Une coproduction de l’Observatoire de l’Azote et Universcience. Grâce au nitroscope, participez à la conférence dont vous êtes le héros. Via la synthèse de l’ammoniac, l’azote* a envahi notre quotidien : dans les engrais, les aliments transformés, les médicaments, etc. Mais le coût écologique et sanitaire est massif. Par son intrication à tout notre système planétaire, l’azote permet de comprendre la notion de complexité et l’ampleur des défis.
Avec Jérôme Santolini, biophysicien, Laboratoire Stress Oxydant et Détoxication, CEA.
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Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue à l’auditorium de la Cité des Sciences et de l’industrie. Nous sommes ravis de vous accueillir pour cette première séance d’un cycle de trois conférences autour de l’azote. Dans de semaines, nous aurons un procès fictif et la semaine prochaine, une cinéen enquête, un format tout nouveau. Nous vous invitons à venir nous rejoindre. Ce soir, c’est une conférence un peu spéciale, une conférence dont vous serez les héros et héroïnes. Vous allez euh choisir le parcours que vont prendre nos experts. Et pour cela, vous serez accompagné de Jérôme, nitrochimiste et fondateur du célèbre observatoire de l’azote et à ses côtés de la non moins célèbre Eva, biophysicienne, spécialiste de la cellule. Vous avez pu faire connaissance de quelques médiatrices autour de vous. Si vous êtes perdu, n’hésitez pas à leur demander conseil, elles seront vous réorientées. Moi, je vous souhaite une très bonne conférence, une belle soirée et je laisse la parole à Eva et Jérôme. Merci. Merci Lisa. Viens Jérôme, tu peux sortir de ta cachette scientifique secret. Donc on a compris Jérôme, on était on s’est projeté dans le futur, on était en 2053 à peu près et on commémorait le fait que d’ici 3 ans à peu près dans un monde de bisons, on prendrait des vraies décisions pour stopper l’usage abusif de l’azote. Et en fait, on on vivra très bien d’ici 25 ans, 28 ans précisément par rapport à ça. Est-ce que tu pourrais Jérôme en tant que scientifique illustre nous faire un petit topo pas trop trop long sur pourquoi on utilise une pourquoi on utilise l’azote, comment on l’utilise, comment il circule ? Et bien d’abord, je commencerai chez Eva et bonjour à tout le monde. Euh je commencerai à dire que l’azote, il est partout, il est autour de nous, on le respire, on l’expire et il se passe rien parce qu’il est inerte hein. C’est le le fameux N2, le fameux dizote qui tant qu’il reste diazote n’interagit pas absolument avec nous. Mais à un moment, le vivant a réussi à casser cette liaison là et à transformer l’azote inerte en azote vivant. Et à partir de là, c’est la folie, c’est la fête parce que cet azote, il va partout. Alors, la grande histoire de l’azote d’abord c’est l’agriculture parce que l’azote c’est la brique du vivant. Sans azote, pas de vie. Et à partir du moment où vous mettez de l’azote, ça pousse, ça grandit et sauf que ben il y en a pas, ça pousse pas sous le chau d’un cheval. Et donc pendant des millions d’années, des milliards d’années, finalement la biosphère restait relativement stable et on vivait tranquillement avec un tout petit peu d’azote jusqu’à ce que euh à la fin du 19e, début du 20e, un illustre chimiste allemand produise euh à partir de l’azote de l’air des engrais. Et depuis, il les a déversé partout. Ça a fait une révolution verte. Euh la révolution verte d’une explosion démographique, des rendements extraordinaires, du maïs, des céréales partout. Et puis ça a fait aussi des petites fuites euh quand on déverse cet azote et ben il s’en va un petit peu partout. Il file dans les rivières, il file dans les cochons, il file un peu partout et il y a souvent des effets un petit peu négatifs. Euh c’est un c’est pas qu’un bad guy, hein. Je voudrais pas juste noircir le tableau, on verra d’ailleurs le tableau qui est là tout à l’heure euh parce qu’il est aussi important dans le en médecine hein, il sauve des vies, il fait rire un petit peu mais il sauve aussi beaucoup de vie et ça depuis quelques dizaines d’années. Et puis c’est aussi un agent de mort puisque le l’azote c’est aussi la poudre à canon, les explosifs, les munitions et cetera. Et quand OK, mais c’est super. C’était c’était assez court. Merci beaucoup. C’était plutôt objectif et neutre. J’ai pas oui. Est-ce que on s’aime beaucoup avec vous inquiétez pas, si jamais on se fait des petites taquineries, on se sortira. Est-ce que vous pouvez celles et ceux d’entre vous qui ont déjà appris ou compris quelque chose, lever votre point ? après ce topo. Ah ok, super. Et ben ce gesteel s’arrê vous l’aurez compris, savoir ses pouvoirs, émancipation par rapport au savoir et cetera. Ce geste là à chaque fois dans la conférence que vous comprenez ou apprendez apprenez quelque chose, je vous invite à le refaire comme ça nous ça nous donnera l’info. Euh surtout s’il y a jamais aucun point qui se lève, on se posera des questions existentielles avec Jérôme après la conférence. Euh mais voilà, utilisez-le. Je vous invite à l’utiliser en tout cas jusqu’à la fin de la conférence. Pour nous, ça sera super utile. Est-ce que tu peux Jérôme nous dire pourquoi tu te sens légitime à nous parler de l’azote ? C’est que tu travailles sur l’azote ? Je suis un expert de l’azote, je suis nitrochémiste. Mais je suis aussi assez engagé dans l’azote puisque il y a quelques années, pas il y a pas si longtemps que ça, je me suis engagé contre le jambon, plus ou moins pour le jambon et contre les additifs nitrés dans le jambon. pas beaucoup de succès. Euh et puis aussi parce que c’est qu’une longue histoire, un long compagnonnage avec le l’azote un peu personnel et donc du coup non seulement je me sens légitime mais je me sens aussi aspiré à parler de l’azote. Et ben tu vois là on touche à un truc où ta présentation elle était assez objective et neutre et moi je me suis posé la question du rôle des scientifiques dans tout ça et toi tu as parlé directement de l’engagement euh par rapport à l’azote. Et donc, je me demandais est-ce que on sait aujourd’hui, est-ce que les scientifiques savent euh que quelles seront les conséquences de cette utilisation de l’azote dans le futur ? Est-ce qu’on a des données euh chiffrées, objectives ? Est-ce qu’il y a un consensus scientifique sur les conséquences de cette surutilisation de l’azote ? Bien sûr, bien sûr qu’ils savent comme ils savent que les additifs nitrés font à peu près 3000 morts en France chaque année. On sait tout ça. Mais le problème, c’est que les scientifiques sont plus intéressés, enfin en tout cas, on les intéresse davantage à produire des savoirs qui vont servir à la croissance, à continuer un petit peu le business as usual et finalement pas trop de savoir critique. Et donc c’est savoir même s’ils sont produits, même s’ils sont euh euh connus de l’ensemble de la communauté, validé par l’ensemble de la communauté, il ne percle pas dans l’espace public et dans l’espace politique. Clairement, j’ai l’impression que tout le monde le savait parce qu’il y a pas un point levé. Ah quand même. Merci. Je veux vous surveiller hein. Euh donc j’ai un doctorat mais je suis quand même chauffeuse de salle avant tout. Euh donc tu es en train de me dire qu’on sait qu’on fait rien parce qu’on a d’autres intérêts. Et donc les citoyennes, citoyens, les contribuables, ceux et celles qui payent pour la recherche publique dont tu fais partie, des fonctionnaires de l’État, euh on leur demande à un moment donné qu’est-ce qu’on fait comme recherche, qu’est-ce qu’on fait pas comme recherche ? Je crois pas. Non, ça m’a pas eu l’impression hein. Il y a plusieurs raisons parce que d’abord personne n’a entendu vraiment parler de l’azote. On parle du nitrite, on parle du protoxyde d’azote, on parle des nitrates, de l’ammoniaque, des engrais, mais on parle pas de l’azote. Pourquoi ? parce qu’en fait tous ces savoirs sont extrêmement fragmentés et vous avez des experts du nitrite, de l’ammoniaque, du nitrate mais finalement on ne suit pas la vie de l’azote et donc on n pas une vision relativement globale et objective pour le coup de ce qui se passe. La deuxième chose, c’est que ben ces savoirs, ils sont à l’intérieur d’une petite clôture à l’intérieur desquelles vous avez les scientifiques qui travaillent entre eux plein de liberté académique puis à l’extérieur vous avez les citoyens et c’est chacun chez soi. Et donc il y a très très peu d’échanges entre d’un côté les scientifiques et puis les citoyens. Et ça a un nom d’ailleurs he ça s’appelle la poule aux œufs d’or. C’est-à-dire qu’il faut laisser les scientifiques dans leur enclos travailler tout seul. Ils vont pendre des œufs en or et à partir de là tout le monde sera content et on pourra sauver la planète et vivre dans un bonheur radieux. On leur délègue le savoir comme à des poules. Comme à des poules. C’est super. On est très fier d’être scientifique avec Jérôme. [Musique] Vous aurez compris qu’avec Jérôme, on est un peu contre ça. On aimerait que les citoyens citoyennes, celles qui payent les impôts et celles qui n’en payent pas, puissent s’informer plus facilement sur qu’est-ce qui se passe dans la recherche, notamment publique, mais pas que, et qu’on leur demande leur avis euh pour savoir qu’est-ce qu’on fait et qu’est-ce qu’on ne fait pas. Donc c’est à peu près tout ce qu’on a préparé pour ce soir. On vous a pas vraiment prévenu. Pardon. On s’en va. Non, on va rester avec. On est à votre disposition. On va on va on va nous mettre à votre disposition. Mais euh on vous propose que ça soit vous qui preniez les reines. Les règnes de les reennes non, les reines. Euh on peut en faire un règne si vous voulez. Euh que vous preniez les reines euh de cette conférence, on va se mettre à votre disposition. vous la vous allez décider un peu comment elle va se dérouler. Euh donc Jérôme, Marine et Anaïs ont préparé cet engin qui va nous parler de l’azote, donc nitroazote. Ils l’ont appelé, attention roulement de tambour, le nitroscope. Voici le nitroscope. Pas mal. C’est super pratique. Ça représente la vie de l’azote. Il est dans l’air, après il circule, il fait plein de trucs. Si on a envie d’avoir une information un peu plus précise sur une des cases, ben on peut la retourner, il y a de l’information derrière. C’est un chouet objet. Aujourd’hui, on a une une personne qui est là à votre disposition qui pourra vous raconter qu’est-ce qu’il y a derrière la case. Donc c’est comme ça que vous allez prendre part à cette conférence. Jérôme, il a tout révisé. Il sait tout. C’est c’est un scientifique après tout. Euh un expert ironie, grande ironie. Donc Jérémie va vous raconter les cases et c’est vous qui allez lui dire quelle case vous voulez qu’il retourne et qu’il développe. Vous allez pouvoir lui poser des questions, commenter. Vous avez vraiment participé à cette conférence de telle sorte. Donc hésitez pas. Si