idée d’interdit voilà qui parcourt les écrits de de ces deux femme qui qui est important pour pour lui alors là je crois que le le sujet est intéressant c’est un sujet à approfondir et euh je crois qu’il
Enfin une étude là-dessus pour bien comprendre euh pourquoi hein un auteur comme Maurice de guirin et Eugénie de guirin sont pris en cause pour parler de Colette alors là c’est c’est c’est intéressant c’est intéressant sur le fait que TCK qui évoque également le santor qui
Traite de la sortie du du du sentor de de la grote natale donc du choc du bouleversement de son initiation et là aussi c’est une piste de lecture je crois intéressante euh il faut il faut savoir que ma de Guérin était très apprécié à cette époque làà en Italie et
Même avant il y a des compterendus de Victorio Sereni qui sont euh très intéressants euh victorioine est quelqu’un qui a beaucoup contribué à faire connaître Maurice de Guerin en Italie enfin il y a il y a de la matière il y a vraiment beaucoup à de la matière
À travailler là-dessus hein il y a pas mal de pistes de recherche euh que l’on peut ouvrir à partir de ça mais je reviens en revue au journaux des années années 20 alors je laisse tomber je laisse de côté aujourd’hui les recherches déjà présentées sur le sujet
Et là je me réfère en particulier euh à une étude fondamentale qui est l’étude de Paul akaded que je crois les les colétiens qui sont qui sont là euh connaissent euh et qui ont été publié en 2015 et alors Paul cadet propose une série d’articles intéressants dans le cadre de son
Parcours de de recherche alors je vais pas m’arrêter là-dessus je vais juste ajouter et là c’est dommage que Paul ne ne soit pas là je juste ajouter que CADED travaille aussi beaucoup sur les préfaces au traduction italiennes donc il y a là euh de quoi travailler et euh pour comprendre pour pour mieux
S’exprimer euh autour de de comment dire de la réception de de Collette en Italie euh cela dit parmi ceux qui ont fait connaître dans les années 20 euh au public italien Collette il faut sans aucun doute citer euh cibilaleram dont on n’a pas parlé je croyais peut-être que que que la matinée pouvait
De quelque façon évoquer cibil là et bien c’est c’est c’est grâce à cbil àeramo que Colette entre de de de plein pied en Italie dans les revu italiennes les plus dynamiques des années 20 mais même avant alors dans un article très intéressant le voilà qui est consacré à
Un N de noaï et qui avait paru dans la revue Le Baretti une revue qui était dirigée pour l’intellectuel antifasciste Pierro Gobetti euh c’éit un numéro consacré à la littérature française Aleramo définit Colette la fauness la fauness une faune hein une faune un Faun femelle alors hein comme vous pouvez le
Lire on peut le lire dans l’article que vous pouvez voir en détail et que je prends pour vous le lire pour le lire attendez hein voilà euh c’est justement en parlant de la contesse de noaï qu’elle parle de Colette euh si donne la contesse de noaï porte nell’arte una Fiera volontà di conquista
Di dominio e tanto più l’attua quant più è Fedele a se stessa al ritmo dei suoi travolgenti occhi Verde Oro e della sua piccola persona dalla Strana affascinante Grazia al ritmo del suo vergineo al pari delle altre due contemporanee di genio Colet la faunessa e Orel la pensierosa per le MI duole non
Avere qui spazio a parlare ella si Salva quando non rinnega la propria Essenza eccetera pointe mais elle est sans sans aucun doute pour cbile aleram un modèle important de femmes artistes et descrivaines avec Madame orurel et an HNE de noaï et et et c’est c’est ça c’est c’est curieux que que que sibil
Aleram définiss colollette en tant que faunesse qu’elle définisse orurel en tant que femme pensive de Noï elle elle a parlé de de Noa elle elle en a parlé tout au long de de l’article elle a défini un peu comme une prêtresse hein comme on a on a secherdotè enfin ces
Trois femmes sont évidemment des des modèles des modèles d’écriture contemporaines de femmes très différents entre eux et et et et et dans ce même article sibil àeramo euh c’est un article je disais du 1925 dans ce même article cibil parle aussi des articles sur Madame orurel sur
Colollette dont dont elle a parlé dont elle a écrit même auparavant elle cite à l’intérieur de l’article son recueil de euh son recueil de d’article andando estando publié en 1920 dans lequel nous retrouvons en bon nombre de témoignages sur Colette des articles que cbil Aleramo a écrit sur
