Colloque 2023-2024 : Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ?
Conférence du 05 octobre 2023 : L’édition et l’histoire de la philologie des textes chrétiens
Intervenant :
Stéphane Gioanni (Univ. Lumière – Lyon 2, HISOMA)
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Chaire Droit, culture et société de la Rome antique
Professeur : Dario Mantovani
Retrouvez tous ses enseignements :
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[Musique] je voudrais d’abord remercier les organisateurs du du collo pour leur invitation en vous priant d’emblé de m’excuser parce que après les réflexions érudites très elle que nous avons entendu je terminerai mon exposé par des basses réflexions d’ordre institutionnel et je m’en excuse euh des réflexions institutionnelles qui jouent quand même
Un rôle important dans l’histoire de la philologie en plus naturellement de l’engagement personnel des travaux et de l’enseignement des des savants euh qui évidemment premier et je pense évidemment moi aussi beaucoup à cet instant à à Jean-Louis Ferrari avec beaucoup d’émotion et de reconnaissance alors il peut paraître surprenant
D’aborder l’histoire de l’édition par le prisme de la confession j’essaie de les discussions par article interposé merci beaucoup entre Henri Réné Marou et le chanoan Bardi avait montré que dès l’origine des Christian tempora les modalités de l’édition des textes istique dans l’Antiquité tardive au fond ne différait
Pas de celle des textes profanes elle désignait l’acte de validation d’un texte clos par un auteur puis l’acte de transcription puis de diffusion de ce texte dans un cercle fermé ou un cadre plus large donc rien de très différent pourtant les exemples étudiés par le chanoan Bardi montrent que l’acte
D’édité l’acte d’éditer les pères répondait aussi au besoins de la pastorale de la doctrine et des mondes chrétiens cette double injonction à la fois philologique et religieuse justifie me semble-t-il qu’on puisse interroger sur les caractéristiques de l’édition des textes chrétiens alors la matière est si vaste dans le temps imp parti que
Je limiterai mon propos naturellement alors tout d’abord je me concentrerai sur l’édition critique des textes en excluant un peu arbitrairement l’édition diplomatique d’acte de la pratique ou document chrétien je dis arbitrairement car si c’est type des sont naturellement très différents il n’est pas toujours aisé de déterminer si
Une épitre est un texte ou un acte de la pratique tant la forme épistolaire a influencé la rhtorique administrative du Moyen-Âge autre limite j’entendrai le plus souvent le terme chrétien dans le sens de patristique donc les Pères de l’Église catégorie du Haut Moyen-Âge et pas de l’antiquité dont pour qui servent à
Désigner les autoritatesses doctrinales et pastoral du christianisme tardo antique dont les premières listes ont été établies à partir du 6e siècle la notion de de l’Église dans l’Antiquité désignant toute autre chose à savoir les pères des conciles cuméniques je me concentrerai donc sur les Pères de l’Église mais pas seulement
Mais essentiellement euh compris comme des autorités qui forment le canon ecclésiastique avec la Bible et les canons des conciles et constitue donc l’un des fondements de la culture médiévale de l’Occident chrétien ce qui signifie qu’dit les pères c’est édité des auteurs et des textes qui nous plongent dans l’élaboration de la pensée
De la religion et de nombreux aspects de la vie culturelle politique et sociale du Moyen-Âge redonnant ainsi d’une certaine manière à l’analyse philologique cette ambition globale dont nous parlions ce matin à savoir l’ambition qui outrepasse l’analyse des textes et des langues et qui vise c’était une conception hein on l’a dit
Beaucoup ce matin à la fin du 18e siècle une partie du 19e siècle la compréhension d’une société dans la totalité de ces pratiques symboliques dernière limite donc vous voyez il y en a beaucoup comme l’ont demandé les organisateurs je me concentrerai sur la collection des sources chrétiennes euh
Un peu les budés chrétiens comme quelquefois on les a appelé en évoquant aussi la bibliothèque augustinienne deux collections fondées respectivement en 1933 donc il y a 90 ans et 1942 par des érudits ecclésiastiques comme la plupart des collections euh patristique d’ailleurs c’est intéressant et qui s’inscrivent dans le mouvement de
