Nous avons eu le plaisir d’accueillir Baptiste Moutaud (CNRS, Lesc) et Sébastien Lemerle (Université Paris Nanterre) lors du séminaire du projet ERC CoachingRituals le 26 octobre dernier. L’intitulé complet de leur présentation est : “Se baigne-t-on deux fois dans le même concept ? Histoire, usages et circulation de la plasticité cérébrale”.

Super merci beaucoup euh B merci pour cette introduction donc effectivement on vient vous vous présenter un projet et ses premiers résultats alors un projet qui qui part d’un constat c’est le fait que depuis depuis d’années le concept de même plus d’ailleurs trentaine d’années le concept de plasé cérébrale concept forgé par les

Neurosciences se diffuse en Europe en Amérique du Nord au sein d’espaces sociaux éérogène aussi bien dans le champ scientifique évidemment que dans le champ éducatif en passant par le champ médicalel du droit de l’entreprise du bien-être de l’intervention psychosocial et l’idée de ce projet était toujourss de mesurer l’ de cette

Diffusion la diffusion de ce concept dans l’espace francophone et de répertorier la variété des usages ainsi que que de C des sens qui sont qui sont accollé à ce concept et de mettre au jour les les enjeux scientifi Politi sociau quiimplique la circulation d’une notion scientifique centrale simultanément investi par des

Agents logique représentation et attente a priori dis semblable et donc une hypothèse de départ de de ce projet était que que circule actuellement plusieurs versions de la notion de cette notion de plasticité cérébrale ou neuroplasticité ou plasticité neuronale on rentrera pas forcément dans dans dans ces distinction terminologie on verra d’ailleurs

Pourquoi donc qui qui circulation et et et version qui s’appui qui se nourrissent du prestige de son origine scientifique mais qui qui favorise aussi des pratiques sociales concrètes euh donc voilà donc en gros il s’agit de lancer une réflexion sur les conditions par lesquelles s’opère et dans lesquels

S’opère la socialisation de débats et de connaissanceces neuroscientifique au moment où elles sont convoquées pour fonder des des des initiatives des politiques publiques ou des dispositifs d’action dans des domaines variés alors j’ai c’est c’est moi qui euh qui qui parle en premier comme vous le constatez

Euh et donc dans un premier temps je vais je vais essayer de clarifier les termes et les concepts euh tout en essayant de revenir sur les premiers moments un peu déstabilisants lorsqu’on aborde cette objet qui n’est finalement pas aussi clairement délimité que son succès le laisse supposer mais qui

Malgré cela ou grâce à cela peut-être circule et largement réapproprié euh l’idée donc dans dans dans ce premier temps étant étant de proposer quelques lignes d’analyse et puis ensuite de laisser le le la parole à Sébastien qui qui va qui va exposer la variété des sens à coller

À cette notion à travers notamment trois figures clés qu’on a identifié trois figures clés qui de la diffusion en France de ce concept et puis ensuite si on a le temps je reviendrai conclure en amenant quelques réflexions plus larg donc pourquoi alors peut-être souligner que c’est un peu une communication

Expérimentale c’est c’est notre première notre première communication commune sur ce sujet euh donc c’est à la fois une tentative de de d’état des lieux d’ ation aussi de voir comment on arrive à s’articuler euh on espère ne pas trop se répéter l’un et l’autre alors voilà un exemple assez flagrant de

La popularité de ce concept donc c’est notre notre bon Président Emmanuel Macron euh qui qui qui intervient notamment autour de de des politiques éducatives qui ét développé par Jean-Michel Blanquer ministre deéducation nationale en 2022 euh et qui pour particularité développer des des approches des approches d’éducation fortement influencé par les approches

Neuroscientifiques et donc lors des assises assises de la maternelle Emmanuel Macron rappelit la plassticité du cerveau avant 6 ans et particulièrement propice à l’assimulation du langage or c’est à ce moment que les décrochages les plus profonds se fabriquent et donc la journaliste conclu par un diagnostique que l’on doit aux recherches aux

Recherches en neurosciences et euh donc là on a convocation de de des recherches en neurosciences de ce concept de de plasticité du cerveau avant 6 ans qui vient légitimer l’action publique et rendre compte aussi des inégalités sociales ou bien d’un recouvrement du biologique et du social et de situation qu’accessoirement euh d’autres

Disciplines que les neuroscienceces avait déjà avait déjà décrite ou même que que que qui relève aussi tout simplement du bon sens he qu’ a pas forcément besoin d’être forcément scientifique pour arriver à de tes conclusions mais d’autres d’autres exemples hein alors un petit jeu en fait plasticité et n’importe quel autre mot

Sur un moteur de recherche et et vous trouverez vous trouverez donc beaucoup de de sites de professionnels de l’hypnose du yoga de centre de formation en coaching qui mobilise le concept de de de plasticité cérébrale qui s’approprie ce concept dans des domaines effectivement pas forcément attendu mais

Qui participe en tout cas à légitimer les pratiques à leur conférer une légitimité scientifique mais aussi et c’est tout notre c’est à valoriser une idée précise qui serait que l’on peut se transformer et que certaines pratiques certaines technologies de soi on va dire peuvent nous y aider donc aussi bien des sitites

De praticiens professionnels que des organismes de formation en coaching des praticiens du monde du bien-être du yoga du développement personnel la méditation de l’hypnose que là il y a aussi des exemples de presse spécialisé en vulgarisation scientifique ou des grands publics d’information donc voilà j’aurais pu j’aurais pu en en présenter

D’autres à manger du chocolat ça faire ise aussi la plé cérébrale voilà j’ai au bout d’un moment j’ai arrêté de chercher quand quand le moteur de recherche a fait ressortir l’une de mes publications là j’étais extrêmement vexé donc j’arrê pe sititation d’astrologie aussi où on utilise le concept de plasticité

Cérébrale pour expliquer tout simplement ce qui va ce qui va arriver aux gens dans les dans les dans les prochaines les prochaines années donc voilà donc on on va on va d’abord essayer de de tenter de clarifier ce que ce que recouvre ce ce concept ce qui n’est pas forcément le plus

Simple alors je essayer d’être pas pas pas trop technique parce que parce qu’on a déjà beaucoup de choses à vous dire donc pour aller pour aller un peu vite la cérébrale renvoie en neuroscience à deux phénomènes distincts chez les animaux et et chez les chez les humains chez

Animaux non humains donc il y a la plasticité synaptique c’est le fait que nos réseaux neuronaux les connexions synaptiques euh la formation de connexion entre les les les les neurones de réseau de connexion entre les neurones se réorganise et joue un rôle prépondérant dans le développement neurologique avant la

Naissance et dans les premières années de la vie et donc en gros avant avant avant 5 ou 6 ans euh mais aussi pendant ce qui est qualifié de périodes critique de plasticité donc notamment des périodes où les êtres humains seraient sensibles au au de de INP de l’environnement et

Notamment l’adolescence par exemple donc c’est un processus qui accompagne tout simplement le l’apprentissage et la répon la réponse au c’est la réponse au niveau cérébral aux premières expériences vécues par les individus euh cependant ce processus perdure tout au long de la vie et en particulier a été observé chez des adultes qui seraient

Victimes de lésions cérébral le traumatisme en AVC par exemple et qui peuvent ensuite récupérer certaines fonctions neurologiques ou cognitive endommag AG ou perdu a priori parce que par des pratiques d’entraînement des des des d’autres zones du cerveau prennent le relais euh donc ce qui en en partie c’est en

Partie l’idée qui qui qui soutient les pratique de réhabilitation cognitive dans le champ de la neurologie par exemple basé sur des des l’entraînement de capacités cognitive ou de tâch motrices spécifiques pour que les personnes puissent les retrouver les les réacquérir euh euh mais cette capacité du cerveau à

Se réorganiser ne se limite pas à ces formes pathologiques notamment il y a de nombreuses pratiques d’entraînement cérébral qui se fondent sur cette notion en postulant qu’il est possible d’orienter ou d’inciter les phénomènes de neuroplasticité par l’entraînement de compétences ciblé et ceci jusque tard

Dans la vie alors il y a un cas qui est cité partout dans la littérature enfin partout qui est souvent cité dans la littérature un cas paradigmatique et celui des chauffeurs de taxi londonien c’est une étude très célèbre qui a montré qu’en fait la proportion du cerveau situé dans l’hpocampe et qui

Serait associé à la mémoire spatiale était beaucoup plus développé chez les chauffeurs de taxi londonien ce qui serait dû à la stimulation quotidienne de cette fonction par leur activité leur activité de de chauffeurs de taxi donc c’est des dispositifs de démonstration dans ce cas-là qui sont

Assez simples on fait de on fait de la neimagerie de l’imagerie cérébrale fonctionnelle avant après sur ces chauffeurs avec une population contrôle et on s’aperçoit que leur hypocampe les plus gros ou plus actif euh second phénomène que recouvre la plasticité cérébrale c’est celui de la neurogenèse c’est-à-dire la production

De nouveaux neurones dans le cerveau alors le discours du de en neuroscience là-dessus c’est de dire que jusque dans les années 80 c’était totalement impensable pour la communauté neuroscientifique remis quelques chercheurs avant-gardistes c’était totalement impensable que la neurogenèse la production de nouveau neurones se poursuivent chez les mamifères adultes point

Euh alors il y avait quelques données sur d’autres animaux c’est sur des oiseaux sur des rongeurs euh mais cette plité plasticité donc qui là est structurelle le développement de nouveaux neurones et leur intégration potentielle dans des circuits fonctionnels se limité à la petite enfance ou à la vie la vie intrautérine

Mais mais s’arrêter euh s’arrêter ensuite et c’est au tournoant des années 90 que plusieurs équipes alors il y a des équipes de d’isabeth G Fred Fred gage et cetera qui ont réussi à démontrer ou tenter de démontrer que ce phénomène perdurit alors sur des rongeurs adultes puis sur des primates

Puis sur des êtres humains sauf que c’est euh cette idée de fabrication de nouveaux neurones qui se poursuivrait chez les adultes humains et encore très débattu et notamment parce qu’elle est impossible à démontrer techniquement d’un point de vue technique c’est impossible de de de la mettre en évidence aujourd’hui on travaille que

Sur des tissus postmortè quand on travaille chez les humains chez les animaux on peut il y a d’autres techniques alors notamment suivre suivre la la la production de certaines protéines euh qui sont des marqueurs de la migration neuronale et de la de la neurogunèse par exemple chez les humains

Il y a que des preuves indirects postmortème euh les modèles rongeurs ou les modèles primates sont critiqués aussi c’est pas parce qu’on les trouve chez les rongeurs ou chez les primates que ça existe chez les êtres humains il y a différ de taille de de complexité du cerveau les

Rong rongeurs sont considérés comme un considérés comme ayant un système neuronal flexible immature en terme d’évolution donc il n’aurait pas le le système de sophistication des êtres humains qui ne serait pas assez stable et puis il y a de nombreuses études contradictoires alors vous voyez à chaque fois enfin à chaque fois très

Régulièrement c’est type d’articles qui paraissent dans Nature donc c’est on est sur des sur des des débats des débats extrêmement sensibles et et et important mais alors je reprends je reprends ce que nous a dit un eururoscientifique qu’on a rencontré en fait tout le monde est convaincu que ça existe mais

Personne ne peut le démontrer sur l’humain et c’est aussi alors il y il y a un très bon pour ceux qui sont passionnés par cette question je suis sûr qu’il y en a un très bon blog qui résume qui résume très bien et qui dit à peu près la même chose qu’ a

Unit il y a pas de preuve mais il y a des faisceaux de preuvees suffisamment denses importants pour penser que ça existe donc ces deux phénomènes euh recouvrirait ce que l’on désigne aujourd’hui sous le concept de plasticé plasticité cérébrale ou neuroplasticité notion qui nourrit l’idée que le cerveau humain n’est pas

Fixe n’est pas figé mais que sa structure et ses fonctions évoluent se modifie tout au long de la vie au fil des expériences et selon l’environnement dans lequel sont immergés les individus donc le cerveau humain serait en constante évolution que ce soit dans ses formes pathologiques ou dans son état

Normal de base plutôt euh et cette notion ouvrirait à l’idée que nous pourrions individuellement collectivement agir dessus et orienter les ces mécanismes de plasticité donc c’est un phénomène qui remettrait en question l’idée d’une dessinée biologique immuable euh qui sous-entend que le cerveau serait maléable Sébastien va revenir sur tout

Cela et qui serait possible du changement dans un processus qui auparavant était considéré comme fixe F en gros c’est l’héritage de de de l’istologue espagnol ramani Caral c’est une fois que le cerveau est mature il est fixe il est figé mais qui mettrait aussi fin à un double déterminisme biologique et social

C’estàdire que les ah excuse-moi inégalité de classe condition de vie précaire qui ont une influence sur développement cérébral notamment dans la petite enfance sur la trajectoire des individus la plasticité en fait permettrait individuellement de les surmonter ensuite par l’éducation par des politiques alors il y a une énormément de littérature en sciences

Humaines et sociales là-dessus c’est à peu près l’essentiel de la littérature sur Laé cérébrale c’est c’est des critiques des politiques des biopolitiques néolibérales autour de cette question là et sur le fait de d’agir d’agir sur le cerveau pour pour pour dépasser les les pour faire disparaître les les les questions des

