Webinaire organisé le 19 octobre 2023 par l’agence de l’eau Rhin-Meuse en partenariat avec l’association Adopta. Les grands principes de la gestion durable et intégrée des eaux pluviales sont présentés et illustrés afin de découvrir les nouveaux modes de gestion sans tuyaux. A l’appui, des exemples concrets et locaux ont été présentés en particulier ceux de Colmar Agglomération (68).
Je suis heureux de vous accueillir au webinaire consacré à la gestion durable et intégrée des eaux pluviales. Je vous indique tout de suite que deux autres webinaires sont prévus à l’initiative de l’agence : le premier le 1er décembre sur la récupération et la réutilisation des eaux
De pluie dans les projets d’aménagement, et puis le suivant le 1er février, qui sera ciblé sur les routes départementales en traversée urbaine. Donc aujourd’hui ce n’est pas notre premier webinaire c’est même le 5e, donc on souhaitait revenir sur le sujet de manière assez générale
Pour permettre à ceux qui ne sont pas encore familier avec cette approche, de la découvrir ou de mieux la comprendre. Et puis aussi pour vous présenter tout ce que l’Agence de l’eau peut vous apporter à la fois comme financement, mais déjà en termes de conseil d’accompagnement
Avec notre prestataire qui est l’adopta. Donc la séance d’aujourd’hui est destinée principalement aux élus mais aussi à leurs services et à ceux qui les conseillent. Donc vous verrez que la GIEP comme on dit, présente de multiples avantages surtout si elle est couplée avec de la
Végétalisation. Donc c’est vraiment une approche qui aujourd’hui est devenue incontournable dans le cadre du changement climatique où il faut au maximum stocker l’eau dans le sol, ce qui permet aussi de lutter au mieux contre les risques d’inondation qui sont liés aussi au changement
Climatique. Il n’y a pas que la sécheresse et puis donc vous verrez qu’elle présente aussi des avantages financiers, donc dans cette période d’inflation c’est tout aussi intéressant. Voilà c’est néanmoins une présentation qui se veut concrète donc on aura notamment un témoignage de
La ville de de Colmar et donc aussi de de Monsieur Duhal qui est chargé de mission à la Colmarienne des eaux. Voilà je pense que ça vous permettra d’échanger aussi sur des cas pratiques. On a de multiples retours d’expérience donc on a vraiment un panel d’exemples qui est tout à fait développé
Et approprié. Voilà je vais céder la parole à Nicolas Venandet et puis à Manon Hee en remerciant tous ceux qui ont préparé ce webinaire et puis en remerciant encore nos partenaires. Voilà, bonne séance. Merci Christophe. Donc je vous rappelle que ce webinaire est enregistré donc
Vous pouvez si vous souhaitez éteindre votre caméra pour discuter, on vous en informe et puis l’avantage c’est que nous mettrons ces contenus en ligne comme on l’a fait sur nos webinaires précédents et donc on en reparlera à la fin. C’est tout une base de données qu’on vous offre,
Qu’on met à disposition avec des témoignage de projets locaux comme l’a dit Christophe Leblanc à l’instant. On va démarrer sans trop traîner, je vous remercie de couper vos micros pour ceux qui se connectent. L’ordre du jour effectivement c’est le schéma qu’on reproduit classiquement sur les 20
Interventions d’une demi-journée qu’on fait chaque année au sein de collectivité. Depuis plusieurs années en fait on fait ça, là on le fait un peu plus accessible à tout le monde mais on fait ces interventions dans des communautés de commune, des parcs naturels des acteurs privés publics
De l’aménagement et donc nous allons aborder l’historique de la gestion de l’eau pluviale. Ensuite les principes de la gestion intégrée donc pour parler concrètement on va vous montrer par des photos les exemples de ces solutions diverses, il y a toujours une solution possible en fonction
Du projet. Et puis on aura un retour d’expérience très intéressant de l’agglomération de Colmar avec l’intervention de Thomas Duhal pour la Colmarienne des eaux, qui va expliquer un peu cette stratégie qu’on développe à Colmar avec plusieurs entrées, et puis qui vous qui vous annoncera une première
Sur le bassin : je vais lui laisser la primeur de cette annonce. Et puis à la fin on parlera donc des aides techniques et financières pour les projets que vous pouvez avoir chacun. Alors le principe comme sur nos autres webinaires, c’est que on peut prendre des questions dans
Le chat et puis on y répond par bloc, en général à la fin des chapitres, et puis à la fin s’il reste du temps (il y en a de prévu aujourd’hui) nous aurons un temps d’échange. Donc n’hésitez pas
À poser vos questions, tout type de question, au fur à mesure. L’Agence de l’eau est bien le premier opérateur de l’État dans le domaine de l’eau. On dispose d’un programme d’intervention qui fait la part belle maintenant à ces solutions. Là, on continue à aider des systèmes plus curatifs
Pour la gestion de l’eau, mais on priorise toujours ces actions qui se passent dans le monde de l’aménagement et de la politique de la ville. Voilà donc cette stratégie qui est en œuvre depuis une dizaine d’années sur le bassin porte ses fruits d’où les différents webinaires qu’on
Peut voir et on parle aujourd’hui d’une stratégie transversale qui s’appelle l’eau et la nature en ville pour nous. Donc vous voyez quelques images sur le slide suivant. Là il s’agit vraiment de projets qui ont été accompagnés sur l’ensemble du bassin Rhin-Meuse. Vous avez ici des exemples,
Vous voyez des places de stationnement enherbées ou non, mais perméable, vous voyez des voiries qui ont été adaptées pour laisser couler l’eau, des cours d’eau restaurés en ville, des parcs urbains qui servent de tampon pour l’inondation qui en même temps vont infiltrer l’eau mais aussi retenir
Les éléments plus forts, des aménagements en creux dans des quartiers très denses ou des cours d’école. Voyez, on est à plus de 120 cours d’école aidées en en 2, 3 ans, ce sont des systèmes qui sont en place, qui fonctionnent et nous avons eu pas mal de témoignages d’élus,
De techniciens ou de d’acteurs du monde privé qui sont intervenus sur des exemples de ce type qui avaient déjà subi des événements importants et qui ont montré leur robustesse. Voilà donc ce n’est plus à prouver pour nous mais on est vraiment à votre disposition si vous avez
Encore des questions là-dessus et j’espère que cette intervention va vous permettre de voir des choses concrètes au-delà des grands principes sur l’adaptation au changement climatique. Donc je vais laisser la parole à Manon Hee d’adopta qui est notre prestataire agence de l’eau,
Notre animatrice sur le bassin Rhin-Meuse pour vous expliquer l’historique et puis là, la boîte à outils de la gestion intégrée. Bon webinaire ! Merci Nicolas pour ton introduction pour cette partie historique de la gestion des eaux pluviales et notamment, problématique actuelle. Donc pour
Comprendre voilà pourquoi tout ça est venu aujourd’hui donc on va faire un petit saut dans le passé puisqu’il faut savoir que jusqu’ici nos réseaux d’assainissement ont permis de gérer les eaux usées et les eaux pluviales. C’est un système qui a été mis en place au 19e siècle pour pouvoir
Lutter contre ce qu’on appelait la problématique de salubrité publique puisqu’avant cela, notamment au Moyen-Âge comme on peut le voir ici, on n’avait pas de système pour collecter les déchets et les eaux usées, tout était directement envoyé dans les rues, ce qui a été notamment à l’origine de très
Grosses épidémies et de nombreux morts dans les villes. C’est alors que va naître au 19e siècle cette politique hygiéniste par exemple en même temps qu’Haussmann a créé les grands boulevards à Paris, on a l’ingénieur Belgrand qui est venu créer les réseaux d’assainissement enterrés qu’on
Appelle donc aujourd’hui réseaux unitaires, qui vont pouvoir évacuer ces eaux le plus loin possible de la ville. Vous avez également le préfet Poubelle qui a créé le système de bac et de tri des déchets. Donc on voit bien qu’on évitait à l’époque d’infiltrer ces eaux usées et
Ces eau pluviales pour ne pas polluer les puits qui servaient d’alimentation en eau potable. On a conçu tous ces systèmes d’assainissement qu’on pourrait qualifier de classiques pour pallier une problématique plutôt hygiéniste. Ensuite comme on voit ici, on a créé les stations d’épuration pour
Pouvoir répondre plutôt à une problématique qualitative. Ensuite sont venus les réseaux séparatifs pour pouvoir scinder les eaux usées et les eaux pluviales. Aujourd’hui le problème c’est qu’on fait le constat que toutes ces solutions, qu’on appelle classiques, ont atteint leur limite notamment à cause de plusieurs choses dont notamment l’urbanisation et l’imperméabilisation
Des sols qui augmentent, avec une aggravation des phénomènes de ruissellement. Si vous regardez donc les deux schémas que vous avez sur la diapositive, on voit qu’en zone naturelle on a 10 % des précipitations qui ruissellent contre 55 % en milieu urbain et l’infiltration dans le sol
Passe de 50 % en zones naturelles à seulement 15 % en ville. Donc on voit bien qu’on est confronté à un assèchement des sols mais aussi donc à une modification du cycle naturel de l’eau, et tout ça va avoir pour conséquence d’aggraver entre autres les phénomènes d’îlots de chaleur urbains. En plus
De ces problématiques on va être confronté à des problèmes d’inondation qui eux vont être liés à une surcharge des systèmes d’assainissement puisque cette surcharge va ensuite provoquer une problématique qualitative. Par exemple si vous avez des déversoirs d’orage qui sont surchargés, ils vont déverser les effluents, donc les mélanges d’eaux usées et d’eaux pluviales
Vers le milieu naturel et on a donc une pollution et une dégradation du milieu. Par la suite donc on voit bien que tous ces systèmes qualifiés de classiques, ont atteint leur limite et qu’il faut aujourd’hui changer notre façon de gérer les eaux pluviales et c’est là qu’on en vient ce que
L’on appelle la gestion dite durable et intégré des eaux pluviales. : alors on va voir ce qui est justement cette gestion durable et intégrée des eaux pluviales. Aujourd’hui on ne va plus considérer l’eau pluviale comme un déchet mais bien comme une richesse et une ressource qu’on
Va directement valoriser au sein des villes et des villages c’est-à-dire qu’on va chercher à garder l’eau en surface pour pouvoir la mettre en scène directement dans les aménagements. Alors qu’est-ce que c’est concrètement cette gestion durable et intégré des eaux pluviales ? On va gérer la
Goutte d’eau en amont. C’est-à-dire le plus proche possible du grand cycle naturel de l’eau et pour cela on va l’infiltrer au plus près son point de chute, c’est-à-dire là où elle va tomber. Evidemment si le sol et la nappe le permettent sinon on va venir tamponner c’est-à-dire qu’on
Va stocker temporairement ces eaux de pluie pour ensuite les rejeter à faible débit. Donc soit vers le milieu naturel ou vraiment si impossibilité vers le réseau d’assainissement et ce principe de gestion durable et intégré des eaux pluviales, on va évidemment l’appliquer pour tout nouveau
Projet, c’est-à-dire pour toute urbanisation nouvelle pour ne pas aggraver la situation, mais on va aussi essayer de l’appliquer sur l’urbanisation existante pour pouvoir justement soulager les systèmes d’assainissement. Et dans ces cas-là on va par exemple profiter d’opération de renouvellement urbain pour déraccorder en même temps des surfaces qui sont imperméabilisées. Vous
Avez un certain nombre de bénéfices à la mise en œuvre de cette gestion durable et intégrée des eaux pluviales, on vous les a mis ici sur cette diapositive. Premièrement comme je le disais juste avant on va pouvoir diminuer les volumes rejetés et donc les inondations en limitant tout ce qui
Est rejet urbain en temps de pluie au niveau des systèmes d’assainissement. On va ensuite pouvoir recharger les nappes phréatiques grâce à l’infiltration des eaux pluviales -pour rappel, nappes qui sont nos ressources en eau potable- on va également réhydrater les sols et les végétaux.