Colette comme celui qu’elle écrit en 1911 pour le le reste de Carlin que vous voyez à l’écran et que nous allons peut-être pas lire alors il y a une édition que j’ai pas sur moi je vais chercher immédiatement je l’ai oublié dans très intéressante ça c’est une édition de
An en 1920 qui a étit republié dans à la fin des années 90 chez Feltrinelli c’est Rita guerrichio he qui a travaillé sur cette édition alors ça c’est un comment dire un livre très intéressant qui nous permet de retrouver pas mal de situation autour de de Colette qui semble être pour cbil leram
En point de repère du début de sa carrière d’écrivaine à la fin de ses jours c’est ça euh Colette d’ailleurs fait partie du groupe d’artistes et d’écrivains français que sibil a en connu desè son premier sjour à Paris euh comme la conférence la conférence pardon à La Union culturale Franco Antonicelli
De Turin le montre hein voilà là c’est une conférence euh qu’elle a prononcé le 8 mars 1952 et et là vous vous pouvez le voir elle parle de son de sa première expérience en France et et et parmi les les les écrivains qu’elle a connu euh évidemment vous pouvez retrouver Colette
Vous retrouvez apollinire Sibila et apollinire se sont connu elle a écrit à polinaire il y a des lettres intéressantes euh entre entre les deux et donc c’est intéressant de de de constater que Colette est une figure qui revient hein qui revient constamment à l’intérieur de l’écriture de sibil
Leramo là je vous cite ce cette conférence qui remonte aux années 50 1952 donc sibil meurt en en 1900 sibam en 1960 donc euh presque à la fin desens de sa vie et et c’est curieux aussi de constater que dans la correspondance au dossibaleramo avec le peintre Antonio Baldini dans la correspondance qu’ils
Ont entretenu dans les dans les années 20 nous retrouvons presque les mêmes mots que sibil aleram a prononcé dans sa conférence donc elle parle de Madame Orel comme celle qui lui a fait connaître le féminisme français et et grâce à laquelle elle a connu Collette donc vous voyez il y a
Plusieurs données je ne vous propose pas toutes les données que j’ai dans dans mes notes je vais juste vous donner encore quelques points de repère par exemple par exemple celui-là je trouve très sympa sibil qui écrit dans novelle noventesque au début de des années 30 un article intitulé cheveux courts hein le
Voilà attendez parce que j’ai besoin d’avoir voilà non c’est pas cel voilà cheveux courts h c’est très sympa cet article mi sono fatta tagliare i capelli anch’io e già qualche anno prima che la moda di la Gass una scrittrice di Francia Colette in una pagina che ora
Non ho sott’occhio ma di cui ben rammento l’ardita eleganza inumerava gli inconvenienti delle grandi chi sciolte nei nei talami por Capelli Corti fin dalla sua giovinezza e però a compro prima t altre donc dans les années 30 voilà les les les les coiffures cheveux bouclés et les vagues sont très marquées
Et elles étaient déjà présentes dans les coiffures courtees des années 20 et voilà que Collette devient un modèle de femme libre et libéré non seulement grâce à ses à ses romans mais mais aussi grâce à sa coiffure à la garçonne hein qui qui continue à en faire un idole de
De sociale et culturelle des femmes donc vous voyez par rapport à ce qu’on disait ce matin c’està-dire ce double aspect cette ce double visage de Collette si vous voulez en Italie à travers la voix par exemple de cbil àeram on ne connaît que le revers le plus dévergondé hein le
Plus lié à cette nécessité de se d’être un modèle de rébellion sociale ça c’est c’est intéressant c’est intéressant nous sommes en février 1930 donc évidemment euh n’oublions pas que dans l’Italie du du du fascisme voilà de ces années-là le le rôle euh comment dire largement dévolue euh aux femmes et celui de
L’ange du foyer de la de la Rane de de de la maison dans le cadre d’une radicalisation de plus en plus inquiétante de la soumission de la femme donc c’est c’est important ce que ce témoignage de de cibil aleram alors d’autres articles pourrai être cités il
Y en a il y en a abondamment et je passe un peu vite là je remonte un peu en arrière pour vous dire justement que sibil qui est très active euh qui qui parle beaucoup de de de collettees dans les années 20 en réalité on parle déjà
Euh dans les années 10 en parlera après hein vous voyez donc c’est ça c’est important euh will con una prosata Musica tende nessun’altra scrittrice vivente a foggiarsi uno SLE d’clusiva propri et là enfin il y a d’autres articles là par exemple c’est 1911 c’est intéressant aussi de comment dire de de
