🎓 L’Histoire au Château | Cours n°3
👑 Le Soleil déclinant : guerre et diplomatie de 1688 à 1715
À partir du 5 novembre 2025, le château de Versailles propose un nouveau rendez-vous mensuel dédié à l’histoire, ouvert à tous. À travers une série de cours gratuits, donnés dans l’auditorium du Château, ce programme invite le public à découvrir autrement les grands thèmes du règne de Louis XIV : diplomatie, guerre, fiscalité, religion et gouvernement.
Le Soleil déclinant : guerre et diplomatie de 1688 à 1715
🎙 Par Clément Oury
Il faut Ă la France un effort militaire sans prĂ©cĂ©dent pour parvenir en 1697 Ă mettre fin Ă la guerre de la Ligue d’Augsbourg (1688-1697). Mais cinq ans plus tard, l’Europe s’embrase Ă nouveau sur la question de la couronne d’Espagne. Cette nouvelle guerre amène le royaume au bord du gouffre.
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© Château de Versailles, 2025
Bonsoir mesdames et messieurs et merci de votre nombreuse participation. Alors que justement j’ai une tâche ingrate, je dois l’avouer, puisque je suis le porteur de mauvaises nouvelles. Ceux qui ont assistĂ© au cours prĂ©cĂ©dent de mon collègue Jean-Philippe Senard ont vu Louis XIV en mars très chrĂ©tien dans la plĂ©nitude de sa gloire militaire. Euh Ă moi, en rĂ©alitĂ©, il me revient l’honneur difficile de vous exposer ce qui se passe après que le soleil a atteint son zĂ©nite. Bien, après le zĂ©nit, Ă©videmment, il y a le dĂ©clin. Euh et le dĂ©clin, c’est le moment oĂą la puissance militaire de la France atteint ses limites puis Ă partir de des annĂ©es 1700 s’effondre euh dans une catastrophe militaire sans prĂ©cĂ©dent. Alors, peut-ĂŞtre que certains dans la salle se se disent qu’ils auraient mieux fait de pas de venir et que il est toujours temps de partir. Mais euh j’essaierai de les convaincre du contraire parce que vous savez bien que c’est lorsqu’il se couche que dĂ©jĂ on peut vĂ©ritablement regarder le soleil et euh c’est aussi lorsqu’il se couche qu’il est parfois le plus beau. En rĂ©alitĂ©, la guerre de succession d’Espagne qui clĂ´ le règne dĂ©montre paradoxalement la soliditĂ© du système luc 14 et sa capacitĂ© de rĂ©silience. Et de mĂŞme que ce système est rĂ©silient, ça montre aussi la force du roi, la force morale du roi lui-mĂŞme qui face au risque d’effondrement arrive Ă faire face et dĂ©voile une nouvelle facette de sa personnalitĂ© exceptionnelle. Alors de quoi je vais je vais vous parler ? Je vais commencer mon cours par une introduction qui reviendra euh sur très rapidement sur les Ă©lĂ©ments proposĂ©s lors de la dernière sĂ©ance euh sur le la première partie du du Rène de Luc 14 et les aspects militaires diplomatiques de la première partie en montrant pourquoi et comment l’annĂ©e 1685 est en quelque sorte une apogĂ©e mais une apogĂ©e en trompeĹ“uil. En rĂ©alitĂ©, en 1688 dĂ©marre une pĂ©riode que l’on pu qu’on la a pu qualifier de grands tournants ou de grands bouleversements. Donc je vais d’abord en faire un Ă©tat des lieux puis expliquer pourquoi lors de la guerre de la ligue d’bourg, on voit la France parvenir Ă toujours Ă faire face Ă toute l’Europe mais sans plus s’imposer comme lors des guerres prĂ©cĂ©dentes avant que le avec la guerre de succession en Espagne qui commence en 1700 et 1702, il n’y ait une vĂ©ritable Ă©preuve de force qui amène la la France au bord du gouffre mais aussi Ă une restauration inattendue grâce Ă une petite sĂ©rie de de miracles. Et enfin, en conclusion, j’essaierai de tirer un bilan rapide militaire et diplomatique du grand règne. Donc 1685, cette fameuse aprogĂ©e en trompĹ“il. En 1685, on peut croire que Louis XIV a atteint les deux objectifs qu’il a poursuivi depuis le dĂ©but de son règne personnel en 1661. Donc c’est c’est une annĂ©e qui vient couronner près d’un quart de siècle de succès en quelque sorte. D’abord, sur le plan de la politique internationale, l’objectif de Lu c’Ă©tait de s’arrocher la prĂ©pondĂ©rance europĂ©enne. De fait, en 1683 1684, il y a la très courte guerre des rĂ©unions. Alors, les rĂ©unions, c’est quoi ? Philippe. Jean-Philippe en a sans doute parlĂ© le la sĂ©ance prĂ©cĂ©dente. C’est une sĂ©rie de conquĂŞtes de territoires. Alors, une sĂ©rie de petites conquĂŞtes de nombreuses conquĂŞtes de petits territoires qui sont situĂ©s au nord et Ă l’est du royaume. Et ces conquĂŞtes sont destinĂ©es Ă consolider les frontières en prenant une place forte, un point de passage sur un cours d’eau. Et alors ce qui est surprenant, c’est que ces conquĂŞtes se font en pleine paix ou en tout cas sans dĂ©claration de guerre. En fait, il y a des dĂ©cisions de justice euh de la part de cour française qui amènent les troupes de Louis XIVIV Ă s’emparer de territoire au dĂ©triment notamment d’un certain nombre de princes allemands. Alors euh ils ne peuvent pas vraiment protester, non pas la puissance militaire mais le roi d’Espagne lui proteste parce qu’il est Ă©galement laisĂ©. Et quand il proteste, Louis XIV lance une opĂ©ration militaire au Pays-Bas espagnol. Alors, je parler des Pays-Bas espagnols, c’est en fait l’Ă©quivalent actuel de la Belgique et Ă l’Ă©poque en tout cas jusqu’en 1714, c’est un territoire, c’est un territoire qui appartient Ă la couronne d’Espagne. Donc c’est une vĂ©ritable promenade militaire cette guerre des rĂ©unions. Et Ă la fin, le roi d’Espagne est forcĂ© de cĂ©der et d’accepter les rĂ©unions. Justement, il y a un autre Ă©pisode et c’est celui qui est qui est dĂ©crit ici et qui est moins important militairement mais très symbolique. C’est la l’Ă©pisode de la rĂ©ception de l’ambassadeur de Gen. En fait, en 1684, le français du Ken bombarde, la flotte française bombarde Genè pour la punir de son soutien Ă l’Espagne. Et en fait pour faire cesser ce ce bombardement, le DOGE de Gè qui avait pourtant interdiction formelle de quitter les limites de son Ă©tat et forçait de venir Ă Versailles faire un monde honorable. Et donc cette forme de euh de de victoire symbolique sur Gen euh montre que Louis XIV peut agir partout en Europe. Il y a un autre second objectif qui semble une rĂ©ussite euh je reviendrai pas longuement dessus puisque c’est pas l’objet de mon cours mais c’est très symbolique. C’est euh le second objectif de de Lou XIV avec la prĂ©pondĂ©rance europĂ©enne Ă l’extĂ©rieur, c’est l’ordre et l’ordre Ă l’intĂ©rieur du royaume. De fait, en 1682, c’est l’installation Ă Versailles et en 1685 surtout c’est la rĂ©vocation de Lit Nant. Comme on imaginait les protestants toujours susceptible de sĂ©dition, la rĂ©vocation de l’Ă©nit nant en thĂ©orie supprime les rĂ©sie Ă l’intĂ©rieur du royaume. C’est donc apparemment un triomphe. Mais ce triomphe, comme je l’ai dit, est en trompeleĹ“uil. Pourquoi ? D’abord, Ă cette pĂ©riode lĂ , autour des annĂ©es 1688, la situation gĂ©opolitique se dĂ©grade très rapidement. Ă l’est d’abord la francophobie sans racine. Euh alors il faut vous savez sans doute que en 1683 il y a le siège de Vienne par les Turcs. L’empereur LĂ©opold est un vieil ennemi euh de Louis XIV. Or, ce siège de Vienne alors qui manque de euh de d’entraĂ®ner la la prise de Vienne se transforme en triomphe pour l’empereur. D’abord parce qu’il y a un vĂ©ritable vent de croisade, un esprit de soutien de tous les princes allemands qui Ă©taient traditionnellement mĂ©fiants vis-Ă -vis de l’empereur. Euh Ă partir du moment oĂą l’empereur devient le dernier rempart de la chrĂ©tientĂ©, ils le soutiennent. Euh vous savez qu’il faut, il y a une intervention du roi de Pologne qui est pourtant traditionnellement l’ennemi de l’empereur qui permet de de libĂ©rer le siège de Vienne et donc c’est une Ă la fois une une victoire symbolique extrĂŞmement importante. Et puis militairement avoir battu les Turcs permet Ă l’empereur de se retourner Ă l’Ouest contre son vieil ennemi Lou X 14. Euh la RĂ©union, la politique des rĂ©unions, on l’a dit, alienne les princes allemands. Euh alors que euh en fait au dĂ©but du règne ou et dans les le au dĂ©but du règne, c’Ă©tait la politique du cardinal Mazarin, enfin avant le règne personnel de Louis XIV et encore avant, il y avait la politique du cardinal Richelieu qui visait justement Ă faire des princes allemands, des alliĂ©s de la France contre eux, ce qui Ă©tait vu comme une sorte de danger du pouvoir trop important de de l’empereur germanique. LĂ , en fait, les princes allemands sont devenus progressivement plutĂ´t hostiles Ă la France et donc il y a un sentiment de francophobie très fort. Et enfin, toute l’Europe protestante et donc une bonne partie de l’Allemagne, du Nord, de la Scandinavie est horrifiĂ©e par les dragonades. Donc, vous avez peut-ĂŞtre vu alors ça c’Ă©tait dans les encore dans les manuels de d’histoire de de lycĂ©e, euh les la diaspora protestante qui fuit la France euh colporte enfin transmet des rĂ©cits de persĂ©cution. Euh Louis XIV est vu non plus comme le Mars très chrĂ©tien mais comme le turc très chrĂ©tien ou le turc le turc europĂ©en. Et ça dĂ©grade Ă©videmment Ă©normĂ©ment son image sans compter que les Hollandais sont très forts pour dĂ©velopper une propagande anti antil 14ne. Je parlais des Hollandais, la situation Ă l’est se dĂ©grade mais Ă l’ouest c’est encore pire. Alors euh le