Il faut savoir que si nos sols et nos végétaux sont correctement hydratés on va pouvoir lutter contre les phénomènes d’ilots de chaleur urbains puisque pour pouvoir créer des ilots de fraîcheur, il est vraiment indispensable que nos sols et nos végétaux soient alimentés en eau
Pour pouvoir évapotranspirer et en plus donc de cette évapotranspiration on a des végétaux qui souffrent beaucoup moins de la sécheresse. On va ensuite favoriser évidemment la biodiversité lorsque l’on aura recours à des techniques dites végétalisées. On va pouvoir créer entre autres des corridors écologiques entre les différentes trames vertes et bleues,
On aura une ville et des villages donc beaucoup plus verts ce qui va permettre d’améliorer le cadre de vie notamment avec un urbanisme qui sera beaucoup plus apaisé. Et enfin on va pouvoir générer des économies par rapport à une gestion dite tout tuyau, une gestion classique. Alors pour
Pouvoir mettre en œuvre cette gestion durable et intégrée des eaux pluviales, vous avez un certain nombre de grands principes qui sont importants. Donc premièrement comme je le disais on va gérer la goutte d’eau au plus près de son point de chute, c’est-à-dire là où elle va tomber. On
Ne va pas la concentrer en un point et l’enterrer, mais on va plutôt chercher à la garder en surface ensuite on va éviter de la faire ruisseler puisqu’il faut savoir que le ruissellement est à
L’origine à peu près de 80 à 85 % de la pollution de la goutte d’eau, c’est-à-dire que plus votre goutte d’eau va ruisseler plus elle va se charger ensuite en élément polluant et elle va nécessiter un traitement dans des ouvrages dédiés et en plus coûteux. Ensuite on va éviter d’imperméabiliser,
On verra juste après notamment avec la boîte à outils qu’on peut minéraliser sans forcément imperméabiliser on stocke et on gère sur place et enfin, le dernier point qui est tout à fait important dans la gestion durable des eaux pluviales, c’est la multifonctionnalité.
Aujourd’hui on ne crée plus d’ouvrage spécifique à la gestion des eaux pluviales mais on donne à minima deux fonctions, en même temps, sur un même espace. Par exemple si une collectivité a une volonté de créer des espaces verts en plus de leur fonction première d’amélioration du cadre de vie,
On va attribuer à ces espaces verts une deuxième fonction de gestion des eaux pluviales donc une fonction hydraulique. C’est la même chose par exemple lors de la création d’un nouveau lotissement. Vous pouvez lors de la création de la voirie lui donner cette deuxième fonction
De gestion des eaux pluviales, par exemple en modifiant légèrement la constitution du corps de chaussée, c’est-à-dire en créant du vide pour pouvoir justement gérer les eaux pluviales en plus de la fonction mécanique première de faire circuler des véhicules. Donc cette notion de
Multifonctionnalité est tout à fait importante en gestion intégrée des eaux pluviales et on verra notamment lors du déroulement de la boîte à outils que certaines techniques, notamment les techniques grises, n’ont pas recours à cette multifonctionnalité notamment pour le puit
D’infiltration qui est un ouvrage monofonctionnel qui ne sert qu’à gérer les eaux pluviales. Alors justement donc on en vient à cette boîte à outils des solutions techniques qu’on va utiliser pour appliquer la gestion durable et intégrée des eaux pluviales. Cette boîte à outils on peut
La classer en trois grandes catégories : vous avez ici à l’écran premièrement les techniques vertes qui sont végétalisées, qu’on va essayer de favoriser en premier notamment pour tous les bénéfices que j’ai cités précédemment, donc là on va retrouver par exemple la noue d’ infiltration,
L’espace vert inondable, le jardin de pluie, la toiture végétalisée etcetera, ensuite en deuxième catégorie, vous avez les revêtements perméables qui permettent de minéraliser les espaces sans les imperméabiliser. Parmi cette catégorie on va retrouver tout ce qui est gazon pavés, mélange terre/pierre, pavés poreux, béton poreux etcetera,
Et enfin donc en dernière catégorie, les techniques dites grises qui une fois réalisées ne se verront plus puisqu’elles sont enterrées. Vous avez la chaussée à structure réservoir, la tranchée d’infiltration, le puit d’infiltration ou encore le bassin enterré.
Donc on vous propose ce matin de dérouler dans un premier temps les techniques vertes qu’on va essayer de favoriser donc en priorité. Donc comme évoqué ces solutions fondées sur la nature vont pouvoir participer au grand cycle naturel de l’eau mais également à l’embellissement de l’espace sans
Imperméabiliser. On a donc plusieurs bénéfices à la mise en place de cette catégorie, notamment l’utilisation de la nature pour pouvoir structurer l’espace directement par le végéta. On va pouvoir aussi donc ralentir, stocker et infiltrer les eaux pluviales dans le sol tout en sollicitant donc
L’évapotranspiration des végétaux, on va retrouver le principe de multifonctionnalité que j’ai évoqué donc la fonction première d’espace vert possède une deuxième fonction hydraulique, et il faut savoir que ces solutions vertes sont tout à fait compatibles et complémentaires avec d’autres
Solutions de la boîte à outils qu’on va dérouler juste après, notamment les revêtements perméables et les techniques. La première technique qui est assez bien connue généralement c’est la noue d’infiltration. Mais il faut faire attention à une chose c’est qu’une noue d’infiltration ne
Doit pas être confondue avec un fossé. Le fossé va par exemple récupérer et évacuer les eaux pluviales issues d’une voirie, il va avoir des pentes assez abruptes, alors qu’une noue, c’est vraiment un espace vert qui va avoir une légère dépression avec des pentes très douces et qu’on va
Pouvoir aménager paysagèrement. On va d’ailleurs recommander de planter une noue, de l’aménager, plutôt que de l’engazonner. Alors il faut savoir qu’une noue peut être alimentée de deux façons, comme sur le schéma que vous avez à l’écran : soit en surface c’est-à-dire par ruissellement
Direct des eaux depuis les zones imperméables. Donc ici vous avez la voirie ou le trottoir qui est planté directement vers l’espace vert, mais vous pouvez aussi avoir des noues d’infiltration qui sont alimentées directement par canalisation, par exemple dans le cas de déconnexions directe
Des gouttières d’une toiture. Alors il faut savoir aujourd’hui que l’aménagement d’une noue ou d’un espace vert, doit être plutôt une question de bon sens, ce qui n’est pas été le cas sur ces photos. On voit ici que l’espace vert a été réalisé plus haut que la voirie alors qu’on aurait pu
Les utiliser sous forme de noue, par exemple en créant des ouvertures dans les bordures hautes pour que les eaux de pluie puissent ruisseler de la voirie vers les espaces verts. Donc le principe ça va être de passer d’un espace vert qui est plus haut que la voirie, à un espace
Vert qui est légèrement plus bas que la voirie et de cette manière, on pourra gérer donc les eaux pluviales de façon diffuse et non concentrée dans l’espace vert ou dans la noue d’infiltration. Alors un point qui est important lorsque l’on réalise une noue d’infiltration, c’est le choix
Des végétaux. Il faut savoir qu’une noue ce n’est pas une zone humide elle sera temporairement en eau mais également temporairement sèche c’est-à-dire qu’il faut mettre en place des végétaux qui puissent s’adapter à la présence mais aussi à la fois à l’absence d’eau dans
L’espace vert. Donc ici vous avez quelques photos de réalisations sur le territoire et notamment quelques exemples d’alimentation de noues, donc on voit bien qu’on n’a pas de bordure entre la partie voirie et la partie espace vert pour que les eaux pluviales puissent ruisseler de façon
Diffuse et s’infiltrer directement au sein des noues d’infiltration. Donc ici vous avez des bloque-roues en bois, des bordures en béton ouvertes ou encore des potelés en bois pour éviter que les véhicules viennent stationner directement dans l’espace vert et sur les deux photos en bas
À gauche, vous avez des descentes de gouttières qui alimentent directement l’espace vert sur la rue Jeanne d’Arc au milieu vous avez la voirie qui alimente directement un espace vert et sur la noue de l’avenue des États-Unis à Pont-à-Mousson, vous avez donc les voiries et les trottoirs qui sont
Gérés via les espaces verts et également les revêtements perméables. Ensuite parmi les techniques dites végétalisées, vous avez la toiture végétalisée, qui est le toit d’un bâtiment recouvert d’une surface végétale alors avec une toiture végétalisée on ne fait pas directement d’infiltration mais plutôt de la rétention et on aura une part importante d’évapotranspiration,
C’est une technique qui est intéressante puisqu’on peut la mettre en place notamment dans des zones où n’a pas beaucoup de surface au sol, pour faire de l’infiltration des eaux pluviales. Alors il faut savoir aujourd’hui qu’il existe trois types de toitures en fonction du type de végétalisation.
Donc sur la coupe que vous avez à l’écran à droite vous avez la toiture extensive où on aura une petite couche de végétation généralement des sédums et une petite couche de substrat, on pourra mettre ce type de de toiture sur des toits en pente. Ensuite au milieu vous avez la toiture
Semi-intensive, là on va pouvoir mettre en place une végétation type vivace voire petits arbustes avec une épaisseur de substrat plus importante et sur la partie gauche de la coupe vous avez la toiture intensive où par contre on aura une épaisseur de substrat beaucoup plus importante,
À minima de 30 cm et une végétalisation qui peut aller du gazon aux arbustes voire jusqu’aux arbres, par contre on aura des charges beaucoup plus importantes au niveau de la toiture. Donc ici vous avez quelques exemples de de réalisations de toitures végétalisées : sur les deux photos de
Gauche vous avez des toitures extensives, donc on a une petite couche de substrat, une petite couche de végétation, sur la première photo on est sur le campus Artem à Nancy, sur les deux photos centrales vous avez des toitures semi-intensives et puis donc sur les deux photos situées à droite
Vous avez des toitures intensives où on est venu implanter des arbustes et des arbres. Alors il faut savoir que la toiture végétalisée elle va avoir un impact hydraulique puisqu’elle va pouvoir stocker les eaux pluviales. On a également une partie qui va être évacuée vers un exutoire
Et une autre partie qui va être évapotranspirée. En plus de cet impact hydraulique on va avoir un impact thermique puisqu’on aura quelques degrés de différence entre un bâtiment qui possède une toiture végétalisée et un bâtiment qui n’en a pas ; c’est-à-dire qu’en été il fera un peu un
Peu plus frais dans le bâtiment si vous avez une toiture végétalisée et à l’inverse un peu plus chaud en hiver. Ensuite donc si on continue à dérouler la boîte à outils, vous avez parmi les techniques vertes, le jardin de pluie qui est assez similaire à une noue mais qui va être
Beaucoup moins linéaire donc c’est une dépression qui va être plantée qui va pouvoir retenir temporairement par exemple les autres gouttières ou les eaux de ruissellement pour ensuite les infiltrer et les évapotranspirer. Il faut savoir qu’un jardin de pluie peut assez aisément devenir
Jardin d’agrément s’il est planté d’essences par exemple locales, que ce soit des essences comestibles ou mellifères par exemple. Donc il va pouvoir contribuer à la création d’ilots de fraîcheur en ville et également favoriser tout ce qui est développement de la biodiversité tout en
Assurant sa fonction esthétique et hydraulique. Ici quelques photos de jardins de pluie : donc sur la première photo vous avez le jardin de pluie du showroom de l’adopta à Douais, au milieu le jardin de pluie d’une entreprise et en milieu urbain sur la photo de droite.