vous êtes pas extraverti, utilisez votre voisin, voisine un peu plus extraverti euh pour le faire à votre place, il y a aucun problème. Avec son consentement bien évidemment. Euh on va commencer pour communiquer avec vous, quand vous êtes quand même beaucoup, euh on va vous proposer quelques gestes. Donc le point levé, quand vous avez compris ou appris quelque chose, encore une fois pour nous c’est super important. Euh vous allez lever les deux bras, un peu de gym. Quand vous avez une question là, on vous passera le micro. S’il y a quelque chose que vous avez pas compris, un concept, il a dit trop vite, nitrite nitrate où il s’est un peu emballé, Jérôme, ça va lui arriver. Moi, j’ai un carton rose à paillette pour le stopper quand il va un peu trop loin. Vous pouvez le faire aussi. Euh s’il y a quelque chose que vous avez pas compris et du coup, ça va être difficile de suivre le reste de la conférence, euh vous aggettez vos bras comme ça, on passe pas à côté. On voit que il y a quelque chose qu’il faut débloquer, soit répéter la phrase, soit répéter le mot, soit expliquer un concept. Ensuite, le dernier signe, c’est stop si vous êtes pas d’accord parce que vous aussi vous êtes une ou un illustre connaisseur connaisseuse de l’azote et vous êtes pas d’accord avec Jérôme Santolini, vous êtes vous pouvez le dire et même si vous êtes pas expert experte et vous êtes pas d’accord avec ce qu’il dit, vous pouvez faire aussi le signe. Peut-être qu’on vous donnera la parole avec Jérôme ou pas ou pas. Voilà. Euh et puis en dernier, s’il y a un truc qui vous plaît vraiment beaucoup, vous pouvez applaudir au lieu de le faire comme ça, ce qui perturbe un peu le voilà le nous tout le monde, moi ça me fait très mal aux oreilles par exemple, vous pouvez le faire comme ça. Et pour les personnes qui savent pas claquer des doigts, vous pouvez le faire comme ça, ça marche aussi. Donc si pendant la conférence ou à la fin vous avez envie d’applaudir, voilà, quelque chose qui qui fait que ça vous a vraiment plu, vous pouvez vous pouvez le faire. Vous pouvez utiliser les bras aussi comme ça, les mains plutôt. Euh je répète les gestes. Vous avez compris ? Après quelque chose ? Question. Vous passerez un micro. Un truc qui est pas clair, un concept à ou une phrase à répéter. Pas d’accord. Non. Et super, vous êtes prêt ? Vous êtes prêts ? Donc on est très dans le partage mais on va vous imposer la première case. Et oui oui. Et oui parce que on parle d’azote donc il faut quand même parler un petit peu de l’azote au départ, on va pas parler du carbone ou de l’oxygène. Donc on va tourner la case B9. Ici, il y a un petit texte donc que vous pouvez pas lire, mais c’est normal, vous êtes pas scientifique. Et donc juste, c’est un peu le début de ce que je disais tout à l’heure, l’azote c’est un constituant essentiel des des de la matière organique, des êtres vivants, hein, mais il y en a pas tellement. Il y en a pas tant que ça parce que celui qui est dans l’air, ben il est pas excessivement réactif. Et euh et donc il y a eu comme je disais le vivant qui a trouvé une manière he c’est certaines petites bactéries fixatrices d’azote qui ont une petite enzyme qui s’appelle la nitrogénase qui va être capable de fixer cet azote de l’air, de péter la liaison entre les deux azotes et de le transformer en azote réactif. Mais bon, c’est juste des petites bactéries. Il y a des plantes qui ont trouvé un moyen de faire une symbiose avec ces petites bactéries, des légumineuses en particulier. Puis il y a d’autres plantes qui ont pas ces cette symbiose donc qui sont obligés de pomper l’azote réactif dans le sol. Et puis il y a les animaux qui ont pas de moyen de capter l’azote de l’air, donc qui vont bouffer les plantes. Et puis il y a les hommes qui vont bouffer les animaux et les plantes et tout ce qui va avec. Il y a des personnes qui apprennent plus que d’autres hein. Je je vois excuse-moi de t’avoir coupé dans ton flot. Et donc et donc ça ça a duré des milliards d’années, des milliards pendant des milliards d’années, il y avait un petit peu d’azote qui circulait dans la biosphère et et ça a vachement conditionné en premier lieu les pratiques agricoles parce que on était obligé de recycler de de d’avoir des pratiques modérées. On on a vécu comme ça un rapport à la fertilité qui était extrêmement sain, je dirais pendant des millions, des centaines de milliers d’années. et les fertilisants, ils étaient essentiellement organiques, le lisier et cetera et cetera. Et c’est à partir de ce moment-là que les scientifiques sont arrivés, ils ont compris, ils ont d’abord appelé l’azote qui veut dire en plus pas de vie, enfin qui ne permet pas la vie. Ça c’est une invention de de monsieur Lavoisier. Et puis ils ont compris aussi au milieu du 19e siècle que cet azote était essentiel à la croissance des plantes. Et à partir de ce moment-là, ben l’homme, il a décidé qu’il fallait produire de l’azote. Et donc ça a été la course chimique pour produire de l’azote réactif. Voilà. Et donc nous sommes en case B9. Et qu’est-ce qui se passe normalement ? Ben là, vous auriez normalement dû avoir le choix d’aller dans une autre case et là il y a qu’un seul petit choix. On est obligé d’aller en C9 et donc je tourne la case et nous allons parler du procédé à Burboche. Donc comme je vous le disais, tout le monde court. Est-ce que peut-être je de secondes ? Est-ce que par rapport à cette première case vous avez des questions ou des commentaires ? J’ai vu pas mal de points levés quand même entre personnes qui apprennent et comprennent des choses. Ah ouais parce qu’on comme ça on on avance. Je vais me mettre là en fait parce que je vous vois mieux. Il y a un micro qui va arriver. Bonjour. Euh moi du coup, j’ai appris plein de choses mais ça va un peu trop vite. J’arrive pas à tout saisir. Donc l’azote il est sous forme inerte si j’ai bien compris dans l’air. Est-ce qu’il est dans d’autres ? Il est partout. Ah, il est solible hein. Vous allez en trouver aussi dans de l’eau. Mais c’est du c’est un gaz. Euh donc il va circuler un petit peu partout. Euh il est présent aussi dans nos corps, dans les corps règ général comme t comme tous les gaz d’ailleurs, mais à l’état de gaz du coup. À l’état de gaz, ouais. Et quand il est à l’état de gaz comme ça, inerte, il se passe rien et il peut changer de d’état 80 % de l’atmosphère et et fait de dizote, c’est énorme. Donc ça veut dire qu’on en respire et on en expire énormément et il peut changer d’étail et là il devient actif. Exactement. Une fois qu’on pète cette liaison NN qui est très forte, c’est comme un couple, c’est très difficile à casser. Alors ça se casse avec les éclairs par exemple. C’est pour ça qu’il y avait aussi un petit peu de d’azote, on va dire réactif avant les légumineuses aussi. Quand vous avez un éclair, ça fait une photochimie qui va produire des oxyde d’azote par exemple. Mais sinon, est-ce que c’est clair que c’est deux atomes qui sont ensemble le gaz de l’azote ? Ben depuis 5 secondes. Oui, mais c’est en fait c’est OK, c’est du diazote l’air. C’est OK. Vous avez vous avez absolument le droit de dire “Non mais Jérôme là, on comprend pas. Nous parfois il y a les trucs qui sont tellement évidents et pour nous, on a passé des années à à étudier euh sur ça qu’on se rend même pas compte que c’est pas évident. Et donc c’est très bien de venir voir les scientifiques Lisa qui ont fait des signes d’ailleurs Eva elle savait pas Eva. Non, moi je sais pas ce que j’ai dit. Non, mais parfois on se rend pas compte. Donc c’est très bien de dire Georoyer, vous avez de la chance. Là, on comprend pas. Donc les atomes, c’est des c’est des petites boules d’énergie avec les protons, les électrons et les neutrons à l’intérieur, plein d’autres trucs. Mais en gros, les gars, ils ont du mal à rester, la plupart a du mal à rester seul comme ça dans un état. Donc ils ont tendance à se relier avec d’autres atomes. Et les gaz le l’hydrogène c’est pareil, l’oxygène c’est pareil. Dans leur forme la celle qui qu’on a le plus présente, ils sont ensemble. C’est deux atomes d’oxygène ou de d’azote qui sont ensemble. Et du coup, c’est neutre parce que cette liaison, elle est ultra forte. Donc c’est difficile de faire quelque chose avec cette molécule là. C’est pour ça que c’est stable, c’est pour ça qu’il y en a beaucoup. Euh la durée de vie et et c’est des c’est des milliers des millions d’années. C’est pire que le plastique, n’importe quoi. Et ils sont dans l’air. Cet azote, il est dans l’air. On le voit pas hein. Mais c’est c’est l’air. C’est 80 % de l’air. Mais après quand il est dans les plantes et qui passe dans les animaux, c’est toujours sous forme d’air. Non, c’est plus le même. C’est plus le même parce qu’en fait il y a l’azote élément n et vous avez le diazote, la molécule qui qui est qui est fixé mais l’azote avec les deux petits mais dès que vous avez pété le N tout seul, la chose qu’il a envie de faire c’est de réagir. Il a envie de réagir et de parce qu’il a un petit électron en fait qui est tout seul. Euh et donc avec ce petit électron, il a envie d’attraper un autre petit électron. Il va se il va se fixer à plein d’autres choses. Il interagit avec toutes les molécules du vivant. Il interagit sous la forme de de d’oxyde d’azote par exemple ou sous la forme de d’amonium. Oxyde d’azote, ça veut dire qu’il va réagir avec de l’oxygène. Voilà. NO par exemple, amonium, NH4+ nitrate, NO3- nitrite. Tu vas trouver NH4, ça veut dire qu’il y a un azote qui a réagi avec qu prot euh protons hydrogène atomes d’hydrogène. Voilà, il a plein de formes différentes. C’est un métamorphe en fait. qui arrête pas de changer, de se transformer, de réagir et du coup de circuler dans l’ensemble des des espaces biologiques, géologique, enfin géochimique mais aussi humains, sociaux, technique et cetera parce que c’est un métamorphe parce qu’il est ultra réactif. Métamorpheur demander comment on n pas le son du deuxème micro. Si, il arrive, il arrive, il arrive pour Oui, je voulais demander au début vous avez dit il y en a pas beaucoup. Alors, j’aimerais bien comprendre la soit réactif. Alors euh est-ce que vous pourriez expliquer qu’est-ce que ça veut dire pas beaucoup par rapport à quelle échelle et surtout après comment on le mesure, comment on le trace, enfin voilà, quels sont les instruments qu’on a pour pouvoir euh en fait c’est la biomasse hein pour trouver combien il y a d’azote en gros réactif. C’est l’azote vivant, c’est la biomasse et on a à peu près un pourcentage d’azote par kilo de biomasse. On sait qu’il y a tant d’azote pour 1 kil de biomasse. Et donc en gros avant que Frit Saber arrivait, mais je reviendrai après, il y avait en gros 10 gaton d’azote, c’est rien par rapport à tout l’azote qui a dans l’atmosphère. Ça fait ça ça l’air beaucoup hein, mais c’est c’est une c’est la peau de la terre, c’est vraiment pas grand-chose. Et donc cet azote réactif là et