🔎 Fascinants mais dangereux, les volcans nécessitent une surveillance constante. Assurée par des observatoires répartis partout sur le globe, elle permet d’anticiper l’activité volcanique, de protéger les populations mais également de mieux comprendre les volcans. Découvrez comment sont surveillés ces monstres de la terre à travers une conférence visuelle et interactive, en lien direct avec le Piton de la Fournaise.

🗣 Avec Guillaume Boudoire, maître de conférences à l’université Clermont Auvergne
🗣 Lydie Gailler, physicienne-adjointe à l’université Clermont Auvergne, tous les deux membres du laboratoire Magmas et Volcans

En partenariat avec le CNRS

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Bonsoir à tous bonsoir à toutes bonsoir Monsieur bonsoir madame bienvenue donc je m’appelle Sébastien je travaille pour le CN reste dans la communication et les action les actions grand public je vais vous accompagner pendant cette soirée et je vais me permettre d’introduire le sujet avec une anecdote

Personnel quand j’étais petit il y a des moins de moins de 15 ans on va dire dans la salle j’en vois en fait il se manifeste pas mais j’en quand j’étais encore plus petit que vous c’était les années 80 et il y avait un vulcanologue qui était super connu

Qui s’appelait Harun tazief ah oui alors alors je vois les têtes au CH comme ça oui oui bah oui c’est lui qui m’a montré que les volcans c’était merveilleux c’était splendide impressionnant dangereux bien sûr difficile à à prévenir que derrière il y avait des populations en danger donc avait quelque

Chose à la fois fascinant et dangereux beau et dangereux qui me donnait envie de ressentir ça vraiment d’aller dessus bon après je voulais être vulcanologue j’ai vu le nombre de post au CNRS et j’ai abandonné ma vocation mais d’autres ils sont arrivés et alors donc du coup j’étais

Allé à une conférence de darounazev qui se passait sur la Doua je devais avoir je sais pas 8 ans et j’ai demandé avec ma petite voix comment on fait pour devenir vulcanologue et il m’a répondu tuachètes mon bouquin mon petit gars donc voilà j’ai appris que Guillaume boudoir venait de finir une

Contribution dans un bouquin qui s’appelle le Rift est le rift de l’Est africain donc si vous voulez voir comment on devient une vulcanologue vous savez comment faire et justement je vais vous présenter parce que c’est c’est vous deux qui allait donner cette cette conférence cette conférence avec plein

De témoignages du terrain que on a voulu au CNRS monter avec le musée des des Confluences et vous travaillez tous les deux dans un un laboratoire qui s’appelle le laboratoire magma et volcan qui est un laboratoire CNRS université clermontvergne et puis IRD institut de recherche sur le développement qui

Lui-même est au sein d’un observatoire de physique du globe celui de ClermontFerrand et vous Guillaume boudoir vous êtes maître de conférence à l’université clermontverges au sein de de cette structure là et lidie Gaillet vous êtes physicienne adjointe c’est un un métier hein on dit physicienne adjointe euh à l’université

Clermontvergne également voilà alors à noter parce que je sais qu’il y a des collègues de d’Orléan et de Montpellier qui qui vous regardent euh on est en direct sur Facebook et sur Youtube donc je je me permets de vous saluer et je vais de ce pas vous donner la parole

Pour allez quelle durée de présentation à peu près 2h 2h oui minimum minimum allez je reviens tout à l’heure pour prendre les questions du public et de Youtube Facebook pour échanger avec vous merci merci beaucoup bonjour à bonjour à tous aujourd’hui on va vous on va vous

Présenter il faudrait que ça passe je sa pas ça passe sur le peut-être un petit problème de d’image ah voilà c’est bon on y est donc aujourd’hui on va vous présenter on va vous parler volcan évidemment mais on va essayer de vous les présenter sous un

Angle un peu différent de ce qu’on a l’habitude peut-être de voir dans dans les reportages c’estàd qu’on va se focaliser sur sur l’aspect risque et sur la place que les observatoires volcanologiques peuvent avoir dans les stratégies justement de de gestion des risques donc comme Sébastien nous a nous

A présenté tout à l’heure on travaille à à cler Monferrand et on a eu l’occasion de et on a encore l’occasion de travailler très étroitement avec l’Observatoire volcanologique du python de la Fournaise d’où le fait qu’on va on va notamment vous essayer de vous de vous vous faire part de notre expérience

Sur ce sur ce domaine donc au menu au menu du jour on va faire une une breve introduction sur sur on va dire un environnement général on va regarder un peu ce qui se passe à travers travers le monde pourquoi est-ce qu’on a besoin des observatoires volcanologiques et puis on fera un un

Focus plus spécifique sur sur l’observatoire du python de la Fournaise en regardant comment fonctionne l’Observatoire quelle est sa place justement sur le terrain mais aussi dans la stratégie de la gestion des risques et on verra que c’est une approche qui est très circulaire entre recherche observation et communication et puis

S’il nous reste un peu de temps au bout de ces 2h et de du coup on verra en dernière partie d’autres exemples pour vous montrer qu’en fait le cas des observatoires volcanologiques français est un peu spécifique dans le paysage mondial parce que si on regarde nos collègues italiens ou nos collègues

Américains on a des modes de fonctionnement qui sont qui sont un peu différents hop je t’en prie alors comme disait Guillaume ce qu’on voulait un petit peu présenter en introduction c’était un peu pourquoi c’est C ces ces objets qui restent exceptionnels elles sont à surveiller c’est déjà parce qu’on a une

Une concentration assez importante d’édifices considéré comme actif à travers le monde donc là vous voyez sur cette carte là la carte de gauche là l’ensemble des des édifices qui sont considérés actifs depuis ce qu’on appelle l’olocè donc il y a à peu près 10000 ans et on voit qu’on a une

Distribution qui est classiquement au niveau des limites de plaqu donc les zones de subduction les rides médioocéaniques et également en intraplaque donc plus au niveau des des zones de point chaud et on considère à peu près qu’on a plus de 1400 volcans qui ont eu une éruption considérée comme

Récente au cours des 10000 dernières années et parmi Cuxa 31 volcans rentrent en éruption en moyenne par an depuis 1950 et la chose qui est la plus marquante finalement là vous voyez une carte des des principales principales éruptions qui ont connu de des magnitudes fortes et avec des impacts

Important relativement récemment et puis ce qu’il faut retenir c’est qu’on a plus de 14 % de la population mondiale qui vit finalement à moins de 100 km d’un de ces édifices actifs et en fait le le problème il est double c’est qu’on va avoir un impact direct sur les

Populations à proximité de chaque édifice et puis aussi un impact plus global climatique à l’échelle planétaire qui va pouvoir se répercuter vraiment à l’échelle du globe et finalement tous ces volcans vont être associés à différents alléas volcaniques donc on va revenir dessus tous les volcans ne sont

Pas associés à tous les aléas ça va dépendre de leur position géographique de leur contexte géodynamique du type d’édifice sansus stricto et en fait le problème c’est que par contre plusieurs aléas vont pouvoir se succéder parfois brutalement au cours d’une même phase éruptive et là ça va rendre les choses encore plus plus

Dangereuses donc on a repris ici les principaux aléas qu’on qu’on ressens en règle générale à commencé par les coulés de lave donc en contexte eff fusif vous avez un exemple là sur sur le pyon de la fournaisee donc c’est l’éruption d’avril 2007 qui est et on va revenir dessus par la suite et

Puis un une un petit film là sur le le kilwea sur la rve zone du kilwea sur une éruption relativement récente qui a aussi eu des conséquences importantes donc c’est un un aléa qui va dépendre beaucoup de la composition de la température et de la réologie du magma

Et puis les facteurs qui vont régir l’épaisseur et puis la propagation de ces coul ça va être essentiellement bah la topographie sur laquelle elle va se mettre en place le taux d’effusion àvent et puis forcément la la durée de l’éruption en elle-même il y a un certain nombre d’approches qui sont

Mises en place de plus en plus pour essayer de protéger les populations il y a de plus en plus de simulation numérique pour simuler les trajectoires découlé de lave et puis aussi un certain nombre de de processus de de d’ouvrage pour essayer de contrôler artificiellement ces trajectoires et puis on retrouve aussi

De toute autre coulé dans un contexte explosif qui sont les coulés pyoclastiques donc ça c’est l’exemple bien connu de l’éruption du Vésuve qui a lieu donc donc en 79 et qui a donc conduit à à l’ensoblissement de de pompéis et puis un exemple plus récent

Là au niveau de d’une éruption en 93 au lascar qui est localisé au Chili donc ça ce sont des des coulés qui sont qui correspondent à un mélange fuisisé à haute température qui est composé de de fragments solides et de gaz qui vont se se déplacer à très très grande vitesse à

Des vitesses phénoménales qui vont dépasser souvent 100 km/h qui sont l’équivalent d’un d’un ouragan et là on va avoir effectivement une dangerosité très très importante et pour illustrer cela on a voulu reprendre aussi bah l’exemple tristement célèbre de l’éruption du monde zen en 91 donc là on voit effectivement la coulée

Qui qui commence à se former et qui a conduit du coup à la mort de des célèbres Katia et et Maurice craft et puis à l’échelle de l’évent on va retrouver aussi en contexte explosif toutes les particules qui vont être éjecé donc on va avoir des téfras et les

Panages de sang donc ça ça va dépendre surtout de la taille des particules et puis il faut savoir que c’est l’aléa qui va concerner finalement les plus grandes surfaces puisque ça va pouvoir être propagé relativement loin dans l’atmosphère et là on a repris un exemple qui a aussi marqué les esprits

C’est celui de l’exemple du volcan islandais don personnellement je Terai le nom qui a eu lieu donc en 2010 et qui a été suivi donc dans l’atmosphère à 3 km d’altitude donc depuis on a pu su son évolution depuis l’Islande jusque à peu près enfin jusqu’à ClermontFerrand et

Euh qui a eu des conséquences alors c’est ces panages de sang des conséquences assez variables on peut avoir des conséquences sur les habitations par accumulation effondrement de toit sur la végétation et puis aussi sur la santé dans le cas du du volcan islandais l’une des conséquences majeures ça a été une

Paralysie du système aérien et des conséquences économiques qui sont quand même qui ont quand même été assez importantes pendant pendant plusieurs plusieurs semaines et puis un autre alléa qui s’est manifesté plus par le passé avec un un exemple d’éruption le Tambora dans les années 1800

Qui euh qui a conduit à à ce qui a été baptisé comme l’année sans été justement à cause de de ces diffusion de de cendre dans dans l’atmosphère et puis une fois qu’on a tous ces dépôts au sol sur les flan du volcan on va avoir un autre type d’aléa

Une sorte de grosse coulée de Bou qu’on appelle des Lars qui sont juste le terme indonésien donc vous pouvez voir ici un exemple en fait c’est dès que vous avez des précipitations une fondte des neiges ou euh des de l’eau dans un lac de cratè ça va remobiliser vos part vos vos

Dépôts et puis créer cette sorte de de masse de béton humide qui va pouvoir charier des blocs jusqu’à plus de 10 m de diamètre et là qui va vraiment pouvoir causer des dégâts directs par abrasion assez importante et puis un autre alléa qui a eu aussi par le passé des des

Conséquences climatiques importantes ce sont l’ensemble des gaz volcaniques alors qu’on va retrouver aussi au niveau des des évents éruptif et puis à la plom des systèmes hydrothermaux qui sont souvent très développés sur beaucoup d’édifices volcaniques donc avec les principaux gaz qui sont le le SO2 et le

