Journée d’études l L’estampe moderne à la Bibliothèque d’art et d’archéologie 2/8

Le Cabinet d’estampes modernes de la Bibliothèque d’art et d’archéologie créée par le couturier-mécène Jacques Doucet a été conçu puis dirigé par le critique d’art Noël Clément-Janin entre septembre 1911 et août 1914. Ces journées d’études viseront à comprendre sa place dans le projet de bibliothèque de Jacques Doucet et à mesurer tant les enjeux que les modalités de sa constitution. Des spécialistes des XIXe et XXe siècles interrogeront la forme et le contenu de ce cabinet singulier en s’intéressant au choix des artistes et à la nature des épreuves collectées, à la lumière des conceptions de l’estampe et de l’histoire de l’art contemporain développées au début du XXe siècle.

En partenariat avec l’université Rennes 2

Comité scientifique
Ilaria Andreoli (INHA), Victor Claass (INHA), Pascale Cugy (université de Rennes 2), Carole Gascard (INHA), Marie Gispert (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Nathalie Muller (INHA), Emmanuel Pernoud (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Philippe Sénéchal (université de Picardie Jules Verne)

Le programme complet de la journée d’études est à retrouver ici : https://agenda.inha.fr/events/lestampe-moderne-dans-les-collections-de-la-premiere-bibliotheque-dart-et-darcheologie

Nous allons reprendre euh nous allons reprendre notre séance de la matinée avec la communication d’Astrid Malik que je suis particulièrement heureuse d’accueillir ce matin qui est actuellement doctorante à Sorbonne université qui prépare une thèse consacrée à l’artiste Paul Émile Collan dont elle va nous parler ce matin elle

On fait le catalogue raisonné de l’œuvre gravée à partir notamment des fonds conservés à l’enchat et je pense que c’est particulièrement intéressant de s’arrêter sur l’exemple de polémique CIN parce que euh Clément Jannin dit lui-même que c’est euh l’exemple qu’il a réussi à rassembler durant le début de

Son activité qui pourra peut-être ne jamais être égalé euh sur la complétude de l’ensemble et sur sa qualité euh donc nous sommes particulièrement heureux de cette intervention euh Astrid Malik est a commencé comme assistante de conservation au musée Laurin et elle travaille depuis 2011 à la bibliothèque Stanislas à Nancy où elle est

Responsable de la collection des arts graphiques chargé de la conservation de l’étude scientifique de la valorisation des collections et des acquisitions patrimoniales ainsi que le fond sur les beauards elle a notamment publié en cette année les résultats de son master consacré au salon des artiste Laurin au 19e

Siècle avec Pierre Sanchez qui notamment s’intéresse au salon de grande- ville de l’Est entre 1833 et 1950 et je lui laisse la parole bonjour à tous merci pour l’invitation alors avant de vous parler du fond Collin qui est tout à fait remarquable dans la bibliothèque dousé je vais d’abord vous présenter l’artiste

Paul Émile Collin qui malheureusement est assez peu connu aujourd’hui euh Paul émil Collin est né en 1867 à Lunéville en Laurine euh il grandit très tôt dans la campagne Lorine alors je vais quand même vous présenter l’artiste voilà euh il grandit dans la campagne Lorine dans

Les villages de bispin et unville au jar et très tôt deè l’âge de 5 ans il montre des prédispositions pour le dessin et il dessine régulièrement ce qui l’entoure dans une lettre datée de 1946 il raconte son enfance et ses débuts d’artistes né en 1867 à Lunéville j’habitaé Nancy des

1870 passionné de dessins dès l’âge de 5 ans au lycée je ne me distingue qu’en dessin et en gynastique les notes disent élèv intelligents pourrait bien faire mon père s’en contente moi aussi une fois bachelier je pourrais me livrer à ma passion en attendant je dessine plus

Que je n’écris je devine que la peinture ne nourrit pas toujours son homme et mes parents ne pourront pas m’entretenir assez longtemps je serai donc professeur de dessin siôt le bâchau de fil au passé me voici à Paris à l’école des Arts décoratifs mais la nature m’a pourvu dès

Ma naissance d’une myopie de 13 dioptries sans point de comparaison je me crois corrigé avec des vers de SEP dioptries que que m’a octroyé un ophthalmologiste et je suis très mal classé je suis découragé je croyais bien dessiner et me voilà très bas ne me rendre pas compte que j’étais bon au

Lycée c’est que j’étais près du modèle je reviens un anans prêt à faire n’importe quoi je me décide pour la médecine mais il me reste une amertume et qui durera les études recommencent toujours entre mêlé de dessins et de peinture après son baccalauréat obtenu en 1885 à Nancy il s’inscrit à la

Faculté de médecine à Nancy il fait ses deux premières années à Nancy puis continue sa formmer de médecine à Paris à partir de 1887 à Paris il va suivre les cours de l’atelier Colarossi c’est là qu’il va rencontrer Charles Filiger avec Charles Filiger il fréquente le milieu artistique parisien il va voir des

Expositions notamment dans les galeries parisienne Filiger fréquente les peintres Charles claudémide schfeneker George Daniel de monfried et Louis rois Paul émille CIN Charles Filiger et Louis rois se voi souvent en 1880 9 à Paris les touristes affluent pour visiter l’exposition universelle goguin qui n’avait pas été admis à exposer au salon

Décide d’organiser une présentation de ses œuvres dans un café qui était situé dans l’enceinte de l’exposition au Champ de Mars à l’angle du pavillon des BeauxArts le café des Art appartenant à un certain Volpini l’exposition Volpini présente au public une centaine de tableaux peints par Paul gogin Claude émil chufeneker

Émile Bernard Charles Laval Louis angtin George Daniel de montfride Louis rois et Léon Faucher dans cette exposition gogin se présente alors comme une sorte de chef de fil du synthétisme présentant des œuvres majeures telles les beigneuse bretonne une suite de zinchographie sur papier jaune souvenir de son séjour en Bretagne

Paul gogin avait d’ailleurs offert cette suite d’estampe à son ami Charles Filiger qui à son tour la montra à Paul émille CIN il habita dans la maison même de Colarossi c’est là qu’il me montra l’album de lthographie de goguin avant notre départ pour la Bretagne

À la fin du mois de juillet 1890 Paul Émile Collin part au pouu près de pontaven rejoindre goguin avec son ami Charles filiguer dans une lettre adressée à Charles chassé Paul Émile Colin relate cette expérience au pouledu près de pontaven j’étais allé en 1890 rejoindre avec Filiger goguin au pouledu nous

Étions là tous quatre goguin Filiger de Anne et moi installé au bord de la mer à l’Hôtel de la Plage seul pensionnaire d’ailleurs chez la bonne Marie brave fille qui pit qui vivait à peu près de nos modestes pensions Filiger chassé de Paris par faute d’argent n’allait qu’à

Contre cœur en Bretagne d’où il ne devait d’où il ne devait pas sortir gogin venait d’éditer un album de lithographie et il se reposait ou sembler se reposer gogan ne travaillait alors que très peu par boutade en revanche il s’intéressait à moi et me diriger dans mes travaux j’ai de lui et

De moi une étude où nous nous mélangeons sans heure je lui a échapper cependant parfois je me révoltais contre cette simplification outrancière dont je connaissais la teneur plus tard je l’ai mieux comprise et ai senti combien elle était nécessaire à son labeur je ne puis quand je revois cette époque de ma vie

