Enregistrement de la journée du 6 novembre lors de la 4e Conférence interrégionale Crabe bleu qui a eu lieu les 6 et 7 novembre 2025 en Occitanie.
Voir notre actu sur la conférence : https://pole-lagunes.org/4eme-conference-interregionale-sur-le-crabe-bleu/
Mot d’accueil et introduction de la 4e conférence interrégionale – Occitanie
0:24 • Christian Jeanjean – Maire de Palavas-les-Flots
4:20 • Vassilis Spyratos – Directeur de l’écologie, DREAL Occitanie
11:33 • Anthony Caro – Chargé de mission Patrimoine naturel et Natura 2000 au large, Office Français de la Biodiversité
18:53 • Anne-Laure Barberousse – Chef de service Biodiversité, environnement et paysage, DREAL Corse
23:43 • Marc Barral – Directeur adjoint à la direction de la mer, Région Occitanie
27:27 • Gwenaëlle Baldovini – Cheffe de service Biodiversité terrestre, Office de l’Environnement de la Corse
37:47 • Tour d’horizon de l’invasion du Crabe bleu en Occitanie, PACA et Corse et réponse par des Plans d’actions et de lutte adaptés – Nathalie Barré (CEN Occitanie), Katia Lombardini (Tour du Valat) et Marie Garrido (OEC)
1:17:47 • Étude de certains traits biologiques et écologiques et de la variabilité spatio-temporelle des captures par unité d’effort du crabe bleu Callinectes sapidus Rathbun, 1896 dans l’étang de Canet -Saint-Nazaire, en lien avec son environnement et son cycle de vie – Marion Jarraya (UPVD)
1:34:17 • Dynamique de la population de Callinectes sapidus dans la lagune de Canet : Leçons et propositions pour la régulation de l’espèce – Stéphane Hourdez (OOB)
1:47:12 • Évolution du crabe bleu en Corse : Entre écologie et gouvernance (2024-2025) – Marie Garrido (OEC) et Guillaume Marchessaux (IRD)
2:21:32 • Suivi des déplacements de Callinectes sapidus par télémétrie acoustique dans les lagunes méditerranéennes françaises – Romain Bertho (BIOTOPE)- DREAL Occitanie, Université de Corse et OEC
2:37:28 • Dynamique spatio-temporelle et perceptions des pêcheurs de l’invasion de Callinectes sapidus dans les lagunes italiennes et de l’étang de Berre – Marina Chiappi (Université de Bologne)
2:47:02 • Réseau ALIEN Mer : Un réseau de suivi et de sensibilisation aux ENI marines – Maraudage et sensibilisation au Crabe bleu – Lisa Petit (CPIE LIDOC)
3:28:52 • La pêche comme moyen de lutte contre le Crabe bleu – Jean-Luc Desforges (DIRM), Rozenn Audinet (DMLC)
3:46:21 • “Sentinelles du Crabe bleu” : Programmation des captures ciblées sur les lagunes d’Occitanie – Emmanuel Bassinet, Chloé Jehl (CRPMEM Occitanie) et Jean-François Holley (Cepralmar)
3:59:45 • L’observatoire du Crabe bleu dans l’étang de Berre : Programmation des captures ciblées et autres actions – Julie Duley (Gipreb) en partenariat avec le CRPMEM PACA
4:15:25 • Points de vue des professionnels de la pêche sur les techniques et le matériel utilisés au travers des plans d’action de soutien et de développement de la pêche en Occitanie, région Sud-PACA et Corse – Emmanuel Bassinet, Chloé Jehl (CRPMEM Occitanie), Jonathan Pilato (CRPMEM PACA), Jean-Louis Guaitella (CRPMEM Corse), Damien Loriente (pêcheur à l’étang de Vendres)
4:52:46 • Valorisation du crabe bleu : Obstacles et perspectives du développement d’une filière commerciale en France – Axel Gaugain (SGAR Occitanie), Jérémy Vial (Tour du Valat)
5:11:41 • Discussion sur les limites et principaux freins, ouverture des réflexions sur les techniques de pêche et la valorisation économique à vocation non pérenne – Vassilis Spyratos (DREAL Occitanie), Nathalie Paoli-Leca (OEC), Marc Barral (Région Occitanie), Jean-Luc Desforges (DIRM), Rozenn Audinet (DMLC)
5:52:47 • Conclusion
Bien le bonjour à vous toutes et tous. Merci d’être avec nous euh ce matin. Je je me présente, je suis Vincent Tardieu, je suis journaliste indépendant breton mais du de Méditerranée à l’origine et je vais animer donc ces ces deux jours de rencontre et on va démarrer avec un mot d’accueil de monsieur le maire Christian Jean-Jean que vous connaissez qui est donc maire de Palavas les Flots 2è vice-président haut et espace naturel à l’agglomération du pays de L’or, je vous cède la parole. Ah, ça y est, c’est bien. Bon, comment on dit pour accueillir les Bretons en Kenaveau ? Oui, c’est ça. Mapliche, Vinrue, Bara. J’ai perdu la flèche qui fait le nord. J’ai parlé un peu breton à l’état. Bien, allez, je vais pas vous faire perdre de temps, il y a d’autres choses plus importantes. Euh, vous avez compris que je suis là pour remplacer le président le président Stéphane Rousignol qui malheureusement qui est président de de pays de leur agglomération qui aujourd’hui ne pouvait pas être là. il le regrette beaucoup parce que cette problématique bien entendu très très importante et il aurait au présent mais malheureusement il a dû il a dû aller sous d’autres cieux et donc je l’excuse euh je suis aussi très très heureux que notre territoire lagunire et marin du golfe des Gemont accueille aujourd’hui et demain demain à Palavas Flot la 4e conférence interrégionale sur la gestion du crabe bleu et qui est organisé par la Dréal salut l’OFB le porte le pôle relais lagune et le conservatoire des espace naturel nos pudomis sont de plus en plus impactés par la présence de ce bleu et donc cette espèce exotique envahissante dans l’attente de solutions techniques et économiques pour gérer cette problématique majeure pour la pêche artisanale que nous souhaitons péréniser dans nos lagunes et sur notre littoral. Donc on aura l’occasion évidemment d’échanger de main de manière approfondie avec la pudomie de Palavas et au-delà des mesures nécessaires visant à limiter l’expansion de cette espèce invasive. Beaucoup sont dans l’attente du développement de de la facilitation de mise en œuvre d’une filière de pêche et d’exploitation du crabe bleu dont les valorisations potentielles culinaire. Mesdames, messieurs, il va falloir se mettre à manger du crabe bleu, dites-vous bien. Et c’est délicieux. Crabe bleu délicieux, vous en souviendrez. Donc manger du craveu, ça va être fait et je pense que la prudomine de Palavas se penche là-dessus et bien d’autres personnes bien entendu. Donc les valorisations potentielles culinaires sont connues et ne demandent qu’à être développé. et nos collectivités et l’entente du golfe des Gortes en particulier sur notre territoire sont bien évidemment engagés pour permettre le développement de ces actions et j’espère donc que ces deux journées vous vous autoriseront à concrétiser ces attentes et nous permettrons d’apporter rapidement des réponses les plus efficaces possibles à nos acteurs aliotiques et au gestionnaires des habitats naturels, également menacés par les conséquences du développement de cette espèce. Donc j’auraiis aussi plaisir à vous rencontrer demain demain au Chadou à Palavas dans le local le local nouvellement aménagé par la prudomie. Vous verrez c’est magnifique, on est au bord de la canette, c’est un cadre unique et donc par conséquent on vous y accueillera avec grand grand plaisir. Voilà donc conclusion manger du crabe bleu. Bon monsieur je vous remercie. Merci beaucoup monsieur Jean-Jean. Crabe bleu délicieux. C’est bientôt un slogan. Euh je passe tout de suite la parole à à Vacilis Piratos qui est qui est à la direction de l’eau et de la biodiversité de la Dréal Occitanie. Merci beaucoup. Je vous en prie. Euh merci monsieur le maire pour accueillir. Parfait. Ça y est. Vous m’entendez ? Ouais. Merci beaucoup monsieur le maire de nous accueillir. Merci pour vos mots. Le crable délicieux puis les impacts effectivement majeurs pour les pêcheurs concernés pour et pour les lagunes. Merci à tous d’être présent, d’être venu pour cette conférence interrégionale. Euh merci aux organisateurs aussi, j’y reviendrai, enfin dont dont dont on fait partie et le pôle Relais Lagune, le conservateur d’espace naturel euh donc Citan, la Tour du Vala, l’OFB donc qui permet de nous réunir, de faire un point ensemble sur de partage de la connaissance, partage de de le point aussi sur les actions menées, sur les projets, sur le la connaissance de l’espèce et la connaissance de son évolution. Euh c’est important pour se coordonner, c’est important pour euh euh développer les synergies entre nos actions euh menées par les uns et par les autres avec cette problématique du crable bleu qui monte en puissance. Comme vous le disiez, monsieur le maire, depuis les premières captures euh entre 2016- 2021 sur les états oxitants, on voit le euh après une remontée des côtes depuis l’Espagne et la situation qui évolue euh de manière dynamique à l’international sur l’évolution du crab bleu, on a eu une première crise de de prolifération intensive du crab bleu euh euh en 2021 dans l’étant du Canis avec plus de 10 tonnes sortis en urgence de de l’étant du Kenesser par les pêcheurs. euh les cet étant qui s’est constitué depuis comme un site pilote pour tester des engins de de pêche adapté pour développer des études scientifiques de connaissance de l’espèce. Et au cours des dernières années, on on le voit bien, les tendances des captures de crable bleu montrent une augmentation globale importante des captures déclarées dans les différents quartiers de pêche d’Occitanie. Donc le le sujet prend une ampleur et se se généralise donc face à sa propagation et aux enjeux de maintien de l’activité de la pêche artisanale à Languille et et de préservation des costoses lagunaires occitants, les actions qui ont été conduites depuis 2022 ont permis de rassembler les acteurs, ont permis de développer l’état des connaissances, de tester du matériel de capture, des méthodes d’intervention, de sensibiliser, de communiquer. Donc c’est c’est important. Et dans le contexte actuel de l’installation euh durable du CR bleu, il est proposé de de poursuivre les actions en mobilisant tous les acteurs concernés avec notamment une nécessité importante de fiabilisation de l’acquisition des données de capture. Un objectif important aussi à court terme. Court terme c’est 2026-2027. euh de se doter une capacité à mieux surveiller, à mieux agir en partenaire avec les pêcheurs et par les pêcheurs, avec les pêcheurs et l’appui technique aussi euh euh des des institutions spécialisées pour tenter de contenir les invasions du crab bleu, faire baisser la pression notamment dans les milieux les plus fortement impactés, les plus à risque et aussi de poursuivre le développement de détection précoce sur des milieux non encore envahis. À ce titre-là, un projet Sentinelle du CR bleu a pu être financé de manière un petit peu exceptionnelle grâce au fond vert biodiversité qui était une opportunité importante et qui va permettre alors pour 2 ans seulement mais de tester, de développer du matériel adapté, de développer des actions de pêche coup de point. Un des enjeux de cette action là sera de tenter bah de contenir les proliférations, d’évaluer aussi les méthodes euh l’efficacité des méthodes euh euh et d’optimiser un peu des dispositifs pour permettre euh ensuite à la filière bah de s’organiser au mieux avec ces méthodes mises au point. Euh le projet donc le financement a pu être obtenu jusqu’au 2027, mais un objectif parallèle nécessaire qui est déjà engagé qui devra se développer euh consiste à l’accompagnement des pêcheurs par les acteurs de la filière pêche. Donc je salue à ce titre là présence de la région Marc Baral ici présent notamment la dirme aussi enfin tous les acteurs de de la pêche le comité des pêches le CPRMAR tout le monde et les différentes prudomies mais donc par les acteurs de la filière pêche peut-être aussi par les acteurs les collectivités locales les acteurs de l’économie littorale qui va être impacté il faut que les acteurs impactés se mobilisent pour lutter et s’organiser face au crab bleu he c’est pas les financements biodiversité qui sont enfin voyez bien les enveloppes budgétaires dont on dispose qui vont permettre de faire face à l’ampleur des enjeux donc Là euh il faut s’organiser, s’adapter pour maintenir justement plus long terme l’activité de pêche sur les milieux concernés. Travailler sur les modalités de régulation par la filière de pêche, l’adaptation du matériel de pêche, les possibilités de commercialisation euh de transformation et la mobilisation donc des collectivités des acteurs de l’économie littorale devra peut-être aussi se développer pour assurer une une gestion de l’espèce et une adaptation des littoraux selon les différents secteurs impactés. Au niveau de la biodiversité, un objectif doit être développé aussi pour la mise en place d’indicateurs d’impact du crabe bleu sur la biodiversité, plus spécifiquement sur les écosystèmes lagunaires et en partenariat notamment avec les gestionnaires Natura 2000 de ces milieux. Donc cette conférence interrégionale démontre bah la synergie déjà mise en place à l’échelle de la façade maritime donc Oxitani, PACA, Corse. Euh permettra de faire un point de partage de la situation, des actions, des études, des projets en cours, des actions de suivi et de gestion du crap bleu pour les années à venir dans les différentes régions. À l’international aussi, c’est important de regarder euh ce qui se fait ailleurs. Et donc cette conférence est organisée aujourd’hui donc je le disais par les acteurs de la biodiversité le pôle la lagune le scène la tour du Vala l’adréal donc et l’B donc que je remercie tous aujourd’hui pour cette organisation. Les acteurs de la filière pêche se mobilisent. le comité des pêches, le CPRALmar, la région, la DiME, les pêcheurs eux-mêmes. Je le disais donc on le verra dans les présentations à venir et euh et j’en suis convaincu. effectivement, les actions vont devoir à l’avenir et il faut profiter de ces deux années où on a ces financements un petit peu qui ont pu être mobilisés pour structurer et péréniser le mode d’organisation un petit peu collectif plus largement que que enf avec l’ensemble des acteurs concernés tout simplement parce que les dynamiques de la population du crable bleu soulèvent des défis majeurs pour la pêche locale, pour les milieux lagunaires et pour l’économie littorale en général. Donc il apporte que il importe pardon que chacun se mobilise selon ses moyens, ses compétences pour trouver un équilibre entre la lutte et l’adaptation, la régulation, la protection de la ressource locale, les anguilles, la sauvegarde, l’accompagnement des petits métiers de la pêche en étant des écosystèmes marins et lagunires. Donc merci à tous d’être là et travail collégial à venir et je pense que la conférence permettra vraiment de de se mettre tous à niveau sur les actions et l’évolution aussi de la situation en France et à l’international. Je passe la parole à mon collège. Merci beaucoup. Donc je passe la parole à Anthony Carot qui est chargé de mission patrimoine naturel et naturais au large à l’Office français de la biodiversité. Merci beaucoup. Euh avant tout, je tiens à excuser Isabelle Terrier, la directrice déléguée de façade qui n’a pas pu être avec nous aujourd’hui et qui devait faire ce ce mot d’introduction. Merci monsieur le maire pour votre accueil au sein de la communauté d’Aglot du Pays de l’or. Mesdames et messieurs, euh c’est un grand plaisir de tous vous vous retrouver aujourd’hui pour cette nouvelle conférence internationale internationale interrégionale pardon. On on en est pas encore là mais ça viendra [rires] j’espère. Ça arrive, ça arrive. Et euh donc pour euh donc consacré à la lutte contre le crap bleu bien sûr, une espèce qui symbolise à la fois les défis actuels de la biodiversité et la nécessité d’une mobilisation collective. Euh le crab bleu, comme vous le savez tous, c’est installé en Méditerranée et sur nos littéraux avec une rapidité et une ampleur qui nous rappelle combien les espèces exotiques envahissantes constituent aujourd’hui l’une des premières causes mondiales de l’érosion de la biodiversité. Ces impacts sont multiples sur les écosystèmes lagunaires et côtiers où ils bouleversent les chaînes alimentaires et fragilis les habitats sur les activités de pêche et de conché lesicultures où ils engendent des pertes économiques importantes et sur la gestion des milieux en compliquant les efforts de restauration écologique entrepris maintenant depuis de nombreuses années. Donc face à ce constat et Vacili l’évoquait, la seule voix possible était bien sûr celle de la coopération, de la mise en réseau des compétences et du partage d’expérience entre tous les acteurs concernés déjà impliqués dans des plans d’action régionaux. J’en profite pour saluer l’Edrial, donc l’OEC et leurs partenaires qui œuvrent à la mise en place des plans d’action dans leur territoire depuis l’arrivée du crab bleu et qui participe à l’organisation également de cette conférence de ces conférences. Euh cette conférence interrégionale illustre parfaitement cette approche soutenue depuis 4 ans maintenant par la délégation de façade méditerranée de l’OFB que je représente. Cette instance réunit des institutions publiques, des collectivités, des établissements scientifiques, des pêcheurs et conchiculteurs, des gestionnaires d’espace naturel, des associations et bien sûr les services de l’État. Cette diversité d’acteurs est une grande richesse car la lutte contre les espèces exotiques envahissantes et notamment le crable bleu ne peut être bien sûr mené isolément. Les scientifiques apportant la connaissance sur la biologie, la dynamique et les impacts de l’espèce, les professionnels de la mer offrent un retour précieux euh un retour de terrain très précieux et des solutions d’adaptation. Les collectivités gestionnaires portent des actions concrètes de surveillance et de gestion et les services de l’État et ses opérateurs assure la coordination, l’appui technique et la cohérence nationale à travers son rôle notamment de centre de ressources. Ensemble euh nous constituons donc une communauté d’action capable de conjuguer sciences, gestion et politique publique au service d’un même objectif limiter la propagation et l’impact du crap bleu. Tout en préservation les activités humaines qui dépendent de ces milieux. L’OFB euh établissement public dédié à la protection de la biodiversité a pour mission de soutenir, animer et renforcer les dynamiques territoriales. C’est dans cette optique qui a été créé le centre de ressources sur les espèces exotiques envahissantes que j’évoquais à l’instant. un outil national au service de l’ensemble des acteurs. Ce centre remplit plusieurs fonctions essentielles. Il rassemble et diffuse les connaissance scientifiques et techniques disponibles. Il met en réseau les experts et gestionnaires pour favoriser l’échange d’expérience et la mutualisation des méthodes. Il appuie la mise en œuvre des politiques publiques, notamment dans le cadre de la stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes. Et enfin, il accompagne les territoires dans leur démarche de surveillance, de prévention et d’intervention. Les travaux du centre de ressources vont également se tourner très prochainement sur la mobilisation des filières autour des enjeux liés à la biosécurité euh de la de la surveillance alors pour pré donc des enjeux sur la biodiversité pardon pour prévenir de futures introductions et propagations de marine. On voit bien en effet que la lutte est en particulièrement difficile une fois le NI installé, surtout en milieu marin et qu’il est dès lors primordial de limiter autant que possible les vecteurs d’introduction. J’en profite du coup de de cette occasion pour vous informer qu’une journée d’échange technique intitulée espèce non indigène marine et biosécurité de la surveillance à l’action euh sera organisé conjointement entre l’OFB et le CPIE littoral d’Occitanie les 22 et 23 janvier. 2026 dans les locaux d’IFRE à 7. Euh les journées s’adressent à toute la communauté maritime euh qui s’intéresse aux ONI marine, gestionnaire d’AMP, bureaux d’études, pêcheur professionnel et de loisirs, conchiliculteur, gestionnaire de zones portuaires, transporteur maritime bien sûr, scientifique et les fédérations sportives. cette journée du coup d’échange technique et son ambition de réduire l’introduction de nouvelles espèces exotiques envahissantes concours à la à la réalisation de notre politique publique environnementale qui est également une mission de l’OFB. Dans ce cas, il s’agit de la mise en œuvre de la stratégie nationale biodiversité qui vise à l’horizon 2030 de réduire de 50 % le nombre de nouvelles espèces introduites dans le milieu. Donc une ambition très importante. Une nouvelle politique publique importante également et très structurante selon moi sera la mise en œuvre très prochainement du règlement de sur la restauration de la nature. un texte européen qui va comment qui va mettre en œuvre qui va viser à la restauration des écosystèmes dégradés afin de renforcer la biodiversité et lutter contre le changement climatique. Il fixe des objectifs contraignants pour les États-membres afin de restaurer tous les écosystèmes dégradés et notamment les forêts, les zones humides, rivières et terres agricoles d’ici 2050. Ce règlement sera en 2026 décliné en droit français à travers un plan national de restauration de la nature qui fixera alors les objectifs à atteindre pour la France et notamment pour nos lagunes méditerranéennes. En cela, la conférence d’aujourd’hui, monsieur le maire constitue un moment important. Elle offre un espace d’échange concret, de retour d’expérience, mais aussi de construction collective. Elle doit nous permettre de bâtir ensemble une vision partagée, de fixer des priorités opérationnelles et d’assurer la continuité des actions sur les années à venir qui, je espère, seront intégrés à ce nouveau règlement pour la restauration de nos lagunes. Je vous remercie pour votre attention et nous et je vous souhaite des échanges fructueux pendant ces de jours. Merci beaucoup. On va passer la parole à Anne Lore Barberousse qui est avec nous mais à distance. Elle est chef de service biodiversité environnement et paysage la Dréal de Corse. Donc monsieur le maire de Palavas les Flots, mesdames et messieurs les directeurs régionaux, mesdames et messieurs, euh je souhaite tout d’abord vous remercier de l’organisation de cette 4e conférence interrégionale sur le crab bleu. Cette nouvelle édition témoigne de la détermination et du dynamisme du réseau pour approfondir les échanges scientifiques et le partage d’expérience des acteurs engagés sur des actions opérationnelles de lutte contre cette espèce exotique envahissante. Elle témoigne aussi de la vivacité de la question de la prolifération du crap bleu sur les littoraux français qui demeure à ce jour une préoccupation majeure d’un point de vue écologique et socio-économique. Les espaces exotiques envahissantes sont reconnues comme l’une des cinq principales causes d’érosion de la biodiversité à l’échelle planétaire. en environ 1500 espèces exotiques marines ont été ont été recensées en Europe. En Méditerranée, elle représente plus de 5 % des espèces marines. Parmi elles, certaines sont considérées comme très envahissantes et impactantes. La prolifération de ces espèces perturbe les écosystèmes locaux en incaparant les ressources, en modifiant les milieux naturels ou en devenant des prédateurs pour les espèces autochtones. Et le réchauffement climatique aggrave cette situation. % des introductions d’espèces marines exotiques en Europe sont liées au transport maritime et 13 % à l’aquaculture. Ces introductions ont des conséquences extrêmement néfastes pour l’écologie mais aussi pour l’économie avec des coûts qui s’élèvent à plusieurs milliards d’euros par an impactant fortement des secteurs clés comme la pêche ou le tourisme et avec des dépenses croissantes pour la protection des écosystèmes. originaire des côtes atlantiques américaines, le crabe bleu s’est installé en Méditerranée via le transport maritime. Depuis les années 2010, sa présence est fortement accru sur le littoral méditerranéen et notamment Corse. Le crabe bleu est désormais présent dans les lagunes d’Occitanie et de Provence Alpec Côte d’Azur où il menace la biodiversité et les activités de pêche. Des plans d’action régionaux ont été mis en place pour coordonner la surveillance et la lutte, mais son adaptation rapide et sa résistance rendent son éradication particulièrement difficile. En Corse, le CR bleu a a colonisé la plupart des lagunes, en particulier sur la façade est dans des sites emblématiques et fragiles comme Bigulia, Urbinou ou Palou. Sa population a triplé en quelques années, rendant la pêche locale quasi impossible dans certaines zones. Ce prédateur omnivore et résistant dévore poisson, coquillage et eux d’espèces locales, perturbant gravement la chaîne alimentaire et la reproduction d’espèces autochtones. Les pêcheurs corse subissent des pertes considérables, filet détruits, baissent des captures de dorades ou de loup et parfois l’abandon pur et simple de certaines zones de pêche. Face à ce fléo, les régions méditerranéennes françaises, Corse, Occitanie et Paca collaborent pour harmoniser les stratégies de lutte et de recherche. Plusieurs axes sont prioritaires. La pêche intensive et la valorisation économique. D’abord, en Corse, un plan territorial de lutte a été adopté par l’Assemblée de Corse en décembre 2024. incluant une pêche intensive du crab bleu, une surveillance pour neutraliser de nouveaux sites et des campagnes de sensibilisation. La commercialisation de ce crustacé est encouragée pour limiter sa prolifération et créer une filière économique locale. Deuxièmement, la coordination interrégionale. Des conférences et des programmes de suivi scientifique sont organisés pour partager les bonnes pratiques et renforcer la surveillance avec le pôle Relais Lagune Méditerranée. Notre présence aujourd’hui avec l’Office de l’endurement de corps l’illustration et enfin la sensibilisation du grand public. Il est crucial de faire prendre conscience de l’urgence de la situation tant aux décideurs qu’aux citoyens pour que chacun à son échelle d’action puisse contribuer à la lutte contre cette invasion. Le crable bleu n’est qu’un exemple parmi d’autres des défis posés par les espèces exotiques envahissantes. Leur prolifération en en Méditerranée nous rappelle l’urgence d’agir pour préserver nos écosystèmes, nos activités économiques et notre patrimoine naturel. La lutte contre ces espèces exige une mobilisation collective. État et collectivité, chercheurs, pêcheurs, associations et citoyens doivent finir leur force. Les actions en cours sur l’ensemble du littoral français montrent que des solutions existent, mais leur succès dépendra en grande partie de notre capacité à agir de manière coordonnée, innovante et déterminée. L’adréal de Corse prendra toute sa place au côté de tous les partenaires aujourd’hui présents et en particulier de l’Office de l’environnement de la Corse et au sein du pôle Rolet à la Lagune pour relever ce défi. Je vous remercie et je vous souhaite des travaux fructueux. Donc Marc Baral, directeur adjoint en charge du plan littoral 21 et de l’économie bleue à la direction de la MRE de la région Occitanie. Je vous cède la parole. Merci beaucoup. Bon, je vais pas être effectivement très très original dans mes propos introductifs. En tout cas, déjà merci monsieur le maire et merci à la Glo du Pur de nous accueillir. Merci aussi aux organisateurs de choses de l’Occitanie pour faire cette cette conférence interrégionale. C’est vrai que peut-être qu’en Occitanie, c’est la problématique du crable bleu est peut-être un peu moins prignante que chez nos collègues Corse, mais au moins c’est vrai que c’est un vrai sujet aujourd’hui de d’inquiétude notamment pour tout ce qui concerne les filières de l’économie bleue, que ce soit la pêche et la conchiculture qui se développent sur les lagunes qui sont quand même des piliers de l’économie bleue en en Occitanie. Et c’est vrai que la prolifération de ce crâ nous nous inquiète fortement là-dessus. Bon, la région comme vous le savez, elle est chef de fil du développement économique et donc c’est vrai que c’est par cette entrée sur les sur l’aide aux filières traditionnelles qu’on est venu à à s’intéresser au crab bleu et notamment avec ce qui s’est passé il y a 2 3 ans sur les temps de cané avec vraiment une grosse détresse des des pêcheurs de des pêcheurs d’angui qu’il a fallu accompagner. Donc ce craveu bleu aussi, ça a été dit hein, ça nous rappelle combien les milieux lagunaires et les activités traditionnelles qui se développent dessus sont fragiles et notamment encore plus fragiles avec le changement climatique. Et c’est vrai que ça c’est vraiment des choses qu’il va falloir appréhender fortement que ça soit sur le volet biodiversité ou sur le volet économique. Après, c’est pareil, je pense qu’on est tous conscients qu’on arrivera pas à éradiquer cette espèce. Par contre, c’est vrai qu’il va falloir bah faire tout notre possible pour pour la limiter. Et quand je dis que c’est pas possible de l’éradiquer, c’est notamment et vous avez fait un lapsus en disant que c’était une conférence internationale, mais c’est vrai quand on voit comment ça se passe avec les apports que peut y avoir qu’on peut avoir sur le delta du delta de lèbre ou dehoser vraiment un système ouvert donc il va falloir aussi qu’on regarde comment il est géré ce crabe bleu chez nos voisins. Je sais que l’Espagne notamment une époque a pas été voilà en rejetant des femelles grainées dans le milieux, ça aussi beaucoup contribué à ce développement là. Donc c’est vrai que regarder un peu ce qui se passe chez nos collègues transfrontaliers sur la gestion du crable, c’est vraiment quelque chose qui va être important si on veut si on veut le limiter aussi. Et puis dans ce contexte, ça a été vraiment dit hein dans ce grand contexte là euh bah on en reparlera cet après-midi, mais les pêcheurs sont vraiment nos alliés. Ça a été dit plusieurs fois mais c’est c’est la vérité. Euh n’empêche que si on veut que les pêcheurs soient nos alliés, il va falloir qu’on travaille collectivement et c’est aussi pour ça que la région est là aujourd’hui et ben au développement d’une filière d’exploitation et de valorisation parce que c’est vrai que ça a été dit, il y a des financements un peu exceptionnels qui ont été mis en place sur la table mais n’empêche que si on veut en les les aides publiques vont pas pouvoir être données pour que on pêche du crabe bleu pour le mettre à l’écarissage, ça c’est pas possible. ça va vraiment trouver vite ses limites. Donc il faut vraiment qu’on travaille sur un modèle économique. Ça c’est très important. Et donc pour développer ça, il faut que les pêcheurs, enfin déjà il faut qu’on se met tous tous ensemble pour trouver des solutions. Il faut que les pêcheurs puissent en tirer un revenu complémentaire et que ce revenu là ne se substitue pas non plus au revenus qu’ils avaient avant en pêchant les espèces traditionnelles comme l’anguille, la dorade et cetera. Donc c’est vrai que c’est là-dessus qu’il faut qu’on travaille et effectivement la la région Oxitanie sera sera au côté ben notamment des professionnels de la pêche et aussi de la conchiculture pour travailler sur le développement de cette de cette filière économique vraiment nécessaire pour arriver à à limiter le développement de de ce crabe bleu. Merci beaucoup en tout cas. Merci beaucoup. Je vous cède la parole deel euh Baldovini, chef de service biodiversité terrestre à l’Office de l’environnement de la Corse. Euh à vous. Merci beaucoup. Merci à vous, monsieur le maire, mesdames et messieurs, chers partenaires, permettez-moi tout d’abord au nom de l’Office de l’environnement de la Corse de vous adresser nos sincères remerciements pour l’accueil et l’organisation de cette 4e conférence interrégionale sur le crabe bleu. C’est un immense plaisir pour moi de prendre la parole lors de cette conférence au côté de l’ensemble de nos partenaires de la façade méditerranéenne. Partenaires avec qui nous avons tissé depuis de nombreuses années des liens très forts. Par cette rencontre, nous démarrons la deuxième phase du travail déjà engagé depuis 2022. Elle illustre pleinement la maturité du réseau interrégional mis en place entre l’Occitanie, la région sud et la Corse autour d’un objectif commun, comprendre, agir et coopérer face à la prolifération du crabe bleu. Comme cela a été rappelé, les espèces exotiques envahissantes constituent aujourd’hui une des causes mondiales d’érosion de la biodiversité, tout comme la destruction des habitats, la surexploitation des ressources ou encore les pollutions. Le crabe bleu, omnivore, adaptable et extrêmement prolifique bouleverse nos écosystèmes lagunaires, mais également les écosystèmes marins. Il fragilise les équilibres écologiques et perturbe les activités humaines et notamment la prêche professionnelle. Au-delà des impacts écologiques qu’il reste encore à démontrer au travers d’études scientifiques robustes, la prolifération de cette espèce engendre des coûts économiques importants, que ce soit la dégradation du matériel de pêche ou encore la baisse des captures d’espèces indigènes comme le mulet ou l’anguille, mais également la perte de temps de travail pour les pêcheurs ou la complexification de la gestion de nos lagunes. Ces réalités observées depuis de nombreuses années sur le littoral Corse renforcent la nécessité d’une approche intégrée li biodiversité, économie locale et adaptation des filières professionnelles. La collectivité de Corse et l’Office de l’environnement dispose de prérogatives spécifiques en matière de lutte contre les espèces exotiques envahissantes. En application de la loi de 2019, l’Office de l’environnement et l’opérateur public régional compétent pour élaborer des plans de lutte contre les espèces exotiques envahissantes et établir des listes d’espèces non indigènes interdites ou réglementées sur les territoires insulaires. Cette responsabilité s’incarne pleinement dans le plan territorial de lutte contre le crabe bleu qui a été voté à l’unanimité par l’Assemblée de Corse le 20 décembre 2024 et validé en juin 2025 par l’ensemble des services de l’État en région. Ce plan premier du genre en France illustre la volonté de la Corse d’agir de façon structurée, concertée et durable contre la prolifération de cette espèce. Depuis 2020, nous avons également engagé un travail de fonds en associant scientifiques, gestionnaires d’espace, pêcheur, collectivité et association. Les actions menées ont permis de suivre l’évolution des populations de crapes bleu, d’améliorer les connaissances écologiques, d’expérimenter des pêches ciblées et d’impliquer les professionnels de la pêche lagunaire et côtière dans une démarche active de régulation. Ce plan territorial de lutte consacre un volet économique spécifique qui a été intégré au plan territorial de soutien et de développement à la pêche corse qui s’étale de 2024 à 2029 avec la mise en place d’un dispositif de 50000 € par an sur 5 ans pour soutenir nos pêcheurs dans l’achat de matériel spécifique au crab bleu. Ce soutien financier illustre la volonté de l’Office de l’environnement de la Corse d’allier protection de la biodiversité et maintien des activités économiques en reconnaissant le rôle essentiel des pêcheurs comme acteur de la régulation écologique. L’un des grands défis de cette conférence réside dans la valorisation économique du crab bleu. La pêche expérimentale lorsqu’elle est encadrée et scientifiquement suivie peut devenir en effet un levier de régulation durable tout en générant des revenus complémentaires pour les professionnels. La façade méditerranéenne française est aujourd’hui engagée dans une dynamique collective exemplaire. le pôle relais lagune méditerranéenne, l’réal, l’OFB, les collectivités, les comités régionaux des pêches et l’ensemble des gestionnaires de site ont ainsi su créer un espace de travail partagé où la science, la gestion et la décision politique se rejoignent. Cette 4e conférence interrégionale marque une étape charnière. Elle ne se limite plus à constater ou à expérimenter, mais à structurer durablement une stratégie concertée à l’échelle de la Méditerranée française. L’Office de l’environnement de la Corse y apporte sa contribution spécifique, une expertise scientifique, un ancrage territorial fort et une volonté politique affirmée de l’Assemblée de Corse. Mesdames, messieurs, cette conférence témoigne d’une conviction partagée qu’agira ensemble au-delà des frontières administratives et la clé pour maîtriser durablement la progression du crap bleu. En combinant connaissances scientifiques, coopération interrégionale et implication des filières professionnelles, nous avons la conviction de pouvoir bâtir une stratégie de lutte à la fois efficace, pardon, à la fois efficace économiquement et socialement juste. L’Office de l’environnement de la Corse continuera à s’y engager pleinement au côté de tous les acteurs ici présents pour préserver la biodiversité méditerranéenne et soutenir les hommes et les femmes qui en vivent. Je souhaite donc une belle séquence de travaux et d’échange durant ces deux journées et je vous remercie pour votre écoute. Merci beaucoup Ganel. Je ne sais pas si votre collègue de l’adréal Corse est avec nous. Euh ce qu’on peut peut-être faire, c’est que si en régie vous pouvez persister à tenter, euh on prendra euh son intervention ben au fil de la matinée éventuellement si vous trouvez une solution. Sinon, on va faire 100. Voilà. Oui, bah c’est pas grave. Enfin, je salue les collègues en visio et voir avec eux pour cela. Euh OK. Écoutez, je vous propose que on poursuive notre notre séquence de D’accord. On va essayer de le faire par téléphone. Donc c’est ça. OK. Très bien, je j’en profite pour vous présenter un peu le programme finalement de ces deux jours. On a une première séquence toute la matinée qui va être vraiment sur un état des connaissances et de préconisation suivi sur le crabe bleu. Donc vous verrez avec plusieurs interventions scientifiques sur les suivis, sur les méthodologies euh et puis dans l’après-midi un deuxième temps qui va être sur euh sur la valorisation euh et comment cette valorisation peut limiter le le crabe bleu euh aujourd’hui et Euh et il y a euh pour cela, on a dans la journée, on a quatre temps d’intervention différents. Et puis demain après-midi, comme je crois que ça vous l’a déjà été dit, on a demain matin, on a deux temps de table rond l’un avec des différents gestionnaires des régions des différentes régions sur ce crabe bleu et juste après, on a un temps avec les professionnels de la pêche autour de la valorisation euh toujours pareil évidemment du crable bleu. si je comprends bien, elle sera pas avec nous. Si je puis me permettre, simplement madame Barberousse s’associe au aux présentations précédentes et à mes propos et nous souhaite une bonne séance de travaux. Euh voilà, en nous excusant de des problématiques techniques euh qui s’opposent à nous et et à son discours, mais voilà, elle s’associe à à nos échanges et et euh vous remercie pour euh les travaux à venir. Merci à elle. Donc je propose à Nathalie Barré qui est chargée de mission du pôle Relais Lagune méditerranéenne au conservatoire d’espace naturel d’Occitanie et qui est euh l’une des principales chevilles ouvrières de ces rencontres euh de venir également Katia Lombardini qui est chargé de mission PACA du pôle Relais Lagune méditerranéenne à la tour du Valaz Marie Ido chargé de projet à l’office de l’environnement et Corse Allô Allô et du col R relais la Lagune pour la Corse de nous rejoindre. Voilà. Donc on va avoir un temps qui est un tour d’horizon de l’invasion du crabe de ce crabe là en Oxy Paka et Cor. C’est bon. Je vous souhaite je vous cède la parole. Bon bonjour à toutes et à tous. On va vous proposer donc un petit tour d’horizon de l’invasion du crab bleu en Occitanie Pakaille Corse et de quelle manière bien sûr nous avons répondu à cette invasion sur ces premières années par des plans de d’action et de lutte adapté. Donc juste un petit rappel, voilà cette espèce calinectes Sapidus donc n’est pas encore réglementée à l’échelle européenne mais bon au niveau national nous avons déjà au moins une stratégie nationale sur les espaces exotiques envahissantes depuis 2017 avec des axes et des objectifs qui justement ont pu être déclinés dans les régions. Et justement, en Nocitanie, le plan d’action régionale CR Bleu s’appuie sur cette stratégie nationale espèce exotique envahissante et décline ses axes et ses objectifs. Nous avons également une stratégie régionale donc contre les espèces exotiques envahissantes faun piloté par par le S Occitani donc en région Occitanie. Euh et pour la Corse donc euh nous avons donc un un plan territorial de lutte contre Calinetes Sapidus euh mis en place déjà depuis 2024 avec 25 opérations et 58 actions. reste comme pas. Les actions de lutte contre les espèces exotiques animales donc rentrent dans le cadre de la stratégie régionale mais il n’y a pas pour parler de de plan d’action de lutte porté à l’échelle régionale contre contre le crab bleu. Donc sur Oxitani par rapport au plan d’action régionale crabe bleu mis en œuvre depuis 2021. Donc ça a permis de proposer donc un cadre global aux actions de de qui qui supervise un peu la connaissance et la la lutte donc contre cette espèce avec des études qui ont permis d’apporter pas mal de connaissances y compris sur les moyens techniques pour mieux suivre et mieux et et lutter contre contre cette espèce. Euh ça avait commencé assez tôt euh avec euh justement le cas de Can euh où l’invasion a commencé à être très très forte en 2017 où il a fallu très très vite s’engager justement sur euh les moyens de lutte. Euh et nous verrons d’ailleurs le retour de ces études euh juste après cette présentation. Donc études scientifiques euh avec des pêcheurs professionnels. Euh nous avons également mis en place donc protocole de détection sur la base de la DNE CRB bleue grâce à un barcode euh le projet de télémétrie acoustique qui va également être présenté aujourd’hui sur trois lagunes d’Occitanie et des tests de NAS. Et là, plus récemment donc le projet très structurant porté par le comité régional des pêches d’Ocitanie en partenariat avec le CPRAL euh qui est le projet Sentinel de Crableu qui sera également présenté en début d’après-midi et qui va justement porter sur un ensemble de lagunes qui pourraient impacter potentiellement en tout cas qui sont atteintes par le crabe bleu avec des niveaux assez diverses. Nous avons aussi mis dans le cadre de ce plan d’action régionale des outils communs de remonté d’observation et de standardisation sur les données de capture. Donc avec une enquête CRAT bleue et la LISMAP qu’on voit en imagette qui qui qui est une LMAP qui permet de voir les données d’observation qui peuvent être rentrées spontanément par tout un chacun. Donc les les gens, le grand public qui fait une observation peut aussi euh rentrer cette cette ces observations et qui fonctionne à une échelle interrégionale puisque la volonté était de déployer ce type d’outil en tout cas en Occitanie et PACA. Et d’autre part donc un autre volet important que l’on verra aujourd’hui, c’est l’appui au réseau alien Oxitani dans le cadre du parc R Crableu où il y a justement des campagnes de sensibilisation mises en place depuis 2023 jusqu’à 2025 donc