Inégalités de classe ou ou de vie préc euh si vous avez fait un peu de biologie vous le savez euh il faut quand même rappeler alors on le rappelle parce qu’en fait dans les recherches en sciences sociales soette question là c’est c’est c’est jamais c’est jamais amené mais qu’en fait le

Concept de plasticité il est transversal aux sciences biologiques il est pas spécifique aux neurosciences et ceci depuis son apparition au début du 20e siècle euh et il désigne généralement la propriété d’un organisme des organismes quels qu’il soit à s’adapter à se modifier en réaction à l’environnement c’est la

Plité par exemple exemple la plasticité j’ai beaucoup de mal c’est problématique pour qu’on a un projet là-dessus la plasticité plasticité phénotypique problème d’ancien Begg par exemple qui soutend la la diversité des formes sous lesquelles le vivant existe et donc qui permet de relativiser les conceptions du vivant

Que que cette notion de plasé cérébrale véhicule euh qui sont des questions qu’on trouve par exemple question classique hein des questions classiques qu’on trouve dans les dans les travaux en en philosophie des sciences sur le sujet hein c’est euh une fois qu’on parle de plasticité en biologie on est sur quelle dimension

Est-ce qu’on parle des facteurs environnementaux des mécanismes d’adaptation de la variété des formes et cetera donc au-delà de ça au-delà du fait que cette notion vient renverser les conceptions fixistes du cerveau ce qui est spécifique et c’est un peu notre ambition c’est c’est de réussir à isoler pourquoi dans ce cas

Précis dans le cas de ce concept est-ce qu’il diffuse est-ce qu’il infuse dans une variété de domaines d’autant plus que dans notre recherche on s’est aperçu dans nos rencontres avec les les chercheurs en neuroscience on s’est rendu compte que il y a plusieurs problèmes plusieurs impasses qui apparaissent assez

Rapidement c’est que si le concept est partagé par les acteurs du champ lorsqu’on rencontrer le neuroscientifique en fait ceci avait tendance à à avoir un discours qui qui nous déstabilisait au début alors voilà un exemple un exemple d’ d’un chercheur qu’on a rencontré donc c’est un chercheur dans une institution phare des

Neurosciences françaises qui utilise des technique de stimulation magnétique pour en recherche fondamentale et en recherche clinique en neuroscience pour pour initier ce processus plastique et pour en étudier les mécanismes euh donc il nous dit qu’ il teste le potentiel plastique d’une région par exemple il crée ce qu’il

Appelle des lésions réversibles en fait il stimule il stimule le cerveau des personnes il induit un dysfonctionnement léger souvent imperceptible pour la personne mais qui induit un temps de réaction plus plus lent chez chez ces personnes et puis voilà il observe il observe sa comment comment cette stimulation agit sur les fonctions

Sensitives comment il arrive à à altérer des temporairement certaines capacités cognitives sensoriel euh et seulement tout au long de l’entretien en fait chercheur nous explique qu’il travaille pas sur la plasticité mais sur l’élasticité et donc il nous dit j’ai un problème à appeler ça de la plasticité pour moi c’est l’élasticité

Euh donc en gros pour aller vite c’est qu’en gros le le le le une fois qu’il a qu’il a modifié le fonctionnement du cerveau il revient très rapidement sur état normal [Musique] donc je lui demande mais pourquoi vous dites pas que vous travaillez sur l’cité quand on regarde ce que vous faites vos

Publications descriptif de vos recherches vous annoncer que vous travaillez sur la plasticité et il marque un temps il dit c’est vrai je sais pas c’est parce qu’on sait que le mot plasticité est plus populaire que les gens comprendront donc là mon collègue vif commecl réagit les gens c’est qui les étudiants qui viennent

Nous voir pour faire une thèse ou un master en revanche mes cours je peux te le montrer je parle d’élasticité donc prier sujet qui nous dit que les gens comprendront alors qu’ pourrait comprendre mais c’était pas le le seul cas hein c’est c’est par exemple si vous prenez on avait également rencontré alin

Prion qui est Sébastien va nous en parler longuement mais qui est professeur administrateur qui était professeur administrateur au Collège de France et qui tenait la chair processus morphogénétique euh et qui est un des un des chercheurs centux dans la question de la pie cérébrale et quand on reprend

Toutes ces leçons au Collège de France notamment ces leçons régénération et plasticité dans le système nerveux et évolution système nerveux robustesse et plasticité qui sont donc il a plusieurs he de de conférence il utilise le terme de plasticité une fois sur ces plusieurs heures de de conférence il parle de

Morphogenèse de neurogenèse de renouvellement cellulaire et cetera mais jamais une fois de plasticité dans le titre euh pour dire qu’il va en parler euh donc constat était assez simple he le concept était affiché mais dès que les chercheurs devenaient un plus précis dans le descriptif de leur travaux il il

L’utilisait plus ou alors pour relativiser la valeur du concept et des mécanismes qui étaient censé recouvrir tout en reconnaissant eux-même la portée symbolique de ce qu’il véhiculit comme représentation sur l’humain et comme support de pratique alors on disait c’est un terme vague c’est une syinecdote c’est un motalise c’est un

Terme d’ff d’affichage pour vendre ses recherches c’est un truisme il parlait de réorganisation d’élasticité ils amenaient 1000 nuances mais il n’utilisaient pas ou peu ce terme ou il le il le il le discutait euh et notamment il soulignait il soulignait quelques limites hein dans ce concept don c’est pas exhaustif mais

Donc le fait que personne ne doute que le cerveau est un organisme dynamique oui le cerveau réagit à son environnement et aux expériences de l’individu c’est une évidence euh la plasticité c’est à la fois ce qu’il faut expliquer et c’est ce qui explique euh alors ça c’est un truc qu’on

Retrouve assez souvent effectivement où le concept est mobilisé autant pour justifier des pratiques et ensuite il faudrait aller explorer pourquoi ces pratiques agissent sur la plasticité mais en attendant c’est c’est c’est c’est ce qui continue à légitimer scientifiquement la pratique [Musique] euh estce que moi j’écris un truc qui

Veut je comprends plus ce que ça veut dire [Musique] euh donc voilà bref ensuite le concept recouvre des réalités observer alors ça c’est un élément fondamental qui revient régulièrement c’est c’est que le concept de plasticité recouvre des été observé qui sont tellement différentes en terme de niveau d’échelle entre la cellule et

Le réseau entre la région cérébrale et la cellule entre l’observation de comp de changement comportementaux une fois qu’on agit par exemple typiquement notre collègue qui agissait sur le cerveau des personnes il observit ensuite des des transformations enfin des effets cognitifs ou comportementaux euh quand on observe des des effets biologiques

Moléculaires chimique fonctionnel sans finalement que un causeau puisse être clairement établi est-ce que par exemple dans le cas de nos chauffeurs de taxi londonien est-ce que est-ce que cette augmentation de l’hypothalamus c’est quoi c’est une augmentation de l’activité synaptique qui se traduit par un changement de comportement identifiable est-ce que c’est autre

Chose est-ce que il y a plus d’échang est-ce que le est-ce que c’est juste une question de volume est-ce qu’il y a plus de neurones est-ce qu’il y a plus de connexion je crois qu’il en tout c hypothèses mais mais en fait on ne sait pas pourquoi pourquoi ils ont c’est pas

Hipalus c’est l’ppoc pourquo chauur taxi londonien on un plus gros hippocome que les autres euh donc si on revient par exemple sur les deux catégories qu’on a isolé que le phénomène recouvre plasticité synaptique et récupération ou neurogenèse pour les neuroscientifiques en fait elle recouvre des phénomènes qui

Sont distincts est-ce que c’est de la régulation de l’adaptation est-ce qu’elle permet de la variabilité euh est-ce que s’il y a des nouveaux neurones bah à quoi il servent en fait dans un système surtout qui a priori est déjà équilibré donc est-ce qu’ viendrait pas déséquilibrer un

Système ce sont des des questions qui sont qui sont qui sont toujours en cours en terme d’échelle temporelle hein entre les différents les différents phénomènes observés on est parfois de l’ordre de la microsecondes micro millisecondes parfois et parfois on est sur l’échelle d’une vie he sur des

Décennies et puis il y a les limites techniques on est généralement que sur des observations indirectes de l’imagerie cérébrale au fonctionnelle mais qui sont des mesures des mesures assez fragiles hein c’est on voit des des transformation structurelle entre un avant et un après ou entre une population contrôle et et et des

Personne qui généralement alors le cas typique c’est quelqu’un qui réalise un entraînement long d’une tâche spécifique c’est le cas il y a des recherches sur les sportifs par exemple et puis benah on voit qu’effectivement il y a des des des des une activité cérébrale qui augmente dans certaines

Régions mais qui peut ensuite revenir à la normal une fois que la personne arrête euh donc encore une fois il y a un accord dans le domaine sur la faiblesse là aussi du concept et des niveaux de preuve mais pourtant ce concept circule toujours il est utilisé toujours il sert

Toujours à justifier des pratiques même par les neuroscientifiques ou des politiques publiques euh sachant encore une fois que toutes ces nuances disparaissent assez vite dans les dans les aussi bien dans les usages que que Al évidemment les sites que je vous montre sur le coaching le yoga et cetera toutes ces nuances disparaissent

Euh mais le concept circule euh alors une première remarque peut-être importante là tout de suite c’est que finalement le concept de plasticité qui circule c’est celui de la PL plasticité synaptique euh et pas celui de la neurogenèse c’est que c’est le phénomène de d’apprentissage adaptation rétablissement réhabilitation qui

Circule et et pas celui de production de nouveaux nouveaux neurones donc on va faire un petit détour pour essayer de comprendre quand même à quoi on a à faire on va faire un détour par les sciences sociales les sciences humaines et sociales pardon euh qui se penche sur

L’émergence de ce concept et son succès et qui peut peut-être nous éclairer et aider à proposer quelques pistes qui expliquent le succès de ce concept et sa circulation alors tout d’abord on peut noter que les chercheurs s’accordent rarement sur les origines du concept et surtout jusqu’ù question classique

Jusqu’ù est-ce qu’il faut remonter dans l’histoire des disciplines ou l’histoire du concept pour retrouver la source des formes de plasticité qui qui circulent qu’ conviendrait d’isoler ou les les transformations anthropologiques épistémologiques qui qui qui alors j’ai j’ai j’ai j’ai fait un imaginé un spectre avec avec deux figures chacune à une

Extrême alors il y a le philosophe den Denis forest qui remonte alors comme beaucoup d’autres au philosophe William James il a ces principes de psychologie dans lesquel James évoque un lien entre plasticité des matériaux et nouvelles habitudes euh et ce lien cette vocation cette idée que des nouvelles [Musique]

Habitudes Mobilis ou font émerger la plité des matériaux à travers les usages resterait selon forest l’une des l’un des usages en circulation dans la notion de plasticité cérébrale donc mais surtout que cette vocation explicative en fait ne dit rien sur la nature même des modifications qui

Sont qui sont impliqué par les usage et puis à l’ bout du du spectre il y a un philosophe Tobias ris qui est un élève de l’anthropologue Paul Rabino qui a fait sa thèse sur les implications épistémiques au niveau des idées des conceptions du vivant qui émergent spécifiquement des recherches de d’alin

Prion qu’on a évoqué et pour qui selon Tobias ris c’est ces travaux de prion amènne une véritable rupture anthropologique fondamentale alors pour pour gris remonter jusqu’à James c’est c’est une aberration euh ou même simplement jusqu’aux années 70 hein où où c’est une erreur méthodologique et conceptuelle

Euh donc ris en fait je m à tarte parce que parce que si je partage pas ces analyses en fait on peut en tirer quand même quelques idées donc grossièrement pour ris l’apport des recherches de prochiant au tendant des années 2000 dans le domaine c’est de démontrer que

Le cerveau humain adulte donc certes continue de produire des neurones tout au de la vie c’est ça on l’a vu mais surtout c’est c’est ce que prion amène amènerait selon ris c’est que ces neurones en fait n’auraiit pas de fonction immédiatement définie en gros c’est de la production de neurones sans but défini

Donc c’est central puisquen fait c’est du vivant qui produit du vivant sans but c’est très discutable ce qu’ dit mais donc c’est en fait une plasticité qui serait elle-même instable qui crée de l’instabilité qui crée de l’indéfinition et de l’infini contrairement selon lui à la plasticité

Synaptique qu’on a déjà vu qui en fait elle est un mécanisme qui est déjà contraint contenu qui répond qui répond à des à des règles définies donc en fait selon R avec avec ce cette production de neurones sans sans sans but on a un cerveau qui est la source d’investig

D’investigation infinie parce qu’il ne cesse de se recréer ne cesse de changer ne cesse de transformer mais aussi de créativité infinie pour les individus potentiellement qui qui pour les humains poement donc ne cesseraiit de se réinventer et de se recréer alors on peut reprocher à à cette perspective de de de de redoubler

En tout cas le discours neuroscientifique de produire en fait de nouveau de nouveaux essentialismes et alors comme par que moi j’ai pas noté la référence mais je crois que c’est ma Méloni qui est dans une review de ce bouquin dit que il hyperbolise la signification philosophique de la

Neurogenèse bon c’est un peu le cas mais en tout cas il dit quelque chose qui moi m’intéresse en terme de temporalité c’est que c’est sans doute effectivement autom des années 2000 qui se passe quelque chose autour du concept de plasticité même si Sébastien il en parlera pas mais il a trouvé des des

