Qui va faire une bien les gens sont obligés de venir pardon il y a les agro première année d’agroalimentaire qui sont obligés de venir ils sont tous au fond avec ouais mais je vois pas trop l’utilité de les faire venir ici alors que le sol pas trop l’

Ouais c’est un avoir les connaissances à la base toi tuis o là ça dépendir bonjour c’est quoi vos stage c’est quoi vos stage intéressant est O bonjour à tous bonjour [Musique] ok ah ok c’est ok euh on va bientôt commencer du coup je vous invite à vous asseoir et à êre silencieux

Bonjour à tous on est ravi de vous accueillir pour cette nouvelle conférence du cycle transformé intitulé le sol comment préserver et valoriser une ressource inestimable en compagnie de Marc Andr sellos donc sans plus tarder on accueille Marc Andr sellos et la directrice ala lefbur pour un petit mot d’introduction [Applaudissements] merci

Beaucoup et bien bienvenue alors à chaque fois je je profite de ce court temps de paroles qui m’est accordé en essayant de pas me répéter parce qu’il y a beaucoup de fidèles et d’anciens et même des piliers historiques de de ce cycle mais il y a aussi à chaque fois

Des nouveaux des nouveaux visages et aussi nous avons nos invités qui changent d’une fois sur l’autre et je me dois donc de dire quelques mot vous le savez maintenant les anciens je ne dis je me suis engagé toujours à ne pas présenter la conférence débat à ne pas

Présenter nos invités à ne voilà ne pas présenter nos étudiants et nos étudiantes en revanche je peux dire un mot sur ce cycle donc au présents ici et à ceux à celles qui nous suivent à distance dans cette école cole grâce à la force de proposition de nos étudiants nos

Étudiantes de nos enseignants nos enseignantes de toutes les équipes pédagogiques nous avons testé il y a un peu plus de 2 ans euh un format vraiment je quand je dis tester je je veux dire tester c’est-à-dire que c’était vraiment exploratoire on parait si pour ce qui était là au départ à la

Toute première conférence avec Jean J et celle avec Jean-Marc jcovici voilà voilà un certain nombre très bien donc vous vous en souvenez en fait on s’était on faisait le on faisait plein de constats ensemble d’une part c’est qu’on avait envie que le cursus de les cursus de cette école bouge un peu qu’on

Intègre davantage de clés de compréhension de cette fameuse transition ou transformation écologique ou agroécologique don on sait toujours pas trop ce que ça recouvre qu’on voulait introduire des nouvelles compétences hein euh et en fait on s’était dit que si on attendait que nos enseignants et nos enseignantes se réunissent pour faire la

Transformation des cursus et qu’on voilà qu’on y aille vraiment par le biais de la formation d’ingénieur ça prendrait trop de temps et donc on s’était dit finalement chacun beaucoup de des enseignants ici invitent régulièrement dans l’année des personnalités extérieures scientifiques ou pas pourquoi ne pas en faire profiter toute

La population de cette école voire des autres écoles de l’Institut agrro pour essayer de voir ce que ça donne et finalement ça a donné plutôt des débats intéressants he moi personnellement je les ai trouvé toujours très intéressant très stimulant vous vous rappelez en fait on a même changé de format selon le

Thème et l’intervenant on laisse plutôt carte blanche au petit groupe d’étudiants et d’étudiantes qui se portent volontaire pour préparer très de façon très approfondie en amont et puis animé sur scène alors moi dans cette affaire ce qui m’intéresse au fond c’est qu’on arrive à trouver ensemble quelque

Chose de sérieux et crédible quand on dit que cette école je crois qu’on a écrit ça dans le projet stratégique de l’Institut agro je crois qu’on a écrit qu’on veut former les acteurs des transformation des systèmes agricoles et alimentaires de demain voilà trans former des acteurs c’est une énorme ambition formmer déjà

Ça veut dire qu’on arrive à à vous transmettre quelque chose et puis des acteurs ça veut dire qu’on vous met en capacité d’agir or dans cette dans cette école on sait comment vous transmettre des connaissances scientifiques ça c’est certain des connaissances scientifiques dites systémique c’est certain aussi des connaissances scientifiques dites pluridisciplinaire en

Partie mais agir c’est pas seulement ça vous êtes d’accord avec moi agir ça demande quand même il me semble au moins deux choses c’est la capacité d’action et ça veut dire aussi être voilà comment on s’y prend quand on veut agir et je pense que une des choses qui est

Attendue de ce débat c’est aussi que ce ne sont pas seulement deux personnes qui ont des connaissances scientifiques et de terrain mais ce sont des personnes qui agissent hein qui s’engagent donc qu’est-ce qu’il faut pour s’engager comment il comment ils s sont prises ça ça sera intéressant la deuxième chose

C’est que vous sachiez vers quoi vous voulez agir or il me semble qu’une des difficultés dans laquelle nous nous trouvons tous et moi la première c’est que on on vous dit que le monde a besoin d’une transformation vous le pensez aussi mais on nous a pas dit

Quel est le modèle de société qu’on veut réaliser autrement dit on vous explique le le changement climatique on vous explique toutes les interactions on vous explique la fresque du climat et tout ça on vous donne les connaissances scientifiques pour faire un diagnostic éventuellement on pe vous donner des

Cours sur la mesure de l’impact de vos actions la mesure de l’impact environnemental donc on vous permet d’être en pleine connaissance mais on vous dit pas demain notre société va vivre comme c comme ça faut-il réduire drastiquement notre consommation faut-il va-t-on vers un modèle de société sans croissance va-t-on vers un

Modèle de société sans en transport enfin toutes ces questions politiquement elles sont pas du tout débattues en tout cas il y a pas de consensus là-dessus il y a un consensus sur le mot transition mais il y a pas de consensus sur la cible donc c’est très difficile pour

Nous éducateurs de vous accompagner en vous donnant les connaissances scientifiques et les outils éventuellement peut vous apprendre comment faire du pladoyer comment convaincre les autres comment parler en public tout ça c’est on essaye mais en fait on n’est pas capable de vous dire ça c’est la cible voilà et donc je pense

Que aucun des invités de ce cycle ne pourra vous donner la réponse en revanche on croit je pense qu’on est nombreux ici à croire dans les vertus du pluralisme on croit qu’en écoutant tous ces témoignages de personnes engagées peut-être que vous contribuerez à peut-être à éclaircir un peu ce cette cible finale

Ou apporter une réponse donc c’est dans cet esprit qu’on a pensé ce cycle et je me réjouis de la séance de aujourd’hui qui qui promet d’être très intéressante et je vous souhaite d’être d’être de vous distinguer comme vous l’avez fait dans le passé par vos questions et leur pertinence merci

Beaucoup merci pour cette introduction Madame la Directrice h cet après-midi sur le thème du sol se déroulera en plusieurs temps donc tout d’abord Marc André sellos va vous faire une présentation magistrale d’un peu plus d’une demi-heure ensuite ça sera le temps des des questions préparées par les étudiants ces questions seront du coup

Séparé en deux parties tout d’abord on va explorer les fonctions et les potentiels des sols et ensuite on va explorer les pistes pour les préserver et les protéger vous aurez à chaque fin de partie un moment pour poser vos questions et on prendra aussi les questions via le chat du live YouTube

Enfin l’après-midi se terminera par une table ronde en compagnie de Marie Françoise briisard Pasquet qui est agricultrice en polilyculture élevage en agriculture biologique et de conservation et qui est aussi membre de l’Académie d’Agriculture de France mais d’abord place à Soline pour une courte présentation étudiante de notre cherre

Invité bonjour à tous bonjour monsieur selos bienvenue à l’Institut agro en nous vous remercions d’avoir pris le temps de nous rendre visite au milieu de votre planning toujours très chargé alors avant de vous laisser carte blanche nous allons effectuer une rapide présentation de votre brillante carrière

Et de vos travaux euh tout commence à belleîle où vous passez vos vacances enfants vous découvrez l’observation de la nature puis en classe de 5e un cours sur les champignons va pour ainsi dire bouleverser votre vie en faisant ître une passion une passion qui vous conduira bien loin puisqueaprès être

Passé par l’ NS d’ulme et avoir obtenu votre agrégation vous effectuez une thèse sur l’étude des populations de basid de basidioicet souspin Douglas par la suite vous contribuerez à de nombreuses études sur la myicohétérotrophie les truffes ou encore leshé liquen géant du Dévonien tout cela faisant de vous aujourd’hui un

Spécialiste mondial des symbioses l’ensemble de vos travaux vous a valu la médaille d’argent de l’Académie d’Agriculture de France en 1998 le prix homme nature 2020 de la Fondation François Sommer ainsi que le prix boucher de Dieu de l’Académie des Sciences encore en 2020 aujourd’hui votre activité est avant tout tournée vers l’enseignement

Universitaire que ce soit à Gdansk aux aux DULME et de Lyon mais aussi vers la vulgarisation vous militez activement pour maintenir l’enseignement des sciences de la vie dans le programme obligatoire du lycée et pour développer l’enseignement universitaire des sciences du sol de l’environnement et des symbioses vous voyagez partout en

France pour informer sur la nécessité de protéger les soles et l’environnement au cours de conférences qui peuvent tourner à la dégustation de vin se dérouler en pleine forêt ou encore mettre à contribution l’essence du public et les vôtres vous êtes l’auteur de plusieurs livres de vulgarisation dans jamais seul

Vous nous présentez l’importance des micro-organismes et des réseaux d’interaction microbien votre deè livre les goûts et les couleurs du monde nous en apprend plus sur les molécules peu connues que sont les tanins à travers la diversité de leurs fonction du sol à la santé humaine en passant par le goût des

Grands vins pendant le confinement vous écrivez l’origine du monde donc le livre ici présent qui retrace le rôle des sols dans la formation des écosystèmes et dans l’agriculture un sujet que vous allez approfondir tout à l’heure et enfin un 4è livre apparaître dans quelques mois nature et préjugé euh mais

Vous avez aussi contribué à l’écriture d’une dizaine d’autres livres enfin pour être sûr de ne pas vous ennuyer vous dirigez l’édition de revue scientifique internationale tel que new physiologist ou symbiosis en 2019 vous faites une conférence très remarquée au lycée Montaigne à Bordeaux suite à la quelle une personne présente sur cette scène

Insiste fortement pour vous inviter ici à l’Intitut AG grouren vous voici donc aujourd’hui parmi nous pour une après-midi sur le thème le sol comment protéger et valoriser une ressource inestimable vous avez carte blanche pendant 40 minutes à vous de jouer al merci de de de cette introduction euh effectivement le le sol

C’est une c’est quelque chose qui est à la fois infiniment intime et infiniment lointain euh vous êtes le sol votre azote votre phosphate votre magnésium tout ça vient du sol je veux dire que vous êtes une expansion du sol il n’y a guère que votre carbone qui qui vienent d’ailleurs que le

Sol quand je dis que c’est intime c’est aussi que vos yeux embrassent le sol dans quand vous regardez vous vous vous passez pas votre temps à vous balader en regardant en l’air hein 90 % de votre champ visuel est interrompu par le sol et en même temps il est lointain parce

Qu’il est difficile d’étude pour plusieurs raisons d’abord il est pas transparent et même s’il était perscruptible même si on pouvit voir à travers de toute façon ce qui est pertinent dedans les microbes ne se verrai pas d’ailleurs assez couramment les gens pensent que dans le sol il y a

Des vers de terre c’est vrai et c’est important mais dans un sol de nos régions de la région bretonne par exemple bien il y a une tonne et demi par hectare de matière animale et 5 tonnes de matière microbienne et 5 tonnes de Racine c’est dire queeffectivement l’essentiel est plutôt invisible pour

Les yeux en la matière alors d’abord impersruptible ensuite trop petit pour être vu de toute façon il est en plus culturellement pas vraiment apprécié parce que pour le coup bon quand on traite quelqu’un de cutéreux c’est pas positif alors qu’avoir de la terre au revers de son uniforme de travail c’est

Juste nourrir l’humanité néanmoins tu pas positif bon et ça ça contribue à expliquer que ma génération par exemple ben quand on a une formation de biologiste quand on passe l’agrégation le sol on a deux trois notions mais c’est tout c’est les années 80 bien sûr alors c’est peut-être ça vous paraît peut-être

En TD luvien mais n’empêche que même l’université s’en foutait bon ça veut pas dire queil y avait pas dans les écoles d’agronomie ou dans les école de foresterie des gens qui s’occupaient du sol parce que il fallait bien que quelqu’un enfin là il fallait bien effectivement s’y s’y coller mais bon la

Chose a complètement changé aujourd’hui et on connaît mieux le sol mais ces réticences existent toujours je ne vous dirai pas lorsque nous avons refondu les programmes d’agro alors culpabil enfin au passage si vous avez beaucoup souffert sur votre programme de prépa AG gros sur l’écologie et l’évolution et

Bien vous pouvez me lancer des tomates hein c’était de ma faute et à la demande des écoles vétérinaires assez bizarrement on a voulu rajouter dans le nouveau programme qui rentre en fonction suite à la modification des du lycée en a introduit du sol je vous dis pas la la

Bronca quoi dans le milieu enseignant alors pas tous les preuves de prépa certains ont vu l’opportunité de parler de choses intéressantes mais on a entendu des gens se poser la question de savoir à quoi ça servait de parler du sol bon c’est ça veut dire que ça va

Très loin cette histoire et pourtant et ce serait la deuxième chose dont j’aurais envie de vous parler ce sol il s’est illuminé il est devenu beaucoup plus vivant beaucoup vous allez voir que c’est vraiment de vie dont il s’agit beaucoup plus clair en fait et et beaucoup mieux compris même si beaucoup

Reste à faire depuis disons une quinzaine d’années au moins dans le domaine de la recherche parce que on a enfin appliqué la biologie moléculaire à des tâches naturalistes alors que très longtemps les biologist moléculaire naturaliste sétait affronté pour de l’argent aujourd’hui un bon naturaliste utilise l’ADN pour décrire le monde et

Voir le monde c’est ce que font mes équipes de recherche he on tr notamment avec des inventaires moléculaires c’estàd qu’on regarde l’ADN des organismes qui sont présents pour savoir qui est là mais ça va plus loin on peut regarder qui est actif en sintéressant au transcriptome on peut séquencer des

Géomes entiers et comprendre au-delà de qui est là qui peut faire quoi bien et en tire tout ça on peut aussi faire des expériences avec des mésocosmes des macrocosmes et tout ce qu’on veut et le deuxème point sur lequel je je voudrais insister auprès de vous c’est que notre

Connaissance du sol a augmenté au point de faire du sol quelque chose de passionnant pour faire de l’écologie quelque chose de passionnant pour faire de la physiologie enfin c’est aujourd’hui un objet qui est très étudié dans le milieu universitaire alors je vous dirais pas qu’on en a tout compris

On a quand même beaucoup avancé on a beaucoup avancé et notamment on a avancé sur les fonctions du sol et la manière dont il procède et la façon dont il a toujours procéder bien avant que l’homme y mette ses Charu ses engrais minéraux ou ses pesticides

Bon je vais pas vous faire un cours sur le sol parce que ça vous vous en aurez de meilleur que les miens et puis il y a un livre pour ça donc plus il y a qu’à le lire non mon trème point c’est d’essayer de vous montrer à quel point le deuxième

Point que j’ai soulevé à savoir la compréhension qu’on a maintenant même si elle est limitée ne sert à rien c’est-à-dire qu’en réalité elle reste lettre morte parce que nos façons de procéder par rapport au sol n’ont pas tellement changé et finalement on néglige tout ce qu’on pourrait faire bien et au contraire on

Le fait mal pour appuyer ce point je voudrais vous parler des liens du sol au climat de tout temps le sol a fait partie de ce qui a réchauffé l’atmosphère en émettant des gaz à effet de serre le CO2 par exemple lorsque les sols contiennent de l’oxygène ou encore

Quand une fraction la totalité du sol sont submergé il y a des bactéries qui respirent sans oxygène alors ça ça défrise toujours les gens cétait de respirer sans sans oxygène mais enfin c’est pas à vous que je vais apprendre qu’il faut juste un oxydant bon alors l’oxygène est sans doute le meilleur des

Oxydants mais faute de grive il faut se contenter bah par exemple de CO2 on peut respirer au CO2 et ça fait du méthane comme déchet ou on peut respirer au nitrate et ça fait du protoxyde d’azote il y a d’autres respirations mais je vous ai cité là deux respirations la

Respiration méanogène et puis la respiration dénitrifiante je vous ai signalé il a deux respirations qui produisent des gazes à effet de serre respectivement pour le méthane 50 fois plus efficace que le CO2 et pour le protoxyde d’azote pratiquement 230 fois plus efficace que le CO2 donc de tout

Temps le sol a contribué à rendre la terre vivable car vous le savez il ferait – 18° sur terre s’il y avait pas d’effet de serre bien mais la façon dont on gère le sol va en fait augmenter cette contribution à l’effet de serre bien sûr vous le

Devinez le labour dont une des fonctions est d’aérer le sol bon massacre à peu près toute la vie du sol dès qu’elle est un peu grosse un peu filamenteuse c’est pour ça que ça des herbes mais ça n’abîme pas les bactéries sont bien trop petites pour savoir ce qui s’est passé

Qui son en général logé au fin fond d’un grumeau mais elle justement on les sert en oxygène qu’est-ce qu’elles font elles respirent ell respire ell respire davantage et c’est pour ça que les sols labourés perd du CO2 on compte que l’humanitéis en labourant 300 g de carbone depuis

10000 ans soit la moitié de ce qu’elle amis ensite pendant 200 ans avec les combustibles fossiles 600 g de carbone doubl fait un peu plus que doubl si voulez la valeur en CO2 voilà la bourrée c’est faire ser et c’est aussi dstructurer et détruire lati du sol puisque no sol agricole en Europe

Ont perdu 50% matière organique depuis les années 50 on fait pas du CO2 sans détruire la matière organique on respire pas sans détruire la matière organique et c’est ça qui se passe donc la bourrée non seulement ça ça produit du CO2 parce qu’il faut effectivement remorquer la

Charure mais en plus ça en produit biologiquement dans le sol au détriment de la mattière organique du sol ensuite quand on met des engrais sous forme de nitrate et bien on met à disposition du nitrate on le met à disposition de microbes de bactéries qui vont être très

Actifes dans des sols qui sont soit relativement inondés on peut penser à des risières ou des choses comme ça soit des sols qui sont transitoirement un peu anoxiqu et là il faut penser au sol breton parce que ça leur arrive quand même qu’il leur pleuve dessus voilà et quand on irrigue alors

Surtout quand on irrigue et qu’on met du nitrate mais quand on irrigue on crée aussi des poches d’anoxy qui augmentent l’émission de méthane ou de protoxyde d’azote alors le protoxyde d’azote d’ailleurs il est pas tellement produit par l’industrie hein 80 % du protoxyde d’azote produit par l’homme anthropogène

En France il vient des écosystèmes agricoles dopé par l’irrigation et ou l’ajout de nitrate comme enrais voyez que donc des pratiques usuelles le labour les engrain minéraux ont conduit à ce que le sol augmente l’effet de serre et là c’est là que vous voyez que c’est dramatique

Parce qu’en réalité le sol il est une solution par rapport à l’effet de serre je vais maintenant vous parler un instant pour vous montrer le contraste d’une option qui est peu popularisée que les gens connaissent pas beaucoup et auquel ils pensent jamais oui parce que quand on leur dit il faut fixer du

Carbone parce qu’il y a trop de CO2 dans l’atmosphère tout de suite qu’est-ce qu’on pense à faire alors il y a la voie technologique on veut injecter ça dans le sous-sol c’est con parce que dans le sous-sol il y a des bactéries qui respirent au CO2 et un ce du CO2 que

Vous injectez dans le sous-sol se transforme en méthane alors là vous avez intérêt ce que ça ressorte pas parce que si ça ressort bah c’est 50 fois plus efficace que ce que vous avez mis dedans et s’il y a un 50e de fuite vous vous l’avez dedans d’accord ben oui donc

Voie technologique mais pourquoi pas en mélange avec d’autres planter des arbresah c’est sûr quand ils ont grandi ils on fix sauf que les génration suivante elles vont les garder les arbres parce que c’est le stock d’azote donc vous êes en train d’occuper le paysage des génération suivantes avec

Non pas des forêts mais des plantation des plantations sont des montagnes de vos déchets vous vous appropriez l’espace de vos enfants alors on peut planter des forêts oui il suffit de mettre dans le sol il suffit par exemple de remettre celle que nos pratiques ont enlevé alors vous

En parlerez sans doute une des façons une des ex ça c’est de pas labourer d’arriver à faire autrement qu’avec du Labour on sait on sait faire enfin je crois vous vous en parlerez sans doute tout à l’heure mais ces agricultures là permettent de reconstituer les stocks de matiè

Organique puis il faut ramener parce que c’est vrai qu’on récolte il faut en ramener aussi bien avec des formes d’engrais effectivement organique que avec des culture intercalaire c’est-à-dire des cultures que que vous allez déployer quand vous n’avez pas d’objectif de production qui vont vous permettre d’avoir une matière

Organique que vous allez broyer au sol euh avant de faire votre semi suivant et comme ça vous pouvez Ster 01 à 0,8 tonnes de carbone par hectare puis éventuellement vous pouvez même demander de l’argent pour faire ça après tout il y a des crédit carbone c’est pas fait que pour

L’industrie donc vous voyez que finalement le sol pourrait être une solution et le 4 pour 1000 c’est cette initiative française qui repose sur un calcul tout bête mais qui est théorique hein parce qu’on pourra jamais le faire mais qui montre les ordres de grandeur qui sont en présence si on augmente

Chaque année de 0,4 % 4 pour 1000 la teneur ma organique des sols de toute la terre et bien on a compensé l’émission de gaz à effet de serre de cette année-là et c’est pas une raison pour continuer les conneries c’est juste une façon de résorber ce qu’on a émis déjà

Sachant que bon ben la macherie climatique elle a quand même 7 à 15 ans de retard donc on a toujours pas le climat de ce qu’on a déjà émis là on le sera dans 7 à 15 ans ça donc c’est un des outils et je dis pas qu’il faut pas