il était du coup limitant pour la croissance des plantes, pour voilà, c’est c’était quelque chose qui était d’une certaine manière une contrainte. Il fallait se démerder pour trouver de l’azote. Démerder, c’est le bon mot. Oui, c’est ça. Et surtout quand on est une plante. Donc voilà. Donc c’était c’était tout tout l’enjeu du vivant a été effectivement de capter cet azote pour le transformer en un azote réactif avec lequel il allait pouvoir construire la vie. C’est une sorte de trésor vu qu’il est quand les deux sont ensemble, ils sont un peu intouchables. S’il y a un truc qui fait qu’il se sépare et qu’il réagissent avec d’autres trucs, c’est très rare parce qu’il faut énormément d’énergie pour le faire. Bah ça devient une sorte de trésor en fait et c’est un facteur limitant parce qu’on a pas assez pour faire tout ce qu’on veut. J’avais une question concernant l’azette par rapport à sa transformation. Dans quelles conditions il peut devenir nocif dans par exemple dans l’air que nous respirons, je pense au dioxyde d’azote ? Et ben voilà, c’est-à-dire que là on va on va on va d’abord voir comment on va le capturer cet azote hein parce que c’est pas c’était pas une mince à faire de transformer de l’azote inerte. Je veux dire, le vivant, il il a mis euh 4 milliards d’années. Enfin, ça lui a pris du temps pour accumuler une forme de biomasse. Euh et puis quand Berboche est arrivé, en quelques décennies, c’était réglé, il a fait la même chose. Donc donc ça c’est important. Mais à partir de là, et ben comme il est super réactif, en fonction effectivement des endroits où il va être, des molécules qu’il va rencontrer, des situations dans lesquelles il est, il va se transformer en des choses très différentes les unes des autres. des fois des choses positives, des fois des choses négatives et ça on maîtrise pas. Il y a fait d’autres questions. Alors moi j’ai deux questions. Une Ah non non non trop de questions non. Alors à ce moment on peut choisir une qui est rapide et technique et une qui est un peu plus un peu plus ouverte. Ça c’est tout à l’heure on avait parlé de NH4. Ouais. Et ça me perturbe un petit peu parce que à l’école quand j’ai appris la chimie, j’ai appris il y a des exceptions mais globalement les atomes ont tendance à vouloir avoir un certain nombre de liaisons. L’oxygène il cherche en avoir deux, le carbone 4, l’hydrogène 1. Et vraiment les autres c’était trois. Et c’est parce qu’il a il a trois petits bras mais il a un électron tout seul. OK. D’où le plus qui se souvient ça de ça que le l’azote c’est tr trois petits bras et un électron tout seul, un demi-bras. Donc il peut c’est le carbone en A4 par exemple hein. Vous avez euh voilà, on va pas rentrer trop dans le dans le technique mais en gros il a trois petits bras et euh un électron tout seul. Mais ces petits bras en fait il peut il peut les joindre aussi pour juste attraper une molécule ou peut mettre ses trois bras et son petit électron pour attraper aussi l’autre azote. Et là on a un diazote où il a mis toutes ses liaisons et là c’est super solide. Mais sinon effectivement, il a trois petits bras et et un petit électron tout seul qui qui peuvent aller capter plein d’autres choses. Et donc c’est pour ça c’est la première chose. Deuxième chose, il a un état réox. Alors là réox réduit moins. Voilà donc ça c’est l’oxydoréduction, c’est les radicaux libres, c’est la crème pour la peau, c’est des radicaux comme nous. Donc c’est aussi une c’est aussi une une propriété de cet azote d’avoir plein de de réactivités différentes. Voilà, ça répond aussi à la question mais là c’est vraiment super technique. Donc je sais pas si on on parlera de la chimie peut-être une autre fois. C’est bon. Alors l’autre plus général, il est incalable sur ça. Ouais. On disait c’est c’est quasiment un peu enfin vous disz que par exemple quand il y a les éclairs, ça casse les molécules et ça permet de faire l’azote un petit peu vivant. Et ça donne l’impression que cet azote du vivant, il va s’épuiser très très vite. C’estàdire, il va vite redevenir du diazote boucle et qui sera plus disponible. Et voilà, c’est comment se fait la boucle ? Est-ce que c’est vraiment juste les éclairs qui maintenaient cette quantité d’azote avant à Berboche et avant Ouais, mais avant les éclairs, il y avait pas Ouais. Pour qu’il boucle, il faut aussi qu’il y ait une chimie organique ou ou ou inorganique qui ramène ensuite cet azote réactif à au berkail et qui fasse du N2. Ça c’est pas facile non plus. Et c’est aussi dans ces fameuses bactéries qu’on va trouver cette boucle là. Et aujourd’hui, ça boucle toujours, mais il y a très très peu de N2 qui revient. Il y a très très peu d’azote vivant qui redevient inerte. Et donc on le verra plus tard, mais la balance en terme d’azote réactif en ce moment, elle est énorme. Est-ce qu’il y avait d’autres questions sur les conditions pour que la transfert les bactéries ? Ah euh aérobique, je dirais, ça doit se passer dans les nodules des légumineuses aussi. C’est ça. Ça fait partie des voies de nitrification des nitrification la question, pardon pour l’enregistrement tout ça. Est-ce qu’on peut répéter la question ? Pardon, c’est dans les cycles. C’est quelles sont les conditions pour que les bactéries refassent repartir le l’azote dans l’atmosphère ? Quel fond pourê t’arrêter sur le mot anaérobique. Oui. Enfin, c’est je suis même pas sûr de ça, mais le pour rester simple et dans la limite aussi de ce que je peux savoir, c’est euh comment ça ? c’est que en fait c’est aussi des cycles biologiques biochimiques ou biogéochimiqu et donc ça ça implique des transferts d’électrons donc d’oxydoréduction et donc une chaîne un cycle de l’azote qui est animé par les plantes. Voilà donc c’est pas énorme par rapport à l’activité humaine en règle générale et c’est certaines plantes qui sont symbiose avec certaines bactéries. Donc c’est pour ça que on en renvoie pas, on renvoie pas dans l’atmosphère la totalité de l’azote qu’on a extrait. Une question pour la première case, on va peut-être peut-être que les questions vont arriver au parce que là on va pas on va jamais décoller. Oui. Euh donc je garde le temps. Mais si désolé mais peut-être que la question va venir en cours de route. Donc là je voulais juste parler d’Aberbosch parce que c’est assez important ce qui se passe à la fin du 19e siècle. Au 19e siècle, l’agriculture, elle s’est déjà lancée dans une euh dans une épopée euh on va dire productiviste, agro-industriel, monoculture, autour des céréales en particulier. Et pour ce modèle agricole du 19e siècle, il faut beaucoup d’azote. Or, on en a pas. On en a un petit peu dans les mines, des mines de salpêtre. la salle pétrière par exemple euh on en a un petit peu euh sur des îles du Pacifique. On a des du Guano, on a des maîtres de Guanau millénaires. Euh donc les pingouins qui ont euh régulièrement et avec beaucoup d’applications chié sur des petits îlot rocheux euh dans le Pacifique. Et ça a fait des couches de Guano qui ont été une richesse phénoménale au 19e siècle à tel point que ça a créé des guerres que ça a défini les contours des frontières entre la Bolivie, le Pérou, l’Équateur. Donc c’était très sérieux. Ça valait très cher l’azote à ce moment-là. tellement cher que le président de la Royal Society qui était aussi président de la Chemical Society mais aussi président de la Chemical Military Society et cetera, Richard Crooks, Sir Richard Crooks euh a euh écrit un un article où il expliquait que si on ne trouvait pas un moyen de produire de l’azote vivant nous-même, ça serait la fin de la suprématie de la race blanche telle qu’elle. Et ça, on veut pas ça. Fin du 19e siècle. Pourquoi ? parce que on a une race qui est la race du pain. S’il y a plus de pain et ben il y a plus de race blanche. Voilà. Donc il y avait un enjeu extrêmement fort, un enjeu agricole mais aussi un enjeu militaire parce que on le verra plus tard cet azote là mais il sert aussi à faire des des munitions, des bombes et cetera et donc tout le monde se lance à la course de l’azote et heureusement à Burboch avec un un coup de bol un petit peu parce que c’est en trouvant un catalyseur un peu par hasard dans son deuxième job qu’il arrive à produire cette réaction et avec son copain j’exagère mais cette relation Carl Bosch ils vont développer le procédé à Burboch pendant les années 1904 1910 et en 1913, la première usine de capture et d’extraction de l’azote est créée à Opao en Allemagne et tout d’un coup, on produit énormément d’ammoniaques. cette harmoniaque qui va servir initialement à produire des engrais et et donc c’est le début de la grande révolution de l’azote, de la révolution verte. Voilà, petite question ou est-ce qu’on part dans les cases les cases suivantes ? Il y a deux questions, trois questions. Quelle année ? Quelle année à peu près découvert dans son petit labo 1904. qui commence ensuite à essayer de d’upscaler le process upscaler euh parce que ça marche dans un labo. Mais avant de faire une usine avec des gros tuyaux, des des énormes euh comment dire parce que ça coûte énormément d’énergie, il faut énormément de puissance hein. Le principe c’est très simple. Je prends l’azote et je prends du H2, je les mets ensemble, je chauffe très fort, je mets une énorme pression et paf, il y a du NH3 qui sort. Voilà. Et ça et ça ça H2 hydrogène. Ouais. Et ça ça demande énormément d’énergie puis aussi des moyens techniques très forts parce que il faut des chambres pressurisées qui résistent à la pression et cetera et cetera. Donc il il va avec Bosche améliorer le process jusqu’à ce qu’il puisse être mis en place industriellement passer à l’échelle à l’échelle industrielle. On aime ça dans l’industrie. Voilà. Et et donc ça se passe en 1913 à Opo dans la banlieu de Ludwig Safun sous les hospices de BASF qui sera le premier à mettre en place cette chimie, cette nitrochimie. Attendez parce que comme il y a des personnes qui suivent en direct, si vous parlez pas dans le micro, elles vont pas pouvoir J’avais entendu qu’il fallait une tonne de pétrole pour faire 500 kg d’azote. 