en 1672, il y avait eu la guerre de Hollande. La Hollande qui n’Ă©tait, on va dire un alliĂ© un peu rĂ©ticent de Louis XIV devient son pire ennemi quand en 772 Louis XIV envahit la envahit les provinces uniques, donc l’Ă©quivalent de de la Hollande. Et en fait, les provinces unies non seulement arrivent Ă se dĂ©fendre, mais elles abandonnent, enfin ça reste une RĂ©publique, mais elles abandonnent le primaire du système rĂ©publicain pour donner des pouvoirs importants Ă quelqu’un qui est de la famille. des d’Orange, Guillaume d’Orange, Guillaume 3 d’Orange qui devient statouer, c’est-Ă -dire gouverneur militaire de de la Hollande et en fait sous sa direction, la Hollande va devenir redevenir une grande puissance militaire intĂ©gralement opposĂ©e Ă Louis XIV et Guillaume d’Orange qu’on voit ici devient l’ennemi jurĂ© du roi. Alors après, il y a aussi une une haine personnelle entre les deux hommes que je ne je ne je n’aurais pas le temps de dĂ©tailler. Le problème c’est que cette hostilitĂ© hollandaise qui est Ă la fois qui permet Ă la Hollande de Ă la fois de mener une guerre militaire contre la France mais aussi une guerre commerciale puisque la Hollande est une grande puissance commerciale et une guerre de plume puisque la Hollande est Ă l’Ă©poque le grand centre de production intellectuelle francophone. Euh bah ça c’est la situation en Hollande mais la situation se dĂ©grade aussi en Angleterre. En Angleterre, dans les annĂ©es 1680, il y a le le règne des des derniers Stuartes et notamment Jacques de Stuart qui est un roi catholique Ă la tĂŞte d’un pays protestant. Or, ce roi catholique a une politique un peu imprudente qui fait que les Ă©lites anglaises commencent Ă croire que ce roi va d’abord supprimer les libertĂ©s politiques euh en anglaise en diminuant les droits du parlement et euh diminuer les libertĂ©s religieuses en imposant le catholicisme ou le papisme. Euh donc le les Ă©lites anglaises appellent Ă l’aide Guillaume d’Orange qui est le gendre donc le mari de la fille de Jacques I Stuart. Guillaume dĂ©barque Ă Torbet en Angleterre et en fait c’est une vĂ©ritable promenade militaire. Le rĂ©gime de Jacques de s’effondre rapidement. Jacques de lui-mĂŞme doit s’exiler. Alors d’abord, il s’exile en Irlande, il essaie de mener la guerre depuis l’Irlande mais il est battu Ă la bataille de la Boy ce qui est aujourd’hui encore commĂ©morĂ© par la grande victoire de l’Irlande d’Irlande du Nord par les orangistes. He le terme d’orangistes que vous avez sans doute entendu parler pour le les mouvements indĂ©pendantistes ou justement loyalistes d’Irlande du Nord. Ça vient de Guillaume d’Orange et quand Jacques I est battu par Guillaume d’Orange, il doit se rĂ©fugier en France Ă Saint-Germain en lait. Euh et euh donc l’Angleterre qui auparavant Ă©tait bon un alliĂ© un peu euh rĂ©ticent de la France devient euh son l’un de ses pires ennemis avec la Hollande. Or l’Angleterre, c’est l’autre puissance euh euh commerciale et maritime euh d’Europe. Alors, ça c’est pour l’Ă©volution de la situation gĂ©opolitique qui, comme vous vous l’avez vu, tous les voyants sont en rouge. Alors, voyons maintenant les termes de l’Ă©quation militaire. dans les annĂ©es 690, c’est ici pour ceux qui ont un peu de mal Ă voir, l’armĂ©e française est devenue un vĂ©ritable gĂ©ant du grand siècle selon les termes du grand historien de l’armĂ©e française sous 14, John Lyn. et elle a atteint grâce aux rĂ©formes de Richelieu puis de de Louvois qui est le grand ministre de Luc XIV qu’on surnommĂ© le grand vivrier de l’armĂ©e, un maximum thĂ©orique de 400000 hommes. Alors en pratique, il y a il y a moins d’hommes Ă©videmment, on est plutĂ´t Ă un peu plus de 300000 mais ça reste un Ă©norme effectif. Euh en fait cet effectif maximum thĂ©orique, on ne le retrouvera pas en France avant NapolĂ©on. MĂŞme la RĂ©volution française a bien du mal Ă Ă l’atteindre. Euh donc l’armĂ©e française est avec c’est aussi parce que la France est le la plus grande puissance dĂ©mographique du continent. Euh donc la France est en mesure de tenir terte Ă toute l’Europe. Le problème c’est que vous voyez en on a ses effectifs en 1690 et ensuite ça plafonne. Euh donc on on bloque un peu et surtout cette massification se fait au dĂ©triment de euh la libertĂ© stratĂ©gique euh des euh des armĂ©es puisque Ă©tant beaucoup plus lourde, ayant Ă©normĂ©ment d’hommes, Ă©normĂ©ment de chevaux, une armĂ©e de 100000 hommes, c’est au bamo 60 Ă 80000 chevaux. Donc vous imaginez la consommation de fourage. Ce sont des armĂ©es qui ont beaucoup de mal Ă se dĂ©placer. Donc lĂ oĂą dans la première partie du règne sous Turine et condĂ©, on pouvait aller se battre au cĹ“ur de l’Allemagne, en rĂ©alitĂ© les armĂ©es françaises sous sous Louvoie restent quand mĂŞme beaucoup quand on est Ă leur frontière. Donc la dĂ©fense est statique et elle est d’autant plus statique que on s’appuie beaucoup aussi dans une cette logique dĂ©fensive sur la fameuse ceinture de fer qui a Ă©tĂ© construite par Voban. Donc la ceinture de fer, c’est plusieurs dizaines de places qui ont Ă©tĂ© créées ou simplement remagĂ© par vos bancs. Quand vous souvent vous voyez une place dit vos bancs, en rĂ©alitĂ©, vos banc lĂ euh un peu alors soit beaucoup amĂ©liorĂ©, soit un peu amĂ©liorĂ©, mais souvent c’Ă©tait des places qui existaient auparavant. Et donc vous voyez ici un certain nombre de pièces. Donc c’est tous les endroits oĂą l’ennemi peut attaquer. Alors la Bretagne c’est pour se prĂ©munir des invasions anglaises. LĂ c’est les Espagnols. LĂ c’est les savoyards qui peuvent envahir et surtout dans le nord et l’est de la France il y a la une double sĂ©rie de forteresses. Pourquoi une double sĂ©rie ? Bah tout simplement d’abord parce que le Nord c’est proche des Pays-Bas espagnols. La Belgique c’est Ă peu près lĂ que l’Angleterre, la France, la Hollande, l’Allemagne viennent vider toutes leur querelles depuis le Moyen-Ă‚ge jusque bon la Seconde Guerre mondiale. Donc c’est la course bas, c’est pas très loin de Paris et surtout il y a pas de il y a pas de frontière naturelle. Il y a la somme mais bon c’est pas non plus un un fleuve extrĂŞmement extrĂŞmement large. Donc bah quand on n pas de frontière naturell, on fabrique des frontières artificielles qui sont les forteresses. Alors cette logique de construction de place fortes fait que Louis XV aime beaucoup aime moins se reposer sur des batailles qui sont toujours dangereuses que sur des sièges. Pourquoi les sièges ? Parce que un siège quand vous savez Ă peu près les effectifs des des assaillants, les effectifs des dĂ©fenseurs, la qualitĂ© de la place, le nombre de fortification avancĂ©, ce genre de choses, vous savez que la place risque de tenir une semaine, 2 semaines, 6 semaines ou plus et euh voilĂ , Ă la fin des fins, gĂ©nĂ©ralement vous aboutissez au rĂ©sultats que vous escompontez. Une bataille, vous savez jamais ce qui peut se passer. Donc comme Louis XIV est dĂ©teste les risques, euh il prĂ©fère les sièges mais Ă©videmment les sièges bah c’est moins risquĂ© et donc vous savez très bien que quand c’est moins risquĂ© bah les gains sont moins importants. Euh donc on progresse moins vite avec des sièges qu’avec des batailles. Ce qui est intĂ©ressant aussi pour Louis XIV c’est que il peut se reprĂ©senter sous forme de roi de guerre sans le risque de la bataille. Alors lui-mĂŞme le grand regret de la de toute la vie de Louis XIV, il l’a lui-mĂŞme dit, c’est de ne jamais avoir participĂ© en personne Ă une bataille. Mais ça c’est son entourage qui lui a toujours interdit parce que c’Ă©tait trop risquĂ©. Évidemment, si le roi est capturĂ©, qu’est-ce qu’on fait ? C’est la catastrophe. On se souvient de l’exemple de de François Ier. Donc il met en scène sa gloire militaire lors de siège. Donc on se souvient des reprĂ©sentations de siège par Lebrun ou Volen. Euh donc ça c’est les grands principes stratĂ©giques de 2014. Mais en fait qui les met en musique c’est ces ces grands principes ? Ça ça pose la question de la direction des armĂ©es. Le donc vous voyez Louis XIV bien entendu, c’est le chef des armĂ© le chef de l’État est toujours le chef des armĂ©es. Et il y a quelqu’un qui est absolument central qui s’appelle le secrĂ©taire d’État de la guerre. On peut appeler le ministre de la guerre mĂŞme si c’est pas le terme qu’on emploie Ă l’Ă©poque. Euh donc la question qui se pose, c’est quel est exactement le rĂ´le de ce secrĂ©taire d’État ? Est-ce que c’est un cadre administratif de très haut niveau, ce qui est un ministre, ou est-ce que c’est un chef de guerre ? Alors, incontestablement, ce ministre a un rĂ´le militaire des très important, voir dĂ©cisif. C’est lui qui dĂ©cide de laallocation des ressources, Ă©videmment sous contrĂ´le du roi, hein, mais il propose au roi des solutions qu’il a Ă©tudiĂ© techniquement et gĂ©nĂ©ralement le le roi Ă©videmment peut ne pas ĂŞtre d’accord mais le ministre a quand mĂŞme un rĂ´le dans la dĂ©cision qui est important. Euh donc euh il va dĂ©cider de la location des ressources, oĂą est-ce qu’on met les principals effectifs. Donc Ă©videmment, quand il y a plus de troupes, bah c’est lĂ qu’on va attaquer. Euh il dĂ©cide de la logistique, on a vu que