Conférence par Thomas PIKETTY, Directeur d’Études à l’EHESS, Professeur à l’École d’Économie de Paris
A l’occasion de la sortie du livre-événement de Thomas Piketty, l’Institut de Préparation à l’Administration Générale (IPAG) de l’UPJV organise une conférence-débat animée par Patrick Lehingue, professeur émérite de science politique à l’UPJV, et chercheur au sein du Centre Universitaire de Recherches sur l’Action Publique et le Politique Épistémologie & Sciences Sociales (CURAPP-ESS).
Co-écrit avec Julia Cagé, son essai politique « Une histoire du conflit politique – Élections et inégalités sociales en France, 1789-2022 », est une analyse inédite des votes en France depuis la Révolution. En les corrélant à la situation économique des 36 000 communes françaises, les auteurs démontrent que le conflit de classe sociale est le déterminant principal en politique.
[Musique] il y a encore des places [Musique] [Musique] bonjour à toutes et à tous n’hésitez pas à avancer un peu il reste des places libres pour celles et ceux qui seraient tout au fond de l’amphi et qui chercherai des places il reste quelques places clair semé comme ça dans l’assemblée
N’hésitez pas à avancer sur l’ côté fenêtre il encore des places bon ben bonjour à toutes et à tous merci beaucoup de de votre présence l’IPAG l’Institut de préparation et l’administration générale est ravi d’accueillir pour son premier cycle de conférence débat Thomas pietti que nous remercions vivement d’avoir fait le
Voyage jusqu’àen malgré emploi du temps et un agenda très très chargé en sa pe de promotion de de l’ouvrage qui va être discuté aujourd’hui dans le cadre de cette conférence l’objet du livre écrit avec Julia cager hein qui va être présenté et discuté aujourd’hui traite à l’aide de
Données statistiques sur le temps long des comportements électoraux en France depuis 1789 qui de plus légitime pour discuter débattre engager le dialogue avec Thomas que Patrick leing prés professeur émérite de sciences politiques à à l’upgiv ancien directeur d’ailleurs de de l’IPAG que nous remercions de sa participation merci également à l’upjiv
Le président Ben lassen s’excuse il devait être présent il est retenu et il est remplacé par Christophe Bidan que je remercie évidemment de de sa présence et à qui je vais laisser la parole dans quelques secondes merci également à tous les personnels UPJV IPAC Barbara me lucide de zaguer et toute l’équipe les
Techniciens évidemment qui opère la captation puisque la conférence est diffusée également en live sur la chaîne Youtube de l’UPJV la librairie Martel puisque vous savez que la conférence sera suivie d’une séance de d’achat et de dédicace d’ouvrage euh et je crois que mais je dois te
Laisser la parole merci en tout cas à tous et à tous de votre présence de votre participation bonne conférence et je laisse la parole à Christophe Bidan bonjour à toutes et tous chers et chers étudiants ch chers et chersison collègue je voudrais remercier d’abord le président Ben lassen pour
L’empêchement qu’il a eu et qui me donne le privilège aujourd’hui de vous accueillir et d’accueillir Thomas picketti je remercie évidemment Sébastien Vigon et et toute l’équipe de l’IPAG pour avoir organisé ce ce cyle de conférence et de de haute volée et qui commence donc avec Thomas pietti
Aujourd’hui et puis Patrick lein qu’on a évidemment toujours plaisir à revoir dans dans cette enceinte et puis je vous remercie de de votre présence nombreuse qui témoigne de l’intérêt pour le sujet qui va être abordé aujourd’hui et qui est un intérêt ouvertement comme le titre l’indique politique social touchant à la
Question de la collectivité de la communauté de la société de l’avenir dont on a certainement plus que jamais besoin aujourd’hui je voudrais dire deux mots simplement pour pour accueillir Thomas picketti le premier touche à la question d’interdisciplinarité on connaît ces travaux évidemment et je pense en particulier au au capital du 21e siècle
Au 21e siècle ces travaux qui s’enracine dans une discipline qui est la discipline économique on a l’habitude très souvent d’ailleurs en tant qu’ enentre enseignant chercheur de se s’identifi par par des disciplines mais je pense je disais plus que jamais et je pense que c’est deux plus que jamais en rapport
L’un avec l’autre que nous avons plus que jamais besoin aussi aujourd’hui d’interdisciplinarité je pense que tout le travail de de Thomas picketti et Julia KAG aussi d’ailleurs coautrice du livre s’enracine justement non seulement dans une discipline mais fait converger ou diverger en tout cas fait discuter les les disciplines la science politique
Bien sûr la sociologie également et j’ dir même finalement de façon tout à fait transversale une certaine approche philosophique cette interdisciplinarité euh elle est je pense encore plus nécessaire aujourd’hui parce que je crois que dans dans dans le champ des des sciences ou des technologies c’est quelque chose qui
S’est déjà mis à l’épreuve depuis un certain nombre d’années je pense qu’elle est encore plus nécessaire aujourd’hui dans le champ des des sciences humaines et en ce sens donc je suis vraiment tout à fait heureux de de de pouvoir saluer la la présence de Thomas pietti parmi
Nous aujourd’hui euh on parle souvent je disais à l’instant d’enseignant chercheurs je pense que la mission de l’université euh qui n’est pas toujours reconnue à juste titre euh c’est de former des étudiants chercheurs et je suis heureux donc de voir également que il y a beaucoup d’étudiants parmi vous
Qui sont venus écouter et dialoguer puisquil y aura une séance de questions euh sur la fin ça c’était le le le premier point que je voulais euh souligner le le second c’est que euh pour autant que des recherches soient extrêmement euh élaborées extrêmement pointu réclame une expertise un savoir des compétences multiples
Euh certains certains chercheur et Thomas piquetti on fait partie ont tout à fait le souci de ce qu’on appelle parfois d’un mot peut-être un peu vulgaire la vulgarisation tout au moins la communication la diffusion euh la la finalement la la donation le partage d’un certain nombre de connaissances et
De recherches qui ont été acquises qui ont été formulées qui ont été proposées à l’attention du du plus grand public et si je peux me permettre vous dire Thomas picketti que je vous ai écouté régulièrement le je crois que c’était le vendredi matin pendant quelques années sur France Inter ça correspondait au
Moment où je prenais la voiture pour me rendre à la présidence de l’université dans les débats que vous aviez avec l’inénarable Dominique et que c’était le moment également où j’emmenais mes enfants tout petits à l’école ou au collège et que je l’ai présenté tous les deux vous et
Dominique ce euh comme l’économiste de gauche et l’économiste de droite ce qui était un peu catégorique peut-être qui avait un certain sens je crois euh et qui était en quelque sorte pour des élèves chercheurs un un début un début de de de d’appréhension de ce que pouvait vouloir dire l’économie pour
Tous encore une fois et je pense qu’il était tout à fait sensible aussi déjà dans ce que vous pouvez dire et que j’ essayer de traduire modestement dans la foulée euh à ce que le discours que vous teniez sur l’économie avait des résonances sociales et des résonances
Donc pour la la vie que nous partageons tous je vous remercie donc encore une fois de votre présence je voudrais simplement terminer avec un petit flashback 1964 vous n’étiez pas encore né en 1964 Sartre refuse le prix Nobel c’est une question à laquelle l’accepter ou le refuser j’espère que vous serez
Amené à répondre un jour merci de votre présence [Applaudissements] merci ben merci merci beaucoup pour cette invitation je suis très très heureux d’être ici à Amien pour vous parler de de ce livre ça fait vraiment très longtemps que je j’entends parler de de l’IPA gamien du centre de
Recherche le curap j’ai de de nombreux amis qui ont été chercheurs ici doctorant post-doctorant et qui me parlent de ce centre et donc je sais tout ce que les recherches passionnantes qui se qui s’y font depuis des dizaines d’années et je suis vraiment très très très heureux d’être là physiquement pour
Pour présenter ce livre donc ce livre donc qui est donc coécrit avec Julia cager qui s’intitule donc une histoire du conflit politique élection et inégalité sociale en France 1789 2022 donc quelle est le la question à laquelle nous essayons de répondre dans ce livre bon en gros de façon très
Descriptive c’est vraiment qui vote pour qui euh en France de 1789 à 2022 et pourquoi alors la deème partie de la question évidemment est beaucoup plus compliquée que la première et et ce serait complètement fou de prétendre avoir des réponses parfaitement convainquantes au pourquoi donc on est
D’abord dans le qui vote pour qui évidemment on propose des interprétations de de pourquoi qui nous sembleent les plus les plus raisonnables cont tenu des éléments à notre disposition mais on prétend aucunement avoir fait le tour de la question et et on cherche plutôt à ouvrir le débat qu’à
Le qu’à le fermer donc la question générale c’est comment la struct struure sociale des électorats pour les différents courants mouvements politiques a évolué en France de 1789 à 2022 et on essaie alors la nouveauté c’est vraiment qu’on a cherché à à s’appuyer sur un travail inédit de numérisation de données électoral et
Socioéconomique au niveau des 36000 communes donc en particulier on a numérisé des données qui étaient aux archives national depuis toujours qui porte sur toutes les élections lative de 1848 à 2022 toutes les élections présidentielles de 1848 à 2022 donc là évidemment il y a une grosse interruption puisqu’il y a pas
D’élections présidentielles entre 1848 et 1965 mais on numérise celle de 1848 et on numérise à partir de 1965 et puis des référendums alors pas tous les référendums mais des référendums qui sont les plus significatifs depuis le premier référendum de 1793 sur la première constitution républicaine de la Première République
Jusqu’au référendum européen de 2005 et ces référendums jouent un rôle bon moins moins important que les élection législative et présidentielle dans la structuration du conflit politique mais mais parfois très important en particulier les les récents référendum sur les question européennees donc la nouveauté c’est c’est c’est que ça
N’avait pas été fait avant c’est que le ministère de l’Intérieur en France numérise les résultats des élections législatives au niveau communal depuis 1993 mais avant 1993 des des chercheurs avaient pu étudier les résultats au niveau départemental parfois au niveau cantonal les résultats n’avaient jamais été numérisés et mise à disposition de la
Communauté des chercheurs au niveau communal et c’est vraiment important le niveau communal parce que le bon un département c’est vraiment très grand pour voir qui vote pour qui alors que avec 36000 communes on peut ça ça reste un matériel imparfait parce qu’on ne sait pas qui vote pour qui à l’intérieur
Des communes donc il y a des limites considérables à ces matériaux mais c’est le mieux qu’on puisse faire sur la longue durée puisque je rappelle qu’on n pas de sondage au moment de la Révolution française au 19e siècle ni même au début du 20e siècle ni même dans
L’entre de guerre on a des enquêtes par sondage à partir des années 50 60 et les fichiers sont bien conservés surtout à des années 70 80 avec toujours des échantillons d’assez petite taille quand même dans les enquêtes par sondage donc ce sont des matériaux irremplaçables complémentaires évidemment au à ces
Données communales qu’on utilise ici mais qui ont qui ont des des limites pas de perspective historique et puis vu la taille des échantillons on peut pas croiser tous les facteurs qu’on voudrait croiser notamment la l’inscription dans le territoire la taille d’agglomération de commune avec le revenu la profession
Enfin dès qu’on veut croiser trop de facteurs avec des données d’enquête on manque terriblement de de nombre d’observations tout simplement alors qu’avec 36000 communes on a une diversité de situations considérable alors juste pour vous donner une idée des matériaux bruts qu’on a été numérisé là donc ce sont des des procès verbaux
Électoraux des registres électoraux là vous avez les exemples des élections législatives de 1849 canton de Cambray est donc vous voyez ce sont des matériaux qui sont manuscrits donc vous avez les noms des candidats de faç manuscrite vous avez le nombre de votes obtenus par les candidats de façon
Manuscrite c’est un gros travail d’aller numériser tout ça alors la la qualité des des registres et devient plus lisible au cours du temps là on est en 1849 là vous avez toujours le canton de Cambray est en 1910 au lesation 1910 donc les les matériaux sont un peu plus
Faciles à numériser mais surtout n’allez pas vous imaginer qu’on peut robotiser ce genre de chos et qu’on balance ça sur un c’est c’est du manuel on ne peut faire que du manuel et surtout une fois que vous avez les noms des candidats et le nombre de voies vous n’avez qu’une
Toute petite partie du travail parce qu’ensuite il faut attribuer des étiquettes politique aux candidats ce qui est tout sauf simple pour bon depuis les années 1950 les situations sont un peu près claires sur les les partis politiques les courant politique pour l’entre de guerre et puis surtout pour l’avant 1914 et les élections
Législatives du 19e siècle il faut utiliser intensivement la presse nationale locale pour pour essayer de retrouver les étiquettes politiques des des candidats attribuer des étiquettes politiques je précise d’ailleurs que pour chacune des législatives chacune des élections législatives depuis 1848 on on distingue en général ent entre 10
Et 15 courants politiques hein si vous prenez les dernières élections en France vous avez toujours la création de nouveaux partis de nouveaux courants politiqu et et c’est vraiment à ce degré-là assez fin qu’on peut essayer de comprendre qui vote pour qui et pourquoi alors ensuite on peut faire des
Regroupements entre des blocs de gauche du centre et de droite mais qui sont ont toujours un côté un peu artificiel enfin qui sont une simplification par rapport à une réalité qui met en jeu beaucoup plus de nuances politiques élémentaires et donc toutes les données nous on les a collecté on
Les a classé à ce niveau plus fin de entre 10 et 15 nuances politiques par élection vous trouverez toutes les données sur ce site hein donc une histoire du conflit politique.fr vous avez tous les fichiers au niveau communal vous avez toutes les images des archives aussi c’est toutes les
Photographies en JPEG et cetera des archives que je viens de vous montrer deux exemples bah vous les avez pour chaque commune pour toutes les élections depuis 848 donc vous pouvez remonter au matériaux primaires vous avez les fichier en format CSV Excel stada tout ce que vous voulez qui sont en ligne
Vous pouvez les télécharger charger vous pouvez en faire ce que vous voulez vous avez tous les programmes qui nous nous ont permis de traiter ces fichiers pour produire les graphiques et les cartes et je vais vous en montrer quelques-unes mais disons ce qu’on a fait avec ces matériaux ne représente sans doute que
Quelques pourcent de ce qu’on peut faire avec ces matériaux d’abord parce que nos compétences sont limitées à Julia et à moi et puis parce que voilà l’ampleur du matériel fait que on on a essayé de de trouver un certain nombre de résultats qui permettent d’étudier l’ensemble de
La période et de voir des régularités des transformations sur l’ensemble de la période il y a des des milliers d’autres choses qui pourrai être faites en zoomant sur telle ou telle sous-période tel ou tel territoire tel ou tel parti politique en en utilisant d’autres matériaux la presse des des archives sur
Les activités militantes que nous évidemment on n’ pas pu rassemblé pour toutes les élections pour tous les courants politiques sur toute cette période ça n’aurait aucun sens donc voilà il y a énormément de choses à faire pour des mémoires de de Master des testes des travaux de voilà de
Chercheurs jeunes ou confirmés et bon ben n’hésitez pas à nous dire si vous trouvez des choses d’ailleurs contradictoire ou complémentaire enfin avec ce qu’on a trouvé euh voilà en attendant il y a aussi une utilisation disons plus ludique du site où vous pouvez regarder pour chaque commune
L’évolution du niveau de de de de richesse du niveau de vote donc juste pour pour donner un un exemple des des critères de richesse donc on va croiser beaucoup les critères dans tout ce qu’on fait mais bon un exemple de critère c’est le revenu moyen par commune donc
