Le processus d’accumulation propre aux territoires urbanisés (du capital spatial au capital social) peut être “renouvelable” sous certaines conditions et cette approche mérite des investigations, des lectures et des outils de conception spécifiques. À travers d’une série de projets récents, la “ville comme ressource renouvelable” sera utilisée comme hypothèse de travail pour discuter les conditions et les thèmes du projet contemporain.
Cycle de conférences “Le projet urbain: changement de paradigme?”, proposé dans le cadre du PA S6 Initiation au projet urbain
Conférence du 11 mai 2023
ENSAPLV
Bonsoir bienvenue à toutes et à tous euh donc euh bienvenue pour la suite de ce cycle de conférence donc consacré au projet rain et qui s’inscrit dans le cadre de nos atéers projets notamment en semestre 6 euh comme ça a été déjà évoqué plusieurs reprises on a eu voulu de
Manière collégiale monter un cycle de conférence pour montrer une diversité d’approche aussi euh c’est le premier semestre qu’on aborde euh la question de cette échelle du territoire de l’urbanisme on peut dire le projet urbain mais également à l’articulation aussi entre licence et master théorie pratique et recherche et donc c’est avec très grand
Plaisir que ce soir de pouvoir accueillir un très grand honneur PAO vegano architecte urbaniste professeur urban design et de Urban theory à à l’école fédérale polytechnique de Lausanne où elle dirige entre autres le centre de recherche habitat elle est également professeur à l’Université de IAV à Vénise euh pour ceux qui ont pu
Suivre ces travaux et ces recherches sans doute on peut rappeler aussi sa contribution euh à la consultation sur le Grand Paris en 2009 avec Bernardo sei avec qui elle a cfondé euh l’agence studio 1990 d’autres travaux qu’ils ont pu développer et qu’on a vu aussi je pense
En projet notamment en Belgique ils ont pu approfondir poursuivre leur recherche la ville du fuse sur la grande échelle comme notamment CIK à rvers des projets comme par exemple le parc sport neur ou ou même à l’échelle on peut dire plus archk les espaces publics comme le théâtre plein
Euh il y a plusieurs récompenses qu’on pe citer euh comme aussi les expositions des travaux de PAO qui depuis a fondé son agence dans la suite pa vegano euh associé notamment avec des à la fois à Bruxelles et Milan euh et dans la continuité le développement des travaux notamment orientés sur des questions
Comme la transition écologique ces travaux sa production théorique très impressionnant je veux pas tout lister on peut citer effectivement et je pensais très à propos par rapport le titres de ce cette conférence ce soir euh des recherches comme sur les territoires euh le projet comme producteur de connaissance ou je dirais
Aussi euh ce qui suggérait déjà dans ce titre euh la ville comme ressource une renouvable une hypothèse de travail euh je vous invite aussi de lire et relire les travaux de palgano euh en tout cas euh merci encore d’avoir accepté notre invitation merci je jindre à moi pour accueillir très chaleureusement par [Applaudissements]
Legano bonsoir euh je m’excuse je vais m’asseoir parce que je suis un petit peu fatiguée comme je pense vous aussi et voilà euh donc euh James n’ n’a pas n’a pas euh rappeler le le titre de de cette série de de conférences qui est à propos du changement de de paradigme dans le
Projet urbain donc ça un titre que je trouve pertinent très pertinent en ce moment et alors je voudrais amener une pièce de cette réflexion sur le changement de paradigme avec cette hypothèse de la ville comme ressource renouvelable et que je pense contient un vrai changement de de paradigme et sur
Laquelle c’est encore une hypothèse on sa on a on a pas encore essayé de faire ça vraiment d’une façon radicale mais c’est encore une hypothèse de travail mais donc comme toutes les hypothèsees de travail on peut commencer à à les discuter euh donc d’abord la question de de la ville commee une
Ressources alors là c’est évident dans la culture européenne la ville est clairement considérée une ressource mais là je en utilisant ce terme ressource je fais référence plutôt au débat que il y a un siècle plus ou moins c’est’est tenu aux États-Unis et à l’occasion d’un rapport qui s’appelait our cities donc nos villes
Euh on on s’est décidait à considérer les villes aussi comme des ressources comme des ressources et c’est assez intéressant parce que c’est justement à part euh de disons de des grands espaces naturels des grands espaces agricoles des États-Unis des ressources que le regard se déplace finalement sur les
Villes à considérer autant euh de comme ressource c’est il y a des mots assez assez impressionnants qui sont utilisés dans dans ce dans ce rapport euh je vous dis juste un petit mot donc il y a de la fertilité de la création euh dans le sol
Riche de nos campagnes mais il y a aussi de la fertilité et de la créativité dans la ville donc on est parti de plutôt de la nature du sol des rivières et cetera des vraies ressources et finalement on dit bah les villes aussi peut-être on peut les considérer comme comme des
Ressources donc c’est déjà un passage assez assez important donc la ville une ressource comme une rivière comme un champ cultivé et cetera mais le le passage que que je propose c’est donc d’ajouter renouvelable donc non seulement une ressource mais renouvellable et euh au début de de ma
Réflexion qui des réflexion qui qui a commencé il y a plus que 15 ans euh je m’intéressais surtout à des cycles de vie qui s’ouvrent dans les dans les villes et dans leur histoire qui ne sont jamais totalement linéaires euh le thème de l’ énergie grise sur laquelle je sur
Lequelle je vais plutôt rester ce soir et la question de l’inclusion parce que chaque modification chaque transformation chaque clôture de de cycle de vie a toujours des conséquences aussi sur l’équilibre social je dirais socio-économique d’une ville et donc il a toujours des questions d’inclusion et surtout aujourd’hui des questions
D’exclusion encore plus cette réflexion avait commencé donc vous voyez si les dates 2006 euh inverse dans laquelle on avait C l’occasion c’était le le plan euh le plan directeur structurel de la de la ville euh avec Bernard seeki et euh on a étudier ces conditions de réutilisation des espaces à l’intérieur d’un tissu
Dense qui était le le tissu ouvrier euh une sorte de couronne du 19e siècle autour du du centre-ville et pour nous c’était é extrellmement important et on a reconstruit des des des maquettes à une échelle belle importante pour essayer de comprendre la qualité et pourquoi euh des jeunes couples avec
Enfants revenaient habiter en ville c’était des jeunes couples plutôt élevés à l’extérieur dans la villa quatre façades avec jardin qui revenait habiter en ville et qui retrouvait à l’intérieur de la ville des potentiel dans l’espace et qui recrée finalement des conditions d’habitat assez intéressante et ceci nous avait aussi
Poussé à regarder toute la ville comme condition de malléabilité des tissus donc on avait construit des des lignes guides sur l’évolutivité la la flexibilité des différents tissus qui est différentes les différents tissus se se comportent de façon assez autonome par rapport à à ce thème et donc pour
Chacun on avait formulé des des des possibilités de de transformation dans le Grand Paris en 2009 et dans cette hypothèse de de dans ce projet plutôt de ville peeuse on avait considéré que une des stratégies était clairement liée à ce projet de stratification qu’on avait lié à la
Question de l’énergie et à l’évolution des des styles de vie et de la mixité on considéit que c’était un seul projet qui devait en même temps euh traverser ces ces ces quatre thèmes et pour cette raison on avait formulé un scénario que je trouve encore aujourd’hui un scénario radical qu’on
Avait on avait appelé à l’époque scénario 100 % recyclage maintenant je préfère utiliser le terme régénération parce que le recyclage c’est un petit peu plus compliqué mais on va peut-être y y revenir et l’hypothèse était celle de partir de ce qui était déjà là de considérer que la disons la la
Croissance hein de la de la métropole devait être intégré à ce qui était déjà là et que donc c’était plutôt une régénération une rqualification totale diffuse qui aurait pu donner une réponse et et pas l’idée plutô de aller investir d’autres d’autres territoires aujourd’hui on parle beaucoup de de
De stopper le l’extension des des villes on parle de euh rappelez-moi le termes ou zan comment sappelle zan zan euh mais disons que à l’époque c’était quelque chose qui qui a soulevé évidemment un débat et que je pense on on n’est pas encore peut-être aujourd’hui dans la dans la position de d’avoir des
