J’ai pris le départ de l’Étape Slovenia by Tour de France, une cyclosportive en mode Tour de France avec 1500 cyclistes sur routes fermées !
Mon objectif était clair : le top 100 et le maillot vert !

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MON PREMIER PODIUM EN CYCLOSPORTIVE À L’ÉTAPE SLOVÉNIE BY TOUR DE FRANCE !

Salut tout le monde. Aujourd’hui, on se retrouve pour l’étape Slovénia. C’est parti pour 130 km de course. Venez avec moi. Pour la première fois, je vais monter sur le podium d’une cyclp sportive internationale après une course de malade et une prise de risque maximale. J’ai tenté de remporter le maillot de meilleur sprinter et je me suis battu jusqu’à la dernière seconde pour aller chercher la meilleure place possible. Nous, on est arrivé 4 jours avant l’épreuve afin de pouvoir bien se reposer, même si le voyage a été hyper rapide, moins de 3 heures d’avion pour aller en Slovénie. Ça nous a permis à la fois de visiter le pays, découvrir des paysages extraordinaires. Franchement, l’ambiance est hyper différente de ce qu’on a l’habitude. C’est calme, c’est hyper vert et les paysages sont vraiment agréables. Mais surtout, j’ai été repéré le parcours. C’est hyper important. C’est un vrai avantage quand tu arrives au départ d’une course et que tu connais les difficultés. J’ai repéré les 50 derniers kilomètres, la deuxième boucle, deux des trois cols qu’on aura durant l’épreuve. Et ça sera un vrai avantage, vous verrez, lors de la course parce que c’est un circuit qui est ultra particulier. Les pentes sont juste démentielles avec plus de 17 % mais en tout cas c’était vraiment trop cool de pouvoir visiter ce pays qui est la Slovénie. Tout ça dans des conditions juste magnifiques. Et d’ailleurs, on est même passé au village de Matt Maich, l’ambassadeur de l’étape du Tour Slovénia. Moi, j’ai une question pour toi. Demain, je fais la course. Ce serait quoi ton conseil si je veux gagner la course ? Il faut manger beaucoup de pâtes ce soir. Oui. Euh quelques quelques déserts de sec et après demain, il faut partir doucement. Et dans la deuxième part que c’est la plus difficile de chercher de de faire le mieux quoi. C’est c’est difficile de passer chez moi, chez mes parents. Euh mais ce sera magnifique, je crois. Ouais. C’est là que les autres, ils vont me faire mal. Du coup, tu me conseilles de d’essayer de suivre les meilleurs ou de temporiser un petit peu ? De partir de ce manger quoi parce que c’est longu c’est toujours longue. Sur ce genre de course, on sait jamais trop sur qui on va tomber, quel sera le niveau de nos adversaires, d’autant plus qu’on est dans un pays que je connais pas du tout donc c’est difficile de se mettre des objectifs. Mais à l’étape Parma, c’était assez similaire en terme de parcours, de dénivelé, j’ai réussi à aller chercher une 90e place. Demain, on est plus nombreux qu’à l’étape Parma, mais du coup, je vais essayer de viser pareil le top 100, ce qui ferait donc un top 10 12 %. Après, évidemment, j’ai aucune idée de comment la course va se courir et en fonction de ça, de toute manière, on verra bien. Moi, je donnerai mon maximum et j’irai chercher la meilleure place possible. Après, il y a juste la variable du maillot de meilleur sprinter, le maillot vert. À l’étape par ma je termine 2è pour 3 secondes. Donc, j’ai un peu une revanche à prendre. Je verrai en fonction de l’état de la course si ça vaut le coup de faire le sprint ou est-ce que ça serait me tirer une balle dans le pied par rapport au classement général. Bref, ça fait beaucoup de choses qui dépendent de la course. Donc on verra bien. Bon, je viens de me réveiller, j’ouvre la fenêtre, le départ, il est juste là. Pas de stress, on va manger, on loupera pas le départ. Ce qui me permet de vraiment pouvoir me préparer posément, sans pression, aucun stress. Et je vais me poser tranquillement sur la ligne au moment de l’ouverture des sas. Bon, on n’ pas trop besoin de s’échauffer non plus, juste un petit réveil musculaire parce que on a 6,m6 de fictif qui fera office d’échauffement finalement parce que on va attendre une demi-heure sur la ligne et se faire refroidir. Là, l’idée c’est vraiment de tourner les jambes, bah se réveiller en fait tout simplement pour pas se faire de douleur dès le départ. Maintenant bah c’est parti. Franchement, j’ai trop hâte. Le circuit il est zinzin. L’ambiance les zinzins. La météo trop bien. J’ai trop hâte en fait. J’ai juste trop hâte. Et j’espère que je serai au niveau pour vraiment aller m’amuser à l’avant. Il y a pas de raison en soi, mais bah il y a plus. Les dernières semaines ont été plutôt bonnes. Statistiquement, les entraînements ont été bons. Donc je sais que je suis en forme. Maintenant, est-ce que ça va suffire pour aller chercher un bon résultat sur une étape aussi difficile avec des pentes aussi violentes en fait sur des circuits comme ça ? Je sais pas. Mais bah, je vais tout faire pour. Et l’objectif, bah c’est toujours la même chose, aller