Juste pour pour donner une idée un peu des choses on a en 2022 le revenu moyen annuel euh et de 19000 € par an par habitant alors là on a le revenu fiscal figurant sur les déclarations de revenus quelle que soit l’origine des revenus avant toute déduction ou donc avant même
La déduction de 10 % pour frais professionnels divisé par le nombre d’habitants de la commune y compris les enfants hein donc bon c’est un critèr voilà après on utilise d’autres critères aussi vous êtes à 19200 € en moyenne en France j’ai regardé àien avant d’arriver
On est à 14500 € donc donc en dessous de la moyenne nationale roubet est à 8000 8900 € donc par an par habitant donc ce qui fait quand même pas beaucoup euh vous êtes à presque 61000 € au Touquet vous êtes à presque 110000 € dans le 7e arrondissement à Paris donc quasiment
10000 € par mois et par habitant y compris les enfants hein donc vous avez des écarts de revenus qui sont considérables hein vous avez des communes vous êtes à 7800 € de revenu par mois par habitant d’autres vous êtes à 10000 et les écarts de richesse étaient encore plus importants au 19e
Siècle donc on on a plusieurs critères pour mesurer ça on a le revenu on a le la valeur des logements qui est un critère qui permet de remonter jusqu’au 19e siècle parce que la fiscalité mise en place par la Révolution française repose beaucoup sur la valeur foncière donc à travers la la contribution
Foncière qui est l’Ancette de l’actuelle taxe foncière vous avez d’assez bonnes informations sur la valeur des logements qui est un autre critère de richesse ni plus ni moins intéressant que le revenu c’est un autre critère les deux sont intéressants on on confronte les deux donc juste pour donner des des des
Chiffres en moyenne actuellement en France le logement moyen vaut environ 220000 € vous êtes à 65000 € à vierson euh et à 1003 dans le 7e arrondissement à Paris mais vous avez plein de petites communes là je monre l’exemple de Saint-Marc je megarde dans les Bouches
Du rô plein de petites communes dans la banlieue de d’exmseille de Bordeaux de Lille qui vont être à 700 800000 € et d’autres qui vont être à 50 60000 € donc voilà vous avez 36000 communes on s’en moque parfois en Europe en disant la France a plus de communes que tout le
Reste de l’Europe réunie mais je d’abord la démocratie municipale c’est important et c’est pas Patrick leing ou Sébastien qui vont dire le contraire même si ici dans ce livre c’est fait partie des limites on regarde que les législatives les présidentielles les les référendum on regarde pas les élections municipales départementales qui sont très
Importantes avoir 36000 communes au-delà du fait que ça permet la démocratie municipale ça donne aussi pour le chercheur un point d’observation extrêmement riche qu’on aurait pas forcément dans d’autres pays d’autres pays européens donc dans ce livre on essaie aussi de de remettre l’étude de la bipolarisation et de la tripartition
À une perspective historique donc vous savez depuis les élections de 2022 on parle beaucoup de la tripartition des trois TR blocs issus des élections de 2022 on essaie dans ce livre de remettre cette analyse de la triépartition en perspective historique en particulier par rapport à une première période de
Tripartition disons entre 1848 et 1910 et surtout au début de la 3e république dans les années 1880 1890 sur laquelle je je reviendrai tout à l’heure avec disons les républicains modérés et opportunistes comme on les appelait à l’époque au centre socialistes radicauxsoalistes à gauche et puis différents partis conservateurs
Monarchistes catholiques à droite et on on on on est exqu cette comparaison il y il y a beaucoup de différence évidemment entre la situation actuelle et la situation fin 19e mais on pense quand même que cette cette mise en perspective historique peut être utile pour comprendre les crises actuelles et les
Dénouements possibles qui peuvent qui qui peuvent qui peuvent survenir alors le genre d’exercice qu’on fait dans le livre là je vous donne tout de suite un exemple de graphique alors avec une question comme ça qui peut paraître un peu provocatrice surtout à Amien le vote ensemble est-il le plus bourgeois de
L’histoire alors la réponse est forcément compliquée donc juste donnons quelques éléments de méthode comment on fait pour comparer le le degré plus ou moins populaire auou bourgeois de différents votes d’abord il faut insister sur le fait que nous pour nous la classe sociale ça va être très multidimensionnelle hein c’est pas
Seulement là on va regarder le revenu moyen par commune il y a il y a d’autres critères de richesse la valeur des logements la proportion de propriétaire et puis surtout il y a d’autres critères non financiers la structure professionnelle la proportion d’ouvriers d’employés de cadrre pour un même niveau
De richesse ça va ça va faire une grosse différence la proportion de diplômés les les origines la taille d’agglomération et de commune donc l’inscription vraiment dans le tissu territorial et productif donc il y a beaucoup d’autres critères qu’on va mélanger mais si on regarde là ici simplement un critère de richesse donc
Qu’est-ce qu’on fait là sur ce graphique on a on a donc 36000 communes on les a classé en revenus moyen croissant des 1 % des communes les plus pauvres donc on disait roubet tout à l’heure là 8000 € par an jusqu’au 1 % des communes les plus riches vous allez avoir par exemple
Le 7e arrondissement de Paris mais plein d’autres petites communes un peu partout et on regarde pour chaque candidat comment le score obtenu en moyen dans ce dans ce groupe de cantine de cantine de commune s-til par sentil le quel est le score moyen que vous obtenez en en ratio de votre score
Moyen national donc concrètement quand orange la courbe ensemble 2022 donc là on est sur les législatif 2022 les candidats ensemble donc les candidats du bloc Macron quand on est à 160 % voyez le point jaune tout en haut sur le top 1 % ça veut dire quoi ça veut dire qu’au
Sein des des 1 % desécunes les plus rich vous vous êtes à 170 % du score moyen donc 1,7 fois le score moyen obtenu donc la pente très forte qu’on a sur les communes les plus riches veut simplement dire que en moyenne le score obtenu augmente beaucoup avec la richesse de la
Commune sur les communes les plus riches alors ça c’est quelque chose qu’on observait déjà dans le passé pour beaucoup de votes de droite disons traditionnel on observe ça pour giscar en 81 pour baladure en 93 pour de Gaulle en 62 là j’ on met la droite de
24 de 1893 bon vous avez toutes ces données sur le site pour chaque élection pour chaque courant politique hein donc là je vous donne juste quelques exemples mais pour résumer sur la partie droite de la courbe donc sur les communes les plus riches la courbe du vote ensemble elle est pentue elle est
Très croissante mais pas forcément beaucoup plus croissante que la que celle de de vote de droite dans le dans le passé par contre sur le bas de la distribution c’est vrai que la le vote Macron est particulièrement faible c’està-dire la pente est plus est plus est plutôt plus forte sur le vote Macron
Alors que les votes de droite du passé souvent réussissait quand même à rassembler un vote dans les communes les plus populaires en particulier rural mais pas seulement un plus important que le vote Macron aujourd’hui de ce point de vue là la la pente est effectivement disons une pente plus bourgeoise que d’autres vote
Dans le dans le passé donc voilà c’est simplement un exemple de comparaison historique qui pouvait pas être faite auparavant si on avait pas les données au niveau communal qu’on peut faire de façon très transparente et à nouveau ça veut pas dire le fait d’avoir un vote
Plus Bouro Jois ne veut pas dire que ce qu’on fait pour le le pays est moins bien et le fait d’avoir un vote plus populaire ne garantit absolument pas qu’on mène les bonnes politiques et nous on insiste dans le livre sur le fait que la bipolarisation gauche- droite avec un
Vote disons plus bourgeois pour la droite et et un vote plus populaire pour la gauche ça ça peut produire l’alternance démocratique historiquement ça a plutôt bien marché et et ça donne une espèce de dialectique motrice où chacun voilà essaie de faire ce qu’il y
A de mieux pour le pays dans de de son point de vue à lui avec des expériences sociales des intérêts soci différent mais c’est pas en soi il y a rien de problématique là-dedans ce qui peut y avoir de problématique dans la situation actuelle on va le voir c’est le fait que
Bon la pente est quand même particulièrement forte dans le cas du vote Macron ce qui peut poser problème et d’autre part et peut-être surtout la particularité de la situation actuelle c’est que les classes populaires urbaines et rural sont divisé avec une ampleur qu’on avait pas vu disons depuis
La fin du 19e siècle et c’est ça aussi qui empêche l’alternance démocratique et là là ça devient ça devient beaucoup plus embêtant d’avoir un vote exceptionnellement bourgeois et qui de fait peut avoir tendance à se considérer comme immunisé disons de toute force de rappel démocratique avec l’idée voilà je
Suis entouré par deux extrêmes et donc je le camp de la raison reste au pouvoir indéfiniment ça c’est c’est c’est un petit peu embêtant quand même d’un point de vue démocratique selon nous mais après bon voilà chacun peut analyser la situation différemment alors l’hypothèse centrale qu’on va développer dans le
Livre de façon générale c’est que le conflit classiste enfin ce conflit classe populaire classe bourgeoise selon nous permet le progrès démocratique le progrès sociale économique et a plutôt bien marché pendant de longues périodes du 20e siècle o où le ce où ce système de compétition était en place et et une
Des thèses du livre c’est que ce système de bipolarisation gauche- droite et correspond aussi à des périodes historiques où les divisions territorial et spatial ont tendance à s’effacer derrière les divisions sociales et on va et on va je vais je vais montrer plus précisément ce qu’on veut dire par là
Dans une seconde donc dans la suite de cette présentation je vais je vais un peu suivre donc le plan du livre on a une PR première partie qui qui regarde vraiment l’évolution des inégalités socio-spatiales en France sur longue durée ça je vais je vais pas rentrer dans le détail là maintenant ça
Prendrait trop de temps mais mais les trois parties suivantes je vais essayer de les couvrir d’abord la deuxième partie avec l’évolution de la structure de la participation électorale sur de siècles puis les clivages sociaux observés au niveau des élections législatives et enfin des scrutin présidentiel et référendum même si
J’aurais j’aurais moins de temps pour en parler aujourd’hui alors d’abord sur la participation électorale ce qui est très frappant donc là vous avez l’évolution de la participation au premier tour pour les élections législatives et présidentielle vous voyez que on a une chute de la participation législative
Qui est tombée à moins de 50 % au cours des dernières élections et encore là on calcule en pourcentage des inscrits hein sachant que les inscrits en fait ils ne sont que 90 % des personnes qui ont le droit de vote environ puis il y a touses les personnes qui sont mal inscrites
Finalement si on si on calculait en en en pourcentage de des personnes qui qui en principe ont le droit de vote on tomberait à 45 % de participation et et mes collègues qui travaillent sur les élections municipales vous dirent qu’on est tombé encore plus bas aux élections municipales mais déjà sur les
Législatives on avait pas vu un score aussi faible depuis en fait la Révolution française les premiers scrutins sous la Révolution française ont des participations de l’ordre de 20 30 40 % ce qui peut paraître faible mais qui en fait à l’époque on vote au chef-lieu de canton il faut une journée
De marche pour y aller les moyens d’information sont sont sont sont sont très très déficients c’est en fait plutôt très fort he comme participation pour l’époque mais à partir de 1848 où on va avoir des votes à la commune et non plus au chef-lieu de canton et puis
Tout un système d’information et de mobilisation électorale beaucoup plus beaucoup plus avancé beaucoup plus sophistiqué on a une participation qui en gros aussi de 1848 jusqu’aux années 80 90 on est en gros autour de 70 80 % de participation sans traî ni à la hausse ni à la baisse donc les dernières
Décennies de ce point de vue-l montrent une chute de la participation quand même assez impression an alors la participation reste élevée sur la présidentielle mais là c’est au premier tour au deuxème tour vous voyez quand même une chute de la participation de 5 10 points à à la présidentielle donc il
Y a quand même une chute aussi à la présidentielle ce ce décrochage est inquiétant de de beaucoup de points de vue parce que à la fin c’est quand même le Parlement où il y a une majorité qui permet de de voter ou non des des des lois donc s’en sortir
Uniquement avec la ce système très présidentiel ça pose plein de problèmes le le deuxème deuxè résultat bon là c’est simplement l’évolution de la participation en générale c’est qu’on a eu au cours des dernières décennies et là aussi bien pour les la participation législative et la participation présidentiel une montée de l’écart de
Participation entre les communes riches et les communes pauvres qu’on avait jamais vu auparavant donc là vous avez un premier graphique où vous avez donc l’écart de participation entre communes riches et communes pauvres donc si on prend par exemple le graphique en bleu en 2022 euh quand vous êtes à 1,3 ça
Veut dire quoi ça veut juste dire que la participation en moyenne au sein des 5 % des communes les plus riches et 1,3 fois plus élevé qu’au sein des 5 % les plus pauvres et donc vous voyez plusieurs choses d’abord de façon générale depuis 1848 c’est vrai que les communes riches
Ont eu tendance à voter un peu plus que les communes pauvres mais c’est pas toujours l’écart n’est pas toujours très fort et parfois ça va dans l’autre sens hein regardez dans les années 60 70 80 vous avez au contraire une participation plus forte dans les communes les plus
Pauvres ça correspond à une mobilisation en lien avec le vote communiste le vote pour l’union de la gauche qui est qui est for à ce moment-là c’est important parce que des fois on a tendance un peu à naturaliser cette question du du vote des des classes populaires des classes
Bourgeoises des communes riches des communes pauvr en faisant comme si voilà c’était comme ça de toute éternité les communes riches votent plus que les communes pauvres mais en fait pas du tout c’est il y a des périodes où c’est le contraire et donc ça dépend bah des capacités de mobilisation des partis des
Militants des de la presse enfin c’est quelque chose qui est construit par des dans des dans des dans des rapports de force dans des rapports sociaux avec des multiples médiations qui jouent un rôle centrale et sur la période récente ce qui est quand même très frappant c’est
C’est l’explosion de cet écart de vote et si on met ça ensemble avec la chute de la participation moyenne c’est ça donne quand même un tableau qui qui est objectivement un peu un peu inquiétant parce que normalement on pourrait dire avec cette diversification de l’offre électorale un nouveau bloc au centre une
Une une droite nationale anti-immigré qui n’existait pas 30 ou 40 ans avant bon on pourrait croire que cette diversification de l’offre politique fait que les gens vont se précipiter pour voter plus que jamais tellement l’offre est nouvelle et diversifié bon en fait non les gens restent chez eux et
Massivement l’écart entre commune riche et commune pauvre a augmenté un niveau jamais vu auparavant bon alors on peut aussi regarder ces résultats de façon plus positive optimiste en disant que bon ça montre que beaucoup d’électeurs des communes pauvres sont pas très satisfait de l’offre électorale existante et éventuellement pourrait
Pourrait se déplacer avec avec une autre offre mais en tout cas là avec l’offre politique telle qu’elle existe voilà les résultats qu’on obtient ce qui est ce qui est tout de même assez frappant donc à nouveau ce graphique bon ça a l’air de rien comme ça mais il y a vraiment
Beaucoup de travail derrière parce que chaque élection c’est les archives que je vous ai montré tout à l’heure et donc simplement pour faire ce type de comparaison historique ça voilà ça ça ça ça ça ça prend du temps et ça permet de regarder les crises du présent de façon
Un peu un peu différente peut-être alors maintenant j’en viens à la structure du vote pour la gauche le centre la droite aux élections législatives qui est un peu le le cœur de la discussion alors là pour commencer sur ce graphique vous voyez bon on a regroupé les différents courants politiques donc je vous