encore en cours euh où le le public des pêcheurs de loisirs a été donc contacté par ce réseau d’animateurs intégrant Alienoxitani et où l’on peut savoir en fait aussi où sont les nouveaux points d’observation du crabe et comment les gens gens connaissent ce crabe. Est-ce que voilà leur perception aussi a peut-être un peu évolué depuis ces dernières années ? Euh et c’est ça a été dans cette occasion là aussi qu’on a pu mettre en place des outils de communication et de sensibilisation euh vers ce public-là pour le le suivi des des ENI en région en général et et déployé aussi à la région PACA pour ce qui est des supports de communication concernant Calinectes Apilus. Tu peux ouvrir ton micro ? Alors, concernant les mises en œuvre d’action région sud, donc en PACA, il y a pas on n’ pas de plan d’action territoriale ou régionale de lutte mais il y a surtout des actions de lutte de la part qui ont été mis en place par les gestionnaires et animateurs du site Natura 2000. Comme l’a dit Nathalie, on a on a eu deux campagnes de sensibilisation auprès des pêcheurs de loisirs. Mieux, pardon. Voilà, c’est bon. Ah, c’est mieux. Du coup, pour la région Corse, pardon. Donc pour une petite rétrospective en région et notamment en lien avec donc la présence du crab bleu et les action mené. Donc le CR bleu est présent en Corse depuis les années 90. Donc il a été observé pour la première fois en dans les lagunes de Palo et de Dian. Euh entre 2015 et 2018, donc il y a eu la création du réseau Alien Corse qui est coordonné par l’Office de l’environnement en 2015 et ça a permis en fait de suivre l’expansion de cette ENI à l’époque ENI. Euh pourquoi ENI ? parce que justement en fait on avait pas de reproduction avérée et pas d’observation de femelles donc de femelles grinées et de juvéniles. Donc on avait publié une brève sur le site du pôle Relais Lagune avec Pierre Noël qui est carcinologue au muséum où on faisait appel en fait aux recherches de femelle grené et de juvénile pour attester la reproduction et donc attester que c’était bien une espèce exotique qui allait devenir donc envahissante. C’était le cas en 2020. Donc première femelle grainée observée dans la lagune de Palo, ce qui a eu pour effet donc de déclencher la création du groupe de travail Calinactes Apitus en région. C’est une action qui est menée étroitement avec l’adréal de Corse. Donc on a monté ce groupe de travail qui est très hétérogène, qui actuellement compte 70 membres et plus de 22 structures et qui permet donc de mener l’ensemble des actions aussi bien donc des remontées d’information avec les pêcheurs professionnels mais également les pêcheurs récréatifs, les gestionnaires, la les collectivités, donc les comcom, les scientifiques et bien évidemment donc la gouvernance et les services de l’État. Euh en 2021, je l’ai marqué différemment en fait des autres dates parce que ça a été une date assez butoire pour nous et pour l’expansion du CR bleu. En effet, en fait, suite à l’observation de la première femelle grainée en 2020 sur un seul site, on a eu l’expansion de ces femelles grainées sur beaucoup d’autres sites et l’ensemble du littoral même marin proche coachier avec chose qu’on avait jamais observé jusque-là des juvéniles qui sont en augmentation en automne et en hiver mais surtout en automne. Donc actuellement, les pêcheurs pêchent euh des des juvéniles en grande quantité. Donc, j’ai mis quelques photos notamment pour cette partie juvénile et ça a eu pour effet concomitant donc grâce au groupe de travail en région Cœur qui a été monté donc en 2020 de lancer de très nombreuses études à la fois sur le suivi des actions de lutte, des campagnes de sensibilisation. Euh ensuite entre 2022 et 2023. Donc là, donc là je n’ai mis essentiellement que des chiffres. Pourquoi ? parce que on a pu commencer malheureusement à compter pas en nombre d’individus mais en tonnes. Donc on est passé alors à chaque fois bien évidemment ces chiffres dépendent de ce qui est sorti par l’activité de pêche professionnelle et ce qu’on arrive à avoir de la pêche récréative. Donc c’est bien évidemment bien en de ça du de la population présente en Corse et ce n’est pas équivalent au stock de population potentiel. Donc on a 3 tonnes en 2022, 12 tonnes en 2023, 21 tonnes en 2024, 2025, on va le voir de suite. En 2024, donc ça a été là aussi une année charnière, euh on a finalisé le plan territorial de lutte qui a été qui s’est appuyé en fait sur l’ensemble des suivis et des études qui ont été menées entre 2021 et 2023. Euh ce document donc a été euh porté par l’Office de l’environnement et l’adréal de Corse avec le concours de la DMLC euh mais égal mais également l’ensemble du groupe de travail euh Calinactes Abidu. Donc euh l’ensemble des membres ont eu à la relecture, à la validation ce document et on a eu plusieurs euh réunions avec ces différents groupes, notamment les gestionnaires et les pêcheurs. Donc il a été validé à l’unanimité par l’Assemblée de Corse le 20 décembre dernier euh et il était déjà mise en œuvre donc avant cette date bien évidemment. Donc c’est une mesure proactive et responsable qui vise à préserver l’équilibre écologique, à proter à protéger les ressources aquatiques et à soutenir bien évidemment les activités de pêche professionnel. Et il a reçu un avis favorable donc de l’ensemble des services de l’État des MSCDT. Euh donc là, j’ai mis un extrait du de ce courrier. En lien avec ce plan territorial de lutte, il y a eu également un plan territorial de soutien d’aide et de développement de la pêche en Corse avec une mention particulière dans ce document. euh àocra bleu. Donc j’ai mis la petite le petit encadré en bas euh où il a été voté pareil par l’Assemblée de Corse. Euh donc une enveloppe financière dédiée euh à l’achat de matériel spécifique RA bleu qu’on voit ici. Donc on voit deux pêcheurs sur Cané dont un qui est parmi nous aujourd’hui. Euh donc oui présenter ce ce filet qui va être présenté hein je crois demain. vous pourrez l’apprécier en vrai avec des tests qui ont été faits du coup par Jean-Louis notamment Gué là qui est présent aujourd’hui. Euh et donc ce cette aide pardon ce plan territorial de soutien a été voté et permis de débloquer 50000 € par an en subvention pour l’achat de filet sur 5 ans. Donc c’est 250000 € et actuellement il y a cinq dossiers qui ont été déposés auprès de l’Isenvironnement pour l’achat de ce matériel. Alors pourquoi cinq dossiers ? On va le voir très vite quand on va se pencher en fait sur la pêche professionnelle en Corse. Oui. Donc je reprends euh bon pour Oxitani et montrer voilà ce petit tour d’horizon sur l’invasion. Donc en effet, à l’heure actuelle, on a beaucoup de sites connus euh de ou là, pardon, beaucoup de sites connus bien sûr de pêche par les pêcheurs professionnels et qui nous pêchent actuellement le crabe bleu. Mais il y a d’autre part des sites non pêchés par les professionnels où nous recevons de l’information soit directement par les structures de gestion des espaces naturels. notamment le cas du côté de de Claude Vias euh donc dans tout le secteur Agatois ou encore grâce justement à ce à ce ce marodage auprès des pêcheurs de loisirs amenés par le réseau Alien qui nous remonte aussi des points d’observation des fois justement un peu inquiétant parce que ça peut être au niveau des plages sur peu de profondeur euh ça peut être aussi dans des zones portuaires, dans les zones très artificialisées. Donc c’était encore le cas à l’ouest de Port la nouvelle, donc dans des endroits plutôt propres à des marinas. Donc on peut se retrouver aussi dans ce cas de figure où le crabe va vraiment vraiment progresser partout. Euh sur l’évolution même des chiffres. Donc oui, ce qui peut enfin faire valoir de tendance, on va dire entre l’année dernière, entre même ces deux dernières années, c’est de voir que sur Canus progresse toujours fortement dès qu’on se retrouve finalement avec une sanité un peu meilleure. On a l’impression que tout de suite le crabe repart. Bon, sur les chiffres, je vous laisserai voilà côté observateur de Bus revenir dessus. Et sur d’autres territoires cette année, nous avons en effet eu quand même des chiffres assez importants du côté du gros du roi sur les lagunes du Pon. dans le cour d’eau enfin du vidourle et le canal du Rona 7 sur les temps de l’or les chiffres sont encore assez importants et au-delà de 1000 recueillis par les pêcheurs sentinelles. Donc ces données bien sûr à prendre avec des pincettes sans faire de jeunes mots. C’est de janvier à octobre 2025 et c’est relayé par le comité régional des pêches qui fait le travail donc régulier de demander à ces pêcheurs sentinelles, donc ils sont entre 15 20 à remonter ces données très très régulièrement. Euh et ça déjà depuis euh à peu près 3 ans quand même. Donc euh on les remercie encore beaucoup pour ce travail-là. Euh sur les secteurs donc palavasiens, les les chiffres sont un peu disparates mais bon globalement on sait que ça ça augmente. Et sur les temps de taux cette année, on se retrouve à une situation qui est un peu plus proche à celle des années 2019-2020 où il y avait à peu près en effet 140 crabes remontés. Là, c’est remonté un peu plus cette année. Du coup, euh sur les temps de vindre, on sait qu’il il reste quand même pas mal de de crab dans dans les pêches régulières, même si le pêcheur, monsieur l’Orient, a moins pêché sur l’été comparé à l’année dernière. En tout cas, il y a moins de crabes remontés. Euh et sur le secteur Salle 4, bah cette année c’était x 2 par rapport au retour des pêcheurs sentinelles. Donc en simplement pour regarder graphiquement un petit peu ce qu’il se passe, voilà la progression sur quelques secteurs sals, donc pour les secteurs qui sont les les plus à l’ouest d’Occitanie. Euh le secteur de des roll Campignol, donc surtout le complexe de Bachan reste avec des valeurs remontées par les pêcheurs. Je veux pas dire qu’il y a pas de crab, mais il y a moins en fait en nombre de crabes quand même par dans ce secteurlà. Il y a cependant àort la nouvelle beaucoup de retours euh sur les temps de vendre. Donc je vais vous expliquer la progression, ben il y a toujours quand même beaucoup de crabes mais cette année moins moins recueilli par les pêcheurs vu qu’il y a une fermeture de la pêche à Languille. Sur les temps de l’or, on reste sur des chiffres assez importants malgré tout et POL mes gens grec et enfin tous les autres étant palabasien si on les regroupe tous ça fait quand même des quantités assez importantes sur ce secteurl mais toutefois ça a l’air de pas être plus fort que l’an dernier. Donc les années passent et se ressemblent pas forcément mais quand même vigilance à avoir en tout cas sur le secteur gros du roi jusque dans les bouches du rôe. On a bien senti la tendance et on y reviendra après avec Katia sur Paka. Il y a quand même vraiment beaucoup de de crabes bleus dans dans ce grand secteur là. Euh et après sur les les autres les autres secteurs euh pareil vigilance survindre qui a l’air voilà d’être une lagune malgré tout intéressante pour ce crab euh et le secteur de de l’étend de l’or et des palabas. Alors concernant la situation du Crablot en PACA, vous voyez une vue sur cette carte sur les une vue globale en fait sur l’ensemble des territoires sur la tendance de l’évolution du crab bleu notamment sur les principales lagunes. Partant d’est en ouest les étendes de Villep les Salindières la l’étend de Ber et sur le delta de Camarg. Alors, l’espace est restée très très discrète euh en package jusqu’à 2023 à différence de du littoral Corse et Ociant. Les Vous voyez que les chiffres ont commencé à augmenter de façon remarquable à partir de 2024. Vous vous pouvez observer sur la carte un pic de 40000 captures euh en 2024 sur le delta de Camarg. Euh un pic de 4150 crabes capturés sur les tendes de Ber toujours en 2024 et une explosion plus remarquable plus à l’est sur les salindières. Sur les salir c’était la première année d’ailleurs cette année que la l’espèce a été observée de façon régulière et sur les étants de de Villepai. Alors attention car ces chiffres c’est c’est une tendance en fait ça réflète pas la population la taille réelle des populations. C’est ce sont des chiffres qui nous parviennent. via les surtout principalement euh par les pêches réalisées, les pêches expérimentales réalisées par les gestionnaires et les animateurs Natura 2000. Euh on n’ pas le tonnage précis, on n’ pas non plus, comme disaient mes collègues, en fait les les chiffres concernant la pêche de loisirs, c’est c’est difficilement quantifiable. Et on a aussi des retours de de quelques pêcheurs en fait sur les pêches par maré. le alors vous voyez par exemple que sur les tons de ber il y a une diminution 2025 mais attention c’est vrai que les pêches non pas les pêches de régulation n’ont pas encore commencé par le jpreb néanmoins les les pêcheurs et le gestionnaire ont quand même remarqué une une baisse dans les chiffres en fait après ça dépend des secteurs les alors Euh on peut rajouter après les gestionnaires lors de cette conférence vont être vont évoquer les gestionnaires. Les gestionnaires non, tu peux laisser Natal pardon. Les gestionnaires de PACA vont évoquer lors de cette conférence les actions qui mènent sur le leur site plus en détail. Les on peut ajouter que sur le littoral de la région Paka euh il y a il y a beaucoup d’informations qui commencent à nous parvenir côté maire. Il y a des acteurs qui commencent à s’organiser pour mêler des pêches. En fait, c’est le cas par exemple des pêches de régulation. C’est le cas par exemple de d’un levard de la coopérative maritime des pêcheurs azurriens qui mène une réflexion euh sur les engins de pêche adapté. Euh c’est le cas aussi dans les bouches d’urô et sur le sur le reste aussi des territoires. Donc il y a il y a beaucoup de d’actions en fait de lutte qui sont vraiment mené principalement par les gestionnaires des sites. Euh merci mettre à l’autre concernant euh les observations. Alors cette année en 2025 comme vous voyez sur le sur cette carte en fait parmi les plusieurs observations de crable bleu qu’on a qu’on a pu qui nous ont parvenus depuis jusqu’à aujourd’hui en 2025 il y a des nouveaux sites euh où on a identifié on a observé alors on commence à observer le crabe bleu à partir de l’est en fait une alors une dernière observation toute nouvelle c’était au niveau de l’embouchure de la cagne Euh sur le golfe de l’Anapoule aussi euh le golfe de Saintropé sur les salindières. C’est la première année euh cette année qu’on qu’on observe régulièrement plus de façon plus régulière le crabe bleu et aussi dans les calon et sur la côte bleue. Euh à savoir aussi que grâce aux campagnes de sensibilisation qui sont il y a eu de campagnes de sensibilisation qui ont été menées par le SEPO des îles de Lesins avec la sensibilisation des pêcheurs de loisir. C’est ça c’est un moyen aussi une opportunité pour augmenter effectivement le ce ce relais de sentinel et nous nous faire parvenir les observations. Voilà pour en ce qui est la de la région PA les au cours de la conférence les notamment aujourd’hui le JPRV et demain les autres gestionnaires de PACA vont aller plus en détail sur leur action de de lutte. Donc pour la Corse, alors j’ai essayé de reprendre des fois un peu le même format que mes collègues. Donc on a une augmentation de l’air de de répartition du crab bleu notamment sur la côte ouest où il est présent mais de manière plus épisodique ou en faible quantité. Donc j’ai repris les cercles avec les nombres d’individus. Euh on a une cotest qui est vraiment beaucoup plus impactée où euh la moindre lagune euh la moindre embouchure du le moindre milieu somâre en fait euh et euh euh fait l’objet en fait de la présence du crabe systématiquement, même parfois très haut dans les ter quand les conditions sont un peu moins favorables. Par contre, la difficulté c’est que ça va faire donc 5 ans qu’il y a une communication accrue, une sensibilisation du grand public, même des acteurs en général. Et je pense qu’on a donc moins de retour de manière globale, mais je pense que c’est plus une lassitude face à cette problématique. Euh ce n’est pas du fait qu’il y ait moins de crab puisqu’on va le voir au plus en fait on va détailler les chiffres, au plus on va voir qu’il y a une augmentation sur les sites où on a de l’information. Euh donc là, la seule spécificité pour moi que je voulais vous présenter à travers cette carte, c’était toujours une migration plus importante vers des zones qui n’étaient peu ou pas fréquentées par le crab et notamment là cette année, c’était le Capcorse euh qui a fait l’objet de nouveaux sites. Euh alors pour le crab bleu en 2025, je voulais juste revenir sur 2024 pour comprendre pourquoi les chiffres que je vais vous présenter pour 2025 sont en baisse. Alors, ils sont en baisse au niveau des captures, mais pas du tout au niveau de la population de crab, je pense, en Corse. Donc, pour 2024, ce qui nous faisait monter à 21 tonnes, c’était notamment les pêches de pêcheurs professionnels sur deux sites très favorables pour la présence du crab et exploité par la pêche professionnelle, donc Bigouia et Palo avec plus ou moins 9 tonnes prélevés sur ces deux sites. plus le reste donc c’est ce qu’on a pu récolter de par les gestionnaires sur des sites sans activités de pêche professionnelle mais également la pêche récréative pour 2025 on est rien que sur le site de Bigouille à 12 tonn plus ou moins 12 tonnes. J’ai essayé de faire un calcul avec la pêche récréative en discutant hier dans la voiture avec Jean-Louis Vaité là qui on parlera mieux que moi. Moi, j’étais parti sur 2 tonnes au niveau de la pêche récréative sur 4 mois. Bon mais je suis bien en de ça puisque du coup ça serait une tonne jour sur la pêche récréative euh à peu près sur 6 mois. Enfin il nous le dira. Donc on est bien bien en de ça. Donc qu’unstone n’est pas du tout valable. Euh d’ailleurs, je je vais vous présenter quelques photos qui vont dans le sens en fait de notre discussion d’hier. Donc ici c’était des photos et des vidéos de pêcheurs qui nous transmettent via le groupe de travail des pêcheurs sentinels. Pourquoi donc je voulais faire un zoom sur la pêche professionnelle ? parce qu’en fait elle conditionne beaucoup nos nos remontées d’informations notamment sur la présence du crable, les captures, l’impact économique et également en terme donc de gouvernance par rapport à l’office de l’environnement. Comment on essaie de hiérarchiser de prioriser les actions. Euh donc le comité régional des pêches représenté aujourd’hui par Jean-Lou en présence mais enfin en présentiel mais je sais qu’ils sont en visio également donc je les remercie pour ces chiffres. Donc on voit une baisse, donc on va lire de gauche à droite. Donc on voit une baisse en fait du nombre de licences euh donc de pêche professionnelle en Corse où on est passé à peu près de 16 pêche de 16 pêcheurs pro pardon en 2014 à 6 année. Euh sachant qu’il y a un pêcheur parmi ces six qui ne pêche qui n’a pas pêché. Donc c’est sur la lagune de Pâle donc qui l’année dernière avait sorti 9 tonnes. Donc c’est pour ça déjà que on passe de 21 à 15 parce qu’on a 9 tonnes déjà de mois minimum. Euh et donc vous comprenez les cinq dossiers qui ont été déposés parce qu’en fait on a que cinq pêcheurs pour œuvrer euh de manière pêche professionnelle hein bien évidemment hein. Après il y a les gestionnaires euh mais puisqu’on on a parlé pas mal de pêche pro pour euh donc nous aider à lutter contre euh le crab bleu. Donc euh si on prend euh les nombres de lagunes sur les 95 lagunes euh en Corse, seul euh quatre font l’objet d’une pêche professionnelle, enfin 4 et demi. Donc il y a la lagune de Teranzana qui qui va il va y avoir des tests par un dépêcheur professionnel. Et voilà. Donc vous voyez par site en fait le les proportions qui nous sont remontées. Donc pour la lagune de Bigou, je l’ai dit plus ou moins 12 tonnes. Donc c’est les pêcheurs he qui nous feront monter ces informations. Au niveau de l’embouchure du Golo, il y a les comcom de Cassani Chakaazinka et de Maranagolo qui vont faire un travail d’enquête pour avoir un peu plus de chiffres sur la pêche récréative qui est très très importante sur ce site. Euh mais il y a une diminution par contre de l’activité de pêche professionnelle. Donc peu de capture, ce qui fait que ça a fait chuter aussi le tonnage. Quand je dis peu de captures, vous voyez quand même deux photos de la pêche cette année. La gune de Dian, on a peu d’informations. Lagune de Terenza, là ça va arriver. lagune d’ourbille où en fait donc les pêcheurs professionnels nous ont fait part d’une diminution du crab euh mais également d’autres activités de d’autres études en fait d’autres collègues qui mènent des études sur sur le site nous ont fait part également de moins d’observations du crab mais il y a eu des des travaux très importants au niveau du gros qui expliquent en fait cette diminution d’activité et donc de retour et d’observation et pas de pêche du coup sur P c’est ce qui explique vraiment nos nos diminutions mais c’est pas dû du tout à la diminution du crab en Corse. Euh là donc on a beaucoup parlé de pêche récréative, de ce difficulté hein, de cette difficulté de quantifier cette pêche récréative et de quantifier également les effets euh puisqu’on est quand même acteur de biodiversité. Ça a été rappelé ce matin dans les dans les allocutions, donc de protection de l’environnement. Euh et euh on se pose la question sur l’impact en fait de cette fréquence euh sur les sites. Donc on peut voir en bas à droite une photo. Euh alors là c’est prise je crois que c’était début août. Donc j’étais sur site début août avec la communauté de commune qui qui gère le signatura 2000 et voilà le type de fréquentation qu’on a quotidiennement. Donc moi, je pensais que c’était exceptionnel le weekend, mais en fait c’est quotidien puisque du coup avec de nombreuses remontées, ce qui explique effectivement du coup les une tonne jour. Et ensuite, je reçois beaucoup beaucoup de photos de gens qui m’envoient qui m’ont identifié qui m’envoient ce type donc de messages avec les quantités euh des prises. Et oui, [rires] donc euh j’ai essayé de chiffrer d’où mes deux à 3 tonnes mais en fait j’étais bien n voilà. Et donc j’avais mis en fait les points oranges, c’est avec plus ou moins des dimensions. C’était les sites où on a beaucoup d’informations. Et donc j’ai essayé de de visual enfin de vous faire de vous montrer à travers ces cercles les quantités enfin du moins l’impact ou du moins la pêche récréative, l’importance de la pêche sur ces sites. Mais je pense qu’on est on est c’est complètement faux. Les au niveau des actions de lutte et de surveillance. Ce qui nous permet en fait de récolter là aussi de l’information sur les populations présentes sur certains sites. Donc voilà, j’ai pris des quelques exemples de collègues de la communauté d’agglomération du pays d’Ajaxien, mais également de la collectivité de Corse et des collègues de l’Office de l’environnement qui mènent ou qui ont mené des actions. Euh je sais qu’on mes collègues sont en visio pour la KAPA et la CDC et mes collègues pour l’office devaient arriver donc je pense qu’elles vont pas tarder. Et en fait ça nous permet d’avoir des informations assez importantes sur déjà la présence ou pas. donc les quantités euh mais également euh sur le suivi de la favorabilité de l’accueil des sites. Euh donc ça on va en parler beaucoup euh lors de la prochaine euh intervention que je fais, je sais plus quand euh bon ce matin. Et donc du coup on on va voir l’évolution des conditions non favorables en fait euh en Corse du fait de la sursalinité des sites du fait du changement climatique. Ce qui fait qu’en fait sur ARAS donc mes collègues de la collectivité sont prêts sont prêts à agir. Ils sont volontaires pour mettre en place des actions de lutte. Sauf qu’en fait, c’est le le site d’accueil qui n’est plus du tout favorable où on a des salinités hyper importantes, euh c’est-à-dire entre 70 et 100 PSU, ce qui fait que tous les crabes que l’on voit sont morts. Euh et là, je vous ai pris des petits, des gros. Voilà, on en observe beaucoup. Donc, il y a un suivi qui est fait, une veille permanente, mais pas d’action de lutte encore. Et pour mes collègues sur Santa Jou, il y a donc une autre lagune de l’extrême sud. Donc on voit l’augmentation des populations entre 2024 et 2025 et elles ont mis en place des actions de lutte euh cette année euh avant l’asséèchement de la lagune. Donc c’est les photos qu’on voit sur la droite où il y a une mortalité euh très importante des crabes euh une fois que celle-ci est asséchée. Donc là on essaie de comprendre un peu plus avec les travaux de télémétrie qu’on va vous présenter aussi. Mais il y a plein de choses à gratter. Alors, nous on n’ pas de d’hydrophone sur ces sites, mais ça serait très bien d’en avoir parce qu’il y a des choses intéressantes qui vont sortir de cette euh et ça ben du coup, je pense que j’en parlerai bien après durant ma présentation, mais tout ça pour vous dire que les chiffres qu’on a euh sont euh inquiétants. Et au-delà d’être inquiétant, c’est surtout qu’on a des sites, beaucoup de sites qui sont pas forcément très favorables à l’accueil du crab du fait d’une sursalinité, d’un asséchement par rapport au changement climatique. Et malgré ça, on a des quantités hyper importantes. Donc ce qui ce qui vient alors on a un atelier he dédié à ça, mais en terme de recherche de et de travaux scientifiques à mener, il nous faut encore pouvoir estimer les populations présentes pour voir en fait vraiment ce qui nous attend en terme d’action de lutte à mener et donc en terme de gouvernance de financement en fait à dégager pour aider ces actions de lutte pour être plus efficaces pour contrôler les populations. Voilà. Je vous remercie. J’ai Si c’est bon pour vous. Moi, j’ai j’ai juste une question pour euh pour vous Marie, c’est euh pourquoi en fait sur vos cartes euh la façade occidentale euh on a quasiment rien en Corse ? Alors oui, bon si jamais on remet la carte après. Euh alors on a rien parce que il n’y a pas Alors, on peut mettre juste la la diapo d’avant. On a pas beaucoup de Voilà. Non, c’est juste celle d’avant. Ouais. Voilà. En fait, ici, oui, on voit les points verts ce sont et bleus, ce sont les lagunes. Oui. Donc, les milieux somates qui sont les habitats vraiment favorables du crab bleu. Et on le voit qu’il y en a très peu sur la phase ouest, sur la façade ouest. Et donc le le le sites sur la façade ouest sont moins favorables. On a aussi ici des canons, donc une profondeur beaucoup plus importante, donc des très grands canyon, ça tombe à brut, c’est c’est rocheux. Euh donc c’est vraiment la topographie de la Corse, je pense, qui fait qu’on en a moins de ce côté-là parce que l’accueil est beaucoup moins favorable. Euh mais dès qu’il y a la possibilité de trouver une embouchure ou une lagune, on trouve bien souvent du crab. Je je profite de rester sur la Corse. On a on a quelques minutes avant avant la suite, hein. Euh vous avez montré que il y a une réduction du nombre de pêcheurs euh de grab bleu. On est quasiment divisé par 3, hein, je je il me semble. Et et donc je voulais en connaître la raison. Est-ce que vous avez une idée de Alors, je parle sous contrôle de monsieur Gué là, mais qui et ou de ma collègue qui est Ah oui, non mais elle peut pas elle peut pas parler puisque je crois qu’on peut pas rétablir encore. Mais donc je parle sur leur contrôle et si jamais Jean-Louis prendra la parole euh bon déjà la pêche professionnelle au-delà du milieu lagunaire en Corse euh diminue enfin l’activité diminue, le nombre de pêcheurs diminue aussi bien en milieu marin que que lagunire. Euh diminue, excusez-moi de vous couper, diminue à cause du crab bleu ou pour des pas d’autres raisons. Là, on le voit, la diminution est est un peu avant le crabe. Donc sur cette courbe, par contre, elle est exacerbée par le crabe. D’accord. C’est une évidence. Enfin, Jean-Louis le dira mieux que moi, donc je vais lui laisser la parole. Euh et ensuite, il y a aussi euh le la moyenne d’âge des péchops professionnels euh qui diminuent euh et pas de repreneur euh sur les les sites où il peut y avoir d’exploitation. Là pour le coup sur les bil lagunaires, c’est sûr, c’est à cause du crab. Mais peut-être que monsieur Gué souhaiterait s’exprimer si vous si vous voulez compléter, je vous donne évidemment la parole mais juste parce que cette tendance, elle nous paraît assez importante pour à différents niveaux, ne serait-ce que pour aussi un état des connaissances he puisqu’on passe par eux. Mais et juste donc ma question complémentaire, c’est est-ce que ce qu’on observe sur la diminution du nombre de pêcheurs en Corse, on l’observe dans les deux autres régions ? Est-ce qu’il y a quelqu’un qui peut éclairer ma lanterne ? Moi le Breton. Oui. Sur vous vous vous parlez pour quelle région ? Oxitanie. OK. Ouais. Est-ce que tout le monde entend ? Et d’ailleurs pour la région Cor, j’en profite, il y a aussi la DMLC qui est présente et je sais que tu auras des chiffres aussi. Donc si tu veux prendre la parole là aussi, tu peux Oui, le le nombre de pêcheurs diminue et ça c’est au niveau national mais en Occitanie, c’est confirmé aussi. Alors nous on on a mené un projet sur une gestion territoriale emploi et compétences et ça ressort ces chiffres là confirmaient la baisse du nombre de pêcheurs. Il y a plusieurs explications. Le métier est quand même assez difficile donc c’est pas très tendance, on va dire. Il y a un problème de renouvellement de génération euh de parce que on a beaucoup de départs, on a à peu près 50 % des pêcheurs qui ont plus de 45 ans. C’est ça. En 2020, c’était plus de 45 ans. Donc ça veut dire que ils parent leur retraite dans les 10 ans à venir. Il y a 50 % qui vont prendre leur retraite. Oui. Donc et on peut pas former autant de pêcheurs que ces départs qui ces départs. Donc clairement, il y a un nombre un nombre et puis après il y a il y a une part aussi liée au fait que il y a des problématiques de pêche. On parle en lagune mais le crablu est un effet accélérateur mais il y a d’autres effets. Quand il y a des le réchauffement climatique avec des des lagunes où il fait très très chaud, la pêche est vraiment difficile. Pour tirer des revenus, ça devient de plus en plus difficile. Il y a des plans de gestion GUI, des plans de gestion Westmed et cetera qui aussi fait diminuer le nombre de pêcheurs. Il y a des plans de sortie de flotte et cetera. ce que vous Merci pour ces précisions. Ce que vous indiquez euh voilà euh corrobor totalement la tendance qu’on a dans le monde agricole hein au passage avec le problème de renouvellement de génération. Donc on est vraiment dans la même dans la même tendance. Est-ce que il y a une ou deux questions de compréhension ou de demande de précision sur tout ce qui vous a été présenté puisqu’on a encore quelques minutes avant de passer à la suite ? Oui, j’ai une personne là. Vous avez Oui, vous avez pas de micro vous. Il arrive. J’ai pas de micro mais j’ai du coffre, j’aurais pu parler sans. Bonjour Lucas Beranger, bureau d’études biotop. J’ai 17 questions, je vais me limiter à deux. Oui, une pour chacune. Madame Lombardini, vous avez dit que les pêches de régulation ont pas encore démarré au 5 novembre sur 2025 à Ber. Pourquoi ? Et est-ce qu’ils espèrent empêcher beaucoup sur novembre-décembre ? A priori, les grabes sont moins actifs. Alors, je laisserai peut-être aussi les les interlocuteurs, les acteurs de de l’étant d’obert. En fait, il ils ont mené des pêches de régulation en 2024 et là cette année, en fait, ils ont encore via le fond vert des moyens pour mener des pêches de régulation qui ont pas encore démarré en fait la saison. Peut-être Jonathan Pilato si vous voulez ajouter quelque chose. Euh donc Julie Dulet du JPREB qui mène les pêches de régulation en 2024 et en 2025, elles ont démarré juste en octobre. ça a mis énormément de temps à démarrer et euh et pour l’instant effectivement on voit une diminution par rapport à l’année dernière sur le sur la sur une même période. L’année dernière, on avait pas de pêche de régulation par contre à cette période là, c’était de remonté de pêcheurs. Voilà. Votre deuxème question, pourquoi est-ce qu’on fait pas de pêche de régulation en été ? Ben, c’était l’objectif cette année et voilà, ça a pris du retard mais par contre, on le fera en 2026. OK. Et par contre pour ajouter à ce que dit Julie, cette année, on a eu en fait mois de janvier, mois de février, euh les crabes sur certaines zones, ils ont pas disparu du tout. En fait, on les a eu toute l’année et au mois d’avril, on a eu un pic. Donc, les pêcheurs professionnels, on a dit cette année, enfin ça va vraiment démarrer comme l’année dernière. Et à partir du mois de juin euh on en a quasiment plus fait et même là on en fait vraiment pas beaucoup que ce soit au filet maillan, que ce soit au filet anguille. Donc on est un peu on en parlera tout à l’heure mais même que les pêches ont démarré tard l’année dernière au mois de juillet enfin les pêcheurs professionnels même sans la régulation qu’on faisait prenait 3 400 individus chacun. là euh c’était quasiment dérisoire 5 6 2 donc sur même tout l’été alors que l’année dernière on a eu un gros pic au mois de juillet ou de septembre là pas du tout. OK. Une deuxième donc question rapide parce que on va reprendre du retard alors que non. Oui Marie, tu dis que c’est la salinité qui est très déterminante pour les conditions favorables au crab bleu. Est-ce que c’est parce que c’est le paramètre qui est facile à mesurer, qui est tout de suite très significatif parce que je sais pas la température, l’oxygène dissous, comment c’est corrélé ? Alors on non, il y a pas que la salinité bien évidemment. D’ailleurs, bah avec ce que notre étude télémétrie, c’est ce qu’on voit aussi, surtout la vôtre. Mais par contre, c’est vrai que c’est un bon un bon indicateur. Donc ça permet d’aider justement, c’est ce que d’aider à la compréhension, d’aider ce qu’on a fait donc c’est la présentation qui va venir après que je vais faire, c’est qu’on a croisé les données terrain, les observations et justement cette ces cartes de salinité euh avec donc les SHS, donc les cartes qu’on a produites l’année dernière. Euh du coup, on on voit clairement qu’il y a bien un lien. Euh après, non, c’est pas le seul, on est d’accord. On a fait aussi avec la température, c’est beaucoup moins visible donc mais oui, la température joue. On sait que en dessous de 15° euh il rentre, il ne se nourrissent plus. En dessous de 10, il rentre en l’étargit. Donc oui, ça joue. Même si la sain unité, elle est de 24, on est à 10°. Effectivement, c’est la c’est la température là qui va jouer. Et on sait qu’au-dessus de alors j’ai plus le chiffre en tête, je crois que c’est 35. Il y a Guillaume si jamais il me reprendra. Température donc 35°gr. Pareil. Et là, il y a un stress en fait qui est qui est visible chez le crabe, donc plus agressif et après une mortalité assez rapide à partir de 40. 40. Bon, pour nos lagunes, le jour où on arrive, on est mal. Déjà, on est à 35, c’est déjà très bien l’été chez nous. Ça c’est bien suffisant. Mais voilà, donc on sait qu’il y a quand même un stress. Donc oui, bien évidemment hein, quand on sort de ces plages enfin quand on on regarde la salinité qui est déjà un bon indicateur, si on voit qu’elle est favorable, on va chercher d’autres indicateurs. Alors oxygène, on on l’a pas encore fait mais je crois que vous l’ C’est ça. Je pense que c’est un paramètre important et qu’on manque de données là-dessus notamment dans nos lagunes qui sont hyper soumises à hyperotrophisation, un malag comme on dit ici en région. Si on a pas ce paramètre là qui est un paramètre essentiel pour lave, c’est gênant quand même. Bul l’a fait, ils vont nous présenter tout ça. Mais mais effectivement, bon, c’est pas le seul. Après, nous, on s’est basé là-dessus parce qu’on avait ces informations, on va le voir dans la présentation de manière euh, j’allais dire un peu plus facilitée puisque les gestionnaires prennent ce paramètre. On l’a sur l’ensemble enfin un grand nombre de sites. Donc, h sites sont avec ce type de paramètre, des indicateurs simples qui nous permettent d’avoir l’hydroécologie simplifiée quand elles sont croisées avec de données. Mais tout ça, je j’en parle un peu plus longuement, mais tu as tout à fait raison, c’est pas le seul paramètre. OK, merci. Euh bien, on va passer à la à la séquence suivante. Donc une série de effectivement de compte-rendus de données d’étude scientifique. Je vais appeler Marion Verdis Jaraya euh qui est en visio. D’accord. OK. Euh j’espère que la connexion va se faire. Oui, ça va se faire. Et donc je la présente pendant que la connexion s’établit. Elle est maître de conférence à l’université de Perpignan via Domsia et au centre de formation de rechercher sur les environnements méditerranéens, le CFREM. Euh donc qui va nous présenter les orientations de suivi et d’action de lutte contre le crabe bleu. Bonjour à tous. Je sais pas si vous m’entendez très bien. À vous Marion. Alors euh de mon côté, je ne vois pas l’écran. Est-ce que est-ce que C’est parfait en tout cas euh vos votre présentation est à l’écran. D’accord. OK. Alors euh je je j’espère que ça va coller avec le passage des diapos. Donc merci de me donner la parole. H donc je vais vous présenter le résultat d’une étude qu’on a effectué sur l’été euh Saint-Nazer euh donc depuis euh en 2023 et 2024 donc deux années complètes. Et euh donc je vais euh focaliser le propos sur l’étude des indicateurs euh d’abondance qui sont les captures par unité d’effort euh et la variabilité spatiemporelle de ces captures. Donc diapo suivante. Donc les objectifs de cette étude c’était essentiellement de de d’étudier le lien entre ces ces indices d’abondance et certains paramètres biologiques et environnementaux. Euh voilà, donc vous pouvez passer la la diapositive suivante. Euh et donc ces indices de d’abondance, c’est euh la capture par unité d’effort qu’on a exprimé ici dans les résultats en nombre euh euh et donc en même temps, on a fait un état des lieux phonistiques euh des espèces de toutes les espèces qu’on trouvait dans les dans les dans les filets. Donc aujourd’hui, je vais pas trop parler de cet aspect-là, mais si vous avez des questions, on pourra revenir là-dessus. Euh donc, diapo suivante. Euh donc, concernant le le protocole, je reviens, j’en avais un peu parlé lors des précédentes conférences régionales. Euh donc là, je je vous je vous en reparle rapidement. On a fait donc de années de de suivi donc en toute l’année 2023 et toute l’année 2024. Euh donc sur 10 stations de pêche avec trois réplicats répartis comme vous pouvez le voir là sur la carte euh et on a effectué des mesures physico-chimiques en parallèle donc notamment c’est les agents de de Perpignan Méditerranée et Métropole et du syndicat mix du bassin versant du Réard qui qui contribue à ces à ces données-là. Euh et le tout donc à raison de six sorties euh mensuelles. Euh voilà. Donc diapo suivante. Donc au niveau des engins, on a utilisé un filet verveux et avec une durée de de pause de l’engin d’environ 2 jours. Le mode était de 2 jours mais ça pourrait ça pouvait varier jusqu’à entre 1 et et 6 7 6 à 8 jours. Voilà. diapo suivante, s’il vous plaît. Voilà. Et encore la suivante. Euh donc on a ensuite effectué des euh des répartitions par classe de taille. Donc on a mesuré tous les individus mais ensuite pour les analyses, on a on a séparé petit moyens gros. Euh on a regardé le sexe des individus également euh et l’état de maturité. Euh donc diapo suivante, donc au niveau des résultats, donc je vais me focaliser sur euh les les la comparaison des années 2023 et 2024. Euh diapo suivante, s’il vous plaît. Voilà. Donc on peut constater euh alors euh on a raté une diapo mais c’est pas grave. Je vais je vais commenter d’abord celle-ci. Donc au niveau des classes de taille, alors pour le sexe, on a une répartition assez similaire entre 2023 et 2024 avec essentiellement des mâles de mâles à peu près versus 40 % de femelles, ce qui est assez logique puisque on a la sortie des femelles à un moment donné de l’étant. Donc c’est normal que globalement à l’année on en est moins. Euh donc voilà pour les la et ce et cette répartition donc est assez stable entre les années. Euh donc diapo suivante s’il vous plaît. concernant les classes de taille. Euh donc on a une répartition là qui est un peu plus variable avec en 2023 une répartition entre les petits, les moyens, les gros assez similaire euh et avec légèrement plus de de d’individus intermédiaires dans la classe 8 à 12 cm. Euh par contre, en 2024, on a eu davantage de d’intermédiaire et de petits avec moins de gros. Euh donc est-ce que euh est-ce que c’est lié à la pêche qu’on a fait en 2023 ? Euh donc on on peut pas trop l’expliquer mais en tout cas voilà, on a cette répartition qui variait entre les deux années. Ensuite diapo suivante s’il vous plaît. On a on a également une des relations taillepoids hein euh qui nous servent pour d’autres calculs. Ensuite donc concernant la répartition mensuelle, on a pu constater un pic à l’automne et ce donc ce enfin disons plutôt pardon fin d’été et courant automne et on a pu observer la même chose en 2024 avec un léger décalage néanmoins du pic euh puisque en 2024 le pic de d’abondance a été observé en septembre alors que c’était en octobre l’année durant dans l’année 2023. Et ensuite donc des captures assez faibles durant la période hivernale et une croissance progressive des captures dans la période printanière. Voilà. Alors ce qui est à remarquer, c’est qu’en 2024, on a une forte hausse par rapport à 2023 des des des indicateurs d’abondance qu’on estime à peu près cinq fois plus. Euh et 2025 euh puisqu’on continue en 2025, je vous en reparlerai. Euh ça ça risque d’être aussi supérieur encore à 2024. Voilà. Donc diapo suivante, s’il vous plaît. Voilà. Donc ici, c’est un graphique où je montre euh les résultat en plus donc d’un nouveau programme qui a commencé cette année euh avec un financement interregèg Poctfa euh donc qui s’appelle Alien Oxitat. Et euh donc on poursuit durant toute l’année 2025 l’étude euh et durant les premiers mois, on a pu observer une plus forte hausse des indices d’abondance euh qui s’est poursuivi ensuite. Donc c’est pour ça que que je vous disais qu’on qu’on pense que 2025 sera aura des abondances plus élevées. Voilà. Donc ensuite diapo suivante si s’il vous plaît. Donc après donc vous trouverez une répartition par saison à la encore diapo suivante donc où on va retrouver hein les résultats que je viens de vous indiquer mais avec en plus une répartition par sexe. Euh donc où on voit euh euh disent bon ben on retrouve le le résultat que il y a plus de mal à chaque à chaque saison globalement euh avec ensuite des arrivées peut-être un petit peu plus importantes durant durant l’automne pour pour les femelles. Voilà. Mais le facteur disons diapo suivante euh le facteur le plus structurant on va dire euh pour les CPUE, c’est le c’est le le la répartition par stade diapo suivante euh où là on voit que chaque chaque saison disons est caractérisée par un