Textes de chercheurs en en neuroscience qui d les Ann 70 trouve déjà qu’on parle trop de ce concept fou euh ce qui d’ailleurs nous a étonné ouis euh qui est employé à T à travers euh mais qu’en tout cas euh la figure de prant n’est peut-être pas pour rien dans

La dans la circulation de ce concept dans son succès mais c’est certainement pas suffisant euh notamment peut-être que prochian joue un rôle parce qu’il est c’est c’est un truc qu’amè ris aussi c’est que prochan est est enfin il l’amène pas comme ça mais Prochant est un des premiers à produire un discours

Philosophique épistémique sur ce qu’implique la neurogenèse sur ce qu’implique d’avoir un cerveau plastique ce qui pour ris en fait n’est pas le cas dans les Ann 70 dans 70 déjà il y a des chercheurs qui tentent de d’identifier la neurogenèse qui tentent de démontrer les processus de plasticité synaptique

Mais ils n’ont pas de discours sur ce que ça implique d’un point de vue philosophique d’un point de vue ontologique ils font juste de la science dure euh donc on on on va voir ça avec Sébastien et puis ensuite sans doute parce que la notion de plasticité à ce

Moment-là dans les années 2000 autour des années 2000 accompagne ou en tout cas contribue à initier peut-être c’est c’est un glissement plus général en neuroscience concernant les conceptions du cerveau de sa structure de sa porosité donc qui va d’une conception fixiste localisationniste un cerveau fixe avec des fonctions identifiées à des endroits précis

Euh qui qui au tournant des années 2000 devient plutôt un cerveau conçu comme un système de réseau notamment par l’arrivée des techniques de neuroimagerie et les techniques de neuromodulation c’est qu’on pense plus en terme de centre mais plutôt en terme de de région ou de régions avec une

Fonction associé mais plutôt en terme de réseau fonctionnel et à présent euh l’idée d’un d’un d’un cerveau qui serait qui serait lié à son environnement qui serait modelé de l’extérieur c’est modelé dans sa structure et son fonctionnement par tout ce qui se trouve en dehors de la de la de la boîte

Crâenne voilà c’est il y aurait il y aurait cette notion plasticité accompagnerait ce ce déplacement alors deuxème PIST d’analyse un argument qui me paraît central pour justifier le succès de cette notion et de ses usages c’est c’est l’idée qu’en fait c cette circulation du concept de plasticité elle s’adosse et elle légitime des

Dispos des dispositifs techniques et des pratiques où l’ ement de discours et technique justifie s’adosse elle justifie ses techniques et ses pratiques qui permet justement de manipuler le cerveau que ce soit sur le plan de la recherche fondamentale de la clinique du soin des politiques publiques ou comme

On l’ vu du bien-être et CEA donc c’est l’idée qu’on retrouve che certains auteurs c’est que c’est l’idée que si la plasticité est une capacité du cerveau qui est hérité de l’évolution c’est aussi devenu une compétence sur laquelle on peut travailler individuellement sur laquelle il est possible aujourd’hui de travailler

Individuellement parce qu’on a des outils parce qu’on a des technologies parce qu’on a les les les moyens de de le faire et qui devient aussi une s d’intervention collective ce qui implique de déployer des des des des technologies des techniques et des modalités pour cela ou de relire

Certains usages préexistants à l’Ô de l’émergence de ce concept et qui viendrait expliquer leur efficacité ou réexpliquer leur leur le son cité ENCI magistrati on fait un bouquin pour expliquer les effets de la la psychanalyse notamment immobilise immobilise le concept de plasticité alors par exemple c’est des idées qu’on

Trouve aussi bien dans le dans les travaux du chercheur qu’on a évoqué précédemment qui travaill sur l’élasticité et qui développe des dispositifs qui sont fondés sur des technologies de simulation qui permettent de mettre en évidence ces mécanismes ou à minima de les manipuler que que dans la recherche fondamentale

Qui se’est déployé à travers l’avancée de techniques qui permettent aujourd’hui de moduler d’isoler ces phénomènes euh que des techniques d’entraînement cérébral en neurologie en psychiatrie qui envisage justement d’orienter ou d’inciter ces phénomènes de neuroplasticité c’est aussi les usages de psychostimulants qui sont qui sont en partie justifié par par ce concept

Euh que le retour de l’hypnose ou des ou des recherches psychadéliques qui sont là aussi mobilisés par le fait que ils agiraient sur la p cérébrale et que c’est une des raisons pour lesquelles pour ser efficace et puis on peut citer sur un autre plan tous les dispositifs et politique publi en santé

Ou en éducation qui mobiliseent les savoirs neuroscientifique et qui ont recours à ce concept de plasticité à son prestige pour convaincre de leur légitimité alors qu’ spéculent sur le fait que ils vont pouvoir justement agir sur les les les la plasticité et c’est l’essentiel des travaux en Scien

Sociales je l’ai déjà dit sur sur ça notamment les travaux dans le champ de l’éducation la la parentalité la santé mentale de la justice notamment autour de des des des des des de la jeunesse ou ou des adolescents qui seraient des des catégories à risque notamment à risque

Parce que il n’aurait pas un cerveau mature et qu’il faudrait développer des des des politiques publiques pour pour orienter justement cette cette maturité cérébrale on a l’ambition peut-être de tenter à un moment ou un autre de de croiser cette variété d’usage cette variété de technologie avec la variété

Desessens que que que recouvre ce concept et donc c’est là que je vais passer la parole à Sébastien qui va qui va plutôt s’intéresser à ce à ce domaine là alors pour aborder la question sous un autre angle on s’est posé la question de savoir s’il était possible de mesurer

L’ampleur de la diffusion du concept euh dans disons l’espace public en général au plus au plus large possible et donc ça impliquait de s’intéresser au mots en fait au mot plasticité et de se demander si en fait la plasticité en tant que terme avait connu une sorte de cérébralisation depuis quelques années

Parce qu’en fait pl ou plasticité cé insignifiant qu’elle multiple signifier dès le 18e siècle c’est recevoir une forme donner une forme il y a des usages àester en philosophie en esthétique en biologie dès le 19e siècle mais aussi en science des matériaux en science de l’ingénieur avec l’acception majeure par

Exle deobjectif plastique et celui de malléable en fait la propriété être modelée au sens propre comme l’argile ou le béton ou au sens figuré il y a des des exemples très ancien de un texte plastique à l’interprétation le terme lui-même de plasticité euh apparaîtrait d’après le Trésor de la langue française

À la fin du 18e siècle 1785 pour désigner la qualité de ce qui est maléable et plus tard au cours du siècle 19e siècle plasticité peut aussi équivaloir adaptabilité en particulier du caractère d’une personne bon je vous épargne les différents sens qui sont empilé depuis cette époque mais dans un donc un dictionnaire

Référence contemporain comme le larous vous voyez qu’il y a plusieurs sens qui sont agrégés au terme de plasticité et si on va du côté du Robert on a aussi quelques exemples qui qui se rattachent à l’ plasticité cérébrale du coup et c’est seulement plutôt dans les années

2020 que ça apparaît alors après donc on s on s’est posé la question de savoir si le sens avait varié beaucoup dans dans disons les dernières décennies ou derniers sièclle et en fait avec l’outil engram viver qui permet d’évaluer la proportion d’occurrence d’un terme d’expression dans les millions de livres

Publiés entre 1820 et 2019 et numérisé dans le cas de Google Books les résultats concernant plasticité montrent clairement des usages qui remontent au début du 19e qui sont en croissance continue jusqu’au début du 20e avec un accroissement notable après 1920 et il y a deux pics un entre 45 et 55 ensuite il

Y a une période de déclin et un nouvel essur à partir des années 80 alors évidemment on n pas tout regardé mais on a fait des sondages et le sondage de la de la de la de la près deuxème guerre mondiale montre en fait des usages du mot plasticité qui concernent les

Sciences de l’ingénieur des matériaux de la géologie de l’hydrologie he plasticité de l’acier du béton la céramique et cetera il y a aussi des mentions dans la littérature zoologique ou océanographique ou botanique mais aussi la littérature médicale on parle de plasticité musculaire des os des cartilages et aussi dans certains

Bulletins consacrés au beauart à la philosophie à l’archéologie les mentions à la plasticité cérébrale neuronale synaptique sont relativement absente même quasiment absente même si je peux pas le dire absolument mais en tout cas de cette période là et ça apparaît plutôt dans les années 80 mais sans être

Majoritaire par rapport aux autres sens que j’ai déjà évoqué et donc on retrouve dans les années 80 jusqu’à no jour alors c’est ça concerne les livres hein des usages en physique en géologie en ingénierie sciences des matériaux et cetera philosophie Infocom et cetera euh et euh en fait l’apparition du sens

Autour des des neurosciences que qu’a décrit Baptiste en fait est cohérente aussi avec l’histoire des neurosciences qui montre un peu la la résurgence et l’établissement de la notion dans la recherche en gros on va dire les années dans les années 70 alors du coup on s’est tourné plutôt vers la presse pour

Voir s’il y avait quand même une espèce de cérébralisation de la de la plasticité en analysant un corpus de la presse francophone entre 1995 et 2021 donc c’est un corpus qui a été constitué grâce à la base Europresse un corpus de 10000 articles donc qui utilise le mot

Plasticité seulement et en fait ça donne une vision plus restreinte de la signification du terme donc qui est associé préférentiellement au registre cérébral je sais pas si vous voyez à l’écran en gros il y a deux façons alors c’est ça s’appelle la textométrie il y a des il y a plusieurs types d’application

Qui sont utilisés moi j’ai pris quelque chose qui est développé par des des Labout du CNRS qui s’appelle TXM euh donc en fait soit c’est un usage en en valeur absolue soit ensuite avec sur un algorithme un peu compliqué proportionnellement associé à et on se rend compte qu’en fait si vous enlevez

Les termes les termes vides genre les articles les adverbes et cetera en fait les les termes les plus souvent associés à plasticité dans la presse y compris la Libre Belgique c’est cerveau cérébral euh il y a quoi il y a neuronal aussi et en fait que ce soit dans l’un ou dans

L’autre on retrouve à peu près ces c’est des termes assez précis et qui tourn autour de du registre du cerveau ensuite si on veut regarder un petit peu les usages qui sont faits de de ça j’ai j’ai constitué deux sous-corpus là où plasticité est associé à cerveau et là

Où plasticité est associée à capacité capacité qui est un terme plus générique et on se rend compte que en fait les termes qui sont associés c’est donc toujours transformation adaptation je crois qu’il y a apprentissage qui se balade aussi bon il a le cerveau juvénil

Euh et donc en fait le point de départ fourni par cette analyse textométrique donne à penser à une possible augmentation de la présence de la plasticité cérébrale dans l’utilisation journalistique du mot plasticité depuis les années 2000 et surtout d’ailleurs depuis les années 2010 et donc en fait

Une cérébralisation du terme et alors là on pourrait du coup penser que la presse a suivi en cela une certaine actualité éditoriale autour de la question accompagné de l’apparition de figure publique parce qu’on voit qu’en fait il y a des pics dans les dans les dans les articles cycle à certaines dates qui

Correspondent en gros à la publication d’essai dont je vais parler maintenant et dont je vais vous proposer une chronologie un peu sommaire alors un tout petit retour en arrière les grands essais les ouis les grands essais les grands essais de scientifiqu des années 60 7080 ne recourt pas à la notion de

Plasticité cérébrale ou synaptique ou tout ce que Baptiste a évoqué ni d’ailleurs proposer de théories spécifiqu là concernant la préoccupation de l’époque ça tourne plutôt autour bah de la dialectique entre permanence et variation vivant la notion de d’hérédité la notion de programme génétique la notion d’organisation du vivant même si

Si on regarde un petit peu dans les essais les choses sont déjà un petit peu là par exemple François Jacob dans certaines s essai parl de programme génétique ouvert ou de flexibilité de l’évolution humaine ou step jould dans la mal mesure de l’homme qui emploie cette expression qui est aussi est très

Intéressante de potentialité biologique voilà hein donc en fait il y a plein d’idées qui tournent autour de ça mais le vocabulaire en fait est pas encore lié à la plasticité et encore moins la plasticité cérébrale alors que le concept semble en fait donc s’installer dans les années 70 les principales idées

Véhicules qu’il véhicule sont déjà formulé sans doute au début des années 80 parce que on voit ça notamment quand on analyse dans le catalogue de la Bibliothèque nationale française les thèses et on voit qu’il y a des thèses en biologie dans les années 80 qui comportte le thème de plasticité

Cérébrale au moins dans leur entitulé ou leur résumé mais en fait au niveau de l’espace public diffusé auprès du grand public c’est vraiment au tournant des années 80 90 qu’il se passe quelque chose alors les années 80 en France c’est l’essort des neurosciences dans l’espace médiatiqueou intellectuel à ce

Moment-là l’accent est encore porté sur l’apport que représenteraient les neurosciences en gros en concurrence par rapport aux approches des sciences humaines et sociales de la psychologie classique mais si on regarde les essais qui ont connu une relative relative succès dans les années 80 que ça soit Marc Janer je Didier

Vincent en fait il n’aborde pas de près ou loin la question de la plasticité cérébrale à l’exception de l’homme neuronal de Jean-Pierre changeu mais qui parle pas de plasticité 83 l’ neuronal mais il parle plutôt de flexibilité de l’encéphal hum et c’est en fait Alain prochiant encore lui qui donc en 89 en