chercher le meilleur résultat possible. Bon les gars, on est littéralement première ligne et quand je dis première ligne, je suis le premier sur la ligne et derrière moi, il y a près de 1500 personnes. C’est une dinguerie là. On a un peu privilégié, je l’avoue, mais dites-vous que on est très très bien placé et faut pas louper le coch au début de la course. Et pourquoi je voulais être sur la première ligne ? C’était juste pour être au départ avec ma taille. Je veux juste faire la photo avec. M’en fous de la course. Je veux juste faire la photo et je je l’attaque au pied de son village. J’annonce. Bon, ça y est, il est temps de prendre le départ. On part pour 3h45 de courses environ. Mais avant ça, on a un départ fictif. C’est très rare sur les cyclos sportifs. Pendant 6 km, on va être bloqué par la voiture. Et moi, ma mission pendant ces 6 premiers kilomètres, ça va être d’apprendre un petit peu à Noémi à se placer au sein de ce pleon, vu que derrière il y a 40 km de plat où moi je pourrais me replacer si besoin. C’est pour ça que je prends entre guillemets le risque de reculer au sein de ce départ fictif et de m’occuper de Noémi pendant ces 6 premiers kilomètres. Il y a vraiment pas d’enjeu sur ce début de course. Et avant que la course ne soit lancée, je vous invite à vous abonner comme ça vous ferez partie de l’équipe et vous serez au courant de toutes mes aventures. Et si cette vidéo, elle vous plaît, je vous invite à la liker. Ça m’aide vraiment à développer cette chaîne YouTube. Donc quelques kilomètres plus loin, ça y est, c’est le départ réel. Donc forcément, le peloton va directement accélérer. On ressent directement ce fameux départ. Et c’est parti. On part pour 40 km de plat avant le tout premier mur, la première difficulté et ces 40 premiers km vont être parcourus à plus de 40 de moyenne. Ça roule très vite. Je trouve que dans ce peloton, il y a beaucoup beaucoup de tension. J’essaie de pas trop reculer avec le mastart vu que je suis pas très bien placé après ce fictif. J’essaie quand même de remonter mais c’est vrai que c’est très tendu au sein du pleon. En plus, vu que tout le monde est parti en même temps, que ce soit pour le grand ou le petit circuit, on était près de 1500, ça fait beaucoup de monde en même temps. Au début d’ailleurs, j’avais pas des jambes de fou. Pour du plat, d’habitude, je me sens vachement mieux. Donc, je savais pas si j’étais dans un mauvais jour ou si ça roulait vraiment extrêmement vite. Et pour le coup, je pense que ça roulait vraiment très très vite parce que les wattes sont vachement haut. En plus, il y avait énormément d’acoup, des grosses relances. Il faut impérativement que je remonte un peu plus devant pour éviter tout ça. En plus de ça, j’ai évité pas mal de chutes. Derrière Noémie, elle en a vu pas mal au sol. Mais moi, ça va, je reste calme, j’évite les galères et plus les kilomètres avancent, moins on est nombreux. Donc moins c’est dangereux. Je suis calme et je sais que j’ai rien de particulier à faire avant le km 38. Je dois juste rester bien placé, éviter les chutes et faire le minimum d’efforts. De mon côté, mes jambes vont de mieux en mieux. Sur cette première partie de course, on va faire seulement 180 W de moyenne, 136 BPM, vraiment presque de la balade. Mais j’étais pas si bien placé que ça. Peut-être dans les 100 premiers, il y a rien d’urgent. Mais il faudrait vraiment que je me replace avant ce fameux K 38. D’ailleurs, pour mieux comprendre l’épreuve que l’on fait aujourd’hui, faut que je vous explique ce que c’est les étapes series. Aujourd’hui, on se retrouve à l’étape Slovénia by Tour de France. C’est une des nombreuses étapes qu’il y a partout dans le monde. C’est tout simplement une cyclportive qui reprend l’expérience Tour de France comme on peut avoir à l’étape du Tour en France, mais ce dans plein de pays du monde. Aujourd’hui, on est en Slovénie, le pays de Matei Mauric, de Tad Pogchar ou de Primos Roglit. Et dans cette expérience Tour de France, la particularité qu’on retrouve sur cette cyclosportive, c’est les routes 100 % fermées. Ça ça existe quasiment que sur les étapes du tour et ça c’est vraiment un gros gros avantage. Ça permet vraiment de rouler libéré et de pas se prendre la tête avec ça. Et tu as vraiment l’impression d’être sur une course professionnelle. Autre petit avantage, quand tu participes à une étape séries, quelle que soit laquelle dans le monde, tu obtiens l’accès à la possibilité de t’inscrire à l’étape du Tour de France pour l’année d’après et donc de pas louper le dossard. On sait que c’est toujours un peu compliqué d’en obtenir. Donc si jamais tu as prévu de faire l’étape du Tour de France, non seulement ça te fait un bon entraînement, mais en plus bah tu as les accès prioritaires. Après 28 km de course, ça y est, j’ai une ouverture, je peux remonter devant, on est à 10 km du point d’impact et ça roule très fort. C’est assez difficile finalement de rester placé, mais je me dépatouille. Les routes