Instruments aussi théoriques pour passer à travers ce ce grand passage et c’était surtout à l’époque pour moi un vrai problème je je trouvais qu’il avait un vrai vide théorique par rapport à cette à cette hypothèse aujourd’hui beaucoup de littérature est sortie beaucoup d’auteurs ont écrit sur ça beaucoup de
Projets se sont occupés de ça et donc je trouve que c’est plus intéressant de d’ en reparler en ce moment quelques années après en 2013 euh nous avons réalisé cette recherche euh à l’intérieur de d’une recherche lancée par le ministère de la Culture qui s’appelait ignis mutat res et le titre
Que nous on avait donné c’était énergie et recyclage donc on continuit sur cette hypothèse de du 100% 100 % recyclage de façon à traiter les le thème le grand thème de l’énergie à l’intérieur de cette hypothèse de réutiliser et donc vous voyez que euh on a mis en comparaison deux
Territoires euh disons le Grand Paris mais aussi un morceau de ville diffuse du Veneto deux types de villes opposées l’une plutôt compacte et l’autre totalement diffuse pour essayer de comprendre par rapport à certains critère la consommation énergétique l’énergie de recyclage potentiel la production d’énergie renouvelable mais vous voyez qu’il a une colonne qui
S’appelle énergie grise et on a essayé de représenter à l’échelle territoriale d’une façon assez simplifié assez ingénu avec l’aide d’un d’un ingénieur qui s’occupait de d’énergie euh on a essaie de cartographier l’énergie qui se trouve dans le corps du territoire comme comme je dis c’est une représentation assez simplifiée mais finalement peut-être son
Rôle est surtout celui de soulever une question de dire mais combien d’énergie il y a déjà dans nos territoires donc par rapport à la question énergétique réduire les consommations c’est évidemment la première chose qu’on doit faire rédire réuire l’empreinte carbone on le sait intégrer la production d’énergie renouvelable évident le recyclage de
L’énergie parce qu’on perd aussi beaucoup d’énergie mais ce que on voulait ajouter c’était la question de la valorisation de l’énergie grise et donc ce scénario 100 % recyclage ou régénération est le lieu le lieu mental dans lequel imaginz de considérer l’énergie grise déjà là comme la base fondamentale de
L’énergie qui est contenue dans le dans le territoire et dans son corps dans les années 2018 2020 euh j’ai travaillé sur la construction d’une vision pour le pour le grand Génève ce territoire transfrontalier et donc avec Corentin fivé un collègue de de la PFL qui s’occupe surtout de de ce thème euh
Nous onons construit une carte euh qui présente la concentration de l’empreinte carbone par surface construite et la chose extrêmement intéressante que montre cette carte c’est que les les concentrations plus élevées euh ne sont même pas dans le centre ville mais occupent vraiment la périphérie et donc c’est là que on peut commencer à
Comprendre que la périphérie est le grand gisement de énergie grise donc encore plus je dirais cette question de un scénario 100 % régénération ou 100 % recyclage et la périphérie comme le lieu fondamental dans lequel traiter cette question donc l’énergie grise d’abord je pense que c’est dommage que la en
Français on pas d’énergie grise même en italien on dit energy gr je trouve le terme anglais beaucoup plus intéressant parce que c’est embodied energy donc c’est vraiment l’énergie qui est dans le corps du territoire et alors dans le débat euh aux États-Unis c’est très intéressant que la question de de
L’embodied energy s’est posé justement autour de la crise du pétrole donc de la crise énergétique des années 70 au moment dans lesquel on commence à comprendre qu’on a des limites à notre à notre croissance alors en 60 euh 16 le rapport energy use for building construction proposé comment évaluer
Cette énergie grise dans les matériaux de construction aux États-Unis quelques années plus tard dans un texte architecture and energy Richard Stein euh parle donc de la simplicité de ce nouveau paradigme donc vous voyez que déjà il y a presque 50 ans c’était un nouveau paradigme qui
Nous oblige à identifier je cite ici à identifier les éléments essentiels de notre culture et à les séparer et nous-même des pièges inutiles et improductifs donc un travail de sélection qui est imaginé à partir vraiment de ce qu’on considère essentiel dans notre culture et aussi Stein il insistait beaucoup sur l’importance des
Décisions architecturales et des processus de fabrication et d’assemblage de transport de démolition et de démontage aujourd’hui c’est des choses non qu’ qu’on commence que vous commencez en tant qu’étudiant à à faire vôre et mais qui finalement ont déjà une une histoire et une une accumulation de d’idées qui est qui est
Là en 81 le National Trust publie ce rapport new energy from old buildings et donc les méthodologie pour l’évaluation de l’énergie grise disons commence à se consolider et ce qui est intéressant c’est que là on commence à connecter la question de l’énergie grise non seulement comme question importante sur la consommation annuelle
D’énergie aux États-Unis mais à la conservation à la préservation et donc c’est un petit extrait qui dit preservation to has potialrument nation enery donc la question de la préservation imaginez comme un instrument au niveau national pour une politique de l’énergie bah je trouve ces choses-là extrêmement fortes
Et je pense que peut-être on n’est pas encore arrivé à ce à ce à ce niveau de de compréhension de l’importance de cette énergie grise ou cette embodied energy qui se trouve dans le dans le territoire mais si on laisse un instant les États-Unis et on vient plus plutôt à
Disons à la culture que personnellement j’ai de de la de l’architecture et de l’urbanisme moi je trouve qu’il y a deux traditions importantes qui concernent cette embodied energy donc la première c’est l’analyse des conditions matérielles alors Carlo onino toujours dans les années 70 il il parlait de
Cette analyse c’est une analyse un petit peu marxiste on peut dire non c’est vraiment de mettre au cœur de l’analyse architecturale les conditions matérielles de l’espace donc qu’est-ce que sont ces condition matérielles c’est pas seulement comment un objet est construit mais c’est aussi la stratification sociologique qui qui l’intéresse mais c’est aussi la
Répartition des propriétés les méthodes de production différencié les cûpt de rente et des terres et la transformation hein on disait à l’époque continue des classes donc s’occuper du bâti d’un îlot d’un morceau de ville c’est finalement s’occuper de cette condition matérielle de production de l’espace et
Je pense que en ce moment dans lequel on revient sur le déjà là ce serait peut-être intéressant de repartir aussi de cette centralité de la de la construction de de de l’espace et de la production de de l’espace ceci veut dire par exemple aller visiter marcher prendre note et
Finalement dans le cas d’un morceau de la ville diffuse au moment de la de la crise il y a une dizaine d’années euh on se rendait pas vraiment compte de qu’est-ce que l’espace faisait à l’intérieur de cette crise et alors on a compris fondamentalement que il avait de
L’abandon oui mais c’est un abandon euh moyen dans le sens que ça restait quand même beaucoup d’utilisé mais à l’intérieur d’espace qui était à moitié non utilisé donc la sous-utilisation de l’espace est sortie comme la question fondamentale et aujourd’hui encore ce phénomène est en cours donc vous vous le
Voyez pas vraiment cet abandon parce que c’est pas un abandon total mais si vous rentrez à l’intérieur de chaque bâtiment vous trouvez que juste une partie de ce bâtiment est utilisé que donc il y a encore des des possibilités des potentiels et pour ce qui concerne l’Italie moi je parle quelquefois de
L’Italie comme un pays sous-utilisé dans le sens que il est vraiment un parti vide mais c’est pas que l’Italie hein même une partie de la France un partie vide une partie de la GrandeBretagne une partie de de l’Allemagne une partie du Portugal une partie de l’Espagne donc si on prend que
Juste que l’Europe on peut dire que notre Europe c’est sous-utilisé et donc ça à mon avis déjà nous met dans une position différente par rapport à cette idée de croissance de denification ce qui qui qui nous remplit la la tête bah ok regardons bien parce que peut-être il
Y a du sous-utiliser partout qu’on pourrait repenser deuxème tradition c’est celle sur laquelle aussi j’ai beaucoup réfléchi aussi parce que j’ai beaucoup étudié André courbeau il y a il y a beaucoup de temps c’est celle de du du palamsest alors cette métaphore du palamsest qui agit fortement dans dans
Le projet euh urbain là je voudrais vous parler de quelques quelques points donc d’abord il y a la question du du long terme et de la longue durée évidemment les deux sont très différents he il parlent de questions différentes mais c’est vrai que quand on regarde des des