Fait est le premier à mettre à l’honneur la plasticité dans un essai disons diffusé pardon destiné à une grande diffusion donc dans un essai qui s’appelle la construction du cerveau qui est publié chez achette dans une collection dirigée par Dominique Lecour qui était un philosophe des sciences

Assez connu qui était en seement pral tuser discip de K Guillam et donc qui accueille ce livre donc d’Alain prchian qui à l’époque est âgé d’une quarantaine d’années qui est directeur de recherche au CNRS dans un labo rattaché à l’inserme et au Collège de France euh et

Donc c’est le deuxème livre grand public et je pense que la la signification intellectuelle l’apparition de cet essaiie il est manifeste dès l’avant-propos du livre de d’ Prochant puisqueen fait il une préface écrite par Dominique Lecour quiincrit clairement qui inscrit l’essai clairement à la fois dans un mouvement de lutte contre le

Réductionnisme neurobiologique et aussi une interrogation autour de la révolution que représenterait les neuroscience donc prochian semble être le premier à affirmer avec force que la plasticité est des caractéristiques majeures du système nerveux donc je vais pas vous relire les les citations à à la il y aura beaucoup de citations là je

Vous pris de m’ excuser par avance donc il y a tout un ployer pour la plasticité dans son livre avec une défense aussi de l’épigénétique une opposition très nette au réductionnisme biologique le l’ouvrage est réédité dans les années 90 dans la postface dans la 2e édition

De 93 il revient sur ces idées là il évoque aussi certaines idées reçues dans la recherche notamment cell relative au fixisme des connexions neuronales et ça c’est un thème sur lequel reviendra souvent dans les décennies suivantes ceci dit ensuite dans sa production grand public parce qu’ensuite il a

Énormément écrit il est passé chez l’éditrice Jacob il a fait beaucoup de d’essais sa promotion de la plasticité est moins évidente elle FA presque davantage d’ailleurs dans la forme que dans le le fond de de ces discours en revanche il faut citer quand même un texte qui AEX de statut intermédiaire je

DIRIS un texte savant ma destination de grand public cultivé qui est sa conférence inaugurale au Collège de France à la fin des années 2000 qui est copublié par un éditeur prestigieux qui est Fayard et dans ce cours dans ce cours volume prochiant rappelle les enjeux proprement

Scientifiques de la mise au jour de la plasticité cérébrale à savoir une conception enfin une une une contestation d’une conception exagérément fixiste du fonctionnement cérébral que d’après prochian Alan Turing et plus encore ses épigones nous auraiit nous aurait légué et il choisit vraiment d’insister sur les possibilités d’individuation permis par le système

Nerveux ses prolongements techniqu et culturel et donc non pas les contrainte induite par le fonctionnement de l’organisme et à partir des années 90 et surtout les années 2000 il va se muer en une sorte d’auteur un peu plus excentrique par rapport à disons au milieu académique moyen où il va jamais

Vraiment aborder la plasticité de front mais on en devient on en devine à chaque fois l’influence souterraine notamment autour d’un thème qui développe sa cété qui est celui de la nature de l’espèce humaine la nature de l’espèce humaine est d’être à nature et notamment dans dans dans son essai d’anthropologie

Sadienne intitulé la biologie dans le boudoir voilà alors c’est à la fois quelqu’un qui est parfaitement intégré dans les plus haut sphères du champ académique puisquil est au Collège de France et qui va d’ailleurs administrer de 2015 à 2019 il est aussi membre de l’Académie des Sciences et CETA mais en

Même temps il cultive un style assezconoclaste qui distingue de ses collègues et notamment il a une grande appétence pour la littérature la philosophie les arts et il va faire du théâtre dans les années 2000 avec l’homme de théâtre Jean-François perré il va faire plusieurs pièces qui vont

Euh à la fois alors qu’ils sont ils on édités sous un thème général qui s’appelle traiter des formes et euh qui vont aussi faire la part belle à la notion de plasticité à la fois dans les thèmes mais aussi dans la mise en scène des de de ces spectacles bon j’ai pas le

Temps de développer mais enfin bon c’est quelque chose donc qui qui aussi passe par disons une mise en scène une diffusion artistique ceci dit malgré les efforts de prochian jusqu’au début des années 2000 la plasticité c’est pas encore un concept très diffusé dans l’espace public il y a énormément encore

De présentation publique des neurosciences dans la lors la décennie du cerveau mais cette vision très dynamique et souple du fonctionnement du cerveau ne semble pas encore majoritaire en tout cas dans cette production grand publique en dehors peut-être de livers sax des essais de l’ERS sax mais si vous

Regardez les grands essais de des années 90 de de Delman de Damasio de Chang jeux avec dans son dialogue avec Ricker voir de Boris fumck aussi bien sûr de Steven Pinker en traduction et bien en fait on en parle pas vraiment et en fait il y en a qu’un seul qui on

Parle en France en tout cas c’est Marc peschansski qui comme par hasard est édité dans la même collection et par le même directeur de collection Dominique Lecourt donc dans un livre qui s’appelle le cerveau en quatre dimensions publié en 1993 donc Marc peschansski né en 52 directeur de recherche in cerme proche

De l’extrême gauche et notamment de du parti ouvrière en fait va il mène des travaux depuis la fin des années 80 sur les premières thérapies géniques il travaille surkinson Huntington aussi et c’est sans doute l’essai qui met le plus en avant la plasticité dans dans ces prolongements vis-à-vis des des sciences

Social euh donc le le le le le le le le le l’usage en fait il reconnaît que l’usage est pour l’instant rester confiné dans les cercles académiques mais que à un moment donné ça va enfin il faut il faut en parler et en fait peut-être parce Queen fait ça ça vaut le

Coup il propose une définition disons que on va retrouver énormément donc cette capacité à se remodeler perpétuellement en fonction de l’expérience voilà hein ça c’est ce genre de de choses qui vont être ensuite énormément vulgarisé et diffusé dans l’espace public euh le le enfin voilà tout toutes ces toutes ces notions là

Voilà et donc notamment en lien avec l’apprentissage et le le le fait que en fait l’iné n’a plus exactement la même influence qu’on lui attribué et ça c’est en rapport avec toutes les discussions qui agitaient le champ intellectuel français dans les années 70-80 euh donc en fait et ça ouvre notamment vers les

Sciences les sciences humaines et sociales en fait il considèrent véritablement que la neuroplasticité est un concept passerel entre les sciences du vivant et les sciences sociales sont des choses ensuite enfin c’est c’est une piste qui va être complètement suivi par certains chercheurs alors sans forcément d’ailleurs qu’ ser qu’il se réfère à

Pchansski il se réfère plutôt à Paul Marie Lido mais par exemple quelqu’un comme Bernard lair dans les années 2010 va véritablement se enfin il va essayer en tout cas de se saisir de de de cette de cette notion de plasticité cérébrale pour dire que voilà ça peut être un

Fondement de ce qu’il considère euh une une sociologie dispositionnaliste mais il y a un autre aussi difficile à dire mais il y a un autre un autre une autre chercheuse qui va véritablement s’en emparer sur lequel je vais passer un peu de temps qui est caerine Malabou qui donc va faire de la

Plasticité cérébrale un véritable objet objet philosophique euh alors la première moitié des années 2000 en fait voit la la confirmation et l’affirmation de la plasticité cérébrale comme un thème à part entière dans les essais scientifique c’est à cette époque-là aussi qui est traduit la neurobiologie la de la du comportement de de la

Personnalité de J de le dou euh mais euh la plasticité va aussi sortir du domaine purement neuroscientifique médical et va avoir plusieurs disons vies parallèles si vous voulez euh et la principale figure de ce mouvement au début des années 2000 c’est Catherine Malabou Malabou donc philosophe né en 59 qui

Soutient sa thèse en 94 sous la direction JAC Deida consacré à Hegel euh dont qui est publié 2 ans après mais dans cette thèse et dans cet essai qui parle pas encore de neuroscien euh Malabous se focalise sur l’apparition du terme plasticité dans l’œuvre dans l’œuvre de Hegel et qui elle le voit

Comme un des centres de la philosophie hegelienne la plasticité apparaît donc dans dans cette dans dans le travail de cette chercheuse de cette penseuse comme quelque chose qui permet de penser le devenir voilà dans un cadre dial lectique et les références à la biologie pour l’instant sont assez faibles

Ensuite dans la suite de ces travaux elle va s’intéresser aux neurosciences et elle va donner à sa réflexion un tour sensiblement différent quand elle est maîtresse de conférence à nanire de 95 à 2011 elle organise en 99 un colloc entièrement consacré à une définition beaucoup plus large et transdisciplinaire de la plasticité qui

Se tient d’ailleurs enfin c’est pas un hasard dans un studio national des arts contemporains à tourcoin et les actes sont édités en 2000 chez un éditeur qui n’a rien de scientifique qui est leéocher qui est une petite maison en lettrre et s humaines disons qui se veut

Un peu d’avant-garde mais qui est plutôt littéraire quoi et les participants au cololloque en fait illustrent un peu l’empreinte transdisciplinaire de l’entreprise à la fois il y a des ridas il y a l’historien de l’art George diderman il y a des biologistes comme Jean-Jacques cupic il y a une historienne des sciences Bernadette

Benon Vincent il y a aussi un écrivain mie Bage cassem et l’ensemble de de du travail est dédié à Jean-François Liotard qui venait de de décéder peu de temps avant donc voilà et le le les acte s’ouvre sur un texte de Malabou qui mêle à la fois référence philosophique et

Allusion aux neurosciences voilà en revanche le livre en lui-même en fait en pile les les les traitements de la plasticité en histoire de l’art en cinéma et cetera mais sans et en biologie mais sans véritablement les faire les faire dialoguer et il faut attendre le livre suivant de Catherine

Malabou 2004 que faire de notre cerveau qui va euh qui va véritablement lancer sa sa enfin qui va la faire connaître pour pour ses réflexions autour de la plasticité cérébrale alors ça paraît chez Bayard qui est un éditeur catholique euh dans une collection qui s’appelle le temps d’une question qui

Avait été lancée 2 ans auparavant qui est un peu une collection un peu prestige si vous voulez de euh de de Baillard où en fait il demande à à plein d’intellectuels en vue de disserter sur un thème un thème à la mode on va dire et d’ailleurs Malabou précisera dans la

Seconde édition de l’essai en 2011 que c’est un petit volume hein c’est 170 pages que c’était un livre de commande dans un format d’avance fixé et ça c’est une notation qui est intéressante parce qu’en fait ça veut dire que dans l’histoire intellectuelle de la plasticité cérébrale en fait il y a un

Projet éditorial qui appelle euh une intellectuelle à faire un livre sur cette question et donc en fait ça commence ça veut dire que ça commence à revêtir un attrait dans les circuits de grande diffusion de production intellectuelle euh euh en gros au début des années 2000 quoi euh alors dans la

Dans la dans la dans l’introduction elle pose les les termes d’une alternative avec lesquelle ne va cesser de jouer entre d’un côté la plasticité comme capacité à être manipulé en gros à être conditionné et d’autre part la plasticité comme potentialité de liberté et d’action et en fait aux yeux de

Malabou tout l’enjeu semblaêtre de soustraire les cerveaux sujet c’est comme ça qu’elle parle moi je on pourrait dire aussi les sujets cérébraux si on parlait comme Al Renberg à l’emprise du capitalisme dans une perspective inspirée par un livre qui venait de sortir et qui avait fait grand

Bruit de Luc boltansski F chapello le nouvel esprit du capitalisme 99 l’idée c’est aussi que la plasticité cérébrale pourrait être considérée comme la forme privilégiée la naturalisation du capitalisme c’est quelque chose aussi qui est qui est abordé un petit peu dans dans le livre de de voltansk chapello en gros plasticité égale flexibilité

Managériale travail en réseau et cetera sauf que en bonne dialecticienne elle ne s’arrête pas au rejet de la notion et elle ça s’ouvre sur un deuxième moment où elle en fait elle explique qu’il faut exploiter la plasticité pour œuvrer à l’avènement d’un nouveau matérialisme et aussi peut-être d’une résistance la

Plasticité voilà manifeste une ambiguïé parce qu’elle peut se donner à la fois comme l’image du capitalisme mais aussi le refus du capitalisme voilà donc la modernité du concept et qu’il désigne autant l’hétéronomie potentielle du sujet que sa puissance d’émancipation à l’égard des déterminants de toutes sortes qui soit biologique ou politique

Euh je je je commente pas le la totalité de la citation mais il y a une référence à Jacques mono hein la nécessité génétique le hasard le hasard et la nécessité et l’idée en fait c’est que la on peut s’émanciper des contraintes exercées par les facteurs biologiques ou socio-économiques et politiques voilà

Par la suite de son livre euh alors c’est c’est je fais une parenthèse c’est un livre qui a eu un un un relative euh enfin un impact assez important à l’étranger puis qu’il a été traduit en allemand en 2006 puis ensuite en en anglais en 2010 ou 2011 qu’il a

Été d’ailleurs chroniqué par Tobias ris il me semble euh donc elle elle consacre un un long développement au trois types de plasticité que les neurosciences font apparaître alors donc là c’est c’est résumé hein c’est en fait ça reprend ce que que Baptiste a dit tout à l’heure