M’empêcher de voir en goguin un Christ dont nous étions les disciples à mon arrivée en Bretagne je connu quelques jours Sérusier qui regagnait Paris de Hanne Diore roussâtre l’œil Finau était cependant un grand convaincu il avait abandonné une fort belle situation pour suivre goguin entre-temps le musique occupait le

Quatuor goguin prenait la guitare Filiger la mandoline et l’on allait dans le sable en un coin de rocher à pontavine nous trouvions à l’hôtel de la vieille Marie la grande salle était décorée de peinture par petits panneaux des peintres qui étaient passés par là gogin y figurait en deux petits panneaux

Bien différents de ce qu’il faisait alors mais de fort bonne pointure l’une représentait des cerises et l’autre un paysage avec une une vache dont on ne voyait que les trois/4s de dos coupé par le cadre il me les a montré lui-même et a joui de mon étonnement en un large

Rire silencieux je revois aussi goguin se baignant à la plage du pouledu avec son bec d’aigle ses yeux clairs de marin ses yeux ses cheveux noir un peu long son béret son caleçon de bain le ventre de l’homme de 40 ans il faisait penser à

La fois un battleur un trou Badour à un pirate il avait la plus grande admiration pour le personnage de Vautrin dans la comédie humaine et l’idée qui en d’autres temps et circonstances et dépvu dépourvu de l’amour de l’art il aurait pu être le frère de celui-ci vous efffleurer l’esprit l’énergie se

Dégageait de toute sa personne il semble couvert d’un travail énorme il avait beaucoup lu la Bible Shakespeare Balzac semble avoir la première place dans ses admirations j’ai toujours pensé qu’il y avait du sauvage en lui il le croyait également se trouvant une vieille parentée avec les asthèques donc s’il

Avait vraiment le masque il y a deux hommes pour le caractère desquels j’ai une profonde admiration car ils ont ont tous sacrifié à l’art avec la quasicertitude qu’ils ne profiteraient pas de leurs efforts c’est goguin et l’éditeur Édouard peltan j’ai eu le bonheur de vivre assez près d’eux pour les apprécier à leur

Valeur une autre citation courte un jour d’août 1890 nous nous promenions aux environs du pouu gogin Filiger et moi j’avais dessiné un pain gogin me prit le crayon des mains et dessina avec Foug le même arbre en manière de leçon qui ne fut pas perdu alors les citations sont

Un peu longues mais c’est pour vous permettre de replacer un petit peu le contexte de son apprentissage créatif d’accord au pouu Paul émil Cola ne reste que quelques mois du 23 juillet 1890 au mois de novembre 1890 dans cette période il va réaliser de nombreux croquis qui témoignent de l’influence de cette émulation

Artistique sur lui il a alors 23 ans et son apprentissage à l’atelier colarussi lui avait donné une formation plutôt classique ici avec gogin serusi et deagne il est confronté à la modernité à l’avant-garde cette expérience au pouu l’a profondément marqué et il le dit lui-même me voilà dans mon élément mais

Novembre arrive il faut rentrer tout imprégné d’un violent désir d’agir Paul Émile Collin s’il a bénéficié de l’émulation artistique de pontaven son œuvre gravée ne correspond pas stylistiquement aux productions synthétistes dans l’exposition de 1989 à la Bibliothèque nationale seule sa première gravure la femme à la fleur

Daté de 1893 a été considéré comme reflétant les théories synthéstes de pontaven cependant son œuvre pint et son œuvre dessinée témoignent d’une expérience synthétiste bien plus importante que celle attribuée jusqu’àors entre 1893 et 1902 l’œuvre gravée de CIN sera surtout influencée par le symbolisme nombreuses sont les gravures inspirées des thèmes symbolistes surtout

Dans les bois gravés la gravure sur bois est la technique qui correspond le plus à son tempérament artistique dès 1893 il va tester le bois la lithographie et l’eau forte il va surtout commencer par le bois puis l’au fort et le burin alors je vous présente quelques

Gravures de ces débuts voilà qui sont totalement dans l’inspiration symboliste en 1894 il est reçu docteur en médecine à la Faculté de Paris et il part s’installer à Laan surmne il continue à graver en parallèle de son activité de médecin et quelques années plus tôt à Laan surmne s’est

Formé un groupe de quatre artistes appelés le groupe de Laan ces quatre artistes qui s’étaient liés d’amitié s’enthousiasmé par les perspectives de création picturale qu’offrait le nouveau système inspiré par Georges serat qu’on appelle le pointillisme ces artistes s’appellent Léo goson Cavalo Peduzzi Maximilien lu Lucien Pissaro c’est Léo

Goson qui est sans conteste la figure la plus emblématique du groupe autour de lui une dynamique s’installe un véritable laboratoire d’expérience picturale autour de la lumière et du paysage des bords de la Marne entre 1885 et 1905 de nombreux peintres gravitent et se lit d’amitié avec les artistes du

Groupe de Laan Alexandre charpentier Henry Gabriel Ibels ou encore le peintre Henry Lebasque plus que jamais Léo goson réussissait à faire de Laan un centre attractif où aimait se retrouver des artistes et des gens de lettrre Paul Émile Collin a fréquenté ce groupe d’artistes et un certain nombre de ses

Œuvres peuvent se rapprocher du mouvement du néoimessionnisme entre 1897 et 1901 Paul émil CIN ne grav aucune œuvre mais réalise de très nombreux dessins et quelques peintures il souffre d’une grave dépression en 1901 il décide d’abandonner définitivement la médecine pour ne se consacrer qu’à l’art en 1901 Édouard Pelton l’éditeur le

Sollicite pour illustrer l’almanat du bibliophile pour l’année 1902 publié en 1904 cet ouvrage est orné de 31 gravures sur bois de Paul émil Collin illustrant le travail des champs et la vie du monde rural véritable succès cette publication va lui apporter une grande notoriété la même année en

1902 il organise sa première exposition monographique à la galerie sago et il présente où il présente une cinquantaine d’œuvres il participe également à l’exposition de la gravure sur bois à l’école des beauxards de Paris où il va présenter en avant-première les illustrations pour l’almanade du bibliophile et quelques gravures les

Succès s’enchaînent à partir de 1902 et il participe à de très nombreuses expositions en 1907 Édouard peltan lui confrit l’illustration des Philippes de Jules drenard pour laquelle il va graver 10 un bois c’est un véritable succès cette publication conforte sa notoriété en 1910 Pelton lui confie aussi l’illustration des poèmes du souvenir

D’Anatole France en 1911 Colin est l’un des membres fondateurs de la première société de la gravure sur bois originale avec le père Guzman Beltran Beraldi et d’autres membres encore c’est un membre actif il participe aux événements de la société et il participe également à ses publication il va également participer à

La refondation de la seconde société de la gravure sur originale en 1920 qui a disparu au moment de la première guerre mondiale pendant la Première Guerre mondiale alors pendant la Première Guerre mondiale il s’engage comme médecin auxiliaire euh à saut et durant cette période il va produire de très

Nombreuses gravures illustrant la guerre et les soldats après 1920 sa carrière va s’exprimer essentiellement dans la production bibliophilique entre 1902 et 1947 on compte sa participation passion à une cinquantaine d’ouvrages après 1930 sa carrière va commencer à décliner il continue cependant à gravé énormément et à exposer il décède en 1949 à bourlararine

Et son œuvre gravé il va laisser derrière lui un œuvre gravé assez conséquent d’un peu plus de 1700 estampes alors pour connaître le chiffre exact faudra attendre la fin de ma thèse parce que pour l’instant j’ai pas terminé alors voilà pour la petite biographie de l’artiste assez courte je