Territoire on on a besoin de comprendre dans le long terme leur évolution et la question de la longue durée c’est encore plus intéressante parce que elle nous permet de comprendre certaines rationalités territoriales et en par particularité c’est les rationalités qui sont placé comme disait brordel en dehors des des
Événements et c’est cette histoire répétitive et immobile qui m’a beaucoup intéressé dans le passé et qui m’intéresse toujours énormément vous voyez ici juste une carte des eau dans la plaine sèche du Veneto c’est une carte qui montre le long terme parce que c’est des des siècles qui sont passés
Pour réaliser ce ce maillage qui fonctionne comme un maillage de irrigation qui amène l’eau dans un sol qui est extrêmement perméable mais on reconnaît aussi la longue durée parce que s’il y a une guerre cette guerre normalement ne va va pas interrompre la la prise en compte de
Ces canaux la l’agriculture doit en tout cas euh être productive et donc c’est quelque chose qui va bien au-delà des événements et qui appartient justement à cette histoire de immobile et répétitive de laquelle nous a parlé brodel et cette histoire de la longue durée et des rationalités qui sont les
Rationalités de la longue durée qui doivent être en tout cas entretenus euh représent disait brodel la structure de l’histoire et donc quelle est l’histoire qui nous intéresse quand on regarde un territoire ce n’est pas que l’histoire des des événements peut-être pas beaucoup non plus mais plutôt cette histoire lente et diffuse de soins
Collectifs parce que on on a pris soin de ce territoire pour le pour que le territoire reste habitable et et productif et donc c’est quelque chose d’extrêmement intéressant qui qui me me rapproche au dernier livre de Pierre caille durée que je pense vous avez aussi présenté ici dans l’école si si je
Me souviens bien en tout cas un livre qui nous invite justement à à réfléchir sur ce qui existe comme un véritable patrimoine 2è point sur la question du palemsest c’est la question du monument involontaire ça c’est c’est rigle qui qui parle de de ce de la capacité de
Construction de monuments qui n’ont pas été imaginés comme des monuments mais qui deviennent des monuments à un certain moment et ce qui est intéressant c’est que ces monuments en général font avec des choses qui n’ont pas de sens les relations perdues juste les fragments de relation qui restent dans
Dans le dans le territoire et le projet s’occupe de reprendre C ces relations là je voudrais vous montrer rapidement un projet d’ d’un parc qu’on a terminé récemment euh à la Belgique je vous montre que de projets belges ce soir et donc nous ici nous sommes dans
Un parc dans un centre nucléaire c’est le centre nucléaire de de la Belgique à à Dessel ça c’est marqué par une quantité d’objets des canaux qui passent le centre nucléaire euh des lieux d’excavation par exemple des des gravières un village des zones industrielles alors ce qu’est-ce que c’est le monument involontaire c’est
Peut-être l’idée que dans ce lieu on trouve des des fragments d’histoire assez incroyaable mais qui ne sont pas lisibles quand vous êtes là donc d’abord pourquoi pourquoi il y a un centre nucléaire dans ce lieu assez perdu dans le Lambourg bah parce que dans les années 50 la relation avec le
Projet manattan ou le manattan Project était assez fort entre la Belgique et les États-Unis pourquoi ben parce que la Belgique avait l’uranium parce que la Belgique avait encore le Congo et le le Congo était très riche en uranium et donc dans le lembbourg dans cette région un petit peu marginale et
Qui est encore aujourd’hui la partie marginale de Flandre on a construit l’Atom village donc un village atomique dans lequel des ingénieurs nucléaires travaillaient qui est en plus un exemple de de d’urbanisme et de l’architecture moderne assez assez intéressant et on a créé ce centre de recherche aujourd’hui
On a décidé de placer toutes les scories radioactives de de la Belgique dans ce lieu le village atomique est presque abandonné c’est devenu un un problème je dirais patrimonial si le souvit ou pas et donc ils ont réalisé un centre d’information et nous on a réalisé un parc autour de ce centre
D’information et quand on est quand on arrive dans ce lieu ce lieu nous nous semble un lieu déjà un monument pour ce qu’il est pour cette histoire qu’il a qu’il qu’amène et donc comment partir de cette idée d’un de monument euh qui n’est pas intentionnel non intentionnel
Et et comment travailler euh avec que cette idée de palamsest en tant que monument non intentionnel d’abord euh l’histoire environnementale parce que les trois choses que je vous ai dit ne sont pas l’histoire de de ce lieu c’est juste une petite partie mais on peut partir partir plus
Euh dans par un passé beaucoup plus lointin euh une forêt première après la phase de la déforestation après le le développement de cette comment comment on l’appelle en français euh je pense que James stud m la his h euh h c’est la troisème Eric er bah ce sont des petits fleurs roses
Hein le H assez assez sauvages qui sont très très fragiles mais qui sont très très beaux euh après à l’époque industrielle une réforestation de euh de résineux qui était utilisé par par l’industrie après on a commencé à utiliser les fertilis comme dit les produits chimiques pour fertiliser le le le le sol et
Aujourd’hui quelque chose de de nouveau et c’est extrêmement intéressant de de lire ce lieu à partir de ce tous ces fragments d’une histoire qui est qui est passé par par là ça c’est le traitement les la petite la petite cuvette pour drainer le sol pour avoir les les
Résineux et qui sont encore là assez assez visibles il permettent aussi d’avoir un petit peu plus de humidité et donc ils ont une végétation assez particulière que nous avons considéré important garder et donc ils sont là on les a un parti un partie aussi euh restauré ici la question de la his la
Voilà maintenant peut-être la bruyère merci La Bruyère et et donc cette Bruère qui qui qui pour quelqu’un pour quelques experts aussi des paysagistes des écologues qui vous imaginez de tout recouvrir avec cette cette bruyère en sachant que la bruyère exclut l’utilisation humaine et donc nous avons
Quand même opposé à cette idée de tout couvrir de de bruyère une idée de paysage culturel donc de palemsest et donc on a considéré que la que la Brouyère était une des choses qu’il fallait garder mais peut-être pas la seule bien que elle soit extrêmement belle et que on peut
Construire vraiment des des des des conditions magnifiques de pour regarder cette cette cette bruyère mais il avait aussi le grand ce grand gazon ouvert qui nous semblait important d’abord parce queil témoigne du fait que on a rendu fertile un terrain qui n’était pas du tout fertile
Au début grâce aussi à la présence de d’animaux et deuxièmement parce que sur ce terrain il y a un festival rock qui se fait toute tous les années toutes les années et que donc on considérait très important de garder quand même cet espace comme un espace social parce que
Dans l’hypothèse d’avoir ici un centre euh pour les scories nucléairees ça nous semblait important que des gens pouvaient l’utiliser ce lieu la mémoire est possible que si les gens sont là et donc pour avir avoir des gens là ben on a pensé que avoir des festivals rock c’était quand même
Intéressant après les restes des excavations donc c’est tout complètement artificiel mais finalement ils ont créé des lieux humides et donc on a imaginé d’amener juste d’amener quelques quelques parcours là la chose est réalisée en partie et donc finalement c’est une terrasse qui arrive sur cette cet espace humide ici et là vous voyez
Il y a quelques atomes une représentation pour les enfants de ça pour jouer avec l’idée que il y a des euh des conditions ou atomique qui varie dans le temps la radioactivité n’est pas toujours la même et donc ça permet de de jouer un petit peu avec ce ce thème et
Il y a un parcours qui va connecter tous ces différents euh paysages et après on a considérit intéressant deajouter un élément nouveau qui est ce strip euh qui organise une série de mouvements de terre les mouvements de terre qui utilisent les les les excavations nécessaires pour le bâtiment que vous
Voyez juste sur la sur la droite et donc on a commencé à construire un rythme de mouvement de terre et je dois dire que un certain moment je me suis rendue compte du fait que ce mouvement de terre d’une façon presque subliminale rappelit finalement euh les lieux bombardés de la
Première Guerre mondiale vous voyez là sur la sur la gauche des peintures dédié à ces à ces espaces à ces terrains euh bouleversé par l’arrivée des des bombes et je pensais que peut-être c’était correct de rappeler ça c’est clair que la guerre nucléaire n’a rien à voir avec la