Le CO2 et qui vont aussi pouvoir se propager relativement loin en terme d’effets climatiqu on avait eu un exemple enfin plusieurs exemples qui ont conduit aussi à finalement un une baisse de la température globale au début du 19e siècle à cause de ces manifestations là et puis un autre exemple de

De conséquences des gaz volcaniques c’est l’éruption léique du lac du lac NIOS en 1986 qui avait une grande concentration de de CO2 piégé et puis sur un mécanisme de de retournement des EAU il va y avoir une libération très brutale de de CO2 donc là il y avait

Plus de 100000 tonnes de CO2 qui ont été libéré très brutalement et qui ont conduit du coup à la à la mort de 1800 personnes et plus de 3000 3000 animaux donc des aléas assez assez catastrophiques aussi et puis le dernier qu’on voulait vous présenter on reviendra un petit peu

Aussi sur cet allé cet alléa qui reprend un petit peu tout ce qui est instabilité et système volcanoteectonique on a repris ici l’exemple du du montsintellen en 1980 qui aussi bien connu là le système c’est qu’on avait un cryptodome qui s’est mis en place sous le flan nord

Du volcan et puis arrivé à un stabilité gravitaire on a eu un effondrement sectoriel de l’ensemble de ce flan et qui a donc endr différents alléas secondaires on a eu aussi une coulé pliroclastique et un souffle très important les misesimages sont assez assez bien connu qui ont touché plus de

30 30 km²r de surface donc ça c’était aussi un aléa qui a été très documenté à cette époque au saintellens et là je vais passer la la ma parole à Guillaume pour les les risques associé alors oui effectivement parce que donc lid pour l’instant vous a présenté des aléas je pense que la

Plupart des gens ont déjà eu l’occasion de de voir dans des dans des vidéos en revanche la la notion de risque elle est différente de celle d’aléa c’est-à-dire que euh pour avoir un risque il vous faut un aléa mais il vous faut deux autres critères qui sont également l’exposition et la vulnérabilité en

D’autres termes si on essaie d’imager ça si vous prenez des coulés de lave qui est un aléa mais que vous êtes sur les rébus qui a un volcan actif en Antarctique a priori vous avez pas forcément de risque associés puisque vous avez pas d’infrastructure ur qui sont exposées ou vulnérables vous avez

Pas non plus de population humaine qui sont exposé ou vulnérables peut-être que le risque associé peut-être essentiellement pour les colonies de mancho mais à part ça voilà c’est pas un volcan qui est considéré comme un volcan à risque en revanche lorsque vous avez une densité humaine relativement importante là justement vous avez donc

Une exposition et une vulnérabilité des populations qui peut être majeure et dans ce cas-là ça peut vous créer justement des des dangers des catastrophes naturelles assez assez marqué ce qui a poussé la communauté scientifique dans les années 90- 2000 avec les nations- unies à identifier une quinzaine de volcans à travers le monde

Qu’on appelle les volcans de la décennie ou les décaill volcano qui sont représentés sur cette sur cette carte et qui ont été définis sur la base justement de leur dangereusité du fait qu’ils présentai de nombreuses aléas mais également dans des zones fortement peuplées donc afin d’encourager la recherche scientifique et l’observation

Sur ces édifices alors c’est pas une liste exhaustive he vous en avz beaucoup plus qui présent une dangerosité marquée mais c’est les principaux qui ont émergé dans les années 90 euh pour être étudié avec avec précision si on prend par exemple l’exemple de l’Etna que on on va dire

Notre plus proche voisin euh l’Etna en fait il se caractérise par un risque important du fait que vous avez la ville de Catane à ses pieds près de 300000 habitants si on considère l’agglomération extraurbaine on doit on doit voisiner les le million d’habitants voire même peut-être un peu plus et ce

Qui est intéressant avec l’Etna comme sur beaucoup d’édifices c’est que vous avez deux types d’activité éruptive vous avez une activité éruptive qu’on va appeler classique c’est celle qui est la plus fréquente en l’occurrence pour l’Etna ça va être des paroxysmes comme vous pouvez le voir ici en 2015 avec des

Émissions de cendre ou alors la propagation l’ouverture pardon de fissure éruptive et la propagation de couler de mais dans les deux cas c’est des choses qui vont se mettre en place près du sommet dans une zone qui n’est absolument pas habitée donc vous allez pas avoir de d’infrastructure ou de

Population exposée donc le risque est relativement moindre en revanche lorsque vous arrivez sur ce qu’on va appeler une activité éruptive exceptionnelle qui se manifeste sous deux aspects sur l’Etna elle peut être caldérique comme on a eu le cas en 122 avant Jésus-Christ c’est-à-dire un une grosse explosion

Plinienne un peu comme ce qui s’est produit au Vésuve à pompayi donc là vous avez un rayon d’impact qui est beaucoup plus important ou alors dans le cas de d’éruption excentrique c’est-à-dire des fissures éruptives qui vont s’ouvrir mais en dehors du sommet donc elles vont s’ouvrir sur le le flan du volcan dans

Ce cas-là les coulées de lave par exemple vont pouvoir se propager dans des zones habitées c’est ce qui a mené justement la la coulée de lave de 1669 à détruire partiellement la ville de Catane qui pourtant est à plus de 25 20 25 km du sommet de

L’atna et ça c’est pas quelque chose d’essentiellement euh enfin c’est quelque chose d’assez comme le n l’indique exceptionnel mais on va dire on le retrouve dans l’époque récente c’est-à-dire c’est quelque chose qui est toujours d’actualité si vous regardez par exemple l’éruption de 2002 2003 vous avez une cartographie ici de

L’Etna donc le sommet de l’Etna qui est ici et les fissures éruptives qui sont ouvertes lors de cette éruption de 2002- 200003 donc au sud et au nord donc vous voyez que vous êtes sur les flancs de l’Etna et vous avez une propagation des coulés de lave qui ont atteint les

Complexes hivernaux les complexes de touristiques de l’Etna sur la partie nord ça a totalement détruit le complexe de de provenana et sur la partie sud ça a menacé fortement le complexe de sapiensa donc là céit un risque principal pour les pour les infrastructures de la ville donc on voit

Que cette activité enfin les infrastructures des des complexes touristiques donc vous voyez que cette activité exceptionnelle elle est toujours d’actualité et c’est ce qui va en fait être à la base entre guillemets de la la notion d’observatoire volcanologique c’est parce qu’on a cette activité ex parce qu’on a ces risques

Associés importants qu’on va être amené à développer des observatoires volcanologiques alors vous avez une représentation ici sur la carte de l’ensemble alors en rouge c’est tous les édifices volcaniques actifs récemment et les petits les petits point on va dire gris que vous avez ici c’est les observatoires qui sont associés ou le le

Le siège comme ici à New York le siège des des observatoires pour pour l’USGS ça doit pas être New York ça doit être ça doit être mais enfin bon on n’est pas très loin euh donc ces observatoires là le premier d’entre eux a été créé en 1845 c’est

L’Observatoire du vzu donc le premier observatoire volcanologique est européen et il a été suivi à peu près un demi-sècle plus tard par la création de l’observatoire volcanologique et sismologique de Martinique qui fait suite à l’éruption de la Montagne Pelée et on va voir que c’est quelque chose qui malheureusement

Est assez commun c’est-à-dire que souvent la création des ob des observatoires volcanologiques intervient comme une réponse à une catastrophe naturelle donc on est plus dans de la réaction que dans de la prévention malheureusement l’Observatoire d’Hawaï par la suite et aujourd’hui vous avez à peu près 80 observatoires dans le monde

Qui sont répartis à travers le globe qui sont réuni sous l’égide de wovo qui est l’organisation mondiale des observatoires volcanologiques qui permet un échange de connaissance entre les différents observatoires et ce qui est assez notable si on trace une une ligne en fait au niveau de l’équateur c’est

Qu’on se rend compte que la densité des observatoires volcanologiques est beaucoup plus faible malheureusement dans les pays du sud alors que c’est des zones qui sont fortement peuplées à proximité des édifices volcaniques alors pour prendre un exemple un petit peu plus concret on a voulu comme Guillaume vous le disait en

Introduction se focaliser sur sur l’observatoire volcanologique du python de la Fournaise l’ovpf donc parce que déjà c’est un édifice qui est très accessible qui est très actif et très bien documenté donc on a voulu reprendre un petit peu son contexte de création et son fonctionnement alors si on reprend un

Petit peu le contexte de l’Observatoire donc qui est localisé sur l’île de la Réunion à l’équivalent d’à peu près 9000 km de de clarmontferrand on est resté un petit peu chauvin on on est parti de Clarmont et donc l’île en elle-même elle est composée de deux édifices principaux

Donc on a l’édifice ancien donc le python des neiges qui est le le grand édifice ici avec un début d’activité donc subaérienne qu’on considère autour de de 2,2 millions d’années et une dernière phase d’activité autour de de 20000 ans à peu près et puis sur la partie sud-est on retrouve le python de

La Fournaise donc l’édifice actif qui est donc lui caractérisé par une activité subaérienne qui a débuté à 0,5 millions d’années et une dernière phase d’activité majeure autour de 5000 à 2500 ans qu’on appelle la calderra de l’anclofouqué alors la Calder de l’enclofouqué c’est ce que vous voyez

Ici donc défin par les remparts qui définissent cette forme de fer à cheval qui est complètement ouverte vers la mer et qui est complètement inhabitée donc les activités qui ont été référencées depuis le le 18e siècle donne 97 % des éruptions au sein de cette caldera donc inhabité par contre

Il y a quand même 3 % de ces éruptions qui ont lieu hors d’enclos de l’enclos donc le long des rives zones nord-est et sud-est donc dans ces parties habitées et on r verra aussi un exemple dans le cadre du contexte de de la création de l’observatoire et puis en terme

D’activité le python de la Fournaise va être caractérisé par une activité effusive qu’on va considérer comme classique qui se distingue en trois phases principales une première phase intense avec l’ouverture de la fissure des fontaines de lave assez assez importante jusqu’à 30 m de haut et puis forcément les coulé de lave associé donc

Ça c’est pendant les premières heures de l’éruption il va s’en suivre pendant les premiers jours une phase qu’on considère comme plus modérée puisquon va pas avoir d’ouverture de nouvelles fissures par contre on va avoir toujours des fontaines de lave qui vont pouvoir peut-être même dépasser les 30 m

Atteindre jusqu’à 50 m de haut et toujours les coués de lave qui vont se poursuivre et suivre un petit peu la topographie et puis le reste de l’éruption pendant plusieurs jours ou plusieurs semaine on va avoir une phase qu’on va qualifier de plus faible avec ce qu’on appelle du spattering c’est ces

Petites projections qu’on qu’on voit beaucoup en fin d’éruption qui vont continuer à édifier le cône en fait et toujours les coulés de lave qui vont avoir tendance à chenaliser et et finir par former aussi des des tunnels voilà ça c’est une activité assez classique qu’on retrouve la plupart du temps et on

Retrouve dans ces cas-là sur quelques jours d’activité en moyenne 1,4 million de M C de produits qui vont être émis ça correspond quand même à plus de 370 piscines olympiques on commence déjà à faire un beau remplissage mais ça reste une activité classique et par contre on va avoir des