la logistique est un enjeu euh central et Ă©videmment il dĂ©cide des nominations. Et quand vous ĂŞtes un gĂ©nĂ©ral euh dont tout l’avancement dĂ©pend du ministre, bah gĂ©nĂ©ralement vous le obĂ©issez Ă lui plutĂ´t qu’Ă quelqu’un d’autre. Euh et ce rĂ´le est tellement important qu’on a pu croire qu’il y avait sous Louis X une vĂ©ritable stratĂ©gie de cabinet. L’idĂ©e c’est que tout se dĂ©cide depuis Versailles. On a toujours l’image Ă©videmment du soleil avec ses astres autour. Tout se dĂ©cide depuis Versailles et euh les gĂ©nĂ©raux sur le terrain euh Ă chaque fois qu’ils ont une dĂ©cision Ă prendre qu’ils doivent attaquer, euh renvoie un courrier Ă Versailles et demande ce qu’ils ils ont le droit de faire. Et comme le dit Saint-Simon qui Ă©videmment adore critiquer Louis XIV, le temps que le courrier parte du front aille Ă Versailles et revienne, l’occasion Ă©tait perdue et on n pas pu on n pas pu combattre. Euh, Ă©videmment, faut toujours se mĂ©fier de Saint-Simon, c’est extrĂŞmement riche, c’est merveilleusement bien Ă©crit, c’est très drĂ´le, mais enfin les historiens ne doivent le prendre toujours avec des pincettes parce que il sacrifient beaucoup Ă sa dĂ©testation de Louis XIV. Enfin, une d’admiration dĂ©testation. Euh, c’est très exagĂ©rĂ© en rĂ©alitĂ© euh parce que sincement on parle de gĂ©nĂ©raux en brassière complètement contrĂ´lĂ©. En rĂ©alitĂ©, dĂ©jà ça dĂ©pend de ministre du ministre lui-mĂŞme. Très clairement, Louis, personnalitĂ© dominante euh colĂ©rique euh ce voulait gĂ©nĂ©ral d’armĂ©e, les euh les ministres qui le suivent le sont beaucoup moins. Ça dĂ©pend aussi de la du talent mĂŞme du gĂ©nĂ©ral, mais aussi ça dĂ©pend d’Ă©lĂ©ments conjoncturels. D’abord du type d’opĂ©ration. quand euh l’opĂ©ration est euh euh quand la campagne doit rĂ©aliser une sĂ©rie de sièges et qu’on doit Ă©viter la bataille, globalement, Ă©videmment, on peut s’envoyer des lettres entre le Front et et Versailles. Donc euh en revance, quand on autorise le gĂ©nĂ©ral Ă donner bataille, on lui accorde une libertĂ© très importante et il est pas question pour le gĂ©nĂ©ral d’aller demander le jour de la bataille ce qu’il doit faire. Donc en rĂ©alitĂ©, la rationalitĂ© reste lĂ . Et ça dĂ©pend aussi du théâtre d’opĂ©ration. En Belgique, lĂ oĂą il y a les principales armĂ©es, lĂ oĂą sont les principaux enjeux et lĂ oĂą on est près du il y a une facilitĂ© de communication entre le Front et Versailles, bah on a un peu plus de contrĂ´le par Louis XIV. Quand ça se passe Ă Barcelone ou Ă Turin ou Ă Bilan, Ă©videmment, bah le gĂ©nĂ©ral a plus d’autonomie. Et alors, je l’ai dit, ça dĂ©pend aussi du du gĂ©nĂ©ral lui-mĂŞme. Une des raisons qui explique le fait que le soleil est en dĂ©clin, c’est aussi parce que les gĂ©nĂ©raux, les grands gĂ©nĂ©raux du dĂ©but du règne ne sont plus lĂ . Louvoie et Turen pardon, CondĂ© et Turen ne sont plus lĂ . Alors certes, il y a quelques grands gĂ©nĂ©raux encore, très bons gĂ©nĂ©raux. Luxembourg par exemple, qui est surnommĂ© le tapissier de Notre-Dame euh par sa capacitĂ© Ă remporter d’Ă©normes batailles et Ă s’emparer des Ă©tendarts ennemis qu’on va euh euh ensuite euh euh Ă©tendre dans Notre Dame oĂą euh Vilard qui euh par son infatigable bonheur arrive toujours Ă gagner notamment dans les circonstances les plus difficiles. Mais en fait, le Luxembourg meurt assez tĂ´t euh donc il est lĂ que pour la première partie de la guerre de la Ligue d’Oxbourg et Villard accède au très haut poste uniquement Ă la fin de la guerre de la succession en Espagne. au milieu, bah ça se passe mal parce que alors certes, il y a quelques gĂ©nĂ©raux talentueux sans ĂŞtre absolument extraordinaire. Catina Bouffler qui est courageux sans ĂŞtre gĂ©nial. Vendome qui peut ĂŞtre gĂ©nial ou catastrophique en fonction de de ce de son humeur qui est changeante. Et en revanche, il y a quelques dangereux incapables, très dangereux et très incapable. Euh on peut citer la feuillade qui est un gĂ©nĂ©ral de cours qui fait toute sa carrière du fait qu’il est le gendre du ministre du secrĂ©taire d’État de la guerre. Euh Marsin qui ne veut pas aller au front parce qu’il se sent lui-mĂŞme nul. Euh il l’Ă©crit hein euh mais on l’envoie quand mĂŞme parce qu’ il n’y a plus que lui. Et Villerroi qui euh a toutes ses charges du fait d’ĂŞtre l’ami d’enfance de Louis XIV et qui a quatre dĂ©faites majeures avant que Luc se rĂ©signe Ă le chasser de l’armĂ©e euh parce que non seulement il est incompĂ©tent mais en plus il est extrĂŞmement orgueilleux et il refuse de partir de lui-mĂŞme. Donc forcĂ©ment ça explique aussi alors on peut pas faire tout reposer sur les grands hommes, les grands gĂ©nĂ©raux ou les mauvais gĂ©nĂ©raux mais ça n’aide pas quand on a un gĂ©nĂ©ral comme Ville Ă la tĂŞte de l’armĂ©e. Ce qu’il y a aussi et qui est très important, c’est un nouvel art de la guerre dans l’infanterie. Et donc je parle toujours de 788 comme le grand tournant. C’est pas une enfin Ă©vidment c’est mon opinion mais c’est pas une exagĂ©ration. Il y a dans l’infanterie notamment un gigantesque bouleversement des armes et des techniques. Je peux dire sans exagĂ©ration euh qu’il y a plus de bouleversement entre 1680 et 1700 qu’entre 1700 et la fin du règne de NapolĂ©on voir au-delĂ en terme voilĂ de de mĂ©thode de combat et de matĂ©riel. au dĂ©but du règne et jusque dans les annĂ©es 16 au dĂ©but des annĂ©es 1680, il y a une dualitĂ© très forte entre alors vous le voyez le piquier qui a une très longue pique et qui est lĂ pour protĂ©ger les mousquetaires contre les cavaleries et le mousquetaire qui est lĂ pour tirer et donc faire fuir Ă l’infanterie d’en face. Mais il y a deux innovations majeures qui vont bouleverser tout ça. D’abord le fusil Ă silex qui remplace le mousquet qui est beaucoup plus fiable et beaucoup plus rapide avec un fusil ace que le mousquet il Ă©tait Ă mèche vous voyez avait une mèche incondescente qu’on amenait contre une platine qui allait donc le truc brĂ»lait ou brĂ»lait pas. Ça mettait le fusil Ă feu oĂą ça ne le mettait pas Ă feu. C’Ă©tait pas terrible. Le fusil Ă silex oĂą il y a une Ă©tincelle grâce Ă un silex fonctionne beaucoup mieux. Donc on arrive Ă tirer quand on est bien entraĂ®nĂ© deux coups par minute Ă peu près. Donc et d’autre part, il y a l’invention de la benetta douille qui permet Ă un fusil de devenir en quelque sorte une pique et Ă un fantassin de se protĂ©ger de la cavalerie. Ă€ partir de lĂ , tout change parce que on aboutit Ă ces euh voilĂ ce fusiller polyvalent. Euh donc euh donc ça c’est euh vous le voyez, il a il a uniquement un fusil et c’est pas juste le le chapeau qui change. Euh et ça il y a euh 20 30 ans d’Ă©cart seulement. Et celui-lĂ ressemble en fait du point de vue de son armement furieusement aux soldats de alors pas du point de vue de l’accoutrement mais du point de vue de l’armement furieusement aux soldats de de NapolĂ©on. Et il y a un changement fort aussi c’est que les lignes de bataille, je vais le montrer, vont s’allonger pour maximiser la puissance de feu. Parlons un peu de la cavalerie. La cavalerie est d’abord pensĂ©e pour le choc. Euh mais on commence Ă voir arriver de la cavalerie lĂ©gère, des dragons et des usards pour qui sont lĂ pour faire de la reconnaissance ou harceler les troupes adverses. Et l’artillerie est d’abord utilisĂ©e pour les sièges. Donc lĂ encore l’artillerie est très lourde. On n’est pas ceux des armĂ©es qui bougent beaucoup. Donc on peut demander s’il y a un blocage tactique sur les champs de bataille. Alors, je reviens sur cette logique de ligne de bataille et il y a un vĂ©ritable changement de ce qu’on a appelĂ© l’ordre profond oĂą on repose sur des gros bataillons qui ont une puissance de choc Ă l’ordre mince oĂą vous avez des lignes de fantassin très fines 3 Ă 5 hommes de de rang et qui vont se tirer dessus. Donc ça c’est la bataille de Steinerk 192. On va zoomer. Vous voyez, c’est dense un bataillon. Les les piques au milieu, les mousquetaires sur le cĂ´tĂ© et ça alors je suis dĂ©solĂ© de la qualitĂ© des reprĂ©sentations mais c’est les lignes de bataille de de mal plaquĂ© en 1709. C’est pas Ă peine 15 ans plus tard et c’est beaucoup plus fin. Et ça fondamentalement c’est pas très loin lĂ encore de ce qu’on va trouver sous la rĂ©volution. Quelques mots sur la marine. Alors, il faut dire que l’Ĺ“uvre de Colbert, ça a Ă©tĂ© un dĂ©veloppement sans prĂ©cĂ©dent de la marine en 1690. La marine française est la première d’Europe. Elle a pris le contrĂ´le de la MĂ©diterranĂ©e dans les annĂ©es 1670 et en 1690, elle elle arrive Ă battre les Anglais hollandais au Cap Bezier et elle a la maĂ®trise de la manche et d’ailleurs les effectifs de la marine française sont supĂ©rieurs Ă saut des marines hollandaises et anglaises rĂ©unies. Le problème, c’est que Louis X ne sait pas trop quoi en faire de cette marine qui a gagnĂ© la suprĂ©matie maritime. C’est-Ă -dire qu’il n’essaie pas d’envahir l’Angleterre après le Cap Buzier parce que c’est pas la mĂŞme chose d’avoir la suprĂ©matie dans la manche et de dĂ©placer des dizaines de milliers d’hommes pour faire une invasion. Et en fait 2 ans plus tard, de toute façon, il y a une fin de la supĂ©rioritĂ© maritine française après la dĂ©faite