Planter d’arbres je dis pas qu’il faut pas essayer d’injecter du carbone dans le sous-sol mais déjà on pourrait en remettre dans nos sols et stocker ainsi du carbone quit d’ailleurs à payer les agriculteurs pour le faire bon vous voyez que finalement selon la façon dont

Vous prenez les choses le sol il est un outil où il est une paire de BAFF l’ignorance on savait pas sincèrement les les méfits induits par le labour ou par les nitrates à une certaine d’ époque et bien l’ignorance conduit des fois à faire des bêtises et persister

Dans l’ignorance c’est se priver de comprendre le système et de l’utiliser au contraire comme un remède et on est dans une société où les gens ont du mal à penser à la nature comme un remède les solutions inspirées par la nature comme comme on comme on le dit hein comme on

Les appelle elles peineent à percer parce que bah on a plus confiance dans quelqu’un qui fait un trou pour mettre du CO2 dans le sous-sol en partie parce qu’on oublie que le sous-sol est vivant et que quand on y amène du CO2 il se passe plein de trucs notamment la

Méthanogénèse alors justement ça m’amène dans un autre point maintenant après vous avoir montré comment finalement l’ignorance peut faire faire des conneries alors que la sachance permettrait de de les rectifier je voudrais maintenant aborder deux autres pratiques dans le détail mais avant de les par rapport au sol mais avant de les

Aborder je voudrais faire un détour par le problème de l’échoculpabilité des générations comme la mienne et de l’écho anxiété des générations comme la vôtre nous on dit on a tout raté moi j’ai vu un le deuxème d’une des grandes banques de France je suis allé dans mon bureau parce qu’il

Était il dis j’ai tout ce que j’ai fait dans ma vie tout ce que j’ai cru réussir dans ma vie ça a détruit le monde de mes enfants enfin de mes petits enfants en l’occurrence puisqu’il est grand-père euh voilà et puis bah je croise des étudiants he ça m’arrive et je les vois

Un petit peu vénère quoi et et un peu anxieux alors il faut quand même se calmer là-dessus hein il y en a même qui veulent plus faire de gamin genre ceux qui ont compris qu’il y avait un problème et ben ils se préparent pas à former des la génération suivante pour

Gérer ses problèmes bon c’est bizarre hein mais en fait c’est quand même compréhensible parce que c’est flippant sauf qu’il y a une bonne nouvelle c’est que cette génération qui a tout raté et ça veut dire qu’elle a pas tout raté elle a quand même investi dans une

Recherche qui a permis de beaucoup mieux comprendre les choses et aujourd’hui malheureusement on utilise cette recherche que pour comprendre l’envergure des dégâts hein on nous serine que on sort de l’année la plus chaude depuis bon mais enfin il y a aussi dans ces connaissances de quoi agir et en plus on

Forme même des gens qui ont ses connaissances dans la main pour agir on appelle ça des ingénieurs agronomes et ils peuvent servir à autre chose que l’agronomie donc il y a quand même dans cette erreur et C responsabilité de cette génération un point positif qui est un point d’espoir pour la génération suivante

Anxieuse c’est la sachance c’est c’est-à-dire le fait d’avoir quelques connaissances sans doute de risquer de se planter marginalement et de pas tout connaître mais d’avoir quelques direction pour agir et remédier et et malheureusement en dehors des agros je vois pas grand monde qui soit formé à

Avoir tout ça sous le cou je vous en reparlerai alors maintenant j’en viens à deux exemples de problèmees par rapport au sol où la façon de faire elle va à l’encontre de ce que l’on sait maintenant que l’on devrait faire mon premier point ce sera le drame de la matière organique la matière

Organique dans les sols vous l’avez vu disparaître là puisqu’on laboure or la matière organique dans les sols elle a une caractéristique double qui qu’elle partage avec la morve alors je vous en ai amené un morceau je sais que vous avez jamais fait ça parce que ça se fait pas mais ce

Que vous pourriez avoir extrait de votre nez à deux propriétés la première c’est d’être plein d’eau la matière organique dans le sol elle est hydrophile et elle reti l’eau plus un sol contient de matière organique plus il stock l’eau pour deux raisons la première c’est que cette matière organique est hydrophile

Mais il y en a une autre que je vais vous avouer après la deuxième chose c’est qu’une fois vous avez ça sur le doigt c’est ça colle hein vous avez remarqué non vous l’avez jamais fait d’accord alors on sait pas trop quoi en faer d’accord et on donc on est très

Ennuyé pour s’en débarrasser ça colle dans les sols aussi c’est un agent de cohérence et c’est une des raisons pour lesquelles le labour augmente d’un facteur 10 l’érosion c’est que non seulement il y a plus de couverture végétale mais il y a plus de colle et dans les haut de France on a

Atteint dans certaines régions un seuil de matière organique auquel quand il pleut le sol c’est devenu du sable il coule sous forme de couler de boue alors on est pas partout là et puis il y a d’autres endroits où les tonneurs en argile sont de nature à compenser un peu

Mais voilà la matière organique c’est les ressources en eau et c’est la structure du sol et puis alors c’est aussi à la croisée des deux le fait que les trous du sol et les particules collant mieux bah les trous du sol sont plus stables parce qu’ils s’écroulent

Pas ce qui est pas le cas des trous de labour je sais pas si on vous apprend ici que le tassement est largement le produit du Labour mais il serait temps de se demander si la nature des trous qu’on fait quand on laboure est pas justement plus susceptible de s’écrouler

Qu’un bon trou biologique qui n’a plus lieu puisqu’on a abîmé la vie du sol verre de terre et autres structures formées par les racines vous y êtes euh quelque part bon l’autre façon dont l’ haau est mieux retenu dans le sol quand le sol conttient la matière organique

C’est que les trous fait par la vie ils sont plus stables alors ça c’est assz intéressant de voir que dans son plan sur l’eau le gouvernement ne parle pas du sol et il ne parle pas de la matière organique dans les sol enfit si a il y a

Un paragraphe où il y a sol dans le titre mais je vous mets au défi de retrouver dans le corps du paragraphe le mot sol il est plus alors c’est intéressant de réaliser que là c c’est l’ignorance qui qui empêche d’asir d’agir mais on a un outil

Fabuleux dans un pays dont le climat se méditerranéise et donc dont les étés sont plus sec on a un moyen de faire plus de réservve d’eau évidemment il va faire sec et il y aura des problèmes mais partons vers ces problèmes avec un sol riche en matière organique

C’est-à-dire avec une porosité stable et une matière qui par elle-même est hydrophile mais cette matière organique qui a plein de vertus donc hein puisque donc on a vu qu’en plus elle permettait de stocker du carbone euh elle risque quand même d’y avoir une tension dessus bah oui parce que ça vous

A pas échappé qu’avec la matère oranique on peut aussi faire du méthane et donc les énergéticiens ont mis leurs mains là-dessus qu’est-ce qui est meilleur pour l’effet de serre avoir une matière organique don dont le le carbone vient du CO2 la transformer en méthane brûler ce méthane et refaire du CO2 bon c’est

Sûr que vous allez pas rajouter de l’avez pris ça fait ma ça fait du méthan ça fa du CO2 OK ou alors prendre cette matièque la mettre dans le sol sur le sol ver de terre qui vontenfou dans le va Sner pendant 100 150 ans qu’estce qui est le plus

Efficace pas pH dans ou mais les décisions énergétiqu on été pris sans vision systémique et donc on s’est mis à faire du méthane partout c’est pas mal enfin il faut être sûr que les installations ne fuiti pas et en Bretagne on a la preuve que elle fuit

Toutes hein c’est un travail d’une ONG qui a essayé de faire des contrôles et ils sont aperçu que l’État n’aurait même pas les moyens de faire les contrôles nécessaires vu le nombre d’installations à vérifier donc le le bilan c’est c’est que si c’était bien fait ce serait peut-être une solution mais ce serait

Pas une solution aussi forte pour l’effet de serre que de mettre laque dans le sol et clairement aujourd’hui on a une tension sur la mat organique c’està-dire qu’il y a deux débouchés le sol et la méthanisation et évidemment come on est dans une société qui croit la technologie et pas aux solutions

Inspirées par la nature et bien on monte des méthaniseurs et on ne n’a toujours pas de grands programmes pour remettre matière orgque dans les sols notamment celle de vos poubelles de cuisine le premier drame que je vouis vous raconter c’est celui de la matière organique mais vous sentez qu’il y a des solutions

Simplement il faut voir systémique et notamment revisiter notre système énergétique à l’onne de ça le deuxième c’est les engrais minéraux alors les engrais minéraux ça a été génial parce que vous n’avez pas idée de des famines que le 19e a vécu tous les 5 à 7 ans on creuait de

Faim et on crève plus de faim donc faut pas cracher la soupe non plus hein les engrais minéraux ça a été une invention énorme sauf que aujourd’hui on se rend compte de deux choses la première c’est que le transport des ressources minières phosphate potassium ou l’extraction du

De l’azote atmosphérique ça a un effet de ser ça contribue à l’effet de serre premièrement et deuxièmement les phosphates miniers étant notamment les phosphates marocains étant très riches en cadmium et bien ça pollue les sols en cadmium et le cadmium il est mobilisé dans les plantes et il s’en suit que

Vous français la moitié d’entre vous sont en surdosage de cadmium me dire et alors et Ben et alors c’est très mauvais pour l’cification ça fait des B béb qui ont une boîte crânienne pas assez grosse pour contenir leur crâne on s’en rend compte en ce moment ça c’est très mauvais aussi pour

Le foie et les reins donc ça aide à avoir tout un tas de maladies dont le cadmium ne sera pas la seule cause et ça explique parce que c’est cancérigèn l’augmentation de certains cancers comme le cancer du pancréas qui est assez assez efficace pour tuer les gens et qui

Dans la fréquence augmente de 2 à 3 % par an donc le cadmium n’est pas une option la poursuite des engrau n’est pas une option non pas au au nom d’un vague myth de l’environnement la nature la pureté des écosystèmes je m’en fous moi de la pureté des écosystèmes ce que je

Veux c’est que mes gamins vivent dans des conditions décente et donc on parle là de santé humaine bah ouais je vous ai dit que vous étiez le sol et quand on fait des cochonneries dans le sol on fait des cochonnerie dans soi ce lien intime don alors vous avez peut-être

Trouvé que c’était poétique au début ben non c’est pas poétique parce que quand je mets du camion dans le sol j’en crève donc il est fort ce lien il est exactement un lien je suis vraiment l’extension du sol et ça il faut le comprendre le comprendre et se dire que

Demain il faut pas utiliser moins utiliser d’ grains minéraux alors vous allez me dire comment on fait moi je fais pas partie des gens qui pensent qu’on peut à grande échelle s’en passer complètement mais il faut les réduire à un rôle d’appoint vous pissez nous pissons nous Français une urine qui

Contient 4 g d’azote par litre 0,5 g de phosphore par litre donc 4,5 g de phosphate par litre cette urine il faut la mettre dans les champs il faut arrêter de la mélanger à des bactéries fécales oui c’est très facile un ça sort pas du même côté donc on peut très bien

Avoir des il y a des des endroits maintenant à Paris ou à Lyon des des sites expériment des des immeubles où on récupère l’urine donc faut déjà arrêter de la mélanger avec des bactéries fécales qui feront que ce sera plus difficile à utiliser faut deuxièmement arrêter de tirer la chasse d’eau parce

Que alors surtout avec de l’eau potable parce que ça c’est quand même d’un grand n’importe quoi pour diluer cette ressource on veut pas la diluer on voudrait la concentrer et puis il faut surtout pas qu’ensuite en avale ell se mélangeent avec des eutes ruissellement contaminés par des métaux lourds ou des

Hydrocarbures bon voilà c’est tout quoi ce qu’il faut c’est d’abord recycler la matière organique arrêtez de payer des impôts locaux pour faire fonctionner les stations depuration dont le seul but est de disperser l’azote et le phosphate pendant que les agriculteur en achète et après là-dessus et bien on complétera et

Notamment on équilibrera NPK avec avec des engrais minéraux à titre de complément mais recyclons d’abord et valorisons ce que nous appelons des dé et que nous payons pour détruire alors j’ai j’ai j’arrive à la fin de ma ma P raison là je pense que je suis à peu

Près dans les temps ce que je ce que j’ai voulu vous dire c’est qu’il a des pratiques bien ancrées et qui d’ailleurs à court terme sont profitable la bouré ça change pas votre ça améliorerait plutôt votre récolte l’année suivante en tout cas quand vous êtes dans une dans

Un la Bour répétition et vous avez plus de verre de terre là quand vous avez plus de verre de terre quand vous avez plus de trou parce qu’ils sont tous effondrés depuis la Bour précéd faut faut la bourer parce que les ver de terre vont pas faire des trous et euh et

Puis bon en plus il faut que vous redéserbiez donc tous ces gestes ne sont pas nés les engrais minéraux le labour c’est pas nés de façon abérrente par rapport à l’objectif de production mais aujourd’hui nos connaissances nous permettent de voir que c’est abérrant sur le long terme ou par rapport à

D’autres objectifs par exemple par rapport au climat pour ce qui est du labour ou par rapport à la santé humaine pour ce qui des ingrs minéraux aujourd’hui nous pouvons avoir une vision systémique alors ça c’est bien de le dire mais en fait c’est là que ça devient compliqué parce

Que cette vision systémique elle est difficile à avoir en fait ça demande beaucoup de recul et ça demande du temps d’étude sans doute dans tout ce que je vous ai dit vous n’avez vous pas appris grand-chose et donc vous vous demandez bien pourquoi vous êtes venu là mais en

Fait le vrai problème les amis c’est que dans ça ce que je vous ai dit là si moi je fais ça face à un grand public ou si j’essaie dans un journal télévisé de raconter ça il faut 5 he pour tout expliquer en fait cette vision systémique et ça explique d’ailleurs

Qu’on l’ pas eu au début que on a eu qu’une vision à court terme qui a conduit à adopter des solutions qui n’ étaient pas cette vision systémique elle est difficile à avoir difficile à partager et du coup quelle est la perspective alors je pourrais vous donner trois perspectives

La première c’est d’essayer de se battre pour que dans la formation et dans l’enseignement il y ait des sciences du vivant et de la terre ce qu’on appelait des sciences naturelles moi quand j’étais petit et que avant encore on appelait l’histoire naturelle et j’ai réussi à remonter dans le temps en

Finissant ma carrière au Muséum des SS naturels c’est façon de remonter dans le temps des des noms donnés aux sciences du vivant et et et de l’environnement hein mais quoi qu’il en soit il faut vraiment que tous les citoyens aient cette formation or il y a absolument aucun aucune ambition en maternel aucune

Ambition au primaire il y a pas de programme il y a même pas de compéten du côté des enseignants qui sont souvent issus des sciences humaines et qu’on aaide pas du tout à valoriser qu’est-ce qui pousse dans la cour une balade au bois de Vincen une balade au bord de la

Mer en Bretagne bon il y a une pauvreur qui se traîille là au collège au début du lycée puis en première en terminal ça devient unionnel bon ça ça n’a pas de sens on avait écrit avec Eric orsena récemment dans le monde d’une tribune en disant le savoir vivre

Est le fondamental c’est pas lire écrire compter les fondamentaux bien sûr il faut lire et compter ne fus que pour comprendre le vivant mais il y a une un truc fondamental qui manque c’est le savoir vivre c’est le savoir ce que c’est que d’être vivant comment prendre

Soin de sa santé comment prendre soin de son environnement ça ça manque ça manque terriblement et tout le monde aveugle de technologie mais connaît que c’est ce qui nous a mené dans la merde et c’est ce qui nous empêche aujourd’hui de voir la solution donc la première chose c’est

De revoir la façon dont on enseigne et ça il vous y pensier parce qu’on est toujours en train de fabriquer des gamins hein qui vont manger des trucs complètement des aliments ultra transformés complètement merdiques qui vont leur détruire la santé 1 million de Français souffrent de foie gras hein de

Stato de stéatose hépatique à cause de de ça voilà enin c’est un français sur on est combien maintenant un sur 60 un sur c’est dément quoi et en plus ils ont payé ça plus cher que ce qu’ils auraient pu manger sinon bon enfin c’est c’est abérrant et c’est c’est mutilant vous le

Sentez donc il faut absolument que vous pour que cette compréhension du savoirvvre elle passe mux dans la génération suivante et c’est pour l’instant c’est pas le cas la deuxième chose c’est que je reviens à ma bonne nouvelle on a le corpus de connaissance pour commencer à revisiter nos pratiques

Et à en choisir d’autres d’autres pratiques alors je je redéroule sur le sol c’est autant que possible parce que c’est pas partout possible et c’est pas possible pour toutes les pratiques pour toutes les productions mais autant que possible ne pas la bourrer toujours couvrir le sol ne fûce que pour le

Nourrir de la végétation que ça produit et puis pour entretenir aussi tous les microbes associ aux racines des plantes et et puis bien sûr passer autant que possible à des engrais organiques ramener la matière organique au sol voilà des impératifs relativement simple qu’il faut mettre en œuvre euh il y a

Donc c’est mon deuxième point une boîte à outil qui permet de savoir vers où aller mais ne vous l’aurez pas c’est le progrès d’aujourd’hui de même que les engrais minéraux furent le progrès d’hier demain il faudra revisiter ça parce qu’on va faire des conneries c’est

Sûr en fait il faut pas se préparer une transition le concept de transition est merdique c’est pour des gens qui ont pas compris l’évolution l’évolution c’est perpétuelle ça n’arrête pas c’est continue et transition ça n’existe qu’au pluriel une transition on l’amène une autre donc nos bonnes solutions d’aujourd’hui il fara qu’on soit très

Vigilant à bien les étudier à bien les mettre en perspective de façon à continuer à les améliorer ce n’est pas l’alpha et l’oméga ce n’est pas une panacée ce n’est pas la fin de l’histoire que je vous propose c’est la suite du priple chaotique dans l’histoire mais cette suite de PP

Chaotique on voit quand même bien où mettre le pied suivant et alors vous allez dire comment on le met et ben ça tombe bien parce que par extraordinaire j’ai la chance de faire cet exposé devant la solution c’est fini la solution c’est vous c’est vous si vous ne bifurquez pas je

M’explique le but c’est pas la bifurcation individuelle le but c’est la bifurcation collective c’est le changement d’habitude qui va nous faire faire ça ceux qui peuvent avoir une vision systémique quels sont les gens aujourd’hui qui sont formés pour avoir cette vision systémique mais pas Simp pour l’enseigner à d’autres comme à

L’université mais pour la mettre en uvre dans la banque dans l’agroalimentaire dans l’agriculture peut-être en politique mais c’est vous alors je sais que ça fait poser beaucoup de choses sur vos épaules mais c’est vous en fait les solutions si vous ne bifurquez pas et moi j’appelle

Bifurqu ce qui consiste à se dire on a fait que des conneries et moi du coup j’arrête ce pourquoi j’ai été préparé et je vais lever trois chèvres j’ai beaucoup de respect pour les gens qui élèvent des chèves mais ça me fait chier d’avoir payé de mes impôts des

Gens à faire une classe préparatoire et à travailler dans une école d’ingénieur d’accord enfin d’avoir payé toute l’ultrastructure et tous les salaires pour qu’ils aillent faire ça là j’ai l’impression d’avoir perdu moins d’argent ce que je veux dire c’est que ce qu’il faut c’est que vous vous

Fassiez de l’entrisme il faut que vous rentriez dans le système et c’est là qu’il faut pasurquer parce que c’est le système qui Fall réorienté pas vous il faut rentrer dans le système et et uvrer pour que ça change parce que vous vous avez la perspective qui permet de voir systémique et

Peut-être j’en reviens encore à ça de croire aux solutions basées sur la nature notamment en matière de [Applaudissements] [Musique] sol bonjour Mar André nous sommes donc très heureux de vous accueillir ici à l’Institut Ren anger on va commencer la partie donc qui est centrée sur les fonctions et potentiels des sols on vous

Le rappelle à vous étudiants qu’un temps de question est prévu à chaque fin de grande partie donc avant de rentrer directement dans le vif du sujet on aimerait parler d’un sujet qui vous tient à cœur à savoir l’éducation donc vous êtes particulièrement impliqué pour l’enseignement des sciences naturelle

Comme vous l’avez dit vous êtes président de la Fédération Biog pour l’acquisition des sciences de la vie et vous avez aussi que signé il y a quelques mois une tribune dans Le Monde où vous déplorez le peu de place réservé à la biologie à l’école et vous avez

Aussi insisté donc pour qu’un chapitre sur le sol soit intégré au programme des préparcpst et beaucoup dans l’assemblée vous remercieront donc nous sommes tous ici convaincu de l’importance de l’apprentissage des sciences du vivant alors nous ne vous demandons pas pourquoi mais comment enseigner les sciences de la vie et comment façonner

Cet enseignement de façon interdisciplinaire et de manière à embarquer tout le monde mais c’est bien qu’on reparle de ça parce que évidemment il y a une partie de ce plédoyer qui est pour augmenter le nombre d’heures dédié aux enseignants de la discipline mais il y a pas que ça le vivant n’appartient

Pas aux sciences du vivant contrairement à ce que leur nom prétend hein euh il appartient à d’autres domaines comment voulez-vous construire une sexualité uniquement sur la description de la tuyauterie ou des hormones d’ailleurs c’est un peu ce qu’on a tenté de faire même si l’éducation sexuelle est réduite à

Portion congrue dans la formation euh alors que quand même si vous regardez c’est quand même assez impact Act an dans nos vies hein mais bon en fait en gros on se forme sur le tas si j’ose dire oui c’est pas très heureux mais c’est malheureusement comme ça que ça se passe

Bon et alors le truc c’est que on a besoin d’autres discipline là typiquement dans l’éducation sexuelle c’est quelque chose qui fait raisonner de la littérature de la philosophie enfin clairement ça se construit pas juste avec le mode d’emploi physiologique n’est-ce pas on a aussi besoin de l’économie ou des sciences humaines et soci

D’une façon générale parce que ou alors même de la de la physique et de la chimie quand on parle du climat il faut décloisonner c’est un truc important c’est de de se dire qu’on vit dans un monde où on nous apprend à loucher un monde et on nous fait on nous