Elle se réfère même à l’IM prochiant pour évoquer l’existence d’une neurogenèse adulte en fait ce qui est important dans sa dans sa dans son interprétation de la plasticité c’est que pour elle ça semble ouvrir sur une autoaffirmation humaine presque sans limite qui sans être élastique polymorphe tolère un remanement constant des différences de

Destin et un façonnement d’identité singulière dans quelque chose qui donc vous permet de voilà de de de voilà une autoaffirmation sans limite et et en fait quel que soit l’angle sous lequel on considère l’affaire que ça soit managérial capitaliste ou critique émancipateur la plasticité selon elle porte en elle l’idée d’une évolutivité

D’une transformation sans fin qui remet d’ailleurs en question l’idée même de programme ou pouvoir central et alors là dans une espèce de d’inspiration de leusienne de dire voilà que la plasticité c’est aussi la remise en cause de la centralité la centralité cérébrale mais aussi la centralité du pouvoir et donc la souplesse réticulaire

Des structures de commandement je vous laisse méditer là-dessus et je vais enchaîner sur euh la la suite de sa de sa production euh je vais aller très vite en fait le problème c’est que dès la fin des années 2000 elle va accorder beaucoup moins d’importance à la

Plasticité elle va se rendre compte que enfin en tout cas de son point de vue à elle c’est quelque chose peut-être qui est peut-être pas si clair que ça euh elle estime notamment qu’en fait finalement peut-être que parler de plasticité cérébrale c’est un risque de d’avoir un discours réductionniste sur

L’irréductionnisme si vous voyez un peu le le le le le le le le raisonnement et que en fait c’est quelque chose peut-être qui est peut-être une impasse d’un point de vue d’une pensée critique éépatrice et donc en fait elle va plutôt mettre l’accent sur la notion désaffiliations et des pressions

Emprunter soit Robert Castel soit al Renberg dans la suite de ses travaux et elle va donc beaucoup moins s’intéresser à la plasticité même si elle va y revenir de temps en temps j’y reviendrai à la fin et d’ailleurs c’est c’est marrant parce que c’est à partir du

Moment où elle va quitter la France et qu’elle va aller enseigner en Grande-Bretagne qui aux États-Unis qu’en fait elle va véritablement changer ses objets et plutôt se se focaliser sur le féminisme et la pensée anarchiste choses sur lesquelles elle travaill en quand même donc du coup à partir des années

2010 on a une autre figure qui apparaît euh autour de de la plasticité c’est Catherine Vidal alors à partir des années 2010 la plasticité va être de plus en plus mentionnée hein il faut vraiment avoir conscience de ça dans les essais scientifiques au sens large euh va connaître une diffusion dans des

Supports plus en plus disparates euh des ouvrages de Guide Santé pratique des bandes dessinées des pièces de théâtre des vidéos sur YouTube des documentaires et cetera euh avec des canaux de diffusion euh alors il y a ce du soin évidemment la psychiatrie psychologie populaire par exemple je sais pas si

Michel Simes est connu en Belgique mais voilà il est particulièrement actif dans en la matière sine albarez autour des questions de d’éducation puis aussi il y a énormément de livres de spiritualité qui vont s’emparer de ça alors sur une spiritualité type séculier soit chrétienne soit bouddhiste et puis

Évidemment il y a tout le continent du développement personnel bon alors il y a des formes hybrides qui apparaissent qui ment tous ces différents registres et l’une des figures les plus remarquables à mélanger tout ça c’est la neurobiologie Carine vdal qui acquire une visibilité bien plus large que celle

De Alain prochian ou Catherine Malabou donc elle est née en 51 et à la fin des années 2000 elle est directrice de recherche au CNRS elle a elle a passé sa carrière à à l’Institut Pasteur elle a travaillé sur le VIH notamment et comment le VIH affecte le cerveau et

Parallèlement à sa carrière de chercheuse elle intervient en tant qu’inttellectuel public des essais des conférences des interviews et cetera et ces thèmes de prédilection sont les enjeux éthiques et politique des neurosciences le féminisme en particulier dans les neurosciences elle est membre de l’Institut d’études féministes du châelet du Laboratoire de

L’égalité créé en 2010 pour l’égalité professionnelle entre hommes et femmes en France et elle se rattache au courant de ce qu’on appelle les neurosciences critiques et du neuroféminisme avec des des personnes comme Cordelia feine ou Rebecca Jordan Yang avec qui elle enfin elle collabore avec elle dans différents

Types de réseau voilà et la plasticité cérébrale occupe une place centrale dans la pensée de Catherine Vidal qu’on a aussi rencontré et interviewé et euh en fait elle fonde l’essentiel de son approche constructiviste sur sur ça notamment pour réfléchir sur le genre et les inégalités de genre mais ce qui fait

La spécificité de sa démarche c’est que ça enfin ça réside dans son engagement à promouvoir celle-ci de la façon la plus large possible c’est pas ce qu’elle dit qui est original parce que en fait elle dit des choses qu’on a déjà largement indiqué mais en fait elle empreunte les

Canaux de l’édition de la plus grande défision aussi de l’éducation populaire euh en 2010 aux éditions Le poemier qui est une une édition de vulgarisation en très grand public elle elle elle elle elle publie un livre de petit format donc destiné à un très large public consacré à la la plasticité cérébrale

Qu’elle décrit comme cette extraordinaire propriété du cerveau qui se façonne au gré de l’histoire vécue et elle reprend tous les thèmes qu’on a déjà traité et notamment elle elle critique la le localisationnisme et l’idé l’idéologie déterministe euh donc en présentant ça comme quelqu chose d’absolument révolutionnaire et et qui

Va donc être un progrès et une critique du du du des théorie fixiste du cerveau et elle elle conclut notamment par une formule emblématique euh de la ver de la version disons très étendu de la plasticité qui est en circulation désormais dans l’espace public voilà rien n’est jamais figé ni dans le

Cerveau ni dans les idées et ça c’est quelque chose qui va véritablement prendre de l’ampleur dans le sud de la décennie parce que quelques années plus tard elle publie chez Belin qui est un autre éditeur plutôt grand public euh spécialisé un peu scolaire nos cerveaux tous pareil tous différents dans une

Collectionion qu’elle codirige dans le cas d’un partenariat avec le Laboratoire de l’égalité c’est un ouvrage qui est toujours très court c’est pas les gros essais de l Jacob ou les essais incpr coméhensible de Catherine Malabou c’est quelque chose qui est vraiment destiné à un public large et donc c’est un livre

Qui fait 60 pages environ alors un peu grand format comme ça il y a quelques références bibliographiques en français en anglais pour faire scientifique mais c’est une sorte de synthèse des différents thèmes d’intervention publique elle qu’elle réalise depuis une dizaine d’années le livre a cinq chapitres le premier c’est sur les

Différences entre filles et garçon et le deuxième c’est sur l’évolution permanente du cerveau permise par la la plasticité cérébrale et elle reprend dans ces dans ces dans ce chapitre tous les propos tenus de dans l’essai précédent avec un letmotive qui est letmotive disons antifixiste que j’ai déjà évoqué hein le devenir non neuro

N’est pas inscrit dans le programme génétique et cetera et ça aboutit et ça débouche sur un discours disons humaniste politique très général vivre sa différence et cetera voilà elle a une grande visibilité médiatique et institutionnelle qui d’ailleurs lui attire des inimitiés de la part de la communauté scientifique certains la

Critique assez vertement en disant qu’en gros elle ne fait que formuler des truism et qu’elle exagère la la marge de transformation permise par la plasticis cérébrale d’ailleurs ils s’en prennent aussi à la plité cérébrale en tant que mode en général et mais le fait d’être prise pour cible par certains de ces paè

Révèle aussi un peu son statut spécifique dans le paysage public et plus que son interprétation de la plasticité qui diffère pas énormément de ce qu’on d’autres interprétation en circulation ce qui semble déclencher la polémique c’est qu’elle est inscrit dans un propos ouvertement politique féministe fortement exposé aussi du fait

De la médiatisation croissante de ces questions en France au cours de la dernière décennie et ce qui la distingue aussi c’est que en fait elle elle s’exprime sur une scène qui lui permet d’atteindre des publics sans doute très très vastes et très diversifiés plus que ceux de Catherine Malabou ou Alain

Prochiant elle est la chercheuse dont le nom est la plus le plus cité dans le corpus de presse dont je vous ai parlé tout à l’heure au début hein euh et l’une de ces interviews sur la plasticité cérébrale donnée en 2013 à l’ebdomadaire catholique la vie figure

Cette année parmi les 15 vidéos les plus visionnées sur le thème de la plasticité en tout cas les vidéos YouTube francophones euh avec plus de 25000 vues et donc si vous avez le temps de lire la la la la citation en fait vous voyez queelle elle confirme elle accentue la

Tenure humaniste et porteuse d’espoir de son de son message elle célèbre le librearbitre neurobiologiquement garanti et même dans la suite de l’interview elle va vers des prolongements politiques très appuyés contre certains projets gouvernementaux de gestion des enfants difficile qui avait déjà provoqué des virulant débats en France

Dans les années 2000 donc en fait elle a un sty un style très offensif qui pour aussi pour conséquence qui d’ailleurs pas toujours aperçu par ces détracteurs d’installer encore davantage la présence des neuroscien dans le monde intellectuel et dans l’espace public en en proposant une version engagée version

De gauche si vous voulez de de neurosciences dans l’espace public dans lesquels peu d’intellectuels peu de chercheurs en neuroscience cétait véritablement investi depuis que ça a émergé dans l’espace public depuis les années 80 et donc en fait en gros l’arrière-plan maintenant est un petit peu le même et ensuite ils peuvent

S’insulter par colonne interposé mais disons l’arrière-plan maintenant c’est un arrière-plan neurobiologique pour parler de la liberté et cetera alors je vais terminer sur une interprétation générale de quatre façons de promouvoir la la plasticité alors avec juste peut-être deuxas besoin de combien de temps pour conclure oh c’est bon t’inquiète ouais

Tu me dis ok alors premièrement juste combien TR tris tris trois remarques l’importance du concept dans l’espace public doit être apporté au débat sur le fixisme le localisation entre l’approche neurologique l’approche biomoléculaire toutes ces choses-là qui ont été agitées dans l’espace public dans les années dans les années 80 90

Avec donc tous ces travaux dont Baptiste a parlé sur la régénération neuronale la récupération post-traumatique la mémoire l’apprentissage tout ça abouti à l’application de plus en plus élargie du terme plastique ou plasticité au phénomènes cérébraux et cet emploi polymorphe s’est accompagné d’une diffusion de plus en plus vaste du du

Nombre de phénomènes associés au termes et donc du du nombre d’espaces sociaux qui étaient potentiellement concernés et la multiplic ation des espaces c’est un peu notre hypothèse hein quand même a entraîné celle des usages des significations mais aussi sans doute peut-être du fait de la polycémie originale du terme qui sur lesquel

Ensuite proliférer les interprétations secondaires deuxièmement l’émergence du concept dans l’espace public se produit dans un contexte où les conceptions déterministes fixistes du cerveau était quand même al peut-être pas sinon dominante en tout cas très très visible en France et l’importance culturelle de la plasticité cérébrale selon nous c’est

Aussi que ça a change l’image culturelle et sociale des neurosciences par rapport aux dernières décennies du 20e siècle et que ça les a réconcilié comme je disais tout à l’heure avec des positions accordant davantage d’importance au facteurs historiques aux facteurs socioc-culturels dans l’analyse des comportements et en terme idéologique ça

S’est manifesté par un intérêt marqué non seulement des courants de gauche sensible à la preuve de l’influence du milieu sur les destins sociaux mais aussi des courants libéraux qui soient de gauche ou de droite pour lesquels la plasticité semble justifier aussi leur conception de la liberté ou de l’adaptabilité individuelle voilà donc

Ça c’est voilà et troisièmement l’une des caractéristiques majeur des évocations publiques de la plasticité et d’associer à la notion de plasticité des connotations morales et politiques qui sont pas forcément sensibles dans la littérature scientifique la notion d’espoir dont j’ai déjà parlé la notion de volonté aussi qui est très je veux

Dire dans la littérature scientifique la notion de volition est pas super évidente alors que là c’est voilà on peut modifier sa sa son son son cerveau grâce à une certain un projet et cetera la notion de liberté évidemment et puis en filigrane aussi la notion d’autonomie même si c’est pas toujours explicite

Alors ce qu’on retient c’est que c’est une forme particulièrement riche d’un point de vue symbolique qui est aussi une sorte de métaphore conceptuelle qui est révélatrice de la vision du monde et de la vision du monde social et des aspirations du multitude d’agents sociaux et en gros il y a quatre grands

Axes qui nous apparaissent comme étant disons portés enfin que la que la plasticité aide à à justifier dans l’espace public vous avez un axe psychologique où en gros la plasticité est utilisée pour parler dans des discours sur la subjectivation hein la plasticité c’est le mécanisme par lequel l’individu devient singulier alors vous

Avez François cermé qui a fait des théories là-dessus Katrine Malou évidemment et puis aussi alors il y a aussi en autre terrain qu’on a qu’on a pratiqué c’est des terrains de vulgarisation notamment des expositions autour du cerveau et par exemple si vous allez à Londres et vous allez à

L’exposition permanente amai du Museum of science il y a un il y a un bloc qui est consacré à la plastic et c’est vraiment présenté comme une caractéristique essentielle de l’individu qui sert à disons constituer son l’identité personnelle voilà ça c’est l’axe psychologique donc qui est très diffusé après vous avez un axe