sont très larges, donc ça fait que le pleon est tout le temps brassé et garder sa position à l’avant est assez compliqué. Et c’est d’ailleurs à ce moment-là que Mata Mauric remonte. Il était parti tout dernier de la course et là ça y est, il est remonté. Je pense qu’il voulait être bien placé avant les travaux du km 38 et le mur qui lancera réellement la course au km 40 et par contre il se met directement devant et on voit direct que le rythme il augmente. En plus de ça, tout le monde veut être dans sa roue, lui parler donc ça augmente encore une fois le rythme et ça met tout le monde en ligne et en vrai c’est pas plus mal. Au 35e km, on va faire la première côte de la course. Ça monte plutôt fort, faut vraiment appuyer sur les pédales. Franchement, ça chauffe un petit peu les jambes. Et devant Matil, lui, il est tranquille, il est sans les mains en train d’enlever sa veste. Je vous avoue là, à ce moment-là, je l’ai un petit peu écœuré mais ça montre encore une fois la différence de niveau entre des gens normaux et des professionnels. Quelques kilomètres plus loin, il y a un mec sur le côté, regardez, il va se faire pousser et paf, il part dans le fossé. Ça prouve que la tension est de nouveau en train de monter pour se placer en amont des travaux qui vont être ultra techniques, mais surtout un moment ultra primordial, juste avant le premier mur de la course. Et pour ma part, je suis pas hyper bien placé. Ah là les travaux. Mais ça y est, on y est. On attaque les travaux. C’est une route où en fait, il y a plus de goudron, donc il y a des trous et des grosses plaques à éviter. Faut pas tomber, faut pas crever. Ça a duré seulement 40 secondes. J’ai pas eu d’incident, il y a même pas eu de chute. Mais par contre, le pleut s’est étiré de fou. Ce qui fait que dorén avant, je suis vraiment vraiment loin de la tête. C’est dommage de pas avoir été mieux placé en amont car là juste avant le premier mur, la première difficulté de la course, je dois boucher ce giga trou et là c’est des efforts qui sont réellement inutiles. Heureusement, on revient sur le peloton juste avant le pied du mur. On est sur une route pas large du tout, très sigueuse et ça fait vraiment moto GP parce qu’il y a plein de virages, du coup ça frotte beaucoup. Tout le monde veut remonter avant cette difficulté. Et moi, je suis un peu surpris parce que j’ai repéré les 50 derniers kilomètres et il y a aucune route qui était aussi sinueuse et je m’attendais pas à des routes aussi serré. Si je l’avais su, je me serais encore plus battu pour être bien placé parce que ce mur, il me fait peur. Je sais que ça va être décisif pour la course. Il y a de très très forts pourcentages, même si l’effort devrait durer que 2 minutes 30. Évidemment, en vue des routes, j’yarrive pas à remonter me placer et ça joue tellement des coudes qu’à ce moment-là, un mec me percute. [ __ ] m’énerve. En fait, il a mis sa roue dans mon derilleur. Sincèrement, j’ai eu trop peur qu’il m’arrache le derur. Sur le coup, j’étais un peu énervé parce qu’il y avait aucune raison de me rentrer dedans. Mais plus de peur que de mal, mon véo n’a rien et je peux continuer la course. Ça fait déjà quelques kilomètres qu’on est sur des pentes montantes en amont du mur. Je suis déjà à 170 bpm et ça y est, on attaque ce mur qui me terrifie tant. Ça monte très fort. Là, évidemment à l’avant, ça accélère et surtout je vois que devant c’est Matri qui est toujours devant en train de rouler et là ça étire tout le monde, il fait tout péter. Et là où je suis placé, bah je peux que subir. Ça c’est chiant. Dans telle pente, mon poids c’est quand même un fardeau vis-à-vis de mes adversaires. Je suis un peu collé mais je remonte des places. Je slalom entre les coureurs. Cette côte, je vais la monter en 2 minutes 34, 406 W de moyenne, 186 BPM. Vraiment, j’avais pas pour mission d’être en gestion ici. Ma mission, c’était bel et bien de mettre tout ce que j’ai pour essayer de basculer dans le meilleur groupe possible, si possible le premier. Et là dans ce petit repas avant les dernières pentes, je me rends compte que le groupe il est en train de partir sur moi. Donc quand j’arrive dans la dernière pente avec plus de 15 % pour finir, c’est horrible. Car j’ai beau tout donner ce que j’ai et ben c’est impossible pour moi de suivre. Du coup, quand je bascule dans la descente, j’ai qu’une seule idée en tête, foncer et rentrer sur le pleon de tête dans la descente. Du coup, je pars à toute vitesse dans une descente que je connais pas et c’est là que je vais me faire surprendre. Bon là, j’ai eu énormément de chance. Ces graviers m’ont réellement surpris. Ça m’a sorti de ma trajectoire et j’ai vraiment évité le pire. Évidemment, sur la suite de la descente, je vais essayer d’aller vite mais j’ai un peu peur vu que je la connais pas. J’ai trop peur qu’il ait encore des gravi moins de risque et vraiment cette descente, elle était assez sigueuse. Et regardez, on arrive en bas de la descente et au