Le fait voir par l’histoire géo on nous le fait voir par les SVT al c’est pas tout à fait le même parce que c’est pas le même programme et puis de toute façon c’est pas le mêmeu et donc on apprend à voir plusieurs mondes là où il y en a

Qu’un seul mais c’est complètement effrayant ça c’est c’est un non sens on a besoin d’interdisciplalité pour qu’à un moment plusieurs disciplines de 3 se Pench sur le même objet et ça ça peut se construire dans les programmes une année en seconde par exemple on dit bah tiens voilà telle et telle discipline vont

Étudier telle chose bon là c’est c’est une façon aussi de donner plus de place au vivant parce que quelque part on lui donne d’autres éclairages et honnêtement il en a besoin notamment pédagogiquement pour raison toute bête c’est qu’il y a des gamins qui aiment pas l’histoire Go

Il y a des gamins qui aiment pas les SVT il y a des gamins qui aiment pas les math si on leur resserre le truc emballé dans une autre discipline qu’ils aiment bien ils aimeront peut-être et d’ailleurs ça me fait penser on serait peut-être un peu moins mauvais en mat si

Les maths n étai pas servis comme des maths comme des façons de comprendre de compter et de s’approprier ce qu’on aime merci je viens donner la solution au déclin du niveau mathématique l’horreur tot le déclin en des Français sachant quand il éta bon ma ils ont mis en place une crise environmentale majeure

Merci parlons maintenant un peu plus en détail de la biodiversité des sols donc nous le savons les sols abritent une très grande biodiversité multi-échelle et multifonctionnelle comme vous le dites si souvent c’est là que ça se passe tous ces êtres vivants sont en interaction les uns avec les autres et

Si ces interactions sont positives pour nos cultures on parle d’auxiliaire donc par exemple des carabes mangent des limaces et les vers de terre non seulement ameublissent le sol mais aussi par leur relation complexes avec les micro-organismes limite le développement des nématodes ainsi cette complexe biodiversité du sol alimente une

Diversité de services écosystémiques en agriculture à quel point en sommes-nous dépendants est-ce queil y a du du potentiel inexploité dans cette complexe biodiversité bah oui il y en a beaucoup alors votre diagramme là par exemple il est envahi il est zoocentrique il est envahi d’animaux bon c’est un diagramme standard de tous

Les cour là il y a pas de problème hein mais mais il y a quand même un problème c’est que il y a quand même plus d’espèces de bactéries que d’espèce de donc il y a qu’une seule diapo pour elle que d’espèces d’animaux dans le sol bon

Alors c’est pas grave mais mais c’est important de voir que effectivement il y a une diversité et C diversité en fait on s’en fout c’est surtout la diversité fonctionnelle qui se cache derrière C diversité d’ organisme et là en fait quand on pense à la fixation de l’azote

À la dénifrification à la méthanogénèse à la à la réduction du F à des choses comme ça à la réoxydation du souffre par des chimolitotrophes en fait c’est les bactéries qui sont le cœur de cette diversité ça veut pas dire que les animaux ont pas un rôle ça veut pas dire

Que les champignons ont pas un rôle je pense à la liinoise par exemple que ne réalise que les champignons que certains champignons donc effectivement derrière cette diversité d’espèces et il y en a puisque en fait selon les estimations et selon les auteurs il y a entre 25 et 60

% des espèces vivantes dans le sol du monde bon donc il y a du monde et il y a plein de fonctions qui sont remplies dieu merci avec des redondances donc c’est c’est vrai que des fois si on perd une espèce ou deux ben la fonction

Continue mais il y a donc une diversité fonctionnelle et c’est elle qui nous intéresse et c’est vrai qu’on sait très peu appuyer sur elle l’exemple c’est les engrais alors ça va me permettre de lâcher un mot clé parce que c’est un mot qui moi dans mes recherches évidemment

Enfin habite mes recherche ça a été mentionné dans introduction hein c’est les champignons micorisiens les champignons micorisiens c’est des champignons qui en fait convoie la nourriture dans un sol où elle se trouve diluée vers la plante en échange de sucre et qui en même temps s’occupe de

La santé des racines parce que en fait avec une logique sélective stupide mécanique comme ils prennent leur sucre sur la racine plus la racine est en forme bah plus il y a de sucre donc plus il font de descendant c’est torché donc euh ils ont aussi un rôle phytosanitaire

Quand on a mis des engrais on a résolu le problème de la plante en azote en phosphate et on a décousu le lien au champignon ça c’est bien connu hein il y a moins de champignons micorisiens dans dans les sols où on met des engrais parce que les plantes les nourrissent

Moins on paye pas quelqu’un pour aller faire les courses quand on habite au dessus d’un supermarché on y va soi-même et donc pour revenir à ça euh aujourd’hui bah on s’appuie plus sur ces champignons dire c’est pas grave puisquon des en bah oui mais on a perdu

L’effet pH phytosanitaire et donc on va avoir plus de problèmes de maladie racinaire qui vont demander une autre rustine donc oui aujourd’hui il faut qu’on retrouve un usage maximal de ça et pour parler des champignons micorisiens ben faut pas leur broyer la gueule on peut pas la bourrer parce que ça détruit

Les myicélium il faut les nourrir en permanence parce qu’ils dépendent des plantes donc il faut des intercultures et voilà donc effectivement oui c’est un potentiel énorme bah c’est le potentiel de des solutions inspirées par la nature quoi euh donc vous l’avez dit l’agriculture et les autres usages des terres sont

Générateurs de gaz à effet de serre vous avez parlé de méthane de protoxyde d’azote et euh mais on a aussi vu que c’est possible d’inverser la Balance vous avez parlé d’initiative 4 pour 1000 et eu donc depuis quelques années on on assiste en fait à au développement par

Exemple du carbon farming ou agriculture du carbone qui fait partie justement de la stratégie de l’UE pour atteindre la neutralité carbone en 2050 donc vous avez un peu un petit peu voilà évoquer les pratiques agricoles qu’on pourrait qu’on pourrait encourager justement pour stocker efficacement du carbone dans les sols

Euh est-ce que c’est possible de revenir un petit peu dessus et est-ce qu’il y en aurait pas qui qui qui pour en fait entrer en contradiction avec finalement d’autres objectifs environnementaux comme par exemple bah la protection de la biodiversité alors bon en mettant du Caron dans le sol on va pas abîmer la

Biodiversité on va plutôt la la redresser hein et d’ailleurs c’est ce qu’on voit dans les formes d’agriculture non labouré c’est qu’on voit remonter la vie alors selon la façon dont on déserbe de 25 quand on du glyphosate à 30 40 % quand on arrive à faire s glyphosate

Donc on voit très bien que là il y a pas forcément mettre de matière organique dans le sol hein c’est c’est pas forcément problématique après il y a deux problèmes le premier c’est d’avoir assez de matière organique surtout dans un contexte où on a d’autres demandes et

L’autre problème c’est qu’il y a des sols qui ne s’y prêtent pas si vous êtes à moins de 10 % d’argile vous pouvez mettre toute la maère organque que vous voulez dans le sol ça se stabilise pas euh de la même façon si vous avez un sol

Sableu ben il y a beaucoup vous avez beaucoup de mal à stabiliser V mat organique parce que c’est respiré très vite donc on peut pas le faire partout d’accord et on a une tension sur la ressource mais une partie de la solution c’est notamment que nous individuellement on trie bien nos

Déchets pour au moins avoir de la matière organique à sortir de nos poubelles et bien trier ben quand vous voyez déjà comment sont trié les bouteilles les les poubelles de recyclage allez visiter une station qui traite les les les poubelles de recyclage hein vous verrez en fait à

Tous les instants il récupère ils ont des dispositifs pour récupérer les trucs qui aurit pas qui devrait pas être là c’est l’enfer total quoi la moitié du savoir-faire c’est d’être capable d’enlever ce que les gens ont quand même mis dans la poubelle bon c’est c’est c’est affligeant mais ça veut dire que

Pour la organique ben on peut pas mettre dans les sols les bouts de plastique ou les choses comme ça donc ça repasse de nouveau par la formation citoyenne c’est à la fois quelque chose qui complexifie mais qui simplifie si on se dit qu’on va entreprendre que ça ce soit dans le

Corpus de formation dès le jeune âge vous savez l’âge avant la puberté ou la curiosité est une vertu et vous poser une question même si elle est conne on peut pas s’en empêcher après la puberté c’est plus dur de poser des questions parce qu’on se rend compte que les autres nous

Regardent je peux vous dire que jusqu’à la jusqu’au niveau 5e les classes au Muséum ils sont trop marrants et il y en a toujours un qui finit sur 20 ou 30 il y en a toujours un qui finit par poser la bonne question non c’est très bien ben

Justement vous avez un petit peu évoqué bah en fait tous les sols sont pas pas les mêmes en fait donc il se différenci par l’histoire de leur formation leur géographie les influences de l’environnement est-ce que vous pourrez un petit peu plus développer justement sur sur cette variabilité spatiale et

Finalement comment on peut réussir à la prendre en compte dans dans les pratiques oui c’est là qu’en fait mon exposé sert à rien parce qu’en fait chaque sol est unique et et a des particularités qui sont souvent lié à un climat qui aussi est différent et puis on a des objectifs

De production qui sont pas les mêmes donc en fait après ça il faut le décliner effectivement selon les sols il y a des sols on pourra stocker du carbone bon voilà il y a des sols je pense par exemple bon je sais pas je vais m’aventurer peut-être très

Techniquement mais moi je sais pas quoi recommander à des gens qui sont sur des limons voyez dans le dans le pays du lémon du du Léon qui sont sur des limons avec un climat humide euh je je sais pas bien moi qu’ leur recommander pour pas la bourrer quoi parce qu’ils ont des

Sols qui qui tassent rien que sous la pluie d’accord donc il y a des moments où ces règles générales qui qui doivent être vu comme des objectifs autant que possible ne s’incarneent pas et et alors donc maintenant il y a deux options soit vous avez 3 heur devant vous et je vous

Fais une description des des grandes diversités des sols de France et des solutions agricoles approprié en fait je sais du flan parce que je sais pas faire ou alors on se dit que c’est des gens comme des agronomes par exemple qui savent ensuite à faire atterrir des grandes des grands objectifs dans des

Bassins de production et au regard aussi de la demande des consommateurs donc concernant la gestion de l’eau un adage populaire de jardinier dit un bombinage vaut deux arrosages en effet casser la surface du sol permet de limiter la remontée de l’eau par capillarité et ameublir le sol ce qui va

Améliorer l’infiltration des pluies ça permet aussi donc d’arracher les mauvaises herbes qui vont concurrencer les cultures pour l’utilisation de l’eau et qui accélèent l’évaporation mais en même temps ce travail du sol même superficiel peut potentiellement perturber la biodiversité et et on sait qu’il vaut mieux pour un sol d’être

Totalement couvert alors à une époque où les stress hydriques sont plus importants comment gérer le sol vis-à-vis de cette ressource en eau et comment adapter l’irrigation parce que on voit très bien à l’écran là des choses qui sont binaées ou qui ont été travaillés et c’est pas normal que le

Sol soit nu il a jamais été nu donc et la vie qui se trouve dedans et et les fonctionnements habituels sont pas forcément cohérents avec cette nudité et là on a de l’érosion en fait bon c’est une des choses qui fait que ces sols s rodent plus vite c’est tout

Ce travail en plus les trous qu’on a fait sont pas des trous stables parce que c’est pas des trous finement faits pelliculés de la matière organique du mucus d’un lombrique du caca d’une ami qui est passé en faisant un trou ou d’une racine ou d’un filament qui est

Mort en laissant sa matière organique engluer les parois du trou c’est pas du trou stable donc il va falloir le refaire ce trou et quand il va se tasser ah ben il y a un moment où l’eau rentrera pas justement il y a un moment de tassement de ces trous qu’on a fait

Un peu plus tard dans le cycle où en fait ça rentre pas aussi bien que si c’était couvert de plantes donc en fait au moment de la recharge c’est pas forcément une très bonne idée ça c’est c’est une bonne idée pour économiser ce qui est rentré mais c’est au bout d’un

Certain temps quand ça s’est effondré ces trucs là c’est pas bon pour la recharge alors bon après il y a des il y a peut-être des circonstances et des sols où c’est jouable et durable une fois de plus ne généralisons pas nécessairement mais l’idée c’est que ce

Qu’il faut c’est qu’on apprenne à se servir des couvert et notamment en revenant à l’objectif de de pas avoir de végétation indésirable euh on a quand même des agricultures qui ont développé des couverts et euh en en Asie par exemple on a des couverts permanents d’arachis donc des plantes fixatrices

D’azote rampantes on commence à développer des choses semblables dans nos régions mais ça se salit entre guillemets plus vite d’indésirable c’est moins concurrentiel avec les trèitfles rempan la courge dans la dans l’agriculture précolombienne euh bon c’est pas si vital que ça de faire des courges c’est un couvr-sol

C’est un couvresol et ça fait ça pousse très vite en faisant de l’ombre aux plantes indésirables bien alors gérer les sols face au stress hydrique c’est maximiser la quantité de matière organique maximiser la vie qui fait des trous et des trous stables et donc on revient des considérations par rapport

Au Labou hein derrière ça c’est avoir un couvert végétal qui est étudié pour être un couvert végétal qui augmente la porosité du sol je pense en particulier à des crucifères à gros accroissement racinaires qui en grandissant vont faire une FRAC on fracturer le sol ce que le

Sol peut parfaitement endurer hein là il y a pas de problème mais au moins ça fait des trous donc il faut gérer ces couverts d’une façon qui rend le sol plus accessible même si un moment ils sont une compétition et et là je pense à la vigne en particulier où on dit oui

Mais les viges en herb ça fait de la compétition avec la vigne quand on a des plantes pérennes faut les enerber tout le temps et dès le début pour que le système racinaire trace en profondeur donc ça c’est le cas uniquement des pérennes et qu’il aille chercher des

Ressources en profondeur là où il y a pas de compétition effectivement avec le couvert parce que si vous la bourrez pardon si vous traitez votre sol en le désherbant bah les racines de votre culture vont en surface puisque c’est là qu’elle l’au c’est là quiarrive les

Engrais et puis qu’il y a pas de concurrence et donc effectivement si vous rajoutez la concurrence après il y a un problème c’est la concurrence dès le départ mais pas rajouter quand le système racinaire s’est développé parce que là ça ça ne marche pas donc il y aura toute façon une concurrence à

Mettre descouvert mais on peut optimiser ces couverts pour l’entrée de l’eau dans le sol et ça on sait pas encore bien faire hein on n pas encore une sélection massive de plantes qui remplissent des fonctions structurales ou ou des fonctions par rapport au sol dans les couverts intermédiaires ou dans les couverts

Intercalaires euh on vous propose à présent un petit challenge c’estàdire répondre en 2 minutes à la prochaine question et si il existait des usages du sol qu’on imaginait pas encore comment peut-on imaginer intégrer plus de sol en ville et quels en seraient les bienfaits pourrait-on par exemple envisager une désimperméabilisation des

Trottoirs alors en fait bon les sols en ville c’est une c’est une catastrophe parce qu’ils sont souvent pollués par des métaux lourds et des hydrocarbures donc quand vous désimperméabilisz vous trouvez des choses où il y a pas de matière organique où il y a éventuellement des polluants ça va pas

Être très fertile par contre ça vous pouvez restaurer la capacité à retenir l’eau et notamment à absorber les fortes pluies hein ça vous vous y avez le droit euh en ville c’est difficile de repartir dans une logique de production sauf à mettre des des nouveaux sols sur les toits ce que

Je pense c’est que le vraiment en terme de production c’est les surfaces des toits qu’il faut se réapproprier avec des sols qu’on apporte maintenant quand on a dit que les sols en ville on peut difficilement les relancer vers de la production il faut absolument arrêter l’artificialisation or en France c’est C

Terrains de football toutes les heures bon donc c’est c’est une tendance à inverser pour ça il faudrait que la loi zétif artificialisation nette n”est pas été détricoté par le Sénat comme elle l’a été pour que vraiment on stoppe cette artificialisation qui nous fait perdre l’équivalent de la nourriture de

La ville du Havre chaque année alors d’autres fonctions des sols vous m’avez orienté vers la ville dans vers la ville donc je pense qu’on peut désimperméabiliser mais si on veut une fonction de production ce sera plutôt sur les toits ou alors sur des sols qu’on aura amenés et donc ça on aura

Deshiller quelque part un autre sol pour ça c’est pas génial néanmoins remettre le sol en ville c’est peut-être une occasion de faire renouer la ville avec la campagne de faire renouer l’homme des villes avec la nature ça nous manque la distance moyenne de l’habitat en France au premier endroit de nature spontanée

Augmente tenez-vous bien de 600 m par an avec l’extension des villes et la densification de l’ habitat urbain donc on a vraiment à réinventer un lien à la nature et pour ça il faut des sols maintenant malheureusement j’ai pas le prix Nobel et je l’aurais pas parce que

Ce qu’on pourra pour faire de plus avec les sols que ce que je décris ou ce dont on a déjà parlé je le sais pas mais vous savez personne ne connaissait les antibiotiques en 1920 or ils sortent tous de microbes du sol donc indubitablement il y a dans les sols des

Belles au bois dormant des choses qui attend qu’on les découvre et qu’on les révèle vous allez peut-être les découvrir et les révéler et on les découvr que si on a gardé les sols merci beaucoup c’est maintenant à vous étudiants de poser vos questions sur cette première partie fonction et

Potentiel des sols donc on va commencer par prendre une question une ou plusieurs questions de la salle on est en avance donc voilà donc ceux qui sont réveillés poussent leurs voisins légèrement il se réveillent [Musique] aussi bonjour je voudrais savoir votre avis sur une dative sol au niveau de l’Union

Européenne une directive qui a été mise en place mais pour le sol je crois que ça traîne un peu peut-être ça pourrait faire bouger les les liges al fait on a une question qui qui va porter sur ça donc peut-être on peut réserver ça pour d’cord moi c’est une question pas

Forcément hyper pratique c’est plus pour savoir euh depuis le début de la présentation j’ai un peu l’impression vous nous exposez le fait que on utilise le sol d’une manière qu’ est pas faite pour être utilisé actuellement en par exemple en le laissant nu euh et du coup en se

Calquant pas forcément trop sur sur le fonctionnement naturel d’un sol donc moi ma question c’est sachant que l’agrosystème actuellement bah ça fonctionne pas exactement sur un sur un modèle on va dire vraiment calqué sur le fonctionnement naturel un sol est-ce qu’ serait plus efficace plutôt de partir de l’utilisation actuelle pour se

Rapprocher de méthode plus naturelle ou de changer notre manière de faire et d’adopter une approche plus biomimétique en partant plutôt de fonctionnement d’un sol naturel pour aller vers une bah une application plus productive quoi a deux questions il y a la toile de fond effectivement qui est la logique et

Puis le la transition comment est-ce qu’onère alors déjà vous avez pas tort de de dire la logique de tout mon propos c’est de dire les organismes du sol ils sont adaptés à ce qu’ on vécu leurs ancêtres si je rajoute quelque chose que les ancêtres ont pas vécu et ben il se

Trouve qu’il y en a qui peuvent y être sensibles et c’est comme ça que le labour ou les pesticides ou les engrais minéraux étant des nouveautés et bien il y a un certain nombre d’opérateurs qui disparaissent parce qu’il se trouent que ils y sont sensibles bien donc moi je dirais pas forcément

Naturel parce que j’ai tendance à penser que l’homme fait partie de la nature voilà c’est juste une nouvelle espèce rajoutée une nouvelle règle du jeu simpleement simplement nous on a quand même des impacts multiples et en fait quand on rajoute l’homme c’est pas juste un paramètre qui change c’est plein de

Trucs qui changent notamment quand c’est un homme qui labour qui met des pesticides et des engrais minéraux donc là on commence à tuer pas mal de monde et c’est pas pour rien que on est au bord de la 6e extinction bien donc là l’idée c’est de dire on va au maximum et

Puis c’est comme tout on va pas forcément y arriver toujours dans le détail essayer de prendre des cheminements qui sont cohérents avec l’histoire évolutive des protagonistes et donc en utilisant des protagonistes déjà existants et en les boostant un petit peu on a un peu plus de chance que sa mère de moins

Maintenant comment est-ce que on change alors il y a peu d’exemples dans l’histoire où un changement radical euh est vraiment été profitable enfin moi je peux pas m’empêcher de penser la révolution culturelle quand j’entends une partie de la question ça marche pas les masses et ça fait des dégâts et en plus j’observe

Que quand on examine de près beaucoup de révolutions en fait ça pas été des révolutions ça a été affiché comme des révolutions mais il y a eu des continuités très fortes le nombre de collabo qu’on l’a pas foutu en tô mais qu’on a récupéré parce qu’on avait

Besoin de préfet et de gens dans l’administration après la guerre vous y êtes ça on l’a pas dit hein parce qu’officiellement on a purgé tout le système mais en réalité bon on a gardé quelques maillons parce qu’on avait besoin et sans juger si c’était une

Bonne chose ou pas ce que je vois moi c’est que c’est bien rare qu’il a de vraie révolution alors sur cette considération générale moi j’ai l’impression que ce qu’il faut surtout c’est convaincre et comme ça les gens ils feront les pas à la vitesse qu’ils pourront il faut s’y mettre par contre

Il faut convaincre pour de pour deux raisons la première c’est que vous voyez très bien que les agriculteurs ils ont pas envie de bouger et ils ont raison d’être timide et d’avoir peur de changer parce que actuellement ils crèvent comme Pasin c’est quand même un des métiers où

Les gens suicide le plus et tout me s’en fout donc ils ont raison de pas vouloir se s’aventurer dans des directions bizarres en voyant comment ils sont soutenu et donc là si vous suivez mon raisonnement ça revient au citoyen le citoyen qui est capable euh par son

Vote de soutenir des programmes d’aide à la transition mais qui est aussi capable par son par sa carte bleu ouz a la carte d’lecteur et la carte bleue qui est capable ou la carte bancaire qui est capable par sa carte bancaire de créer la demande ou d’accompagner la

