Après 21 ans de cyclisme, le gravel m’offre l’opportunité de participer à mes premiers Championnats de France !

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MES PREMIERS CHAMPIONNATS DE FRANCE FFC EN GRAVEL !

C’est bien. Allez Quentin, c’est dur. C’est la première fois que j’ai des armes comme ça. [Musique] Bon, première fois de ma vie que je vais participer à des championnats de France. C’est ça aussi le gravel. Ça nous offre des opportunités parce que sur route, c’est complètement inenvisageable. Seul une poignée de coureurs élite, les meilleurs français pe y participer. Et là du coup, on se retrouve au départ des championnats de France. Les vrais championnats de France parce qu’on est au championnat de France élite 1934. On prend le départ en même temps que les pros, les élites, les amateurs. Il y a qu’un seul maillot en jeu. Donc forcément, j’ai pas trop de pression. On sait que le maillot, il est injouable. He on est au départ avec Romain Bardet et on est dans le même classement pour le coup. Il y a pas de classement dissocié pour les professionnels. On part pour environ 5 he de course. Donc ça ça va être une belle épreuve et puis bah on verra un petit peu ce que ça donne. Pas de pression et que du plaisir. Et normalement ça devrait rouler tout seul. Si tu crèves pas, ça roule tout seul. Si je crève pas, ça roule tout seul. Allez go. Allez à l’arri. Ce qui est marrant, c’est que c’est pas du tout la même communauté qu’on a l’habitude de voir sur les courses gravel. D’habitude, c’est beaucoup plus cyclosportif. Là, en fait, il y a que des cours FFC. Et du coup, je reconnais plein de coureurs open de chez moi et là, on va sur la ligue. Vous l’avez compris, aujourd’hui la particularité, c’est qu’on part avec les professionnels et qu’on est classé avec les professionnels. On était environ 200 dans la catégorie élite 1934 et il y avait une vingtaine de professionnels. Autant vous dire que le top 20 va être compliqué à aller chercher. Il y avait beaucoup aussi de coureurs élite ou de spécialistes du gravel. Le niveau, il va être extrêmement haut. Il va falloir se battre pour chercher la moindre position. Moi, de mon côté, j’ai aucune pression de résultat. Je suis confiant sur mon matériel. J’ai Noémi qui va me ravitailler en plus. Toutes les conditions sont réunies pour aller chercher le meilleur résultat possible. Allez vite. Allez, c’est parti. On part pour 5 he de cour à parcour et rangravel et directement ça frotte, ça bouchonne. Effectivement, on est super nombreux à vouloir passer au même endroit. Donc ça ralentit, on perd du temps. C’est vrai que je suis pas très très bien placé sur cette ligne de départ. Le premier chemin, il se trouve au bout de 4 km. Donc on le sait, c’est hyper important d’être bien placé à l’entrée de ce premier chemin. Donc les quatre premiers kilomètres vont être roulés hyper rapidement. Ça va frotter énormément parce que tout le monde veut se replacer. J’ai remarqué par contre que ça frottait beaucoup plus proprement que ça peut être le cas en cyclosportive parce que c’est vrai qu’on est vraiment entouré par des coureurs expérimentés. C’est quasiment que des coururs FFC, ce qui fait que bah du coup tout le monde est assez habile et ça évite les chutes malgré pas mal de situations périlleuses. Moi vous l’avez compris, je suis pas très bien placé. Je voulais pas prendre de risque sur ce début de course car la course va être très longue et en plus de ça, je m’étais vraiment mis zéro pression. J’ai pas de prétention au titre national, mais je veux aller chercher le meilleur résultat et peut-être qu’en me mettant pas de pression, j’étais vraiment détendu. Peut-être que je nai pas mis assez, ce qui fait que j’ai pas vraiment essayé de me replacer en fait sur ce début de course. Je suis resté bah à ma place, j’ai pris aucun risque et au final bah je suis quasiment pas remonté voire je suis redescendu au sein de ce pleon et je me retrouve dans des positions qui sont pas du tout à mon habitude. En général, sur ce genre de départ, je suis dans les premières positions et là, je me retrouve quasiment dans