2 tonnes de CO2 2 tonnes de CO2 pour 1 kg pour 1 tonne d’azote à peu près. 2 tonnes de CO2 en énergie. En énergie ? Ouais, c’est ça. 2 tonnes de CO2, c’est l’empreinte derrière de la combustion. Du pétrole. Alors, c’est du gaz, c’est pas du pétrole. Ça sera du gaz qu’on utilisera. pour effectivement, mais ça on pourra peut-être le voir ici si vous êtes intéressé dans la case B10, industrie de l’azote, mais en tout cas, c’est effectivement une industrie qui ressemble beaucoup à la pétrochimie. Voilà et ça se passe donc entre 1904 et 1913, juste avant la Première Guerre mondiale. Quelle chance ! Ouais, je prends mon privilège les une tonne de pétrole pour 500 kg, ça ça me paraît super efficace en fait. Exact. Euh bah non parce que l’azote c’est le pétrole c’est lourd hein. Le pétrole c’est pas juste tu vois l’azote c’est du coup 500 kg de gaz c’est énorme. Euh c’est pas c’est pas 500 kg de gaz, c’est 500 kg d’engrais probablement ou de NH3 et ça c’est pas énorme en terme de de quantité de matière. Alors que si on prend une tonne de pétrole, pétrole c’est un peu plus lourd. Bon, c’est c’est c’est parce que c’est le la quantité d’énergie mais en fait ce qu’on en sort après, il y a plein d’autres trucs qu’il faut rajouter dedans pour mais ça coûte énormément d’énergie et pendant des dizaines d’années jusqu’en aujourd’hui tout le monde a essayé d’améliorer ce procédé pour qu’il soit moins énergivore. On est passé d’azote à ammoniaque. Est-ce que du coup vous pourriez expliquer le s’il y a une différence laquelle ou N2 ? N2 donc le diazote deux H c’est bon. Il fallait un petit tableau pour la prochaine fois. mettre un petit tableau avec un petit marqueur N2 H2. OK ? Si vous mettez N2 + 2H2, ça vous fait 2NH3. Ça c’est l’ammoniaque. Voilà. et NH3 c’est l’ammoniaque. Donc deux molécules de diazote, deux molécules de d’hydrogène et vous avez deux molécules d’ammoniaque, une molécule de de d’hydrogène. Excuse-moi. Oui, il doit être liquéfié pour être transporté à – 30° – 33. C’est ça coûte super cher aussi de le refroidir à ce point-là. C’est très énergivant aussi de le refroidir et de le compresser. Est-ce qu’il y a d’autres questions ? Est-ce Est-ce qu’on on a encore une question avant de passer au Ça ça veut dire quoi ? Je sais plus. Ça c’est question question et ça c’est je comprends pas. OK. Mais pour l’instant, tu as l’air clair parce que personne n’a utilisé ce signe encore. Il est un peu impressionnant mais c’est aussi à nous de prendre un peu le Sinon si on les laisse les scientifiques se pavaner dans leur truc un peu impressionnant, bah ils y resteront he c’est très confortable. Donc si vous comprenez pas un truc, si vous le trouvez pas clair, il est très sympa. On peut aller manger ensemble, il peut s’énerver. Voilà, parfois il prend pas de question, ça reste une personne très sympa. Donc vous pouvez y aller. Très accessible. Très accessible. Alors on a on a beaucoup parlé autour du du procès industriel euh de de création là des engrais à partir de pétrole, mais je je visualise pas trop euh comment ça marche que ce soit du point de vue du chemin chimique mais même à quoi ressemblent les les appareillages, les trucs. Quelle est la qu’est-ce qu’on fait exactement en fait pour créer de l’engrais à partir de pétrole ou d’autres composés ? On se met près d’une raffinerie, on va récupérer dans les dans les process du H2 du 10 dihydrogène. OK ? Donc on a besoin d’être dans près de ses ports à Fos à à Rouan pour la France et cetera où il y a effectivement déjà de la pétrochimie. Et ensuite on fait cette réaction relativement simple sur le papier où il faut comprimer le H2 avec le N2 fort, on chauffe et ça donne du NH3. C’est pas le NH3 qu’on va utiliser tout de suite hein. Derrière, il y a une autre chimie qui intervient, qui va produire des nitrates dans un premier temps, nitrates d’amonium qui vont être les engrais. OK ? Donc il y a toute une chimie, mais on va pas rentrer dans les détails de la chimie ce soir, sinon on va pas parler de tout le reste. Mais il y a toute une chimie derrière qui permet de produire plein de molécules de l’azote et pas juste de l’ammoniaque. On a 40 minutes encore. Compris ? Une dernière question peut-être sur cette case. Jérôme, j’ai trouvé si jamais tu as besoin de dessiner un truc, peut-être que tu peux dessiner et on met sur le fond du truc. Ouais. Ouais. On le mettra ici sur la caméra. OK. Oui. Bonjour monsieur. Bonjour. On s’est aperçu dernièrement que le casuarina faisait le casina faisait partie de la famille des bêtu et il a des nodosités justement qui qui font une une symbiose que vous avez expliqué un petit peu par rapport à l’azote. en plein désert, c’est cet arbre de la famille des Bulacés arrive à à survivre euh aussi bien que sur Vilone Almus Glutinosa dans les régions marécageuses qui lui-même aussi possède des nodosités qui captent l’azote de l’air. Je voudrais savoir quel est le rôle de cet azote en plein désert. Est-ce qu’il apporte de l’eau ? Non, bah il fait pousser la plante parce que si elle a pas d’azote, elle plante pas et elle pousse pas et et cette azote, elle vu que c’est un désert, il y en a pas trop dans le sable ou sur l’î et cetera, elle a besoin de pouvoir le capter de l’air. Et elle le fait effectivement dans ces petites nodosités où il y a où ces bactéries se sont installées et elles peuvent travailler à capturer l’azote de l’air et à le et à permettre à la plante de de l’utiliser et de pousser. Et une une petite question, est-ce que la l’azote que capte les fèves par leur nudité est-ce que bon le rôle est à peu près le même mais est-ce que la composition chimique de cet azote est similaire à celle par exemple du casuarina et d’autres et d’autres légumineuses comme le févier, comme le robinier dans l’ensemble les cycles de l’azote parce que comme je vous disais l’azote il bouge en permanence hein donc il va passer d’un état à un autre, il va faire des cycles donc de nitrification, dénitrification, ammonification et cetera. Donc toute une chimie où il y a plein d’intermédiaire. Ces cycles sont les mêmes dans tout le vivant et dans toutes les plantes. Après, pour chaque plante, en fonction peut-être de ses besoins ou de son milieu ou de son environnement, il y aura une balance différente entre les différents types d’azotes réactifs qui seront présents dans la plante. Mais au final, cet azote, il va finir comme protéine, comme ADN. Voilà, il va se transformer aussi en biomolécules qui vont constituer la matière organique. Il va pas rester à l’état d’azote réactif fou fou furieux, feu folé. Il va aussi s’installer pour un temps un peu plus long à l’intérieur de la plante. Est-ce que vous avez eu J’ai eu l’impression que vous êtes compris sur le nom de la plante. Aucune idée de ce que c’est que cette plante. OK. Comment elle s’appelle ? Elle a l’air super. Les plantes qui savent capter l’azote, elle s’appelle comment ? Le casuarina. Alors, c’est les légumineuses, mais pas il y a pas qu’ell. Mais puisque les fèves sont par exemple des légumineuses, mais ce qui c’est pas les plantes qui captent, ce sont les petites bactéries qui sont dans les nodosités qui sont généralement justement assez anaérobiqu il y a pas d’oxygène où elles peuvent faire ce travail de fixation de l’azote. Quand vous arrachez les racines du casina, vous il y a des petites boules des nudosités comme celle de l’une, peut-être même probablement de la même espèce qui joue ce rôle. Bah quand un mécanisme marche, le vivant a tendance à le garder. Je pense. C’est très bien expliqué. Oui. Ce sera la dernière question avant qu’on passe à la de la maniaque et de la vie. Mais il y a tout un tas d’applications industrielles. Je pense en domestique l’alcalique et de d’ammoniaque disousant je sais pas quoi. Ça sert aussi comme liquide enfin comme pour faire du froid. Il est question maintenant qu’on utilise l’ammoniaque aussi comme carburant pour récupérer l’hydrogène. Absolument. Donc il y a tout un pour le pour le transporter aussi. Donc on est loin de de l’amoniaque est non l’ammoniaque est important aussi effectivement dans toute l’industrie enfin dans tous les processus industriel. Ce que je voulais dire quand même par pour Aber pour Aber pardon Fritz dont nous ferons le procès dont il y a un film sur Fritz mardi prochain à la même heure ici mais ça sera pas le même Frit Saber parce que c’est le Frit Saber qui est le père de la guerre chimique et qui a contribué à la mort de dizaines de milliers de soldats pendant la première guerre mondiale. Et nous françons procès aussi dans 15 jours ici au même endroit. Et donc Fritz Saber, il a euh il a reçu le prix Nobel en 1918 pour son invention, pour sa découverte et le le développement du procédé. et il a et son la cérémonie de remise du prix Nobel a été boycottée par les scientifiques parce que Fritzaber avait justement participer de façon très active à la Première Guerre mondiale en mettant en place les premiers essais de gazage des soldats à Ipre en particulier ou sur le front russe. Et si vous en voulez en savoir plus sur Frit Sabur donc c’est la semaine prochaine. Il y aura un petit pot. Après on passe à la suite. Alors la suite, la suite, on peut aller dans plein d’endroits différents. On peut aller ici en D7 pour savoir comment on transporte cet ammoniaque. On peut aller en CC ou c’est c’est ces cet azote réactif en C5 où on parlera justement de son premier usage, c’est de l’agriculture intensive. On peut aller aussi en D9. Qu’est-ce qu’on fait quand on a produit tout cet azote cet azote réactif ? Comment on le stock ? et cetera ou on peut aller ensuite en B11 ou C11 pour montrer aussi quel problème on a eu depuis qu’on a ouvert le robinet à azote. Et là, c’est vous qui choisissez. Jérôme va vous montrer les cases où on peut aller. Vous allez lever la main si ça vous intéresse et moi je vais essayer de calculer très très vite quel case reçoit le plus de voix, ce qui n’est pas toujours la meilleure façon de prendre des décisions, mais c’est ce qu’on va faire cette fois-ci. Donc c’est simple. B11 C11, on a plutôt les problèmes pour la planète C8 D9, on va plutôt parler de la façon dont on va ben la suite. Qu’est-ce qui va devenir cet ammoniaque, cet azote réactif ? Comment on le stock ? Comment on le transporte ? Attends, je crois qu’il y a il y a une Non, onend pas. On demande Ah ça y est, on demande combien de fois on peut voter. Mais plein de fois, non ? Oui oui oui, dès que ça vous intéresse, pardon, excusez-moi, c’est j’ai dit des conseils pas assez clairs, je prends ma faute. Oui, vous pouvez autant que vous nous montrez votre intérêt et moi j’essayerai de faire en fonction. Et donc ces cinq, l’usage prince, le premier usage euh donc on les repasse tous ? Ouais, on les repasse tous parce que du coup je suis perdu. Euh qui c’est qui veut aller du côté de l’agriculture pour savoir à quoi sert tout cet azote qu’on a produit au départ en 1913 ? Il y a du monde. Ouais. Qui c’est qui veut savoir comment on stock ou comment on transporte cet azote ? OK. Un peu moins. Un peu moins. Et infiner, ça fait quoi à la planète ? Et ben voilà, c’est clair. Ça fait quoi à la planète ? Ouais. Après, on s’intéressera peut-être à l’agriculture et à ce qu’on mange. Mais ça fait quoi à la planète ? Alors, on a le choix entre B11 et C11, c’est-à-dire est-ce qu’on parle de la limite planétaire de l’azote ? Ça me semble plus logique dans un premier temps avant de savoir comment on fait pour la gouvernance. On attaque par la limite planétaire. OK. OK. La limite planétaire, vous savez ce que c’est les limites planétaires. Les neuf limites planétaires, on en a déjà franchi six. C’est le tout le monde sait, j’explique, le Stockholm Resilience Center qui est qui est un une unité de recherche