Dans ce nouvel épisode de Ravito, nous sommes partis à la rencontre d’Antoine Benoist. Ancien champion de France espoirs de cyclo-cross, le Breton a dû mettre un terme à sa carrière de manière précoce, atteint de la maladie de Lyme. Il a ouvert, il y a deux ans, un bar et cave à bière à Dinan. Une façon de se lancer un nouveau défi, proche des émotions du sport.
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Et après, ben on s’est rendu compte euh que j’avais des soucis euh des soucis de santé et que j’ai eu la la maladie de l’ime. Mais ça, on s’en est rendu compte un peu tard. Donc, vu que je performais euh sur le plan international, j’étais en pleine saison donc euh sur le sur la cour internationale. Donc les traitements c’était pas possible. Il fallait avoir une autorisation de prendre le traitement. Puis ben un moment le corps il a dit il a dit stop. Même si la tête voulait toujours que ça continue mais ça a pas été possible. Bienvenue à Ravito, le rendez-vous vélo du Telegram Ravito saison 4, c’est un vendredi sur 2 sur le telegram.fr sur la chaîne YouTube du Telegram sur TBO et sur TB Sud. Il a fait partie des grands espoirs du cyclocross mondial. Double champion de France espoir, médaillé de bronze des championnats du monde et des championnats d’Europe de la catégorie. Antoine Benoît était promis à une très grande carrière dans les sous-bois. Passé pro en 2020 au sein de l’équipe où figurait Mathieu Van Derpool, le breton a vu ses rêves s’écrouler en raison de la maladie de Lim. Depuis, l’ancien champion tout-terrain a ouvert un bar région de Dinan où vous allez le voir, il a conservé le goût du challenge. Un reportage d’Anne Burlot. 35 s’il te plaît. Tu avais un compte fidélité ou je l’avais fait parce que je deviens j’ai ouvert un bar sur Keever donc un bar écavabière qui se nomme la seriserie que j’ai ouvert bah ça va faire tout pile 2 ans le 18 octobre. Je voulais un peu tourner la page du vélo. Du coup, je m’étais dit, je vais me lancer un nouveau un nouveau challenge et vu que j’aime bien les challenges, j’ai dit ben pourquoi pas ouvrir un quelque chose où on a le contact un peu humain. C’est comme le sport, c’est toujours à fond, toujours se donner à bloc et il y a un esprit aussi un peu d’équipe. J’ai investi moi-même de l’argent et derrière question d’investissement, bah faut que ça rentre. Donc c’est un peu l’équivalent du sport, c’est donner des efforts pour avoir des résultats. Donc là c’est tout à fait tout à fait la même. Pignos, tu verras. C’est très bon. En plus, ça répond vraiment tourbé fumé parfait. Ça part vite ici. Tant mieux pour mieux pour ça marche. C’est connu. C’est connu. Ce qui me plaît le plus, c’est vraiment ce qui est côté événementiel et toujours l’adrénaline, c’est avoir le côté un petit peu stress d’organiser un gros un gros événement attendre du monde. Parfois, j’ai pu organiser il y a encore très peu de temps une soirée plage XXL où on avait ensemblé le sable intérieur extérieur. C’est c’est un milieu où à la fois faut être toujours en avance, innover, être proche des clients, jamais abandonner les clients et là à venir, on a encore demain les 2 ans de la seroiserie. Donc on attend à peu près 5 600 personnes pour avoir les parents derrière, j’ai ma famille qui m’a très très bien aidé à me lancer dans ce domaine parce que c’est pas c’est pas rien. C’est un gros gros investissement. J’ai un très bon entourage, j’ai eu de bons amis et je vais dans un nouveau monde. Donc je savais pas trop où j’allais, même si j’avais l’envie de réussir, mais petit à petit, on grandit on apprend parfois de ces erreurs. Tu as fini le vélo ou quoi ? A fini, ça fait depuis 2020 fin 2023, c’est ça ? 2023. Tu avais resté combien de temps là-dedans ? Ouais, j’ai commencé à 16 16 ans je crois. 