Focus sur un homme ou une femme de terrain qui fait avancer la cyclo-mobilité, au quotidien, quelque part en France.
David BARTHOD – Fondateur de Transition Cargo & Coffee – ANGLET (64)
Dans cette vidéo, David nous parle de son parcours de fondateur de Transition Cargo & Coffee – espace polyvalent (boutique, atelier, café) dédié à la cyclo-mobilité avec un focus sur le vélo-cargo à Anglet (64).
Enregistré le 3 juin 2025 à Anglet – Transition Cargo & Coffee
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Pour en savoir plus sur Transition Cargo & Coffee :
https://www.transitioncargo.cc/
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SUR LA ROUTE DU TOUR est une série de portraits glanés au fil des étapes et des rencontres, sur le parcours du Tour de France organisé par La France à Vélo-Cargo, du 31 mars au 8 juillet 2025.
100 jours, pour un périple de plus de 6500km à travers 75 villes-étapes, pour promouvoir le vélo-cargo et la cyclo-mobilité professionnelle.
Au gré des étapes, Franck et Nathan vont à la rencontre des hommes et des femmes qui font vivre la culture vélo et la cyclo-mobilité, au quotidien, partout en France.
L’échange, court et concis, est filmé en une prise, pour un rendu naturel et authentique.
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Liens utiles :
Pour tout savoir sur le Tour de France à Vélo-Cargo :
www.lafranceavelocargo.fr
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@CyclesRadior @toutenvelorennes7111 @MicroCargo @botchcargobikes1311 @originefrancegarantie3097 @lesboitesavelofrance
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#velocargo #cargobike #cyclologistique #lafranceavelocargo #tourdefranceavelocargo
Alors, je m’appelle David. Je suis le fondateur et gérant de transition à Anglette. J’ai 35 ans, j’ai deux enfants. Et voici. Alors, bienvenue chez Transition. Transition, c’est un lieu un peu spécial ici à Anglette qui est dédié au vélo cargo, mais pas que. Je suis aussi un atelier vélo qui répare et entretient tous les types de vélos. On fait aussi de l’électrification et au fond, si vous le voyez, il y a un espace aussi coffee shop pour pouvoir ben proposer une carte de café et de boisson chaudes et fraîches à tout le monde et aussi la possibilité d’organiser des événements comme on le fait aujourd’hui. Alors l’histoire de transition est un peu spéciale aussi puisque c’est l’histoire d’une reconversion professionnelle. Je viens plutôt du commerce en ligne et après 10 ans dans ce secteurlà, j’ai voulu retourner en physique si je puis dire pour retrouver un peu de contact avec bah avec avec les clients et puis surtout servir la population locale avec une problématique qui est celle de la mobilité la mobilité du quotidien et avec la passion du vélo qui m’anime. Donc j’ai un peu tout mélangé et j’ai sorti bah ce lieu voilà qui est dédié à la mobilité mais qui est aussi engagé sur les questions de mobilité et j’utilise le cargo comme faire de lance pour promouvoir la mobilité pour les familles puis pour les professionnels. Alors déjà c’est des années de des années à me dire qu’il fallait que je change de métier. Ça c’est sur des années. Et après la réalisation, c’est allé assez vite 6 10 mois on va dire à partir du moment où l’idée était enfin là et voilà pour pour la mettre en œuvre c’était allé assez vite. J’ai pas voulu faire trop de travaux, j’ai voulu me lancer rapidement et puis après faire évoluer le lieu, le faire en fait évoluer avec les gens aussi, regarder ce qui fonctionne, ce qui fonctionne, ce qui fonctionne pas et puis et puis avancer petit à petit. Euh alors je suis juste je suis pas originaire d’ici mais j’habite à Anglette donc voilà c’était pas un choix de créer ce concept ici mais effectivement vu que je suis résident anglais je cherchais à ouvrir en tout cas entre Biarit Bayon et anglette un lieu dédié à la à la mobilité au cargo. Euh ben comme souvent, c’est difficile surtout ici le foncier est une question qui est pas simple. Euh c’est bah là c’est des mois de recherche jusqu’au jour où vous tombez sur quelque chose qui vous plaît et il faut y aller. Donc c’est pas toujours un coup de cœur mais il y a un moment il faut il faut il faut forcément se lancer. Et j’ai eu quand même un peu un coup de cœur sur cet endroit quand même un peu spécial, très industriel. Euh je voulais être différent d’un magasin classique d’un commerce très voilà très généraliste. Donc retrouver un peu cette ambiance garage, c’était aussi ce qui a fait ce qui a fait le ce qui a fait la différence. Euh clairement café vélo, fan de café, fan de vélo. Bon fait un café vélo. Euh après, les questions se sont plutôt posées sur la vente, sur que vendre ? Est-ce que que du cargo ? Est-ce que pas