Cas d’éruption exceptionnelle et parler un tout petit peu au début dans le cadre de la présentation des aléas de l’éruption d’avril 2007 donc qui a été baptisé La Fournaise comme l’éruption du siècle pour plusieurs raisons a commencé parce que par les fontaines de lave qui

Ont atteint plus de 200 m de haut et un volume total sur une seule éruption de plus de 300 millions de mes cubes donc ça c’était la première la première chose assez exceptionnelle et puis une autre caractéristique de cette de cette éruption ça a été l’effondrement du cratère d’olomieux dans lequel on

Pouvait marcher en en fait avant cette éruption là on pouvait rentrer dans le dolonneux et marcher marcher à l’intérieur et suite dans le cadre de cette éruption on a eu l’effondrement de ce cratère sur une profondeur de 350 m ce qui correspond en fait à la hauteur

De la tour eelle la tour eelle pourrait passer dedans et depuis il a été que très peu rempli donc cet effondrement caldérique c’est pareil ça fait partie des phénomènes volcanot tectoniques des instabilités dont on parlait en dans dans les aléa et une dernière dernière chose c’était qu’on a eu on a pu observer

Aussi pardon on a pu observer un important Panach depuis depuis assez loin en fait par rapport au au point d’émission et puis la la coulée de lave qui est donc rentrée en mer donc tout ça on a effectivement fait l’éruption du siècle il reste quand même un exemple d’éruption exceptionnel pour pour le

Python de la Fournaise ouais alors du coup vis-à-vis de cette différenciation entre activité classique et et activité exceptionn on on va on va commencer on va décrire la la création de l’observatoire volcanologique par une phrase d’alfed de Lacroix d’Alfred de Lacroix en 1936 donc Alfred de Lacroix géologue minéralogiste

Français qui nous disait en 1936 je le cite aucune observation instrumentale n’a été faite et il serait à souhaiter qu’un sismographe fut installé à proximité du volcan pour enregistrer les mouvement microsismique qui accompagne certainement la montée de la lave lors des paroxysmes donc monsieur Lacroix avait tout compris sauf que à l’époque

Malheureusement il y avait pas d’activité significative au python de la Fournaise d’un point de vue on va dire des risques associés qui pouvaient justifier une telle approche et un tel investissement économique donc il a fallu attendre malheureusement l’éruption de 1977 qui est donc un exemple un autre

Exemple au même type de 2007 d’activité exceptionnelle au pyon de la fournoise auant de la Fournaise c’est une activité hors enclos c’est-à-dire que vous êtes plus du tout dans la zone inhabitée mais vous êtes sur les flans du volcan avec donc les populations sur la côte et vous

Voyez ici que de sur les temps historiques à la Réunion vous avez peut-être allez 6 7 éruptions qui ont eu lieu en dehors de l’enclos sur ces rifte zone dont celle de 1977 qui a eu lieu quasiment 180 ans après après la dernière donc de mémoire d’homme en fait

La mémoire collective était manquante sur ce sur ce type d’événement donc les fissures se sont propagé en dehors de l’enclos et elles ont atteint la ville de la ville de saintte- rose là vous avez une image de la coulée au au niveau de l’église principale de sain- rose et donc là effectivement exposition

Importante vulnérabilité importante de populations qui ne sont pas forcément préparées d’autorités qui sont pas forcément préparé et donc risque important engendré et danger éventuellement lorsque lorsque le risque se se développe donc cette éruption en 1977 bah très rapidement elle a mené à la création de l’observatoire volcanologique du python de la Fournaise

En 79 donc au bout de 2 ans euh qui est né d’une décision en accord entre donc les autorités local le département et le CNRS le CNRS d’ailleurs qui est toujours encore aujourd’hui en charge de la définition et de la co la coordination des moyens de d’observation via un

Service qui s’appelle le snov qui est le service national d’observation volcanologique et cet observatoire au même titre que les autres observatoires français comme la Martinique la Guadeloupe ou encore Mayotte est géré par l’Institut de physique du globe de Paris l’IPGP une particularité quand même notable dans notre cas dans notre cas

National c’est que les observatoires volcanologiques français dépendent du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et vous verrez que effectivement ça engendre du coup un mode de fonctionnement différent de ce qu’on peut avoir dans dans d’autres pays on verra ça plus plus vers la fin donc maintenant qu’on a qu’on a posé

Les bases de l’Observatoire on va s’intéresser à quelles sont les missions de l’Observatoire alors au début et c’est toujours d’actualité d’ailleurs l’Observatoire a été créé pour répondre à trois missions principales la première c’est la recherche sur le fonctionnement et l’évolution des volcans la deuxième c’est donc la surveillance de l’activité

Du python de la Fournaise de l’activité volcanique pendant les phases éruptives de la propagation des coulé de lave et puis le dernier c’est la diffusion des connaissances alors comment ça s’organise comment tout ça s’organise au sein de l’Observatoire et ben on va on va suivre le cheminement en fait en en

En en suivant une démarche circulaire donc tout d’abord la première mission recherche sur le fonctionnement et l’évolution du volcan alors la recherche scientifique à proprement parler dans les observatoires volcanologiques elle est pluridisciplinaire vous avez énormément de thématique que ça soit en science de la terre ou autres hein qui

Sont développé comme la géologie et l’imagerie donc on va s’intéresser à tout ce qui est cartographie de coulé les volumes vous allez avir la pétrologie qui va s’intéresser à la composition des magmas au temps de résidence des magma au sein de la croûte avant les éruptions par exemple les

Méthodes géochimiques donc l’analyse des gaz on va étudier les marqueurs isotopiques dans les gaz ou alors la géophysique donc tout ce qui va être sismologie géodésie pour les déformations télédétection et cetera et cetera en fait un panel assez assez important de thématiques qui peuvent être développées et chacune d’entre

Elles mériterait un une conférence en soi tellement il y a de choses à dire à l’intérieur mais tout ça pour vous montrer que c’est très très pluridisciplinaire et les résultats qu’on obtient à partir de les études qui sont menées elles vont mettre les bases elles vont poser des bases au

Développement de modèles de compréhension des édifices volcaniques on va s’appuyer notamment par exemple sur la sur la modélisation numérique ça va permettre en fait d’alimenter à la fois les modélisations numériques des des manifestations de surface en fait on a parlé beaucoup des coulés de lave donc en fait des écoulements au sens large

Coulé effusive coulé pyoclassique l’art même des simulations de de tsunami donc ça c’est un ensemble de modélisation où tout ce qui est fait sur le terrain ou en science fondamentale va pouvoir apporter un certain nombre de contraintes et puis on va pouvoir aussi avoir des modélisations plus en profondeur des modélisations numériques

Qui vont permettre bah de découper le volcan et de voir ce qui se passe un petit peu plus en profondeur pour pouvoir comprendre à la fois son fonctionnement et son évolution là c’est une petite animation qui est réalisée donc par l’inmédiaire du du petit drone

Que vous voyez là qui a un petit capteur géophysique sur son dos donc c’est vraiment aussi des développ qui sont qui sont très importants maintenant c’est tout ce qu’on peut faire en aéroporté par drone pour différentes raisons plus sécuritaire plus homogène avec une résolution qui est quand même relativement importante là vous aviez

Une imagerie visible on a aussi l’imagerie thermique et puis des mesures géophysiques qui vous permettre d’aller dans des endroits qui sont complètement inaccessibles soimême à pied donc voilà un ensemble de de contraintes de paramètres qui permettent de revenir aussi à un fonctionnement et une évolution de l’édifice à plus ou moins long terme

Et et ces paramètres ils sont ils sont fondamentaux lorsqu’on va vouloir justement s s’intéresser à la notion d’Alia et essayer de les définir en fait les résultats que vous avez ils vont être fondamentaux dans la caractérisation spatiale des alias là par exemple vous avez une cartographie découlé de lave donc daté également ce

Qui donne une idée de la densité de la fréquence d’éruption dans certains endroits de l’édifice vous avez des études de gaz qui sont réalisés sur l’édifice pour essayer de délimiter les zones qui dégazent préférentiellement le gaz va ressortir en fait comme tout fluide dans les zones qui sont les plus

Faibles sur l’édifice c’est-à-dire cell avec la la perméabilité la plus la plus importante et donc théoriquement si vous faites sortir un fluide ici c’est que potentiellement vous êtes en train de remonter le long d’un chemin par lequel du magma pourrait très bien sortir un jour donc identifier ce genre de

Structure sur l’édifice ça vous donne une info sur des structures qui pourraient être réactivées en cas d’éruption en dehors de l’enclou donc ça c’est tout ce qui est tous les résultats qui vont contribuer à la caractérisation spatiale de l’aléa et puis euh vous avez également une une utilité de ces résultats de

Recherche dans tout ce qui va être suivi temporel des aléas donc là on s’approche plus de la notion de surveillance c’est-à-dire que par exemple vous allez pouvoir sur la base des résultats simuler euh la la propagation future d’éventuel coulé de lave donc avec des cartes probabilistiques qui sont utilisés on le

Verra par la suite notamment par la protection civile et puis vous allez développer également en fonction des paramètres que vous juget intéressant d’un point de vue recherche développer des instruments qui vont être déployés sur le terrain de manière continue afin de pouvoir suivir suivre l’évolution temporelle de ces paramètres

Physico-chimiques liés au volcan ce qui va donner justement et là on va arriver tout de suite là-dessus donner des précurseurs éventuel permett de développer d’identifier des précurseurs de l’activité volcanique donc voilà toute cette complexité là toute cette pluridisciplinarité là en fait elle est très bien résumée on trouve par la

Définition du volcanologue dans le Larousse qui nous dit qu’un volcanologue c’est un spécialiste des volcans euh ce qui veut en soi tout dire et rien dire donc ça représente assez bien ce cet ensemble cet ensemble agrégé on va dire c’est pour ça que généralement lorsque vous arrivez dans des

Observatoires en fait et tout à l’heure Sébastien a fait la la la présentation on a tous plus ou moins une un titre on va dire différent en fonction de la spécialité et du corps de rattachement parce que effectivement c’est l’ensemble de ces spécialités qui vont qui vont définir la volcanologie en soi

Donc ça ça nous amène à la à la seconde mission des observatoires au sens large qui est la surveillance de l’activité du volcan au sens strict et donc on va avoir plusieurs types de précurseurs on va déjà avoir les précurseurs à long terme alors on a repris pour l’ensemble

De cette cette mission 2 un exemple un petit peu particulier en terme de longévité d’activité c’est l’éruption d’ octobre 2015 du python de la Fournaise qui a été caractérisé donc d’un point de vue du réseau sismologique alors faut bien imaginer que là vous avez le réseau qui est assez dense à l’échelle du

Python de la Fournaise que ça revient un petit peu à écouter les les battements de cœur du volcan donc on n pas ramené de de stations c’est un petit peu trop encombrant mais voilà imaginez que c’est comme un un gros électrocardiogramme et là on a l’électrocardiogramme cumulé sur

Depuis le début de l’année 2015 et ce que ce réseau a pu mettre en évidence c’était l’apparition d’une d’une crise sismique profonde en avril 2015 alors on la retrouve un petit peu ici les sismes profond sont rouge foncé et puis progressivement l’apparition d’une sismicité prééruptive une dizaine de jours avant l’éruption donc une