les toutes dernières positions de ceux qui roulent vite. Et avant que la course ne prenne trop de vitesse, je t’invite à t’abonner. Comme ça, tu feras partie de l’équipe et tu seras au courant de toutes les prochaines vidéos. Et si cette vidéo, elle te plaît, n’hésite pas à la liker, ça m’aide énormément à développer cette chaîne YouTube. Mais les kilomètres s’enchaînent et ça y est, on arrive déjà au premier chemin. Et comme je le savais, comme tout le monde le savait, les premiers bouchons commencent. Effectivement, on passe d’une route très large à un chemin serré. Évidemment, ça passe pas pour tout le monde. On s’arrête. Ça y est, ça frotte. Le fameux rétrécissement. On a 400 m de retard déjà. Allez, déjà, on a pas perdu l’intérieur pour l’instant et là c’est une énorme perte de temps. C’est pas du tout à mon habitude. C’est vrai que j’ai vraiment l’habitude d’être bien placé dans cette situation là en général. Bon, ça c’est une vraie erreur parce que je pars très très loin. Je me retrouve à devoir relancer peut-être plus fort que ce que font les coureurs à l’avant. Et en plus de ça, voilà par exemple, un coureur déraille devant moi, ce qui crée une giga cassure. Oh la cassurein, un véritable fossé secret entre les premiers et mois au sein d’un deuxième pleton. Mais je m’affole pas comme je l’ai dit. Je me mets pas de pression. La course va être longue et j’estime que je pourrais revenir un peu plus tard. Je me retrouve dans un petit peloton d’une trentaine de coureurs et quand je me retourne derrière, il y a plus grand monde. Soit il y a eu une chute qui a créé une cassure, soit bah je suis dernier. À ce moment-là, je m’affole pas mais je sais que c’est pas une situation idéale. On est sur des chemins qui sont très roulants, qui sont très rapides, mais ils sont assez exigeantes tout de même en terme de wat parce que ça reste des chemins, c’est totalement différent que quand on est sur la route. C’est pas des gros cailloux par exemple comme vous pouvez voir à la 66°gr sud qui étaiit des dangers pour les crevaisons. Ici, on est plutôt sur des trous parce que on arrive vite et quand tu tapes un trou parce que tu es dans la roue d’un mec et que tu vois pas en fait le trou arriver, tu peux vite bah dérailler. C’est pour ça qu’il y a pas mal d’ennuis mécanique et que au sein des groupes de tête, là où ça roule beaucoup plus vite, ça prend plus de risque. Ils sont vraiment collés dans la roue des autres quand il y a des trous, ça tape, ça tombe et c’est là qu’il y a des dégâts. Moi du coup, j’essaie vraiment bah de profiter aussi du fait que je sois dans un groupe un peu plus petit pour pas prendre de risque. C’està dire que vous voyez bien là, je garde 1 2 m d’écart. C’est pas optimal en terme de bah d’abri en fait tout simplement. Je prends un peu plus le vent que si j’étais bien collé dans la roue. Mais par contre, je prends beaucoup moins de risque en terme mécanique et en terme de chute tout simplement. Donc j’essaie de faire un petit compromis où bah j’essaie d’être efficace au sein du groupe mais en prenant aucun risque. Mais en tout cas pour l’instant mes jambes sont bonnes. Le cœur il est très bas. Globalement mes sensations sont vraiment top. Et là, dans ce grand virage, regardez au loin à gauche, on aperçoit la tête de course. À ce moment-là, finalement, j’ai que 30 secondes de retard peut-être. Et là, ça s’est joué uniquement au placement. Donc encore une fois, j’essaie de rester calme. Je me dis que ça sert à rien de toute façon de s’affoler parce que j’ai pas le niveau, je pense, pour boucher 30 secondes sur les leaders, sur les professionnels et tout ça. Donc l’idée ça va être de rester au sein de mon groupe et après petit à petit sur 150 km, ça va se disyler et les groupes vont se mélanger et c’est là que je pourrais allonter des positions. D’ailleurs, devant, il y a eu énormément de chutes sur ce début de course. Évidemment, quand tu es dans un gros groupe, tu as aucune visibilité. Tu tapes les trous, tu tapes les roues, ça tombe et tu peux rien faire quand on est aussi groupé. Donc moi qui est en second tableau, je me