que du cargo ? Est-ce que un peu de de vélo classique urbain ? Euh fallait pour moi se spécialiser pour devenir, on va dire incontournable dans son domaine. Il y a aussi de la concurrence. Donc au bout d’un moment, je me suis dit si je fais que ça et que je suis identifié en spécialiste, les gens viendront me voir et je me ferai connaître. À des magasins de vélo, il y en a quand même pas mal aujourd’hui. Donc c’était pour moi évident. Et l’atelier ben pour avoir la qualité de service. Aujourd’hui, je répare pas que du cargo mais à long terme pourquoi pas me focaliser que sur du cargo en réparation. Aujourd’hui, pour faire tourner l’atelier, il faut prendre tout le monde. C’est cool aussi mais c’est vrai que si un jour je peux faire que du cargo à la répa, c’est cool. Et après, il y a l’électrification qui est aussi rentrée dans le dans l’offre de service et ça plaît aussi beaucoup. Donc voilà. Et puis l’accessoorisation qui est aussi importante, essayer aussi d’avoir des trucs un peu un peu cool, un peu sympas qui répondent aussi au problèmes réels des cyclistes, que ça soit le temps ou la sécurité ou voilà. Alors ça c’est probablement la le sujet le plus important pour moi, c’est d’offrir des alors déjà des marques qui raisonnent chez moi de par de par leur taille aller chercher des mastodontes du vélo, essayer de rester sur des marques d’une certaine taille où il y a de la proximité avec les équipes françaises au maximum sinon européen. Donc aujourd’hui en marque de cargo et je vais proposer 12. Je vais proposer Yuba, Jeanfourche, le petit porteur, Ni la France. Là, on va être sur les marques françaises. Et après en marque européenne, on va retrouver ben Bullit avec l’Harry versus Harry. On va retrouver By 43, une marque belge, Lovens, une marque hollandaise. H Et après, voilà, c’est à peu près, je crois que j’en ai pas oublié. Euh je travaille avec Virvolt sur l’électrification. Donc voilà, vraiment essayer de soutenir les marques de taille petite ou moyenne et je trouve ça passionnant parce que déjà on a une proximité avec eux qui fait que on se sent déjà plus à l’aise. Alors ça c’était un peu le challenge parce qu’on est à anglais si on compare aux grandes villes françaises que j’ai beaucoup étudié. On est on est quand même très en retard où on n’est pas on n pas encore là quoi sur la question du cargo. Donc les gens connaissent peu le marché. Euh j’ai voulu choisir des marques fortes mais les gens ne les connaissent pas. Ça reste quand même des marques de niche. Donc il faut faire beaucoup de communication. Euh et puis euh et puis après ben l’idée d’être en physique aussi, c’est de montrer, de faire tester. L’idée c’était vraiment d’avoir tous ces vélos de euh tous ces vélos en test et en démo. Donc l’avantage c’est ça, c’est de dire aux gens bah tester et puis et puis vous verrez. Mais après voilà, quand on a confiance en ces vélos, après on se dit que ça va ça va se ça va se propager, que les gens vont vont les apprécier et puis d’avoir surtout une gamme assez diversifiée du long tail compact, du gros long tail, du biporter, du triporter. C’est vrai qu’aujourd’hui le long tail compact a le vent en poupe, mais il y a aussi un besoin pour des familles plus grandes, pour des professionnels. Et du coup sur la sur le la partie pro, on y est encore moins. Ici, il y a beaucoup beaucoup de voitures et de camionnettes. Les distances sont peut-être un petit peu longues aussi. On est sur une grosse aglo, mais l’idée c’est de continuer à promouvoir l’usage professionnel du cargo. Il y a il y a quelques il y a quelques acteurs mais on est je pense encore qu’au début. Et il va falloir ben comme on le sait tous euh des avancées sur les infrastructures, sur beaucoup de choses pour faire en sorte qu’il y ait de plus en plus de gens qui qui se déplacent et qui travaillent en cargo. Je pense être plutôt parce que voilà, je pense être bien reçu. En tout cas, j’ai une très bonne relation avec la CAPB qui est la communauté d’agglomération du Pays-Basque euh qui me soutiennent et qui vont venir d’ailleurs ici euh visiter l’atelier et le et le lieu. Euh après la mairie d’anglais, voilà, j’ai pu les rencontrer aussi et ils me connaissent. J’ai été invité à un festival vélo. Euh voilà. Après, il faut arriver à travailler après ensemble pour montrer et expliquer que il y a beaucoup beaucoup de choses à faire pour continuer à développer le vélo et que il y a comme vous l’ vous avez pu le voir en arrivant, il y a il y a beaucoup de travail. Donc il faut arriver à voilà prendre des pincettes, être constructif et puis à faire avancher les choses et à montrer les avantages que peut avoir le vélo sur l’aglo. Ça va faire bientôt 1 an. Donc les 1 an, on va les fêter le 29 