Sismicité somitale plus marquée et l’éruption étant marqué ici par par l’Hexagone rouge donc ça c’était les premiers précurseurs à à long terme un autre type de de précurseur à long terme qui là reviendra à écouter la respiration en fait du volcan c’est tout ce qui est étude géodésique alors c’est

Ça correspond un petit peu à à ce qu’on a ramené ici je pense que vous avez déjà vu des personnes qui font des mesures de déf enfin de de positionnement dans la rue donc c’est des stations GNSS qui permettent en fait bah de voir un petit peu bah la respiration la déformation du

Volcan donc ça revient à ça on a une une source à l’intérieur qui correspondra à cette Chang magmatique qui commence à se remplir et qui gonfle et qui gonfle et qui gonfle et qui du coup peut du coup générer cette déformation en surface et ça se retrouve assez bien sur ce qu’on

Appelle les lignes de base donc la différence entre deux stations qui vont montrer au moment de l’éruption ou juste avant un saut important de déformation qui trad effectivement une mise en pression de de la chambre et là on avait vraiment l’inflation maximale qui avait été observée justement juste avant

L’éruption et puis un dernier précurseur à long terme qui est si on reste dans dans le domaine médical ouais dans dans le domaine médical on pourrait l’attribuer à à ce qu’on à ce qui serait une prise de sang en fait ça va être la géochimie des gaz donc le patient volcan

Il va avoir son magma en profondeur et heureusement pour nous dans la phase magmatique vous allez avoir le G gaz qui va se dissocier et le gaz étant beaucoup plus faible que le liquide qui compose le magma en fait il va remonter naturellement à la surface c’està-

Direire que même en dehors des éruptions vous avez une manière continue du dégazage en surface et qui va être un messager en fait envoyé à la surface directement des conditions physico-chimiques du magma en profondeur donc on peut suivre son évolution de cette manière-l et là vous le voyez sur

Sur un graphique qui couvre l’année les années 2015-27 où vous avez des variations donc en bleu de dégazage à travers le sol de l’édifice donc sur des stations qui sont situé à une dizaine de kilomètres du sommet vous avez des stations permanentes qui sont un peu de cette typologie là c’est-à-dire vous mesurez

En fait les flux de CO2 qui vont remonter à travers le sol c’est des mesures horaires en fait et vous voyez dans le cas par exemple de l’éruption de de 2015 si je te reprends le le le capteur donc l’éruption le le pointeur l’éruption qui nous intéresse la grosse

Éérruption qui a duré quasiment 2 mois vous avez avait au mois d’avril au moment où il y avait cette cette sismicité profonde une augmentation des flux importants et vous le retrouvez d’ailleurs avant quelques éruptions vous voyez la première éruption du cycle ici en juin 2014 elle a été précédée 2 mois

Avant par une grosse anomalie de dégazage de CO2 à travers le sol et dans la continuité de ces ces précurseurs à long terme on va aussi avoir des précurseur à court terme la durée va être assez variable mais si on reprend un petit peu voilà la succession électrocardiogramme système respiratoire

Et prise de sang d’un point de vue des événements sismiques là on a un exemple de sismogramme en période de quiessence relativement calme donc là on retrouve l’ensemble alors des principales stations sismiques qui sont vraiment sur la zone somitale et en bordure enfin en partie plus distale avec les les les

Sismau les plus somitau en rouge et puis puis on s’éloigne plus on s’éloigne du du centre du centre principal avec heure par heure donc croissant depuis le bas vers le haut et en période de quiessance voilà ce qu’on observe on observe des signaux voilà de temps en temps toutes

Les heures voit même seulement un ou deux par jour avec un exemple ici de séisme volcano tectonique somital donc qui va être vraiment lié à une activité magmatique sous le sommet qui va être très différent finalement d’un d’un signal seismique Li est à un effondrement on le voit qu’on a un une

Arrivée d’on qui est très différente d’un séisme volcanoectonique somital donc ça permet déjà pour les personnes de l’Observatoire de pouvoir discriminer entre les différents signaux et puis on va avoir un schéma qui va se modifier considérablement juste avant l’éruption donc là on retrouve un sismogramme prééruptif avec

Dans un premier temps sur 3 4 heures là l’augmentation de la sismicité donc on voit qu’on a une augmentation déjà en terme de récurrence d’événement mais aussi en terme de de durée et de magnitude on commence à avoir des magnitudes qui sont plus fortes et progressivement on va avoir voir

Vraiment une une occurrence très importante de de ces céismes volcanoteectonique qui vont traduire la crise sismique et cette crise sismique elle implique qu’en fait le magma est en train de migrer de la chambre et de partir en direction de la surface et puis au bout de quelques temps on va

Retrouver ce genre de de signau là qui correspond au très mort qui lui indique que votre magma est arrivé en surface donc là on retrouve vraiment la succession assez classique et assez rapide entre l’augmentation de la sismicité la crise et le trèsort le trèort éruptif côté respiration on va avoir

Finalement la même chose que pour les précurseur à long terme dans le sens où la source de pression va aussi elle être de plus en plus en inflation jusqu’au moment où on va avoir un saut de déformation très brutal quelques minutes juste avant l’éruption donc ça c’est des signaux précurseurs très court terme

Mais qui donc confirment qu’on va du coup avoir une une arrivée de magma à la surface et on finit par la prise de sang oui exactement et puis en terme en terme de gaz euh vous avez des choses aussi intéressantes qui peuvent arriver sur ces sur ces longues éruption parce que

Du coup dit qui qui dit longue éruption dit qu’on peut acquérir du signal pendant une période beaucoup plus importante et là ce qu’on avait noté justement sur cette éruption là c’était à 1/3 de l’éruption en fait c’est une nouvelle augmentation des flux de CO2 et

Ça ça a été rattaché après coup en fait à une à une réalimentation on va dire magmatique pendant l’éruption c’est-à-dire que d’un côté vous aviez le magma qui sortait en surface et de l’autre côté vous aviez du nouveau magma qui est en train d’arriver au sein de

L’édifice donc ça ça arrivait en fait de tous les côtés ce qui a probablement expliqué pourquoi l’éruption était normalement longue par rapport aux éruptions précédentes là on a on a plus de de mois d’éruption alors qu’on parlait d’une quinzaine de jours ou une dizaine de jours tout à l’heure donc

Tout ça par contre ça a été décrit euh à postériori c’est-à-dire que c’était la première fois qu’on pouvait l’observer pendant une éruption et donc ce qui d’ailleurs est valable pour beaucoup de signaux c’està direire qu’on apprend à chaque éruption chaque éruption euh permet d’enrichir notre connaissance des signaux et d’améliorer notre définition

Des précurseurs de l’activité volcanique faut savoir que la volcanologie est une science vraiment très jeune euh des édifices volcaniques qui sont équipés de réseaux surveillance sur le long terme il y en a très peu dans le monde l’Etna en fait partie mais ça dépasse rarement quelques décennies donc il faut avoir

Beaucoup de recul pour réussir et beaucoup d’éruption pour pouvoir réussir à bien contraindre la notion de précurseur alors la diff la diffusion des con naissence notre notre mission 3 à l’observatoire comment se comment elle se manifeste elle se manifeste en fait sur différents points vous avez une diffusion des connaissances qui va se

Réaliser d’un point de vue purement scientifique c’est-à-dire tout ce qui va être lié à la communication autour de la recherche donc très classiquement dans la communauté scientifique vous avez les publications scientifiques autour de l’activité des volcans vous pouvez avoir la participation du personnel des observatoires à des congrès des

Workshops des séminaires pour pouvoir échanger justement entre diff différentes techniques les différentes approches protocoles au sein des observatoires vous allez avoir des émissions reportages articles de presse grand format donc tout ce qui va être diffusé assez largement et puis de plus en plus on va retrouver aussi une

Communication via des blogs ou les réseaux sociaux avec malheureusement tout tout le lot de fake news qui peut souvent apparaître sur sur ce genre de médias on verra que justement les observatoires essaient de mettre en place leur propres canaux de de de de diffusion de l’information sur les sur

Les réseaux sociaux donc ça c’est pour la partie pour la partie recherche fondamentale à présent si on regarde la partie développement donc tout ce qui va être lié à la caractérisation des aléas tous ces résultats obtenus en fait ils vont rentrer dans une phase de communication autour de cette caractérisation spatiale des aléas

Directement avec les organismes de l’État qui sont spécialisés dans la protection civile là vous le voyez par exemple sur les risques infrastructurels liés à la propagation des coulés de lave c’est-à-dire lorsqu’on a superposé l’allé à coulé de lave avec les habitations par exemple on obtient ce

Genre de carte de risque et C carte de risque elle va directement être utilisée par des organismes comme laadal à la Réunion qui serait la dral dans la région ras euh qui sont les organisme en charge de définir notamment tout ce qui va être PPR les plans de prévention des

Risques les documents d’ CRIM qui sont disponibles dans les mairies ou même qui va influer sur les stratégies sur les plans de d’urbanisme donc ça va pouvoir justement plus ou moins définir les zones dans lesquelles de nouvelles constructions peuvent se mettre en place ou aussi impacter souvent la

Réglementation lorsqu’il y a des ventes ou des locations de de maison en fonction des aléas qui sont qui sont associés donc tout ça c’est issu de de ce travail de ce travail en amont donc c’est un travail assez évolutif et puis pour tout ce qui va être donné temporell

Donc tout ce qui va être le réseau de surveillance en soi vous allez avoir une double communication la première elle se fait par un système d’astreinte c’est-à-dire que euh à l’observatoire dans les observatoir volcanologique vous avez une personne qui pendant une semaine donc va y avoir un roulement hein chaque semaine une personne

Différente une personne qui va être en charge de euh surveiller que l’ensemble des stations fonctionne qu’il a pas de problème dans les données d’analyser les données pour produire un rapport interne qui est transmis chaque jour par mail donc sur qui définit le niveau de sismicité quel est le seuil d’alerte

Quels sont les observables euh particulier et ce mail quotidien il va être transmis au service de l’État donc la préfecture et puis l’ensemble des partenaires de l’Observatoire donc par exemple au python de la fnaise ça peut être le musée des volcans l’ONF le BRGM tous les partenaires qui sont amenés à

Interagir avec l’Observatoire et puis en dehors de cette communication quotidienne vous avez une communication mensuelle qui se fait où l’ensemble des données d’observation vont être rendu publiques dans les bulletins mensuels de l’observatoire volcanologique donc qui sont disponibles sur le site internet chaque mois pour pouvoir avoir une idée

De l’évolution du volcan donc ça il est ce bulletin là il est plus à destination tion du du grand public donc on a une phase plus autorité et partenaire de l’Observatoire et une phase plus plus grand public sur la communication de de ces données d’observation et puis au moment où on va

Rentrer en phase éruptive donc on va dire la la phase opérationnelle l’Observatoire va toujours être au cœur de cette stratégie de communication mais il va activer divers canaux c’est-à-dire que il va activer un premier un premier canal avec ses partenaires académiques alors là par exemple pour exemple vous avez l’opgc et

Le lmv donc les deux instituts auxquels on est rattachés et puis l’Université de Turin donc l’université de pis donc des collaboration pas seulement nationale mais aussi internationale et c’est ces acteurs académiques il vont être en charge de fournir de l’information complémentaire à l’observatoire que l’Observatoire ne peut pas se procurer

Par elle-même par exemple l’université dein de Turin par méthode satellitaire va très rapidement donner une estimation des débits de lave au moment de l’ouverture de la fissure éruptive à l’observatoire euh de clermontferran et au et au laboratoire sur la base de ces données-là très rapidement on va pouvoir