Ensuite toujours parmi les techniques vertes, il existe l’arbre alimenté en eau qu’on appelle également arbre de pluie, qui est un arbre qui va être planté directement en milieu urbanisé et qui va pouvoir recevoir les eaux pluviales : l’avantage c’est que ces plantations sont
Alimentées par ruissellement direct ou par tranchée d’infiltration et cet apport d’eau va pouvoir permettre à la fois le bon développement racinaire et aérien de l’arbre et aussi contribuer à tout ce qui est création d’îlot de fraicheur en ville. Ici vous avez une photo qui illustre
Assez bien mes propos. Sur la photo vous avez deux rangées de platanes qui ont été plantés exactement au même moment. On voit que sur la partie gauche vous avez une bordure haute qui empêche l’eau de
Ruisseler vers la bande espace vert, ce qui n’est pas le cas sur la partie droite où vous n’avez pas de bordure haute mais une bordure à zéro, et on voit bien que les platanes de la rangée de droite ont un tronc beaucoup plus développé et également un pied beaucoup plus développé
Que ceux de la rangée de gauche, d’où vraiment cette nécessité d’alimenter en eau les sols et les végétaux pour qu’ils puissent se développer correctement et également donc évapotranspirer. Et enfin la dernière technique verte qu’on voulait vous montrer ce matin, ce sont les
Espaces verts inondables qui sont des espaces verts multifonctionnels comme on l’a évoqué en introduction, c’est-à-dire qu’ils vont pouvoir assurer une fonction par exemple en temps de pluie et une fonction récréative en temps sec. Il peut s’agir tout à fait d’un parc d’une aire de jeu,
D’un terrain de football ou autre. Ce sont des zones qu’on va pouvoir aménager paysagèrement, qui vont pouvoir contribuer à l’embellissement et également au retour de la nature et l’avantage de cette technique c’est qu’elle va être composée vraiment de relief léger pour pouvoir acheminer
Les eaux pluviales en douceur. On peut également aménager ces espaces avec des passerelles ou des cheminements sur digue pour pouvoir déambuler à travers un paysage qui sera changeant en fonction des conditions météorologiques et l’avantage avec cette technique c’est qu’on n’a pas de risque
D’insécurité pour les habitants puisqu’on est sur des phénomènes de montée du niveau d’eau qui sont très lents, donc on n’a pas besoin de venir clôturer ce type d’espace. Donc là sur la première photo vous avez un espace vert inondable dans un lotissement à côté de Strasbourg et sur la photo,
Juste en dessous vous avez un espace vert inondable en milieu urbain très dense puisqu’on est situé en Seine Saint Denis. Voilà pour les premières solutions vertes de la boîte à outils qu’on voulait vous montrer ce matin. Je vous propose maintenant de passer en revue les solutions des revêtements perméables qui vont pouvoir minéraliser
Sans imperméabiliser. Ces revêtements perméables on va par exemple pouvoir les utiliser au niveau de revêtements de surface comme les parkings, les entrées de garage, ça peut être aussi des allées piétonnes des trottoirs ou autres, donc ils vont pouvoir conserver des espaces circulables sans
Les imperméabiliser. Il faut savoir aujourd’hui qu’il existe trois grandes familles de revêtements perméables : vous avez les revêtements non liés qui vont par exemple être composés d’un mélange minéral ou organique comme le mélange terre-pierre, vous avez ensuite les revêtements
Modulaires qui eux vont être composés d’éléments structurels qui vont être assemblés les uns aux autres, on va retrouver parmi cette catégorie tout ce qui est pavés et dalles alvéolaires, ensuite vous avez donc les revêtements liés qui vont être directement coulés sur place et parmi
Cette catégorie là on va retrouver la résine drainante, l’enrobé poreux, le béton poreux et cetera. L’avantage avec ces revêtements c’est que l’eau va pouvoir s’infiltrer là où elle tombe, c’est-à-dire qu’elle ne va pas ruisseler puisqu’on aura un ruissellement proche de zéro,
Et si généralement on a un peu de ruissellement c’est pour récupérer les eaux pluviales de la voirie qui est située juste à côté. Donc l’avantage c’est qu’on aura de faibles volumes d’eau à gérer et donc de faibles hauteurs d’eau à infiltrer. On va commencer par
Regarder les revêtements dits modulaires, parmi ces revêtements on va retrouver tout ce qui est dalle-gazon et dalle-pavé. Les dalles gazons vont permettre de conserver des zones d’espace vert qui vont être résistantes au passage des véhicules et en opposition, on a les dalles
Pavées qui permettent de minéraliser l’espace sans l’imperméabiliser, et donc ces dalles pavées qui ne seront pas végétalisées. Par contre le principe de fonctionnement est le même, c’est-à-dire que ces deux types de dalles vont être positionnés sur un lit de pose qui va être composé d’un mélange
Terre gravillons. Ici vous avez sur la première photo, des zones de stationnement qui ont été réalisées en dalle gazon et puis donc sur la photo de droite des places de stationnement qui ont été réalisées en dalle pavé. Il faut savoir qu’il existe d’autres types de matériaux de remplissage,
On peut tout à fait combler les dalles avec par exemple des gravillons ou du mulch. Ensuite dans la famille des revêtements modulaires vous avez tout ce qui est pavés en béton. Donc là vous en avez plusieurs types : il existe les pavés avec écarteur qui vont permettre de
Créer des joints élargis pour l’infiltration des eaux pluviales, il existe également des pavés à ouverture drainante dont l’emboîtement entre les pavés va créer des cavités propices à l’infiltration et puis vous avez également les pavés poreux qui sont directement perméables,
Qui vont permettre à l’eau d’être infiltrée à travers leur structure. Ici quelques photos de réalisation des pavés à joints élargis. Sur la première photo ils ont été gravillonnés et donc sur la deuxième ils ont été engazonnés. Ici vous avez des pavés à ouverture drainante donc c’est
Bien les cavités d’emboîtement qui vont permettre de créer des zones propices à l’infiltration, et ici vous avez des pavés poreux qui sont perméables et qui permettent à l’eau d’être infiltrée au travers du pavé. Il existe également des pavés en pierres naturelles ou reconstituées, comme sur ces
Photos, dont les joints peuvent là aussi être engazonnés ou gravillonnés mais ils ne font pas partie de la gamme des revêtements perméables. Ensuite on passe à la deuxième catégorie des revêtements perméables, donc les revêtements non liés donc qui vont rassembler plusieurs types de
Matériaux qu’ils soient meubles ou non, comme le mélange terre pierre. L’avantage c’est qu’ils vont laisser l’eau s’infiltrer sur toute leur surface : ici vous avez deux photos d’un exemple de mélange terre pierre qui va majoritairement être composé de pierres de granulométrie discontinue,
Généralement on utilise une grave type 20-40 et également de terre végétale qui va servir de liant au mélange. L’avantage avec ce type de revêtement c’est qu’on va avoir la possibilité de faire circuler de façon périodique des véhicules, tout en verdissant l’aménagement. Ensuite donc
Vous avez les éléments dits « plutôt libres » qui vont être utilisés plutôt dans le cadre d’usage spécifique comme les aires de jeu, les cours d’école, les accès secondaires, les voies piétonnes, on peut par exemple mettre en place des éléments qui sont naturellement drainants
Comme sur la première photo, des copeaux de bois ou sur la troisième photo, des gravillons roulés. On peut aussi retrouver du sable dans ce type de revêtement. Et enfin donc parmi les revêtements perméables, la 3ème catégorie, ce sont les revêtements dits liés, qui vont être directement
Coulés sur place et qui vont avoir des matrices de constitution minérale assez diverses à laquelle on va ajouter des liants. Parmi ces revêtements perméables on va retrouver ici l’enrobé poreux à granulométrie ouverte, qui va pouvoir laisser l’eau percoler au travers de sa structure. On va
Pouvoir le mettre en place par exemple au niveau de voirie circulé secondaire à faible trafic ou au niveau de zone de stationnement. Ensuite vous avez la résine drainante qui elle va être constituée d’une fraction plutôt particulaire minérale type granula, et puis d’une résine transparente et
C’est cette résine qui va permettre de fournir des coloris et de différencier par exemple les usages dans l’espace public. On peut mettre en place une résine drainante au niveau d’aires de jeux, de voies piétonnes, de pistes cyclables, de trottoir etcetera. Enfin donc parmi les revêtements liés,
Vous avez le béton poreux qui lui va s’obtenir en éliminant toutes les parties fines, c’est-à-dire la part de sable, au profit de gros granulas. Ce type de revêtement, on va également l’utiliser pour des voies secondaires des voies douces ou des zones de stationnement pour véhicules légers.
Voilà pour les différents types de revêtement de cette deuxième catégorie de la boîte à outils. Ensuite vous avez les techniques grises qui peuvent être mises en œuvre, par exemple lorsqu’on a une surface disponible qui est plutôt faible voire inexistante, pour recourir
À une gestion superficielle des eaux pluviales. La première solution qu’on vous montre ce matin donc c’est dans un premier temps, la tranchée d’infiltration qui est un massif de matériaux qui va pouvoir stocker temporairement les eaux pluviales. On va pouvoir la mettre en place sous
Un espace vert, sous une voirie, sous un trottoir, sous une piste cyclable ou autres. Alors les matériaux qui sont utilisés vont être insensibles à l’eau et au gel évidemment comme, la Grave 20-40 qui va justement conférer un indice de vide généralement de l’ordre de 30 %. Il faut savoir
Qu’il existe également des structures alvéolaires ultra légères qui ont un indice de vide de l’ordre de 90 %, mais on va essayer de privilégier plutôt donc la grave non traitée qui sera plus économique et également beaucoup plus écologique, que des structures alvéolaires ultralégères.
Alors concrètement ce massif de matériaux est enterré, il va être protégé par un géotextile pour éviter le colmatage de la structure et vous pouvez avoir deux types d’alimentation de la tranchée d’infiltration comme on peut le voir sur les deux coupes. Sur la première vous
Avez un ouvrage de pré-traitement, par exemple vous avez vos eaux de toiture qui arrivent dans un puisard de décantation avant d’être diffusées via un drain dans la tranchée, ou alors comme sur la deuxième coupe, elle peut être alimentée directement par ruissellement en surface,
Par exemple si votre voirie ou votre trottoir est penté directement vers la tranchée d’infiltration. Quelques photos en cours de réalisation, notamment sur le la première on voit bien le géotextile, la tranchée en grave non traité, donc c’est la même chose sur la troisième photo,
Et au milieu vous avez également une tranchée d’infiltration qui récupère les eaux pluviales des zones de stationnement. Ensuite dans le même esprit que la tranchée d’infiltration, vous avez la chaussée à structure réservoir qui va être une chaussée dimensionnée de façon classique mais à
Laquelle on va ajouter cette capacité de gérer l’eau de pluie, et c’est donc là, la structure de la voirie ou du parking qui va faire office de bassin de stockage et donc cette voirie va avoir cette fonction hydraulique notamment grâce à un corps de chaussée qui va là aussi être constitué
De matériaux insensibles à l’eau, comme la grave poreuse, qui comme je l’ai dit précédemment a un indice de vide de 30 % à minima donc cet indice de vide va être supérieur au sol ce qui va conférer
Cette capacité de rétention d’eau à l’ouvrage et donc, on va avoir une route qui va être capable de stocker les eaux de ruissellements dans ses interstices de vide tout en restant fonctionnel pour la circulation des véhicules en surface. Ensuite les eaux pluviales sont infiltrées
Dans le sol ou évacuées vers un exutoire. Alors il faut savoir qu’il existe deux types d’alimentation d’une chaussée à structure réservoir : donc sur la partie gauche du schéma, si la couche de roulement est perméable, donc en enrobé ouvert, l’eau va pouvoir percoler directement dans la structure
Réservoir en dessous, dans ce cas-là, on n’a aucun ouvrage d’engouffrement et aucun tuyau. Par contre on va éviter de mettre ce type d’enrobé dans des zones de giration, c’est-à-dire dans des virages pour éviter l’arrachement comme c’est un enrobé qui est un peu plus ouvert et également
Dans des zones à risque de colmatage, par exemple si vous avez du passage d’engins agricoles assez régulièrement on va éviter de mettre en place ce type de revêtement pour ne pas le colmate. Et ensuite donc sur la partie droite du schéma, vous avez une couche de roulement classique
Imperméable en enrobé fermé, mais qui va être couplé à un ouvrage de collecte que vous avez ici, par exemple la bouche d’injection. Cette bouche d’injection qui s’apparente à une bouche d’égout mais qui va injecter les eaux pluviales directement dans le corps
De chaussée de la voirie. Alors quand on parle de chaussée à structure réservoir, on pense souvent technique grise, enrobé classique ou enrobé fermé, mais il faut savoir qu’une chaussée à structure réservoir n’est pas nécessairement associée à ce type de de revêtement perméable ou non,
C’est-à-dire qu’on peut tout à fait le coupler à des solutions végétalisées comme une infiltration. C’est le cas des photos que vous avez ici. Donc vous avez une structure réservoir sous le parking mais cette structure réservoir est alimentée par la noue d’infiltration ; cette noue va gérer
Principalement les petites pluies, donc les pluies courantes, et pour les événements exceptionnels vous avez donc ici une grille d’injection qui va pouvoir surverser directement dans la structure réservoir située sous les places de stationnement et donc ici sur les photos précédentes,
Vous avez des enrobés poreux. Sur la première photo donc sur la partie circulée qui permet donc à l’eau d’être infiltrée, la partie trottoir et stationnement par contre, est imperméable mais elle est pentée vers la partie centrale. C’est la même chose sur le parking de la faculté de droit,
Sauf qu’ici ce sont les places de stationnement qui sont perméables, la partie circulée centrale elle est imperméable mais elle est pentée en toit de chaque côté vers les places de stationnement. Ensuite parmi les techniques grises de la boîte à outils vous avez la récupération
Des eaux pluviales. Avec la récupération des eaux pluviales on va surtout répondre à une thématique plutôt d’usage et d’économie d’eau. On va stocker ici les eaux de toiture imperméables qui vont être récupérées par les gouttières avant d’être réutilisées pour des usages plutôt domestiques
Agricoles, voire industriels. Alors couramment il existe deux types d’ouvrages utilisés : le récupérateur et la cuve de récupération. Le récupérateur d’eaux pluviales va être un ouvrage aérien de taille plutôt modeste c’est ce que l’on va plutôt retrouver dans nos jardins.