de la hou. Et donc le 14 va un peu transformer l’approche. Alors Ă©videmment pas lui directement, c’est pas voilĂ , il est pas passionnĂ© par les choses de la mer, mĂŞme si il s’y intĂ©resse davantage qu’on a pu le dire. Euh mais d’abord pendant la guerre de succession en Espagne, d’abord il y a des coupes budgĂ©taires, donc forcĂ©ment euh euh si vous avez pas les moyens de rĂ©parer les navires euh c’est compliquĂ©, vous pouvez plus les mettre Ă flot. Euh mais en fait, on va se spĂ©cialiser dans autre chose, dans la protection des convois d’une part, notamment les flottes d’argent qui reviennent d’Espagne quand on est allĂ© avec l’Espagne et aussi dans la guerre de course. Et donc, on remplace ce qu’on a appelĂ© la guerre d’escadre, c’est-Ă -dire oĂą vous avez des grandes batailles de ligne Ă ligne Ă la guerre de course oĂą les Français vont plutĂ´t attaquer les navires marchands alors que ce soit les les baligners du Schitberg ou les commerçants ou encore s’emparer de Rio de Janero en en 1711. Et par contre, ils affrontent jamais en combat direct les Anglais et les Hollandais parce qu’ils n’en ont pas les moyens. Et ça fonctionne plutĂ´t bien parce que quand votre ennemi principal, ce sont des puissances maritimes et commerciales, quand vous tapez dans le commerce, ça marche. Alors ça ne suffit pas pour gagner mais enfin ça marche quand vous ĂŞtes dans une logique de garde d’usure. Alors lĂ on est Ă peu près on est très exactement euh au milieu de de ma de ma prĂ©sentation et lĂ vous vous dites bah c’est bien gentil, vous nous expliquez tout un tas de choses. Mais alors quand est-ce qu’on se bat ? Bah on y arrive. Vous voulez des batailles ? Moi aussi on y va. Euh voilĂ , vous en aurez vous aurez un très beau siège lĂ , ça c’est Namur. Donc et vous avez une des grandes des plus grands affrontements ici c’est une mĂ©daille qui qui reprĂ©sente une des un des plus grands affrontements de la reine de lu 14 peditum franchorum la valeur de l’infanterie française et donc c’est la la bataille de Steinerk pendant la guerre de la ligue d’Oxbourg. Alors, ce qui est intĂ©ressant avec la guerre de la ligue d’Oxbourg, c’est que vous si vous lisez des livres, si vous connaissez pas très bien le sujet et que vous lisez des livres dans des dans des Ă©dition euh pays diffĂ©rents, vous comprenez pas de quoi ça parle parce que c’est jamais la mĂŞme guerre. Les Français, alors avec les dates, vous arrivez Ă comprendre, c’est Ă peu près la mĂŞme chose, hein, mais les Français parlent de la guerre de la Ligue d’Oxbourg. Pourquoi ? C’est une façon de dire la guerre de la ligue d’Oxbourg, c’Ă©tait une rĂ©union euh des l’empereur et des princes allemands rejoints par la Hollande et les Anglais. C’est une façon de dire c’est de la faute des mĂ©c attaquĂ©s, c’est la faute des autres. Les Allemands parlent de guerre de succession palatine. C’est une façon de dire “Ah mais c’est parce que Louis XIV a voulu imposer son candidat sur le trĂ´ne de du Palatina que on a dĂ» se dĂ©fendre.” Euh les Anglais disent c’est la guerre de succession en Angleterre parce que c’est Louis XIV qui a voulu imposer Jacques I et tout le monde se met d’accord en parlant de guerre de 9 ans parce que globalement ça a durĂ© 9 ans. Ça, on est tout le monde est d’accord. Et alors euh tout le monde est d’accord aussi sur le fait que la France pendant cette pĂ©riode est seule face Ă l’Europe. Euh elle n’a pas un seul alliĂ© et pourtant elle fait face. c’est dire quand mĂŞme l’Ĺ“uvre remarquable de l’ouvois euh et aussi la dĂ©gradation de la situation diplomatique. Euh la guerre se fait sur quatre fronts. Les Pays-Bas espagnols Ă©videmment qui est toujours lĂ oĂą on met le le plus de troupes parce aussi parce que c’est lĂ qu’on peut le plus les ravitailler parce que le c’est des terres qui sont très fertiles. Le rein, l’Italie et l’Espagne puisqu’onessa pas d’envahir l’Angleterre. Alors je vais d’abord parler des Pays-Bas espagnols qui est en terme d’effectif le principal thĂ© d’opĂ©ration du conflit. Au dĂ©but, ça se passe plutĂ´t bien. Il y a le marĂ©chal de Luxembourg. Euh le marĂ©chal de Luxembourg disait euh alors ça a Ă©tĂ© repris par Voltaire, mais c’est lui qui l’avait dit “Dieu est pour les gros bataillons”. Euh puisqueĂ©videmment tout le monde sait que une bataille est un est un jugement divin, mais enfin bon, quand il y a des gros bataillons ça aide. Euh et donc Luxembourg a les plus gros bataillons et il arrive Ă Ă vaincre les autres. Enfin, pas tout le temps Fleurus, il est pas forcĂ©ment en supĂ©rioritĂ©, mais il remporte des très grandes victoires Ă Florus, Ă Steinerk, il s’empare de Namur. VoilĂ , on a des reprĂ©sentations de Van Derm qui est cĂ©lèbre ça et l’Ă©norme bataille de Nervinden extrĂŞmement sanglante. Donc il Ă©crase l’armĂ©e adverse. Le problème c’est que ces troupes Ă chaque fois sont tellement fatiguĂ©es et assez peu mobiles que globalement les conquĂŞtes sont jamais spectaculaires et donc la cour commence Ă un peu se lasser et ça suscite l’incomprĂ©hension. Et de toute façon, après quand il meurt en 1694, euh Louis XIV a le mauvais goĂ»t de confier l’armĂ©e Ă Villerrois qui commence par sa carrière militaire par deux Ă©checs. Il en fera d’autres he vous inquiĂ©tez pas. Euh d’abord comme il est pas capable de dĂ©fendre Namur, il se juge plutĂ´t bombarder Bruxelles et euh dans une logique de destruction de maison de la population pour contraindre l’Ă©lecteur de Bavière qui Ă l’Ă©poque le gouverneur de de Belgique a capitulĂ©. Évidemment, bah dĂ©truire les maisons des citoyens, ça n’a jamais convaincu qui que ce soit de capituler. Donc ça ne marche pas. Et euh pendant ce temps-lĂ , il perdur qui est reprise par Guillaume d’Orange. C’est l’une des plus grandes victoires de Guillaume d’Orange parce qu’il fallait qu’il soit face Ă Villerroi, face Ă Luxembourg, c’Ă©tait plus difficile. Donc voilĂ , il y a un progrès. Puis on on diminue. Euh il y a quelque chose de Ă la fois dĂ©evant militairement et catastrophique symboliquement. vous aurez peut-ĂŞtre reconnu le fameux ravage du Palatina. Euh en soit, militairement, le pal ravage du Palatina, c’est pas mal pensĂ©. Euh l’idĂ©e, c’est que euh on ne peut pas faire la guerre avec trop d’effectifs sur deux fronts. Donc, on va se concentrer sur les Pays-Bas espagnols oĂą on met la plupart des troupes et on peut pas dĂ©fendre le rein. Donc, on va faire une guerre Ă©clair d’abord pour s’ pour envahir un certain nombre de places. euh le temps que parce que le l’empereur met toujours plus de temps Ă mobiliser ses troupes parce que c’est compliquĂ© le système le système de d’immobilisation allemand puisque il y a pas la centralisation française. Euh mais euh donc on l’empereur prend un peu de temps. Donc le 14 arrive Ă s’emparer de place comme il sait qu’il ne peut pas les tenir. L’idĂ©e c’est de raser les places pour qu’elle ne soit pas utilisĂ©e ensuite comme point de d’invasion par l’adversaire, mais aussi pour faire bonne figure de ravager les terrains alentours pour que le terrain ne puisse pas ravitailler les hommes et les chevaux et mĂŞme aller jusqu’Ă dĂ©placer des populations entières pour peupler l’Alsace avec des paysans. L’Aace est en germanophone. On prend des populations paysanes dans le Palatina et on va les dĂ©placer en Alsace. Euh ça marche pas très bien. D’abord parce que les Français manquent de temps et puis parce que les gĂ©nĂ©raux n’ont pas très envie de le faire. Alors certains n’ont pas très envie de le faire. Ils considèrent que c’est contraire Ă leur euh logique euh leur honneur euh nobilière euh et euh voilĂ . et puis il manque de temps. Mais certains s’illustrent de façon assez assez brutale, notamment MĂ©lac qui est reprĂ©sentĂ© ici et ça sert Ă©normĂ©ment la propagande antifrançaise. ForcĂ©ment quand votre mĂ©thode de de combat c’est la destruction de de non seulement de forteresse, tout le monde peut comprendre mais de villes entières, ça alimente l’idĂ©e de du roi du turc du turc très chrĂ©tien ou du turc d’Occident. Paradoxalement, c’est au sud oĂą les efforts n’ont pas Ă©tĂ© les plus considĂ©rables parce que c’est difficile aussi d’envoyer plus de troupes, que les succès français sont les plus importants. En fait, la situation de la France c’est qu’elle doit se battre contre tout le monde. C’est donc Ă©videmment Ă©puisant financièrement, dĂ©mographiquement, mais politiquement la France Ă©tant seul n’a pas de d’enjeu de de soliditĂ© d’alliance. Alors que quand face Ă elle, vous avez des alliances hĂ©tĂ©rocliques qui rĂ©unissent des protestants, des catholiques et des gens qui ont naturellement des intĂ©rĂŞts très divers, euh le jeu de Louis XIV, ça a Ă©tĂ© de se dĂ©fendre et de dĂ©nouer les alliances euh l’alliance adverse. Et donc euh il essaie donc le bombardonnement de Bruxelles, c’est c’est pour essayer de faire sortir le l’Ă©lecteur de Bavière du conflit, mais en fait il rĂ©ussit beaucoup mieux en Savoie. Donc le duc de Savoie Ă©tait l’ennemi de l’ennemi de la France. Mais d’abord, il y a des victoires militaires de Catina notamment Ă la Marseille qui s’empare d’un certain nombre de places Savoyard. Et alors que euh le duc de Savoie est quand mĂŞme plutĂ´t