Simuler la propagation des coulées de lave c’est-à-dire que avant que la coulée de lave se propage réellement on va essayer d’analyser quel est le chemin préférentiel qu’elle va qu’elle va prendre ça va nous permettre d’estimer le temps d’arrivée d’une coulée par exemple sur une infrastructure par

Exemple la route en bas au bout de combien de jours théoriquement euh la route serait atteinte et ça va permettre aussi d’identifier donc les zones qui vont être impactées et de permettre à l’Observatoire en amont par exemple d’évacuer des stations de surveillance si on voit que des stations de surveillance sont potentiellement menacé

Un survol hélicoptère pour rapatrier pour ratrier la station de manière temporaire pendant la durée de l’éruption donc voilà la collaboration la communication partenaire académique elle est quasiment immédiate en fait au moment au moment l’éruption démarre et puis vous avez une communication cette fois-ci que donc l’Observatoire gère indépendamment c’est vraiment

L’Observatoire qui est en charge de celle-là c’est la communication avec avec les médias et la communication avec la protection civile donc la communication avec les médias classique hein vous allez avoir des articles de presse l’Observatoire donc je vous disais tout à l’heure va intervenir sur les réseaux sociaux pour rapidement

Donner de l’information et éviter justement la propagation de fake news et puis vous allez avoir également aussi on on reviendra dessus un peu plus tard des interventions dans la dans la presse audiovisuelle donc via via reportage ou via live enfin les directs lors des lors des JT télévisé des journaux

Télévisés vis-à-vis des médias pardon des médias des des acteurs de la protection civile vous avez un plan qui définit euh de manière très précise quelle est la chaîne opérationnelle et quelle doit être la communication à suivre dans le cas d’une éruption et ça c’est c’est lidie qui va vous le vous le

Présenter à présent ouais le plan Horse alors a été développé en en 1952 à la Réunion donc c’est c’est le plan d’or isation de la réponse de sécurité civile et il a été vraiment mis en place pour protéger la population face aux accidents sinistres et catastrophes donc là on a illustrit un

Petit peu le le le le besoin en fait de de création d’un d’un tel plan par les autorités par cette photo là qui est le trafic qui qu’on trouve sur la route du volcan en période éruptive c’est valable partout on a vu beaucoup aux informations aussi avec les éruptions

Islandaises récentes ça attire beaucoup voilà ça reste un spectacle formidable mais voilà avec des risques qui sont néanmoins associés et donc le plan horsse avec pour but donc du coup d’essayer de de protéger la population face à ces risques là donc ça mobilise un certain nombre de personnes le préfet

Qui lui lui-même va mobiliser donc un réseau assez assez vaste on a l’étatmajor de zone l’Observatoire en lui-même l’Office National des Forêts le BRGM le parc national et la gendarmerie et puis le but ça va être de faire un recensement des risques donc ça va permettre d’élaborer le dispositif en

Reprenant des schémas départementaux d’analyse des des dossiers de risque et puis le plan de prévention globale et puis de plus en plus euh et ça ça s’effectue à différentes échelles il y a la réalisation d’exercices de simulation voilà de de scénarios éruptifs différents et la mémoire collective le retour d’expérience qui vont permettre

Petit à petit aussi d’améliorer un petit peu ces plans ces plans de protection finalement donc assez simplement le le plan horsse au niveau du du pyon de la Fournaise il se définit en en quatre alertes principales enfin quatre phases principales une première phase de vigilance qui est appelée éruption

Possible ou présence de risque sur H secteur donc ça ça veut dire que seuls les sentiers balisés sont ouverts donc les parties hautes de l’édifice sont pareil réglementés et que certains sentiers sont désormais fermés euh au randonneur donc ça c’est la phase de vigilance au moment il va y avoir le

Détection d’une d’une activité croissante sur les précurseurs on va avoir le déclenchement de l’alerte 1 qui va signifier qu’on va avoir une une éruption qui est probable à imminante donc là il va y avoir une évacuation des populations et puis une interdiction à accéder à l’ensemble du site une fois

Que l’éruption est en cours alerte 2 et sur cette alerte 2 il y a trois sous-alertes l’alerte 2 qui elle implique qu’on a l’éruption dans le cratère de l’omieux si vous rappelez 350 m de profondeur aucun risque ni pour les populations ni pour les biens alerte 2.1 il y a pas de

Risque majeur avéré l’alerte 2.2 c’est quand l’éruption se situe donc dans l’enclot et qu’ ne présente pas de risque pour les biens ou les populations donc ça veut dire que l’ensemble de la des randonneurs des touristes ont pu être évacués à temps par contre l’alerte 2.3 la l’éruption situ donc soit dans

L’enclos mais avec encore un risque sur les populations ou encore en dehors dans l’enclos àêt là un risque encore plus fort sur les populations et sur les biens comme c’était le cas pour l’éruption au niveau de sainterose en 1977 une fois que l’éruption est considérée du coup comme comme

Stabilisée ou terminé il va y avoir toute une phase de de reconnaissance euh bon par l’Observatoire par le le BRGM le le PGHM aussi qui vont faire des des survols de la zone éruptive pour vérifier un petit peu l’activité vérifier que c’est stabilisé et puis commencer à prendre la décision de oui

Ou non on rouvre l’enclos et à partir du moment où l’ensemble des des feux sont ouverts on va repasser à nouveau en phase de vigilance donc voilà et c’est assez cyclique comme ça mais il y a toujours cette phase de sauvegarde qui permet en fait de d’assurer la la

Réouverture de l’enclan en toute sécurité et pouvoir réaccéder au chemin de randonnée et au sommet de de l’édifice alors donc maintenant qu’on a vu un peu le le cadre pratique de de la mise en place de cette gestion des risques à l’observatoire on va regarder

Maintenant ce que ce que font en fait le personnel s fait le personnel des observatoires lors des crises éruptives et on va voir qu’en fait leur activité est vraiment en première ligne sur beaucoup de fronts notamment sur le terrain on va commencer par le terrain donc que fait du personnel

D’observatoire sur le terrain et ben il va aller prélever les produits solides sur le terrain donc les prélèvements de lave parce que suivre avoir un un rendu on va dire un échantillonnage régulier pendant l’éruption euh va permettre en fait de suivre l’évolution du magma donc d’essayer de voir si on a des

Changements dans la composition du magma ce qui peut engendrer justement une évolution de l’éruption et potentiellement donc un changement de niveau d’alerte donc là vous avez deux types de de de prélèvements qui sont réalisés euh le premier c’est les projections de tfra donc vous voyez tout

Ce qui qui va retomber des explosions au niveau du du de l’évant principal le deuxième c’est l’échantillonnage découlé de lave alors les deux sont de manière complémentaire parce que les deux ortent des informations complémentaires euh chacun a des avantages et des inconvénients si on commence par les par

Les prélèvements de projection ils sont intéressants dans le sens où vous avez une information directe sur la composition exacte du magma au moment où il est mis à la surface vous avez très peu de temps entre le moment où tfra est projeté et le moment où vous le

Récupérez donc il va très vite se refroidir dans l’air vous allez en plus le refroidir dans l’eau donc il va se figer et on va avoir une information sur la genèse on va dire au moment où le magma atteint la surface donc on va s’affranchir de de processus secondaire

Qu’on retrouve dans les coulés de lave et que je vais détailler par la suite et qui viennent polluer plus ou moins vos analyses le problème de ce genre de de prélèvement c’est que déjà vous avez très peu de matériel vous voyez la taille des des produits est relativement

Faible hein donc vous avez peu de matériel à analyser donc quand quand on veut faire une étude pluridisciplinaire ça devient compliqué donc ça on le réserve seulement à un certain type d’analyse et puis c’est le type d’échantillonnage qui est probablement le plus risqué je pense que vous l’avez

Assez bien vu sur la photo enfin sur la vidéo voilà parce que quand vous êtes en phase de spattering vous avez des fois des grosses bulles qui arrivent et qui viennent vous arroser littéralement donc là ça va parce que ça faisait 5 cm mais de temps en temps ça arrive

Effectivement que vous ayez des blocs beaucoup plus imposés qui arrive donc c’est une stratégie qui est quand même relativement risquée et dans la mesure du possible on évite justement de de réaliser pendant trop longtemps ce genre ce genre de prélèvement les prélèvements de lave eux sont entre guillemets plus simple à

Réaliser simple risqué et dans le sens où en fait vous avez donc le le chenal de lave qui va avancer de manière de manière relativement lente donc vous pouvez avoir autant de temps que vous vous voulez pour prélever à l’intérieur bon si vous supportez bien la chaleur évidemment donc on vous avz

On n a emmené justement Pénélope qui est notre mannequin habillé du laboratoire avec ça avec sa combinaison donc effectivement même si c’est inuffigé au final vous restez quand même pas énormément de temps près de la coulée donc on fait beaucoup d’aller-retour entre pendant les prélèvements pour

Essayer de reprendre un peu un peu d’air frais et reprendre sa respiration donc là ça vous permet d’avoir de grandes quantités de matériel en revanche euh le problème de ça c’est que bah la lave qui ESTM à ce moment-là elle est peut-être sortie de l’évent depuis 1 heure ou même

3 jours si vous êtes en front de couleré par exemple donc entre-temps vous avez eu le temps de refroidir vous allez cristalliser des minéraux qui sont pas directement liés en fait à la cristallisation du magma en profondeur vous allez également potentiellement contaminer votre échantillon si vous passez sur de la végétation si vous

Ramassez euh des choses sur son passage et donc vous avez une information qui peut être biaisée sur la composition magmatique en revanche vous avez énormément de matériel donc ça on peut l’utiliser pour euh plein d’études différentes un type un exemple de ce qui peut être fait par exemple parmi plein d’autres he

Sur sur ces laves bah là vous avez deux lames minces qui ont été réalisé une sur un produit échantillonné dans un tfra en début d’éruption on voit bien que c’est unfra parce que tout ce qui est noir c’est les trous donc on voit bien que c’est c’est un produit assez assez

Pourux et puis ici une unfra en fin d’éruption et vous voyez par la terminologie CPX PL et olivine en fait on change la minéral en cours de l’éruption passer d’une phase clinopyoxè plagoclase à une phase à olivine en fait vous avez un changement de minéralogie dans l’éruption qui reflète assez bien

Ce phénomène de recherge magmatique avec un magma beaucoup plus chaud et primitif vers la fin de l’éruption et puis à côté de ça vous avez également aussi les prélèvements de gaz qui se réalisent donc vous avez différents types de prélèvements les prélèvements dans le panage gazeux donc qui est mis au niveau

De de l’évant actif là que vous avez juste ici vous voyez le alors ça bouge un peu ce que la GoPro est sur la tête mais vous avez le panage de fumée voilà panage de gaz là qui remonte donc on fait des mesures dans l’atmosphère il a différentes techniques qui permettent de

Mesurer les concentrations en gaz les flux de gaz qui sont émis on va voir pourquoi c’est important des mesures dans le sol donc tout à l’heure on vous a présenté la la chambre d’accumulation la petite cloche là qu’on voyait qu’on pose sur le sol vous avez des techniques

Où on enfonce des tubes et on pompe directement le gaz à l’intérieur du sol et puis des prélèvements dans les fumeroles donc là vous avez des fumeroles qui sont échantillonnés et qui nous permettent notamment de faire des analyses isotopiques en géochimie des gaz alors sans rentrer dans le détail si