Spécialisation de la discipline philologique deux collections qui proposent à la fois le texte original qu’elles empreunent d’ailleurs parfois aux éditions érudites du corpus christianor merci duxell ou d’autres collections savantes mais aussi qui comprennent des traductions et des commentaires qui ont fait entrer les pères dans la culture scientifique de
Tous les spécialistes de l’Antiquité tardive et du Moyen-Âge et cela pour tenter de comprendre la complémentarité de certaines et même certaines différences nous le verrons entre ces deux collections pour cela je commencerai par évoquer quelques caractéristiques de l’édition des textes chrétiens avant de retracer à grand trait l’histoire récente de l’édition
Patristique en France et d’analyser pour finir quelques défis scientifiques institutionnels et humains qu’elle se doit d’affronter aujourd’hui donc je passe hein sur l’édition mais vous connaissez ce débat et j’en arrive donc à ma première partie j’ai souhaité commencer mon propos en faisant référence à l’Antiquité tardive car la transcription la validation et la
Diffusion des textes qui définissent l’acte d’édité sont omniprésents dans la culture patristique mais il faut préciser d’emblé que la notion de texte archétype qui constittuent la base de l’édition critique est très problématique à l’époque patristique dans la mesure où les auteurs chrétiens retouchent même corrigent et adaptent leurs texes en fonction des besoins
Doctrinaux ou Pastor ou en fonction de leurs auditoires l’un des exemples les plus caractéristiques bien entendu est celui de Saint-Augustin qui procède à la correction de ses propres écrits dans ces rétractationis mais si ce genre d’écrit est quand même relativement limité dans l’Antiquité tardive l’évêque d’ipone n’est pas le seul à corriger ses
Écrits antérieurs bien bien au contraire les pères apportaient souvent des corrections sur des œuvres déjà diffusées si bien que la notion de manuscrit archétype a finalement assez peu de sens en ce qui concerne les équipatristiques qui se se caractérise contrairement au livre saints et aux actes conciliaires par une certaine
Instabilité qui est constitutive de l’écriture patristique puisque leur contenu pouvait à tout moment être amendé par les auteurs eux-mêmes au cours de leur diffusion ou de la première phase de leur réception ce type d’intervention d’ailleurs qui apparaît de manière très intéressante dans les plus anciennes copies des 6e et 7e
Siècle alors je distinguerai malgré tout c instabilité presque constitutive de l’écriture patristique des contaminations extérieures qui oblige les éditeurs modernes à redoubler de vigilance dans l’analyse des manuscrits qu’il sélectionnent alors je me permets d’illustrer ce propos par un exemple très très secondaire mais d’un texte sur lequel je viens de travailler
Qui n’est pas patristique mais agéographique médiévale la vie de saint gudensus que personne connaît c’est normal et qui pourtant un évêque vénéré et largement vénéré dans l’Adriatique disciple de saint rouualde donc très important et de pierre deux figures de la réforme monastique du 11e siècle la comparaison entre la copie
Médiévale de ce texte retrouvé au 18e siècle par richpouti qui se trouve à gauche et l’édition publiée peu après dans les anal camaldul l’ordre monastique bénédictin fondé par saintromual de Raven au début du 11e siècle ici à droite qui est repris ensuite dans les lyicum sakrum et bien démontre que les anal Camaldules
Valorisent les idées réformatrices y compris dans des textes qui qui à l’origine ne faisait aucun écho à la réforme par exemple ici l’édition des anal camaldul ajoute dans le texte des références au principe lieux de la réforme faisant de godensus une figure de la réforme monastique on voit encô
Fermo et surtout évidemment Portonovo la fondation de saint-rual de lui-même alors tous les éditeurs savent ce genre de choses et savent que les multiples fonction des textes chrétiens mais aussi le contexte de conservation ou de réception ont une influence sur la transmission des textes chrétiens qui ont parfois été l’objet d’adaptation