Vais m en parler de CIN et de Clément Jannin Clément Janin est le premier biographe de Paul Émile Collin il croit en son talent il croit en son talent et voit en lui l’un des grands graveurs sur boois de sa génération les archives concernant Paul Émile Colin et Clément janain n’ont

Pas permis de définir à quel moment ils se sont rencontrés pour la première fois ou de quand datent leurs premiers échanges cependant on peut supposer que c’est par l’intermédiaire d’Édouard peltan qu’ils se sont connus Clément Janin a connu peltan dans les années 1800 190 et a participé à la c-irection

De la revue de peltan l’estampe et laaffiche il a également écrit plusieurs articles dans l’almanat du bibliophile qui a été édité par peltan et pour lequel CIN illustrera l’année 1902 le premier article monographique sur Colin paraît en 1904 dans la revue du graphishin Kunst Clément Jannin y présente en C

Pages l’artiste à travers les éléments biographiques mais propose également une première analyse de la production de ses œuvres il note déjà une différence entre les œuvres des débuts et celles d’après 1901 année qui correspond à l’abandon de son métier de médecin pour ne se consacrer qu’à son art Clément Jannin

Insiste sur l’évolution artistique de l’artiste par la détermination la recherche technique et l’observation non pas que les premières œuvres soient moins intéressantes ellees témoignent d’une moins grande maîtrise technique mais surtout d’un regard aiguisé sur l’effet qu’elles doivent produire ce jeu entre le noir et le blanc après 1901 sa technique devient

Plus précise et fine ses sujets changent l’humain et le monde rural devient son sujet principal dans ce premier article accompagné de la reproduction de cinq bois Clément Janin soulligne la singularité de l’œuvre de Paul mil colin en 1912 il écrit un second article monographique sur Colin dans la Revue de

L’Art ancien et moderne son texte de 18 pages est beaucoup plus dense est beaucoup plus détaillé ses relations avec l’artiste lui ont permis d’obtenir de nombreuses anecdotes biographiques et une connaissance pointue de son œuvre d’autre part la célébrité de Colin qui s’est accentuée entre 1904 et 1912 a

Donné lieu à de nombreux articles qui viennent apporter des éléments supplémentaire à Clément Jannin pour son étude il replace Colin dans le contexte artistique de l’époque et le place parmi la jeune génération qui a suivi l’exemple de le père rivière valoton comme un artisan du renouveau de la gravure sur bois origin

Il relate de nombreuses anecdotes notamment celle de sa première gravure la femme à la fleur sur laquelle je reviens ici et je vais citer Clément Jannin mais il ignorait tout de la technique il ne savait ni de quel bois ni de quels outils on se servait un

Marchand de bois pour la gravure dont il trouva la boutique sur son chemin rugit le cœur lui vendit un rectangle de buit et l’adressa à son confrère le quincahier pour l’acquisition des outils le quincahier lui remit une grosse échoe voilà lui assura-t-il tout ce qu’il faut pour graver comme Monsieur baudde

L’atelier de Monsieur baudde exécutait des reproductions de tableaux si merveilleuses qu’on les prenait d’abord pour des gravures sur acier elle faisait l’admiration de beaucoup de quincaillers bon pensa le débutant j’achète la gloire pour 4 francs ce n’est pas cher rentré chez lui il dessine fi fiévreusement une

Tête de femme respirant une fleur et il la reporte sur le bois saisit son outil la pointe glisse laissant à peine une erraillure il se dresse alors est debout pèse de tout son poids sur l’échop l’outil enfin pénètre arrache des morceaux l’artiste est en âge oh faitil

En s’épongeant je vois que pour graver sur bois il faut au préalable faire des muscles puis on le serait à moins il jette son éch qui ne mordait pas faute d’avoir été Affé et prend son couteau de PO il en aiguise la serpette entaille leis avec une facilité qui l’enchante et

Arrête d’une ligne ferme le contour de compos la femme à la fleur n’était pas encore un chef-dœuvre pourtant Monsieur Collin qui comme tous les ignorants et les enthousiastes avait joué la difficulté en faisant une gravure en couleur par deux planches repérées mais déjà le bois lui paraissait le moyen d’expression le

Plus adapté à son tempérament et quand cette même année 1893 à une séance du Chat Noir il s’en souvient ont joué héros et Léandre il aperçu pour la première fois des bois en couleur d’Henry rivière un des artistes les plus probes les plus doux et les plus discrets qui fréquenté ce milieu

Célèbre et bruyant sa résolution fut prise lui aussi serait un graveur sur bois dans cet article après avoir étudié l’intégralité de sa production gravée sur bois et noté une fois encore l’originalité de sa technique et de son œuvre il s’intéresse aussi aux gravures sur métal notant sa progression

Technique avec une une maîtrise parfaite en 1909 dans ses paysans Laurin à l’auberge il évoque également dans cet article ses gravures en couleur en 1913 Clément Janin écrit deux articles dans le Journal des débats politiques et littéraire à propos des illustrations de Colin pour deux œuvres littéraires et publie également le catalogue raésonné

De l’artiste qui est ici pour ce catalogue tiré à 50 exemplaires Colin va graver 10 10 bois originaux et une eau forte et dans un classement par technique d’abord les bois puis les gravures sur métal il présente chrono ologiquement les œuvres de Collin et mentionne les épreuves conservées à la Bibliothèque d’oussé

Grâce aux acquisitions qu’il a fait cependant il ne mentionnera pas dans ce catalogue les épreuves d’essaiis qui sont conservées dans le fond dous alors je avant de vous présenter les les œuvres qui sont dans le fond Collin je vais simplement rappeler les acquisitions qui ont été faites donc

Entre le 1er septembre et le 31 décembre 1911 Clément Janin fait l’acquisition auprès de Paul Émile Collin d’un ensemble de 658 œuvres pour la bibliothèque dousé parmi ces 658 œuvres l’artiste va en donner 70 Clément Jannin fait donc une acquisition financière pour 588 pièces les archives mentionnent

Que le prix attendu par l’artiste était de 15800 francs il en sera payé 12000 francs le registre des acquisitions permet de faire une comparaison des prix d’achat moyen des uvres des artistes pour Paul Émile Collin le prix d’achat moyen d’une œuvre se situe alors autour de 20 20 francs il vend alors un

Peu plus cher que les artistes comme Jacques Beltran 18 francs ou dochet 18 francs également mais moins cher que le père plutôt 30 francs ce prix d’achat reste en dessous du prix de vente moyen des œuvres de Collin qui se situe à cette époque entre 30 et 80 francs selon

Les Stampes et le tirage d’autres achats vont venir compléter le fond entre 1912 et 1914 le 21 février 1912 ce sont 31 œuvres qui sont acquises pour la somme de 1365 francs le 5 février 1912 ce sont 45 œuvres qui sont acquises pour 1690 francs et le 16 avril 1913 l’artiste

Vendra 113 œuvres à Clément Jannin pour la somme de 3937 francs puis une dernière acquisition le 3 février 1914 un ensemble de 32 pièces alors non je les ai pas mis là pour l’album des 10 aspects de la laorine pour une somme de 2400 francs au total entre 1911 et 1914

Clément Jannin a acheté pour 21392 francs environ un millier d’estampes de Collin alors j’ai fait un petit comparatif je sais pas si c’est très pertinent mais en utilisant un convertisseur en ligne sur l’INC il en résulte que la somme de 21392 francs correspondrait aujourd’hui à peu près à la somme de 73057