loin à gauche, on voit le pleon de tête, la tête de course toujours menée par ma teille et ça me décourage un peu car je sais que si c’est lui qui roule, bah le pleut ne va pas se regarder et ils vont continuer de rouler très fort. Ça va être difficile de rentrer. Mais ça va, je suis bien entouré. Je suis dans un bon groupe, on roule vite. Et eux, ils ont pour objectif de rentrer sur les 50 hommes de tête. Moi, j’en profite pour bien m’alimenter, bien boire. Je prends pas du tout les reenes de ce groupe. Je me laisse vraiment tirer afin de récupérer au max du max. Bon, ça y est, on y est. Début du premier col. Le début, il est plutôt roulant. Des pendentes qui me conviennent plutôt bien. Ça roule fort, mon cœur monte, on part environ pour une quinzaine de minutes d’effort et tellement on roule vite, on revient même sur le pleon de tête. Ça y est, on est de nouveau dans le match. techniquement pour la victoire. Mais à peine on est rentré, les pourcentages chaffolent. Les pentes slovenes sont vraiment atroces. C’est du 15 % en continu. Moi, j’avais vraiment prévu de faire au col sans vraiment penser aux conséquences que ça pourrait me porter en fin de course car doréavant avec l’expérience que j’ai pu accumuler tout au long de la saison, j’en suis capable. Je maîtrise bien mieux mes efforts, ma nutrition. Donc je donne tout. Je veux pas avoir de regret. Je dois basculer dans le meilleur groupe possible. Mais c’est vrai que dans des pentes pareilles, bah je me rends compte que je peux rien faire. Je subis et je peux vraiment pas aller plus vite. Je suis au max du max. Je me bats avec mon vélo, je me bats avec moi-même et je fais tout pour basculer au sommet le mieux placé possible. Mais c’est horrible de voir autant de gens me dépasser et de pas pouvoir me mettre dans la roue. Il y a qu’une fois qu’on arrive au sommet du premier palier et que les pentres deviennent acceptables, que je peux prendre la roue d’un gars et profiter de son aspiration afin de gagner en vitesse mais surtout me motiver à garder un bon rythme jusqu’à la fin de ce col. Je m’oblige à garder sa roue tout en voyant que derrière nous, quelques dizaines de mètres plus loin, il y a un très beau groupe avec qui je dois absolument basculer au sommet pour la suite de la course. Du coup, je m’accroche et je termine ce col en 16 minutes 38 305 W, à déjà plusieurs minutes du groupe de tête composé d’un nombre de coureurs qui m’est encore inconnu. Mais j’en suis persuadé, il y a moins de 100 coureurs devant, donc je suis toujours dans mon objectif. D’ailleurs, au passage au Ravito, il y avait des bidons qui étaient tendus pour tout le monde et c’est incroyable parce que ça évite de s’arrêter. Ça permet de rester dans sa course même si on n pas de staff vraiment en terme d’organisation c’était parfait. Bon maintenant je suis dans un bon groupe pour la transition car le prochain col est presque dans 50 km. Donc dans la vallée, il va falloir rouler vite, peut-être remonter des positions, mais en tout cas pas en perdre. Et surtout, je dois m’économiser au maximum parce que la fin du circuit est vraiment hyper dure. Donc ma situation est actuellement parfaite. Maintenant, on part pour 4 km de descente ultra rapide que j’ai pas repéré et les gars de mon groupe, ils vont descendre comme des zinzins. Je remonte les cassures petit à petit et j’essaie de suivre les meilleurs de mon groupe. Et je peux vous dire que pour réussir à les suivre, je me suis fait vraiment peur. D’ailleurs, à un moment, le mec devant moi, il va être en freinage patin. Je sais pas pourquoi, je vais avoir l’intuition de pas rester derrière lui. Les patins, ça me fait peur. Et juste après dans le virage suivant. Alors le mec en P. Bon là j’ai vraiment eu un bon pressentiment. Une fois en bas je mange, ça se regarde, je peux pas rouler parce que j’ai pas encore le niveau pour me permettre de faire ce genre d’effort supplémentaires. Et en plus de ça, dans mon groupe, il y a beaucoup de coureurs qui font seulement le médio. Donc pour qui c’est l’arrivée dans une trentaine de kilomètres. C’est plutôt à eux de rouler. Donc petit à petit le groupe se reforme, on rattrape du monde, le groupe grandit. D’autres gens nous rattrapent et malgré qu’on soit dans la vallée, il y a tout de même deux trois beaux rarts qu’on va devoir monter. Mais sincèrement, je me sens bien, j’ai des bonnes jambes. Notre groupe petit à petit devient de 10 à 30 40 coueurs, je sais pas, mais on était de plus en plus nombreux et c’est parfait parce que du coup ça roule de plus en plus vite et moi je suis de mieux en mieux à l’abri caché dans les roues. Je force pas, c’est optimal. Je peux faire un bon temps pour la suite. Je sais pas. Bon, vous l’avez compris, j’hésite beaucoup. Est-ce que je fais le sprint pour le maillot vert ? À l’étape par ma by Tour de France, je termine deuxè de ce classement et je loupe le maillot vert pour seulement 2 secondes. Bon là, on arrive sur un moment particulier de la