Pascal Pich est un ultra-triathlète français exceptionnel, reconnu pour ses exploits hors norme en ultra-endurance. Il est notamment cinq fois champion du monde d’ultra-triathlon et détient 20 records du monde, dont 14 en ultra-triathlon et 5 en ultra-cyclisme . Parmi ses défis les plus impressionnants, on peut citer :
-120 Ironman en un an dans le cadre du défi « NO LIMIT », incluant des doubles, triples et décas Ironman.
-11 Ironman en 11 jours lors du Salon Nautique de Paris, avec seulement 2 heures de sommeil par nuit.
-10 477 km en 23 jours sur un vélo d’appartement, établissant un record du monde de distance parcourue en statique .
Ancien judoka, Pascal Pich a découvert le triathlon en 1987 et s’est rapidement tourné vers l’ultra-endurance. Il est également membre de la Légion étrangère et utilise ses défis pour soutenir des causes solidaires, récoltant des fonds pour des associations telles que « Rêves de gosse » et « Ondes Positives pour l’Hyperinsulinisme » .
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Racine Solaire est l’association que j’ai créée en 2017.
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[Musique] Steven Kittyat a interviewé plus de 700 personnalités atypiques. Depuis 2016, il s’est donné une mission, mettre en lumière des parcours inspirants. Ce n’est pas son métier, mais Steven a tout d’un professionnel. Une longévité rare, une curiosité insatiable et une audace rafraîchissante. Au cours de son parcours, il a interviewé entre autres Philippe Croison. l’inventeur du TGV ou celui de la carte puce. Toutes ces rencontres l’ont mené à réaliser des projets ambitieux. Il a notamment réalisé un documentaire primé à Rome, une conférence TEDX, vivre sa vie ou encore des entretiens dans des lieux insolites du sommet d’un volcan à la grotte d’un explorateur. Son mantra : “N’ayez pas peur de briller mais veillez toujours à éclairer le chemin des autres.” Bonjour Pascal, bonjour Steven. Je te je suis ravi de changer ce petit bout de parcours toi et moi et puis parler un peu de de ce que tu fais, de ce que tu de ce que tu as accompli et voilà surtout transmettre des messages à celles et ceux qui qui veulent qui veulent croire en eux, croire en leur rêve. Donc pour te présenter un peu Pascal, tu es un ultra très tête. Euh tu accomplis de nombreux euh records, notamment euh je pense à 11 Iron Man en 11 en 11 jours, extraordinaire ou bien le 120 Iron Man en une année et aussi euh en vélo. Tu tu as parcouru plus de 10000, j’ai vu 477 km en 23 jours. C’est un truc de dingue. Euh tu faisais du du judo aussi euh ancien judoca. Là moi ma première question Pascal c’est comment c’était venu d’idée de te lancer dans le triathlon ? Alors en fait c’est vraiment le hasard. Euh j’ai donc pratiqué le judo à haut niveau pendant assez longtemps et le problème du judo c’est qu’on est souvent blessé. Euh voilà souvent des des blessures, les épaules, les chevilles, les genoux, enfin bon et cetera. Et euh donc pour euh pour renforcer, pour palier à tout ça, je faisais déjà du cyclisme et de la course à pied parce que c’est obligatoire quand on fait du judo pour avoir une bonne une bonne énergie, une bonne caisse, on fait toujours de la course à pied. Et puis dans les années 780, quand le triathlon est arrivé en France, on a vu quelques images qui étaient un petit peu hardes et je me suis dit “Wa pourquoi pas faire ça ?” Quoi ? Je savais pas enfin je savais nager mais j’étais pas nageur. Et je me suis dit “Oh bah tiens, pourquoi pas essayer ce truc là quoi.” Donc j’ai essayé et 2 ans après je battais mon premier corps du monde. Moi c’est la question que je me pose c’est mentalement est-ce que tu as tu as déjà eu c cette mentalité ou tu tu as eu un droit un préparateur mental pour te préparer ? Alors, j’ai fait une séance avec un un psi du sport, un préparateur mental du sport. Euh, on a fait un travail de visualisation. La séance a duré 1 heure, 1h30, je sais plus. et euh et en fait je l’ai jamais revu