Dans trois des huit strophes qui composent l’un de ses plus célèbres poèmes, Si, le britannique Rudyard Kipling dit:

«Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi;»

Il poursuit :
«Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront;»

Et il conclut, d’un dernier vers:
«Tu seras un homme, mon fils.»

Un mercredi de janvier, François entame une journée dont le déroulé est organisé à la minute près. Mais dans la matinée, on l’avertit: un drame vient de se produire.

L’histoire de François a été recueillie par Christophe Carron et Sarah Koskievic.

Transfert est produit et réalisé par Slate Podcasts.

Direction éditoriale: Christophe Carron
Direction de la production: Sarah Koskievic
Direction artistique et habillage musical: Benjamin Saeptem Hours
Production éditoriale: Sarah Koskievic et Benjamin Saeptem Hours
Prise de son: Aurélie Rodrigues
Montage: Mona Delahais et Aurélie Rodrigues
Musique: Thomas Loupias
L’introduction a été écrite par Christophe Carron. Elle est lue par Aurélie Rodrigues.

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[Musique] dans trois des h strophes qui composent l’un de ses plus célèbres poèmes si le Britannique rodyard clipping dit si tu peux rester digne en étant populaire si tu peux rester peuple en conseillant les rois et si tu peux aimer tous tes amis en frères sans qu’aucun d’eux soit tout

Pour toi il poursuit si tu peux être dur sans jamais être enrage si tu peux être brave et jamais imprudent si tu sais être bon si tu sais être sage sans être moral ni pédant si tu peux rencontrer triomphe après desfites et recevoir ces deux menteurs

D’un même front si tu peux conserver ton courage et ta tête quand tous les autres les perdront et il conclut d’un dernier verre tu seras un Homme mon fils un mercredi 2 janvier François entame une journée dont le déroulé est organisé à la minute près mais dans la matinée on

L’avertit un drame vient de se produire vous écoutez transfert épisode 300 un témoignage recueilli par Christophe Caron et Sarah koskevic c’est un jour comme les autres sauf que déjà nous sommes dans une séquence de vœux et et pour le président de la République c’est un certain nombre d’obligations qui s’impose à lui

Recevoir son gouvernement s’adresser aux Français je viens de le faire le 31 et avoir déjà des échanges pour préparer l’année donc c’est à la fois un jour comme les autres mais c’est un des premiers jours de l’année qui justifie donc un agenda assez serré je m’appelle François et j’étais

Président de la République de 2012 à 2017 il y a un rendez-vous avec le patron de Total mais c’est là qu’intervient le drame qui va bouleverser non pas simplement la journée mais va bouleverser je pense le quinena lui-même et la France en particulier parce que avant même que je

N’ai fait introduire le président total dans mon bureau j’ai des informations qui me viennent selon lesquels il y a un attentat qui se passe dans les locaux de Charlie c’est pas la première fois que la rédaction de Charlie était visée donc j’y attache du prix mais je n’ai pas

Encore conscience de la gravité de ce qui s’y produit est-ce simplement une bombe qui a explosé est-ce que c’est un tireur qui est rentré dans dans la salle de rédaction j’ai n sais pas plus que ce que m’en donne un certain nombre d’informations du ministère de l’Intérieur et déjà des Agen de presse

Et c’est à ce moment-là que je reçois un coup de téléphone inattendu de Patrick Pelou que je connais depuis longtemps qui est membre de la rédaction de Charlie il se trouve que j’avais reçu cette rédaction quelques semaine avant le drame et avant l’attaque terroriste et donc je comprends que lui-même peut

Être dans la salle de la rédaction il ne l’est pas en réalité il ne l’est pas en tant que partie prenante de ce qui s’est produit il l’est parce qu’il est dans l’équipe d’urgence qui va porter les premiers soins et là je comprends peine ce qu’il me dit il l’a appelé sur un

Portable et il me dit que c’est affreux qu’ils sont tous morts ils pleurent c’est là que je comprends que il y a eu non seulement une attaque terroriste non seulement les terroristes ont pu rentrer dans la salle de rédaction mais ils ont sans doute décimé l’ensemble de l’équipe la conversation dure quelques

Secondes pas davantage et d’ailleurs il n’est pas en état Patrick Pelou d’aller beaucoup plus loin mais il tient à m’informer de l’intérieur de ce qu’il voit j’accueille néanmoins monsieur pouyanet et je lui dis que notre entretien ne va pas durer plus de quelques minutes de l’heure que il se

Passe une attaque terroriste dans notre pays et qu’il comprendra que je metre un terme tout de suite ou en tout cas très rapidement à à ce qui devait être un rendez-vous qui n’a plus de sens il y a deux temps hein il y a un temps où j’ai des informations qui me parviennent

Officiellement par le ministre de l’Intérieur donc Bernard casneuve et puis aussi par mon propre cabinet qui m’informe qu’il y a une attaque terroriste au sein de cet immeuble et sûrement dans la salle de rédaction de charlesdo mais je n’ai pas beaucoup plus de détails je n’ai pas le nombre de

Victimes pas encore je nai pas exactement le nombre de terroristes et c’est pour ça que le le témoignage de Patrick Pelou même s’il est désordonné même s’il est celui d’un homme choqué même s’il apporte aussi son intervention de médecin le signale que nous sommes devant une attaque de très grande