Première Guerre mondiale mais en même temps pour se préfigurer ce type de de transformation on peut bien s’inspirer de ce mouvement de terre et c’est pour ça donc que on a commencé à travailler sur sur ce thème donc c’était en même temps pour offrir aussi aux enfants qui
Seront amenés visiter ce lieu euh des une partie du parc vraiment dédié à au jeux mais aussi d’une façon implicite pour rappeler le le caractère catastrophique de toute transformation liée au nucléaire et donc la guerre Et maintenant le le le parc il vient d’être terminé donc c’est un parc
Qui doit encore grandir mais ici com vous commencez un petit peu à vooir les les différentes parties avec ce mouvement de terre qui qu’on voit aussi de de de loin et qui se trouve vers la la partie de forêt existante et ces mouvements de terre ils existent déjà on
Le retrouve aussi au milieu des euh des des arbres et dans le futur il il y aura beaucoup plus d’arbres qui vont arriver et donc des lieux où ça où s’arrêtait ou des lieux où resta euh un grand table longue table dans lequ dans lequel avoir des pique-nqus et toujours ces
Mouvements de terre qui qui sont à l’horizon et et là au milieu de ces de ce but on aura aussi des des arbres qui vont arriver dans dans le futur et après euh un petit euh euh playground pour pour les enfants pour les les pour les tout petits euh
Toujours lié à ce thème euh atomique et et àau donc un monument euh involontaire qui raconte une pluralité d’histoire où il nous semble important de garder justement la la mémoire des ces différentes histoires de ne pas aplatir sur la seule histoire par exemple du nucléaire mais plutôt de
Garder ce ce comment dire cette épaisseur euh de d’histoire le troème point qui regarde toujours la question du du palemsest c’est celui que je reprends ici plutôt la critique littéraire c’est dessiner l’espace au 2e degré donc si on pense cette ce recyclage ou réutilisation euh régénération 100 % c’est clair que on
Accepte en tant quearchitecte urbaniste de travailler avec ce qui est déjà là mais la question n’est pas une diminution de notre créativité je pense c’est au contraire le début d’une nouvelle créativité et je dis ça surtout par rapport au projets urbains qui me semble depuis longtemps euh qu’on peut
Dire paralysé non dans une sorte de paralysie qui ne fait que reproposer toujours les même les mêmes choses même si le monde change même si la transition écologique bah on reste toujours sur le même sur le même sujet au contraire l’idée de d’un projet urbain capable de régénérer et
De faire avec ce qui est déjà là à à mon avis pourrait peut-être nous amener à une nouvelle créativité aussi du projet urbain alors dans ce cas je m’inspire de de ce très beau essai que Gérard Genette a dédié à prou et à la recherche du temps perdu la chose vraiment magnifique
C’est que c’est proue le palemsest non Genette dit bah finalement c’est son écriture qui est le palemsest et la recherche du temps perdu et finalement un grand palemsest dans lequel vous trouvez des textes de tout type des textes savants comme des textes populaires donc ce mix non de différents
Types de provenance de de de de style et le fait que avec ça trou a pu faire un chef-dœuvre ça nous dit que il a peut-être de quoi faire avec ça alors je vous propose un petit projet qui n’a pas évidemment la l’ambition d’arriver jusque là hein mais juste pour réfléchir
Qui a un projet d’espace public à Bruxelles c’est une place c’est une place place jardin elle se trouve juste à l’extérieur de la du Pentagone euh dans un tissu assez dense euh dans lequel on trouve donc un espace qui a été dessiné déjà plusieurs fois dans le temps
Euh ça c’était un lieu aussi d’industrie dans le passé a été dessiné dans les années 80 et aujourd’hui nous terminons ce ce petit projet qui était en concours d’il y a euh quelques quelques années alors d’abord ce ce site c’est à la conclusion d’un système d’espace vert
Sur une pente qui arrive jusqu’au point bas qui est peu loin de de là c’était déjà euh dessiné comme j’ai dis il y avait déjà une série de de matériaux du du du de la pierre des arbres des pratiques qu’il investissait une série de petits objets
Et euh voilà le le site dans lequel on avait trouveré des pavés en granit des pavés en gré on a commencé à calculer combien il s’était sur place qu’est-ce qu’on pouvait faire avec tous les matériaux qui étaient déjà déjà présents et après on on a décidé de faire émerger cette pente on
A construit le projet sur la la pente qui qui s’est qui existe en accompagnant vraiment c’est ces lignes ces courbes de de de niveau on a déminéralisé d’uneçon façon assez assez importante euh cet espace et on a donc réutilisé les les matériaux évidemment tous les arbres sont restés euh on
A restauré disons le le terrain le petit terrain de foot qui existait déjà et on a travaillé sur les petits bâtiments existants avec des des petites extensions qui peuvent générer des usages peut-être intéressants et on a complètement piétonisé cette rue qui était une rue utilisée donc on a considéré queelle devenait partie du
Parc donc c’est l’Allée Verte du du parc et totalement piétonne la partie basse de la place participe au contraire d’une grande marché un grand marché métropolitain euh qui qui se trouve juste à côté et qu’on propose de prolonger donc le le parvis se prolonge et on propose même de le
Aller au-delà de traverser aussi la voirie et de continuer ce ce grand marché donc on va d’une sorte de jardin plutôt pour les habitants qui se trouvent autour un espace métropolitain vraiment Grandin d’échelle hyper fréquenté et entre les deux justement il y a cet espace vert mais aussi un petit
Peu minéral parce que euh les usages sont multiple et donc on a aussi besoin de d’espace pour par exemple les street food et cetera et finalement avec ce cette réflexion sur la pente on va collecter l’eau pluviale et on va créer à l’intérieur de ce jardin des espaces dédiés à ça et on
On l’amène jusqu’à jusqu’à jusqu’au point bas et voilà donc le le projet qui qui qui s’est construit avec ce qui étit là les matériaux les arbres euh les géométries aussi des arbres en essayant de réinterpréter donc cette condition de de pente et la nécessité de donner finalement un espace vert dans une
Partie de ville très très dense et je vous montre quelques quelques dessins encore et après on verra quelques images de la réalisation qui n’est pas encore terminée mais qui commence à être visible on a planté des arbres nouveaux parce que on voulait aussi des arbres capables de durer longtemps et donc on a
Ajouté comme on les appelé quelques arbres pour le pour un siècle et on a dû éliminer quelques arbres qui n’étaient pas en bonne en bonne santé et après on a beaucoup réfléchi sur les différentes pratiques les multiples pratiques qui peuvent se réaliser dans dans cet espace des toutes petites
Choses mais qui sont nécessaires quand on pense à un espace commun et après sur les les petits bâtiments existants où on ajouté aussi une petite toiture à côté d’une d’un café assez assez connu par euh par les jeunes parce que on imagine que là on pourrait avoir des des choses
Qui qui se passent et vous voyez à la droite la la nouvelle euh allée verte donc piétonisée et le coin en bas à côté de du du café quelques images sur sur la la réalisation qui est très simple donc le fait je veux dire de de suivre cette
Pente de marquer ces lignes de pente à un effet euh assez c’est semble prolonger et amplifier le l’espace on a des grandes ouvertures qui qui sont présentes euh les matériaux donc c’est la réutilisation des matériaux existants on a eu besoin de très peu de nouveaux matériaux on a ajouté des bandes en
Béton pour garantir un un sol assez assez lisse qui est quand même demandé par par les personnne en mobilité réduite et on a réalisé c’est nous qui vont collecter donc l’eau qui qui arrive et tout ça à l’intérieur d’ d’un espace qui était déjà euh boisé ici vous voyez quelques
Quelques images le lieu où on peut jouer à la la pétanque quelques quelques longs ban ici il a le long ban qui est à la à la fin dans la partie basse là où finalement cet espace est aussi une un jeu d’eau pour pour les enfants et euh
La chose intéressante c’est qu’on a réutiliser les les mêmes inertes donc ça c’est le ce granit rouge de de Suède qu’on avait trouvé sur place donc on a réutilisé les mê inertes pour construire le le le long banc et évidemment quand il y a l’eau qui qui coule ce rouge va
Sortir d’une façon beaucoup plus plus importante et donc ça c’est un élément qu’on a reconstruit donc c’est vraiment littérature au 2e degré à partir d’élément qui étaiit là sur sur place et les petits objets qui sont en train de d’être terminés maintenant ici un petit un espace où on peut s’asseoir on
Imagine c’est juste à côté de l’espace sportif donc on imagine que les jeunes aimeront rester rester là euh ou un espace qui va devenir plutôt un espace dédié à des petits services nécessaires à côté d’un d’un parvie où il y a tous les cafés les gens qui