donc pas au Danemark mais en Suède qui avec Eric Ramstof qui a proposé ce concept pour essayer de voir de donner des marqueurs, des indicateurs à l’anthropocène, à l’empreinte humaine sur la planète. Et donc il y a différentes limites planétaires. Il y en a neuf, on en a déjà explosé six. Et parmi ces six, il y en a une qui est celle de l’azote qui s’appelle la perturbation des grands cycles biogéochimiques, du phosphore et de l’azote. Et donc cette limite, elle avait été fixée à 35 tonnes d’émission. Euh alors le chiffre exact, oui, c’est 35 millions de tonnes d’émissions par an il y a quelques années. Puis ça a été changé. on est passé entre 6080 de millions de tonnes d’émissions par an par les activités humaines et aujourd’hui on en produit plus de 200 millions de tonnes par an. C’est-à-dire qu’on a explosé cette limite et depuis très très longtemps en fait depuis des dizaines d’années. Comment s’en rendre compte en particulier ? C’est c’est la masse totale donc d’azote je disais qu’on a dans la biosphère. Avant qu’Aur arrive, il y avait 10 gones d’azote et depuis on a rajouté exactement la même quantité. Pas exactement quelques chouill après mais en gros on a doublé la quantité d’azote réactif sur Terre et ça ça pose un problème. C’est pas le même problème que pour le carbone où ça va réchauffer la température ou acidifier les océans où on est des on a des procédés enfin des effets qui sont plutôt physicochimiques, on va dire. Là, ça perturbe le vivant, c’est-à-dire qu’on bouscule complètement la façon dont les euh les espèces vivantes fonctionnent entre elles. Je peux donner peut-être un exemple qui s’appelle le great oxidation event. Est-ce que quelqu’un a entendu parler du Great Oxidation Event ? On peut l’avir en français s’il te plaît. Je le la grande la grande transformation, le grand phénomène de l’oxygène. Voilà. Bon, pas grand monde. Bah en gros, on est en train de vivre un peu la même chose avec l’azote. Mais ce qui s’est passé, c’est que ben au début, il y avait pas d’oxygène sur terre, un peu comme l’azote. On était dans des milieux qu’on appelait très réducteurs, très férugineux avec une chimie vachement basée sur l’étiol, les le s le la petite molécule de soufre. euh mais il y avait très peu d’oxygène jusqu’à ce qu’il y ait euh là encore une petite euh bactérie qui s’est dit ben on va faire une photosynthèse un petit peu différente. Enfin, on va faire une chimie un petit peu différente et on va utiliser la photosynthèse avec un accepteur d’électron euh qui est l’eau et qui au final va produire de l’oxygène. C’était vachement malin et c’est tellement malin que ça a marché et ça s’est imposé. Et ça se passe à peu près le great oxidation event, c’est il y a 2 milliards d’années. C’est le moment où il y a une bascule et tout d’un coup, il y a énormément d’oxygène qui qui est produit et qui s’installe dans les océans et dans l’air parce qu’avant il y en avait pas. Parce qu’avant l’oxygène était un poison et le vivant s’est complètement transformé. Il est passé d’un système sans oxygène à un système avec oxygène. Voilà. Et c’est plus les mêmes les mêmes mécanismes, la même biologie, la même chimie et donc les mêmes organismes qui sont présents. On était dans un monde radicalement différent. Voilà, quand vous transformez ça, vous changez radicalement toutes les espèces. C’est c’est une tabou à razé, vous inventez quelque chose d’autre. Et ben là, c’est la même chose avec l’azote. Tout d’un coup, bah c’est pas dans toute proportion gardée, hein, mais ça va très vite là avec l’azote parce que le Great Oxyation Event, il faut plusieurs centaines de millions d’années avant d’y arriver. Et là, en quelques décennies, paf, on s’est mis à produire énormément d’azotes réactifs et on transforme aussi de la même façon du coup la chimie et la biochimie des organismes vivants. C’est d’abord les équilibres des écosystèmes, hein. On pourra y revenir peut-être en case D2 ou en case D8, mais finalement plus plus fort que ça, je pense si on regarde sur du long terme et si on continue à pomper de la zone comme ça, on va transformer complètement la façon dont le vivant fonctionne. Voilà. Et donc c’est une limite planétaire et pour l’instant et ben pour l’instant ben on en parle pas trop euh et on fait pas grand-chose. Et du coup si vous voulez on peut soit euh passer en C11. C’est une question une agitation. Al c’est une question pardon. Une question ouais. Ah ouais je sais plus. Non mais finis finis ta phrase. On prend une question après. Non c’est bon. Question. Oui. Alors pour bien comprendre donc vous avez dit au début 10 gaton c’est la biomasse et maintenant on est à deux fois plus. Ouais. Et donc c’est quoi ? C’est il y a deux fois plus de biomasse ou c’est les êtres vivants, ils sont plus riches en azote à l’intérieur ou comment ? Comment comment ? Je je pense qu’alors déjà il y a personne n’est allé chercher exactement ce qui se passe, mais ce qui est sûr c’est que si vous bouffez un poire aujourd’hui, il a beaucoup plus de nitrate qu’il y a 200 ans. Ça c’est donc ils sont déjà eux tous plus riches en en azote, poireau, betterave et cetera. Donc très clairement, il y en a dans l’eau, hein. Euh on pourra revenir après sur les questions effectivement de de lessivage ou ou de trophisation. Il y a de plus en plus de nitrites et de nitrates dans l’eau et pas juste dans les rivières aussi dans les océans et cetera et cetera. Donc cet azote, il circule puis il a sa chimie aussi puis il y en a aussi dans dans l’air. Là aussi on a on a amplifié la quantité de d’azote vivant, d’azote réactif qu’il y a dans l’air. Donc tout cet azote là finalement il est il est extrêmement comme je disais métamorphe et c’est un peu bordélique, chaotique et personne ne suit. La la chose qu’on suit c’est ici c’est le c’est le N2O, le protoxyde d’azote parce que lui c’est un gaz à effet de serre. on sait bien faire ça, on peut suivre et cetera, mais les autres, on sait pas où ils sont. Donc on trace pas exactement euh cette cet azote réactif. Mais très clairement, oui, il a il il est plus présent en nous de par notre régime alimentaire aussi, on verra, hein. Et il est plus présent dans les dans les différents êtres vivants et dans la biomasse. Donc plus de biomasse et et une saturation d’azote. Oui. Ah non, il y a deux questions. On prend les deux questions et après il nous reste 20 minutes pour faire encore peut-être deux cases euh ou peut-être trois si on si on arrive à être un tout petit peu plus rapide. Euh alors moi ma question c’était sur le les échelles et les ordres de grandeur et notamment dans la durée. Donc vous avez dit qu’on est en train de euh mettre beaucoup d’azotes réactifs à un rythme inédit euh en comparant avec le grade Oxidation Events. Euh alors je sais moi je m’intéresse un peu au des sujets autour du réchauffement climatique et il y a des des questions par exemple sur le méthane, le la durée de vie dans l’atmosphère, les quantités qu’on met ou sur le nombre de parties par million de CO2 de combien ça modifie la composition de l’atmosphère et je sais pas trop trop comment formuler la question mais par exemple si on prenait un peu toutes les ressources fossiles qui existent et que par ce procédé ont transformait la moitié du pétrole existant de la terre en en azote par exemple quel quel ordre de grandeur ça représenterait par rapport à ce qu’il y a déjà de combien ça changerait et surtout quelle serait un peu aussi l’horizon temporelle auquelle euh on reviendrait à l’équilibre si on arrête d’injecter de l’azote euh à quel rythme est-ce que on enfin est-ce qu’on sait d’ailleurs ce genre de chos ? Et alors sur la deuxième question, non, on sait pas parce que je pense que bon, d’abord parce qu’on l’a pas excessivement étudié et puis qu’on maîtrise pas les processus complets justement de cette circulation de l’azote. On n pas une photo de tous les types d’azotes, he le l’azote 1, voilà, le NO2, le nitrate et puis en temps réel, on aurait un tableau de bord où on pourrait suivre les concentrations qui évoluent tout le monde. On a pas ça. ce qu’on a c’est le N2O et ça sa durée de vie est plus de 100 ans hein dans l’atmosphère. Donc ça on a effectivement calculé le N2O c’est le protoxyde d’azote. Donc on on a à peu près une idée de ça mais c’est la seule chose véritablement sur qu’on sait faire et sur laquelle on est un peu calé. Euh l’autre l’autre aspect euh c’est que effectivement si on voulait on est on est quand même moins fort je pense que les légumineuses que les petites bactéries dans les dans les nodosités parce que ça coûte énormément d’argent d’énergie de produire de l’azote. Donc là pour le coup effectivement le risque il est pas l’excès. On le vit aujourd’hui au quotidien dans nos chaires et on le verra si on se si on va vers là-bas. Mais ce sera après quand ce robinet va être coupé. Euh on est passé de 2 milliards de moins de 2 milliards à 8 milliards d’êtres humains sur terre. La moitié de l’azote qui est dans votre corps, c’est de l’azote de synthèse. Si on a plus ça, il va falloir passer à des solutions radicales. Euh vous disiez le c’est une centaine d’années l’ordre de grandeur du de ensuite il redevient de l’azote inerte. Non non, il reste dans le cycle quand même réagir avec l’ozone. Il va voilà, il a il a il a une il a aussi une chimie atmosphérique. Il y avait une deuxième question. Oui, moi je m’excuse, je reviens à mes problèmes de calendrier. Donc vous nous parlez de ce qui s’est passé il y a quelques milliards d’années. Ouais. Avec l’oxygène. Ouais. Ça c’est un phénomène naturel. Il y a pas d’intervenence sur de l’homme à ce momentlà. On est d’accord. Bon donc ce que vous nous dites, c’est ce qui se passe avec l’azote. Là nous sommes la forme il y a une interrop mais ça veut dire qu’on est allé arracher quelque chose qui pouvait se faire naturellement aussi. C’est ce qui se faisait. Donc c’est qu’est-ce qui s’est passé dans l’esprit humain pour renoncer finalement à l’intervention naturelle qui aurait continué de Alors je dis ça pourquoi ? Parce que je pose la question finalement 50 ans après l’intervention de l’homme pour la Z dans les écoles, on continuait de dire que l’azote qui composait 80 % de l’air, on en parlait pas du reste dans les écoles. Non, il y avait aucune espèce d’information du citoyen dans les écoles. On parle un peu des engrais. Non mais moi je parle de c l’école que j’ai connu euh voilà l’école primaire ou l’école voilà que j’ai connu il y a oui l’azote c’était de l’ plus c’était l’azote de l’air mais on ne parlait absolument pas de la différence que vous avez cité c’est-à-dire réactif et inerte voilà et ça moi j’ai on en a jamais parlé à l’école est-ce qu’on en parle aujourd’hui non voilà donc c’est ça le plus important pour moi. C’està-dire que aujourd’hui le fait que l’homme soit intervenu dans cet événement, est-ce que le fait d’intervenir et de d’accélérer finalement le