battu militairement, Louis XIV lui offre une paix extrĂŞmement Ă son avantage. Et comme le duc de Savoie qui a Ă©tĂ© surnommĂ© l’archimiavel, Savoyard, c’est dire la rĂ©putation quand mĂŞme du personnage, euh bah n’a pas d’hostilitĂ© particulière Ă changer d’alliance quand on lui propose euh un parti très intĂ©ressant. accepte du coup de changer de de changer d’alliance. Il rĂ©cupère des places alors qu’il en plus alors qu’en fait il Ă©tait plutĂ´t battu militairement et il marie sa fille au petitfils 2014 devant hĂ©ritĂ© de la couronne. Donc Ă©videmment comme lui euh il n’a que des avantages, il sort de l’alliance ce qui permet de Ă©videmment de fragiliser l’alliance. L’alliance est surtout fragilisĂ©e par le fait que le roi d’Espagne n’est pas plus du tout en mesure de soutenir la guerre. Et quand les Français s’embarent de Barcelone en 1697, il euh il est forcĂ© de de capituler et Ă partir du moment oĂą il y a deux Ă©lĂ©ments de l’alliance qui ont capitulĂ©, les autres euh finissent par euh par cĂ©der. Donc on arrive Ă une paix de compromis avec euh la paix de Risvic. Donc c’est une paix de compromis. Pourquoi ? Pour lui 14, c’est la reconnaissance des principaux acquis, notamment Strasbourg et l’Alsace. C’est-Ă -dire que toute la politique des rĂ©unions oĂą il avait grattĂ© euh passez-moi l’expression, mais gratter progressivement des territoires pour unifier l’Alsace, euh consolider la Lorine, euh toute cette politique-lĂ est euh validĂ©e et euh donc l’empereur, le roi d’Espagne l’accepte. Euh donc ça c’est pour la partie positive. Mais toutes les places qu’il avait conquis en amont, notamment Luxembourg qui servait de tremplin pour envahir les Pays-Bas espagnols, il doit les cĂ©der. C’est aussi une façon de ne plus inquiĂ©ter ses ses voisins. Il fait quand mĂŞme une concession Ă©norme. Il reconnaĂ®t Guillaume II comme roi d’Angleterre, c’est-Ă -dire qu’il accepte que d’abord un protestant remplace un catholique et surtout que le choix d’un roi par l’Ă©lite d’un pays, donc en l’occurrence l’Ă©lite anglaise qui se choisit Guillaume II au dĂ©triment de Jacques I et pressĂ©ance sur les règles dynastiques et donc la monarchie de droit divin. Et donc il accepte de considĂ©rer que Jacques I n’est plus roi. Et ça, ça choque Ă©normĂ©ment Ă la cour. Euh donc en fait, il a gagnĂ© beaucoup de batailles mais au final il y a cette paix de compromis qui est souvent mal comprise. Euh alors pourquoi il l’accepte ? Parce qu’il y a une vision stratĂ©gique de long terme. PrĂ©parer la guerre de succession d’Espagne. Euh pourquoi on parle de succession d’Espagne ? En Espagne, Ă l’Ă©poque, il y a un roi qui est une sorte de mort en surcis, Charles II qui est surnommĂ© l’ensorcelĂ©. Je vous dirai pas le mot en espagnol parce que mon accent je n’en ai je n’en ai aucun. Euh et euh en fait le problème de Charles I, c’est que il est le fruit d’une sĂ©rie d’alliances consanguines euh de plus en plus de plus en plus rapprochĂ©. Donc euh il a d’Ă©normes problèmes cognitifs, d’Ă©normes problèmes physiques. Donc euh dès qu’il naĂ®t, en fait, tout le monde est convaincu que il va euh va va pas survivre très longtemps et que donc la monarchie d’Espagne n’aura plus d’hĂ©ritiers direct. Et comme il y a plus d’hĂ©ritier direct, bah il faut bien choisir un hĂ©ritier quelque part. Et lĂ la donc ça peut ĂŞtre bon Ă diffĂ©rents endroits mais Louis XIV est convaincu que si jamais il y a pas d’hĂ©ritier direct, il pourra avec des arguments juridiques appuyĂ©s par ces troubles dire bon ben excusez-moi, j’accepte que les droits de la famille Bourbon ne soient pas respectĂ©s. enfin ne euh voilĂ euh parce que moi aussi j’ai des candidats euh dans ma famille au TrĂ´ne d’Espagne. J’accepte de cĂ©der leur droit mais en Ă©change, je veux des parties de l’Empire espagnol parce que l’empire espagnol c’est la pĂ©ninsule ibĂ©rique sans le Portugal mais c’est aussi Naples, le Milanais, les Pays-Bas espagnols, je l’ai dĂ©jĂ dit et un immense empire outreatlantique. Donc l’idĂ©e Louis XIV, c’est de dire bah voilĂ , je pourrais si j’accepte que ce soit un tiers qui devient droit d’Espagne et pas mon fils ou mon petitfils en Ă©change vous me donnez Napl et puis vous me donnez Milanais. Euh c’est un peu un voilĂ un deal d’avocat vous vous imaginez un peu de de droit privĂ©. Et l’idĂ©e c’est pas de refaire les guerres d’Italie de François 1er, c’est d’Ă©changer Napl contre par exemple la Lorenne. Comme ça bah on rĂ©cupère la Loren, on consolide les frontières. on Ă©change le Milanais qui est riche contre la Savoie qui est moins riche et donc le duc de Savoie pour ĂŞtre intĂ©ressĂ© de faire l’Ă©change et donc ça consolide les les frontières alpines. Donc en fait l’objectif de la la succession d’Espagne pour le XIV c’est vraiment cette logique de frontière sĂ»re et de faire son tromper prĂ©carrĂ©. Il est tellement intĂ©ressĂ© par cette logique de succession qu’il en va jusqu’Ă signer avec son ennemi jurĂ© Guillaume II traitĂ©s de partition successif oĂą en fait la France et l’Angleterre et la Hollande puisque Guillaume II est un peu Ă cheval, il est Ă la fois rang d’Angleterre et statute d’ur de Hollande disent ben nous acceptons nous la France s’engage Ă accepter la succession d’Espagne et accepter le testament de Charles II mais en Ă©change j’aurai ces j’auraiis cette terre lĂ et l’Angleterre et la Hollande disent “En Ă©change, je j’accepterai ou je vous soutiendrai pour acquĂ©rir cette terre.” Et donc c’est fascinant c’est traiter parce que c’est des sortes de de traitĂ© avant mĂŞme la guerre qui vise Ă l’Ă©viter. Donc c’est très moderne et euh mais malheureusement tout ça va Ă©chouer dans une Ă cause d’une guerre qui va devenir une vĂ©ritable Ă©preuve de force parce qu’en 1700 ce qui devait arriver Ă Riva c’est le dĂ©cès de Charles I sans hĂ©ritier. Ça c’Ă©tait prĂ©vu. Ce qui n’Ă©tait pas du tout prĂ©vu, c’Ă©tait que Charles I accorde la couronne d’Espagne Ă Philippe Djou, le petitfils de Louis XIV. Pourquoi c’Ă©tait pas prĂ©vu ? Parce que Charles II, c’Ă©tait un Habsbourg de Madrid. Depuis Charlecin, les Habsburg de Madrid et les Habsbourg de Vienne sont cousins. Et donc on imaginait que Charles II donne plutĂ´t alors au dĂ©but, il y avait une hypothèse en du cĂ´tĂ© de d’une famille bavaroise mais ça il y a eu un dĂ©cès. Cette hypothèse a Ă©tĂ© a Ă©tĂ© levĂ©e. Donc on imaginait qu’il allait confier la couronne d’Espagne Ă la branche cadette de la la famille de Habsbourg de Vienne pour que ça reste voilĂ chez chez chez les Habsbourg et que en Ă©change Louis XIV rĂ©cupère ces fameuses terres donc Naples et le Milanais. Ce qui se passe, c’est que les Espagnols n’ont pas du tout envie que l’empire espagnol soit dĂ©membrĂ© et ils savent que les Habsbourg ne sauront pas protĂ©ger l’empire espagnol et ils savent d’ailleurs que voilĂ , il y a eu ces traitĂ©s de partition qui ne sont pas secrets. Donc euh les Espagnols convaincent Charles II juste avant sa mort de donner la couronne Ă un français en se disant “Bah, la France avec sa puissante armĂ©e saura protĂ©ger l’Espagne.” Et euh pour lui 14, c’est vĂ©ritablement un choix cornĂ©lien parce que soit euh il respecte les traitĂ©s de partition qu’il a signĂ© avec l’Angleterre et la Hollande, mais il dĂ©clare la guerre Ă un pays qui vient de choisir son petitfils comme roi, qui est quand mĂŞme un peu compliquĂ©. Euh soit il accepte le testament de Charles II mais il viole les traitĂ©s qu’il a signĂ© avec le roi d’Angleterre. Euh alors Ă©videmment d’un point de vue dynastique et ça fait un roi bourbon en Espagne et d’un point de vue commercial permet au commerçant français de commercer plus facilement avec l’AmĂ©rique mais il sait que ça risque de dĂ©clencher une guerre. Donc finalement euh il choisit le testament de de respecter le testament de Charles II. L’Espagne et toutes ces dĂ©pendances accueillent très favorablement Philippe I, ce qui Ă©tait pas Ă quis hein parce que on imagine, ils ont un roi français, ils sortent de Ă peu près 150 ans de guerre contre la France, il rĂ©cupère un droit un roi français et l’alliance française. Finalement, ça ça se passe très bien, sauf que tous les autres ne l’entendent pas de cette oreille. Et donc très rapidement, il y a une grande alliance qui se monte Ă la qui rĂ©unit bon assez logiquement la Hollande, l’Angleterre, les États de l’empereur. Très rapidement, tout un tas de de princes allemands, la Savoie et le Portugal rejoignent l’alliance en 1702 1703 et aussi alors j’ai mis le les territoires de la couronne d’Aragon en achurĂ© parce que au dĂ©but Ă©videmment en fait ils appartiennent Ă la couronne d’Espagne et mais lorsque les Anglais arrivent Ă dĂ©barquer en 1705, la population se soulève parce que en fait les Espagnols enfin les les Argonais et surtout les les les Catalans craignent que les Castillans profitent de de l’arrivĂ©e de ce roi naturellement absolutiste puisqu’il est bourbon hein, il a un sang bourbon donc il a un sang absolutiste. C’est l’image qui qu’il a pour limiter et abolir les libertĂ©s traditionnelles de de de l’Aragon. Donc il y a une un soulèvement populaire contre contre ce roi. Donc je ne vais pas dĂ©tailler l’ensemble l’ensemble du conflit. Ce