Ils peuvent faire une centaine de litres voire jusqu’au mètre cube. Ensuite vous avez les cuves de récupération des eaux pluviales qui sont des ouvrages enterrés, d’un volume beaucoup plus important qui peut aller de 1 m³ par exemple à 10 m³, voire parfois beaucoup plus, et donc ces
Cuves de récupération enterrées sont généralement utilisées pour des usages un peu plus importants. On peut en retrouver chez des particuliers mais également pour des bâtiments publics et des industriels. Alors il faut savoir que dans le cas d’une utilisation à l’intérieur d’un bâtiment,
Il existe deux arrêtés ministériels de 2008 qui précisent les conditions de récupération et utilisation des eaux pluviales ainsi que l’entretien de ce dispositif, puisque lorsque vous réutilisez des eaux pluviales à l’intérieur d’un bâtiment quelconque, il faut que la cuve soit
Déclarée notamment en mairie. Donc quand on met en place une cuve de récupération des eaux pluviales, il faut également penser aux volumes d’eau excédentaires qui vont être générés par ces cuves et plutôt que de les renvoyer au réseau d’assainissement, on va essayer de les gérer
Directement sur la parcelle et de les infiltrer donc via une autre solution de la boîte à outils, donc on peut combiner une cuve de récupération par exemple, à une autre solution type noue ou jardin de pluie. Ici on arrive au puit d’infiltration, comme je le disais en début de présentation,
Avec le puit infiltration on n’a pas vraiment recours à une gestion dite durable et intégrée des eaux pluviales puisqu’on n’est plus dans le cas de multifonctionnalité d’un ouvrage, ici on est vraiment sur un ouvrage monofonctionnel c’est-à-dire que le puit ne sert qu’à gérer
Les eaux pluviales. Alors ce puit d’infiltration peut avoir une profondeur variable. C’est un ouvrage enterré qui va être constitué d’anneaux qui vont être superposés les uns aux autres, les eaux pluviales vont pouvoir s’infiltrer soit latéralement par des trous ou des fentes,
Soit par le fond qui va être composé de matériaux poreux. Lorsqu’on met en place un puit d’infiltration il doit être couplé à un équipement de prétraitement type puisard de décantation ou bouche d’injection implanté en amont, pour retenir par exemple donc les feuilles ou les
Éventuels déchets. Donc une fois que ce puit d’infiltration est réalisé on ne le voit plus, on a juste un tampon verrouillable en surface, comme on peut le voir sur la première photo, donc ici ce puit d’infiltration récupère les eaux de l’habitation qui est située juste derrière. Sur
Les deux photos du milieu vous avez des puits qui récupèrent les eaux pluviales de voirie et également une photo d’un puit qui a été réalisé par un particulier qu’on pourrait plutôt qualifier de puit artisanal. Et enfin donc la dernière technique grise qu’on vous montre ce matin,
Ce sont les ouvrages de stockages modulaires, qui tout comme le puit d’infiltration, sont des ouvrages monofonctionnels qui ne servent qu’à gérer les eaux pluviales, donc lorsqu’on ne dispose pas de place pour réaliser des ouvrages surfaciques, on peut par exemple mettre en place
Ce type de solution, ce sont soit des structures alvéolaires ultra légères ou des chambres de stockage, qui sont des caissons qu’on va pouvoir par exemple mettre dans des tranchées ou dans des bassins enterrés. Vous avez ici sur la photo du milieu à Douais, des bassins en structure
Alvéolaire qui ont été implantés entre les rangées d’arbres et ces bassins enterrés vont récupérer par exemple les eaux pluviales de la voirie du trottoir et des zones de stationnement. Donc comme je le disais on va essayer de privilégier tout ce qui est plutôt solution fondée sur la
Nature et également revêtement perméable pour tous les bénéfices que j’ai cités en introduction mais on ne pourra pas toujours mettre en place ce type de solutions notamment par manque de place, et on peut avoir recours à ce type de technique enterrée pour gérer les eaux pluviales. Voilà pour
Ma part j’ai fini la présentation des différentes solutions de la boîte à outils. Je pense Nicolas qu’on peut prendre peut-être quelques questions ou alors attendre la fin ? Oui alors j’ai répondu un peu au fil du fil mais on avait donc une remarque « nous nous méfions des enrobés poreux sur les
Zones de stationnement car avec les braquages sur place nous avons peur que l’enrobé se délite, quel est le retour d’expérience dans ce domaine ? Et oui effectivement, c’est vrai que l’enrobé poreux comme je le disais, est un enrobé ouvert donc il est beaucoup moins lié qu’un enrobé
Classique donc plus sensible à l’arrachement et pour éviter justement ce risque d’arrachement au niveau des places de stationnement on ne va pas les réaliser perpendiculaires à la voirie mais plutôt en épis pour limiter le phénomène de giration des pneus des véhicules. Il faut savoir
Aussi que les enrobés poreux c’est souvent ce qui concentre beaucoup de questions dans nos discussions, heureusement de moins en moins parce qu’on explique qu’il y a une boîte à outils, il y a des autres solutions que les enrobé poreux mais les pratiques évoluent en la matière. Les
Entreprises spécialisées dans les routes notamment qui commencent à modifier les formulations de ces enrobés et à trouver des solutions pour les appliquer, y compris quand il y a de la giration sur du trafic léger, on a un certain nombre d’exemples sur le bassin qui fonctionne
Bien sur des voiries en ligne droite des voiries secondaires etcetera. Ce n’est pas une obligation mais c’est quelque chose d’intéressant en fonction de votre voirie et puis vraiment on pense que ça va se développer avec des écarts par rapport au nommes d’enrobés qui effectivement peuvent être
Un peu tendance à l’arrachement dans ces virages. Alors on avait déjà présenté sur des webinaires précédents, des exemples de Douais par exemple, qui a fait ça depuis une vingtaine d’années, même une trentaine, avec des exemples de voiries dont les virages étaient faits en enrobés classique,
Les lignes droites en enrobé poreux, enfin voilà il y a pas mal de choses qui peuvent être faites également. Et encore une fois je pense que les évolutions technologiques techniques qui arrivent devraient répondre à ça. En tout cas voilà, si vous avez un doute ben il
Y a d’autres solutions. Encore une fois on peut faire une structure fermée un enrobé classique, il faut bien le dire pour les élus, pour avoir votre enrobé de tous les jours, posé lui-même sur une structure réservoir ce qu’on avait bien expliqué lors de nos webinaires. Voilà c’est
Dommage de faire une structure neuve et de pas en profiter pour faire une structure réservoir. On a une autre question Manon : « est-ce que le mélange terre-pierre peut supporter le passage d’un véhicule d’intervention type pompier ? » Oui tout à fait, d’ailleurs les photos qu’on vous a
Montrées sur la présentation ont été prises sur un site industriel, sur une voie d’accès pompier donc c’est tout à fait compatible si c’est utilisé pour des usages périodiques. Il faut bien comprendre qu’il y a des revêtements qu’on a mis dans les cours d’école, des revêtements
Parfois qui sont des revêtements légers quoi qui sont circulables mais légers. L’Eurométropole de Strasbourg par exemple, dans des cours d’école, a mis des matériaux type urbalith de colas sur des voix pompiers, donc c’est un camion qui fait un aller-retour. Ils ont tenté le coup,
Pour l’instant on n’a pas de retour négatif de ces systèmes qui ont été mis en place depuis 2 ans, donc c’est vraiment adapté à l’utilisation qui va être faite derrière. Je crois qu’on n’avait pas d’autres questions. Ah si, le principe de l’échelle de pluie : alors l’échelle d’eau
Je pense on parle de l’échelle d’eau ? Je peux répondre peut-être, si on parle bien d’échelle d’eau, c’est ce terme là que tu avais utilisé Manon ? Oui c’est une technique qui n’a pas été présentée ce matin dans la boîte à outils, ce sont des caissons sans fond qui vont être situés par
Exemple en bordure de propriété au niveau d’une clôture et ils sont situés en cascade pour que les eaux pluviales puissent se déverser d’un caisson à l’autre. Donc ce qui est intéressant c’est que c’est peu développé mais ça c’est quand vous avez des parcelles de notamment avec le zan et puis des
Approches de densité importante. Dans les maisons individuelles par exemple, vous avez très peu de terrain, des terrains de 3 ares, ça permet sur la partie arrière de l’habitation d’utiliser en fait la haie qui est aménagée en préverdissement par certains aménageurs pour stocker l’eau. Ce qu’un
Particulier pourrait faire lui-même, il pourrait faire une noue finalement au bord de son terrain qui accueille l’eau, mais comprenez que s’il y a 10 mètres de chaque côté ça fait 20 mètres ou 5 mètres et 10 mètres de façade, on se retrouve vite avec 20 mètres de long. Donc voilà 20 mètres
De long multiplié par 20 cm de hauteur et bien on peut mettre plusieurs mètres cubes d’eau, dans une légère noue le long d’un muret et ça peut être organisé avec ce type d’échelle d’eau où on vous vend un produit. C’est un matériau en polypro, ou en matière plastique en tout cas, qui
Se met en place qui a une hauteur sur une revanche de 20 cm donc on peut stocker dans cette zone, ça vous garantit un petit peu l’aménageur peut donner une note de calcul par exemple à la DDT ou garantir en tout cas qu’il aura toujours cette capacité de plusieurs mètres cubes de stockages
Intégrés. Ce sont des coûts qui sont assez faibles à la parcelle pour gérer l’eau en surface. Voilà, c’est une solution l’échelle d’eau. On a une autre question : « quel est le risque de colmatage des enrobés poreux ? Quid du nettoyage ? Alors là je pense qu’on peut renvoyer vers la foire aux
Questions de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, je vous mettrai le lien dans le chat. Voilà. Je ne sais pas si tu veux compléter peut-être sur des retours d’expériences ? Oui, il faut savoir qu’un enrobé poreux neuf qui vient d’être posé a une perméabilité de l’ordre de 2 cm/seconde ce qui
Fait 72 mètres d’eau à l’heure. Ca veut dire que même si votre enrobé poreux est colmaté à 90 % on peut toujours gérer et infiltrer 2 mm d’eau à la seconde. Alors tout ça pour vous dire que l’enrobé poreux a une perméabilité plusieurs milliers de fois supérieure à celle nécessaire pour infiltrer
Les pluies les plus importantes. Après il existe, en cas d’enrobé fortement colmaté, différents niveaux d’entretien. Le premier niveau de d’entretien c’est le niveau on va dire préventif qui consiste à faire un balayage classique. C’est le même matériel qu’une voirie classique mais on
Va enlever les brosses sur la balayeuse pour ne pas voilà envoyer les déchets dans l’enrobé poreux et ensuite on aspire par derrière. Le deuxième niveau d’entretien c’est le niveau pré-curatif où là on va décolmater par voie d’eau à très forte pression, puis ensuite on va aspirer et on va dire
Que dans des conditions normales d’utilisation en tout cas, c’est le retour que l’on a sur le Douaisis, on effectue un entretien précuratif tous les 15 à 20 ans. Sauf évidemment exception si on a une très forte dégradation où là on peut plutôt être de l’ordre de 8 10 ans. Et enfin le dernier
Niveau d’entretien c’est l’entretien curatif qui consiste concrètement à changer la couche colmatée par un nouvel enrobé poreux. Je vous ai remis le lien vers la Foire aux questions de l’Agence de l’Eau puisqu’on fait on fait ce type d’interventions depuis plusieurs années maintenant
Et on a une Foire aux questions avec des questions simples et réponses simples on essaie d’être comme ça, il y a s 110 questions/réponses à peu près qui sont sur cette Foire qu’on met à jour chaque année. Donc il y a beaucoup de choses sur tout un chapitre sur les enrobés poreux,
Vous pouvez vous y référer. Je vous ai remis le lien, encore une fois c’est un document qui est accessible et puis s’il y a des questions que vous vous posez auxquelles vous n’avez pas de réponse et bien il ne faut pas hésiter à de nous les remonter et puis on les rajoutera dans
La Foire aux questions. Voilà pour les enrobés. Une question un peu réglementaire également : les évolutions réglementaires récente liées à la réutilisation des eaux usées traitées sur la partie eaux pluviales puisque le décret vise les réseaux non conventionnelles et puis eaux
Pluviales par rapport à l’arrêté ministérielle de 2008 alors c’est une question qu’on a eue plusieurs fois mais à notre interprétation il n’y a pas de changement pour l’instant de particulier, on n’a pas pris en compte de modifications à ce décret-là qui pour l’instant ne change pas
Grand-chose. On attend des applications, les détails mais par contre on fera un prochain webinaire le 1er décembre sur la réutilisation la récupération d’eau de pluie et la réutilisation de l’eau de pluie, auquel interviendra d’ailleurs l’Agence régionale de Santé parce qu’on en fait et
On en fait avec l’Agence régionale de Santé avec laquelle et on discute aussi de certains points plus compliqués. Donc il y aura un point là-dessus mais en tous cas, de notre point de vue sur cet arrêté, il n’y a pas de changement aujourd’hui et c’est effectivement l’arrêté de 2008 qui
Reste applicable. En gros c’est compliqué pour la réutilisation intérieure pour les bâtiments dits à risques, écoles primaires, maternelles, Ehpad etcetera mais il n’y a pas d’impossibilité, de complexité particulière quand il s’agit des collèges, des lycées, des industries des
Bâtiments accueillant du public privé ou public ou autre, on le fait d’ailleurs dans des universités, dans des logements sociaux, dans des bâtiments où c’est quelque chose qui est assez courant dans la partie intérieure, pour la partie extérieure c’est encore plus simple pour notamment les utilisations
D’arrosage et on vous a déjà montré un certain nombre d’exemples et on vous en montrera encore le 1er décembre. Voilà, je pense qu’on a fait le tour des questions, je n’en vois pas d’autres arriver pour l’instant, mais n’hésitez pas. Si c’est bon pour vous, on va pouvoir donner la parole à Thomas