Ampleur et avec un grand nombre de victimes à ce moment-là quelle peut-être ma réaction au-delà de ce que j’éprouve puisque je connais pour l’essentiel l’équipe de rédaction de Charlie hebdou individuellement et collectivement je les ai reçu c’est une rédaction qui avait des problème pour financer le journal donc c’était la raison pour

Laquelle il m’avait demandé un rendez-vous d’ailleurs par l’intermédiaire de Patrick Pelou donc forcément choqué ému par ce qui se produit mais je dois prendre une autre décision c’est de faire en sorte ça c’est le rôle du de la police et du ministre de l’intérieur de faire en sorte que les auteurs des attentats

Soient appréhendés mais je dois aussi aller sur place donc je demande à mon équipe de sécurité dans quelles conditions je peux me déplacé jusque au lieu rue àer de ce qui était le l’immeuble de la rédaction de Charlie et faisant leur travail l’équipe de sécurité en tout cas sa chef la

Commandante me dit que il n’est pas raisonnable d’aller sur place contenu fait que on ne sait pas s’il y a encore des terroristes qui pourrai agir quel pourrait être le système de sécurité qui serait à mettre en place dans un délai très court bon donc il me dis Soan non

Mais il me décourage d’une certaine façon à juste raison d’y venir néanmoins je leur demande de faire très vite de façon à ce que un système de sécurité puisse être de toute façon mise en place puisque la mère de Paris va s’y rendre un certain nombre de personnalités a

Commencé par le ministre de l’Intérieur lui-même et le Premier ministre à un moment ou un autre vont également aller sur place donc même si pour le Président il y a sûrement des précautions encore plus importantes à prendre mais personne ne comprendrait que je n’y sois pas donc

Je pars et je me rends sur les lieux où je j’assiste à à la sortie des blessés et hélas au recensement du nombre de décès une liste c’est c’est terrible de le dire mais une liste m’est donné et je comprends que il y aura des pertes très importantes d’amis et surtout de

Journalistes de dessinateurs de grands talent et mais aussi de personnes qui se trouvaient là d’abord le policier qui était supposé protéger charbe et aussi un policier qui a été également assassiné les deux terroristes ayant tué lâchement monsieur bbé donc je reste avec les autorités qui sont sur place de

Longues minutes à la fois dans une posture de recueillement mais aussi de soutien psychologique et également de responsabilité puisque j’ai à prendre un certain nombre de décision mais très vite il m’est demandé de m’exprimer donc euh je m’écarte du lieu même où a été commis l’attenta et je demande à mon

Service de presse de rassembler les journalistes qui sont là nombreux et euh je fais une déclaration qui sera la la première au français pour à la fois dire ce qui s produit c’est-à-dire une attaque directe contre un journal et pas n’importe quel journal un journal qui avait publier des dessins des

Caricatures un journal qui était connu pour son impertinence pour sa très grande liberté un journal qui était aussi lié à notre histoire les journalistes mêmes les dessinateurs nous avaient accompagné ces 30 dernières années donc ce sont des personnalités très connues des Français je m’adresse donc pour d’abord exprimer mon soutien

Mais pour aussi dire ce qui est commis pourquoi ces actes ont été perpétrés pour viser ce qui est le cœur même de notre identité nationale c’est-à-dire ce que nous représentons la liberté et donc nous devons être tous à la fois bien sûr en compassion mais en mobilisation on

Peut pas accepter que nous puissions être visé par des terroristes islamistes parce que justement nous sommes le pays de la liberté mais je veux mesure aussi ce qui est l’inquiétude qui sont ces terroristes ils n’ont pas été encore appréhendés où vont-ils aller vont-ils commettre d’autres actes d’autres rédactions sont-elles visées est-ce

Qu’il y aura d’autres équipes toutes ces questionsl je les ai à l’esprit je peux pas forcément les révéler au moment où je m’exprime mais en tout cas je les ai déjà formulé pour rassurer les Français en disant que nous allons tout faire pour appréhender les les teroristes et

Pour faire en sorte que il y ait une maîtrise de ce qui est un processus qui hélas n’était pas terminé c’est forcément un message qui euh est improvisé au sens où il vient non pas spontanément parce que pendant toutes ces minutes j’avais réfléchi à ce que je pouvait dire sans pouvoir écrire quoi

Que ce soit j’avais donc deux attitudes adopté une attitude humaine tout simplement celle il se trouve d’un président mais aussi d’un responsable politique qui avait pendant dans un temps participer à un procès qui avait concerné Charlie où j’avais témoigné en faveur de ce journal justement sur la question des caricatures donc sur un

Journal qui m’était proche humainement politiquement c’est autre chose mais qui m’était personnel presque dans la relation que j’avais avec chacun je devais avoir cette réaction d’homme et d’amis mais je devais aussi et c’est toute la la la complication qui a forcément le statut présidentiel c’est-à-dire qu’ a à la fois ce qui

Relève de la personne de l’individu de de ce qu’il ressent mais aussi de sa responsabilité s’il n’est que sur la responsabilité il perd partie de son authenticité de de ce qu’il est au plus profond il ne porte pas un masque mais si il est que sur l’aspect humain l’opinion les Français peuvent