serait trop ce serait trop long. Mais je vais vous parler de ce qui se passe mal parce qu’au dĂ©but ça se passe très mal. Et ça se passe mal Ă cause de deux très grands gĂ©nĂ©raux. Vous voyez, cĂ´tĂ© alliĂ©, c’est tout le temps les mĂŞmes. CĂ´tĂ© français, bah Ă chaque fois, ils sont battus, donc ça tourne. Il y a Marl Borau et le prince Eugène. Alors, Marl Borau, on on l’a dit en introduction, euh Marlbor, tout le monde le connaĂ®t parce que c’est Ă la fois celui qui a donnĂ© son nom Ă la chasson, celui qui a son donnĂ© son nom au paquet de cigarettes et au cowboy Marboru de façon dĂ©tournĂ©e, mais c’est lui. l’ancĂŞtre de Wiston Churchill et il est moins connu pour ce qu’il est rĂ©ellement, c’est-Ă -dire le plus grand militaire de l’histoire britannique très supĂ©rieur Ă Wellington de mon humble point de vue et aussi le plus alors du point de vue de Voltaire qui est point de vue plus autorisĂ© et plus intĂ©ressant que moi, l’homme le plus fatal Ă la France qu’on vu depuis plusieurs siècles parce que Marbor Borau qui vient de la toute petite noblesse britannique et qui en fait en gĂ©nĂ©ral qui en gros fait toute sa carrière en trahissant beaucoup de monde euh est aussi un très grand gĂ©nĂ©ral et donc il remporte une sĂ©rie de victoires Ă©clatantes contre les Français. Ă€ la fois grand gĂ©nĂ©ral et gĂ©nĂ©ral assez iconoclastte puisque comme il a pas il a pas une carrière militaire très longue, il apporte des idĂ©es nouvelles. Et de l’autre cĂ´tĂ©, il y a le prince Eugène. Donc le prince Eugène qui est un très grand prince puisqu’il est apparentĂ© au Bourbon par son père et c’est le fils d’une maĂ®tresse de Louis XIV. Il est le petit neveu de de Mazarin aussi. Donc il est Ă la fois franco-italien et il sert l’empereur. Euh donc vĂ©ritable gĂ©nĂ©ral europĂ©en et euh il est lui aussi en fait au dĂ©but il voulait servir dans l’amĂ©e de Louis XIV et Louis XIV qui s’Ă©tait brouillĂ© avec sa mère et qui le trouvait un peu chĂ©tif puisqueeffectivement il est bossu malingre lui a dit bah Ă©coutez je peux vous donner je peux vous donner une abaye mais un rĂ©giment ça me paraĂ®t inappropriĂ©. Bon, il a Ă©tĂ© vexĂ©, il est parti servir l’empereur qui battait contre les Turcs et est devenu le second euh ou enfin le meilleur gĂ©nĂ©ral de 100 ans avec Marlbor. Donc, il y a un certain nombre de batailles en 1704, la première grande victoire de Marlb Eugène Ă Blenheim. euh Blenheim dont Wiston Churchill qui n’est pas parfaitement neutre hein, Ă©videmment c’est alors il est Ă la fois très fier de son ancĂŞtre et c’est un habile politicien Churchill mais en tout cas il a dit de Benheim que c’est la bataille qui avait changĂ© l’axe historique du monde. Pas mal. Euh en fait les Français donc Talar et Marsein et l’Ă©lecteur de Bavière sont battus et en une seule bataille ils perdent toute la Bavière, c’est autre chose que perdre une seule ville. En 1706, Rami Ă Rami, donc dans les Pays-Bas espagnols, Marlbora est tout seul mais il Ă©crase Villeroi et le prĂ©lecteur de Bavière et il s’empare de la quasi totalitĂ© des Pays-Bas espagnols, c’est-Ă -dire ce que le marchal de Luxembourg avec tout son talent avait eu beaucoup de mal Ă mĂŞme pas rĂ©ussi Ă conquĂ©rir en un certain nombre de victoires. Donc Eugène laissĂ© seul est parti en Italie arrive Ă vacre le Duc d’OrlĂ©an. Alors Dugan LĂ©an est un très grand très bon militaire par ailleurs euh le futur rĂ©gent mais il voilĂ les responsabilitĂ©s Ă©taient pas clair. Il a il a rĂ©ussi pas Ă s’imposer et il est il est il a avec lui Marsin et la feuillade qui sont deux catastrophes. Euh ce qui fait que Eugène non seulement arrive Ă faire lever le siège de Turin, mais il s’empare de toute l’Italie du Nord et l’Italie du Sud en quelques mois. Donc une bataille, la perte d’un pays entier, pas mal. Et ensuite il il envahit la Provence. Et enfin Marlboro et Eugène bah se rĂ©unissent Ă nouveau. Ils s’entendent très bien. C’est rare que deux grands gĂ©nĂ©raux les deux meilleurs gĂ©nĂ©raux de leur temps s’entendent bien mais en l’occurrence lĂ malheureusement pour les Français euh ils s’entendent très bien. Et alors lĂ face Ă eux Louis XIV dĂ©cide de mettre une la plus puissante armĂ©e qui l’it jamais rĂ©unie. Plus de 100000 hommes. Le duc de Bourgogne donc son petit-fils, alliĂ© Ă celui qui est le Ă l’Ă©poque considĂ©rĂ© comme le meilleur gĂ©nĂ©ral du royaume, le Duc Vandom. Sauf que les deux hommes se disputent. Euh Marlbor Eugène qui ne se dispute jamais arrivent Ă les vaincre Ă Haard et ils s’emparent de l’Ă®le. Et lĂ , la prise de l’Ă®le est une catastrophe pour les pour les Français parce que d’abord c’est une catastrophe symbolique. Lille, c’est la première grande conquĂŞne du règne personnel de Lou XIV. Donc, on a l’impression que le règne personnel de Lou 14 est balayĂ© d’un trait de plume. Euh et aussi la conquĂŞte de l’Ă®le, c’est l’invasion du territoire national, la capacitĂ© pour les alliĂ©s Ă rançonner les les les voilĂ les populations locales du nord de la France. C’est tellement important l’Ă®le que quand le marĂ©chal de Bouffler euh fait frapper des devises, alors c’est desvises en cuivre euh qui valent uniquement dans la ville de Lille qui est assiĂ©gĂ©, donc il y a un siège qui dure plus de 6 mois qui est très long, le marĂ©chal de Bouffler fait frapper des devises des des fait frapper des monnaaies. Et la devise de cette monnaie, c’est prodĂ©fentionner Urbis cette patriaille pour la dĂ©fense de la ville et de la patrie. Donc on n’est pas très loin de la patrie en danger 1792. DĂ©fendre l’Ă®le c’est sauver. On a pas dit la nation Ă l’Ă©poque hein, on dit la patrie. C’est dĂ©jĂ quelque chose de d’assez symbolique. Bah n’empĂŞche que l’Ă®le tombe quand mĂŞme. Alors qu’est-ce qui se passe en Espagne pendant ce temps-lĂ ? Philippe 5 sauve sa couronne. Au dĂ©but, bah comme vous avez compris, au dĂ©but, ça se passe mal. En 1702, le Portugal fait dĂ©fection. En 1704, Gibraltar est conquise par les Britanniques. Ă€ l’Ă©poque, c’est pas si important parce que la place maritime la plus importante c’est Minorc. conquiste par les britanniques aussi un peu après. En 1705, c’est la prise de Barcelone, ça je l’ai dit, il y a le soulèvement des territoires de la couronne d’Aragon pour la dĂ©fense des Foueros. Et en 1706, le Philippe 5 que vous voyez ici met le siège devant Barcelone, doit fuir parce que le la marine française ne le soutient pas, se retrouve Ă Perpignan donc il quitte carrĂ©ment son propre royaume et au lieu, alors certains lui disent “Bah, il vaut mieux rester en France, c’est plus prudent.” et il dĂ©cide de revenir en passant par le nord des PyrĂ©nĂ©es et de reconquĂ©rir Madrid. Et ce moment-lĂ entraĂ®ne un vĂ©ritable changement de euh un vĂ©ritable bouleversement politique parce que les Cillans les Castillans prennent frais et cause pour leur roi. Alors pourquoi ils prennent frais et cause pour un roi qui pourtant est français ? D’abord parce qu’il revient et donc il fuit pas en France. C’est sĂ»r que s’il avait fuit ça n’aurait pas marchĂ©. Euh et puis alors il voit bien que d’un cĂ´tĂ© Philippe I, bon euh certes, il est français mais euh euh de l’autre on a cert un Habsbourg, mais le Habsbourg Habsbourg qui est soutenu par les portugais, ils aiment pas les Portugais, euh les Catalans, ils dĂ©testent sans doute encore plus les Catalans que les Portugais euh et en plus par tout un tas de soldats protestants. Et bon ben vous imaginez bien que la population castillane ne croit pas trop Ă ce roi qui se l’archite Charles qui se dit roi catholique mais qui est roi catholique par la grâce des hĂ©rĂ©tiques. Donc forcĂ©ment il arrive aux troupes de Charles de Habsbourg Ă peu près ce qui arrivera aux troupes de du roi Joseph le frère de NapolĂ©on un siècle plus tard. Elles sont attaquĂ©es par la population locale tiraillĂ© par la faim et la soif. Elles doivent Ă©vacuer la Castille. Et donc il y a une reprise quasiment sans combattre de Madrid par le roi Ă la fin de l’annĂ©e 1706 et en 1707, il y a des troupes françaises qui arrivent. Ça lui permet une victoire Ă Almanza qui est extrĂŞmement importante parce qu’après Almanza globalement la couronne est sauvĂ©e. Euh enfin quoi qu’il a des moments un peu difficiles mais il faut attendre 1710 pour avec les victoires de Brioga et Vila Viosa oĂą lĂ globalement c’est complètement actĂ©. L’Espagne est reprise par Philippe I mais Barcelone ne tombe que le 11 septembre 1714, donc après la paix. Et d’ailleurs, vous savez peut-ĂŞtre que le 11 septembre 1714, c’est la c’est un anniversaire qui ça va s’appeler la Diada. Et donc la chute de Barcelone Ă ce moment-lĂ est considĂ©rĂ©e comme la fĂŞte nationale entre guillemets euh de la Catalogne. Et donc euh tous les 11 septembre Ă 17h14 dans toute la ville, il y a une grande clameur de dĂ©sespoir parce que c’est le moment oĂą l’indĂ©pendance de l’indĂ©pendance ou en tout cas les libertĂ©s traditionnelles de la Catalogne sont abolies. Donc, on se bat aussi en AmĂ©rique du Nord puisque il y a des affrontements franco-britanniques pour les territoires et le contrĂ´le des zones de pĂŞche. Euh dans les CaraĂŻbes, on se bat pour le contrĂ´le des Ă®les Ă sucre et Ă partir de donc ça c’est vrai sur les