Boivent beaucoup et donc on a besoin aussi de de toilettes donc ça va quand même être le lieu pour la pour la toilette et euh le l’espace couvert que je vous avais montré au début voilà et ça c’est une image où on commence voir ce cet espace vert qui qui commence à
Sortir et devenir très visible et ça va changer complètement l’atmosphère de de cette place mais aussi la la flexibilité de l’espace qui doit être capable d’être utilisé pour des usages beaucoup plus plus urbains alors tout ça on l’a fait parce que euh on a quand même derrière nous déjà une longue expérience de
Réutilisation et de recyclage qui est celle de la ZAC de la courouse qui qui n’a pas encore terminé après 20 ans de son début et etci vous voyez juste en regardant en haut en haut les lieux disons avant le le projet et quelques années plus tard disons une dizaine
D’années parce que on n pas commencé immédiatement le à à construire donc dans une dizaine dans une dizaine d’années vous voyez comment euh la régénération devient une régénération non seulement de la ville mais aussi des sols de la ville et que finalement avec l’écoulement de l’eau avec la les
Mouvements de sols la réutilisation des sols qui ne sont pas trop pollués on a on a réussi à reconstituer non seulement une partie de la de la ville de Renn mais et surtout euh des dynamiques naturelles qui sont aujourd’hui en cours et c’est pour cette raison qu’il y a
Déjà quelques années la le projet de la SAAC de la courouse avait été avait reçu un prix nature ville du palmarès des écoquartiers du ministère de la de l’écologie je sais pas si vous êtes fatigué on pourrait peut-être s’arrêter ici ou si on va continuer James je te
Demande peut-être de de de me dire parce que maintenant je voudrais passer revenir à une échelle quand même plus territoriale et vous montrer quelques projets que qui sont des projets toujours de réutilisation de régénération qu’on a fait un qu’on a étudié pour pour la valallonie qui nous igne plusieurs
Choses première chose il y a une leçon euh qui vient de de l’espace marginal et de l’espace faible donc moi personnellement je travaille aussi dans des contextes extrêmement centraux et extrêmement attractif et je pense que quelquefois c’est vraiment très important de se souvenir du fait que on a une partie du
Monde qui n’est pas du tout si attractive et qu’est-ce qu’on peut apprendre de de ça le deuxème c’est la connexion très forte qu’on a entre les questions écologiques et la question socio-économique la ballonie c’est une région qui doit se rebattir en terme aussi de euh économie et et socio en
Terme social et tout ça a aussi des des questions écologiques très fortes qui qui la concernent le troème point c’est que si on prend un petit peu de distance de la pression qui qui est qui agit sur les zones attractives on peut réonsidérer un potentiel très important qui se trouve
Dans les lieux aujourd’hui disons marginaux et la valonie c’est un cas extrêmement intéressant c’est une région de la révolution industrielle de la de l’extraction du charbon et qu’aujourd’hui c’est plutôt de la postextraction et la possibilité de repenser dans sa globalité euh l’économie la société et l’espace et l’écologie j’ai pas le temps d’aller
Trop longuement sur ça mais je vous montre juste quelques images sur à différentes échelles ici par exemple le long de la semre euh la première chose qu’il faut faire comprendre c’est que ça ça c’est pas des friches alors il y a des zones industrielles désaffectées c’est vrai ce
Sont énormes par rapport à la taille des villages qui sont toucher à chaque village a une zone industrielle de 70 hectares ou 80 hectares mais finalement tout ça c’est quelque chose qui qui a qui contient aussi des infrastructures des potentiels des possibilités donc c’est pas juste quelque chose qui doit rester à
Côté le deuxième point c’est de convaincre les gens qui sont là que ceci n’est pas un déchet il y a beaucoup qu’on peut recycler là-dedans il a aussi d’un point de vue économique il a aussi des des chaînes de recyclage qui se mettent en place qui trouve justement
Dans ces dans ces infrastructures la disponibilité d’espace la disponibilité de de quai le long du rivière autant de de conditions qui permettent aussi de développer des activités euh nouvelles et finalement mais c’est pas la la dernière il faut convaincre que ceci n’est pas du foncier disponible c’est
Pas parce qu’il n’y a pas de pression ce n’est pas parce que il n’y a pas de immédiatement de des des activités qui veulent utiliser ces espaces que alors ça c’est disponible à n’importe quoi mais c’est un petit peu comme ça qu’on les considère donc il y a quelqu’un qui veut
Investir faire un nouveau lotissement bah oui on a l’espace non ce n’est pas vrai on n pas de l’espace ceesace n’est pas disponible comme j’ai dit parce que c’est un espace qui peut être très important pour d’autres euh projet ou parce que c’est un espace qui a une valeur euh de productivité agricole
Encore possible ou parce que c’est un espace qui écologiquement pourrait jouer un rôle fondamental comme c’est montré par exemple par cette carte de connexion là où ces connexions ont été fragmentées donc surtout ce n’est pas disponible alors la porte ouest à charlereroi a été un thème il y a ici
Une personne qui a travaillé avec moi sur ça donc c’est a lieu vraiment très intéressant dimension de plus ou moins une d’hectares à deux pas de la gare euh principale de de Charlerois un espace dans lesquel vous voyez les gros objets noirs c’est des c’est de la sidérurgie qui continue à
Fonctionner donc l’enjeu ici c’était de commencer à ouvrir cet espace industriel industrie lourde vous voyez ici le le canal qui arrive de de Bruxelles et du port d’enverse et commencer à dire que ça c’est une partie de ville ce n’est pas juste un lieu euh totalement éloigné
Du du reste et voilà juste une un ensemble de d’image qui qui montre le fait que à pied on va à la gare donc on pourrait juste réqualifier cet espace qu’il y a un un parc qu’on pourrait réaliser facilement si on accepte de rester sur le béton comme on a déjà fait
Aussi dans d’autres lieux parce que si on commence à tout enlever ben il y a les coûts de la dépollution qui sont absolument énormes et que la ville ne peut pas gérer que il y a des des éléments fondamentaux pour la pour l’imaginaire collectif comme les les
Haut fourneau ça c’est un haut fourneau qu’on a commencé à démolir et mais heureusement la démolition c’est interrompu et on a dû vraiment beaucoup beaucoup travailler pour convaincre à garder ce ce haut fourneau parce qu’on considérer que c’était suffisant d’ d’en avoir un à Liège que c’était suffisant
Pour la mémoire collective d’avoir avoir un haut fourneau à Liège bah on a dit ben peut-être aussi à Charles roi la mémoire collective mérite d’avoir son haut fourneau et finalement la réutilisation de bâtiments existants dans l’hypothèse de développer un campus on l’appelleit campus Confluence parce que c’est là que le justement le le
Canal qui arrive de Bruxelles rencontre la la rivière La Sambre et donc un lieu dans lequel on pourra oui aussi ajouter quelque chose de nouveau mais aussi partir des des grands bâtiments existants et pour terminer pour aller vraiment à une grande échelle je voudrais vous dire quelques mots sur un
Travail qui se termine maintenant c’est un schéma stratégique interdisciplinaire que nous avons construit avec une équipe de l’université de de Liège ici vous voyez une chaîne humaine c’est une vallée une vallée qui a été frappée par les inondations en 2021 à vraiment à la limite de entre la
L’Allemagne et et la Belgique et ça c’est la chaîne humaine qui s’est qui s’est réalisé euh mois de mai il y a une année euh organisé par des des volontaires qui qui venaient de flendre et qui était venu toute toutes les semaines tous les weekends à donner un petit peu de d’aide
À aux population de la de la vallée et la chose intéressante qui qui nous ont dit euh c’est que euh si dans 20 ans la mer va nous couvrir nous les Flamands ben on espère que les Wallons vont venir n nous aider ce qui est assez assez rigolo mais
En même temps qui parle d’une idée de solidarité entre territoire qui a un sujet fondamental pour pour nous pour le futur et donc ici juste pour vous montrer la vallée est celle-ci la vallée de la vestre ici sil y a Liège et donc nous nous nous avons d’abord essayé de
Comprendre qu’est-ce qui s’était passé et si vous voyez en rouge l’espace que la rivière a pris pendant les inondations et vous voyez les vallées qui sont les vallées représenté don on a sélectionné de d’une carte ancienne du la carte Ferraris du 18e siècle la chose qu’on voit très