Voir de réécriture ou falsification durant le Moyen-âge chrétien alors sans citer les innombrables attributions fautives au Père euh surtout au père qui bénéficient d’une grande autorité les manuscrits utilisés pour la liturgie des saints par exemple sont aussi l’objet d’adaptation liturgique très fréquente liée à l’évolution de la sainteté ou à
L’évolution de la figure d’un saint particulier et dès lors on sait bien que les manuscrits les plus proches des lieux de culte concernés ne sont donc pas généralement parmi les témoins les plus fiables et certaines éditions comme la vie d’honoraat le fondateur de l’INS monument de la géographie provinçale
L’ont appris à leur dépant alors si on se concentre à présent sur la transmission patristique euh et sur toutes les euh particularités de cette transmission toutes ces particularités que doivent prendre en compte les éditeurs une des caractéristiques remarquables jeis va toutes les dire évidemment est qu’elle est souvent transmise dans des
Collections autrement dit des recueils organisés dans des wolumin ou plus sûrement des codiicaais qui permettent d’accroître le contenu textuel d’un volume alors sans être limité au texte chrétien bien entendu la constitution des collections patristiques sous forme d’extrait les florilèges ou d’œuvres complètes d’auteurs différents qui matérialise en quelque sorte le
Consensus des pèes sur un sujet donné permettait au Père de l’Église de montrer qu’il s’inscrivait dans la tradition patristique et c’est le terme très important tradition définie évidemment comme transmission transmission des textes et enseignement des maîtres précédents faisant autorité comme le rappelle ici dans ces deux citations de célèbre lériniens eché et
Vincent de lerince dans l’Église catholique il faut veiller soigneusement à s’en tenir à ce qui est était cru partout et toujours et partout donc c’est vraiment s’inscrire dans cette tradition pour la constituer c’est un élément majeur de la transmission patristique alors cette pratique est bien connue des spécialistes d’Augustin
Euh mais elle s’est aussi très répandu rapidement dans l’Antiquité tardive et comme on le peut voir je reviens pas sur les premiers flilèges augustiniens mais on voit par exemple que les pères ceux qui sont considérés comme tels eux-mêmes constituai ces collections de de de père
Et on le voit par exemple ici dans le portrait que jeunade de Marseille consacre à eché Echer de de lérince puis de Lyon euh mais il a aussi rassemblé en un seul volume des opuscules de Cassien et des textes nécessaires aux études temps ecclésiastiqu et monastique l’expression inunum cohegeré wolumen
Désigne précisément le processus de constitution des recueils de textes qui prenaient la forme d’un unique volume le plus souvent sous la forme d’un codex alors cette caractéristique oblige l’éditeur moderne à prendre en compte systématiquement l’environnement textuel thématique chronologique ou fonctionnel du texte qu’il estdite puisque dans certains cas l’étape de la constitution
De la collection dans laquelle il se trouve une étape qui est parfois réalisée 3 4 5 siècles plus tard et bien poursuit en quelque sorte le processus de création textuelle la collection n’est pas un simple réceptacle ou support l’éditeur doit s’en convaincre aux particularités de la transmission des textes chrétiens et à leur
Instabilité fondamentale s’ajoute des éléments internes qui caractérisent l’écriture et le système de référence patristique alors j’en mentionnerai quelques-uns mais en renvoyant un article passionnant d’an Isabelle tbouic sur l’entreprise d’édition traduction bilingue à nouveau frais des généationes psalmos d’Augustin dans la bibliothèque augustinienne une publication commencée en 2009 un défi auquel s’était attelé
Une équipe menée par Martine daé dès 1996 après le colloque de Chantilly euh consacré euh le colloque de chantill consacré au sermon inédit hein d’Augustin redécouvert par François dolbaau qui présente ces sermons des rapports génériques thématiques et chronologiques avec lestionones imsalmos alors cette première remarque est importante je crois car elle montre