Rappelle on a entre 10 et 15 courants politiques suivant les élections mais pour rendre les résultats intelligibles et comparables sur longue période là on va regrouper en trois grands blocs à droite au centre et à gauche et on insiste ici sur le le fait que la la situation de tripartition qu’on a aux
Élections de 2017-2022 où en gros il y a un bloc qu’on va appeler libéral progressiste au centre qui obtient environ un/ers des voix pour résumer un bloc de gauche social écologique si on veut lui donner un nom qui obtient aussi à peu près un tiers de voir un bloc de
Droite qu’on va appeler national patriote alors on essaie de donner des dons aux différents blocs dans lesquels les partisans de ces blocs peuvent aussi se retrouver c’està qu’il ne soit pas d’emblé une stigmatisation de tel ou tel courant c’est un choix qui peut être discuté c’est le nôtre et là dans le
Bloc national patriotte vous avez évidemment le RN mais aussi on a mis ici reconquête et LR alors évidemment LR est un peu à mi-chemin entre les entre le bloc du centre et le bloc de droite bon le président actuel de LR ericotti a annoncé pendant la campagne qu’il
Voterait pour pour Zemour plutôt que pour Macron dans un éventuel second tour présidentiel donc ça paraît plutôt logique de le rattacher au Bloc national patriote mais comme on va le voir dans une seconde il y a en fait d’énormes contradictions à l’intérieur de ce bloc national patriote tant du point de vue
De la structure des électorats que du que du que du socle programmatique en tout cas ce sur quoi on veut insister là sur ce graphique c’est que cette situation vous avez trois bloc de taille comparable à gauche au centre et à droite c’est une situation qu’on avait
Déjà vu à la fin du 19e siècle où en gros ces blocs correspondaient au centre au au républicains donc les républicains modérés opportunistes à gauche au GR différents groupes socialistes radicauxsalistes à droite au au groupes qu’on appelait à l’époque conservateur catholique qui était en partie monarchiste qui qui s’apprêtait à
Arrêter de l’être ce ce ce bloc des républicains opportunistes en particulier dans les années 1880 1890 alors qui va qui au départ c’est pas un choix de s’appeler les républiques opportuniste c’est un mot qui va lui être donné par ses opposants et qui va finir par essayer de reprendre de façon
Positive sur le côté pragmatique mais c’est vrai qu’il y a la comparaison avec le bloc libéral central actuel est quand même très très tentante parce que ce bloc des républicains opportunistes dans les années 1880 1890 rassemble l’ancien centre gauche républicain avec l’ancien centre- droite orléaniste typiquement adolp Therre qui était voilà qui était
Ministre de l’Intérieur au moment de de de l’écrasement des canus lonnais en 1834 et à nouveau chef du gouvernement pour l’écrasement de la commune par la République cette fois-ci en 1971 enfin par un régime qui allait devenir la République et et ce et et adolp Therre comme beaucoup de personnes issues du
Centre droit orléaniste décident dans les années 1870 de se rallier à la République avec l’idée que réinstaller la monarchie en France ça risque de créer de nouvelles révolutions ça va pas être stable et qu’il faut mieux finalement une république assez conservatrice sur le plan social et économique plutôt que de tenter une
Nouvelle restauration instable enfin en tout cas ce mélange du centre gauche et du centre- droit qui donne les républicains opportuniste à ce moment-là par certains côtés ressemble beaucoup avec la avec le bloc central actuel donc c’est pour ça qu’on va faire la comparaison terme à terme on insiste sur
Le fait que cette situation est assez instable et que finalement le le bloc des républicains opportunistes va plutôt faire alliance vers la droite assez rapidement en partie parce que les accusations dont il fait l’objet en terme d’égoïsme social qu’on retrouve un peu aujourd’hui avec le le président des riches l’affaiblit assez rapidement et
Et on fait cette comparaison en partie pour illustrer le fait qu’on a a déjà eu des épisodes de tripartition dans le passé et qui se sont avérés relativement relativement fragiles instablebl ce qui ce qui veut pas dire que la même chose va se passer forcément mais c’est mais c’est un point important
Sur lequel on on insiste alors si on cherche à comparer la structure des électorats sur longue période un un facteur peut-être le le le résultat finalement le plus frappant je vous ai présenté les résultats sur l’abstention entre commune riches et commune Pau sur la structure du vote pour les courants
Politiques de droite de gauche du centre finalement le résultat le plus frappant c’est peut-être le fait que le l’écart de vote entre les territoires a réaugmenté au cours de la période récente à un niveau qu’on avait pas vu depuis depuis la fin 19e siècle donc là qu’est-ce que vous avez vous avez le
Vote à droite toujours exprimé en pourcentage de la moyenne nationale donc quand vous avez le trait en vert qui est à 120 % en 2022 ça veut dire qu’en moyenne les candidats du bloc de droite donc en fait RN LR reconquête sont à 20 % au-delà de leur moyenne nationale dans
Les villages qui sont ici les communes dans les agglomérations de moins de 2000 habitants les Bours entre 2 et 100000 et puis au-delà de 100000 les cent-villes des métropoles sont ici désignés comme les métropoles et les communes secondaires sont désignées comme les banlieux euh ce qui est une classification qu’elle mérite de la
Simplicité mais qui évidemment il faut raffiner ensuite séparer les banlieux pauvres les banlieux riches les villages pauvres les villages riches et puis surtout ce qui est insatisfaisant sur cette représentation c’est qu’on n pas on on ne compare pas des proportions constantes de la population au cours du
Temps donc c’est ce qu’on va faire sur le graphique suivant on va ramener tout ça à des proportions constantes de la population mais déjà ce que vous voyez sur ce premier graphique c’est que oui le monde rural a toujours vootter un peu plus à droite que la moyenne mais en
Fait pendant l’essentiel du 20e siècle l’écart était finalement assez faible et vous voyez aujourd’hui cette remontée de l’écart entre le vote des villages et le vote des des bourgs et des les votes des bordlieux et des métropoles et remonter à un niveau qu’on bon qui était encore
Plus fort au 19e siècle mais a la proportion de la population dans les métropoles et les ban li était beaucoup plus faible donc ça la comparaison est difficile mais qu’on avait pas vu voilà depuis la fin du 19e siècle alors si on essaie de comparer les choses de façon
Plus comparable c’està-dire en regardant les 5 % de la population vivant dans les agglomérations les plus petites par rapport au 5 % vivant dans les agglomérations les plus grandes les 10 % les 20 % les 50 % on voit là encore regardez par exemple là cette fois-ci en
Vert là on divise la population en deux moitiés il y a les 50 % vivant dans les agglomérations les plus petites les % vivant dans les agglomérations les plus grandes donc c’est c’est voilà vous avez toujours deux moitiés tout au long de la période vous êtes le le Point Vert là à
La en 2022 vous êtes à 1,4 ou quelque chose comme ça donc ça veut dire que vous avez 40 % de votes de plus à droite au sein des 50 % du monde le plus rural par rapport au monde le plus urbain c’est un écart considérable qui
Correspond à peu près à ce qu’on avait sur la courbe verte à la fin du 19e siècle alors que pendant l’essentiel du 20e siècle et c’est vraiment un point sur lequel je veux insister le monde rural donc ici défini comme la la la partie de la population vivant dans les
Dans les agglomérations les plus petites en prenant à chaque fois une même proportion de la population euh le monde rural oui votait toujours un peu plus à droite presque toujours mais l’écart était très faible enfin était relativement faible en particulier vous prenez une élection comme 1981 miterran
Fait pratiquement le même score dans les villages les les bourgs les banlieux les métropoles et c’est pas juste parce qu’il y avait une affiche avec un clocher derrière c’était ça ça correspondait à une réalité beaucoup plus profonde qu’on observe en fait pendant l’essentiel du 20e siècle où vous avez finalement un écart assez
Réduit entre entre le monde rural et le monde urbain et donc un une des interrogations du livre c’est d’essayer de comprendre pourquoi on on est revenu au cours de la période récente à un tel écart finalement la la cet écart à la fin du 19e siècle est peut-être plus facile encore à comprendre
Qu’aujourd’hui à la fin du 19e siècle vous avez des différences d’aspiration entre les les classes populaires paysanes rurales et les classes populaires ouvrières urbaines des différences d’aspirations qui sont considérables avec des classes paysanes qui veulent d’abord accéder à la propriété terérienne pouvoir faire fonctionner leur exploitation et puis des classes
Ouvrières urbaines qui s’appuient sur les syndicats sur les partis socialistes puis communistes qui misent éventuellement enfin en tout cas le peut-être que les personnes concernées voudraient plus des solutions d’autogestion d’émancipation ouvrière mais les partis qui les dirigent misent beaucoup sur les solutions basées sur les nationalisation notamment ce qui
Pour les paysans n’est pas forcément la la chose par laquelle ils se sentent le plus concernés donc vous avez une différence d’aspiration entre les paysans et les ouvriers pour simplifier qui est qui est considérable et qui est le fondement de la différence de vote après on peut essayer de le réécrire
Avec des différences de de de de proximité avec la religion catholique avec le régime monarchique républicain mais si on essaye de croiser tous ces différents facteurs le le le l’écart est d’abord un écart d’aspiration socio-économique et et de façon de façon très claire et aujourd’hui on on on
Essaie d’insister aussi al je vais je vais présenter quelques éléments allant dans ce sens dans la sur la la la fin la dernière partie de ma présentation on essaie d’insister sur l’idée que cet immense écart rural urbain qui s’est créé au cours des 30 dernières années correspond aussi à des différences
D’aspiration socio-économiques avec notamment une séparation entre des ouvriers qui sont devenus plus nombreux dans les dans les villages et les bourgs des employés des services qui sont devenus plus nombreux dans les dans les dans les dans les métropoles et les banlieux des différences d’aspirations lié au fait notamment que les ouvriers
Sont beaucoup plus soumis à la concurrence internationale l’intégration européenne les employés des services don dont les salaires peuvent être d’ailleurs en moyenne plus faiblebl que ceux des ouvriers mais qui vont qui vont regrouper des personnes dans la dans la restauration dans les métiers du soin dans dans le nettoyage et qui qui sont
Restés à voter plus fortement pour la gauche indépendamment d’ailleurs des origines des uns et des autres et voilà on essaie dans le livre de de de défendre cette idée que c’est un nouveau clivage socio-économique qui s’est développé au cours des dernières décennies différent de celui d’il y a un
Siècle mais mais qui par certains côtés ces deux situations gagnent à être rapprocher alors le le l’autre régularité dans le long terme c’est que si on regarde les communes les plus riches là je parlais des divisions entre classe populaire rurale et urbaine si on regarde les communes les plus riches là
On on regarde quel est alors voyez en rouge par exemple on voit que depuis 1880 1890 la la gauche bah en gros ne fait jamais un très bon score dans les communes les plus riches pour résumer c’est à la gauche est à 50 % 60 % de son
Score moyen donc la moitié de son score national moyen dans les 1 % des communes les plus riches les communes les plus riches vont voter traditionnellement plutôt à droite ou peuvent basculer au centre assez vite he on avait vu ça pendant la première période de de de tripartition fin 19e début 20e c’est
Encore plus clair en 2017-222 où les communes les plus riches décident très très vite que finalement elles sont mieux défendues par le bloc central que par le que par le bloc de droite si on décompose à l’intérieur de ces différents blocs on va voir des différences aussi très claires d’abord
Juste pour clarifier si vous regardez le vote de gauche par niveau de revenu donc là on est toujours on on regarde par rapport au niveau de revenus de la commune mais on a des résultats très similaires avec d’autres indicateurs de richesse comme la valeur des logements on voit que c’est quand même c’est
Toujours très décroissant au niveau des communes les plus riches euh ça c’est de 1910 à 1993 sur les communes les plus pauvres la gauche fait pas toujours un très bon score historiquement parce qu’il y a notamment des communes rurales pauvres euh qui qui votent plus à droite
Au cours du temps donc là c’est de 1910 à 1993 si vous regardez 1993 2022 vous voyez qu’en fait on a toujours cette cette relation décroissante face au revenus qui est même encore plus forte en 2017 et 2022 qu’auparavant parce pourquoi parce que une partie de l’électorat qui votait à gauche qui
Était le plus le plus aisé a basculé sur le sur le bloc du centre mais pour résumer vous voyez bien que sur ces graphiques enfin l’idée d’un d’un vote populaire qui aurait complètement déserté la gauche bon ne correspond à aucune réalité si on commence simplement par classer les communes comme ça par
Richesse c’est quand même important parce que il y a plein plein de discours qu’on entend qui se qui se base sur une notion de de classe populaire qui selon nous est pas suffisamment riche et et multidimensionnelle c’est il faut croiser le fait d’être ouvrier le fait d’être employé le niveau de revenu le
Niveau de richesse le niveau de diplôme si on croise l’ensemble de ces critères en fait on a un profil de vote pour la gauche qui est rester très populaire par rapport à la richesse mais avec une division de de classe populaire urbaine et rurale comme je disais tout à l’heure
Qui par contre a retrouvé un niveau qu’on avait pas vu depuis longtemps donc il faut pas se tromper de débat il faut faut se concentrer sur les choses qu’ ont vraiment changé et alors que pendant la période de bipartition gauche- droite et donc en particulier la période 1958-
1988 qui après qui correspond aussi à la période du retour de l’élection présidentielle et au suffrage universel on a un clivage territorial qui est extrêmement faible là vous voyez le le vote ça c’est la moyenne entre 58 et 88 mais c’est vrai notamment pour l’élection de 81 la gauche a a
Pratiquement le même score dans les villages les les bourgs les les les les banlieux les métropoles il y a il y a un léger écart qui va qui va généralement dans dans le sens habituel mais mais qui est beaucoup plus faible que qu’auparavant et donc le clivage social
Disons l’a emporté sur le clivage territorial c’est les classes populaires urbaines et rurales finalement ont été convaincu que ce qui les rapproche est plus important que ce qu’il est que ce qu’il est divise au cours de cette période si on regarde plus dans le détail la structure du vote à gauche
Aujourd’hui je disais c’est les emplois y de servicees massivement qui sont des des professions plus féminines que la les professions ouvrières et avec un salaire moyen plus faible vous avez aussi ce qu’on appelle ici les socio diplômés qui sont les les personnes les moins rémunérées des diplômés de l’enseignement supérieur notamment des
Métiers de d’infirmière de professeurs des écoles qui sont pas extraordinairement bien rémunérés même par rapport à un ouvrier qualifié ou un contremîre dans le monde rural qui peut gagner plus qu’une infirmière ou qu’une qu’un professeur des écoles du monde urbain mais qui sont des des métiers qui
Sont diplômés c’est quand vous êtes bac + 3 bac + 4 B + 5 dans un pays où vous avez actuellement 34 % des plus de 25 ans qui sont diplômé de l’enseignement supérieur forcément si vous êtes diplômé de l’enseignement supérieur vous faites partie des des des 34 % les plus
Diplômés par définition mais vous êtes plutôt dans les moins bien rémunérés des des des diplômés et là vous avez un vote à gauche donc bon concrètement si on regarde l’évolution du score du vote à gauche en fon du niveau de diplôme c’est c’est très décroissant en général c’estàd les diplômes les communes les
Plus diplômées vont être plutôt des communes de quatre supérieurs qui votent à droite mais si on si on neutralise l’effet du revenu donc on raisonne toutes choses égal par ailleurs donc on se concentre de facto sur les communes où il y a beaucoup de diplômés mais pas beaucoup de revenus qui vont être