16 de 16 à 23 ans. Du coup, tu as laissé tous tes maillots accrochés ? Ouais, les deux là là, les bleus, blanc, rouges juste là là. Ici, ça c’est les deux titres de champion de France. Après, il y a des maillots, c’est équipe de France. C’est ceux qui tiennent le plus à cœur quoi. Ouais, bon, c’est les plus gros en gros. Moi, j’ai démarré le vélo à l’âge de 9 ans, donc j’ai démarré à Planquouette. Après, j’ai été vers le club de VCP Louac où je commençais à faire du SLcross et où vraiment après cadet junior, j’ai commencé vraiment à performer, à rentrer dans l’équipe de France, à faire les premières places au niveau national et au niveau international. Puis après, j’ai commencé à faire les podiums au niveau international en junior espoir. J’ai deux titres de champion de France, une médaille au championnat du monde en U23, deux médailles au championnat d’Europe en U23 et après le passage chez les professionnels à Corandon qui a été un gros gros événement au cours de ma carrière. J’avais fait le plus dur de rentrer dans une équipe qui était spécialisée cyclocross et qui par la suite se développait sur la route avec Alpessine à l’époque où je sautais les planches. Tu pensais tenir le la course de de bout en bout là ? Tu avais quand même des clients derrière. Bahà lève là. Ouais ouais lève là. Là c’est Tom Pitcock et làbit. Là, on jouit la 3è place et quand on sait que Tom Pck quand même finit 3e de la du Tour d’Espagne cette année, c’est quand même pas des clients avec qui tu rouler qui était quand même c’était pas rien. J’arrive juste là. C’est un podium des championnats du monde à Bogens au Danemark. Donc c’est Tom Pitcock qui gagne 2e Éiseerbit et Antoine fait 3e. Ça c’est le podium de la course qu’on vient de voir tout à l’heure. Champion du monde. Championnat du monde. Tous les weekends avec le papa, on l’accompagnait et sa sœur et là ce weekend là on était quand même une dizaine malgré que c’était assez loin et d’ailleurs son papa sortait de l’hôpital. Moi j’avais fait on avait fait le trajet par la route, on avait pas il avait pas le droit de prendre la vie. Et après, ben on s’est rendu compte euh que j’avais des soucis euh des soucis de santé et que j’ai eu la maladie de l’ime. Mais ça, on s’en est rendu compte un peu tard. Donc, vu que je performais euh sur le plan international, j’étais dans le feu de l’action en même ayant été au mondial où je fais je finis 3è, j’avais déjà des soucis. Je savais très bien que les taux n’étaient pas n’étaient pas au top top. Donc si j’avais pu avoir des taux qui étaient un peu meilleurs, j’aurais pu pourquoi pas arriver à avoir le maillot du champion du monde. Mais ça ça a été ça a été un fait. On s’en est rendu compte trop tard. Il aurait fallu arrêter courant la saison et malheureusement on a continué continué continué. J’étais en pleine saison donc sur le sur la cour internationale. Donc les traitements c’était pas possible. Il fallait avoir une autorisation de prendre le traitement. Ça prend du temps. J’avais pas de j’avais pas de réponse. Du coup, on a décidé de pas prendre ce traitement et depuis un moment le corps, il a dit il a dit stop. Même si la tête voulait toujours que ça continue, mais ça a pas été possible. C’est un mur hein, on est stoppé et il y a pas de solution quoi. Donc on est enfin c’était son rêve de gamin de passer professionnel. Il a passé le cap, il avait fait le plus dur. Et au bout de 3 ans, on vous dit stop, mais c’est un stop qui est pas qui est pas prévu, quoi. Je pense qu’il est passé par des étapes très difficiles. Il a fallu un mental, il a fallu passer parce que les médias c’était très difficile quand vous êtes le deuxè mondial et que vous arrêtez du jour au lendemain. Il était très sollicité par les médias au niveau téléphone alors qu’il avait pas de réponse à leur rapporter parce qu’ il a fait énormément de tests pour savoir vraiment ce qu’il avait. Pendant pendant si bon mois, j’étais au fond fond du trou au fond. Heureusement, j’avais ma famille qui était là vraiment pour m’aider. c’était très très très compliqué et il y avait un peu rien à faire. Après, je pouvais reprendre un certain niveau, un bon niveau, mais j’ai tellement connu le haut niveau que