€. la Première Guerre mondiale va mettre fin à ses acquisitions alors partons maintenant dans le fond Colin qui est euh dans le fond Collin de la bibliothèque d’art et d’archéologie le fond se comp se compose de 109 œuvres d’après les derniers inventaires qui m’ont été fournis il a

Été composé par CIN en collaboration avec Clément Jannin les documents d’archives conservés dans le fond de Clément Janin montrent que CIN faisait une sélection et une proposition d’œuvres avec les prix et Clément Jannin validit ou non certaines pièces on voit sur les archives les œuvres non retenu qui sont souvent des états

Intermédiaires ainsi que des réductions accordées sur le prix d’achat pour chaque estant sélectionné l’artiste a joint parfois les dessins préparatoires les épreuves des différents états les états avant nettoyage ou les essais de mise en couleur ou d’impression il y a ainsi pour chaque œuvre une jeunèse de sa création l’artiste a parfaitement

Documenté toutes les feuilles en y ajoutant parfois des commentaires les titres les dates ou autres mentions concernant des essais teque dans ce fond on trouve par exemple des dessins préparatoires comme vous avez l’exemple ici des dessins préparatoires aux gravures on compte au total 221 dessins préparatoires aux

Gravures soit un peu plus de 21 % de la totalité du fond on peut citer par exemple ici le dessin préparatoire pour l’automne dont vous avez juste derrière différents états euh différents états qui montrent les étapes de sa création donc vous voyez ici que sur la marge

Inférieure vous avez tout un tas de petites annotations que vous retrouvez dans la quasittalité du fond avec ici un premier état épreuve unique avant nettoyage puis ici un deuxème état épreuve unque avant le second nettoyage vous avez ici l’exemple de l’ermite où là vous avez aussi le dessin

Préparatoire pour la gravure qui suit juste derrière ici une épreuve qui est tirée au brunissoir vous avez également des dessins qui sont non retenus c’est-à-dire que dans ce fond on trouve un certain nombre de dessins euh qui n’ont pas servi à la réalisation de gravure donc ici vous avez le premier

Projet pour le manuscrit trouvé dans une bouteille qui date de 1894 et la gravure l’état définitif euh voilà vous avez le visuel qui est ici dans le fond on va surtout trouver des euh des exemples des différents états des gravures qu’il s’agisse des bois ou des gravures sur métal je vais

Prendre l’exemple ici de la gravure intitulée paysage avec arbre qui est daté de 1907 la première œuvre ici est une contreépreuve qui est retouchée au crayon puis vont suivre ensuite derrière les différents états avant l’état définitif donc ici vous avez le premier état vous avez ici encore le premier

État retouché au crayon puis ici encore une autre épreuve d’État avant l’état définitif l’artiste a également conservé et mentionné les accidents de morsure je vais prendre ici l’exemple de la planche intitulée Les vieilles dentibes qui datait de 1902 où ici c’est une gravure à l’au forte sur zinc et on trouve une

Épreuve d’État où l’acide a mordu ici les marges donc on le voit il le note d’ailleurs dans dans la marge inférieure toutes les annotations en fait mentionne ces éléments-là et puis aussi un autre exemple intéressant qui est la planche intitulée église de galuis qui date de

1908 c’est une grafure à l’au forte pour laquelle il y a eu un accident avec le vernis entre le premer et le deuxième état donc ici vous avez le premier état avant l’accident et puis ici le deuxème état avec le vernis blanc qui n’a pas résisté donc si vous regardez bien au-dessus des

Maisons et des arbres vous avez une zone un petit peu baveuse et donc vont s’en suivre une dizaines d’états derrière où il va marquer dans la marge je gratte autour des maisons et donc pendant plus de 10 états il va successivement essayer d’effacer euh C cette erreur cet

Accident donc là on en est au 10e état oui voilà qui est le le dernier état pour cette épreuve et le fond conserve également les différents essais d’impression euh de l’artiste qu’il s’agisse des bois en noir ou en couleur il y a d’abord les impressions des bois

Donc ici vous avez une épreuve qui est tirée au brunissoir donc pour l’ermite que je vous ai présenté tout à l’heure et puis ici pour la gourmandise en 1894 c’est une une épreuve qui est tirée au froton il fait également beaucoup d’essaiis d’impression en couleur vous

Avez la planche ici de la luxure qui fait partie de la série des SEP péchers capitaux qui a été tiré au froton avec une couleur à l’essence sur chine humide donc on voit ici les essais qu’il qu’il réalise en tout cas pour ses impressions ici une gravure qui est

Intitulée euh mon vieux Poirier qui est daté de 1902 où il va présenter un un état en couleur avec différents ancrages en couleur à l’huile donc ici vous aviez un premier état vous avez avz ici l’ajout de l’aquateinte et puis ici l’État en couleur donc aquateinte au

Forte et pointe sèche sur zinc avec un tirage en couleur à l’huile autre exemple intéressant ici pour la gravure sur bois le couchant qui date de 1897 où vous avez dans le fond deux dessins préparatoires donc ici le premier à l’aquarelle avec des couleurs assez vives donc ici le dessin qui se

Rapproche le plus de la gravure final vous avez ici un autre dessin préparatoire qui est là un dessin préparatoire directement pour la gravure elle-même avec en arrière-plan vous voyez la zone du ciel qui elle est cindée par différents traits qui matérialisent les différentes couleurs et vous avez ici donc cette épreuve euh alors

Euh donc ici l’artiste va noter pour cette estampe la planche de fond découpée en jeu de patience enc àau qu épreuves et vous avez ici la deuxième épreuve où il a noté donc c’est une une épreuve imprimée sur japon mouillé il précise deux planches dont celle de couleur découpé en jeu de patience

Morceau encrés séparément réunis et imprimé au brunissoir quatre épreuves numéro 2 donc ici vous avez une épreuve supplémentaire qui une épreuve unique sur Chine ici pour cette épreuve qui s’intitule Vieilleville provinçale qui date de 1899 l’artiste réalise une gravure à l’aquateinte en couleur à l’huile sur Japon en quatre planches seulement trois

Épreuves ont été étirées et ensuite la planche a été détruite donc ici vous avez le dessin préparatoire ici vous avez le dessin préparatoire à la gravure vous avez ici une épreuve unique de l’État en noir et puis ensuite vous avez les différents états en couleur donc ici vous avez la gravure à

L’aquateinte en qure planches trois épreuves tiré en couleur à l’huile sur Japon c’est la Numéro 3 ici vous avez l’État en trois planches qui est une épreuve unique et ici un tirage en qure planches trois épreuves celle-ci et la numéro 3 enfin pour terminer sur ces exemples je

Vais prendre l’exemple du port d’enti qui vous a été présenté dans l’introduction par Pascal donc vous avez ici le dessin préparatoire en couleur vous avez ici le dessin au crayon graphite ici une autre un autre dessin à l’aquarelle et ensuite vont suivre les différents tirages des planche en

Couleur donc ici vous avez la planche du jaune vous avez ici la planche du bleu alors voilà et donc il y a aussi l’preuvve définitive alors que je n’ai pas que je n’ai pas mise mais du coup vous l’avez en présentation ce matin en conclusion si le fond Paul Émile Colin

Netient ne contient pas l’intégralité de l’œuvre de l’artiste alors on aurait pu avec la volumétrie qu’il était complet alors il en manque certaines donc j’ai quand même relevé certaines œuvres importantes qui ne figurent pas dans le fond qui pouront peut-être être complété par la suite mais voilà si quelques