Notamment des communes de socio diplômés au sens on le définit là vous avez un vote qui monte à gauche à partir des années 90 là on monte l’élection législative de 93 mais c’est c’est plus général que ça le le le dernier point sur lequel je voudrais me focaliser
C’est sur la période récente avec un très fort basculement rural du vote fnrn qui est quand même quelque chose de très très frappant et là encore qu’on peut peut-être pas voir aussi bien avec des données d’enquête parce que vous avez pas forcément assez d’observation ce que
Vous voyez là c’est que si vous prenez le vote xier Vignancourt donc xier Vignancourt est candidat à la présidentielle de 65 candidat algérie- française son directeur de cabinet est Jean-Marie Le Pen donc c’est c’est un peu la première candidature de Jean-Marie Le Pen qui après sera
Candidat en son nom en 74 puis en 88 et ainsi de suite euh vous voyez qu’en en 65 comme en 74 comme encore 88 le vote Le Pen est un vote urbain et puis à partir de 2002 et surtout 2007-22 il va basculer sur un vote extraordinairement
Rural voez ça se fait avec une rapidité vraiment impressionnante et c’est rare de voir un même courant politique comme ça qui passe d’un profil complètement urbain à un profil complètement rural et alors qu’est-ce qui se passe à ce moment-là si on croise avec le revenu si on croise avec la profession le
Proportion d’ouvriers si on croise aussi avec le vote au au au scrutin européen de 2005 et de de 92 qui sont pour nous très importants ce qu’on constate c’est que c’est ce ce nouveau vote rural RN correspond beaucoup à des à des personnes notamment ouvrière qui ont qui
Se sont sentis abandonnés notamment face à la concur à l’intégration commerciale internationale européenne donc qui ont voté très massivement non au au au traité de 2005 et qui n’ont pas été convaincus disons par l’opération de récupération par sarkoosi et tous les discours sur la sur le le carcher la
Rakaille qui faisait suite au discours de de Chirac de sur le bruit et l’odeur c’est ces deux discours ont permis d’aspirer disons le vote urbain le plus anti-immigré qui votait FN mais sur les électeurs ruraux qui eux sont restés au FN RN et qui ont continué de se développer euh
Visiblement ça ça a pas suffi à à à à les faire venir parce que c’est peut-être pas leur souci principal et visiblement le fait que le traité de 2005 soit ensuite adopté par la voie parlementaire sous Sarkozi en 2007-2008 c’est c’est quelque chose vraiment qui reste au travers de la gorge de des
Électeurs euh notamment ruraux qui ont beaucoup voté pour le nom et et ça vraiment on le voit très très clairement dans les dans les côtés communal donc là il y a quelque chose qui se joue où le RN se retrouve avec un électorat rural populaire qui est pas forcément
L’électorat qui s’était choisi au départ mais un peu par défaut on cherche après plus ou moins à s’adapter à cette réalité alors on le voit aussi si on regarde par rapport à la à la le vote par rapport à la proportion d’étrangers ou la proportion d’immigrés dans la
Commune donc là on classe les commune cette fois-ci en fonction de leur proportion de de d’étrangers là en l’occurence de la commune de personne de nationalité étrangère on voit qu’en en 86 93 c’était très fortement croissant c’est plus il y avait d’étrangers plus le vote FN était important c’est devenu
L’inverse aujourd’hui et donc là il y a un changement complet alors qui s’explique pas par des déménagements massifs de personnes qui sont en Bonlieu et qui partent dans les bourau les villages pour aller pour aller pour fuir les immigrés qui a une espèce de d’histoire à dormir debout qu’on entend
À droite à gauche qu’on ne voit absolument nulle part c’est des transferts de population de cette ampleur n’existe juste pas du du tout et en l’occurrence on vérifie avec les données qu’on a c’est on compare les communes pour lesquelles il y a eu des changements de de niveau de population
Bon ça n’a strictement aucun effet c’est pas ça qui est en jeu ici puis vous voyez bien la rapidité à laquelle se passe la oui excusez-moi la rapidité à laquelle se passe la ruralisation du vote RN en 2007 2012 2017 c’est pas c’est pas comme si la France entière
S’était mis à déménager entre 2007 et 2012 donc là là on a des des changements structurels qu’il faut qu’il faut analyser qu’il faut analyser principalement autrement enfin ça veut pas dire que ça n’existe pas du tout ce type de de de déplacement mais c’est c’est pas le c’est pas ça qui va
Expliquer l’énormité des changements qu’on voit là si on regarde maintenant le la droite nationale face à la richesse on voit là aussi une transformation très radicale c’est vous voyez que le vote xier Vignancourt en 1965 était un vote bourgeois c’estàdire que ça augmentait fortement avec le niveau de revenu de la ville donc
C’était un vote qui était aussi évidemment impacté par la proportion de rapatrier venant d’Algérie qu’on observe au niveau communal au recensement de 68 mais ça c’était plutôt dans des communes assez modestes ou moyennes là le vote xier très fort dans le dans les dans les dans les beaux quartiers c’est pas c’est
Pas du tout ça c’est vraiment un vote bourgeois d’extrême droite qui est encore très fort avec Le Pen en 74 qui disparaît ensuite et l’interprétation qu’on propose c’est qu’il a été en grande partie appé par les discours de de de Chirac de Sarkozi et aujourd’hui
De de Zemour ou deioti qui ont qui ont appé ce ce vote et donc justement si on alors oui dernier point quand même le l’électorat RN est populaire en terme de niveau de de de revenu par contre il est beaucoup plus souvent propriétaire alors on pourrait dire oui c’est parce que
Vous êtes dans des communes rurales et c’est c’est dans les communes rurales c’est plus facile d’accéder au foncier la propriété immobilière est moins cher alors que par contre aller à l’ascension par le diplôme c’est plus compliqué les infrastructures universitaires sont plus lointaines éventuellement il y a y a y a une partie
De vraie évidemment dans tout ça mais c’est pas seulement ça c’estàdire que là c’est là on montte sur ce graphique l’effet résiduel de la proportion de propriétaire donc on classe les les communes en fonction de leur proportion de propriétaire mais en raisonnant toutes chos égal par ailleurs c’est en
Prenant compte la proportion d’ouvrier le revenu moyen tous les autres critères observables dont on dispose et on continue d’avoir un effet donc le le vote RN est un vote populaire mais en ascension sociale de de de une ascension qui passe davantage par la par par l’accès à la propriété que par le
Diplôme par comparaison notamment aux employés des services du monde urbain et et leurs enfants c’est évidemment c’est en moyenne après il y a des y a des exceptions dans tous les sens mais c’est une caractéristique assez générale alors pour finir je vais je vais conclure sur les disons les contradictions des
Différents blocs actuellement c’est que un des résumés qui a été donné de notre livre c’est de dire voilà le bloc de gauche a des perspectives formidables devant lui bon notre analyse dans le livre si vous regardez le livre et vous trouverez aussi un résumé très détaillé
Du livre sur le site une histoire du conflitpolitique.fr notre analyse forcément est plus nuancée c’estàdire que nous notre analyse c’est plutôt de dire on est dans une situation extrêmement instable où chacun des trois blocs a d’énormes cont contradiction et au sein de cette situation très instable les contradictions à l’intérieur du bloc
De gauche c’est pas qu’elles soi pas importantes mais elles sont pas forcément plus importantes que celles des autres blocs et en particulier il y a une assise populaire dans le bloc de gauche qui est beaucoup plus importante que ce qu’on prétend dans beaucoup de discours et la possibilité d’étendre
Cette cette assise populaire en particulier en direction des classes populaires rural il s’agit pas de faire basculer 100 % des électeurs mais de de d’augmenter le score dans cette direction et d’avoir un Bloc populaire qui devient majoritaire et n’est certainement pas facile mais elle est elle est beaucoup moins folle que ce
Qu’on peut raconter parfois et surtout par rapport aux incohérences des autres blocs finalement c’est c’est c’est c’est peut-être quelque chose de plus atteignable alors sur les incohérences des autres blocs là je on montre sur ce graphique ce qu’on appelle les contradictions du Bloc national RN reconquête LR alors voyz ce qui est très
Frappant c’est qu’on a un vote rassemblement national qui est populaire donc qui diminue assez nettement avec la richesse de la commune et par contre un vote Zemour et les républicains qui est qui qui est le plus bourgeois alors qui est encore plus bourgeois que le vote Macron je dis tout
De suite quand je disais tout à l’heure le vote Macron c’est le plus bourgeois de l’histoire c’est uniquement si on regarde des votes qui font 20 25 ou 30 % au premier tour sur des petits votes enfin sur des votes Zemour 7 % ou pcrè 6
% ou on a des profils encore plus bourgeois vous voyez on monte là sur les 1 % des communes les plus riches sur le vote Zemour ou les républicain à 200 % du le record qu’on a c’est le vote Madelin en 2002 il est candidat ultralibéral un peu oublié aujourd’hui
Et qui n’avit fait que 2 % au niveau national mais qui dans les 1 % des communes les plus riches étaent là à 300 % de son score de son score moyen et pour le compte dans les communes les plus pauvres était à même pas 30 % de
Son score moyen donc là on avait une pente inconnue et c’est là aussi l’intérêt de la méthode qu’on a essayé de développer c’est qu’on peut étudier des profils de vote sur des petits électorats qui dans des enquêtes par sondage sont complètement hors d’atteinte et on peut comparer au cours
Du temps mais pour résumer ce que dit ce graphique c’est que au sein du au sein de du Bloc national disons si le rassemblement national cherche à s’étendre en direction de de de de reconquête ou de LR on peut avoir des points d’accord sur le discours antiimigré mais sur les questions
Économiques et sociales on on a des incohérences les structures des électorats sont complètement différentes avec un électorat populaire rural qui a qui a beaucoup voté contre le traité européen de 2005 sur le sur le vote RN un électorat hyper urbain hyper bourgeois dans le casadre de Zemour et
Au de voter un budget ensemble sur les retraites ou sur la transition climatique ou sur à peu près quoi que ce soit on a un peu du mal à voir comment comment ça pourrait fonctionner et c’est pour ça que nous notre hypothèse c’est plutôt que ce bloc s’il arrivit au
Pouvoir ou s’il est déjà un peu en partie au pouvoir dans le cadre de coalition parlementaire votant des lois sur le RSA sur les squatter on a vu des majorités allant du centre à la à la droite de la droite au cours des derniers mois a plutôt tendance à se à
Se droitiser y compris sur les questions économiques parce que c’est la ligne de plus grande pente pour réussir à former une une une possible des possibles majorités parlementaires de ce côté-là donc donc ça c’est une des raisons qui nous fait penser qu’on que une rebipolarisation gauche- droite et et et
Le scénario le le moins le moins improbable même si bon tout est possible et on peut on peut aussi avoir un maintien d’une tripartition plus ou moins plus ou moins chaotique le bloc social écologique a lui aussi des contradictions importantes et je vais je vais conclure par ça
C’est-à-dire que si vous regardez alors là c’est très frappant là encore c’est l’intérêt alors du de regarder le vote présidentiel c’est qu’on peut regarder des petits votes au législatif c’est pas forcément évident parce que vous avez pas forcément des candidats écologiques partout mais au moins aux élections présidentielles on
Peut voir le vote écologique sur tout le territoire ce qu’on voit c’est que le vote écologique a toujours été un vote très urbain voyez c’était déjà vrai avec René Dumont donc en 1974 qui était le premier candidat écologique même tout pays confondu c’est un peu la naissance de l’écologie politique sur le plan
Électoral de façon aussi aussi massive sur un scrutin national et puis ça a continué voilà jusqu’à jado 2022 vous avez vous avez un profil de vote extrêmement extrêmement urbain c’est c’est très très frappant un profil de vote aussi qui est plutôt bourgeois au sens où on l’a défini ici c’està qui
Augmente avec le niveau de revenu al voyez même d mon ça continue d’augmenter au niveau des 1 % les plus riches alors peut-être que c’était les personnes les moins riches au sein des beaux quartiers qui votaient du mon ça on n’est pas capable de le voir avec ces données là
Mais en tout cas en moyenne on a un profil qui qui qui monte très haut sur les autres candidats par exemple si on regarde ad en 2022 bon sur les 1 % des communes les plus riches ça descend quand même un petit peu sans doute parce
Que l’alliance au sein du bloc de gauche ne inquiète un peu les les les communes très très riches mais jusqu’au 5 % des communes les plus riches on a un profil croissant ce qui alors là est tout à fait anormal par rapport à tous les autres votes de gauche qu’on observe
Dans dans l’histoire donc là il y a un peu une anomalie qui qui qui bon en principe on pourrait avoir un é un discours écologique qui attire les communes les plus pauvres et pas les communes les plus riches mais visiblement le discours qui a été tenu
Ou ce qui enfin ce qui a été dit jusqu’ici et bon là on parle quand même d’évolution sur un demi- siècle he de 74 2022 n’a pas n’a pas réussi cette cet objectif et on a on a un vote qui est quand même très très marqué et là qui
Qui correspond à une à une incohérence et une contradiction possible assez forte au sein du du bloc social écologique qui d’après nous peut être surmonté mais quand même à condition d’en prendre la mesure et de de se poser la question de voilà pourquoi ce vote n’a jamais réussi à percer sur sur les
Communes les plus modestes une comparaison qui nous a particulièrement frappé alors d’abord oui sur si on prend la présidentielle de 2022 vous voyez que le le vote le plus bourgeois c’est c’est pcrè et Zemour suivi de Macron mais bon pcret et zimour sur des proportions de l’électorat beaucoup plus faibles que
Macron évidemment le vote jado vient juste après sauf qu’il baisse sur les 1 % des communes les plus riches voz par rapport à tous les autres votes y compris par rapport au vote Hidalgo et évidemment par rapport au vote Mélenchon ou Roussell qui sont des votes qui diminuent nettement avec la richesse de
La commune là vous avez un peu une anomalie sur le vote jado par comparaison par comparaison aux autres votes de gauche une une autre comparaison qu’on fait c’est le vote trotskiste alors vous savez il y a une grande tradition en France de vote pour Arlet de la Guillet Krivine puis Besan snow et
Cetera bon que que que que parfois l’étranger on regarde comme des votes anecdotiques mais qui en fait peuvent représenter 4 5 % de l’électorat qui en 2002 vont jusqu’à 7 8 % de l’électorat quand on additionne les deux votes trotskis donc c’est pas incomparable au vote écologique et c’est quand même
Assez intéressant de voir que c’est l’exact opposé sur tous les plans c’est c’est un vote qui est massivement rural ça c’est quelque chose que nous on connaissait pas enfin quand on a trouvé ça on a cherché un peu partout et en fait et c’est pas des néoruraux enfin en
Tout cas quand on essaie de regarder par rapport à l’évolution récente de la population on a rien qui qui sort de façon claire c’est juste un vote très rural et ça a toujours été comme ça hein c’est c’est de 74 à 2022 et alors par rapport à la richesse voilà ce que ça
Donne donc c’est un vote qui clairement le discours sur la lutte des classes et la la la redistribution des plus riches aux plus pauvres marche mieux dans les communes pauvres que dans les communes riches et et donc donc la comparaison avec le vote écologique nous semble quand même intéressante parce que dans
Le fond on a deux discours dont on pourrait penser qu’ils ont des points communs et peut-être certains d’entre vous avez aussillé entre les deux votes mais mais vous êes je vous dis tout suite vous êtes pas représentatif c’estàdire que c’est pas en fait c’est c’est vraiment deux structures sociales de vote très
Différents voilà on pourrait penser qu’il y a des points communs parce que il y a un discours qui dénonce le capitalisme extractiviste enfin voilà pour résumer sauf qu’il y a différentes façons de le dénoncer mettant plus ou moins l’accent sur la lutte des classes finalement sur la redistribution des