Remarquer que dans les mêmes années d’avant la guerre he parce que là nous sommes avant la guerre Antonio Borg qui était un professeur universitaire de littérature en monde ici à Rome hein à la à la sapien qui était journaliste et et critique littéraire consacré un chapitre de son volume la Vita libro à
Colollette voilà et là ce n’est que la première page mais c’est h pages hein consacrées à la vagabonde très intéressante à lire qui qui justifie de quelque façon la tension que R apporté dans ces années à à ce roman euh et on a ce matin avec Paul à palme on a
On a parlé là voilà on a parlé de de l’adaptation cinématographique et et donc là il y a il y a des liens important hein qui qui nous permettent de de de comprendre que Colette était connu en Italie et que cette adaptation cinématographique euh à son sens par
Rapport au aussi à euh aux comptees rendus qui ont été qui ont été écrits à partir de cette cette année-là alors je reviens aux années 10x années 20 pardon un peu rapidement pour vous montrer ce cette page avec celle-là je je je je j’arrate je je termine euh
Évidemment il y a il y a d’autres témoignages peut-être peu connu moins connu euh ce sont les témoignages euh qui nous a laissé Nino Franck qui est un intello italien un intellectuel italien pas très connu en Italie peut-être plus connu en France qu’en Italie si si vous
Voulez c’est un passeur de culture entre l’Italie et la France surtout dans les années 20 300 c’est quelqu’un qui a écrit des des des articles et des comptes rendus de littérature française dans les revue italienne dans les périodiques italiens et des comptes rendus de littérature italienne dans les périodiques françaises ça c’est c’est
Très intéressant et qui a travaillé pour des revues importantes teles que Solaria bichur tambour qui a été le premier traducteur des Mamel de tyresias par exemple euh en italien et et c’est à partir de cette traduction de cette traduction là que bragalia dans les années 20 A euh proposé la mise en scène
La première mise en scène italienne des Mamel de Tirésias à Rome hein voilà c’est une parenthèse apolinarienne qui n’a rien à faire avec Colette et et bien Nino Franck écrit un article euh très intéressant euh je vais chercher dans voilà écrit un article très intéressant pour pour euh
Il monde hein dans le mois de mai de 1923 intitulé Colette Académica alors ça je trouve que c’est très intéressant hein Colette académicienne alors là Franck euh parle au public italien dit au public italien informe le public italien d’une d’une rumeur qui circule à Paris c’est-à-dire l’élection il parle de
L’élection de Collette à l’Académie française alors euh en voici quelques pages très intéressantes et amusant aussi dans lesquelles Nino Franck se demande si elle portera la bivè ou pas hein commence à dire qui ça c’est Colette le portera laabit à l’Académie française qui ça se porterit l’abit Verde vous le voyez à
L’écran et là aussi il dit quel discours pas discours pron comment comment pour ger son sriux face au président qui lui donnera la parole ça c’est je trouve que c’est un c’est un coup d’œil sympa intéressant mais ce sont des pages où au-delà de de cet aspect qui présente je crois d’une façon
Très sympathique Colette au public italien je je crois que euh euh ce qui est important c’est qu’il fait vraiment l’éloge de colollette que nous pouvons le lire euh à l’écran ah oui attendez je vais chercher la citation voilà euh euh euh voilà là je l’ai transcrite parce que
C’était difficile à lire et je vous laette après av un pe par deadie opiss Francia una sensibilà agitata vibra sempre a tratti distendi in per i grevi periodi di Stasi estatica un po affosa certo la miglior scrittrice vivente en 1923 de la stirpe Julie de l’pin et
Marceline de bord de valm l’OP solida alta il libro pubblic l’anno scorso 19 quééri c’est 1920 23 23 VO l’ SC F la France l’aviment lettern sol decita Barba galltiduli restano ancora che guardan cigliosamente l’arte di Colette ma giovani e Vecchi tuttiermanam infine di vera Gloria Lene eleganti
Leggo indolentementei libri SZ diirli o almeno li tono bene in mostracusera mostra Salotti vicin allultimo libro di Mor on parla ce matin diabl ven r diteetteia form très très très très intéressant et là je m’arrête hein parce que là il y a il y aurait pas mal de sujets encore à