course. On va se jouer le maillot vert, le maillot de meilleur sprinter. Il y a un segment maillot vert, c’est quelque chose qu’on retrouve sur toutes les étapes series. Pour obtenir le maillot vert, c’est tout simple. Il y a une section de 700 m chronométrée et le coureur qui mettra le moins de temps à parcourir cette distance remporte le maillot de meilleur sprinter. Mais 700 m, c’est très très long et c’est impossible de tenir à 100 % du début à la fin. C’est pour ça que j’ai énormément douté en amont de ce sprint, même si évidemment ça me ferait trop plaisir de repartir avec le maillot vert. C’est vraiment un effort ultra violent qu’on va faire entre le premier et le deuxième col. Ensuite, il y aura encore un troisème col. Donc c’est vraiment une grosse balle dans le pied qu’on se tire et c’est des efforts qui sont ultra lactiques et qui potentiellement dans les murs à venir vont me faire avoir des crampe. Donc j’hésite beaucoup mais quand je vois que je suis dans un beau groupe qui roule vite qui va pouvoir m’amener rapidement avec de l’élan au début de ce sprint, je me dis que là tous les voyants sont au verts et qu’il faut absolument que je tente ma chance. J’aurais trop de regret de passer à côté. Donc ça y est à quelques kilomètres du sprint, je suis décidé, je vais sprinter pour le maillot vert. Et là faut essayer d’être le plus stratégique possible. 700 m, c’est très très long. Donc il faut que je parte évidemment ultra vite, mais il faut surtout que je tienne jusqu’à la ligne d’arrivée. En plus de ça, il y a une variable, c’est que j’ai aucune idée de si un membre de mon propre groupe va faire le sprint. Et dans ce cas-là, il faut impérativement que je le battre pour faire un meilleur temps que lui. Donc c’est pour ça que je décide d’attaquer le sprint en dernière position de mon groupe. Comme ça, si jamais j’arrive au sprint avec quelqu’un de mon propre groupe, bah avec les secondes que j’aurais gagné en passant la ligne du début, j’arriverai par conséquent au chrono devant lui. En plus de ça, ça me permet de profiter quelques secondes de plus de l’aspiration du pleon parce que sur 700 m vant de face, je peux vous dire que être en solitaire, c’est juste terrible. Mais bon, ça y est, il va être temps de sprinter. L’arche s’approche petit à petit. Je suis placé dans des conditions ultra favorables. Et c’est parti. Là, je donne tout ce que j’ai. J’appuie le plus fort possible sur les pédales. Je double groupe. Tout le monde me regarde parce qu’en fait personne dans mon groupe a décidé de faire le sprint. Tout le monde veut se garder pour la suite de la course. Et là, je donne tout ce que j’ai comme si c’était l’arrivée au bout. Je ne pense pas du tout à ce qu’il y a à faire après. Et je peux vous dire que ces 700 m, ils étaient interminables. Alors, je monte à 59 km/h et quand la S arrête 20 face 3/4 gauche, là je m’écroule de plus en plus. Je vois la vitesse qui diminue, qui diminue. Et en fait, vu que je suis tout seul à faire mon sprint, j’ai pas cette adrénaline qu’on peut avoir dans le sprint final d’une course. Et du coup, je suis hyper calme et j’ai l’impression d’être complètement collé. Je vois la vitesse qui descend, j’ai l’impression vraiment d’avancer à rien. Et en fait, quand on regarde, je suis à 200 BPM. Donc en fait, j’étais à bloc. J’ai aucun regret à voir. J’ai donné tout ce que j’avais et sur la fin du sprint, je relance une dernière fois. Je donne tout ce qu’il me reste et je franchis la ligne en 45 secondes et maintenant il reste 60 km pour savoir si oui ou non j’ai remporté ce maillot distinctif. Bon maintenant par contre, je suis à 200 BPM. Il faut impérativement que je récupère de toute urgence avant la prochaine difficulté qui arrive dans seulement quelques kilomètres avec la bosse de l’arrivée. Et là, je peux vous dire que niveau lactique dans les jambes, je suis pris de partout. J’ai les bras qui me brûlent en fait. Je me suis mis tous les lactiques dans mon corps et je sais que pour la suite de la course, il va falloir bien s’hydrater, récupérer et souffler un maximum en profitant de l’aspiration de mon propre groupe. Maintenant, j’ai fait un sprint qui est vraiment très correct. J’ai aucune idée de si je vais réussir à obtenir ce maillot vert. Pour ça, il y a une grosse variable à mes yeux, c’est si mes adversaires vont avoir fait ce sprint par équipe ou tous en solitaire. Évidemment, en solitaire, c’est du un contre un. V face, ça se joue à la [ __ ] Par contre, si l’un de mes adversaires comme à l’étape Parma en début de saison le fait à deux, et ben il y a un gros gros avantage à commencer dans la route de son équipier, profiter de l’aspiration et de l’ pris du vent. Et ça pour le coup bah je peux vraiment pas le maîtriser. Donc on découvrira ça à l’arrivée. Les kilomètres des fil et on arrive de nouveau à Crange, la ville de départ. On rentre petit à petit dans le centre-ville, c’est signeux et très bientôt, on va devoir gravir le mur de l’arrivée. Et