mouvement de libération de l’azote en azote réactif, est-ce que ça va pas créer autre chose de tout à fait inconnu de tout le monde aujourd’hui ? C’estàd que encore une fois le l’événement naturel sur l’oxygène a amené à la création de l’être humain. Oui. Alors là, on est sur des échelles de temps où le vivant a pas eu le temps de se déployer. Donc on a ou alors dans certaines niches potentiellement hyper hyper où il y a plein de nitrates, on a peut-être des nouvelles des nouvelles des nouvelles bactéries extrémophiles peut-être qui ont appris à gérer le trop plein d’azote. Pour l’instant, ce qui se passe, c’est surtout qu’on en meurt. Mais bon, ça c’est ça c’est autre chose. Chose potentiellement. On sait pas. Effectivement, on a une vision des choses qui est une vision anthropocentrée, c’est bien, c’est mal, mais en fait le monde lui, le vivant, il continue à vivre sa vie comme ce qui s’est passé il y a de milliards d’années. Il y a il y aura des losers, il y aura des winners mais au final des gagnants et des perdants, des gagnants et des perdants. C’est pas nous qui décidons. Et même là, c’est pas nous qui décidons. Pour répondre à votre question, qu’est-ce qui est passé dans l’esprit de de des gens pour se dire “Ah tiens, on va aller plus vite que la machine et on va pomper tout l’azote de l’air Ben, c’est ce que je vous ai dit. Crou, c’est la suprématie de la race blanche. Pas que euh mais à ce moment-là, c’est un instrument de puissance, de pouvoir et donc il faut produire de l’azote et de richesse et de richesse pour l’engré, pour les munitions. C’est important que l’homme le fasse. Comme on dit aujourd’hui, on va pas attendre l’évolution, on va faire directement des des OGM humains. Pourquoi attendre des centaines de milliers d’années le que l’évolution fasse son job pour nous adapter ? On va le faire directement avec de la transgenèse, du crisper Casnine. Voilà, c’est exactement la même chose qui se passe aujourd’hui. C’est juste que il y a ce sentiment de puissance qu’on appelle l’ubris et cetera, mais qui a un sentiment de puissance complètement stupide parce qu’on maîtrise rien derrière. Pas d’accord avec la lubrice. Controverse pas d’accord avec la lubrice. Alors comme c’est la première controverse, même si on ça serait quand même cool de retourner encore deux trois cases, pourquoi pas d’accord ? Alors ah non merci. Mon sentiment c’est que on a enfin l’impression que j’en ai après je sais pas je connais pas si bien que ça c’est on a trouvé un moyen de de produire des engrais en masse de démultiplier la productivité de l’agriculture et j’ai l’impression que l’explication suffisante c’est que OK ben on a trouvé un moyen de et on s’est pas posé plus de questions de savoir quelle quantité d’azote réactif on injecté et cetera. Il y a peut-être eu des discours sur la suprématie de la rés et cetera, mais je pense pas que c’était ça la motivation réelle. La raison pour laquelle ça pour moi en tout cas ça a pris à l’échelle aussi large et aussi industrielle. C’est simplement il a deux façons de répondre à ce que à ce que vous dites. Il y a deux façons de répondre. Effectivement on peut pas savoir parce que c’est un truc civilisationnel et qu’il faudrait des études historiques, anthropologiques et cetera pour décortiquer la façon dont toute cette culture de l’azote s’est mise en place. Et puis bah il y a des trucs un peu historiques, il y a des faits, des machins qui semblent indiquer un certain nombre de choses. On est dans une période le 19e siècle très marqué aussi hein, c’est aussi les industries fossiles. Voilà donc il y a il y a quand même il y a quand même je dirais un contexte culturel de la modernité, du capitalisme. Moi je on a la blouse un peu radicale mais quand même malgré tout c’est il y a cette volonté de domination de la planète, de ses ressources et cetera. c’est de maîtrise. Voilà, on pense qu’on est le peuple élu et que la terre nous appartient et que elle doit servir à la grande épaupée humaine et y compris y compris à augmenter les rendements en agriculture. Ce qui est très bien. En 1906, il y a une famine en Chine et ben les engrais d’abeur auraient pu la sauver par exemple. Voilà, ça rapporte beaucoup d’argent à certains certaines mais en fait c’est toujours extrêmement complexe et on peut pas dire comme je l’ai dit oh là là l’ubris le méchant homo sapiens sapience c’est parce qu’il veut dominer la terre et cetera et puis occulter le reste comme de la même façon on peut pas dire il y avait pas cette tentation de maîtrise et de domination mais là vous avez un un exemple du fait que les scientifiques ne peuvent pas être objectifs et neutres dans l’absolu. Derrière, il y a des humains qui ont des opinions euh et qui ont des points de vue et donc il y aura pas de scientifique neutre. Si quelqu’un vous dit qu’il est neutre parce qu’il est scientifique, vous vous me l’amenez. Absolument. Je je saurais quoi en faire. Où est-ce qu’on peut aller maintenant dans les cases ? Et ben une fois qu’on on peut aller voir pourquoi les retourner he je je les retourner. Ouais. On peut aller voir pourquoi ? Ben pourquoi ? C’est un problème pour la planète. Donc on peut aller voir c’est un problème lever les mains comme ça on le fait d’un coup. Alors, on va on va aller dans le on va aller ici par exemple les phénomènes de trophisation hein quand il y a trop de matière organique, on peut parler de l’effet de serre. Ici, personne n’a envie de parler de l’effet de ser. Ouais, c’est deux trois personnes mais moins queilation. La COP 30 qu’elle plaî. On peut parler d’une pollution atmosphérique assez intéressante, celle des particules fines PM 2.5. ou d’une autre pollution atmosphérique, on a qu’on ait un petit peu plus, l’enox. Voilà, l’enox. OK. Les deux pollution atmosphériques ont retenu la tension de plus de Bah, on peut faire un combo avec les deux. Alors, je regarde juste un tout petit coup le départ avant de me lancer. Il reste 15 minutes. Ouais. OK. Et ben l’enox c’est pas de bol en fait parce que c’est une façon de produire de l’azote vivant réactif dans le pot d’échappement de votre voiture. Est-ce que tu peux juste avant les nox nitrogen oxides NO avec et le petit X parce qu’il y en a plusieurs. Il y a le NO le monoxyde d’azote. Ça c’est mon préféré. Je travaille dessus depuis 25 ans plus. Il y a Oui. Les scientifiques travaillent 25 ans sur Ouais. sur le même truc et ils s’en lassent pas. Ils adorent. Euh il y a le NO2, c’est-à-dire que quand vous ouvrez une bouteille de NO, il va réagir avec le l’oxygène et il va donner une petite brouillard brun jaune extrêmement corrosif. C’est le NO2. Mais le NO2 lui-même, il réagit très fort parce que c’est NO2 point. Alors, on avait NO point avec son petit électron. NO2 point avec son petit électron. il va former du N2O4, il va former du N2O5, il va former toute une petite panoplie euh d’oxyde d’azote ici qui vont être extrêmement réactifs, pas simplement avec vos poumons, hein, euh parce qu’ils sont effectivement très corrosifs et ça fait pas du bien à la santé, mais ils vont aussi euh réagir avec un certain nombre de de coves, hein, de de composés organiques volatiles pour aussi produire de l’ozone en basse altitude. O3 qui est pas du tout bon pour la santé aussi extrêmement oxydant extrêmement corrosif. On parle ici finalement de stress oxydant aussi hein. Les oxydes d’azote sont oxydes, ils sont oxydants et donc ils vont réagir avec les molécules de vos cellules épithélies où ils vont rentrer aussi dans votre corps et vont faire un certain nombre de problèmes et et donc oxyder ces ces biomolécules, les dégrader, les abîmer et cetera. il me voit, il me voit que je je Est-ce que dans la manière dont tu parles J est-ce que tu voudrais bien essayer de pas dire dans vos cellules, dans vos corps pardon et de rester dans ton corps si ça te gêne pas dans les corps vivants mais essayer de pas cibler parce qu’en vrai c’est ce qui se passe on est désolé mais ça sera un peu moins mais quand même c’est aussi dans les Ouais donc dans les corps de des gens qui habitent surtout en ville euh et en particulier près des routes ou des axes routiers ou du périf ou des choses comme ça. Je vous proposerai des exercices de yoga après pour déstresser les combustion. Et donc c’est c’est effectivement la combustion de du N2 finalement cette fois-ci qui transforme aussi en Ox. Et donc c’estox, c’est un vrai problème de santé publique. On peut aller peut-être directement aussi ensuite dans les maladies chroniques parce qu’ils sont responsables de la mort de plusieurs milliers de personnes en France chaque année. On parle de surmortalité, donc la mort de pas vous mais d’autres personnes et et c’est à peu près aussi une 50000 en en Europe. Donc c’est un vrai problème de santé publique aujourd’hui. Et en France, ben on a beaucoup d’agglomérations qui dépassent les limites. Limites d’ailleurs qui sont les limites françaises qui sont autour. Je voudrais pas dire de bêtises mais je crois que c’est 60 ou 30 microgam par litre. Euh euh et à l’OMS, on est plutôt autour de 10 microgam par litre. Donc ça veut dire que déjà les taux en France ont donc les taux sont relativement sympas pour les Nox. Donc il y a pas de chasse au nox. Euh et malgré tout, on a quand même de nombreuses agglomérations, parilon qui explosent he ces taux. Euh voilà donc c’est un vrai problème de santé publique. C’est quand même 50 enfin pour les Nox. Après, les nox vont intervenir aussi dans l’autre pollution atmosphérique. Euh donc, c’est quand même plusieurs milliers de personnes qui meurent et qui n’auraient pas dû mourir par an à cause de cette pollution là. Qui amène à une autre pollution parce que ces nox vont pouvoir réagir avec l’ammoniaque ou l’ammonium. Enfin, il va y avoir aussi toute une chimie euh qui euh qui va euh faire qu’on va avoir des selles euh de nitrate d’ammonium, par exemple, qui vont donner euh euh vie à ce qu’on appelle des particules fines de euh très petit euh diamètre, moins de 2.5 euh micromè. Donc ça c’est les particules fines les plus dangereuses pour les autres. Et donc et donc c’est la c’est la la combinaison de cette pollution là et d’une pollution qui vient de l’ammoniaque. Lorsqu’on fait de l’épendage, de lisier ou de ou de ou d’engrais organique, il y a une partie ou d’engré de synthèse, il y a une partie d’ammoniaque qui va partir dans l’air, qui va être lui aussi he qui est pas sympa à respirer. harmoniaque, hein, c’est extrêmement corrosif aussi. Euh mais qui va aussi être déplacé et qui va réagir avec des noct et qui va former des particules fines. Voilà. Et ces particules fines, c’est pire hein. On estime en France que c’est plus de 40000 la surmortalité et plus de 40000 personnes par an. Surmortalité, ça veut dire que c’est des personnes qui des personnes qui devaient pas mourir cette année-là. En tout cas, pas à cause de ça. Donc, on peut parler, alors j’ai pas les chiffres mais