pic pour une des catégories. Donc pendant le printemps euh on a surtout des gros euh pendant le l’été surtout des individus petits et des intermédiaires à l’automne. Euh donc voilà, on a une succession en fait de des trois stades qu’on a retrouvé l’année suivante en 2024. à vous le verrez dans la diapo suivante. Voilà, en en 2024 donc on retrouve globalement cette répartition avec un pic plus important des individus intermédiaires à l’automne. Voilà, diapo suivante. Voilà. Donc ici, c’est la même chose mais en proportion. Euh donc on on retrouve cette info avec quand même moins de gros hein cette année comme comme indiqué précédemment. Euh diapo suivante. Ensuite donc on a effectué une descartographie pour voir la répartition spatiale et donc diapos suivante, il en ressort donc qu’on a essentiellement euh des indices d’abondance plus élevés au sud de l’ÉTAN euh et euh avec voilà euh disons euh une saisonnalité que vous que vous voyez là avec des cartes pour chaque saison. on retrouve les infos d’avant où où on a davantage d’individus en automne. Euh voilà, donc ce qu’il faut retenir de cette répartition spatiale, c’est que c’est davantage d’individus au sud. Euh alors certainement en lien avec le gros qui se situe également euh dans la zone sud et on a également au sud la présence de de cascaill qui pourrait aussi euh favoriser le euh les développements peut-être des juvéniles euh ou constituer un abri en tout cas euh pour les crabes bleus vu qu’ils sont pas pêchés à cet endroit-là. Euh il peut y avoir d’autres aspects aussi liés au vent euh vu que la la Tramontagne est essentiellement de secteur euh euh nord-ouest. Donc ça peut aussi engendrer une accumulation sur le sud. Voilà. Donc diapo suivante. Euh ensuite donc on a fait des analyses diapo suivante s’il vous plaît. On a fait des analyses en lien avec l’environnement euh et donc il il ressort que certains facteurs donc on a parlé de la saisonnalité donc c’est un des facteurs majoritaires de variation des indices d’abondance. également les aspects spatiaux avec la zone sud et parmi les facteurs abiotiques, on a surtout une influence de la température, de l’eau de et de la salinité euh et donc surtout ben la température en lien avec la saison. Alors, on n’a pas pris en compte dans cette analyse les précipitations. Euh mais euh je pense que c’est un facteur aussi très influent sur la dynamique du crabe bleu. Euh et on retrouve dans cette analyse euh le fait que c’est surtout la la variabilité surtout liée aux variations de classe de taille plus que aux variations de de genre mâle et femelle. Voilà, donc vous pouvez passer directement à la diapo 21 sur les conclusions et perspective puisque’en 2024, on a refait l’analyse, on retrouve un peu ces mêmes résultats. Donc ensuite, ben pour conclure, on a pu identifier avec cette cette étude certains des paramètres environnementaux qui qui contribuaient le plus aux variations. Même si on les a pas tous étudiés, hein, il faudrait il faudrait en rajouter d’autres comme je disais euh peut-être la pluviométrie notamment et la la profondeur. Euh, on a mis en évidence une forte variation des des indices d’abondance avec un pic d’abondance en été, fin d’été, automne euh et plus de d’individus dans la zone sud. Euh donc comme indiqué, on poursuit le l’étude en 2025 et je vais finir euh par indiquer quelques mesures de gestion envisageable. Euh donc on peut euh se focaliser en fonction des objectifs, hein. Euh si on cible par exemple davantage les intermédiaires et les adultes, euh on peut envisager une pêche ciblée à l’automne. Euh donc l’inconvénient potentiel, c’est que c’est aussi la saison où on a beaucoup d’anguilles, de rougé, de sol. Euh donc il pourrait y avoir un impact sur ces pêches, sur ces espèces accessoires entre guillemets. Euh mais ça peut être aussi vu euh de manière positive pour les pêcheurs puisqu’ils peuvent aussi pêcher et revendre ces espèces-là. Euh donc cet effet pourrait être aussi amoindri si on utilisait des plus grosses mailles. Et euh donc si on pêche si on envisage de cibler des plus petits individus euh donc là il faudrait plutôt se focaliser sur la saison de de l’été euh où on observe moins de pêches additionnelles. Mais bien évidemment le ça engendre une pénibilité du travail accru et une forte salissure des filets aussi à cette période. Euh voilà, donc c’est c’est une période où c’est un peu délicat d’intervenir. Euh on a remarqué aussi que les rendements sont meilleurs au sud, donc on peut imaginer aussi des pêches plus importantes dans cette zone-là en en recommandant plutôt 2 3 jours de pause de filet au maximum parce qu’après les rendements ne sont pas forcément meilleurs. Donc ensuite, Stéphane vous en parlera peut-être, mais on peut imaginer aussi des mesures de fermeture de vannes. Euh et donc après, je il fallait quand même parler de 2025 euh et le fait qu’on a on a observé des captures additionnelles euh de femelles grainées en 2025 euh forte. Donc alors que les deux années d’avant, on en avait observé qu’une ou deux. Donc donc ça c’est une alerte pour cette année-là. Voilà. Donc en terme de de gestion et de et de surveillance, on on conseille ben de continuer à développer des mesures concrètes pour limiter la propagation de l’espèce. Euh ben comme indiqué précédemment hein par les différents intervenants, ça peut être moyen de renouvellement de filets, des pêches ciblées, euh continuer les suivis scientifiques. Euh voilà, on a plusieurs moyens de d’action euh euh pour améliorer les connaissances sur le sur le long terme. Merci beaucoup. Voilà, je vous remercie de votre attention. J’ai peut-être un peu dépassé. Merci à vous. Euh je passe tout de suite la parole à à Stéphane Ourdet euh qui va compléter. Oui, venez, venez là. Donc vous êtes directeur de l’unité euh d’unité de laboratoire d’écéochimie des environnements bentiques le LCOB à l’Observatoire océanologique de Banuls. Euh donc vous allez être sur les dynamiques de la population de Calinectes Sapidus au Cané. Euh on vous écoute. Bonjour à tous. Donc euh voilà, Stéphane Ourèz. Euh j’ai euh je vais vous présenter un petit peu ce qu’on a fait depuis le début de l’étude que Marion a déjà mentionné tout à l’heure. Donc on avait un partenariat avec euh les pêcheurs dans la lagune de Canet. On les indemnisait pour les pêches scientifiques. Donc on a fait pas mal de choses et aujourd’hui j’ai dans le temps imparti décidé de de vraiment focaliser sur le ce suivi temporel. ce qu’on ce qu’on peut en tirer comme leçon et proposition. Marion a déjà un petit peu abordé la question. Euh donc pour le contexte, je vais très rapidement, vous connaissez déjà tous lagune de Canès donc c’est notre lagune la plus au sud pour la façade méditerranéenne. Et donc c’est une relativement petite lagune où le premier signalement là-bas ça avait été fait par les pêcheurs. Donc nos sentinelles sur le terrain en 2017 et puis il y a une augmentation lente et puis 2021 augmentation très rapide et puis encore plus en 2022. J’ai entendu un autre chiffre tout à l’heure pour 2022. J’ai peut-être un chiffre partiel. Et le gestionnaire de cette lagune, c’est syndicat mix du bassin versant du Réard qui euh qui euh qui fait partie aussi de des partenaires dans dans cette étude. Donc pour ça, on avait eu un financement un petit peu en urgence de de l’Adréal Oxitani, l’État et le syndicat mixte a mis aussi dans l’étude et pour ça, je vous ai dit, on a fait les pêches scientifiques donc pendant pendant 2 ans. Et puis pendant avec ces pêche, on avait des vraiment une étude qui était multidisciplinaire. Vous venez de voir la présentation de Marion Jara sur le côté plus aliotique, on va dire, et les les relations avec les les paramètres environnementaux. Et puis nous à l’observatoire, on a on a mené pas mal d’études différentes de façon à comprendre la vraiment la biologie de de l’espèce et en particulier à Can éventuellement proposer des des solutions de de limitation de de l’impact du crable bleu. Euh depuis Marion l’a mentionné aussi, on a on a eu un financement interregèg pottefa air littoral fonctionnale fonctionnel est pardon Alienoxy 4at qui nous a permis d’avoir un an de plus de pêche. Et donc là, je vais pouvoir vous présenter les résultats ben quasiment sur les 3 ans. Hop ! Dans ce sens-là, donc comme je vous ai dit, on on a eu des pêches scientifiques ont débuté en fait toute fin 2022 et ça correspondait à une période où on avait, on va y arriver ici, un relativement peu de crab. Donc c’était c’était assez surprenant après deux années vraiment de de grande abondance. on avait un peu de crab et puis après on a on a vraiment un retour en force du crab pour 2024-2025 et donc depuis le début de l’étude donc à savoir qu’on on ne récupère pas tous les crabes, on récupère que les crabes qui sont pêchés dans le cadre des pêches scientifiques. Donc ça c’est qu’un un sous-échantillon de ce que les les pêcheurs ont pu capturer au cours de de ces années. Donc on a quand même plus de 4000 crabes qu’on a mesuré, pesé, disséquer pour la plupart pour voir le développement de l’agonale. Donc c’est pas facile à voir ici parce que une fois qu’on commence à avoir beaucoup d’individus dans vous voyez bien la souris. Ouais. Une fois qu’on commence à avoir beaucoup de d’individus, on voit plus grand-chose. Donc ici, on a représenté la largeur du céphalotorax, donc la largeur du crab en fonction du temps. Euh donc depuis euh on va dire septembre 2022 jusqu’à il y a une semaine. Les dernières données datent d’une semaine. Donc je j’ai mis tout ça à jour. Donc c’est pas forcément facile de voir les choses correctement ici. Donc je je vous présente je vous propose une autre représentation qui qui revient à ceci. Donc c’est plus c’est rouge ou orange, plus c’est abondant, plus les abondances là-dedans. Le violet, attention, c’est du zéro. Ça veut pas dire qu’il y a du crab tout le temps. Le violet, c’est du zéro. Et puis après, on a un petit peu étendu l’échelle pour voir les les faibles abondances qu’il y avait notamment en 2023. Donc, je vous le rappelle, 2023 pas beaucoup, retour en force en 2024 et de nouveau des des nombres élevés en 2025. Donc maintenant ce ce graphe là, je vais vous le reprendre du genre 10 fois pour vous parler de tous les points les uns après les autres. Euh donc on s’aperçoit tout de suite que en 2023, en 2024 et en 2025, on a en gros la même forme. Vous voyez la même le même blob sur le sur l’écran. Donc il y a vraiment une une répétition, une on voit bien là sur les 3 ans que les choses ont tendance à se répéter et euh donc c’est euh c’est vraiment important pour ça d’avoir des études plus rénuelles parce que cette répétition nous permet après de mettre en évidence au contraire des différences ou des des aspects communs d’une année à l’autre. Et donc par exemple ce qu’on retrouve souvent et Marion l’avait déjà mentionné c’est les faibles captures qu’on a en hiver. Donc en hiver, ça a été mentionné aussi par Marie tout à l’heure, il y a en dessous de 10°gr les crabes sont léthargiques, ils sont assez peu actifs. Ils c’est pas qu’ils sont plus dans la lagune, c’est simplement qu’ils ne sont pas capturés. Donc euh donc ça c’est commun. Tous les hivers, on a on a ces ces faibles abondances. Et puis euh on se on voit que quand même dans la lagune tous les ans, on a tout le temps bien sûr à part en hiver des grands crabes. Là, les grands crabes, on les a tout le temps. Ces grands crabes, ils font pour je crois que j’avais mis une limite ici à une douzaine de centimètres. Tout ce qui est au-delà de 12 cm, il y en a beaucoup. Donc vous voyez notamment en 2025 la grande importance de de cette grande classe de taille pour le pour les crabes. Là en ce moment les crabes qui sont capturés, ils font entre 300 et 400 g par crabe en particulier les mâles avec des très grosses pinces. Ceux on a eu vraiment des très gros individus récemment. Donc voilà. Par contre ce qu’on peut voir c’est que des jeunes crabes, on en avait en 2023, on en avait en 2024 et pas en 2025. Donc le ces jeunes crabes, alors faut pas croire que ils apparaissent d’un seul coup comme ça. Ils font déjà 30 ou 40 mm dont 3 ou 4 cm et c’est la taille où à laquelle on commence à les capturer. Donc ils sont certainement présents avant, pas forcément d’ailleurs au même endroit que les adultes dans la lagune. Et puis au mois de de juin là, donc on est au mois de juin à chaque fois on commence à capturer des des crabes de de petite taille, des petits juvéniles, mais pas en 2027. Donc on reviendra là-dessus tout à l’heure pour une explication. Oui, vous êtes censé conclure donc déjà. Non, mais prenez prenez quelques minutes encore. Mais voilà. D’accord. Donc je pense qu’il y a eu un peu plus qui a été mangé par Marion parce que là, j’ai pas l’impression d’avoir passé 10 minutes. Euh donc voilà. Donc croissance rapide en été et en automne. Puis on a une croissance plus lente là vous voyez euh pendant pendant l’hiver. Et puis euh on va y arriver. Euh donc ça c’était pour des crabes de toute taille. Un petit point sur du détail ici, c’est-à-dire que on a regardé aussi en plus de la présence de ces jeunes crabes, les femelles, les femelles immatures, les femelles grainées et les mâles. Donc quelques points importants ici. Parmi les jeunes crabes, on a des mâles et des femelles immatures. On les voit bien toutes ici, les points bleus et les points verts ensemble. Les femelles atteignent la maturité entre 10 et 12 cm de de largeur et les m les mâles eux c’est auentour de 10 cm. On l’a mentionné tout à l’heure, les femelles sortent pour libérer leur larves. Donc en hiver, comme disait Marion, on ne trouve quasiment plus que des mâes, ce qui change fortement le sexe, le ratio dans la lagune. Il y avait un point que je voulais aborder ici. C’est le sera le dernier point. Donc ça va aller. Euh comment est-ce que les crabes arrivent dans la lagun ? on l’a déjà mentionné lors de réunion précédente et surtout quand arrive-t-il dans la lagune. Donc bien sûr, on pour ça, on s’est intéressé à la collecte de larve. On a utilisé un filet mental. C’est ce filet là qui qui est déployé sur les les barques là c’est c’est Jean-Claude dans la lagune. Et donc ça, on l’a fait depuis avril 2023 et on faisait toutes les deux semaines. Et puis depuis septembre 2024, on a un peu moins de temps, un peu moins de d’argent et donc on fait plus qu’une fois par mois. Donc, on regarde les larves de crabe, on les identifie et on essaie de repérer ce qui peut être du crabe bleu, ce qui peut être du crabe vert. Donc vous voyez ici, je passe à la suivante, que en 2023, on a eu une très forte quantité de larve de crabes bleu ou qui ressemblent à des crabes bleus qu’on a capturé dans nos filets. On était quand même à pas loin de 500 larves dans nos prélèvements. Alors, en comparaison, le crab vert, lui, il arrive plutôt au mois de mars et avec des abondances 10 fois plus importantes. Donc là, on était à plus de 5000 larves dans un échantillon. Donc pas de moment même moment de reproduction. Et puis euh en 2024, très peu dans nos échantillons. Donc on a pu rater un pic mais il y en a très peu dans l’échantillon. Donc quand on met ça en relation avec le graphe qu’on avait tout à l’heure, on a en 2023 beaucoup de larve qui correspond du coup à la forte quantité de juvénil qu’on retrouve en 2024. Donc en un an, les crabes, ils passent de l’état de larve à l’état 30 ou 40 mm. Et par contre, en effet en 2024 très peu de larve et ça se reflète dans l’absence quasi complète de Gvinil en 2025. Voilà. Euh petit point ce que disait Marie, ils sont arrivés à des salinités tellement hautes qu’on arrivait à la la à la mort des crabes. Nous ici, on avait des salinités qui sont quand même montées à pas loin de 52 pour 1000 dans les lagunes et qui sont surtout resté très hautes. Alors la distribution la le la forme normale, c’est celle que vous voyez ici en très épais mais en 2023 et en 2024 on a eu des sanités qui sont restées très hautes. On avait une sécheresse et ça pourtant ça n’a pas empêché l’installation des larves et le développement des crabes dans la lagune. Donc bon après aux salités que tu avais, tu as aussi de la mortalité de beaucoup d’autres choses que du crab bleu. Mais mais voilà, donc ça pas l’air d’être très limitant en tout cas pour ces stade là, même si physiologiquement ils sont pas en super forme. Je vous rappelle qu’on avait quasiment pas de femelle grainée ces deux années-là dans la lagune de canet. Voilà. Euh donc euh là on a dans l’autre programme, on va regarder de nouveau la présence de de l’arve dans la lagune mais devant la lagune parce que qu’est-ce qui contrôle l’entrée des larves finalement ? C’est un peu l’orientation des vents. Il se trouve que l’année où on a eu beaucoup de larfes qui sont rentrées, on avait beaucoup de vent d’est qui ont favorisé l’entrée de l’arve dans la lagune. Et ça, on l’a pas eu de nouveau depuis. Donc peut-être que c’est ça qui donc il faut qu’il y ait un nuage de larve qui passe devant la lagune et que les conditions météo permettent l’entrée des larves en lagune. Donc voilà. Donc on a une dynamique sur 3 ans. La première année, on a l’arrivée des larves, croissance et passage d’hiver. 2è année, on a une croissance rapide avec les jeunes crabes. Vous vous souvenez là c’est ces crabes qui grandissaient très vite et qu’on commence à capturer dans les filets. Donc on les voyait pas avant mais là on commence à les capturer dans les filets et puis à l’automne ils atteignent 10 12 cm. C’est là que la maturité sexuelle se met en place et au printemps suivant ils sont euh c’est la fin de la croissance rapide. Ils sont prêts à investir dans la reproduction. C’est là qu’on va trouver des femelles grainés et des mâles qui sont capables de se reproduire. Donc Marion a mentionné la possibilité de limiter l’arrivée des jeunes larves. Donc c’est des propositions d’action qu’on avait faites. Donc on fait un suivi des larves dans le plancton. Si on s’aperçoit probablement vers le début juin qu’il y a beaucoup de larves qui arrivent dans le plancton, on peut proposer de fermer les vanes à ce moment-là. Ça marche pour Canet, ça ne marcherait pas pour d’autres. Ça, on en avait déjà discuté en Corse la dernière fois. Euh et il faut que ce soit aussi compatible avec la gestion des autres espèces. Donc vous avez vu le crap vert, il arrive pas du tout au même moment. Les civils, c’est pas du tout au même moment. Donc de ce point de vue-là, ça va. Mais il y a d’autres choses à prendre en considération. Donc il y a l’aspect des de l’arrivée des autres larves. Mais il y a aussi la gestion des concentrations en oxygène dans la lagune. On a parlé tout à l’heure de la malaise, c’est si ça se met en place, c’est la mortalité de l’ensemble de la légune qui est qui qui risque qui est risqué là. Donc on va pas faire ça. Et voilà. Et dans l’optique d’illimiter l’impact sur l’écosystème, on peut envisager comme Marion l’a mentionné tout à l’heure une pêche intensive en juin juillet pour capturer les juvéniles. Donc avant qu’il n’affecte trop la lagune. Et euh bien sûr cette pêche devront trouver rémunération parce que si on pêche du juvénile en grande quantité, c’est pas vendable. Donc les pêcheurs ne peuvent pas vivre de ça et donc ça il faudrait envisager une rémunération de ces pêchesl si on veut au contraire pêcher de des gros animaux qui sont vendables, ben du coup ils ont eu le temps de faire leur impact sur la OK merci beaucoup. Merci. Donc Marie Garido est euh Garido oui avec Guillaume Marchesso qui est en en visio donc Marie je ne représente pas à l’office de l’environnement et de la Corse et Guillaume qui est chargé de recherche à l’IRD l’Institut pour la recherche et le développement et au Méditerranéan Institute ofanography et qui est avec nous je pense. Parfait. C’est bon ? Oui. Allez, parfait. Euh donc je vais C’est bon hein ? Oui. Donc je vais vous présenter un peu plus en détail ce dont je parlais tout à l’heure, donc ces histoires d’évolution écologique, donc des conditions environnementales sur sur le lagune, sur les lagunes avec donc les priorisations et la gouvernance qu’on va mener dans le cadre du plan territorial de lutte. Hop. Alors, désolé. le fait que ce soit voilà, ça défile pas pareil, je suis vraiment désolée. Euh donc juste pour rappel rapidement, donc souvenez-vous l’année dernière avec Guillaume, on vous avait présenté les travaux de recherche action qui ont été menés euh sur l’aide à la gestion et notamment on avait utilisé la tolérance de Calina Apidus pour créer des outils d’aide à la gestion et à la gouvernance. Donc ça donnait cette courbe avec euh en rouge euh les habitats Alain favorables. Je précise bien Alain et on est d’accord que c’est pas le seul indicateur. Mais bon du coup nous on a utilisé ce travail-là parce que c’était vraiment un indicateur qu’on avait de manière assez simple et de manière récurrente sur les sites. Donc là c’était vraiment pour rappel. Donc la carte de priorisation de 2023 pour la Corse donc c’était celle-ci. Donc on voit en fait une hiérarchisation. Bon là, il y a toutes les lagunes. Après, je n’ai récupéré que la Corse. Donc Oxitani, Paka et Corse ici euh pour la carte à gauche. Et et en fait ces cartes, on l’avait dit déjà lors de la dernière conférence, il faut les refaire annuellement et on va vous montrer pourquoi donc et comment on a pu faire ce parallèle entre les observations de terrain et le fait que ce travail qui avait été initié en 2023 et présenté en 2024 est cohérent en fait avec ce qu’on a pu observer entre les données terrain et euh la partie euh j’allais dire modélisation enfin carte produite à partir de données de salité. Donc on a juste pour information mais je sais qu’il y a beaucoup de présentations qui l’ont repris donc c’est super. On a fait un guide avec Guillaume marché soit un guide pratique à destination des gestionnaires. Mais je sais que ça a servi aussi aux scientifiques avec une formation pour que ces cartes justement puissent être reproduites et qu’elles soient vraiment utiles à la gestion et à la gouvernance. Donc pour les années 2024-2025 pour la Corse, on a donc été appuyé par des collègues gestionnaires qui nous ont fourni des données de paramètres qui suivaient de manière très régulière sur leur site. Donc de conditions environnementales aussi bien sur les lagunes de Bigouille, il y a d’ourbine ou de Pal prélevé par la CDC, par la collectivité de Corse et pour l’extrême sud donc à la fois par la collectivité de Corse et dans le cadre du Fogec. Donc c’est le petit frère du Filmed puisque je pense que vous connaissez ici le filmed. Euh où on a euh donc des données en continu de température, de salinité, de hauteur d’eau qui nous permettent en fait après d’avoir des données très précieuses et donc d’alimenter euh les cartes entre autres, pas que euh pour pouvoir produire donc de manière même mensuelle ce travail. Voici la situation en Corse. Alors là, c’est une situation papier, c’est-à-dire que bien évidemment avec des données terrain mais sans coller avec des observations terrain de crab. Donc sur le papier en 2024 au niveau de nos lagunes, on avait une seule lagune favorable et tous les autres sites suivi bien évidemment il y a pas les 95 lagunes ici, c’est seulement les sites où on a de des suivis réguliers qui apparaissaient non favorable avec une hiérarchisation quand même de non favorable. Euh donc c’est-à-dire qu’il y a du crabe mais c’est pas forcément un accueil favorable pour le crab. Donc un développement important en 2025. Alors, je soulligne juste, il a fallu s’arrêter à un moment quand on a fait euh ce travail pour pouvoir le présenter, mais il sera terminé en 2025, mais voilà, là il fallait il fallait arrêter. Donc nous, on s’arrêtait à mai 2025. Euh et on parce que du coup, pourquoi je vous dis ça ? Parce que c’est plus juste là, il y a plein de sites qui sont passés en non favorable parce qu’ils se sont asséchés. Euh mais bon, en en mai jusqu’en mai 2025, on avait un glissement d’un grand nombre de lagunes en prioritaire euh alors qu’on en se retrouvait plus qu’avec trois lagunes en non favorable. Euh donc là, c’est vraiment cet outil, on l’utilise en terme de gouvernance. Donc c’est pour prioriser nos actions euh par rapport à des financements ou euh valider, vérifier avec les gestionnaires ou euh les pêcheurs professionnels euh que les actions recommandées dans le casadre du plan territorial de lutte sont bien mises en place parce que justement on est sur des sites hautement prioritaires. Donc donc là juste avant de passer, vous voyez, il y a des sites qui ne bougent pas, qui sont qui restent en fait non favorables. Donc on a été fouillé pour certains sites avec cette fois-ci des observations plus poussées sur le terrain et d’autres croisements de données. Donc je peux pas tout vous montrer en détail. Donc j’ai choisi, j’ai sélectionné quelques quelques sites. Donc pour par exemple pour Pichouan qui est une petite lagine de l’extrême sud qui fait partie de la réserve naturelle des bouches de Bonifacio qui est suivie par nos collègues de l’Office de l’environnement et dans le cadre du projet par nous dans le cadre du programme d’action sur les lagunes. Euh on voit que donc là on a refait nos cartes avec la la favorabilité ou pas et on voit que finalement il est plutôt favorable en début d’année 2024 et après plus du tout. Alors le plus du tout on l’explique comment ? Ben en fait on l’explique donc là ce sont les suivis de salité. euh sur nos sites en continu. Alors, en continu jusqu’à ce qu’on puisse puisqueaprès en fait il n’y a quasiment plus d’eau et on est sur une surstalure tellement importante qu’on a une limite de mesure de nos sondes tout simplement. Donc là, on est quand même à 80. Donc quand je dis que chez nous la salinité est importante et qu’elle bloque en fait, oui, c’est plus du tout favorable. Donc les crabes meurent, c’est sûr parce qu’il meurent à 60. Donc entre 40 et 60 en fait ce que vous vous avez c’est que ils sont pas c’est pas hyper favorable mais ils sont présents. Et ça on le voit d’ailleurs avec la télémétrie. Donc on en reparlera après. Mais c’est hyper intéressant de voir de constater qu’en fait justement ce travail il est bien complémentaire avec les données terrain. Sinon seul ben ça veut pas dire grand-chose. Comme tout travaux généralement il faut toujours tous outils, il faut toujours les croiser pour avoir un maximum d’information. Donc on voit qu’on est bien supérieur à 60 et donc bien supérieur à 60, pas du tout favorable puisque mortalité assurée de nos crabes. Euh même constat pour d’autres sites. Donc pour pas, on avait vu euh l’année dernière sur Cané justement cette évolution de nos cartes entre 2022 et 2023 où on était 2022 favorable et 2023 plus favorable. Mais nous c’est exactement ce qui s’est passé sur certains sites dont la lagune de Palo qui en 2024 ressort comme presque intermédiaire. Donc euh c’est-à-dire qu’il y a du crabe mais euh euh pas dans les les quantités qu’on avait vu auparavant. Malgré ça, il est quand même sorti de 9 tonnes. Donc il est quand même bien présent. Euh et en 2025 en fait on se retrouve avec un un un gap important franchi et une favorabilité hyper importante de cette lagune vis-à-vis du crab. Là malheureusement comme vous le savez, ben j’ai pas pu croiser avec les données de terrain euh prélevé puisqu’il n’y a pas d’activité de pêche mais les gestionnaires qui sont sur place nous ont confirmé qu’il y avait quand même beaucoup de crabes. Donc là voilà c’était juste pour vous montrer comment on travaille dans un d’un point de vue de gouvernance. Donc là c’est vraiment un une autre facette une autre mission de l’office de l’environnement. Là, on est plus sur de l’acquisition de données dans un but de suivi scientifique. On est dans un cadre de priorisation d’action et de financement. Euh donc ensuite, dans le cadre du plan territorial de lutte, comment ça fonctionne ? Donc on produit ces cartes et on valide à travers de nombreuses réunions avec les sous-groupes de travaux de travail en fait respectifs, donc des gestionnaires mais également des chercheurs ou d’autres personnes qui œuvrent. et on vérifie si donc là pour 2025, je vous montre que pour 2025, on vérifie si les lagunes qui sont en priorité font bien l’objet en fait et de suivi de la part du gestionnaire mais également d’action de lutte puisque c’est quand même recommandé dans le cas du plan territorial. Donc là voilà, je vous ai donné quelques exemples. Bigou, et Orbine qui sont gérés par la collectivité de Corse font bien l’objet ou vont perdre l’objet très prochainement d’action de lutte euh sur ces sites, même Orbin qui n’est pas prioritaire, mais bon, ils sont gestionnaires des trois et c’est et il y a l’activité professionnelle sur les trois sites comme vous avez pu le voir précédemment quand je vous ai présenté au tout début de matinée. Euh donc des suivis biométriques qui seraient à poursuivre. On voit l’intérêt de ces suivis, hein, vous l’avez présenté Stéphane Marion, l’intérêt vraiment de suivre l’évolution de ces crabes pour mieux euh mettre en place ces actions et comprendre aussi le le développement des crabes et mieux mettre en place ces actions de de gestion et de lutte. Pour Santa Julia, donc là, mes collègues donc ont mené des actions de lutte qui ont été réalisées juste avant l’asséchement. Donc on a des rapports et pour en parler sans problème au contraire jusqu’à ce que lagune ne soit plus favorable. Donc là, comme je vous disais, ça s’arrête en mai 2025. Donc si on continuait là, en fait, la lagune progressivement descendrait parce que l’accueil n’est plus favorable pour le crap, puisque la lagune est asséchée. Euh pour Aarasou, donc ben là, je pareil, je vous ai présenté déjà, mes collègues ont ont essayé de mettre en place, ils étaient de bonne volonté, ils ont vraiment essayé de mettre en place. On les verra dans des petites vidéos, vous avez plein de surprises. On a des acteurs parmi les gestionnaires donc qui ont tourné des petites vidéos et on les voit en fait qui se sont démené, qui ont vraiment voulu mettre en place des actions mais c’était laité qui n’a pas aidé. Donc les sil y a des quand même une surveillance en cours et pareil donc sur les autres sites. Après voilà nous concrètement en Corse la difficulté auquelle on fait face aussi c’est que comme je vous disais on a 95 lagunes il y en a 47 qui sont sous propriété frontière privée sans gestionnaire et sans pêche professionnelle. Donc là c’est un véritable problème. Comment on fait ? Qui y va ? Qui déploie ? Voilà donc ça c’est autant de questions qui nous reste encore à résoudre. Donc voilà. Donc par exemple le cas de balistre qui est une lagune hyper favorable qui nous embête côté extrême sud parce qu’il y a des crabes des femelles grainé en grand nombre. Elles ont bien compris qu’ici elles étaient tranquilles. Donc du coup c’est très problématique parce qu’on ne peut pas mettre en place d’action de gestion de manière aussi j’allais dire facile et je mesure mon mot facile parce que c’est très compliqué même pour les gestionnaires d’un point de vue juridique par rapport à ces conventions à mettre en place. Euh donc voilà donc c’est toutes les difficultés auxquelles on doit faire face. Vous vous concluez. Je conclus. C’est ma dernière diapète. Ah, j’ai bien tenu les temps. Bon, je vais y aller sinon je vais faire crier. Donc, les difficultés rencontrer et les conséquences de ces variations. Donc, les lagunagunes présente une réactivité donc intrinscinquement élevée aux changements environnementaux qui est exacerbé donc sur nos petits systèmes. Donc ça, on a de nombreux travaux qui nous montrent et ces suivis et résultats montrent une difficulté supplémentaire à la mise en place d’action de lutte. Les gestionnaires et les pêcheurs doivent s’adapter sans cesse et ça on en est bien conscient en terme de gouvernance. Voilà, on peut pas leur demander l’impossible et vraiment c’est une grosse difficulté. Euh, ils font et ils font du mieux qu’ils peuvent et on les remercie pour ça vraiment et on en est conscient surtout. Le suivi des salinités reste tout de même un bon indicateur, j’en suis persuadée. Bien évidemment, couplé avec plein d’autres choses, plein d’autres paramètres choses, c’est pas que les les paramètres, c’est-à-dire effectivement les conditions météorologiques. Alors, je vous ai pas présenté, mais c’est ce qu’on fait en fait dans le cas du programme d’action que l’on gère à l’Office de l’environnement sur l’ensemble des lagunes de l’île. Euh et ensuite euh les suivis biométriques. Donc pour nous euh on pense qu’ sont essentiels et malheureusement et je l’entends là encore problème de personnel, on aura le temps d’en parler, c’est chronophage, c’est difficile, il faut qu’il y ait des crabes, il faut qu’il y ait de la pêche, il faut beaucoup de conditions euh mais du coup une difficulté supplémentaire pour les gestionnaires ou pour les acteurs diverses et variés mais qui me semble être essentiel vraiment essentiel. Je vous remercie et je remercie surtout l’ensemble des gestionnaires et des animateurs qui nous ont permis donc d’avoir ces données et de faire cette présentation aujourd’hui. Merci beaucoup Marie. Juste avant de passer tout de suite la parole à la salle, j’ai une question. Vous faisiez allusion Vous faisiez allusion au fait que euh vous faisiez allusion au fait que la une grosse partie des lagunes est sur domaine privé. Oui. Euh est-ce que vous avez mené du coup une action de sensibilisation auprès des propriétaires et voilà est-ce que alors des propriétaires euh pas tous très difficile déjà c’est beaucoup en individusion donc on a souvent 15 20 propriétaires sur certains sites. Donc pas forcément auprès des propriétaires mais du grand public qui peut être lui aussi propriétaire propriétaire foncier en fait d’une des lagunes. On a eu l’occasion d’ailleurs d’en rencontrer quelques-uns lors de ces événements qui ont été faits notamment par l’office de l’environnement entre autres mais pas que. Il y a beaucoup d’acteurs qui font de la sensibilisation et ça nous permet de rappeler euh alors les enjeux mais ils sont ils sont propriétaires. C’est comme sur un terrain enfin je veux dire demain il y a la fourmie, on vous demande d’attaquer la fourmie. Vous pouvez pas le faire tous les jours. Donc du coup là c’est la même chose. Et puis on n’est pas pêcheur hein. Je veux dire c’est un métier à part entière et ça reste une difficulté supplémentaire. Je vais passer la parole à la salle. Alors, c’est sur l’ensemble donc des trois interventions hein pour ce temps d’échange. Donc autant sur le Cané que sur la Corse. J’ai une personne là, vous avez le micro, vous pouvez y aller. Bonjour à tous. Troll Mivière en charge de la gestion de l’étente Cané Saint-Nazer. Euh moi j’avais plusieurs remarques sur les présentations. Alors des petits compléments et puis et puis une question également pour Marie sur le les taux de salinité, les la sursalinité. Donc sur les remarques euh par rapport à la à des actions ciblées sur le crabe, euh effectivement on voit qu’il y a en fonction des tailles et de la saisonnalité, on peut aujourd’hui on a des éléments pour cibler des secteurs de de pêche intensive en certains secteurs de la lagune. C’est complètement corrélé à la salinité pour nous. C’est-à-dire que le secteur au niveau de la connexion Merlune et en fait en été notamment et le moins salé puisque c’est celui qui s’équilibre le plus avec la concentration marine. Il faut savoir qu’au nord, il y a pas beaucoup de crabes sur la lagune de cané tout simplement parce qu’on est sur des salinités assez hautes entre 50 et 60. Donc donc ce ceci explique cela. Euh donc on est plutôt sur quelque chose d’intensif euh au niveau du gros. Euh ensuite se pose la question est-ce qu’on intervient plutôt en juin ? Euh et à ce moment-là euh on a des petits crabes qui présentent beaucoup d’avantages hein parce que voilà, ils sont pas ils ont pas enclenché leur maturité sexuelle. Ils sont également euh aussi plus avantageux parce qu’ils font moins de dégâts sur les filets. Ça aussi hein, un gros crabe fait des gros dégâts. Euh alors que bon avec les petits, bah on en prend beaucoup plus et on fait moins de de dégâts sur les filets. Euh par contre en joint pour nous c’est des secteurs de nidification des oiseaux en bordure de lagune. Et ça c’est un vrai facteur limitant. Voilà pour une intervention massive. Et sur une intervention en automne, ben on voit que c’est très intéressant parce qu’on a une plus forte concentration au niveau du gros plus qu’en joint. Donc on a peut-être on aura peut-être un meilleur rendement. Par contre, c’est des tailles moyennes et là effectivement il y aura peut-être un peu plus de filet. Donc tout ça c’est encore à à affiner pour vraiment un rapport coût bénéfice un peu pour savoir quelle quelle classe de taille on impacte et en quelle saisonalité. À titre de gestionnaire, pour nous, ça serait plutôt la balance pencherait plutôt entre plutôt sur l’automne en fait hein, sur voilà sur le les impacts négatifs qui sont créés. Par contre, effectivement pour les pêcheurs, c’est un peu plus contraignant. Euh chose que je voulais rajouter aussi par rapport à la fermeture en joint possible des vannes. Alors, nous on a une lagune qui est équipée de vannes, c’est pas partout. Voilà, c’est ça peut être alors pour la gestion du crab, ça peut être une chance. Euh il faut savoir qu’on est en relation constante avec l’observatoire de Banuls et avec l’université de Perpignan hein. Donc on a tenté une effectivement une fermeture en juin cette année pour éviter le recrutement. Le problème c’est que le gros épisode caniculaire [rires] de sur les temps de cané en 2025 et ben il était en fait du 12 juin au 28 juin. Donc on a fermé et au bout d’une semaine c’est les pêcheurs qui restent nos sentinelles qui nous ont alerté que il y avait des concentrations de de poissons en difficulté de plus en plus importantes. Du coup, on a accentué la mesure de d’oxygène et effectivement on dépassait les paramètres critiques. Donc on a réouvert mais on a réouvert progressivement pour limiter le le recrutement et on a on a fait d’abord une ouverture partielle, ça n’a pas suffi améliorer les critères physico-chimiques. Donc on a ouvert en plein. Voilà, ça a été manqué pour cette année, mais c’est effectivement une opportunité qu’on on va prendre en compte pour les années futures. Et donc la question sur la salinité euh donc quand on est au-dessus de 60 g par litre effectivement c’est c’est très limitant pour le crab voir l’étal. Moi, je voulais savoir est-ce qu’on avait des éléments euh à partir de combien de temps euh la durée d’une sursalinité supérieure à 60 ? Euh voilà à on a ça. Oui oui c’était ben là c’est je l’ai remis donc supérieur à 60. Euh nous, il y a une une acclimatation de 24 heures qui a été faite sur nos crabes pour mesurer et donc elle est de 6 plus ou moins 3h avant qu’il meure à 65. D’accord. Donc c’est très rapide, c’est même plus rapide que quand c’est dessé et on en parlait bon hier avec Romain et Lucas pour la présentation sur la télémétrie puisque justement il va falloir décortiquer et croiser toutes ces données. Et ben le crabe par rapport à cette courbe que l’on voit, c’est un crabe qui préfère les quand même les les zones moins salées. Ça veut pas dire qu’il est pas présent dans les zones salées. On le voit, il est décalé. Normalement, ça devrait être en plein milieu si c’est une espèce euh qui qui tolère une très large gamme. Elle elle tolère une très large gamme mais vraiment elle préfère vraiment le desser. Donc elle va elle va survivre plus longtemps et elle se sent même très très bien à 5 pour 1000. Par contre à 50, c’est pas la même. Et on le voit d’ailleurs, on a une prémortalité à 45 mais ça veut pas dire effectivement qu’ qu’ils y sont par on a une prémortalité. H donc ben voilà, là tu tu as tout là-dessus. Merci. Est-ce qu’il y a d’autres points ? Oui, il y a une personne là. On va on va vous passer le micro. Merci jamais. Juste le temps que le micro circule. Il y a Guillaume aussi qui est connecté. March sa si jamais pour répondre Guillaume. Tuésites pas compléter. Oui. J’avais une question pour Marie. Merci de vous présenter. Ah Michel Patricie c’est pralmar. J’avais une question pour Marie et pour Stéphane, ça va être rapide. Euh donc j’imagine que le paramètre sanité, c’est une sanité moyenne. Donc je me demandais juste comment vous allez appréhender en fait les variations de sanité au sein de chaque lagune en fonction de coût de la proximité euh des gros ou d’apport de 12. Appréhension pour la gestion. Je dis pour la Oui. pour l’utiliser comme critère de priorisation en fait. Alors effectivement, ça c’est une bonne question parce qu’en fait euh donc les points que l’on suit quand c’est des petites lagunes, enfin si j’ai bien compris ta question, euh c’est assez représentatif. Donc on a mené quand même des études bien en amont sur beaucoup de sites qui nous permettent de voir si le site est homogène ou pas. Donc quand c’est un site homogène, euh une mesure ponctuelle euh une mesure en suivi en continu euh euh centralisée permet d’être sûr qu’on est sur cette favorabilité sur tout le site. Sinon, alors là, je les ai pas sur cette présentation là, il y a des gestionnaires qui mettent en place des suivis bimensuels sur plein de secteur et en fait quand on crise, on a exactement la localisation. Mais ça d’après ce que je comprends de ce que font donc Roland à Cané, c’est qu’il y a bien des mesures qui sont prises un peu partout, ce qui permet d’avoir et de bien localiser en fait les secteurs. Ouais. Can c’est pardon pardon tu voulais pour Canè c’est une fois par semaine à six endroits dans la lagune. Et c’est Ouais pour Cané c’est une fois par semaine six endroits tout autour de la lagune. Euh occasionnellement une fois par mois on peut faire une salinité au centre de la lagune aussi si les conditions de navigation le permettre. Et ensuite quand on arrive vraiment sur des phases critiques aussi, on peut accentuer la toutes les mesures notamment salinité en fait en fin de journée et début de journée si on est vraiment dans des conditions caniculaires là au-dessus de au-dessus de 40°. Pourquoi ? Parce que entre le jour et la nuit, il y a une consommation d’oxygène et voilà, on sait à peu près le delta de consommation d’oxygène entre le jour et la nuit. Ça nous permet d’anticiper des éventuelles mortalités pissoles. Il y a Guillaume en ligne qui voudrait intervenir. Oui, je voulais juste rajouter un truc. Oui, les l’amplitude de température aussi dans la journée est impressionnante, hein. On peut avoir 8°gr entre le plus froid et le plus chaud dans la lagune. Donc, on a des enregistreurs hautees fréquen qu’on a qu’on a déployé pour voir ça. Donc, en effet, ça surtout période de canicule, ça peut réagir très vite. Et donc, c’est pour ça que les les mesures plus fréquentes là sont importantes pour éviter de d’arriver dans un cercle vicieux au moment où comment tout commence à mourir et alors là, l’oxygène c’est foutu pour un bon moment. OK. Guillaume. Oui, bonjour à toutes et tous. Euh bon, désolé, je peux pas être là, je suis à Mayotte, mais euh je pour répondre aux