Village de Goult
Petite balade en période de Noël
Village perché , et ses vieilles maisons , rempart
Moulin de Jérusalem
Puits chemin de Trabari
Conservatoire des cultures en terrasse, oliviers , cuve creusée dans la roche , restanques , bories , mur apié
Roche Redone avec vue sur le village de Lumière
Conservatoire des terrasses de culture :
Si l’on sait que la technique de construction en pierre sèche est préhistorique , il est très difficile de dater la création des terrasses qui ont été abandonnées puis reprises au rythme des besoins des populations
Certains sites , notamment viticoles , ont sans doute été aménagés à l’époque gallo-romaine .
Des pierres datées attestent que , jusqu’au dernier quart du XIXe S , de nombreuses terrasses étaient encore ( re) construites , cette période correspond d’ailleurs à une forte demande en terres cultivables au vu de l’importance de la population
Dans l’intervalle plusieurs cycles d’abandons et de reprises se sont succédés , mais on ne trouve que très peu d’éléments d’information avant le XVIII e .
La dernière grande période , celle sans doute qui a vu les superficies aménagées et entretenues les plus importantes en France , est relativement restreinte et comprise entre 1750 et 1870
Au XXe la désertification des campagnes a joué un rôle capital dans l’abandon des versants à la suite de la première guerre mondiale et de l’exode rural .

Le chemin communal de la Carredone ( ou Roche Redone ) évoque le rocher arrondi auquel il conduit
Cet ancien chemin charretier , constitue l’épine dorsale du quartier permettant l’accès à l’ensemble des terrains

Les murs de clôture, construits en pierre sèche protègent les cultures contre les passages des moutons , chèvres , sangliers .

Mur apié :
Placées dans de telles niches du rucher ( ou apié ) les ruches peuvent reprendre une activité dès les premières chaleurs du printemps
Les abeilles profitent de la régulation thermique entre jour et nuit offerte par le mur , et ceci , sans empiéter sur les parties cultivables

Citerne
L’eau étant , sur ces terrains très secs , un bien particulièrement précieux , des aménagements très importants étaient réalisés pour la récupérer et la conserver
Ici ( visible dans le diapo ) la citerne creusée dans un roc permettait de stocker une vingtaine de mètres cubes d’eau , infiltrée lors de fortes pluies .

La construction n’épuisait pas les grandes quantités de pierres extraites du sol .
L’excédent devait être stocké dans des endroits particuliers , évitant ainsi le gaspillage des surfaces
D’où la création de pierriers ( ou clapiers , clapas ) , fréquemment limités par un mur de soutènement.

L’olivier ,
La place de l’olivier dans les paysages provençaux est capitale même si elle s’est surtout développée au XIXe
Sur les terrasses , il est particulièrement mieux abrité des gels auxquels il est sensible
Il sait se contenter des sols peu fertiles et caillouteux des versants
Les gels successifs et les mésaventures économiques de l’oléiculture ont fait régresser cet arbre qui peut devenir plurimillénaire
Après un siècle de régression , une timide reprise de l’oléiculture est constatée de aujourd’hui
L’olivier n’est pas toujours le seul occupant du terrain
On y trouve aussi quelques amandiers et en période plus difficiles des productions légumières au sec l’accompagnent , pois chiches , lentilles , salades .

6 Comments

  1. Village de Goult , village perché du Luberon

    Petite balade en période de Noël

    Village perché , et ses vieilles maisons , rempart

    Moulin de Jérusalem

    Puits chemin de Trabari

    Conservatoire des cultures en terrasse, oliviers , cuve creusée dans la roche , restanques , bories , mur apié

    Roche Redone avec vue sur le village de Lumière

    Conservatoire des terrasses de culture :

    Si l'on sait que la technique de construction en pierre sèche est préhistorique , il est très difficile de dater la création des terrasses qui ont été abandonnées puis reprises au rythme des besoins des populations

    Certains sites , notamment viticoles , ont sans doute été aménagés à l'époque gallo-romaine .

    Des pierres datées attestent que , jusqu'au dernier quart du XIXe S , de nombreuses terrasses étaient encore ( re) construites , cette période correspond d'ailleurs à une forte demande en terres cultivables au vu de l'importance de la population

    Dans l'intervalle plusieurs cycles d'abandons et de reprises se sont succédés , mais on ne trouve que très peu d'éléments d'information avant le XVIII e .