après, mais la séance qu’on a fait m’a permis de développer moi-même ma propre technique de visualisation et de et de préparation mentale. Et je pense que le mental quelque part euh je vais dire on l’a ou on l’a pas quoi. C’est-à-dire que si un athlète il a pas de mental, ça va être compliqué même en travaillant d’avoir un mental de fou quoi. Toi, par exemple, quand tu visualisais justement euh est-ce que tu visualisais toujours la même chose ou tu avais des des visualisations différentes en fonction des épreuves ? Euh oui oui, je visualise différemment. Bah déjà, nous on a trois épreuves différentes, la natation, le vélo, la course à pied. Donc obligatoirement, il y a déjà un triple travail à faire. Et en plus, sur les épreuves très longues comme je pratique, euh il y a en plus le paramètre sommeil. Donc là, on est obligé de visualiser encore autre chose. Donc c’est vraiment un travail de chaque discipline et et et on s’apprend à visualiser les choses différemment en fonction de la discipline quoi. Justement, en parlant de sommeil, quand tu accomplis ce alors là, c’est un exploit 11 Iron Man 11 jours, tu as tuas tu asas tu as fait à peu près de 2 heures de repos, c’est ça ? à peu près par alors euh quand quand j’ai fait donc c’était l’année dernière les 117 Iron Man sur l’année euh là c’était en en entrecoupé, je veux dire j’ai fait trois DK Iron Man et cetera et donc le le gros travail c’est sur le DK Iron Man où on fait 8 jours quasi non stop et on dort à peu près 2h chaque nuit. Ouais ouais. Oh et tu plus compliqué quoi. Ouais c’est ça. Et ça comment se comment se on se prépare à ça quoi justement ? Alors moi, j’avais des techniques qui me sont personnelles. Maintenant, je sais pas comment font les autres, mais euh je par exemple, je restait éveillé la nuit où je travaillais sur l’ordinateur, je regardais des films, enfin alors avec les films, on a tendance à s’endormir mais en travaillant sur l’ordinateur, en écrivant, en faisant voilà des choses. Et quand le jour se levait, je prenais mon vélo et je partais à l’entraînement et je faisais ma journée d’entraînement. Donc j’avais fait par exemple le lundi, journée complète d’entraînement, la nuit de lundi à mardi, je dormais pas et mardi matin, je repartais à l’entraînement pour une journée complète et j’essayais d’aller le plus loin possible le mardi soir avant d’aller me coucher, quoi. Voilà. Et je faisais ça une fois par semaine et toutes les semaines, je décalais le jour. C’est-à-dire que si la semaine 1, je dormais pas le lundi soir, la semaine 2, je dormais pas le dimanche soir, puis la semaine 3 le samedi soir. Enfin, en fait, je reculais toujours d’un jour pour avoir un minimum de de récup et et de bousculer l’organisme, on va dire. Est-ce que tu peux nous parler un peu de ton alimentation ? J’ai vu dans une interview, tu disais que le soir, je sais pas, tu prenais des des protéines, ça peut être des œufs ou de la viande parce que le soir ça c’est ça les cellules, ça ça reconstituait par ça. Ouais. Elle alors il faut savoir que la protéine c’est l’aliment. Enfin ça tout le monde le sait. C’est c’est un secret pour personne. Sauf que souvent les gens ils les prennent un peu n’importe quand, n’importe comment. Euh on voit par exemple les culturistes qui en prennent 10 fois dans la journée euh pour gonfler. Voilà. Euh moi je les prends euh enfin on a travaillé sur le sujet et on les prend le soir parce que euh donc la la le la protéine va réparer le muscle. C’est-à-dire que si on a fait je sais pas 6 ou 7 heures d’entraînement dans la journée, le muscle a besoin de microréparation. Donc la protéine va réparer le muscle et si besoin d’en refabriquer et bien la protéine du soir va permettre au muscle de refabriquer parce que comme la nuit on fait rien et ben le l’organisme a tout loisir de refabriquer. Et le meilleur moment pour se soigner ou pour fabriquer du muscle ou et cetera, c’est toujours le soir. la journée, ça sert à rien puisque en fait le