Aborder j’ai été peut-être encore peut-être un peu longue euh peut-être enfin je peux conclure en disant euh en mot euh en souignant l’importance voilà de ces pages consacré à colollette justement qui paraissent dans les années 20 30 dans un contexte politique et culturel difficile ça c’est c’est je crois c’est important
C’est-à-dire lorsque le de quelque façon le culte de l’italianité a incité à regarder avec méfiance les expériences culturelles provenant des autres pays hein et donc cette critique positive et constructive de Franck à l’égard de Collette et toute l’estime je crois donc dont il fait preuve euh me paraî très importante et témoigne
Surtout dans certains courages hein et et dans désir de de liberté d’expression très louable de la part de Franck et surtout pour pour cet effort je crois qu’il a fait de de de parler d’une femme qui a qui avait comment dire qui qui avait été déjà proposé par pas
Mal de critiques parmi lesquel qui méritait d’être encore lu en Italie le sujet est vraiment énorme je j’espère qu’une thèse de de doctorato [Musique] doctorato l’ARG et je [Applaudissements] vousci merci Fran pour cette si belle communication si riche vraiment tu as ouvert comme tu disais des pistes des
Perspective beaucoup de choses à dire sur la réception italienne de colollette en ces années-là certes il est vrai que bon avant de de dire peut-être il y a-t-il dans la salle quelques quelqu’un qui voudrait poser des questions demander des dévertissements faire des réflexions certo quo que ce qui est très impressionnant
C’est non avant tout une petite chose ayant lu les les les citations que tu nous as montré il y aurait-il un un un rapport entre la faunesse dont parle Alam et et le Faun de Maurice de Guerrin dont tu Donis de pour pourquoi pas évidemment j’ai pas fait pas unc
Travaillé pas fait une étude sursort et et je trouve que que que les liens avec les avec Maurice de Guérin sont très très évidents hein alors là je viens de parler du santor hein et alors là évidemment le lien avec le santor est très évident et et surtout ce qui est
Important et le fait que à l’époque où Colette était présenté en Italie Maurice de guuérin était très très connu je viens de dire que euh non Borg non c’est pas borgis il y avait une critique Diego Valeri Diego Valeri avait beaucoup écrit sur Maurice
De Guerin et je trouve que euh le le la présence comment dire le fait que le public italienne cultivé évidemment italien fait qu’il connaisse Mace de Guerin fait de quelque façon comprendre certains aspects fait de quelque façon comprendre certains aspects de l’écriture de Colette voilà pourquoi il
Y a ces parallèles entre la la fenesse entre le le santor voilà de Mace de guuerin et le fait qu’elle qu’elle qu’elle ait eu ce ce ce ce ce briquet voilà de de fauness hein donc de femmes agressives de femmes oui mais là c’est comme je disais tout à l’heure bi pour
L’instant je me suis bourné à chercher des des données mais c’est il y a vraiment des pistes de recherche très intéressantes c’est pour ça que je dis que une thèse doctorat tout autour de la fortune de colollette la réception de colollette a commencé des années 10 he
Entre les années 10 et et les et l’entre de guerre voilà c’estait vraiment souhaitable vous avez levé la main à ouie ah très très bien monsieur zur l’autruche non tu tu devrais parler au micro merci beaucoup Franca oui l’expression fais elle est tout à fait intéressante et surtout elle me elle me
Paraît en décalage complet puisque si je me souviens bien l’article que tu as cité en 1925 oui c’est 11 ans après le rôle du fun que Colette tient ou music thâtre des maturins mais c’est surtout à cette époque là en France la réception ne parle plus du tout d’elle comme ne
Fun la réception de colollette en F elle dure en France environ 1 an 1 an et demi et puis après ça devient surtout l’actrice du musical qui a joué dans la chair et c’est très intéressant que 11 ans après il y a une tel décalage avec une réception en Italie où on la
Considère encore comme ce petit animal alors qu’en France voilà et et j’ajoute tu vois comme Tiber était à Paris à l’époque où Collette jouait voilà C questioné c’était qui l’avait vu sur la scène du musical parce qu’il y a forcément si dans les articles j’ai pas eu l’impression qu’on mentionnait
Beaucoup le théâtre et le musical il y a forcément quelqu’un à un moment donné qui l’a vu pour véhiculer cette image là alors qu’en France on la considère plus du tout comme le petit Phone et pourtant en 1926 la critique se canalise autour de cette image là mais bon du coup en