Considérer qu’il n’est pas en état de répondre avec sans froid à une attaque de cette ampleur de cette gravité donc il convient toujours jours de de trouver des mots qui répondent à ces deux obligations être forcément dans l’émotion et être forcément dans la [Musique] décision la réunion que je préside à

L’Élysée est une réunion qu’on appelle le conseil de défense mais qui rassemble là tous les services qui ont à intervenir c’est-à-dire la DGSE service donc extérieur pour savoir d’où vient l’attaque la DGSI c’est-à-dire le service de sécurité intérieure renseignement pour savoir si l’on en sait davantage sur les auteurs ou sur

Leurs complices et puis les autorités ministérielles qui sont là parce que c’est leur responsabilité et donc nous avons deux objectifs à ce moment-là le premier c’est appréhender les auteurs savoir qui les a mandaté instrumentalisé accompagné éventuellement financé et deuxièmement savoir si il n’y a pas d’autres attaques qui se préparent et

Donc de tout faire pour que il n’y ait pas une succession d’attaqu qui puisse mettre en péril notre pays et et surtout provoquer des victimes nous pouvons être sidérés mais nous sommes préparés c’est ça le paradoxe forcément sidéré quand il se passe un évén aussi lourd que une attaque terroriste contre une rédaction

De presse mais nous sommes préparés depuis déjà plusieurs mois pour ne pas dire plusieurs années le terrorisme islamiste il avait déjà frappé notre pays avant même que je ne sois président et même une fois que j’accède aux responsabilités nous avions déjà évité quelques attentats et quelquefois subi un certain nombre d’attaques pas de

Cette ampleur pas avec ce symbole donc nous sommes préparés j’ai tout de suite l’information sur les deux auteurs puisque ils ont laissé leurs papiers avec l’interrogation pourquoi deux terroristes laissent leurs papiers dans un taxi souvent on essaie de prêter une intention là où il n’y a que affolement

Et il se moque pas mal de savoir s’ils sont identifié c’est bien là le problème de l’attaque qui nous est porté c’est-à-dire les terroristes ne sont pas dans une volonté de survivre ils sont dans une volonté de nous infliger le plus de pertes possible donc nous connaissons les deux auteurs les frères

Qui nous devons en savoir davantage au sens où est-ce qu’il y a des complices est-ce qu’il y a un moment un troisème homme il avait été évoqué quels sont les les relations dans leur famille respectives donc les les autorités responsables sont au travail Bernard casenu ministre de l’Intérieur chaque

Minute informer de ce qui se passe et ça va durer des heures et des heures des une nuit entière avant que nous puissions trouver comment les les arrêter je suis allé à l’Hôtel Dieu parce que je savais que étaient là les les survivants ceux qui n’avaient pas été blessés mais

Ceux qui par définition puisqu’ils étaient survivants n’avaient pas été tués et qui étaiit rassemblé dans une pièce et c’était terrible de savoir que ils étaient sans contact avec l’extérieur sans savoir exactement si les blessés avaient pu en réchapper et si on avait pu après les terroristes je Divais pas avec inquiétude jeais avec

Une appréhension la vie est faite de circonstances et de rencontrre quand je suis arrivé à l’Hôtel Dieu j’étais reçu par le Chef de service qui était un un camarade de lycée que j’ai pas revu depuis peut-être 35 ans 40 ans et donc voilà d’un seul coup je me retrouvais

Dans une scène inimaginable avec un camarade que j’avais bien connu qu’ j’avais perdu de vu qui lui accueillait médicalement les les survivants et moi je les accueillais en tant que président de la République plus exactement je venais vers eux pour leur parler des femmes en l’occurrence il y en avait

Plusieurs des hommes venaient de vivre un attentat comment pouvait-il réagir d’abord ils étaient effondrés par ce qu’ils avaient vu la perte de leur camarades ils étaient sans doute et j’ai entendu je m’y attendais aussi des cris de révolte comment c’est possible que on nous tue ici en France dans une salle de

Rédaction il n’y avait pas de mise en cause des services de sécurité qui ce qu’il a tourmenté c’est pourquoi nous tuer pourquoi venir ici pour nous tuer c’était cette question là qui était la la l’heure comment on peut aller jusqu’à tuer des journalistes parce qu’ils ont usé de leur liberté et avec

L’interrogation qu’est-ce qui qui va se passer est-ce que on est rentré dans un cycle effroyable où pendant des années des islamistes fanatiques vont empêcher nous empêcher de vivre est-ce qu’il y a encore une possibilité pour faire la mission qui était la l’heure et qui est toujours la leheure et puis il y avait

Une part aussi c’est terrible de le dire de questionnement pourquoi eux sont-ils morts et pas nous ça le problème des survivants on dit vous avez de la chance vous en avez réchappé non bien sûr que mieux vaut vivre que mourir mais la cicatrice d’avoir été là et d’avoir vu

Des amis tomber soit-même avoir été sans doute pris dans une peur terrible mais avoir survécu ça vous poursuit c’est l’encinant voilà ce qui était le contact que j’ai eu qui souvent passe par des paroles mais par des gestes par des regards par des soutiens par des actes humains tout simplement accarder