questions, effectivement, je pense que la la ce qui est ce qui est montré par euh par Stéphane, Marian et puis euh Marie sur la présentation, c’est qu’il y a la la spatialisation est vraiment importante à considérer pour le crab bleu. En fait, c’est vrai que on voit bien que dans une lagune, même une petite lagune, on a des des densités de crabes qui peuvent être différentes en lien avec les conditions environnementales. C’est toute l’importance en fait de et de continuer les suivis euh biométriques euh et puis les les combiner avec les données environnementales notamment la salinité. Alors après la température effectivement joue beaucoup sur le crab bleu, même si on avait vu he que le crabe bleu était quand même très généraliste. Il survit entre 0 et 40° donc il est capable de de de supporter en fait de grands écarts de température. En revanche pour effectivement la salinité lorsqu’elle devient très haute on a on a eu potentiellement une décroissance encore et encore c’est très localisé c’est dépendant de chaque site. On a des exceptions dans dans les différents sites. fait les suivis aussi dans le Var où on a effectivement du crab bleu sur les sanités plus élevées dans certaines zones. Mais du coup ce que je veux dire c’est que voilà, il est important en fait de garder euh le message en terme de gestion qu’il faut combiner effectivement distribution du crab, biométrie pour effectivement déterminer les clusters de présence majoritaire de mâle, de femelle, de juvénil, de recrutement en lien avec les les données environnementales. Voilà. Merci. Merci Guillaume. Vous avez juste une deuxième question parce qu’après on d’autres choses. Stéphane juste euh tu as présenté du coup les résultats tout à l’heure en fonction de la largeur de la carapace de crab au lieu de la longueur. Je me demandais juste s’il y avait une raison. Non parce qu’il faut prendre un truc. On a fait on a fait la même chose avec les poids des crabes mais c’est on retrouve essentiellement la même chose. Les paramètres sont bien correlé de toute façon. Marion je sais prend épaisseur, longueur, largeur. Nous on a décidé de ne prendre que largeur parce que ça commence à faire beaucoup de mesures à faire et 10 sections derrière. Moi moi j’avais une question un peu plus générale à à vous tous. Oui, oui, oui, oui, je vais la passer après. Est-ce que vous considérez que vos connaissances sur la relation entre salinité, pluviométrie aussi puisqueon voit bien que ça influe évidemment sur la salinité et température euh vous permet enfin est-ce que vous considérez déjà que cette relation entre salinité température et euh croissance de la population et j’ai bien entendu taille et saisonnalité tout ça est compliqué. Est-ce que ce niveau de connaissance, vous dites aujourd’hui, ben il nous paraît assez suffisant pour ou il y a encore du du boulot de de de clarification pour éventuellement passer à de la modélisation ? Pourquoi je dis ça ? Parce que j’ai entendu quand même tout à l’heure, je crois que c’est vous Marie qui qui l’avait qui avait fait allusion, mais ça revient quand même plusieurs fois. Euh on a une grosse différence entre ce qui est capturé et euh l’évaluation de l’état du stock. Donc il y a un moment donné, comment on va faire pour avoir une meilleure image de la réalité ? La modélisation peut nous aider mais la modélisation il faut qu’elle s’assoit sur de la donnée. Donc bref vous voyez ma question, je vous écoute sur comment vous pouvez y répondre. Pardon, je fais si la modélisation le but de la modélisation est d’être prédictif, il y a un facteur essentiel qui nous manque làdedans, c’est l’arrivée des larves. Et ça, on a beaucoup de mal à savoir quand quand elles vont arriver et quelles conditions permettent le rentrer dans la lagune. Une fois qu’ils sont dans la lagune, on peut comprendre la leur survie, on peut comprendre leur croissance, ce genre de choses-là. Donc une fois qu’on les voit arriver, on sait par exemple nous je vous ai dit en en 2024, on avait beaucoup de juvéniles. On a plus que des gros en 2025, on a pas de juvénil. Donc l’été prochain, on sait on sait prédire que probablement il y aura que des gros. Il y a très peu d’arrivées de d’adultes dans l’histoire. Le facteur essentiel vraiment qui va contrôler la présence du euh les quantités de crabes dans les lagunes, ça va être l’arrivée de larve. Et là-dessus, on a beaucoup de difficultés parce qu’il faut pouvoir cerner la période de reproduction, détecter les nuages de larve et les conditions météo qui permettent l’entrée des des larves dans les et sur la capture des larves, je crois que vous avez montré quelque chose tout à l’heure, vous ouou quelqu’un d’autre. Euh euh en terme d’équipement, ça va ? On a ce qu’il faut ou c’est compliqué ? C’est c’est c’est jouable, c’est intensif comme d’habitude. Et puis après, faut trier. Donc euh faut trier les échantillons de planqueton. Donc euh c’est c’est envisageable. Nous, on a ce qu’on ce qu’on espère faire là, c’est quand même développer des outils qui nous permettent de prélever des larves relativement plus fréquemment aux périodes où on pense qu’elles peuvent arriver et voir la corrélation avec les conditions météo. Donc si on sait qu’il y a un nuage de larve qui passe mais que les conditions météo ne le permettront pas de rentrer, on a même pas besoin de fermer. Tout va bien. Par contre, si on a une combinaison de un nuage de larve qui passe et les conditions météo qui permettent à ces larves de rentrer dans la lagune, là peut-être qu’il faut anticiper et et réagir là-dessus. Marie, vous l’ compléter ? Merci beaucoup. Stéphane. La question c’était aussi est-ce que on pense que c’est suffisant ? Donc au-delà des larves, non, c’est pas du tout suffisant. Et on va le voir tout à l’heure avec la télémétrie où il y a beaucoup beaucoup d’informations. Alors, c’est pas la modélisation là pour le coup, c’est des suivis bien précis sur certains individus marqués. Et en fait, on a des réponses qui sont pas celles forcément qu’on attendait. Du coup, c’est encore même mieux, j’allais dire finalement. Ouis, mais ça complexifie. Exactement. Et on va voir les résultats sont enfin c’est là du coup, c’est pas les nôtres, c’est ceux de la région mais c’est très très intéressant et et ça montre la complexité. En ligne, oui, en ligne nous avons Guillaume et Marion qui souhaitent réagir à la question posée. Oui. D’accord. Alors, on de façon brève, si vous voulez bien, mais on peut on peut Oui, je fais je fais rapide rapide pour compléter en fait. Effectivement euh l’arrivée de l’arve est hyper importante, ça je suis d’accord avec Stéphane. Après, on a aussi la question de est-ce que les les femelles ne relâcheraient pas aussi leur lares dans certaines lagunes hein. Euh on observe aussi on a observé encore c’est les hypothèses qu’on avait avec Marie lors des suivies qu’on faisait que effectivement on avait des arrivages très importants de vénil alors que le gros était fermé pendant plusieurs mois. Donc quid en fait de des femelles qui relargueraient pas aussi les larves directement en lagune sans migré. Euh donc ça c’est le premier point. Le deuxième point, c’est que effectivement alors la modélisation c’est un c’est basé sur des données réelles. De toute façon pour la sanité, c’est juste un finalement une la production de cartes qui permet en fait basé sur des données mesurées de permet de voir la distribution des habitats. En revanche, effectivement, on a un vrai manque euh d’une part de la connaissance du stock de crab bleu. En fait, on ne sait pas combien on a de crabes bleus et Marie et Nathalie et Catal ont bien montré. on a des remontés mais qui sont euh euh biaisées entre guillemets puisque c’est des remontées de pêche et cetera qui sont pas euh on n pas d’effort de enfin on n pas d’information sur les les les stocks de crab bleus et d’autre part euh il me semble que ce que ce qui est important c’est que effectivement on a cette hétérogénité qui est site dépendant euh où chaque site a son sa variabilité interannuelle qui fait qu’on a aussi cette complexité dans les suivis dans les suivis de tendance d’augmentation ou diminution de CRAM du fait de ses changements en salité en plugiométrie et cetera. Euh et donc c’est pour ça que c’est vraiment important. Je pense que on doit aussi garder en tête que il faut qu’on détermine ces stocks, qu’on continue les suivis. Alors, je sais que les financeurs sont plus très chauds pour pouvoir soutenir les suivis de biométrie. Alors, ça paraît simple, mais effectivement en fait, ça nous donne quand même des bonnes indications sur la structure des populations et sur les variations interannuelles et euh et puis continuer voilà cette ces aspects de recrutement de larve, présence de larve, distribution des crabes, stock euh structure de population en lien avec les données environnementales enfin qui sont mesurées chaque année. Merci. Merci. Je vais passer la parole à la personne qui voulait pardon. Il y avait Marion aussi qui voulait intervenir juste pour en réponse à la question. Alors moi j’ai juste une question à du coup à à Nathalie. On fait sauter la pause Nathalie parce qu’il va être l’heure de la fin de la pause. Donc je vous le dis hein c’est c’est un choix. Moi ça me gêne pas du tout. Je pense que c’est pas très grave. On peut on peut en effet réduire un peu le le temps de de pause repas. On fera peut-être une toute petite OK, je vais juste passer la la parole à Marion parce qu’en fait Guillaume a a soulevé exactement ce que je voulais soulever. Donc voilà, on est sur du vivant et c’est dur à c’est dur à gérer le vivant quoi. Monsieur là-bas. Oui, voilà. Ben moi, je suis Bruno Bousquet, pêcheur dans les lagunes palvasiennes. J’ai une question, on parle de gestion et de croissance tout ça. Est-ce qu’on sait quelqu’un peut nous répondre quelle est la durée de vie du crabe bleu ? un crave qui serait passé à travers toutes les mailles. On aimerait bien savoir parce que d’un point de vue pêche entre 3 et 4 ans me diton c’est va pareil fait ça va vouloir généralement généralement 3 ans. La plus tard, ce sera 3 ans. Les femelles sortiront à la 3e année pour normalement, ça dépend des lagunes, il semblerait pour relarguer les les larve à l’extérieur parce qu’il faut qu’il ait des conditions de salinité. Les larves sont très sensibles elles à la salinité et donc il faut qu’ qu’il sortent. Il peut y avoir un quelques mâles qui restent une année de plus dans la lagune mais normalement c’est une dynamique sur 3 ans. Et j’ai juste une deuxième question qui pas ce que vous dites. Est-ce que les femelles qui sont allés pondre sur les plages entre guillemets quoi est-ce qu’elles rerentre pour répondre ou est-ce que c’est c’est cuit pour elle ? Alors, c’est la personne qui est juste devant vous qui répondra à cette question tout à l’heure. Euh mais il donc ils ont ils ont fait du ils ont fait du tagging pour essayer de voir justement et normalement elle rentre en tout cas pas dans la même lagune. Mais les femelles sont connues pour parcourir de très longues distances en milieu marin ouvert et on en a vu quelques-unes nous dans les zones portuaires à Portvendre à Coliour donc bien loin des lagunes en période hivernale. Merci. Oui, je vous en prie. Devant. Oui, on passe la parole à Marion. Vas-y Marion. Oui, je voulais juste rajouter euh ben que c’est important en fait de poursuivre les études biométriques et en particulier sur qu’ané euh euh 2025 a a a révélé que on avait beaucoup plus de femelles grainées que les de années euh d’avant. Euh et notamment sur une période assez élargie de de mai à octobre, donc quasiment pendant 6 mois. Euh et c’est vraiment ces études-là qui permettent d’avoir des infos sur ce point avec des fortes variations interannuelles. Euh d’où l’intérêt de de poursuivre euh mais ça n’empêche pas, ceci dit de commencer des travaux de modélisation euh avec déjà toutes les infos dont on dispose, mais il faut il faut quand même continuer les les suivis. OK, merci beaucoup. On va on va s’en tenir là si vous voulez et on va peut-être enchaîner sur les travaux de justement dont on a déjà plusieurs fois auquels on a fait plusieurs fois allusion de télémétrie acoustique avec Romain Berto et Lucas Beranger. Donc je veux bien qu’il me rejoigne. Donc Romain Berto est chargé d’études milieu marin au sein de l’agence Biotop. Voilà merci. et Lucas Beranger est directeur des études. C’est c’est Romain K. OK, pas de souci. Et vous compresserez évidemment si vous en avez envie. Ah, parfait. Ah oui, après. Oui. Oui, pas de souci. Romain, vous pouvez y aller. Alors, re. Oui, c’est bon. Normalement, on a changé. Ah bon ? C’est bon, c’est bon. Allez, parfait. Alors euh re moi après promis c’est fini hein. [rires] Donc pour la télémétrie donc suivi des déplacements de Calinactes Sapidus par télémétrie acoustique dans les lagunes méditerranéennes françaises et proche coachier. Euh donc l’année dernière, on avait déjà présenté des résultats qu’on a mené avec Éric Dur qui est connecté en visio aussi, qui est désolé mais qui pouvait pas être présent aujourd’hui, donc de l’université de Corse. Euh donc des études télémétriques, euh donc on a tagué des crabes et pareil donc mes collègues de Biotop euh ont tagué également des crabes sur des lagunes de la région Occitanie. Euh du coup, ben il y avait la carte voilà la carte des lagunes qui ont été équipées euh par des hydrophones euh donc entre 2023 et vous jusqu’en 2025. Euh donc il y a quatre lagunes distinctes euh qui ont été équipées. Donc pour la Corse, la lagune de Bigouia donc dont on a déjà bien parler plus près. Oui, je peux je peux faire ça. Donc la lagune de Bigouia euh qui est une réserve naturelle euh dont le gestionnaire est connecté d’ailleurs en viso. Donc il y a un gros naturel direct sur la mer naturel et euh euh qui est connecté aussi par la mer. via son le canal du fauxogne, donc via l’embauchure du Gaulle. Je continue pas. Euh alors côté Oxitan nous nous avons équipé les lagunes de Cané Saint-An euh du Mégan et de Saslecat. Euh donc du coup sur un un suivi de plusieurs années afin de pouvoir comme dis était important d’avoir une pluriale nualité au niveau des données. Ouais. Donc au total sur l’ensemble de la façade méditerranéenne, on a un réseau d’hydrophone de 133 avec en mer 14 hydrophones qui sont positionnés par l’fromè sur l’argent. Excusez-moi Romain, il y a quelqu’un qui est en visio et il faudrait qu’il coupe son micro. Merci beaucoup. Et en lagune. on a en tout 49 hydrophones en lagune et en gros dont 30 équipés par Biotop. Et au niveau du réseau équipé en Corse, on va retrouver 58 hydrophones équipés en mer et 12 dans les lagunes de Bigunia. Du coup, pour la région Corse, donc le suivi a duré 7 mois en 2023 où on a tagué 31 individus, 11 femelles et 20 mâles. Euh on voit donc les périodes auxquelles ils ont été tagués. Euh de même, nous nous avons marqué en tout 104 individus, euh 52 mâles et 50 de femelles. Donc on a essayé de respecter le sexe ratio le plus possible. Euh donc nous c’est le suivi s’est fait de mai à juin 2025, enfin mai 2024 à juin 2025 et on peut observer que pendant la période hivernale, on a marqué très peu de crabes, ce qui s’explique parce qu’il a déjà été dit auparavant euh une sorte de léthargie des crabes qui font qu’ils sont moins pêchés et nous nous sommes dépendants de la pêche des professionnels pour les pour équiper les crabes. C’est bon. Du coup ici donc on a les détections qui ont été faites en Corse donc sur la période du 6 juin au 23 novembre aussi bien en lagune donc en bleu qu’en mer en rouge. H donc c’estes plus de 60000 détections ont permis de recueillir des informations liées au tags au transmetteurs sur le crab. Euh nous, nos transmetteurs nous transmettait comme information la profondeur, l’activité, la température. Donc c’était des choix hein en fait qu’on fait quand on choisit euh euh les émetteurs. Euh ce qu’on peut ce qu’on peut voir c’est que en rouge, donc les lagunes, les crabes qui sont sortis euh de la de la lagune, donc en rouge, ce sont des des femelles. Donc ça c’est une information intéressante sur laquelle on va revenir plus tard. Même principe pour nous. Alors nous nos tag nous avions pas la profondeur ni les déplacements. Nous avons juste une position via le réseau d’hydrophone qui était positionné dans la lagune. Donc sur la lagune de Caneron, on a on a marqué 37 crabes. Il faut savoir que de base, on a pour objectif de marquer au moins 30 crabes sur chacune des trois lagunes. Donc en bleu, vous voyez que ce sont les mâles qui sont équipés et en rouge, les femelles et les points verts sont les dates de marquage. Donc il y a les formes qu’on voit pas très bien mais en fait on a réussi à distinguer les moments où on a récupéré les les crabes que ce soit en gros ou en lagune. Euh de même pour la lagune de le 4 où là on a marqué que 28 crabes sur l’année 2024 2025 on a eu plus de mal à marquer surtout en 2025 euh les pêcheurs nous ont remonté moins de crabien que il y a des chiffres qui montrent qu’il y en a eu euh on verra après. Il y a aussi des des éléments qui montrent que c’est pas nos doins qu’on a réussi à moins bien remarquer. Et enfin pour la lagune du méan, on a réussi à marquer 39 crabes. Euh donc là, on voit que c’est quand même bien réparti sur 2025 2024 avec un un un pic au niveau de de août 2024 euh sur cette Lagu. Donc au niveau de l’analyse des données, on a donc analysé l’activité du crap bleu à travers les cas. Alors qu’est-ce que c’est ? C’est le domaine vital en fait occupé en kilomètres carrus marqués. Euh donc au sein de la lagune de Bigoulia qui est un habitat très favorable euh qu’il était en 2023 qu’il est toujours mais là du coup on est focus 2023 puisque notre étude a duré donc 7 mois en 2023 et euh donc les CUD nous ont permis de voir que les femelles ont parcouru ont occupé plus d’espace que les que les mâles. Donc 5,23 km² contre 1,22 km². Bon, ceci s’explique bien évidemment par le fait qu’elles soit sorties en mer et donc elles ont continué et ont parcouru en fait une très grande distance en mer parce qu’elles ont été pour celle qui a vraiment parcouru le plus de distance, c’est celle euh hop ici. Donc je sais pas si vous voyez la flèche. Euh du coup non bon c’est pas grave. Donc elle est elle a été retrouvée. Donc le la lagune de Bigouille se situe au nord-est de la Corse, juste en dessous du Cap Corse et elle a été taguée pour cette femelle. euh est repêché euh au milieu de la plaine orientale. Donc elle parcourt de très grandes distances, ce qui est euh normal puisque la bibliographie dit qu’ils peuvent parcourir entre 5 et et 10 voire 15 km jour. Ensuite, quand on continue à analyser l’ensemble des résultats, on a pas pu tout montrer bien évidemment. Donc on a fait des sélections. Donc on compare donc de manière intersexuelle donc les mâles et les femelles. Donc les femelles sont plus actives la nuit euh par rapport au mâle. Elles privilégie la nage. Donc elles sont ça va plus vite, elles sont plus rapides. Euh on a pu détecter des comportements exploratoires, c’est-à-dire elles centrent elles elles rentrent et elles sortent de la lagune mais à des périodes très courtes de temps, ce qui fait que c’est pas du tout pour pondre puisqueaprès elle rerentre. Euh ensuite, on a vu des comportements liés à la reproduction, à la ponte, à la stratégie d’évitement parce que du fait de des suivis biométrique, on a pu mettre en en évidence un sexe ratio déséquilibré sur Bigouille, donc on a beaucoup plus de mal. Euh et ensuite, on pense avoir trouvé une niche à peu mal grainée dans le canal du Fosson donc confirmé par des pêches en 2024 vraiment très élevé. Euh ce qui explique euh la migration via ce canal pour une augmentation de salinité euh qui permet en fait de faire maturer les œufs et ensuite d’aller potentiellement en mer euh relâcher ses ses œufs. Sauf que on on pense et on a vu qu’il y avait des œufs donc qui n’étaient plus présents chez certaines femelles euh dans ces milieux-là quand la salinité était euh celle attendue par la bibliographie. Donc on aimerait bien taguer des femelles grainées pour pouvoir voir s’il y a bien une ponte euh peut-être sur nos sites quand c’est hyper favorable. mes points d’interrogation. Euh donc pour les mâles, ils sont plus actifs le jour en marche. Ensuite, ils se déplacent moins que les femelle et ils sont plus sédentaires au site. Donc nous au début on pensait que c’était parce que le site était hyper favorable, donc qu’il était donc accueillant pour le pour les mâles et que ils aimaient les endroits plutôt avec une salinité entre 12 et 26. Donc c’est exactement ce qu’on avait. Mais les résultats d’oxyitanie font que on rabat les cartes et on va voir un petit peu on va revoir nos nos résultats et retraiter différemment. Vous avez 5 minutes. Donc pour le traitement des données, nous on est encore sur une phase exploratoire. On a on est loin d’avoir fini. Donc en premier temps, je vous présenter lagune par lagune. Donc au niveau des KUD, ce qu’on peut observer donc c’est mâ femelle jour et nuit, c’est que l’occupation des mâles du territoire est quand même légèrement plus importante, ce qui peut être aussi en contradiction avec ce qui a pu être observé en Corse. Ça peut être lié à des comportements exploratoires ou de prédation. Et on voit aussi que c’est légèrement plus accentuel la nuit, même si le cycle unique est relativement identique. Euh là où Marie soulève un point, c’est que en Corse, on assimilé la favorabilité des lagunes à la présence de crab. Or, ici, on peut voir que euh en période hivernale, la lagune est plus que favorable pour le crabe bleu. En revanche, quand on regarde euh les KUD euh en hiver, on voit que il n’y a pas de femelle et que les mâles euh dans une logique écologique ne sont restent très euh très euh localisé à certains endroits, notamment à la sortie du gros parce qu’à Cané, il y en a qu’un seul. Et ce phénomène, on va le retrouver à plusieurs endroits. Le 4, on va retrouver un peu près la même chose avec une lagune qui n’est quasiment jamais favorable sur l’ensemble du suivi. Euh pour autant, ça veut pas dire qu’on a pas eu de crab. Comme on peut vous le pouvez le voir en été, euh on a eu des zones d’occupation des femelles et des mâles euh sur un peu près toute la lagune, sur tous les femelles au niveau du la sortie du gros. Euh d’ailleurs, c’est le seul gros d’ailleurs où elles sortent sur les trois disponibles. On a des des données de sortie que sur celui-ci et on voit qu’après en automne, hiver et cetera, on va avoir un repliqué très marqué de ces crabes qui vont du coup vraiment bouger de manière très localisée et des hydrophones qui ne détectent plus aucun crabe. Hop. Et on va retrouver un peu près la même chose sur le méon avec ici des concentrations de crab un peu plus importantes notamment au niveau de la sortie du laise qui est une résurgence d’eau douce. Pour l’instant, on n pas encore le pourquoi du comment les crabes se rejoignent ici, que ça soit mâle et femelle. Euh pour autant, on voit que les femelles notamment au printemps et euh en été euh ça ça va même jusqu’en automne euh reste concentré à ce niveau-là et se déplace légèrement vers les gros euh en été. Euh, on pense que c’est à ce moment-là qu’elle compte sortir de la lagune. Donc, on a une forte concentration au niveau du nord-ouest de la lagune de Méan avec une lagune qui est favorable de novembre à juin. Euh donc ici, la lagune est quasiment tout le temps favorable et euh au niveau des optimum de sanité, on observe aussi que par exemple en août, en pleine saison estivale, la lagun était pas du tout favorable et pour autant on a des détections de crab sur l’ensemble de la lagune. Donc on voit que les crops, même si la lagune n’est pas favorable, continue de d’exercer, de prédater euh dans au sein de la lagune. Donc ensuite, on a fait une sorte de rapport comme ce qui avait pu être présenté aussi avant par rapport aux optimums de salinité avec des s de plage de préférence de salinité. Et on observe que les femelles ont une plage principale de préférence de sanité qui est comprise entre 32 et 34 PSU, ce qui peut être aussi un peu plus élevé que ce qu’on imaginait. Euh ça s’étend aussi jusqu’à 40, donc on sait que ça peut monter jusqu’à 45 soit 50 s 100 de taux mortalité trop important. Et pour les mâles en revanche, on peut observer un pic principal entre 14 et 20 PSU, donc plutôt des eaux vraiment somâre. Et on va aussi en retrouver entre 34 et 30. Ce qui montre que les mâles sont globalement beaucoup plus résilients au changement de salinité. Et c’est ce qu’on observe aussi notamment, c’est pour ça que les mâles restent en hiver dans les lagunes alors que les femelles ne sont plus présentes dans les lagunes. Les mâles le sont, on les détecte moins actif mais il le reste, ils reste dans la lagune. Donc c’est une donnée qui est quand même importante je pense et pour pour l’ensemble des étants. Et ces graphiques là, on compte les faire pour chaque étant afin de vérifier que cette tendance se vérifie sur et le 4 euh et pourquoi pas sur d’autres étants. Ça pourrait être aussi une donnée qui pourrait être utile pour la gestion. C’est bon pour vous. C’est la dernière conclu. Parfait. Donc en conclusion et perspective, donc on peut voir de manière globale que les résultats de de ces études ont montré de nombreuses variations interindividuelles, intersexuel, intersite, d’où vraiment l’intérêt de ces suivis et de la dynamique spatiotempérorelle sur beaucoup de sites. Euh donc ensuite les similitudes et des similitudes. qu’on a des salin range identiques ou proches dans les deux études, des femelles qui sortent dans les lagunes euh dans nos deux études, des comportements exploratoires qui ont été mis en avant sur l’ensemble des sites notamment par les femelles. Donc ça c’est plutôt intéressant avec des mâles plus sédentaires qui occupent plus d’espace au sein de la lagune que les femelles, notamment pour la partie occitanie. en perspective encore beaucoup beaucoup de travail du croisement de l’ensemble de ces données avec les conditions environnementales euh au niveau des lagunes pour affiner la compréhension de ces déplacements et augmenter la durée des suivis sur plusieurs cycles annuels et surtout le nombre de lagunes notamment en Corse n’est pas que. Un dernier mot rapidement. Donc comme dit Marie, je pense que c’est important du coup pour les perspectives de continuer euh ces ces ces suivis. Euh je vais en profiter pour remercier aussi les différents acteurs qui nous accompagnent comme l’Adri Oxitani, euh le fond vert aussi. Euh et pour reprendre pour au niveau des données euh au niveau de la salinité comme on a pu observer euh en Occitanie, on n’est pas vraiment sûr pour l’instant que ce soit le facteur qui vraiment déclenche la sortie des femelles puisqu’on voit que au final les lagunes ont beau être favorables ou non. Euh ça a pas l’air de les impacter plus que ça. Donc on pense que il y aura d’autres facteurs qui rentreront en jeu. C’est la suite de l’étude qu’on va mener euh enfin d’analyse des résultats. On va essayer de recroiser l’ensemble des paramètres physico-chimiques auquels on a accès afin de déterminer quel serait le facteur le plus déterminant pour la sortie des crabes ou bien aussi leur rentrée si on arrive à identifier ça puisque comme a dit Marie, on observe des comportements euh exploratoires des femelles sur nos données. seul euh que les femelles sont sorties. On a que deux mâles qui sont sortis des lagunes et sinon toutes les femelles sont sorties. Donc c’est vraiment quelque chose et rerentré aussi. Donc c’est quelque chose qu’il faut qu’on approfondisse mais on aura des réponses d’ici la fin de l’étude. Merci beaucoup à vous deux et euh je vais tout de suite enchaîner avec euh Marina Chapi. Marina euh vous êtes doctorante à l’université euh de Bologne et chercheuse associée pour les ressources biologiques marines et de biotechnologie au Conseil national de la recherche donc en Italie. Euh et euh vous allez nous parler de euh des dynamiques spatiotemporelles et perception des pêcheurs de l’invasion de Calinctes. Euh euh je vous en prie. Oui, bonjour à tous et à toutes. Euh euh j’ai préparé cette intervention avec Guillaume Marchzo euh qui je remercie et euh je vais vous parler euh de un type de connaissance que c’est la connaissance écologique locale euh grâce à laquelle on a obtenu ce résultat d’aujourd’hui. et c’est un un type de connaissance des pêcheurs et un savoir qui n’est du contact quotidien avec la mère et euh un savoir très précieuse et euh transmis oralement euh il se trouve pas dans les livres et est très important de valoriser les savoirs des pêcheurs parce qu’ils sont sur la mer tous les jours et ils euh ils sont tous les changement euh avant de nous euh comme l’arrive des espèces invasives comme le crable euh ou autres changements dans l’environnement. Euh euh Oui. Euh ah d’accord. Euh là-bas c’est mieux. Euh on a administré euh un questionnaire qui euh a été préparé par la FAO euh à au moins euh 15 pêcheurs par lagune. euh on a euh demandé euh l’identification du pêcheur et de la zone de pêche et on a euh investigué sur des observations sur les crabes bleu et les impacts sur la pêche, la la leur euh perception et attitudes et euh leur suggestion de gestion. Ici, vous pouvez voir euh un exemple euh une de pages de questionnaire et euh on a euh analysé les données sur studio et en particulier euh on a fait euh ces questionnaires dans cinq lagunes italiennes euh qui sont Venice, Goro, Lesina, Trapani, Oristano et euh sur les tank de ber et euh en Italie les CR bleu est arrivé plus tôt et ça nous a permis de comparer les dynamiques d’expansion et et qu’en France clairement et grâce au pêcheur, nous avons pu reconstruire euh l’histoire de cette invasion et en particulier je vais vous présenter trois euh exemples euh et qui sont gor les ber. Euh ici, on a la vitesse d’expansion. On peut voir que ça change. Euh ça dépend de la lagune. Euh par exemple à Gor, il y a euh une expansion vite, après h pas et après c’est vite un autre fois, pardon pour mon français. et à les euh c’est plus lente l’expansion et ça ça durait plus et continue. Et à Ber euh l’expansion ça a été rapide et euh apparentement inarrestable. Et chaque lagune euh a sa propre histoire et clairement il y a des différents condition environmental et euh normalement euh le crable bleu comme tout le monde sait est inactive euh les mois de l’hiver et il est plus actif euh dans l’été. Euh mais ici aussi on peut voir des différences entre les lagunes à Gor par exemple il est très active le mois de mai et à lesber plus euh les printemps et les l’été et euh on a euh des différences entre les vents de Cbleu aussi parce que euh comme vous vous pouvez voir les prix sont très différents. Agor pêche est encouragée, c’est-à-dire que l’État italien donne des de l’argent à les pêcheurs pour pour acheter les produits qui euh normalement euh est détruit euh donc il n’est pas consumé et c’est euh un pêche encouragé parce que les pêcheurs sont euh sont sûrs de d’avoir de l’argent. Et euh à les mercat n’est pas très sûr et du coup le prix euh est variable entre 1,50 5 € euh ça dépend de mercat et euh aber euh aussi mais le prix il est plus haut. Il y a différentes espèces en décline euh dans les différents lagunes. Donc les impacts sur la diversité sur la biodiversité sont différents. Gor, on peut voir que les pêcheurs sont tout concorde et dire que c’est rudita philippina la la palourde et carcinari la favouille qui décline et à ber c’est cartoire et la favouille le plus décliné etina anguilla anguilla et tous sont très importants et pour l’économie local espécialement la palourde et et la favoille à Goro et l’anguil les donc euh avec ce questionnaire euh on a euh décidé de euh faire aussi euh un autre type de euh d’approche participative. Euh donc on a utilisé des cartes vierges euh ainsi que le pêcheur pour euh désigner là-bas les uns euh ou des meilleurs euh intérêts euh où il y a plus de crabes bleus euh et où il y a la majorité des femmes de mal et les femmes les femmes graninées par saison et on a emporté et analysé les données sur QGIS. Euh on a fait ça, on a euh désigné des polygones sur euh les désigns de de les pêcheurs. on l’a euh déjà référencié et on a euh créé des euh couchés spatial et euh on a superposé les polygones pour identifier euh les zones euh plus intéressants, celle où la présence de l’espèce euh ou des femelles est fréquentement signalé. Et euh je vous présente un couple de résultats. Euh ça c’est euh sur euh sur les mâles des crabes bleu. On peut voir la différence entre les saisons. Par exemple, on voit que dans l’été euh ils sont très euh abondants euh dans euh l’est et euh les femelles ovigèes, les femelles grainées euh qui euh laqu laquelle distribution change beaucoup euh pendant l’année et euh en conclusion euh le avoir écologique local est un utile très important pour gérer les espèces en particulier le CR bleu. et on croit que comprendre le passé, c’est très important pour mieux contrôler l’avenir et les connaissances écologiques locales sont très importants pour orienter les mesures de gestion comme on a dit et à ell elles ont permis d’identifier les zones de concentration de la population des femellosies obligè aussi et euh ça contribue à définir les stratégies de contrôle ciblé. Et clairement la superposition de perception, c’est euh important euh pour donner plus valeur à les données. Et merci beaucoup à vous tous et à le GPRB aussi, en particulier à Julie pour collaborer avec nous. Merci, merci et merci pour votre français qui est tout à fait excellent. Terrible, je suis désolée. Non, non. Euh, on va on va enchaîner après euh avant un petit un 2è temps d’échange avec Lisa Petit. Lisa, vous êtes coordinatrice du projet de projets en réseau biodiversité, maire et littoral au CPIE littoral d’Occitanie et vous êtes accompagné par quelques collègues. Donc là sur la communication OK sur la communication sur le crabe bleu et la sensibilisation du public, on me dit donc vous êtes accompagné de Eloïse Détré. Voilà, je vous laisse la parole dès que on retrouve votre présentation. Bonjour à tous. Donc oui, Elisa Petit du CPE littoral d’Occitanie. Je prends la parole aujourd’hui au titre des trois réseaux de la façade méditerranéenne française de suivi et de sensibilisation à la problématique du crabe bleu et plus largement aux espèces non indigènes marines. Donc sont le réseau Alien Corse, le réseau Alienoxitanie et le réseau du coup de sensibilisation CRB bleu en région province Alplocô d’Azur. Donc ces trois réseaux, ils ont du coup voilà des spécificités mais on avance avec une stratégie qui est qui est commune avec une mutualisation des connaissances et aussi du coup voilà une un partage un partage des des outils et un fonctionnement du coup qui euh qui qui qui nous rassemble. Je suis accompagnée donc aujourd’hui d’Élodie DTR de l’association Labelle Bleue euh qui est donc aussi animatrice marodage au sein du réseau Alienoxitani. Euh donc tout d’abord, j’ai choisi de nous mettre donc quelques éléments enfin voilà qui qui d’un contexte historique et qui rappelle un peu les objectifs justement de de ces réseaux. Euh donc tout d’abord historiquement donc le premier réseau qui est né en France, donc pas seulement en Occitanie, euh c’est le réseau Corse donc en 2015 qui est coordonné donc aujourd’hui par l’Office de l’environnement de la Corse. Ensuite donc vraiment sous le modèle de la Corse, le réseau Alien Occitani à Vuel jour donc organisé donc et coordonné par le CPE littoral d’Occitanie et voilà et aussi donc le le réseau sentinel de la mer Oxitanie. Et plus récemment donc en 2024 euh donc sous un travail justement de d’essémage voilà de de la méthodologie et et de de ce qui a pu été faire ce qui a pu être été être fait pardon en région Corse en Occitanie. Euh la région PACA a souhaité donc initier le même type de réseau, donc avec tout d’abord un réseau de sensibilisation CR bleu, donc pas encore vraiment un réseau alien ouvert largement justement aux espèces indigène marine qui est lui coordonné par le CPE île de l’ÉINS et pays d’Azur. Euh donc comme je vous disais tout à l’heure euh ces trois réseaux, ils ont des objectifs et des méthodes en commun. Euh donc euh on a la particularité, voilà, de on a cette nécessité de s’adapter donc à chacune des personnes qu’on va avoir en face de nous de façon à sensibiliser du mieux que possible. Euh on va avoir aussi cette cette nécessité paron d’écouter euh donc notamment par le biais des entretiens qu’on va mener sur le sur le terrain euh de façon à ce que les outils de sensibilisation proposés donc sur le terrain mais aussi par les différents canaux de diffusion soient les plus pertinents possibles. Et enfin, on va du coup voilà avoir tout un travail d’observation et de travail donc sur le terrain qui fonctionne un petit peu de la même façon avec une technique qui s’appelle le marodage. Donc on va aller vraiment à la rencontre des des voilà des du grand public et aussi de de publics plus ciblés pour mener ces actions de sensibilisation. Euh on a choisi donc de de vous de vous partager cette carte qui témoigne justement de l’effort de sensibilisation sur le terrain donc à l’échelle vraiment de la façade méditerranéenne française. Euh donc sur la carte, vous pouvez voir donc en rouge les différents sites de campagne, en bleu les communes concernées et en violet. Je sais pas si ça ressort correctement, mais en tout cas euh les nouvelles communes qui ont été du coup euh euh voilà sensibilisé, enfin en tout cas sur lesquels on été on a mené des actions de sensibilisation cette année. Euh donc comme vous pouvez en voir, ça ça en fait pas mal puisque’au total donc il y en a 53 qui sont suivies et rien que cette année ça en a représenté 27 nouvelles. Donc c’est notamment dû à ce travail d’expansion sur le de sur la région provinceale d’Azur. Au total, donc un chiffre clé en terme de pêcheur, de nombre de pêcheurs sensibilisés en 2025 sur cette façade, c’est 741. Euh donc comme je disais, je prends la parole au titre des autres réseaux aussi. Donc je vais vous faire un retour spécifique par région, donc pour la Corse et pour la région PACA et et Loï se chargera de l’Occitanie. Donc cette année en Corse donc et voilà depuis plusieurs années maintenant c’est sep structures qui sont engagées sur le terrain donc qui font partie à la fois du réseau allié une corse mais aussi d’autres d’autres d’autres types de structures. Donc l’Office de l’environnement de la Corse, l’université de Corse Pascoil et Paoli, la FSCSM CODB, le CPI de Bastia et le CPI d’Ajaco. Et bien sûr donc la collectivité de Corse et une communauté commune donc désolé pour la prononciation Cascanicia Cascanicia Casting pardon euh qui sont impliqués dans dans ces dans ces actions de sensibilisation. Donc spécifiquement à la Corse, donc c’est 191 pêcheurs sensibilisés lors des entretiens, 1435 personnes sensibilisées donc par diverses événements, manifestations et euh il touche donc 17 communes de la région Corse. Euh il y a aussi donc des actions qui sont menées dans le milieu scolaire et aussi conjointement euh à la campagne écogeste Méditerranée. Donc elle sensibilise les pêcheurs les pardon les les bateaux plaisanciers. euh en terme d’actualité 2025 en Corse. Donc bon, ça a déjà été un petit peu voilà expliqué sur les présentations précédentes. Euh donc sur la sur la Corse, il y a vraiment des pêcheurs de spécifiques au crab bleu qui qui pratiquent donc aussi voilà pour vivre un moment social en famille ou entre amis et ou à des fins alimentaires et la plupart ne pêche que le crabe. Donc ça ça rejoint un peu ce que présentait tout à l’heure Marie avec voilà cette accumulation de personnes sur certaines lingunes et sur certains sur certains spots spécifiques en Corse. Depuis juillet, il y a aussi donc des événements de sensibilisation intitulé le crab bleu dans tous ces états qui permettent de mettre en en lumière donc voilà le crablé à travers la pêche. Donc c’est organisé par le gestionnaire du site Natura 2000, par l’Office de l’environnement de la Corse et le CPU Bastia. Euh donc ça ça amène et ça permet de sensibiliser pas mal de personnes euh en novembre. Donc la semaine prochaine, vendredi 14 novembre, le réseau Alien Corse fait ses 10 ans. Donc peut-être que pour certains vous vous y rendrez. donc où il se tiendra donc conférence débat euh des ateliers dont un spécifique sur le crab bleu et à l’heure actuelle donc sont attendus 80 personnes et 130 enfants. Ensuite donc côté Provence Alpecôte d’Azur, on a du coup h structures partenaires sur le terrain donc qui sont le parc naturel régional de Camarg, l’association Écoute ta planète, le JPRB, le CPU de l’érin CPI d’Azur, Médiat Nature, Varnat, Explore et Préserve et le Parc national de Portcro. Donc de leur côté donc ils ont pu sensibiliser donc 220 pêcheurs lors des entretiens. Euh au global donc ça représente 2600 personnes sensibilisées. Donc pareil au cours de diverses manifestations. Et euh tu c’est donc cette cette sensibilisation se s’est déroulée sur 31 communes de la région. Euh mais aussi voilà, on s’appuie sur sur divers canaux de de communication tels que la presse et la télévision. Euh d’autres chiffres créés, donc là vraiment résultat un peu de de terrain. Donc cette année en provincial Coco d’Azure, il y a 35 spots de pêche qui ont été visités, 130 entretiens réalisés, 220 pêcheurs sensibilisés lors des entretiens euh et 21 jours de sensibilisation, donc des journées de terrain à destination des pêcheurs de loisir. Je vais laisser maintenant donc la parole Éloïe. Merci. Euh donc en Occitanie, nous avons été quatre structures animatrices de la de la campagne de sensibilisation euh donc sur le terrain. Donc l’association Labelle Bleue, la LPO Hos, la LPO AUDE ainsi que le CPIE APIE. Et nous avons également été euh euh accompagnés par des étudiants ICAM de de l’ICAM de Toulouse qui ont réalisé eux aussi des des donc des entretiens avec les pêcheurs de loisirs. Donc au total, nous avons réalisé 15 jours de sensibilisation et nous avons visité 40 spots de pêche dont certains sont de nouveaux spots de pêche visité et ils ont été choisis en concertation avec les gestionnaires de site naturel Cautier et ainsi qu’avec Nathalie Barré. Euh au total donc nous avons réalisé 210 entretiens et nous avons donc sensibilisé durant ces entretiens 330 pêcheurs. Et euh en parallèle de cette sensibilisation en face- à face, nous avons euh distribué euh euh des affiches dans des structures relais donc principalement des magasins de vente de matérioriel de de pêche et des capitaineries. Et donc nous avons distribué 18 affiches au total. Donc la campagne de sensibilisation est terminée en Oxitanie. Donc je peux vous présenter quelques quelques résultats les principaux et également voir un petit peu l’évolution depuis la première campagne de sensibilisation donc qui a eu lieu sur la saison 2022-2023. Donc au niveau de la connaissance du crable bleu par les pêcheurs de loisirs, on peut voir une augmentation. Donc on était à 62 % en 2023 et on est passé à 70 %. Donc des pêcheurs de loisirs interrogés qui connaissent qui ont déjà entendu parler