Richesses et et visiblement les électeurs l’entendent différemment et et donc voilà ça fait partie des comparaisons qu’on peut faire dans ce dans ce travail qu’ qu’on avait pas vu nous avant en tout cas et qui nous je pense pe faire réfléchir sur les les contradictions au sein des différents
Blocs donc pour résumer il y a des contradictions dans le bloc de droite il y a des contradictions dans le bloc de gauche il y a des contradictions évidemment dans le bloc du centre qui est l’un des plus Bourjois de l’histoire donc nous on n’est pas là pour prédire
Ce qui va se passer on on insiste quand même sur le fait que les contradictions au sein du bloc de gauche nous paraissent un peu plus surmontabl que ce qu’on entend habituellement mais mais mais on peut pas dire beaucoup plus le dernier graphique et qui est peut-être
Le résultat le plus important c’est de dire qu’au total si on combine tout ça entre les différents bloc les les la classe sociale ou la classe géosociale en incluant avec la richesse la profession le diplôme la taille d’agglomération et commune n’a jamais été aussi importante que lors des
Dernières élections c’estàdire que là on on voit qu’on explique 60 % des écart de vote entre communes simplement avec la richesse revenu moyen par commune valeur moyenne des logements propor propriétaire et la taille d’agglomération et commune si vous ajoutez la profession le diplôme vous passez à 70 % des écarts on n’avait
Jamais vu ça c’est prenez les élections de 81 vous étiez en prenant tout profession diplôme à 50 % et les élections de 1848 on était à 30 % à nouveau en rajoutant profession diplôme là c’est uniquement la richesse et la taille d’agglomération et de commune si vous rajoutez les proportions
D’immigrés ou de personnes étrangère vous allez passer à 72 73 % des écarts de vote expliqué par rapport à 70% sur la classe géosociale donc ça va rajouter quelques points donc on dit pas que c’est pas important mais voilà faut un peuut il faut quand même relativiser
C’estàd que bon après si on avait des données communales demandant des questions directement sur l’hostilité à la préence immigrée sans doute on rajouterait peut-être 5 ou 10 points supplémentaires d’écart de vote expliqué mais dans tous les cas les facteurs socio-économiques un explique beaucoup plus des écarts de votes le fait d’avoir
Un tel ou tel revenu d’avoir t proportion d’ouvriers d’employés de diplôme et ça n’a jamais été aussi important temps au cours du temps donc ça veut nous on essaie de voir ce résultat comme quelque chose de positif dans le sens où les clivages politique admettent aussi des solutions socio-économiques à travers l’alternance
Démocratique différentes politiques socio-économiques bon c’est très difficile de mettre le bon curseur en termme de redistribution des réduction des inégalités sociales territoriales les services publics la question du protectionnisme face à la concurrence commercial au dumping social environnemental trouver le bon curseur sur toutes ces politiques on va certainement pas dire que c’est simple
Mais en tout cas il y a potentiellement des solutions socio-économiques au clivage du présent qui sont beaucoup moins des clivages identitaire que ce qu’on a le système actuel donc de tripartition là on a les les votes Mélenchon Macron Le Pen toujours ramené à la moyenne nationale par rapport là
C’est au niveau de revenus individuel donc là on montre un graphique à partir d’une enquête individuelle qui est l’enquête cvipof fondationess le monde qui est l’enquête qui a 12000 observations aux dernières aux élections 2022 donc c’est plus fiable en terme de taille d’échantillon et on a quelque
Chose de très très raccord avec ce qu’on a avec le revenu des communes donc jusqu’ici je vous avais montré des résultats en on classait 36000 communes là on classe 12000 individus en fonction du revenu de leur foyer donc c’est une perspective individuelle et non plus
Communale et on a quelque chose de de de très très proche avec deux votes populaires urbains et ruraux divisés je m’arrête là on a essayé dans ce livre donc déécrire une histoire du conflit politique à partir du laboratoire français les principaux résultats comme je disais c’est sans doute la classe
Géosociale n’a jamais été aussi importante qu’aujourd’hui pour comprendre les comportements du vote la question des origines étrangères joue un rôle secondaire des lors que l’on contrôle pour les autres facteurs la bipolarisation gauche-doite centrée sur le cvage social a permis au 20e siècle d’organiser l’alternance démocratique et dans une certaine mesure le progrès
Social alors que la tripartition n nous semble correspondre à une situation figé qui empêche les alternances et qui dans l’histoire apparaît comme relativement instable mais merci beaucoup pour votre attention et j’ai hâte de pouvoir poursuivre la discussion bien Sébastien Vignon le directeur deipag m’a très gentiment demandé de faire une présentation
Critique de cet ouvrage alors j’avais trouvé un plan original dont j’étais assez fier première partie présentation deème partie critique mais Thomas ayant procédé une présentation très exhaustive très complète très éloquante et très didactique je vais mais il en est prévenu he être très très cursif sur la présentation et plutôt m’apesantir sur
Les critiques et également avec son accord puisqu’on n pas beaucoup de temps je serai pas très long sur les critiques lodatives et un petit peu plus explicite sur les interrogation les réserves et on a convenu également pour rendre le débat un petit peu plus vivant que j’ai à peu
Près cinq réserves ou cinq questionnements et à chacune de ces réserves Thomas répondra au coup par coup si je dire deux éléments quand même de présentation très très synthétique alors noblesse oblige je vais commencer par une mise en perspective statistique cette ouvrage c’est quoi c’est 2 millions de signes quatre parties 14
Chapitres 47 cartes 273 graphiques en annexe près de 1100 fichiers Excel et à peu près 2 millions de siges donc 854 pages merci Sébastien euh alors j’ai l’impression qu’il a quand même une petite baisse de forme chez Thomas picketti puisque capital enfin le capital au 20e siècle c’était 1000 pages et que capital
Udologique c’était 1100 donc on est plutôt dans une moyenne basse là euh deuxème mise en perspective bon plus sérieusement et ça fait à peu près l’unanimité hein cette somme parce que c’est généralement la la manière dont on qualifie cet ouvrage dans les dans les réceptions critiques cette somme est un fantastique travail de
Numérisation d’archivage et d’exploitation des datas statistique et de données électorales qui portent sur Thas pcketti vous bien expliquer sur 36000 communes qui couvre près de 2 siècles et demi d’histoire électorale et à peu près 65 scrutins le tout se doublant d’une très généreuse mise à disposition d’un site où sont vous
Pourrez vous y reporter hein où sont répertoriés tous ces résultats ce qui rend du reste ces résultats falsifiables donc leur confère une qualité scientifique encore plus grande base de données électorales donc sans précédent en France et pourrait-on dire probablement et sans exagérer dans le monde de par l’ancienneté des pratiques
Électorales en France de par on vient de le dire le fait qu’il y a 36000 communes ce qui est assez rare voire même unique et de par également la qualité de l’archivage public en France base de données électorale qui est de sur croix croisé Thomas picketti vous l’a très
Très bien expliqué avec ce qu’en reprenant le ti d’une collection de Linc on pourrait appeler des données sociales au sens très large du terme et là encore on est est très admiratif hein devant la diversité des sources et la variété des dimensions qui sont revisitées notamment dans la première partie de l’ouvrage qui
Est tout à fait captivante par exemple évidemment les résultats des recensement mais également les bases de données fiscales et notarial la proportion de prêtre réfractaire en 1791 la part des enfants scolarisés dans les écoles privées et cetera et cetera hein c’est tout à fait euh remarquable en terme de
De diversité des sources euh euh je passe rapidement donc aux critiques que je voudrais développer en trois en trois parties en premier lieu des points d’accord pour des prises de position scientifique que je partage et que je partage d’autant plus que avec d’autres dans des recherches individuelles et
Collectives au curap nous avons déjà endosser et pour partie éprouvé même si c’était par d’autres méthodes donc on se rejoint sur bien des points et on n’est pas si nombreux que cela en analyse électorale en second lieu je voudrais insister sur deux aspects me semble-t singuliers de cet ouvrage et terminer
Donc sur les questions auxquelles Thomas répondra je vous rappelle que dans les toutes dernières pages de cet ouvrage les deux auteurs convient à un débat qui permettra effectivement d’enrichir ce cet opus euh premier euh premier point d’abord les les les points d’accord si j’ose dire alors les points d’accord euh j’en citerai trois
Le recours aux données électorales brutes la recherche des déterminants sociaux de la participation et l’approche sociologique des électorat travail sur données électorales brut il y a un paradoxe en analyse électorale c’est que on a une tendance de plus en plus marqué à ne plus jamais avoir recours dans les articles aux
Statistiques électorales ni à l’environnement social dans lequel les votes sont encastrés or on peut faire pas mal de reproches à l’outil sondager qui remplace les statistiques électorales et de plus en plus les analyses sont faites de Sondag portant sur les passions des électeurs leur psychologie leurs émotions je plaide depuis plusieurs
Années avec un certain nombre de géographes comme par exemple jeanrivière pour un retour plus systématique aux analyses écologiques donc pour un croisement entre les données électorales saisies au niveau le plus fin qui soit et c’est le cas dans cet ouvrage et un certain nombre de données sociales caractérisant les
Unités de vote électoral on se rejoint donc parfaitement sur ce retour bénéfique me semble-t-il aux données électoral brut avec évidemment un problème alors je vais pas développer parce qu’on a probablement pas le temps qui est l’argument Massu des promoteurs des sondages qui consiste à dire oui mais attention il y a un biaet
Écologique notamment le fameux parodx de weinson alors ce biaet écologique he le fait qu’on ne peut pas déduire de relations établies au niveau agrégé des relation au niveau individuel ce biaet écologique en fait il est très largement contourné quand on a des unités électorales de petite taille ce qui est
Le cas dans cet ouvrage ce qui est le cas dans les travaux de jeanrivivière sur les bureaux de vote et puis euh mais quand même je voudrais insister là-dessus parce qu’il y a beaucoup d’erreurs de lecture dans ce que j’ai j’ai lu sur la réception critique de cet
Ouvrage il faut le souligner ce qui est au cœur de cet ouvrage c’est le comportement électoral des communes ou de groupes de communes et pas des électeurs ce que certaines formulations pourrai laisser à penser deuxème point d’accord on est d’accord sur les déterminants de la participation électorale comme point d’analyse
Incontournable en en analyse des votes je suis très sensible au fait qu’il a près de 120 pages qui soit consacré à la participation électorale qui est souvent la malaimée des analyses même si on a des articles et des ouvrages très brillants l’ouvrage pionnier d’Alain Lancelot et plus récemment les recherches de braconnier
D’ormagin coulebon ou Peny mais ces recherches restent légèrement cantonné quand vous travaillez sur l’interprétation de scrutin généralement on travaille sur les seuls suffrage exprimé et on laisse de côté la question de la participation électorale ici on prend la peine de commencer par la participation mieux encore on remonte en
Amont sur les taux d’inscription sur les listes électoral ce qui est un véritable problème en France et sur les variations de ces tau à la fois dans le temps et également dans l’espace social alors là on voit à quel point la profondeur historique de l’ouvrage peut-être bénéfique puisque euh les deux auteurs
Notent que la baisse de la partie anticipation auquel on finit par être assez accoutumé est en fait à ce point importante sur les derniers scrutins notamment les scrutins législatifs qu’elle est absolument inédite depuis 1848 et mieux encore la chute est beaucoup plus spectacula particulièrement spectaculaire dans les communes les plus ouvrières ou dans
Certaines communes urbaines les plus pauvres ce que confirme par ailleurs les enquêtes participation électorale de l’INC ici si toutefois peut-être un regret et une question à laquelle peut-être Thomas peut répondre tout de suite pourquoi quand les données électorales étaient disponible et elles le sont souvent depuis assez longtemps ne pas avoir persévéré et
Recalculer dans les deux dernières parties de votre ouvrage tous les résultats toutes les données électorales en pourcentage des inscrits et non pas des exprimés ce qui comme vous le devinez change complètement les perspectives qu’on peut avoir sur le vote et renforcerit me semble-t-il conforterai vos analyses notamment s’agissant du vote Macron si on
Travaille en pourcentage des inscrit sur le vote Macron en opposant par exemple les communes riches et les communes pauvres le vote est encore plus bourgeois notamment comparativement au vote Sarkozi ou au vote Chirac au précédent vote pour des candidats de droite ça marche non non si ça
Marche si ça marche oui ça marche bon oui tu as raison c’est vrai que ce serait frappant de de montrer ses profils de vote en fonction des inscrits bon les gens peuvent le al jeis la réponse je pourrais dire les gens peuvent le faire eux-même en en
Multipliant le le profil le profil sur la participation avec le profil sur le vote en pourcentage exprimé mais c’est vrai que c’est un peu différent parce que c’est bon les données permettent de le faire bon mais ça nous aurait fait rajouter encore beaucoup de graphiqu et
Beaucoup de pages donc mais mais tu as raison que ce serait ce serait encore plus frappant donc je pense que ça encore plus frappant oui oui ça c’est sûr que ça va être encore plus frappant et c’est vrai que ce sera intéressant de le montrer explicitement yes je note euh
Trème point d’accord qui est d’ailleurs lié au précédent ce que vous appelez l’approche sociologique des électorats même si le terme électorat me gêne toujours un petit peu là encore une des tendance dominante des analyses électorales contemporaines consiste à s’émerveiller d’une individualisation des votes et à gloser sur ce qu’on appelle généralement le déclin
Inexorable des variables lourdes alors énoncé implicite ceux qui s’obstinent à travailler sur des variables sociales sont des lourds des lourdau des grossiers des des gauches des gauchers des pasfums bon moi je suis très content que cet ouvrage rapporte systématiquement les votes aux propriétés sociales des communes résidentielles ce qui permet Thomas
Picketti vous l’a très très bien expliqué de parvenir à une conclusion qui est pour le moins contreintuitive à savoir le rôle prépondérant de la classe géosociale dans à la fois les écarts de participation électorale et les écart d’orientation électorale et mieux encore et là je pense que c’est vraiment sor de
Scoop de cet ouvrage le fait que euh ce rôle de la classe géosociale est de plus en plus discriminant on a un certain nombre de calculs qui montrent que par exemple de 1848 à 2002 l’explication par la classe géosociale euh passe de 30 à plus de 70 % et tout à
L’heure Thomas petti vous a dit que c son des orientations électorales on peut même aller beaucoup plus loin euh très euh également raccord avec ces travaux s’agissant de l’analyse euh du bloc social euh libéral donc de l’électorat Macron et de l’électorat de la République en marche qui l’ encore
Apparaît comme étant le plus bourgeois non pas tant parce que il performe dans les communes riches que parce que il est très très très faible et beaucoup plus faible que les votes Sarkozi ou Chirac dans les communes les plus pauvres pour avoir rédigé dans un ouvrage collectif qui s’appelait l’entreprise Macron un
Article dont on m’avait reproché le titre et qui s’appelait le vote Macron un vote de classe qui s’ignore comme tel je suis très content que nos analyses se rejoignent j’en viens à deux apports singuliers mais je ne vais je vais me contenter de simplement les signaler he
Pour pouvoir laisser de la place au débat je pense qu’on dispose avec cet ouvrage d’une très belle synthèse sur l’histoire électorale de notre pays parce qu’elle est éclairée par l’évolution d’inégalité de toute sorte et sous tout rapport et qu’elle a été rédigée par de chercheurs qui n’ont pas complètement oublié leur discipline