On regarde par exle exemple ce qu’on peut obtenir comme information dans le panage gazeux donc en faisant des mesures de flux par exemple donc les flux de SO2 qui est un des gaz principal émis par le par les magma pendant les éruptions vous voyez que là au cours de

L’éruption de 2015 vous avez un pic le pic principal de SO2 qui a eu lieu le 9 septembre c’est-à-dire à peu près une quinzaine de jours après le début de l’éruption et ce pic là en fait il anticipe beaucoup de choses c’est-à-dire qu’à partir du moment où on a un apport

Majeur de SO2 c’est-à-dire probablement un magma plus riche en souffre un magma un peu plus un peu plus primitif entre guillemets vous allez avoir une augmentation de la déformation ce qui est assez tance que généralement quand vous avez une éruption vous êtes en train de vidanger votre réservoir donc

Vous avez plus une tendance à avoir une déflation votre volcan va s’affaer sur lui-même ici vous avez une augmentation de l’inflation et derrière ça une augmentation des débits de lave vers la fin de l’éruption donc là on voit que ce pic il a marqué un changement de dynamisme éruptif pendant l’éruption

Donc c’est pour ça que c’est important de de de faire des mesures régulières sur le terrain des paramètres gazeux tout comme des paramètres solide et puis euh pourquoi sur le terrain parce que vous avez la possibilité de confirmer visuellement et c’est très important les changement enregistrés sur le réseau on a parfois

Euh on a parfois on l’oublie trop souvent malheureusement mais les meilleures hypothèses sont réalisé sont réalisés sur le terrain euh on a du mal à comprendre un signal si on a du mal à voir le phénomène éruptif et ben là c’est un exemple concret de quelque

Chose qui s’est passé à la toute fin de l’éruption de 2015 euh de manière vraiment anecdotique on était sur le terrain au moment où l’éruption s’est arrêtée ce qui est assez rare d’habitude et ce qu’on a observé c’est vous pouvez le voir ici c’est un grand débordement de lave c’est-à-dire que depuis

Plusieurs semaines la lave était chanalisée dans un seul dans sur un seul canal hein donc vous aviez un un chenal de lave et là vous avez un débordement donc le chenal de lave déborde vous avez un une arrivée ou en tout cas une vitesse de propagation plus importante

Qui fait que vous vous passez les épontes et donc vous débordez autour du chenal de lave qui s’est formé donc le collègue a très rapidement fait voler drone et rendu compte qu’à l’intérieur du cratère en fait le lac de lave qui était présent c’était totalement vidangé première hypothèse de terrain c’est de

Se dire bon ben le lac de lave c’est vidangé et puis du coup toute la lave qui est sortie a alimenté encore plus le chenal de lave et vous avez débordé en dehors du en dehors du chenal mais on reprenant le le détail chronologique des choses donc en regardant les images

Enregistrées par la GoPro et par le drone justement donc avec des techniques très très simples he au final sur le terrain on s’est rendu compte que c’est l’inverse qui s’est passé c’est-à-dire que vous avez déjà eu le débordement et après la vidange du lac de lave ce qui

Est un peu contreintuitif et donc pour expliquer ça ce qui a été proposé comme hypothèse c’est qu’à la fin de l’éruption le DK qui alimente votre éruption c’est-à-dire le l’intrusion magmatique on peut l’imaginer verticale à l’APOM du à l’APOM du cratère va avoir tendance à se refermer en fait pour la

Fin de l’éruption et en se refermant ça va fonctionner comme un tuyau d’arrosage si vous appuyez sur un sur un tuyau d’arrosage vous allez pas forcément changer le flux mais la vitesse va devenir beaucoup plus importante vous allez changer les conditions d’équilibre de votre chenal de lave et vous allez

Avoir donc ce phénomène de débordement et puis dans l’étape successive une fois que votre DK est complètement refermé bah vous avez plus du tout d’alimentation magmatique et donc là le lac de lave va se vidanger naturellement parce qu’il est plus du tout alimenté donc ça on aurait pas été capable de le

Voir si on avait pas été sur le terrain ce qui est relativement important notamment pour les échantillonnages c’est-à-dire que quelqu’un qui est en train d’échantillonner une coulée de lave on voit qu’en fin d’éruption ça peut être problématique si on voit pas arriver ce genre de phénomène là donc quelque chose

À quelque chose à surveiller et puis enfin la possibilité aussi de tester de perfectionner l’instrumentation sur le terrain c’est primordial de le mettre dans des conditions réelles c’est-à-dire exposer au soufre exposer au gaz acide à la à la température élevée enfin bon de lui faire un crash test comme on le fait

Pour les pour les voitures quoi puis une une dernière slide pour montrer ce que le pour parler du rôle de l’Observatoire pendant pendant les pendant les éruption notamment en première ligne avec les populations euh alors il y a sondage qui a été réalisé au python de la Fournaise qui demandait

Aux populations local de nous expliquer enfin de de de relater en fait le nom du partenaire en qui ils avaient le plus confiance pour diffuser de l’information sur l’activité volcanique et ce qui en ressort c’est que l’observatoire volcanologique est l’Institut dans lequel les gens ont le plus confiance pour diffuser l’information avec loin

Derrière les élus locaux je ferai pas de commentairire dessus chacun chacun fera ses propres observations sur ce graphique ensuite euh un autre élément important vous voyez ici c’est que le canal privilégié pour diffuser de l’information près de la population ça reste la télévision et ça c’est important pour l’observatoire

C’est pour ça que vous voyez souvent beaucoup de direct pendant les observatoires parce que l’Observatoire privilégie énormément les directs à la télévision pour pouvoir toucher le plus grand nombre de personnes mais également pour contrôler l’information c’est-à-dire que l’avantage des direct c’est que vous avez pas de retranscription par la presse donc vous

Êtes sûr qu’il y aura pas de transformation du message qui doit être communiqué on va conclure vraiment très brièvement juste avec deux tout petits exemples de d’observatoire un petit peu un petit peu voisin pour le premier et et un petit peu plus lointain pour le deuxème j’ai

Pas de retour sur le temps au final on est à 2h30 c’est ça ouais 3h45 hein c’est ça hein 2h 2h30 ok non on va on va faire vite alors si on prend strombolie donc si on va chez nos voisins italiens par exemple les observatoires volcanologiqu en Italie ils sont

Regroupés sous la terminologie de l’INGV c’està-dire vous avez un institut l’Institut national de géophysique et de volcanologie qui va gérer tout ce qui va être donné de surveillance sur les volcans actifs en Italie et il y en a une il y en a un bon paquet la différence par rapport à nous

En France c’est que vous avez donc différents département de l’INGV vous avez Bologne Pise Rome et cetera Palerme Catane et en fait chaque département va pas être focalisé sur un volcan mais focalisé sur une spécialité c’estàdire qu’à Palerme on fait de la géochimie àise on fait de la modélisation

Numérique donc en fait tous les départements se focalisent sur l’ensemble des volcans du territoire mais chacun dans une spécialité précise donc on a déjà un type de fonctionnement qui est différent deuxième différence avec les observatoires français c’est que vous avez un fonctionnement qui est moins centralisé sur observatoire dans le sens

Où l’ovpf à la réunion va communiquer une interprétation sur les données à la protection civile à la préfecture donc va avoir un un rôle à jouer dans les changements d’alerte en revance en revanche à l’INGV vous n’avez les chercheurs vont faire que transmettre la donnée et pas forcément l’interpréter

Pour ça vous avez un autre institut qui s’appelle la protection civile qui va elle-même avoir une commission ce qu’on appelle la commission grand risque formée de spécialistes qui peuvent interpréter les signaux qui vont être à même d’interpréter et de décider échangement d’alerte donc vous voyez que c’est beaucoup plus fragmenté au niveau

Deingv et probablement tout ça c’est lié au fait qu’en fait toute la surveillance en Italie se fait sous l’égide du ministère de l’intérieur parce que c’est une problématique de risque alors qu’en France comme on le disait tout à l’heure on était au ministère de l’Éducation et de la Recherche Scientifique donc on na

Pas forcément la même vision des choses entre nos nos deux partenaires et puis pour pour ce qui est d’Hawaii je vais te laisser conclure ouais un exemple assez assez similaire au au pyon de la Fournaise en terme de pas de dynamisme on est sur un volcan de pointchaud sur la chaîne des empereurs

Hawi c’est le c’est le kiloea donc qui est géré aussi par une structure qui est l’hvo Lawan volcano Observatory et qui qui dispose d’un pareil d’un réseau à l’échelle de l’île assez dense et on retrouve aussi le la surveillance du monalois don Guillaume parlait en tant que volcan de la décennie qui est

Également très instrumenté mais on voulait refaire un un petit focus sur le le Kilwa qui qui reste emblématique puisquil est considéré comme la la demeure de Pelé donc DS hawienne des volcans et du feu et qui lui aussi a vécu son éruption du siècle en 2018 et

Qui en tous les cas caractérisé par une activité qui va être cyclique entre activité fusive classique des lacs de lave et aussi des événements caldériques donc l’exemple du lac de lave on le retrouve ici donc c’est un lac de lave qui a été une formation sous forme de

Piston qui s qui a été filmé en timeelapse par les par les webcam de de surveillance de l’Observatoire donc là on retrouve la la caldera avant 2018 le cratère à les maomao et le petit lac de l’AR qu’on retrouve ici et l’animation d’en dessous en fait c’est un apport de

La plus de des approches des missions ponctuelles en recherche qui sont effectué un petit peu pour essayer d’imager justement la structure interne un petit peu plus en profondeur donc c’est fait avec le le grand câble jaune que vous voyez là en partie et donc on arrive à imager voilà comment

Des structures un petit peu différentes à la PL de ce lac de lave donc ça c’était avant l’éruption 2000 17 et ce qui s’est passé en 2017 c’est que on a eu une vidange complète de SL LAAC de lave une importante activité effusive sur la rive zone nord-est donc dans ce

Secteur là donc en partie vraiment distal par rapport à la caldera qui a conduit à la à la destruction de 600 habitation et puis un effondrement caldérique assez impressionnant sur une profondeur assez similaire Queel de la fournaise à 350 m de de profondeur donc on a aussi un observatoire qui qui qui

Donne un suivi permanent et qui fournit les données en quitemp RL avec beaucoup beaucoup d’informations en ligne des photos des vidéos informations aussi sur la géodésie la sismicité donc voilà un suivi qui est assez proche du suivi que nous on connaît sur sur nos volcan français avec des éruptions parfois

Assez similaires et et ces éruptions du siècle aussi voilà donc on va vous laisser sur ces ces dernières images et on vous remercie de votre attention question donc Guillaume boudoir etie gay merci beaucoup on a eu probablement l’impression d’avoir le l’information à la source voir vraiment avec vos mots

Vos vos méthodes exactement ce qu’il en était au python de la Fournaise alors on va prendre les questions dans la salle et puis alors on a eu un petit problème en ligne donc il y a pas de question en ligne pour l’instant désolé pour vous je pense qu’il en a quelques-unes dans la

Salle oui tout à fait madame juste là que je reconnais d’ailleurs moi c’est une toute petite question vous avez parlé de vdange du du lac de lave mais la vidange j’ai pas compris si c’était par en haut ou par l’intérieur il y a un tunnel ou c’est