Duhal de la Colmarienne des eaux. On est contents de vous montrer cet exemple là parce que c’est un exemple vraiment vertueux avec une pratique, une stratégie de la collectivité comme on aimerait en voir partout parce que c’est avec des exemples concrets mais aussi des démarches stratégiques
Méthodologiques qui font que, à un moment donné, on arrive à mettre tous les ingrédients pour que ça fonctionne. Donc voilà, je te laisse la parole Thomas. Merci Nicolas. J’espère que tout le monde m’entend bien dans un premier temps. C’est un petit peu lointain je t’avoue, si tu arrives
À parler plus près ou plus fort parce que c’est vraiment bas. Je vais déjà peut-être commencer par me présenter rapidement donc je m’appelle Thomas Duhal, je suis chargé de mission eaux pluviales, je travaille à la Colmarienne des eaux mais j’exerce ma mission sur tout le territoire de
Colmar agglomération, et j’ai aussi la casquette d’assistant à maîtrise d’ouvrage toujours pour Colmar agglomération sur tous projets de voiries ou d’aménagement urbain. Pour faire une petite présentation déjà globale de la démarche sur la gestion intégrée des eaux pluviales sur le
Territoire de Colmar agglomération, le souhait c’est bien sûr de développer une déconnexion des eaux pluviales du réseau d’assainissement, qu’elle soit totale mais même partielle des petites et des moyennes pluies. Le second souhait de l’agglomération c’est de privilégier autant que possible des solutions techniques qui font échos à la gestion durable et intégrée des
Eaux pluviales et notamment celle fondée sur la nature que Manon nous a présentée précédemment. Donc ça fait écho sur le territoire de Colmar Agglomération à la signature du CTEC, c’est le contrat territoire eau et climat qui a été signé avec l’agence de l’eau pour 4 années,
De 2021 à 2025, ce contrat mentionne que Colmar agglomération s’engage à déconnecter 35 000 m2 par an et de végétaliser au moins deux cours d’école par an. Donc pour réussir à cette mission dès l’année 2023, pour augmenter ses capacités, il y a eu le souhait d’un recrutement d’un chargé
De mission eaux pluviales, ici c’est moi pour assister Colmar agglomération à la mise en œuvre de cette démarche. Et a une volonté aussi bien sûr de généraliser tous les travaux de gestion intégrées des eaux pluviales comme c’est précisé dans tout ce qui va être aménagement public
Et depuis mars 2023, le territoire de Colmar agglomération et autres communautés de communes aux alentours, ont lancé une étude de potentiel de déraccordement des eaux pluviales du réseau unitaire et c’est fait par un bureau d’études indépendant. Donc je vais vous présenter ici
Six exemples différents de travaux GIEP qui ont été réalisés sur le territoire de Colmar agglomération : le premier, il s’agit de l’école Saint-Exupéry qui est une école maternelle. C’est le premier exemple de cours d’école oasis qui a été créée sur le territoire de Colmar il y a de
Ça environ 1 an. Sur la première diapositive ici on peut voir une image un peu avant après travaux, on voit bien qu’avant ça reste une cour d’école assez monotone, assez imperméable, on voit un bâtiment assez ancien avec une cour totalement en enrobé, quelques espaces de jeux, et on voit
Qu’après les travaux, suivant les principes de la cour oasis, on retrouve des bâtiments qui ont été rénovés et une cour totalement refaite et végétalisée. Ici je vous présente une coupe de principe des travaux qui ont été réalisés, donc au-dessus on a la coupe qui est avant travaux donc
On a une cour assez monotone avec des escaliers totalement en enrobé et suite aux travaux, donc les travaux ici ont eu une reprise des gouttières du bâtiment tout d’abord, et ces gouttières et ces eaux pluviales sont gérées de différentes manière. Dans un premier temps,
Par des espaces en terre végétale mais aussi par un enrobé poreux, ici de l’urbalith, et il est posé sur une structure en grave drainante, ici c’est de la Grave en 20/60 qui va se permettre de faire une structure réservoir avant infiltration des eaux dans le sol naturel. Ici on a un peu
Plus de photos détaillées de la cour d’école qui reprend ce que je vous ai dit précédemment, on est sur une cour avec un revêtement drainant sur grave drainant, on est une déconnexion de toutes les gouttières de la zone et on a un renivellement de la cour et une végétalisation de l’ensemble.
Donc ici les gouttières ont été traitées de deux manières différentes ; soit elles sont directement injectées dans la structure même de la cour, soit elles sont ouvertes à hauteur et directement libérées dans les espaces verts comme on voit sur la première photo, celle de tout à gauche. Pour
Vous donner quelques petits estimatifs de coût, on est sur un projet à un peu plus de 240 000€ et il a été aidé par l’Agence de l’eau à hauteur de 80, un peu plus de 84 000 € ce qui représente 35
% du prix global des travaux et ici ça a permis de déconnecter 1 300 m². Dans cet exemple là je vais vous montrer un peu ce qui a été fait sur une rue à Colmar : on est rue de Bennwihr, donc
Toujours avec ce petit système de avant après, pour bien imager avant travaux et après travaux, donc avant on est sur une rue de zone un peu pavillonnaire, ça doit faire 10 ou 14 m de large, totalement en enrobé, donc la gestion des eaux pluviales était classique, c’est une grille qui va
Sur le réseau unitaire et donc le souhait a été de la déconnecter. Donc ici deux procédés ont été mis en œuvre, parallèlement on a des places de parking en pavés poreux, donc là ce n’est pas par le joint
Mais c’est par le corps entier du pavé sur une partie de la rue, et l’autre partie de la rue a été gérée avec des noues d’infiltration. Vous pouvez voir sur la diapositive d’ailleurs en bas, une petite coupe de principe des travaux qui ont été réalisés. On retrouve notre zone de parking
Avec des pavés poreux sur structure réservoir toujours en grave drainante, une voie circulable traitée de manière classique avec un enrobé imperméable une structure classique, et de l’autre côté une noue végétalisée et on voit bien que la noue est connectée directement par une structure
Additionnelle qui va permettre d’elle-même pouvoir stocker de l’eau et de l’infiltrer directement dans le sol naturel. Si on regarde des images un peu plus précises : de cette rue, comme je vous l’ai dit précédemment on est dans un quartier résidentiel, on est avec
Des noues et des parkings en pavés poreux. On a ici donc les places de parking qui sont traitées avec une épaisseur de 40 cm de grave drainante et on a sécurisé ici les noues par des bordures T2 qui sont ajourées donc le but ça a été de sécuriser au niveau des voitures
Pour ne pas qu’elle finissent dans l’espace vert, et il fallait quand même qu’on puisse laisser passer les eaux pluviales parce qu’on est totalement en gravitaire pour l’écoulement et donc la solution ici ça a été d’ajourer ces bordures T2 donc, on est sur des pavés béton,
Ce sont des ouvertures d’environ 20 centimètres, ce projet a été subventionné par l’Agence de l’eau à hauteur de presque 40 000 € soit presque 17 % du prix total des travaux de cette rue, et ça a
Permis de déconnecter pas tout à fait 2 000 m². Je vais revenir en arrière : il faut savoir sur le territoire de Colmar agglomération le souhait de traiter les nouveaux aménagements urbains de cette manière par des pavés poreux et des noues, que ce soit parallèlement ou juste des parkings
En pavés poreux est devenu assez courant, j’ai mis ici un exemple mais il y a plusieurs exemples dans tout Colmar agglomération où le choix est fait de traiter les nouveaux aménagements de cette manière-là. Donc ici on est sur un autre projet, on est sur la place de la cathédrale qui est
Encore actuellement en cours de travaux, c’est encore aussi ici un projet aidé par l’Agence de l’eau. On est sur la végétalisation, la création de noues d’infiltration d’espace vert en creux et reprofilage pour un écoulement des eaux pluviales gravitaires. Alors cet exemple je vous l’ai montré
Pour illustrer le fait que, ici donc, on n’est pas sur une déconnexion totale de toute la place mais on est sur une déconnexion partielle, et malgré le fait que ce soit sur une place de la cathédrale avec les bâtiments de France et autres avec beaucoup d’interlocuteurs, il est quand même
Possible de faire de la GIEP. C’est une GIEP qui est un peu modérée mais qui existe, ça a permis ces espaces verts que vous voyez en photo, ça a quand même permis de déconnecter plus de 6 000
M² sur la totalité e du projet et ça a été aidé par l’Agence de l’eau Rhin-Meuse à hauteur d’un peu plus de 114 000 €. Le petit exemple suivant : on est ici sur des travaux, route de Wintzenheim
À Colmar, ces travaux se sont terminés il n’y a pas tout à fait un mois pour être très précis, donc on est sur une gestion comme je vous l’ai dit un peu classique ici ça se développe beaucoup, au sein de Colmar agglomération on est sur une partie traité avec des noues d’infiltration et
De l’autre des places de parking en pavés poreux ou à joints drainants, ici on a une des parkings c’est un parking poids lourds qui est fait en joints drainants, donc la création de noues d’infiltration d’espace vert d’un parking poids lourd et j’ai souhaité aussi montrer cet exemple
Pour insister sur le fait qu’ici on est sur une déconnexion qui n’est pas totale sur tout le projet mais qui est partielle parce qu’on voit que la déconnexion est faite sur un peu plus de 3 500
M² alors que la totalité du projet fait un peu plus de 9 000 m². Donc ici ça a été de s’adapter et de ne pas vouloir trop en faire mais faire ce qui est vraiment possible d’être fait et même si
Ce n’est pas tout le projet, ce n’est pas grave parce que ça existe, on a déconnecté ce qu’on a pu quand même. C’est aussi un projet qui est aidé par l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, à hauteur d’un
Peu plus de 76 000 € et donc pour une déconnexion de 3 580 m². Ici ces deux exemples sont un peu des chantiers test sur le territoire de Colmar agglomération, pour essayer de tester de nouveaux procédés de gestion intégrée des eaux pluviales et si ces tests se révèlent concluants, arriver à
Les développer de plus en plus sur le territoire. Sur la première partie de la diapositive, on est impasse des Alouettes à Zimmerbach, donc c’est une impasse en zone pavillonnaire d’environ 260 m2 et toute cette surface a été traitée entièrement en enrobés poreux sur grave drainante, donc sur
Structure réservoir et donc cette grave drainante, ici on est sur de la 30/70, ça va permettre d’avoir une couche de support pour l’enrobé qui fait structure de voirie et aussi de pouvoir stocker les eaux pluviales avant de les infiltrer dans le sol naturel. Donc ça c’est un projet qui a
Été réalisé si je ne m’abuse, en l’hiver 2021, donc c’est assez récent et on le surveille de très près pour voir comment il se comporte dans le temps et si vraiment ça se révèle positif pourquoi pas le mettre à plus grande échelle au sein de Colmar agglomération. Et le deuxième, je n’ai pas
Vraiment de photos parce que comme je vous l’ai indiqué ici c’est vraiment des travaux qui sont en cours. Pour être honnête, ça a commencé hier donc on va être sur des travaux fin 2023 début
2024. Ici on est pareil, sur une petite impasse, la rue du savon à Colmar, ici le choix ça a été de créer la première structure de chaussée réservoir vraiment au sein même de Colmar. Tout à l’heure Manon nous a présentés la manière d’infiltrer les eaux pluviales dans la structure réservoir
De chaussée, ici on ne va pas utiliser des bouches à injection mais on va utiliser un apport par les places de parking. Je vous ai fait un petit schéma rapide pour vous expliquer un peu le principe
Qu’on va mettre en place : la rue sera bordée de chaque côté par des places de parking en pavés poreux par le corps donc la totalité des places de parking servira à infiltrer les eaux pluviales et on va servir un peu de vases communicants entre les structures drainantes des places de
Parking et la structure drainante de la chaussée pour augmenter notre volume de stockage avant infiltration dans le sol naturel. C’était donc le dernier exemple que j’avais à vous montrer et ça a été utilisé un peu au début de ce webinaire, c’est l’annonce sur le bassin Rhin-Meuse donc c’est la
Colmarienne des eaux en appui avec l’agence de l’eau mais aussi l’adopta qui nous ont aidés d’un point de vue technique pour l’adopta et l’Agence de l’eau mais aussi financier bien sûr de la part de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse. Le premier showroom sur la gestion intégrée des
Eaux pluviales sur tout le territoire du bassin Rhin-Meuse sera un espace, l’appel d’offre a été lancé on attend les réponses, donc ça va être un espace d’environ 2 000 m² qui va présenter plus de 15 revêtements différents, on va être sur des revêtements en pavés, des revêtements
Coulés et autres. 15 ouvrages aussi, donc les ouvrages c’est vraiment une gamme assez large ça va être de la noue d’infiltration mais aussi des puits d’infiltration, toutes ces choses-là, des toitures végétalisées, des cubes de récupération d’eau de pluie, des prairies
D’infiltration, c’est vraiment très hétérogène. Et enfin, on espère voir les travaux commencer début, tout début d’année 2024 pour une inauguration, j’ai été peut-être un peu pessimiste en disant été 2024, mais disons printemps été 2024. On espère vraiment l’ouvrir le plus tôt possible
Cet espace donc on a pour but aussi bien sûr d’être visitables par qui ? Si vous êtes élus, si vous faites partie de bureau d’étude, maître d’œuvre, maître d’ouvrage et pour arriver à sensibiliser toutes ces personnes et à répondre à vos questions sur des aménagements précis,
De voir que vous souhaitez mettre en place tout le début du plan donc c’est vraiment un showroom de présentation et plus on s’efface vers le fond du terrain plus c’est plus traité sur la nature la végétalisation et vraiment mettre en œuvre ce principe d’ilot de fraîcheur en milieu
Urbain. Sachant qu’ici il sera en zone d’activité donc ça va vraiment permettre de ramener de la verdure dans ces zones d’activité qui sont très imperméables très en enrobé et de couleur sombre. Voilà c’est tout pour moi, je reste disponible pour répondre à vos questions avec plaisir.