D’origine puisque très souvent euh ces périodes électorales sont éclairés par les politiques publiques suivies et notamment et singulièrement par les politiques budgétaires et par les politiques fiscales donc on a tout sauf le tras classique et sans pitnel ouvrage d’histoire politique événementielle classique et je pense que y compris pour
Faire des cours ça devient un ouvrage qui est complètement indispensable autre rapport singulier mais je serai là encore très très rapide euh je pense que cet ouvrage répond parfaitement à l’exorde au fameux exord d’éil Durkheim la sociologie ne vaudrait pas une heure de peine si elle n’était d’aucune
Utilité pratique il y a un engagement des auteurs dans cet ouvrage dont Thomas picketti vous a partiellement rendu compte quand il plaide pour un retour au bipartisme et qu’il énonce quelques propositions permettant éventuellement ce retour je précise que dans tout tout au long de l’ouvrage sont égrainé un certain nombre de propositions
Sur la mixité sociale à l’école le dualisme des universités le financement des partis politiques la modification du du calendrier électoral on a donc un ouvrage qui est pas simplement descriptif ou analytique mais qui prend partie hein si j’ose dire dans les affaires de la cité j’en viens aux euh
Interrogations alors je sais pas si on encore beaucoup de temps donc je vais peut-être les hiérarchiser en partant de celles qui me paraissent les plus graves si je dire bon je suis euh un peu embêté par le fait que vous semblez suggérer qu’on peut interpréter politiquement tous les votes ce tout le
Temps et en tout lieu un seul petit exemple qui m’a frappé parce que il intervient en tout début de volume et en tout début de période vous écrivez la participation était plus élevée dans les campagnes sous la Révolution française ce qui est vrai ce qui montre et là ça
Me gêne un peu une forme d’enassignement et d’appropriation démocratique particulièrement forte bon là je pense que vous avez une déduction ou une inférence qui est un peu audacieuse est-ce que le fait que la participation électorale soit plus fort dans les campagnes sous la Révolution française prouve qu’il y a une une appropriation
Démocratique très très forte de manière générale je crois que vous faites comme si ou plus exactement si je suis un peu empathique vous êtes obligé de faire comme si le vote était toujours partout en tout lieux en tout temps l’expression d’une conviction politiquement orientée et donc pouvait se lire et s’interpréter
Comme une réponse à une offre politique hein vous réclamez dans l’introduction de l’héritage d’andr Sigfried et très modestement je tenter de vous retourner les critiques de que dans mon petit bouquin sur le vote j’aiadressé au tableau politique de la France de l’ouestin où j’essayais de montrer que
Pour démontrer qu’il existe bel et bien un ordre électoral sifried doit en passer par trois étapes et j’ai l’impression que vous faites la même chose la troisème étape étant quand même un peu gênante première étape procéder à un étiquetage politique de centaines de candidats qui alors sur 40 ans 40 ans
C’était la période d’observation de Sigfried vous c’est encore plus important de candidat donc qui n’affiche pas toujours leurs inclinations politiques ù on change fréquemment deuxème étape regrouper c’est la belle partisan et ce sera une de mes autres critiques en grand bloc qui permet évidemment de simplifier la nomenclature
Et d’opérer des comparaisons dans le temps troisièmement et surtout et là ça me pose vraiment problème admettre alors sifried le fait au moyen de d’arguments d’autorité du genre c’est notamment dans son introduction sa préface il n’est pas d’outeux que alors vous savez quand vous dites il n’est pas d’outeux que c’est
C’est que généralement vous n’arrivez pas à le démontrer il y a quand même un doute sérieux et euh SIF nous dit donc qu’il n’est pas douteux que les électeurs se sont principalement déterminés en fonction des attaches politiques des candidats pour lesquels ils ont voté en clair Sigfried et je
Pense que vous avez le même cheminement logique doit pour commencer sa recherche présupposer la double équivalence vote des électeurs opinion politique des électeurs étiquette politique des candidats hein les premiers étant l’expression des 2è via les indications fournies par les 3è oui alors je comment dire je non je
Je suis d’accord que le vote est pas toujours est pas forcément l’expression d’une d’une conviction politique parfaitement claire et affirmée et revendiquée de la part de l’électeur après quand on cherche à expliquer bon par exemple sur sur l’exemple que que tu donnais sur le le la participation plus
Forte dans les campagnes que dans les villes euh les explications possibles peut-être que la la phrase disant un enracinement visiblement beaucoup plus fort dans les campagnes dans les ville est trop forte c’est je crois ce qu’on essaie d’expliquer après par la suite c’est que il y a il doit y avoir eu
Aussi des formes de mobilisation qui ont permis ce vote c’est-à-dire que le d’ailleurs oui entre je on se sent plus proche de bois et til que de Sigfried quand même he si je rappelle pour ce sifed écrit en 1913 ce livre sur ce tableau politique de la France de
L’Ouest et puis bois et th Paul bois et Charles th qui sont des plus des historiens de de social du vote écrivent dans les années 60 deux livres qui prolongent sifried mais qui sont quand même des critiques assez redoutables de sifried parce que ils montrent enfin ils utilisent justement d’autres matériaux
Permettant aussi d’interpréter les les les motivations du vote qui sont notamment sur le cas du vote révolutionnaire enfin de la période révolutionnaire les cahettes deléance qui permettent de voir au niveau local un peu les les soucis qui sont exprimés au moment de de la convocation des états
Généraux en 1789 et puis aussi les procès verbaux des assemblées électorales de la période révolutionnaire qui sont des des sources où s’expriment des pétition où s’exprime alors tout le monde ne s’exprime pas mais ça donne à voir des des des éléments supplémentaires sur la motivation et donc s’agissant sur la du
Casre la participation le l’interprétation qu’on essaie de pousser sur cette base c’est que finalement le le l’argumentation qu’on entend parfois qu’il y a plus de participation dans le monde urbain parce qu’il y a une plus forte sociabilité plus de rencontres dans des des des clubs politique finalement est battu en brèche par le
Fait que bah il y a peut-être une inscription dans la dans la dans la commune dans le territoire communal au niveau rural qui correspond finalement mieux à aux conditions de la la politisation non seulement à l’époque mais qu’on observe en fait pratiquement pendant pendant deux siècles alors sauf
Des moments de mobilisation ouvrière lié au vote communiste notamment donc il y a des des fois où cette relation urbaine rurale est inversée mais c’est vrai que sur la longue durée on a cette mobilisation plus forte dans le monde rural à laquelle on doit bien essayer de trouver des des explications mais voilà
C’est pas c’est on n pas cette vision que c’est offre politique mécaniquement enfin il y il y a des processus de mobilisation par exemple vot urbain sous la Révolution française qui ne se fait plus au niveau des corporations mais qui se fait au niveau territorial des quartiers correspond peut-être pas
Forcément à la façon dont les uns et les autres s’inscrivent dans la société à l’époque bon donc voilà on est très très ouvert par rapport aux explications possibles et donc désolé si par moment on a trop on a poussé un certain système d’interprétation à partir du moment où
Vous rangez tous les votes dans vos blocs politiques c’est bien que vous en faites une interprétation politique et je reviens à Sigfried bon Sigfried était quand même un praticien de la chose électorale puisqu’il s’était présenté quatre fois il avait été battu quatre fois et sifried était obligé de concéder
Que son système était peut-être pas parfait sur deux points un l’indifférentisme politique disa il y a des coins où de toute façon on s’occupe pas de politique et puis de la pression électorale et la corruption et donc c’est quand même deux points qui à mon avis sont pas du tout mineurs
Contrairement à ce que dit sifed en qui historiquement sont pas mineurs et qui du coup demande peut-être un peu plus de précaution dans dans l’analyse je pense al quand même là-dessus par rapport à C parce que sifried lui-même donc avait été candidat plusieurs fois au législative donc républicain républicain centriste contre des candidats
Aristocrate monarchiste il avait perdu à chaque fois donc il était quand même très énervé il voulait trouver des explications et il insiste beaucoup sur l’emprise d’une partie des électeurs voilà que les électeurs une partie des électeurs eururaux sont sous l’emprise des grands propriétaires et de l’église
Quoi pour résumer et c’est vrai que nous on en on dit pas que ces phénomènes d’emprise sont pas importants mais on insiste plus dans la lignée de bois et th sur la déception d’une grande partie des classes populaires rurales face à la Révolution française typiquement l’accès
Aux terres qui en fait au lieu d’être redistribué aux pays en pauvres ont plutôt été mis aux enchères au bénéfice des bourgeois urbains créant dans certains territoires notamment les héritoires de les territoires d’anciennes propriété ecclésiastique qui qui qui qui dans les caillettes deléance faisait l’objet de beaucoup de
Revendications et qui ont donné lieu à des à des déceptions particulièrement massives donc voilà nous on on explore mais vraiment dans la lignée de bois et une interprétation qui est par rapport à sigfed beaucoup plus basée sur l’idée d’une déception des classes populaires rurales face à à la gauche ou au Pouvoir
Républicain et ça nous semble être quand même une grille d’interprétation plus plus riche et qui permet de faire le lien avec le monde actuel que l’idée de VO voilà des des des classes rurales qui seraient indécrottablement conservatrices et capturé par les par les élites et quoi
Quoi qu’on puisse en faire ce qui qui nous semble quand même être une vision un peu un peu négative un peu mécanique et dans le cas de sifed inspiré sans doute par ces défaites défaites électorales après peut-être qu’on pousse trop loin le côté analyse rationnelle et abandon face à des plateformes donc je
Oui il faut trouver bon faut trouver un juste milieu sans doute dans ces différentes élémentsationolutionnaire on est d’accord oui la déception engendrait par la vente des biens nationaux oui bien sûr euh deuxè petite chose bon il s’agit pas de sacrifier à l’idole de la datation que que poursuit enfin que que pour fonder
Marc bloc mais j’ai quand même un petit un petit scepticisme pardon sur la périodisation de votre ouvrage et notamment sur la période 19192000 que vous caractérisez comme dominé par la bipartition je vous cite page 477 c’est bien la bipolarisation qui ise le conflit politique pendant la majeure partie du 20e siècle al mieux
Encore vous qualifiez ça m’a encore fait plus stiquer la période 5895 de bipartition pure alors moi je pense qu’à bien y réfléchir la vie politique française la vie politique française faentendre évidemment sur ce qu’on entend par là à sa foir à savoir à la fois les systèmes d’alliance au
Sommet les programmes électoraux les représentations des électeurs notamment les les visions et principes de division du monde que pour parler comme pour Dieu les systèmes d’allian électoraux donc la vie politique française n’a véritablement été bipolaire sauf erreur de ma part qu’entre 1924 et 26 c’est le Cartel des
Gauches qu’entre 34 et 37 autour du Front populaire euh de 72 à 84 programme commun et il sont miséran et et la gauche plurielle 972002 pour le reste je vois pas trop de bipolarisation et vous le dites vous-même toute la 4e République est marquée par des coalitions une fois les
Communistes chassés du pouvoir des coalitions de 3e force de 3e force donc on est dans la tripartition du même coup les analyses que vous menez sur les bienfaits de la bipolarisation sont peut-être à relativiser parce qu’on n pas complètement d’accord sur les périodes de bipolarisation qui me semble vraiment
Être des exceptions historiques alors là là je voudrais bien je voudrais prendre un peu plus le temps de répondre parce que là c’est vraiment une question de fond d’abord le la structure des des des sensibilités politiques et des courants politiques dans dans le contexte historique français mais
Toujours en jeu comme je le disais entre 10 et 15 nuances politiques à chaque élection et ce sont vraiment ça les unités élémentaires qu’il faut étudier si on veut comprendre les conditions de l’affiliation politique de l’engagement politique et de donc voilà ce sont à ces unités élémentaires qu’il faut qu’il
Faut remonter donc non seulement il a c’est pas la bipolarisation mais c’est pas non plus la tripartition c’est même pas la tripartition c’est la la déc partition permanente hein donc ça on on est d’accord au niveau élémentaire après ensuite au moment de de gouverner les uns et les autres doivent bien se
Regrouper pour pour pouvoir voter des lois et et s’approcher de de 50 % des des députés et donc sont amenés à à créer des blocs toujours très instables et très précaires mais qui qui qui existe quand même et il nous semble que de ce point de vue la la période que tu
Mentionnais de de 3ème force où on a des des coalition SFIO MRP ou différentes coalitions centre gauche centre- droit qui gouvern sous la 4e République ça correspond pas quand même vraiment à de la tripartition dans le sens où c’est pas assumé autant que la tripartition actuelle ou la tripartition sous la
Trème République c’est-à-dire que autant sous la 3è République les républicains modérés opportunistes s’assument comme un groupe différent des socialistes à leur gauche et des et des et des monarchistes ou répu des conservateurs à leur droite et aujourd’hui le bloc Macron se définit comme différent du
Bloc à sa gauche et du bloc à sa droite quand le SF la SFIO gouverne avec le MRP au début de la 4e République c’est quand même il y a pas on s’assume pas idéologiquement et politiquement comme un bloc cohérent on est plus dans une situation où je sais pas un responsable
Ass fio va dire bon les les communistes sont partis tellement loin à l’Est qu’on peut pas gouverner avec avec eux mais un jour viendra où l’union de la gauche recommencera et de fait elle finit par recommencer c’estd que la la le bloc se vit quand même comme un bloc de gauche
Au moins potentiel et avec l’objectif d’y revenir et de fait il finit par y revenir et donc au moins à l’état latin il y a oui de 1900 1910 jusqu’en 1990 2000 enfin c’est c’est c’est pas une périodisation parfaite mais on a la la possibilité de la constitution d’un bloc
De gauche face un bloc de droite qui selon nous joue quand même un rôle moteur dans la mise en place d’un certain nombre de politiques publi à la fin c’est le fait que le Cartel des gauches en 1924 puisse gagner les élections puisse essayer de voter un
Impôt sur le capital en l’occurrence il se fait censurer par le Sénat bon c’est une autre histoire mais mais qui met le système politique sous pression de cette façonl c’est important le fait que le Front populaire l’emporte en 36 même si ça dure pas longtemps c’est évidemment
Très important pour plein de vote sur les congp sur les mesures sociales le fait qu’en 1945 les communistes et les socialistes et une très forte majorité des sièges à l’Assemblée même s’ils ont du mal à gouverner ensemble ils le font quand même un petit peu mais le fait qu’il y
Ait cette très forte majorité communist soci c’est quand même important pour la mise en place de la sécurité sociale voilà le fait qu’en 81 le fait que de 68 à 81 il y a la le le risque d’un basculement à gauche c’est ça aussi un
Rôle moteur sur sur ce que fait la la droite au pouvoir à la suite de 68 donc voilà cette cette cette bipolarisation gauche- droite même si même si elle est elle est toujours incomplète imparfaite et c’est vrai que quand on parle de bipolarisation pure c’est peut-être c’est peut-être excessif mais parce
Qu’en fait elle est jamais pure mais le fait qu’elle existe à l’état à l’état potentiel c’est ça crée une dialectique qui nous semble quand même motrice et qui surtout par rapport à aujourd’hui ou par rapport au aux années 1880 1890 où là la la confusion dans
Dans l’opposition venant à la fois de la droite et de la gauche avec deux blocs très substantiels au blocs des républicains opportunistes crée une confusion que dénonce très bien jores on cite dans la conclusion des des analysstes de jores en 1904 qui se repench sur la période des années 1880