Par ça déborde vous avez un tunnel oui ou oui c’est par le c’est par le dessous c’est la gravité qui fait que toute la masse de l’ve en fait va va s’aff en fait sur elle-même et donc ça sort le long du du chenal de laave qui est en

Dessous en fait et vous avez dans une plus grande mesure si vous avez vu les images d’un autre volcan qui s’appelle le niragongo au Congo en 2021 vous avez eu la vidange une nouvelle fois du lac de lave donc le lac de lave qui est en hauteur perché des fracture qui s’ouvre

Un peu plus basse et donc vous vidangez par le bas en fait le tout le lac de lave et ça a été la même chose pour l’éruption du kilowea effectivement il y avait il y avait ce ce lac de lave en piston et puis c’est parti au niveau de

La rive zone la rive zone nord-est et et c’est parti latéralement ça vianger après ça c’est tout effondré impressionnant le s’appelle un timeelapse je crois ouais c’est un elapse super impressionnant on a du mal la superficie est énorme non c’est pas très très grand non non c’estjà une bonne une bonne bonne

Baignoire je sais qu’il y a d’autres questions rappelez-moi il y a Monsieur là-bas par exemple quelqu’un a peut-être déjà le micro je ne sais pas merci la la question que j’ai c’est savoir quelle est la différence entre le type effusif et le type explosif euh pour pourquoi il y a une enfin

Quelle est la différence entre le type effusif et le type explosif le type effusif il y a il y a de la lave et le type explosif j’ai pas la sensation qu’il y a de la lave c’est c’est autre chose que de la lave et euh comment se

Forme le type explusif et comment se forme le le type effusif ENF je sais pas comment ouais donc ça on en a parlé dans dans les aléas oui c’est ce qu’on avait tendance avant à exp enfin exprimer sur la terminologie volcan rouge ou volcan gris en fait vous avez dans les deux il

Y a de la lave généralement en fait ce qui se passe c’est que les fusif c’est que votre magma est très peu visqueux très fluide donc il va avoir tendance à se comporter comme un fluide donc à couler c’est pour ça vous formez des coulés de lave dans l’explosif votre

Magma est beaucoup plus viscux il va avoir du mal à bouger il va emprisonner les gaz et donc à un moment vous allez atteindre une telle pression à l’intérieur que au moment où les gaz vont être libérés vous allez fragmenter le magma donc dans ce cas-là ça vous ça

Va vous faire des projections et des grosses explosions les gros nuages gris qu’on voit c’est un mélange de ce qui serait de la de lave et de gaz mais le le le lave gaz et aussi tout ce que ça arrache en remontant donc c’est un mélange de plein de produits mais on

Retrouve quand même du magma dans les option explosive et et un même volcan peut avoir les deux types de dynamisme je veux dire le volcan gris et rouge en fait ça a pas trop de sens c’est-à-dire que vous prenez un édifice comme le python de la Fournaise en ce moment il a

Une activité effusive mais il a eu aussi des épisodes explosifs même récent c’est même type de lave mais dans un cas qui explose à cause de la pression de gaz et qui qui ces nuages gris sont très chauds ah je pense qu’il vaut mieux pas être dedans plusieurs centaines de degrés sur les

Coulés piroclassiques on à plus de 300° donc sur les effondrements justement de colonne éuptive sur les effondrements de colonne érupti oui on va à plus de 100 kmh 100 kmh si vous voyez les les les les cadavres à Pompéi là qui sont fameux en fait ils sont recroquevillés sur eux

Mais c’est pas forcément parce qu’ils ont voulu se protéger en fait c’est la déshydratation des muscles en temps réel sous l’effet de la température qui fait que les muscles se sont rétractés sur eux-mêm donc les gens sont recrouvillés sur eux-mêm parce qu’ils ont été totalement déshydratés chauffés cu i

Ouais c’est ça et en fait ou l’amalgame volcan rouge volcan gris souvent enfin c’était vraiment le côté subduction contexte affrontement de plaque qui faisait l’activité explosive et les contextes point chaud intraplaque qui faisaient les contextes effusif mais comme Guillaume le disait en fait on peut avoir plusieurs types d’éruption

Enfin de dynamisme éruptif sur un même édifice parfois la mémoire collective manque aussi sur beaucoup de cibles mais en tout cas il y a le mélange mon un petit peu tout une question en ligne les volcans d’Auvergne peuvent-ils entrer en éruption un jour

Euh oui oui oui on n pas dit quand on a dit un jour et ils rentreront très probablement un jour en éruption la question c’est de savoir quand et ça c’est compliqué à définir vous savez quelle fréquence il a eu dans sa vie active B il y a eu des grandes pauses en

Fait vous reprenez le la dernière éuption en auverne c’est le c’est le Pavin il a a 67 100 ans c’est pas si vieux qui est très jeune si vous prenez l’exemple de Mayot qui a eu une éruption sous-marine il y a pas si longtemps que ça ça faisait plus de 4000 ans qu’il

Avait pas eu d’érruption on voit qu’on est plus ou moins dans le même ordre de grandeur et avant ça il y a eu des pauses très importantes dans l’activité de la chaîne des puits et et du massif du sens donc il a déjà fait des pauses

De 6000 ans ah oui même plus largement plus donc on est la question c’est pas de savoir effectivement si c’est plus quand je pense mais j’imagine que un volcan qui est sur le point de se réveiller dans un an et puis un volcan qui un jour se réveillera on voit la différence

Enfin rassurez-nous un peu quand même oui oui normalement oui surtout dans le cadre des des volcans d’auvern c’est-à-dire que vous avez beaucoup de précurseurs qui doivent être enregistrés euh même si les volcans d’auvern sont considérés comme endormis vous avez quand même sur l’ensemble du territoire métropolitain un réseau national de

Sismomètres de station géodésique donc des paramètres sont enregistrés de toute façon donc on imagine très bien que si demain on on a une éruption enfin je veux dire une un réveil demain enfin demain le demain géologique hein ou si on a une 200 ans quoi voilà ou même 2000

Ans ou 20000 ou je sais pas mais quand on aura une remontée de magma le temps que le magma se frayille un chemin pour aller jusqu’à la surface il va falloir qu’il fracture la roche en fait donc on va avoir très probablement un nombre important de C qui ont été observés

Comme vous le voyez avec le volcan au Canaris à combravira l’année dernière je veux dire c’est des volcans qui étaient pas actifs depuis plusieurs décinées o pourtant c’était pas grand-chose mais avant l’éruption ils ont enregistré de la sismicité pendant des semaines des mois en Islande c’est la même chose en

Ce moment donc on enregistrera très probablement des choses avant enregistrer à quel point est-ce que par exemple il y a des instruments de ce type là que vous pouvez trouver dans le sur le territoire ou c’est des chose beaucoup plus on l’utilise tout tout ce

Qu’on a là alors c’est il y en a une partie qui sert aussi en surveillance qu’on peut utiliser en surveillance le le le GNSS là alors rappelez-moi c’est ça ouais qui lui donc c’est c’est ce qui mesure la respiration la respiration ser est-ce que ça gonfle ou pas est-ce que ça

Gonfle ou est-ce que c’est en déflation justement on s’en sert aussi pour du positionnement très précis c’est quelque chose qu’on sert un petit peu tous les jours pour les autres instruments ça c’est un magnétomètre quoi donc ça là non ça c’est celui-là Guillaume vous en parlera moi je je la connais pas celle

Ça c’est un capteur qui permet de mesurer le champ magnétique en fait donc on le porte sur le dos et puis on marche et puis s’enregistre voilà donc ça c’est on l’utilise juste pour la mesure ponctuelle et il y a des stations aussi il y a des observatoires magnétiques de

Par le monde qui enregistrent aussi bah l’évolution du champ pour avoir des cartes mondiales pour avoir aussi des paramètres différents donc ça a aussi un autre intérêt et l’équivalent de ce capteur là là capteur s stricto c’est le le petit qui a sur le drone c’est exactement le oui vous AZ vraiment

Miniaturiser un maximum nous c’est pas nous mais en tout cas c’est vachement plus facile à porter ouais donc c’est attention on n’a pas eu l’autorisation de le faire voler hein je dis ça non on peut le jeter coup il y a plein il y a plein de capteurs ouais alors là

Il y a le capteur magnétique lui-même il y a un petit capteur aussi de positionnement un petit peu comme comme la petite la petite galette qui la petite antenne qui est vraiment tout petit vraiment gros comme ça qui est dessous là c’est tout le système électronique on alimente le capteur par

La batterie et puis après il a une caméra qui fait à la fois thermique et visible donc en fait on fait de l’imagerie on voit les structures mais on voit température vous pouvez commander ce que vous voyez pas seulement où il va mais ce que vous voyez VO ou donc champ magnétique

Position où est-ce que je me trouve et enfin imagerie visible et thermique ouais donc ça c’est les principaux capteurs qu’on développe enfin qu’on utilise nous cou vous avez des pro guidage de de drone dans dans vos équipes on a quelques pilotes ouais on a on est plusieurs à avoir passé le brevet

Pour justement pouvoir piloter on dépend de l’aviation civile donc il y a un certain nombre de contraintes ouais et il y en a un du coup qu’on n pas eu le temps de de re représenter c’est quoi le la cloche la cloche ah ben c’est une cloche c’est c’est ce qu’on appelle une

Chambre d’accumulation en fait là elle est dans un dans un flotteur donc on peut la mettre sur des lacs par exemple volcaniques et elle va mesurer les émanations de gaz à travers le sol ah c’est pour mesurer le gaz ouais ouais donc en fait vous avez là vous avez le

Le lecteur de gaz ici qui va mesurer le CO2 notamment et donc le gaz va naturellement rentrer à l’intérieur être mesuré et être réinjecté à l’intérieur comme ça on a une augmentation croissante de la concentration et vous pouvez calculer un flux en fait il y a un flotteur c’estàd que c’est censé

Flotter mais sur de la lave ça va tout fondre ça non alors pas sur la lave ça vous pouvez l’utiliser sur des sols et puis quand vous avez besoin de faire des mesures sur un lac vous la metes dans son vous la mettez dans son flotteur

C’est ce qu’on fait sur lac Pavin par exemple et ça c’est aller sur un volcan aussi et ça c’est mieux quand vous prélevez les gaz d’accord c’est plutôt pratique je peux vous dire qu’une fois ça m’est arrivé d’avoir une cartouche qui qui était terminée en plein milieu

Du panache et c’est vraiment pas une bonne sensation non pas vraiment gaz moutarde c’est pas topoi ah puis l’exemple du lac de la d’hawaiï là c’est 4000 tonnes de soufre qui était évacué par jour donc en fait c’était c’était on peut pas approcher ça c’est juste vital quoi

Voilà c’est indispensable ou ou oui j’imagine que dans certains cas Pénélope aussi a des vêtements assez assez vitaux également euh oui et le vêtement de Pénélope est assez intéressant parce qu’on on a tendance à penser qu’il fait très chaud quand on s’approche d’une d’une coulée de lave

Mais en fait vous pouvez vous approcher vraiment très près pour ce qu’on pas forcément très près ça veut dire 1 m oui vous pouvez vous approcher 1 m en fait le problème des coulé de lave c’est que la coulée de lave va radier la chaleur verticalement donc vous pouvez être très