de de dal, c’està-dire de d’années d’espérance de vie qu’on a perdu. Euh mais euh mais là je j’ai pas les chiffres sur ça, mais déjà voilà, c’est quand même assez massif. Est-ce que sur la pollution tu as dit euh le le plus important ? Ouais. Du coup, il nous reste 10 minutes avant de commencer à conclure euh la conférence et je vous propose deux choix. Soit on demande à Jérôme de choisir les deux trois cases qui restent et donc on lui on le laisse monologuer, soit on prend des questions euh et du coup il vous explique les trucs que vous avez pas compris. Est-ce que qui serait pour la première option, on le laisse choisir deux trois cases et il enchaîne. OK. Qui serait pour qu’on prenne quand même quelques questions parce qu’il y a des incertitude. On peut peut-être faire les deux. On on Non, je on pourra pas faire les deux parce que si on prend des questions, tu prends le temps qu’il te faut pour répondre. M du monologue. Ouais. Mais en fait, c’est une conférence d’un heure et demi en tout intro sympa faite par Jérémie, tout ça. On peut pas être exhaustif et c’est OK en fait pour comprendre les choses, s’informer, ça prend du temps et on peut pas en une heure et demi devenir expert experte de quelque chose d’ussi complexe. Donc s’il y a des questions qui sont répondues et bah il y a les livres, il y a les scientifiques, vous pouvez les contacter aussi. vous trouve facilement leur mail. Après, on peut en discuter. C’est aussi une manière de dire bah prenons le temps de nous informer et d’aller plus loin. Je je vais quand même essayer de donner de de faire un petit passage assez rapide pour voir aussi la circulation et la vision globale de ce petit nitroscope. Si ça si ça parce que là du coup, on a pompé de l’azote, ça fait des engrais, on a un problème de limite planétaire et cetera. Les autres points, c’est que c’est pas c’est pas un truc facile à stocker. C’est pas facile à produire mais c’est pas facile à stocker, à transporter. Et en règle générale, en en règle générale, comme je vous disais, l’azote, il arrête pas de réagir. Il aime pas être comment dire emprisonné dans un seul truc. Et donc il a tendance à exploser en particulier lorsque c’est du nitrate d’ammonium qui est stockée àf ou à Beou à au pot hein au pot la première usine qui est qui est qui est construite en 1913, elle explose en 1921 plus de 500 morts. Voilà donc c’est c’est extrêmement compliqué et on a toujours pas retenu les leçons de ça. D’ailleurs, il y a plein de petits tankers qui sont blindés de nitrate d’amonium parce qu’on le produit pas, on l’importe, hein. Et il circulent énormément sur les sur les océans. Et ben, il y a des tankers qui ont des problèmes, des avares, la coque qui perce et cetera. Soit soit ces explosions ils coulent dans l’eau, soit ils essaient de trouver un port mais personne ne veut les récupérer parce que c’est sep fois. On veut pas avoir sep fois dans son port. Voilà. Pas chez nous. Alors voilà. Donc vous regarderez, il y avait le MV Ruby qui est il y a 2 ans qui a eré dans la mer du Nord sur dans la Manche jusqu’à trouver finalement un endroit où où se poser et tout ça en fait l’azote va créer une logistique et va aussi à cause de la révolution verte et de l’agriculture intensive transformer complètement nos paysages. Désertification rurale, concentration urbaine, de plus en plus de route, de plus en plus de transports. Finalement, on va spécialiser, fragmenter et spécialiser les différents espaces de vie, perdre les espaces où on faisait tout en même temps, l’agriculture, l’artisanat, une petite industrie et plutôt spécialiser des zones avec énormément de transport pour aller d’un endroit à un autre. Euh ça ça c’est lié à l’agriculture intensive, en particulier à la révolution verte qui est boostée par justement la production d’engré. Mais un truc important, c’est que lorsque vous mettez 1 kg de de d’azote réactif sous forme d’engrais dans le sol, finalement en tant qu’être humain, on va en récupérer 7 g, très peu. Le rendement est vraiment merdique. C’est-à-dire que il y a 95 % de l’azote, enfin je dis ce chiffre, mais entre 90 et 100 % de l’azote qui va s’échapper, qui va fuir. Il va pas finir dans les plantes, en tout cas, il va pas finir dans le corps humain. de rendement à chaque étape. Le premier rendement qui étant l’incorporation par les plantes et puis après le deuxième rendement c’est quand les animaux lingèrent et puis après le troisème rement c’est quand on mange les animaux. Au final c’est un gaspillage d’azote monstrueux. Et cet azote qui ne finit pas dans notre corps, c’est pour ça qu’on avait produit au départ et ben il va finir dans les sols qu’il va complètement dégrader avec plein de chimies dont dont on pourra parler. Euh, il va finir dans les rivières qui va aussi complètement transformer avec là une biochimie, une écologie dont on pourrait parler. Ça transforme radicalement donc notre rapport au territoire mais aussi notre rapport à l’animal. Euh les fermes se sont devenues de plus en plus spécialisées euh avec en particulier de l’élevage intensif euh et qui est permis parce qu’on produit beaucoup plus de céréales. Du coup, on mange plus de viande. On mange plus de viande, c’est pas très bon pour notre santé. On a besoin juste de 80 g de protéin par jour aujourd’hui ou 50 g de protéines par jour. Aujourd’hui, on en mange beaucoup trop. Il y a combien de de milliers de personnes qui de cancer par rapport à la charcuterie ? Ça m’ Alors, alors la charcuterie, c’est autre chose. C’est qu’on rajoute du nitrite dans la charcuterie. Nitrite NO2 moins parce que le nitrite, c’est vraiment un poison. Ça tue tout. D’ailleurs, si vous voulez enfin au 19e siècle, on il y a eu des tentatives de meurtre avec du nitrite parce que ça crée ce qu’on appelle la métémoglobinémie. ça réagit avec votre sang et ça crée la maladie des bébés bleus. Donc vous avez peut-être entendu parler dans les années 50. Euh et donc le nitrite c’est un vrai poison mais on en met quand même dans la charcuterie parce que ça tue tout. Mais au final ça va tuer aussi un certain nombre de personnes puisque on estime qu’il y a entre 1000 et 3000 personnes qui meurent d’un cancer colorectal à cause de la charcuterie nitrée en France. Voilà. Euh, on a d’autres usages de l’azote, pas industriel, mais vous vous avez plein de petites pilules que vous avez ici aussi de compléments alimentaire pour la performance sexuelle, sportive et cetera. Un des grands enjeux aussi actuellement en terme de santé publique, c’est le protoxyde d’azote et ces petites fioles dont on a parlé un petit peu dans l’introduction qui servent normalement dans les siphons de chantilly. Ça, j’ai acheté ça chez euh, j’ai pas le droit de le dire parce qu’on va avoir des poursuites, mais dans un magasin qui vendent des ustensiles de cuisine. Mais pour l’avoir, il faut demander, elle nous amène dans un petit coin et donc ça c’est du protoxyde d’azote et ça c’est aujourd’hui une épidémie de santé publique parce qu’il y a de plus en plus de jeunes qui utilisent ça parce que c’est le gazilarant, hein. Euh et ça ça entraîne des troubles neurologiques à à court moyen terme plus d’autres d’autres problèmes de santé. Voilà. Donc en fait, si on regarde bien euh ça c’était effectivement euh une super invention euh technochimique euh au début du 20e siècle. On a Fritzaber a eu le prix Nobel hein et d’ailleurs le prix Nobel c’est de la nitroglycérine, on en a pas parlé, ça se passe ici. Euh donc c’était logique quand même que Aber ait le prix Nobel puisque il a il permettait du coup à continuer à produire de la nitroglycérine. Euh et euh et donc c’était une promesse extraordinaire à ce moment-là que ça soit en terme industriel pour les mines, voilà, pas simplement pour la guerre mais voilà pour plein d’autres choses. Et puis au final, c’est revenu comme un boomerang parce qu’aujourd’hui, on a plein d’externalités négatives qu’on avait prévu ou pas, qu’on a voulu voir ou pas et qui pèsent aujourd’hui, qui ont un fardeau sanitaire et écologique extrêmement important dans les sociétés modernes. Voilà. Voilà. Merci. Au revoir alors on va pas finir tout de suite comme ça. Je veux pas, c’est pas miraculé. On va pas vous mettre d’un coup de bonne humeur après toutes ces informations. Je peux faire un numéro de clown si vous voulez. Si on a du gazil qui en veut. Euh ce que je vous propose pour cette donc évidemment il y a plein d’autres choses à savoir. Qu’est-ce qui se passe avec le nitroscope ici à la cité des sciences ? Est-ce qu’on peut le voir ? Est-ce que ça sera ? Oui, il va être exposé je pense dans les locaux de la bibliothèque. Non, juste là, juste à la sortie. Bah alors, c’est encore plus pratique. Euh et sinon, vous avez des petits nitroscopes à emporter chez vous. Euh si vous voulez parler ce soir de l’azote, dire c’est extraordinaire cette conférence. Euh et donc il y a il y a des petits goodies. Alors il y a les gros goodies pour ceux qui ont posé plein de questions et il y a les petits goodies pour les gens un peu plus paresseux. Euh quel jugement ! timide, timide, timide, introverti ou juste il savent déjà vo et euh et comme je disais, il va y avoir aussi deux autres séquence. Donc la semaine prochaine à la même heure ici même, nous ferons un ciné enquête avec la projection d’un court-métrage sur Frit Saveur de fiction et puis après, il y aura dans la salle des témoins pour discuter avec vous de ce qui s’est passé justement entre 1913 et 1915. euh autour de cette production d’ammoniaque et d’azote réactif. Et puis dans 15 jours, nous ferons le procès de fruit de sa beur. Euh alors, il est mort, donc c’est un peu compliqué euh mais du coup on va faire une ronie, c’est-à-dire que on va transformer l’histoire. Euh au final, la guerre s’est arrêtée en 1917 parce que les peuples se sont soulevés et donc il y a eu des gouvernements progressistes qui ont été élus à la tête de différentes nations belligérantes et du coup la paix a été votée et on est rentré dans une are ère de progrès dans laquelle Fritz Saber a pu développer son agroindustrie à la vitesse grand V avec tous les problèmes qui qui sont là mais qui apparaissent du coup dans les années 30 et pour lequel on luiera un procès. On se fera plaisir. Euh ce que je vous propose pour clore cette conférence euh c’est de prendre une minute chacun, chacune en silence de préférence pour voir quelle émotion en quel dans quel état d’esprit vous êtes, qu’est-ce qui vous a marqué pendant cette conférence. Peut-être l’information clé. Euh voilà, ça peut être des émotions, des états, des informations. Je vais compter à peu près une minute. C’est une introspection. Une Je tenais à faire ce jeu de mot. Une introspection. Et maintenant que vous à peu près, ça dépend he comment on gère ces émotions à l’intérieur de notre corps, mais vous savez à peu près qu’est-ce qui qu’est-ce qui est là pour vous, je vous propose de prendre 2 minutes pour échanger avec votre voisin, voisine que vous connaissez ou pas sur qu’est-ce que qu’est-ce qui s’est passé pour vous pendant cette heure 20 euh de conférence Et là, ne le faites pas en silence, sinon ça enfin sauf si vous avez des capacités télépathiques. Si vous êtes un peu loin, vous pouvez vous déplacer. Ça va ? Comment ça s’est passé pour toi ? Ça s’est bien passé ? Ouais. Ouais, j’aime bien. Tuas pas émotion ? Ouais, des bonnes interactions. C’est la plus sympa. les discussions et ça change. Ouais, on a un filtre est différent avec quoi ? Peutêtre un fil très différent. Ouais, ça m’a fait quand même un peu d’oxyé. Ah mais oui, mais c’est euh je connais pas un directeur. J’avais discuté une fois avec lui qui discute avec là en premier rang c’est pas trop scientifique. OK. Derrière camérad. Ouais, c’est le trè Ouais. Qui est un peu chaud. OK. Ah, on n pas eu le temps du coup de faire les petites animations. Ah ouais, on n pas tombé sur les cases. Ah mince, écoutez, c’était très bien comme ça. Il y a pas eu besoin. Du coup, il reste encore une minute, hein. Vous pouvez changer vos 06. 