Épreuves voilà qui ne figurent pas dans le fond et qui sont pourtant des œuvres importantes dans l’œuvre de Collin ce fond conserve cependant une très très grande partie de l’œuvre de Paul émille Collin et l’intérêt de ce fond c’est d’avoir non seulement rassembler une grande partie de sa production mais

Aussi conserver la mémoire des épreuves d’essai détruites des dessins prépar non sélectionné des états intermédiaires des accidents de gravure et des essais d’ancrage ainsi par ce travail de rassemblement et de conservation nous avons aujourd’hui la possibilité de comprendre l’intention artistique de l’artiste et les moyens techniques mis

En œuvre pour aboutir à l’œuvre finale et ça c’était vraiment le souhait de Clément Janin voilà je vous [Applaudissements] remercie merci beaucoup on voit vraiment là dans ce cet exemple la trêve pour l’aspect technique dont parnait Yas Beyer tout à l’heure c’est un petit peu comme le fond gâtier Pierre-Antoine

Gâtier qui a pierre gâtier pardon qui a un petit peu les mêmes correspondance le je tiens aussi à dire que dans le sur Clément Janin nous avons alors nous avons une trousse d’outil oui est-ce que c’est celle qu’ l’ acheté 4 francs on ne sait pas et on

A quelques matrice notamment des bois gravés on avait notamment exposé aux dernières journées du patrimoine la colère qui fait partie du cycle de sur les ou péchés capitaux dont une colère tirée en rouge qui donne un autre exemple de ces voilà bah justement ces acquisitions qui datent de 2004 et qui d

ENF la vente de l’atelier de l’artiste sont vraiment très importantes parce que ça apporte aussi une matérialité supplémentaire à un fond qui avait déjà été constitué et donc ça va VI ça vient vraiment compléter voilà tout ce qui a été fait par avant exactement merci euh je vais donc appeler pour finir notre

Matinée Hélen zen à la tribune qui qui est docteur en histoire de l’art qui a soutenu en 2020 une thèse sur Rodin et les musées sur les enjeux de la diffusion de l’œuvre de Rodin elle est actuellement chercheuse post-doctorante au centre de recherche de l’École du Louvre et chercheur associé au criam à

Poitier elle a été pendant plusieurs années responsable des coloques au service de la recherche du musée Rodin euh ces travaux portent principalement sur l’histoire des collections l’histoire des musées la sculpture de la période contemporaine et particulièrement évidemment autour de Rodin euh elle va d’ailleurs ce matin revenir avec nous

Sur les gravures de Rodin mais aussi de Jeanne Bardet qui ont été acquises par la BA merci beaucoup Sophie Dero pour cette présentation je commencerai juste par remercier l’ensemble des équipes de lancha et surtout ilar andréoli et Pascal pugi architecte et orphèvre de ces journées d’études et ce projet de

Recherche qui m’ont permis donc de participer j’adresse aussi mes remerciements à natthalie Müller qui m’a accueilli et accompagné dans cette découverte surtout du fondbardé ainsi que Emmanuel pernou qui travaille lui aussi sur les estandes de Rodin et dont j’ai bénéficié des échanges très riches Augusto Rodin Jeanne Bardet deux

Artistes à la renommée et à la stature différente et dont les œuvres se rencontre et se font écho don le fond du cabinet d’Aston moderne de la bibliothèque d’art et d’archéologie pour commencer faisons brièvement un état du fond nous avons d’une part Rodin représenté par 11 estamp réalisé à la

Pointe sèche estampe acquise directement par Jacques douset auprès du marchand Alfred strollin en 1906 et 1907 ce fond est complété par une suite de séries lithographique réalisé par CLA d’après des dessins de Rodin ainsi que des photogravures mais pour ce deuxème ensemble nous ne connaissons pas les modalités d’entrée et les dates

D’acquisition d’autre part bardé 172 estampes dont 136 nous intéresse véritablement aujourd’hui car ce sont celles acquises par Noël Clément Janin auprès de l’artiste en 1913 nous reviendrons sur la constitution de ce fond parmi ces estampes nous trouvons des pointes sèches mais aussi des eaux fortes des gravures sur bois et des

Combinaisons diverses et inventives de ces techniques une première obervation rapide nous amène à constater un déséquilibre au moins du point de vue quantitatif une disparité des techniques employé et une différence des acteurs impliqués dans ces achats étudier ces deux corpus conjointement implique donc de mettre en lumière deux dynamique

D’acquisition très contrasté qui sin qui s’inscrivent pour pourtant excusez-moi dans le projet du cabinet desestamp moderne pour autant le rapprochement de ces deux graveurs de ces deux fondest n’est pas complètement arbitraire puisqu’il s’inscrit dans un schéma bien connu de l’histoire de l’art celui du maître et de l’élève Jeane bardday

Reçoit en effet l’enseignement de Rodin à partir de 1909 les études qui concernent Jeane bardday qui sont pour l’instant très peu nombreuses soulignent évidemment ce lien mais peut-être de manière trop insistante de telle sorte que sont éclipsé les singularités d’une trajectoire et les qualités d’une œuvre gravée mais aussi sculpté peintes

Dessiné œuvre qui reste encore pour une large part inconnue et qui est conservée largement au Musée des Tissus et des arts décoratif de Lyon où un leg a été fait en 1960 ce fond est toujours en cours d’inventaire cette situation historiographique est aussi largement le résultat d’une stratégie de l’artiste

Bardé qui a mis en avant cette relation décrite comme privilégié Jeanne Bardet dernier élève de Rodin comme dit le titre de l’ouvrage d’André vaissau publié en 2016 et comme le dit aussi cette image qui se veut hautement symbolique pleine de pause de jeux de regard et de mise en scène

Jeanne Bardet à gauche sculpte le portrait de Rodin au centre qui sculpte le portrait d’Henriette bardé la fille de Jeanne à droite qui fait le modèle en robe de fantaisie 18e un des objectifs de cette communication est aussi d’examiner l’œuvre et la carienne de Jeane bardé et de ressaisir cette cette relation Rodin

Bardé à l’unne spécifique de la gravure les années qui s’étendent de 1909 à 1913 du moment où bardé rencontre Rodin jusqu’à la reconnaissance apportée par les achats de Clément Janin ces années sont synonyme pour Bardet de multiples expérimentations et d’une production qui est véritablement plétorique la gravure y occupe une place prépondérante elle

Offre aussi un poste d’observation unique sur ce lieu commun du maître et de l’élève et une des hypothèses que je défendrai ici c’est que l’élève a renversé les rôles en initiant le vieux maître à des techniques graphiques qu’il ne connaissait pas pour explorer l’ensemble de ces éléments je recituerai

Dans un premier temps et rapidement la pratique et la diffusion de la gravure parodin ceci afin de comprendre les achats de Doucé ensuite il sera question de reconstituer la carrière de bé de mettre en perspective la perception d’une pratique amateur avec les stratégies d’une artiste pour bien intégré dans des réseaux de sociabilité

Professionnelle ce décor planté nous examinerons plus en détail l’apport de Rodin dans son apprentissage enfin il sera question d’examiner les choix d’acquisition et l’œuvre gravée de bardé présente dans le fond dous je rappelle succintement quelques quelques éléments connus de la biographie du sculpteur Auguste Rodin est initié assez tard aux arts de la

Gravure et de manière quasi fortuite comme nous le dit la légende c’est au cours de l’été 1881 lors d’un séjour à Londres que Rodin apprend la technique de la pointe sèche auprès de son ami le gros selon la littérature canonique Rodin fait preuve dès ses premiers essais d’une virtuosité d’une maîtrise