Humaniste sur lequel je vais pas revenir qui est donc par exemple exemplifié par Catherine Vidal mais aussi par Paul Marie liedo d’une certaine façon voilà de la part d’intellectuel ou d’artistees aussi pas mal de gens de théâtre dont d’ailleurs un un artiste belge qu’on a interviewé l’année dernière qui

S’appelle IV Jard qui a fait une pièce de théâtre autour de ça euh qui euh qui s’appelle cérébrum euh qui donc en fait là ce sont des intellectuels ou des arties qui sont préoccupés par l’état de la société qui est pas dans un état génial et ils sont désireux de proposer

Les fondements d’une nouvelle philosophie de l’individu dans une période qu’ilsestiment un certaine et donc la plasticité c’est quelque chose qui peut fonder d’un point de vue réaliste scientifique leur leur revendication ensuite il y a un axe politique alors là on va un petit peu plus euh disons euh la plasticité

Régulièrement mobilisée dans des discours qui sont disons au sens d’intervention dans la cité et là il y a deux options qui se dégagent soit une option disons d’inspiration réformiste qui entend délivrer des conseils voir des outils pour améliorer l’état des choses existants que ça soit le système socio-économique le système éducatif

Surtout alors c’est souvent des chercheurs des médecins et en France l’une des personnalités les plus visibles à ce niveau-là c’est Stanislas Deen qui dont les théories autour de la lecture dans dans le casadre de ces travaux sur l’apprentissage s’appuie beaucoup sur la notion de plasticité et qui ont ensuite inspiré la politique

Éducative de Jean-Michel Blanquer dont Baptiste a parlé tout à l’heure et d’ailleurs Jean-Michel Blanquer a nommé ststas de haine à la tête du conseil scientifique de l’éducation nationale en 2018 et d’ailleurs où il est toujours à cette à cette place et sinon d’un point de vue politique vous avez aussi

L’argument de la plasticité qui peut être évoqué pour appuyer des positions beaucoup plus critiques féministes mais pas que et ça donc ça peut être le cas de chez Catherine Vidal ou chez Catherine Malabou là ça c’est une citation que je tire d’une exposition auquelle elle a partici IP en Italie

L’année dernière organisée par la Fondation Prada qui était sur le cerveau aussi où donc elle elle parle de la plasticité mais dans un sens beaucoup plus explosif euh si vous avez lu la citation et enfin il y a un axe plutôt philosophique esthétisant où on va retrouver aussi Catherine Malabou mais

En fait c’est un un registre disons où ce sont des discours qui endossent une forme de post-modernisme qui s’inscrit dans une perspective mettant radicalement en cause notre rapport à la réalité sans que ça débouche nécessairement d’ailleurs sur des enjeux très concrets mais on retrouve ce type

De posture ou ce type de pardon position chez donc quelqu’un comme Alain prochiant avec dans son travail avec Jean-François perré où la plasticité serait la preuve que la vie est un changement perpétuel et que ça entraînerait la remise en cause de toute idée de norme que ce soit en terme

Moraux ou comportementau et donc là on retrouve le le thème de de la nature que j’évoqué tout à l’heure c’est une conclusion qui permettait de revenir sur faire une typologie sur la manière dont les sciences sociales se sont emparé de de cette question là et et c’est pas forcément

Ce qu’il y a de de plus nouveau là-dedans euh enfin voilà cette idée que cette notion circule aussi sans doute parce que elle est elle est elle est caractéristique de la manière dont les neurosciences permettent aujourd’hui d’expliquer la condition des individus ou d’être de s’emparer enfin que les individus puissent s’emparer des

Discours neuroscientifiques pour rendre compte de leur de leur de leurs conditions euh non peut-être simplement souligner que il y a quand même des des des manques des impasses euh qui dis c’est que finalement on a peu de moyens on n’ pas encore trouvé de de de de

Moyens pour savoir comment est-ce que le toutvenant s’empare ou interprète interprète cette ce concept ou l’utilise euh et qu’effectivement on a été aussi un peu refroidi par la manière dont les les neuroscientifiques finalement eux-mêmes ne l’utilisent pas donc on on se voyait mal ensuite aller voir le le

Tout venant pour lui demander pour lui demander la même chose euh avec la peur qu’effectivement le l’objet se dilue se dilue encore plus dans les dans dans dans les discours et avec cette cette contradiction qui est que euh que euh que c’est que c’est avant tout euh et je

Crois que notre présentation l’a bien montré c’est c’est avant tout un objet de discours euh alors certes il y a des pratiques mais même quand on va dans le fond des pratiques le le le le la notion ressort ressort ressort assez peu euh sinon de manière annexe bon ben très bien merci beaucoup

On peut entamer ça passionnant et en même temps décevant non pas du tout mais je TR qu’ y a quelque chose qui est qui est vraiment pas facile avec cet objet et vous avez bienis à la fin euh c’est que c’est un un terme qui a une présence très forte au

Niveau du discours comme vous l’avez dit mais aussi en fait au niveau d’une catégorie particuli d’acteurs qu’on aait dit dans d’autres terme des entrepreneurs de moral euh c’estàdire des gens qui euh son d’un ou de plusieurs de Cates axes que vous avez mentionné euh promeuv une certaine façon de voir

Les choses et dès qu’on s’éloigne de ça euh et qu’est-ce qui reste euh à la fois en AM parce que ça aussi ça m’avait marqué la la journée que vous aviez organisé et où il y avait une uneveau scientifique me Rapp une B c’est ça

Voilà tout à fait qui qui avait parlé de de ce truc de plasticité en disant que c’est un peu un non événement pour eux en fait voilà c’éit une catégorie qui portait sur un truc assez évident personne ne ne conteste l’aspect dynamique du du cerveau mais à part ça

En voilà c’est pas c’est c’est pas pourte et alors effectivement comme vous le dites du côté des usagers euh on dirait plastique come on aurait utilisé d’autres mots qu’est-ce que ça aurait changé en fait est-ce que euh en voilà ma question qui peut-être aussi d’ vre c’est est-ce que le

Phénomène se réduit à cet usage discursif par un certain nombre d’entrepreneur de moral ou estce que vous entrevoyez d’autres façons de le faire exister j’entends bien sur ce termel pas sur les idées en fait c’est euh on a eu beaucoup d’échanges euh où euh Sébastien m’envoyé des mails en

Disant mais en fait ce terme renvoie à rien ou un peu dépité en même temps s’interroger sur sur ce qu’on faisit j des moments où parfois on se demandait si il avait même un sens pour les nuroscientifiques euh et en fait moi c’est ce c’est ce c’est ce point-là qui

M’rogue le plus c’est c’est c’est de constater euh qu’ils peuvent à la fois le déconstruire ou l’affiner mais l’affiner tellement qu’à la fin il reste plus rien euh c’est comme Catherine belzing avait fait avec Antonine de de de de montrer toutes les toutes les formes de plasticité qui pouvaient exister à

Partir du moment où on parlait de plasticité du cerveau mais le simple fait que le l’organe en lui-même bouge dans la boîte crânienne euh est-ce que ça veut dire qu’il est plastique en bref ça all est jusque là euh mais le fait que que que que ce

N’est pas juste euh parce que c’est c’est un un moment le le l’idée est arrivée qui était que c’était juste un un un un usage métaphorique ou une manière de discuter vers les non scientifiques ou de faire passer des idées vers les n scientifiques mais en fait non parce qu’en fait il l’utilisent

Aussi dans des situations pour justifier leur pratique et pour et pour et pour afficher pour afficher des des des des axes de recherche euh pour répondre à des appels d’or pour pour dire ce qu’on fait fonctionne parce que on active des réseaux neuronaux en et cetera et que ça

Fait sens c’est que c’est que c’est c’est autant un langage pour eux euh que qu’un langage pour pour les les profanes qui peuvent qui peuvent l’utiliser l’utiliser aussi pour parler pour parler d’e de ce qui leur arrive donc enfin moi en tout cas j’en suis au je sais pas en fait je je

J’arrive pas attraper ce truc si ce n’est en allant vers toutes ces impasses systématiquement et en disant B voilà mais il y a quand même il y a quand même sur ce domaine là on peut on peut voir que que ça a une existence que c’est ça ça que c’est un concept opératoire

Voilà après c’est vrai qu’en fait on s’est souvent posé la question de au-delà du discours est- on est que dans le méta est-ce qu’on est que dans le discursif après c’est quand même générateur de pratique mais c’est vrai que c’est des pratiques symboliques euh c’est pour ça que je me suis permis

D’insister sur les sur les maisons d’édition et cetera parce que en fait il y a toute une production éditoriale alors j’ai pas parlé du développement personnel mais il y a énormément de choses par exemple j’ai j’ai regardé les les vidéos les plus consultées sur Youtube et bon alors il y a beaucoup de

Choses qui sont en lien avec l’éducation le scolaire et cetera donc ça on passe met de côté parce que ça fait partie des problammes de SVT euh mais sinon c’est beaucoup de développement personnel et donc en fait des gens qui ouent des cabinets et qui s’appuient sur le le la

Plasticité pour vendre leurs services et avoir une relation thérapeutique avec des avec des avec des gens ça génère aussi un chiffre d’affaires non négligeable dans une édition de très très grande diffusion voilà donc ça génère ce genre de pratique et par rapport à d’autres entretiens qu’on a eu

Notamment on peut le dire avec des sociologues qui ont travaillé sur la psychiatrie de la médecine c’est aussi générateur de pratique dans la dans la relation avec les patients pour justifier certaines certains traitements et cetera comme ce que vient de ver Baptiste quoi c’està-dire que ça ça joue

Aussi euh ça joue aussi soit dans la recherche de subvention soit dans la recherche de de instauration d’une d’une d’une relation de confiance avec avec les avec les patients dans certains cas mais bon ça c’est desobservation qu’on n pas faite c’est chose indirecte on n pas

Effectivement si moi je les ai en patrie ou effectivement leoui je pensais à Muriel qui oui justement ENF on avait rencontrémond qui qui a fait un un travail sur les pratiques de réhabilitation en neurologie pour des personnes cérébrisé et et justement on voulait savoir si si ce concept là apparaissait

Sur son terrain et et ce que N avvez dit c’est qu’effectivement il apparaît dans le cas de consultation où le thérapeute va justifier la pratique en disant parce que voilà il a la PL cérébrale et que ce que vous allez faire ça va agir dessus et cetera mais mais qu’ensuite ça

Disparaît sur le terrain moi ce que je voyais aussi en psychiatrie où le concept sert à justifier la pratique quand leséchat de servic vont présenter la pratique et et c’est quasiment la première diapo hein de dire de dire on va agir sur la j’arriverai toujours par

On va agir là-dessus euh et c’est pour ça que ça marche donc voilà donc laissez-moi vous présenter ce qu’on fait c’est c’est l’argument c’est c’est le concept la concept ouis qui est suffisamment connu compris euh pour que ça fasse effet c’est ça qui c’est ça qui qui qui est aussi intéressant euh donc

C’est c’est c’est pas juste c’est pas juste un un c’est pas juste un concept qui circule et qui est réapproprié pour pour valoriser une conception de vivant on en parlait tout à l’heure le les les textbook sur sur les neurosciences les volumes de candell de candell euh je sais plus en quelle année

Entre telle édition et l’édition suivante on n parle pas l’édition suivante il y a une entrée dans dans l’index et puis l’édition d’après 3 ans après il y a 50 entrées il y aité de la mémoireé motrice et et ou un chapitretier il y a quand même des

Signes du fait que que le concept concept est utilisé et et et sert à décrire quelque chose mais et après en un truc il y a un truc que là tu as pas présenté mais quand quand tu ASAS tu as travaillé sur la la textométrie

Euh il y a aussi des des éléments qui ressortent où où on voit qu’effectivement il y a des des donc il a des personnages euh médiatiques qui ressortent euh mais il y a aussi effectivement des conceptions des sens valorisés qui qui qui apparaissent euh donc il se il se passe quelque chose et

C’est et c’est mesurable c’est quantifiable c’est c’est euh voilà on est-ce qu’ on a répondu à la question on a répondu qu’on sait pas répondre mais après par exemple moi c’est un truc que j’avais que j’avais rencontré quand quand sur d’AES sur d’autres recherches je m’intéressais à la façon dont les

Personnes qui souent de trop psychiatrique intègrent les explications neuroscientifiques voilà des des des des recherches qui qui avaient émergé début 2000 où effectivement on était un groupe de chercheurs qui se disait bah voilà effectivement on voit que qu’en psychiatrie les explications neuroscientifiques de plus en plus on voit les associations de malades qui

Utilisent les neurosciences pour expliquer les conditions est-ce que ça a un effet est-ce que ça se répercute au niveau individuel dans le discours des personne et en fait il y a toujours un truc un peu un peu enfin c’est la réappropriation qui est qui est tellement tellement

Plastique euh qu’en fait c’est c’est dur à attraper et que là on n pas été sur ces terrains là parce qu’on sait que finalement on on on ira vers une impasse qui est que les gens diront bah oui je je connais le concept je sais ce que

C’est ça fait sens mais c’est pas le premier terme qui va arriver euh qui va arriver pour expliquer pour expliquer les choses quandbi même ils tourneront autour quand bien même ils auront ils développeront des idées qui seront en lien avec avec avec les les les sens les