07 prendre un rencart pour la semaine prochaine. Ouais. Ouais. Et puis j’ai oublié qu’il y avait des personnes en ligne. Je me suis un peu déconnectée mais j’imagine que vous avez que vous avez fait ça fait bizarre de pas je parle aux gens dans le cloud c’est J’espère que vous avez fait la même chose et que vous avez réfléchi. Vous avez ressenti qu’est-ce qu’ qu’est-ce qui se passait dans votre corps. Peut-être que vous avez des personnes à côté de vous en vrai. Sinon vous chattez. Je sais pas. On y à peu près. En tout cas, ça papote, hein. Est-ce que vous voulez une minute de plus ? C’est comme les liaisons d’azote, hein. Une fois qu’ils sont activés, ils sont vivants, ils connectent avec tout le monde. Électrons libres. Et ben nous on est curieuse et curieux. Je vais essayer de vous capter capter votre attention comment on capte l’azote surtout au premier rang. Aucune autorité. Mesdames, est-ce que je pourrais vous déranger ? Est-ce que ça vous embête si on reprend ? Elle m’avez pas entendu. Désolé hein, désolé de vous interrompre. Euh donc euh oui donc voilà donc nous on est curieux et curieuse de qu’est-ce que vous en avez pensé, comment vous l’avez vécu et donc on a encore 4 minutes euh pour que vous nous donniez des des que vous nous fassiez des retours, que vous nous disiez euh bah quelles émotions, quel état d’esprit ou des états de corps, qu’est-ce que qu’est-ce qui vous a marqué, l’information que vous allez retenir, qu’est-ce qui était nul. Vous pouvez nous critiquer aussi. On est vraiment OK. On est plutôt bien dans notre basket et on sait gérer quand on est mal dans nos baskets. C’est surtout ça. Euh donc vous pouvez aussi nous critiquer, dire qu’est-ce qui était pas bien, pas clair, qu’est-ce que vous auriez fait autrement euh si vous étiez à notre place. Bonsoir. Euh merci pour la conférence. Euh vous l’avez dit mais je pense que 1h30 c’était un peu court pour aller dans le détail de tous les sujets. La conclusion qu’on avait ici en le sentiment qui est resté c’est que on était un peu en attente de solutions et en même temps on a l’impression qu’il en a pas enfin on a l’exposition d’un d’un problème énorme et on on est un peu débité à voir où est-ce qu’on arrive. Mais merci c très intéressant. Merci. Je vous préviens qu’on va pas répondre avec Jérôme parce qu’on veut savoir qu’est-ce que vous pensez. Et ben nous du coup, on avait aussi la même conclusion parce que c’est assez on entend vraiment pas parler de ce sujet. On a plein d’autres choses sur l’écologie mais pas celui-là. On a l’impression de vraiment pas connaître du tout ce que c’est, même de savoir que l’ammoniaque et les nitrites ça contient de l’azote, juste ça. Et qu’on manquait un peu effectivement de qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Du coup, on était un peu perplexe sur ça et après on se disait aussi qu’on il y avait beaucoup beaucoup de choses à dire sur le sujet et que du coup on pouvait pas parler de tout dans ce cadre là et que ça pourrait être bien de d’aller plus loin. Donc il y a de la frustration positive parce qu’on va en savoir plus. Euh, il y a aussi la perplexité un peu à être dans le doute. Euh alors moi pour ma part euh alors en transparence, j’ai quand même un petit peu l’impression qu’il y a quelques éléments de solutions qui se dégagent. Alors, c’est des trucs où j’avais plus suivi par rapport au réchauffement climatique, au métal et aux choses comme ça, mais je vois que la la consommation de viande par la surproduction agricole, l’agriculture productiviste et cetera, c’est la la même réponse pour tous les trucs. On mange moins de viande et ça aide déjà. Par ailleurs euh moi je suis plutôt enfin avec un retour positif parce que mieux comprendre, avoir plein d’éléments de connaissance en plus. Je savais depuis longtemps que ah oui, il y a des trucs sur l’azote et les nitrates mais c’était un petit peu flou dans ma tête. Et avoir justement le cycle représenter, visualiser, savoir comprendre, moi je pense que ça ça aide beaucoup à se dire “Bon ben maintenant, je peux parler un petit peu plus de tel sujet, je peux m’emparer ça et c’est ça ça apporte quelque chose. Donc c’est bien que vous fassiez ce genre de de truc. Merci. Est-ce qu’il y a des émotions ? Des Certaines personnes sentent les émotions dans le corps. Genre elles sentent que ça les oppresse ici ou que au contraire ça pétille ailleurs. Oui. Bonsoir. Moi, je me demandais enfin moi je voyais un un optique de d’amélioration, c’est pour limiter l’azote et les nitrates et cetera sur terre. Bah déjà le l’agriculture biologique, tout ce qui est un peu bah c’est les pesticides surtout j’ai l’impression qui qui contamine nos sols et si on veut prendre le problème à la source et ben on limite les pendages des engrais et je me dis au fur et à mesure bon même si ça reste très longtemps dans les sols euh peut-être que si tout le monde se met au bio et ben peut-être qu’il y en aura de moins en moins dans les sols et oui si on consomme moins de jambon à base de nitrite et Voilà, si on limite un petit peu tout ça, peut-être que c’est l’axe d’amélioration euh je sais pas, peut-être qu’on en a pas parlé, mais j’ai l’impression que c’est la seule solution pour qu’on réduise tous ces cet azote qui est déjà sur terre, quoi. OK. Donc la conférence, elle elle donne des idées de solutions. Est-ce que vous avez des émotions ? Euh est-ce que vous avez comment vous avez vécu cette conférence ? Euh oh pardon, il y avait un monsieur. Peut-être une émotion qui est peut-être un peu différente, la curiosité. Euh j’ai l’impression qu’on a gratté la surface d’un sujet qui est sans fond et que en effet là en 1h30 on n’ pas eu le temps de de tout explorer. Euh je ne sais pas comment satisfaire cette curiosité si ce n’est en revenant la semaine prochaine et mardi 2 décembre et le 29 et 30 septembre novembre aussi pour découvrir le nitroscope dans les vestibules de la cité. Euh néanmoins, en effet, voilà, d’avoir gratté la surface d’un problème qui est beaucoup plus profond, beaucoup plus systémique et qui nécessiterait voilà de de prendre encore plus le temps d’en d’en discuter. Moi, je comprends mieux le titre de la conférence ce soir. C’est déjà pas mal. C’està-dire l’azote marqueur de l’anthropocène en plus. Bon, l’anthropocène, on pourrait avoir une conférence sur ce que ça représente. Donc et voilà. Donc moi je pense que c’est un exemple et que malheureusement on pourrait faire des conférences en remplaçant l’azote par beaucoup d’autres choses. Est-ce que vous avez un dernier dernier retour ? Personne est anxieux là. Ça ça si une dame quand même parce que moi moi j’étais même si je sais il y a des trucs je sais ça ça réveille quand même en moi de l’anxiété comme vous. Je suis angoissée. Il y a une euh Alors moi je voulais juste dire que j’ai ressenti de la joie quand j’ai entendu euh le fait que il y a eu un point de vue situé à un niveau idéologique et que c’était assumé dans une conférence scientifique et ça m’a fait du bien. Il faut attendre le micro parce que sinon les gens en ligne les gens dans le nuage merci. Merci tout d’abord à vous deux parce que vraiment pour moi c’était un peu dur mais en même temps c’était enrichissant. Il faut approfondir ces questions là. Mais non, j’étais pas engoissée, mais j’étais euh je suis contente que l’on parle de de ce phénomène parce que dans médical, on dit bien qu’il y a des cancers et cetera et les médias il despliquent pas très bien. Et quand même quand on dit que la chaque futrie provoque le cancer d’intestin puis on on se rend compte qu’il y en a de plus en plus notamment chez les jeunes, il de le de le dire, il faudrait le dire haut et fort là. Vous le dites vous ici, c’est très bien. On le dit un peu en médical mais il faut pas le dire trop non plus. Pour pour tout ce qui est excessif, hein. Mais là alors moi ça me ça m’a fait du bien quand quelque part. Je me dis si ça se dit ici quand je vois ce plou de jeûne je me dis ça va se répandre et alors la malbouffe elle va diminuer chez les jeunes parce que ils utilisent pas mal hein. Alors ça c’est ça c’est pas notre mais ma génération aussi l’utilise beaucoup. Oh là là, ils ont des gros consommateurs de chuterie dans certaines régions surtout. Voilà. Et il y a ça. Puis aussi qui m’a inquiété quand même et pareil c’est c’est très bien fait d’être dit c’est le nitrate dans l’eau. Une nitrate dans l’eau, ça c’est inquiétant. On le sait aussi pareil, on le sait mais de le dire et de le de répondre cette information et ça rassure. Donc ça et ça rassure. Voyez ? On est des êtres humains complexes, on peut être rassuré et angoissé en même temps. Dans l’étude, je vous remercie pour le travail que vous faites parce que ça il faut faudrait le dire au journal de 20h. Merci. Ce sera la conclusion de cette conférence. Euh merci beaucoup pour votre écoute. Euh les personnes qui ont particulièrement participé, si vous voulez vous servir et garder un microscope avec vous, imprimé sur du beau papier, surtout hésitez pas si ça peut vous faire plaisir avec un petit texte derrière aussi hein pour expliquer les différentes cases les celles qu’on a pas vu. Voilà. Mais c’était vraiment un plaisir pour nous de la préparer, d’être d’être là pour vous. Donc merci pour votre présence. Merci et à bientôt. Merci beaucoup Eva et Jérôme pour cette conférence. Merci à vous tous d’avoir joué le jeu, d’avoir été aussi participatif. Franchement, on a beaucoup aimé. Je vous donne vraiment rendez-vous la semaine prochaine. Revenez parce que c’est toute une suite. Donc on va essayer de de continuer ensemble et la semaine d’après et au rendez-vous de l’urgence environnementale. Et voilà parce que comme vous l’avez dit, il faut qu’on en parle encore. Donc bonne soirée à toutes et à tous et merci beaucoup. Bonsoir. Merci.