Depuis plusieurs années, je suis Sébastien sur les réseaux. J’ai vu, au fil de ses partages, sa pratique du cyclisme évoluer au gré de ses participations à des épreuves majeures comme la Race Across France, une épreuve dont il a pris le départ tous les ans depuis 2020.

Et puis un jour, il a expliqué avoir pris le départ du triathlon 70.3 d’Aix-en-Provence, sans entraînement en natation ni en course à pied. Et il a fini avec un temps que beaucoup d’amateurs n’oseraient même pas espérer.

C’est à ce moment-là que j’ai commencé à prendre le temps de lire des publications plus anciennes, notamment sur son blog. J’ai découvert qu’avant d’être un ultra-cycliste, il avait préparé les JO de Rio en 2016, en voile.

J’ai su qu’un jour, on se parlerait au micro du podcast. Parce que les parcours dans le sport de haut niveau, dès le plus jeune âge, sont toujours riches d’enseignements. Et parce que je suis bluffé par cet équilibre qu’il a trouvé entre sport d’ultra-endurance, vie de famille et activité professionnelle.

Excellente écoute à vous !

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[Musique] Hello hello, vous écoutez les frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loï, ancien sportif de haut niveau en judo, coach, préparateur mental et amoureux d’activité outdoor en tout genre. Ma conviction, c’est qu’on a tous une petite étincelle de folie d’audace, une version un peu frappée de nous-même au potentiel exceptionnel qui sommeille en nous. J’ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et des hommes qui ont osé le réveiller. Mes invités sont des athlètes de tout niveau, des aventuriers professionnels, des voyages aux eaux en cours, des entrepreneuses ou encore des militaires, des forces spéciales. Leurs témoignages au micro du podcast sont de puissantes invitations à passer à l’action. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. Et ben Seb, bienvenue sur le podcast. Bienvenue sur les frappés. Je suis absolument ravi qu’on puisse enfin échanger après toutes ces années à se suivre sur les réseaux. Ça me fait super plaisir. Tu tu a pu prendre le temps pour venir nous parler un petit peu de ton parcours, de tes objectifs, de tout ce qui arrive. vraiment un grand merci pour ça. Je suis super content de t’accueillir. Ben écoute L, plaisir plaisir partager. Ça fait c’est vrai que ça fait un moment qu’on qu’on discute comme ça sur le réseau, qu’on se suit chacun et écoute, je suis très heureux. Merci merci de cette invitation. Seb, tu es à à Marseille si je me trompe pas. Tu es tu es pas à Marseille d’adoption. Tu es tu es né à Marseille. Tu as grandi à Marseille, toute ton enfance était à Marseille. Ce que je te propose, c’est qu’on commence un petit peu par ça. Je tente en toute franchise, je tente une approche un peu différente sur les épisodes. J’essaie de me renouveler régulièrement, de voilà, de pas rester sur des choses établies. Donc je me suis dit que j’allais tenter une nouvelle approche qui est de une approche peut-être un peu plus pas chronologique mais pour essayer de mieux comprendre certains parcours et certaines motivations. revenir longtemps en arrière, tu vois, au moment de l’enfance, ce qui t’a ce qui toi t’a marqué quand tu étais jeune, ton rapport à la mer, puisqu’on va on va beaucoup beaucoup parler de vélo et d’ultracyclisme, mais avant ça, tu as une longue carrière et une carrière à très très haut niveau en voile. Donc voilà, je suis un peu curieux de savoir comment tout ça s’est articulé et et comment tout ça s’est enchaîné. Donc si tu veux bien, je serais curieux de savoir à quoi ressemblait l’enfance de Sébastien, de Seb à à Marseille. Ouais. Et ben écoute, carrément. Ben donc comme tu l’as dit he né à Marseille une ville de foot ça ça aura échappé à personne. Donc si tu veux moi comme j’ai commencé en fait mes parents étaient étaient fan de voile. Alors fan de voile ça veut tout rien dire en fait. Il pratiquaiit pas du tout. Par contre, ben j’ai un de mes frères euh j’ai j’ai quatre frères des demi-frères mais en tout cas qui sont beaucoup plus grands et un de mes frères qui avait qui avait pratiquer notamment la voile pendant pendant un moment et euh et ils sont tombés totalement amoureux de ce sport et en fait moi quand j’ai eu commencé à avoir l’âge typiquement vers 6 7 ans où tu choisis où tu choisis un sport où c’est plutôt tes parents d’ailleurs qui choisissent pour toi, ben moi on m’a collé sur un bateau un optimiste. Ça parlera à certains même à ceux qui ont qui ont pu toucher du doigt un peu la voile quand quand ils étaient petits et et donc du coup ben je me suis retrouvé à faire du bateau à cet âge là dans une ville où le sport roi c’est c’est vraiment le le foot et j’ai toujours été toute ma vie dans des classes où j’étais le seul à faire du bateau quoi. Faire de la voile. Bah ouais ouais c’était pas c’est vraiment pas quelque chose de commun. Alors aujourd’hui ça on va dire que ça attend la voile a pris un peu plus de place notamment grâce aux Jeux Olympiques de Paris 2024 où les épreuves de voile avaient lieu à Marseille. Donc on a vécu nous à Marseille une partie des Jeux Olympiques avec la voile et c’était une fête qui a duré quasiment ben un peu plus de semaines et c’était c’était juste incroyable. On avait jamais vu autant de monde sur l’Arena avec vraiment à la fois des des Marseillais mais aussi des gens qui venaient très loin pour pour venir voir les épreuves de voile. Et donc c’était c’était assez incroyable à vivre. Mais mais voilà, toute ma vie moi j’ai été le seul. Bah Seb quoi Sebux c’est c’est c’est il est il est un peu à part. Il est un peu à part et en plus j’étais pas spécialement doué au foot si tu veux. Donc donc j’essayais j’essayé de me fondre dans la masse mais c’était pas du tout mon approche du sport, elle était elle était elle était vraiment tournée vers la mer et Marseille n’est pas tourné vers la mer. Alors le temps l’aide de plus en plus mais c’est pas une ville qui est tournée vers la mer du tout. Ce qui est fou vu la configuration ou ce qui est fou nous on narrête pas de dire qu’on a la plus belle rade du monde. C’est un vraiment un super spot pour pour naviguer. On a on a des vents très différents. On a le mistral qui est un vent un peu dominant et assez fort. Après, on a du vent d’est, celui qui nous amène souvent de la pluie. Et l’été, on a on a le vent thermique qui est qui est plutôt qui est plutôt un vent sud-est et qui nous amène du vent l’après-midi et avec de la chaleur. Donc on a vraiment un plan d’eau, un terrain de jeu assez incroyable et moi j’étais j’ai toujours été étonné. Ben voilà, tu vois, notamment quand on rentre dans la phase hiverale, ben en fait on avait tout Marseille pour nous quoi. On avait toute la rate pour nous tout seul. on était seul sur l’eau. Voilà l’équipe du pôle France parce que du coup il y a un pôle France le le donc le pôle France c’est l’endroit où s’entraînent les sportifs de haut niveau. Le pôle France voile est à Marseille et donc du coup bah on a toujours profité de de cet espace là qui nous était enfin c’était un petit écrin qu’on qu’on dont on avait le droit de de profiter de manière assez exclusive en fait parce que parce que ben voilà personne ne naviguit l’hiver et et donc c’était c’était assez dingue assez dingue de de pouvoir vivre ces moments-là. Alors aujourd’hui, on voit de plus en plus de de il y a l’activité nautique est en train vraiment de se développer notamment avec l’arrivée du foil et cetera qui rend qui rend la voie un peu plus ludique on va dire pour le grand public. Mais mais voilà c’est c’est c’était quand même une enfance un peu un peu particulière dans le sens où voilà, j’ai toujours aidé fait pratiquer un sport où j’avais du mal à raconter ce que je faisais. Enfin, c’était assez encore plus quand tu es quand tu es quand tu es assez jeune, tu vois. Enfin, vulgariser ce que tu fais, c’est trop c’est très compliqué quoi. Genre me disaient “Mais du coup, tu es quoi ? Tu es sur un bateau avec ton chapeau et et vous buvez l’apéro.” Enfin, cétait un peu plus grand mais tu vois, c’était les images que que les gens avaient de la voile alors que c’est enfin moi ce que je faisais, c’était quelque chose de c’est ce qu’on appelle de la voile légère. Donc c’est des bateaux assez sportifs où il faut être assez notamment développé musculairement sur le haut du corps parce que bah voilà les bras les bras et après le le les forces qu’il y a dans les voiles, il faut pouvoir faut pouvoir l’encaisser et et donc donc les gens avaient du mal à comprendre. Il voyait que mon mon gabarit en tout cas tendait vers vers quelque chose d’assez qui se rapprochait du rugby mais ils savaient pas ils arrivaient pas trop à imaginer. Donc je passais mon temps à essayer de montrer des vidéos de temps en temps. Alors c’était un peu les j’ai l’impression d’être un méga vieux quand je dis ça mais les prémisses de YouTube ça fait mal ça fait mal. Et mais du coup voilà tu essayes de montrer par des images un peu un peu à quoi ça ressemble mais avec des images c’est ça reste compliqué. Les gens se disent “Bah ouais, tu as tu es pendu suspendu au trapèze.” Donc tu sais, tu as les pour ceux qui connaissent pas en fait c’est un bateau le bateau que je faisais que qui est un 49er. C’est le bateau qui était présent, enfin qui est toujours présent aux Jeux Olympiques où on est deux dessus, un bara, un équipier et en fait on est suspendu au-dessus de l’eau, on a les deux pieds qui touche le le la coque, les deux ailes du bateau et après on a tout le reste du corps qui est qui est en dehors du bateau et qui sert à faire contrepoids pour encaisser la puissance qu’ a dans les voiles, le vent qui s’ouvre dans les voiles. Et donc c’est assez beau, c’est c’est très très visuel, mais on a du mal à se rendre compte de l’effort qu’il faut pour déjà faire en sorte que le bateau aille vite, reste à l’endroit parce que c’est un bateau où si on le pose sur l’eau, ben il se retourne instantanément. Donc en fait, il faut toujours ou être mobile ou alors jouer d’équilibre pour pour rester à l’endroit. Et ça bah sur sur des images, c’est c’est difficilement perceptible quoi. C’est un peu comme j’avais reçu un champion olympique en en aviron. Ouais, enfin un genre de skif, je je tu vois et en fait c’est pareil, c’est quand tu le vois, c’est hyper impressionnant, c’est hyper fluide et en fait ce qui m’ expliqué c’est que bah n’importe qui qui monte sur le sur le bateau du coup se retourne immédiatement la notion d’équilibre c’est mais c’est souvent comme ça j’ai l’impression quand tu tu vois un sport une tu vois un geste un mouvement qui a l’air fluide simple et cetera généralement j’ai l’impression c’est quand même tu as des des années de pratique derrière pour arriver à maîtriser la la fluidité du mouvement et cetera un peu comme en vélo en fait en vrai Tu vois un vélo, un triathlon sur un Iron Man à un truc tout bête, tu vois. Mais les transitions où tu vois les Ouais, c’est vrai. les Frod et cetera qui qui descendent du vélo à 20 km/h et qui commencent tout de suite à courir. Tu dis “Ah, ça a l’air simple quand tu l’as fait deux trois fois et que tu t’es éclaté par terre.” Exactement. Tu comprends que ça allait pas tant que ça. Exactement. Non, mais c’est en plus d’autant vrai que d’autant plus vrai que quand tu vois quand tu quand tu bah déjà le foot tout le monde en fait, du tennis, tout le monde a pu peut-être essayer du basket aussi. Donc tu t’arrives à te rendre compte de la difficulté parce que en fait c’est un sport que qui est assez facilement accessible mais quand on parle de sport plus confidentiel où de suite il faut du matériel et cetera, évidemment que tu as du mal à te projeter quoi. C’est c’est assez assez normal. Donc tu disais une pratique finalement un peu à part de de ton entourage, enfin des gens de de ton âge à ce moment-là. Est-ce que est-ce que du coup tu grandis avec un cercle d’amis, une sorte de double cercle, tu vois, un cercle scolaire, on