Combien l’édition y compris de longes haleine de textes chrétiens inédits suscite toujours un regain d’intérêt pour la période pour l’œuvre et pour l’auteur concerné mais revenons à l’édition des éationessalmos dans la bibliothèque augustinienne titre donné d’ailleurs non pas par Augustin mais par erasm éditeur d’Augustin en 1529 cet exemple est très intéressant
Pour réfléchir au problèmes posés par l’édition de texte chrétien alors je passe très vite parce que Jérémie tout à l’heure est que je l’aurais fait moi-même euh a déjà dit l’essentiel alors juste peut-être quelques éléments supplémentaires tout d’abord première difficulté qui concerne beaucoup d’autres textes comment éditer une œuvre
Aussi monumentale et variée qui correspond d’ailleurs he à près de 2000 200 pages dans le corpus Christian Rome sur trois volumes on peut se poser la question pour d’autres œuvres disproportionnées et il y en a énormément dans les domaines liturgiques canoniques épistolaires et ce sans aller jusqu’aux grandes sommes de la
Scolastique les grandes collections épistolaires de l’Antiquité tardive exigeaient déjà et exigent pour leur édition des compétences multiples qui dépassent les forces et les compétences d’un seul chercheur et d’un seul éditeur et par exemple les variés de cassiodor qu’une équipe pluridisciplinaire d’une vingtaine de chercheurs italiens dirigés par Andrea jardine
Euh et bien on est un excellent exemple c’est vraiment cette équipe pluridisciplinaire qui a permis de résoudre l’essentiel des des difficultés posées par ce texte multiple gigantesque et qui nous donne aujourd’hui cette édition de référence deuxème particularité évidemment la disparité l’éterégionalité et plutôt ou plutôt l’indécision générique de nombreuses œuvres patristiques qui s’inscrivent
Dans des contextes précis parce qu’elles sont souvent à l’origine des épitres rédigés pour répondre à des interlocuteurs différents et à des questions concrètes en d’autres termes on est très long très loin des traités théoriques ou abstraits du Moyen-Âge surtout après la scolastique dans le cas
De mon cher éod de PAVI par exemple les MGH reproduisent l’ordre faussement chronologique des deux témoins Carolingiens alors que le corpus deienne édite les œuvres des notes par genre lettrre puis discours puis huscule puis poème frustrant le lecteur qui se demande pourquoi les lettres en ver sont
Clat sont classés dans les épitres et non dans les carminas pourquoi le brouillon du panégérique de orique est rangé dans les lettres alors que le panégérique figure dans les opuscules et cetera et cetera alors le cadre des générationnel salmos d’Augustin est également très intéressant puisque l’indicouum de posidius distinguit non
Sans mal he ceux qui relèvent du commentaire et ceux qui ont été réellement prêchés dans des occasions très différentes et bien les éditeurs de la bibliothèque augustinienne et je parle sous leur contrôle parce que certains sont sont présents et très présents les éditeurs ont pris le parti de maintenir l’ordre traditionnel de
Numérotation des psaumes selon le texte commenté donc et non pas les séries continues des psaumes juxaposé mais ce n’est pas le choix d’autres éditeurs de ces textes par exemple c’est pas le choix des éditeurs de l’école de Vienne de l’équipe de l’UST Reich Académie derven shaften qui à partir de 2001 a
Pris le partie d’éditer séparément d’une part les 32 premières éénérationnais sous forme de commentaire qui forme un ensemble homogène constitué de véritables paraphrases et de publier d’autre part euh celles qui ont été prêchées donc vous voyez des différences des choix éditoriaux qui auront des conséquences majeures sur la réception
De ces textes autre caractéristique évidemment majeure le système de référence biblique puisque les auteurs patristiques cite constamment les écritures mais quelle Bible et quel psautier utiliser l’auteur voilà une grande question qui perturbe beaucoup et qui occupe beaucoup les éditeurs de textes chrétiens puisque aucune traduction canonique ne de symposa avant
Le Haut Moyen-Âge et qu’il faut ajouter les différentes strates linguistiques qui recouvrent le psaume l’hébreu la 7ante les vieilles latines et cetera la question du texte biblique génère quantité de questions liées à la présentation du texte par exemple quelle typographie utiliser pour signaler les versets bibliques alors je ne vais pas