1890 et qui dit voilà confusion déplorable des oppositions de droite et de gauche face au Républicain opportuniste et qui nous semble assez comparable aux confusion actuelles donc c’est dans ce sens-là qu’on insiste sur la période de bipolarisation tout au long du 20e siècle mais on est d’accord que c’est plus une bipolarisation
Théorique et potentiel avec un espèce d’idéal d’union de la gauche face à une une union de la droite qui dans la pratique souvent beaucoup plus instable et beaucoup plus compliqué que ça notamment du fait que les socialistes ont du mal à l’idée de gouverner avec les communistes sauf
Quand ils sont nettement devant mais quand les communistes sont devant ça pose un gros problème et ce qui évidemment aujourd’hui est une question est une question qui se pose pas exactement dans les mêmes termes mais un petit peu quand même alors j’auris une troisème critique mais elle est très
Liée à la seconde tu peux éventuellement répondre très rapidement je suis un peu gêné par le fait que il y ait pas une définition un peu concepttualisé de ce que vous entendez par bloc politique qui à mon avis est défini de manière purement additive x + y + Z
Égale un bloc politique alors bon je vous demande pas de de refaire gramchi et les blocs mais ni Bruno Amable mais faute de définition préalable on est toujours durant une bonne partie la lecture de cet ouvrage euh conduit à se demander quels sont les les limites les
Contours exacts des blocs et est-ce que les contours que vous avez tracés sont ou pas réalistes bon je prends évidemment l’exemple sur lequel tu tu as beaucoup insisté ce que vous appelez le Bloc national patriotique bon vous mettez dedans le rassemblement national ok reconquête d’Émil Zemour ok également
Les républicains xump par qui va pas le va faire beaucoup plaisir et en même temps vous démontrez tout de suite après que les support électoraux ou les bases géosociales de ces trois forces sont complètement différentes et vous allez même jusqu’à dire bon il est possible que finalement il y ait pas de bloc
National populaire je peux retrouver la citation exacte euh mais en même temps c’est que un/ers des votes donc oui c’est non mais c’est c’est la bipolarisation 5050 avec de bloc 5050 c’est très très compliqué et déjà quand on a trois blocs il y a beaucoup de contradictions à l’intérieur de chacun
Comment est-ce qu’on défie c’est parce qu’ un moment oui je ça me revient vous dites ça peut pas être un bloc puisque ils n’arriveront pas à gouverner ensemble ce qui est une définition implicite d’un bloc mais que vous donnez jamais si il me semble quand même que
Dans le chapitre mais peut-être on le fait pas suffisamment clairement mais dans dans le chapitre quand on définit nos nos nuances politiques et nos blocs électorau élections législatives on insiste beaucoup sur cette C cette vision là du bloc c’est-à-dire comment envisage-t-on de gouverner ensemble avec
Qui on envisage de gouverner et et et on définit bah en gros le le voilà le le bloc de droite se défie par un ensemble de parties qui au moins en théorie se disent prêt à gouverner ensemble le bloc de gauche aussi le bloc du centre existe de façon autonome dans notre
Terminologie quand il y a un ensemble de de partis ou de forces politiques qui qui qui prétendent arriver par eux même au moins au même niveau voire un peu au-dessus des blocs de gauche et des blocs de droite et donc pouvoir être gouverner ensemble éventuellement en repêchant des
Morceaux au centre gauche et au centre droit et ça ça n’arrive pas ça n’arrive pas tout le temps et c’est comme ça qu’on caractérise la tripartition par rapport à la bipolarisation euh mais il y a des incohérences au sein de ces blocs alors à forceorie en bipolarisation c’est les incohérences
Sont sont encore plus considérables mais en même temps parfois ça marche et puis à la fin il faut bien voter des lois et euh et euh bon benah en général on y arrive quand même enfin on ça vaudrait peut-être le coup de procéder à une définition soit préalable soit en
Conclusion on pour être plus clair sans bon j’ai une dernière question parce qu’il faudit laisser un peu de place au débat avec la salle vous avez donc une analyse de longue durée qui est très très impressionnante mais qui pose un problème très classique en histoire et en statistique qui est ce qu’on appelle
Façon un peu savante la question de l’anachronisme des séries longues ou encore de faç son encore plus savante l’illusoire constance du nominal alors l’illusoire s du nominal qu’est-ce qu’on entend par là ben on peut très simplement entendre le fait que on on peut douter on peut douter qu’un même
Terme élection ou vote revête la même signification rempl les mêmes fonctions de la Révolution française à la période immédiatement contemporaine selon toute probabilité le vote engage dans le temps et dans les différents espace à la fois géographiqu et sociaux que vous étudiez engageons des exceptions très différente voire peu
Comparable à la fois chez les électeurs et chez les candidats or vous procédez quand même et vous êtes obligé de procéder là encore c’est pas véritablement un reproche que je peux faire je comprends très bien que vous soyez obligé de passer par là vous procédez une sorte de mise en équivalent
Généraliser alors que pour être encore plus clair ce que voter veut dire n’emporte pas le même sens au sens d’orientation et de signification dans le temps et dans l’espace toujours et partout al plus techniquement pour bien me faire comprendre même si on est obligé de rentrer un tout petit peu dans les
Détails techniques il me semble qu’apparaît un petit problème votre typologie en huit classes hein donc Bour commune rurale Bour euh banlieu métropole village pour ou village oui village pour bonieeu métropole et chacune coupée en deux village pauvre rich classes c’est quatre classes démographique et à chaque fois un
Critère économique euh et social commune riche commune pauvre ce cette typologie dans laquelle vous rangez les 36000 commune vous l’opérez à partir des résultats du recensement de 2000 tout derniers recens on est d’accord ah ben non on prend tous les les populations de tous les recensements depuis depuis 18 ans quand
Même oui vous prenez pas vous prenez pas le dernier sensement ah bah non ça ce serait quand même curieux parce ça veut dire chaque fois be change c’est ce que vous appelez village ce que vous ce que vous class comme village s la Révolution française sera pas nécessairement classé comme village au
Milieu du 19e non ok non alors juste peutêtre pour pour clarifier parce que là y avait un point que dans Micheler avait parlé dans saension de la vie des idées ce qu’on observe c’est on observe les populations des communes les populations exactes des communes autant qu’elles sont enregistré dans les
Recensements depuis celui de 1801 et et un peu des recensements de la période révolutionnaire mais bon en gros jusqu’à la depuis la Révolution française jusqu’en 2022 on observe les populations des 36000 communes après la difficulté c’est comment on rassemble les communes dans des agglomérations et donc aujourd’hui la façon dont fait lincer
C’est qu’on regarde le la continuité du bâti en gros les les communes sont dans une même agglomération quand il y a pas de rupture dans le bâti de plus de 200 m plus de 200 m de trou en gros avec évidemment plein d’exceptions lié à des parcs des rivières des zones
Industrielles et cetera il y a pas de carte du bâti homogène depuis la Révolution française permettant d’appliquer cette même définition d’aujourd’hui au passé donc là effectivement on va on va utiliser le regroupement des communes en agglomération de 2020 parce qu’en fait il y a pas c’est la façon dont a été
Défini les regroupement des communes en agglomération dans les recensements du 19e siècle ou début 20e siècle n’utilisit pas cette même définition en fait n’utilise jamais la même définition c’est à chaque fois réinventer une nouvelle définition et donc plutôt que de que de disons de sacraliser les définition utilisé par chacun des
Recensements de la SGF et l’INC il nous a semblé préférable effectivement de d’appliquer ces regroupements de de communes en agglomération derrière mais en prenant en compte quand même les changements des populations communales je comprends pas bah c’està-dire c’est une commune précise que pr prenons prenons juste prenons prenons Amien qui
Aujourd’hui va avoir 130000 habitants et qui a dans son agglomération un certain nombre de communes qui vont avoir 2000 5000 10000 habitants si en 1780 Amien navit que 1000 habitants et que les qure ou C communes au tour on avait 100 et qu’au total on est à moins
De 2000 Amien devient devient un village en 1780 dans notre classification d’ ok d’accord et n’est plus une métropole voilà mais par contre effectivement on regroupe dans l’aglomération d’Amien en en 1800 des communes qui pour le coup étaient complètement séparé par des forêts d’Amien à l’époque et ça c’est
Très difficile à à faire autre chose parce que juste on n’ pas de carartte des forêts du bâti qui soit homogène sur toute la période donc plutôt que de d’utiliser des définitions qui ont été données dans les recensements d’époque on on fait effectivement cette simplification qui est une
Simplification il y a pas de doute juste je vois pas d’autres façons de procéder quand on veut travailler sur de siècles voilà non parce que il y a un géographe je sais pas si tu l’as lu une critique dans métropolitique oui mais qui n’a pas l’air d’avoir compris tout ça là je je
Pense qu’il l’a écrit un peu vite là parce que il a pas vu que on avait quand même les les population des communes depuis depuis 1800ord ok c’est vraiment juste sur ce regroupement de communes en agglomération où il y a pas de carte du bâti homogène en France depuis de
Siècles j’y peux rien moi si on l’avait on l’utiliserait avec grand plaisir de la même façon quand vous travaillez sur le 1 % des communes les plus riches excusez-moi oui quand vous travaillez sur le 1 % des communes les plus riches vous ne travaillez jamais sur les
Mêmes non mais on on peut aussi sortir les graphiques sur les mêmes alors sur le site internet vous pouvez vraiment choisir votre commune et regarder vous voulez voir le 7è arrondissement de Paris vous voulez voir Amien vous voulez voir roubet vous avez les courbes sur deux siècles du vote à
Gauche à droite du revenu de la valeur des logements euh mais le fait de travailler sur le sentil des plus riches ce qui est une très très bonne idée mais le fait que ce soit à chaque fois un sentil qui soit composé de communes différentes c’est
Vrai ça pose problème bah moi pour moi ça pose moins de problème que de enfin disons c’est la façon quand même la plus homogène dans le temps de regarder les 10 % de la population ou les 1 % de la population vivant dans les communes les
Plus rich parce que c’est comme ça c’est la même fraction de la population après c’est c’est une façon de regarder les choses qui est qui est complémentaire avec d’autres façons de regarder les choses hein moi je suis pas pour un indicateur unique qui qui résume tout qui qui est parfait donc c’est aussi
Intéressant de regarder les choses en fixant les communes bon en l’occurrence on décompose quand même ce sur ce truc sur les 1% des communes les plus riches on g regarde séparément ce qu’on appelle les beaux quartiers parisiens bon 7e 8e 16e et cetera des communes très riches de de banlieu des grandes agglomérations
De villages très riches donc on et tous ces différents points de vue sur la réalité sont sont complémentaires et intéressants he moi mon idée c’est que le problème est quasiment insoluble enfin l’état pur on peut pas quand on travaille de 89 à 2022 ou insoluble ou multisoluble
C’est-à-dire que moi je pense que toutes ces comparaisons sur le long terme sont intéressantes elles ont toutes des choses à nous dire à condition qu’on qu’on les regarde avec recul c’est-à-dire que il s’agit pas de dire que en faisant ces comparaisons sur la longue durée on va répondre à toutes les
Questions qui se pose sur le sens du vote pour prendre un titre d’un ouvrage fameux sur sur sur sur sur sur deux siècles on peut pas répondre à toutes les questions comme ça mais je pense quand même qu’on apprend des choses moi je je donne un exemple cette l’ampleur
De ce clivage électoral rural urbain VO défini là de façon très simple les 50 % de la population vivant dans les agglomérations les plus petites les 50 % de la population vivant dans les agglomérations les plus grandes le monde rural ainsi défini a toujours voté plus
À droite que que le monde urbain mais l’écart a été quand même très faible pendant une grande partie du 20e siècle par rapport à ce qu’il était au 19e siècle et par rapport à ce qu’ est revenu au cours des dernières décennies bon ça il me semble c’est une
Comparaison de longue durée qui qui est quand même significative qui nous dit des choses sur ce qui est en train de se produire en tout cas moi je le savais pas avant de faire cette recherche et je je pense que voilà certaines comparaisons de longue durée peuvent
Avoir un sens mais bon à condition de rester prudent et moi je je voilà je ça remplacera pas tous les autres matériaux que qu’il faut absolument mobiliser pour donner du sens au vote ok merci pour les réponses merci beaucoup merci je vous propose pour celles et ceux qui auraient des questions ou des
Remarques je vais faire circuler le micro remerci je précise que j’ai pas eu l’occasion de lire le livre mais voilà j’avais quand même quelques interrogations je salue aussi la présence de Patrick leing que j’ai eu l’occasion d’avoir en cours en master j’ai une question un peu on va dire
Locale notamment sur la première circonscription de la Somme au au derniers législatives au deux dernières législatives comment on peut expliquer l’érosion des préférences partisanes entre deux scrutins concomitant notamment les présidentiells et les législatives c’est-à-dire en l’ ENF donc le changement donc je prends l’exemple de la circonscription par exemple de
François Ruffin où on a un électorat qui a tendance à voter rassemblement national à l’élection présidentielle mais qui votera pour François Ruffin au législative oui bah alors peut-être c’est moi je veux pas m’imisser dans les enjeux locaux et internes à la LFI mais bon un petit peu quand même c’est-à-dire
Que je je pense que là en l’occurrence sur cet exemple là ça illustre sans doute le fait que il y a bah il y a plusieurs discours possibles à l’intérieur du du bloc de gauche et F en particulier et que dans dans le cas de
De de François Ruffin il y a un discours qui cherche à être plus attentif à disons les classes populaires rurales en général les classes populaires des villages et des bourgs et en particulier la la la désindustrialisation subie de de plein fouet par par des territoires ruraux ouvriers des villages et des Bours
Alors que le discours national à gauche et en particulier à LFI peut parfois être perçu comme comme s’adressant principalement voire exclusivement au au au banlieux des des métropoles donc là là il c’est vrai que là il y a une vraie discussion et c’est vrai que par rapport à cette discussion
Qui est un débat qui existe je crois de plus en plus ouvertement à l’intérieur de la gauche et de lfille c’est vrai que nous les résultats de de notre livre vont vraiment dans le sens de dire euh enfin dans le sens Rufin si on veut si on veut simplifier c’estd vont dans le
Sens que l’écart de vote entre les classes populaires rurales et urbaines a atteint au cours des dernières décennies un niveau anormalement élevé enfin anormalement élevé au sens où les périodes où on a vu quelque chose qui s’apparentait davantage à la bipolarisation gauche- droite dans le passé avec toutes les réservve qu’on
Peut mettre sur cette analyse était des périodes où le clivage territorial était plus faible aujourd’hui il existait c’est vrai les territoires ruraux étaient toujours un peu plus à droite mais avec un écart très faible et en le vote miton 80 est un exemple mais c’est beaucoup plus général que ça au cours du
20e siècle donc là il y a quelque chose d’anormal qui s enfin d’anormal en tout cas de nouveau qui s’est produit et si on si on ne s’attaque pas à ça ça ça risque de pas suffire pour la gauche c’estd que concrètement la stratégie consistant la stratégie d du
4e bloc de dire il y a un bloc d’abstentionniste il faut lutter contre l’abstention notamment dans les banlieux et le problème sera réglé ça ça nous semble au vu de nos résultats une stratégie insuffisante ça fait partie évidemment de la la stratégie mais il faut aussi pouvoir reconquérir une