Proche de la coulée sentir une légère température mais pas quelque chose d’infernal par contre dès que vous allez mettre votre main au-dessus vaut mieux avoir la combinaison effectivement parce que tout le flux de chaleur va remonter verticalement donc euh sûr donc ouz vous et vous perdez très rapidement quand

Vous faites un un prélèvement de lave quelques kilos parce que on oui on transpire énormément et tous les tous les sens sont vraiment auagué parce qu’on surveille en même temps ce qui se passe en amont on voit pas grand-chose en fait dans ce genre de combinaison donc on a toujours quelqu’un qui est

Derrière et qui surveille pour voir comment ça évolue et qui est capable de venir nous chercher si quelqu’un avait un malaise sur place ou quelque Choseon liaison radio ou c’est tout se passe non tout se passe en communication et orale et en visio ouis les radio plus à

Distance quand il y a deux points de points de prélèvement ou des choses comme ça alors il y avait plein de réactions dans la salle est-ce qu’il y a déjà quelqu’un qui a un micro sinon il y a une de une des personnes ici peut-être madame oui justement là-bas ou monsieur

Je vois pas d’ici donc on a pas de question sur le fait que notre mannequin s’appelle Pénélope moi ça non non ça semblait normal pour pas de chaussur c’est bien c’est bien bon donc il y a donc une raison en prénom c’est pas juste que c’est rigolo non pas de raison

Je crois pas ah si moi on raconé monter une dernièrement ouais c’est pas de moi du coup mais bon teaser oui bonjour moi je voulais vous demander comment on pourra expliquer qu’un volcan basaltique et fusif puisse devenir explosif ouais dans le cas de la Fournaise ça a

Été beaucoup des des des temps de résidence des apports de gaz après il y a aussi une composante hydrothermale aussi qui va jouer donc on peut avoir aussi cet aspect un peu fréat magmatique qui va se passer où le magma va rentrer en contact avec de l’eau et on va avoir

Quelque chose qui va être beaucoup plus explosif on n’est pas tout à fait sur les mêmes dynamismes qu’on a pu voir pour par exemple l’Etna par contre on va voir des des choses qui vont être beaucoup plus vaporisées avec Ben une rencontre un peu violente c’est ce qui

Se passe aussi pour les mares ou les choses comme ça et C espèce de de lac de cratère et là on va on va vaporiser ça c’est un exemple pour pour la fournaisse par exemple du frisat magmatique voir du fréatique on a pas du tout de magma là

Qui rentre en compte et on va pareil pulvériser des des des des volumes assez importants et partir sur d’autres d’autres dynamismes merci pour vos questions en ligne j’en ai une comment se fait-il que l’éruption de décembre 2019 en Nouvelle-Zélande n’it pas pu être anticipé euh alors on entend souvent ça il y a

Pas il y a pas que celle-là je pense qu’on s’est posé la question en 2018 avec le paroxysme aurombolie enin non 2019 2021 oniragongo souvent on a des des erruption comme ça en fait comme on l’expliqué pendant la présentation la volcanologie c’est une science qui est

Très très jeune euh il faut la seule manière d’anticiper au mieux les éruptions ça va être d’avoir un maximum d’éruptions qui vont être enregistré et sur lesquelles les signaux vont être enregistrés pour en en en en dégager en fait des des précurseurs et des tendances et dans ce cas-là surtout sur

Des volcans explosifs des fois on a eu deux éruptions de mémoire humaine donc en fait c’est des choses qu’on ne connaît pas on ne sait pas comment se comporte le volcan pendant une éruption de mémoire humaine c’estàdire vous compilez certains compilent même les tableaux les écrits les témoignages qui

Peut y avoir dans ah oui là nous on va se rendre dans pas très longtemps au Nicaragua sur un volcan qui s’appelle le mont bachcho pour lequel il y a aucune éruption qui a été documentée mais il est en période de réveil enfin il est en période de réveil il présente des des

Manifestations qui montrent que son activité est en train de changer donc qu’est-ce qu’on fait dans ce cas-là on est obligé d’étudier l’approche scientifique qu’on vous disait tout à l’heure sur les éruptions passées on n pas forcément vu pour essayer de documenter mais en terme de réseau on n

Pas d’information ou de de précédent quoi si on connaît pas sa vie d’avant au volcan ça va être très dur de voir quand est-ce qu’ quand il va se on connaît bien la vie du DEP dô par que oui oui oui oui oui on connait TR on on connait

Bien on connaî bien quand même nos volcans et on connait de plus en plus il y a beaucoup de choses qui se font en ce momentoi mais c’est comme partout on a besoin de connaître le passé d’où on vient pour savoir où on va quoi ah ça devient philosophique il y a d’autres

Réactions dans la salle il y avait notamment alors Monsieur là devant oui bonjour moi j’avais juste une question sur la un moment vous aviez parlé de la composition pétrochimique je crois dans la présentation sur la formation d’olivine en en fin d’éruption et je me demandais du coup si ces

Formations pour tous les volcans elles étaient les mêmes ou si c’était que au Piton de La fornaise que c’était de l’olivine donc est-ce que le magma en fait dans tous les volcan c’est toujours le même processus ou est-ce qu’il y a des différences et et à quoi elles seraédu si elles existent

Mais s’il y a des points communs entre les volcans ça permet aussi de d’arriver à prédire quand même quelque chose sur un volcan qu’on connaît pas bien j’imagine c’est pour ça que vous avez beaucoup de communication entre les observatoires il y a beaucoup d’échang de personnel par exemple entre Hawai et

Le python de la Fournaise parce que c’est des volcans qui se ressemble quand même légère enfin grandement sur beaucoup de choses donc il y a de la communication là-dessus après sur la cette question spécifique euh chaque volcan est unique faudra partir toujours de façon de ce principe

Là après sur les les lois pétrochimiques s rentrer dans le détail on connaît bien les séries d’évolution des minéraux donc on sait que l’olivine c’est un minéral primaire et on sait que le clinopéoxè les plagoclasses tout ça ça va être des minéraux plus tardifs donc c’est des choses qu’on s’attend à avoir sur

Beaucoup d’étific sur le python de la Fournaise c’est les trois minéraux principaux si tu vas sur un autre volcan à travers le monde ça sera peut-être d’autres minéraux mais on mais on connaîtra leur séquence d’évolution également donc on pourra utiliser ça sur des magmas par exemple trakitic sur les

Volcans explosifs tu vas trouver du quartz c’est d’autres choses de la biotite enfin plein de minéraux différents mais on sait lequel apparaît en premier par exemple donc on peut appliquer le même protocole derrière et si on a un petit peu de temps à la fin de questions répones vous pourrez

Peut-être vous vous approcher ici il y a différents exemples de de de roche trouvé sur le terrain c’est pas du fake hein c’est vraiment vous l’avez pas pris du genre dans le magasin du coin voilà non non on l’a pas pris à liaris à la boutique où ils vendent des obsidiennes

Un peu partout c’est c’est toi qui les a ramené tu veuxla les comment tu vlais les montrer non non c’était bah c’était au cas où pour pour l’olivine là il y a il y a un échantillon où il y a des des très beaux cristaux d’olivine justement et qu’on retrouve beaucoup similairement

Entre Hawaï et la fournaise aussi gros cristau c’est vrai que c’est plus typique en effusif il y a de la ponce et puis on avait ramené celui-ci aussi pour la symbolique le Fanny Maoré donc qui du coup est né au large de maotte il y a assez peu de temps donc échantillon

Sous-marin échantillon sous-marin première première drague de fond de mer donc ça c’est si jamais mais non il vient pas de la boutique de l Paris il n reste que 4 minutes euh il y avait également une réaction juste alors je prends je prends beaucoup à gauche mais

Je sais pas s’il a oui il y avait des personnes à droite désolé monsieur Guillard on va prendre tout de suite à droite ils ont été un peu mal mené à droite oui bonsoir j’avais une question moi sur le risque climatique j’avais toujours entendu parler que la Révolution française venait d’un épisode

Glaciaire lui-même venant d’une éruption volcanique et est-ce que aujourd’hui du coup il y a des climats ologue qui s’occupe des des éruptions et de leurs impacts ouais c’est un domaine qui est assez euh assez étudié et qui a qui a beaucoup été en vogue avec l’étude de l’impact du CO2

D’émission enfin de le budget de CO2 relâché par les volcan par rapport à au CO2 en tropique en fait le nôtre hein pour voir si le les volcans étaient des pollueurs majeurs à l’échelle humaine en fait les émissions en temps normal par exemple je te prends enfin je vous

Prends l’exemple du CO2 les émissions volcanique c’est 1 % même un peu moins de ce qu’on aimait donc l’impact est négligeable par rapport à ça par contre il y a des périodes ou des événements particuliers donc là la Révolution française on a attribué en fait euh on

L’ fait un lien avec l’éruption du laaky donc en Islande qui é un volcan islandais qui a relâché d’énormes quantités de souffre une activité exceptionnelle donc il faut des des éruptions exceptionnelles dans lesquelles on va relâcher énormément de gaz dans l’atmosphère et donc on va créer euh un changement climatique euh

Sur plusieurs années puisque euh le soufre ou le CO2 vont être des gaz à effet de serre on avoir des propriétés de réfracter la lumière solaire dans le cas du souffle par exemple on a eu effectivement un refroidissement qui a eu lieu euh ce qui a créé euh un pert

Une perturbation des des saisons et donc euh des problèmes au niveau des rendements agricoles dans les années qu’on suivi donc on va dire que toute la problématique de rendement agricole dans les années 1785 6 euh ont été attribués à l’activité du laaky et de là on va dire

Que les gens s’intéressent à savoir bon ben d’accord on a eu des problèmes agricoles ça a généré des famines un mécontentement et probablement ça a été à l’origine de la révolte qu’on a eu à la Révolution française voilà il y a il y a un peu d’étude à faire derrière

Avant d’arriver à un lien aussi direct mais effectivement c’est des choses qui ouais il y a eu le cas du laaki par rapport au gaz il y a eu le cas de Tambora en 1800 donc pas mal de temps après où là c’était les les effets de particules de

Sendre qui avaient fait cette C anné sans été qui aussi a eu un impact assez assez colossal puisque il y a eu beaucoup de famines derrière parce qu’il y avait moins de rayonnement solaire donc voilà il y a pas mal de choses encore une fois c’est des événements

Exceptionnels mais ù il y a des gens qui se qui se penchent sur la question ça fait partie des des intérêts l’effet des volcans sur le climat sur la santé c’est des choses qui sont qui sont vraiment présentes ouais il nous reste 2 minutes ça sera une question rapide

Christian attention la dernière question soit bonne par que c’est la dernière je voulais savoir si vous aviez des des nouvelles fraîches de des des choses qui sont bien remué ces dernières semaines Clevy l’Islande le Japon est-ce que les éruptions sont en cours ùou elles s’éteignent allez lancer un scoop mais

Du genre en 30 secondes puis on arrête alors Sakura Jima on a un collègue qui était il y a pas longtemps c’est assez calme donc ça avait ça a bougé beaucoup en octobre ça s’était calmé Islande au derniers N nouvell oui j’ai pas ass ça ça se poursuit mais il y

A pas eu de événement particulierers et des éruptions qui se préparent pour le coup ça on en sait rien voilà un beau mot de la fin qui est rassurant en plus merci beaucoup liy Guillaume pour votre [Applaudissements] intervention pour oui ou oui il y a pas

De souci oui le micro parce que là j’ai la tout qui arrive et et j’ai j’ai pas touser

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