Valeurs que pent que porte le le concept et qui circule qui circule dans la dans la presse ou ou dans les les ouvrages les ouvrages de vulgarisation ou dans les ouvrages scientifiques il y a une question a euh qui demande dans quelle mesure vous aurez connaissance d’une recherche

Similaire à la vôre euh dans les champs scientifi enoss ou ver par qu’on a bossé dans d’autres contextes linguistique et géographique sur cette notion de plasticité où est-ce que vous vous auriez remarqué euh je pas une particularité par exemple à la française ou à la francopel ou à la

Francophone de façon générale la place particulière que prend cette notion bah dans dans le mone anglaxon enfin si on prend les les dire les manuels mais le bouquin de roseached sur les neurosciences si on prend le dernier qu’il a fait avec des Gald sur la sur le cerveau

Urbainop ouaisop euh si on prend euh euh tous les les ouvrages collectifs sur les neurosciences critiques et cetera c’est systématiquement un chapitre ou un thème un thème qui revient parce qu’effectivement il y a il y a une observation du fait que le concept est utilisé dans de vastes de vastes

Domaines après tel non pas tel qu’on le fait non pas du tout et justement c’est c’est on a essayé de faire c’est que des des des des des chercheurs en sciences social qui s’intéresse à ce concept il y en a beaucoup mais généralement ça c’était ma conclusion en fait mais mais

Mais mais c’est c’est il s’intéresse pas à déconstruire le terme ou le concept lui-même Horm Tobias ris mais qui le fait d’une manière très très très partisane on va dire ou qui qui en fait ù le fait que le concept soit mobilisé c’est pour eux une manière d’interroger les recouvrements

Du biologique et du social dans les politiques publiques dans dans les manières de gouverner les individu et cetera c’est c’est histo des SCI ouais voilà il a il y a épistémo histoire des sciences mais mais il y a pas de est-ce que les sciences sociales anglo-saxones se sont intéressés au

Concept ou au fait que ce concept soit omniprésent oui est-ce qu’ils font la même chose que nous enfin avec les mêmes méthodes et non enfin pas à ma connaissance non ce qui ce qui me frappe dans les les différents usages re rapidement euh c’est que la la plasticité est prise dans une même

Tenstion que celle qu’on peut repérer à propos de l’autonomie et sur laquelle on a on a pas mal travaillé dans dans le cadre du projetc euh c’est qu’on n pas au clair euh si la plasticité c’est une sorte de toujours déjà là ou si c’est quelque chose qui est à acquérir qui est

Conditionnel ou conditionné à c’est les deux c’est c’est tout ça c’est c’est je évidemment c’est c’est c’est tout ça et on s on comprend bien mais ce que je dire c’est que en en fonction de qui le dit et dans quel contexte et pour influencer quelle politique publique

Quelle pratique concrète on aura plutôt tendance à insister sur sur par exemple dans la dimension esthétisante ou al psychologique j’ai j’ai l’impression qu’on aura tendance à insister sur le fait que c’est une une caractéristique absolument fondamentale oup on a bien compris qui est tout le monde est d’accord mais je demandais dans quelle

Mes euh estce que en s’il y a des liens tu as un peu parler de génétique et puis génétique et cetera comment est-ce que certains de ces ces auteurs entrepreneur de moral entreou pas en dialogue avec des gens qui par exemple font de la j comportemental je pense au travaux notamment de

Qui a aussi un peu ce statut d’entre deux c’estàd scientifique bien installé et cetera puis qui après produit tout une série de bouquins grand public je par pas aussi bien que maison d’édition et cetera mais c’est voilà de comment le le le cerveau fait qui nous sommes et

Dit qui nous sommes en quelque sorte et je trouve que chez lui on retrouve à la fois cette tension et une manière de prétendre la raisau entre la plasticité à acquérir et la plasticité c toujours desjà c’estàd que en gros à travers son idée de soit génétique du génétique euh

Chaque individu est prédéterminé à environ 50 % de en voilà dans son intelligence et cetera mais à côté de ça ça veut dire qu’on a encore 50 % sur lesquel on peut agir sauf que en gros ce qu’ dit controverses dans lesquelles ça fait rentrer c’est que c’est 50 % on sait pas

Dire exactement quels sont les déterminants on croit que c’est l’éducation on croit que c’est la façon don les prof prof mais c’est pas forcément ça ça peut re des événements de vie et et en faitense travaux de Mor notamment la présentation qu’ av fa chez vous éc la façon dont GIC self épigénétique

Plasticité cérébrale sont utilisés dans le cadre de politique publi ou de conduite euh de l’intervention professionnel euh et c’est pas ce lien avec la présentationalbert N avz fait à l’époque sur les les les les rites de délégation c’estàdire que c’est c’est une façon de justifier des formes de distribution de responsabilité dans

Certains contextes où des personnes interviennent sur sur d’autres personnes voyez par exemple comment les profs doiv fonctionner comment les parents doit fonctionner et là enfin je suis vraiment frappé de voir à quel point à certains moment on va dans le casre du personnage de l’enfant euh appuyé sur le fait que

De toute façon l’enfant euh il est plastique il a ses compétces il est indéterminé et cetera et à d’autres moments ou dans d’autres circonstances on aura plutôt à la Macron tendance à appuer sur le fait que on le met très clairement en danger on met très

Clairement C pltic en danger si on ne dispose pas toute une série de tuturs environnementaux euh euh autour de lui donc voilà je sais pas dans quelle mesure est-ce que ça fait sens cette idée que la plasticité et la façon d’appuyer sur le côté plutôt déterminé plutôt complètement open sche avec

Contons enfin je je suis pas sûr de pouvoir répondre à ta question mais ce qui est certain c’est qu’au sein même des apôtres de la plasticité tu as différents courants différentes écoles avec des gens qui vont dire qu’elle est plus ou moins contrainte plusou moins encadré plus ou moins libre et cetera et

À la limite dans tous les personnes qu’on a qu’on a évoqué je dirais par exemple quelqu’un comme Malabou va te dire que c’est complètement ouvert et cetera alors que quelqu’un comme Deen va va de va va dire qu’en fait c’est contraint en partie du fait du programme génétique et que en

Fait on peut pas faire n’importe quoi il va même critiquer les personnes qui sont au contraire apôtres d’une plasticité maximale en disant en fait non c’est pas l’histoire de la feuille comment on appelle ça l’ardoise vierge là la feuille blanche ouais voilà la feuille blanche donc lui

Il est critique de cette approche là de la feuille blanche en disant faudrait pas que la plasticité en fait soit une nouvelle version de la feuille blanche sous nouveau nouvelle terminologie il le dit très clairement dans les neur de la lecture et et puis les gens qui travaillent autour de lui

Jeis quelqu’un comme Ramu d’une certaine façon voilà et puis de l’autre côté effectivement des gens qui vont alors c’est pas exactement la diichotomie que tu que tu indiques je crois entre le déjà là et le ouis en fait la façon dont plomine plomin est utilisé par par certain moi

Ce qui me frappe c’est que a priori et c’est un peu l’argument Morel hein ah ben non les neurosciences sont pas pro autonomies parce que elles ont un discours qui insiste sur toute une série de déisme en AM alors pourquoi est-ce que ça plaît quand même ce discours là

Alors évidemment parce que il est aménagé c’est 50 %on veut mais c’est aussi je pense parce que ça rentre en résonance avec une des valeurs beaucoup plus larges qui qu’onarrête pas de répéter c’est que chacun a une personnalité et que chacun doit découvrir qui il est en quelque

Sorte et dans le discours en fait assez déterministe qu’on va trouver chezomin il y a l’idée je sais pas dans quelle mesure lui utilise pas cetteticité mais que plus on avance en âge euh plus cérébralement on devient la personne qu’on est réellement et donc on est de

Moins en moins sensible à toute une série de choses mais c’est c’est pas vu comme une sorte de déterminisme ou d’encrûement ou je sais pas très bien quoi c’est c’est c’est vu comme nous permettant de nous rencontrer enfin nous qui on est si bien sûr en PHAs avec tout une se truc

Sympathiqu qu’on a envieie et ça m’évque de choses il y on a enfin c’est un discours un discours qui tourne autour de la plasticité plasticité le le fait que qu’une partie de nos capacités ou de nos nos régions cérébrales sont plastiqu mais pas toutes il faut de la stabilité

Quoi qu’il arrive alors notment ça va être les les fonctions motrices fondamentales elles sont pas es sont pas elles sont très peu plastiques parce que sinon ce serait ce serait le bazar enfin il faut qu’il un des intervie disait le cerveau il est quand même conservateur

C’est c’est il faut il faut que les choses restent quand même relativement figé pour qu’on soit pas constamment en train de de de de se suradapter au moindre stimulis qui qui qui arrivent mais il y a des marges il y a selon selon certaines capacités selon certain

Fction il y a des marges et après l’autre l’autre l’autre point là en t’écoutant c’est c’est le travail de de de Victoria P stelleror alors qui est vraiment sur plasticité neuroscience et critique des des des idéologies néolibérales euh euh notamment autour de la parentalité de l’éducation et cetera mais qui est un

Discours alors qui est vraiment post post malabout euh qui est de dire qu’en fait c ces ces ces programmes ou ces idéologies euh euh vise à à enfin espère en tout cas euh pouvoir mobiliser euh les capacités plastiques des individus des enfants pour pour pour améliorer leurs conditions euh

Mais que finalement il y a il y a il y a l’autre l’autre face qui reste relativement invisible alà du fait que ça ça écrase ça fait disparaître les les différences socio-économiques peu importe puisqueen fait puisque le cerveau est plastique en fait on peut on peut se débarrasser de

Tout ça mais en même temps il y a un autre discours derrière qui est de totalement individualisé aussi et de totalement décharger sur les parents le fait que bah ça ça dépend d’eux en fait c’est que certes l’école c’est important certes il y a des il y a des il y a des

Il a des structures publ pour pour aider à ça mais qui Finet il s’agit de décharger ces structures pour pour tout confier dans les mains soit des enfants soit des parents eux-mêm pour pour pour ça ce sont voilà des discours à double à double tranchant

Euh et dis ça voilà pour dire que en fait on trouve aussi chez les neuroscientifiques et et et et dans les sciences sociales C cette idée que cette notion de plasticité et c’est ce qu’on voyait chez Malabou au bout d’un moment où en fait on peut on peut pe critiquer la

Plasticité de la plasticité de la plasticité que finalement comme à la comme fondamentalement d’un point de vue des mécanismees cérébraux on sait pas exactement de quoi on parle et on arrive toujours à ça alors il sagit pas de dire qu’une fois que les neurosciences ont résolu la la on résolu le problème

Surtout pas il s’agit pas de dire que une fois que les neurosciences ont identifié les mécanisme des questions se règleront d’elles-même que la science va nous éclairer mais mais plutôt de dire y a une forme de une forme de de de de de mescnaissances qui entretient en fait les usages

Aussi de ce concept et et c’est pareil autour des des des débats autour la neurogenèse c’est on voit bien en fait en discutant avec le neuroscientifique que pour certains d’ entre eux la neurogenèse c’est un truc compliqué à à concevoir c’eston ce sera pas effectivement démontré le fait qu’on

Puisse amener des nouveaux neurones dans un système qui a priori doit rester relativement stable c’est pas non plus c’est pas non plus un système qui peut peut se régénérer en permanance parce que c’est c’est c’est pas c’est pas pensable en tout cas tel que tel que le

Cerveau est conçu ça peut pas ça peut pas fonctionner et c’est là qu’on a vu ce neuroscientifique tua oublié mais qui avait fait cette comparaison avec les pratiques d’évaluation des unités scientifiques oui c’est VI là on l’année dernière on a eu l’évaluation scientifique de nos équipes de recherche bah c’est ça la neurogenèse

Et c’est ça la synaptique quoi c’est est-ce que euh pour créer pour créer de l’innovation et pour créer du mouvement est-ce qu’il vaut mieux qu’on bouge les chercheurs d’équipe qu’on bouge les équipes pour qu’en fait créer de nouvelles connexions et créer de nouveaux trucs ou est-ce que non il faut

En virer certains il faut en faire venir de nouveau et puis et puis et puis ça va créer la nouveauté ça va créer du mouvement et ça voilà c’est ça c’est cétique et c’est ça laise pourquoi ça peut-être juste pourer C cette anecdote mais j’avais une idée j’ai oublié alors

Attends le temps que tu réfléchisses le le le l’idée de devenir ce qu’on est ça c’est quelque chose moi que j’ai retrouvé alors c’est plutôt dans des textes hein mais il y a un accent presque existentialiste biologisé en fait hein c’est en fait mais mais c’est pas

Peut-être avec l’idée qu’il y a quelque chose qui était là et qu’on va se découvrir he mais c’est il a il y a un aspect beaucoup plus volontariste il me semble dans moi dans ce que j’ai pu lire et c’est ça de s’inventer quoi prochiant Malabou puis d’autres enfin dans la

Presse aussi ensuite ensuite faut voir les commentateurs des commentateurs des commentateurs qui comment dire réduisent l’argument à jusqu’à l’os quoi et qui est voilà en fait je je je je je décide de ce que je suis quoi grâce à la plasticité et c’est moi existentialisme c’est un truc que j’ai sorti enfin j’ai

Discutéis avec des gens en Allemagne au MO de mai à l’occasion d’un colollocque et en fait ça ça leur semblait évident en fait de l’extérieur comme je le représentais et voilà dit texto il dit la plasticité c’est l’adaptation mais c’est pas l’adaptation au niveau de l’espèce c’est l’adaptation au niveau