    La dernière grande période , celle sans doute qui a vu les superficies aménagées et entretenues les plus importantes en France , est relativement restreinte et comprise entre 1750 et 1870

    Au XXe la désertification des campagnes a joué un rôle capital dans l'abandon des versants à la suite de la première guerre mondiale et de l'exode rural .

    Le chemin communal de la Carredone ( ou Roche Redone ) évoque le rocher arrondi auquel il conduit

    Cet ancien chemin charretier , constitue l'épine dorsale du quartier permettant l'accès à l'ensemble des terrains

    Les murs de clôture, construits en pierre sèche protègent les cultures contre les passages des moutons , chèvres , sangliers .

    Mur apié :

    Placées dans de telles niches du rucher ( ou apié ) les ruches peuvent reprendre une activité dès les premières chaleurs du printemps

    Les abeilles profitent de la régulation thermique entre jour et nuit offerte par le mur , et ceci , sans empiéter sur les parties cultivables

    Citerne

    L'eau étant , sur ces terrains très secs , un bien particulièrement précieux , des aménagements très importants étaient réalisés pour la récupérer et la conserver

    Ici ( visible dans le diapo ) la citerne creusée dans un roc permettait de stocker une vingtaine de mètres cubes d'eau , infiltrée lors de fortes pluies .

    La construction n'épuisait pas les grandes quantités de pierres extraites du sol .

    L'excédent devait être stocké dans des endroits particuliers , évitant ainsi le gaspillage des surfaces

    D'où la création de pierriers ( ou clapiers , clapas ) , fréquemment limités par un mur de soutènement.

    L'olivier ,

    La place de l'olivier dans les paysages provençaux est capitale même si elle s'est surtout développée au XIXe
    L'olivier est pollinisé par le vent et non par les abeilles

    Sur les terrasses , il est particulièrement mieux abrité des gels auxquels il est sensible

    Il sait se contenter des sols peu fertiles et caillouteux des versants

    Les gels successifs et les mésaventures économiques de l'oléiculture ont fait régresser cet arbre qui peut devenir plurimillénaire

    Après un siècle de régression , une timide reprise de l'oléiculture est constatée de aujourd'hui

    L'olivier n'est pas toujours le seul occupant du terrain

    On y trouve aussi quelques amandiers et en période plus difficiles des productions légumières au sec l'accompagnent , pois chiches , lentilles , salades .

  2. À Goult, l’hiver parle à voix basse.
    Le village se resserre sur lui-même, pierres contre pierres, comme pour conserver la mémoire du soleil. Les ruelles, lavées par le froid, brillent d’une lumière pâle. On y marche lentement, le pas feutré, tandis que le mistral glisse entre les maisons et emporte avec lui l’odeur des cheminées — bois brûlé, thym sec, promesse de chaleur.
    Les collines du Luberon, dépouillées de leurs verts tapageurs, se drapent de gris bleutés et d’ocres assagis. Les oliviers, immobiles sentinelles, tendent leurs bras noueux vers un ciel clair, presque dur, mais d’une pureté sans détour. Parfois, une gelée fine ourle les restanques de pierres sèches, comme une dentelle discrète posée au matin.
    À cette saison, Goult respire autrement. Le silence devient compagnon. Il y a moins de pas, moins de voix, mais davantage de présence. Le temps s’étire, invite à la lenteur, à la contemplation d’un banc désert, d’une porte ancienne, d’une ombre qui s’allonge, d'un chat qui songe.
    Et quand le soleil d’hiver, timide mais fidèle, touche enfin les façades, le village s’illumine d’une douceur grave — celle des lieux qui savent attendre, certains que le printemps reviendra.

    Merci Sacha pour cette si belle randonnée hivernale.
    Jacques.

  3. bonjour Sacha avec du retard je regarde cette vidéo sous format photos comme toujours je suis en admirations envers ses villages que j'aime tant, et beaucoup de chose à découvrir ,tout autour et les crèches ,juste merci je vous souhaites de joyeuses fêtes de fin d'années à bientôt Didier

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