France en 1925 elle est déjà connue comme une autrice autobiographique on commence déjà à la canoniser à l’inscrire dans le champ littéraire çai et tu vois j’ai j’ai montré voilà une conférence que sibil a prononcé à Turin vers la fin de sa vie à
La fin des années 50 et et là dans le cadre de cette conférence elle elle parle des années 10 14 quand elle était à Paris et quand elle avait connu Colette et donc je crois que c’est cette image là qui qu’elle qu’elle est en train de de de véhiculer voilà c’est ça
Ou merci Corentin merci Madame re j’avais une question de de curiosité pour vous parce que est-ce qu’on peut expliquer comment pourquoi en Italie autour des années 2000 il y a donc ce double projet et si je comprends bien d’œuvre complète ça c’est une sacrée affaire aux éditions à Delphi et de
L’autre mondalor qui accepte de faire au départ de volumes est-ce qu’on sait pourquoi il y a cette sorte de renaissance de Collette à ce moment momentl euh moi je poserai la question plutôt à vous parce que j’ai l’impression si je me trompe pas que en France il y avait cette idée de préparer
Quelque chose pour les écrivains de l’an 2000 il y a il y avait l’idée de souligner quand même quels étaient les grands auteurs euh qui avec lequel ont commencé un nouveau millénaire et je crois je me rappelle pas les détails mais je crois que c’est ça avait été
Quelque chose qui qui passait un peu dans la presse française les écains de l’an 2000 alors je sais pas je sais que du côté de adelphie c’était calaso donc le directeur prédent directeur de adelphie qui voulait euh la la qui a décidé qui avait décidé euh alors de
De publier Colette et qui avait commencé euh en publiant comme disait look un premier texte un deuxième texte je pense je je que l’idée de faire les œuvres complètes ça été au moment où monandador a dit on va faire les œuvres complètes et donc là ils ont dit ah non alors
C’est nous nous sommes déjà en train de la publier on va faire les œuvres complètes parce que c’était pas dans une collection où tu as les œuvres complète c’était les différents volumes qui sortaient l’un après l’autre donc B hypothèse et en ce qui concerne Mondadori euh ça a été la première fois
Que j’ai travaillé dans le pour pour il Méridian et après je je peux dire que j’ai un peu mieux connu la directrice mais au moment-là elle m’a euh demandé de de de me voir elle m’a dit je veux colollette moi j’ai dit pourquoi pas Valérie donc ça a été elle a dit
Peut-être demain mais je veux colollette alors il y avait aussi une chose elle venait de quitter Adelphi et de passer à mondeadoré donc peut-être elle était déjà dans le monde où on commençait à discuter à préparer cette euh vision complète même un moment différent de euh de
Colollette je pense qu’elle avait un peu reçu cette idée elle est passée à mandador elle a dit mais c’est une bonne idée on va faire méridien c’est une hypothèse je j’ai pas demandé pourquoi vous vous avez pensé à Colette je la connaissait pas au moment on l’a connu
Au fur et à mesure on travaillait et on trouvait des des problèmes donc on s’est connu un peu mieux je ça pure vous me faites penser maintenant que au début ça a été c’est ce queadelphi a fait avec siménon on commence on publie un policier de policiers d’ci mais non un
Livre qui n’est pas un policier un autre livre et après maintenant on dit si main non chezadelphie je pense que c’était un peu comme ça colollette et après mais et au moment où mondador a dit on va faire les œuvres presque complètes la playéade en ce qui concerne les étrangers n’est
Pas les œuvres complètes mais quand même c’est une vision très précise d’un écrivain je pense que ça a été là on a commencé à se disputer euh je sais que que notre ami ne veut pas paraître mais je pense qu’il faudrait demander à quelqu’un qui connaisse mieux le monde
Éditorial je crois qu’il y a des règles différentes si on propose les complète par rapport au fait de proposer les droits pour un un ou deux ou trois romans je pense que tout se passe d’une façon différente non non PIP non c’est des différents oui c’est différent donc je pense que le
Fait de lancer bon je lance sur la table les pistolet voilà uvre complète alors l’autre s’arrête donc c’est peut-être vous me faites pensé he c’est c’est peut-être quelque chose qui avait mûri à l’intérieur de de Adelphi et que Renata Cologne avait trouvé intéressant elle avait quitté adelphie d’une façon très