simple fait d’être éveillé, on utilise de l’énergie et du coup bah le l’organisme peut pas être à 100 % dans la réparation ou la fabrication, quoi. Parmi tout tes tous tes défis, euh lequel tu as demandé le plus de préparation et pourquoi ? Alors, le plus de préparation, je sais pas. Euh souvent je pars un peu à l’arrache, c’està-dire que je dis bah tiens, je vais faire ça. Il y a tellement de travail d’organisation parce que en fait je suis organisateur, manager et cetera et cetera. Je suis obligé de tout faire pratiquement. Euh bien que maintenant je sois aidé mais à l’époque j’étais tout seul. Et euh et du coup, c’est tellement de boulot euh de concentration et cetera qu’on en oublie un peu l’entraînement, quoi. Donc souvent, j’arrive sur un sur un défi où je suis pas prêt physiquement, mais comme le le corps et le cerveau ont une mémoire, euh je sais que je vais en chier pendant un ou deux jours et qu’au bout de 2 jours, le corps va reprendre ses habitudes. Et voilà. Donc souvent je pars un petit peu en sachant que les deux trois premiers jours vont être compliqués quoi. Donc pas vraiment de de préparation spécifique. Avant oui, avant quand j’étais jeune, je savais pas où j’allais. Donc je ouais je travaillais beaucoup, je faisais beaucoup d’heures et cetera. Et aujourd’hui, je sais que je sais où mon corps est capable de m’emmener. C’est quand on a une bonne voiture, on sait que elle peut nous emmener loin sans pour autant être toujours en train de la réparer. Bah moi, je considère mon corps un peu comme ma voiture et je sais qu’elle peut m’emmener assez loin sans pour autant être tout le temps dessus, quoi. Et justement, parmi tout ce que tu as accompli, c’est lequel quel exploit qui t’a le qui te surprend encore aujourd’hui ? Euh bah je vais dire que c’est mon premier championnat du monde, le premier championnat du monde que j’ai remporté parce que bah déjà c’était voilà, c’est un championnat du monde, il y avait d’autres adversaires. Euh j’ai jamais rien lâché, même si derrière je sais qu’il y avait de la tricherie, donc c’était au Mexique, le deuxième était mexicain et comme par hasard, même quand il allait dormir, il continuait à rester au contact avec moi alors que moi je dormais pas. Donc il y avait un problème et puis en fait on a compris que bah quand il dormait, on lui rajoutait des tours donc il était il était toujours à mon niveau quoi. C’était assez cool. Donc malgré ça, j’ai rien lâché, je suis resté concentré et je pense que ça a été un des plus gros Ouais. le le meilleur des souvenirs. Déjà c’est un premier titre de champion du monde, ça reste un souvenir quoi. Ah ouais, c’est intéressant ce que tu dis. Même quand c’est officialisé, même qu’il y a des gens, enfin il y a il y a personne qui enfin tout le monde est dans le coup, tout le monde savait qu’il trichait. Bah disons qu’au au Mexique, c’est quand même un pays qui est assez enfin je veux pas être méchant, mais c’est quand même un pays qui est assez reconnu pour euh pour être un pays magouilleur, quoi. Donc voilà. Donc le président de la Fédération était mexicain, l’athlète était mexicain. Bon voilà quoi. Et d’ailleurs quand on a quand on a trouvé le enfin découvert le poteau rose euh on a enfin mon équipe a gueulé pas mal et comme par hasard il restait un jour et demi de course et en un jour et demi de course il a pris 24 heures dans les carreaux quoi. Donc bon voilà, ça ça validait ce qu’on avait ce qu’on avait lever comme problème quoi. Donc Pascal, à travers tout ce que tu as tout ce que tu as fait, tout ce que tu as accompli, qu’est-ce que tu as appris sur parce que tout ça c’est au-delà des justement de la compétition des autres, c’est aussi un apprentissage sur soi-même. Qu’est-ce que tu as appris sur toi-même ? Alors, j’ai appris sur moi et sur l’humain en général que on a tous un corps et un organisme qui peut nous emmener au bout du monde. Euh le seul problème, c’est que les gens en général ont une machine de guerre entre les