Technique qui étonne au regard du très petit nombre finalement d”estampes réalisé seulement 13 pointes sèches comme je vous l’ai dit ce corpus se con se concentre de dans son l’ ensemble le plus important cinq gravures réalisées d’après des bustes et des portraits produits par le sculpteur cet ensemble

Représente les œuvres peut-être les plus abouties certainement les plus appréciées et les plus diffusées auprès des collectionneurs trois autres gravures rappellent les travaux menés par Odin à la Manufacture de sèvr qui l’occupait alors dans la décennie 1880 enfin reste un dernier ensemble plus disparate aux sources éclectique gravures donc virtuuses

Réalisé en très petit nombre dans un temps restreint tout ceci contraste grandement avec la constance avec laquelle Rodin va s’appliquer à diffuser ses gravures tout au long de sa carrière des collectionneurs très prestigieux tel le Britannique yonides DS 1881 ou Alphonse de rothschiild en 1885 achète des estampes que l’on

Retrouve aujourd’hui dans des collections publiques et des musées français Rodin va aussi beaucoup offrir beaucoup dédicacer des épreuves à des amis des critiques d’art des écrivains mais aussi à des conservateurs de musées comme syiddney Colvin conservateur des estampes au British museéum ou encore à lon benedit conservateur du Musée du

Luxembourg ce dernier Léon benedit offre d’ailleurs l’occasion au sculpteurs d’exposer dans l’espace muséal du Luxembourg à leur véritable consécration une série quasi complète de ces gravures lors d’une exposition temporaire en 1905 1905 cette date il faut le remarquer correspond à peu de chose près au moment où dousé fait ses acquisitions

Auprès de strolline il y a il me semble dans cette première décennie du 20e siècle une inflexion dans les appréciations des gravures du sculpteur le les collectionneurs ne se contentent plus d’admirer des épreuves épars ils désirent l’exhaustivité et cherchent à posséder la totalité de l’œuvre c’est ce qu’indique par exemple une lettre de

Rilk 2909 qui se fait l’intermédiaire de la galerie Hugo Heller à Vienne je cite je reçois une lettre de Monsieur Heller de Vienne il cherche pour un collectionneur distingué qui possède toutes vos toutes vos eau fortes excepté le Victor Hugo en profil un bel exemplaire signé de cette estampe fin de

Citation cette ubris de l’exhaustivité est aussi permise par l’établissement précoce du catalogue des pointes sèches de l’artiste Roger Marx pose les premiers jalons dans un article de 1902 et dès 1910 ce travail est complété et amendé par loise deltey la collection formée par dousé se caractérise avant tout par cette exhaustivité

Elle présente de ce fait des pièces extrêmement rare comme cet enfor probablement un des tout premiers essais de l’artiste et pour laquelle Victoria sorstone dans son catalogue de 1975 ne compte que deux épreuves connues elle ne connaissait pas l’épreuve du fond dousé autre exemple de cette rareté cette

Étude de figure tirée d’après un cuivre bifé et pour laquelle le même catalogue mentionne seulement deux épreuves des sujets plus connus et diffusés à l’instar des portraits comme le triple portrait d’Henry Beck se distingue quant à eux par la qualité des impressions et la finesse des papiers choisis il faut donc souligner

L’exemplarité d’une telle collection pour laquelle en l’état actuel de nos connaissances il n’y avait pas d’équivalent contemporains dans les collections publiques par exemple le département des Estampes de la Bibliothèque nationale a aussi une très belle collection mais elle est constituée de façon légèrement postérieure par des dons et des

Acquisitions dans l’entre de guerre par ailleurs il n’y a pas d’équivalent à l’étranger même si certains musées présentent un intérêt de façon précoce comme le British Museum ou le cabinet d’art graphique du musée de DRZ qui achète des œuvres dès 1890 dans un autre registre technique

Comme je l’ai dit au tout début je dois mentionner que le fond Rodin comporte aussi des lithographies réalisé par Auguste CLA d’après ses aquarelles ces lthographies sont d’ailleurs intégrées au catalogue de deltey en 1910 on en situe l’origine dans la commande faite par Ambroise Volard pour illustrer le jardin des supplices d’Octave

Merbaau ces dessins et lthographie ne sont pas du tout confidentielles elles figurent au contraire en très bonne place dans toutes les expositions de Rodin à cette période comme on le voit sur cette vue de l’exposition de Prague de 1902 ici ce n’est pas l’exhaustivité qui est recherché mais c’est bien la

Spécificité de ces images et l’attention portée au processus technique qui va dominer dans les achats on trouve ainsi à plusieurs reprises des épreuves qui détaillent des étapes et des gestes successifs du lthographe encore une fois nous n’avons pas d’élément archivistiques pour situer précisément cette série don Mo dans ses

Achats mais force est de constater une démarche d’acquisition à la fois distincte et complémentaire de celle des pointes sèches le rapport de Jeane Bardet à la gravure ainsi que les acquisitions qui en ont été faites relèv de dynamiques différentes comme je l’ai dit jeêne bardé semble venir tardivement à la

Pratique des arts il est vrai qu’elle est déjà âgée de 30 ans lorsqu’elle envoie ses premiers tableaux représentant des natures mortes à l’exposition de l’Union des femmes peintres de 1902 elle expose ensuite quasiment chaque année à Lyon à Grenoble à Paris en 1907 le musée des beauards de Lyon

Lui achète sa première toile fleur dans un vase l’année suivante en 198 elle est présente aux indépendants à Paris en 1909 elle envoie des panneaux décoratifs en 1910 elle est au Salon d’Automne de Lyon où elle expose un ensemble conséquent à cette occasion elle rencontre le maire édard AIO avec qui

Elle se lit durablement d’amitié en 1911 elle commence à exposer des eaux fortes à la galerie de vbez l’année suivante elle est à la Société des peintres graveurs français en 1913 elle expose ses premières sculptures elles sont achetées par le Musée du Luxembourg cette énumération fastidieuse d’autant plus que la plupart

Des œuvres de bardé reste encore à identifier et localiser permet cependant de souligner un paradoxe assez tôt des auteurs comme Claude Roger Marx et Camille Maler consacre des artistes au talents éclectiques de bardé pourtant et malgré la constance de l’artiste à participer et à être présente dans les expositions ces critiques développent un

Récit dans lesquels ils reconnaissent certes une œuvre de qualité mais développé dans une perspective seulement amateure portée par la passion du beau et des arts Roger Marx en 1912 dit que bardé n’expose ses œuvres qu’à partir de 1907 nous venons de le voir c’est inexact tandis que mot CLA lui écrit que

Madame bardé je cite n’expose jamais elle aurait même déclaré je cite à quoi bon on est perdu dans toute cette foule et j’ai la grande chance de n’avoir pas à vendre pour manger fin de citation rappelons peut-être ici quelques éléments biographiques de l’artiste Jeane Brat de son vrai nom de de son nom

De jeune fille est né en 1872 à Lyon dans une famille de marchands de meubles aisés elle se marie à 20 ans en 1893 avec Lou avec Louis Bardet homme établi de 20 ans son aîné artiste décorateur professeur à l’École des BeauxArts de Lyon membre de la commission

Consultative des musées des BeauxArts de la même ville la situation familial de Jeanne bardé lui donne donc un accès privilégié au réseau artistique et institutionnel établis à Lyon on peut supposer qu’elle se forme d’abord essentiellement dans le cadre domestique aux arts d’agrément puis au contact de