Très très polémique donc les choses sétaient passées d’une façon assez dure elle était passée à mandat deori et elle a dit peut-être oui c’est une c’est quelqu’un don dont ça vaut la peine de faire un méridien peut-être ça s peut-être ça s’est passé comme ça oui
Parce que pour ce que je sais pour pour l’entrée de de Collette en playayade c’est l’éditeur qui a choisi et ça on peut apparemment pas le lier à quelqu événement ou quelqu intérêt nouveau suscité par Colette c’est l’éditeur qui a demandé à CLA Pichois qui n’était pas au départ spécialiste de colollette qui
S’est entouré du coup d’une équipe de faire quelques volumes de romans pour pour colollette et à ma connaissance il n’y a pas eu mais mais oui c’est ça mais euh oui c’est davantage vous avez tout à fait raison mais euh à ma connaissance il n’y a pas
Eu de en tout cas bon je dirais que l’idée de faire une sorte de de relecture de ce que le 20e siècle avait apporté à la littérature avant l’an 2000 ce qui disait qu’ sembleil en tout cas pour les pad n’ n’a pas n’a pas circulé
Et n’a pas été donc on a on a un peu l’impression que c’est tout simplement la décision d’un éditeur à un moment donné passer justement à des phases différentes on commence un premier un 2è volume de la playéade c’est son les années 90 et peut-être alors il y a
Quelqu’un qui aussi lance dans la presse quels sont les auteurs avec lequels on va passer au nouveau millénaire et aussi en Italie cette idée peut-être ça ça fait par étape oui je alors je je voulais juste exprimer ma solidarité à Marina javeri par rapport aux réflexions
Qu’elle a fait pour pour ce qui concerne les notes de la de la playade ou des de Méridian parce que je quand j’ai traduit les textes de colollette sur le cinéma en italien je me suis retrouvée avec le même le même problème c’est-à-dire que ces texte des années 10 était plan de
Référence à la vie culturel culturel politique et même en langage quotidien euh pour traduire laquelle j’ai dû faire plusieurs recherches et en plus elle faisait référence à des films donc des années 10 dont aujourd’hui on n pas forcément euh la connaissance et même pas la disponibilité des copies cela dit
J’avais une question pour Franca bruera c’est-à-dire très bien elle était donc Colette été accueillie en Italie par la critique de manière positive mais je me demandais justement dans les années 30 si tu es tombé sur des des des des des textes de de des avis des points de vue
Hosyle parce que justement pendant les années 30 notamment cela ne m’aurait pas étonné voilà c’était juste ça va je dois t’avouer que j’en ai pas trouvé hein mais enfin c’est un sujet enfin il faut évidemment moi j’ai fait des recherches évidemment il faut en faire beaucoup plus hein et donc
C’est sûr que si on on va vers une publication voilà on pensait avec Martine peut-être de d’hypotiser une publication de de nos interventions on verra alors là évidemment j’irai approfondir ça mais pas beaucoup de de de textes particulièrement intéressants qui qui il se rapproche de de colollette
De façon négative ce sont surtout des jugements positifs ce qui qui ce qui m’a frappé aussi et et d’ailleurs quand aujourd’hui tu as parlé euh de euh tu nous as montré voilà euh des comptes rendu euh tiré des revues cinématographiques de l’époque al alors là aussi je me demandais si par hasard
Tu avais pu jeter un coup d’œil aux revues et aux journaux au périodiqu de l’époque pas nécessairement lié à au cinéma et si il y avait des échos de ce projet Collette au cinéma non dans la mesure où déjà c’était ça a était compliqué de trouver des des références dans les revue
Cinéatographique donc ça m’a pris pr un certain temps et donc non donc tu vois je je relance vraimententellement pour la publication ça pourrait être oui je crois que que le le sujet vraiment de la réception de Colette en Italie est vraiment à aborder hein il y a [Musique] uneance sur dire de
Sur sur Corentin [Musique] entend qui a été publié non à mon avis ah bon je connais je connais pas oui parce qu’ il y a cet article que j’ai cité de Paula CAD qui est qui est très important qui est très important mais et c’est bien ce que tu me dis
Parce que moi je connaissais pas ce ce travail je sais pas vous vous êtes peut-être plus plus pr et tu connais et tu connais et tu connais pas voilà et là c’est dommage parce que c’est en [Musique] merci merci donc vous avez ah très bien oui oui
Oui de deux questions alors la première peut-être dans la continuité de de la discussion sur la playade c’est lorsque ils ont entrepris cette édition là en 1984 tout était encore à faire et donc le parti prix qui avait été fait pour ce que j’en sais et des discussions que