Entrer dans les détails simplement je dirait queun des apports principaux de l’édition de la bibliothèque augustinienne est justement de montrer comment Augustin s’insère dans la tradition d’exégè des psaumes ù se distingue des traditions exégétiques antérieures et c’est vraiment un apport absolument majeur alors cette petite sélection hein mais je vous renvoie
Surtout à la communication de de Jérémie qui qui a dit des choses beaucoup plus importantes cette petite sélection de particularités de l’édition des textes chrétiens sont bien connu des éditeurs modernes que je voudrais évoquer dans un second temps donc alors sans prétendre évidemment retracer l’histoire euh des euh collections et l’histoire des
Éditions patristiques je mentionnerai juste quelques étapes essentielles de l’histoire moderne de l’édition des textes chrétiens avant de me concentrer sur deux collections les deux collections que j’évoqué en introduction alors tout d’abord il faut souligner l’importance des éditions humanistes puis des grands projets d’érudition écclésiastique au 16e et 17e siècle
Alors au-delà de l’idéal hasmien de la respublica Christien dont il a été question ce matin qui se nourrit de la relecture des pères et qui rappelons-le hein est directement emprunté à l’idéal augustinien de la res public Christiana définie dans la Cité de Dieu la multiplication exponentielle de
L’édition des Pères est une réponse au choc de la réforme et de la rupture de l’unité confessionnelle contre lesquels il était désormais évidemment impossible de lutter en invoquant simplement des séries d’autoritatè puisé dans les sentences ou les décrets de gracien alors des auteurs peu connus comme les Pères grecs ou les anténicéens entrèrent
Ainsi dans la culture ecclésiastique souvent dans leur édition preps nourrissant la représentation de l’église de de l’église de la contreréforme comme juge et gardienne des traditions donc des transmissions et confronté à chaque génération à l’assaut des des hérétiques ou prétendu tel alors cette période qui accru massivement très
Massivement même la quantité de textes disponibles constitue une étape essentielle de l’édition des textes chrétiens à laquelle se réfèrent constamment les éditeurs jusqu’à aujourd’hui je v pas citer les éditions de jeanlcius puis les éditions de cirmon Scott Baralis ou Étienne baluse pour les textes patristiques j’ai pas non plus
Évoqué les 66 volumes des actas sourum des bolandistes au 17e et 18e siècle je dois faire une édition une une place particulière un projet tout aussi monumental mais profondément différent l’édition de Saint-Augustin entreprise au 18 8e siècle par les moristes et bénédictin érudit de la Congrégation de saintmort leur priorité absolue aux
Documents inédits aux sources et à et à l’étude critique des documents fait de leur travail une œuvre de la plus haute importance dans l’histoire de la philologie chrétienne et je renvoie notamment sur ce sujet évidemment aux travaux de Pierre Ganot que vous voyez ici rassemblé dans ces scripta minora paru en
1999 les les voyages érudit des des moristes dans toute l’Europe entre 1660 et 1720 on dit l’âge d’or du voyage mauriste en réalité une dizaine de religieux parmi lesquel Mabillon montfauuccon Martin et d’autres constituent un jalon majeur de l’histoire des pratiques savantes à l’époque moderne qui s’accompagne aussi
De la mise en récit de ces pérégrinations savantes dont témoigne correspondance note de voyage puis véritable récit nous dirions aujourd’hui les les missions sur le terrain dans les fonds anciens des bibliothèque européenne mais c’était quand même beaucoup plus compliqué probablement alors ainsi à la Révolution près de 200 établissements moristes a vaitissé un
Maillage très précieux dans toute l’Europe qui permit à ces bénédictions savant de lancer un vaste programme d’édition critique également de chartes de chroniques et cetera alors je vais pas résumer en 2 minutes l’importance de l’édition des moristes surt que c’est bien connu ni de leur publication ni de
Leur très riche Archiv qui fournissent de multiples informations sur les collections publiques et privées mais les moristes ont bien été les membres infatigables d’un formidable réseau de la communication manuscrite auquel les collections postérieures doivent tant alors rassurez-vous je ne vais pas vous présenter les grandes collections que