deux guerres. Euh les ces deux guerres sont vĂ©ritablement les deux premières guerres mondiales, mĂŞme si l’enjeu internation l’enjeu extraeuropĂ©en est moins important que l’enjeu europĂ©en. Euh h et euh Ă partir de la guerre de de succession d’Espagne, il y a un enjeu très fort pour les Français, c’est d’arriver Ă sauver les flottes d’argent espagnoles qui viennent de de du PĂ©rou. Donc on a vu ça se passe mal pour faire simple et il y a une gigantesque crise financière, politique, morale et mĂŞme climatique parce qu’il y a en 1709 le grand hiver qui semble vĂ©ritablement un châtiment divin. Il faut imaginer que le grand hiver c’est en une nuit tout le territoire national sauf la Bretagne perd 20 degrĂ©s. Et il y a une sĂ©rie de gels et dĂ©gels qui dĂ©truisent et je le dis sans exagĂ©rer, 90 % des rĂ©coltes du royaume. Des rĂ©coltes, des arbres fruitiers. Euh donc Ă©videmment, les animaux meurent de faim, donc il y a plus de chasse. C’est un on a pu calculer que c’Ă©tait 600000 morts entre 1709 et 1710. Pour une population qui est habituĂ©e Ă voir dans le moindre Ă©vĂ©nement climatique une dĂ©cision divine, quelque chose de totalement exceptionnel et qui n’a jamais eu lieu dans l’histoire de France, ni avant ni après, ça paraĂ®t quand mĂŞme un châtiment. Et mĂŞme maintenant, madame de maintenant qu’on voit ici explique que le roi Ă©tait sans doute trop glorieux et Dieu a voulu l’humilier. Euh alors les alliĂ©s sont convaincus que voilĂ le il suffit d’une pichenette pour faire tomber le territoire. Godolphine qui est un peu le le premier ministre britannique explique que la France est un royaume croulant. Ainsi euh son homologue en quelque sorte hollandais dit que Paris c’est plus une ville de garnison de frontière que capitale de royaume. Et il y a des nĂ©gociations de paix en 1709 et ils existent de la France que elle rendent toute l’Alsace la ville de Lille entre autres choses. Donc effacer quasiment toutes les conquĂŞtes du règne de Louis XIV et Louis XIV est prĂŞt Ă signer lĂ -dessus. On le sait, on a toutes ces instructions. Mais au dernier moment, il ils se disent “Bon, l’Espagne quand mĂŞme ça ĂŞtre difficile Ă conquĂ©rir. On aimerait bien que vous nous donniez des troupes françaises pour aller attaquer le votre petitfils.” La Louis XIV dit que c’est Ă©videmment c’est inacceptable. La princesse Palatine, il est contre l’humanitĂ© qu’ils aient eu une idĂ©e une idĂ©e pareille. Et donc il ront les nĂ©gociations de prĂŞt. Et donc ce qui est intĂ©ressant c’est qu’on voit que pendant la guerre de succession d’Espagne, la population souffre mais elle tient. Donc il y a des morts, je l’ai dit, il y a une grande rĂ©volte, la guerre la rĂ©volte des Camisars, mais elle est des sens religieuses et c’est les populations protestantes qui Ă©tant euh dans des territoires enclavĂ©s dans dans les SĂ©venes n’ont pas fuit euh qui se rĂ©voltent. Le reste du royaume, il y a quelques rĂ©voltes mais c’est très peu. Alors que les alliĂ©s Ă©taient convaincus que il suffirait qu’ils envahissent la France pour que toute la population se rĂ©volte contre certains femmes tirant papistes. En rĂ©alitĂ© la population se rĂ©volte certes mais c’est contre eux parce que forcĂ©ment bon ben les alliĂ©s Ă©tant euh gĂ©nĂ©ralement euh protestants. Ça dĂ©plaĂ®t beaucoup au royaumes aux populations du nord du royaume. On a d’ailleurs le journal d’un curĂ© de campagne de du nord de la France pas très loin de Touris qui dit alors ça il raconte ce qui se passe le 27 juin 1709. Quelle journĂ©e le jugement dernier sera-t-il plus effroyable ? Plus de 10000 marodeurs armĂ©s de pistolets, de pioches, de poche, de bayonnettes, d’Ă©pĂ©e, de grands bâtons sont venus frondre sur la l’Ă©glise. Ils ont pris plus de 50 vaches pillĂ©s des billets hommes, femmes et filles, violet plusieurs, tuĂ©s Ă coup de bâton. Tous ces sacrilèges ont exercĂ© leur âge sur l’Ă©glise. Donc l’immension religieuse est fondamentale pour dire que lui-mĂŞme est incurĂ©. Euh nous avons Ă©tĂ© voilĂ euh ils ont commis toutes les une humanitĂ© des nations Ă©trangères dont on entendait des points de langage et qui avaient des visages qui ne respiraient que le carnage. C’est pas ces gens-lĂ au profit duquel on a envie de se rĂ©volter parce qu’on se dit qu’on a un tyran papiste qui est Louis XIV. Donc en fait la l’idĂ©e la conviction des alliĂ©s que la le royaume de France va s’effondrer dès qu’ils vont entrer est complètement fausse. Donc c’est la rĂ©silience du royaume. D’abord en 1709, il y a une rĂ©action royale totalement inattendue. L’appel au peuple, Louis XIV, on le sait, est un roi de droits divin. Il doit s’expliquer de ses actions devant Dieu et devant personne d’autre. Et pourtant, en juin 1709, quand il rend les nĂ©gociations, il se sent obligĂ© d’expliquer Ă son peuple. Donc lĂ , la paix est pardon la lettre est envoyĂ©e au gouverneur de province, mais elle est destinĂ©e Ă ĂŞtre lue, Ă ĂŞtre placardĂ©e, Ă ĂŞtre lu dans les Ă©glises. Donc il explique Ă tout son peuple pourquoi il a rompu les nĂ©gociations. Et il s’excuse presque. C’est c’est tout Ă fait fascinant. Donc euh donc il dit “Mon cousin parce qu’il s’adresse au gouverneur mais euh c’est fait pour euh public plus large. L’espĂ©rance d’une paix Ă©tait si gĂ©nĂ©ralement rĂ©purue dans mon royaume que je crois devoir Ă la fidĂ©litĂ© que mes peuples ont tĂ©moignĂ© dans le cours de mon règne la consolation de les informer des raisons qui empĂŞchent encore qu’il ne jouissent du repos que j’avais dessin de leur procurer.” Euh j’avais acceptĂ© des conditions bien opposĂ©es Ă la sĂ»retĂ© de mon province frontière. Donc voilĂ , il dit qu’il avait acceptĂ© de de cĂ©der Lil et l’ Lille et l’Alsace. Euh mais ils ont multipliĂ© leur prĂ©tention. Je passe sous silence les insinuations qu’ils m’ont faites de joindre mes forces Ă celles de la ligue et de contraindre le roi mon petitfils Ă descendre du trĂ´ne. Il est contre l’humanitĂ© de croire qu’ils aient seulement eu la pensĂ©e de m’engager Ă former avec une parĂ©e d’alliance. Mais quoi que ma tendresse pour mes peuples ne soit pas m vive que celle que j’ai pour mes propres enfants, quoi que je partage tous les mots que la guerre fait souffrir Ă des sujets aussi fidĂ©es. Donc il s’excuse, il est conscient que ces peuples souffrent. Je dĂ©sirais sincèrement les faire jouir de la paix. Je suis persuadĂ© que les peuples donc les de France s’opposeraient eux-mĂŞmes Ă la recevoir et Ă des conditions Ă©galement contraires Ă la justice et Ă l’honneur du non français. Donc il fait appel Ă l’honneur de la ce qui ne s’appelle pas encore la nation mais dĂ©jĂ un peu ça euh pour dire il faut continuer le combat. 12 juin, 18 juin, il y a des des rĂ©miniscences assez assez frappantes, mĂŞme si Ă©videmment la posture n’est pas tout Ă fait la mĂŞme, mais que voilĂ , on a pu parler de vĂ©ritable crise de l’absolytisme parce que Louis XIV s’adresse pour la première fois Ă tous au peuple. Donc ça, il y a cette première rĂ©action royale et après il y a une rĂ©action militaire. Il y a la bataille de Malplaquet, donc celle effectivement sur lesquelles j’ai Ă©crit un ouvrage la mĂŞme annĂ©e. C’est la plus sanglante bataille qu’il y ait sur le territoire national des origines jusqu’Ă 1870. 190000 combattants de part et d’autre. C’est plus d’hommes qu’Ă Austerlit, c’est plus d’hommes qu’Ă Waterlow. et il y a 33000 morts. Donc une note du boucher qui effrait toute l’Europe. Et non seulement il y a beaucoup de morts, mais il y a surtout beaucoup plus de morts du cĂ´tĂ© alliĂ©. Donc les Français sont forcĂ©s de reculer. Donc c’est une dĂ©faite tactique. Mais d’un point de vue stratĂ©gique, ça atteint ça ça entraĂ®ne un retournement d’opinion surtout dans les territoires oĂą l’opinion joue un rĂ´le très important, la Hollande et surtout l’Angleterre. Par ailleurs, je vous ai parlĂ© de la ceinture de fer. La ceinture de fer, elle tient. LĂ oĂą Marbora et Eugène, quand ils attaquaient des territoires qui avaient pas beaucoup de forteresse, arrivait Ă tout conquĂ©rir d’un coup. Euh, soit pas beaucoup de forteresse, soit mal entretenu par la monarchie espagnole qui manquait d’argent. Quand il s’attaque Ă la Ă la ceinture de fer de Vauban, bah il progressent Ă©videmment. On gratte, on grignote mais on patine. Entre 1708 et 1711, on ils prennent une Ă quatre places par campagne mais enfin ils conquerent pas Paris. Et donc en 1710, il y a un vĂ©ritable bouleversement politique en Angleterre. le parti Tory qui est pro bah, il est pas pro français mais il est fait partie du contribuable terrien. Donc il en a il en a assez de payer des impĂ´ts. Euh et donc il dĂ©cide de faire une paix rapide et pour que la paix soit Ă la fois rapide et Ă l’avantage des Britanniques, Ă©videmment, il faut qu’elle se fasse dans le dos des alliĂ©s. Et donc ils font ce qui s’apparente Ă une ce qu’on a ce que Churchill a appelĂ© la plus noire trahison qu’il y a eu dans dans l’histoire des peuples civilisĂ©s. Euh bon bah ils disent bah après tout on va nĂ©gocier directement avec la France, on va dire voici nos exigences, la France va les va les accepter et ensuite on se retirera du conflit ce qui contraindra les autres Ă©videmment Ă offrir