mains et qui sont incapables de l’utiliser à à plus de 5 ou 6 %. En fait, je pense moi, c’est pour ça que j’ai toujours cherché à repousser les limites et que je vais continuer à repousser les limites. Euh les gens ont pas conscience de ce que leur corps peut leur apporter. Euh c’est-à-dire que souvent, je vois, moi j’entraîne un petit peu en club quand les gens arrivent en début d’année puis qui me disent “Oh, j’aimerais bien courir un marathon.” Bah oui, on va courir un marathon. “Oui, mais je vais pas y arriver.” Bah déjà commence par te dire je vais y arriver et peut-être que ça sera plus facile. Voilà. Souvent les gens se mettent des limites et nos limites à tous he à personne enfin les limites de chacun sont en fait celles qu’on s’impose. C’est-à-dire que si on se dit bah je peux pas courir plus de 20 km bah alors on courra jamais plus de 20 km. En fait c’est dans la tête. Moi, je me pose jamais de limite. Je me dis, “Allez, tu verras bien à quel à quel moment ça va bloquer.” Et en fait, pour le moment, ça bloque pas, quoi. Et comment tu faisais quand tu avais des moments de down ou de soit mental et aussi surtout physique ? Comment tu faisais pour aller au Alors, quand quand c’est mental, euh il faut se reconcentrer sur l’essentiel, c’està-dire se se dire “Bon, stop, on se pose, on ferme tout et on se repositionne.” Quand c’est physique, là c’est plus compliqué parce que euh il faut être capable de se dire euh la douleur n’est qu’une information, hein. C’est c’est Terminator qui disait ça. La douleur n’est qu’une information. et on peut passer par-dessus. Et ça c’est pareil, c’est un travail que j’ai fait par le passé qui me permet aujourd’hui d’être capable d’occulter la douleur. C’est-à-dire que quand il y a une douleur X ou Y, je suis en mesure de dire je la compartimente dans mon cerveau, je l’enferme dans une petite boîte et euh et elle existe plus. Voilà. Alors, c’est dur hein parce que tu as toujours quelqu’un qui vient de dire “Alors, ta ton genou, ça va ?” et tu peux pas te taire. Toi, ça fait 5 he que je me concentre pour plus penser que j’ai mal au genoux et toi tu arrives et tu me dis ton genou ça va. Mais donc voilà, donc à chaque fois c’est un travail très très compliqué mais on peut le faire. On peut le faire. Si moi je le fais, tout le monde peut le faire. C’est ce qu’il faut se dire. Et toi tu as eu un tu as tu es un entraîneur ou c’est toi-même qui gérait tout ça t tes séances ? Je j’ai un conseil euh qui est pas vraiment entraîneur, qui est en fait un naturopathe avec qui je travaille depuis des années euh qui est capable de me bah de me soigner par exemple sans médicament, ça fait 20 ans que je prends pas de médicament euh que par ma des méthodes naturelles. Mais il est aussi tellement pointu en sport que sur certains entraînements quand j’ai des doutes, je lui demande et je dis voilà tu en penses quoi ? dit fais-en moins ou fais-en plus. En général, il me dit fais-en moins. Lui, il est partisan de toujours se reposer, que c’est important de se reposer par rapport aux efforts qu’on peut faire et voilà. Mais sinon, je programme tous mes entraînements tout seul. Voilà, je dis bah tiens, aujourd’hui en fait, c’est un peu au feeling avec l’expérience. Ça fait 36 ans que je fais ça. Avec l’expérience aujourd’hui, je suis capable de me dire bon bah voilà, si je fais 1 heure, ça suffit. Aujourd’hui, j’ai pas besoin de faire plus quoi. Ah parce qu’aujourd’hui, tu as 61 ans et tu continues continues toujours à à t’entraîner, à faire des compétences. Ouais, ouais, ouais. On est sur des gros gros projets. Alors, on est sur un projet énorme qui devrait se faire début 2026. Celui-là, il est pas secret puisque on en a déjà parlé. C’est de faire en 100 jours enfermé, un petit peu sous forme de téléréalité, 100 jours enfermé et pendant ces 100 jours essayer de faire entre 120 et 150 Iron Man. Wouh ! Voilà. Ça c’est le gros truc et depuis ce weekend, on a on a pensé à des nouveaux trucs qu’on va