évidemment, c’est impératif que je réussisse à suivre mon groupe. Mais surtout, faut que je fasse attention car les médiux, eux, c’est leur arrivée et du coup, va pas falloir tomber à cause de ça. Donc, je reste vigilant, je reste placé et je fais attention au moindre écart, aux moindres personnes qui voudraient faire le sprint. Mais ça y est, déjà on est dans le mur de l’arrivée et moi je décide de lisser l’effort. D’ailleurs, je fais presque une erreur parce que je suis à deux doigt de me faire sortir du groupe et ça ça aurait été la pire erreur parce que derrière il nous reste encore 20 km de vallée et me retrouver seul, ça aurait juste détruit ma course. Sauf qu’à ce moment-là, je décide de lisser pour pas cramper. Vu le sprint que je viens juste de faire, j’ai trop peur que les acides d’dactiques que j’ai actuellement pas encore éliminés dans mon corps m’amènent à une crampe et à ce moment-là, je pourrais plus pédaler. Donc je prends vraiment la sécurité au maximum et quand je bascule au sommet, je suis dans les derniers de mon groupe mais j’en fais toujours partie donc pas de souci. Pour le moment, on a seulement 5 minutes de retard au passage sur la ligne sur le pleton de tête. Sincèrement c’est pas tant que ça mais pour l’instant je ne sais toujours pas combien de coureurs il figurent. Ensuite on va enchaîner pendant la vallée avant le deuxième col plusieurs côtes. Mais à partir de maintenant je connais le circuit par cœur jusqu’à l’arrivée grâce au repérage que j’ai effectué 2 jours auparavant. Et sincèrement, c’est hyper pratique pour savoir où et quand on doit se faire mal. Et je profite aussi de ces derniers kilomètres avant le 2è col pour bien m’alimenter et bien m’hydrater. C’est hyper important si je veux finir fort après ces 4 heures de course. Bon, on attaque l’avant-dernier col. Ça va être sauf qui peut mieux je suis placé en haut, mieux je suis dans la vallée, je suis arrivé. Mentalement, c’est plus facile quand tu sais que c’est comment ça quand Ça y est, on y est. Le 2è col approche le plus difficile de la journée. Environ 20 minutes de montée au programme avec 5 km, 7 % de moyenne, mais surtout beaucoup de passage entre 10 et 17 %. D’ailleurs, c’est assez rapidement que je décide de laisser partir mon groupe par crainte de ne pas passer ses pourcentages extrêmes. Ensuite, à tête reposé, je pense que là, j’aurais été capable de les suivre, au moins d’essayer. Je pense que je me fais pas encore assez confiance et j’ai tendance doré avant à trop me mettre en gestion, me brider et ça s’explique assez simplement sur plus de 15 cyclos cette année que j’ai faite. Systématiquement, j’ai toujours explosé autour de 2h30 3h de course. Et même si petit à petit je pefine de plus en plus mes stratégies grâce à l’expérience accumulée cette année, mes efforts, la gestion, l’alimentation, mais j’ai toujours cette peur d’exploser au profond de moi et je peux pas m’empêcher d’en garder sous la [ __ ] Du coup, cette montée, je vais la faire en 20 minutes 34 270 W seulement pour 176 bpm. Sincèrement, je pense que j’aurais été capable d’au moins faire 300 310 W sur ces 20 minutes. Mais c’est vrai que par contre ces pentes, elles me correspondent moins qu’un col avec des pentes un peu plus conventionnelles, plus roulant. J’ai vraiment un rendement qui est différent. Je suis pas hyper à l’aise en fait dans ces pentes, ce qui fait que j’arrive pas trop non plus à mettre des wattes. D’ailleurs, petit à petit, on approche de Publika, la ville natale de Matriich et ses pentes qui me terrifient approche. Mais avant ça, la fan zone, elle était incroyable. Il y avait une ambiance de folie. On a vraiment eu des frissons. [Musique] [Applaudissements] [Musique] En plus de ça, moi je me suis retrouvé seul à ce moment de la course. Donc j’avais tous les encouragements rien que pour moi. C’était juste fou. Et d’ailleurs pour l’anecdote, après 97 km, le pleon de tête était toujours groupé et ils sont seulement entre guillemets 10 minutes devant moi. Sincèrement, c’est pas énorme. Ça prouve que je suis en train de réaliser tout de même une super course et j’espère un super résultat. Et après tous ces frissons, le plus dur c’est que les vraies pentes commencent seulement. Et après cette grande vague de public, on retourne dans la nature, le silence complètement seul et là c’est long, c’est difficile, il faut rester motivé. On est à 2,5 du sommet et les pendentes dorénavant, elles descendront plus en dessous de 10 % et monteront presque jusqu’à 20 %. C’est vraiment terrible pour moi et mon gabarit de 77 kg. Mais je vais me battre et je vais pas m’écrouler. juste dans ces pourcentages, j’ai vraiment un très mauvais rendement, ce qui fait que j’arrive pas trop à appuyer. Sincèrement, je pense que c’est des pendent idéalement en relance. Et moi, c’est vrai que c’est pas du tout ma spécialité. Je préfère les monter assis en puissance. Donc je me bats et je vais tout faire pour pas basculer trop loin de