Ă la France des conditions beaucoup plus avantageuses. Et c’est exactement ce qui se passe. Ils obtiennent tout ce qu’ils veulent et après ben les Hollandais et les impĂ©riaux sont laissĂ©s seuls Ă eux-mĂŞmes sans l’argent et les troupes britanniques. Ils doivent ils doivent dĂ©chanter. Et euh de fait euh grâce au retrait unilatĂ©ral des Anglais, il y a la victoire de Villard Ă Denin euh en 1712 qui brise vraiment le ressort de l’armĂ©e alliĂ©e. Et ça permet d’arriver Ă une paix oĂą triomphe l’Ă©quilibre des pouvoirs. Euh alors, je vais peut-ĂŞtre d’abord euh vous montrer un peu les gagnants et les perdants. Donc ça c’est avant, ça c’est après. Euh globalement, qu’est-ce qui se passe ? Les Anglais gagnent des avantages commerciaux Ă©normes au niveau pour pour le commerce dans les dans les dans les AmĂ©riques. Alors, il y a aussi une union des couronnes avec l’Écosse. C’est pour ça que le la couleur change sur l’Écosse. Il gagne Gibraltar, il gagne Minork et voilĂ , ça consolide leur puissance maritime et financière. L’empereur rĂ©cupère de nombreux territoires. Donc vous voyez que Naple change de main, passe Ă l’empereur. Pareil pour le Milanais qui change de main, qui passe Ă l’empereur. Et donc il consolide vraiment ce qui va devenir le futur empire d’Autriche, cette puissance mĂ©ridionale. Mais l’empereur de n’a pas gagnĂ© la couronne d’Espagne puisque l’Espagne reste au Habsbourg. La Savoie gagne Ă©normĂ©ment puisqu’elle gagne une petite partie du Milanais et c’est pas sans surprise si la Savoie va devenir ensuite un siècle plus tard, enfin plutĂ´t de siècle plus tard le le la matrice du futur Ă©tat italien. La Prusse gagne un certain nombre de territoires aussi et la Prusse va devenir la matrice du futur Ă©tat enfin du futur empire allemand. Euh les grands perdants en revanche, c’est d’abord l’Espagne bah qui perd tous ces territoires extraeuropĂ©ens. VoilĂ , ça ça hyper euh les Pays-Bas espagnols qui partent Ă l’Autriche, le Milanais sĂ©parĂ© entre la Savoie et et l’Autriche, ça s’appelle pas l’Autriche exactement Ă l’Ă©poque, c’est les États hĂ©rĂ©ditaires de la musulement de Hasbourg. euh et Napl qui est rĂ©cupĂ©rĂ© par l’Autriche. Euh et paradoxalement l’un des grands vaincus c’est la Hollande alors que on pourrait croire qu’ils sont dans pays des vainqueurs, mais c’est un pays qui est ruinĂ©, qui n’a le droit euh qui comme il est restĂ© fidèle Ă l’alliance alors que les Français essayaient, les Français Ă©taient convaincus Ă raison que la Hollande n’avait rien Ă gagner de cette guerre. Tout le monde le pensait sauf les Hollandais eux-mĂŞmes qui voulaient se venger contre Louis XIV et de fait ils ont tout perdu de cette guerre. C’estĂ dire qu’ils finissent ruinĂ©s. Ils n’ont aucun avantage commercial, c’est les Anglais qui raflent tout. Et en fait la Hollande qui Ă©tait la grande puissance, une des grandes puissances du 17e siècle est une puissance secondaire au 18e siècle. Ce qui est intĂ©ressant donc j’ai dit il y a des gagnants des perdants. Vous voyez qu’ a qui comme grand et alors la France c’est une position statuku. LĂ encore elle ne alors elle ne part pas beaucoup de territoires. Bon Ă part quelquesuns comme tournit mais c’est pas des grosses pertes par rapport Ă ce qu’on a envie imaginĂ© en 1709 avec le dĂ©membrement des frontières françaises. C’est une grande victoire. Il y a un bourbon en Espagne, ce qui va permettre Ă la France d’avoir quand mĂŞme des une alliance, un pacte de famille tout au long du 18e siècle. Euh mais elle perd une chance immense de euh en fait de de s’arroger un une domination commerciale et maritime grâce Ă cette alliance avec l’Espagne puisque c’est l’Angleterre qui rafle qui rafle la mise. Globalement, vous voyez que les grandes puissances qui sortent de ce conflit, c’est le Royaume-Uni, la France qui n’est pas diminuĂ©, l’Autriche, la Savoie en quelque sorte et surtout la Prusse. Et si vous pensez que au mĂŞme moment il y a la Grande Guerre du Nord oĂą la Russie triomphe de la Suède qui est Ă la grande puissance militaire du 17e siècle et qui est beaucoup moins puissante au 18e siècle, vous retrouvez la pintarchie qui reste jusqu’en 1914. Donc le grand bouleversement gĂ©opolitique euh des annĂ©es, on va dire 1600 aux annĂ©es Ă 1914, c’est la guerre de succession d’Espagne. Bouleversement gĂ©opolitique et bouleversement symbolique aussi puisqu’il y a un prĂ©cep diplomatique nouveau, l’Ă©quilibre des puissances. Avant, il y avait des dominations, des hĂ©gĂ©monies, enfin aspirations Ă l’hĂ©gĂ©monie plutĂ´t. L’Espagne d’abord, temps de Charlequin oĂą il dominait la moitiĂ© de l’Europe, puis la France qui a eu l’ambition d’ĂŞtre la première en Europe. Il y a plus de premiers en Europe Ă partir de la paix du Tr mais allances de deux trois Ă©lĂ©ments de la pintarchie qui qui font Ă©quilibre. Donc l’alliance par exemple de la France et de la Prusse de la France et de l’Autriche. Euh et il y a une nouvelle vision des relations entre la guerre et la paix oĂą euh la guerre devient de plus en plus hors la loi. VoilĂ . Si en conclusion, puisque ne vous inquiĂ©tez pas, j’arrive Ă ma conclusion, on essaie de tirer un bilan militaire et diplomatique du grand règne. Disons d’abord qu’il y a des principes stratĂ©giques qui n’ont pas variĂ©s. L’obsession de Louis XIV, c’est l’ordre, l’ordre Ă l’intĂ©rieur mais aussi l’ordre Ă l’extĂ©rieur. Il y a une politique de frontière sĂ»re centrĂ©e sur la dĂ©fense du royaume. On aime les grosses armĂ©es et les forteresses. Euh il y a des logiques de guerre prĂ©ventive euh notamment c’est ce qu’on voit pour le ravage du Palatina. Mais en fait Louis XIV qui a une image dans la propagande alliĂ©e et image qu’on retrouve d’ailleurs chez des historiens anglo-saxons, pas les pas les plus avisĂ©s sans doute de la l’obsession de l’hĂ©gĂ©monie, la volontĂ© de la conquĂŞte de de l’ensemble de l’Europe. Ça n’a aucun sens. Louis XIV n’a jamais voulu conquĂ©rir le somemble de l’Europe. Louis XIV quand on voit ses ambitions, c’est au mieux l’Ă©quivalent de la Belgique, c’est Et puis sinon effectivement consolider les frontières sans parler de la Savoie, sans parler de la Lorine, ça paraĂ®t pas dĂ©mesurĂ© comme objectif. Le problème, c’est que dans sa logique de prĂ©pondĂ©rance, il a eu euh des opĂ©rations euh d’invasion qui Ă©taient Ă©videmment euh ou de dĂ©monstration de force euh qui loin de euh d’amener les voisins, ses voisins Ă composition, avait plutĂ´t tendance Ă les amener Ă vouloir dĂ©clencher des conflits, voilĂ , prĂ©parer eux-mĂŞmes la guerre. Et donc ces espèces de guerres prĂ©ventives ou de dĂ©monstration de de force prĂ©ventives ont plutĂ´t dĂ©clenchĂ© la guerre que la paix. Et il y a une vĂ©ritable illusion d’une guerre rationnelle pour le XIV avec cette prioritĂ© Ă la guerre de siège, Ă©ventuellement au ravage et au bombardement qui empĂŞcherait la guerre. Ça ça n’a en rĂ©alitĂ© jamais marchĂ©. Et comme je l’ai dit, les opĂ©rations loin des frontières, il y en a quelques-unes, mais c’est surtout considĂ©rĂ© comme des diversions. La prioritĂ© de Louis XIV, c’est ces frontières. C’est d’ailleurs quelque chose qu’on peut mettre Ă son crĂ©dit puisque la pourquoi Lou X 14 est obsĂ©dĂ© par ses frontières sĂ»res ? C’est parce que sa dignitĂ© de roi exige de protĂ©ger ses propres populations avant tout. Et c’est pour ça que la chute de l’Ă®le est une vĂ©ritable humiliation. Le roi doit dĂ©fendre sa population. Donc les rĂ©sultats sont solides. Tout ça c’est les conquĂŞtes. Bon alors conquĂŞte de la P Vestvali 748. C’est pas vraiment euh il a il est tout jeune donc c’est dans le règne mais c’est pas Ă mettre vraiment au crĂ©dit de son règne et jusqu’Ă jusqu’Ă la paix de la paix du Tr. Donc on voit hein, on conquère sur les zones nord- etest pour se protĂ©ger. Euh très clairement, grande victoire des frontières consolidĂ©es mais au prix de l’isolement stratĂ©gique. Isolement stratĂ©gique qui se termine après la paix du trèche parce qu’Ă partir du moment oĂą il y a un Ă©quilibre des puissances, la France ne paraĂ®t plus comme l’ennemi tout-puissant. Et surtout le grand tournant de 788, c’est l’apparition d’une nouvelle guerre de 100 ans entre la France et l’Angleterre. Dans les annĂ©es 160, l’Angleterre est une puissance moyenne Ă la remorque soit de la France et de la Hollande. Je je caricature un peu mais euh ce n’est pas la grande puissance et encore moins le grand ennemi de la France Ă partir de des annĂ©es 1700 et surtout de la paix du Tr. le nĂ© pour la France un nouvel ennemi et euh qui va ĂŞtre son adversaire tout au long du 18e siècle, vous le savez, jusqu’Ă euh jusqu’Ă jusqu’Ă l’affrontement final sous NapolĂ©on. Euh et c’est ça qu’on a appelĂ© la Nouvelle Guerre de 100 ans pour s’arroger non pas la domination en Europe, mais la prĂ©pondĂ©rance maritime sur le continent. Et donc après la paix du Tr, l’horizon gĂ©opolitique passe de l’Ă©chelle continentale Ă celle du globe. J’ai fait une petite bibliographie et je vous remercie.
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Une mode des dance de couple relancerons la démographie nationale ( zouk, rock acrobatique et valse)
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