va dire, et puis et puis le cercle sportif ou voilà comment ça se passe de ce de ce côté-là ? Et je te pose la question parce que moi j’ai eu un peu la même expérience que toi. Je faisais du judo et j’avais il y avait le pôle France était aussi à Marseille. Moi, j’ai toujours eu un peu, j’étais pas en structure de haut niveau scolairement, donc j’étais dans un lycée normal. J’étais un peu l’ovni, tu vois, les gens comprenaient pas bien pourquoi je ratais tr mois de cours par an et cetera. Donc, j’ai eu toujours un peu ce sentiment, tu vois, d’avoir deux univers qui se dans lesquels je bah je j’évoluais en parallèle mais qui se mixait jamais, tu vois, qui se rencontraient jamais. En fait, j’avais mes copains euh du collège lycée qui captaient rien à ce que je faisais et mes copains du sport de niveau qui eux étaient tout le temps ensemble parce que ils étaient dans les mêmes collèges, le même lycée et tout avec des horaires aménagés et qui captaient pas ce que je faisais dans un lycée normal. Est-ce que toi tuas enfin qu’est-ce que tu as vécu toi du coup ? Écoute, tout pareil. OK. Tout tout pareil. Tout pareil. et je vais même aller encore plus loin que ça. C’est-à-dire que pour moi donc il y avait ces deux vies qui étaient donc un âge où tu vois tu te construis enfin je pas je parle souvent de la période du collège parce que c’est souvent une période qui est difficile. Enfin tu vois autant le primaire ça enfin tout tout tout découle il y a pas trop de changement mais le collège c’est un peu là où voilà tu te construis et cetera et et tu tu tu tu tu tu t’intèges des des clans, j’ai envie de dire. Enfin voilà, tu te positionnes un peu dans la dans la société. Et et moi, j’avais même l’impression que en fait cette sphère du haut niveau, c’était presque la sphère la plus qui occupait le plus de place dans ma vie. Et le reste quand j’allais à l’école, c’était presque une autre vie mais qui était euh tu vois, je vais pas dire que je m’en préoccupe pas préoccupais pas mais c’était euh ouais ça ça vient boucher les trous quoi. Euh tu vois, j’avais j’avais vraiment cette impression là de me dire en fait ma ma vie c’est vraiment c’est vraiment la voile. C’est vraiment tout ce qui se passe à la voile parce que bah déjà tu t’entraînes trois fois trois fois par semaine. Alors quand tu es au collège c’est pas beaucoup mais déjà ça occupe tout en temps libre et tous les weekends tu pars en regat. Donc les les compétitions en W s’appelle des régates. Au début quand tu es quand tu es petit, c’est des compétitions sur le weekend. Et puis après comme tu disais, on tu pars la semaine, des fois tu pars de semaines, quand tu tu commences à attaquer des championnats internationaux, tu tu pars tu pars encore plus longtemps. Et et en fait, ben comme toi, moi je revenais à l’école, les gens comprenaient pas pourquoi j’étais parti, qu’est-ce que j’avais fait la plupart des réflexions des profs vu que je revenais que j’étais tout bronzé, évidemment, c’était alors ça va, c’était sympa les vacances. Euh et toi tu tu en avais chié sur ton bateau pendant de semaines à prendre du sel dans la gueule. Et alors évidemment que c’était génial, enfin je pour rien au monde je ferai différemment aujourd’hui, mais la perception de l’extérieur, autant du point de vue arrivé des profs qui comprenaient attention ils étaient pas tous dans ce truc que j’étais partais en vacances mais mais du coup j’avais j’avais des copains et des copines évidemment au collège mais mais j’étais assez finalement détaché de de ça quoi. Enfin, j’étais vraiment dans ma bulle et parce qu’en fait, j’avais vraiment zéro temps libre. Et j’avais du coup quand tu as zéro temps libre et que tout en temps libre tu le passes à faire du sport, tu as quand même un vrai décalage qui se crée avec tes copains d’école ou quoi que ce soit ou même ceux enfin moi j’habitais dans dans une petite résidence avec des des petites maisons où où du coup on joue on se retrouvait pour jouer dehors quand on quand on quand on pouvait quoi. C’était un un petit un petit cercle un peu un peu fermé. On avait tous le même âge et en fait je voyais que j’avais pas les mêmes mêmes préoccupations et les mêmes occupations que que mes copains quoi. C’est parce que parce que ben moi en fait je dès qu’il prévoyait des choses, des sorties et cetera, ben moi je je pouvais pas quoi. J’y allais pas. J’allais pas et tous mes je savais que tous mes weekends étaient pris, que toutes les vacances scolaires étaient prises aussi parce que c’est là où évidemment le calendrier sportif quand tu es quand tu es jeune athlète est calé sur sur quand même le calendrier scolaire et donc dès qu’il y a des grosses vacances enfin dès qu’il y a 2 semaines de vacances bah tu es à 2 semaines de compète en fait. Euh donc euh donc voilà et au milieu de ça, faut faire les devoirs et cetera. C’est quand même une sacrée orgueil et une sacrée engagement euh surtout des des parents, hein. Enfin, moi je me rends compte maintenant que moi je suis je suis je suis jeune papa et encore mon mon fils est tout petit, il a 4 ans et demi. Mais en fait euh je me enfin c’est des sacrés sacrifices quoi. L’enfant on fait aussi mais les parents ils ont font ils ont for vraiment énormément. Enfin, moi je vois qu’en fait mes parents, ils partaient en vacances là où je partais en compétition quoi. Du coup, eux pendant que j’étais sur l’eau, il profitait de faire d’autres choses quand il quand vraiment ils étaient pas suspendus à leurs jumelles. Mais mais euh mais sinon ouais, c’est quand même un vrai engagement et et donc ouais, comme toi, je pense je pense une une deux vies qui se mélangent dans une et donc et donc ouais, c’est quand même assez spécial assez spécial mais mais très prenant. Tu parlais un peu de d’identité, de construction quand on est en voilà au collège dans ces âges-là. Quel quel souvenir t’en gardes aujourd’hui de cette période ? Là, tu nous as décrit un peu, on va dire opérationnellement parlant ce que ça impliqué, c’est de vi en parallèle le fait que tu avais finalement pas de temps libre pour toi. Est-ce que c’est un pour toi, est-ce que c’est un bon souvenir ? Et comment est-ce que ça a comment est-ce que ça a contribué à bah finalement à construire l’homme que tu es aujourd’hui et notamment dans ta relation au sport ? Ah enfin c’est c’est j’ai une j’ai eu une chance incroyable. Enfin je souhaite à tout le monde de enfin moi maintenant que je suis papa, je tu vois j’ai vraiment envie que mon fils il vive ça. Alors pas pour être dans le délire du papa qui veut absolument que son enfant ait aussi une carrière de niveau et cetera. Je je je ça j’ai je veux absolument pas qu’il fasse ce que moi j’ai envie qu’il fasse mais mais juste pour vivre ce truc de tu es dans une espèce de bulle où tu as un projet et en fait déjà avoir un projet à cet âge là c’est c’est juste dingue quoi. Enfin je veux dire quand tu es au collège tu as pas de projet enfin juste tu te laisses un peu porter et voilà tu peux avoir quelques passions et cetera et des trucs qui un moment te te t’attirent un peu plus l’esprit. Mais là là c’était fou, j’étais dans dans une dans une espèce de de projet et en plus la voile pour le coup pour avoir partagé du coup alors ça arrivait plus tard mais quand je suis arrivé au lycée donc j’étais dans un lycée qui s’appelle lycée Marseille Vert à Marseille et qui intègre donc des sportifs de niveau et donc j’étais dans une classe un moment spécial où il y avait des sportifs de niveau de de plusieurs sports différents et on avait notamment des handbalus, des danseuses et et moi en voile enfin voilà il y avait quelques voileux aussi qui par-ci par là mais et en fait je voyais la la rigueur et la dureté de ce que pouvait représenter je parle notamment pour la danse. Enfin pour le coup je voyais que mes copines elles passaient pas des bons moments quoi. Enfin c’était c’était hyper dur et cetera et alors que moi je je j’étais en plein kiff quoi. Enfin c’est c’est pas un sport évidemment c’est un sport qui est rigoureux et cetera mais mais c’est un sport de plein air. La relation qu’on a avec notre entraîneur, elle est elle est c’est plus une relation de presque de de grand frère, quoi. Enfin, souvent l’entraîneur, c’est un peu le un peu le grand frère et on est vraiment dans le partage. On grandit ensemble avec un groupe, un petit collectif, même si au début j’étais sur un bateau où on a été en sport individuel quoi. C’est un bateau, on était seul mais on s’entraîne quand même ensemble et cetera, on se tire vers le haut et après bon évidemment on fait des conneries comme tout gamin et ça on a on n pas on n pas perdu notre jeunesse mais en même temps on a euh on on a tous avancé ensemble vers un vers un projet structuré qui nous est voyagé, qui nous est voilà passé du temps dehors en plein air sur l’eau. Enfin, c’était euh je moi j’ai vraiment adoré adoré cette période et et euh et j’ai j’espère vraiment que enfin je pense que tu peux vivre des des choses similaires, tu vois, si tu as si tu es passionné de musique et cetera. Évidemment, je je pense que ça peut exister dans plein de plein de de pratiques, mais je trouve que le sport, ça t’amène quand même cette ouverture qui est qui est qui est qui est incroyable et que et que je souhaite vraiment à tous les enfants de vivre un moment ou un autre, quoi. Ouais, je suis complètement d’accord. cette ouverture, le fait de bah je pense toi ça a été la même chose surtout en voit le le fait de finalement à ces jeunes pouvoir sortir un peu de sa région, voir différents endroits de France, d’Europe, du monde. Moi j’ai beaucoup voyagé avec le judo grâce à ça, tu vois. Je suis allé au Japon, bah je suis plus jamais retourné depuis donc c’était vraiment une opportunité incroyable. et et je suis vraiment d’accord sur ce que tu dis sur bah finalement c’est c’est une chance incroyable à un âge où on se construit de pouvoir faire ses apprentissages et prendre en confiance psychologiquement, physiquement, tu vois, c’est tout bête un âge où voilà, enfin tu grandis, tu ton corps change et cetera et et le fait d’avoir une discipline qui qui te permet d’une certaine manière de comment dire, je trouve, tu me diras si toi comment tu l’as vécu, Mais moi, je sais qu’en judo, j’ai vraiment ça ça m’a permis de prendre conscience en fait que je grandissais physiquement, intellectuellement, tu vois, de d’un point de vue maturité, je commençais un peu quand même à avoir déjà une différence avec mes mes copains du collège lycée parce que bah moi, il fallait que je réfléchisse à ma nutrition, mon planning, comme tu dis, j’avais mon projet, j’étais concentré pendant 3 ans sur un truc, c’était je voulais être champion de France, champion de France, champion, tu vois. Et en fait, c’est à un âge où on est plutôt, comme tu disais dans le court terme dans une attitude quand même par défaut plutôt quand même plutôt par défaut passive, tu vois, où voilà, on se laisse accompagner dans les cours, les cours sont structurés pour nous, on passe d’une classe à une autre. Voilà, là la démarche, elle est complètement différente quand tu as un projet sport de haut niveau où tu es vraiment acteur de la chose et je trouve que c’est une chance incroyable à cet âge là de d’avoir l’opportunité du coup de se projeter dans le futur, de mettre en place un plan, de comprendre que bah même si parfois tu investis énormément de temps et d’énergie, tu contrôles pas tout. Donc il peut y avoir de la casse matérielle. J’imagine pour toi ça dû t’arriver. Bon judo c’est moins le cas avec un kimono, mais il peut y avoir de la casse tu vois physique un problème le jour J et voilà c’est juste c’est comme ça tu es pas au milieu de ta forme et je suis vraiment d’accord avec toi que c’est c’est une expérience vraiment vraiment fabuleuse mais je nuancerai aussi avec ce que tu as dit par rapport à tes copines de la danse je je pense que comme beaucoup de choses ça dépend aussi de l’intensité enfin de ton rapport à la chose et