Individuel sente soi-même c’est beau adaptation par individuation et après il dit on n pas envie de se faire individuer par le premier cré c’est ça ce qu’il a dit ou totalement ce que Nicolas rencontré ce concept deité cérébrale dans la recherche que j’ai fa avec Christophe

Etas j sur la reconation la prise en charge de l’autisme les petits enfant ce concept permet de justifier de la scientificité de certains praticiens plutôt que d’autres ici évidment ceux issus des TCC plutôt que des psychanalyes avec une utilisation paradoxale de la plasticité cérébrale à la fois l’affirmation qu’elle a tout au

Long de la vie et l’affirmation qu’il faut agir le plus vite possible 18 mois dans dans l’autisme parce que c’est là que la plasticité la plasticité cérébrale et qu’il faut donc dire cette fenêre d’opportunité au plus [Musique] vite que Mo [Musique] jetir du terrain que je fais sur le

Coentretien AC des coach qui intervent dans des écoles pour la plupart donc c’est moins un marchéépendant qui interviennent en dehors de l’école ce sont des établissement qui recrutent des coach pour travailler avec des élèves en difficultés scolair ça c’est le je m’attendrais donc enen avec eux et

Enti je m’attendit à ce qu’il me mobilise les neurosciences et qu’ me parle de plastic cérébral et cetera et en fait pas du tout et ça m’a beaucoup surprise parce qu’en fait en les interrogant sur les formations en coiv bon je précise que la plupart d’entre eux sont des enseignants ou des

Exenseignants c’est important oui oui pere pour expliquer peut-être cette singularité et donc dans les formations qu’ils ont suivi ils ont eu effectivement des dans la formation il y avait aussi de le B à B des neurosciences comm ti et là hein c’est comme vous avez dit la première dia la

Plasticité cérébrale donc ça ils m’ont dit mais dans mais en fait dans dans dans leur discours sur leur pratique dans les justifications inv qui ils ont choisi des caches et de renoncer à le Montier d’enseignant et dans les observations que j’ai faites de leur pratique il ne parle jamais de plasticité

Cérébrale en vche euh quand il s’adresse en tout cas aux élèves puisque ça j’ai beaucoup observé je suis euh j’étais très surprise par le le discours qu’il tienne sur le fonctionnement du cerveau qui est effectivement extrêmement déterministe et fixiste donc il n’y a pas du tout euh euh dans leur discours

En tout cas quand il Mobilis pour parler à l’élève et lui expliqué comment il doit étudier et cetera c’est c’est toujours parce que ton cerveau il veut veut ça il attend ça et cetera et c’est un cerveau qui est très ride en fait très rigide donc ça ça m’étonne vraiment

Beaucoup de les entendre évoquer par avec des jeunesè mais même quand ça des plus grand et même avec des ann et en fait là où je vous rejoins c’est vous dire que c’est les neuroscience c’est la première di et en effet c’est manière de donner un peu de légitimité scientifique

À le métier pour le distinguer de celui d’enseignant ça ne va pas au-delà de ça mais euh ce qu’ils utiliseent en revanche c’est énormément d’autres outils et donc c’est c’est extrêmement important ce ce volet pragmatique du gaache c’est il parle de leurs outils c’est c’est c’est c’est leur boîte à outils et j’adore

Parler de leurs outils et cetera il donneent des outils etoutil les élèves les enseignants ça c’est la solution vraiment Mirac al c’est le Mind Mapping le sketching et Cera ils utiliseent tous les mêmes les mêmes outils et ce qui mobilise énormément et là ça renvoit c’est très contesté par les scientifi si

J’ai bien suivi les controverses et les débats mais en revanche il tout le temps làdessus c’est sur la PNL ouais là c’est vraiment et alors les fameux profils d’apprentissage les Kin i et cetera ça vraiment ils sont à fond là-dedans et et ils sont convaincus que c’est aussi la

Solution miracle pour rouer les enseignants c’est la PNL et il ne faut pas beaucoup référence à des entrepreneurs de morale comme Dean et cetera en revanche c’est dans les documents des décideurs politiqu qui sont en train de réformer l’école et de réécrire les référenciels de compét et les programmes scolaires là j’aiét

Surprise donc les décideurs là Mobilis énormément neurci pour justifier pourquoi il faut réformer réformer les compétences les se de compét et ce et là c’est les neur donc là ça je va unu dans ton sens Nicas c’est vraiment un discours qui est mobilisé préférentiellement dans la scène publ et

Entre les entrepreneurs de moral et les décideurs politiques qui eux sont très frant de d’aller du discours de de comme blancire et ca de on réforme l’école et on réforme la formationale des enseignants sur base d’une evidence bas education neuroscien et donc mais les les coach scolaires à part les premières

Le formation ne ne mobilise pas les neurosciences et ne parle pas de plasticité sa pas moi ça m’étonne pas mais je je sais plus qui était ce ce philosophe qui disait alors les années 80 70 que 90 % de de de la psychologie universitaire c’est c’est du bon sens

Euh mais là il y a un peu de ça aussi euh quand c Macron qui dit il faut il faut agir sur la plasticé cérébrale parce que tout se joue avant 6 ans on n pas besoin de de des neurosciences pour savoir ça en fait on

N pas besoin de savoir qu’il faut faire attention au à l’environnement et et et et et à la nutrition des enfants si on veut qu’ils év bien euh c’est pas étonnant que que que que que des éducateurs que des enseignants euh n”est pas besoin de mobiliser les neurosciences pour comprendre ça ou de

Manipuler ses concepts pour comprendre ça alors mais voilà c’est à quel moment est-ce que effectivement ces savoirs là ces concepts là sont sont sont mobilisés [Musique] euh ça peut être intéressant de de de d’aller voir ces ces instants là mais mais quand ça relève en partie de bon

Sens les neuroscientifiques le disent de même oui le cerveau le cerveau apprend et s’adapte et se modèle en fonction moi moi ce qui m’avait ce qui m’avait un peu un peu perturbé c’est Queen fait j’ai trouvé dans les alors moi c’est des vidéos que j’ai regardé développement

Personnel où il y avait exactement le même genre de ce que vous décrivez c’està-dire ça sert à introduire justifier ce qui va sortir derrière et des conseils effectivement soit du bon sens de ch et en fait moi j’avais trouvé exactement la même chose quand j’avais travaé sur cerveau reptilien où c’était

Exact et j’avais fait un terrain ou je travaill làdessus un peu et et où pareil j’ suivi des formations médiation et cetera où en fait il y avait une première diapositive sur cerveau reptilien alors moi ce qui me ce qui me ce qui me troublait c’est que cveau REP

Tech scientifiquement c’est faux t que la plasticité à priori c’est quelque chose qui est même si c’est neb et cetera c’est quelque chose qui existe mais à l’arrivée en fait le l’usage et la fonction du du référent neuroscientifique dans le discours du coach parce que en l’occurrence moi

Aussi c’était des coach en fait ça ça renvoie ce que ce que vous ce que vous racontez ça c’est donc ça faisaitco à ça et c’est pour ça qu’en fait j’ai l’impression qu’en fait on travaille sur des choses qui sont qui sont pas que lié

À la plasticité il y a sans doute un cadre plus général qui a peut-êtrej été labouré par plein d’auteurs éminents mais sur lequel on peut peut-être apporter quelque chose et après il me semble que ce qui est intéressant par rapport à ce que vous dites par rapport

Au au au cadre en gros éducatif qui eux ont besoin des neurosciences pour en gros justifier et abonder leur truc c’est qu’il est important peut-être de cartographier vraiment de faire de la sociologie fine il y a des espaces sociaux où c’est très important que ça

Soit affiché parce que ça sert et ça a des effets euh pareil pour en France dans certains cercles académiques inspecteur Académie et cetera il y a sans doute des choses aussi et à d’autres moments c’est peut-être moins nécessaire et dans certains milieux çappte pas du tout dans les milieux très

Populaires euh l’importance de la présentation des neurosciences ou d’une psychologie cognitive et cetera non va pas du tout avoir la même portée il y a eu des études qui ont été faites sur la psychologie l’introduction de la psychologie des connaissances psychologiques dans certains groupes professionnels je sais plus c’était la

Police ou quelque chose comme ça où en fait on ça ça ça mordait pas autant quoi ou c’était pas aussi légitime et ça c’était lié aussi à la à la composition sociale des groupes auquel ça ça ça sadressait donc aussi il y a cette il y a cette nécessité là peut-être d’arriver

À cartographier sociologiquement vraiment enfin faire de la sociologie quoi c’est c’est les lieux les lieux où les enfin les zones dans lesquelles c’est vraiment important quoi il me semble que dire que c’est plutôt un niveau de de décideur ou de gestionnaire que ça porte plus que y

A peut-être quelque chose à creuser de ce côté-là qui a pas été fait à mon avis il a peut-être une petite nuance j’aurais dû préciser là où je constate que euh les se saisir des neurosciences c’est que il sonut confronter à la nécessité et je pense que c’est le cas en France

Aussi de pratiquer une école inclusive et donc d’intégrer des enfants porteurs de handicap dans leséco hein dans les classes ordinair l’ignement ordinaire comme on dit enén alors tout d’un coup les neuroscien deviennent source deinpirationant il faut confier ça à des spécialistes et c’est la même chose avec queépidémie d’enfant 10

Des aménagements raison et et bien sr sur Be Diagnos et donc effectivement toutun coup sont compét c’est pas notre rayon ça c’est ce que disent les enseignants là on confie à des spécialistes on veut que des spécialistes [Musique] prnent pour danservation qu les ENT Paris élèves jeunes 12 ans euh des plus

Euh il sont fascinés Parn de leur cerau et ton cerveau ton cerveau P que ton cerveau et je je vois l’effet de ces paroles sur [Musique] [Musique] pas com et çaser c’est vraiment quelque chose de qui enlève le anxiété et qui les [Musique] détend exp com le donc là

Maintenanté éces je fais des observations juste àé de donutorisation je ser vraiment très surprise voouà de faire ses entretiens avec ses élèves pas mais j’aerais quand même bien ce qui est paradoxal c’est que moi j’avais j’avais repérer un peu le même genre de réaction lorsque j’étais dans le groupe

Qui je dire subissait enfin qui qui recevait le discours sur le cerveau reptilien ou voyezacc euh alors que bon voilà mais pareil il y avait alors c’était des des groupes de gens qui étaient qui avaient des problèmes relationnels et cetera enfin ils se présentaient tous au début et on voyait

Bien que dire que c’était lié à une fonction enfin une zone du cerveau particulière et cetera on voyait que ça apportait une sorte de soulagement quand même hein euh mais donc du coup ENF c’était la peut-être la situation sociale qu’ aurait fallu observer bon j’avais pas les moyens d’aller plus en

Avant euh plutôt que le le l’argument lui-même parce qu’en fait ça peut être la plasticité ça peut être cerveau reptilien ça peut être autre chose c’est la configuration qui fait que c’est délivré dans un certain cadre qui amène qui amène le la relaxation tu vois la consolation pratique et tout à fait en

Avec ce que tu dis ça ça me ça me rappelle aussi des et d’autresc sur des enfants il y a vraiment cette conjonction au terme euh d’un type d’explication assez fixiste quand il s’agit euh d’expliquer l’origine de toute une série de difficultés le cerveau de l’enfant est immature hein voilà c’est

Déterminé c’est comme ça aussi par des cerau qui ce genre de machin mais d’aller d’aller loger euh la responsabilité en l’explication des soucis euh dans un truc déterminé préexistant mais tout en conservant à côté de ça euh un régime d’interprétation en peine de plasticité d’ouverture une possibilité d’apprentissageo d’espoir c’est un truc

Qu’on retrouve ass souvent c’est c’est l’idée que alors il y a l’idée de des stigmatisation ou de la des lagations de la dimension morale mais derrière il y a aussi fait que ce soit un moyen d’action je vais beaucoup retrouver moi en psychiatrie où c’était notamment dans

Les personnes qui souffrai de TOC c’est c’est l’explication deuroscientifique elles ont pas beaucoup plus de valeur que d’Ares explications euh mais par contre ell permett de faire des choses derrière et il y avait toute une une critique des discours psychanalytiqu en terme de temporalité et en terme d’action le fait de dire on

M’explique des choses mais on ne me dit pas comment je dois une interprétation du discours psychanétique mais mais c’était l’idée c’était que ça ouvrait des registres d’action derrière et ça permettait de faire des choses sur son cerveau notamment qui est devenit la source et et la solution mais et et

Juste un mot sur ce que vous disiez un un une série d’analyses que j’ai que j’ai pas que que que j’ai pas présenté là en science sociale mais c’est effectivement surtout les mouvements la neurodiversité ou ou des des des troubles des troubles 10 effectivement quelqu’un comme Fernando Vidal par exemple une des manifestation

Du succès de la PL plasticité c’est le fait qu’on puisse se revendiquer d’avoir un cerveau différent parce qu’en fait il existe des cerveau différents qui sont qui ont autant de de qui ont droit autant de reconnaissance que les autres mais qui sont qui sont pas des cerau plastiqu mais qui sont différents au

Sens où les cerveaux existent sous différentes formes et et tous ont doivent avoir autant de reconnaissance que que les autres une autre critique du fixisme qui est celui de voilà du modèle inclusif

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