De l’activité de son nom de son mari enfin elle sollicite les leçons particulières d’un peintre lyonnais nommé Jacques Martin toutefois Roger Marx a d’une certaine manière raison 1907 est bel et bien une année de grand commencement bardé s’extrait de son cadre familial Lyonnais pour s’installer à Paris où

Elle prend un appartement et un atelier on pourrait dire une chambre à soi dans une lettre à Rodin elle écrit que c’est bien depuis cette date depuis 1907 qu’elle sait je cite donné à l’art qu’elle cultive à Paris Bardet poursuit sa formation se perfectionne elle passe par l’Académie Julian avant de préférer les

Leçons particulières d’un peintre nommé François Guiguet formé à Lyon et à Paris au printemps 1909 à force d’insistance elle parvient à obtenir un rendez-vous avec Rodin qui accepte de donner un avis sur ses dessins la correspondance de bardé envoyée à Rodin aujourd’hui conservé au Musée Rodin nous enfore

Succintement de ces rencontres mais sa tenure sa teneur très lodative et emphatique apporte finalement assez peu d’information en revanche parallèlement à ces rendez-vous irréguliers avec Rodin Bardet poursuit de manière très assidue ses leçons avec le peintre François Guiguet et là aussi une correspondance existe toujours au Musée Rodin plus

Factuelle moins fleuri aussi elle complète notre connaissance des nombreux intérêts artistique successif de bardé par exemple déjà peintre et dessinatrice lorsqu’elle rencontre Rodin en 1909 elle cite elle fait je cite excusez-moi un aveu à Rodin elle s’intéresse à la sculpture elle se consacre alors avec énergie à cette nouvelle discipline de telle sorte

Qu’elle expose en 1913 mot clair d’ailleurs choisit son marbre Ophélie pour illustrer la couverture de son article en 19011 11 c’est Rodin qui pousse Jeanne Bardet vers une nouvelle voie en sollicitant à travers elle les recommandations de son mari Louis Bardet pour un projet de fresque en effet Léon

Benedit conservateur du Musée du Luxembourg dont les collections sont alors à l’étroit travaille au projet d’un transfert du musée dans les bâtiments vides du séminaire de saint-sulpis dans cette perspective il propose à Rodin de lui réserver l’espace de l’ancienne chapelle pour qu’il l’investisse à sa guise le modèle de la

Chapelle s’impose à l’esprit de Rodin il imagine alors une version de la Porte de l’Enfer agrandie trois ou quatre fois réalisé en marbre et en bronze et qui prendrait place au centre d’un décor de fresque inspiré de la Divine Comédie de Dante pour ce projet Jeanne Bardet ne

S’en tient pas à transmettre les informations et le matériel que lui demande Rodin elle réalise elle-même des essais de peinture à fresque d’après ses propres dessins qu’elle expose d’ailleurs en 1911 ces essais sont remarqués par René Jean un autre des collaborateurs du cabinet et de l’équipe de

Dousé à défaut du projet de Rodin qui est abandonné bardé persiste et s’investit pour un temps dans cette nouvelle technique au côté de son mari pour la gravure la situation est bien différente Bardet sollicite les encouragements de Rodin sans qu’il ne soit à l’origine de cet intérêt nouveau

Dès 1909 bardé veut son propre matériel elle s’équipe elle installe chez elle une presse ainsi qu’une boîte à grain en quelques semaines ces progrès sont tells que s’opère un renversement des rôes Rodin demande à bardé que celle-ci lui fasse une démonstration de la technique de l’aquateinte et dans un même élan il

Lui confie certains de ses dessins pour qu’elle les interprète dans cette technique qu’elle maîtrise bardé jubile dans une lettre à François Guiguet elle confie sa satisfaction et elle reconnaît que c’est bien grâce à lui à ce dernier à François Guiguet qu’elle a pu attirer l’attention de de Rodin c’est ce deuxième maître moins

Célèbre moins brillant aussi peut-être qu’il faut considérer comme le véritable pédagogue et passeur de cette technique et dont l’œuvre de graveur est aussi à redécouvrir malheureusement absente son œuvre son œuvre est absente du fond euh des estampes modernes sauf erreur de ma part bardé a connaissance aussi des

Gravures de Rodin elle lui écrit les avoirs admirés chez un artiste la mention est très vague pourtant il y a peu de similitude entre ces productions et les pointes sèches réalisées par Rodin 30 ans plus tôt en revanche la leçon la plus importante transmise par Rodin porte

Entièrement sur le dessin tel qu’il le pratique dans les dernières années de sa vie depuis les années 1890 environ Rodin a complètement renouvelé son travail graphique il a abandonné les dessin noir et l’inspiration dentesque pour travailler librement et presque exclusivement sur le corps féminin à son contact bardé s’émancipe du dessin

Académique pour expérimenter un trait simplifié où le contour prime sur les valeurs surtout elle fait sienne sa vision du nu elle qui en tant que femme a travaillé jusqu’à présent sur le portrait et sur les natures mortes une partie des dessins réalisés par bardé est soumis à l’examen du

Maître euh et ces dessins sont conservé au Musée Rodin comme les trois feuilles précédemment affichées cette leçon de dessin passe bien entendu dans ses gravures des parentéses s’établissent comme dans cette série que je vous propose où l’on voit une aquarelle de Rodin un dessin de bardé et une aquateinte de bardé assez

Proche donc de cette série dessinée comment peut-être qualifier un peu plus précisément ses parentés il y a tout d’abord le canon assez mince assez gracile qui domine parmi les modèles que choisit Rodin mais que l’on retrouve aussi chez des artistes contemporains notamment les artistes de la sécession ensuite peut-être on retrouve

Cette exigence tyrannique qui pèse sur le corps du modèle encouragé à se contorsionner se plier et se rouler au sol les points de vue choisis par bardé ménagent des raccourcis saisissants et démontrent Infiné sa virtuosité dans le dessin anatomique dans ses visions du corps bardé adopte parfois la crudité du

Regard de Rodin et figure elle aussi et avec précision le sexe des modèles enfin bardé associe régulièrement ses nues à l’quateinte ces beaux à plats colorés rappellent les aquarelles de Rodin où les corps figure comme flottant dans un espace dépourvu de contrainte et dépourvu de repères

Physique ce type du nu moderne à défaut de trouver une meilleure expression constitue certainement l’aspect le plus stimulant de ce fond mais il n’est pas le seul je souhaiterais à présent dans ce dernier point évoquer rapidement la nature des choix effectués par Clément Janin qui nous est montré dans cette production de

Bardé comme dit un peu plus tôt le fond bardé du cabinet d’estampe moderne comporte 172 estampes mais ce fond a été constitué en trois étapes il résulte tout d’abord de l’achat de Clément Janin en 1913 il est ensuite complété par un don bardé peut-être du nom de sa fille

En 1958 puisque l’artiste est déjà disparu à ce moment-là enfin un don Clément Janin en 1969 euh complète le fond avec des bois colorés et des dessins à la pointe d’argent on ne connaît pas les circonstances exactes de la rencontre entre Bardet et Clément Jannin on sait en revanche que Clément

Jannin propose un achat d’un lot d’estampe pour la somme plutôt réduite de 500 francs à la date du 27 novembre 1913 une lettre de Clément Janin écrite à jean-fellot écrite un mois plus tard indique que Clément Janin a pu apprécier les œuvres de bardé dans des expositions

Qui se tiennent au même moment il évoque je cite les bonus présents à l’exposition de la Société des peintres et graveurs français ainsi que la maîtrise de l’artiste du portrait à l’exposition des amis de l’auforte Clément Jannin est certainement sincère dans son admiration dans la mesure où il passe lui-même