de l’intensité que tu mets tu je sais que par exemple je je pense pas qu’ en voile vous ayez ce sujet du du poids quoi que peut-être dans ta discipline Je sais pas dans l’autre sens. Dans l’autre sens en fait. Ouais, il fallait prendre plutôt du poids. Alors moi j’étais et je le suis toujours plutôt un un gabarit qui prend facilement, tu vois. Moi je faisais on faisait de la musculation régulièrement. Alors au collège c’était un peu on commençait à se rendre compte que il fallait pas pousser de la masse comme des tarés au collège parce que sinon ça pouvait arrêter la croissance et cetera. Mais vraiment on était au début de la prise de conscience de ça. Donc voilà. Mais après quand on est arrivé enfin sur sur le support qui notamment représenté aux Jeux Olympiques où là on était vraiment dans un gros un gros complexe de de de d’encadrement sport au niveau et cetera, il fallait il fallait prendre plutôt du poids. En gros, plus plus tu es lourd et plus tu arrives pour schématiser, plus on est lourd, plus on arrive à faire contrepoids de la puissance qu’on a dans les voiles et plus on arrive à garder de la puissance et donc plus on va vite. Ouais, c’était assez simple mais la contrepartie c’est qu’il faut garder de une agilité incroyable et pouvoir se déplacer et pour pourir faire en sorte d’être synchronisé au maximum avec avec son équipier. Et donc si tu prends juste du poids et que tu prends du tu prends du gras et que tu sais pas te déplacer sur le bateau, bah ça n’a aucun intérêt. Donc il fallait trop mettre le curseur bon endroit entre prendre le max de poids possible mais aussi être capable tu vois. Enfin, on on avait des tests physiques tous les 6 mois quand tu es encadré. C’est pas d’ailleurs pareil dans tous les sports si je me trompe pas, mais des tests physiques tous les 6 mois où à chaque fois ben évidemment on évalue on évalue plein de choses mais on évalue aussi ta souplesse et en fait bah si tu es pas capable de toucher tes pieds bah il y a un vrai problème et tu vois il fallait même aller beaucoup plus beaucoup beaucoup plus loin que ça et et donc du coup et donc du coup il fallait mettre le curseur bendroit pour à la fois avoir de la masse musculaire mais aussi être agile et et se déplacer on appelait ça à pas de chat sur le bateau. Faut vraiment que le bateau il il sente il soit vraiment pas perturbé par nos déplacements. Et donc voilà, donc on était plutôt dans un truc de faut prendre du poids et et là aussi sur la nutrition, moi il y a tellement de progrès qui ont été faits mais mais on faisait ça de manière assez assez simpliste quoi. Et moi je sais que j’ai toujours eu des j’ai eu plusieurs barreurs. Moi j’étais équipier donc sur le bateau. Donc c’est moi qui géré le le réglage des voiles et et le barreur à la barre. Et en fait le barreur doit être un peu plus léger que l’équipier. Donc ça c’est pas grave, mais j’ai toujours eu des barreurs qui ont eu du mal à prendre du poids et qui eux ont passé des heures et des heures en en salle de muscu avec pour un seul objectif c’est prendre quelques kilos. Moi j’avais pas trop ce problème là. Je faisais un peu de muscu et je prenais direct et et d’ailleurs maintenant je fais plutôt des sports où il faut plutôt être très léger et donc j’ai entrepris d’autres choses. Je pense qu’on en parlera tout à l’heure mais mais moi j’avais plutôt une facilité pour pour prendre du poids. Spontanément j’ai envie de te dire la chance mais parce que moi j’ai eu d’autres problèmes où il fallait qu’au contraire j’arrive à en perdre et je garde pas un très bon souvenir de de ces phases de régime. Ouais, j’imagine. Mais mais passionnant ton projet du coup pour finir sur la phase voile puisque là tu tu nous disais que tu étais en à haut niveau mais bon de manière assez humble. Tu as rapidement évoqué les Jeux Olympiques mais bon faut quand même pour que les gens un peu comprennent le l’environnement et le niveau auquel tu pratiquais. Si je me trompe pas en préparant le podcast, j’ai vu que les jeux que tu avais préparé en particulier c’était Rio, donc 2016. Ouais. Londres c’était déjà c’était trop tôt c’est ça quand Ouais. En fait, l’ondre c’était trop tôt mais en fait c’est presque ceux auquel on a failli enfin voilà c’est en fait quand on est arrivé sur ce bateau là donc le le 49er ça s’appelle ce bateau ce bateau planant où on est de dessus donc là on rentré sur un bateau qui est donc il y a 10 séries qui sont représentées aux Jeux Olympiqu si si je caricature c’est de la planche à voile du catamaran et cetera ça d’autres noms hein mais ça c’est ça fait partie de la planche à voile catamaran et nous on était le dériveur double haute performance voilà et un skif un skif volant. Et donc du coup euh sur ce bateau-là donc on est arrivé euh avec mon équipier euh Thomas en 2009 si je me trompe pas. 2009 2010 2011. Ouais, c’est ça. En 2009, on était tous les deux en solitaire sur un petit bateau qui s’appelle le Mot Europe qui est un bateau qui est une série plutôt jeune où voilà où on va où typiquement jusqu’à la fin du lycée, on peut naviguer dessus. Alors après, on peut naviguer jusqu’à la fin de sa vie si on veut, mais en tout cas là où où vraiment le le haut niveau se fait, c’est plutôt dans ces ces années-là. et et notre dernière année sur ce bateau-là, mon équipier fait champion du monde et moi je fais je fais dans les 15 premiers au championnat du monde et ensuite l’été qui passe, on se lance ensemble, on se lance ensemble dans 49er, donc en rentrant directement en pôle France à Marseille et donc là on intègre l’équipe et là en fait on arrive et sur ce bateau là, ce qui est assez particulier dans la voile, c’est c’est qu’en fait c’est tu tu apprends des choses tout au long de ta carrière mais on peut te changer de bateau et tu peux passer de l’élite mondiale J’arrive même pas à terminer une manche quoi. Et c’est un peu comme si tu étais champion de tennis et que demain je te file une raquette de pingpong et je te mets en face du champion du monde de pingpong. Bah tu as beau être champion de tennis, tu vas pas y arriver. Ben la voile c’est un peu ça. Donc du coup, on est arrivé sur ce bateau et et en fait bah déjà tu repars de loin parce que ben on était on était plutôt dans l’élite sur notre bateau en solitaire et là on se retrouve à ramasser les boué. On appelle ça quand tu es quand tu es dernier en voile voilà, tu te retrouves tu te retrouves à la fin et voir même le bateau est tellement difficile techniquement parlant qu’en fait on fait que se retourner parce qu’on on narrive pas à avoir l’équilibre, on n’est pas synchronisé et cetera et donc dès qu’il y a un peu de vent bah ça devient c’est très joli de l’extérieur, ça fait des beaux spectacles, on fait des belles figures de style mais on fait que se retourner quoi. Et donc c’est très très dur. C’est des c’est de tr années assez fondatrices où en fait on doit on doit appréhender le support, appréhender le bateau, cela apprivoiser tout ça et et je me souviens vraiment très très précisément d’un d’un jour à l’entraînement. Voilà, ça devait ça devait faire 3 ans qu’on habillé ensemble où où il y avait Mistral à Marseille, Ventfort. On était voilà une petite 7 ou h bateaux à l’entraînement et et en fait on arrive à faire ce qu’on veut du bateau alors que c’est un V assez soutenu où justement plutôt plutôt tendance à faire des fautes à ce moment-là et au milieu de l’entraînement on s’arrête 2 secondes, on se regarde, on fait “Putain, on le tient là, ça y est, on maîtrise l’engin quoi.” Enfin, au bout de 3 ans, on a l’impression de d’avoir surpassé la machine et ça y est, c’est plus elle qui nous qui nous maltraite, c’est nous qui arrivons à en faire ce qu’on veut, quoi. Donc donc c’est des années vraiment très très dures, très très dur parce queen plus c’est ça correspond quand même à l’entrée dans les études supérieures. Mon bar est en école d’ingénieur, moi je suis en école de commerce. Alors lui, on a fait la même école d’ailleurs je sais pas si tu avais vu. Ouais, j’ai vu. J’ai vu. Il y a beaucoup de similitude pour le coup. Mais mais ouais. Ouais. Donc du coup du coup remède Catch Business School qui s’appelle Catch Business School aujourd’hui. C’est ça. Attends mais attends d’ailleurs tu es rentré à quelle en quelle année du coup ? Je suis rentré assez tard parce que parce que je j’ai passé un peu plus de temps au lycée que que la normale. Je suis rentré en et je suis rentré en master en plus. Donc je suis rentré en 2011 et je suis sorti en 2013. Ah bah je suis rentré en 2009 après prépa et je suis sorti en 2013. Ah ben tu vois, on s croisé dans les dans les 8000 étudiants, on a dû on a dû se se croiser. Donc donc ouais donc euh super super expérience d’ailleurs aussi euh très école très sympa et moi je voyais bien en plus euh alors c’est pas pour pour être réducteur vis-à-vis des des écoles des commerces mais moi je voyais bien le travail que demandait l’école d’ingénieur avec mon barreur et le travail que me demandait l’école de commerce il quand même un gap faut pas se mentir voilà même si même si voilà ça on apprend plein de choses et moi je suis hyper c’est surtout les intervenants en fait qui nous apportent énormément vraiment de choses dans ces écoles là. Et donc je je suis je suis hyper reconnaissant de tout ce que j’ai pu apprendre. Mais voilà, je sentais que mon moi j’étais plus en pilotage automatique dans les études et et mon barreur lui il avait vraiment des phases importantes avec les partiels. Lui en plus il dédoublait ses années parce que en école d’ingénieur lui était à l’INSA de Lyon et et en fait il avait la possibilité de de multiplier son son cursus par deux quoi. En gros, une année, il pouvait la faire en 2 ans. OK. et et même ça c’était quand même challenging pour lui même si c’était un très bon élève enfin voilà sentait que ça lui demandait quand même pas mal d’efforts. Mais donc voilà du coup on a eu 3 années très très fondatrices et compliqué où tu es plutôt tout le temps derrière donc chaque fois que tu fais une compète tu prends un peu une claque tu dis alors tu remets pas en jeu le le projet parce que tu sais que c’est du long terme mais mais pour repartir c’est quand même toujours un peu dur et de temps en temps tu as des petites victoires. Il y a des manches où voilà pour pour que les gens se rendent compte en fait une régate ça dure une semaine et pendant une semaine une semaine on fait entre 3 et quatre manches par jour. Une manche ça dure 30 minutes. C’est assez intense et donc du coup voilà il y a une fatigue qui s’installe au fur à mesure que la semaine la semaine se passe et en plus il y a des sélections qui se font en fait au fur et à mesure il y a des phases de qualification. Au milieu de la semaine ça coupe on coupe la flotte en deux et en gros il y a le rond or et le rond argent. Donc c’est les la première moitié la deuxième moitié. Donc évidemment, tu te retrouves dans la deuxième moitié les premières années. Donc c’est c’est dur, c’est dur, mais il y a des petites manches toujours qui te raccrochent parce que ben voilà, tu arrivrive à faire une belle chose et donc ça ça te permet de entre guillemets de garder la flamme pour pour continuer. Et en fait, au bout de 3 ans, ben on arrive sélection des Jeux Olympiques de Londres et et là nous c’est l’année où on explose, où vraiment on se révèle enfin tout s’aligne, ça y est quoi. Enfin l’expérience l’expérience commence à payer. notre travail. En plus, on naviguait vraiment beaucoup et et voire même je pense qu’il v ils m’en vaudront pas mes collègues si je leur dis ça, mais on naviguait plus que les autres, plus que ceux qui étaient qui étaient qui étaient en équipe de France élite, on va dire, et qui visaient vraiment visaiit vraiment la sélection pour les Jeux Olympiques, mais parce qu’on en avait besoin aussi et que eux aussi étaient certainement passés par là avant nous, mais voilà, on naviguait beaucoup et et donc là, on voit que ça finit par payer et on fait une année fin 