Vous connaissez tous et qui ont tenté de remplacer la Patrologie le corpus de Vienne lu xel le corpus Christian room euh disons simplement que ces éditions de référenceces qui sont disponibles en version numérique offrent la base textuelle des collections françaises sur lesquelles je m’attarderai un instant maintenant après
Avoir remercié létia chicolini donc la directrice du Centre d’études patristiques qui assure la publication de la collection la bibliothèque pardon augustinienne remercier aussi Guillaume Badi le directeur de la euh collection sources chrétiennes pour tous les éléments qu’ils m’ont transmis la bibliothèque augustinienne tout d’abord instituée par le père ciré le fondateur
De l’Institut d’études augustinienne comportait initialement une double collection d’études et de texes qui devait exposer les points fondamentaux de la doctrine augustinienne et qui devait mettre à la portée du public letttrit les principales œuvres de Saint-Augustin al une collection consacrée à un seul auteur ce qui n’est pas le cas des sources
Chrétienne mais en revanche c’est le cas d’autres collections de ce type par exemple en Italie la Saemon he sanctiambbrosie épiscopie mais diolanensis opéra alors inauguré en 1933 par les sources de l’amour divin la collection Bibliothèque augustinienne vit paraître le premier volume des œuvres d’Augustin en 1936 et vous l’avez
Ici chez des clés de brouvert intit la morale chrétienne avec trois opuscules d’Augustin l’avant-propos du père ciré explicite les objectifs de la nouvelle collection qui se propose de mettre à la portée d’un public d’élite même non spécialisé la plus grande partie de l’œuvre immense de Saint-Augustin dans l’œuvre même où l’auteur l’a
Élaboré la collection précède donc la création d’un centre des études augustiniennes en 1943 constitué d’abord par les Assomptionnistes comme un centre privé devenu une association légale en 1956 la préparation d’un congrès international augustinien en 1954 à l’occasion du 16e centenaire de la naissance de l’évêque d’ipô encouragea
Le 13 septembre 56 la création d’une association sous le titre d’institut d’études augustiniennes et l’article 2 des statuts de cette association précise de manière très claire l’objectif des activité et notamment éditoriale du nouvel IEA je cite purement scientifique l’étude de l’histoire du Bas-Empire et du Haut Moyen-Âge plus spécifiquement
Des écrivains chrétiens en particulier Saint-Augustin ces statut renforcèrent le développement des différentes activités et notamment éditoriales et notamment évidemment la collection de la bibliothèque augustinienne créé en 1933 qui bénéficia aussi du concours de chercheurs et d’universitaire pour soutenir cette entreprise éditoriale avait été fondée en 1940 une revue l’année théologique
Une revue d’étude et d’information doctrinale dont gouen madek considérait l’article liminaire l’âme de Saint-Augustin écrit par le jeanan Bardi comme un véritable programme de lecture et d’édition les publications à la fois texte et études de cet institut bénéficiaire au cours des années 50 d’un appui croissant du CNRS et de la Caisse
Nationale des lettres et comme l’écrit le père Follier euh ancien directeur hein de l’IEA l’Institut je le cite d’étude augustinienne pouvait ainsi prendre une part active au renouveau des études patristiques en France au côté des sources chrétiennes avec laquelle il n’a cessé d’entretenir des rapports fraternels et mutuellement
Fructueux alors de son côté l’acte fondateur de la collection surce chrétienne eu eu lieu à l’hiver 194243 dans un moment évidemment particulièrement difficile il faut rendre hommage au première Figur de cette aventure éditoriale Claude montésert Jean Danielou Henri de Lubac et Victor fontoinon qui a le courage d’affronter le scepticisme des autorités
Ecclésiastiques euh et les problèmes évidemment d’organisation matériel et d’approvisement d’approvisionnement en papier notamment alors la naissance de la collection durant l’hiver 4243 pris la forme d’un livre la vie de Moïse un choix particulièrement courageux dans le contexte de l’occupation nazi quelques années plus tôt le théologien jésuite Claude mondésert avait pris contact avec