mon groupe et essayer de rentrer dans la descente. Mentalement, les dernières pentes ont été très très difficiles à parcourir mais c’est bon, on est au sommet et il faut doréine avant que je tente le tout pour le tout pour revenir sur mon pleton dans cette descente où là j’ai l’avantage de l’avoir repéré. Allez, on a une minute à boucher sur les derniers du groupe là pour être pas tout seul. Une minute, c’est énorme en descente mais on va essayer. Et cette descente, elle est un petit peu particulière car il y a plusieurs remontées et le fait de connaître, ça me permet de les monter très fort, sachant que ça redescend juste ensuite. Donc je pense que je perds pas trop de temps dans ces parties mais malheureusement je vais jamais réussir à rentrer sur mon groupe ni même les apercevoir. Je descends bien mais les autres descendent au moins aussi bien. Je dois me faire à l’idée. Je vais devoir faire la trisème et dernière vallée de 10 km tout seul. Je vais perdre de l’énergie mais on fera ce qu’on peut dans le dernier école. Faut espérer qu’il y a pas un gros groupe derrière qui qui me rattrape quoi. Donc pour garder de l’énergie pour le dernier col qui a encore des pourcentages extrêmes, je me mets en zone 2 de façon à pouvoir tenir ce rythme facilement sans trop ralentir. Si jamais un groupe me rattrape, je dois impérativement être capable de les suivre. Et justement après 15 km en solitaire, je me fais reprendre par un groupe de cinq coureurs dont trois coureurs de la même équipe. Il reste 17 bornes, cinq bornes de descente. Donc en vrai, il reste 10 bornes quoi. Cin bornes de plat, cin bornes de monté, cinq bornes de descente et ça c’est parfait. Ça veut dire qu’ils vont rouler ensemble et moi je vais pouvoir souffler avant le dernier col. Là c’est la baré 3 he je suis pas très bien. Il y a une côte de 20 minutes et après c’est fini. Vu comme ça, ça semble facile. Bon, comme à mon habitude, après 3 heures de course, j’ai un petit down. C’est difficile, je me sens mal mais contrairement au début de saison, dorén avant, j’ai appris au fur et à mesure des épreuves à gérer cette situation et là où avant quand j’avais ce down, c’était fini pour moi. Limite bah, j’arrivais même pas à finir la course doré avant, j’arrive seulement à la continuer mais sur un beau rythme et ici à rester avec mon groupe. Donc je me sens oui moins bien mais ça changera rien à ma course hormi la confiance que je pourrais avoir sur cette fin de course. Je veux vraiment battre ces coureurs afin d’atteindre mon objectif du top 100. Après quelques kilomètres à filouter dans les roues et à récupérer au maximum pour la dernière difficulté, nous y voici. 3 km, 7 % de moyenne, environ 15 minutes d’effort et surtout des pendentes toujours aussi aberrantes. Directement les hommes en verre accélèrent et je décide moi de rester à mon rythme. À tort ou a raison, j’ai vraiment peur des pourcentages qui arrivent. Et d’ailleurs, il est temps. Ce virage qui me terrifiait, il arrive et dorénavant, je ne veux plus avoir de regret. Je considère que l’arrivée allait en haut de ce col car après il restera seulement 5 km de descente. Donc je donne tout ce qu’il me reste avec pour objectif de revenir sur mon groupe. Et là je peux vous dire que je m’arrache réellement. Je me fais très très mal. D’abord, je réussis à revenir sur l’un des coureurs, mais ça me suffit pas. Je veux revenir sur les cinq autres. Chaque position est importante. Alors, je me débats et je bascule au sommet avec seulement quelques mètres de retard que j’arrive rapidement à combler sur le repla. Et maintenant, c’est parti pour cette dernière descente ultra rapide avec très peu de virages, mais il reste un homme en verre au loin devant. Je veux rentrer sur lui. Alors, je vais rouler vite. Je l’ai repéré ses descentes il y a de jours et je sais à quel point je peux y rouler vite. Mais avant ça, il y a ce passage de travaux en mode gravel qui va définitivement me permettre de prendre de l’avance sur mes acolytes. [Applaudissements] Ohrière ! Et là, premier virage, je perds l’arrière. Je suis hyper surpris parce que je roulais pas si vite et là, je me rends pas compte sur le moment que la poussière du chemin s’est collée sur mes pneus et a créé une fine couche très glissante qui pourrait vraiment m’envoyer à la faute. Donc moi, je continue à toute vitesse pour revenir sur l’homme en vert. Oh, j’ai perdu l’arrière terrible là. Oh, je suis crevé. Bon, là, je me suis fait vraiment peur. Ma rouie arrière est vraiment partie et j’ai réussi à récupérer le vélo un peu miraculeusement. Clairement, mes pneus glissent à cause de la poussière, mais sur le moment, j’ai l’impression que ça pourrait venir d’une crevaison. Donc, je vais finir cette descente dans la crainte en faisant vraiment attention, mais en atteignant tout de même une pointe à 87 km/h, je crois que c’est mon record en course, et même finir par revenir sur l’homme en vert tout en bas de la descente. Mission réussie. Mais