Clairement c’est que la rivière a pris son espace c’est-à-dire a pris le tout le fond de la vallée euh sauf que dans ce fond de vallée il y a des villes il y a des industries il a une population très fragile qui qui qui habite donc plutôt compliqué alors on a proposé
Quatre scénarios ben le premier on peut l’éliminer c’est l’idée que on va continuer comme comme dans le passé c’est totalement euh inutile je dirais mais c’est bien de le poser parce que finalement quand on regarde qu’est-ce qu’on est en train de faire aujourd’hui on est en train de faire ce qu’on
Faisait dans le passé deuxème scénario à l’opposé a été celui de dire ben donnons la parole à la rivière donc je m’excuse que ici c’est un italien mais j’avais j’ai pas eu le temps de vraiment remettre tout à la bonne place donc qu’est-ce que veut la rivière ça a été pour nous très
Important de poser la question de cette façon cette rivière sujet et de la mettre comme celle qui peut s’exprimer qui prend sa place autour de la table autour du du du débat qui est représenté par quelqu’un voilà nous on était là aussi pour la représenter et pas que
Nous hein et d’autres ça a été initialement très critiqué l’idée de avancer les les droits d’une rivière par rapport au droits d’une population fragile mais je pense que ça a aidé beaucoup aussi à à la discussion et après deux scénarios euh les scénarios en vertical qui sont des scénarios qui
Concernent plutôt les formes de l’urbanisation et donc une urbanisation qui est déjà en train de prendre une sorte de continuité transversale dans la vallée qui va de la du bas de la vallée jusqu’à jusqu’au plateau en haut qui sont beaucoup plus plus plus développés et qui donc sembleent laisser des grands
Espaces libres entre euh une continuité bâtie et et l’autre mais ça a quand même un scénario assez assez rigide parce que il faut quand même le guider un scénario comme celui-ci et un scénario disons petit peu différent qui est celui de dire partons de ce qui est déjà là même s’il est
Dispersé même s’il est diffus essay de comprendre qu’est-ce qu’on peut faire avec avec ça qui va dans la direction d’une vée solidaire et résiliente résiliente et solidaire ce sont deux mots qui vont ensemble parce que le les plateaux ont déversé leur les les les EAU leur eau dans le fond de la vallée
Et donc ils ont compris les gens qui habitent sur le plateau qu’il y a une responsabilité de leur côté et que continuer tout simplement à urbaniser comme un train encore un train aujourd’hui c’est quelque chose qui amène des conséquences qui ne sont pas directement sur leur territoire mais qui vont quand même
Frapper euh l’économie et et la société de la de la vallée donc ces constellations euh c’est l’hypothèse de travailler sur des échelles intermédiaires capables de réconstituer une idée de solidarité et de résilience dans la dans la vallée et quelques éléments pour pour parler de cette résilience et de cette régénération euh
De la vallée dans l’hypothèse d’utiliser cette occasion catastrophique pour accéder à un projet de transition sociale et écologique donc si je commence dans eau les plateaux bah il y a toute une série de des milliers d’hectares qui sont occupés par des par des résineux qui ont été qui ont
Substitué les bruyères et les tourbières précédentes donc on avait dans le passé un sol éponge qui a été substitué avec un sol sec avec donc ces résineux avec des drainages très forts qui ont appauvri le le le euh le le sol donc aujourd’hui la capacité de rétention de
L’eau de de de cette partie est presque nulle donc on a l’écoulement qui qui part très rapidement de l’eau et au contraire on peut commencer à imaginer de revenir à ce territoire éponges retrouver les tourbières ce qui veut dire aussi retrouver une biodiversité qui n’existe plus aujourd’hui ça veut
Dire un nouveau paysage qui reprend finalement le paysage précédent une autre point fondamental c’est l’adaptation de l’agriculture sur les plateaux et les versants aux inondations aux sécheresses la question de la sécheresse désormais a explosé aussi en valonie et donc la préoccupation est des deux choses en
Même temps donc on doit éviter de perdre toute l’eau qui arrive parce que les types de cultivation n’ont plus la capacité de retenir l’eau on a besoin de ramener de la végétation des arbres des fruitiers des bocages tout tout ce qui peut rendre plus stable ces sols et de
Laisser des ouvertures pour aussi profiter de de ce paysage qui est absolument magnifique les long des grandes boiries qui sont N qui traversent la vallé qui sont vraiment perpendiculaires à la à la rivière on trouve les plaques industrielles on trouve toute une partie qui est total
Dépourvu de de transport en commun et là évidemment on doit travailler sur les sols qui sont très minéraux des grandes opérations de déminéralisation de récolter l’eau mais aussi commencer à travailler sur ces zones monofonctionnelle qui désormais contient très peu très peu d’industrie qui a vraiment besoin d’être loin de du
Logement donc il y a un potentiel très important d’une transformation peut-être pas imé immédiate mais qui pourra arriver dans les dans le prochain futur et quand on arrive dans le fond de la vallée ben là on trouve un patrimoine architectural magnifique en brique des grands bâtiments industriels euh tout
Ces bâtiments se trouvent vraiment sur la rivière probablement il faudra les adapter il faudra les rendre transparents à l’eau résilient mais peut-être il faudra aussi donner plus d’espace à la rivière donc on propose d’avoir aussi dans quel que cas des des des interventions de coupure de en
Utilisant le fait que c’est quand même des bâtiments très euh ilons qui sont construites de façon assez flexible et donc de regagner de l’espace le long de la de la rivière et après là où il y a encore des des possibilités vraiment de donner cet
Espace à la rivière et en même temps de repenser la mobilité douce qui qui est liée à une utilisation différente de de ce territoire mais aussi il s’agira pour que pour enraciner quelque part cette idée de solidarité territoriale et de résilience imaginez une échelle intermédiaire qu’on a appelit les constellations qui permet
De considérer au même titre les infrastructures sociales et les infrastructures écologiques et d’imaginer aussi des nœuds de gestion territoriale à une échelle intermédiaire parce que on est convaincu que l’échelle régionale est clairement trop vaste et même l’échelle provinciale n’est pas vraiment la la bonne et donc on on
Imagine de euh partir de la disons des nœuds d’infrastructure sociale mais en même temps s’occuper euh de redessiner par exemple l’espace de la de la rivière et en même temps penser à un transport en commun euh adapté à ces conditions aussi de de faible densité donc un projet qui partle de d’une catastrophe
Les inondation et qui s’élargit à réimaginer cette Vallé euh dans une période de de transition écologique et sociale etci vous voyez une image de de d’une grande carte de 4 m de de longueur qui contient un petit peu tous ces différentes stratégie ce qu’on avait appelé au début
De de notre travail ce potentiel de résilience qui se trouve déjà dans le territoire et ça c’est une façon pour euh arriver et ça c’est la c’est la dernière image arriver à se poser la question du sens de ce travail de régénération 100 % un travail qui qui
Veut dépasser l’idée de centre et de périphérie de territoires marginaux de territoires dépendants de territoires servant et de garder des conditions d’habitabilité dans tous les lieux qui sont aujourd’hui habités tout des thème qu’on avait déjà exploré mais qu’on trouve que je pense trouve avec ces ces expériences des points un petit peu plus
Plus robustes avec cette recherche sur la métropole horizontal euh qui qui se compose de ces trois livres le premier c’est le résultat d’un grand colloque dans lequel il y a une série de réflexion larg sur la question de la de l’urbanisation et la l’horizontalité des rélation le deuxème c’est un livre qui
Est tout plein de dessins de cartes et de de d’hypothèses de projet sur comment à travers l’espace on peut restituer cette horizontalité et j’ je veux dire très clairement c’est pas une une horizontalité de volume c’est une horizontalité de relation entre les différents lieux personnes et territoires et le troisème c’est une
Antologie qui fait émerger une tradition de pensée disons sur ce thème que je peux appeler de métropole horizontale mais qui qui trouve son fondement dans des mots de Jean-Jacques Rousseau quand il parlait justement de la Suisse comme d’une grande ville euh dans son territoire et je termine ici et je vous
Remercie de votre attention [Applaudissements] merci merci beaucoup pour cette très belle et très riche et stimulante conférence euh je pense tout de suite on peut vousouir des questions j’invite peut-être d’abord des étudiants euh regardant un peu avec T recul là euh on voit ce travail de longine aussi
