Le GAEC Les Jardins de St-Quentin sur Isère est une exploitation maraichère créée en 2002. Caroline & Jérôme Bouilloud cultivent des légumes frais tout au long de l’année sur 22 hectares de terres regroupés autour de l’exploitation. A cela s’ajoute près de 25.000m² de serres permettant une production de légumes constante.

Le couple emploie sur l’année une quinzaine de personnes et jusqu’à 10 saisonniers supplémentaires pour la pallier pic de production, du printemps à la fin de l’été.

L’ensemble des productions est vendu en vente directe, sur plusieurs magasins de producteurs du bassin Grenoblois et Au Palais Fermier depuis Juin 2023.

En complément, vous trouverez aussi les légumes en conserve. L’exploitation ne possédant pas à ce jour d’atelier, la transformation est faite à façon, c’est-à-dire chez des prestataires.

Caroline & Jérôme mettent un point d’honneur à ce que la traçabilité soit total pour l’ensemble de leurs produits.

Si vous faites votre marché à Grenoble régulièrement, vous avez forcément déambulé le long de ces étales. Comment allez-vous ? Les jardins de Saint-Quentin, c’est une exploitation en maréchage local puisque située à une vingtaine de kilomètres de l’agglomération à Saint-Quentin sur Iser. Derrière cette entreprise florissante, il y a la famille Bouyou. Petit tour du propriétaire avec le patron. Jérôme Bouillot, j’ai 49 ans. Je suis installé à Saint-Qtins sur Iisser comme Maréché depuis 2002. Quand on a acheté ici, on était que deux avec ma femme sur 2 hectares et demi. Aujourd’hui, on a 27 hectares de légumes et on est avec une vingtaine de salariés l’été et une quinzaine de salariés l’hiver. On produit toute la gamme de légumes qu’on écoule en vente directe sur les marchés et magasins de producteurs. On a 1500 poules pondeuse et une petite production de fraises au printemps. Avec un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros, Jérôme et Caroline sont à la tête d’une grosse machine. Et la recette de cette réussite au fil des années, c’est une règle à laquelle ils n’ont jamais dérogé. proposer une gamme de légumes complètes, été comme hiver de saison et surtout surtout qui ait du goût. Mais alors, comment s’y prennent-ils ? La qualité c’est quand même le goût. La première chose qu’on ressent, c’est le goût donc c’est par le choix des variétés. On prend pas des variétés pour leur conservation ou pour leur rendement. On choisit uniquement les variétés sur le sur le critère gustatif que c’est un vraiment un bon goût. Une démarche plus rare qu’il n’y paraît. En supermarché, les légumes peuvent voyager sur des milliers de kilomètres. Ils doivent donc être résistants et se conserver longtemps. Deux caractéristiques qui s’obtiennent au détriment du goût, mais également de la quantité de nutriments contenus dans ces légumes. Au jardin, le choix de la qualité ne s’arrête pas aux variétés choisies. Ensuite, après, il y a le critère qualitatif. Donc, c’est le choix de traiter un minimum, même si je rappelle que on traite quand même, mais c’est le choix de mettre un minimum de produit, le minimum de de pesticides, d’utiliser d’autres d’autres alternatives comme pour les engrais, de faire des engrais verts, d’utiliser le plus possible d’engrais organiques, même si on a recours aux engrais aux engrais minéraux. Un exemple concret de la gestion des intrans ici dans une serre de 8000 m², le vaisseau amiral de l’exploitation. Comme on est en milieu fermé, on voit que les ouvrants sont très hauts, les insectes peuvent pas rentrer ou sortir. Donc on arrive là-dedans, on lâche des insectes pour limiter l’emploi de d’insecticides. Donc on on lâche plusieurs plusieurs types d’insectes. Les cocinelles, on les a naturellement avec les premiers lâchés qu’on avait fait. Elles font leur cycle. Mais dans les tomates, on lâche les macrolfus qui qui sont prédateurs de quasiment tous les insectes. On n pas de problème de chenis, on a pas de problème de puceron. Ça fait qu’on l’âchant en début de saison et normalement si la nature fait bien les choses, on n pas besoin de mettre d’insecticides. 