Quelques patrologues parmi lesqueles dont Germain main dans la perspective d’une future collection qui finalement aboutit en 1942 dirigé à Lyon par le père Delubac et à Paris par le père Danielou cette collection fut prise en charge par le père George chifffelot et F soutenu par l’organisation progressive d’un
Secrétariat confié au permont désert qui en devient directeur en 1960 cette collection en profitant ensuite de l’amitié on le dit assez peu mais les amitiés peuvent avoir aussi un rôle majeur dans les aventures éditoriales d’une amitié fondamentale celle qui a lié le père montdésert à Jean Pouillou à à Lyon le fondateur de
L’Institut Fernand courby donc l’ancêtre de l’UM Rizoma directeur scientifique du CNRS pour les humanités euh et qui évidemment est bien connu l’engagement massif du CNRS à partir de ce moment-là a été très important dans l’histoire de la collection et c’est lui Jean Pouillou qui encouragea le père montdésert à se faire
Recruter par le CNRS en 1959 puis ce rattachement permit au pèmontdésert de solliciter des postes de collaborateurs rétribués occupés par des Jésuites et par des laïques ainsi que diverses aides budgétaires et l’implication du CNRS app paru de manière éclatante à l’occasion de l’apparition du 50e volume que vous
Voyez ici les h catéchèses baptismal de jean-chisostome la publication de ce texte important qui venait d’être redécouvert avait été rendu possible précisément par des missions au monatos financé par le CNRS qui participa aussi à l’édition du volume cette collaboration avec le CNRS s’accentua au cours des années 60 et 70 et renforça
L’orientation scientifique de la collection qui accordait une place de plus en plus importante au textes critiques et aux commentaires savants grâce à une première convention de partenariat en 75 l’équipe des sources chrétiennes devint alors une unité du CNRS dans le cadre de la Maison de l’Orient avant d’être rattachée depuis
2003 au laboratoire Isoma et elle est aujourd’hui l’équipe la plus nombreuse du laboratoire Isoma avec H ingénieurs cherche et chercheurs du céners alors si les fondateurs de la collection avaient d’abord cherché à réévaluer une culture l’hellénisme chrétien de l’Antiquité tardive le projet des sources chrétiennes n’a cessé d’évoluer dans le
Contexte intellectuel scientifique et religieux des dernières décennies trois facteurs me paraissent déterminants tout d’abord le premier concerne l’influence des grands débats théologiques du 20e siècle des sousbrosceau de la nouvelle théologie et mouvements théologico-spirituels qui ont précédé le Concil Vatican 2 ces discussions parfois ardues ont traversé aussi l’équipe des sources chrétiennes deuxème facteur
Décisif sans dout sans doute hein le le progrès des recherches patristiques qui a permis de prendre conscience de la fécondité d’une approche globale des Pères de l’Église et de dépasser certaines représentations simplistes de la pensée catholique occidental sur les richesses de la spiritualité grecque ou les lourdeurs du juridisme et du
Rationalisme latin enfin l’implication croissante du CNRS a favorisé le dialogue avec les autres sciences humaines en décloisonnant la chronologie traditionnale traditionnelle en reconsidérant les catégories historiques et littéraires et en redonnant à la patristique sa juste place dans l’étude des sociétés anciennes il suffit de se plonger dans les archives de la
Collection qui constittuent un champ de recherche à partentière on en parlait tout à l’heure pour les buddés pour constater la vitalité de ces discussions encore aujourd’hui ainsi donc d’initiative lyonnaise et confessionnelle la collection est devenue au fil des décennies un phare pour l’édition et les études patristiques très complémentaire de la bibliothèque
Augustinienne alors je voulais dans un dernière ensemble de remarques mais j’irai très vite euh juste souligner à quel point euh leur complémentarité a permis de faire entrer la culture patristique euh dans la culture des d’un public lettré surtout des chercheurs à priori éloigné de la patristique et on en a eu une