J’avais eu avec deux d’entre eux ça avait été de de compiler l’ensemble de l’œuvre mais bien entendu l’éditeur a refusé donc ils ont fait le choix de donner quelques textes en plus qui apparaissaient dans l’œuvre du Florent et qui pour le coup n’avaent jamais été donné au grand public par exemple les
Notes qui sont inséré les notes d’Italie qui sont insérées après les heures longues et qui pour le coup n’avait jamais Jama été sinon diffusé et du coup il y avait aussi cette difficulté à saisir le rôle de de Maurice goutke parce que en réalité on a l’impression que c’est un travail de collaboration
Moi j’aurais plutôt tendance à dire que le dernier mari de Colette a beaucoup plus trafiqué l’agencement des texte qu’elle elle n’a eu vraiment d’implication là-dedans quand elle est très âgée et très impotente et on a des témoignages comme quoi elle le perd enfin c’est un peu difficile lui ça fait
Déjà 20 ans à peu près qu’il travaille à dans sélèv puisque dès 1935 il crée un premierre édition de luxe les cahiers collettes où il réunit et en fait il vend sur le profil de de colollette alors il y aurait peut-être là pour la dernière partie de l’œuvre un peu à
Essayer de de savoir mais c’est je pense aussi un vrai travail de thèse savoir cette édition là mais du coup alors j’avais deux petites questions sur le développement de l’écriture dont vous avez parlé mais peut-être sur toutes les traductions ça m’intéresserait quel est le le l’évolution qu’on pourrait très
Rapidement tracer de cette écriture là puisque nous en France on a une certaine lecture et j’aurais bien aimé avoir l’impression enfin votre avis sur est-ce qu’il y a une évolution de l’écriture quand on traduit de des années 1910 jusqu’après est-ce qu’on perçoit une évolution et peut-être une autre question pour pour Franca peut-être
Enfin quiconque dans la salle est-ce que Colette est beaucoup enseigné à l’université ou dans le secondaire actuellement puisque alors nous c’est un sujet assez tout neuf elle vient tout juste d’intégrer les programmes de lycée alors qu’elle avait été complètement absente elle vient tout juste d’intégrer le programme des S où la vagabonde est
Inscrite au programme pour les l’année donc je me demandais si dans les programmes universitaire elle été commentée ou pas ou justement ça fait partie de la réception alors la première question est assez difficile c’est-à-dire comment comprendre la formation et la transformation d’une écriture et comment la rendre dans une autre langue euh je
Peux donner quelques éléments un peu superficiel je m’excuse mais votre question demanderait en réalité une réflexion un peu plus attentive je peux dire que ce qu’ on notait au début il y avait C côté un peu et je pense surtout les deux premiers première colè Claudine et c’était peut-être son mari qui
Poussait un peu parce que elle le dit il me disait mais un peu de PI mais ça fait ça doit faire paysan et cetera donc là il y a le choix d’une certaine façon qui est le discours c’est pas le journal Claudine c’est pas un journal c’est une
Conversation et alors je dis à ma copine tu n’aurais pas fait la même choses et alors c’est un peu une conversation avec le lecteur donc c une façon d’écrire que je pense wiie a un peu poussé et elle est devenue très habile dans ce C après elle commence à changer
À à chercher et à trouver et ce qui m’a toujours frappé c’est le fait que tout tout tous ceux qui s’occupent de colollette je pense sont frapper par le fait que elle a elle écrit d’une façon extrêmement intéressante magnifique et cetera et lorsqu’elle parle de son écriture elle
Dit seulement beaucoup de travail 6 he de travail tellement de travail j’aurais préféré planter de j’aurais préféré énormément de travail et surtout elle dit travail pour couper je dois prendre ces 40 pages et les transformer en 12 pages c’est-à-dire c’est ce que je trouve vraiment ça c’est le génie de l’écriture
Lorsqu’on comprend combien c’est important le fait de résumer couper enlever ce qui n’est pas essentiel donc je pense que elle c’est très intéressant le le cahier Claudine numéro 3 parce qu’on voit les suggestions de Willy et là où elle pense c’est vrai là il y a un problème
Mais elle choisit une autre solution donc là on voit en effet qu’elle se détache quand même des indications les plus disons faciles et banales et elle intervient donc là il y aura évidemment du temps un travail comme elle disait et donc je pense ce que j’ai j’ai trouvé c’est vraiment la