Consommation et là encore voyez que les agriculteurs ils ont raison de pas vouloir changer parce que le bio était un progrès clairement il résout pas le problème du Labour parce que souvent c’est la seule façon de dsherber mais il résout plein d’autres problèmes et notamment des problèmes de santé pour

L’homme notamment y a plus de cadmium à ce momentl il y a moins de cadmium et bien le problème c’est que aujourd’hui vous le voyez s’effondré faute de demande donc ils ont raison tous ceux qui changent prennent des risques inconsidérés dans un métier déjà risqué et en fait le seul filet de

Sécurité c’est nous collectivement comme consommateur ou comme électeur et on revient à cette idée que la solution c’est sans doute de passer par une meilleure formation je suis désolé de n’avoir que ce que ce mot à la bouche mais de toute façon on fera pas les choses sans l’envie et j’ajouterai une

Dernière chose c’est qu’on a aussi besoin des publicitaires ils sont capables de nous rendre enviable une brosse chiotte ou un produit bactéricide qu’on met dans la cuvette des WC hein on a besoin d’eux pour créer justement une vision du monde différente qui soit appétissante et qui soit pas

Faite que des interdits puisqueune fois de plus hein pour l’instant qu’on provoque nos disciplines que pour voir qu’est-ce qu’on peut plus faire mais on a pratiquement pas de discours autour de qu’est-ce qu’on pourrait faire à la place et qu’est-ce qui serait mieux à faire et on a besoin de créer des

Imaginaires dans ces imaginaires là et les consommateurs et les électeurs et les opérateurs auraiit peut-être plus de grâce à faire la transition c’est pas très précis hein par contre comme réponse on peut prendre une une question du chat alors merci beaucoup bonjour monsieur selos on a une question venant

Du chat vous avez parlé dans votre présentation du cadmium et un internaute demande donc est-ce qu’il y a une dose réglementaire de ce cadmium dans le sol et si oui laquelle et à combien elle elle est fixée alors pour le sol je saais pas vous dire pour les engrais

Minéraux il y a un conflit entre la FNSEA et l’anes donc l’agence de sécurité sanitaire actuellement pour les Angré phosphaté c’est la limite est fixée à 60 mg par kilo et l’ 16 voudrait qu’on passe à à 20 évidemment la profession les professions agricoles volent pas parce que c’est beaucoup plus

Cher si on retire le cadmium ou si on achète du phosphate sans cadmium il existe du phosphate sans cadmium mais il a deux défauts si j’ose dire il y en a un vous allez voir c’est une boutade mais le premier défaut c’est qu’il est rare il est magmatique en fait c’est

Celui qui est d’origine magmatique et non sédimentaire et le deuxième défaut c’est qu’il est russe donc en ce moment c’est pas forcément un marché euh complètement ouvert donc voilà donc le débat se passe entre 60 et 20 trois fois moins au niveau réglementaire pour les engrais dans les sols je sais pas et

En plus je je suis pas sûr qu’on pratique en routine des analyses de ça c’est quand on les pratique occasionnellement qu’on découvre l’envergure des dégâts qui fait que d’ailleurs il y a encore du cadmium après la conversion en bio parce que c’est le cadmium hérité la bonne nouvelle c’est que le

Cadmium comm on le fixe nous dans l’organisme notre urine est une source d’azote et de phosphate absolument des pourvu de cadmium même si on mange pas bio alors dans le bio pour un chiffre pour les céréal bio par exemple c’est moitié moins cadmium ça va on mange 14

Fois la dose maximale recommandé par les en France et si vous divisez par de vous êtes à 07 ça passe est-ce qu’il y a une autre question dans la salle dans le chat peut-être oui oui en effet on en a une deuxième qui nous a été posée que pensez-vous de la loi de

Réglementation sur les prairies permanentes disant qu’au bout de 5 ans on doit plus les toucher alors qu’une prairie peut s’épuiser baisser en rendement bon alors jeis très franc c’est trop compliqué pour moi ça c’est trop technique pour moi je je sais pas à quoi répondre euh une prairie qui s’épuise bon c’est

Quand même une prairie mal gérée que effectivement pour les PR aussi il faut un retour d’azote et de phosphate ça c’est clair et c’est pour ça que comme il faut des retour d’azote et de phosphate partout euh à un moment je pense qu’on se débarrassera pas complètement des engrais minéraux hein

Simplement il faut minimiser leur usage et essayer de recycler au maximum avant d’y avoir recours euh cela dit une prairie mal gérée ça s’épuise oui on sait ça hein et d’ailleurs je vais vous cité plusieurs exemples toutes les pelouses d’altitude un arrê dans les dans les vuges et dans le Massif Central

Ben voilà c’est c’est c’est des phénomènes d’appauvrissement le deuxième exemple il est un peu inattendu c’est les forêts françaises dont on pense qu’à force d’avoir pratiqué au Moyen Âge la battage des branches basses pour nourrir le bétail sans ramener rien et alors que le sol retour des aut phosphates aux

Feuilles c’était les au sol pardon c’était les feuilles et bien on pense qu’on a perdu entre 0,5 et un point de pH dans nos forêts sachant que le pH reflète en gros la fertilité hein quand on n pas des cationss sympas sur les sur dans le sol c’est remplacé

Par des ions H+ pour faire très gros très simple merci Marc André pour ces réponse à nos questions on va maintenant passer à la partie sur la préservation des sols euh le C enjeu de préservation il est d’une part quantitatif parce qu’on a de moins en moins de sols mais il est aussi

Qualitatif parce qu’on a une dégradation de la qualité et de la santé de certains sols donc avant d’aborder les affronts directs que l’humain fait au sol parlons changement climatique donc nous savons qu’il impactent directement les végétaux mais qu’en est-il du sol en dessous les précipitations et les apports en eau

Sont perturbés tandis que les événements météo extrême sont de plus en plus fréquents quelles sont les conséquences donc majeures de ce réchauffement climatique sur la santé de nos sols et leur biodiversité alors à court terme pas grand-chose il y a eu un article dans les PNAS qui est sorti qui a qui a

Modélisé des des événements de sécheresse et de chaleur simultané de fréquence annuel la résilience est très bonne de fréquence décennal la résilience est correcte en quelques jours quand on remet de l’eau et qu’on Tom ba la température centenal et ça toussote mais ça passe plus lentement en fait dans ce

Travail-là il y a pas la répétition de tels événements donc ça on va voir parce que ça vient bon mais il y a une leçon à tirer qui est que le sol est extrêmement tamponné c’est le dernier endroit à sécher c’est le dernier endroit à se réchauffer bah

Oui c’est isolant le sol c’est pas pour rien qu’on met on mettait autre fois nos aliments et qu’on met toujours notre vin dans des cave c’est parce que c’est thermostaté donc il y a dans le sol d’énormes capacités tampon thermique tampon mécanique après tout c’est relativement stable le sol tampon

Chimique puisqueeffectivement à chaque fois qu’il pleut de l’eau douce en 2 secondes ça devient une solution du sol riche en en minéraux largement extrait des des coloïdes des des des charges absorbé sur les coloïdes donc il y a une sorte de capacité de régulation qui fait

Que qui n’est pas infini mais qui fait que en fait c’est pas là que ça va commencer les effets du climat ça va commencer par ce qui est au-dessus et ensuite dans le sol sans doute ça va impacter les organismes ceux des organismes qui sont directement liés aux végétaux mais même

Ça on le voit pas encore regardez on a eu des étés très secs après lesquels on a eu dans beaucoup de régions s’il a PL en automne des poussé de champignons micorisiens en forêt de s de Girol tout à fait habituel voire même dans certaines régions extrêmement

Extrêmement riche bon donc ça veut pas dire que le sol va aller bien dans le changement climatique ça veut dire qu’il est sans doute un des derniers éléments qui va massivement réagir moi j’ai plus peur pour les plantes et et pour les pour les forêt où là le taux de

Renouvellement et la vitesse d’évolution est évidemment moins grande que pour des annuells ou ou des ou des oligot annuels bon la dernière chose que je dirais sur le sur le sol euh et le changement climatique c’est qu’en fait il y a quand même un truc inquiétant et ça ça été

Aussi étudié en mésocosme il a une très bonne publicationdessus en fait souvent on se demande comment le sol réagit au microplastique comment il réagit au pesticides comment il réagit aux engrais minéraux comment il réagit au changement climatique il y a très peu d’études qui cumulent et en fait la seule étude qui a

Essayé de cumuler deux trois et tous ceux que j’ai cité montre qu’en fait les emmerdes agissent de façon non pas additive mais synergique et donc je pense que la question est-ce que le les sols craignent le changement climatique c’est une question mais soyez préparés que quelle que soit la réponse qui est

Assez vague que j’ai fait de toute façon ce sera bien pire dans une situation où ils sont aspergés de microplastique ça on y peut rien il y en a partout dans dans l’air donc c’est il y en a partout dans le sol aussi hein il en tombe quand

Même 20 kg par hectare et par an au milieu des parcs naturels américains qui sont à distance de tout de toute source de plastique normalement les engrais les pesticides bah voilà les métol lours comme le cadmum ils y sont déjà donc de toute façon ils sont pas Paris à

Cause des autres perturbations pour manifester la résilience la meilleure merci pour cette réponse à notre question euh on va maintenant passer à une question sur l’enjeu quantitatif des sols alors que 10 % du territoire métropolitain est déjà artificialisé le processus continue de manière effrainée depuis les années 70

50 % des surfaces agricoles ont déjà été artificialisé alors face à cela la loi climat et résilience de 2021 a décrété vous en avez parlé aussi un objectif de zéro artificialisation nette à l’horizon 2050 mais est-ce que c’est vraiment sérieux d’attendre aussi longtemps et est-ce que c’est sérieux aussi de penser

Qu’une artificialisation à un endroit équivaut à une artificialisation à un autre endroit est-ce que ce serait pas plus approprié de tendre vers une zéro artificialisation tout court c’est bien sérieux de poser des questions qui sont des réponses non mais c’est clair alors donc le chiffre c’est 10% la surface agricole

Perdu depis anné 70 source sa faire c’est ça le chiffre et ça fait en gros l’équivalent de la surface de PACA bon alors effectivement il y a deux choses qui sont célérates dans cette loiation sans compter qu’en plus elle a été vidée de sa substance euh par le

Sénat qui évidemment est très très dépendant par son mode d’élection des élus locaux et qui donc c’est a été la courroie de transmission des des des rétisences des élus locaux alors euh dans cette loi zé artificielation net il y a deux choses qui sont célérates la

Première c’est 2050 en gros ça revient à dire que la génération suivante sera capable de devra faire ce qu’on peut pas faire maintenant c’est quand même assez vachard avec d’ailleurs un objectif de Demi diminution d’artificiisation en 2032 ce qui fait que ceux qui ont été qui se comportés comme des ports en

Terme d’artificialisation bah ils vont pouvoir continuer à faire la moitié autant en 2032 alors que ceux qui ont été vertueux ben zé divise 2 ça fait zéro ils ont pas le droit même moi j’ai rencontré des élus qui qui qui voulaient mettre des pistes cyclables bah ils peuvent

Pas il peuvent pas parce qu’ c’est l’artificialisation sans compter que en plus comme toujours l’état donne des leçons qu’il applique pas à lui-même les les grands projets ne sont pas comptés dans son artificiel son net les projets d’intérêt national le le le le campus de sacely par exemple ou le Grand Paris ben

Ça compte pas alors que c’est en train d’enfuir les sols les plus productifs sinon d’Europe du moins c’est certain de France je vous donne juste un instant une description de ce qu’on fait avant de faire un bâtiment on racle la partie superficielle on chôle en broyant le sol pour détruire

Toute la vie et toute la matière organique pour le stabiliser et ensuite on fait passer une dameuse donc on retire la matière organique on retire la vie on retire les trous on paye pour ça en fait ça veut dire que maintenant quand on artificialise on fait pu ça la petite

Semaine en mettant sa maison avec des fondations ridicules dans le sol non non on bousille le sol d’une façon quasi irréversible c’est c’est horrible quand on voit les pu il y a des sites web he si vous voulez aller voir les les les machinismes et les les produits qu’on

Met dedans hein on met même des fois des enzymes vous tenez bien des enzymes pour arriver à bout au bout de certains certaines molécules bon allez euh la deuxième chose c’est que j’en reviens à ça la première chose qui était problématique c’est l’exemplarité de la génération qui é dicte la loi qui é

Dicte la loi puis la deuxième chose c’est effffectivement bah quand on découvre 2 km² de sol urbain on l’a dit tout à l’heure on découvre des pollutions on découvre un état de fonctionnement qui n’opère pas les mêmes fonctions écologiques que la même surface de champ qu’on est en train de recouvrir d’une

Zone industrielle ou d’une blieu pavillonnaire et et et ça ça veut dire que la logique numérique ne compte pas enfin n’est pas suffisante mais on rentre dans ce degré de complexité que vous vous pouvez évidemment comprendre mais que quand on essaie d’expliquer ça à un journaliste qui prépare un un un un

Sujet pour le 20EUR il faut un petit bout de temps faut faut 5 10 minutes d’explication avant qu’il fasse ah mais oui c’est évident j”y avais pas pensé vous vous êtes vous voudrez vous trempez là-dedans mais si le législateur l’a ignoré c’est pas nécessairement de la malversation c’est juste de

L’ignorance une fois de plus l’ignorance c’est dangereux et concrètement qu’est-ce qu’on pourrait viser comme réglementation contre cette artificialisation qu’on a du mal à contenir avec un horizon 2050 qui est vraim moi je exment pessimiste vu les responsabilité du personnel politique je je citerai pas de nom mais il y en a qui

Nous disent que c’est ruralicide hein le ce qui est ruralcide c’est qu’il a des villes qui grandissent parce que dans un pays dont la démographie ne va pas galopante quand une ville grandit quand ça grandit quelque part ça se rétrécit ailleurs et donc ce qui est ruralcide c’est le fait que certains ses

Grandissent alors que d’autres se vident et sont ensuite vidé de leur service public et cetera et cetera donc ceiruralicide c’est les élus qui luttent contre la loisane que ce soit clair et net par exemple prenons un exemple en Auvergne hein euh quand hisoire grandit boud dépéris boud c’est un joli village très

Bon cru aussi d’ailleurs euh où il y a des maisons de toute beauté qui s’écroulent sur elle-même bien ça ça veut dire que d’ailleurs on a déjà des surfaces on a des surfaces ù redévelopper de l’habitat 10 % des beaux commerciaux de centrre villes sont inoccupées en France alors évident ça va

Pas être très simple he cette histoire on a aussi des villes qui s’écroulent aller visiter sa fois la grande c’est un joyau d’architecture mais c’est aussi un endroit où la municipalité achète beaucoup de bois pour faire des échafaudages pour que les maisons s’écroulent vers l’intérieur et pas du côté de la

Rue oui c’est malheureusement vrai et donc pour pour être plus sérieux la dernière remarque c’est qu’ il y a des sols que nos activités industrielles ont pollué et où là il vaut mieux artif officialisé parce qu’il faut recouvrir ce sol parce que son état particuliire est pas vraiment bon pour la santé des

Des voisins donc on a aussi des friches industrielles des endroits comme ça on peut construire mais les centr-evillees hein ah et puis peut-être que avoir de maisons c’est aberrant non vous je dire universitaire a pas ce problème en général il en a qu’une alors alors toujours sur l’enjeu

Quantitatif des sols l’usage des sols pour l’alimentation est en compétition avec un autre usage celui pour l’énergie les biocarburants de première génération ils ont un mauvais bilan parce qu’ils sont à l’origine de changement d’affectation des sols et aussi parce qu’ils concurrencent l’alimentation mais désormais certains pensent qu’une synergie est possible notamment avec

L’utilisation de résidus de culture ou bien de résidus d’industrie ou alors dans un autre registre avec l’agrivoltaïsme est-ce que vous j’en piète vous pensez-vous que nos sol puisse assurer la double mission alimentation et énergie et plus précisément sur la méthanisation est-ce qu’il il est durable de détourner le

Retour de la matière organique au sol via la méthanisation avant d’épendre le digesta sur nos champs alors c’est une vraie question j’ai dit tout à l’heure effectivement les les énergéticiens et et et aussi les citoyens finalement avec leurs achats d’énergie hein c’est pas euh quelque part on a tous on questionne

Tous ça quand on on allume le courant hein euh les énergéticiens avaient fait main basse sur une bonne partie de la matière organique et de la production orgque puisque vous savez que dans les les unités de méanisation c’est pas que des déchets on a aussi des productions agricoles euh qui sont affectés

Strictement à la méthanisation hein bon donc ils ont il y a aussi cette tendance à mettre la main sur des portions entières du territoire pour la couvrir de de panneaux photovoltaïque euh j’ai vu d’ailleurs enfin j’ai j’étais d’avion pardon mais on n pas une famille polonaise en partie sans aller des fois

En Pologne j’ai vu en atterrissant à à Gdansk la dernière fois c’était né dans l’automne une surface de panneau solaire de 10 km car à touche touche là où avant il y avait de l’agriculture et donc ça peut être plus violent que ce n’est chez nous hein

Encore quand on prend le TGV pour aller le long du couloir du rô on commence à avoir des surfaces en photovoltaïque alors c’est comme tout la question c’est le cocktail la question c’est l’équilibre euh par parenthèse avec les biocarburants il y a une chose aussi qui est pas très bonne c’est que c’est

Rentable des biocarburants là où la productivité est élevée donc ça veut dire des sols humides riches en azote Aï ça sent le méthane et le protoxyde d’azote tout ça n’est-ce pas et quand on compte ça souvent il y a des biocarb qui font pas le leur taf en matière de

Climat bon alors maintenant qu’est-ce que qu’est-ce qu’il faut faire de de ce photovoltaïque là je pense qu’il y a des endroits où on peut le mettre pour deux raisons la première c’est que il y a des endroits où effectivement les sols ou les surfaces n’ont pas forcément des fonctions écologiques connues qui

Justifierai de rien mettre là par contre si on met ça les zones où on peut produire de la bouffe là ça me fait mal en revanche en cohérence avec une activité agricole il y a des effets d’ombrage et de diminution des turbulences en été qui peuvent permettre d’amortir les conditions hydriques ou

Les les stress hydriques estivaux c’est d’ailleurs un des principes de l’agroforesterie mais on peut peut-être faire de l’agrophotovoltaïsme qui est pensé aussi par rapport à la culture qui est en dessous c’est typiquement pas le cas actuellement puisque le but c’est de faire de l’électricité mais si on

Commence à avoir une pensée qui est vraiment aussi une pensée agricole en même temps il y a peut-être des endroits on pourra mettre des photos des panneaux photovoltaïques dans un contexte de production agricole en parallèle hein donc le but est pas de fermer la porte à ça il est avant de dire tiens

Faire de l’ grrtaïsme de de le penser et de le penser pour revenir à votre question sur les sols de tout à l’heure dans un paysage local dans des potentialités locales avec des sols locaux et avec des paysages locaux mais pour l’instant c’est pensé que par rapport à l’aspect énergétique donc

C’est pas pensé donc ça ne fait pas valoir cette complexité dont je vous parlais et comme toujours c’est la solution technologique à laquelle on croit d’emblé en fermant les yeux sans penser aux solutions inspirées par la nature ou au moins cohérente avec la nature on va passer maintenant donc à un

Enjeu plus qualitatif aujourd’hui l’agriculture conventionnelle repose notamment sur des engrais et des pesticides or d’une part les herbicides fongicides insecticides et autres produits ancide réduisent le nombre de la et la diversité des êtres vivants du sol en tout genre et d’autre part les plantes dopées aux ingrais trouvent des

Ressources minérales à moindre coût dans le sol et comme nous l’avons évoqué précédemment forment beaucoup moins de myicoris pourtant comme vous le dites dans votre livre l’origine du monde les plantes s’en sont sorties avant nous vous nous invitez donc à nous rappeler de l’histoire évolutive des êtres vivant

Et à considérer la vie du sol comme une solution alors concrètement comment est-ce qu’on fait ça est-ce que abandonner les pesticides et les engrais ça suffit à restaurer la biodiversité du sol et ses fonctions alors arrêter ces produits euh il y a d’abord la question de du temps hein de la cinétique

D’abandon du jour au lendemain j’y crois pas ça revient à cette question qui avait été posée tout à l’heure est-ce qu’on recommence à zéro ou est-ce qu’on change on va pas arriver à le faire du jour au lendemain on voit très bien les rétisences par exemple pour sortir du

Glyphosate ce qu’il faut c’est pas le faire avant d’avoir généré des solutions et pour ça il faudrait effectivement mettre sur la table un tout petit peu plus d’argent pour cette recherche là et notamment une recherche insérée dans les territoires puisque d’un territoire à l’autre les solutions seront pas

Forcément les mêmes donc moi je pense pas qu’on va en sortir du jour au lendemain mais je pense qu’effectivement à l’horizon il faut en sortir et vous savez il y a des il y a des des solutions pour en sortir qui ne sont pas dans le sol mais qui sont des solutions

Auquelles moi je crois bon j’ai fait un tdix avec la avec AG Paritech sur l’évolution comme Belle au bois dormant de l’agriculture il y a aujourd’hui des stratégies de plantation qui permettent de faire obstacle à la propagation des pathogènes et je cite très souvent cette exemple de ces agriculteurs dans leunane qui sont

Tellement arriérés qu’ils ont pas de pesticides mais ils font du riz avec des rendements tout à fait normaux à des niveaux euh tout à fait standard pour la zone tropicale c’està dit tonnes par hectare et par an comment ils font bah c’est simple c’est des arriérés hein

Alors ils ont pas des variétés élitees ils ont leur pauvr var été toute mélangée issue de sélection massale à la con et en plus ils ont une espèce de tradition qui est quand on va chez quelqu’un il vous donne un sacchet de grain de son mauvais mélange de Massal

Le bilan c’est que dans leur champ il y a de laviété indica et la svariété japonica en mélange c’est un bordel total et bah les pathogènes là-dedans quand il réussis sur un pied la seule chose dont ils sont sûr c’est qu’il y en a pas un qui lui ressemble à porter de

Sport et ça ça se c’est ça se pense technologiquement peu de ma faire enfin technologiquement ouou génétiquement tout au moins on peut faire des mélanges variéaux tel que le paysage est infrancissable c’est ce que fait le laboratoire de Claude pop de valaviel alors maintenant les parti TR je sais