juin, dimanche de 11h à 15h. On va faire un petit événement ici. Ça va être sympa. Donc ça fait voilà un peu moins d’un an et j’espère que ça durera longtemps. Alors je suis on va dire dans les clous par rapport à ce qu’on appelle un business plan, on va dire en terme de chiffre d’affaires. Là où ça va être difficile, ça va être sur la marge. On sait que c’est un combat difficile pour pour tout revendeur. Euh donc il va falloir bosser là-dessus. les marches sont pas grosses. Euh sur le nombre de vélos, je suis au-dessus donc je suis très content euh du nombre de vélos, ça veut dire qu’il y a une demande. Après voilà, encore une fois, faut bosser sur la marge. Je lisais il y a pas longtemps des textes qui expliquaient qu’il y a beaucoup aussi de coûts cachés euh que je découvre aussi. Ça passe de la mise en service de vélo au montage, au déplacement, à la déchetterie pour jeter les cartons, à au SAV où on est souvent pas rémunéré. Donc c’est du temps qui est pas toujours rémunéré à sa juste valeur et qu’il faut intégrer dans tous ces calculs là quoi. Alors je suis officiellement tout seul avec des mécaniciens qui viennent me donner des coups de mains en freelance de temps en temps. L’idée, c’est de pouvoir péréniser un emploi à l’atelier dès que c’est possible. ça sera pas le cas tout de suite. Il va falloir continuer à cravacher. Euh sinon ouais, je suis on va dire que je suis voilà, je suis tout seul dans la gestion avec des associés plutôt de cœur, famille et proche qui euh qui m’accompagnent de loin mais avec le cœur. Euh beaucoup ici mais avec des petits déplacements qui me tiennent à cœur. J’essaie de dire aux gens que je peux les dépanner uniquement sur le cargo parce que pour moi, je considère que quand on a un cargo qui a un souci à la maison, c’est compliqué. La plupart, il rentre pas dans les bagnoles. Euh, on est vite coincé. L’idée c’est de dire aux gens, ben non, reprenez reprenez pas votre voiture, on va essayer de faire quelque chose. Donc je fais des petites interventions à domicile. Encore une fois, c’est le temps qui fait que ben c’est pas toujours possible, mais j’essaie en tout cas au maximum de pouvoir me déplacer sur la Glo pour pour aider un petit peu les clients. Euh non, clairement, il y a possibilité d’aller au-delà puisque il y a personne, on va dire, entre Bordeaux et Toulouse. Donc c’est tout le Sud-Ouest. J’ai des clients qui sont pas mal de clients qui viennent des Landes. Euh donc non, il y a sinon c’est le BAB, ce qu’on appelle BAB, c’est Biarit sanglette Bayon et même le tour de voilà vraiment la Glo quoi on va dire. Mais oui, est dans les landes et puis même au-delà je pense qu’il y a des possibilités. Je pense même à l’Espagne, il y a des grosses villes juste derrière la frontière, il y a Saint-Sébastien qui est une grosse grosse ville. Donc j’ai eu quelques coups de fil de de clur espagnol mais en tout cas je suis ouvert à voilà à pouvoir servir au-delà de d’Anglette. Le moment clé du le moment clé du moment le moment clé en Ouais. Enfin le moment clé c’est là c’est tout de suite c’est la fin du chômage. Après ben 18 mois de d’indemnisation grâce à notre cher pays qui m’a permis de me lancer. C’est la fin. Il va falloir se payer. Donc c’est le stress mais on y croit. Donc ça c’est un gros un gros palier. Et après c’est des petits événements très sympathiques qui commence demain avec la participation au village des solutions pardon demain anglette qui va me permettre de me faire connaître auprès d’une large population puisque c’est en bord de plage en partenariat avec une association qui ben qui a acheté un vélo chez transition et qui fait de la promotion de preuve qui recycle du plastique et qui ont fait d’immobilier qui fait aussi la promotion sur la pollution des eaux. Euh et après il y a bah l’anniversaire de transition le 29 juin, euh la visite de la CAPB ici et puis euh d’autres événements qui vont venir se greffer. Euh mais aussi la priorité c’est de devenir un officiellement un lieu d’accueil vélo d’un officiellement aussi un lieu pour faire des événements et pour cela, il va falloir bosser là-dessus pour avoir des autorisations, pour être bien calé dans les normes et pour être ben prêt à pouvoir accueillir un maximum de gens. Bah go cargo, cargo futuro, c’est un peu la devise mais non, je souhaite à tout le monde de pouvoir en tout cas tester. Je pense que c’est c’est hyper important. La plupart de mes clients sont ultra satisfaits. Euh pas forcément que du vélo, mais de la pratique en elle-même, de la joie que ça procure pour toute la famille. Donc voilà, essayer, c’est l’adopter. Go cargo cargo futuro. Super ! Merci David. Merci à vous. Ciao ! No.
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