2011, début 2012 assez C’est incroyable où chaque compète, ça se passe plutôt très bien et on fait notamment une coupe du monde à à Palma de Maork où en fait la Fédération nous annonce que pour aller au championnat du monde qui sera en Croatie, ben il faudra il faudra finir absolument dans les 25 premiers de cette Coupe du monde et sinon on aura pas le droit d’y aller quoi. Alors que nous on avait évidemment prévu d’y aller quoi. Enfin, même si on avait aucune chance d’aller se qualifier aux Jeux Olympiques et que la qualification pour la France aux Jeux Olympiques allait se jouer sur ce championnat du monde, on voulait quand même y aller quoi. Et en fait là, ils nous disent “Bah clairement bah si vous faites pas top 25 sur la Coupe du monde qui précède à Palma de Maork, on vous enfin vous avez on vous interdit d’y aller quoi. Et écoute, on fait 25e. On fait 25e avec un holdup de l’espace. Enfin euh vraiment euh ça se joue sur la dernière manche. Enfin voilà, enfin il y a tout qui s’aligne et et donc on donc on se qualifie. Enfin assez incroyable et en fait à ce moment-là on voit même qu’on que la la fédée est embêtée quoi. Parce que du coup il y a quatre équipages, on était quatre ou cin à être rentrés dans les 25 premiers. Donc les quatre qui qui étaient rentrés devant nous bah c’était des équipages qui logiquement allaient aller au champion du monde parce qu’ils étaient toujours devant. Et nous on était vraiment le vilain petit canard. C’est du coup logistiquement ça veut dire qu’il va falloir envoyer deux entraîneurs, faire faire en sorte qu’il y a deux camions qui se déplacent avec deux zodiaques. Enfin, on a vraiment fait chier tout le monde quoi. Et et et en fait bah voilà, nous on s’est pas préoccup préoccupé de ça mais voilà. Et en fait arrivé en et arrivé donc en Croatie à Zadar, ben on est dans une semaine de grâce où où en fait les les le premier jour on fait trois manches, on fait 1 2, le lendemain, on refait trois manches dans les 10 enfin et en fait on est à mi-championnat, on est enfin je crois que les deux premiers jours, on est sur le podium et à mi-championnat, on est top 10 enfin et devant tout le monde quoi. Et devant tout le monde et en fait la calife se jouait là. La calife aux Jeux Olympiques, ça se jouait là. en voile, faut savoir qu’il y en a qu’un seul qui va. Il y a que le meilleur français, c’est tout. Tous les autres, ils restent à la maison, quoi. Et donc c’est pour ça que en soit c’est un sport aussi qui est qui est assez difficile parce que tu peux te battre pendant 4 ans et te préparer les jeux pendant 4 ans et en fait tu peux tu peux très bien ne jamais aller au jeu quoi. Même si tu as été le plus fort pendant 3 ans. Si la dernière année c’est pas toi qui est devant, ben tu iras pas. Et donc là, on était plutôt dans un truc où nous, on était complètement outsider mais alors de très très loin et on fait un début de championnat mais de dingue et et on reçoit des messages dans tous les sens et nous on se rendait pas trop compte en fait. On savait qu’on était pas vraiment à notre place. Enfin que que qu’en fait il y avait trop d’enchaînement, on avait de la réussite sur tout quoi. En plus de bien naviguer, on avait de la réussite sur tout ce qu’on faisait. Donc c’était assez ouf. Et et donc on commence à recevoir d’un message. Mais les gars, c’est vous qui allez y aller et tout. Enfin et là en fait on se rend compte, on se dit “Mais qu’est-ce qui se passe ? C’est c’est en fait nous à aucun moment on s’est dit que même si on allait être devant, ils allaient nous envoyer nous quoi. C’est au Jeux Olympique, c’était pas possible. On on on était pas dans les radars du tout. On peut pas comme ça arriver et et faire un holdup. Et et en plus, c’était une semaine pour la la petite anecdote, c’était une semaine où le vent était vraiment pas fort. Et au fur et à mesure que les jours passaient, moi je mangeais de moins en moins. Je me disais “Putain, il faut essayer de perdre du poids là. Ils annoncent encore pas de vendemain. Si on va aller un peu plus vite, là ça sert à rien. Faut pas que je mange trop.” Mon barreur fait ça aussi sans me dire et je crois qu’au bout du 3è jour, on se regarde un peu en train de se servir des pâtes et et moi je prends quasiment rien et lui aussi et on explose de rien. Elle me fait “Mais toi aussi tu manges pas ?” Je ouais mais mais il faut pas qu’on mange. Tu vois pas qu’on va de plus en plus vite. Et donc c’était c’était assez drôle. Bon je je je préconise surtout pas de faire ça évidemment mais mais voilà c’était assez drôle. On était tous les deux ont joué notre carte à notre atout à fond et bon finalement on fait finalement sur la deuxième partie on a quand même repris notre place mais on fait quand même 18e de championnat du monde et 3e français et c’était c’était juste une semaine incroyable. Enfin, on a on a on a vraiment adoré euh adoré ce moment-là et puis après le reste de l’année s’est très bien passé aussi. On fait notre premier euh on manque de pas loin de faire notre premier podium sur une coupe du monde. Enfin voilà, tout qui tout s’enchaînait plutôt bien et et après on a fait une deuxième préparation donc pour Rio 2016 où là mon barreur au bout d’un an bah il a décidé de de rentrer dans la vie active parce que il faut en parler aussi de ça mais c’est un sport qui est quand même non professionnel. on gagne pas du tout notre vie et voir même on dépense énormément d’argent donc il faut essayer de trouver un peu des petits partenaires et cetera en sachant que la voie légère c’est quand même pas ce qu’ a de plus visible comme sport donc donc assez peu de partenaires et et donc au bout d’un moment moi mon mon bar il a une opportunité pour prendre un super poste et cetera et donc on a arrêté le projet moi j’ai continué avec j’ai fait des essais avec deux autres barreurs et donc je suis allé jusqu’à Rio pour quand même tenter le tenter la calife mais et la calife qui s’est joué en en croix en Floride pardon à Clear Water. Donc ça aussi c’était première fois de ma vie que j’allais j’allais aux États-Unis. Assez incroyable d’aller naviguer là-bas au milieu des Roquins tigres et et des marçoins quoi. Donc donc c’était c’était une belle expérience mais mais clairement on était pas du pas dans le coup quoi. Donc on a fait on a fait on a dû faire milieu de tableau et et j’ai pris ma retraite sportive à ce moment-là juste après les jeux de Rio. Ta retraite sportive ? Ouais, je rigole un peu. Enfin, je souris quand tu dis ça parce que moi je je quand j’ai commencé à te suivre, je ben je suivais Seb, l’ultra cycliste. Puis après au bout d’un moment, je crois que c’est l’Alpsman que tu es allé faire comme ça sur un coup de tête sans trop d’entraînement, il me semble ou c’était un autre, je me rappelle plus. Non, c’est un un Iron Man que tu as fait. Et oui, j’ai ben j’ai fait ex pour parce que du coup voilà, on va y revenir mais après je suis passé dans le triathlon et après l’ultracyclisme et donc j’ai un peu arrêté de courir et après pour m’amuser, j’ai refait j’ai refait le 703 firem. Tu tu me dis si je me trompe mais si si ma mémoire est bonne, tu as pris le départ sans t’entraîner en att nagé pas cour na nagé de l’année. Donc voilà ta retraite sportive. Oui, ça ça me fait ça me fait sourire parce que ceux qui te suivent, je pense seront d’accord avec moi pour dire que tu as tu as peut-être pris une retraite sport de de sportif de haut niveau mais que voilà, on voit clairement que le sport c’est ça fait absolument partie de ton équilibre. Et d’ailleurs, j’aurai une question pour toi un peu plus tard sur ton équilibre, enfin votre équilibre en tant que couple et famille carrément puisque tu es pas le seul pratiquant ta compagne et aussi ultracycliste et vous avez un enfant en basage. Donc voilà, je ça ça me fait me poser quelques questions sur votre équilibre mais OK, donc tu décides à ce moment-là d’arrêter vraiment l’année de de Rio 2016, c’est la fin ou Ouais, c’est la fin. Alors, j’ai fait comme bon comme bon sportif un petit comeback sortir de la retraite. À un moment, j’ai un ami qui me dit “Ouais, tu veux pas, on relance un projet et cetera.” Donc on a fait, j’ai refait quelques petits one shot comme ça où je suis venu sur des coupes du monde où tu sais, tu as pas enfin on en parle assez peu mais euh moi j’ai essayé de le verbaliser le plus possible à des gens autour de moi pour qu’ pour qu’ pour qu’ils comprennent mais en fait on parle beaucoup de la dépression post sportive enfin post carrière de haut niveau mais notamment chez les sur les chez les gens qui ont de la visibilité et des grands sportifs que tout le monde connaît et cetera, mais c’est aussi quand tu es un sportif lambda enfin moi je m enfin j’étais sportif de haut niveau mais j’étais j’étais j’étais pas un champion quoi. Et euh et mais mais nous ces gens là aussi quand on s’arrête en fait on a le même des un gros la grosse chute on la on la vit aussi quoi. Et donc je sais plus pourquoi je te disais ça parce que tu disais que tu as essayé de reprendre en shot. Ouais. Donc et donc en fait bah quand on te retend une perche, mais tu as envie de la saisir quoi. Tu as envie de dire bah ouais ça me manque trop, c’est pas possible. Enfin tu passes d’un truc qui a drivé toute ta vie ou où tout ton emploi du temps était tourné autour de ça, un truc où entre guillemets tu as plus de projets mis à part projet professionnel et cetera mais mais tu as tu as quand même un énorme vide. Tu as un énorme vide et donc ouais donc j’ai j’ai fait quelques piges on va dire comme ça grâce à des copains. C’est un très bon point. On se fera peut-être un épisode spécial sur ça, un épisode bonus. Mais ouais, j’ai je suis assez d’accord avec toi. Bah déjà, c’est bien, je pense que les sportifs qui sont visibles parle de ça parce que ça permet de voilà de le mettre un peu sur la place publique. Mais c’est vrai que enfin moi j’ai aussi fait l’expérience comme toi d’un arrêt un peu décidé mais d’un arrêt un peu soudain du sport de niveau et comme toi, j’ai essayé de reprendre alors moi une seule fois et ça a été enfin une seule fois sur une période, on va dire. Et ça a été Ouais, tellement violent que bah finalement c’était pas très agréable parce que tu dis “Ah, je vais essayer de retrouver des sensations, tu vois les sensations incroyable que j’avais avant le C’est assez rare les retours gagnants quand même.” Ouais, c’est ça. Et et en fait bah moi concrètement, j’étais au Canada pour un échange à ce moment-là et mon entraîneur de Marseille du Paul France Maledia, faut que tu aille voir, c’était Gill Gilles Denis, je crois, je vais pas dire de bêtises, mais bref, l’entraîneur de l’équipe du Canada qui était à Montréal, là où j’étais. D’accord. Et donc je me pointe pour un entraînement et déjà j’arrive à l’entraînement et je vois euh tout le monde en kimono bleu et blanc, tu vois. Donc les kimono blancs et les kimono bleus c’est ce que tu as euh dans les compétitions internationales. Donc OK, tu as pas ça dans un club lambda. Tu vois des gens kimono bleu, ça n’existe pas. Ouais. Et tout le monde avec les dossards cousus dans le dos. Donc ça c’est pareil, c’est quand tu fais des compètes. Je me dis “Ah tiens, étonnant !” Et puis en fait je capte que au bout de quelques minutes, je reconnais quelques visages, quelques noms et tout. En fait, je capte que je suis dans le club de la côte est du Canada avec les 3/4 de l’équipe du Canada qui préparaient les gos de Londres, tu vois. La vache. OK. Et du coup, bon bah concrètement avant la fin de l’échauffement, j’étais déjà dans les toilettes en train de vomir, tu vois. C’était abominable. Donc ouais, je vois bien. Mais écoute, absolument passionnant. Alors, on a passé plus de temps que ce que j’avais imaginé sur le la voile, mais mais écoute, vraiment passionnant. Ce que je te propose, c’est qu’on fasse une transition du coup sur aujourd’hui puisque pour parler un petit peu du backstage de comment cet épisode s’est monté pour les