Pas quell sont remplaçant à Versailles et on voit très bien qu’effectivement en mélangeant des variétés avec des profils de résistance bien choisi on fait des paysages où les maladies se propagent pas et en agriculture c’est une chose en viticulture on a les restes durs c’est ses pages de l’indrat Colmar qui sort

Qui empile des résistances et qui font qu’on a 10 fois moins d’IT c’est qu’on paye moins de carburant et de produits en agriculture en viiculture surtout des pesticides on paye moins de carburant on paye moins d’un Tran on écrase moins le sol donc on a moins de

Problèmes de tassement ben oui 10ft en moins les ifft on les fait pas en bicyclette et et puis ben on a plus de pesticides notamment on a plus de pesticid dans le pinard ce qui est une bonne chose donc la sélection variétale et le levier qui n’a pas été exploré

Encore massivement dans la perspective de l’agroécologie et donc la solution pour le sol peut venir des végétaux je voulais vraiment parler de s veréritable parce que j’y connais absolument rien mais je suis convaincu que ça peut sauver le monde c’est pas souvent qu’un scientifique vous dira que c’est pas sa

Discipline qui sauvera le monde bon c’est vrai que la pédologie va peut-être quand même sauver un peu le monde et dans quelle mesure est-ce qu’on pourrait faire de la sélection variétale en s’inspirant justement de l’histoire évolutive des des plantes non seulement en elle-même mais avec toute la biodiversité qui l’accompagne dans le

Alors c’est vrai qu’on a fait beaucoup de bêtises et pour rester au moins sur la sélection variétale on a on a fait disparaître un certain nombre de traits intéressants les céréales par exemple sont bien connus des biologistes qui les étudient comme des céréales et pas comme

Des trucs à bouffer hein enfin comme des plantes et pas comme des trucs à bouffer pour sécréter des acides et c’est un nom que j’arrive jamais à prononcer donc je vais pas y arriver de nouveau ben xasinoïde ou un truc comme ça en tout cas c’est dans le livre donc je recommande

Vraiment le livre des espèce de tanin qui comporte une fonction azotée donc c’est pas des vrais tanins qui bousille l’épigénétique des autres PL les mécanismes d’épigénétiqu et notamment les méthyles transféras liés à l’épigénétiques dans les autres plantes et c’était derbant quoi sauf que dans un contexte où on avait des herbicides et

Où donc il y avait plus de problème herbicide on a sélectionné des variétés qui donnaient un maximum de graines au détriment de la production de ces herbicides qui sont quand même assez coûteux à produire et ça je crois que c’est assez emblématique d’une sélection qui a accompagné tous les gestes que

L’on faisait hein qui était qui s’est fait dans le cadre où nous on faisait des gestes et qui a rendu les plantes dépendantes de ces gestes un autre exemple bien connu pas assez c’est la sélection des des des des céréales à paille courte qui en fait a joué sur un

Régulateur du développement donc les pailles sont plus courtes ça tombe bien on voulait pas que ça verse on n plus rien à des pailles et en plus ça mange du carbone donc ça a été très bien en plein point de vue sauf qu’on ne s’est pas aperçu sur le coup parce que

Justement on mettait des engrais azotés qu’en fait ce gène régulateur l’allèle qui a été choisi était un allèle qui euh diminuait l’efficacité d’utilisation de l’azote alors où se trouve la solution à ça bah c’est ce qu’on appelle la grande dynamique de la néodomestication qui va rechercher dans le compartiment sauvage s’il existe

Encore voilà euh va rechercher des gènes d’intérêt qui ont été perdus et recommence les réintroduit dans le processus de domestique bon voilà une partie notamment des gènes qu’on a aller rechercher c’est des gènes efficaces pour utiliser les micro-organismes du sol qui protègent la plante ou comme les champignons migisiens qui la nourrissent parce

Qu’effectivement il y a eu un relâchement de sélection l’article paraîtra jamais parce que malheureusement l’auteur est mort et personne repris ses travaux mais j’ai vu en congrès la preuve que dans certaines accessions de de blé modern les gèes notamment DMI3 les certain certains gènes qui sont liés à au dialogue entre

Le champignon micorisé et la plante dans l’établissement de la myicorise certains gènes sont carrément bah complètement anhilé par un codon stop en plein milieu de de la séquence donc euh ça ça veut dire que effffectivement euh même les plantes savent plus servir du sol pas que nous on a appris aux

Plantes à ne plus servir correctement du sol et aussi de la vie qui s’y trouve hein pour depuis une dizaine d’années des sociétés proposent des produits qui ont pour objectif de rebooster la fertilité naturelle des sols on trouve par exemple des SEM des semences enrobées de mycélium ou bien le bactériosol qui

Favoriserait la formation de l’humus on a compris que vous n’étiez pas vraiment favorable à ces solution en général car elles sont susceptibles d’introduire des micro-organismes étrangers et de perturber l’écosystème syst pouvez-vous nous en dire plus certains produits de ce type ont-ils des bienfaits d’autres sont-ils à rejeter totalement et si on

Réalise une inoculation qu’est-ce qui doit guider son choix d’un point de vue biologique et physicochimique alors je dois dire que bon là on parle de Marcel mi sur cette image c’est une boîte qui fait des des des produits qui sont issus de avec enfin qui sont avec des microbes

Endémiques voilà et en plus Marcel fait un très bon vin donc là on n pas ce problème hein de toute façon le leur leurs produits à eux sont très complexes hein c’est c’est des des lixivia des des des des produits de fermentation donc ils sont ils sont

Assez complexes et même s’il clam qui a un rôle une fraction microbiologique à l’efficacité en fait c’est c’est c’est beaucoup plus complexe comme histoire et c’est peut-être efficace indépendamment même des microbes bon alors laissons de côté ce produit que beaucoup d’agriculteurs apprécient et qui est en train d’essayer justement de faire des

Tests de euh de de fonctionnalité et parlons en général des inoculations les obstacles sont les suivants un pas d’espèces exotiques or aujourd’hui par exemple matière de champignons micorisien la plupart des choses qui sont dans le commerce sont exotiques de toutes ces associations reposent sur des

Choix ça c’est bien ça a bien été montré c’est que quand vous mettez un garçon une fille dans une pièce ça va pas forcément faire un couple heureux pour les 150 prochaines années vous yêes et ben c’est pareil avec les microbes et les plantes euh chaque plante peut interagir correctement avec certains microbes

Qui sont pas forcément les mêmes que ceux d’une autre plante même si certains peuvent être comme un ou deux et donc toutes ces associations sont mutualistes parce que les couples se font et ne fonctionnent que si les deux partenaires ils trouvent ce dont ils ont besoin c’est-à-dire pas une liste dans l’absolu

Mais une liste dans les conditions en plus du milieu donc souvent quand ces inoculum comprennent une ou deux espèces ben ça peut marcher mais par hasard il faut le choix choix donc vous voyez il y a cet autre problème que souvent c’est pas assez varié alors dans des produits comme

Baacéosol et tout un tas d’autres produits où il y a une grande gamme de microbe on pe se dire bon il y a quand même le choix ok mais après l’autre histoire c’est que ces trucsl ils sont amenés même s’ils sont amenés de pas très loin qui sont donc indigènes ils

Sont amenés ont-ils l’adaptation au sol ah bah oui or adapté au sol il y a ce qui est déjà résident et c’est ça qui c’est à ça qu’il va falloir penser sachant que toute façon que vous apportiez ou non des choses il faudra les bons gestes les bons gestes c’est

Toujours couvrir le sol pour qu’il y ait toujours des plantes qui nourrissent les microbes auxiliaires c’est pas la bourré parce que là les champignons se prennent une tornnole c’est ne pas mettre trop d’engrais ne pas ou les mettre sous une forme organique où ils sont relâchés où l’azote et le façade sont relâchés

Lentement pour pas griller l’utilité des champignons micorisiens donc il y a des problèmes de pratique dont il faut parler d’abord après éventuellement on peut mettre un faire un apport mais si on n pas les pratiques qui va avec l’entre tien bah Vous vous payez un truc que vous allez casser dans votre cycle

Technique je termine en disant que il y a aussi aujourd’hui des boîtes qui se qui viennent chez vous qui prennent votre sol qui l’amplifi enfin qui amplifie les microbes favorables aux plantes et qui vous rendent le sol avec en plus des fois l’idée clairement affichée de dire

C’est du one shot c’estd on vous donne ça parce que vous faites votre transition et puis après ben c’est pas la peine de repasser la caisse tous les ans alors c’est économique pourrie hein parce que c’est quand même mieux quand les gens viennent racheter le truc tous

Les ans mais comme c’est assez cher de toute façon ils sont un peu obligés de faire comme ça ils font du surmesure alors l’une de ces boîtes hein je suis au conseil de conseil scientifique pas d’administration je touche rien mais parce que j’ai trouvais que c’était vraiment enthousiasment il y

A des boîtes qui cochent la case locale avec des innoculom en venant les chercher chez vous par contre c’est plus cher parce que c’est du surmesure mais c’est plus élégant alors avant de clôturer C cette partie préservation des sols une question d’ordre législatif après plusieurs tentatives une directive cadre

Sol a finalement été proposée par la Commission européenne en 2023 elle propose des indicateurs pour la surveillance de la qualité et de la santé des sols mais elle n’est pas spécialement contraignante pour les état alors qu’est-ce que vous pensez de cette Directive Cadre seul est-ce que ce cadre

Réglementaire est abouti ou non et comment est-ce queil pourrait être plus ambitieux il y a pas de réponse sérieuse sans dire à un moment qu’on ne sait pas moi j’ai essayé de lire ça et franchement je sais pas juger de ce que j’ai lu parce que c’est pas mon métier

Et je j’ai pas d’avis voilà et pourant j’ai j’ai suis dessus ça veut peut-être dire qu’à un moment c’est bien d’avoir des biologistes mais on a aussi besoin qu’il soit que peut-être qu’il lisent pas tout ça ça tout seul le soir au fond de leur lit avant de dormir mais que il

Ils puissent lire ça en groupe avec des avec des des législateurs avec des des politiques moi ce que j’entends dire alors ce que je vois c’est que ça c’est pas extrêmement exigeant par rapport à ce que vous souhaiterait quelqu’un qui qui qui soigne les sols mais c’est déjà extrêmement insupportable pour la

Plupart des pays membres qui savent très bien découdre ça dans la transposition en droit en droit national donc je pense que le moins abouti de l’histoire c’est l’envie qu’on les pays de suivre ça comme souvent l’Europe va un peu plus facilement plus loin quoi que ça change en ce moment regardez le

Reppport de l’examen du du paquet rich qui devait réglementer l’homologation des produits chimiques qui nous entourent bon ça eu été vrai et ça l’ moins mais dans le cadre de la directive sol je pense que l’Europe va plus loin que ses membres et que c’est à la fois

Une bonne nouvelle parce que c’est moteur et une mauvaise nouvelle parce que la mise en œuvre va traîner des pattes après bon voilà je trouve pas ça extrêmement exigeant mais ça fait comm même longtemps que l’Europe s’occupe des sols mine de rien qu’on le veuille ou

Non il faut le reconnaître il y avait la fameuse le fameux programme caring for soil is caring for Life qui visait 60 70 % des sols européens en bonne santé en 2030 c’est c’est pas d’hier que l’Europe s’occupe des sols et je trouve qu’elle s’en occupe plus que les pays membres

Sur ce commentaire moi je je réserve complètement mon jugement sur cette directive cadre je je sais pas la lire c’est peut-être inquiétant si vous ne comprenez pas ce dont il raconte non c’est juste que c’est écrit d’une façon que moi je ne sais pas bien lire je

Dirais aussi qu’il y a des élus en France qui font un très bon travail he je pense à Nicole Bonnefoi signatrice descharant qui veut réviser le code rural en introduisant en rectifiant des parties pour introduire le sol et ce qu’on peut en faire ou pas en faire et

Notamment des évaluations dans le Code Rural je pense aussi à François Ramos qui a un député lui de l’Assemblée nationale qui veut euh que chaque fois qu’on cède un sol agricole il y ait obligation de fournir une analyse de ce sol et de sa qualité ce qui revient à

Encourager les gens à en prendre soin pour ne pas diminuer la la valeur intrinsèque du produit puisque ça se verra à la vente il y a donc des des politiques aussi en France qui font un gros travail mais qui sortent aussi souvent euh au manque d’appétit au manque

D’envie de leurs collègues et donc je suis pas sûr que ces deuxlà arriveront au bout de leur de leur chemin entier mais bon je suis désolé pour la directive européenne j’ai un peu l’impression que c’est pas extrêmement ambitieux mais je vois bien que c’est déjà largement

Auudessus de ce que sont envie de faire les États et donc je veux pas bouder mon plaisir non plus mais c’est je sais pas si quelqu’un l’a lu ici c’est dur ça presque fait la même impression que le cours agriculteur de rodolp Steiner ça va être à vous maintenant le public

De pouvoir poser vos questions on vous précise juste de ne pas poser de questions sur le labo et le glyphosate parce qu’on va en parler juste après je me lance vous avez par enfin vous avez parlé de cette boîte qui amplifie le sol des enfin le bactéries enfin l’ensemble des micro-organismes du

Sol d’un agriculteur pour lui rendre et pour qu’il puisse le lancement C mais est-ce que justement si un agriculteur a un sol très pauvre avec une biodiversité très abîmée est-ce que si on amplifie cette non biodiversité là est-ce qu’on est-ce que justement on va ne on va

Manquer de récupérer ce qui manquait à ce sol alors bon c’est une bonne question mais en fait contrairement idé reçu il y a pas vraent de sol mort et bon il y a sans doute des espèces qui ont disparu des sols labourés ça c’est clairire hein mais on n pas une extinction

Massive il y a encore de la biodiversité et ça c’est important ça veut dire qu’en fait on en est en terme de biodiversité des sols dans la phase où ce qu’on perd c’est la diversité génétique parce que les populations crachent et quand il y a moins d’individus il y a moins de diversité

Génétique mais on n pas encore d’extinction massive au rebour euh au aant quand on cesse de la bourer par exemple ou quand on fait de l’agriculture bio on voit remonter le nombre de d’organismes du sol beaucoup plus en non labouré d’ailleurs qu’en bio mais on va pas remonter le nombre

D’espèces voyez il y a une métaanalyse là qui qui est sortie il y a quelques temps qui montrait qu’en gros c’est 25 % au moins de plus de d’activité ou nombre de cellules ou d’ATP microbien tous les estimateurs qu’on peut avoir de la quantité de cellules et de la biomasse mais en

Nombre espèce on est sur un regain de 2 % non significatif alors que le 25 % est tout significatif ça ça ça montre que bon on a sans doute éliminé des trucs quand on a commencé à faire de l’agriculture qui sont plus là mais il reste encore une diversité importante et

Que et que ce qui se joue surtout pour l’instant c’est la diversité génétique au sein des espèces parce qu’il a moins d’individu alors après il y aura peut-être des sols effectivement si si on retire si on on décroute ici cette amphie et qu’on regarde le sol en

Dessous là bon c’est pas la peine d’essayer d’amplifier les champignons micorisien ça va pas marcher cette boîte que j’ai dit amplifie les champignons micorisiens surtout he il y en a quelques autres qui font ça avec le tout venant des microbes du sol mais c’est tout de suite bactérie compris mais

C’est tout de suite moins moins piloté et donc pour en revenir à ça euh le il est il faut pas dire c’est là qu’on voit encore que le sol est vachement tamponné qu’il a des capacités de résistance énorme c’est malgré tout ce qu’on lui a fait il a pas

Varié et d’ailleurs s’il avait drastiquement varié les caractéristiques fonctionnelles se seraient écroulé et les agriculteurs aurent réagi avant même que la science dise attention on va manquer de verre de terre parce que ça ça s’est passé c’est pas pour rien qu’il a pratiquement on dit 30 % alors le

Chiffre est à contrôler de la surface agricole au Brésil qui est pas labouré pourquoi parce qu’en contexte tropical en revanche le labour pour plein de raisons fout en l’air le sol en moins de deux en quelques années et ça les agriculteurs ils l’ont vu donc ils ont arrêté c’est pas des dingues les

Agriculteurs il voit pas les conséquences à long terme mais les conséquences à court et moyen terme ça ils peuvent les voir et donc chez nous en fait en milieu tempéré l’impact est plus lent l’issue est certaine mais on l’atteint plus lentement et donc il y a encore de quoi réveiller dans les sols

Des alliés des [Musique] plantes on va prendre peut-être une autre question par exemple dans le chat alors oui on a une question venant de nos collègues de l’Institut agro d’Anger qui nous demande quel potentiel pour la trame brune qui a eu qui a vu le jour après les trames vertes et bleu

Alors j’ai toujours été très étonné par cette idée de trame brune autant je suis séduit par l’idée d’avoir effectivement une continuité entre les sols et les zones où les sols sont peu perturb entre ell hein l’idée de trame me plaît mais je pense moi que si la

Trame verte est bien faite il y a une trame brune avec j’ai jamais compris pourquoi on voulait faire une trame brune alors par contre qu’on a envie de faire des réserves autour des sols ça ça me paraît intéressant en particulier euh euh d’avoir dans les zones agricoles des des zones où on a

Des sols pas touchés en évolution libre euh ça ça peut être intéressant mais donc autant j’aimerais qu’on parle de réserve autour des sols pas pas pour garnir tout le territoire hein autant cette histoire de tram brune je comprends pas bien parce que une trame verte bien fait ça fait une trame brune

Si c’est une façon de me dire que la trame verte est mal faite alors non seulement je m’y attends un peu mais en plus je pense que c’est donc de ce côté-là qu’il faudra creuser d’abord mais c’est pas qu’il faut pas de trame brune mais je pense qu’elle sera acquise

Si la trame verte est bonne ça choque quelqu’un on peut peut-être clarifier pour le public ce que c’est que les trames brunes vertes c’est pas forcément à qui je pense euh à V dire j’en ai pas aucune idée l’idée c’est c’est de compléter l’existence d’un d’une kirrielle de réserve et d’endroits où on

Touche pas on va voir les endroits où on fait nos activités comme d’habitude alors il faudrait quand même les faire de la façon la moins impactante pour la biodiversité notamment des sols mais si vous avez fragmenter les zones de réserve vous commencez à avoir fragmenter les populations en dessous

Éventuellement du seuil où elles peuvent entretenir leur diversité génétique techniquement ell rentrent en dérive génétique donc ça c’est au programme normalement de classe préparatoire donc c’est à qui ça a été une lutte aussi pour mettre la dérive génétique dans les programmes de prépa je vous dis pas ah

Mais c’est trop compliqué les élèves vont pas comprendre bon enfin on sait très bien que quand les abubours se sont mariés entre entre frères et sœurs pendant un millénaire ils étaient tous dégénérés à la fin bon donc voilà bref alors on revenant à ce qui nous

Intéresse euh le le le risque c’est la dérive génétique et donc il faut que il y ait des bestioles des graines des choses qui puissent circuler entre les réserves et le rôle de la trame c’est d’avoir tout un réseau de zon où qui sont pas des réserves au sens strict

Mais où peut passer la nature un exemple c’est un pont pour le les animaux au-dessus d’une autoroute voilà et donc ça ça ça doit faire une trame voilà ce qui me paraît plus important à penser c’est la trame noire qui est d’avoir la

Nuit tout un des zones où il y a pas de lumière et entre ces zones des zones où il y a pas trop de lumière pour que les les animaux nocturnes puissent circuler la trame noire me paraît plus importante que la trame brune et puis là on a toutes les couleurs de

Trame merci beaucoup c’était très clair je pense qu’on peut prendre encore une question dans la salle très bien euh oui sur enfin ma question elle elle concerne la trame brune je crois que dans les trames la l’intérêt c’est la le déplacement des populations et du coup je me demande est-ce que au niveau

Du sol par exemple les micro-organismes ils se déplacent suffisamment pour que ce soit pertinant de réfléchir comme ça alors c’est une bonne question parce que effectivement ça revient à avoir bien compris que la diversité microbienne est quand même l’essentiel de la diversité dans les sols en fait on sait pas trop

Bien comment elle se déplace donc ça va être dur de répondre à cette question qui est pertinente euh il y a un truc moi qui m’a tout le temps scotché il y a deux grands types de champignons micorisiens il y a les champignons micorisiens des plantes annuelles de nos régions c’est qui font

Des endomicorises arbuscules techniquement et qui font des sports assez grosses et donc pour les boîtes qui produisent des inoculumes très faciles à trier dans le sol des sports qui font de 0,01 à 0,5 micron pas vraiment le genre de chose qui se déplace bien d’accord et puis il

Y a les champignons ectomicorisiens ceux qu’on a en forêt qui font des toutes petites sports qui sont libérés dans le vent à partir des lames d’une rus d’une amanite ou des tubes d’un bolet d’un cep ou encore des aiguillons d’un pied de mouton d’accord alors si je vous ai

Raconter ça comme ça vous pensez que qui arrive en premier des gros sports enterrés dans le sol de 01 à 05 mm ou des petites sports dispersé dans le vent vous avez envie de dire les petites je vais faire réponse à votre place puisque les petites sports dispersés par

Le vent et ben en fait on observe que les plantes endomicorisées s’installent avant les plantes hectomicorisées et pour les plantes hectomicorisées c’est la présence des champignons hectomicorisins qui est limitante ça s’observe aussi dans le contexte sud-américain où les plantes sont très largement endomicorisées où il y a des pains introduits qui sont

Éctomicorisé qui sont invasifs et on voit très bien que leur vitesse d’invasion elle est freinée ils sont invasifs quand même mais elle est freinée par la disponibilité en champignon donc on a on a des laboratoires continentaux qui montrent que et donc pour revenir à ça comment se

Déplace organismes du sol par défaut on peut penser que c’est le vent ou des papates d’oiseaux des choses comme ça mais en fait on sait pas très bien mais là où vous avez raison c’est que ce qu’il faut c’est c’est que la trame assure ce déplacement mais évidemment

Une trame brune c’est pas une trame de sol nu hein c’est une trame de Somme fonctionnelle donc c’est une trame de Somme sol couvert dans ces sols couvert à priori les micro-organismes ont la capacité de se déplacer comment c’est parfois agaçant de pas savoir comment