maintenant, il nous reste 4 km plutôt descendant pour rejoindre l’arrivée et je veux vraiment pas que le groupe derrière moi que j’ai réussi à lâcher dans la distance revienne sur moi. Alors, avec l’homme en vert, on va s’entendre, on va tourner. D’autant plus qu’on a tous les deux dans le viseur le gars en bleu qui m’a fumé dans la descente. Chaque place compte. Oh là là ! [Applaudissements] C’est chaud là. Bon bah tris bandes tout seul maintenant. Fait chier. On était presque rentré sur l’autre. Ah ils sont pas loin derrière. Bon là j’évite vraiment la catastrophe. Par contre, l’homme bleu désormais est vraiment trop loin et le groupe derrière en plus de ça est quasiment revenu sur moi. Alors, en vue du dernier mur final, je décide de couper mon effort, de souffler et de récupérer un maximum avant que le groupe revienne sur moi. Et je donnerai tout dans la dernière ascension. Le groupe revient sur moi, je me place en dernière position afin de pouvoir les surprendre. Ça roule vite. La côte est assez courte, les pourcentages les plus forts sont dans le virage. C’est décidé, je vais attendre ce moment-là pour lâcher mes dernières énergies. Donc, je me mets dans leur roue, j’attends qu’il lance le sprint et je veux pas me faire surprendre. J’attends, j’attends. Mais en fait, je crois qu’ils sont à bloc, ils peuvent pas aller plus vite. Alors, je lance mon sprint et là, je donne tout ce qu’il me reste. Je me bats avec mon vélo et c’est à ce moment-là que je me rends compte qu’en fait, j’ai encore de super jambes, peut-être l’adrénaline, j’appuie comme si c’était pour la gangne et au dernier moment, je le vois l’homme en bleu se relâcher complètement avant la ligne. Et moi, je donne tout, je lance le vélo et bim, photo finish. Je termine 1 cè devant lui. Je vous l’ai dit, chaque place compte et moi je suis super content. Ah ben je crois. [Applaudissements] [Musique] Bon les gars, je suis mort. J’espère que j’ai fait une bonne place. Mais j’étais pas incroyable aujourd’hui. J’étais pas incroyable mais j’ai fait ce que j’ai pu avec ce que j’avais. Pas de regret. Ça y est, j’ai franchi la ligne. Je suis exténué. J’ai tout donné. Franchement, je suis assez fier de moi parce que malgré que les sensations n’étaient pas forcément très bonnes au niveau des jambes pendant toute la durée de la course, au final, statistiquement, les watts sont plutôt bons et surtout je trouve que j’ai hyper bien couru à la fois en gestion, à la fois grâce au repérage du parcours, j’ai su doser à quel moment fallait faire les efforts, laisser partir les groupes ou les accompagner. Et tout ça réuni, ça m’a permis d’atteindre la 74e place. Je suis super content parce que mon objectif c’était de rentrer dans le top 100 évidemment. Du coup là on y est largement. Tout ça sur une épreuve qui était tout de même assez difficile, des pentees qui sont évidemment pas du tout à mon avantage. Et je suis hyper content parce que pour moi cette épreuve c’était aussi la répétition avant la Coupe du monde que je vais faire en Italie dans 3 semaines. Une coupe du monde qui est hyper importante pour moi. Ça sera ma dernière course de la saison mais c’est l’un de mes objectifs les plus importants de toute ma saison. Vous comprendrez mieux pourquoi quand je sortirai la vidéo cette coupe du monde. Mais là du coup, ça me permet vraiment d’avoir des repères sur un circuit similaire, un résultat qui me permettrait, si jamais ça avait été une coupe du monde, de me qualifier parce que je termine dans le top 15 % des finishers. Donc en fait, tous les voyants sont ouverts. Maintenant, il y a un seul bonus restant à valider, c’est le maillot vert. Est-ce que j’ai obtenu le maillot de meilleur sprinter ? C’était la dernière réponse qu’il me manquait. Et du coup quand on est arrivé au podium et qu’ils ont annoncé mon nom, ça sent bon ça. Fon allez allez [Musique] bravo bravo de ta carrière des sprinters prend tous ensemble j’avais dit je suis sprinter maintenant je peux dire je sprinter voilà j’espère que j’avais beaucoup d’avance c’était la délivrance j’ai réussi tous mes objets objectif. J’étais trop trop fier de moi. En plus de ça, je remporte ce sprint avec 5 secondes d’avance sur la deuxème place. Sachant qu’entre le 2è et le 3è, il y avait seulement 1 cè d’écart. Donc pour le coup, pour une fois, je peux le dire, il y a vraiment pas photo et j’obtiens ce maillot de meilleur sprinter. Donc bah moi qui en avais jamais eu dans ma carrière de cycliste, bah ça fait vraiment plaisir et bah je peux dire que j’ai réussi tous mes objectifs sur cette étape Slovénia. En tout cas, j’espère que cette vidéo vous a plu. Je compte vraiment sur vous pour exploser les commentaires. Liker la vidéo, c’est toujours aussi important. Et si jamais tu fais pas encore partie de l’équipe, je t’invite à t’abonner comme ça tu pourras suivre mes aventures. Et moi je vous dis à la prochaine sur une prochaine compétition.

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