gens qui te suivent pas sur les réseaux et je vous recommande de le faire d’ailleurs, il le lien en description de cet épisode. Tu as récemment annoncé un énorme projet ton bah finalement ton nouveau projet sportif sur lequel tu te concentres qui est un projet, tu vas nous en parler très ambitieux qui n’est pas dans la voile. Et donc moi ben voilà, je serais curieux de savoir si tu pouvais nous parler un petit peu de bah de ce que tu fais aujourd’hui, quel nouvel équilibre tu as trouvé avec le sport. Alors tu es pas officiellement athlète de haut niveau avec un numéro du ministère et cetera, mais on peut clairement dire que c’est du sport de très très haut niveau. Donc voilà à quoi ressemble le le sportif Seb aujourd’hui et dans quoi est-ce que tu t’éclates et vers quoi est-ce que tu vas surtout ? Ouais ouais ouais. Ben écoute, du coup du coup je me suis complètement reconverti dans un autre sport que du coup maintenant je pratique l’ultracyclisme donc des très très longues distances à vélo qui est un sport assez récent en France finalement ça existe depuis assez longtemps notamment aux États-Unis et cetera, mais plus avec une pratique avec de l’assistance donc des des gars qui ou des femmes qui font des très longues distances à vélo mais en étant suivi et cetera qu’un campingc machin et cetera. Donc donc ça ça existe depuis assez longtemps sur au states mais après chez nous, on va dire que ça fait 5 6 ans que c’est en train de pousser fort et notamment là sur les deux dernières années, on voit on voit un grandissement vraiment très très important des participants et et ça ressemble un peu au trail running à 10 ans, on va dire. Donc c’est en train de prendre la même direction et c’est en train de al se professionnaliser le mot est peut-être encore un peu fort mais c’est en train de se structurer, on va dire. Tu dirais que c’est c’est la R Cross France et Arnaud qui ont un peu démocratisé la chose en France ou pas que ? Ouais ouais ouais. Bah il y a Arnaud fait partie des très très gros acteurs avec la Ro Cross France. Il y a Axel Carion aussi avec les Backyman et après il y a d’autres courses qui sont qui sont qui sont pas des circuits qui proposent pas plusieurs courses mais mais comme la Dertus Bacus ou la French Divide. Il y a il y a des courses qui sont sur la route et et des courses offroad. Mais en tout cas, oui, il y a toutes ces coursesl ont ont eu vocation à vraiment démocratiser et et mettre en avant mettre en avant ce sport. Et puis après, ben tu as évidemment les athlètes qui sont arrivés qui qui aujourd’hui voilà sont des vrais dans des vraies portes drapeau de cette discipline et on apprend en plus voilà d’année en année au début c’était quand même la stratégie de celui qui dort le moins c’est celui qui gagne la course. Maintenant on revient un peu en arrière là-dessus on se dit que ben voilà si tu es capable de rouler très vite et finalement en dormant un petit peu, ben tu vas finalement rattraper tous ceux qui sont en mode zombie et qui ont qui ont pas voulu dormir et cetera. Donc donc c’est c’est là-dessus que je dis que le sport est en train de se structurer. C’est parce qu’on est vraiment dans une approche, même si ça reste un sport où l’aventure est est quand même au cœur du du sujet. Enfin, on peut faire un rapprochement avec le vent des globes dans la voile. Tu as des performers et tu as des aventuriers. C’est un peu pareil en ultra cyclis. tu as des gens qui viennent là pour kiffer le fait de traverser la France à vélo et de rencontrer du monde et cetera et de quand même le faire à une vitesse, voilà, qui est qui est engageante, mais qui sont pas là à tout prix en train de de de voir euh dépasser des des gens ou faire un chrono. Et tu as des gens qui sont là vraiment dans une démarche où ils essayent de tout optimiser pour aller le plus vite possible, qui vivent aussi une aventure mais qui est quand même très différente parce qu’ils vont un peu moins les paysages, il roulent il roulent quasiment toute la nuit et cetera. Donc donc chacun arrive à faire son son sa petite son petit mélange et s’y retrouve en fait comme il a envie de se retrouver quoi. Donc là-dessus, c’est ça que c’est c’est ça qui est assez génial. Et donc et donc là en fait mon histoire avec l’ultracyclisme, elle remonte elle remonte à 2020 donc post Covid parce que du coup quand j’ai arrêté ma carrière en voile donc après les goo 2016 je me suis mis à faire du triathlon tout de suite et donc j’ai changé de de on revient sur cette fameuse dépression poste sport de niveau. Du coup, j’ai voulu combler ce vide tout de suite et et en fait, j’ai rencontré un j’avais déjà ma femme qui faisait un peu de triathlon. J’avais déjà on avait déjà des amis qui en faisaient un peu et j’avais un copain qui venait de finir l’Iron Man de Nice et et qui m’a un peu titillé gentiment en me disant viens faire un vrai sport. Donc donc là-dessus, j’ai c’est je l’ai un peu pris au mot et on s’est retrouvé dans dans le club à Marseille qui s’appelle les Sardines Triathlon qui un club vraiment très sympa et très familial. Tu tu es toujours d’ailleurs par curiosité ou j’y suis pas mais je suis toujours en enfin je suis plus licencié mais je je vois encore tout le monde et en plus en vousant encore du vélo ben on se croise encore tous évidemment en roulant dans le coin et je suis tout le monde encore de très près et voilà c’est c’est un club qui a qui a vraiment une très très bonne ambiance et et donc donc voilà c’est c’est c’était vraiment un bon moment et donc j’ai fait 3 années du coup bah d’entre de 2017 à 2020 j’ai fait de l’Iron Manu très très très euh amateur quoi. Enfin, il faut faut bien comprendre que du coup je suis parti d’un gabarit ou alors je suis pas aussi grand que toi mais euh je faisais aux alentours des 90 kg et et donc je me j’ai j’ai et surtout je savais ni faire du vélo, ni courir, ni nager, aucun des trois sports. Mais ce qui était génial et et ça franchement c’est assez grisant quand tu viens d’un sport où en fait tu passes ton temps à essayer de maintenir au niveau et en fait quand tu arrives sur une compétition bah tu sais tout faire mais c’est juste que pendant la compétition il faut réussir à faire tout au meilleur niveau et c’est différent de continuer à progresser tous les jours. Et là moi du coup en découvrant le triathlon bah je me suis retrouvé à pratiquer trois sports où en gros à chaque entraînement tu progresses quoi. Et ça en fait quand quand tu es sportif de niveau dans un sport que tu maîtrises, tu tu le vis plus. C’est vrai. Tu le vis plus de cette manière-là en tout cas. Et donc moi j’ai j’étais rempli de dopamine. Enfin à chaque entraînement, je disais mais c’est génial. Je ça j’ai compris ça en natation. Je je commence à à sentir la glisse. Non c’est pas vrai. J’ai jamais senti la glisse en natation mais en tout cas j’ai compris un truc. ça va un peu mieux enfin et et ça dans les trois sports. Donc c’était c’était vraiment hyper grisant. Et donc je me suis vraiment éclaté pendant ces trois années où où du coup la première année bah j’ai fait mon premier Ironman, c’était c’était à Hambourg, c’était l’objectif club quoi. Il y a un peu la dynamique dans les clubs de triathlon c’est tu on se fixe un objectif et on y va tous ensemble. Donc voilà, j’ai fait mon premier Iron Man là-bas, c’était génial et par la suite, j’ai j’étais un peu pris par ce truc de que je connaissais pas d’ailleurs quand je faisais de la voile, mais ce truc toujours plus loin, toujours plus dur. Et donc à chaque fois, je cherchais un Iron Man qui allait me challenger un peu plus et c’est comme ça que je me suis retrouvé à faire l’Alsman en 2018. Donc pour ceux qui connaissent pas, l’man, c’est un Iron Man classique mais sauf que il y a beaucoup beaucoup de dénivelés à vélo. On est sur à l’époque on était sur 4000 4400 D plus sur 180 km et après le le finish se fait d’abord autour du lac où en fait on court les 25 premiers km au bord de l’eau et si on est sous un certain chrono, on a le droit de de de monter en haut du semnneuse donc qui le colle à côté d’Ancy et qui nous permet d’être top finisher et donc donc c’est un trail donc c’est 13 bornes où là on avale à peu près 1000 1400 D plus et euh et donc je me suis dit ça ça a l’air c’est génial, c’est encore plus dur, il faut y aller et cetera. Et aujourd’hui, je suis un peu revenu sur ce discours ce genre de discours, mais c’est juste pour expliquer un peu le cheminement. Et ça en fait, ce trucl je l’ai partagé enfin on est monté avec Karen, avec ma femme, on a un gros groupe d’amis et ils étaient tous là, on était une vingtaine et j’ai été le dernier en plus top finisher, donc je suis le dernier à avoir sonné la cloche. Ouais. Et et donc euh ça s’est joué euh en gros quand je pose le vélo, j’avais un copain que j’avais nommé euh qui était garant du temps Cédric. Je avais dit “Dès que je pose le vélo et dis-moi à combien il faut que je cours pour pouvoir passer le cut.” Et là je pose le vélo, il me dit “I faut que tu cours à 520.” Je dis “Quoi ? W 5 20 kg pendant 25, je peux pas, j’ai plus.” Et bon, enfin bref, c’était c’était assez rigolo. Et donc du coup, je je passe ce cut et et j’ai une arrivée au sommet. Enfin, ils m’ont j’ai c’était c’est encore aujourd’hui, je pense, un de mes plus beaux souvenirs de de franchissement de ligne si ce n’est si ce n’est le plus beau. Voilà, parce que voilà, c’était au milieu de la nuit et cetera. Mais c’était voilà, c’était vraiment génial et et donc voilà. Et donc j’ai après dans la suite, j’ai fait aussi l’an Brandman et cetera mais et juste avant le Covid, je refais un Iron Man un peu classique, assez roulant et là je comprends que ça y est, j’ai j’ai vu tout ce que j’avais eu avoir. J’ai surtout vu qu’en m’entraînant parce que je tournais en entre 15 et 20h semaine, je faisais du b quotidien, l’entraînement bi quotidien de tous les jours et et je voyais que j’avais je je progressais plus quoi. Enfin, je sais pas, j’ai j’avais atteint mon niveau entre guillemets maximum et alors oui, je pouvais gagner des Pillem mais en fait ça m’intéressait pas de refaire des refaire 25h 30 he par semaine pour gagner 3 minutes sur un Iron Man. Je j’y trouvais pas de sens. Et puis tombe le arrive le covid et là j’ai un pote un mon super pote Damien qui avec qui je partageais déjà pas mal de d’aventures dans le sport qui me dit regarde là il y a il y a une course c’est de l’ultra distance à vélo alors pour le coup c’était le beciman corsica il me dit ça serait bien qu’on s’y inscrive tous les deux et tout machin et je dis ouais grave machin donc juste avant l’hiver on on juste avant qu’on soit tous confinés là on se met à faire des sorties longues qui étaient qui qui nous paraissait longue mais on faisait des 200 250 bornes en se disant c’est bien on se prépare comme il faut et finalement on se retrouve confiné finalement le man est annulé comme toutes les courses et en fait la seule course qui passe qui passe à travers les mailles du filet c’est la raf parce qu’elle était au mois d’août le 15 août et c’est pile le moment où on se retrouve un peu déconfiné les courses ont de nouveau le droit d’exister et je crois que un mois et demi après on était reconfiné enfin il y avait en tout cas couvre-feu on était reparti dans dans le délire Covid Et donc en fait, ben j’ai pu participer à la Raf 1000 km, la Ro Cross France, donc 1000 km qui était ma première première aventure ultracyclisme et euh et donc ça dure 3 jours et 10h. 3 jours et 12h exactement, je crois. Et je crois qu’à l’arrivée, je me dis wou mais c’est ça qu’il faut que je fasse quoi ? C’était vraiment Ah ouais mais la révélation quoi. Je me suis dit mais là j’ai passé 3 jours et demi sur un vélo, j’ai l’impression déjà que ça a duré un mois, que j’ai vécu 1000 choses, je suis passé par tous les états. Enfin c’est c’était c’était juste incroyable quoi. Vraiment j’ai j’ai une espèce de j’étais transcendé par ce qui m’était arrivé. En plus, j’avais cassé mon