Et c’est pour ça que dans le doute une bonne trame verte bien faite mais bien faite merci à tous pour vos questions alors maintenant une petite dernière question à vous Marc André sur cette partie préservation des sols en 2 minutes parce qu’elle servira de transition vers notre table ronde qu’on

Va pouvoir commencer pile à l’heure euh vous le rappel souvent le labour c’est une pratique dél terre pour plusieurs raisons il tue la biodiversité des veres de terre au champignons et il augmente l’érosion et la perte de matière organique car les champignons respirent et donc minéralisent beaucoup plus en

Agriculture de conservation des sols on cherche donc à se passer de la Bour mais on utilise aujourd’hui majoritairement le glyphosate pour déerber dans un tweet d’octobre 2023 le président de la FNSEA Arnaud rousseo a dit le glyphosate est clé pour le développement de l’agriculture de conservation des sols

Et en novembre 2023 l’Europe a prolongé de 10 ans l’autorisation de son usage bien que le gphosate est lui aussi nocif pour la vie du sol vous Marc André vous nous dites qu’il y a 25 % de vie en plus en agriculture de conservation avec glyphosate que dans un sol labouré

Est-ce qu’il faut continuer comme ça avec le glyphosate ou faut-il l’interdire pour avancer vous avez 2 minutes alors oui ça veut dire que finalement la perturbation mécanique est plus grave que la toxicité chimique mais ne nous l’aurons pas il y a une toxicité chimique du glyphosate elle est bien

Avérée pour les sports des champignons domomécorisiens elle est alvérée pour beaucoup d’animaux du sol en particulier et ver de terre et n’en déplaise à à à à l’EFSA à l’agence européenne qui a dit que le gphosat était pas dangereux elle est avéré pour l’homme aussi puisque toutes les agences médicales l’Agence

Européenne pour le cancer l’incerme le Class en cancérigène probable ou cancérigène point en Amérique donc il y a pas de problème c’est toxique et essayer de justifier ces histoires de glyphosate en disant que c’est pas toxique pour l’homme c’est tout simplement prendre la responsabilité d’intoxiquer les agriculteurs au passage

Donc il y a pas de problème il faut sortir du glyphosate mais par contre il faut pas en sortir en vrac il faut pas en sortir incantatoirement il faut avoir mis en place les solutions les avoir mis en place à mon sens assez on a eu assez

Le temps de réfléchir pour ne pas simplement passer à une autre molécule et revivre le syndrome du des du bisphénol A qui s’est avéré tempér nocréen donc on a pris le bisphenol S qui était moins toxique mais il était surtout moins toxique parce qu’il était moins étudié et on

S’aperçoit aujourd’hui que si seulement on nétait pas sorti du bisenol a ce serait mieux bah oui parce que effectivement alors c’est des c’est des trucs qui assouplissent les plastiques enfin enfin bon bref c’est c’est des molécules qui sont dans notre environnement et toute façon tous les Français en ont dans le sang maintenant

Parce que comme ça part pas ben on est tous intoxiqué alors le glyphosate une fois de plus disons-le il faudra en sortir il n’y a pas photo et et dans 10 ans tout le monde rigolera de savoir qu’il y a une controverse un peu comme pour laamante en revanche al c’est ma

Prédiction mais c’est ma prédiction sur la base des travaux scientifiques que moi j’ai pu lire en revanche ce qui est certain c’est que il y a des contraintes économiques il y a des savoir-faire perdus comme les couverts par exemple pour empêcher les mauvaises herbes qui qui font que aujourd’hui on peut pas en

Sortir immédiatement et il faut senortir d’autant plus lentement que le but c’est pas simplement de changer de produit chimique mais c’est de changer en profondeur les méthodes pour ne plus av recours à une chimie pour déerber ou pour empêcher les herbes indésirables de se développer ce qui est quand même

Prendre le problème à la racine alors combiner le nom labour et le nom glyphosate c’est pas facile vous le dites dans votre livre la synthèse entre agriculture de conservation et agriculture biologique est un Graal pour l’agriculture de demain et nous avons aujourd’hui parmi nous quelqu’un qui a réussi cette cet exploit alors nous

Accueillons donc sur scène marie-fançoise Brizard Pasquet bonjour euh bah bonjour Marie Françoise bah Vous vous asseoir juste ici eu donc vous êtes agricultrice membre de l’Académie d’Agriculture de France et vous conduisez avec votre mari Luc Brizard votre exploitation la ferme Saint-Anne un nom qui ravie notre public rennais c’est une ferme en policulture

Élevage en agriculture de conservation depuis 1999 et également en agriculture biologique depuis 2015 Marie Françoise vous dites qu’après avoir constaté les limites de l’agriculture conventionnelle vous avez entrepris une démarche d’agriculteur chercheur et que et vous continuez encore aujourd’hui et que vous continuez encore aujourd’hui dans l’objectif de je vous cite placer les

Curseurs agroécologique et technico-économique le plus haut possible est-ce que pour commencer cette table rond Marie Françoise vous pourriez nous présenter votre cheminement vers cette forme d’agroécologie du constat des limites du conventionnel jusqu’au résultat de 25 an de pratique je crois que j’ai 6 minutes vous avez le le temps dont vous avez

Besoin est-ce que on peut mettre le le petit PowerPoint je vous ai préparé vos diapos sont juste à la suite comment juste à la suite ah c’est moi qui fait ok mer c’est bon hop moi j’ai pas la l’élocution de notre votre invité phare de la journée donc j’ai préparé quelques diapositives donc

Effectivement ça fait 23 ans maintenant que je suis agricultrice alors pourquoi ferme saintane parce que je suis bretonne d’origine mais entre deux on est parti en Mayenne avec mes parents en 1975 pour faire de l’agriculture biologique à l’époque en 75 donc à une époque où c’était c’était assez rare et

Pour faire le lien avec le tout début de tout à l’heure il y a 2h quand Marc-André parlait de la cible euh je voudrait dire que parfois quand on a 20 ans on la connaît pas encore la cible c’est-à-dire pourquoi on va agir et qu’est-ce qu’on va faire on sait pas

Donc vous avez la chance de faire de très bonnes études donc vous trouverez votre place et le sens de votre activité professionnelle mais on le sait pas toujours tout de suite et parfois il suffit d’un mot et le mot moi c’était celui de Joseph qui était mon père et

Quand j’avais 11 ans il m’a dit on va partir en Mayenne parce que je ne veux plus vous donner à je ne veux plus vendre à d’autres parents ce que je ne veux pas vous donner à manger donc il faisait c’était une toute petite ferme

De 8 ou 9 hectares donc il faisait des du poulet du poulet industriel de l’époque donc le poulet industriel de d’aujourd’hui est bien meilleur que le poulet industriel des années 70 mais donc en fait il dit ça ça rentre et à 30 ans quand je suis revenue d’un

Travail que je faisais ailleurs puisque moi j’avais j’avais fait des études d’économie cette parole a repris sens en disant voilà maintenant je vais m’occuper d’une ferme donc qu’est-ce que je vais faire et donc avec mon mari effectivement on a réuni deux fermes familiales et on a créé la ferme

Saint-Anne alors la ferme Saint-Anne on l’a pensé on s’est dit qu’est-ce qu’on va faire donc aujourd’hui la ferme Saint-Anne c’est un élevage de beau vin et c’est un élevage de verre de terre je vais vous expliquer pourquoi après quel choix on a fait et pourquoi donc le le troupeau de verre de terre

Pour nous se travaille quasiment autant que le troupeau de bovvin en tout cas ils ont autant d’importance l’un et l’autre et c’est la raison pour laquelle effectivement à chaque fois qu’on fait quelque chose dans les champs on se dit quel impact cette action va avoir et on a toujours

Cherché ce qui était le moins impact temps sur le sol sur l’air sur l’eau et pour répondre à un internaute de tout à l’heure l’idée c’est comment on peut maximiser c’est des maths en fait de des équations comment maximiser les services environnementaux tout en garantissant une production minimale alimentaire une

Production acceptable parce que la plus grande critique qu’on reçoit de nos de nos d’utres res agriculteurs ou de décideurs c’est avec ce que vous faites vous ne nourrissez pas le monde et on ne nourrira pas le monde avec ces pratiques je pense que Pier Marc André vous

L’entendez aussi de temps en temps donc en fait ça c’est la grande critique donc en fait on n pas le choix il faut quand même on choisi de maximiser les services environnementaux et le non impact sur la nature mais il faut absolument apporter la preuve qu’on nourrira et qu’on peut

Nourrir et qu’on peut produire avoir une production acceptable on r verra tout à l’heure alors en 99 donc quand avec mon mari on quand j’ai changé de je suis revenu moi de la région parisienne où j’exercé un autre travail on s’est dit bah qu’est-ce qu’on va faire alors

J’aime pas être comme ça il est ah oui voilà pardon donc on s’est questionné on s’est dit qu’est-ce qu’on va faire et on a réfléchi toute notre ferme et toute notre réflexion sur la question des dépend donc c’était en 99 donc en 99 on s’est dit la dépendance euh du de l’élevage

Beauvin aux protéines extérieures aux protéines du Brésil ou des États-Unis est-ce que c’est durable la dépendance à l’apport d’azote minéral dans les champs est-ce que c’est souhaitable euh nos rendements stagnent ça c’était sur la ferme de mon mari qui était euh davantage davantage tourné vers les cultures et avec deux ou trois cultures

C’est tout donc les sols se dégradent il l’observaient donc la question c’était est-ce que c’est inéluctable et la question globale c’était est-ce que du sol jusqu’à l’assiette du consommateur est-ce que la la la question de la santé globale de tout ça est-ce qu’elle est au rendez-vous et après il y avait la

Question personnelle enfin vous vous le lisez en même temps que moi quel rapport voulait-on avoir à la nature est-ce que c’était une relation d’exploitation ou est-ce que c’était une autre relation à inventer et la dépendance du coup de la pensée ou l’indépendance de la pensée

Donc on a choisi notre horizon et on a choisi donc le thématique le thème de la santé en se disant bah est-ce qu’on peut construire une chaîne depuis le sol jusqu’à jusqu’au consommateur que l’on pourra dire une chaîne de santé globale et naturelle euh s’intéresser davantage à l’agronomie

Et ne plus obéir à des recettes développer la vie des sols et la biodiversité et donc c’est bien ce que je disais tout à l’heure maximiser les résultats environnementaux sous contrainte d’une production minimale j’ai plus rien sur l’écran voilà donc on a choisi parce que c’était

Les tout débuts en 99 on avait un peu entendu parler des TCS donc à l’époque TCS c’était technique cultural simplifié c’est devenu plus tard technique de conservation des sols donc on a vendu la charue en 99 et on a démarré euh on a démarré gentiment à se dire qu’est-ce

Qu’on va faire on a travaillé nos sols diff ment et on est parti sur donc les couverts végétaux alors j’ai vraiment très peu de minutes donc je vous dis où on en est arrivé aujourd’hui donc 23 ans après voilà aujourd’hui notre agroécosystème en tout cas ce que l’on appelle notre agroécosystème autonome

Parce que dans une deuxième partie j’espère qu’on en parlera parce que là j’ai pas le temps mais c’est la recherche de l’autonomie alimentaire de notre troupeau qui a construit finalement le visage de notre ferme aujourd’hui c’estàdire que on avait cette idée d’indép et d’autonomie et donc on a construit un

Système autonome et un système sur l’agriculture avec l’agriculture de conservation des sols qu’on a passé en biologie en agriculture biologique en 2015 donc à la base il y a 120 hectares aujourd’hui 123 13 km de ha ça représente 130 m par hectare qui donc nourrissent tout le troupeau qui produisent donc les 123

Hectares produisent 600 tonnes de matière sèche dont 130 tonnes de protéines brut parce qu’on avait en plus la folie de prétendre qu’on allait produire toutes nos protéines et n’acheter aucune protéine et donc aujourd’hui c’est vrai on nourrit notre troupeau laitier intégralement y compris les protéines voilà donc ce qui sort du

Système c’est un peu de lait vendu 10 tonnes de matière de de viande et puis on l’emmène jusqu’au consommateur final parce que l’idée c’était de pouvoir justement avoir voir cette relation avec l’acheteur dans la dynamique de la santé globale jusqu’au consommateur donc la viande on la vend en direct en région

Parisienne ce qu’on importe c’est de la paille parce que comme tout le monde est sur paille on importe de chez nos voisins de la paille parce qu’on a pas de place pour faire assez de céréales puisque on verra la seulement tout à l’heure tout est basé sur la Luserne et

L’herbe évidemment le fumier de tout ce petit monde et le lisier repart dans le système et on a juste la chance depuis 1 an d’avoir une voisine qui fait des œufs des poules des poules pondeuses bio de loué en plein air et donc on récupère sa

Fiande de volaille et ça j’avoue que ça a un tout petit peu modifié quelques rendements d’apporter quand même un peu de phosphore et d’azote qui vient juste de la voisine qui à 1 km voilà alors je je boucle avec l’assolement d’aujourd’hui par rapport à laassolement de 2000 donc vous voyez à

Gauche qu’à l’époque en quand on a commencé donc notre notre parcours notre aventure on avait il y avait déjà 45 % de prairie au total mais c’était surtout lié au fait que il y avait la ferme de mes parents qui était très accès bio déjà et on avait 25 % de culture de

Vente en 2023 les cultures de vente sont passées à 3 % et on a 20 % de Luserne et de légumineuse en général qui apporte la nourriture protéinée de nos anim m et qui rentre dans le bouclage des cycles azote phosphore pour la fertilisation de tous nos champs donc on a plus

D’hectar pour nourrir nos animaux qui se trouve sur le continent américain mais on ne contribue plus à la vocation dite exportatrice de la France puisque on continue à dire et à penser qu’il faut absolument qu’on nourrisse le monde avec nos céréales donc donc on a plus d’extension de notre ferme parce

Que quand on parle des des performances des fermes françaises on dit voilà du côté de fougère il y a de 2 UGB ou 2,5 UGB ou 3 UGB hectar donc nous on est qu’à 08 ou à une maximum UGB hectare mais on n pas d’extension invisible de

Notre ferme ou en tout cas qui n’est pas lu dans les chiffres aux États-Unis ou au Brésil puisque tout est produit en fait sur la ferme donc voilà ce qu’on a fait et on l’a fait en ne labourant pas pendant donc 20 ans jusqu’en 2000 du

Tout du tout et on était en semi directect pour presque tout et le passage en bio nous a obligé à revoir quelques pratiques mais on va en parler après voilà donc ça c’est le le cheminement que vous connaissez je pense que vous avez tous appris ici ce que

L’on fait quand on veut démarrer des transitions agroécologiques injecter de l’azote atmosphérique stocker du carbone de mettre des couverts végétaux et cetera donc on a fait tout ça pendant 20 ans voilà et on était arrivé à ça c’est-à-dire du smid direct dans des couverts comme ça enfin dans des résidus

Comme ça mais il y avait donc un peu de glyphosate très peu et à la fin des 20 ans on avait sur les 25 % de culture on avait zéro euh insecticides et zéro fongicides mais on avait les herbicides nécessaires et après on a passé tout ça

En bio voilà ce qu’on faisait là des des semis dans ce type de dans ce type de résidu et les résultats mesurés euh bah évidemment on a fait x TR sur la matière organique on a supprimé totalement l’érosion et la battance en surface le stockage de l’eau on avait

Observé qu’on gagnait à peu près 2 semaines de de résilience sur un stress hydrique estival par rapport à nos voisins on bouclait tous nos cycles d’azote et de phosphore enfin continue en boucle euh on a augmenté la la biodiversité fonctionnelle tous les auxiliaires par exemple quand on a

Démarré on a fait quand on a commencé à faire des betteraves fourragères euh bah les betteraves fourragères en dehors de les désherber à la main quand on est passé en bio euh il y avait une foison de d’insectes qui géraent en fait tous les problèmes éventuels d’insecte voilà

Le linéaire de haie a augmenté et donc on est passé en bio en 2015 avec la volonté comme le disait Alban de continuer au plus près de l’agriculture de conservation des sols donc pour amener un mot qui a pas été prononcé l’agriculture biologique de conservation qui aujourd’hui commence à

Prendre corps avec des chemins que vous vous aurez à finir d’inventer parce que c’est passionnant et on peut y arriver et pas uniquement en polilyculture élevage comme chez nous il y a des céréaliers aujourd’hui qui avant bien sur le chemin de l’agriculture biologique de conservation donc sans

Travail du sol mais on va en reparler parce que c’est sans labour mais pas forcément sans travail du sol marandr et sans glyphosate et sans phyo du tout voilà donc il y a des paradoxes merci beaucoup Marie Françoise pour cette présentation pon peut l’applaudir pour commencer cette table

Ronde tout à l’heure question dilemme labour glyphosate dont vous avez réussi à sortir en quelque sorte et vous nous avez présenté quelques pratiques qui peuvent permettre de bah justement de faire cette agriculture de conservation sans l’usage du glyphosate est-ce que vous pouvez revenir dessus et aussi peut-être nous en présenter d’autres que

Vous vous n’effectuez pas et vous Marc André vous aussi peut-être est-ce que vous avez des idées de pratiques qui peuvent nous permettre de nous passer de glyphosate en agriculture de conservation alors qui veut commencer commence alors euh je commence tu veux que je commence ouais donc nous ce qui

Nous a permis de réussir c’est ce qu’il y a sur la photo c’est ce qu’on a mis dans les champs en fait donc on a travaillé la question de l’autonomie alimentaire de notre troupeau et ça a transformé ce qu’il y avait dans nos champs donc le pilier chez nous le

Levier principal à la fois donc de la de de la réussite de se passer totalement de phyo et de se passer de quasiment tout le travail du sol et en tout cas du Labour je fais juste une exception parce que on n quand même pas euh on est quand

Même pas des génies non plus euh on est obligé pour l’instant donc on a commencé en 2015 la bio la bio on est parti euh sur un grand rêve parce qu’on est Quême des agriculteurs chercheurs mais on essit des échecs cuisants donc on est est parti la bouche en cœur en se

Disant direct sans labour on passe en bio les TCS on les passe en bio donc sur les cultures comme le maïs je vous allez comprendre pourquoi on a besoin de maïs et la betterave par exemple euh ça a été dramatique quoi le les levées de les levées de mauvais herbes de ont donné

L’obligation de on a commencé on n pas travaillé mais on a dû faire un peu de désarbage à la main ça c’est clair pas mal même et après on a décidé de refaire un tout petit peu de travail du sol on va en parler mais donc le pilier c’est

La luiserne la prairie je vais vite donc le pâurage donc avec une restitution immédiate les vaches elles sont dehors 9 mois de l’année minimum donc des prairies d’association évidemment vous vous en doutez mais ça vous connaissez ça par cœur c’est pas la peine d’en parler des choses intéressante qu’on a

Commencé il y a 7 8 ans du semiirect donc les mêmes outils que ceux qu’on utilise utilise donc en en TCS ça c’est des outils de Cuma tracteur de Cuma en collectif donc et puis un gros semoir de semoir direct un weaving de anglais de Kuma aussi on sursème dans les lusernes

Ce qu’ y a au sol là c’est une luiserne autonnale on a fait la dernière fauche et fin octobre 2e quinzaine d’octobre cette année c’est la première fois qu’on a pas pu le faire il y avait trop d’eau c’est la première fois aussi qu’il y a trop d’eau d’habitude on vit des

Sécheresses et euh on sursème directement un gros méteil avec des trèfles dans les luusernes ce qui nous donne directement au mois de juin 5 à 6 tonnes de matière sèche dans le meilleur des cas directement en une coupe vous voyez à droite c’est vous avez à la fois

De la Luserne des trèfles des trèfles géants des choses comme ça et du méteil c’est-à-dire un peu de févol un peu de visse un peu d’orge aussi ou un peu d’avoine et on met tout ça dans le tas de silo pour l’hiver donc on a de la

Protéine on a un peu de sucre parce qu’on a un peu d’orge ou d’avoine on fait ça en fin d’après-midi pour avoir le maximum de sucre on a appris parce queavant on savait pas donc on faisait le matin on a appris qu’il fallait mieux faire l’après-midi grâce à quelqu’un qui

Nous l’a enseigné parce qu’on apprend tous les jours et euh une des une des clés y compris pour vous c’est que il faut devenir robuste muscler et entretenir sa musculature sur tous ces sujets parce que c’est pas vrai qu’il y a c’est pas la même solution que le technosolutionnisme en fait c’est des

Solutions avec le vivant ce sont des solutions qui tous les jours nécessitent qu’on regarde ce qui se passe qu’on conclut qu’on écrive on se dise voilà dans tel dans tel contexte ça fait ça l’année prochaine ça fera pas pareil cette année-là par exemple là où c’était

Énorme on a rempli le tas de silo en une seule coupe alors que d’habitude il nous en fallait deux donc en fait voilà manquit de place mais on s’est dit wouh mais c’est une super solution ça et on a fait ça en 2015 sursemé à l’automne et

Là on commence à en parler maintenant de façon plus alors voilà du coup au début à gauche on mettait un tas de silos de Luserne puis à côté on mettait le maïs épi parce que l’autre l’autre plante qui vient du coup qu’on faisait pas avant c’est que face à la puissance de la

Protéine de la luiserne à 20 21 points de matière azotée total on trouvait personne dans les facteurs limitants c’est que on ne trouvait personne pour nous aider chez les conseillers en alimentation animale pour nous dire comment on allait faire fonctionner tout ça dans la pense ça rigole pas he

D’envoyer 13 kg de de luzerne dans une pense de vache je sais pas si vous voulez vous faites de la production animale ou de l’alimentation dans vos études mais on perturbe tout donc on a fait nous-même nos essais une année on a pris quatre vaches un mois on le leur a

Tout donné au saut on a tout pesé il y en a une qui est morte et toutes les autres ça a été et donc donc on a vu jusqu’où on pouvait aller ou ne pas aller et maintenant dans le tas à droite on met la Luserne dessous et le maïs