Bien merci Thomas et puis bravo vraiment à la ville de Colmar, à Colmar agglomération et puis c’est très satisfaisant parce que c’est vraiment le genre de démarche multiactions qu’on souhaite avoir avec maintenant un animateur comme Thomas qui est vraiment actif sur le sujet en tout cas
Des stratégies qui vont amener à une intégration dans les documents d’urbanisme à terme dans les pratiques au jour le jour des collectivités, c’était pas du tout le cas il y a quelques années mais comme l’ensemble de nos collectivités, on sait que c’est un gros travail de faire du
Changement dans les pratiques, dans les chartes d’aménagement de convaincre les collègues de la voirie, de l’aménagement et ça bouge bien sur Colmar mais ça a été vraiment par différentes étapes qu’on a accompagné méthodologiquement techniquement et financièrement donc c’est vraiment satisfaisant. Et puis le couronnement sur ce webinaire va permettre d’en faire un point
De visite avec des aménagements autour du site en lui-même. Voilà, si vous avez des questions n’hésitez pas à les poser sur le chat. Je redis que vous pouvez cliquer dans conversation. On a on a une main levée je crois ? Ah oui on peut la prendre oralement allez-y : « oui bonjour
Je ne sais pas si vous m’entendez ? » On vous entend oui. « Je me présente, Jérôme Lecarpentier je suis directeur de l’espace public à la ville de Colmar et je souhaitais peut-être témoigner un petit peu : c’est vrai que, je remercie Thomas Duhal pour la présentation, c’est vrai que
Nous on s’est engagés dans la démarche GIEP depuis 2,3 ans. Au départ c’est vrai que c’était volontariste et c’est vrai que le l’appui financier de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse a été aussi un élément important pour pouvoir convaincre nos élus puisque à un moment donné, il faut savoir
Qu’on arrive à faire de la gestion intégrée des eaux pluviales, ça coûte pas plus cher que de ne pas en faire puisque il y a du réseau en moins à faire, et on arrive à mutualiser les espaces pour faire de l’infiltration tout en économisant tous les travaux de réseau associés, donc c’est
Plutôt intéressant, et en plus on a un financement intéressant de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse donc c’est du gagnant à tous les coups. Ensuite effectivement, nous systématiquement maintenant c’est un réflexe sur chaque projet de voirie on a cette volonté de voir ce qu’on peut déconnecter
Comme eau pluviale et comme le disait Thomas Duhal, s’il y a 20, 30 % du projet où on peut déconnecter et bien on y va. Et je reviens sur l’exemple de la route de Wintzenheim : au départ
On a dit, on fait de la reprise de couche de roulement en réduisant la part chaussée, néanmoins on a un fil d’eau d’un côté qui est resté fil d’eau puisqu’on n’avait pas forcément prévu d’y toucher et l’autre côté où on a réduit l’emprise d’enrobé au sol et bien on s’est dit
Qu’on allait y créer une noue en lieu et place et donc on a déconnecter une partie et c’est vrai que place de la Cathédrale, ça n’a pas été un frein. Donc place de la cathédrale on essaie d’évacuer,
Enfin d’infiltrer au maximum les eaux avec un espace vert que vous avez vu sur les photos, qui est central, qui nous permet d’infiltrer une bonne partie des eaux côté sud de la place et côté nord, on a également déconnecté d’une part pour alimenter quelques espaces verts, d’autre part
Il y a une partie qui est versée dans un cour d’eau qui traverse la place, donc c’est autant de choses qui permettent de diminuer l’impact sur le réseau unitaire de la ville et puis de s’éviter un certain nombre de problèmes d’inondation en cas d’événements pluvieux qui sont d’importance et qui
Sont de plus en plus fréquents. Je veux dire, autant avant on disait une pluie vingtennale, ça n’arrive que très rarement, aujourd’hui tous les 5 ans on a une pluie centennale qui arrive presque et donc c’est un réel problème. En centre historique on a réussi à convaincre l’architecte
Des bâtiments de France et c’est vrai qu’on surfe sur la vague de la nature en ville, de la végétalisation à tout prix pour dire que voilà, on profite des espaces végétalisés pour faire de l’infiltration et donc il ne faut pas hésiter à y aller. Alors on a quelques retours d’expérience
Qui nous permettent de progresser au quotidien, et des retours d’expérience qui peuvent être profitables aux autres collectivités qui veulent se lancer là-dedans. On apprend tous les jours et je pense qu’aujourd’hui nous avons faits des projets qui plaisent puisqu’il y a plus de vert,
Donc on joint l’utile à l’agréable et je pense que tout le monde a à y gagner. Voilà un peu le témoignage que je voulais apporter à ce webinaire de ce matin. » Encore bravo parce que c’est vrai que, je me souviens des premiers projets, c’était compliqué, à propos du contournement de Colmar ou
Autre on a eu des discussions sur des projets au départ comme ça se fait un peu partout ailleurs. Il faut passer par des projets, Thomas l’a bien montré, et par des projets ponctuels les cours d’école par exemple servent à ça et il y a des a des contraintes sur Colmar, des terrains,
Le site qu’on dit des fois peu ou pas infiltrants des avis de géotechniciens parfois un peu rapides sur le fait qu’on ne peut pas infiltrer des contraintes de nappes, des sols pollués, il y a
Beaucoup de choses qui doivent être intégrés dans tout ça et donc je pense que vous avez fait un peu le travail projet par projet, vous êtes entourés d’une ingénierie spécialisée et après, vous ce que vous arrivez à faire maintenant, c’est d’embarquer les services de voirie de l’aménagement et je
Pense qu’une fois qu’on arrive à vous convaincre là-dessus, que vous arrivez à convaincre vos élus que ils sont gagnants des deux côtés, on commence à passer un peu au cas pour que ça se systématise.
Et je trouve que Colmar ça s’est fait vraiment en très peu de temps donc on voit que c’est ça qui est assez admirable. Je ne sais pas où vous voyez encore des points d’amélioration ? J’imagine qu’il y a encore des points de blocage et encore peut-être des documents internes qui ne sont
Pas encore mis au diapason ou des réglementations locales qui vous bloquent et donc ça, c’est un peu le travail aussi peut-être… Je ne sais pas si vous pensez encore à la suite, à des freins ? « Voilà
Aujourd’hui on s’est engagés en plein dedans mais néanmoins on continue encore à mettre en place des syphons de voirie au cas où. Je prends l’exemple en rue Saint-Gilles que Thomas Duhal n’a pas présenté mais sur lequel on fait de l’infiltration sur les zones de stationnement mais néanmoins on
A continué à mettre des grilles à valoir, pareil sur la place de la cathédrale on a des fils d’eau, on a des pentes qui orientent l’eau vers les espaces verts mais néanmoins on continue à
Avoir des grilles au cas où, donc peut-être que dans 3,4 ans et bien on ne mettra plus du tout de grille et on verra que les retours d’expérience son positifs. Moi je suis plutôt confiant dans ce sens-là. C’est vrai que nous réalisons tous nos chantiers en maîtrise d’œuvre interne donc il y
A une adaptation, enfin un changement de méthode pour les techniciens voiries pour appréhender les projets, parce que c’est vrai qu’historiquement tous les techniciens en bureau d’étude voiries ont toujours appris à faire des voiries avec un point haut un point bas avec des profils en
Long profil en travers, pour amener l’eau à un exutoire pour reprendre 400 m². Enfin c’est à peu près ça la méthode et aujourd’hui on dit aux techniciens qu’il faut faire une voirie avec un profil en long à zéro puisqu’il vaut mieux infiltrer l’eau à l’endroit où elle tombe,
Enfin au plus près de l’endroit où elle tombe. Donc ce sont des changements d’habitude pour nos techniciens, ce n’est pas évident. Petit à petit ils prennent le pli et je pense qu’on gagne en qualité dans nos projets et derrière forcément il y a une certaine satisfaction, une certaine fierté
De faire des projets qui vont dans ce sens-là. Après on peut progresser je pense ? Thomas Duhal a présenté la rue de Bennwihr, nos arbres dans les noues d’infiltration ne poussent pas aussi bien qu’on le voudrait parce que ce sont des nous d’infiltration mais je pense qu’on doit avoir une
Tranchée drainante en dessous, enfin Thomas Duhal me dira si je me trompe mais je pense qu’on doit avoir une tranchée drainante en dessous et du coup les arbres qu’on a plantés dans ces espaces-là manquent d’eau parce que l’eau s’évacue trop. Donc voilà c’est ce genre de petites choses,
Des retours d’expérience qui vont nous servir sur nos projets futurs. » C’est vrai, Thomas tu veux compléter ? « Pour répondre, la tranchée drainante elle n’est pas en dessous, elle est vraiment collée dans le trottoir. Je ne sais pas si on peut revenir en arrière sur le diaporama,
Sinon c’était sur la petite coupe. La noue en soi est en pleine terre, structure en grave drainante et vraiment accolée à la noue et du coup elle est trop efficace et les arbres manquent d’eau. Et pour revenir aussi un peu avant sur la discussion c’est un peu mon ressenti sur le territoire de
Colmar agglomération et surtout disons que la ville de Colmar, est la ville principale qui fait plus de travaux à l’année avec qui j’ai le plus échangée aussi, c’est tout ce qui va être solutions fondées sur la nature donc surtout les noues disons pour moi ça c’est entre guillemets,
J’ai envie de dire que c’est assez courant de mettre des noues dans les nouveaux aménagements, c’est pareil pour tout ce qui va être pavés, que ce soit poreux par le joint ou par le corps, c’est quelque chose qui maintenant je pense est acquis et c’est un peu la suite des choses. C’est comme
Tu l’as très bien dit Jérôme c’est arriver par la suite à supprimer ses grilles ou en mettre de moins en moins et après c’est à ça aussi que vont servir les chantiers tests, c’est de passer un peu
Au stade du dessus au niveau des procédés avec la mise en place d’enrobés poreux à grande échelle et de chaussées à structure réservoir c’est un peu l’étape d’après, ça va prendre un peu de temps à convaincre tout le monde de l’efficacité et de l’utilité et du grand pouvoir de déconnexion de
Ces procédés mais c’est quelque chose qui je pense arrivera prochainement. « En tout cas c’est vrai qu’avoir maintenant ce premier showroom qu’on est très fier de faire avec vous sur le territoire et qui va pouvoir permettre à des élus locaux de venir voir ça et puis d’aller visiter en même
Temps autour des sites. C’est ce qu’il y a de plus à mon avis, de plus convainquant et également avec la parole de gens de direction d’espaces publics qui gèrent ça concrètement au jour le jour c’est très rassurant. Pendant longtemps on envoyait les gens vers nos les collègues de Douais qui
Font ça depuis 25,30 ans et je pense que de plus en plus ça va être sur le territoire parce qu’on a mis sur notre observatoire qui est en place depuis 2017 des retours d’expérience. Tu en as montré un paquet Thomas, qui sont quand même très parlants avec des voiries de certains gabarits qui
Ressemblent à ce qu’on voit beaucoup en ville. On a 800 réalisations sur le bassin Rhin-Meuse, il y en a partout, de tout type de sol, on le redit à chaque webinaire mais il y en a toujours
Près de chez vous et donc il ne faut pas hésiter maintenant à aller les voir. En tous cas j’ai noté aussi la question de la maîtrise d’œuvre interne c’est quand même quelque chose l’air de rien qui a permis beaucoup, de sortir beaucoup de dossiers. On voit bien avec la bonne ingénierie d’appui,
Une ingénierie vraiment spécialisée au départ, c’est quelque chose qui est essentiel et je pense que l’étude de déraccordement des potentiels déraccordements que vous êtes en train de lancer sont vraiment les stratégies qu’on pousse aussi à l’agence, c’est faire le lien avec le schéma
Directeur d’assainissement et je pense que quand on montrera aux élus, les scénarios qui leur sont offerts avec un scénario de base très classique où on aura une version tout tuyau des bassins d’orage uniquement, et une version avec des interventions sur l’espace public pour amener
De la nature en ville qui est moins coûteuse en investissement, en fonctionnement qui a beaucoup d’autres intérêts à l’espace public là je pense qu’on va vraiment avoir un truc intéressant donc c’est vraiment satisfaisant de voir que d’une démarche -il y avait cette question dans le
Chat- qui était au départ une démarche un peu assainissement reconquête du bon état finalement au départ, on ait complètement basculé maintenant dans une approche d’aménagement de l’espace public j’espère bientôt aussi, si ce n’est pas déjà le cas à Colmar avec le patrimoine bâti,