Sur cette notion de isotropie qui a je me suis un déjur dans le cadre le Grand Paris peut-être je peux ouvrir juste sur un première question sur cette recherche qui se prolonge sur les différents contextes tu nous as montré effectivement grande variété de contexte en Europe par exemple
Euh quand on parle de par exemple grand métropole et on on est dans d’autres tissus qui sont parfois agricoles on est dans des d’autres échelles comment cette notion de ville comme métropole ordentale s’adapte aussi à parfois C territoires qui sont euh parfois euh on peut dire la campagne
Dans les des tissus ou les des territoires rural est-ce que c’est quelque chose qui est plus dans le l’extension des villes ou est-ce que c’est quelque chose que le métropole pour toi par exemple est quelque chose qui s’adapte aussi territo entre les villes donc la la métropole horizontale c’est c’est l’idée
Que qu’il faut revoir l’idée traditionnelle de métropole comme comme lieu qui concentre tout et on doit on doit la la penser plutôt comme dispositif qui permet d’élargir certaines avantages de de la de la ville en tant que productrice aussi de de de richesse et pour faire ça il ne s’agit
Pas de penser à des extensions il s’agit juste de repenser ce qui est là donc je je veux être je voudrais pas soulever des ambiguïés la métropole horizontale ce n’est pas une métropole de maison quatre façades la métropole horizontale c’est un objet politique de relation entre territoire entre groupes euh entre
Économie entre paysage non comme je dis où il n’y a pas de centre et de périphérie c’est ça l’idée de métropole horizontale et je trouve que le projet de régénération 100 % ou recyclage 100 % c’est l’occasion pour réaliser ça d’abord déjà on se met d’accord sur
Le fait que le problème que nous avons aujourd’hui ce n’est pas celui de ajouter ce n’est pas celui de densifier ce n’est pas mais c’est celui vraiment de faire le mieux avec ce qu’on a déjà euh le la citation que je que j’ai fait au début de cette ces auteurs américains
Que déjà aux années 70 parlait de ça il parlait de cette sélection non la sélection de ce qui nous nous intéresse ce qui est important pour notre culture et je trouve que non seulement euh avec ce scénario 100 % régénération euh on peut améliorer les conditions de vie de
Beaucoup de gens mais c’est aussi le moment dans lesqu on fait un petit peu le point qu’est-ce qui est important effectivement pour nous en ce moment et donc on peut commencer à regarder la redondance la redondance qu’on trouve dans nos dans nos territoires où il y a trop finalement c’est quelque chose de
Très intéressant Kevin Lynch déjà je pense c’était des années 70 quand il a écrit son petit livre wasting time je pense was in time je pense c’est le le c’était le titre euh il parlait de la redondance comme comme vraiment le le le point de départ de je
J’utilise un terme qui lui l’utilise pas mais le sens de son discours est celui-ci c’est le point de départ de la résilience sans redondance il n’y a pas de résilience sans le fait qu’on a un petit peu de non de de tolérance qu’on peut faire euh se déplacer à l’intérieur
De quelque chose qui est qui qui est déjà là c’est difficile d’imaginer la la résilience la adaptation et donc je trouve que ce projet de régénération 100 % nous permet de réfléchir sur ce thème et peut-être sur un thème hautement politique qui est celui de la métropole horizontale merci des
Questions merci pour la pour la conférence Rosa des Marco j’enseigne à l’école en ville et territoire justement merci beaucoup pour prolonger votre échange enfin cet échange sur la métropole est-ce que la notion de métropole elle elle a son sans raison d’être ou est-ce qu’il faudrait pas inventer autre chose h on pourrait peut-être
Utiliser on pourrait parler de territoires horizontaux ce serait possible euh donc pourquoi je parlais de de métropole je je suis restée sur ce terme je dirais h pour raison très CLA au moment où j’ai commencéis à réfléchir sur ça euh les métropoles étaient considéré les lieux les plus attractifs
Dans le monde et le lieu qui crée le plus de richesse dans le monde donc moi je veux m’attaquer à ça et c’est pour ça que je veux garder le le le terme métropole après c’est clair que dans le dans le sentiment je suis d’accord avec vous on pourrait dire des territoires
Horizontaux ce serait peut-être plus plus clair peut-être dans le futur je je pourrais passer à ça mais il faut pas oublier les métropoles qui sont quand même ces ces grands dispositifs de création de culture et de richesse et pour revenir au début au moment où aux États-Unis on a commencé à parler de
Ressources pour les villees et ben finalement on parlait de ça non que la ville autant qu’un champ de blé quand même pouvait produire un petit peu de culture un petit peu de de richesse et donc on pouvait les regarder ellees aussi comme des ressources alors c’est vrai qu’on on pourrait parler de de
Territoire et le discours serait plus simple parce que chaque fois où je dis métropole horizontale je dois expliquer un petit peu en même temps je je trouve que ce serait imprudent de laisser les métropoles à côté donc je préfère les avoir là au cœur après la ma question
Est tout ce qui est au-delà des métropoles par exemple dans le cas de Paris du Grand Paris et de la gentrification qui est en cours quoi de les gens qui sont ils sont poussés à l’extérieur même de du Grand Paris et qui commence quoi de du métabolisme de
Paris du Grand Paris qui intéresse la moitié de la France c’est c’est clair ces territoires là sont aussi des territoires marginaux mais qui sont quand même essentiels pour le fonctionnement de la métropole donc quand je dis métropole je pense finalement un territoire assez large qui d’une façon ou d’une autre participe de
De cette métropole d’ question soyez pas timide j’aimerais avir une quelques question des étudiants oui c’est possible même même des questions critiques évidemment donc s’il vous plaît vous êtes vous êtes en train de de vous avez passé un semestre assez exceptionnel je j’is quand même peut-être écouter un mot sur ça tout à
Fait si vous voulez des questions non tour des questions euh non juste vous avez évoqué le livre durée de Pierre caille et je me demandais vu que vous parlez de régénération est-ce que dans vos hypothèses vous pensez aussi l’altération oui bien bien sûr bien sûr euh régénération c’est un terme quand même
Assez assez large qui qui permet de de faire cette sélection de considérer qu’est-ce que qu’est-ce qui va qui ce qui pourrait durer justement ce qui pourrait être peut-être abandonné ou peut-être juste laisser là pour d’autres d’autres d’autres moments donc l’altération c’est ça fait partie quand je parlais de la
Comme d de la créativité qui est liée à cette cette idée de régénération je pense que il y a une partie d’altération bien sûr après cette altération argumentée si possible ça reste le point de départ qui est cette idée que l’énergie qui est dans le corps du territoire soit une partie
Fondamentale de l’énergie de laquelle nous disposons et que donc on a un principe de responsabilité par rapport à cette énergie qui est là et cela dit évidemment les modifications les altérations sont sont nécessaires merci euh moi j’ai une question qui concerne d’un côté les concept des redondance donc des
Répétitions de quelqu façon qu’ on peut très facilement associer à une idée de générosité des générosités des territoires mais qui dériv bizarrement euh comme d’un déchet comme d’un sujet un peu mis à l’écart en ce moment donc comment dans des territoires hyper dense hyper sollicité comme les villes
Compactes disons dans la partie déjà construite qu’on habite et qu’on reconstruit on démolit reconstruit comment on peut retrouver euh cette forme de générosité et de vide et d’écart surtout comment préserver les choses qui sont à l’écart voilà quoi de la friche quoi de j’ ne sais pas ça ça
C’est une question difficile parce que justement il y a un paradoxe non le fait que la ville soit très attractive ou la tout simplement la valeur euh d’une parcelle d’un sol et cetera donc j’ai pas de réponse sur ça mais je pense que euh si on va au-delà justement de
Cette pression et c’est pour ça que je pense que les tritoir comme la valallonie mais aussi il y en a plein d’autres en Europe sont des vraies des vraies leçons parce que on se rend compte queon est tellement construit en fonction de cette attractivité de la
Croissance de de valoriser de de de de faire le le plus avec ce qu’on a qu’on perd de vue que on a une grosse partie de nos territoires qui au contraire sont des des territoires généreux comme tu dis qui sont pleins de potentiel il serait suffisant de repenser un système