derilleur. J’avais j’avais été obligé d’aller de monter un col à pied pour pour aller louer un autre vélo pour finir la course alors que j’avais pas dormi la veille pour essayer de doubler trois personnes. Enfin, c’était une histoire complètement folle. Et je me suis dit ouais mais j’ai l’impression que j’ai trouvé vraiment ce qui va m’animer les prochaines années quoi. Et et donc c’est parti de là. C’est parti de là. Ce qui est hyper intéressant parce qu’au final tu es arrivé d’un d’un sport enfin avant ça le sport que tu avais pratiqué au plus haut niveau et pendant le plus de temps, c’était parce que tu expliquais un peu plus tôt que les manches même si elles s’enchaînaient et que c’était sur des périodes assez longues, finalement les manches étaient un effort physique d’une demi-heure. Ouais. Euh et là, tu arrives dans un univers qui a rien à voir, où tu as de la gestion de sommeil, d’alimentation, peut-être le fait de de d’apprendre à se à se réguler, tu vois, sur le l’énergie que tu dépenses pour pouvoir tenir dans la durée. C’est c’est assez intéressant finalement de voir que tu as accroché à ce point si fort sur un sport assez loin de en tout cas dans le rythme de ce que tu avais connu pendant longtemps. Ouais. Ouais. Ben je pense que ça me ça me correspondait mieux en fait mais je mais je me dis euh enfin tu vois je pense que pour le coup finalement c’est c’est ces manches de 30 minutes et cetera, c’est pas là où j’étais le meilleur. Peut-être que j’aurais été meilleur en ayant fait tout de suite un sport d’endurance mais mais c’est comme ça et puis je j’ voudrais absolument pas faire autrement. Mais du coup, j’ai eu l’impression que quand je suis arrivé sur ce truclà, alors évidemment, j’ai fait plein d’erreurs et je continue à en faire plein et tuapends à à tu apprends des choses sur toi. Enfin, tu imagines quand même après autant d’années de sport de haut niveau, tu as l’impression de te connaître et en fait là, tu arrives dans une discipline où tu redécouvres encore plein de choses sur toi quoi. Enfin, c’est tu dis mais c’est sans fin. C’est euh c’est c’est en fait je j’ai j’ai sur ces 3 jours là, j’ai sur le sommeil, je me suis challengé, enfin j’avais l’impression de me challenger en parce que j’ai calé une nuit blanche dans les trois nuits et dans les 3 jours et je me suis dit là je suis vraiment allé au bout de ce que je peux faire et cetera. C’est c’est sûr, je peux rien faire de mieux. Et en fait, j’ai bien j’ai bien vu que il y avait pas de limite. Il y avait pas de limite et qu’en fait tu peux toujours faire mieux. Et et c’est ça qui était c’est ça qui était incroyable, c’est que ben j’étais qu’au début de l’histoire et et donc j’ai eu envie tout de suite de m’engouffrer là-dedans et et de de voilà de continuer à vivre des des expériences pareilles et et surtout et de les partager aussi et de les partager parce que du coup j’ai Karen m’a rejoint, on a fait deux R Cross France ensemble euh donc ma femme avec qui j’ai fait deux R Cross France, on a fait la première, on a fait un 300 km et il y a 2 ans, on a fait la 1000 kilomè et en fait bah c’était c’était bah c’est pareil c’est des souvenirs incroyables quoi. C’est des souvenirs incroyables de partager ça avec la personne qui partage ta vie. Enfin, c’est des souvenirs qui sont complètement délibiles. Alors, je dis pas que le reste est fade, hein, attention, mais de avoir la chance de pouvoir partager un truc comme ça aussi fort, c’est pas donné à tout le monde, quoi. C’est pas donné à tout le monde. Donc, on est on est vraiment hyper reconnaissant de ça, quoi. Et donc, elle a fait la tu disais c’était il y a 3 ans la première Race Cross France ensemble à 300. C’était en 2022. Ah ouais. Donc votre fils, il avait à peine il avait 2 ans Ah, c’était un massacre. Ouais. Wouh ! C un massacre. C’était un massacre. Il dormait pas d’ailleurs, il ne dort toujours pas. Spoiler alerte. Mais euh mais 4 ans et demi, accrochez-vous. 4 ans et demi ne dort toujours pas. Bon, on compose avec maintenant. Mais en tout cas, ouais, on était on était explosé tous les deux et et à la fin à la fin, c’est elle qui m’a tiré jusqu’à la ligne d’arrivée. Moi, j’étais au bout et c’est elle qui nous a fait finir. Donc, c’était Ouais, tu vois, c’était des moments comme ça où c’est magnifique. Ouais, c’était vraiment super. C’était vraiment super. Donc une première race cross France 1000 km. La deuxième c’était celle avec Aren à 300. Alors du coup la deuxième non c’était en 2021. C’est là où j’ai j’ai sauté le pas du 2500 km. Donc là je me suis dit voilà tu as fait tes armes sur le 1000 et il faut aller il faut aller chercher la distance Ren de la R Cross France qui est à la 2500 km et là et là voilà donc aventure aventure incroyable sur 8 jours et donc là c’était vraiment la première fois que je faisais aussi long. J’ai appris plein de choses. Enfin, c’était c’était c’était vraiment voilà, j’ai fait mes armes vraiment sur cette course là. L’année d’après, j’ai fait le 300 avec Karen parce que j’avais vraiment envie qu’on partage un truc comme ça et et elle en avait vraiment envie aussi. Ensuite, j’ai refait la 2500 km en 2023 et là, je l’ai faite vraiment dans un dans une approche où où je voulais où je voulais me performer. Alors, performer, c’est un grand bon mais en tout cas, je voulais faire le mieux possible et donc j’ai pris un coach sur les deux derniers mois. En fait, j’avais fait une grosse préparation hivernale et au bout alors en en sortant de l’hiver, je me suis dit voilà, tu as tellement de puisé dans tes dans tes ressources mentales que que là il faut que tu sois accompagné parce que sinon tu vas tu vas décrocher quoi. Et et en fait, j’avais besoin de quelqu’un qui m’accompagne pour parce que parce que je sentais que que j’allais plus avoir la motivation nécessaire pour continuer à m’entraîner. J’avais fait je pense l’hiver trop chargé et donc là je me suis fait accompagner par un coach et sur les deux derniers mois et donc j’ai fait cette cette R Cross France là où j’ai dormi 6h en 7 jours et 10h qui a absolument pas à fairein. C’est c’est et moi je mais je pensais que c’était ça qu’il fallait faire. Je pensais qu’ il fallait il fallait vraiment vu que je je roule pas vite, je suis incapable de rouler comme les meilleurs et cetera, je me suis dit ton seul à tout parce que j’avais décelé que j’avais une facilité ou en tout cas que j’avais beaucoup travaillé pour pour essayer de dormir le moins possible. Je me suis dit bah il faut pousser ce curseur à fond et le jouer comme ça. Et en fait c’est hyper j’allais dire presque malsin mais en fait chaque nuit en fait le le jour ben voilà je progressais et et je me enfin ceux qui allaient plus vite étaient de toute façon devant. Et toutes les nuits, ben je gagnais quelques places. Et du coup, je me disais la la nuit qui arrive, ah ben là, si je fais encore l’effort, je vais encore gagner des places. Et en fait, j’ai fait ça toute la semaine et je suis arrivé dans un état à la à la à la fin de la course qui était qui était j’ai j’étais j’étais bien évidemment heureux, mais je je savais que j’étais pas allé dans le bon sens quoi. C’était pas ça qu’il fallait faire pour profiter et c’était et c’était pas sain et si on peut dire que que quelque chose de sain dans dans l’ultra. Mais mais en tout cas, c’était c’était pas comme ça qu’il fallait vivre la course et même en performant, c’était pas comme ça qu’il fallait fallait s’y prendre. Mais j’avais quand même touché du doigt. Alors, j’ai fini 23e de cette course là. C’était pour moi une super perf. Enfin, sur le papier, j’ que j’avais que des gens autour de moi qui roulaient. Si si je fais 50 bornes avec eux, je j’arrive deux fois plus tard queeux quoi. Enfin, il y avait pas de match possible quoi. Et d’ailleurs, c’est des gens qui me doublaient, tu vois, à partir du 5e jour, me doublai dans la journée. Mais moi, j’étais popé dans un col à à 6 km/h et il me doublait à 15 km/h et presque, il se disait “Mais qu’est-ce qu’il fait là lui ?” Enfin, c’est pas possible. Et en fait, c’est juste parce que dans la nuit, j’avais avancé tout ce que je pouvais. Mais euh mais bon du coup voilà, c’était c’était c’était quand même assez marrant et et donc tout ça pour dire que du coup le projet de cette année en fait du coup l’année dernière je me je je commence à avoir dans un coin de la tête donc j’ai fait évidemment d’autres courses sur tra j’ai pas fait que la r cross rance mais pour faire un focus sur cette course là mais attends d’ailleurs tu l’as faite en 2024 aussi ou pas ? Euh ouais j’ai fait la 1000 km là cette année. Ah ouais donc en fait depuis 2020 c’est sans interruption quoi. Ouais ouais c’est c’est un c’est un rendez-vous. Alors, le format change à chaque fois, enfin je change les distances, mais là du coup avant 2024, je me dis “Allez, je vais j’ai un truc qui m’obsède. Cette course, elle elle représente beaucoup de choses pour moi et en fait je sais pas pourquoi je enfin j’ai envie de la gagner quoi. Et et quand je me dis ça, je me dis “Ouais, tu as envie de la gagner. C’est bien beau. C’est enfin c’est un rêve mais mais mais je suis bien conscient que que il y a il y a un gouffre énorme quoi entre ceux qui enfin quand même savoir que le premier il fait 5 jours et 16h et moi en fait en finissant 23e je mets 7 jours et 10h quoi. Enfin c’est c’est un monde c’est énorme la différence. Et et je me dis mais et donc je mets ça dans un coin de ma tête. Je me dis “Ouais bon, tu la veux la gagner, c’est très bien mais voilà, garde-le pour toi quoi.” Et en fait ça, les jours passent et et je sais pas pourquoi j’ai j’en je commence à avoir envie d’en parler. Alors évidemment, j’en parle à Karen et cetera, mais et j’envoie un message à Arnaud, donc organisateur des des R cross des R Cross Series et je dis “Arnaud, ouais, je te dis un truc, je rêve de gagner la raf.” Je ça je te dis juste ça pour te le dire et euh je sais pas ce que je vais faire de ça mais en tout cas euh voilà, j’avais besoin de le verbaliser et et donc euh donc voilà, c’est tellement fort et ça m’habille tellement que euh que il faut que ça sorte quoi. Il faut que ça sorte et donc ça c’est marrant, on discute de tout ça et voilà et je me dis et comment il a réagi Arnaud par curiosité. Et ben écoute, il me dit c’est enfin Arnaud quoi, c’est un super projet. Évidemment, il va pas détruire mon rêve mais il aurait très bien pu le piétiner tout de suite mais dit ça super projet. Je pense que si tu optimises tout machin et cetera, peut-être un top 10 est possible. Enfin bon, bref, il essaie de il essaie de d’être très positif mais en fait j’attendais pas de réponse de sa part. Enfin, j’attendais pas qu’il me dise “Oui, c’est possible.” Je voulais juste lui dire et parce que et parce que c’était le la première pierre du projet. Et comment tu t’es senti une fois que tu as verbalisé le projet à quelqu’un d’autre que que Karen ? Eh ben déjà c’est un premier engagement. Ouais, parce que tu vois, tu l’as annoncé à quelqu’un voilà enfin en plus Arnaud aujourd’hui on collabore ensemble sur pas mal de choses mais mais du coup voilà, tu tu l’as verbalisé auprès de quelqu’un qui et c’est pas n’importe que qui, c’est quelqu’un qui est qui est bon pour qui ça compte. Enfin, tu vois, ça compte en tout cas, il est conscient de ce que ça représente. C’est pas comme si tu l’avais dit à quelqu’un, voilà, un ami second degré qui enfin qui vient te dire “Ouais, c’est cool, tu veux gagner une course vélo ?” Enfin voilà, tu vois. Donc là, c’était un première pierre pour s’engager et après je me dis bon ben ce que je vais faire avant de vouloir le dire la terre entière, c’est je vais cette année qui va passer, je vais essayer de tout mettre en œuvre déjà pour faire tout ce que je peux faire de mon côté pour progresser. Et donc ça voulait dire ben pour moi j’avais une croyance enfin qui est qui est que qui est forte mais je me suis dit bah voilà tu fais tu fais 78 kg OK tu es pas enfin c’est c’est un