Construction dans les sens vraiment dur du maçon qui travaille pour faire une d’un style d’une écriture et d’un style à partir de la facilité du début qui fait qui est le jeu de je parle avec ma copine avec des clin d’œil et cetera et cetera c’est un peu facile mais après ça
Devient et le fait qu’ certain moment elle change ce n’est plus euh Claudine c’est anné donc c’est une autre personne qui a toute autre façon de penser et une autre façon de s’exprimer en ce qui concerne euh la traduction notre traduction le fait que c’était des traduction très très bon Très traducteur
Très experts qu’on avait choisi certaines choses une des choses les plus difficile c’est le problème le PI qu’est-ce qu’on fait alors est-ce qu’on met du je sais pas du napolitain non nous on a choisi des mots de famille des mots de de de un Italien familier et un
Peu vulgaire mais pas pas avec des connotations liées à une région italienne c’est-àdire certains choix on les fait ensemble et et pour pour le reste c’est vraiment la la le problème de rendre au mieux une écriture qui est qui est magnifique alors je vous ai pas répondu je m’excuse mais en effet ça
C’est un un un gros problème parce que c’est ce qui m’intéressait ça a été ça c’est de voir la construction d’une écriture qui a une écriture à la fin te dis c’est vraiment de maître ou oui bien sûr et c’est c’est là où en fait on voit le manque des études colétienes c’est
Vraiment qu’ y a pas de grosses études stylistiqu qui manque encore à ce jour parce que par exemple on pourrait prendre tout mais une thèse sur l’adjectif chez Colette se justifierait complètement on a en une page 50 adjectifs ce qui fait que il y a une manière de traduire le monde qui est
Quand même assez assez inédite et voilà mais c’est vraiment très difficile parce que par exemple en France la la critique a voulu que ce soit plutôt la vagabonde qui marque une première étape stylistique un premier passage jusqu’à Chéry qui en marque un deè après quoi il y aurait donc une phrase qui se
Déroulerait un peu à la pause tout en Volut et cetera donc c’est vrai que là c’est intéressant de la placer un peu plus tôt avec Claudine en ménage où en fait c’est une première parfis je suis intervenu pour baisser par exemple il y a des mots qui liés à certains oiseaux à
Certains fruits à certains fleurs qui sont assez communs en français et qui en italien tu l’as tu le tu le dis en latin en réalité ce sont RAR donc ce sont des mots rares ou bien par exemple certains fleurs on on le nomme en latin alors là
En réalité et donc là je je je mets l’espèce je général des fleurs qui est un mot beaucoup plus commun plutôt que mais tandis qu’elle est d’une précision d’une précision incroyable mais d’une précision en même temps en utilisant un mot qui n mot pas un mot hyper rare en
Français mais qui devient un mot hyper rire en italien oui voilà d’acc la réponse est non parce que c’est pas c’est pas un sujet que l’on aborde je crois je crois pas à l’école je connais pas très bien l’école euh mais je pense qu’au lycée aussi il y
A pas suffisamment de de d’antologie de la littérature française qui qui qui qui permettent de de faire connaître Colette donc là c’est pas c’est pas évident hein et à l’université je crois que la réponse est continue d’être non hein al moi j’en parle toujours de colollette évidemment
Quand je fais mes cours sur sur la littérature des des femmes les femmes dans la littérature du 20e siècle là je le fais très très volontiers alors je je parle un peu des des femmes j’ai vu de sièc Colette toujours au cœur de mon de mon itinéraire mais c’est pas ça [Musique]
Question et alors n je crois que nous pouvons clore cette très belle journée consacrée à Collette il est vrai que il y a une petite on pourrait imaginer une réponse à votre question lorsque sur une une réserve éventuellement sur les les les romans de dans les années 30 de Collette quand Borg
Par romanzi ça Colette était toujours disons dans une zone presque interditeéta quelque chose qui venait de Paris en Italie ça faisait c’était parfait dans le sens qu’il y avait de quelque chose d’interdit de secret d’érotique d’élégants parisiens alors tout cela naturellement était objet d’attention extrême et en même temps de réserve bien sûr
ILOM voilà notre notre journée se peut clore ou plutôt on peut clore ce qu’on pourrait vraiment définir l’après-midi d’une phonesse [Applaudissements] merci