faire en préparation euh qui sont des trucs de ouf quoi. Voilà, je je peux pas encore en parler parce que j’aurais pas complique l’idée même si je doute qu’on puisse le quelqu’un d’autre puisse le faire mais euh mais on a trois idées qui vont quand elles vont être annoncées qui vont déménager quoi. Waouh ! Ça sera ce sera en France. Alors, normalement, ce sera en France, mais après si on me propose d’aller la le faire dans un autre pays, moi je suis ouvert à tout quoi. Donc euh et puis ça permet aussi d’exporter la discipline dans d’autres pays où où je suis déjà allé voilà en Équateur, en Russie et cetera, où les gens connaissent pas forcément la discipline et euh et ça peut aussi être intéressant de dire bah tiens, viens réaliser un défi chez nous. Euh non, ça peut être sympa quoi. Voilà. Ouais. Tu as eu des déjà des moments d’hallucination pendant tes tes défis ? Parce que des fois, j’ai entendu parler de ça, souvent de souvent de d’athlètes d’ultra surtout qui sont qui ont eu des petits phases des phases souvent d’hallucination. Parfois, il parlait même à leur altère égo. Ouais, ouais, ouais. Alors, complètement bah je reviens donc sur ce championnat du monde au Mexique là où les deux dernières nuits, enfin surtout la dernière mais les deux dernières nuits donc j’étais en course à pied et euh la boucle faisait 2 km. Donc on passait toujours devant devant nos stands quoi. C’est un peu comme en formule 1. On avait un stand voilà pour ça se ravitailler et à chaque fois enfin à un moment j’ai commencé à avoir des hallucinations et quand je passais au stand je disais à mon médecin qui s’appelait Patrick tuas Patrick il y a des dragons dans les arbres là-bas et tout. Il me disait mais non c’est tu as des hallucinations je dis je te jure viens avec moi. Il y a des dragons. Et du coup il était venu avec moi. On avait on était passé. Je disais regarde ils sont là-bas. Et il me disait mais non il y a rien. Et moi je les voyais. lui il les voyait pas quoi. Donc ouais quand on dort pas à un moment le cerveau il est bah il est en ébullition quoi et il finit par voir des choses qui existent pas. Est-ce que tu as un message pour celles et ceux qui veulent croire en eux réaliser leur rêve ? Bah tu as le Ouais le message il est dans ta question. Croire en eux et réaliser leurs rêves. En fait je pense qu’il faut il il faut vraiment être positif à 200 %. toujours croire en soi. Euh souvent les gens il ils se diminuent, ils se ils se rabaissent. Euh on n’ pas à se rabaisser. Il y a il y a que nous qui pouvons euh placer les limites, les barrières et si on si on place pas de barrière, alors personne peut nous arrêter quoi. Il faut surtout jamais écouter les gens qui disent “Oui, mais tu tu es pas capable, tu y arriveras pas.” Non non, ça c’est voilà, il faut faire ce travail de se dire euh le matin en se levant, se regarder dans la glace et pendant 30 secondes dire “Tu es capable, tu es capable, tu vas y arriver, tu es capable, les autres, tu t’en fous, tu es capable, tu es capable.” Et à force de se répéter ce message, on finit par y croire et voilà quoi. Toujours croire en soi. Toujours croire en soi. Du coup, j’ai tu sais j’ai remarqué une chose euh par rapport à la France euh les athlètes français les surtout qui font des des longues distances ou euh même des exploits d’aventuriers, euh c’est souvent des Français qui sont vraiment des meilleurs parmi le monde. Comment tu expliques cela tu vois par rapport aux autres sports ? Alors, je sais pas comment l’expliquer. Euh, je vais pas dire que le français est spécial. Euh dans dans bien des domaines, il est spécial parce que les Français sont un peu compliqués. Euh mais euh je pense que c’est peut-être une culture chez nous de réaliser des trucs extrêmes. Ouais, il y a c’est vrai qu’il y a beaucoup de gens en France qui se lancent dans dans les choses extrêmes. et et je vois à la période où où on était enfin où j’étais vraiment au top niveau sur le circuit international, on