8 à 10000 € d’insectes sont lâchés dans la serre chaque année. Les jardins de Saint-Quentin ne font pas d’achat revente. Tout ce qui est vendu est produit ici. Pour proposer une large gamme de légumes toute l’année, 2 hectares de serre sont nécessaires. Mais il faut également pouvoir stocker les denrées. On a 1000 m c de frigo. Tout ce qui est racine, les carottes, les céleries raves, tout ça, les pommes de terre. On rentre tout au frigo et ça nous permet d’avoir un produit qui est beaucoup plus qualitatif parce qu’il a pas toutes les variations de température qu’on connaît de plus en plus et on n pas le problème non plus de mouche de tous ces insecticides. Donc le fait de stocker au frigo, c’est très intéressant pour nous et en qualité de produit aussi. Problème, les frigos consomment énormément. Avec la hausse des coûts de l’énergie, l’électricité représente 5 à 10 % des dépenses de l’exploitation. Donc on a fait le choix en 2024 d’investir assez massivement dans les panneaux photovoltaïques et toutes les surfaces exposé au sud du bâtiment plus de 1000 m² ont tout été recouvertes de panneaux photovoltaïques et aujourd’hui on produit deux à trois fois ce qu’on ce qu’on consomme. Au lieu d’être une charge, l’électricité sera à terme une recette de plus. Toute la production est écoulée en vente directe et en local. La clientèle retrouve les jardins sur six marchés par semaine à Grenoble, un à Hoche et cinq à l’estacade. Le système de vente qu’on a aujourd’hui, c’est que nous, on vend des légumes du lundi jusqu’au dimanche. On a toujours des points de vente ouvertes, que ce soit sur les marchés ou dans les points de vente collectif. Et du coup, les légumes qu’on vend, ils sont pour la plupart toujours ramassés de la veille. Donc il y a cet aspect fraîcheur. Cet aspect fraîcheur qui va être après visuel sur la beauté du légume, mais aussi sur la qualité gustative parce qu’un légume frais, il est bien meilleur qu’un légume qui a qui a déjà quelques jours. Et comme on écoule tout rapidement, c’est ce qui nous permet de choisir des variétés plus pour leur goût que pour d’autres critères comme la conservation par exemple. Et la boucle est bouclée avec des produits locaux, bons et de saison, les jardins de Saint-Quentin ont su conquérir une clientèle fidèle comme ici au marché de Hoche. Alors moi je viens tous les samedis matin, les jardins de Saintta, il y a une très belle diversité produit et donc c’est vraiment agréable de venir pour voir un peu les nouveaux produits qui arrivent par de la saison et puis l’équipe est très sympa donc c’est vrai que c’est devenu notre rendez-vous du samedi matin. J’apprécie de venir ici parce qu’on a des légumes vraiment locaux et de saison, ce qui est quand même important pour nous. Là, on essaie de faire attention à notre alimentation et c’est un peu la dynamique globale de Grenoble. Donc, on s’y retrouve pas mal en venant au jardin. Et même si le modèle de production des jardins implique des prix plus élevés que la moyenne, le bassin Grenoblois a cette particularité d’accueillir une population au revenu élevée et soucieuse de l’origine de son alimentation. Moi, je préfère je préfère mettre le prix et avoir vraiment de la qualité et des choses de saison qui sont produits dans la région. Ouais. Euh oui, c’est vrai que c’est un peu plus élevé que les autres. Néanmoins, on n’ jamais été déçu au niveau des saveurs euh des produits qu’on a acheté et le côté raisonné et local nous fait un peu pas trop regarder les prix. On préfère avoir des bons produits de qualité si c’est un petit peu plus cher. Outre sur les marchés, vous retrouverez les produits des jardins de Saint-Quentin directement à la ferme et sur quatre magasins de producteurs disséminés autour de l’agglomération entre le Voiron la plaine de la Bièvre, la vallée de l’isser et le grisivaudent. [Musique]

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