du crabe bleu et ils en ont notamment entendu parler euh grâce au bouches à oreille. Donc en fait, ils en parlent beaucoup entre entre pêcheurs de loisirs et égal également par les médias et notamment par la télé. On peut également observer que les que les observations justement de crab bleu par les pêcheurs de loisirs sont en augmentation. En 2023, on était seulement à 8 % de pêcheurs interrogés qui avaient déjà observé un crab bleu et euh en 2025, nous sommes à 25 %. Donc un pêcheur sur quatre interrogés a déjà observé un crabe bleu. On peut également euh montrer la volonté de ces pêcheurs de loisirs à participer euh à la campagne régionale et à faire justement remonter leurs données via le le questionnaire en ligne du Sen Oxitani. Euh en 2023, ils étaient 80 %. En 2025, on voit quand même une baisse, ils sont 67 %. Mais ce résultat, il est annuancé euh parce que depuis cette année, les pêcheurs de loisirs ont la possibilité de faire également remonter leurs observations par SMS. Donc en fait, ça facilite également la remontée de données pour les pêcheurs qui sont parfois un petit peu plus frileux aux aux outils numériques. Ils ont voilà cette possibilité de faire remonter de manière plus facile leurs observations et c’est un choix qui a été euh pas mal euh validé par les pêcheurs de loisir. Et euh enfin pour terminer sur les résultats, euh les pêcheurs adopteraient le bon geste en cas de capture d’un cra bleu. Ils nous répondent que oui, si un jour il capture le crab bleu, ils nous répondent principalement qu’ils abattraient le l’individu. Donc la campagne de loisirs, elle permet également donc de faire remonter des nouveaux sites où le crab bleu n’était pas encore observé où en tout cas on avait pas ou peu de données dessus. Et grâce en fait aux pêcheurs de loisirs qui nous font remonter leur signalement, on depuis entre 2024 et 2025, on a h donc nouveaux sites qui ont été identifiés grâce à eux notamment dans des ports donc à Saint-Cyprien, Palavas et 7. On a également plusieurs spots sur Port la nouvelle, le Claude de Vias en 2024 qui est maintenant identifié comme un beau spot de pêche au au crab bleu et on a également des plages notamment à la grande mote et au gros du roi. Voilà, merci. Euh du coup quelques voilà quelques mots, quelques perspectives pour finir. Euh donc ce qu’on voilà un peu les réflexions qui nous qui nous rejoignent au sein des trois réseaux. Donc c’est cette voilà cette nécessité de continuer à s’appuyer sur les diverses canaux de diffusion existants, donc que ce soit des outils pédagogiques, la création, le la mise à jour et cetera. Euh de voilà de de s’appuyer sur les réseaux sociaux, les articles de presse, les newsletters afin de continuer cette transmission de messages de vigilance et de réglementation. Euh il y a aussi ce qu’on a noté ce ce besoin de sensibiliser plus largement donc former un large panel d’acteurs de la mairie du littoral que ce soit des collectivités euh des pêcheurs, des animateurs naturopes et et bien d’autres euh et également de de d’essayer de de mener un travail auprès des collectivités donc sur la thématique crable bleue mais aussi plus largement sur les sur la thématique en marine. deux actualités. Donc comme je vous disais tout à l’heure, le réseau enfin côté PACA, le réseau est était en construction. Donc ils ont mené là les deux dernières années des vraiment spécifiquement des actions de sensibilisation crap bleu mais du coup donc ils construisent un réseau alien dont le lancement est prévu le 23 novembre prochain lors du festival Galatea hier. Et aussi donc autre actualité qui a été partagée ce matin par l’OFB. Euh donc dans le cadre d’une dynamique nationale qui a été mis en place des réseaux aliens grâce au soutien technique et financier de l’OFB. Euh on organise donc euh voilà conjointement une journée d’échange technique euh les 22 et 23 janvier euh prochain. Donc si vous voulez noter cette date dès à présent dans vos agendas et de toute façon vous recevrez prochainement une une invitation dans vos boîtes mail. Voilà. Merci beaucoup. Merci beaucoup à vous deux. Euh je vais prendre des questions pour un petit temps. Euh j’en ai une là, j’en ai une autre là. Après j’en aurai pour vous aussi. Donc restez là si vous voulez bien. Je vous en prie. Kevin Bergeron pour le code de agglomération. C’est pas une question, c’est juste pour amander au niveau de de l’agglomération, on a depuis donc l’année dernière la l’appui de la garde régionale marine qui vont un peu dans le sens aussi du CPU de l’érence pour sensibiliser les professionnels, les centres nautiques, les les clubs de plongée et diffuser aussi les affiches, les flyers et en complément de la campagne écoogeste aussi. Donc c’est vrai que c’est un renfort terrain parce qu’effectivement sensibiliser les gens c’est bien mais on a besoin de renfort humain aussi pour ça. On n pas forcément nous le temps de de à déployer. Donc vous vous avez aussi vos limites humaines. On a ce renfort déployé par la région depuis 2 ans maintenant. On l’utilise aussi beaucoup et on les utilise aussi pour cette sensibilisation ciblée crabe bleu auprès de de toutes les personnes concernées. Oui. Bonjour Max Couturier garde du littoral sur l’omégan. Je me pose une question sur les techniques de pêche en pêche de loisir parce que bon déjà sur le méan la pêche de loisir est interdite et je voulais savoir comment il s’y prenait pour sur une plage par exemple pour attraper du crab bleu. Merci. Alors les observations qui sont remontées en fait ce sont euh des observations. Comment on appelle ça ? En fait, les pêcheurs de de loisirs qui ont été interrogés ne pêchent pas spécifiquement le crab bleu et c’est plutôt qu’ils vont en fait le le voir passer à part au Claudovias où là on sait que les pêcheurs de loisirs vont au Claude devias pour aller pêcher du crab bleu. À ma connaissance, ce n’est pas le cas sur les autres spots de pêche en Occitanie. C’est des pêches Ouais. des observations occasionnelles quoi. Voilà, c’est ça. H moi j’avais une question pour vous deux. Est-ce que auprès des publics auquels vous avez fait ce travail de sensibilisation, on vous ressentez d’abord une vraie curiosité, mais au-delà de la curiosité, peut-être l’envie de s’engager davantage sur le suivi, de jouer peut-être un rôle de vigie, voire même de participer peut-être à des opérations coup de point en terme de pêche et encore l’air de ça, est-ce que vous avez créé un site ? Je crois qu’il existe mais est-ce qu’il est valable pour les trois régions en ligne pour faire des pour permettre à à des public différent de faire des observations que ce soit un peu centralisé et qu’on ait un peu ces sites qu’on connaît par le muséum d’histoire naturelle sur d’autres espèces en France que ce soit les oiseaux, les libellules, les papillons et j’en passe. Euh voilà. Est-ce que vous allez vers ça ? Oui. Alors là, je vais parler vraiment spécifiquement au réseau aliennoxitanie pour le coup. Euh donc oui, en fait euh le réseau Alien Occitanie euh il s il s’intègre en fait dans un autre réseau qu’on mène au CPU littoral d’oxitanie qui est Sentinelle de la mer euh qui a un programme enfin qui a un réseau de sciences participatives. Donc c’est vraiment euh le fondement aussi de ce réseau Alienoxitani. Donc là on vous a parlé vraiment d’une partie vraiment marodage euh donc pour voilà pour sensibiliser au crab bleu auprès des pêcheurs des pêcheurs de loisirs. et on mène aussi des actions de sensibilisation plus globales davantage la destination du grand public avec voilà tout un tout enfin la mise en place de d’action de sensibilisation d’animation terrain notamment avec la mise en place de de sorties avec voilà des plongeurs des du grand public avec l’utilisation des outils BioS chromis et biolit donc voilà et on met aussi on a cré cré et il y a aussi ce travail d’essage avec des outils pédagogiques. Donc on a aussi notamment créé un un jeu qui s’appelle Alien qui sont-ils euh qui permet donc à la fois d’aller à la rencontre de scolaire, de grand public sur divers voilà. D’accord. Donc oui et oui on on observe un réel intérêt pour pour le sujet une curiosité davantage parce que c’est vrai que depuis ce matin on parle beaucoup de la connaissance des pêcheurs. Donc oui ça voilà parce que ça fait partie de leur métier de leur quotidien mais ça n’empêche que une enfin le public lambda lui n’a pas forcément connaissance de ce sujet-là. Ouais, allez-y. Juste peut-être pour compléter, on termine en fait les entretiens en demandant au pêcheurs de loisirs s’ils souhaitent davantage euh participer à l’effort euh d’observation. Et donc pour ceux qui sont intéressés, ils peuvent nous laisser leur adresse mail et ensuite on les met en lien en fait avec Nathalie Baré pour faire remonter leurs observations et dans tous les cas, ils ont le questionnaire en ligne euh pour euh pour voilà les faire remonter euh au fur et à mesure. J’ai une question là. Oui. Oui. Bonsoir. Bonjour. Moi, je suis le président euh de la F. Sinon, il y a on peut directement non ? Parle. Allez par oui oui là vous m’entendez c’est bon donc je suis le président de la Fédération nationale Oxitani de pêche de loisir et de pêche en mer. Nous on est partisan de partir dans votre sens. Il y a aucun souci. Je peux mettre à disposition on a 3000 membres et plus de 2500 bateaux sur l’Occitanie. Donc on peut mettre à disposition notre flotte pour pouvoir vous aider dans votre marche. Le seul souci, c’est qu’il faut là, j’ai entendu la question derrière moi, il faut qu’on soit sur un périmètre bien défini sur un plan administratif et à partir de là, vous pouvez compter sur nous, il y a aucun souci. Euh juste pour aller dans le sens de la euh de la divulgation de l’information, sachez que je dois faire un article sur le crabe bleu dans notre plaisance, enfin dans notre guide pêche et plaisance qui est édité à 30000 exemplaires. Merci beaucoup de ces précisions et de ce relais, ça sera précieux. Est-ce que j’ai d’autres questions dans la salle ? Sinon, moi j’en ai plein en magasin. Je vais en poser une à Marina. Euh Marina, je sais plus où vous êtes. Vous étiez par là. Voilà. Marina, j’avais une question en fait sur euh j’avais lu dans un compte-rendu d’une rencontre qui s’est passée, je crois au printemps ou non très récemment à Orbetelo, il me semble où les pêcheurs faisaient allusion au fait que le crabe bleu avait un prédateur, avait plusieurs prédateurs. Il parlait de dorade, il parlait et il parlait surtout du poulpe. Alors, est-ce que un vous confirmez ? Et moi, je veux bien aussi avoir peut-être un retour des autres lagunes de la de la façade méditerranéenne pour savoir si vous confirmez que le poulpe s’avère un plutôt bon prédateur et je sais pas est-ce que ça ouvre quelques perspectives quelconque sur le contrôle ou pas du tout ou voilà ma question est absurde peut-être oui euh je le confirme euh que les poulpes peuvent préder le crab bleu Mais euh je ne sais pas si euh le définir comme un grand prédateur parce que euh j’ai parlé avec des pcheurs qui qui sont d’accord sur ça que qui ils ont vu cette euh prédation mais à part de ça euh je ne sais pas s’il y a h des preuves plus euh euh valides scientifiquement. Il y a il y a pas eu de suivi ailleurs Paka ou Oxitani sur cet aspect-là plus particulièrement. Non. Alors en Paco, Occitanie écorse non. Par contre oui, c’est avéré mais c’est nos lagunes qui sont pas favorables en fait à l’accueil du poulpe la plupart du temps. Donc pour les lagunes chez nous encore pour des raisons euh physiques de Oui. Enfin les lagunes exactement et le la roche aussi. Ouai très bien. OK. Il y a Roland Mier, c’est pour dire un mot sur ce qu’a dit Marie tout à l’heure là, les lagunes ne sont pas favorables pour pour le poulpe essentiellement parce que les sanités sont très basses. C’est ça. Euh la lagune de Vigouille et le Pâle qui sont les lagunes qui sont fortement impactées par le crabe bleu ont des salinités très basses. ce n’est pas le cas des des lagunes salées que l’on a aussi qui sont les temps de dial et les temps d’ourine qui eux ont des lagunes proches du milieu marin et il y a effectivement la présence du poulpe. Sauf que ces deux lagunes ne sont pas impacté fortement par le grave bleu tout simplement parce que la salinité y est élevée. Oui. Oui. Juste au niveau Occitanie en tout cas sur le le complexe lagunaire de Canet, il y a beaucoup de lagunes qui qui sont très vaseuses. On n pas beaucoup d’habitats qui sont favorables à l’accueil du poulpe. Euh donc pour le poulpe, oui, c’est avéré, c’est un c’est un prédateur mais il est pas favorisé chez nous. Concernant la dorade, elle elle pourra s’exprimer justement en période de migration des larves et des petits et des tout petits individus crabes bleus. On a deux problèmes qui empêchent qui empêchent la je dirais la prolifération de de dorade au niveau du gros. Euh c’est euh alors côté mer, on a une pêche de loisirs qui est qui est importante sur euh euh sur la sur la population de poisson quoi, compris les dorades, hein, qui peuvent et s’il vous plaît devant et on a un deuxième problème qui est un peu plus un peu plus euh embêtant à gérer, c’est qu’on a pas mal de de braconnage euh sur la dorade. Euh voilà, y compris à l’intérieur du site Natura 2000. donc à l’intérieur du gros et euh ce qui peut impacter parce que le braconnage, il considère pas les mailles des poissons hein, donc il prend tout ce qu’il y a à prendre. Donc si le seul prédateur euh du crap bleu, ben il est euh il est prélevé par braconnage. Ouais, il peut pas jouer son rôle. Voilà. Voilà. Marina, vous voulez compléter ? Euh oui euh je n’ai pas dit que on a euh demandé, on a fait le questionnaire euh pas seulement à les pêcheurs de les lagunes, on a euh choisi euh on dit euh les questionnaires de les lagunes pour cette euh étude, mais euh j’ai parlé avec euh les pêcheurs qui pêchent dans dans la mer aussi et c’est pour ça que je dis ça. Oui, en Italia aussi orbitello dans les autres lagunes il y a pas de pou. Oui. Après on va passer peut-être sur un autre sujet mais allez-y. Oui. Oui. Delphine Marobin parc de Camarg. Nous en en mer au large de la Camarque donc on a du crabe bleu mais on a des poulpes aussi. Ça boîte du substratmeuble. On a énormément de de pêche au pot à poulpe et on a des pêcheurs qui font le retour bah de reste de crab dans les potaux tout simplement. On voit bien qu’ y a de la pêche. On a aussi des zones d’herbiers assez proche de la côte des herbier où on a des crabes bleus et on a des poules de roches aussi he je précise qui font beaucoup leur habitat avec des coquillages qui trouvent sur place et on nous a aussi relaté des faits de prédation. D’accord. Merci beaucoup pour ces précisions et du coup, j’ai une autre question avant qu’on aille déjeuner euh qui s’adresse un peu à tous les publics euh je dirais euh à la fois chercheurs et gestionnaires mais aussi pêcheurs. C’est sur la coopération. Euh on a bien vu que il y a plein de points d’interrogation, on va y revenir encore dans l’après-midi, demain euh sur différents aspects. Et du coup, ma première question c’est est-ce que vous avez le sentiment qu’il y a une bonne coopération entre les trois régions, notamment au niveau justement du suivi des des études scientifiques en terme d’échange d’infos, en terme de y compris de construction de protocole avec des des indicateurs communs qui permettent vraiment de comparer. On a vu hein que que c’est à peu près le cas mais voilà, je veux juste savoir si vous avez des éléments pour améliorer encore cette coopération et que vous verriez vous auriez des propositions pour améliorer cette coopération alors plus dans le domaine du suivi et de la gestion et auprès des populations, enfin des des professionnels de la pêche, c’est un peu pareil. Est-ce que euh pour si vous dans la salle des personnes sont en capacité de me répondre, est-ce que en gros entre secteur de pêche, il y a de la communication sur et des échanges d’information sur le crap bleu et si il y a ces échanges, à quel niveau il se passe et quel type d’information sont échangées ? Donc j’ai déjà une première personne qui veut répondre. Vous pouvez allumer votre micro. Euh donc Kevin Berge pour le code de régglomération. Donc nous les premières informations on les a eu du pêcheur professionnel qui qui tout de suite nous a alerté sur la problématique. Euh et donc nous on s’est emparé très vite de du sujet, on l’a diffusé très largement au niveau de la population euh des pêcheurs de loiser via la fêée de pêche et ensuite on a eu donc le relais par l’appui scientifique de la tour du vela plus Guillaume Archesso pour pour le MIO. Et en tout cas, c’est un travail conjoint qu’on fait avec tous les acteurs impliqués. On va tous dans le même sens. C’est vraiment un travail d’équipe où on échange vraiment sur avec bah toutes les personnes qui sont venir y revenir demain matin. Et je vais y revenir demain matin. D’accord. Mais en tout cas, c’est au-delà. Est-ce que dans donc dans mon questionnement, voyez, c’est surtout tourné sur peut-être des propositions pour encore améliorer les choses. Si vous pensez à des choses ou des besoins, je vous en prie. Alors du du point de vue des scientifiques, on fait tous à peu près les mêmes études. La grosse différence, je dirais entre la Corse à ce qu’on a fait nous, c’est nous on s’intéresse qu’à une seule lagune. On a essayé de faire le plus qu’on pouvait. Les nombres qu’on a là, c’est pas jouable. On peut pas mesurer tous les crabes sur toutes les lagunes de toute la Corse. Euh voilà. Donc encore une fois, on est limité par les moyens humains dans l’histoire. Euh tout ça ça prend ça prend du temps. Euh donc on essaie d’avoir des protocoles communs entre les différentes régions pour euh pour nos études mais euh nous on voit bien les limites de la chose. Là dans le nouveau programme qu’on a, on n’ pas de financement pour un CDD et donc il y a plein d’aspects qu’on laisse tomber dans notre suivi simplement parce qu’on a pas les moyens humains pour faire la suite. OK. Merci. C’est important évidemment de le soulever. Oui, je vous en prie. Non, juste au fond. Fond. Julie Dulet JRM encore une fois euh je les protocoles qui sont mis en place en Occitanie c’est enfin c’est super les résultats que vous avez et cetera, mais il y a une question de comparaison entre les lagunes. Encore une fois le cané et l’étber c’est pas du tout des lagunes comparables. On a 4,8 hectares d’un côté pour le cané, 15 et quelques pour les temps deber, 1 m de profondeur maximum, 9 m pour les temps de ber 60 enfin une soixantaine de patrons pêcheurs, 80 pêcheurs à pied. Euh c’est la le protocol qu’on qu’on met en place méritent aussi enfin ont vraiment besoin d’être adaptés spécifiquement sur chaque lagune. effectivement, je reviens euh sur le problème de moyen humain et de moyen pour les suivis. Voilà. OK. Mais je trouve que à la sur la façade en tout cas entre PACA euh enfin du coup en PACA, on discute beaucoup via l’intermédiaire de Guillaume et Katia qui permet de de faire circuler les informations d’une zone à l’autre. Oui, oui, juste pour ajouter que euh saluer aussi en fait dans toutes les échanges d’information qu’on peut avoir avec euh les scientifiques dans quelconque coin de la Méditerranée, ben saluer le le travail des relais que sont euh Nathalie Baret, enfin Paul Relais Lagune et euh et l’Office de l’environnement pour la Corse qui vraiment c’est des vrais courrois de transmission hein pour pour toutes ces informations Et concernant les pêcheurs, bah pour avoir euh discuté un petit peu avec eux, il généralement ils échangent de pêcheur à pêcheur en fait. Donc euh c’est Mais alors au sein de la même zone ? Non, pas forcément. Les pêcheurs de Cané on ont beaucoup euh conversé avec les pêcheurs de Corse notamment ou avec les même les pêcheurs de d’oxitanie étant de vindre et cetera. Il y a il y a il y a effectivement des lagunes, je dirais préfè préférentielles dans le sens où c’est euh c’est une relation humaine. Donc il y a des affinités entre pêcheurs. J’entends bien mais ça se fait je juste Oui. Oui. C’est pour rebondir sur ce qu’il vient de dire. OK. C’est sur les pêcheurs professionnels. Donc il a raison. Il y a beaucoup beaucoup de relations informelles entre les pêcheurs euh sur les trois façades, enfin les trois régions. Juste précisez-moi le cadre en fait de ces relations informelles, c’est des rencontres entre non, c’est juste des des appels, des échanges et cetera. Donc après en interne sur les régions, il y a aussi des échanges qui peut se faire aussi au travers certaines prudomies qui sont actives, celles qui sont plus actives ou pas. Et après au niveau de de la structuration du de la pêche, donc il y a une commission méditerranée de temps en temps, de temps en temps c’est abordé le sujet mais ça reste très sporadique. Il y a une volonté aujourd’hui que ça soit abordé au sein du comité national des pêches. Il y a une une demande à ce niveau-là parce que ça ça devient vraiment difficile. L’accord c’est vraiment concerné mais on voit que sur les autres ça commence à être un peu plus compliqué. Donc, il y a une une sollicitation de la part des comités régionaux auprès du de la du comité national pour que ce sujet-là soit vraiment traité au niveau national au sein du comité national. Mais on va aller au-delà de l’aspect euh de l’aspect national. Et ce sujet est abordé régulièrement aussi au sein du Méda qui était la commission consultative de la Commission européenne. Donc il y a un GT sur ce sujet où il y a des échanges qui sont faits et notamment il y a beaucoup d’interventions de la part des des pêcheurs italiens parce que eu c’est vraiment très très difficile et des inquiétudes qui vient aussi d’une part sur la valorisation mais ce sujet-là sera abordé un peu plus tard mais aussi sur le fait que il y a des endroits au sein de la Méditerranée euh où on commence à parler d’élevage de crab bleu et donc de l’inquiétude qui est mise sur sur d’autres d’autres pays comme la Grèce comme Chypre mais aussi l’Italie. Donc c’est des sujets aujourd’hui qui sont vraiment échangés au sein de au sein des la communauté professionnelles, mais c’est pas suffisamment structuré. Et on a aussi parfois et là je un petit pic pour pour mes amis de des services de l’État adoré Jean-Luc. [rires] Malheureusement au sein de la CGPM, il y a un groupe qui a été créé euh et le seul état le seul état qui n’est pas représenté, qui n’a envoyé personne, c’est l’État français. Donc c’est un sujet aujourd’hui qu’on trouve dommage puisque pour nous c’est vraiment inquiétant au niveau de au niveau de la Méditerranée. Il y a une sollicitation. Et enfin il y a un dernier point euh le comité régional avec le CPR, on s’est déplacé horbello euh pour voir un peu ce qui se passait et cetera. les sujets, on a eu une intervention du gouvernement italien qui nous a présenté leur plan d’action et cetera et aujourd’hui il y a de façon infermelle avec la FAO, il y a eu un un on va dire une sorte une sorte de GT on va dire avec un un interlocuteur privilégié pour le pour ces éches là, c’est le CPRALMAR qui sera le la clé de bout avec les différents états avec un rapport qui sera rendu public d’ailleurs sur la rencontre que vous avez eu là incessamment sous peu. Oui. compléter excusez-moi. Non, non, mais allez-y, compléter compléterz. Euh juste en complément, j’ai envie d’effort de la dire med. Euh je reviendrai pas, je reviendrai pas sur ce qui a été dit sur la CGPM mais il faut bien comprendre que aujourd’hui en Méditerranée, la profession est relativement bien structurée sur l’ensemble du littoral. On trouve des coopératives, les deux dernières qui ont été créées, c’est la coopérative des pêcheurs Azuriens. On a ici la coopérative de Palavas aussi. Euh donc on a des coopératives, on a des organisations de producteurs, il y en a deux en Occitanie mais dont les membres viennent de ou adhérents en Corse ou en PACA. La même façon l’OP du Levent qui est positionné en PACA, elle rassemble beaucoup de pêcheurs de Corse. Donc il y a énormément d’échanges entre eux. au sein notamment au sein des conseils d’administration. Et puis dernière chose, effectivement de façon institutionnelle euh mais c’est vrai que c’est comme le soulignait ma camarade de Corse, c’est vrai que au niveau institutionnel euh les commissions méditerranées sont fagocitées par deux thématiques voire trois qui posent et soulèvent beaucoup de problèmes en méditerranné que son plongestion, westmed, languille, on pourra en reparler. Voilà les thématiques qui mobilisent aujourd’hui les débats et l’ensemble de la communauté des pêcheurs. OK. Et donc c’est vrai que c’est un sujet qui peut être évoqué, qui l’a été et c’est bien comme tu l’indiques, que ça soit remonté au niveau national parce que ça sera un levier supplémentaire sur la centrale. C’est clair. Euh vous je voulais juste rebondir sur la la perception du crabe bleu par les pêcheurs. Donc on a mentionné l’inquiétude qui peut y avoir en Italie, l’inquiétude qu’il y a en France bien sûr et au contraire en Espagne euh dans le delta de l’èbre. Euh moi, j’avais essayé de monter un projet justement en incluant le gestionnaire de de l’espace naturel de de l’état de du delta de l’Ebre. Et en fait là-bas, on considère ça comme une ressource. Donc les pêcheurs qui étaient un petit peu en perdition euh euh parce qu’il y avait plus assez à exploiter se sont mis à pouvoir pêcher du crab bleu. Ils ont pris ça comme une ressource. Donc maintenant, il est hors de question pour eux d’appeler un plan de gestion pour limiter le grab bleu. Au contraire, je dis bon, il y avait eu les histoires où on disait qu’il relâchait les femelles grainier et cetera. Je sais pas si s’il le fond, s’il continue à le faire, mais c’est il y a vraiment une perception très différente selon les pays et selon les conditions. Mais c’est propre à la Catalogne par exemple ou à l’ensemble des des alors les les connaissances que moi j’ai, ça ne concerne que le détail de l’Ebre vraiment où bon et là ils sortent quand même plus de 400 tonnes par an et donc en exportant en plus bon pas au prix où nos pêcheurs en France pourraient vendre. Soyez et quand vous dites l’export, ils exportent c’est de l’export vers d’autres pays européens ou vers les États-Unis ? pour moitié vers les États-Unis et pour l’autre moitié vers l’Asie. D’accord. OK. Donc voilà. OK. Oui. Euh moi c’était juste pour répondre à la l’inquiétude pour par rapport à l’étant de BER pour les comparisons entre les étants. Donc comme on a pu le dire avant euh chaque étant est un peu unique et on a du mal à trouver des ressemblants chaque étant parce que ils ont chacun leurs caractéristiques bien à eux. En revanche je suis d’accord pour rebondir un peu sur ce que vous avez dit par rapport à Cané qui est vraiment atypique un peu à part parce qu’il y a un seul gros qu’on peut fermer. alors que dans les trois/4 des autres étants, c’est pas le cas. Euh en revanche, par exemple, sur notre étude, on a aussi l’étant du euh de le 4AT qui ressemble plus à celui de BER et de loin en terme de profondeur, de taille aussi. Euh donc forcément, tous les éléments sont pas retransmissibles à l’ét. En revanche, une fois que l’étude pourra être publiée ou sortie, il y aura aussi des éléments que vous qui seront utiles euh pour la gestion de l’étant deber et d’autres. Euh faut pas oublier que on nétudie pas que un seul étant. Ce qu’on trouve aussi sur Cané sera aussi retransmissible sur certains aspects sur d’autres étants. Pas en totalité mais ça pourra apporter des éléments de gestion pour pour les autres. D’accord. Merci beaucoup. J’ai peut-être une dernière question éventuellement là ou commentaire. Euh bonjour à tous. Je m’appelle Eva Jawen et je fais une testifre à la Prudomie de Palavas les Flots. Euh et en fait ma question c’était pourquoi est-ce qu’on a pas répliqué sur tous les territoires ce qui a été fait en Italie euh avec le questionnaire des pêcheurs parce queonarrête pas de parler de sentinelle et je pense que même pour les suivis scientifiques, ça aurait été très pertinent de corréler les deux pour peut-être qu’on avancerait plus vite. Enfin, je sais pas si c’est une supposition ou peut-être pas, mais en tout cas, on aurait des connaissances qui viennent du terrain et euh étant donné que ça a été fait en Italie, je voulais savoir pourquoi et à Tandbert d’ailleurs, je voulais savoir pourquoi ça a pas été euh fait partout. Merci pour cette question pertinente. On a Guillaume qui souhaite répondre. Oui, Guillaume, on t’entend. Enfin, on pardon, j’avais mon micro. Ouais, pardon. Euh alors pour le questionnaire Rafao, en fait, vous avez la possibilité de le faire euh et les documents sont disponible en ligne et euh et on peut vous les transmettre si vous voulez puisquon les doit traduit en français. Euh effectivement le le la France ne rentre pas dans le dans le projet de la CGPM. C’est pour ça que nous on s’est on s’est chargé de le faire pour la partie questionnaire en tout cas sur les TBER qui était finalement une première étude pilote on va dire en France puisqu’on est en contact avec Zuro qui travaille avec Marina. C’est pour ça que Marina est venu aussi 7 mois en France pour travailler sur ces aspects-là et nous transmettre les connaissances de la CGTM. En revanche, tout ce qui est cartographie en plus là des cartes qu’on a fait faire au pêcheur, c’est quelque chose qu’on a rajouté nous. Mais on pourrait effectivement sans problème si vous voulez, on peut en discuter pour voir comment on procède, mais on peut sans problème le faire ailleurs dans toute la gune. Encore en Corse Bigou l’avait fait il y a quelques années. Donc on peut aussi le refaire sur certaines si vous le souhaitez. Ouais. OK. Euh, est-ce que il y a d’autres questions, remarque peut-être une toute dernière 2 minutes ou sinon Oui. Oui, bonjour. Donc je suis le prudomme de Palavas et Flo, prudom et pêcheur. Euh moi ce que enfin c’est ce que je pense c’est que là les pêcheurs commencent un petit peu à en avoir pas marre mais de toutes ces études. Ils jouent le jeu depuis des années, ils amènent des données et en fait aujourd’hui pour faire simple, ils veulent que ça passe à l’action, ils veulent que ça avance. On voit que l’Italie, l’Espagne, peut-être les États-Unis, ça avance bien. Et aujourd’hui, on aimerait avoir Ouais. passer la seconde en fait avancer. C’est bien beau les études c’est de l’argent mais bon maintenant il faut mettre de l’argent dans des dans des actions de pêche de valorisation et voilà. Écoutez, vous me fournissez le l’occasion de voilà de prépar de de présenter le l’après-midi puisque c’est c’est des questions qui vont commencer à être traitées cet après-midi et demain matin et d’ailleurs avec vous euh où on va vraiment travailler sur l’axe de limiter le crabe bleu par la pêche et valorisation économique également. Donc c’est des questions qui vont être traitées cet après-midi, mais on entend bien ce que vous dites. Je pense que c’est tout à fait utile d’être voilà de vous entendre aussi sur cet aspect-là. Je vous propose que nous nous séparions pour la pause déjeuner et on se retrouve à 14h vraiment à l’heure s’il vous plaît. Merci beaucoup. qui vise à contribuer à la planification. Là, on est sur on est sur plutôt la planification maritime. On intervient dans le cadre de la planification des éoliennes en mer, des schémas directors euh de l’aquaculture. Euh, on intervient aussi sur les zones de mouillage. Bref, on a un rôle de planification et animation aussi de la politique maritime intégrée à travers le PAM, le plan d’action maritime et sa déclinaison qui est le document stratégique de façade. Là, c’est intéressant aussi parce que le document strattique le document stratégique de façade est un outil aussi qui permet d’identifier l’ensemble des actions sur le domaine maritime. Et il y a un volet, on avait identifié un volet au niveau du de ce document stratégique. Un volet concernant la valorisation des poissons pardon la valorisation des poissons pauvres notamment des espèces invasives comme le crabe bleu. Donc voilà. Ensuite, on assure le développement des activités maritimes avec un réseau de médecins des gens de mer pour s’assurer de l’aptitude des marins marin pêcheur avec la formation formation la tutelle on est rectorat donc et enfin on intervient en matière de soutien économique aussi bon ça on était gestionnaire du fait en pas aujourd’hui ça a été transféré aux régions pour une partie et à force agrimaire au niveau national on conserve quand même un levier d’intervention avec les contreparties nationales qu’on apporte qu’on apporte sur les projets que vous déposez en région. Pour la Méditerranée, c’est à peu près 3 millions d’euros. et la réglementation et le contrôle des activités de pêche. Et là-dessus, c’est là-dessus sur lequel on va on va on va rebondir. Et donc pour compléter ce qu’a dit Jean-Luc Desforges, moi je suis Rosanne Odiné et je travaille à la direction de la mer et du littoral de Corse. Donc on a certaines compétences de la dire med spécifiquement pour la Corse et notamment pour ce qui va nous concerner aujourd’hui. On est compétent en matière de réglementation des pêches à l’échelle régionale pour la pêche professionnelle et de loisir. On a aussi une compétence en matière de soutien économique à la filière pêche et dans nos compétences départementales donc au niveau haute Corse et Corse du Sud, on a une compétence en matière de contrôle des pêches. Donc le point aujourd’hui, c’est de vous parler un peu de la réglementation des pêches comme outil de régulation du crap bleu. Donc vous voulez vous faire un petit rappel réglementaire sur qu’est-ce qu’un pêcheur parce qu’en fait c’est les personnes qui sont identifiées comme pêcheurs professionnels qui vont pouvoir bénéficier de dispositifs par exemple d’accompagnement économique. Donc c’est un marin professionnel titulaire des titres et breuvés adéquats et détenteur d’une licence européenne de pêche. Le pêcheur professionnel est soumis à l’obligation de déclaration du produit de sa pêche. Donc on vous a mis en photo les feuilles de déclaration de pêche papier et vidéocapture qui se qui se développent actuellement. Donc on a trois leviers de régulation que que va exposer Jean-Luc. Ouais. Peut-être en amont. Il faut bien comprendre qu’en matière de réglementation des pêches, on est sur euh un dispositif, un outil d’accompagnement de la PCP, la politique commune des pêches. C’est la politique commune de pêche est partagée avec nos amis italiens et espagnols. Euh cet outil, c’est un alors quand je dis intégré, c’est pleinement intégré puisque l’essentiel de la réglementation découle des dispositions communautaires qui seront prises. sont des règlements avec une application immédiate sans transposition en droit interne. Mais au-delà de ça, ça va très loin puisque ils identifient même sur le régalien, sur des missions habituellement régaliennes, ils identifient par exemple ce qu’est une action, une infraction grave et donc qui ensuite est amené effectivement une fois qualifié d’infraction gram grave à être à être sanctionné avec des dispositifs administratifs et des orientations qui sont fixées effectivement par la Commission européenne en matière de points. Donc on a ce ces dispositifs qui existent un peu partout en Europe et qui sont traités à peu près. Ça permet d’harmoniser un peu les politiques, la politique commune. Intégrer avec un objectif un objectif bien précis, c’est de garantir la viabilité à long terme du secteur de l’exploitation durable des ressources. Ça veut dire qu’on est bien sur une notion de durabilité qui correspond pas exactement à ce qui parfois on entend on a entendu aujourd’hui quand on on ou qu’on peut entendre par ailleurs quand on vise l’éradication d’une espèce aujourd’hui elle est elle est perçue par nous comme une ressource elle est pas encore perçue en tout cas par la réglementation par communautaire elle est pas elle est pas perçue comme étant autre chose qu’une ressource donc c’est en cela là qu’on applique la réglementation des pêches parce que ça reste une ressource et donc les dispositifs qui arrivent derrière sont des dispositifs qui vieront à accompagner tout ça. Euh la politique commune des pêches, c’est et notamment la réglementation des pêches, c’est doit permettre de mettre en adéquation l’effort de pêche avec la ressource et on vient sur ce que je disais précédemment et pour ça il y a différentes dispositifs qui sont mis en place. Le premier d’entre eux, c’est les systèmes de droits d’accès. Le droit d’accès, c’est ce que vous appelez habituellement ou ce qu’on entend, c’est la licence de pêche. Certains ou d’aquun diront chez les pêcheurs, souvent vous entendez parler de PME, permis de mise en exploitation. Mais en fait, c’est la licence de pêche, c’est l’inscription du navire et du marin pêcheur sur un registre européen des pêches. Ça c’est important parce que il y a pas de pêche sans inscription sur ce registre là. Après, il peut y avoir des dérogations quand on fait appel à de la pêche scientifique. Il peut y avoir d’autres dérogations dans d’autres cas mais ils sont très spécifiques. L’objectif c’est aussi de limiter les capacités. Donc, on a toujours un rapport quand on dit on met en adéquation la ressource avec euh avec l’activité de pêche, c’est essayer de trouver ce subtil équilibre qui permet de d’équilibrer les capacités de pêche et les stocks. Donc sur les capacités de pêche, on a deux critères, c’est le kilow et l’UMS. Le kilw c’est quoi ? C’est ce sont les chevaux, hein. C’est la puissance motrice. Euh un cheval, c’est 0,77 kW. 0733 kW, excusez-moi. Et les UMS, c’était du volume. Ce sont pas des critères très ce sont des critères qui ont été arrêtés d’autorité. Donc voilà. Mais c’est vrai que pour les pêches en lagunes, ce sont pas les plus opérrains. 4 minutes 4 minutes. Alors, je vais aller vite. Euh je vais passer sur les le troisème donc rapport. Voilà, essayer d’ l’adéquation entre la pêche et et la ressource. Et le dernier volet, ce sont les mesures techniques, l’encadrement. Tout n’est pas autorisé pour un pêcheur professionnel ou un pêcheur amateur. Notamment, ils sont soumis à des règles concernant le maillage, des mesures techniques sur les engins, des mesures techniques sur les certaines ressources, pas toutes. Le crabe bleu ne rentre pas dans des dispositifs encadrés. Il y a pas de taille, on l’a évoqué tout à l’heure, il y a pas de modalité de gestion en tout cas sur le littoral français par la mise en place de ressources, il y a rien. Voilà, je te laisse parler. Et pour compléter ce point sur la réglementation des pêches comme outil de régulation, il est il est aussi utilisé à l’échelle régionale avec des arrêtés qui sont spécifiques à une région avec des périodes de pêche définies, des quotas. Euh on se base souvent sur des délibérations que vont euh faire les prudomis de pêche euh en tout cas encore c’est en Méditerranée continental et euh sur les délibérations du comité régional des pêches. Alors je sais pas si on peut dans la réglementation, il y a différents volets. Plus on se rapproche du crap vert, il y en a certains qui nous intéressent un peu plus. Euh ça va être notamment toute la réglementation comme outil de protection des consommateurs ou du marché commun. Alors là, je m’explique. Euh pour transporter les produits de la mer, il faut disposer de documents. Pour euh pour vendre le produit de la mer, il faut un étiquetage qui répond à à répondre à certaines normes. Donc, on reviendra un peu dessus. Euh et il y a des exigences en matière aussi euh d’hygiène. Rugmentation effectivement pour le transport, pour la commercialisation. On est sur des normes hygiènes euh qui vous imposent selon que le poisson soit vivant ou que le crabe soit vivant ou mort des conditions d’emport, des conditions effectivement spécifiques de transport ou de commercialisation. Donc quel quelle est l’interaction avec le le crableu ? Là où effectivement euh la réglementation peut-être d’une a une forte utilité pour le enfin en tout cas pour vous gestionnaire. C’est euh dans euh l’amélioration des connaissances. L’amélioration des connaissances et notamment tout ce qui est déclaratif. on l’a souligné tout à l’heure, mais à partir de ce que je vais vous dire, vous allez voir euh derrière euh des filet des des données qui sont u issues des euh des obligations déclaratives des organisations professionnelles, enfin des pêcheurs et des organisations. Euh donc on est euh il faut savoir qu’en terme d’obligation, il y a une évolution de la réglementation notamment sur les déclarations. Tous les pêcheurs vont être aujourd’hui assujettis à vis capture. C’est une application qui permettra de faire des déclarations en ligne à partir d’un téléphone portable. Et pour les premiers à en être dotés, ça sera à partir du mois de janvier, je crois. Oui, 1er janvier 2026. le 1er janvier 2026 où la visioscapure sera utilisée pour tous les pêcheurs qui pêchent de languille. Voilà, tous ceux qui sont titulaires, ce qu’on appelle d’une autorisation régionale de pêche en guille sont vous verrez queeffectivement ça représente un peu moins de 50 % des pêcheurs en linguine. La spatialisation aussi, je vois je te vois sourire, la spatialisation aussi, ça va être une un enjeu puisque l’ensemble de la flotti d’ici 202 doit être doté d’une balise permettre le suivi de l’activité. Alors, je vois je vois monsieur Pilato sourire. C’est vrai que c’est des contraintes supplémentaires pour vous, mais on voit bien que dans le cadre qui nous importe, c’est aussi des outils de traçabilité et de suivi qui peuvent permettre effectivement aux organismes scientifiques de mieux comprendre euh soit vos zones de pêche quand vous êtes sur une lagune, soit effectivement les quantités débarquées parce que Ah le nouveau mot on va en débattre mais c’est c’est l’arrivée des nouvelles technologies. Donc il va y avoir un délai un délai minimum je crois c’est jusqu’en 2027 pour l’ensemble des flottis. Là, c’est les ARP anguille qui vont être concernés puisque on a un enjeu particulier sur l’anguille euh qui d’ailleurs impacte impacte va impacter effectivement les problématiques de crab bleu parce que un moment donné où on met en place un PSF, c’est ce qui a été annoncé, un plan de sortie de flotte, c’est-à-dire un plan de déchirage où on déconstruit les navires et on empêche le le professionnel de poursuivre une activité sur sur l’anguille. À partir de là, on risque d’avoir un départ euh un départ comme ça a été annoncé par le comité régional, un départ assez enfin un départ rapide d’un certain nombre du professionnel des zones de pêche. Donc un désengagement de la pêche des lagunes peut poser une difficulté majeure pour le suivi comme vous l’avez montré toute cette matinée. Il faudrait conclure. On va faire un point rapidement sur les données parce que c’est aussi ce que vous attendiez. On a 1025 navires de pêche professionnelle artisanal sur la méditerranée continentale hors chalu et tonnier. 