Commande abardé du portrait gravé de son épouse je vous montre ici à défaut d’avoir retrouvé le portrait des exemples de l’art du portrait chez Bard dans ces expositions mentionnées la figure humaine est omniprésente mais au-delà des NU féminins modernes et de leur joliesse bardé aborde aussi des

Sujets qui sont tout à fait étrangers à Rodin et qui retiennent justement l’attention de Clément Jannin parmi ceci la représentation des enfants figurés quasiment toujours nu on les trouve parfois dans des attitudes plutôt candides comme cette estampe à gauche intitulé comparaison où deux enfants sont assis d’autres paraissent plus

Équivoques dans des situations ou des positions de sommeil et d’alanguissement comme cette estampe à droite intitulé ma dent va tomber si ces figures s’inscrivent dans une certaine tradition iconographique du 19e siècle rappelons-nous la mort du jeune Barat de David ou le tarccius martyre chrétien de falgère j’aimis l’hypothèse que bardé

S’intéresse aussi à ce type de sujet pour des raisons plus mosaïque à savoir la facilité d’accès au modèle dans la correspondance de l’artiste la question du modèle est un sujet discret mais récurrent il est au centre des préoccupations de l’artiste je cite par exemple une lettre écrite à guiget en

1908 je n’ai rapporté à Lyon que l’étude faite avec la fillette de la concierge et aussi une vieille mais tout cela est peu avancé fin de citation dans une autre lettre de Rodin dans une autre lettre à Rodin en 1910 je cite j’ai cherché maises mais en vin à vous amener

Une petite acrobate mais ses parents se refusent à la céder l’après-midi car si ils sont à la foire fin de citation dernière citation j’ai trouvé un modèle à la campagne et il veut bien poser pour le nu bardé fait donc poser qui elle peut dans son entourage sa mère et sa

Fille sont des sujets de prédilection mais aussi dans son voisinage plus ou moins lointain le plus souvent des modèles non professionnels de là aussi certainement la forte présence dans son corpus de femmes âgées anonyme mais néanmoins identifiable comme cette vieille italienne qui se trouve à gauche ou la vieille savoyarde que l’on trouve

À plusieurs reprises et qui est ici représenté au centre ce travail sur les types atteint son paroxisme dans la série à laquelle bardait du travail durant 3 années de 1909 à 1911 et qu’elle désigne comme la série des fous c’est-à-dire ces malades ou ses résidents des hôpitaux de Bron

Aujourd’hui dit le Vinatier de ville juif et de la Salpétrière qu’elle vis visite à tour de roll en 1909 en 1929 excusez-moi elle publie ses gravures sous la forme d’un album intitulé les déshérités enfin dernier élément de cet ensemble euh et qui constitue de nouvelles pistes à explorer dans la

Génétique des œuvres de bardé et qu’on pourrait intituler le rapport de bardé aux images on le sait bardé ou en tout cas j’ai pu le constater bardé grave d’après des plaques de photographie mais elle grave aussi d’après des images très violentes attention j’ai pu ainsi faire le rapprochement entre cette image à gauche

Une gravure intitulée A de Balet et qui il me semble se rapproche assez pertinemment de cette image d’Alphonse Bertillon réalisée avec son invention de l’appareil dit plongeur c’est une image qui avait été exposée notamment au bal en 2015 dans l’exposition image à charge d’autres images explore ce type d’iconographie assez

Violente lié au Faé divhivers comme les deux images à gauche peut-être aussi peut-on y trouver une lointain lointain héritage du Mara de David quoi qu’il en soit tout reste à explorer on le voit donc le fond se révèle très riche et démontre le talent d’une bardée qui se consacre à des

Sujets peu attendus et qui sont toujours prétexte à des variations et des expérimentations techniques en revanche et je finis par cela des pans entiers de l’œuvre gravée de l’artiste sont aussi absents du fond de la bibliothèque par exemple Bardet avait aussi une production de sujets animaliers comme

C’estes lapins et de paysage elle en expose d’ailleurs une série en 1914 à l’Exposition Internationale de Lyon surtout et à rebour de mes attentes lorsque j’ai commencé l’exploration de ce parcours croisé les interprétations de l’œuvre sculptée de Rodin que bardé fait en 1916 ne font pas partie de la

Sélection opérée par Clément Jannin pourtant l’artiste lui écrit et l’informe de cette production qu’elle réalise mais Clément Janin n’en fait rien il est donc remarquable de constater que ce n’est finalement pas par le biais de cette insigne filiation que l’œuvre de bardé est entrée dans le fond Doucé les épreuves de cette série

Que nous qui sont par ailleurs présente dans le fond mais grâce aux donations postérieures n’entre qu’après la mort de l’artiste après la mort de Clément Jannin elles ne sont certainement pas les œuvres par lesquelles Clément Janin voulait que l’on se souvienne de l’œuvre de bardé merci pour votre [Applaudissements]

Attention merci c’est d’autant plus intéressant cette absence que Clément Jalin insiste lourdement sur l’intérêt de la gravure d’interprétation dans son texte donc ce serait effectivement et Rodin a eu à plusieurs reprises fait appel à des graveurs d’interprétation comme Tony par exemple mais ce n’est pas ce qui a retenu l’attention de Clément

Janin une femme qui n’existe pas que par son lien à un homme le est-ce qu’on a le temps pour faire des questions un petit peu on est un peu en retard mais on peut peut-être prendre quelques questions ouais il vous restez les autres intervenants peuvent même nous [Musique]

Rejoindre y a-t-il des questions à l’une ou à l’autre des intervenants [Musique] Victor merci merci beaucoup pour les différentes interventions Hélène je vais pas te poser de questions parce que c tellement magistral que j’ai envie d’en parler avec toi des des heures en tout cas c’était vraiment une magnifique plongée

Dont on rêvait en fait dans dans ce dans cet ensemble que moi je trouve absolument saisissant en fait j’ai une question au sujet de Polémil Collin et notamment de de de Clément Janin qui diffuse les savoirs et les images de sur et de Colin à l’étranger en Allemagne

Dans les graphition Kunst et cetera et je voulais savoir quelle était la nature de ces articles en allemand si il portent un peu un art national ailleurs ou si ce sont simplement des traductions d’articles publiés en français auparavant et sa connexion plus générale a avec avec cette association et cette

Revue si vous avez des éléments je pas le oui mir alors eu concernant cette cet article là c’est vraiment le tout premier article qui a été publié sur CIN alors pourquoi est-ce qu’il paraît dans cette revue digraphin kununst alors il faudrait que je me plonge un peu plus

Dans la bibliographie de Clément Jannin parce que je ne sais pas en fait s’il était déjà auteur de cette revue là auparavant si voilà donc c’est probablement par souci de facilité parce que du coup c’était une revue dans laquelle il est écrivait déjà et du coup le fait de présenter euh Paul Émile

Collin qui en plus est un graveur sur bois et je pense que du coup sur ces territoires là il y a une une écoute un peu plus attentive par rapport à la gravure sur bois et de présenter cet artiste novateur euh par rapport à ce médium là je pense que c’était peut-être

Un choix aussi un peut-être un peu introductif puisque du coup ensuite c’est des revues françaises qui vont prendre le relais pour la présentation de cola peut-être un choix stratégique ou par facilité mais pour l’instant j’ai pas encore développé cette cette questionlà mais c’est une une excellente réflexion s’il n’y a pas d’autres

Questions nous pouvons prendre notre pause déjeuner avant de nous retrouver à 14h merci beaucoup

Share.
Leave A Reply