L’autorité c’est pas simplement parler carder l’autorité c’est se situer dans une dans une scène donc d’arriver avec la gravité qui convient l’humanité indispensable la façon de de remobiliser autant qu’il est possible les consciences donc j’ai pas eu besoin de de faire un discours j’ai pas fait de

Discours je me suis mis là et j’ai parlé à chacun et à chacune individuellement c’est le président qui doit être là c’est pas l’ami en plus je n’avais pas forcément de lien avec les personnes qui étaient là donc il fallait que ce soit l’autorité qui soit là pas simplement un

Homme qui venait partager leurs souffrances et leur tourmente non non il fallait qu’ ce soit presque un acte d’autorité pour leur permettre de de reprendre non pas le cours de leur vie il était interrompu mais reprendre l’esprit tout simplement l’esprit après ce qu’il aura été advenu c’est-à-dire un

Coup terrible qui leur été porté et des amis qui étaient morts par rapport à cette scène qu’ils avaient vécu il était très important de montrer que la République était là qu’il n’étit pas simplement des individus qui avaient été victimes d’un traumatisme non ils avaient été victimes d’une attaque qui

Nous était porté collectivement la consolation oui c’est nécessaire mais l’action est indispensable c’est-à-dire que si je n’étais que dans la compassion d’essayer d’apaiser je ne pouvais pas leur répondre je devais leur démontrer que nous n’allions pas nous laisser faire quand je dis pas nous laisser faire c’est bien sûr appréender traliser

Les terroristes mais nous allons continuer à défendre la liberté à défendre la démocratie à défendre les les valeurs qui sont les nôtres à ne pas nous laisser impressionner même si c’est terrible avec cette accumulation de morts mais continuer à affirmer ce que nous sommes nons pas reculer c’est ça

Qu’on attend aussi du président de la République à ce moment-là l’après-midi j’avais été pris par 1000 occupations la fois le suivi de ce qui pouvait se produire sur le plan de la sécurité la recherche d’information sur le groupe terroriste qui avait pu nous frapper les contacts internationaux que

J’avais eu donc il y avait plein de raisons qui faisait que j’étais rivé à mon bureau je savais que je devais m’adresser au français j’avais moi-même fixé ce rendez-vous à 20h et j’ai écrit euh peut-être une demi-heure avant quelques mots sur un papier que là aussi je n’ai pas vraiment utilisé j’avais si

Je puis dire une charpente de ce que j’avais vouloir dire mais je l’ai largement aussi improvisé dans les mots mais je savais ce que je devais faire c’est-à-dire convaincre les Français que c’était la liberté qui était en cause parler des journalistes qui étaient assassinés et déjà fixer un rendez-vous

C’est-à-dire leur dire que j’allais revenir vers eux pour leur donner toutes les informations et les assurer que nous ne resterions pas impuissant face à un phénomène terroriste comme celui que nous connaissions donc il y avait à la fois quelque chose qui munissait aux Français parce que cette rédaction de

Charlie elle était dans notre patrimoine elle était dans notre culture et puis il y avait la démonstration que nous étions attaqués nous tous ensemble pas la rédaction de Charlie en particulier parce qu’elle avait fait des caricatures non c’était la France qui était attaquée je voulais pas qu’on puisse laisser

Penser que en réalité ces journalistes ils avaient été trop loin et que c’était eux qui avaient pu provoquer une indignation qui s’était transformée non non c’était pas ça l’explication l’exlication c’était c’était la France qui était attaqué la France en tant que patrimoine de culture en tant que

Liberté en tant que valeur en tant que République c’était nous notre mode de vie qui était attaqué pour que tous les Français soient solidaires de ce qui se passait et comprennent bien [Musique] l’enjeu les coups de téléphone entre chef d’État sont effectivement organisés c’est pas un appel qu’on reçoit

Inopinément on décroche tiens c’est le président Obama non donc l’appel était prévu bon le décalage horaire fait que Barack Obama prend l’attentat dans l’après-midi pour nous dans la matinée pour lui et donc il a déjà fait un certain un travail et il me donne des informations il se trouve que je les ai

Déjà les informations mais c’est pas le problème heureusement que que ce sont les mêmes en tout cas c’est-à-dire que un des terroristes a été au Yémen quelques années plusôt qu’il est sans doute activé par un groupe di Al-Qaïda donc voilà il y a d’abord de la part de

Barack Obama au-delà de la solidarité du soutien face à un acte qui suscite forcément une émotion internationale il y a l’échange d’information entre alliés entre partenaires avec Vladimir Poutine c’est plus protocolaire Vladimir Poutine lui-même a été confronté à des actes terroristes en tcheni avec des méthodes

De répression qui ne sont pas tout à fait les nôtres donc je n’ai pas retenu ses conseils sur le plan de la réaction mais je pense qu’il y avait une part de de sincérité faut pas toujours voir du sinisme même si chez lui sincérité et sinisme se confondent mais de dire vous

Voyez vous êtes aussi victime d’actes terroristes d’islamiste donc vous devez être plus indulgent quand vous proférez un certain nombre de réflexion sur nos propres méthodes mais en tout cas c’était important que au plan international finalement aussi bien Obama Poutine viennent nous exprimer leur [Musique] solidarité le président est forcément seul à un