1500 marins pêcheurs sur la façade. Il y a 265 navires qui exercent sur les lagunes et dans les estuauires dont 148 qui sont détenteurs d’une autorisation régionale de pêche en guille. Pour la Corse, on a 148 navires de pêche. La Corse compte 180 marins pêcheurs dont six exerces sur les étants de Bigulia, Urbino et Palo et sont détenteurs d’une autorisation régionale de pêche en Guuille. Euh donc pour la Corse, on l’a dit ce matin, c’est un secteur qui est assez vieillissant la pêche sur les sur les étants avec peu de renouvellement pour le moment. Euh pour les données de débarquement du crab bleu, là on vous a mis les données 2025 de débarquement. Donc au 31 octobre 2025, il y a 3 tonnes de de déclarés sur la Corse, 10,1 tonnes sur l’Occitanie et 2,5 tonnes en PACA. On vous a mis euh sur le la slide la division par quartier des affaires maritimes. Euh pour que vous voyez un peu la provenance. Pour ce qui concerne la Corse, on a une baisse de 30 % des déclarations de capture de crap bleu entre 2024 et 2025. On avait 8,9 tonnes l’année dernière dont une tonne pêché en mer. On est d’accord pour indiquer quand même que ce sont des données fragmentaires. Si si on est si on est sur une obligation, elle est pas toujours suivie. On est bien d’accord. Oui, si on est sur une obligation, elle est pas toujours suivie. Euh et quand elle est suivie, elle est pas toujours bien enseignée. Mais de ce que j’ai pu entendre ce matin, on n’est pas loin d’une réalité. Enfin, ça correspond à peu près aux données qui ont été sauf peut-être en Corse, mais aux données qui ont été évoquées, qui ont été communiquées ce matin à l’exception de Néthan du Cané. Ce qui me permet juste de préciser que quand on procède à des pêches scientifiques, c’est bien d’informer aussi les professionnels qu’ils remplissent euh leur leur déclaration de capture puisqu’il y a une possibilité d’indiquer rejet. C’est quand vous détruisez à l’issue d’une opération de pêche scientifique, le pêcheur détruit ses captures, il a la possibilité d’indiquer les rejets. C’est important. C’est important de le faire parce que effectivement toutes les données scientifiques probablement en tout cas toutes les données scientifiques qu’on a évoqué ce dont on a évoquer les montants ce matin, on on doit pas les voir apparaître dans ce schéma-là. Mais là vous avez les données depuis 2023. Euh si la déclaration crap bleue était très très fragmentaire en 2023, on voit quand même aujourd’hui euh la répartition des débarquements, c’est jour par jour. Donc il y a une forte et ça correspond à ce qui a été signalé lors de cette matinée. Ça correspond à une forte il y a eu une forte activité en 2024. Voilà. Oh vraiment arrêter. Ouais. On a terminé pour nos points. On a terminé. Oui. Ben c’est c’est ça sera bon pour c’est bon pour vous. Super. Merci beaucoup. la présentation pour avoir toutes les données. Ouais. disponible. Ouais, excusez-moi, je pensais par l’effort, j’ai une déclare. Sur en ce qui concerne les déclarations scientifiques, il faut que le pêcheur déclare même si les scientifiques gardent les prises. Oui, vous c’est ce qui devrait être fait effectivement dans la mesure que ça nous permet nous de savoir exactement fort de pêche sur le pas tous les pêcheurs sont au courant de ça. Non, tout à fait. Comme ça rentre pas dans le circuit. Oui, la commercialisation les gens tout à fait. Mais avec vis capture, vous aurez cette possibilité là. OK. Mais merci de cette précision qui est qui est effectivement importante. Je vais tout de suite demander à Emmanuel Bassinet, euh Chloé Gel et Jean-François Olir peut-être. Jean-Luc, vous pouvez peut-être rester parce qu’après vous allez revenir donc autant que vous restiez si ça vous dérange pas. Euh Emmanuel Bassine et vous êtes secrétaire général du comité régional des pêches et des élevages marins en Occitanie. Euh Chloé et Gel, vous êtes chargé de mission sur la pêche euh à la même au même comité régional des pêches et Jean-François Hollé, on a vu ce matin, me semble-t-il, directeur du Supralmar et euh alors c’est ça euh et j’ai une 4è personne. Alors, excusez-moi que j’ai Ah voilà. Ben oui, excusez-moi euh je perds la tête. Euh et il est juste 14h15 23. Bref, donc sur les captures ciblées, Sentinelle du crabe bleu et euh qui de droit prend la parole ? Donc c’est un projet euh enfin euh je veux dire enfin parce que ça fait un moment qu’il est dans les tuyaux et euh pour lesquels on est avec l’aide enfin avec l’aide de plusieurs organisations et services de l’État, on a pu monter ce projet-là au bout de 2 ans de de montage de disc de discussion. Donc c’est un projet qui est financé dans le cadre de du fond vert donc avec l’agence de l’ou à hauteur de 80 % et 20 % cofinancement par la région et par le gar qui sont venus compléter parce que c’était un point de blocage pour le pour le comité régional. On n’avait pas les fonds suffisants pour pouvoir supporter 20 % d’autofinancement. Donc merci à tous. On a eu hier la confirmation euh de la notification euh de l’accompagnement dans le cadre du fond vert pour ce projet-là. Donc c’est parti, on va pouvoir enfin le lancer. Donc là-dessus, je laisserai la parole à à Chloé derrière sur vous pour vous présenter un peu plus en détail ce projet et et à Jean-François. Juste pour rappel, c’est un projet qui a vraiment un objectif, c’est de pouvoir réguler maximum les l’arrivée du CR bleu dans les lagunes d’Ocanie. On a ciblé vraiment les lagunes et on a essayé d’intégrer beaucoup beaucoup de personnes. On a créé ce réseau de sentinelle avec des professionnel euh pour avoir vraiment une vision un peu plus claire sur le terrain. On est aussi en contact avec plusieurs d’entre vous, les gestionnaires, avec des scientifiques et cetera. Donc on a on a vraiment cet objectif de pouvoir le réguler et d’être sur une phase de transition en espérant qu’à terme euh on puisse le valoriser. Bon, même si les discussions font que on n’est pas très serein sur la valorisation, voir euh des extifs, je veux pas être très pessimiste, mais quand on voit la concurrence à l’internationale, il va être très très très très difficile de pouvoir valoriser cette espèce là qui malheureusement est a une valeur. Et on sait qu’il y a il y a un dumping sur certains pays qui font que ça va être très difficile de pouvoir amener une valorisation au niveau régional. Je vous prendre un exemple he on était à la semaine il y a 15 jours, 3 semaines à Orbetello et il y avait un représentant de la FAO qui nous a montré les sites de production de de valorisation de crable bleu en Tunisie. Euh c’est des entreprises avec 200 personnes qui travaillent dedans, des femmes exclusivement et ils sortent le CR bleu à sorti à 40 centimes du kilo à la sortie de la production. Donc le jour où on arrivera en France à sortir une exploit une production à 40 centimes, on on pourra peut-être s’attaquer au marché à l’international. Mais ça c’est un autre débat. Donc là aujourd’hui, je on va vous présenter le projet CR bleu. Donc je vais laisser la parole à Chloé. Juste pour rappel, c’est un projet la valeur c’est 700000 € et qui qui est sur 2 ans jusqu’à en 2027. Euh voilà et donc vas-y Chloé, je te laisse la parole. Oui, pardon. la répartition, il y a beaucoup de prestations de services parce que l’idée et on va on va vous le présenter un peu plus, c’est quand même de mener des pêches euh intensive à des moments clés et c’est là-dessus où il y a le CPRALMAR et les scientifiques qui interviennent et de pouvoir indemniser les pêcheurs sur ces sur ces pêches là tout en sachant que le comité régional va acheter les filets et ils seront propriétaires des filets et qui vont les mettre à disposition des pêcheurs de lagunes sur toutes les lagunes d’occan et après il y a des bien sûr des frais de personnel. Voilà. Donc le financement, c’est ce qu’on disait 20 % région État et 80 % là une petite erreur c’est 80 % le fond vert. Mais bon, vas-y Chloé. Euh donc sans revenir sur toutes les données que vous devez pour la plupart tous connaître, on a repris donc les données salinité, température optimum euh et puis toutes les données de croissance du crab bleu. On a pu aussi avoir d’autres études en soutien de ce projet comme l’index habitat favorable et on se base également sur la présentation déterminé les actions coup de pêche coup de point au niveau de la Corse de Marie Garido et Guillaume Marchu pour notre projet. Euh on a toujours donc les mêmes questionnements qu’on a remis en évidence ce matin sur euh le nombre de pontes que qu’une femelle peut avoir. Euh est-ce que la femelle grainée retourne toujours pondre en mer et surtout quelle est la taille de retour des juvéniles dans l’ensemble de nos lagunes en olxitamie ? On a 10 complexes lagunaires et avec toutes ces incertitudes et connaissance, on va donc lancer des opérations de pêche coup de point euh grâce aux observations des pêcheurs qui depuis mai ont reçu un message euh qui est nous envoyer par SMS leur capture euh de nous indiquer euh soit la taille, soit le nombre de crab capturés, de nous indiquer également le sexe ratio, c’est un estimatif bien évidemment. Euh et avec tout ça, on va donc pouvoir euh euh notamment avec la température salinité euh estimer quels sont les endroits où on doit lancer ces opérations de pêche coup de point euh à partir de deux stratégies. Euh ça sera donc cibler les lagunes infestées de crabes bleu femelles euh et cibler les femelles matures avant euh reproduction enfin après reproduction avant ponte donc avant qu’elle partent en mer. Avec ces deux stratégies on lancera des opérations de pêche coup de point qui seront des opérations d’environ 14 jours euh jusqu’à fin 2027. Donc on pourra pas faire toutes les périodes sur toutes les lagunes puisque nous en avons beaucoup. Il faudra donc les déterminer par un protocole. Ce protocole va être validé par un comité scientifique et par notre comité des financeurs. Emmanuel Oui. Euh le comité régional va acheter à peu près une soixantaine de de capchad. Euh donc il y en aura certaines spécifiques pour les temps de tau parce qu’il c’est lié à sa profondeur et cetera et tous les autres après seront pour les autres les autres lagunes. Donc on pourra se les répartir sur sur les lagunes. Ça veut dire qu’en moyenne c’est six par lagune. Mais il y a des lagunes qui seront plus ou moins infestées. Donc peut-être qu’on pourra faire des bascules à monter plus en puissance le le nombre de de de capchade. l’engin donc ça vous l’ compris c’est la capchade. Pourquoi ? Parce que le comité régional avait mené des tests d’engin sur deux lagunes, le CAN et le 4 et il s’est aperçu quand même que euh la la capchade qui a été testée sur le sur la lagune de du canel était la plus efficace. Donc on revient ici, elle a été encore améliorée et on va partir sur cette sur ce travail là sur cet engl parce que le à chaque fois qu’il y a eu des tests de NAS qui ont été faits sur les lagunes d’Oxitanie, il y a eu pas eu il y a pas eu de pêche. Donc pour l’instant, on les met de côté et on part vraiment sur sur de la capchade. Donc voilà et ça va représenter à peu près 3000 journées de pêche sur les sur les 2 ans. Encore 5 minutes. Alors euh sur le déroulement, bon on va faire très rapide du coup. Euh sur le déroulement, ça va être donc euh le comité des pêches qui va recenser toutes les observations, le comité technique qui validera les opérations de pêche coup de point. On emmènera donc le matériel de pêche au pêcheurs et le CPRALmar intervient à ce moment-là. Jean-François. Ah oui oui, nous côté CPRMAR, on est là pour évaluer l’efficacité finalement de des opérations. Donc avec bon des échantillonnages classiques qui seront fait à la fois sur le crab bleu et les captures accessoires parce que c’est pas le tout de d’éliminer de Crâ bleu. Faut pas non plus générer d’autres problèmes, on va dire. Donc voilà, l’idée ça vraiment de de mesurer, d’évaluer ce qui sera pêché du coup par les pêcheurs professionnels lors des opérations. Et juste, j’en profite parce que il y aura du coup des échantillons vu que c’est dédié et détruit. S’il y a des besoins particuliers, alors je sais pas de d’autres organisations scientifiques ou autres qui cherchent les individus de certaines lagunes par exemple pour compléter certaines études, bah hésitez pas à le faire savoir autant que ces captures puissent servir à quelque chose quoi. Oui, parce que le reste des captures en dehors des échantillons seront donc détruites euh toutes à le carissage. Euh et par la suite, notre protocole sera totalement adaptable. On pourra être réactif sur les 2 ans, notamment sur les moments où ça n’a pas pêché. Euh pour une petite réinformation actuellement sur les remontées, donc c’est en nombre d’individus. Euh j’avais un peu près 20 pêcheurs sentinelles chaque mois. Euh en sachant que le mois de juillet, les mois de juillet-août sont beaucoup moins euh pratiqués par les pêcheurs étant car fermeture de la pêche en guille. Euh on a eu euh tout de même des captures qui sont du même ordre de grandeur euh et qui semble montrer comme Nathalie Barré l’a montré ce matin. énormément de captures de cra bleu au niveau du gros du roi euh cané qui reste toujours très présent en terme de capture mais on a des captures qui sont assez régulières sur l’ensemble de nos sites. Juste euh dans le dans le circuit, on va travailler étroitement avec les prudomis parce qu’on va pas arriver avec nos notre projet et s’installer. Dans tous les cas, ça va se faire en lien avec les prudomes et on va déterminer et on va voir avec qui qui travaillera avec le comité régional en lien avec les prudomis. Donc c’est des réunions qui vont se mettre en place et c’est très important d’avoir la remontée du terrain. On compte beaucoup sur les pêcheurs pour avoir pour cette partie-là. Euh après, je je juste faire un un message d’alerte parce que on voit passer des sollicitations, des demandes et cetera sur des pêches un peu un peu extraordinaire. Euh j’attire votre attention, il y a des choses qui peuvent se faire, il y a des choses qui ne peuvent pas se faire passer par nous et on pourra vous orienter, vous guider. Euh d’une part d’un produit légal, il y a des choses qui ne peuvent pas se faire mais aussi pour les équilibres au sein euh des prudomis pour éviter certaines problématiques qu’on pourrait avoir euh avec des pêches des pêcheurs qui sont en mer et des pêcheurs qui sont en lagune et cetera et cetera. Donc nous on mettra on travaillera avec les prudomis, on est on est très très en lien avec eux. Donc je vous invite vraiment à plutôt à passer par nous que d’aller directement parce queon pourrait avoir quelques mauvaises surprises. Si vous avez des questions, n’hésitez pas. C’est c’est bon pour vous. OK. Euh je je vais on a un temps de de débat après, donc je vais enchaîner avec la prochaine présentation si ça vous va. Peut-être vous qui restez euh euh Chloé et Emmanuel, restez et voilà comme ça ça évite les aller retour. Donc je vais demander à euh du coup Julie euh Julie Dulet qui est chargé d’études crabe bleu et herbier au JPRB donc qui est ce syndicat euh mixte chargé des études scientifiques portant sur l’évolution euh de l’écosystème de la lagune de BER et en partenariat avec le comité régional de pêche. Bonjour à tous, je suis Julie Dulet, je suis chargée d’études Crableu du coup au Jippre qui est le l’organisme en charge de la restauration de l’étember qui est donc bénéficiaire d’un d’une aide au titre du fait en pas national pour réaliser des pêches de régulation du crab bleu, mais pas que c’est tout un programme d’action que je vais présenter. Euh des pêches donc ciblées qu’on cherche à cibler. Euh oui, non, pas de souci. Euh c’est un projet sur 2 ans à hauteur de 350000 € qui est en partenariat donc pour le faire pas avec l’OP du Levent et qui a un complément d’aide du fond vert et des bouches du Rône du département des bouches du Rô. Ah ok. Bon, c’est pas grave pour la Je m’excuse pour la forme des diapos. OK. C’est un peu c’est un peu défend, c’est pas grave. Euh donc l’éthant, c’est une lagune méditerranéenne de 155 km², 9 m de profondeur et 85 km de rive maritime. Euh c’est la plus grande lagune méditerranéenne en France. Euh c’est une lagune côtixomâtre avec une salinité de 4 à 30 euh à 35 l’été et donc une température qui varie de 4 en hiver à 30°. Euh donc hyper adapté pour le crab. Euh donc et euh sur cette lagune, on a 58 navires de patron pêcheur en activité. Euh et en plus de ça, donc il y en a certains qui font qui font les deux, on a 80 licenciés de pêche à pied et euh qui qui pêchent donc la P lourde qui est une grosse ressource dans l’étant deber. Euh pour revenir aussi sur le crab bleu, il est présent depuis 1962 dans l’étant deber et sans capture anormale jusqu’en 2020, enfin sans capture abondante jusqu’en 2023 où on a une alerte des professionnels qui ont pêché jusqu’à 50 crabes par maré en 15 jours au mois de septembre et puis après plus rien. Donc grâce à l’expérience que enfin l’expérience la malheureusement le retour d’expérience de du de l’invasion du crableu en Occitanie en Corse, on a pu profiter en 2024 d’une aide de fond vert pour pratiquer une première partie enfin une sur une première année des pêches expérimentales. Donc sur 40 actions de pêche, on a pu pêcher 4400 crabes bleus. Donc c’est la carte que vous voyez là qui était localisée particulièrement donc dans l’étant de vaine qui est à l’est de l’étant de B. Et ces actions ont été réalisées de mai à octobre. Euh et on a vu aussi un pic d’abondance des crabes bleus euh en août qui ne s’est pas calmé après l’arrêt des pêches puisque les pêcheurs professionnels ont continué à capturer du crable bleu en abondance jusqu’au mois de décembre environ et euh voire janvier. Et on a fait aussi des suivis biométriques euh sur donc sur ces sur les crabes capturés. Euh malheureusement, on avait vraiment pas beaucoup de données. Euh enfin, j’ai pas pu meurer énormément de crab et du coup pas assez pour obtenir beaucoup de réponses sur la dynamique de la sur la répartition en tout cas de la population euh spatiale notamment. On avait vraiment très peu de femell immature. Il me semble qu’il y en a j’en ai capturé j’en ai j’ai pu en mesurer trois et dans les captures, c’est pareil, il y en a vraiment pas beaucoup. Et euh les mâles immatures, c’est pareil, il y en avait vraiment très peu. Donc que des gros individus. Euh ce qui nous laisse nous questionner pour la suite et comment cibler les pêches de 2025-26. Donc l’objectif, voilà, c’est de faire un suivi et une régulation en même temps. Donc un suivi pour pouvoir mieux cibler les pêches et pas et avoir plus de d’efficacité dans la régulation avec euh donc 60 actions de pêche par an sur 2 ans. Donc 60 enfin 60 années 60 60 actions par an sur 2 ans. Donc 2025 2026. Euh donc là, je vous ai mis un petit peu le le résumé. On a déposé le projet fait en pas en avril 2024 et on a eu une réponse positive qu’en juin euh 2025. Donc on a fait face à des difficultés administratives également. Euh et donc quand on a eu la réponse du fait en pas, on a fait face aussi à une fermeture de la pêche professionnelle sur les tenders pendant un mois à cause de d’un incendie qui a potentiellement euh pollué les torts. Enfin, en tout cas, il y avait une fermeture préventive. Euh donc, on a lancé l’appel à participation destinée aux pêcheurs professionnels qui souhaiterait s’impliquer donc dans la régulation des crabes, des crabes bleus. On a reçu euh quatre quatre candidatures dont Jonathan qui est présent aujourd’hui. Donc en 2025, on a démarré les pêches en octobre avec donc la participation de quatre pêcheurs professionnels et jusque- là on a pu capturer 88 crabes donc ce qui fait une moyenne de 04 crabes par filet parce qu’on demande de poser 10 filets dans les temps. Ce qui est vraiment pas beaucoup parce que depuis le mois de juillet dans les temps de ber on voit une enfin il y a vraiment beaucoup beaucoup moins de crab par rapport à l’année dernière chose à laquelle on s’attendait pas. Donc euh ça c’est un autre sujet encore. Donc comment se déroule une action de pêche ? Euh donc on demande aux pêcheurs d’utiliser des capchades ou verveux. Enfin nous on les appelle des trabac sur les temps de ber. Euh c’est elle sur les temps deber, elles sont composées de trois poches. Euh donc c’est des filets qu’ils utilisent d’habitude. Ils doivent en répartir 10 dans les temps. Donc là ce que vous voyez c’est c’est la répartition des filets. D’ailleurs, il y a deux filets là qui sont plutôt vers l’embouchure. Enfin l’embouchure non le le chenal entre la mer et et l’ét. Donc le seul accès, enfin le le seul passage pour les femelles soi-disant enfin supposément parce que c’est pareil, on ne sait pas si elles sortent ou pas. Euh derrière donc les le filet il doit être posé pendant minimum de 24 heures et après moi derrière je récupère tous les crabes pour pour faire de la biométrie et les pêcheurs professionnels doivent remonter les faire remonter les données. Donc d’une part moi je suis au débarque et également ils doivent remplir un questionnaire que vous voyez ici donc avec les coordonnées du les coordonnées GPS du filet le temps de pause précisément le nombre de crab. Bon là, j’ai limité à 10 parce que pour l’instant on en a pas plus par filet. Peut-être que l’année prochaine ça sera ça sera plus euh des infos supplémentaires sur les crabes et il y a un volet aussi sur les prises annexes que je que je souhaite analyser. Donc derrière, ça c’est le tableau que vous voyez là. Donc c’est toutes les biométries que j’ai pu mesurer sur les crabes. Encore une fois cette année, on a que des mâles mature en tout cas par enfin on a vraiment pas de capture un petit peu de femelles là quelques femelles là depuis mais vraiment très très peu et surtout des trop très très gros mâles bien matures. Donc voilà pour le programme de pour ce qui concerne la régulation pour pouvoir cibler les pêches et ben il il s’agit de connaître c’est l’inverse pardon de connaître le déplacement des crables. Donc on fait aussi un suivi scientifique avec l’aide de des chercheurs comme Guillaume Marchesso ou Pascal Mirlot qui nous aide à faire de la DNE. Euh il y a les suivis biométriques aussi. Donc là, ce que vous voyez, c’est donc un crabe qui a été tagué l’année dernière. On en a tagué quatre et on continue de le faire cette année avec 10 tags, ce qui est pas beaucoup. Et on on cherche aussi à collecter les larves dans les temps. Donc ça c’est pareil, c’est un suivi qui est réalisé par Guillaume sur d’autres lagunes en PACA pour pouvoir comparer les les données et savoir d’où viennent les larves notamment. Je sais qu’en Camar, ils en ont eu ils en ont vu dans leur dans leur dans leur collecteur. Nous toujours pas. Après, les données ont pas fini d’être analysées. Euh et la DNE, ça on va faire de la DNE cette année et l’année prochaine pour essayer de coupler avec les pêches pour essayer de quantifier si c’est possible euh le nombre de crabes euh détectés dans la DNE. Euh une autre partie de la connaissance scientifique aussi, c’est bah quel est l’impact du crab sur la biodiversité dans les temps deber précisément. Donc ce que vous voyez là, c’est le questionnaire qu’on a fait avec Marina pour le l’ec ecological knowledge. Je vais jamais réussir à le dire celui-là. euh qui donc sur sur lequel il y avait une partie des du ressenti des pêcheurs sur l’impact des pêches des enfin des poisson habituel capturé d’habitude. Euh on fait aussi une veille sur les données de les suivis bintos DCE et le suivi palourd qu’on réalise annuellement sur les temps de ber. Pour l’instant, il y a pas eu d’impact observé en 2020 sur les données 2025. Euh donc comme je disais tout à l’heure, je suis je suis aussi les captures accessoires dans les dans les pêches de régulation pour voir s’il y a un lien entre présence du crabe et d’autres d’autres poissons dans les dans les filets et euh et à côté donc on collabore aussi avec d’autres chercheurs encore une fois et euh et d’autres non gestionnair c’était pour la partie précédente. Donc on fait des études de contenu stomaco sur les crabs, c’est en cours à chaque saison pour voir et le et leur position dans le réseau trophique de l’étember. Ça ça va être des données qui vont sortir l’année prochaine. Euh il y a une étude de prédation aussi qui est réalisée par Uma avec Guillaume Marchesso et donc les les le collecological knowledge qui a présenté Marina tout à l’heure. Et euh en parallèle aussi, j’ai j’ai suivi cette année en attendant d’avoir les résultats enfin le de pouvoir lancer les pêches de régulation. Donc les les débarquements euh des pêches mais effectivement donc comme l’a expliqué le CRP Moxitani, il y a moins de pêches d’une part en été. Enfin, c’est des pêches différentes. Donc les les données sont difficilement euh comparables dans l’année, mais par contre d’une année sur l’autre, c’est faisable. Donc c’est à poursuivre sur les prochaines années. Et ce qui nous a permis aussi de voir une saison qui a démarré très précocément en 2025 avec des femelles grainés capturés fin avril en nombre mais à partir de juillet ben voilà ça s’est calmé et on a vraiment nettement moins de crabes bleu capturés que l’année dernière avec une abondance fluctuante des des jours avec OK avec des jours avec des captures et des jours sans du tout sans aucune capture de des professionnels. Et par contre, on a observé une une répartition différente dans les temps par rapport à l’année dernière. Donc l’année dernière, on a vu qu’il y avait énormément de crabes localisé dans l’est de l’étant, donc dans l’étant de Vahine. Alors que cette année, il y avait des captures beaucoup plus régulières que sur le reste de l’Étemp dans le nord de l’étant. Donc il y a euh il y a deux arrivées d’eau douce dont une très principale qui est le canal EDF qui apporte énormément d’eau douce dans les temps de ber qui est la plus grande problématique de cet étant. Euh donc est-ce que c’est des remontées dans est-ce que c’est cette qui qui fait que les crabes mal se soit sont plus localisés vers le nord ? On sait pas parce qu’il était pas l’année dernière. Donc tout ça c’est des questions qui sont encore en suspend et qu’on cherche à élucider pour la suite des captures et pour pouvoir cibler les captures, les les actions de régulation, pardon. Et enfin le dernier volet, bah c’est l’adaptation et la valorisation de la pêche artisanale dans l’étant deber. Donc pour l’instant, il capture le crabe avec des filets à guille. On n pas encore de filet spécialisés. D’ailleurs, je suis curieuse de savoir quel filet vous utilisez sur les tentaux. Euh parce que donc on avait pas les enfin en tout cas les retours que nous faisaient les professionnels, c’est des filets qui sont pas du tout utilisables dans les temps de ber. Ça complique trop le travail mais Jonathan, tu ne vous en feras part tout à l’heure. Euh et du coup c’est les filets, c’est des filets qui utilisent d’habitude. Donc encore une fois des trous, c’est coûteux, ça demande de la de la réparation. Quand c’est des filets maillants, c’est impossible à démailler. Et euh et donc ben on essaie d’accompagner les pêcheurs professionnels vers une adaptation. D’abord ben de même il ils ciblent des zones où il y a où il y a pas de présence du crab. Donc ce qui pourrait être intéressant, c’est de leur euh de leur diffuser une cartographie de la localisation des crabes plus ou moins en temps réel avec les données qu’on remonte. Même si la la remontée de données effectivement le système de SMS est pas mal aussi parce que c’est très chronophage et c’est assez compliqué de réussir à tout mettre en lien. Euh et euh et en 2026, bah voilà, on veut cibler la problématique de l’enquête euh des tests d’engins réalisés déjà. Enfin, il y a déjà des des engins qui ont été testés par les pêcheurs, même si les NAS, on sait que ça fonctionne pas très bien. Et euh et donc c’est une étape clé pour passer à la valorisation de ce crab puisque ben d’une part on en a moins cette année et en plus il est pas pêché correctement ou alors il est abîmé donc difficilement valorisable. Donc nous ce qu’on peut faire à notre échelle euh c’est déjà sensibiliser les populations. Donc on le fait ce que vous avez là c’est l’image de des fêtes de l’étemps. C’est c’est un festival qu’on organise tout l’été et sur lequel on veut organiser des dégustations de crab l’année prochaine pour bah pour inciter le public et à acheter ce crabe et aussi ben sensibiliser enfin faire remonter les lieux où ils peuvent les acheter et cetera. Donc les difficultés de la valorisation, j’y reviens pas, c’est l’abondance du stock en 2025 et les la difficulté de des engins de pêche adapté. Je vous remercie. Merci beaucoup. Je vais tout de suite peut-être demander à nos amis de euh de de du milieu de la pêche de nous rejoindre. Donc Jonathan Pilato euh qui est là, je crois. Non, il est là. Donc Jonathan, vous êtes au comité régional des pêches maritimes et des élevages marins euh PACA. Euh également euh Jean-Louis euh Guela, voilà qui est président euh président de la commission étant du comité régional des pêches maritimés et lavage marin de Corse et Damien euh qui est là, voilà, qui est pêcheur à l’étendre de de vendre et à distance j’avais noté Jean-Claude Ponce qui est pêcheur au cané sur demain. Ah, il sera là demain en viso. On m’avait dit où pour Jean-Claude Pon ? Oui. Non. Oui. Oui, je suis là. Oui, oui, oui, je vous écoute. M’entendez ? Pardon, on vous entend très bien. C’est moi Ah, merci d’être avec nous. Euh moi, j’avais une première petite série de de questions à vous poser. Les le monde de la pêche là. Euh j’ai entendu mes mes revenus plusieurs fois des pêcheurs me dire “Mais attendez, on n’est pas des pêcheurs de crabes, on est des pêcheurs de poisson, d’ongill et cetera et euh c’est pas le même métier. Et du coup euh j’ai bien vu les points d’interrogation sur sur la ressource hein pour les années qui viennent et puis les grosses fluctuations, on l’a vu depuis ce matin. Et du coup, ma question, elle est la suivante, c’est comment vous percevez cette adaptation si demain vraiment, je dis pas qu’il y a plus que du crabe, mais au moins en saisonnalité vous vous retrouvez confronté à une abondance de crab, comment vous imaginez voilà basculer peut-être sur cette page de crabe pour une valorisation si tentez que elle soit organisée, hein. Je sais bien qu’il y a plein de points d’interrogation, mais déjà vous sur l’adaptation à ce à cette nouvelle cible, à cette nouvelle pêche, voir ces nouvelles pratiques, comment vous le vivez ? Donc je sais pas l’un des quatre, vous trois ou Jean-Claude à distance. Oui. Alors, bonjour tout le monde. Donc, concernant l’adaptation, j’ai fait ça en plusieurs étapes. D’abord, je me suis dit que je voulais pas avoir de peêtre plus proche du micro, s’il vous plaît. Merci beaucoup. L’habitude, pardon. Non, je vous en prie. Euh, je voulais faire ça du coup en plusieurs étapes. D’abord, je voulais empêcher les crabes bleus de rentrer dans mes filets pour éviter d’avoir des dégâts à l’intérieur. Donc, j’ai fait un système de grille à l’entrée. Donc, c’est-à-dire que vous avez les bras, des filets et avant après, il y a les cerceaux. Au niveau des cerceaux, ben j’ai fait une grille. Donc pour pas que ces filets euh ces crabes rentrent dans nos filets. Donc malheureusement, ils arrivaient quand même à rentrer mais par l’extérieur. Du coup euh après avoir vu ça, j’ai réfléchi. Je me suis dit comment le crabe rentre dans les filets. Donc il coupe hein. Ah donc le crabe utilise ses pinces. Donc j’ai comparé les pinces de crabes bleu à des pinces coupantes. C’est-à-dire que là où il y a le plus de force sur la pince coupante, c’est au niveau du bas, c’est pas au niveau d’en haut. Donc j’ai euh acheté des mailles des filets avec des mailles très fines euh pour empêcher qu’en fait le crabe rentre entièrement sa pince dedans. Donc actuellement, j’ai deux types de filets. Donc des filets pour pêcher l’anguille, donc des des filets de couleur noire euh du coup avec la nouvelle maille et les grilles à l’entrée. Et ensuite donc j’ai des filets blancs avec des mailles beaucoup plus grandes et donc qui permet de laisser passer les anguillis et les petits poissons qui permet de limiter la capture du coup et avec cela donc je pêche les crabes sur les temps de 20 ans. Voilà. Et vous ce passage c’est voilà vous avez je dirais bricolé des des équipements. Ça c’est je dirais que c’est un peu naturel. C’est aussi votre façon de de de c’est c’est deux métiers différents, on va dire, parce que il y a le ramandage et après et après il y a la pêche en elle-même. Donc il a fallu apprendre comment créer un filet parce qu’un filet ben c’est des filets ancestraux qu’on a. Donc comment ça marche, comment les angles il rentrent par rapport les goulets pour pas qu’elle fasse demi-tour ? Bien comprendre les méthodes de pêche pour arriver à reproduire. Là, les filets que nous avons donc nous permettent de pêcher l’angli encore, mais euh si on compare un filet d’avant et un nouveau filet qu’on a mis, les quand même les filets d’avant sont beaucoup plus performants, quoi. Peut-être avoir un point de vue de Jean-Claude également, donc pêcheur à Berin non, au Cané. Euh au Cané. Voilà, comment vous vous passez à à cette pêche au crab et comment vous vivez ce voilà cette pêche ? Est-ce que vous pour vous c’est du provisoire ? C’est quelque chose dans sur lequel vous projetez. Je sais pas si vous m’entendez Jean-Claude. Oui oui oui, je vous entends. Nous on a équipé tous les fillets avec des poches un peu spéciales. Voilà c’est spécial c’est c’est des poches à deux poches quoi. Voilà. On fait des poches à deux poches et du coup on a on ramasse les craves et même on peut attraper du poisson et même des anges. Voilà. On a on a des on a deux deux modèles de poisson. On a fait deux modèles de pochon. Il y en a un qui va plus vite à faire pour les pêcheurs. En plus, ils peuvent récupérer leurs poches à eux et après j’en ai un autre et j’en ai un autre que ça attrape tout le poisson tout tout. Voilà, on est arrivé à faire un truc mais bon avec beaucoup de travail quoi. Chacun vous me vous me répondez en fait équipement euh bricolage d’équipement et vous avez l’air d’y aller. Je sais pas volontiers mais en tout cas vous y allez. Euh est-ce que derrière vous vous avez des questions sur la suite pour vous, pour votre pour vos métiers ? Je suis tu peux y aller. Vas-y, résist toi. Ouais, je pense que euh ben en fait moi je suis pas pêcheur de base, je suis ingénieur dans le bâtiment donc c’est un choix de vie que j’ai fait de devenir pêcheur. Donc d’accord pour revenir à la question, ben moi en fait je suis j’ai envie de continuer à pêcher l’ang donc c’est pour ça que je m’investis autant pour trouver des solutions. C’est vraiment un métier passion. L’angis c’est poisson fascinant par rapport à la migration, comment elle est dans les temps, comment elle chasse tout ça. Donc moi, j’espère pouvoir continuer à pêcher l’ang et pas malader au crab. Après bien sûr, ça peut être une pêche complémentaire le crab avec des captures qui du coup dans les filets mais je voudrais pas faire ça de métier mon métier principal quoi. D’accord. Je veux bien voir du coup le le Ouais. Complément. Vous m’entendez là ? Ouais. Oui. Euh pour revenir à ce que disait le le pêcheur à côté, euh on a tout essayé nous tempou, on a tout essayé. On a essayé des grilles métalliques à l’entrée de de la capchade. Euh le seul problème c’est que on prend plus de poisson forcément on ne prend pas de crave bleu. OK sauf par l’extérieur. Et c’est très dissuasif par rapport à l’anguille parce que ça l’anguille tourne évite la grille. C’est la raison pour laquelle on est passé à autre chose. Et là, je suis content qu’il ait à l’écoute Jean-Claude puisque c’est lui qui les a conçu. Euh les fameux verveux euh avec une grille intérieure qui permet quand même à Lang de pénétrer le système et avec le système de goulet dans ton noir de ne plus pouvoir retourner et d’aller aboutir enfin dans la dernière poche qu’il a confectionné essentiellement pour l’anguille. avec la certitude que euh tout au bout, il n’y aura uniquement que de languille. et elle fonctionne, elle fonctionne même très bien puisqu’il m’en a envoyé un modèle que j’ai essayé et c’est ces modèles-là que l’on va euh qu’on est en train d’ailleurs de commander avec le avec l’Office d’environnement de la Corse. Euh quatre capéchades euh à trois verveux, donc 12 verveux par pêcheur. Les dossiers sont en cours. et on a bon espoir que ça fonctionne mais il va falloir se priver des prises de poisson. Ça c’est inévitable. En fait, moi je suis un peu hors catégorie parce que je pêche sur un étant d’eau douce, on va dire. Donc c’est pour ça que les poissons ne m’intéressent pas et je suis uniquement pêche à languille. Ah ok. Je moi je pêche des perches au soleil, des carpes, des carassins, enfin aucune utilité euh pour les revendre derrière quoi. Et pour vous donner un ordre d’idée par rapport à Tiens là, je me vois l’écran là, non ? Ouais. Euh pour vous donner un ordre d’idée euh sur l’étant de bigouille à l’heure actuelle, le potentiel actuel de l’étant de bigouille est d’une tonne jours de crab bleu. Imaginez un peu. Ouais. Une tonne jour. À l’heure actuelle, il pose 10 % des verveux euh que l’on va qualifié de l’ego puisque c’est 60 verveux par pêcheur. Je ne sais pas qui en milieu 60 hein 60 poches 60 poches. Nous on dis on dit des verveux. Non, on a on a on a des appellations bien à nous, mais elles sont en Corse et donc je vais pas vous vous vaciner avec ça. Au-delà au-delà des des noms sur cette technique là qui a l’air qui a l’air assez performante. Est-ce que du coup là vous nous en parlez mais est-ce que ce sont des techniques que vous diffusez auprès d’autres pêcheries que l’info l’infocircule ou en gros vous voulez garder quoi ? Ah non non, mais l’info circule parfaitement bien. C’est c’est Jean-Claude Pose qui l’a mis au point ce système-là et on est en train d’équiper les quatre étant exploitable de Corse avec ce type de verveux. Maintenant, tout dépend de la configuration du milieu. Il est bien évident que ce qui ce qui est adaptable dans les étants lagunaires avec de très faibles profondeurs ne l’est pas chez chez Jo et justement à temps de Ber où là euh 10 m profondeur, c’est ça Jo euh 10 m profondeur c’est donc c’est une extrême tension et donc le système qui a été mis en place par Jean-Claude Ponce ne peut pas être mis en place pour Jo et tous les collègues de l’étant de du milieu. C’est c’est cette technique, on va on va venir à celle que vous pratiquez euh en pac. Mais euh en tout cas, c’est ces techniques, elles sont partagées en terme d’information. Ouais. OK. Il y a pas de problème parce que je me suis posé la question, on en est tous à des tests et du bricolage hein, il y a pas l’équipement qui était présent a priori. Donc est-ce qu’il y a pas y compris des problèmes, je sais pas moi, de de protection, de licence ou pas ? Ça se pose pas ? Non non, ça se pose pas puisque un filet pour pêcher l’angille, c’est un filet pour pêcher pour l’angille. Après selon ben la faç en fait on a tous nos on a tous notre façon de monter les trabac les capchades les verveux comme vous voulez et en fait on les utilise quand même différemment selon la laguine. Il y en a qui sont ouvertes plantées avec des bâtons. Nous c’est fermé et ancré. Je veux dire chacun a son on essayé d’adapter par rapport à la pêche. L’année dernière quand on a fait la réunion quand on a fait la conférence en course donc j’ai eu Jean-Claude j’ai regardé le système de filet. Jean-Louis m’a expliqué, j’en ai monté un et vous l’avez testé. Ça n’a pas marché. C’est ça. Ça n’a pas marché. Et en fait euh le système du filangis, c’est une filtration quand même. C’est-à-dire que quand votre filet il se salie ou quand les mailles sont bouchées, il pêche plus d’anguille. Donc si vous mettez, comme disait Jean-Louis tout à l’heure, vous mettez un grillage devant quelque chose, l’angill elle le sent. H donc il y a beaucoup moins de prise. Nous sur tout ce qu’on a essayé, j’ai on a essayé des NAS différentes. On a transformé, on a essayé les mêmes que j’ai des collègues filurs qui ont essayé qui ont acheté des casiers comme ils ont aux États-Unis pour pêcher. On les a essayé. C’est-à-dire mettre une capéchade 10 casiers autour, zéro crabes dans les casiers avec tous les appats que vous pouvez imaginer. Ça part des croquettes pour chien jusqu’au trip de poulet, aux pâtes, n’importe quoi. Zéro dans les casiers, 50 60 crabes dans le filet. Donc et on pense aussi que pour les casiers en fait on a tellement de ressources à manger. Il y a des moules, des huîtres, des alvines, plantons, des crevettes, il y a tellement à manger dans les étin d’aller chercher la nourriture dans les casiers. D’accord. Maintenant, ce serait envahi en mer. Peut-être qu’en mettant des casiers, ça pêcherait plus. Mais enfin, casier n ça, on n pas encore trouvé la solution pour les faire venir jusque-l. Et en ce qui concerne le matériel, ce qui pêche le plus les crabes, ben c’est nos filets traditionnels en guille avec nos mailles traditionnel, les mailles plus épaisses ou chez nous, ça marche pas très bien. D’accord. Après, on en a pas essayé 50 différents, mais ce qui marche ce qui marchait par exemple pour Jean-Claude, ben nous ça marche pas. Et en fait euh ce système- là, il faudrait que nous on l’attache et qu’on le découpe à chaque fois pour le rattacher. Parce que comme disait Jean-Louis, on a beaucoup de on a beaucoup de courantologie, on a beaucoup de tension. Euh quand on fait la migration, on prend des coups de 120 mrales avec des creux de 2 m de haut et en fait ce système là de filet il tient pas le coup. Ouais. Il tient pas le coup. Donc en fait, on est obligé d’aller tous les jours ou même deux fois par jour sur les filets pour voir si les crabes sont rentrés pour les enlever parce que l’année dernière, on en a eu jusque en fin février, quoi. Hm hm. On pensait pas en avoir quand l’eau descend la température ben en fait nous ils étaient en activité. Alors c’était moins que ce qu’on a eu au mois de novembre mais on avait tous quatre cbes tous les deux jours dans les filets. D’accord. Si on va pas vérifier quand l’ang elle rentre avec les trous c’est fini plein. Et pour revenir à la question de pêcher des crabes, pas pêcher des crabes, pêcheur de crab euh enfin ça fait 25 ans que je monte du matériel en guille. J’ai j’en ai à revendre pour tout le monde. Si demain on doit changer tout le matériel pour arriver à la rentabilité qu’on a en faisant plusieurs métiers, en pêchant du crab, on sera tous sur la même ressource et enfin on arrive sur toujours le même problème. Si on est tous sur la même ressource, on va se retrouver avoir avec des prix pas concurrentiels non plus. Ce sera pas enfin je pense pas qu’on va gagner notre vie. Je pense que contraire les pêcheurs vont aller vers la sortie seul. On pourra pas on pourra pas en vivre, je pense pas. Oui, en en en ne pêchant que du crâne. Oui. C’est pour ça qu’on cherche à tout prix à où les réguler. Après, s’il y en a un petit peu, c’est pas gênant, mais quand vous voyez un bateau qui rentre comme ça, c’est enfin c’est c’est même plus la peine d’aller travailler. Je comprends qu’en Corse tous les jeunes ont arrêté, ils sont retournés à faire de la carrosserie, à faire autre chose. C’est c’est pas