Épis dessus on fait un espèce de sandwich autre levier les méteiles ça c’est un gros méteil protéiné donc méteil grain donc là on moissonne et on ajuste dans la ration la voilà tout de suite la ration donc tâtonnement après tâonnement on a réussi à mettre au point cette autonomie de la ration hivernale

Bon celle de l’été vous l’avez comprise elle l’IT évidemment puisquil y a le pâurage euh on on met 13 kg de matière sèche dans cagees de luiserne c’est quasi pur mais il y a un peu de treèfle violet on ajoute du maïs grain épis pour venir contrer par une énergie concentré

Dans le maïs grain contré en fait la protéine concentrée parce que finalement on fait l’inverse des rations où on met 13 kg ou 15 kg de maïs enilage avec de la plante entière dans beaucoup d’élevages encore aujourd’hui donc de la plante entière de maïs et on ajoute un

Concentré protéiné qui est donc du tourteau de soja ou du tourteau de cola donc nous on fait l’inverse on met la protéine sous forme de fourrage donc on remplit la pense finalement avec de la protéine et on amène l’énergie de façon concentrée donc on inverse complètement le

Raisonnement donc 6 kg ou 7 kg de matière sèche de maïs grain ou de maïs épis il y a un petit peu de maïs plantentière mais c’est les transitions autonnales et printanières un peu de céréales de méteille ou de d’orge et on arrive avec ça à produire sur une bonne

Génétique 28 à 30 L de lait ce qui est pas anodin parce que ça veut dire qu’on est autonome avec 28 à avec un résultat de 28 à 30 L de lait par jour et par vache c’est-à-dire une production qui peut atteindre dans le meilleur des cas

7000 kg sur une vache normande les primolstein on on en a quelques-unes qui nous servent d’essaiis en permanence elles sont à 40 l autonome elles ont juste reçu en plus un petit peu de lin on achète de l’extruflax un tout petit peu du lin mais juste 2 tonnes pour toute l’année

Donc c’est rien et un petit peu d’orge en plus donc c’est pas c’est pas des performances c’est pas un modèle c’est juste de dire que quand on quand on pousse les curseurs on voit jusqu’où on peut aller et il y a des voies c’est juste pour dire qu’il y a des voix parce

Que ceux qui ceux qui no no stagiair qui passent et cetera et qui sont chez leurs parents qui continuent à faire 100 hectares de maïs pour 110 ou 120 vaches et qui font venir des camions de tourteau ils sont ultra performants ils sont beaucoup plus performants que nous

Technico économiquement mais comme on ne compte pas aujourd’hui l’impact de l’agriculture sur la dégradation de l’eau de l’air et des sols alors on n’est pas assez performant donc en fait on est un petit peu seul dans notre solitude avec nos avec nos pratiques mais on on réussit à

Démontrer que des chemins sont possibles voilà donc si vous voulez rapidement le l’assolement enfin en tout cas la rotation donc la tête de rotation du coup vous avez compris que c’était la luuserne en tout cas les légumineuses les apports bah c’est juste de la chauud

Parce que nous on est sur des pH en plus audacieux qui sont à 5 5 ou 6 maximum donc on est obligé d’apporter de la chaud pour réussir la Luserne et tout cela plus tous les fumiers plus donc un petit peu de lisier mais comme c’est comme c’est une fauxse àaair donc du

Coup il y a pas mal d’eau dedans ça ne compte pas beaucoup on fait un semi-direct comme je disais de méteille donc une année ou même deux années parce qu’en fait on détruit plus nos lusernes pas de glyphosate plus de destruction de Luserne impossible sans glyphosate donc en fait on transforme la Luserne

Sur 3 4 ans en une prairie qui devient du coup une prairie avec des légumineuses c’està-dire qu’on sursème on sursème on sursème et c’est comme ça pour répondre à ta question qu’on s’en sort en fait sans travailler le sol parce qu’en fait on ne détruit plus jamais une prairie et sans phyo parce

Qu’on couvre le sol tout le temps et à raison de méteille à 5 tonne de matière sèche il y a aucune mauvaise herbe qui pousse et peuvent pas et même nos collègues qui ne sont pas passés en bio mais qui il y avait un qui devait venir là mais qui ne

Peut pas au final euh lui il a fait 23 ans sans labour et quasiment tout en semi-direct il utilise très peu de glyphosate mais il dit aujourd’hui avec 23 ans de recul alors les couverts végétaux ils sont aussi grands que Pierre que Marc André solos hein chez

Lui c’est parce que il continue à mettre un peu d’azote il ne veut pas passer en bio parce qu’il est très très productif mais par contre il ne touche quasiment pas ses sols chez nous on peut pas parce qu’on est un peu en sol froid et on s’aperçoit que pour minéraliser un petit

Peu Marc André on est obligé de bouger un tout petit peu en fait la surface sur nos cultures et oui juste sur les cultures mais qui ne sont pas énormes puisqu’on a dit qu’on faisait 10 % de mteille et un tout petit peu de maïs pour avoir du maïs grain

Voilà je sais pas si j’ai répondu à la question en fait si si si euh est-ce que vous marquandellos vous avez des des idées ben alors moi j’ai jamais tué de vache donc j’ai jamais pu faire d’expérience aussi intégrée mais pour être plus sérieux je bon il y a quand

Même une chose qu’il faut dire par rapport à à la dynamique exploratoire ou à la dynamique de recherche où tu te trouves c’est que on peut quand même espérer que au bout de quelques décennies où on aura essayé de développer des systèmes comme ça on aura quand même des structures de conseil et

Des routine à appliquer un peu plus un peu plus aisé quand même je ve dire il faut pas j’imagine qu’il y aura bien sûr toujours une adaptation au terrain aux caractéristique deexploitation mais on sera pas quand même aussi loin de tout repère que que tu te trouves toi quand

Tu inities ou que tu te trouvais oui mais quelqu’un qui commence chez lui il risque de de se retrouver aussi avec à ramer comme ça peut-être que demain déjà on ramera moins ensuite dans les dans les pratiques alternatives alors ce sont aussi des pratiques de travail du sol bon même si est très

Superficiel aujourd’hui linra a développé il y a notamment écomulch il y a des choses comme ça des des mécanismes qui parce que bon si on dit les choses comme on appelle chos par leur nom le problème c’est qu’une fois enfin il suffit pas de couper certaines espèces certaines remontent son particulier les

Régras les et ces espèces là en fait pour vraiment les détruire pas leur couper la tête faut aller leur bousiller le risome ou ou la base de la tige et donc il y a des travaux donc superficiels qui qui sont comme la technique commulch mais je sais que l’yra travaille sur d’autres méthodes

Moins invasives encore qui permettent effectivement d’arriver au résultat après euh sur des petites surfaces il y a aussi tout un tas de techniques de paillage euh où on met des tapis qu’on retire bon mais ça c’est sur des petites surfaces donc en maréchage en fait abiss c’est jouable et assez pas de toute

Façon complètement renir mais de façon quand même déjà mieux balisée sur les grandes surfaces donc il y a cette histoire des commulches il y a maintenant des boîtes qui essaient de vendre des trucs qui électrocute le sol alors c’est des des dynamos pas possible embarquer donc c’est très dur à tracter

Il paraît que c’est un électocud que les plantes et personne d’autre bon d’accord euh mais bon ENF on doit la vérité de dire qu’il y a des gens qui essayent donc ces méthodes électriques et là encore c’est pour des cultures à haute valeur ajoutée c’est surtout des choses

Qui ont été développées à Cognac sur les inter qui sont très très grands à Cognac les inérants de la vigne il y a les mousses chauffées les mousses d’amidon qui contiennent de la vapeur d’eau qu’on met sur la végétation et ça ça grille tout et euh bon ça chauffe pas le sol lui-même

Mais mais c’est encore assez expérimental et c’est pour ça que nous on fait avec nous on essaie de faire avec la nature en fait c’est-à-dire que par exemple on s’est aperçu que quand on met de la chicoré dans les prairies comme il y a le même

Système de racine que les que les rumex la chicoré Dingle les rumex et voilà c’est des choses naturelles donc là vous avez et puis il y a les transitions donc en fait quand on a arrêté euh de mettre des phyos enfin des déserbants puisqueil y avait pas besoin

Du reste sur nos sols qui n’étaient pas travaillés les premières années il nous a il a fallu 6 7 ans aujourd’hui au aujourd’hui à droite c’est l’orge de cette année il y avait à tout cassé 20 rumex dedans c’est tout c’est-à-dire que ça y est le sol s’est

Adapté parce qu’on fait attention aux rotations on met une multitude de plantes dans les sols à chaque fois qu’on revient en mteille ou qu’on revient en en luuserne on met beaucoup de plantes pour que tout seul le sol peu à peu se [Musique] les plantes se concurrencent entre elles

Et du coup on arrive à des choses qu’on avait pas prévu mais qui sont plutôt positive à droite là franchement l’orge cette année c’était incroyable elle était propre alors qu’à gauche en haut à gauche ça c’est ce que j’ai dàerbé il y a 2 ans c’est des baaves j’ai fait 45

Heur de de taille dedans pour virer les kénopodes et pour redonner de la lumière aux betteraves donc voilà c’est en bas c’était les rumex les premières années et aujourd’hui le sol s’est adapté les plantes se sont adaptées il y a des plantes qui sont entrées en dormance

Et qui si on ne touche pas le sol ne rebougeront pas elles sont en dormance enfin des des des plantes qui ne nous intéressent pas je veux dire ce qui nous sauve Alban pour répondre c’est que évidemment il y a la prairie donc nous on a la chance d’avoir la prairie qui

Dure 6 ou 7 ans et j’en profite pour répondre à l’INT tout à l’heure sur l’histoire des prairies euh effectivement la règle maintenant c’est que au bout de 5 ans une prairie est appelée prairie permanente avant c’était au bout de 7 8 ou 9 ans donc nous ça ne

Nous arrange pas les herbagés parce que nos prairies on les maintient bien plus longtemps que 5 ans sauf que maintenant si on maintient une prairie 6 ou 7 ans elle s’appelle prairie permanente et nous devons obtenir une dérogation pour en faire un maïs ou pour semer quelque chose dedans ou sursemer quelque chose

Dedans donc je pense que ça a été fait puisque la la question d’internaut c’était de demander un avis moi je pense que cette règle a été pensée pour que les céréaliers introduisent peu à peu de la prairie qu’ils vont couper et restituer au sol et juste pendant 5 ans

Pour les encourager en fait euh mais nous ça nous arrange pas parce que pour l’instant je suppose qu’on va nous donner les dérogations euh quand on a une prairie de 7 ou 8 ans nous ça touche une toute petite part de nos prairies mais c’est ce qui nous sauve aussi sur

Travailler pour restructurer le sol même si on l’a travaillé un petit peu temporairement comme tu le vois là euh c’est une partie qui a été travaillée mais à côté c’est pour montrer la prairie aujourd’hui après 23 ans et en étant en bio on arrive encore à faire ce que vous

Voyez là ça c’est l’enilage épis de maïs il y a quelques mois donc en octobre et juste derrière alors ce sera intéressant d’avoir ton regard parce que to vois on a euh broyé en surface pour mélanger on a fait un passage de deschôeurs et on a

Semé en bas à gauche c’est de l’orge dans laquelle on sursème photo du milieu en bas les tout petits plans c’est de la luiserne on sursème la Luserne dans l’orge et à droite on va récolter l’orge avec une Luserne qui sera haute comme ça et notre Luserne est prête donc c’est

Toujours cette idée comme tu disais il faut pas de sol nu donc en haut à gauche c’est un semoir B c’est le même que tout à l’heure on arrive encore à faire du semi-direct alors c’est c’est grillé pas grâce au glyphosate c’est grillé parce que on vit 3 années sur qu une

Sécheresse et ça c’est de la sécheresse voilà qume aussi là une chose à à dire de ça c’est que on sent bien pour illustrer très concrètement l’idée qu’on n pas aujourd’hui forcément des routines qu’on aura peut-être plus demain aujourd’hui on n pas vraiment une bonne connaissance

Et une bonne sélection au niveau de tout ce qui est couvresol et au niveau donc de ce qui est culture intercalaire bon j’ai déjà mentionné tout à l’heure c’est c’est quelque chose he qui qui qui manque voilà et euh bon c’était c’est vraiment quelque chose voà je pense qu’on travaille

Vraiment à taton là-dedans ça veut pas dire qu’on travaille pas bien mais c’est c’est vraiment pas facile et c’est aussi ça qui m’ennuie c’est que c’est vrai que pour les agriculteurs qui veulent faire leur conversion bah quand ils entendent ça ils disent il falloir que je sois aux

Agaga tout le temps et ne nous l’aurons pas une bonne partie de la population a pas envie d’être au agaga tout le temps elle a envie d’être dans des routines et on on a vraiment un challenge qui est de un défi qui est d’arriver à avoir à à

Abaisser le de degré de de risque ou de vigilance personnelle dans le système bon j’avais envie de vous raconter un autre truc qui m’est venu en t’écoutant mais ça sort c’est sorti de ma tête ça reviendra le premier ingrédient c’est la connaissance quand on s’embarque dans des changements comme ça donc vous vous

Avez beaucoup de chance parce que vous allez partir dans votre vie professionnelle avec un socle de connaissance qui est énorme sur lequel vous pourrez engreffer d’autres et vous aurez l’appétit d’aller chercher les connaissances ailleurs nous quand on a commencé les TCS avec Frédéric Thomas et d’autres dans les années 2000 on est

Allé chercher des des enseignants et des chercheurs en Suisse aux États-Unis au Brésil parce que à l’époque il y en avait pas en France aujourd’hui il y en a beaucoup plus il y a il y a de la recherche et il faut être curieux aujourd’hui il y a Nicolas courtois en

Suisse qui fait un travail énorme sur les couverts et sur les plantes justement d’association pour les couverts végétaux mais il faut aller chercher quoi il faut faut aller chercher donc aujourd’hui on arrive encore à avoir ça c’est-à-dire un sol que les racines explorent beaucoup il y a pas de souci

On a on n pas de souci on n’ pas perdu ni sur la matière organique ni sur l’organisation verticale du sol en faisant en ramenant un tout petit peu de travail du sol ce que je pense c’est qu’on abîme les deux premiers centimètres euh mais onabîme pas le micorisien autour des racines profondes

Grâce à la luiserne et on a toujours ça à gauche c’est un champ Landa que je ne nommerai pas et à droite c’est les champs les champs de chez nous au bout de 3 qu jours ça bouge pas la fameuse colle dont partait marcandré elle est

Toujours là mais c’est la PO c’est la policulture élevage donc ça plaide en faveur si on veut faciliter par rapport à ce que tu disais les transitions pour des gens par exemple qui qui font beaucoup beaucoup de céréales tout le monde ne ramènera pas des vaches et des

Moutons surtout si personne ne veut plus manger de viande euh donc à l’échelle d’un territoire moi je Seris intéressé par exemple qu’on évalue vraiment que des élèves ingénieurs évalue vraiment à 360°gr ce qu’on fait pour que ça serve en fait pour qu’on en retire de la critique de

La connaissance et voir si à l’échelle d’un territoire la complémentarité pourrait fonctionner entre des céréaliers et de la policulture élevage et ça c’est des défis qui vous reviennent à vous dans tous les niveaux ceux qui seront agriculteurs comme ceux qui seront au niveau européen parce que je te confirme que sans l’Europe les

Démarches agroécologique n’auraiit pas beaucoup évolué à l’échelle de notre territoire national ceux qui tiennent la barre sur les couverts végétaux et les pratiques agroécologiques c’est en Europe et il faut y aller il faudra que vous so soyez présents partout selon votre charisme selon ce que vous avez envie de faire selon ce

Qui vous anime mais il faut investir les lieux de décision euh du coup enfin dans la salle il y a il y a quelqu’un qui a une question euh parce que du coup votre échange a a suscité pas mal de réflexion donc on autorise à ce que il y a une question

Qui soit posée là maintenant saisissez l’autorisation oui je je me demandais du coup euh vous est-ce que vous avez une enfin j’ai oublié votre nom euh madame marie-fançois euh oui est-ce que vous avez une formation scientifique en biologie enfin parce que c’est vrai que du coup en tous les

Agriculteurs n’ont pas la chance d’avoir ces connaissances et du coup je me demandais quelle était votre formation à vous de B ah ben là c’est intéressant et ça rejoint quelque chose qui a été dit tout à l’heure aussi la bonne nouvelle c’est que non c’est que je suis fille

D’agriculteur j’ai fait cette conversion avec mes parents j’étais étudiante à l’époque mais je suivais de très près ce qu’il faisait donc en Mayenne quand ils ont converti une ferme chimique en bio moi j’ai fait des études d’économie j’ai un master 2 en économie en gestion j’ai travaillé 10 ans dans le domaine du

Développement dans une école d’ingénieur les relations entreprises les recherches de financement et cetera donc rien à voir donc je regardais l’agriculture de loin et je n’en avais pas de connaissance scientifique ni technique sauf un truc complètement horizontal ce que mon père avait fait donc la bonne nouvelle c’est

Que comment je vous parle vous pourriez peut-être penser queeectivement j’ai des connaissances scientifiques alors j’en ai mais je les ai toutes acquises et je les ai acquises la chance c’est que je les ai acquises d’emblé de façon agroécosystémique c’estàd que j’ai pas appris les recettes et quand j’ai dû

Faire mon bac pro tout en travaillant au bpra je ne sais plus ce qu’il a fallu que je fasse pour m’installer euh j’ai fait un truc le bpra tout en travaillant et bien j’étais surprise de voir que c’était encore une formation recette mais moi j’avais lu Mathieu morè sur la

Luserne mon mari lui il était allé aux États-Unis en se disant bah c’est quand même bizarre parce que les États-Unis nous vendent du soja et eux ils mettent de la luuserne enfin je je résume mais voilà donc est-ce qu’on peut pas faire mieux et donc on est parti de ces

Questionnements là mais il y avait pas de connaissance mon mari il a un BTA agricole et on s’est complètement formé on est allé on a on est allé à beaucoup beaucoup beaucoup de conférences beaucoup de formations mais du coup on a acquis la connaissance agroécosystémique sans est-ce que ça

Répond à ta question donc on peut acquérir et vous vous avez une chance vous partez de beaucoup beaucoup de connaissances que vous pouvez relier les unes aux autres et vous partez aussi avec la capacité à aller parler à d’autres acteurs dans d’autres champs de compétences je suis allée récemment à

Une formation avec eu madame vilnaf Chassagne qui est une des meilleurs entomologistes en France parce que je suis en train de mettre en place un verger là pour avoir trois niveaux de production et euh elle elle dit bonne nouvelle aussi elle dit que quand elle arrive dans une région céréalière ou de

Viticol très vite dès qu’on remet en place des infrastructures paysagères ou des infrastructures d’accueil des des insectes très très vite ces populations se reproduisent et on peut aller très vite on peut aller très vite dans le bon chemin voilà c’est c’est d’aurs le sens he du du titre du livre de Bruno David

L’ancien président du Muséum qui est à l’aube de la 6 extinction on est à l’aube c’est c’est un crche des populations quand on dit qu’on a perdu 80 % des insectes en 30 ans et 30 % des oiseaux en 15 ans c’est pas les espèces hein c’est les individus donc c’est

C’est une perte de biodiversité mais il y a encore la résilience effectivement et ça ça c’est vraiment le le le point positif pour ça que ce soit les sols ou les agosystèmes en général et une autre remarque c’est que bon aujourd’hui c’est quand même pénible de voir que ceux qui sont formés dans

Les écoles de l’agriculture ont éventuellement plus de mal à passer à à des formes alternatives que ceux qui ne le sont pas euh alors souvent effectivement c’est des des néorurau qui s’empar de ces de ces questions euh ça veut pas dire qu’il y a pas des pala ruraux si j’ose dire

Qui le fassent aussi hein mais euh c’est ça ça renvoie aussi à des formations qui sont très basées sur des recettes et qui sont pas des formations son questionnante et en parlant de question il y a une chose à laquelle il faut se préparer euh à laquelle on n’est pas

Intellectuellement préparé et on l’ d’autant moins que ça viendra lentement dans un premier temps tant que soit le bio soit l’agriculture de conservation seront en mosaïque dans un paysage qui sera conventionnel c’est qu’on va petit à petit faire émerger les formes d’indésirable qui sont liées à ces nouvelles formes d’agriculture et qui

Sont pas répandu ça c’est important parce que à un moment changer de pratique ça va sélectionner tout un tas d’agents et notamment introduire des emmerdes alors bon dans le cas effectivement du du rumex on voit très bien que c’est l’inverse et en fait il y a plus généralement l’épuisement du stock de la

Banque de grain qui a été enfouie par le labour qui va s’effondrer au cours du temps donc dans la conversion il y a des emmintes qui viennent de grain qu’on ne verra plus quand le stock de grain sera résolu mais à côté de ça il y a les

Ennuis qui vont apparaître et on peut les imaginer très bien en regardant simplement ce qui s’est passé avec le glyphosate aux États-Unis il y a des endroits où notamment quand on a eu les les Semens sur R predy on a commencé à bombarder au glyphosate ça sélectionneré

Des résistances en 25 ans ils ont à peu près sélectionner une trentaine de plantes sauvages résistantes et aujourd’hui il y a des régions des États-Unis où la question des glyphosat ne se pose plus parce que il est foutu et ça ça veut dire qu’à chaque fois qu’on fait une nouvelle pratique on

Sélectionne et on a d’autres types d’ennuis qui viennent bon bah là c’était des ennuis pour le glyphosate voilà on on peut en sourire mais euh il faudra être vigilant parce que on est sur un matériau vivant et il risque d’évoluer mais ça veut pas dire qu’il faut pas

Aller dans cette direction ça ve dire qu’il faud continuer à être vigilant et que donc faudra jamais soner à une formation recette on aimerait parler maintenant de modèle agricole global donc on peut constater que l’agroécologie quelque part implique bah comme on l’a vu une réelle complexification de l’agriculture et qui nécessite donc par

Exemple de penser les associations de culture dans l’espace dans le temps donc le modèle de polilyculture élevage de la ferme saintane et l’agroécologie en général est-ce que est-ce que pour vous c’est quelque chose qui est généralisable à grande échelle et dans chaque territoire vous avez parlé par exemple des céréaliers qui qui