c’est un poid qui est correct par rapport à à ta morphologie et cetera, mais par contre si tu veux être plus performant en vélo, faut vraiment perdre du poids. Donc je me suis rapproché du poids idéal. Donc aujourd’hui, je fais je fais un peu moins de 71 kg, ce qui est un très très gros effort pour moi qui n’est en fait pour à titre de comparaison, c’est le poids que je faisais à 13 ans. Wouh ! Donc voilà, j’ai pas vu ce poids là sur la balance depuis l’âge de 13 ans. Et donc j’ai fait j’ai mis tout ça en place. Je l’ai fait de manière très très progressive pour essayer de garder le maximum de de masse musculaire et pour pas juste fondre et perdre du muscle. Donc j’ai essayé de le faire très intelligemment. Je me suis fait accompagner pour ça et après dans l’entraînement, j’ai essayé de me structurer et voilà. Et donc j’ai passé une année où j’ai poussé tous les curseurs que moi je pouvais pousser seul. Et c’est là où j’ai fait l’aboutissement de de cette première année. C’était donc la resto cross de cette année avec le format 1000 km et du coup sur un format que je connais bien qui est le format 1000 km que j’en ai déjà fait quatre ou cin depuis que je fais l’ultra, ben j’ai gagné une quinzaine d’heures par rapport à mon temps de référence. Si on prend le kilométrage et un dénivelé équivalent, j’ai gagné une quinzaine d’heures, ce qui est énorme et ce qui est énorme pour moi. Et et après voilà, c’est c’est c’est les les meilleurs encore enfin son loin devant. Mais en tout cas en tout cas voilà, c’était un gros gap. Alors que je pensais en 2023 quand j’ai fait ma raf ma première ma deuxème raf 2500 match, je pensais avoir atteint ma limite quoi. Je me suis dit bah voilà là tu peux pas faire mieux, tu peux pas faire mieux. tu as tu as j’avais mis plein de choses en place, tu peux pas faire mieux. Et là du coup, j’étais je me suis dit ben ça y est, tu as enfin en fait la limite elle est elle est encore plus loin, il va falloir aller la chercher. Et donc c’est là que j’ai commencé à me dire je vais communiquer sur le projet et je vais l’annoncer. Et je vais l’annoncer pas pour l’annoncer, je vais l’annoncer en disant ben j’ai besoin d’aide pour m’aider à réussir à à me rapprocher de de ce projet là. Et donc en gros qui qui veut en être et donc voilà. Donc ça, on en revient mais tu vois ça un peu moins d’un de il y a quelques semaines là où j’ai où j’ai annoncé le le projet sur les réseaux. Incroyable. C’est c’est vraiment fascinant. Alors je me je me régale systématiquement dans tous les épisodes mais c’est vrai que avec tous les invités que je reçois mais c’est vrai que quand j’ai des gens bah je pense que c’est naturel. On on s’identifie un peu plus aux gens qui ont des parcours qui nous ressemblent. H ouais et je trouve ça vraiment fascinant cette la manière dont tu as géré cette transition. le fait que tu a gardé le sport, enfin que ça continue à être un pilier important de ta vie, que tu te relances là sur un un autre projet dans une discipline qui a rien à voir avec un rythme complètement différent, c’est vraiment super inspirant. Franchement, bravo parce que la réalité, on parlait tout à l’heure des transitions, tu vois, dépression, poste, arrêt sportif et tout. Il y a quand même aussi beaucoup de gens qui arrêtent le sport, tu sais des enfin en tout cas en judo, ça arrive assez souvent, tu vois, des anciens judoka qui sont devenus coach ou quoi, ils ont pris 30 kg, tu vois. Ouais. Et et moi ça me rend toujours un peu triste. Alors peut-être qu’ils sont très heureux, tu vois, dans leur vie comme ça, c’est génial. Mais à titre perso, j’ai une idée du sport qui voilà qui fait partie, tu vois, d’un équilibre de vie, un esprit sain dans un corps sain et cetera. Et et quand je vois ça, je en tout cas si je me projette dans ce schéma-là, je me dis j’espère que moi ça m’arriverait pas parce que moi ça m’irait pas, tu vois, de me voir comme ça, de prendre 30 kg et et donc voilà, je suis toujours tout ça pour dire que je suis toujours très je trouve ça toujours très inspirant des parcours comme le tien où il y a un équilibre finalement le fil rouge, c’est l’équilibre sport dans la vie et et puis le le moyen qui est le type de sport que tu fais, bah finalement il évolue. tu vois, tu as fait du triathlon, euh tu as fait de la course à pied parce que tu l’as pas dit, mais tu as quand même fait l’UTMB si je me trompe pas. Donc voilà, tu vois, le sport a toujours été là et et c’est toujours quelque chose qui te nourrit et je trouve ça euh encore une fois très très inspirant. Ouais. Et tu vois quand j’ai annoncé le projet euh pour que les gens comprennent bien parce que il y a il y a rien de tu vois, j’ai eu très très peur de l’annoncer parce que je dis je vais passer pour quelqu’un d’hyper présomptueux. Enfin, tu vois, c’est annoncer ça, c’est pas noun quoi. Je veux dire, je enfin aujourd’hui, en tout cas, tous ceux qui sont dans ce monde là savent que ce que ça représente et je me suis dit, tu vois, je crois même avoir ami à la fin de mon premier poste, s’il vous plaît, soyez bienveillant, tu vois, un truc pour pas me prendre des remarques. Et en fait, j’ai eu j’ai eu l’effet totalement inverse. C’est-à-dire que j’ai plein de gens qui m’ont dit “Mais ouais, grave, tu peux le faire.” Et en fait, moi, c’est pas ce que je demandais. Enfin, en gros, quand j’ai annoncé ce projet-là et j’ai déjà eu peur que le message soit pas bien passé au début, c’est je vous dis, je veux je enfin je rêve de la gagner, je vais tout faire pour mais mais après en gros le résultat, je m’en fiche presque. Enfin, moi je veux juste avoir cette démarche où tu mets tout en œuvre parce que je trouve que c’est ça qui est beau. Enfin, je trouve que c’est ça qui m’anime vraiment, c’est d’essayer d’avoir la meilleure version de moi-même à ce départ là. Et si j’y arrive, ben c’est j’aurais rempli le contrat quoi. Et en fait, c’est ce projet là qui m’anime. Alors gagner, alors c’est c’est juste parce que c’est plus parlant pour tout le monde et cetera. Mais mais c’est vraiment la démarche. C’est vraiment la démarche et c’est vraiment d’essayer de me dire voilà ben aujourd’hui je suis éloigné je suis éloigné à tel point de de la gagne mais par contre ben si je gagne des pouillè là et un peu là et un peu là et un peu là et ben je me rapproche de ce truclà et en fait j’ai besoin de ça pour pour pour avancer quoi. Ben écoute, en tout cas, moi quand j’ai vu ce message où tu disais que bah pour euh la manière dont tu l’approchais en tout cas, tu voulais être accompagné, tu avais besoin d’aide sur différents sujets, à-il perso, moi je me suis tout de suite dit que c’était l’occasion rêver de mettre en avant, tu vois, ton parcours, enfin faire partager, faire découvrir ton histoire et aucun moment, je me suis dit le gars, il est quand même il est quand même, tu vois, c’est quand même très ambitieux et cetera. Non, bah au contraire et je pense comme tu le dis, c’est intéressant ce que tu dis sur la différence entre finalement ton objectif de moyen et ton objectif de résultat où le résultat voilà, tu l’as tu l’as verbalisé, c’est gagner la raf, c’est le le rêve ultime mais que finalement là dans ce que tu expliques, ce que j’entends moi, c’est que tu te concentres avant tout sur la manière dont tu vas arriver là et que quoi qui se passe finalement la victoire ce sera queau moment du départ, tu es aucun regret sur la préparation tu as fait et et sur le fait que tu tu as absolument tout donné pour espérer prendre cette première place. C’est ça que j’entends. Je sais pas si je déforme un peu mais non mais c’est c’est complètement ça et et c’est au moment du départ et c’est aussi dans l’exécution. Enfin tu vois si euh alors pour le coup je suis pas super femme du truc bah c’est gagné quand tu es déjà au départ quand tu as un projet mais c’est gagné quand à l’arrivée tu as l’impression que que tu as mis tout en œuvre. Ouais tout ce qui était possible pour pour être là. et et si c’est OK avec ça, ben enfin c’est c’est là que c’est gagné en fait. Et du coup c’est aussi dans l’exécution parce qu’après si je me dis que rien qu’être au départ en étant dans la meilleure version de moi-même, ça suffit et si je fais que des conneries pendant la course, je serais pas satisfait, tu vois. Donc donc du coup, il faut quand même que j’arrive à appliquer le plan. et et dans appliquer le plan, il y a aussi, tu vois, enfin, j’ai fait un truc que que j’ai mis en place là ben ces dernières semaines et je me suis dit mais j’aurais même dû le faire quand j’étais sportif de haut niveau et je pense que ça aurait ça aurait pu très bien se faire. C’est je suis allé je suis allé contacter des vainqueurs de la raf et je leur ai demandé de m’ouvrir leur playbook quoi. Et ils l’ont tous fait. Ah ouais, ils l’ont et ils l’ont tous fait. Ils l’ont tous fait et avec plaisir et avec et plus que ce que je je le croyais quoi. Enfin alors évidemment on n’est pas dans un sport professionnel et cetera, mais même en y réfléchissant, je te suis sûr que même quand j’étais athlète de haut niveau en fait, on avait ce truc bah tu parles jamais enfin je veux dire les champions olympiques qui passent à côté de toi, tu vas pas lui dire “Tu as mis quoi comme réglage ?” Enfin, tu vois, tu sais, tu tu sais qu’il va te dire non. Mais en fait, tu en sais rien. On en fait ça se trouve et il y en a qui enfin je sais pas si ça se trouve c’est même on on a on partager ça fait quand même partie de de beaucoup de valeurs de beaucoup de personnes quoi. Et là tu vois moi j’ai fait ça et en fait ben j’ai pris des infos à droite à gauche et pourtant j’ai 5 ans d’expérience dans l’ultraquisme. Alors je sais pas si c’est beaucoup ou pas beaucoup mais j’ai fait beaucoup de kilomètres. Je me dis, j’aurais pu me dire, bon mais ça va, je j’ai je sais comment je fonctionne, je vais pas aller chercher des des d’autres typs à droite à gauche. Ben non, je suis allé prendre je suis allé prendre des infos chez plusieurs vainqueurs, ils m’ont tous apporté un truc et à à chaque à chaque entretien, je me suis dit bah là c’est clair, il faut faire ça quoi. Et j’ai donc j’ai appris des choses j’ai appris des choses qui qui vont être déterminantes pour pour la suite du projet. S’il y en a une en particulier, un tips qui est revenu ou en tout cas le tips d’un des vainqueurs qui qui te semble être le plus pertinent ou qui a été la plus grosse révélation, ce serait quoi ? Ben j’ai posé C’est marrant parce que tu c’est la première question que j’ai posé. J’ai j’ai fait un entretien avec Jonas Jonas Ver qui a gagné la dernière Cross France et qui en plus c’est un gars incroyable enfin hyper hyper disponible et en fait la première question que je lui ai posé je dis c’est s’il y a un truc que tu dois me faire passer comme message pour gagner c’est quoi enfin c’est quoi le truc qui pour toi été game changer dans tout ce que tu as mis en place qui enfin vraiment qu’est-ce qui compte par-dessus tout quoi et et donc il m’a dit wou compliqué compliqué comme question mais finalement si je dois résumer je pense que le ce qui m’a fait passer comme message c’est que lui est quelqu’un dehyper organisé c’est-à-dire qu’il avait rien laissé au hasard sur tout le toute la stratégie qu’il allait mettre en œuvre pendant toute la course. Et moi en fait, je faisais ça mais sur les 48 premières heures et après je je me disais mais de toute façon après tu programmes plus rien. que au bout de 48 he enfin la course elle est elle est partie et il y a déjà plein d’imprévus et donc tu peux pas tu peux pas continuer à à prévoir des choses alors que si ça se trouve tu arrives là la boulangerie est fermée du coup je peux pas bouffer donc tu peux pas rouler à ta lè enfin et en fait lui il m’a fait sauter ce verou là il m’a dit mais moi non j’ai tout mon plan était prévu du début jusqu’à la fin je savais exactement où j’allais m’arrêter et et en fait quand il m’a dit je me suis dit mais ce gars est malad Et et après je dis mais comment tu