Et puis au bout d’un moment on a un mouvement général très transversal, donc c’est vraiment très satisfaisant et vous l’avez fait en très peu de temps je trouve, donc c’est que ça continue. Si vous voulez encore ajouter quelque chose Monsieur le Carpentier ? Non, je pense qu’on a fait le tour
De la question mais on va continuer en tout cas voilà. Donc la prochaine sera l’inauguration du showroom alors ? Oui on viendra avec plaisir. Et puis ensuite des visites dans Colmar notamment. On va enchaîner, on vous montre quelques autres études de cas pour compléter ce qui a été dit mais
Alors très rapidement. Si je peux me permettre quelque chose dont Thomas Duhal n’a pas parlé, je reviens sur la place de la Cathédrale. On a effectivement fait des zones d’infiltration en espace vert, il faut donc savoir que tout le pavage sur la place de la cathédrale est posé
Sur structure souple donc, il y a une partie aussi qui s’infiltre directement dans le pavage et sur les zones les plus circulées. On a mis une grave bitume drainante en dessous du pavage pour assurer, donc c’est quelque chose qui n’existe pas dans les manuels mais voilà c’est des choses
Qu’on ose faire aussi sur une place emblématique comme la place de la Cathédrale à Colmar. Donc voilà grave bitume drainante géotextile, une grave drainante en dessous et une pause de pavage sur sable. On a des pentes mais on a cette sécurité en plus et une partie sur les faibles pluies
Qui va s’infiltrer exactement là où elle tombe, une partie qui file dans les espaces verts, une partie qui file dans le cours d’eau, et puis le restant et bien on a encore quelques grilles sur place pour les évacuer mais en tout cas le volume rejeté dans le réseau unitaire sera bien moins
Important que ce qu’il n’était avant. « Oui c’est intéressant, les ingénieries au jour le jour des adaptations, on sort un peu des purs cadre GTR des fichiers Dream, on est un peu à la limite de ce
Qui se fait ? alors ça c’est quelque chose qui est important on discute notamment en Alsace beaucoup, avec la CEA de la partie route actuellement, -Thomas qui hoche la tête parce que j’imagine qu’à chaque fois on a des interactions entre vos voiries qui peuvent être départementales,
Des demandes de règlementations de pistes cyclables et puis il est important aussi parce que c’est quand il y a eu pendant des années les mêmes structures types qui étaient utilisées, on n’a pas toujours eu des niveaux dans les conceptions de voirie qui étaient très fines parce
Qu’on faisait toujours la même chose, maintenant on voit que ça repose des questions, on a besoin de rassurer aussi les gestionnaires de voirie et on a un webinaire dédié à ça le 1er février, notamment la CEA interviendra sur ce sujet, on travaille sur ces sujets et je pense qu’il faut
Travailler avec des gestionnaires comme vous, de voiries, pour tester ces solutions-là, leur montrer sur des voies de même gabarit comment ça fonctionne, ce qu’on peut faire, ce qu’on ne peut pas faire et puis aussi que les bureaux d’études soient conscients quand ils interviennent sur cet
Espace-là qu’il y a un gestionnaire qui est la collectivité ou qui est le sous conseil départemental et qu’il faut vraiment les voir et venir avec des notes de calculs sérieux, qu’il faut faire avec le même sérieux finalement que sur tout projet et ne pas dire comme on entend parfois
« l’agence de l’eau nous dit de faire de la gestion intégrée donc on en fait » mais je pense qu’il faut cette rigueur. Je pense que la grave bitume c’est un bon exemple, il y a une portance à
Assurer, on ne prend pas de risque et voilà si ça génère une petite couche supplémentaire, on la met sur cette partie circulée mais c’est plus facile à faire en maîtrise d’œuvre interne qu’en maîtrise d’oeuvre externe parce que les bureaux d’étude ont du mal à prendre cette responsabilité alors
Que nous, on assume le risque, d’où l’intérêt peut-être que les bureaux d’étude proposent des choses au maitre d’ouvrage en lui disant voilà, comme on l’a vu tout à l’heure avec la question sur les accès de voies pompiers sur les mélanges terre-pierre, il y aura une forme d’ornierage,
Il y aura une forme de marquage voilà je vous propose ceci, cela a ces intérêts-là, ou alors on fait une voirie classique et on gère latéralement mais c’est vous qui êtes un peu décideurs et je pense qu’on peut aussi vous proposer des choses, mais clairement en maîtrise d’œuvre interne c’est
Toujours plus simple parce qu’on a aussi une réaction sur les modifications qui est plus importante en tout cas je pense que la nature en ville ça permet d’aider les écoles, Strasbourg nous avait dit aussi que cela permet de faire des tests, les élus ont laissé les services essayer
Des choses, vous avez le droit de vous tromper, on essaye ça et je pense que c’est quand même comme ça qu’on avance aussi et qu’on innove concrètement « Et ce mélange terre-pierre sur la place la cathédrale, on l’a aussi utilisé ponctuellement en pied de bâtiment là où on avait ce besoin
D’accessibilité « Pompiers » qui nous permettait de développer la végétalisation au plus près des façades, donc ce qui était intéressant aussi ». Vous suivrez dans le temps un petit peu comment se fait ? « Tout à fait, il y un showroom place la cathédrale. Et bien voilà c’est ça il se passe sur
L’observatoire, donc rendez-vous l’année prochaine pour une visite, après la visite du showroom, une visite place de la Cathédrale » « avec plaisir ! » On enchaîne avec 2 petits exemples qu’on vous montre rapidement pour compléter ce qui a été vu ; on est sur une agglomération d’une certaine taille
Ce qui peut se faire sur des petites communes : un exemple ici avec la place de la mairie dans les Ardennes où a des aménagements à nouveau cumulés de revêtements perméables, de noues ou d’espaces verts légèrement creux, avec un jeu sur les bordures ça se fait sur des places de mairie,
Je le dis pour les élus qui sont connectés, qui veulent voir des choses un petit peu simples accessibles sur des réflexions partielles, on conserve les voiries autour existantes, on ne va pas refaire tout, l’arbre existant on veut le conserver absolument c’est un patrimoine,
Mais on trouve des solutions y compris sur le tour de l’arbre, vous voyez sur la photo suivante, on peut gérer sans toucher aux racines dans un espace un peu réduit donc on a joué sur la bordure, ici
C’est probablement une file de pavé qui a été mise en place en tout cas qui permet de laisser passer l’eau mais la voirie a simplement été reprofilée et pas reprise parce qu’il n’est pas toujours écologique de refaire complètement une structure de voirie si on n’a pas d’objectif particulier lié
À ça, donc on le redit aussi pour les concepteurs, mais il ne faut pas forcément toujours penser à refaire complètement une structure en réservoir, Thomas l’a bien dit, parfois on va déconnecter une demi-chaussée parce que l’autre côté c’est pas le bon moment, parce qu’on a prévu de ne
Rien refaire, on n’a pas d’opportunité dessus, donc on fait ce qu’il faut, ce qui est rentable, ce qui présente un intérêt sauf quand on est dans des approches où l’on va comparer les scénarios, c’est ce que fait Colmar avec une approche des raccordements, avec scénario des raccordements,
Avec scénario construction de bassin d’orage par exemple, mais sur des aménagements de voiries il faut toujours être un petit peu pragmatique : est-ce que je peux mettre de l’eau ou est-ce que j’ai une possibilité de manière simple ? Voilà donc un exemple intéressant des Ardennes.
Un autre exemple également alors là en secteur plus dense mais qui ressemble un peu à nos cours d’école, l’aménagement de la Maison de la vie associative et du temps libre de Laxou dans le quartier prioritaire de la ville des provinces à l’ouest de Nancy, donc là c’est un site qui
Était complètement imperméabilisé et qui avait la chance de pouvoir être restructuré. On ne touchait pas au bâtiment mais les gouttières, par chance sont extérieures, et donc tout a été déraccordé sur l’ensemble de l’emprise à concurrence d’une pluie centenale gérée sur le site
Par une gestion surfacique entièrement, on n’a pas d’ouvrage enterré et donc c’est un cumul de techniques. Les points rouges que vous voyez sont des récupérateurs d’eau de pluie sous les bâtiments, il faut savoir que les récupérateurs d’eau de pluie c’est quand même quelque chose
Qui monte fortement dans les collectivités et pour les particuliers depuis 2 ans, la sécheresse fait prendre conscience de la richesse de l’eau et il faut la récupérer et la réutiliser donc des récupérateurs de pluie en cascade qui resurversent dans des noues qui resurversent même dans des
Systèmes de pavés perméables de tours d’arbres végétalisés et puis on a mis ici un terrain de sport qui a été conservé, avec un vêtement poreux en enrobé, il a été recréé en enrobé poreux, donc voilà ça c’est l’échelle d’une parcelle qui est totalement déconnectée sur l’existence du réseau
Unitaire pour gérer des événements y compris forts même très forts avec la centenale, voilà c’est un jeu sur le mobilier urbain, sur les choix de matériaux, on profite en fait de chaque occasion pour gérer, retenir l’eau. On rappelle si besoin qu’une centenale chez nous c’est 9 cm d’eau donc
Ce n’est, entre guillemets, que 9 cm d’eau. Ca devient un problème quand on veut les envoyer sur un tout petit point bas du terrain mais si on les gère partout, on trouve des solutions donc c’est vraiment cette ingénierie qu’il faut avoir et puis du coup ça nécessite de prendre en compte les
Usages et discuter avec les personnes qui gèrent les bâtiments, les usagers et la partie voirie évidemment. On voulait vous montrer des petits exemples pour compléter un peu ce qui a été fait mais on le redit, nos webinaires sont en ligne il y a beaucoup d’autres exemples et on va continuer
À montrer toute taille et tout type. Je passe aux aides financières et techniques maintenant pour conclure tout ça puisque l’agence de l’eau n’est pas qu’un financeur, vous avez vu on relie les cahiers des charges, on travaille avec des urbanistes, des bureaux d’études,
Des architectes sur les dossiers, donc c’est d’abord là-dessus qu’on fait bouger les choses, et puis on a des financements qui permettent de faire avancer les choses. Quand on prend un espace urbain qui peut être de toute taille, ça peut être un hameau de 5 maisons, une industrie à l’écart,
À partir du moment où c’est une zone qui a été construite ou qui est construite on des dossiers éligibles qui sont ensemble sur ce type d’opération sur des secteurs urbanisés ou bien des friches. Je redis, on n’a pas de conditions de déraccordement du réseau pour l’agence de l’eau,
Ce qui est important pour nous c’est de faire des dossiers vitrines de gestion intégrée, on a expliqué plusieurs fois ce qu’était la différence entre une gestion intégrée alternative mais on parle bien d’intégration au projet et de l’eau dans les aménagements, pas d’ouvrage
Uniquement dédié à la gestion de l’eau. Donc tous les exemples que vous avez là, que ce soit sur l’imperméabilisation, la végétalisation associée à du reprofilage de voirie pour aménager une zone en creux latéralement, des aménagements commerciaux industriels ou d’habitat qui, pour lesquels on
Pourra intervenir mais avec des aides différentes, des opérations de récupérateur d’eau de pluie à la parcelle ou bien sur des ensembles avec des collectivités, on n’aide pas directement les particuliers, je le redis, mais on aide des acteurs économiques, des collectivités. Si
Une collectivité veut sur un ensemble équiper tous ces bâtiments publics de citernes de récupération d’eau de pluie, c’est tout à fait éligible à nos aides cependant on essaiera toujours de faire déraccorder la surverse, c’est à-dire de la gérer, on a plein de solutions pour ça mais en tout cas
Que ce soit vraiment quelque chose de vertueux toujours dans cette logique aussi de zéro tuyau, zéro rejet. Donc vous voyez ce sont des projets éligibles. Et puis on a les projets non éligibles, ceux qui sont situés dans des extension urbaines sur des zones qui sont actuellement en espace
Naturel pour lesquelles, si elles doivent être urbanisées elles le sont, vous pouvez le faire ça sera économique, écologique mais en tout cas on n’intervient pas sur ces aspects-là. Si vous avez des projets qui vous embêtent, on peut vous aider techniquement mais on n’aidera pas financièrement.