Commencent à pas mal développer l’agriculture biologique de conservation et d’autre part est-ce que vous pensez c’est une question mais est-ce que vous pensez que des solutions numériques de l’agriculture de précision qui sont vendu comme plus fa enfin qui sont vendu comme plus facile qu’est- qu’est-ce que vous pensez globalement de

Ces solutions numériques euh qui sont justement vendu comme plus facile à adopter par par les agriculteurs aujourd’hui par les entreprises qui qui mettent en place alors tout comme ce que j’ai présenté on a la modestie de penser que c’est pas un modèle mais ce sont des pistes et ça ouvre des espaces

Euh la même chose pour répondre à la question alors le le numérique va apporter des solutions je je vais montrer par exemple ça ça c’est le collègue qui a pas pu venir donc lui il a fait un essai celui dont je parlais tout à l’heure il a fait un essai une

Année donc zéro glyphosate il a pas fait de destruction au glyphosate par contre je pense qu’il est super équipé en GPS du coup il a pu passer au printemps c’est ce que fait aussi un gars qui s’appelle Frédéric Barbeau qui s’est réallié sur 300 hectares dans la Nièvre

Je crois et qui est en TCS bio et qui est passé de SD bio il est passé par le SD bio mais il a recommencé à travailler un petit peu ses sols et du coup maintenant il bine ses céréales nous on passe une roto étriilleuse vous voyez ce que c’est une

Rotoétriilleuse ou une ou rotative dans nos céréales au à la sortie d’hiver eux ils passent la bineuse parce queils sèment au GPS donc les céréales sont semé au carré dans les deux sens et donc ils peuvent passer des outils ultra précis jusqu’au rat de la plante des

Bineuses euh GP connecté machin donc ça ce sont des outils si alors on dérange le sol hein marcandré on est d’accord mais mais qui pour se passer de phito en tout cas sont des outils très intéressants donc oui oui oui oui le numérique il va falloir piocher des solutions par contre pas de

Technosolutionnisme uniquement ce n’est pas possible parce que ça voudrait dire que une fois de plus comme tu le disais on va passer par les solutions recette facile et on est toujours dans l’exploitation de la ressource on n’est pas dans je travaille avec la nature on n’est pas dans euh comment cette nature

Elle fonctionne comment ce génie de la nature fonctionne et il sera toujours plus fort que nous de toute façon ça c’est une certitude donc je pense que on serait pas dans la bonne voie s’il y avait pas des gens qui continuent à réfléchir sur travailler avec ce génie

De la nature et y mettre notre intelligence à nous ça c’était la deuxième question et la première je sais plus ah oui à l’échelle du territoire oui bien sûr bien sûr qu’à l’échelle des territoires je l’ai dit les complémentarités sont à travailler c’est déjà le cas Frédéric Thomas il amène des

Moutons dans ses dans ses couverts désormais beaucoup beaucoup de gens qui sont en SD et qui font des couverts végé végétaux euh et il y a des gens qui se sont spécialisés avec leurs troupeau de mouton qui tournent dans le Gers on a des amis qui font ça aussi ils ont

Découvert qu’il font de de m de haut et maintenant il y a des moutons qui passent régulièrement donc ça c’est de la complémentarité par contre je suis sûr à contrario que on ne pourra pas continuer avec des zones spécialisées et hyper spécialisé avec 400 hactares de céréales d’un seul tenant sans un

Arbre ça je crois pas mais je dis encore que je sais pas tout pour plein de raisons pour plein de raisons en l’occurrence il y a aussi des raisons juste de de bah enfin bon il y a il y a notamment il y a l’outil est hein qu’on

Qu’on on a pas beaucoup parlé de ça c’est vrai qu’on était bon un petit peu dans le sol mais on a absolument besoin de de tampon écologique entre les entre entre les champs bon ce qui est ce qui est certain quand quand on se pose la question de

L’extension de de ça c’est que effectivement là encore il y a tout ce cette difficulté que quand il y a un retour d’expérience qui a marché il est inséré dans un contexte très local et ça c’est pas forcément d’emblé sans réfléchir et quelque chose qui est transposable à une

Exploitation qui est 20 km plus loin et on on revient toujours à ce truc c’est que il faut vraiment de l’agilité intellectuelle et et dans les pratiques pour pour effectuer sa conversion euh moi je pense que les solutions technologiques elles ont ce défaut c’est qu’elles sont plus simples pour

L’exploitant en apparence mais en fait c’est une externalisation de la complexité et en externalisant la complexité donc le le le le le le fond des problèmes on on fabrique des esprits qui sont pas à même de la prendre en main et c’est pour ça qu’il peut y avoir

Des réticences à la conversion quelle qu’elle soit c’est qu’effectivement on a des esprits qui ont perdu en souplesse et ça c’est c’est quelque chose d’important c’est quand on exalise la complexité c’est plus simple oui mais justement c’est moins agile et du coup c’est moins capable d’évoluer et je

Pense que c’est un peu le procès qu’on peut faire l’agriculture française actuelle c’est d’avoir eu recours effectivement à la technologie pour fonctionner et finalement bah d’ devenu un peu trop pousce bouton pour être capable d’envisager sereinement les les changements qui qui doivent advenir et puis ça coûte très cher quoi donc c’est un

Encouragement à au fait qu’il n’y aura plus vraiment d’agriculteur on aura des opérateurs ça c’est un mauvais schéma mais on aura des opérateurs et des décideurs ailleurs enfin il faut voir comment certaines boîtes aujourd’hui vendent la technologie en disant vous êtes dans votre bureau plus de discussion avec

Personne puisque c’est des machines qui démarrent et qui vont aller faire le boulot dans les champs des robots et cetera moi je suis pas contre mais je dis juste qu’il faut réfléchir à quelle agriculture ça dessine donc c’est déjà le cas dans certains pays des grands grands pays

Agricoles c’est juste qu’est-ce que l’on veut quoi que veut-on parce que c’est très cher et donc ça contraint à l’agrandissement des fermes c’est inévitable on sait que l’efficacité de production est maximale dans des fermes enfin dans des exploitations de taille intermédiaire à partir d’un en dessous d’un certain seuil effectivement la

Productivité elle est elle est un peu limitée mais quand on fait grandir le le la taille d’explloitation on a plutôt une tendance en moyenne à la baisse de la productivité justement c’est encore une baisse d’agilité et d’adéquation fine au au territoire qui est géré alors pour terminer cette table

Ronde on va vous poser une question un petit peu complexe c’est par quel moyen est-ce qu’on peut engager la société sur le chemin de l’agroécologie et mettre en place donc les nouveaux modèles agricoles qui ne sont bien sûr pas basés sur des recettes comme vous le dites est-ce qu’il faut continuer à s’appuyer

Sur les outils politiques et économiqu que existant peut-être en créer d’autres on pense au payement pour services environnementaux par exemple et euh quels sont les acteurs qui ont une part à prendre et comment doivent-ils interagir quels sont les acteurs qui ont une part à prendre a une part à

Prendre c’est à la fois simple de répondre et à la fois complexe oui parce que moi je dirais que le levier majeur c’est la consommation oui c’est tout le monde euh et surtout de pas taper sur une part de la population en ne prenant pas sa part à titre

Individuel parce que ça les agriculteurs le vivent très mal quel qu’il soit nous on vit très mal qu’on nous squeeze l’aide au maintien bio par exemple pour faire de l’aide à HVE euh et les agriculteurs qui sont en agriculteur en agriculture conventionnelle vivent très mal qu’on leur enlève des molécules qui savent

Plus comment faire parce qu’effectivement la phase de transition à entamer elle est ardue c’est difficile de se mettre en chemin sur quelque chose qui est de l’inconnu euh donc il y a la consommation il y a les leviers financiers oui ça c’est sûr aujourd’hui ce qui pêche dans nos systèmes ce qui

Fait que là économiquement ce que je vous présente ça reste difficile pour nous financièrement ou en tout cas que le temps de travail n’est pas complètement payé c’est parce que on ne p pas les services environnementaux qu’on que l’on rend c’est plus efficace aujourd’hui d’avoir 100 vaches à 11000 L de lait que

Ce qu’on fait parce que personne ne considère la non pollution de l’eau personne considère les 135 m de ha par par hectare personne ne considère la non pollution de l’air le fait qu’il y a tant de tant de d’insectes à l’hectare et cetera ce n’est pas ni considéré ni payé et

C’est ça qui va pas parce qu’on peut pas du coup être aussi performant que l’autre système parce qu’on ne tient pas compte de la dépollution ultérieure des méfits sur la santé et cetera et cetera ce n’est compté nulle part à commencé par exemple par le le coût de de production

De l’eau potable aujourd’hui la première chose que font les agences de l’eau dans les de captage c’est d’encourager la conversion en bio parce que ça réduit de 30 à 40 % la quantité d’azote qu’ils ont à traiter donc quelque part c’est vrai qu’aujourd’hui quand on a quand on exige

Quand on attend ces conversions euh en gros on demande des services écologiques en plus sur sur la qualité de l’eau sur la qualité de l’environnement sur la qualité de l’alimentation sans sans vouloir les payer donc la solution elle est citoyenne elle est pas voilà c’est

Clair et on revient aussi un peu à la formation mais quand même pour être positif moi ce que je vois pour être invité à parler de de ces questionsl par différents auditoires c’est que je vois beaucoup plus d’agilité dans le domaine de la finance qui en fait est toujours

Aux agais des bons plans donc quand vous arrivez en disant tiens là il y a une solution bah évidemment ça les intéresse je vois beaucoup plus d’agilité de la finance que des politiques ceci étant un jugement global il n’exclut absolument pas qu’il des abrutis en finance d’accord et des gens géniaux en

Politique c’est pas ça l’hitoire mais les politiques sont pas très agiles là-dessus ils y comprennent rien puisqu’ils sont formés dans des écoles qui croi que gérer le monde c’est savoir faire de la politique alors qu’en réalité gérer le monde c’est en particulier être agriculteur c’est gérer

Le vivant bon donc là il y a pas de résonance dans le domaine de la finance il y a quand même une demande croissante de finance vertes donc moi je aujourd’hui si j’ai un espoir il est du côté de la finance je fais pas partie des gens qui

Sont des amis de la finance mais néanmoins je dois remarquer que là il y a des opérateurs qui sont plus agiles une fois de plus parce que ils voient les bons plans or il y a des solutions aussi alors quand on a franchi la barrière de leur faire comprendre qu’on

Pose pas que des problèmes mais qu’on offre des solutions il y a il y a vraiment quelque chose là qui est qui est positif et d’ailleurs il y a quand même pas mal d’argent qui commence à couler vers le vers les agriculture alternative mais il y a aussi des erreurs par exemple l’état

Quand l’État a dit la crise du bio en ce moment de mon point de vue bon c’est enregistré mais elle est dû en grande partie à l’état parce que il y a quelques années l’État a dit 20 % de d’aliments bio dans toutes les cantines donc ça c’était le Grenel de

L’environnement c’est ça euh non pas le Grenel de l’environnement la loi la loi à Lim à Lim donc on dit 20 % donc les filières bio se sont dites pour une fois on nous fait confiance on va être au rendez-vous on va mettre en ligne le port les filiales por les filières

Volailles les filières œuf les filières viande rouge les filières végétales on va être au rendez-vous de cette confiance que l’État nous accorde en disant 20 % dans toutes les cantines tout le monde se met en ligne investit donc y compris aujourd’hui les semences on a quasiment le droit à plus

Aucune dérogation en semence parce que les semenciers produisent suffisamment de semence bio bon il y en a pas mal qui viennent d’Allemagne et d’Autriche mais en France aussi pour nos besoins en agriculture bio de semence bio donc on a presque plus droit aux dérogation au finalement l’état n’honore pas via ses

Cantines n’honore pas cette cet engagement donc euh parce que le local a réussi à s’infiltrer dans le truc le HVE a résulté a réussi à s’infiltrer dans les 20 % donc en fait on a plus la demande la demande qui étaient prévu et pour lesquelles les filières s’étaient

Organisées donc forcément en plus crise financière un petit peu de pouvoir d’achat du coup les gens achètent moins bio mais c’est surtout parce que la consommation collective et il faut le dire n’a pas été au rendez-vous donc là ce sont des outils politiques ça répond strictement à la question que vous

Posiez c’est-à-dire il y avait un bon outil politique c’était bien parti 20 % c’était quand même pas un truc démentiel hein c’était jouable et c’était acceptable par l’agriculture conventionnelle de dire qu’il y aurait 20 % dans l’alimentation des enfants ens et des personnes âgées et des hôpitaux

C’était quand même pas un comble mais ça ne s’est pas fait donc aujourd’hui on déconstruit les filières on file deux fois 60 millions d’argent public pour aider les agriculteurs bio et les filières puisque eux se sont engagés et ont fait ok nous on sera au rendez-vous donc ça coûte plus cher collectivement

Donc en fait le problème c’est le yoyo oui politiquement dans les outil politique en tout cas et la leçon donnée qui fait que justement il vaut mieux pas bouger c’est ce que je tout à l’heure les syndical é se trompe pas là-dessus vous mie pas bouger parce que de toute

Façon le terrain n’est pas stable et et c’est important bon quand quand il eu la grippe aviaire quand il y a eu la Pest porcine là on a on a atteint les milliards d’euros déversés sur les filières et c’était bien le moins bon aujourd’hui l’aide au l’aide au bio

C’est quoi c’est 60 millions d’euros je crois par an c’est c’est dérisoire c’est pas la hauteur et moi je suis je signe aussi même si on doit aller en prison bah on ira ensemble he puisque c’est enregistré mais je signe aussi que c’est une culpabilité d’État ce qui est en

Train d’arriver au bio mais c’est une capabilité doublement grave parce que c’est le moment où émergeit une foremme d’culture bon elle a S défaut puisqueelle l’ Bour ok mais émergit une forme d’agriculture qui résolvait un certain nombre des problèmes et ben franchement ça donne confiance à personne et ça donne envie personne à

Personne de résoudre les problèmes de résoudre mes problèmes de santé en particulier et et ça c’est important parce que on retourne à ça je pense qu’aujourd’hui le politique n’est pas dans sa formation à même de comprendre le monde qu’il manipule regardez par exemple toutes ces gesticulations là où donc notre premier

Ministre est allé c’est enregistré non c’est pas enregistré donc on a le droit de dire du mal de no le Premier ministre est en train de repromettre 50 millions d’euros à à aux gens qui sont inondés dans dans le nord de la France là alors on sait pas bien si c’est 50 millions

D’euros en plus ou si c’est les 50 millions d’euros que Macron avait prévu la dernière fois qu’il a toujours pas donné on sait pas très bien bon mais qui parle du changement cl que là ces mecsl ils vont être inondés demain après-demain le surlendemain jusqu’à ce

Qu’il déménag c’est ça qui va se passer et ben non on parle pas du changement climatique c’est pareil on fait des lois sur l’immigration mais vous savez qu ce que c’est le risque de l’immigration c’est des centaines de millions de gens qui vont partir de chez eux parce que

Quand le climat devient méditerranéen hein dans le nord de la France et ben le Sahara gagne le bord de la Méditerranée en haut de l’Atlas l’an dernier il y a eu 18 jours à 50 degr les mecs ils vont bouger parce que c’est pas ils sont pas

Cons ils vont bouger ils vont arriver donc si vous avez envie de lutter contre l’immigration et ben lutter pour le climat il y a si vous voulez au niveau des politiques une sorte d’irresponsabilité qui caresse dans le sens du poil d’autant plus qu’elle est sincère dans l’ignorance de la

Complexité du monde qui caresse dans le sens du poil l’ignorance des électeurs et ça c’est grave parce que quelque part ça bloque énormément de choses donc effectivement aujourd’hui le problème de l’irresponsabilité politique va très au-delà du problème qui été posé mais qui est exemplaire problème posé par le

Bio et ça ça veut dire quoi ça veut dire que demain on a besoin d’avoir des agronomes dans les appareils politiques merci beaucoup et puis il y a beaucoup d’efforts qui sont faits dans dans toutes les filières aujourd’hui l’agriculture de conservation des sols qui qui est un un chemin vertueux pour préserver les

Sols maintenir de la biodiversité animale dans le sol et au-dessus du sol et maintenir aussi de la de la résilience pour l’eau pour la la le stockage de l’eau se développe se développe horizontalement parce qu’elle n’a jamais voulu être directive c’est un un réseau d’agriculteur qui s’étend comme un

Réseau misélien voilà horizontalement et qui qui tâe par Tach peu à peu gagne du terrain et il y a l’agroforesterie qui se développe qui aussi est une est vertueuse l’agriculture bio bon les les vieux de la vieille sont habitués he il y a des hauts et des bas ça repartira

Euh et puis après il y a tout le bâton réglementaire qui fait effectivement qu’en parallèle euh il y a une adaptation obligé qui vient d’en haut et qui fait bouger aussi les choses donc ce qui manque c’est vraiment le soutien positif aux actions de maintien de pratique agroécologique et je redis

Ce que j’ai dit au début maximiser les services environnementaux sous contrainte on le sait bien il faudra que les gens mangent on n’est pas non plus des des des des des rêveurs des doux rêveurs il faut produire et je dirais même qu’on a l’obligation quand on fait des choix comme les nôtres

D’être performant c’est-à-dire que on doit être exemplaire enfin exemplaire en tout cas on doit démontrer que ce à quoi on croit est crédible et tout ce que vous apprenez va vous y aider voilà merci beaucoup euh pour clôturer un petit peu la table ronde on

Va vous donner à chacun une à 2 minutes de de carte blanche pour d’une part clôturer votre intervention et d’autre part transmettre un message au aux étudiants ingénieurs de l’école et je vais reprendre la main sur la la zapetteyy ben moi je voudrais dire que ce qui m’a fait plaisir dans le fait

Qu’on puisse être ensemble c’est que c’est bien beau de gesticuler en disant faut pas la bourrer faut faut aimer faut faire l’amour au champignons micorisien bon mais à un moment on a besoin ce qu’on appelle verbeusement aujourd’hui des preuves de concept on a besoin de

Montrer que ça se fait et moi ce que je trouve remarquable c’est que quelque part ici l’agriculture a parfois l’agriculteur a parfois précédé la recherche il y a des gens qui ont pris en main de mais enfin c’est ton cas je dire tu as beau dire que tu as lu il y

Avait quand même pas eu de recherche qui donnait tout cuit le le résultat ou la la pratique à à appliquer et ce ce que je trouve assez beau c’est de voir qu’il y a dans le monde agricole des gens qui ont bougé et moi j’ai jamais fait d’agribashing en l’occurrence parce que

Je sais très bien que c’est comme dans toutes les professions il y a une bonne pelleté de connards et il y a des il y a des gens qui apportent la lumière d’une certaine façon et et qui donne du sens à toutes les élcurations théoriques qu’on

Peut tenir mais de toute façon la seule chose qui donne du sens à la vie c’est la jeunesse c’est le fait qu’il y aura un lendemain et par pitié faites-nous un lendemain où où mon fils sera heureux on a déjà dit beaucoup de choses hein en message moi je dirais que chaque

Génération a en elle les ressources pour faire face aux défis auxquels elle a à faire face euh il faut pas croire que au sortir des années de la Deuxième Guerre mondiale il y avait un bel espoir ou même pendant la guerre il y avait un bel espoir pour les

Gens qui avaient 20 ans donc on perd son temps si on critique ce que les prédécesseurs ont fait c’est plus l’heure de faire ça il y a des dégâts collatéraux c’est clair il y a de la pollution et cetera mais vous avez toutes les ressources pour prendre en

Main les défis et il faut le faire comment ensemble le mot ensemble pour moi est un message important euh vous avez la capacité à communiquer avec d’autres vous avez suffisamment de connaissance pour pouvoir être fier de les avoir et de et d’en acquérir d’autres et de les

Partager et de les résoter donc ensemble vous n’avez pas le choix il faudra être robuste pour aller au combat entre guillemets des idées parce qu’il faudra batailler et il faudra batailler partout je je redis Marc André l’a dit également il faudra batailler à tous les niveaux et donc il faut être robuste et

Construire sa robustesse intellectuelle sa robustesse de méthode de raisonnement de communicquant voilà audacieux parce que évidemment on c’est pas en restant sur son petit précarré que on fait avancer les choses donc il y a des gens parmi vous qui ont cette cet aura de l’audace euh cette prise de risque et

Puis d’autres qui seront là en soutien et courageux forcément parce qu’il faut pas croire qu’on fait tout ça sans bosser et joyeux parce que la joie c’est bien l’ancrage et la conséquence de tout ce que l’on fait donc bon vent et bon courage et poussez-nous [Applaudissements] [Musique] dehors

On aimerait enfin conclure sur une citation tirée d’un chapitre du livre la transition agroécologique chapitre écrit par vous-même Marie Françoise donc je cite essayons de ne jamais oublier que le sol est une ressources parmi les plus précieuses pour la survie de l’humanité donc on l’a vu le le sol possède de

Nombreux potentiels s’il est correctement géré on a vu qu’il est aussi soumis à de multiples pressions et qui sont qui sont capables de le fragiliser et que la gestion des sols est à la croisée de multiples enjeux climatique de biodiversité politique énergétique sociau sanitaire et c’est ainsi qu’on a

Pu ancrer la la la question de la gestion des sols dans une réflexion beaucoup plus large sur le système agricole dominant et interroger ensemble les modèles alternatifs existants et à créer en croisant connaissance théorique et savoir pratique alors que cette première conférence transformée de l’année prend fin on vous

Annonce que la prochaine aura lieu le 4 avril déjà avec Sophie dubisson kellier directrice de recherche en sociologie économique au CNRS et membre du Haut Conseil pour les climats donc c’est terminé pour aujourd’hui euh merci à tous pour votre écoute votre participation euh merci aussi à toutes

Celles et ceux qui ont rendu possible cet après-midi euh et qui ont participé de près ou de loin à l’organisation de cette conférence Estelle bores toute la direction Genola PZ pour son aide à la préparation des questions et bien sûr tous les étudiants sans qui rien ne serait possible donc j’invite tous ceux

Qui ont participé à monter sur scène et je pense qu’on peut couper le live YouTube bonne fin d’après-midi à tous et très bonne [Musique] soirée

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