viable, c’est pas rentable. même si demain, et on anticipe sur la discussion et de la table ronde d’après et surtout de celle de demain, mais même si demain il y a un vrai marché, admettons, qui se crée, que ce soit pour euh la consommation euh franco-française ou que ce soit vers euh pour l’export, ça pourrait être bon, mais enfin je vois pour nous si on aurait continué à avoir la même quantité ou plus que ce qu’on a eu l’année dernière, c’est faisable. Mais là, on se retrouve avec 88 CR prix en 3 mois. Oui, c’est clair que le volume y est pas. Euh euh si demain enfin quelqu’un s’engage à faire de la production et on pourra même pas le fournir déjà. Hm. Il sera obligé d’aller chercher ailleurs. Enfin, je je pense c’est bien de voir l’avenir pour la valorisation, mais je pense que sur des petites quantités ou des moyennes quantités, on peut arriver à le vendre à des conserveries de soupe, on peut arriver à le vendre au particulier, on peut mais je je pense pas qu’on soit qu’on soit sur ce sujet-là maintenant. Je pense que le plus important c’est d’arriver à les pêcher. Une technique qui marche pour les pêchés en continu. Oui. Sachant que donc ce que si je vous entends bien, il y a pas une technique et un équipement qui est valable pour toutes les lagunes. Non mais même dans le monde entier, il y a des endroits où il pêche les crabes bleus avec des casiers. Il y en a où il les pêche avec des filets. Il y en a c’est aléatoire. Euh après, je suis pas scientifique. Est-ce que dans la salle il y a des questions autour de ces équipements, de ces techniques ? Oui, j’en ai une devant. Bon, j’ai Oui, allez-y, je vous en prie. Là, on on se trouve dans une situation où ils ont ils ont hérité de centaines d’années de mises au point de matériel pour leur leur lagunes, pour leurs besoins, pour leur pêche. On doit s’adapter là sur quelques années. Il y a quelque chose qui qui est une révolution pour tout le monde. Mais c’est alors en Tunisie, en effet, ils produisent ils produisent beaucoup mais là-bas, ils ont fait une usine qui puisse basculer de soupe de poisson à viande de crab de façon à ce que ce soit rentable. parce qu’il y a une période de l’année où des crabes de toute façon ils n’en ont pas. Donc si développement de filière on décide d’avoir, il faut penser garder ça aussi à l’esprit et puis ces crabes c’est s’il y a une usine quelque part, il va pouvoir il va falloir pouvoir les transporter. Et ça c’est encore toute une autre histoire parce que le crabe ne se transporte pas si facilement que ça se ces crabes là. C’est ça. C’est c’est exactement la problématique à l’heure actuelle. On avait fait on avait fait un essai de pour expédier le crabe où il y a énormément de demande sur le continent français. Ça a été un échec total parce qu’il faut 12 heures de bateau. Ouais. Ouais. Et pour arriver au lieu d’exploitation parfois 2 3 heures supplémentaires, ça a été une catastrophe. On a tout perdu. La seule la seule solution c’est la transformation. transformation transformation plutôt locale parce que la la plupart des crabes nageurs comme les tri comme ce crabe bleu là ou celui qui est en Tunisie qui est légèrement différent mais bon le problème est est similaire ces crabesl sont assez sensibles au transport et la leur la qualité gustative dépend aussi du temps qu’ils vont passer en transport donc si on veut des des choses de qualité qui se vendront bien forcément ça veut dire avoir des centres de transformation à différents moment il y a l’heure actuelle de projets qui vont être déposés en Corse sur de la transformation au niveau local Euh je crois qu’il y a une intervenante qui va pas demain demain qui va exploser son projet. Ouais. Euh elle vous l’expliquera dans tous les détails. Euh sinon ça passe obligatoirement par de la transformation. Hm hm. Euh les asiatiques en sont friant mais les asiatiques qui sont sur le continent français les veulent vivants. H et c’est là que réellement on voit le le problème de l’insularité quoi. Oui tout à fait. Oui, même à l’échelle de la Corse, je dirais parce que les transports sont pas si évidents que ça en Corse, si vous voulez du nord au sud de de la Corse, c’est quand même une sacrée route à faire. Donc euh ouais, il y avait Nathalie qui tout Oui. Alors, allez-y. Oui, c’est ça. Je pense que c’était Oui, Guillaume, on te laisse la parole. Oui, merci. Euh si ça peut aider euh juste parce que je travaille aussi avec des Américains sur le crab bleu. Euh alors eux ils pêchent effectivement avec les NAS américaines euh dont je crois que vous avez tous testé plus ou moins dans nos lagunes françaises. Mais alors il pêche de deux manières en fait dans les dans les zones très peu profondes euh notamment les estuaires là dans le main où il y a même pas un mtre d’eau. qui mettent ces NAS américaines qui fonctionne très bien parce qu’il y a très peu de profondeur et d’ailleurs c’est je pense que ça fonctionne assez bien sur des petits sites effectivement peu profonds et encore on va pas harmoniser partout par contre il une autre technique qui peut être intéressante à tester dans nos lagunes plus profondes c’est qu’en fait les NAS elles sont suspendues en dans la dans la colonne d’eau en surface en fait elles sont pas posées au fond et elles sont mises sous forme enfin sur un bout comme un peu une palangre en où tous les x m il y a des il y a des NAS en suspension la colonne d’eau et là il pêche beaucoup notamment dans la baie de chasse the Pck. Alors je sais pas si ça peut être testé chez nous he je sais pas si vous l’avez déjà fait mais c’est juste au cas où si besoin je vous donne l’info. Et sinon je reviens sur effectivement la valorisation. Bah c’est des grosses discussions qu’on a eu mais je pense qu’on en aura demain plus en détail. Euh on a eu beaucoup de enfin cette discussion là la semaine dernière avec la région sud Jonathan était là. c’est qu’effectivement en fait la valorisation c’est il y a toute une complexité sur le transport, la saisonnalité et la gestion de petits stocks ou de très gros stocks d’un coup qui implique du coup la capacité d’industriel à ne pas travailler juste sur le crab bleu, à travailler sur diverses espèces mais qu’il soit en capacité quand même de gérer du gros stock ou du tout petit stock. Euh je reviens juste sur la Tunisie. Oui. Oui. Pour l’arrivée juste c’était le complément Guillaume pour à l’arrivée sortir quand même de la chair de qualité parce que justement sur la Tunisie le retour que j’ai c’est que on n pas une chair de d’excellente qualité. Je sais pas comment l’exprimer. Voilà. Oui. Non, mais c’est ça. Ben, c’est ce que j’allais tout à fait dire sur la Tunisie, pour avoir travaillé pas mal en Tunisie pendant pendant 4 ans là, sur le crab bleu notamment, en fait, effectivement, le crab bleu est conservé, congelé euh entier ou sous forme de chair et cetera et donc forcément, on perd en qualité de gustative. La seule chose dans Tunisie quand même que je voudrais quand même respeécifier ici que je redis un peu chaque année finalement, c’est qu’il ne pêche pas uniquement à la NAS, il pêche au Kiss qui est un petit chalu de fond qui leur qui fait que effectivement il pêchent des tonnes et des tonnes de crames par jour. Euh contrairement au NAS, on est à plusieurs kilos par NAS, mais on on est on est beaucoup moins important en terme de de quantité péché. Je tiens juste à le préciser parce que l’exemple de la Tunisie, enfin la Tunisie est toujours portée en exemple. Oui, très bien sur le la réaction rapide à une invasion. Là maintenant, on est quand même sur des problématiques quand même environnementales importantes, hein. Le drag, euh le chalu et impact aussi d’autres espèces he pour la l’industrie crable bleue. Voilà. OK. Mais on en reparlera peut-être demain. Merci. Certainement. Merci. Va juste compléter. Oui. Euh en Italie aussi, il chalut maintenant hein le crab bleu ça en Adriatique. Donc euh les pêcheurs chalut ils ont des chaluti qui pêchent le crab bleu qui sont indemnisés et ils ont toujours pas trouvé la solution de la valorisation parce qu’ils en sortent des tonnes et des tonnes et des tonnes et ils détruisent tout. D’accord. Ah oui, d’accord. Mais donc attendez euh Emmanuel donc ça ça suppose que si s’ils empêchent des tonnes et qu’ils détruisent tout, c’est qu’en fait c’est une opération qui est financée par les pouvoirs publics parat. Oui oui, ils sont indemnés indemnisés à hauteur de 45 ou 50 centimes du du kilo. Mais la réalité c’est qu’il y a pas de modèle économique aujourd’hui pour une valorisation pour des volumes pour ces volumes là en Italie qui sont déjà moins chers que en France. Ouais. Ouais. Vous vous m’apportez la transition sur justement et c’est là où je voulais en venir sur la la question de la du financement du financement de ces équipements. Alors ma question elle est elle est très simple. Est-ce que euh on a vu qu’il y avait des dispositifs fonds verts et peut-être autres au niveau des régions sur de l’aide à des équipements adaptés pour ces ces pêches ciblées ? Est-ce que euh c’est enfin cet accès au financement pour vous est compliqué ou relativement simple ? Ça c’est ma première question déjà. Je sais pas. Ouais. Pour les pêcheurs ou pour les comités pour les pêcheurs. Ben, je vais commencer à prendre la parole. Ben nous, pour l’instant, on n’ pas encore euh on a une réunion euh la semaine dernière, on en a parlé il y a 10 jours, on en a parlé mais pour l’instant, on n’ pas trouvé de solution quoi acheter comme matériel, comment les monter, faire enfin quel matériel acheter pour être enfin pour la région veut bien nous aider mais on sait pas sur quel sur quel matériel aller. D’accord. Là là, permettez-moi de rebondir sur ça parce que là les mesures qui sont pris chez nous en Corse, c’est des dossiers d’ordre individuel par pêcheur pour avoir le matériel, pour l’acquisition du matériel. Mais il se trouve que j’ai entendu dire que la région Occitanie euh se portait à cœureur de matériel de Capchad pour pouvoir les distribu hein le comité régional. Euh quand j’ai posé la question au comité régional des des pêches chez nous en Corse, on m’a répondu que ça n’était pas possible, ça nit pas légal. Donc ce qu’on va faire ce qu’on va faire c’est c’est vous mettre en relation euh c’est vous mettre en relation avec notre comité réalche parce que il faut peut-être apporter des précisions à la Je sens je sens que ça s’impliqué non d’où le fait que je voulais que vous restiez je sentais bien que mais on a eu la même problématique aussi parce que sur certaines sortes de matériel on ne peut pas être on ne peut pas être aidé par la région parce que la région n’est pas là pour financer du matériel pour pouvoir pêcher. Absolument pour pouvoir pêcher une valorisation commerciale. C’est ça que dire oui c’est c’est un point important. Je on dans le cadre de projets scientifiques et c’est le cas euh toujours des projets d’accompagnement avec une vocation c’est la destruction du poisson. Il peut y avoir des dossiers déposés et effectivement dans le cadre du projet lui-même, on peut être amené à développer euh des financement pour prendre en charge les outils spécifiques qui vont permettre la capture du crap bleu dans le cadre du projet. C’est ce qui a été retenu par dans le cadre du fait en pas. Euh c’est ce qui a été retenu ici aussi dans le cadre du fond vert en Occitanie. Il y a pas de financement effectivement des pêcheurs pour du propre matériel. type de financement vous avez dit ben là c’est du fond vert et là-bas c’était là-bas c’est du ferme pas mesure partenariat pêcheurs scientifiqu h ah donc et ce que j’ai cru comprendre pour l’Italie mais c’est aussi la même chose c’est-à-dire que le crabe est destiné à la destruction et ça se il y a du suivi scientifique derrière les captures de crab donc on est tous à la même enseigne au niveau européen Bien, on a les mêmes contraintes et et les mêmes possibilités. Oui, mais l’État ne met pas les mêmes moyens en France comme en Italie. Ce qui est important de préciser en Italie, c’est qu’ils ont mis 10 millions sur la table dans le cadre des aides et cetera. Mais les 100 millions, c’est surtout euh dans le cadre de la prévention et de matériel spécifique pour la pour certaines lagunes et notamment pour préserver le marché de la pas lourde. Ouais. Mais alors moi j’ai vu sur 2 ans 2024 2025, je suis pas du tout à 100 millions, je suis à 45 sur toute surtout région État ou en Italie. Euh je sais pas mais en tous les cas nous a présenté le le leur projet les 100 millions d’euros qui viennent de débloquer. C’est vraiment dans le cadre c’est très précis et c’est certain du matériel pour protéger les lagunes. Hm hm. Donc et après c’est des pêches des pêches enfin sur la dossier du projet scientifique mais type chalutage et cetera sur l’adriatique mais c’est vraiment des zones bien spécifiques avec un objectif de pouvoir préserver leur marché de la pas lourde surtout sur l’adriatique du coup. Ouais très concentré sur l’adriatique parce que le marché de la pas lourde c’est 280 millions d’euros là bien sûr. Donc ils ont ils ont vraiment très très peur sur le marché. Et et comment ça ça passe l’idée de dire alors certes, il y a du financement mais c’est pour de la destruction. Vous êtes pas censé le le le vendre ? Je sais pas cumuler les deux parce que ils sont indemnisés. Le pêcheur, il va être indemnisé. On ne peut pas vendre derrière, on peut pas bénéficier une aide. Et j’entends bien, j’ai bien compris. Mais euh comment enfin je sais pas euh quand on quand j’im enfin je sais pas, je me dis je suis pêcheur, c’est pas c’est pas une évidence quoi de de détruire derrière. Enfin non, je dans le cadre d’une étude aussi. Oui. Si on se fait appeler par le comité des pêches pour faire une action coup de point pour le crabe bleu, le but de l’action coup de point donc c’est de d’enlever les crabes bleus. Donc le but de cette étude c’est de les détruire. D’accord. Donc nous il nous sollicite, on accepte ou non et ensuite voilà. Et si on veut pas faire d’action coup de poème mais on pêche avec des NAS américaines, je sais pas. Voilà. OK. Et pour la suite, comment on imagine les choses ? Est-ce que il y aura du financement pour continuer ces euh ces aides aux équipements ou est-ce que là on voit bien hein, je il y a le monsieur qui fait le nom de la tête là-haut. tout le débat tout le débat budgétaire partout sur tous les étages où on essaie de gratter partout et que voilà c’est est-ce qu’en gros on a une perspective de maintien de ces aides ou ou pas ? Alors là je parlais au nom du comité régional. Oui je vous en prie. Euh faut juste rappeler le contexte économique quand même de la France qui est très tendu. Donc les aides sont de plus en plus tendues. Au niveau du de la Commission européenne, de ce qu’on entend, les régimes fait en pas vont être très tendus puisqu’il passerait de 6 milliards à 2 milliards et mais au sein de enfin la pêche serait mélangée au sein de différents corps de métier et cetera. Donc clairement euh l’accès à l’aide et aux subventions va être de plus en plus difficile. Donc il va falloir trouver d’autres solutions pour pouvoir travailler sur sur des engins. Au niveau de l’Occitanie, il y a un projet qui est porté par la Satan qui est maré durabilis qui est un fond qui l’objectif c’est de pouvoir accompagner justement, c’est un peu comme France Filiè Pêche fonctionnait à l’époque, de pouvoir accompagner la pêche pour pour les pêcheurs sur différents types de projets et notamment ça peut s’il y a si s’il y a de l’argent, c’est de pouvoir accompagner les pêcheurs pour de l’acquisition de matériel ou de changement de de de moteur ou autre face. Il y a plein plein plein de projets qui peuvent venir. Donc là aujourd’hui, on est dans le cadre du de ce projet là. C’est une solution qui est à l’étude au niveau d’oxitanie, c’est l’organisation de producteur Satan pour lequel nous sommes partenaires avec eux sur ce projet là. D’accord. Mais vous faites alluser au fait en pas du coup parce que vous en avez déjà parlé dans un échange privé hier ou avant-hier en disant que vous étiez pas très optimiste sur la suite et les la disponibilité du FM pas. Du coup, je suis allé regarder de de plus près et je vois quand même que pour la France, hein, donc toute ma euh façade maritime, hein, euh entre 2021 et 2027, l’enveloppe était de 567 millions d’euros. Ça veut dire qu’il en reste plus qu’on a tout consommé. On n pas tout consommé mais les conditions d’éligibilité sont assez particulières, sont draconiennes. D’accord. et et je suis assez surpris mais personne n’a parlé de la taxe éolienne donc mais qui pour lesquels parce que je devance aussi pour lesquels c’est les mêmes conditions d’attribution des aides que le fait en pas. Autant dire que ça va être très difficile de pouvoir bénéficier pour les pêcheurs de d’accompagnement au travers de la taxe éolienne. Donc mais là je parle vraiment pour le pêcheur, ça sera différent pour d’autres sujets. Mais pour les pêcheurs, toutes les tous les fonds qui sont bloqués dans le cadre de la taxe éolienne, que ce soit au niveau du comité national et après certains comités régionaux et cetera, pour pouvoir abonder à ce fond-là, il y aura des conditions et là j’ai mon ministère de tutel à côté de moi qui va sera très regardant comment seront attribué ces aides là. Et typiquement, on va devoir répondre au même cadre que les ademp. Donc l’aide directe au pêcheur ne sera pas possible. Clairement. D’accord. Est-ce qu’il y a des questions, commentaires dans la salle ou à distance ? Oui, je vous en prie. Je voulais juste réagir sur une chose. La plupart des espèces invasives, elles font un énorme pic à un moment et elles s’effondrent derrière. Euh, on se dit “Ben, c’est cool, ça va arriver.” Sauf qu’il peut se passer 20 ou 30 ans avant ça et nos pêcheurs, ils peuvent pas attendre 20 ou 30 ans. Donc en effet, il faut qu’on les aide à s’adapter à cette nouvelle réalité. Et si on investit, que cet investissement ne soit pas euh en se disant c’est bon, on investit pour 100 ans. Euh donc il faut que ce soit faut qu’on imagine des choses justement pour basculer dans les usines d’un type de ressources à un autre pour que ça que ça envahille le coût. Mais en effé quand même d’être cette agilité là. Tout à fait. Tout à fait. Mais l’agilité que l’on demande maintenant, notre société va devoir l’avoir aussi dans le futur parce que ces investissements que nous en tant que société on va faire pour que on réussisse à éventuellement valoriser ce produit, on sait que ce produit va disparaître et que donc il faut que ces ces investissements là aussi puissent leur servir à eux aussi d’ailleurs he derrière sur d’autres produits va disparaître sauf élevage au passage. Je je non l’élevage faut faut pas rêver aux États-Unis où au contraire ils ont un problème parce que les stocks s’effondrent. Ouais. l’élevage non et aux États-Unis, ils investiraient si ça valait le coup et or c’est des énormes ressources sur la côtest des États-Unis. Ouais. Donc non, l’élevage faut autant relarguer des femelles quand elles sont grainées peut aider à maintenir l’espèce voir augmenter les nombres. Autant l’élevage c’est c’est pas écon économiquement intéressant. Cette question d’agilité. Oui, je je vous laisse la parole. Cette question d’agilité que vous soulignez entre les opérateurs, elle se complique, je trouve, du fait que euh ça s’applique également en fait au consommateur c’est-à-dire qu’il faudrait monter déjà euh une envie presque pour créer un marché. Euh et c’est quand même pas le cas de tout ce que j’entends. Oui, on aime bien comme ça, mais si on veut vraiment quelque chose qui essayer de voir du côté breton, le crabe bleu, je lui donne pas vous êtes de Bretagne, on est d’accord, hein. Euh c’est c’est un sport national. la consommation des crabes en particulier. C’est vrai que là, ça arrive ici où il y a pas une culture très forte de crab où c’est généralement pour faire un fumet dans les soupes. Mais euh ben gustativement, c’est un très bon crabe. C’est clair. C’est pas pour rien qui s’exporte aussi à international. Oui. Oui. Oui. Vous voulez rajouter quelque chose Manuel ? Sans vouloir refroidir tout le monde. Euh moi je reste très perspecte sur des de la valorisation euh locale. Alors si c’est des faibles volumes, ça sera peut-être jouable. Mais en terme de modèle économique, je suis très très perplexe, voire même plutôt euh négatif, on va dire, hein. Je et enfin je reste à la bas, je travaille de je suis enfin je suis plutôt un milieu économique et financier et je me dis juste juste pourquoi il y a pas des grands des grosses sociétés aujourd’hui françaises de transformation qui ne se sont pas manifesté. Faut juste se poser la question. Oui, mais alors attendez, vous êtes perplexe, vous m’avez pas donné les raisons de votre perplexité à part le constat effectivement que les opérateurs industriel sont pas au rendez-vous là. Le modèle économique. Ouais, bien sûr, on n’est pas en Tunisie. Le modèle économique c’est la base et et après il faut perdre des main d’œuvre tout tout rentabilité main d’œuvre enfin je vous confirme que vous avez reproduit l’atmosphère je vous le confirme mais je mais on pourrait au moins nourrir les poissons d’élevage si on est prêt à mettre si on est prêt si on est prêt à les vendre à 40 centimes, 30 centimes ou 40 centimes ou non c’est c’est certain c’est ouais mais après c’est enfin c’est pour ça il faut les pour ça il faut les transformer avant Mais bon c’est marché question marché c’est une question de marché. Moi moi je pas encore une fois je je je enfin on travaille sur un projet nous pour on on va chercher un guichet là pour pouvoir le déposer euh pour justement créer toute une filière derrière d’écoulement peut-être de transformation et cetera donc trouver des partenaires et cetera mais bon j’ai quand même appelé quelques personnes. Pourquoi les gros ils s’installent ils s’installent pas ? Ils vont pas chercher ce produit c’est certain. Oui, mais mais c’est comme enfin j’ai juste une question mais honnêtement on va avoir cette discussion demain dont on va peut-être clore là mais j’ai quand même une question pour vous. Euh les gros les gros, ils sont en Méditerrané ? Quelques-uns quand même. Ouais, il y en a quelques-uns. D’accord. Et vous en avez parlé avec eux ? Il y en a un qui est dans mon conseil d’administration. Et il en dit quoi ? Et il en dit quoi ? Je dirais pas parce que c’est s de confidentialité mais si vous lisez entre mes lignes vous comprendrez. Ça t’intéresse pas. OK. Moi j’ai juste une remarque à faire. On parle de valorisation et tout. Nous ça nous va de le valoriser. Le problème c’est que si on n’est pas aidé pour avoir du mat si on va vendre le crabe à 10 € le kilo mais qu’à côté de ça on achète 2000 € de filet par mois ça va pas être en temps pour nous. Donc d’où le matériel alors que ce soit pour les pour les études scientifiques et tout qu’on nous le finance c’est tout à fait normal. Mais il faut trouver une parade pour qu’on puisse avoir ce matériel à moindre coût pour que ce soit rentable pour nous parce que il nous ils nous détruisent le matériel de toute façon même les filets à grosse maille épaisse dur, il arrive un moment où il faut changer réparer le matériel si on n’est pas aidé là-dessus la valorisation nous servira à rien. Ils vont dire oui c’est bon vous les vendez 10 € mais si derrière ça on a 4 jours de travail par filet je veux dire ça sert à rien. On veut même pas les pêcher les crabes on préfère les détruire et continuer à pêcher les autres espèces où on sait que c’est rentable pour nous. OK. Ben, je pense qu’on va s’en tenir là pour cette pour ce temps d’échange. Merci à vous tous et je vais du coup enchaîner avec Axel Axel Gogin et Jérémy Vial. Alors Axel Gogin, il est étudiant en Sciences Po Paris et il était en stage au SGAR qui est le secrétaire général des affaires régionales qui est qui dépend je crois du de la préfecture en Occitanie en 2025 et Jérémie vous êtes étudié en sciences pot à l’université de la Sorbonne et vous êtes vous êtes ou vous étiez où vous êtes en train de finir un stage à la tour du Vala. Donc votre travail euh vous avez mené des enquêtes et on vous propose donc un temps de retour d’expérience sur cette enquête. Axel est là ou est en visio ou il est pas Je suis en visio. Est-ce que vous m’entendez ? Euh bonjour à toutes et à tous. On va juste attendre attendre que le ça s’affiche et puis Axel je te laisse commencer. Je vous remercie. Donc bonjour à tous. Euh merci de nous donner l’occasion de faire un retour de nos travaux donc à Jérémie et moi. Juste petite précision avant de commencer, vous aviez préciser que j’avais fait ce travail dans le cadre de mon stage au gar et voilà aujourd’hui ma parole n’engage bien sûr pas celle des services de l’État qui sont d’ailleurs très bien représentés aujourd’hui parmi vous. Euh ceci étant dit, euh on va peut-être pouvoir commencer si vous pouvez passer à la slide suivante s’il vous plaît. Euh donc peut-être rappeler le le contexte, vous en avez abondamment parlé, mais aujourd’hui la régulation du crab bleu, elle fonctionne donc sur un modèle qui est celui de de des pêches subventionnées. Donc c’est des projets qui ont été très bien présentés tout à l’heure, ceux du JPREB, ceux de du CRPM Ocitani. La question qui se pose, c’est de savoir si voilà cette ce ce mode de régulation à vocation à être pérenne. Vous avez parlé des tensions budgétaire sur le fond vert par exemple. Voilà, la question de la pérennité de ce modèle se se pose et c’est un peu dans ce contexte que on a été amené avec Jérémy à essayer de voilà de réfléchir sur la question de la valorisation, comment derrière on peut mettre en place un modèle qui soit un peu moins dépendant euh du soutien public et qui soit dans la mesure du possible autofinancé avec bien évidemment tous les toutes les limites que vous avez évoqué et qu’on va qu’on va aborder. Donc ça c’est pour le contexte. Une fois qu’on a dit ça, euh il faut quand même remarquer que les les les régions Occitanie, euh PACA et Corse ont quand même des profils assez différents, notamment et c’est je pense un point important à prendre en compte pour euh le développement d’une d’une potentielle filière CRB bleue notamment sur la l’accès au réseau de crier. Aujourd’hui, on a en Oxitanie et pour une petite part des des pêcheurs qui sont installés notamment en Camarg, un accès à un réseau de créer donc voilà un circuit de commercialisation assez structuré, assez centralisé notamment autour des criers du du gros du roi. Ça pour le coup et le représentant du CRPM Corse là l’a bien mentionné la question de l’insularité en Corse. Voilà, on n’ pas ce réseau de de crier. on est sur des réseaux de distribution qui sont plus décentralisés avec des relations qui sont plus finalement des relations de de pêcheur à marilleur plutôt que de des relations de de pêcheur à à crier. Ça c’est un élément de contexte important parce que derrière forcément on peut pas appeler les mêmes réponses en terme de de valorisation. On y reviendra un petit peu après mais voilà, je je souhaitais poser ce point parce que c’est assez important. Quelques chiffres justement sur la question euh des criés donc des données qu’on a récupéré notamment auprès de de l’OP du Sud et on les en remercie. En terme d’ordre de grandeur, aujourd’hui on a 2 tonnes à peu près en 2025, donc si on s’arrête aux données du 30 septembre qui sont débarqué en crié. Pour l’essentiel au gros du roi, c’est plus de 95 % un petit peu sur la criédag mais essentiellement au gros du roi. Donc on est autour voilà de 2 tonnes. Si on s’en tient au données que présenté tout à l’heure la DIME, il me semble que c’était 10 10 12 tonnes des enf déclarés, on est sur à peu près 20 % de des volumes qui passent en créer. Donc ça reste quand même des volumes assez assez minoritaires et peut-être c’est une des recommandations qu’on sera amené à formuler peut-être un enjeu de systématisation aussi des débarquement en crié pour pour voilà pour initier cette logique de de cette voilà cette logique de filière. Sachant qu’aujourd’hui les prix de vente en crié sont pas euh ridicules. Euh c’est des prix de vente qui s’établissent entre 4 et 8 € le kilo avec des moyennes autour de 6 € le kilo. Ce qui correspond plus ou moins à ce que dans les entretiens euh nous nous avons les pêcheurs nous mentionn voilà un seuil de rentabilité autour de 5 6 €. Donc on on n’est pas aujourd’hui en crié sur des sur des prix complètement complètement déraisonnables. Si on passe juste à la slide suivante où on a essayé de de montrer très rapidement avec une une petite carte que voilà quelle était à peu près la couverture géographique euh des crayés aujourd’hui. Vous le voyez bien, c’est une c’est un circuit de commercialisation qui est accessible grosso modo de on va dire pour l’Occitanie et une toute petite partie une toute petite partie de PACA autour de autour de Camar autour de la Camar. Voilà pour le pour le contexte. Je vais laisser la parole à Jérémie pour pour vous parler de de des freins et des obstacles justement au à l’initiation d’une d’une filière de valorisation. Merci Axel. Et puis on reste bien sûr disponible pour une correction si il y a des pêcheurs occident qui veulent s’exprimer dessus sur cette carte bien évidemment. Euh mais du coup on voit que comme a été mentionné la filière fait face à un certain nombre d’obstacles logistiques et financiers qui sont vraiment amplifiés dans ces circuits hors crié. Donc on a bien parlé des pêches et des engins qui voilà ça les études progressent dessus. Il y a des progrès à faire mais voilà, ça reste un obstacle important. Et ensuite le transport qui a bien été mentionné par monsieur Wella. Euh alors en PACA, on a vraiment un marché assez déconcentré. Je pense que c’est à peu près une vingtaine de portes de débarquement autour de l’étant de Ber seulement. Et puis en Corse, on a vraiment ce marché insulaire euh et euh qui est plutôt dépendant des marchés italiens euh qui sont complètement saturés de crab et donc voilà qui qui sont pas un déboucher fiable pour le crabe bleu corse. Et puis en stockage, bien évidemment, tout ce qui est en vivier ou prêt doit être utilisé dans dans les dans les 24 à 48 he en gros grosso modo parce que voilà, on a une une activité enimatique très rapide en fait dans la chair de crab qui change le goût et puis on a aussi des des réflexes assez agressifs de la part des crabes qui sont stockés en vivier. H et bien sûr le travail ça reste aussi un obstacle important parce que c’est le décorticage est assez chronophage. Ça peut rester un obstacle pour beaucoup de restaurateurs en fait de s’y mettre et de de d’intégrer ses connaissances. Mais là aussi la communication et la formation reste des leviers importants pour essayer de développer cette ce côté de la filière. Euh en terme de saisonnalité, on voit que on voit une grande variabilité saisonnière qui a bien été soulignée, qui n’est pas un frein en soi. Le problème, c’est aussi cette imprévisibilité. Ça a peut-être été souligné, mais 2025 a quand même été une année assez particulière par rapport à 2024 démontré ici par les débarquements reprétariés par l’OP du sud. Euh et du coup, on on voit on peut s’imaginer que 2025, on a un peu eu une année à double pic et bien évidemment c’est aussi assez site spécifique. On voit que à l’étant deber, on a eu presque aucune capture alors que à Canès est resté euh plutôt stable et plutôt croissant. Euh mais actuellement alors euh pardon pour ce graphique par rapport au chiffrage de des tonnes débarqués en 2025, euh monsieur des Forges a bien donné une version plus récente qui met plutôt à 15 tonnes. Mais on voit qu’on reste quand même sur des petits débarquements et je vous rappelle que l’OP du Sud avait en fait réalisé une étude de marché en 2020 par rapport à à filières de commercialisation du crab et avait estimé qu’en dessous de 50 tonnes en fait le marché local pourrait l’absorber pourrait absorber ses stocks. On peut en rediscuter, mais on voit que pour le moment, on reste bien en dessous de ce seuil des 50 tonnes qui impliquerait en fait de mettre plus de moyens pour pour répandre ce marché dans l’export proche pour voir le grand export vraiment à des a des volumes assez assez explosifs. Et il a bien été rappelé que le crable bleu français n’est pas seul. il fait concurr il est il fait face à une concurrence très déloyale avec le crabe bleu tunisien notamment euh et le plus souvent cette espèce exportée de la Tunisie à très bas prix euh souvent à 1,50 € à 3 € au kil euh et bien c’est le portunnis donc c’est une espèce différente toute aussi invasive mais dont le goût est subjectivement euh on a pu le dire un peu moins gustatif donc voilà aussi un levier à jouer mais euh euh on a a déjà eu des retours comme quoi des conserveries en PACA seraient déjà en train de commercialiser en fait des produits à base de crab bleu mais du crab bleu exporté de Tunisie enfin importé de Tunisie et ça ça cause quand même problème euh développement potentiel d’une d’une filière surtout parce que on voit par exemple dans cette annonce que ils reprennent certains des éléments de communication qui ont pu être utilisés autour de Calinectes Sapidus euh tout en ne spécifiant pas la provenance exacte du crab. Euh mais d’un autre côté euh on peut aussi voir cette cette filière d’importation comme un un levier potentiel qui permettrait de lisser les stocks français. Euh il reste à voir comment imbriquer en fait un prix acceptable le crab bleu français dans un dans une filière qui utiliserait les deux et qui bien évidemment ne serait pas pareil parce que ce ne sont pas les mêmes espèces. Euh et juste pour venir sur des enjeux de gouvernance. Alors quelque chose qui est venu de des enquêtes en PAC et en Corse, c’est que il y avait quand même des obstacles institutionnels auquels faisaient référence les gens, les acteur interrogés notamment au niveau du du de la coordination au niveau de l’État, il y avait quand même une perception de compétences fragmentées entre les différentes agences euh qui pourraient induire un peu une une sensation de de manque de directive claire. Et côté pêche, on a aussi eu des quelques retours des sentiments de de sous-représentation en fait dans des comités de pêche où les pêcheurs lagunaires sont assez minoritaires et là où certains ces sentiments pourraient aussi amener un rejet de démarche mutualisée et vraiment une approche plus individualiste qui pourrait freiner une coordination la structuration de la filière. Et enfin, je veux en venir aux risques écologiques qui ont quand même été soulignés dans certains des entretiens. Euh alors, on a souvent entendu cette ce risque de de dépendance économique par la commercialisation comme ce qui se serait passé en Espagne. Euh c’est vrai que là, on reste assez éloigné pour le moment de ça, faut le garder en tête mais c’est pas la priorité. C’est plutôt l’augmentation de la pression de pêche sur les écosystèmes qui pourraient décoller de la commercialisation du crable bleu euh qui est à l’agenda pour beaucoup enfin qui est une inquiétude pour beaucoup de gestionnaires et de scientifiques. Euh notamment parce que euh si on se mettait à faire des actions coup de point de pêche intensive aux entrées de la mer euh comme l’a souligné présentation avant, bah ça peut aussi avoir des effets très méf sur les poissons migrateurs qui utilisent les entrées de mer ainsi que le crab bleu. la pêche à la drague qui a été réautorisée du coup dans le delta de peau mais qui est interdit encore en France et bien ça a des effets extrêmement néfastes sur les herbiers, sur les espèces bantiques et sur les fonds lagunaires en général. Euh tandis que le le financement fond vert en fait interdisait euh les captures d’autres espèces que le crab bleu. Euh et bien une méthode de lutte qui passerait par la valorisation et bien on n’aurait pas cette cette élimination de l’incitation à pêcher d’autres espèces et du coup il faudra faire attention à protéger les espèces sensibles tout en permettant en fait les captures complémentaires parce que bien sûr ça contribué énormément au revenu des pêcheurs. Et enfin, ça a été souligné que le braconnage et le pêche de loisir peut aussi avoir quelques effets secondaires sur les autres espèces. Par exemple, la pose de NAS dans les qui est interdit mais pas toujours contrôlé et bien peut aussi capturer tout plein d’autres espèces de ces de ces milieuxlà. Et donc voilà, un point de viligence. Euh je te laisse prendre le fois. Ouais. Ouais. Une fois qu’on a une fois qu’on a évoqué tous ces obstacles, bon, on peut quand même se poser la question de manière un petit peu plus optimiste. Comment on avance ? Euh je pense que c’est la question que tout le monde se se pose. Euh ce qui nous a semblé important avec Jérémy, c’est d’essayer de voir comment on pouvait euh peut-être clarifier un petit peu les responsabilités de chacun et puis surtout en fait sur quel segment chacun peut peut intervenir. On a essayé de vous faire un magnifique schéma. Vous pouvez prendre connaissance. Grosso modo, ce qui ressort de ce schéma, c’est que euh il y a il y a trois enjeux principaux, enfin selon nous, trois enjeux principaux que sont d’une part l’identification du bon produit, quel est le produit qui nous permettra euh à la fois d’absorber des volumes euh suffisants pour réguler le crab bleu tout en permettant de garantir un prix qui soit qui soit raisonnable pour le pour le pêcheur. Ça c’est le premier enjeu entre voilà les pêcheurs et la filière en aval. Un deuxième enjeu qui l’a fait intervenir plutôt euh les organisations de producteurs, les associations, mais aussi on l’a pas mentionné sur ce schéma, mais c’est très important les comités régionaux des pêches. Euh la question de la de la valorisation du produit et de la communication euh qu’on qu’on met en œuvre autour justement de de de la valorisation du crab bleu. Euh ça c’est quand même assez important aujourd’hui. Un des obstacles outre la saisonnalité et cetera, c’est aussi euh une certaine voilà mes connaissances du crable bleu de la part. des consommateurs, même si la la forte médiatisation de du crab bleu tend à à limiter ça, mais aussi des des professionnels de de de de la pêche. Par exemple, les marilleurs, vous le vous le mentionniez tout à l’heure, monsieur Bassiné, aujourd’hui, personne se positionne là-dessus. Donc, est-ce que c’est voilà un problème de modèle économique, un problème de connaissance ? Se poser la question là-dessus. 