Vous pouvez quand même nous consulter si vous avez des questions sur ces projets mais pas d’aides financière. Je vais présenter maintenant les plafonds et les taux de référence, alors je reprécise bien qu’on parle bien dans notre délibération de gestion intégrée
Surfacique et végétalisée, ça veut dire que si le porteur de projet a un plan de masse avec beaucoup d’espaces verts qui est très bien, mais par contre qu’on nous remet une structure en plastique enterrée avec des bouts de tuyaux parce que c’est l’habitude, on est susceptibles
De ne pas aider le projet. En général on explique au porteur de projet que ça lui coûte plus cher, que ça ne sert à rien et que c’est quelque chose de moins écologique donc en général on arrive à faire bouger les dossiers comme ça mais si le maître d’ouvrage souhaite rester sur cette
Approche-là, on n’aidera pas le dossier s’il y avait une solution plus écologique, plus intégrée, plus végétalisée qui existe. On peut avoir des projets totalement gris entre guillemets, avec de la gestion sur des revêtements minéraux qui sont éligibles. Donc deux niveaux, les études
Et les travaux. La première ligne représente les études d’accompagnement : ça a été le cas à Colmar mais les assistances à maîtrise d’ouvrage spécialisée on peut les accompagner, ça peut être également des études de concertation qu’on voit dans le cadre des écoles, des études techniques
Comme le potentiel de déraccordement Colmar en a parlé aussi, voire de gestion différenciée des espaces pour aller vers plus de biodiversité dans les aménagements donc tout ça c’est aidé pour des collectivités, c’est la colonne de gauche au niveau des taux à 70 % et si on est dans une
Activité qui relève du champ concurrentiel, ça peut être une collectivité qui fait un lotissement par exemple ou un bailleur social, une entreprise sur son siège, un centre commercial, un lotissement privé, on va rentrer dans un cadre d’aides un petit peu différent et on va
Prendre en compte le statut de l’entreprise, les effectifs et ensuite pour les travaux on applique un taux d’un plafond de 40 € par mètre carré d’aide sur tout l’espace public donc 40 € multiplié par la surface. On l’a déjà expliqué dans nos webinaires un peu plus en détail,
Mais si vous avez une opération qui représente 10 000 m² de toiture de surface de voirie qui peuvent être collectés ou aménagés et en tout cas au moins collectés, si c’est plus large que l’aménagement,
On prendra ces 10000 m² x 40 ça donnera 400 000 € et on va appliquer un taux d’aides de 60 % donc on peut aller jusqu’à 240 000 € de travaux d’aides, donc si les travaux éligibles sont au-dessus du
Plafond de 400 000 on écrêtera à 400 000, j’ai un million de travaux éligibles, on plafonnera. Aces 400 000 € il y aura 240 000 € d’aides, si on a des montants de travaux qui sont plus faibles
Par exemple 300 000 € et ben on appliquera 60 % de 300 000 € sur ces montants qu’on juge éligibles. On l’a bien vu dans les exemples que montrait Tomas Duhal tout à l’heure, on a l’impression que
Certains dossiers sont aidés à 15, 20 % c’est parce qu’en fait on ne va pas aider certains postes, on ne va pas aider le mobilier urbain, on ne va pas aider l’éclairage des réseaux de gaz enterrés réseaux secs du mobilier ou d’autres aménagements qui ne rentrent pas dans le projet,
En revanche la végétalisation, les structures réservoirs, La grave bitume drainante, les pavés, toutes ces choses-là rentrent dedans. On a une exception depuis 2020 et on l’a prolongée jusqu’à fin 2024, c’est le plan école : on a créé un plafond qui est déclencheur à 150 € par mètre
Carré, ça marche très bien, on a fait beaucoup de cours d’école et ça continue jusqu’au moins fin 2024. C’est quelque chose qui est éligible, on regarde dans quelle mesure on la prolongera au 12e programme, en tout cas c’est un plafond de 150 € /m2 avec un taux d’aides de 60 % pour les
Bons projets, qui peut être porté à 80 % pour les très bons projets. C’est donc quelque chose qui peut être déclencheur pour des collectivités. On a déjà montré sur le territoire notamment, on a fait un webinaire dédié cette année aux cours d’écoles qui est toujours disponible en
Replay et puis enfin la récupération d’eau de pluie, donc ça peut prendre différentes formes, des cuves enterrées, des cuves hors sol, avec, ou pas, de réutilisation dans les bâtiments, ça on le regarde au cas par cas mais c’est quelque chose qu’il ne faut pas hésiter à proposer,
C’est vraiment une mesure d’avenir relativement sans regret qui se cumule avec les aides qu’on voit avant, donc ce n’est pas de montant plafond mais un taux de subvention de 60 % possible. Et puis de manière connexe on a d’autres aides possibles pour les études de conception et de
Plans généraux relatifs à la sobriété en eau donc les économies d’eau, et puis pour les travaux, la mise en place de kit hydroéconomes ou toute action qui permet de réduire les prélèvements, dans notre approche transversale ou nature en ville, sur des projets opérationnels,
On va regarder si dans le cadre par exemple d’un ensemble de bâtiment ou de tout votre patrimoine immobilier d’un acteur public ou privé ce qu’on peut faire sur ces différentes thématiques, que ce soit pour réduire la consommation d’eau, pour infiltrer l’eau, perméabiliser les surfaces
Extérieures, végétaliser, donc en général on essaie toujours de hausser l’ambition et de de penser multithématique quand il s’agit de projet opérationnel. Parallèlement on a des démarches qu’on ne détaille pas ici avec les collectivités pour des plans de réduction des stratégies de sobriété en eau global, mais à l’échelle d’un bâtiment, d’ensemble de bâtiment,
D’un patrimoine, ça peut être la direction patrimoine d’ailleurs, d’une collectivité comme Colmar -je tends la perche- mais en tout cas on peut aborder ces questions-là. Je vois des questions qui sont un peu en lien : les aides financières que je présente ici sont celles de
L’agence de l’eau Rhin-Meuse, c’est un webinaire Rhin-Meuse effectivement mais on est interconnecté entre agences et donc on communique régulièrement tous ensemble sur ces aides, chaque agence a le même principe d’intervention. Il y a des agences qui ont des restrictions et des conditions
Différentes puisque chaque agence fixe un peu ses règles via son comité de bassin dans lequel sont représentés tous les gens qui utilisent l’eau du bassin et donc il y a des règles propres. Sur la région par exemple, vous avez sur la partie ouest Seine-Normandie et puis Rhône Méditerranée Corse
Au sud des Vosges donc ce sont des agences qui pratiquent les mêmes règles de principe que nous mais avec des plafonds et des taux d’aides différents, des petites conditions qui vont changer, par exemple elles vont vous demander une déconnexion du réseau systématiquement sur
Une friche ça peut fonctionner sur Rhin-Meuse, il y a des plafonds qui vont être peut-être plus intéressants chez l’un ou chez l’autre, ça dépend un petit peu du type de projet et donc pour cela on peut vous transmettre des contacts et des liens ou en tout cas déjà communiquer sur des choses
Communes. Vous pouvez contacter votre agence de l’eau localement pour l’ouest de la région Chalon champagne par exemple et puis pour RMC l’agence de de Besançon qui pourront vous renseigner sur ces aides disponibles. On va avancer sur la slide suivante, pour la partie technique on a un centre
De ressources depuis plusieurs années qui est animé qui est sur notre page du site internet, si vous tapez « pour une ville perméable et durable » sur le site de l’agence de l’eau vous trouverez la cartographie avec les 800 références locales que vous pouvez classer par type de solution,
Que ce soit, une noue, une toiture végétalisée, une structure réservoir…, chercher un bâtiment, une voirie… vous pouvez trouver des exemples près de chez vous et on en ajoute chaque année avec tous les dossiers qui sont accompagnés. Il y a également des fiches retour d’expérience vidéo
Et des photos. On en a reprogrammé un certain nombre et on en ajoute régulièrement et puis aussi la foire aux questions qui est vraiment un document qu’il ne faut pas hésiter à consulter, il est accessible à tout le monde. Ce sont des questions simples et des réponses simples qui
Répondront peut-être à beaucoup de questions : le gel, la perméabilité, l’inondation, la pente, les essences végétales… donc n’hésitez pas et puis on rappelle aussi que réglementairement il y a une doctrine pluviale qui a été faite à l’échelle de toute la région Grand Est avec les trois agences
Qu’on a coanimé avec la DREAL et donc c’est une doctrine qui permet de répondre au volet réglementaires mais les services police de l’eau vous demanderont la même chose sur tout dossier soumis à déclaration autorisation, c’est vraiment une démarche qui est partagée avec les services
D’état et les réglementaires, aujourd’hui l’alternative ce n’est plus l’infiltration, c’est le tuyau donc c’est bien à vous de prouver que quand vous mettez en place un tuyau, vous n’allez pas générer un risque supplémentaire. On a inversé totalement la charge de la preuve.
Un exemple : on voit une vue de notre observatoire en ligne on vous a mis tous les liens vous les aurez dans la présentation et des fiches, vous recevrez évidemment le powerpoint et puis je vous invite à aller voir la foire aux questions. On vous remet ici les webinaires
Précédents, on en est au numéro 5 de cette série. Je redis que nous devons être à 80 interventions d’une demi-journée sur le territoire d’agence de l’eau en 4 ans, donc on en fait tout le temps localement, celles-ci sont celles qu’on met en ligne, les version, entre guillemets,
Grand public mais en tout cas près de chez vous il y en a forcément qui s’organiseront, vous pouvez en discuter avec votre chargé d’intervention de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, on en fera, on fait depuis assez longtemps, on fait d’autres interventions aussi plus spécifiques
Qu’on fait déjà depuis une dizaine d’années, tout cela continue mais en tout cas les webinaires ils sont en ligne. Vous en avez eu un par exemple sur les structures réservoirs uniquement sur le coût, de la gestion intégrée, les cours d’école ou bien tous les petits projets d’aménagement
Qu’on peut avoir notamment en zone rurale ou de métropole donc celui-ci va y être ajouté et je réponds la question sur les dates des prochains webinaires : le prochain ce sera le 1er décembre oui c’est le 1er décembre matin également, c’est un webinaire qui va être dédié à un
Sujet que nous n’avons pas encore traité, la récupération d’eau de pluie et la réutilisation avec des exemples concrets à nouveau et une intervention de l’Agence régionale de la santé et puis le suivant sera le 1er février 2024 avec un webinaire sur les aspects voiries,
Les traversés de communes notamment rurales et comment on peut gérer cette gestion intégrée, la végétalisation et les contraintes et en tout cas les usages des voies départementales notamment vis-à-vis des conseils départementaux. Il y aura d’ailleurs à minima une intervention de la Collectivité européenne d’Alsace service voirie, qui interviendra sur ce sujet-là donc
C’est vraiment un point important aussi et nouveau qui n’a pas encore été traité. Pour finir, on vous met les liens mais pensez à avoir recours au maximum aux essences locales, éviter, nous le demandons en tout cas dans notre projet, le recours aux espèces exotiques envahissantes,
Ayez un œil, c’est un point souvent mineur des projets mais qui a son importance, un œil sur ces listes d’essences végétales qui sont mises en place et puis au maximum en ayant recours à des labels type végétal local ou des essences les plus locales possibles. Voilà on trouve des solutions
Même s’il y a une forme de migration assistée dans les essences qui sont utilisées dans les projets, notamment quand on est en cœur d’ilot urbain. Aujourd’hui on essaie de travailler au maximum avec des essences les plus locales possibles ou les plus proches localement possible de
Notre bassin. J’ai fait à peu près le tour, on vous remercie de votre intervention on remercie nos intervenants et en particulier la ville de Colmar, l’Agglomération de Colmar et puis donc la Colmarienne des eaux, on vous donne un rendez-vous l’année prochaine pour un rendez-vous
Sur le terrain, une inauguration de ces espaces et des visites et puis n’hésitez pas à diffuser les liens, puisque nous allons vous les envoyer, vers d’autres élus qui pourraient être intéressés notamment et puis à remonter vos questions à votre Chargé d’intervention de l’Agence de l’eau,
Il y en a un qui gère votre territoire qui pourra vous répondre. Encore une fois merci à tous, merci Manon et puis rendez-vous donc le 1er décembre pour le numéro 6. Au revoir à tous. Merci