Moment seul avec lui-même il y a personne autour de lui c’est la nuit mais il est pas solitaire c’est-à-dire que il est en rapport euh et je l’étais avec le ministre de l’Intérieur Bernard casazenuve comme avec Manuel Vass le Premier ministre et avec Bernard casenu nous avions des échanges toute la nuit

Savoir qu’est-ce qui se passait il y avait un moment une information selon laquelle les terroristes avaient pu aller en du côté de reins donc on essayit de savoir siil y avait des puis familiaux qui auraient pu leur permettre de se sauver par là bon voilà donc il y

A pas de nuit qui ferait parenthèse non il y a pas de parenthèse la vie continue même si le sommeil peut venir mais il y a pas de parenthèse par la nuit le président connaît pas la peur l’inquiétude oui il peut l’avoir l’inquiétude de savoir s’il ne va pas y

Avoir une répétition l’inquiétude de savoir si on va pouvoir rassurer les Français en appréhendant les terroristes inquiétude de savoir aussi comment les Français vont réagir face à à des attaques terroristes est-ce que ça va être une une attitude de cohésion ou de division je sais bien qu’il y a des

Éléments dans le pays qui veulent la division qui veulent que nous nous séparerions sur une affaire comme celle-là ou qui veulent que nous puissions nous nous stigmatiser telle ou telle religion ou population donc il est très important que le président puisse assurer l’Union la solidarité la cohésion le lendemain il y a une

Information qui nous est donnée selon laquelle il y a eu une policière municipale Montrouge qui a été tué donc le conseil de défense essaie de savoir si ce crime cet assassinat est lié au terroristes que nous cherchons nous pensons tout de suite que ce ne sont pas les deux fugitifs qui

Sont à l’origine de cette attaque nous ne savons pas si elle a un lien et nous ne connaissons pas l’auteur au moment même où où j’ai cette information la mort d’une policière municipale je reçois Nicolas Sarkozi car j’ai voulu avoir avec Nicolas Sarkozi ancien président de la République mais qui

Avait repris ses fonctions de président des républicains un contact le premier contact avec l’ensemble des acteur et actrice de la vie politique française pour Nicolas sarci c’est la première fois qu’il revient à l’Élysée donc j’imagine que c’est un un moment qui n’est pas forcément facile mais cont

Tenu de ce qui vient de se produire il était important qu’ ait cette échange et que je lui communique toutes les informations dont je pouvais disposer notamment celle-là est-ce que la mort de cette policière municipale pouvait être relié à ce qui venait de se produire bah lui comme moi lui avec son expérience

Moi avec la mienne nous ne pouvions pas être certains mais c’est vrai qu’il y avait comme une coïncidence fâcheuse c’est jamais simple quand de présidents de la République se retrouvve parce qu’il y a toujours un qui est en poste et l’autre qui ne l’est plus donc celui qui l’est doit euh montrer qu’il

Peut donner des informations et qu’il peut surtout recueillir un témoignage d’une expérience qui peut être précieuse en l’occurrence c’est ce que j’ai eu à faire c’està-dire donner à Nicolas Sarkozi qui n’était pas simplement qu’un ancien président de la République qui était aussi un chef de parti toutes les

Informations dont je pouvais disposer de l’associer non pas à toutes les décisions mais de l’associer en tout cas ce que nous avions convenu de faire grande manifestation et et de tout faire pour bien sûr appréhander les terroristes et d’agir au plan international mais aussi recueillir son expérience puisqu’il avait vécu c’était

La fin du mandat j’étais moi-même candidat il y avait eu l’attentat de Montauban et de Toulouse il avait vécu ce que c’était que une attaque terroriste même si c’était commis par un individu qui avait des complices mais qui n’était pas un loup solitaire qui était déjà appuyé par une organisation

Terroriste qui était lui-même un acteur du terrorisme islamiste voilà j’ai voulons aussi entendre Nicolas Sarkozi sur ce domaine là et où il avait eu agir lui-même à ce momentlà notre échange au-delà de ce que nous pouvions dire sur le terrorisme islamisme il était question d’une manifestation qui avait

Été lancée par des partis politiques en l’occurrence de gauche pour répondre à cette attaque sur Charlie Hebdo et la question assez légitime que pose à ce moment-là Nicolas Sarkozi c’est s’il doit y avoir une manifestation elle ne peut pas rester euh simplement celle de la gauche doit se faire avec l’ensemble

Des partis politiques ce qui éta évident je pense de la part de des auteurs de cette initiative mais c’était mieux de le confirmer et de savoir si lui-même en tant que président de parti pouvait y aller dans toutes les conditions de sécurité ce que je lui ai garanti et

Surtout avec un esprit de concorde de de rassemblement puce que c’était de ça dont il était question pour ça que je voulais à la fois avoir une rencontre avec Nicolas Sarkozy comme le lendemain ou l’après-midi déjà avec l’ensemble des des familles politiques du pays pour que nous puissions avoir la la réponse la