Démonstration avec la publication Postume des aveux de la chair de Michel fouco qui cite très souvent de nombreux volumes des deux collections qui qu’ aurait a pensé euh avant celles-ci ont donc à l’évidence favorisé l’intégration de la littérature patristique euh à la culture des philosophes des archéologues et des historiens parmi les autres
Points communs euh dans leur histoire respective le fait qu’elle soit évidemment le fruit d’une collaboration entre associations privées et institution publiques et le fait également qu’elles insistent l’une et l’autre sur leur vocation scientifique comme vous pouvez le voir ici alors éventuellement dans une version écrite puisque je vais terminer rapidement
J’insisterai sur les résultats évidemment provisoires après 90 ans et 80 ans d’édition voyez un nombre de volumes tout à fait considérable et ces données que j’emprunte à à Guillaume Badi qui très gentiment me les a donné vous voyez l’évolution de publication dans la collection source crrétiè par siècle c’était évidemment un élément très
Intéressant qui montre également l’investissement progressif de l’équipe dans l’édition des auteurs du Haut Moyen-Âge euh et y compris de période un peu plus tardive un autre tableau tout aussi intéressant avec la répartition pour les 632 volumes maintenant on doit être autour de 635 par domaine de recherche vous voyez évidemment la
Domination de la patriistique grecque puisque c’est le projet initial l’importance de la patristique latine avec en revanche peu d’intérêt traditionnel et on peut le comprendre pour les littératures byzantines ou oriental et pour les les Latins le latin médiéval les auteur de latin médiévale ce chiffre est croissant alors comme je
Vois que j’ai épuisé mon temps je vais m’arrêter là simplement en conclusion je voudrais résumer en en d’ut trois phrases les dernières éléments les dernières informations que je voulais transmettre qui sont d’ordre institutionnel parce qu’auudelà de la qualité des chercheurs et des équipes qui ont fait ces ces deux collections B
De fait on constate que ces collections qui ont été créées promu par des eclésiastiques qui sont porté par des associations privées et bien vivent beaucoup du soutien y compris financier et humain et RH des des instituts publique à commencé par le CNRS je parlais des h membres de de l’équipe
Pour les les sources chrétiennes quand sera-t-il demain lorsque ces personnes partiront à la retraite c’est-à-dire dans les 15 années qui viennent autrement dit est-ce que le CNRS continuera à recruter des ingénieurs et des chercheurs qui encadreront la publication et et et poursuivront cette histoire dont on a vu les fonctions tout
À fait déterminantes alors concrètement pour ceux qui qui euh s’occupe des demandes auprès de ces institutions d’ingénieurs ou de chercheurs il faut savoir c’est très difficile y compris au sein d’un laboratoire de mettre en première position parce qu’on sait que généralement chaque année il y a que la
Première position qui passe de mettre en première position un philologue spécialiste de patricique glatine dans un laboratoire qui compte des archéologues des épigraphistes des historiens de périodes qui s’étendent sur des milliers d’années euh donc ça suppose probablement une clarif iation des objectifs des uns et des autres c’est-à-dire une clarification aussi des
Collaborations autant de formalisation qui existe pas nécessairement d’ailleurs il pas nécessairement des conventions qui disent que le CNRS participe à à cette opération tout à fait extraordinaire alors évidemment on est comptable de cela en essayant de de faire avancer les choses mais c’est ce n’est pas toujours facile mais c’est
Probablement déterminant à la fois pour les recrutements mais aussi pour la formation des personnes qui seront recrut à la fois comme ingénieur et à la fois comme chercheur c’est tout à fait déterminant et je dirais un trème élément peut-être qui caractérise au-delà des institutions notre période marqué aussi par des replilis
Identitaires euh et et d’autres formes de récupération et en particulier de textes pardon euh chrétien euh ça’assurit que ça ne devienne pas euh autre chose que ces outils de raisonnement euh que vous évoquiez ce matin et pour éviter tout tout repli que ce soit pour ce ce type de texte voilà
Pour résumer ce que je voulais dire en conclusion je vous remercie pour votre [Applaudissements] [Musique] attention