Économique rigide qui a considéré plus simple de concentrer tout dans certains lieu c’est plus facile à gérer que de continuer sur des politiques de diffusion aussi diffusion du bien-être des possibilités d’émancipation euh comme on a fait par exemple dans dans le passé parce que dans le passé on a quand
Même eu des politiques différentes par Rapp par rapport à celle d’aujourd’hui et donc là je pense qu’ on doit désormais retrouver un nouveau nouvel équilibre qui nous ramène à regarder attentivement tout ce qu’on a laissé à côté et et et justement d’apprendre de cette générosité après l’idée ce n’est
Pas oui c’est de protéger tout ça mais ce n’est pas de d’utiliser tout laisser un petit peu de non utilisé c’est quand même important parce que ça permet une adaptation même rapide et ça je pense c’est quelque chose que aussi du point de vue de l’évolution de la de la façon
De travailler de de de produire et cetera c’est absolument crucial en tout cas la résilience est liée à ça bonsoir euh j’ai une question sur enfin je me demandais est-ce que l’industrie a sa place en ville ou pourrait retrouver une place dans son dans le tissu urbain ou ce genre de
Choses grande question celle aussi oui bien sûr et vous savez qu’il a désormais beaucoup de beaucoup de projets Bruxelles en particulier est en train de dédier beaucoup de ressources ressources intellectuelles et et aussi ressources de de de territoire pour réinstaller euh l’industrie en ville en plein ville et ce qui est très
Intéressant c’est vraiment comment tu gères les les problèmes quotidien logistique comment le camion passe avec un enfant qui traverse la la voirie par exemple ce n’est pas simple mais je pense que euh on est prêt pour ça en tout cas euh c’est clair que ce qu’on appelle production désormais euh c’est
Des activités qui peuvent très bien vivre avec aussi de du logement et donc il y a aucune raison pour laquelle on doit évacuer ou ne pas faire rentrer de la production euh en ville bien sûr ou plutôt amener du logement dans les plaques industrielles qui est à mon avis
Ce qu’on devrait surtout imaginer la transition des plaques d’activité ça nous on l’avait déjà déjà proposé avec le le le Grand Paris mais ça nous semble quand même quelque chose d’extrêmement faisable parce que il y a très peu qui soit vraiment contradictoire par rapport
À la présence de de logement et là il y a des potentiels de de reconstituer des parties de villes qu’aujourd’hui sont des lieux monofonctionnels par exemple j’ai une le projet de régénération est très est multicouche multi la chose fondamentale c’est de se de se mettre d’accord sur le fait que au
Lieu de donner la priorité à une approche différent euh on considère qu’on part de là et après on va voir jusqu’où on peut tenir mais en tout cas le scénario est radical et il faut essayer de le suivre au au maximum si on veut comprendre qu’est-ce que ça veut
Dire ce travail par exemple sur le déjà là il y a un travail je trouve extrêmement riche et novateur sur la mise en représentation de donner la parole aussi ce le temps de la nature mais aussi je me souviens vous étiez peut-être une des seules équipes je pense le seul équipe
D’ avoir une ancrage local dans le Grand Paris on partie de l’équipe dès le début c’était en cas à Paris de faire l’emportage donc par la méthode aussi de donner la parole voilà à cette connaissance bottom up par le bas est-ce que avec parfois des projets avec des un T serré parfois avec
Des temporalités des cadres qui sont par par fois des cadres pédagogiques des cadres de commande comment est-ce que avec l’expérience comment tu articules encore c’est ce travail de pas à pas ce travail deêtre à l’écoute et de travail de projection radicalité le grande échîn maintenant avec la tout ce qui est voilà
Les dimension on peut dire écologique des grand territoires oui c’est vrai et ce n’est pas toujours toujours facile euh en même temps je pense que il n’y a pas de possibilité surtout dans cette hypothèse du 100 % régénération ou recyclage la lecture devient le cœur la
Lecture au sens que je disais la lecture des conditions matérielles donc ce n’est pas une lecture simple donc je dirais que l’é coûte est amplifié dans cette dans cette hypothèse et même si c’est difficile bah il faut on va essayer de de de garder cette cette approche et la
Représentation aussi parce que déjà déjà représenter certaines choses queon n pas habitué à voir ça leur donne un statut de de sujet présent et ça c’est très important aussi parce que cette régénération vous l’avez compris ce n’est pas une régénération que du bâti c’est une régénération en même temps de
Tout tout le système écologique et donc que ce soit le sol que ce soit la végétation donc il faut faire je pense il y a ce ce il a une nouvelle coralité que je pense il faudrait faudrait faire rentrer dans le projet urbain et je suis particulièrement critique avec le projet
Urbain d’aujourd’hui je pense qu’il doit vraiment se repenser à la racine et s’ouvrir et peut-être un petit peu de pas à pas pourrait pourrait faire du bien d’re question merci d’avoir rappelé juste au au début aussi cette question de de changement paradimme je pense effectivement c’était des questions de
De voir un peu pas seulement euh dans cette continuité que les problèmes les enjeux ont changé et même parfois il faut adapter ces outils à ces nouveaux défis euh donc merci aussi de d’avoir rappelé aussi un peu de et répondu aussi à notre voilà question merci pour cette belle
Conférence euh moi j’avais envie de revenir sur le fait que vous nous avez montré beaucoup d’exemples de de projets finalement qui sont plutôt tournés sur sur des aménagements paysagers des espaces publics et cetera et je me demandais au fond si c’était la marque que Ben cette régénération dans le dur
En tout cas dans l’espace bâti est difficile euh bon évidemment non non c’est pas c’est pas ça c’est c’est juste que nous on s’occup ou est-ce que c’est un choix justement de de non c’est que nous on s’occuper plutôt de donc ce travail à différentses échelles entre le territoire et et
L’espace public surtout non je pense au contraire au contraire je pense que le travail sur il y a vraiment beaucoup de de d’architectes que que j’aime beaucoup et qui sont capables vraiment de faire ce travail fin sur sur le bâti mais je trouve que on n pas encore fait
Le pas de s’imaginer à l’intérieur d’un vrai scénario 100 % régénération ça reste des épisodes mais et c’est pour ça que je le propose même si c’est rien de nouveau mais je propose comme un changement de paradigme quand quand on est on l’imagine étendu voilà c’est
C’est en ça que je c’est ça que je veux vous dire c’est que est-ce que c’est bien ça que ça raconte c’est que finalement voilà faire cette régénération sur un espace plus grand à l’échelle d’un territoire au fond c’est difficile et que là pour l’instant dans dans la période que que
Nous les difficultés sont présentes et nous-même on VI on vit nos nos ambiguïés nos contradictions je pense par exemple à ce projet qu’on a fait pour Rome donc en face du du Maxi le le le musée d’architecture et de d’art contemporain une zone une zone militaire euh dans
Laquelle on a on a on a réussi à garder une partie mais une autre partie on n pas réussi parce que les conditions du projet effectivement ne permettaient pas de de garder ces ces bâtiments euh militaires qui ne sont pas particulièrement intéressant mais quand même ils sont là et je pense que ça
C’est un défi chaque fois mais le fait que ce soit difficile le fait que on doit effectivement combattre aussi contre beaucoup de lieux communs du type ah non c’est plus coûteux de garder plutôt que il y a une série de lieux communs qu’il faudrait vraiment faire faire passer et c’est c’est
Quelque chose qui qui va demander du un petit peu de temps mais je pense que de plus en plus il y a une convergence d’un côté la critique à l’idée d’extension donc ça a déjà résolu une partie du du problème ma préoccupation est tout ce qu’on peut encore bâtir à l’intérieur de
La planification existante et là c’est une bataille différente que par exemple aussi dans le cas de la vestre on a fait il avait des milliers d’hectares disponibles qui sont déjà dans les plans donc l’argument extension on peut pas l’utiliser mais donc on a construit tout un système de de critères pour pour
Couper tout ça et donc c’est c’est tout une et après de l’autre côté on arrive à partir de la de l’énergie qui est dans le corps des choses et voilà on com et là on commence à à toucher la limite et donc on commence à dire ben le paradigme a
Changé mais on est là sur ce seuil on on NAA pas encore fait tout le parcours ben merci beaucoup euh je pense sur cette question on va terminer merci pour cet engagement aussi par rapport à ces questions euh euh voilà euh c’est de travail en peu dire de corrélation que
Je trouve assez extraordinaire et puis voilà très évidement apptinent merci encore [Applaudissements] merci