Plus unanime la plus forte à ce qui venait de de se produire donc comme je recevais Madame Le Pen un peu plus tard en réalité le lendemain je lui ai dit la chose suivante écoutez c’est une manifestation où tous les Français doivent venir le plus nombreux possible

Si vous décidez d’y venir vous n’avez pas y être invité si vous décidez d’y venir je vous assure que vous serez accompagné protégé comme il convient donc il n’y avait pas d’invitation officielle à la manifestation mais il y avait de ma part et c’était encore plus vrai lorsque nous avons organiser une

Manifestation internationale c’est encore plus vrai d’avoir une manifestation dont personne n’était exclu mais où personne en particulier n’était invité donc si Madame Le Pen avait décidé de venir à cette manifestation en tant que président de la République j’aurais veillé à ce qu’il y soit conduite en toute [Musique]

Sécurité alors le vendredi euh matin assez tôt d’ailleurs nous avons des informations toujours par les mêmes canaux le minist inérieur services de police de gendarme la presse car pour toute cette période les chaînes d’information sont là et et comment les empêcher au nom de la liberté d’expression nous avons le

Devoir de soutenir Charlie et donc au nom de la liberté d’expression nous devons admettre aussi de travailler avec les chaînes qui sont là qui colleportent quelquefois des informations qui ne sont pas exactes qui interrogent des personnes dans des moments qui ne sont pas forcément appropriés qui qui sont surtout regarder par les théroristes

C’estàdire que les chaînes d’information il y a pas que les gens honnêtes qui les regardent tout le monde les regarde avec ce risque que le terrorisme puisse grâce à ce qui est livré par les les chaînes d’information ou par les télévisions ou par les radios avoir connaissance de ce

Que nous allons faire bon nous vivons dans cet environnement dans ce contexte là et j’ai donc à connaître que effectivement les frères kashis sont retenus dans une imprimerie d’ Martin goë nous avons toutes les informations sur ce que cette imprimerie qui n’est pas un grand bâtiment nous savons qu’il y a non

Seulement le chef d’entreprise mais il y a un de ces employés qui est caché qui s’il est découvert peut être supprimé y compris le le chef d’entreprise lui-même donc nous savons qu’il y a les frères kchi qui sont là qui retiennent donc pour l’instant le l’imprimeur et puis

Qui attendent à l’heure du repas 13h j’apprends que il y a une prise d’otage à l’hypercacher nous avons donc la confirmation que le preneur d’otage est celui qui a tué la policière il se réclame d’un groupe qui n’est pas celui des frères Kashi mais nous savons qu’ils se connaissent donc nous pouvons

Imaginer et forcément j’ai cette crainte qu’ils sont en communication et que après qu’il est déjà tuer plusieurs otages il puisse tuer d’autres otages si les frères Kashi sont appréhendés et à force surri neutralisé je convoque donc pour l’après-midi le Premier ministre manuel vas le ministre de l’Intérieur

Bernard casenu la ministre de la Justice Christian tobira puis ma petite équipe toute petite bon chef d’état-major particulier et puis le secrétaire général nous sommes très peu et nous attendons une partie de l’après-midi avec l’idée c’est la mienne qu’il ne faut pas attendre qu’il ne faut pas faire ce qui a été

Fait dans d’autres circonstances d’autres périodes faire fatiguer le preneur d’otage pour penser que une intervention sera possible ou qu’il se rendra il faut pas non plus permettre au preneurs d’otage de se servir des instruments de communication c’estàd de pouvoir finalement lui-même faire l’information donc je conviens avec Premier ministre et personnes qui sont

Autour de nous et notamment Bernard Caseneuve et ils on comprennent parfaitement le sens je décide donc que nous allons faire une intervention à 18h qui sera coordonné c’està-dire qu’il y aura une double attaque et à D Martin c’est la gendarmerie et à Paris vcen avec des forces de police et que ça doit

Se faire simul sultanément pour éviter précisément que le preneur d’otage puisse tuer les clients de l’hypercacher qu’il retient il se trouve que finalement les frères quashi de leur propre initiative sortent de l’imprimerie et tire sur les gendarmes à ce moment-là je demande à Bernard casenu de donner l’ordre ce qu’il fait par

Téléphone avec son portable petit portable qui a parfaitement fonctionné de donner l’ordre d’intervenir au de police à l’hypercacher nous attendons C des minutes très très longues si je puis dire le résultat de nos décisions qu’est-ce qui s’est passé à dam Martin qu’est-ce qui s’est passé à l’hypercacher ad Martin très vite nous

Nous arrive la confirmation que les deux frères ont été tués avec des échanges de tir assez nourris donc il voulaent tuer encore il voulait tuer des gendarmes et les gendarmes ont riposté mais j’attends encore plusieurs minutes ce qui s’est passé à l’hypercach une intervention extrêmement compliquée où il faut qu’il

Y ait des policiers qui entre en prenant un bélier rentre dans l’hypercacher et avec le risque le preneur d’otage tue les personnes qui le retient et vise les policiers qui rentrent faut donc bien imaginer je l’imagine je suis dans mon bureau il on est tous là que une Inter

Comme celle-là il y aura forcément des blessés quand on donne un ordre je donne cet ordre à des policiers pour qu’ils interviennent ils savent les policiers que les premiers qui vont être en face du terroriste vont tirer bien sûr mais vont avoir sans doute à subir les les