peux faire ? me dit “Ben en fait, c’est toi qui est malade parce que toi tous les jours tu roules en te disant et tu te challenges tous les jours en disant allez jus jus jusqu’au maximum de ce que je peux et tu arrives, il est 3h du matin et tu vois qu’il y en a quatre devant toi qui dorment mais toi tu du coup tu veux les dépasser donc tu te dépasses encore. Donc en gros tous les jours tu challenges ton mental et tu le matraques.” Il me dit qu’alors moi je sais que à 2h du matin, je suis en train de dormir et je vais dormir 2h et je vais repartir, je serai frais et je vais aller à mon autre point d’arrivée qui va être défini, qui sera à la prochaine nuit encore à à minuit ou à 2h du matin aussi. Et en fait, il me dit “Moi, j’avance par étape et toi tu te challenges nonstop.” Et en fait, il m’a ouvert les yeux quand il m’a dit ça. Je me suis dit “Putain, mais ouais, c’est lui qui a raison quoi. C’est lui qui a raison en fait. Moi je je ma stratégie est pas la bonne et je pense que j’aurais pas discuté avec lui. La stratégie que je suis en train de mettre en place pour la prochaine raf, elle aurait été complètement différente et et et ça aurait été clairement une mauvaise stratégie. Super intéressant. Et tu as tu as tu as eu le dans les retours que tu as eu, il y a des éléments qui revenaient souvent où tu as quand même des tu as des tactiques qui sont drastiquement opposé typiquement sur le sommeil évoqué un peu plus tôt que voilà peut-être que la vision en tout cas dans l’ultracyclisme sur le rôle du sommeil change ou après tu as quand même toujours des ovnis he d’ailleurs Sophian grosse pensée pour Sophian ouais carrément pour mais ou tu vois Steven moi j’ai eu la chance de faire un gros bout de la PTL avec lui. Bon, c’est pas une course d’ultracyclisme, mais j’ai pu voir du coup qu’effectivement, on est quand même pas fabriqué pareil sur la résistance au sommeil. Donc, tuas tu as eu comme ça des éléments qui soit revenaient systématiquement ou au contraire il va falloir que tu fasses un choix parce que tu as entendu les deux opposés. Ouais. Bah, c’est sur les pratiques. Bon, déjà comme tu disais, c’est un peu comme tout. Il y en a qui sont qui ont une propension à à moins dormir que d’autres. Enfin, ça c’est malheureusement enfin malheureusement ou heureusement on est tous différents et donc et donc ça ben il y en a qui ont des stratégies très différentes. Donc là déjà à ce niveau-là ça peut peut y avoir des des discours très différents. Mais sur le matos, sur matos, il y en a beaucoup parce que c’est pareil le matos, on dit souvent que qui est que tu le fais en fonction de tes peurs. Et et tu vois, bah il y a une question assez classique que tu peux te poser quand tu fais de l’Ultra, c’est “Est-ce que je roule avec un éclairage à batterie ou est-ce que je roule avec un un éclairage dynamo ?” L’éclairage à batterie, c’est plus léger et ça encombre un peu moins tar contre bah ça veut dire que tu dois pouvoir recharger à intervalle assez régulier quand même tes tes tes lampes. Et alors que le dynamo, bah tu sais que ça freine un tout petit peu ton vélo. Je caricature he quand je dis ça, mais c’est pour que les gens comprennent, ça freine un tout petit peu ton vélo. Par contre, tu as de l’éclairage non stop. Ben moi, une de mes plus grosses peurs, c’est me retrouver sans lumière. Je suis pas prêt à passer ce cut là. Donc donc je je roule en dynamo. Et mais du coup dans les meilleurs, tu en as qui roulent en dynamo et tu en as qui roulent en éclairage à batterie. Et ça ça dépend ça dépend de tes tes peurs, tes tes croyances. Et donc les les grosses différences c’est surtout sur le matériel après. OK. Bon, après, je pense ça fait partie aussi de enfin d’ailleurs je dis ça pour moi mais je serais curieux de savoir ce que tu en penses mais sur ce type de sport où le matériel a un rôle important tu vois. Bon, en judo ton kimono ton kimono globalement il est en coton et point bar quoi. Tu il y a pas vraiment d’enjeu de matériel mais je suppose que dans l’univers de la voile ça va être le cas sur le poids le voilà le type de de boout et cetera que tu utilises. Je suppose ça fait partie aussi du plaisir finalement de de se voir évoluer, tu vois, de de comprendre comment utiliser, de trouver un peu les astuces, les les tips and, tu vois, les tips and tricks pour pour gagner du poids, pour être plus efficace. Ça ça doit faire partie aussi de du du plaisir que tu trouves dans la pratique. Ouais. Ouais, ça va. Bon, c’était pas ce que je préférais en voile par que je te parce que je te garantis que quand tu achètes un jeu de voile et que parce que en fait la problématique quand dans en tout cas dans notre sport, c’est qu’on est incapable de sortir deux voiles ou deux pièces identiques. OK. Donc en fait quand il y a une voile qui sort d’une voilerie, bah tu tu en commandes une autre le lendemain. Enfin, le lendemain tu commandes une autre voile, tu les superposes, elles sont pas pareil. Ah ouais, OK. Ouais. Et on est incapable de de faire de faire de Et pareil pour un bateau. Un bateau un bateau c’est assemblé avec de la résine. La résine en fonction de combien de temps tu la laisses sécher et dans quelles conditions, quelle température et cetera, elle va prendre différemment. Donc ton bateau va être plus ou moins rigide à certains endroits et donc tu es incapable de sortir deux bateaux pareil. Ah ouais pu je savais pas du tout ça. Ouais ouais. Donc donc en fait c’est ce qui est un peu délicat, c’est quand tu as pas beaucoup de budget, que tu as pas de sponsor, bah toi tu mets tout ton argent dans un bateau et un jeu de voile et tu pries pour qu’il soit bien. Et s’il est pas bien, bah tu te le traînes toute toute une année quoi, jusqu’à que tu es les moyens de de racheter autre chose. Alors que les meilleurs, bah ils achètent trois bateaux, ils achètent 10 jeux de voile et superposent, ils font des des des combinaisons et ils essayent de trouver la meilleure combinaison. Mais c’est une vraie prise de tête. C’est une reprise de tête au-delà de l’impact écologique aussi que ça pourrait présenter. Mais ouais mais euh mais ouais c’est c’était pas ce qui me plaisait le plus. Moi je je préférais gagner des des points sur l’eau plutôt que passer du temps à mesurer. Mais mais il y en a qui adoraient ça et j’ai de la chance, j’ai toujours eu des barreurs qui aimaient plutôt ça. Donc donc on se répartissait un peu les tâches. Mais dans le vélo, c’est un peu pareil. Mais je v dire que c’est beaucoup plus simple quand même. D’autant que tu vois si on parle ne serait-ce que d’aérodynamisme, ben la chose la plus aéro sur laquelle il faut travailler, c’est toi. Si tu arrives à tenir à une position, tu vois, tu peux avoir le vélo le plus aéro monde, si tu es pas capable de tenir allongé dessus et que tu passes ton temps à te relever, bon bah finalement ça sert à rien. Et donc donc les gros gains, ils sont plutôt sur ta capacité à avoir un gainage et euh et euh et faire en sorte que ton dos et tiennent le coup et tu es euh et tu es euh mince et euh ouais le haut de ton dos tiennent le coup aussi pour pouvoir garder le plus possible une bonne position. Donc euh il y a des gains marginaux qui peuvent être faits sur le matos mais euh mais tu as assez vite fait le tour. Tu as assez vite fait le tour quand tu quand tu te penches dessus. Tu as besoin de quoi du coup aujourd’hui ? Quel domaine est-ce que tu as identifié sur lesquels il faudrait que tu sois accompagné idéalement ? Ouais ben écoute, de part de part la cette première prise de parole, j’ai j’ai trouvé un coach. Donc ça c’était le plus gros méga rapide. C’était Ouais ouais ouais. C’était bon, c’est c’était un coach avec qui j’avais déjà bossé et surtout euh mais en fait je savais que je pourrais pas le le le rémunérer enfin en tout cas sur une période aussi longue. Et donc en fait il m’a appelé, il m’a dit “Mais moi Seb je enfin je te suis quoi, je te suis, tu peux compter sur moi.” Et donc déjà c’est la première chose et c’était la plus la plus structurante du projet hein, parce que le nerf de la guerre ça ça c’est quand même de progresser avant de d’avoir du matos. Mais donc déjà, j’ai la partie la plus grosse du projet qui est qui est OK. Et euh et après au-delà de ça, ben il y a il y a un peu un peu améliorer mon setup et donc ça passe par évidemment pourquoi pas un vélo et avec des roues un peu plus optimisées, même si le setup que j’ai à l’heure actuelle, il est quand même pas à plaindre mais on peut on peut toujours faire mieux. Et après, il y a des parties qui sont plus pratiqu pratiques, mais tu vois de la nutrition sportive, bah finalement ça coûte quand même pas mal d’argent quand tu le quand tu le tu vois si je pense que l’argent que si je regarde l’argent que je dépense sur une année dans de la nutrition sportive, ça commence à ça commence à pas mal chiffrer. Donc si si voilà, il y a des partenaires qui sont qui sont prêts à à suivre là-dessus, bah ça peut ça peut ça peut beaucoup aider. Et après, il y a une dernière partie sur le textile parce que quand on fait une course comme ça, on passe par toutes les conditions météo. Donc tu as du très chaud, tu as du très froid en décolle, il peut même neiger, tu peux tu alors qu’on est en plein été mais quand tu passes à 2008 3000 m d’altitude, il peut neiger, il peut pleu forcément sur 7 jours de course au moins il va pleuvoir. et et faut pas oublier que j’ai perdu 8 kg en 1 an et que je n’ai plus aucun fringue qui me f je flotte dans tous mes habits et j’étais pourtant bien équipé. Et donc euh là maintenant et en gros il faut il y a tout à racheter quoi. Et euh donc c’est pareil si jamais il y a il y a une marque qui veut bien qui veut bien prendre part au projet là-dessus sera le bienvenu. Mais voilà c’est un peu le le revers de la médaille d’avoir perdu du poids. Ça me fait aller plus vite sur le vélo. Mais euh mais par contre tu te rends compte que tu flottes dans des si c’est pour galérer à tenir une position aéro mais que tu as ton Kaw qui fait flap flap sur toute la toute la course. Ça ça va pas aider. Donc voilà, c’est les grosses les gros les grosses lignes, on va dire, du budget. C’est c’est ça. Très bien. Bah écoute, je croise les doigts. J’espère que cet épisode je touche du bois. Peut-être que cet épisode sera écouté par par quelqu’un qui connaît quelqu’un, qui connaît quelqu’un dans une entreprise que ça intéresserait. En tout cas, Seb, moi je voulais te remercier bah et pour le temps que tu as pris. C’était un vrai plaisir d’échanger avec toi. Encore une fois, merci pour ce partage, pour le partage dans ton ton très beau parcours que moi je trouve encore une fois très très inspirant, très intéressant aussi de voir comment tu as géré toute cette tu vois cet énorme pilier du sport de haut niveau, du sport à haut niveau dans ta vie. Et puis bah écoute, en tout cas, moi je te suis sur le réseau depuis un moment, je vais continuer à le faire et puis je je vais regarder avec attention ce qui va se passer autour de cette raf et peut-être qu’on pourra se prévoir un épisode postse pour parler de bah tes apprentissages et et de ce qui s’est bien passé et de ce que tu modifieras pour la prochaine. Écoute, avec grand plaisir. Merci beaucoup Loï pour l’invitation. Écoute, moi c’est pareil, je suis je te suis depuis un moment et et euh et pour parler de quelque chose de plus frais, j’ai j’ai notamment beaucoup apprécié ton épisode débrief sur le Thor. pareil, il m’a ouvert les yeux sur pas mal de choses, notamment sur les sur les sur les phases où euh où si tu es prêt ou pas à continuer, enfin gros, quels sont les quel est vraiment le déclencheur qui te fait continuer ou arrêter et et donc c’est toujours intéressant d’avoir ce retour d’expérience parce que on apprend toujours, on apprend toujours donc merci pour ce que tu fais. Merci beaucoup Seb, très bonne journée à toi, bonne prépa et à une prochaine. Merci. Salut. [Musique]

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