3è enjeu, c’est celui de des aides, hein, s’y aventurera avec beaucoup de précautions puisque c’est sujet compliqué. Euh mais euh voilà, comment euh les pouvoirs publics peuvent euh accompagner le développement de cette filière éventuellement par des aides spécifiques qui soient compatibles avec la réglementation en place. On propose de développer ces ces ces trois points assez rapidement euh avant de conclure. Oui, vous avez enfin c’est une une minute normalement ou bon un petit peu quelques minutes en plus mais voilà. OK. Ouais, c’est vide. Euh donc on vous propose une petite analyse en fait des des chaînes de valeur des différents dépouchés pour les produits et les prix euh le le prix final que ça pourrait euh découler d’un d’un kil de crap euh pêché. Euh et donc on voit en fait que euh en haut on a les produits bruts et tout en bas les les produits demandant beaucoup de transformation et en général beaucoup plus d’investissement et de complexité. Mais donc on voit que vraiment la Bisque ressort comme étant un produit très valorisé. Euh et donc ça peut expliquer pourquoi euh beaucoup des produits artisanaux qui sont en train de les développer en France euh restent des soupes. Euh on a énormément de de valeurs ajouté avec ça. Les pinces aussi euh peuvent présenter une un bon rendement parce que c’est ça reste un produit but brut. Euh et euh sachant que la charîche euh le l’étape de décortage reste extrêmement problématique euh notamment demandant beaucoup d’investissement dans une machine de transformation. Et donc dans l’immédiat, on peut considérer que deux filières en fait parallèles de structure d’abord continue à développer le circuit de l’entier frais qui serait plutôt court, plutôt saisonnier et aurait des débouchés surtout gastronomiques, bistronomique et et chez des particuliers. Alors que euh une deuxième filière qui pourrait se structurer permettront de lisser les stocks euh avec euh des pinces et euh la la congélation et est et potentiellement le euh la bisque de CR bleu euh pourrait offrir euh plus de flexibilité, plus de polyvalence et euh demande vraiment plus de créativité en fait euh à chercher en fait ces valeurs ajoutées notamment à travers le marketing. Et donc c’est là qu’on vient à la question de la communication. Alors euh Guillomar avait bien démontré avec son étude Blue Conso que la néophobie, c’est-à-dire la réticence des consommateurs à tester un nouveau produit qui serait invasif, ce n’est pas un frein en soi. Euh par contre, on a bien souligné qu’en Méditerranée, la consommation de crustacé euh ça peut être un peu plus un obstacle plus important. Et finalement, est-ce que le mot invasif ne serait pas un repoussoir ? On a bien l’exemple de je pense le CPRMAR était assez impliqué dans le changement de la NAS changeante à la noisette de mer. Donc voilà, les mots comptes c’est beaucoup dans la terminologie et les aspects à souligner ici pour faire face à la concurrence tunisienne serait de souligner que ce c’est c’est un acte engagé de manger le crab bleu, que ça ça provient d’une pêche artisanale et que c’est du circuit court et on peut se fier à des marques collectives existantes pour valoriser ce produit. et faute de temps, je vais passer sur les aides euh pour conclure par les quelques actions prioritaires qu’on qu’on vous propose, enfin qu’on qu’on soumet à votre débat. Euh donc voilà, toute dernière slide euh j’ai déjà je prends je prends pas jusqu’à présent une recommandation transversale euh qui est d’augmenter voilà et de coordonner la communication auprès des professionnels et puis peut-être deux recommandations. Une spécifique à l’Occitanie qui est celle de systématiser les débarquements créés. Voilà, s’appuyer sur ce réseau qui est quand même qui est quand même intéressant pour initier une logique de filière et puis peut-être côté pack à Corse réfléchir à voilà comment on peut se se mettre en marche pour commencer à transformer le CR bleu et trouver des solutions peut-être plus adaptées euh à ce territoire, y compris éventuellement via des des des aides des aides publiques pour voilà installer des des opérateurs qui font On a une première transformation, une première préélaboration du crab bleu pour pour aller chercher pour aller chercher ces marchés là. Merci beaucoup et bien sûr on est prêt à prendre vos questions. On a retrouvé la connexion avec nos amis à distance donc c’est une bonne chose. Alors je vais appeler pour pour le dernier temps d’échange de la journée. Je vais appeler Vassilis Piratos en charge de la direction de l’eau et de la biodiversité à la Dréal Occitanie qui était là tout à l’heure. Également Latitia Nuti. Latitia Nutate qui est chargé de mission chargé de s’il vous plaît chargé de mission service au service développement durable de la mer à l’office de l’environnement de la Corse. Ah, elle est en visio ? Ah, je crois qu’elle était en direct. OK, pas de souci. Non, je suis en viso. Très bien. Vous vous nous entendez, c’est l’essentiel. Euh Marc Baral qu’on a vu tout à l’heure, directeur adjoint en charge du plan littoral 21 et l’économie bleue à la direction de la M région Oxitanie. Et enfin Jean-Luc Desforges qu’on a vu également tout à l’heure. Jean-Luc, voilà. Donc, on a un dernier temps euh sur principalement les financements et leur évolution concernant le concernant les pêches ciblées, mais pas que, les la gestion des milieux lagunaires et également le pilotage de l’ensemble de ce dossier crabe bleu. Donc j’ai une première question qui concerne alors que j’ai déjà posé mais plus en direction des pêcheurs tout à l’heure et notamment de leurs équipements qui cette fois est davantage destiné à la gestion des lagunes des milieux et à toutes les études autour de la biodiversité et du crabe bleu lui-même. Est-ce que en gros parce que je pense que c’est une question que les gestionnaires et les scientifiques se posent, est-ce que dans le contexte que tout le monde connaît sur lequel on va pas revenir au niveau budgétaire national, est-ce qu’en gros il y aura encore des financements dans les années qui viennent du côté région ou du côté national pour financer cette gestion et ces études des milieux lagunaires et sur le crabe bleu. Je sais pas qui veut prendre la parole. Et d’ailleurs, excusez-moi et déjà corelaire de ça, euh est-ce que vous imaginez que en dehors de l’enveloppe elle-même hein, vous aurez peut-être pas les les les éléments pour les 5 ans ou les 10 ans qui viennent, mais en dehors de l’enveloppe elle-même et du volume, donc est-ce qu’il y a des focus ? Est-ce qu’il y a des questions en particulier que vous, gestionnaire de ces fonds, souhaiterez apporter et mettre sur la table en disant voilà un peu les priorités que nous souhaiterions pour les années qui viennent ? Déjà, je pense bien malin qui pourra prédire les budgets de demain déjà celui l’année prochaine, on l’attend tous et ça fait l’objet de débat en ce moment même. Donc donc évidemment, on peut pas on peut pas savoir à l’avance. Par contre, moi ce que je peux dire clairement, c’est qu’effectivement, bah c’est ce que je disais en introduction de de de la conférence interrégionale. Là, on voit finalement là et et on le voit bien sur les sigles. Finalement, on a les acteurs de la biodiversité là qui ont organiser la conférence interrégionale, le conservatoire d’espace naturels, la tour du Vala, l’adréal, l’Office français de la biodiversité euh et que j’ai remercié et que je pense que c’est d’une grande utilité avec le pôle Relais Lagune qui a l’avantage aussi d’être à la bonne échelle aussi interrégionale pour la France. Bon euh là au niveau de la biodiversité, on a eu des financements euh donc on le projet Sentinelle donc là Alléluia, il a pu aboutir disait tout à l’heure le comité des des pêches. Donc on a eu des financements via le fond vert biodiversité. C’était une opportunité un peu exceptionnelle qui a permis d’avoir euh des sommes importantes pour les 2 ans à venir pour organiser et vous pouvez rappeler le montant et ben c’est de l’ordre de de 700000 600000 en en tout sur 2 ans. Donc c’est c’est un un beau budget mais ça ça alors ça c’est sûr que ça moi j’aurais pas de nouveau l’opportunité le budget du fond vert biodiversité pour toute la région a diminué par 5 à l’autre. Donc là il y avait une opportunité qui a pu être saisie. Tant mieux, ça va accompagner le essayer de développer des des des actions expérimentales pour essayer de de de développer du du matériel des essayer de d’évaluer aussi le le CPRMAR le disait, ça va être une un des objectifs de cette action là, c’est d’évaluer l’efficacité, de mettre au point un peu des protocoles, d’optimiser les trucs, mais mais c’est un peu le pas un feu de paille, mais je veux dire, il y a il y a 2 ans, on on moi j’aurais jamais au euh sur des fonds biodiversité en tout cas euh des budgets pour permettre le déploiement, le matériel et puis c’est pas la vocation non plus ni la compétence. C’est ce que je disais au début là. Là, il faut qu’on arrive, on est en phase de mise en place, on a 2 ans devant nous, il y a des choses à développer, accompagner, mais il faut, vu l’ampleur des enjeux qui se développent, je pense que c’est vraiment pas les les acteurs de la biodiversité qui ont enfin, on voit bien l’enveloppe des budgets. Quand vous voyez les les budgets globaux de l’action publique, les fonds biodiversité sont très faibles par rapport au fonds soutien à l’activité économique, hein. Je sais pas si du 1 % 1 pour 1000 enfin mais du coup il faut faut pas qu’on enfin je pense pas que ce soit à la maille des enjeux des de la comp et puis on n pas non plus les compétences ni pour développer les matériel enfin c’est un métier ni pour faire le développement économique l’accompagnement des filières donc du coup là on a pu grâce à ça avoir des actions en cours de connaissance de d’observation des actions scientifiques et par contre devant nous là il faut effectivement qu’on se mobilise pour la suite effectivement avec déjà les acteurs donc de la filière euh pêche d’une part et peut-être aussi les acteurs les collectivités locales et les acteurs concernés en fait je pense que c’est les acteurs concernés par les impacts du crab bleu qui doivent se mobiliser pour essayer de limiter et d’éviter les impacts du crab bleu et les acteurs de la biodiversité continueront à être présents. On le voyait bien dans le le côté la le le schéma là de comment on avance avec la stratégie d’intervention à définir finalement entre pêche et puis gestionnaire et scientifique. Il y a il y a il y a un enjeu à assurer la bonne cohabitation et l’équilibre de l’écosystème mais mais l’accompagnement des pêcheurs, bah c’est les acteurs de l’accompagnement des pêcheurs qui doivent pouvoir accompagner les pêcheurs quoi. C’est que voilà. OK. Est-ce que d’autres veulent préciser ? Oui. Non mais juste pour revenir sur ce qui a été dit effectivement aujourd’hui on le voit c’est bon c’est un problème environnemental mais qui touche aussi beaucoup les les filières économiques. Donc c’est c’est clair qu’aujourd’hui il faut qu’on regarde ce que les filières économiques peuvent apporter. Après, comme on l’a dit aussi, je parle notamment pour la région, ce qui est important aujourd’hui, c’est d’avoir l’effet levier des fonds européens. Pour avoir l’effet des l’effet levier des fonds européens, il faut aller sur le fond européen pour la pour la pêche dont on a déjà discuté. Ce qui est qui est le fait en pas. Le fait en pas peut avoir plusieurs choses. Il peut effectivement aider les professionnels, mais comme on l’a dit, il ne peut pas l’aider de façon très simple. C’est-à-dire queavec la politique commune des pêches, c’est très structuré. C’est comme on l’a dit tout à l’heure, aider aujourd’hui avec des fonds européens des pêcheurs à acheter des nouveaux filets pour vendre leur leur production, c’est réglementairement pas possible parce que c’est des fonds publics et la la Communité européenne nous le permet pas. Par contre, si on arrive à trouver, c’est c’était le petit clin d’œil sur la taxe éolienne qui aujourd’hui reste une aide d’état, donc c’est pas non plus un fond privé. Mais si avec des fonds privés, vous pouvez avoir des aides au filet pour les pêcheurs, là ils pourront vendre leur leur leur production. Je pense notamment al peut-être les pêcheurs me contrediront, mais il y a France Figerpêche aujourd’hui qui est donc dit être un fond privé qui pourrait effectivement sur certains projets peut-être accompagner les pêcheurs pour changer leur leur filet pour derrière vendre vendre leur production. Donc ça sur le côté pêche en tant que tel, c’est quand même assez réduit. Par contre, on l’a vu et ça c’est plus des alors je laisserai Jean-Luc en parler, c’est plus des aides qui sont parce que le fait en pas juste pour revenir aussi, peut-être que les gens savent pas trop, c’est un fond où il y a des fonds qui sont gérés par l’État et des fonds qui sont gérés par la région. Les fonds qui sont gérés par la région sont plutôt des fonds qui sont certes en lien avec le développement économique, un peu aussi des des fonds liés à la biodiversité. On y reviendra parce que ça fait le lien avec le le crab. Et puis euh aussi des fonds liés au développement local par les acteurs locaux. Vous avez l’air d’être plus branché entre guillemets agriculture. C’est un peu le leader de l’agriculture. Donc ça ça permet aussi d’avoir des fonds pour développer des choses au niveau au niveau local. Voilà. Voilà, ça c’est pour le côté régional et après le niveau national, il y a d’autres volets dont on a aussi beaucoup parlé qui est la euh le partenariat scientifique pêcheur. Et grosso modo aujourd’hui, c’est ce qui se passe, c’est ce qui se passe sur BER et c’est ce qui peut se passer de façon bah de façon un peu plus simple, c’est d’avoir des gros projets où on a un partenariat scientifique pêcheur. Les les pêcheurs font les pêches pour les scientifiques. Ça permet d’avoir de la donnée mais en aucun cas ça permet de développer un volet économique parce que tout ce qui est péché, on l’a dit tout à l’heure, c’est mis à l’écarissage. Jean-Luc, vous pouvez compléter ? Tout à fait. Euh il faut peut-être en revenir au au système des aides. Il faut bien identifier trois régimes d’aide euh mobilable. vous avez euh les aides communautaires. Alors d’ailleurs, ça me permet de dire qu’il y a eu pas mal d’aides communautaires qui ont été mobilisées dans le cadre du du crab bleu parce que il y a du leader qui a été mobilisé, du feder, on a aussi du fait part et et donc il y a de la mobilisation enfin en tout cas il y a des programmes qui ont pu intervenir sur le crable des aides que qui sont notifiées à la Commission européenne qui là ce sont des aides qui reposent sur des régimes d’ex enf on appelle ça techniquement des régimes d’exemption qui sont notifiés à la Commission européenne qui mais qui répondent aux mêmes contraintes que les règles du Fant avec quelques nuances. On peut aller un peu plus loin sur les régimes d’exemption et le régime de minimis qui est un régime d’aide aux entreprises que vous connaissez peut-être tous mais limité à 30000 € sur 3 années glissantes. Malgré tout, malgré ces trois régimes d’aide, il y a des contraintes parce qu’on est sur le secteur de la pêche qui sont incontournables. l’aide par exemple à la construction, l’aide sur du renouvellement de matériel identique sans recherche de sélectivité, on peut pas faire l’aide. En revanche de l’aide pour augmenter la sélectivité des engins de pêche, on sait le faire dans les avec les trois régimes. Pour l’instant, il y a pas de dispositif dans les régimes qu’on connaît nous de dispositifs propres aux espèces invasives. Voilà. dans le rég enfin si j’en reviens sur le règlement d’exemption, il y a une possibilité de mobiliser le ra le le régime d’exemption pour effectivement du renouvellement de matériel dégradé par une espèce invasive. Ça c’est éventuellement possible. Mais après, il faut trouver la collectivité ou la structure qui financera ça. Donc le financement derrière. Donc on a trois régimes d’aide et tout ce qu’on a pu mettre en œuvre, quels que soient les financements que vous avez obtenus de quelque nature qu’il soit se rattache à ces trois régimes. Voilà, c’est pour la pêche, c’est assez contraignant. Euh pourquoi ? parce que on est dans une politique qui vise à réduire les capacités d’effort et pas à les augmenter. On est aussi dans un dans un contexte incertain, c’est-à-dire qu’aujourd’hui, on sait comment sont les financements jusqu’en 2027. En revanche, à partir de 2027, pour l’instant, enfin le comité régional l’a évoqué tout de suite. On ne sait pas comment vont tourner la gestion, la mobilisation de ces fonds. Sur ce qui existe, on a su faire puisqueon a répondu à un certain nombre de dossiers qui ont été déposés un peu partout. Euh, on parle de structuration de la flottie. Il faut savoir que je l’ai déjà dit, on a quand même accompagné la la création de trois coopératives. La dernière en date, c’est la coopérative des conchiculteurs euh qui va devenir probablement une organisation de producteur. Avant, on a on a vous avez accompagné, je crois, la région, la coopérative sur Palavas. On a accompagné sur le plan de le plan de relance la coopérative des pêcheurs azuréens. euh avec la région sud. Donc on la la là la là la là, je dirais qu’aujourd’hui il y a eu des financements et je pense que sur ces politiques là, on pourra continuer à mobiliser des financements. Ce sont ces structures qui doivent porter après euh des projets de valorisation et c’est ce qu’elle cherche à faire des projets de valorisation ou de commercialisation. C’est par la structuration de la filière qu’on arrive effectivement à trouver des biais pour trouver des débouchés sur le le crabeux parce que le gros problème qu’on rencontre, c’est trouver les structures porteuses. C’est vrai que les programmes fait en passe sont des programmes contraignants, administrativement lourds. On n’est jamais dans une gestion du temps qui correspond aux activités de pêche, voire aux activités scientifiques. on l’a montré tout à l’heure sur un dossier qui a été déposé, je crois, en 2022 ou 23 ou je sais plus, c’est ça abouti comité de sélection 2025. Donc, et il y a des interstitudes parce que vous déposez des projets la plupart du temps, enfin sur sur des appels à projet euh et ces appels à projet sont peu nombreux et il y a de la concurrence, il y a des problématiques partout. On parle du crap bleu ici, c’est en Bretagne, ça va être l’araignée et même problématique se posent l’écoulement et la commercialisation. Donc au niveau national, il y a quelques mesures qui peuvent effectivement ou sur lesquelles on peut solliciter. Je vais vous en je vais juste préciser ces trois mesures. Vous avez une mesure innovation qui est gérée par exemple par la région Bretagne. Il y a un appel à candidature qui a été lancé par la région Bretagne. Donc il faut voir ça comme une mesure nationale hein puisque c’est voilà. Donc c’est bien une mesure nationale. Aucun des dossiers n’a été déposé et il y avait des dispositions propres aux espèces invasives dedans. Donc aucun dossier n’a été déposé. Euh vous avez sur une autre un autre dispositif qui sont les mesures collectives. Et là on parle de communication. Il y a des possibilités effectivement de déposer un programme sur la la communication du produit, faire de la communication à l’attention peut-être des des comment dirais-je des des usagers et puis des des consommateurs sur le crab bleu. Mais on va se heurter là à quoi ? à la structure porteuse qui va porter puisque ça concerne au moins deux régions, qui va porter qui va porter un dossier comme celui-ci ? C’est souvent c’est souvent le problème c’estàdire qu’on va retrouver que ça soit par le biais scientifique parce que pour les scientifiques c’est pareil qui peut porter un dossier on l’a vu avec l’OP du Levent. Vous voyez par exemple c’est l’OP du Lovant qui a déposé le dossier qui implique le GPRED euh qui va porter un dossier scientifique partenariat pêcheur scientifique ou biologie marine on en a d’autres. Euh il faut trouver des structures qui soient euh effectivement euh à mon sens euh des structures qui réunissent l’ensemble des porteurs et qui soient en mesure de lui posouser euh des dépouser des c’est la difficulté qu’on va rencontrer avec des programmes nationaux. J’entends ce ce que vous dites les uns les autres. Ma ma question, elle elle porte notamment sur euh euh les recherches euh qui ont euh à la fois sur le crabe bleu, mais aussi l’interaction avec les milieux lagunires. On a vu ce matin toute une série de recherches qui nous ont été présentées, leur évolution avec quand même, j’ai bien entendu euh chacun à sa manière à souligner les besoins de de moyens ton temps de moyens humains. Et du coup alors bon, j’imagine que il y a des chercheurs qui sont évidemment financés et en partie par des universités, des laboratoires de recherche, mais on sait bien que il y a toujours des recherches de cofinancement. Du coup, ce volet là qui est alors moins le côté pêcheur, hein, tout est imbriqué et on le sait bien sur notamment les pêches ciblées, mais ce volet là, comment il est assuré financièrement ? Je pas je vais pas avoir une réponse totale et absolue là-dessus, mais je pense que là ce qu’on montre aussi aujourd’hui et demain aussi, c’est que il y a quand même une mobilisation importante des acteurs publics et des scientifiques sur la question du crable bleu. Il y a beaucoup de programmes, il y a des programmes avec des des montants importants. Donc les scientifiques et et tout et les acteurs ont su s’organiser aussi pour pour développer et trouver des opportunités. Donc on a on a un bon niveau de mobilisation actuelle là-dessus. Donc est-ce qu’on va le péréniser ? ça va dépendre des appétences des scientifiques, des équipes, des enfin de de plein de de choses, mais on a déjà un bon niveau enfin voilà de de connaissance et je pense que euh après la suite, bah voilà, enfin le je trouve que le le format déjà conférence interrégionale permet de faire des points et les partages parce qu’il y a il y a aussi ça, il y a la synergie et le partage euh des études de les scientifiques entre eux. Donc là, ce la conférence permet aussi de faire un point sur les connaissances euh et et de mettre aussi en réseau les les scientifiques. Justement, je vais je vais poser la question au à des chercheurs qui sont présents dans la salle et euh également à des gestionnaires de milieu lagunire euh en formulant un peu à l’envers, c’est qu’est-ce que vous quels sont vos peut-être vos points d’inquiétude sur ces financements là et quelles sont vos attentes en fait dans ces domaines-là ? Oui, je vous en prie. Donc moi je travaille pour le CNRS, le CNRS grosse structure qui ont les reins généralement assez solides pour porter des programmes comme ça mais même eux ils disent que c’est lourd le fait en pas. Euh donc euh voilà. Donc moi je trouve que les je dirais les petits programmes qu’on avait mis au départ sur lesquels on avait commencé en fait ça nous a mis piedrier et ça nous a permis d’avoir les données initiales nécessaires pour que nous après on aille chercher de l’argent à donc ça va être donc l’agence nationale pour la recherche ANR qui est un gros financeur et pour lequel si on arrive avec des données préliminaires ou des données vraiment de base qui nous permettent comme ça de soumettre des projets, ça va nous aider beaucoup d’avoir eu ces programmesl et il faut y aller grouper plutôt et il faut y aller plutôt grouper Et en plus donc il y a donc moi j’ai obtenu un interrèg et le fait d’avoir l’expérience et d’avoir déjà rencontré du monde en transfrontalier, j’ai été beaucoup aidé par l’eurégion aussi mais tout ça ça fait que on avait déjà une base solide sur lequelle ensuite s’appuyer. On peut pas tout le temps s’appuyer sur les financements qu’on a eu au début et qui était absolument indispensable. Alors après les interrègles c’est deux régions. Donc pour nous c’est Occitanie Catalogne mais il y a aussi des trucs plus large les Euromè par exemple qui vont permettre de fédérer plein de pays du pourtetour méditerranéen. Et ça c’est quelque chose qu’on a commencé à regarder mais c’est pareil c’est très lourd hein. Oui oui, mais on a commencé à regarder parce qu’en effet la Croatie, l’Italie, l’Espagne un petit peu maintenant le Portugal aussi sont des pays qui sont affectés par la présence du crab bleu et donc qui pourraient être intéressés pour pour aller là-dessus. Moi, j’ai porté l’interregèg, je suis vacciné pendant un petit moment là. J’aimerais bien que des collègues prennent ça à bras le corps et et et proposent quelque chose à plus grande échelle. Donc, on on est contacté quand même par des collègues dans différents pays pour faire des programmes européens. Donc il y a eu un horizon qui vient de de on vient de soumettre des choses-là. Donc voilà, au niveau européen, il il faut aller chercher de l’argent. C’est lourd, peut-être pas aussi lourd que le fait en pas, mais quand même. Euh oui, je marque [rires] mais euh mais mais voilà. Donc voilà, c’est c’est ces financements initiaux nous ont permis en fait de nous donner les les outils qu’il faut aussi pour aller chercher derrière. C’est vrai qu’on peut pas tout le temps attendre ça. C’est difficile de faire de continuer le partenariat avec les pêcheurs parce qu’il y a des règles de financement européen. C’est trois devis minimum. la concurrence et cetera et cetera et cetera. Nous à Can on a quatre pêcheurs. Les quatre pêcheurs sont impliqués donc pas d’appel à la concurrence. Ça nous a simplifier la vie. Voilà. Oui. Moi c’est juste je vais aller rapidement parce que je veux juste faire un point de témoignage par rapport à tout ce qui est dit. Il y en a qui se commencent à sourire mais [rires] euh nous enfin on on pousse à avoir des partenariats avec les scientifiques et cetera. La vraie difficulté il y a il y a plusieurs points de difficultés. Le montage du projet, on l’a dit, c’est très long, c’est très enfin c’est chronophage sans parler des outils et cetera. C’est un truc, je sais même pas comment ils ont pu imaginer des outils informatiques comme ça, mais bonbasta. La deuxième chose, il y a des contraintes financières lourdes. Par exemple, un comité régional, il doit financer 20 % d’autofinancement. Moi quand j’ai des projets qui se présentent à plusieurs centaines de milliers d’euros, je suis dans l’incapacité en tant que porteur de pouvoir porter ces ces projet là. J’ai pas la la surface financière suffisante pour pouvoir porter cet autofinancement. Donc euh dans tous les cas, il faut que je trouve euh je me mette prestataire ou que j’aille chercher un cofinanceur. Mais c’est difficile, c’est très difficile. 3è point euh dans ces contraintes parfois il y a des en interne, il y a des quelques réglementations qui font que on peut pas mettre des frais de personnel ou c’est plafonné et cetera. Ce qui fait qu’aujourd’hui, je suis obligé d’aller recruter à l’extérieur une personne pour un projet alors que j’ai la compétence en interne. Ça pose un autre problème. Mais ça aujourd’hui, moi c’est un frein. Je clairement il y a des projets que je fais pas à cause de ça. Et 4è point c’est au moment de la liquidation, ça peut prendre euh quand c’est des faits en pas national. Moi, j’ai un projet, il a mis presque 2 ans pour être soldé. J’ai fait l’avance de trésorerie. Euh, on m’a demandé des pièges justificatives. J’ai passé une fois une journée et demi pour 2 € d’écart. 2 € une journée et demi de travail. C’est typiquement c’est tous des freins tous des freins sur lesquels c’est sur le fait pas c’est le voilà c’est plus gros nous c’est où là on va chercher le plus mais après heureusement qu’on a des on a la la région et cetera qui nous accompagne et c’est beaucoup plus simple mais la réalité c’est c’est toutes ces ces problématiques et nous on est on pousse on aimera faire des projets beaucoup plus. On a plein de sujets sur la il y a pas que le crable bleu hein sur le partenariat scientifique et cetera. Euh on va pas parler du plan de gestion Westm du plan de gestion anguye et cetera. Enfin il y en a il y en a plein plein plein plein mais la réalité c’est qu’on a pas les moyens et on peut pas le faire. Est-ce que vous êtes pas non plus euh enfin euh j’allais dire tributaire du fait que j’ai un peu le sentiment que chaque région est dans son couloir par rapport à ça ? Euh que s’il y a J’ai bien entendu he ce matin, j’ai posé la question, vous avez été plusieurs à me répondre que la coordination et la coopération euh et la les échanges de données étaient au rendez-vous. C’est pas tant là-dessus, mais peut-être sur les montages justement de dossiers financiers et de recherche de financement, est-ce qu’il y a pas une dynamique interrégionale qui est davantage à mettre en place ? C’est pas un problème de financement, il y a l’argent entre guillemets. C’est un problème aujourd’hui qui peut le porter. Mais moi si je veux voir le comité régional PAC ou comité régional Corse, ils ont les mêmes problématiques que moi. OK. Si on doit porter un projet, bah on parlait de des sentinelles du crap bleu, c’est 700000 €. Moi aujourd’hui, si j’avais dû apporter 20 %, j’étais incapable de les de les de les apporter. Ou alors, je faisais des choix, je faisais des choix durs euh sur les autres projets et pendant 2 ans ou 3 ans, je faisais pas d’autres projets. Mais c’est pas c’est enfin c’est pas acceptable pour pour nous. C’est vraiment pas acceptable. Donc il faut j’en suis arrivé au point. Moi aujourd’hui quand il y a des projets, je les refuse ou alors je me mets en prestataire et là je rentre dans une autre difficulté. J’ai mon commissaire au compte qui dit “Ah attention comité régional c’est pas dans votre objet social. vous avez pas le droit de faire tant de plus de pourcentage en tant que prestataire de service et cetera et cetera. Donc on est dans un on est dans une NAS que comme les CR on va dire mais [rires] mais c’est c’est la difficulté qu’on rencontre tous les jours au sein du comité régional et je peux je pense que les gestionnaires et cetera, ils ont aussi ces difficultés là à trouver à pouvoir accompagner ces ces projets-là. Non, peut-être juste pour compléter effectivement enfin là je rejoins les professionnels. Monter des dossiers aujourd’hui notamment en coopération, vous avez raison, c’est très bien de monter des projets en coopération, c’est encore plus lourd et encore plus compliqué. Donc c’est vrai que quand c’est des et des fois c’est des enveloppes plus importantes aussi pas le contraire. C’est pour ça que quand on parlait des fonds européens là on n pas abordé les lives et c un peu plus compliqués mais c’est vrai que ça peut avoir entre guillemets ça peut rapporter gros. Donc c’est vrai que il y a quand même ça maintenant c’est pas n’importe qui qui peut les porter. Je vois pas aujourd’hui les professionnels de la pêche porter ce genre de choses. Ça c’est vrai que c’est pas possible. Certains organismes de recherche peuvent le faire et encore c’est compliqué. Donc voilà, on revient toujours là-dessus. C’est qu’il faut trouver effectivement le porteur qui a les reins assez solides financièrement et qui maîtrise aussi un peu tout ce qui est marché public administratif. Donc ça c’est important. Ouais, je je suis d’accord. Je juste vous couper parce que d’un coup je réentends ce qu’on a dit tout à l’heure sur l’Italie. l’Italie sont quand même capables de mettre sur la table des vraiment des millions d’euros notamment pour soutenir leur filière de canchiculture et de pas lourde en Adriatique mais pas seulement. C’est des dizaines de millions d’euros quand même. Pourquoi on n’est pas capable en France ou que ces montants se paraissent inatteignable ? C’est vraiment je m’interroge. Non, je j’ai pas de c’est une question ouverte. Je sais pas. Mais moi par exemple, si on prend tout tout à l’heure, on discutait fait en pas. Je pense que ce que fait l’Italie, c’est aider les pêcheurs avec du fait en pas. Moi le fait en pas régional, c’est 16 millions d’euros. Donc je vais pas déjà pas en mettre 45, c’est pas possible. Et effectivement, c’est difficile aujourd’hui de dire que nous sur 16 millions d’euros, on a 13 mesures qui accompagnent le développement des entreprises, l’installation des jeunes, le renouvellement des génér enfin si vous voulez, il y a il y a tellement de de mesures aujourd’hui, on ne peut pas dire qu’on va enfin après si je sais pas combien ont les Italiens et comment ils ont fait, mais c’est vrai que nous à l’échelle régionale, ça va être difficile de développer des millions d’euros notamment de de fait en pas pour accompagner pour justement juste dire on a certes, on accompagne une filière qui est la filière des des pêcheurs lagunires, mais derrière il y a pas il y a il y a pas de modèle économique. Encore une fois, c’est ça qui est très compliqué aujourd’hui. C’est pour ça que nous ce qu’on peut aider et ça a été un peu dit tout à l’heure, on peut aider à la structuration, on peut aider des coopératives ou on peut aider des prudomis qui veulent se lancer dans la dans la dans la transformation, dans le développement d’activités économiques. Ça effectivement c’est vraiment du ressort du fait en pas. Après, le côté euh meilleure connaissance et cetera, bon oui, on peut le faire un peu avec le faire en pas comme on l’a dit avec le partenariat scientifique pêcheur. Après voilà, je pense qu’il faut aller chercher des fonds européens un peu plus costaud, on l’a dit, Horizon 2020, Life et cetera mais là on se on se reurte à effectivement la lourdeur et c’est vrai que enfin aujourd’hui c’est que enfin il faut le dire aussi enfin moi je le dis pour la région développer beaucoup de de financements en fonds propres sans avoir l’effet du des fonds européens c’est très compliqué aujourd’hui on l’a dit euh les budgets des collectivités locales sont quand même assez restreintes et et on a la des demandes notamment sur tout ce qui est biodiversité mais surtout euh développement des activités traditionnelles qui est très qui est très importante. Il y a certes le crab bleu, mais il y a plein plein d’autres choses aujourd’hui sur lequelles il faut qu’on réponde. Donc il faut aussi qu’on priorise avec les enveloppes financières que l’on a certes à Europe, mais aussi collectivité. Donc vous parliez de priorité tout à l’heure aujourd’hui. Est-ce que c’est plus prioritaire de s’occuper du crabe bleu dans les lagunes ou d’essayer de sauver la pêche à lutière qui représente 80 % de la filière en Occitanie ? Personnellement, je prendrai pas le C’est pas moi qui vais faire le choix de dire on supprime une un pas entier de la filière pour en pour en préférer un autre. Donc c’est ça aussi qui est qui est compliqué aujourd’hui. Je veux bien peut-être avoir d’autres Oui, je vous en prie. Oui. Donc en juste pour moi, c’est en tant que gestionnaire hein que je que je prends la parole euh sur les financements. Bon déjà, il faut en recontextualisant un peu, il y a un problème nous qui s’applique, c’est le le problème de la compétence. C’est-à-dire que la majorité des gestionnaires de lagune aujourd’hui, ben sont euh dépendent de collectivité qui ont la compétence GMAPI. euh gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations et euh bah le soutien euh à une filière pêche fait pas partie de nos compétences. Donc déjà, c’est compliqué de de se positionner sur ce milieu-là. Alors, j’ai un peu l’image du surfeur qui essaie de d’attraper la vague, hein. On est tout le temps dans cet exercice un petit peu de se de se faufiler et de d’essayer de trouver des solutions. Euh et je crois qu’au canier, ça s’est plutôt bien passé, d’ailleurs. Ouais, ça s’est bien passé. Alors sur c’est vrai que on a un petit peu tordu quand il y a eu ce ce problème sur Cané, on a un petit peu tordu nos statuts et et on s et on s’est tordu les méninges pour essayer de trouver bah le je dirais le la clé d’entrée hein de du problème. Certes, le crab bleu le soutien au pêcheurs et c’était pas nos compétences, mais le crab bleu, on sait que par contre il a un impact négatif sur la biodiversité et la préservation de la biodiversité par contre c’est nos compétences. Maintenant, ça représentait des coûts énormes et il fallait effectivement alors convaincre nos élus d’aller sur ce milieu-là euh des espèces exotiques envahissantes et euh bah sans le financement effectivement conséquent. Euh donc là, je rejoins un peu ce que disait Emmanuel, hein. Euh il est clair que si on avait été sur 20 % d’autofinancement comme classiquement, euh on pouvait pas y aller non plus, hein. Un projet à 400000 € euh voilà sur euh enfin 20 % d’autofinancement, ça représentait la somme de tous les travaux du syndicat sur une année. Donc le syndicat ne pouvait pas choisir de déporter tout sur le sur le crab bleu. Donc donc voilà, on se faufile, on monte les on monte les études. Maintenant, c’est pas les études sont jamais pérennes. Voilà, on a des acteurs locaux qui attendent des actions derrière. On l’a aussi entendu ça ce matin, d’accord ? Donc, on peut pas aller d’étude en étude. Donc nous, au bout de notre programme scientifique, on s’est mis en retrait. Alors, évidemment, on participe, on on envoie de la donnée aux chercheurs encore pour qu’ils puissent améliorer leur conclusion. Mais par contre, c’est le l’observatoire de Banuls et euh l’université de Perpignan qui ont pris le relais avec le le POCFA et on les en remercie aussi hein au même titre que les tous les financeurs hein parce que ça permet d’avoir 3 ans d’études au lieu de deux. Donc voilà, donc on continue, on se change de vague et puis on continue d’avancer un petit peu. Et puis maintenant bah le fond vert avec des des pêches un peu plus euh euh intensives à certains endroits, bah on se dit tiens, ça c’est une bonne opportunité aussi et on va on va se positionner nous pour en bénéficier. Mais voyez, à chaque fois, on est en train d’essayer de voilà, on on traverse la rivière en ce temps parler d’agilité. Ben voilà. Ben ouais, c’est un peu c’est un peu ça. Aujourd’hui, notre seul levier d’intervention, c’est vraiment le l’espèce exotique envahissante avec ce classement, voilà qui en France. Donc, mais par contre le les crédits à mobiliser sur ces sur ces sur ce levier là, ils sont toujours très pauvres, hein. Et même quand on est comme à Cané sur un un espace Natura 2000, mais en Natura 2000, on peut on peut essayer d’émarger sur des crédits espèces exotiques envahissantes, mais ils sont très pauvres. 10000 € 20000 € 30000 € on fait rien avec. qu’on voit que 10 filets de pêche et on a déjà on a déjà consommé l’enveloppe. Donc la lutte contre les espèces envahissantes, c’est euh Oui. Oui. sans compter que vous récupérez de la matière qu’il faut exploiter en terme de données et tout ça et derrière B c’est ça et en fait le vous arriverez à convaincre les acteurs locaux et les élus que si derrière il y a une filière mais la filière elle est elle est difficile à mettre en place dans un espace naturel protégé il y a pas vocation à ça. Voilà. Donc OK, on essaie de s’approcher du plafond de verre. On souhaite que le plafond de verre en fait, bon jusqu’à maintenant, il a toujours été repoussé d’un an. Donc nous, on prend, on en profite mais on sait qu’à un moment donné, on va y arriver et et on appréhende un peu ce moment-là, quoi. J’avais une autre personne, je sais plus. Oui, c’est vous. Oui, Patrice Lafon, président du comité de la coniculture de Méditerranée. Le statut actuel de du crabe bleu a-t-il évolué ou est-il prévu qu’il évolue pour le rendre prélevable et pourquoi pas valorisable d’ailleurs par d’autres filières dont la mienne ou par exemple par les gestionnaires d’espace naturel demain ? Où est-ce que ce statut n’évoluera pas et sera toujours réservé euh conditionné à à une licence de pêche ? Je crois qu’il y a eu une réponse européenne il y a pas très longtemps, mais euh ça reste une ressource. Donc euh effectivement, comme je l’indiquais dans la réglementation des pêches, il faut avoir des autorisations d’accès, hein. Et l’autorisation d’accès, c’est la licence de pêche. Ça veut pas dire qu’on peut pas impliquer les conchiculteurs à un moment donné. Euh mais ça ça doit se regarder avec les DDTM dans des conditions un peu particulières et on le voit, il y a des possibilités avec des pêches scientifiques, l’organisation de pêches scientifiques où là les on n’est plus tenu par les règles les règles de la réglementation des pêches quand on développe une pêche scientifique. On peut faire appelement effectivement à des conchiculteurs s’il y a un souci un jour sur les zones conchécooles. Mais on a le même problème pour l’araignée et c’est ça a été résolu simplement par des pêches scientifiques sur l’araignée. Il y a pas d’autres possibilités qui sont ouvertes au conchiculteur de pouvoir pêcher le produit sauf à ceux qui ont la double activité hein. Bien évidemment ça répond à votre question. Euh oui, les Italiens ils viennent de le faire de faire évoluer son statut. Les italiens, je sais pas dans quel cadre il font. Moi je te parle mais pour l’araignée je crois pas que la destruction ou la valorisation soit permis. C’était le relâcher. Voilà. Mais le relâché on va pas relâcher du crap bleu. On est bien d’accord. He c’est pour ça que j’ai parlé que de destruction. Et peut-être Ah oui, pardon. Non, peut-être aussi le le changement de statue hein parce qu’on parlait enfin c’était Roland qui parlait du changement statif pour que ça soit une espèce donc nuisible si j’ai bien compris. Bon après la la question qu’il faudra se poser c’est qu’est-ce que ça implique d’un point de vue commercialisation ? On en discuté un peu en aparté. C’est vrai que derrière effectivement ça engendre des problématiques puisqu’on a pas le droit de transporter ces ces espècesl vivantes. Et c’est vrai qu’on a un peu discuté enfin on a même beaucoup discuté tout à l’heure. C’est vrai que aujourd’hui euh du crabe mort ça intéresse pas grand monde. On l’a vu la concurrence des autres pays que ce soit l’Espagne, l’Italie et le et la Tunisie. Aujourd’hui, si on veut peut-être valoriser, c’est plus le valoriser vivant sur du circuit court potentiellement. ça ça à étudier ou peut-être faire quelques fait quelques transformations locales. Mais donc c’est vrai que si on le si on le passe dans un autre statut, on va effectivement aussi se se tirer entre guillemets un peu une balle dans le pied dans lave valorisation même si on a vu tout à l’heure que tout ça sera pas simple. Je prends une dernière question qui est au fond de la salle. Oui, je vous en prie. Merci. Euh du coup euh je suis italien et j’ai question pour vous. Euh c’est euh l’État italien euh en particulier euh le ministère de l’agriculture et de la pêche en Italie qui a donné l’argent, les 100 millions euh cette année pour les pour euh 2025 qui qui se soume à les autres 44 millions d’avants. Et ma question est-ce que vous avez en France ou à niveau plus local de l’argent prévu pour les émergences comme nous nous l’avons en Italie ? Vous pouvez préciser ce que vous entendez par émergence ? Euh émergence oui, comme les crableux. Ah oui, les Oui, urgence. Non non, c’est du franglé mais il y a pas de souci, on a compris. Non non, je veux te dire dire les émergences, les problèmes. Oui, oui, oui, oui, c’est ça. Oui, merci. Alors, pour la pêche, non, pour la conchiculture, on met en place un dispositif. Il y a un dispositif euh mais qui marche pas trop bien, c’est un euphémisme. [rires] Euh on a des dispositifs effectivement avec on on souhaiterait s’orienter sur la conchiculture par exemple avec des problèmes de prédation notamment. Ça c’est ce qui doivent mettre en place euh sur un fond de mutualisation. Donc ça c’est en cours de réflexion. le comité national, c’est porté par le comité national des paix euh de la conchiculture, excusez-moi, euh doit effectivement déposer des dossiers en ce sens-là. En tout cas, c’est prévu. Mais pour la pêche, pour l’instant, on n pas on n’ pas ce même ce même dispositif. Euh et je dois dire qu’aujourd’hui si c’est pour parler du crap bleu, encore une fois nos données nous les données que je vous ai communiqué, ce sont les données état, hein. C’est les données que en central ils peuvent sur lesquelles ils peuvent s’appuyer, c’est 15,7 tonnes sur le bassin méditerranéen. Donc voilà. Oui. Et après, ceci étant, il peut y avoir des réflexions en cours. Là, on est en train de parler du prochain fond. Euh les organisations sont pleinement associées aux discussions sur et aux modalités de discussion sur le prochain fond. Effectivement, il peut y avoir dans ce cadre-là des pistes de réflexion et et des orientations qui sont retenues dans le cadre du poste 27. Mais à ce stade-là et aujourd’hui, on n’ pas fait ce choix-là. Le choix de la France, ça a été plutôt de la ventilation. Euh, il y a certains pays qui ont retenu peut-être deux mesures ou trois mesures en raison des des des contraintes qu’ils avaient et des problématiques qu’ils avaient. La France, ça a été de soutenir un certain nombre de mesures et ça résulte d’une discussion tripartite professionnel, collectivité territoriale et première d’entre elles les régions et l’État. OK. On a une question ou un commentaire à distance. Oui, je relis pour Alphonse Veravau du ministère une remarque sur le fond vert pour 2026. Donc le fond vert reste une possibilité d’accompagnement pour 2026. L’enveloppe serait à priori d’environ 650 millions d’euros qui n’est pas encore validé à ce stade selon la validation du budget 2026. Bien que le fond recouvre des thématiques très différentes, non pas ciblées sur les espèces exotiques envahissantes, elle pourra continuer d’appuyer l’achat de matériel, remplacer le matériel détruit, soutenir des actions de lutte. D’accord. C’est déjà une réponse. Merci à lui d’avoir formulé cette réponse. Pardon ? Euh je pense que le montant qui vient d’être évoqué, c’est tout le fond vert, y compris euh la rénovation des friches industrielles. Enfin, je veux dire le le fond vert biodiversité dans le fond vert fond vert, c’est ça. Voilà. Absolument, c’est tout. Et ça concerne toute la biodiversité de l’occitanie aussi. Nous, on a eu 2 millions pour toute l’occitanie, toute la biodiversité l’in dernière. Ne rêvons pas. C’est ça que vous êtes en Non non, c’est pas ça. C’est juste pour dire que 650 millions c’est tout le fond vert et que voilà. Oui, on devit que c’était pas pour le crab bleu. Merci beaucoup. Pas juste moi j’étais intéressé de l’intervention de de la collègue italienne mais ça confirme bien que que les grosses sommes là c’est le ministère de l’agriculture et de la pêche qui vient en soutien économique au aux acteurs économiques. Mais après, est-ce que c’est effectivement un choix différent de celui de la France qui a plus ventilé ? C’est et là ça a été tout mis là-dessus. Voilà, il y a peut-être des raisons comme ça par rapport à votre question de tout à l’heure. Euh c’est pas qu’on n’est pas capable, c’est qu’il y a eu d’autres choix qui ont peut-être été fait aussi de soutien économique. OK. Je je vous propose de lever la séance pour la journée. Euh voilà, on était censé rendre la salle, je crois à à 45, il est il est 17h. Je pense que ça ça ira. Et merci pour les lieux d’ailleurs d’avoir voilà euh soutenu cette journée ici. Euh demain, Nathalie. Donc rendez-vous à tu tu redonnes un peu les éléments. Tout est c’est clair pour tout le monde là. Regarde, on te donne un micro. Oui, vous pouvez venir dès au phare. On vous accueillera à l’espace bar panoramique à l’étage et donc l’office du tourisme du phare de la Méditerranée, donc qui est le château d’eau réaménagé à Palavas. Il sera ouvert pour nous. Ils vous laisseront rentrer et monter à l’étage. Comme ça vous pourrez profiter de la vue et j’espère d’un temps meilleur. Merci à tous les intervenants. Merci à tous les intervenants de la journée et à demain.