Les tirs du terroriste et donc après ces longues minutes d’attente Bernard casazu reçoit donc le retour et et il nous a dit c’est un immense soulagement que certes il y a deux policiers qui ont été blessés mais aucun otage n’a été tué et le terroriste a été [Musique]

Neutralisé c’est au président de la République de prendre la décision le président de la République il est forcément le seul à décider il faut qu’il ait une responsabilité ça ne peut être que la sienne ça ne n’est pas la bonne décision il en pra à juste raison les conséquences et si c’était la

Décision la plus juste il est possible ce n’est pas certain que on lui en tiendra crédit mais c’est très important de comprendre que bien sûr s’il y a qu’une seule personne qui décide elle ne décide pas sans prendre d’avis nous sommes cinq autour de la table je fixe

Ce qui me paraîtêtre la meilleure des positionositions une intervention à une heure dite et c’est pas du tout parce que c’est moi qui l’exprime mais parce que parce que ça paraît être la la position la plus adaptée la plus efficace donc c’est un consensus mais il

Faut bien qu’il y en ait un qui décide après c’est au ministre de l’Intérieur de donner l’ordre c’est pas le président de la République qui prend son téléphone et qui donne l’ordre il faut respecter aussi les les responsabilités les compétences les hiérarchies et donc c’est le ministre de l’Intérieur qui a

Donné formellement l’ordre d’intervenir ce que nous ressentons parce que là nous sommes plusieurs c’est terrible d’avoir à un moment un sourire quand il a autant de drame non pas une joie comment être joyeux c’est impossible mais comment avoir un soulagement qui vous donne un éclair de sourire de satisfaction de de

Savoir que bon voilà c’est terminé non pas que le terrorisme islamiste était éradiqué ça hélas il ne l’était pas mais au moins que sur l’attaque là du mois de janvier nous av on terminé donc c’est vrai que ça a été un moment où nous nous sommes tenus entre nous la main nous

Sommes salués parce que nous savions bien qu’il y avait là la fin d’un processus sauf que quelques minutes après il y a eu un une fausse information ou en tout cas une menace qui n’a pas été confirmée qui avait peut-être un autre acte qui était en train d’être commis bon donc on était

Forcément très vigilant ça n’a pas eu du tout de de réalité mais voilà on était à la fois soulagé et il la manifestation donc elle avait été lancée en tant qu’idée par des partis politiques ensuite l’ensemble des formations républicaine avaiit convenu que ça devait être une grande mobilisation d’union nationale pas

Simplement à Paris mais partout en France et donc c’était à mon sens déjà une fierté commune de se dire que par-dà leséclivage par-delà les les les ressentiments ou peut-être même les polémiques qui allaient souvrir plus tard il était possible en France de de se retrouver je l’ai dit sans exclusive

Dans dans une grande manifestation elle était prévue le dimanche 11 janvier et il se trouve que le vendredi Madame Merkel me dit voilà moi je vais venir à la manifestation parce qu’on avait prévu un déjeuner entre Madame Merkel et moi à Strasbourg le dimanche donc forcément ce déjeuner n’avait plus de sens n’avait

Plus de réalité mais elle me dit bon puisque nous ne pouvons pas déjeuner à Strasbourg dimanche et puisque la France est attaquée mais c’est nous Européens qui le sommes aussi ce qui était juste et bien je vais venir à la manifestation je lui dis je la remerci beaucoup pour

Ce geste mais je lui dis mais si vous venez à la manifestation je vais à ce moment-là inviter tous les autres Européens qui voudront ou sans les invités je pense qu’ils comprendront que si vous êtes là ils doivent être également présents mais elle m’a dit mais au contraire ça sera une très belle

Initiative qui montrera que tous les européens seront dans la rue avec vous mais très rapidement ça a dépassé le cadre européen puisque il y a eu des pays africains qui ont demandé à être représenter président du Mali de l’époque tenait à venir il y avait des pays euh arabe qui onend démontrer que

Il n’avait bien sûr rien à voir avec cette conception de l’islam qui aboutissait à ces actes barbares et terroristes il y avait des monarques il y avait des présidents il n’y avait pas que des démocrates qui souhaitait intervenir et à la fin de la journée du samedi le Premier ministre israélien netanahou me

Dit que lui veut venir d lors que des Juifs ont été attaqués comme juifs il considèrent que que la présence du gouvernement israélien est logique ce qui peut avoir effectivement du sens et je lui dis mais je comprends parfaitement vous êtes bienvenu mais je vais également prévenir monsieur marbou

Abbas le président de l’Autorité palestienne parce que il m’avait envoyé un signal que lui aussi était solidaire et qu’il était prêt à venir s’il tentait qu’on arrive à à lui trouver un moyen de transport je n’ai pas suggéré n annou de prendre le même moyen de transport je

Suis pas sûr que ce su était possible et à ce moment-là mais en tout cas bien sûr netanou n’a pas fait d’objection il avait pas en faire et marbabas a pu venir et c’est vrai que cette manifestation elle a pris un caractère extraordinaire à tous les sens du terme