était quand même trois Français, voire quatre Français à à troquer les podiums. Et quand il y en avait un de nous quatre qui était présent, en général, il gagnait sur les épreuves internationales, quoi. Et donc c’était et à cette époque-là, on était Ouais. enfin quatre mecs à niveau international euh sur le même enfin sur la même période, ça prouve que que le pays a a un bon vivier de taré, je vais dire. Donc quels sont bah tu tu l’as dit tout à l’heure, mais quels sont tes tes tes prochains projets dans lequel tu peux tu peux peut-être nous en parler ? Alors le le premier donc je le disais hein, 100 jours enfermé en statique et entre 120 et 150 Iron Man, tous les jours, j’affronte enfin à chaque Iron Man, j’affronte un nouvel adversaire. Donc ça c’est pour la partie le côté fun. Euh et en parallèle, on mène des études médicales sur le sommeil, l’alimentation, l’hydratation, la récupération, enfin et cetera et cetera. Donc en gros, je sers de cobail pendant 100 jours et euh et on cherche à faire avancer la la recherche, la médecine, la physiologie du sport et cetera et cetera. Ça c’est le gros gros truc. Et les trois autres, je sais même pas si on peut l’imaginer tellement c’est dingue. Euh mais voilà, je vais juste donner un indice euh plus haut, plus bas. Voilà. Et ce sera un record mondial à chaque fois. Wouh ! Bon ben en tout cas Pascal, ça ça fait ça donne espoir, ça fait rêver notamment à c à des personnes aussi qui disent “Ah, je suis trop je suis trop vieux pour me lancer ou je suis c’est pas de mon âge.” Toi, tu prouves le contraire. Donc Ah bah oui, ça c’est Non mais voilà, ça c’est ce que je disais tout à l’heure. Les gens se mettent des barrières. Je suis trop vieux. Ça veut dire quoi ? Je suis trop vieux, ça veut rien dire. Moi dans ma tête, j’ai encore 18 ans quoi. Bon, des fois le matin quand je me lève, je m’aperçois que je les ai plus les 18 ans. Mais mais c’est ça le problème, c’est une fois de plus, les gens se mettent des barrières. Je suis trop vieux. C’est non, c’est c’est pas possible de dire je suis trop vieux. On peut tous faire des choses. Alors, je dis pas que tout le monde peut faire des choses de cinglé, mais on est tous en mesure de se dépasser, de faire des choses et et voilà. Il y a pas de Il y a pas de je suis trop jeune ou je suis trop vieux ou je suis trop gros ou si on est trop gros on peut s’affiner. Si on est trop maigre, on peut grossir. C’est voilà, il y a toujours une solution à tout. Il faut juste le croire. C’est c’est pas compliqué en fait. En tout cas, merci beaucoup Pascal pour ce moment de partage. Sur quelle réseau on peut te retrouver ? Alors, on peut me retrouver sur tous les réseaux sociaux euh euh Facebook, Instagram, TikTok, euh LinkedIn, euh Twitter, enfin X maintenant et et voilà et Snapchat un peu mais je fais pas grand-chose sur Snap mais euh mais voilà, surtout sur tous les réseaux, on tape Pascal Pich. Alors, des fois c’est Pascal point, des fois c’est Pascal Pich attaché. Euh, il faudrait harmoniser tout ça mais bon voilà, je l’ai pas fait au début et euh et j’essaie d’être présent même si euh voilà, c’est la culture d’un mec de 61 ans, c’est pas la culture d’un jeune de 17 ans qui qui maîtrise les réseaux. Donc je maîtrise un petit peu mais voilà, je je pense pas toujours à allumer mon téléphone pour prendre une vidéo et cetera. Alors que c’est vrai que les jeunes, ils ont la culture de tout de suite allumer, cliquer et et filmer. Mais j’essaie de de partager un maximum. J’ai pas une grosse communauté, mais la communauté que j’ai, c’est une communauté fidèle et et quand je lance un défi, ils sont toujours là de jours comme de nuit et c’est assez dingue quoi. Ouais, c’est plus important. Bon ben en tout cas Pascal comme je dis toujours, l’aventure continue et puis plein plein de plein d’énergie pour tout ce que tu vas accomplir à nouveau. Merci. Bah écoute, merci de d’avoir de m’avoir invité sur ton podcast, c’est un vrai plaisir. [Musique] [Musique]