Partie du vote du vote populaire des des bourgs et des villages et il s’agit pas de prétendre qu’ suffit d’appuyer sur un bouton pour que les électeurs passent du RN à la à à la gauche mais bah le cas de la des élection législative quequelle vous faites allusion montre que c’est
Quand même possible de faire un me de faire un meilleur score et voilà faire basculer 5 points 10 points de l’électorat ça peut faire une énorme différence au niveau au niveau national au sein de au sein des de de de ces de ces territoires moi je suis préoccupé par
Une question qui n’est pas abordée c’est la problématique du vote contre et non pas du vote pour c’est depuis des années on est obligé de voter contre ce qu’on ne veut pas plutôt que de voter pour ce qu’on voudrait et du coup ça bèse pour moi une bonne partie du des résultats
Des élections ça ne veut pas dire que ça changerait sur le fond je je suis pas du tout certain mais je trouve que cette l’idée du 3è tour ou bien de d’un autre mode qui permettait de de de décider d’abord pour vraiment qui on veut voter me paraissait intéressante après le le
Vote fr national a fa passer la fois dernière oui alors le bon le vote contre c’est on peut aussi l’interpréter l’abstention c’est une sorte de vote contre c’estàd c’est c’est une sorte de vote voilà où on n’est pas on n’est pas satisfait contre face au face au
Candidats qui se présente donc on on ne vote pas on regarde aussi he dans le je précise que dans la partie consacrée à l’abstention on regarde les taux d’inscription sur les listes électorales avec des variations intéressantes dans le temps par par niveau de commune on regarde aussi le vote blanc et nul he
Qu’on essaie de regarder sur longue période ce qui n’avait jamais été fait autant que je sache sur une période aussi longue en tout cas de regarder donc on essaie de regarder ces différentes formes de vote contre au sens de l’abstention de la noninscription du vote blanc et nul
Alors maintenant ce que je comprends dans votre question c’est que ce que vous mettez dans le vote compte c’est aussi parmi ceux qui se sont exprimé il y a aussi du vote contre et vous avez bien sûr raison après est-ce qu’il y en avait pas aussi déjà dans le passé
C’est-à-dire que moi je suis pas capable de dire au sein des votes exprimés aujourd’hui s’il y a plus de votes contre qui a a 50 ans ou qui a 100 ans ou oui alors mais je veux dire qu’à toutes les époques aussi il enfin la désespérance démocratique fait partie de
La démocratie elle-même c’està-dire queon est c’est un régime la démocratie électorale qui est censé donner le pouvoir comme ça à tous les électeurs qui en qui repose sur un espoir tellement démesuré quelque part et qui sera jamais réalisé que que il est il est il est il produit en permanence de
La désespérance et de la déception mais mais bon il faut pas non plus moi je je je suis quand même frappé ou il y a des il y a des a des discussions aujourd’hui sur la la chute de la participation on va dire voilà il faudrait du faudrait du
Vote électronique je dis pas que je suis contre le vote électronique il faudrait simplifier l’acte de voter c’est trop compliqué de voter ça prend trop de temps les les les gens n’ont pas envie d’aller voter tout ça bon mais en même temps on voit des périodes dans l’histoire où c’était quand même
Compliqué d’aller voter où fallait se déplacer y compris au cheflieu de canton parfois où fallait dans une commune qui était lointaine et on avait des participations de 70 80 % bon je pense qu’il faut il faut quand même regarder du côté du côté des programmes de transformation économiqu qui sont
Proposés c’est moi je je moi quand même l’interprétation principale qu’on propose à la fois pour l’abstention pour le pour les différentes formes de vote contre et pour ces nouveaux clivages de séparation de votes rural urbains qu’on voit c’est une réduction d’ambition disons dans les programmes politiques c’estàdire que pendant une large partie
Du 20e siècle il y a eu un espoir de de transformation économique et sociale de transformation du système économique qui a permis de mobiliser des électeurs cet espoir depuis les années 80 depuis la chute du communisme et de depuis l’euphorie libérale des des années 90- 2000 cet espoir n’a pas vraiment été
Remplacé par un nouvelle forme d’espoir et c’est et et et et ça ça alimente selon nous ce ce différentes forme de vote contre et mais c’est c’est pas non plus quelque chose qui est figé forcément à tout ou à tout jamais en tout cas c’est ce que nos résultats laissent à penser bonjour
Euh je vous souhaitais vous poser comme question ce ce changement justement par rapport au vote à droite côté rural est-ce que vous pensez qu’il a un lien justement avec la montée médiatiquement de l’extrême droite la montée en puissance de de la présence sur les divers canaux médiatiques et est-ce que
Vous pensez justement que par rapport à ce ce ce rattrapage de la gauche cet impact de la gauche qui doit aller chercher ces votes là dans dans la zone rurale est-ce que vous pensez qu’ comme le premier enjeu le premier facteur le premier le premier objectif ce serait pas deussi qui
Une une présence à gauche médiatiquement et une reconquête de la gauche médiatiquement pour pouvoir influencer ça et à quel point de manière plus générale pensez-vous que l’impact médiatique aujourd’hui a un point un un pouvoir un impact sur la droite avec notamment la montée de de Zemour ce
Genre de choses sur le point de vue médiatique oui alors c’est sûr que ces news Europ le JDD et cetera ça ça n’aide pas beaucoup la gauche hein ça donc on est on est complètement raccord là-dessus mais je veux pas je voudrais pas et et
Voilà Julia CAG avec qui on a écrit ce livre beaucoup travaillé sur les les problèmes de financement des médias de financement des campagnes politiques aussi et le poids que c’est questions ont sur le vote et sur les rapports de force et de pouvoir au niveau politique donc je vais pas dire le contraire
Aujourd’hui mais en même temps je veux dire qu’il a il y a quand même aussi la question du discours et des programmes qui est quand même aussi importante parce que les responsables de de gauche ont quand même se retrouvent dans des matinal radio se retrouve dans des dans
Dans on quand même on peuvent quand même s’exprimer dans le dans le dans le paysage dans le dans le paysage médiatique et au niveau national qui est quand même très important c’estàd que dans les peut-être ce que j’ai oublié de répondre peut-être à Patrick tout à l’heure aussi dans les transformations
Structurelles du sens du vote sur la longue durée il y a dans dans nos résultats une forme de nationalisation du vote au cours du temps c’est-à-dire que je disais la classe géosociale est passée de 30 % des des écarts de votes au niveau communal en 1848 à 50 % en
1980 70 % aujourd’hui donc une très forte progression ce qui a baissé par contre au cours de cette même période c’est le poids du département c’est le département expliquait beaucoup plus en 1848 et a baissé au cours du temps il continue d’ y avoir des effets proprement départementaux mais ils sont
Pour l’essentiel absorbés par les effets liés à la taille d’agglomération et de commule indépendamment du département la proportion d’ouvriers le revenu et cetera et donc cette nationalisation du vote est sans doute en partie lié à un système médiatique qui est devenu de plus en plus national pour s’informer et
Bon tout ça pour en revenir à ma réponse c’est que les les responsables de gauche ont quand même accès à ces médias nationaux en grande partie et donc là je pense que le discours qui est tenu par rapport au au au bourgs et au villag et notamment toutes les questions de
Transition écologique il y a il y a une façon de de stigmatiser les lecteurs des des Bours et des village qui prend sa voiture qui habite dans un dans un dans une maison individuelle alors que voilà on prend sa voiture évid c’est plus facile quand on a le métro à Paris de
Pas prendre sa voiture mais au passage on oublie complètement que le le le Parisien qui qui part en weekend à marcelone en avion aimit beaucoup plus que le le rural dans sa voiture donc il y a un moment si on ne si on met pas davantage de classe sociale dans ces
Analyses y compris sur le plan écologique et qu’on ne compare pas bah le niveau d’émission carbone le niveau de sur une base objective on on va avoir du mal à recoller les morceaux avec le l’électeur rural qui se sent souvent stigmatisés sur la voiture individuelle sur la question de l’accès à l’habitat
Individuel pavillonnaire ce sont des questions compliquées mais on peut pas on va pas mettre des remplacer tout l’habitat dans les villages les bourgs par des tours comme ça de on a on a des on a des des des des maisons qu’il faut organisé par rapport au au euh la à
L’isolation thermique par rapport à à la question du de de la quantité d’artificialisation des sols on on peut pas traiter de la même façon une grande villa propriété un petit pavillon bon il faut regarder tout ça mais mais on la gauche a eu un peu tendance ces
Dernières années ou depuis 10 ou 20 ans à à à s’éloigner de ces de préoccupations du monde rural donc c’est vrai sur les questions de services publics c’est vrai sur les questions de d’habitat d’accès à la propriété c’est vrai peut-être plus encore sur la question de la la la concurrence
Commerciale internationale et de la façon dont la l’emploi ouvrier très fortement souffert au cours des dernières décennies donc sur toutes ces questions il nous semble possible quand même de tenir des discours différents et qui permettront d’avoir des résultats électoraux différents parce que c’est quand même aussi ce que
Montre notre analyse c’est que les les électorats voilà les choix ne viennent quand même pas de nulle part on a des quand on voit les différences entre le le vote écologique le vote trotskiste le vote les les électeurs savent savent un peu pour qui ils votent et pourquoi
Enfin c’est pas tout ça n’est pas ne tombe pas desnu et n’est pas sans rapport avec les les les discours et les programmes tenu par les par les uns et par les autres donc il y a quand même des marges de manœuvre qu’il faut ressaisir bon ça va pas ça va pas
Déplacer tout 100% de l’électorat de tel ou telle commune comme ça du jour au lendemain mais ça peut déplacer suffisamment pour pour faire une différence importante surtout sur des scrutins récents he dont je veux rappeler qu’ils ont été quand même extrêmement serrés c’est si on prend les premiers tours des
Présidentiells 2017 et 2022 on a 4 candidats entre 20 et 24 % en 2017 3 candidats 22 23 28 en 202 donc voilà il y a très peu de déplacement de voix fait un un second tour complètement différent et avec potentiellement une reconfiguration du du conflit politique assez assez
Substantiel une dernière question s’il vous plaîtqu on respecte les les ores moi moi j’avais une question sur un peu géographique c’està dire que la réponse qui vous a fait par la France insouvenie souvent c’est qu’ dit on a réussi à avoir des députés dans certaines zones rurales et est-ce qu’il
Y a un problème par exemple au niveau des Haut- de-fance par exemple on a quasiment pas de de députés en zone rurale dans l’ de France alors que dans d’autres secteurs euh par exemple dans la creuse la député et France insoumise est-ce qu’il y a une différence spatiale
De cette évolution du vote RN la progression du vote RN géographiquement alors on bon nous on n’ pas des explications pour toutes les variation qu’on arrive qui sont très complexes très riches et voilà il y a sans doute des personnes dans la salle qui sont plus plus spécialistes que moi
Des Haut- de France et de différentes régions donc je suis pas là pour dire on a les réponses à tout ça mais un un des éléments qui semble peser quand même très lourdement pour différencier en particulier les territoires que vous désig c’est la la question du la question du référendum européen de 2005
Et le clivage sur l’intégration européenne est quand même très prédictive c’estàd que le vote non en 2005 au niveau communal notamment dans les haut de France et si on regarde commune par commune et par rapport à des territoires plus d’ creuse ou dans le ou
Dans le sud-ouest du pays on on on a vraiment un un vote non très important au référendum de 2005 qui va ensuite perdurer dans dans les territoires ruraux dans les Bours et les villages sur un vote RN très très fort et un vote qui al là pour de coup est est
Totalement inatteignable pour la droite sarkoziste ou zemourienne ou cotienne ou tout ça et et donc là l’interprétation qu’on propose c’est qu’on a eu une là on a quand même des représentations une perception très forte que l’intégration commerciale européenne l’intégration économique internationale la concurrence avec les pays l’est la
Concurrence avec la Chine tout ça a fait beaucoup de mal en terme d’emploi industriel et et de fait c’est quand même aussi ce qu’on observe aussi c’estàd qu’on a une diminution des pertes d’emplois dans les Haut- de France qui sont pas les mêmes que dans la Creuse ou dans le Sud-Ouest et cetera
Donc si ces éléments bah socio-économique et lié à des des conséquences sur les niveaux d’emploi nous semble quand même être une des explications objective alors après les conséquences politiques selon nous c’est que c’est très difficile bon parler des services publics de l’accès à l’habitat pavillonnaire c’est très bien mais il va
Falloir parler aussi de l’Europe et de la concurrence commerciale international et moi moi je suis par ailleurs très social fédéral comme je dis j’ai participé à un manifeste pour la démocratisation de l’Europe pour qu’on puisse voter dans une assemblée européenne un impôt en commun sur les grandes fortunes sur les sociétés et
Cetera et cetera mais très concrètement autant il faut être pour ce type de solution fédéraliste internationaliste à à long terme et dès qu’il y aura une majorité pour ça mais en même temps on ne peut pas attendre qu’il ait l’unanimité en Europe ou même la majorité en Europe pour prendre des mesures de
Protection face au dumping social environnemental commercial donc très concrètement vous prenez les mesures de de de taxe carbone aux frontières qui ont été adoptées en Europe ces derniers mois bon c’est très bien sauf que si vous regardez les chiffres à l’horizon 2030 la le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières les sommes
Prélevées au niveau de toute l’Union européenne vont représenter moins de 2 % des importations chinoises en en Europe et encore moins si on prend toutes les importations du reste du monde ça ne va faire aucune différence en concrètement il y a absolument aucun produit qui qui arrive aujourd’hui qui
N’arrivera pas à cause à cause à cause de ces 2 % de taxes donc donc si vous voulez là là on a on a besoin de mesures unilatérales bah française concrètement alors en tendant la main aux partenaires français de la France pour direà le plus tôt on peut avoir une majorité ensemble
Pour faire plus ensemble c’est très bien mais je pense qu’ à un moment on a besoin d’une Europe qui soit une Europe du mieuxdisant social fiscal environnemental c’est si l’Europe permet de prendre des décisions ensemble permettant de faire plus c’est très bien mais ça doit pas empêcher chaque pays de
Faire de faire ce qu’il peut faire avec des critères objectifs sur les émissions carbone des différentes importations sur le dumping fiscal de de des entreprises travaillant dans d’autres territoires qui ne payent pas les mêmes impôts les mêmes les qu’ pas les mêmes obligations sociales environmentales donc il faut
Qu’il y ait une base factuelle objective extrêmement forte qui permet de se distinguer du du camp nationaliste et qui soit vraiment fondé sur une base disons universaliste avec des objectifs sociaux environnementaux mais à la fin des fins on ne peut pas attendre l’unanimité pour avancer donc là là je
Sais qu’en disant ça auss on met les les les les pieds sur un terrain compliqué que beaucoup qui effrait beaucoup certains à gauche et je je peux comprendre aussi ça mais je pense que ça ça reste une question centrale et que la tripartition s’est développée notamment sur le clivage européen qui est quand
Même les votes de 92 et 2005 sont les premiers votes qui rassemblent le centre gauche et le centre droit les électeurs les plus favorisés du centre gauche du centre droit dans une même coalition et c’est un peu quand même une une une préfiguration du vote du vote Macron
Aujourd’hui et la la sortie de cette triépartition impliquera forcément également de façon centrale les questions européennes et et les questions de mondialisation finalement qui sont intéressir de la livraie Mart et pouir faire dédicacer votreant 15 minutes merci