moralement ça ne l’aurait pas fait de finir un exemple 3e alors que auparavant, j’aurais pu finir premier. Ça ça aurait été très dur mentalement et c’est pas été facile de dire stop mais c’est fait. Et nous, c’est vrai que en tant que maman, quand on voit ses enfants, n’importe quel enfant malheureux, ben on le vit aussi hein. Quelque part, moi ça a pas été simple non plus parce que ben du jour au lendemain et je vous cache pas que moi aujourd’hui, je n’ai jamais pu remettre les pieds sur un circuit de cyclocross. Dès que j’ai dit stop là, il m’a fallu un long moment pour que je puisse entendre le mot vélo ou le cyclocross, refaire du vélo. Ouais, là c’était compliqué. Même retourner dans le monde du vélo, je voulais plus regarder les courses. Après, j’ai repris petit à petit. Je suis toujours le vélo. Actuellement, je regarde toutes les courses, tous les cyclocoss et euh depuis peu, depuis l’année dernière, je suis rentré dans l’organisation du Tour de Bretagne. Puis là, on recommence pour l’édition 2026. Donc c’est vraiment vraiment top. Puis après l’année dernière, j’avais été aussi également sur quel cyclocross revoir les copains. Je lâche pas du tout le vélo. J’ai toujours gardé des relations avec pas mal de coureurs, mon ancien coéquipier, les gars qui sont encore chez les pros, même des sélectionneurs, même directeur sportifs. C’est sûr, je suis plus sur le devant de la scène, même si j’aimerais bien y être, pourquoi pas y retourner dans quelques dans quelques années coacher ou ça ça serait vraiment quelque chose que j’aimerais faire, redonner les conseils dont ce que j’ai appris, ce qu’on m’a transmis, ça c’est quelque chose que j’aimerais bien. Encore aujourd’hui. Si je tape dedans vraiment au boulot, je peux avoir des gros coups de fatigue. Je suis souvent fatigué. J’ai besoin de beaucoup de sommeil. En loisir du vélo, je peux en faire mais c’est sûr pour refaire du haut niveau, ce serait compliqué actuellement. Je fais de temps en temps des bilans et c’est toujours pas ça quoi. Je sais que la course à pied maintenant, je m’y mets petit à petit. J’ai ouais, j’ai fait un peu de compétition, beaucoup de beaucoup plus trail. Après, je fais un peu de de route, mais c’est plus le côté trail et aventure qui me plaît. Être dans la nature et avoir le goût de l’effort le dimanche. Il y a pas du tout de pression, pas d’enjeu, donc c’est full plaisir. Le vélo ça a été vraiment une bonne école de la vie. J’ai beaucoup beaucoup appris sur moi-même. Moi, on m’a toujours dit travailler, on a rien sans rien dans le vélo. Si on travaillait pas, si on se faisait pas mal à l’entraînement, mais il y avait pas les résultats le dimanche. Et ben au travail, c’est pareil. Si on se donne et qu’on se fait mal, ben on aura on aura de la réussite. J’ai pas fait de grandes études et aujourd’hui ben je suis chef d’entreprise et le vélo m’a très bien aidé. Deux infos au sprint et pas moins de 6 bretons devrai porter les couleurs de l’équipe Total Energie en 2026. Comme révélé par le télégramis Lebert, Thbo Garnalek et Pierre Thierry devrai rejoindre Jordan Gigat, Florian Dauphin et Alan Jussom au sein de la formation Vandéenne la saison prochaine. Le vélodrome de Bretagne accueillera pour la deuxième fois les championnats de France de l’avenir du 29 octobre au 2 novembre. La bretonne Zoé Billan qui avait collectionné les titres en 2024 et le breton Luc Roy qui sera professionnel chez Soudal Quickstep en 2026 seront particulièrement attendus. Voilà Ravito, c’est tout pour aujourd’hui. On se retrouve le vendredi 7 novembre sur le telegram.fr sur la chaîne YouTube du Telegram sur TBO et sur TB Sud. D’ici là, bon weekend, bonne semaine et bonne course.
2 Comments
Merci pour cet épisode, je me demandais depuis 3 ans pourquoi il avait arrêté le vélo lui qui était si puissant c’était vraiment un monstre sur le vélo, c’est dommage que même 3 ans après il ne s’en remet pas malgré son jeune age 😢
C’était vraiment une référence ! Je l’avais perdu de vue.