C’est la première manifestation de chef d’État il y a des manifestation contre des chefs d’État on en connaît beaucoup mais une manifestation de chefs d’État dans les rues c’est assez rare c’est pas forcément la première fois mais c’est assez rare j’ai donc décidé d’organiser cette manifest station avec un point de

Rencontre qui était l’Élysée pour que nous partions tous ensemble à cette manifestation dont on savait qu’elle pourrait pas forcément pour les chefs d’État et de gouvernement durer plus d’une heure et donc ils sont tous venus à l’Élysée et j’avais affrité plusieurs quarts ensuite nous déplacer dans Paris jusqu’à boulevard Voltaire et arrivé au

Point de la manifestation sûrement et j’avais été moi-même prévenu que en terme de sécurité c’était hallucinant d’organiser un tel tel déplacement peut-être aussi ça explique que le président des États-Unis Obama même s’il y avait des contraintes de temps et qu’il a dû le regretter n pas à la manifestation mais

C’est vrai que tous les services de sécurité nous mettait en en alerte en disant que c assez facile des chefs d’État qui se transportent à Paris en masse coller les uns les autres bon c’était peut-être des cibles donc que nous sommes dans dans le bus et et c’est

Vrai que à un moment le Premier ministre israélien me dit mais le bus il est blindé bon c’était un bus bien sûr que nous avions affraité je pense que le bus était résistant enfin il n’était pas blindé pour le rassurer éviter qu’il descende du bus j’ai dit que bien sûr

Toutes les conditions de sécurité étaient réunies que il n’y avait pas de risque à être dans le bus après le le même Premier ministre m’a dit mais le boulevard Voltaire là où il sait pas que CIT le boulevard Voltaire mais mais là où nous sommes vous a fait évacuer la

Population c’était une bonne question d’ailleurs parce que quelqu’un pouvait se mettre au balcon et lancer pas forcément des choses grave enfin lancé quand même des pierre ou je ne sais quoi je n’ai pas vraiment répondu à sa question mais en tout cas nous avons manifester alors c’était une bousculade

C’était néanmoins chacun avait sa place il y avait des services de sécurité qui se mêlaient la manifest si vous voyez la photo il y a des personnages que vous ne reconnaissez pas les personnages que vous ne reconnaissez pas ce sont des des membres de la sécurité et c’était une

Manifestation donc exceptionnelle et qui fait la fierté de la France je le dis souvent des pays qui ont été frappés par le terrorisme il y en a eu beaucoup par le terrorisme islamiste il y a eu des crimes atroces qui ont été commis souvent dans des pays d’ailleurs

Musulmans mais pourquoi y a-t-il eu cette solidarité cette présence de chefs d’État et de gouvernement à Paris parce que c’est précisément Paris parce que c’est précisément la France la France a fait ma fierté dans ce moment tellement difficile le fait qui 4 millions peut-être davantage de citoyenes de citoyens qui se sont mis

Dans la rue le fait qu’à Paris il y avait sans doute plus d’un million de personnes le fait que nous ayons été capable de l’organiser cette manifestation alors que nous étions sous la menace le fait qu’il y ait eu des chefs d’État et de gouvernement du monde

Entier qui soi là le fait que la rédaction décimée de Charlie était là aussi le fait que des policiers aent été embrassés salués dans cette manifestation le fait qu’il y a eu un instant peut-être ça n’a pas duré très longtemps de concorde nationale oui je pense que c’était un un sujet de

Fierté je regarde François Hollande qui s’était fait élire sur plein de sujets euh d’ordre intérieur hein le le chômage la question des inégalités la justice sociale une forme d’honnêteté dans les dans la gestion des des donniers publics d’exemplarité même si il y a eu toujours des entorses et qui n’avait pas été

Forcément programmé pour vivre ce qu’il était en train de de subir c’est-à-dire une attaque terroriste je me dis que voilà il y a il y a sûrement que la fonction à un moment vous donne une force non pas un courage on doit l’avoir avant mais en tout cas une obligation

D’être à la hauteur c’est peut-être aussi on critique nos institutions et parfois c’est avec raison mais il y a un moment où c’est forcément autour du chef de l’État quand il se passe un un drame une épreuve un événement une catastrophe de cette ampleur que l’on se retrouve et

Donc si j’avais été citoyen j’aurais été autour de François président de la République à ce moment-là j’espère qu’il n’y a pas trop de d’écart de différence entre les deux françoir mais je le regarde comme ayant affronté une épreuve avec l’idée sûrement que c’était le moment le plus important de son

Kaceno mais en réalité il y en a eu d’autres [Musique] vous venez d’écouter transfert épisode 300 un témoignage recueilli par par Christophe Caron et Sarah koskevik cet épisode a été produit par slide podcast direction éditoriale Christophe Caron direction de la production Sarah koskevic direction artistique et abiage musical Benjamin

Sept ours production éditoriale Sarah koskevic et Benjamin septours prise de son Aurélie Rodriguez montage Mona de lae et Aurélie Rodriguez l’introduction a été écrite par Christophe Caron elle est lue par Aurélie Rodriguez retrouvez transfert tous les jeudis sur slide.fr et sur votre application d’écoute préférée découvrez aussi transfert club l’offre Premium de

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