retrouve juste à doubler des mecs qui sont sur le bord de la route, soit en train de se relever, soit en train de réparer leur vélo. Il y a eu quand même pas mal de dégâts sur ce début de course. On voit que c’est une course FFC et qu’il y a de l’enjeu. Le titre national, ça roule vite tout de même. C’est difficile tout de même dans mon groupe, ça fait mal aux jambes. Mais mon objectif est bel et bien de rester au sein de mon groupe pour rouler plus vite parce que c’est vraiment affolant la différence entre quand je roule tout seul en gravel à l’entraînement par exemple et là au sein d’un groupe, tu es absorbé. C’est comme sur route finalement. Mais c’est vrai qu’on se rend pas compte que même en gravel, c’est aussi important. Donc je vais vraiment insister pour rester au sein de mon groupe le plus longtemps possible. Pour vous donner un d’idée, sur la première heure, on a presque fait 35 de moyenne alors que je pensais viser moins de 30. Alors certes, la première partie de course, elle est plutôt roulante, mais là ça roule très très vite. Si on fait un topo sur la course, j’ai 1 minute 15 de retard sur l’échappé, puis 1 minute de retard sur un pleton de tête où se trouve la plupart des professionnels. 50 secondes sur un petit groupe, mais surtout 40 secondes de retard sur le vrai gros pleton, le groupe principal où l’entièreté des coureurs se trouve. Le groupe où sincèrement j’aurais dû figurer. Je pense que là tout s’est joué sur le départ. J’ai voulu prendre des précautions en partant pas trop fort. Je sais que la course va être longue. Dans ma tête, je me disais entre 5 et 6h, mais peut-être que je suis parti trop doucement étant donné que là c’est uniquement des coureurs FFC autour de moi, et bien ça se court différemment des cyclos sportifs habituels. On est plus ici sur une course FFC où faut rester placé dans les groupes le plus haut possible. Et c’est vrai que bah je m’en étais pas vraiment rendu compte avant le départ de cette course. Et maintenant, il est temps d’attaquer la première difficulté. C’est pas très pentu mais c’est une des plus longues de la journée et du coup je me vois obligé de laisser partir le groupe toujours dans un objectif de gestion. J’essaie de pas dépasser en fait mes zones max parce que je sais en fait que cette côte elle est quand même assez longue. L’avantage c’est que ça fait 2 ans que je fais cette course. Je connais plutôt bien les routes même si c’est pas exactement le même tracé. Tout au long de la journée je vais reconnaître les endroits et ça me permet vraiment de savoir en amont comment ça va être ensuite. Et là je pense que en partie bah ça m’a fait peur parce que je sais que ça monte. Du coup, je préchotte que ça monte. Peut-être que si j’avais pas connu le circuit, j’aurais suivi. Je sais pas. Ce qu’il en est, c’est que ça monte très fort parce que là, je suis à 400 W et je me fais distancer de mon groupe. Donc je sais pas si j’ai bien fait de les laisser partir à ce moment-là. Est-ce que j’aurais mieux fait de rester au sein de mon groupe ? Parce que après la côte, être dans un groupe, bah c’est juste ça change tout en fait. Euh je sais pas là c’est peut-être une erreur stratégique. Je pense qu’à ce moment-là, j’étais capable de les suivre mais j’avais vraiment peur des 5 he de course. Trop peur en fait d’exploser comme ça a été le cas sur la coupe du monde à Turnout, sur la coupe du monde à Valkenberg et à la 66°gr sud. Je commençais à être un peu mal. Donc en fait mes repères en gravel sont assez flus et j’ai trop peur de partir trop fort. Et peut-être que là c’est en train de me porter défaut parce qu’on est sur une course FFC. C’est bien différent des cyclos sportifs habituels et vraiment je pense que suivre les groupes comme dans une course sur route, ça aurait été vraiment plus intéressant. Vo la course devra donc au sommet quand ça bascule, je me retrouve avec un autre coureur. On va juste échanger deux trois mots en se disant “OK, faut qu’on tourne, faut qu’on s’entende, il faut absolument qu’on revienne sur le beau petit groupe qui est devant parce qu’on les voit, ils sont pas si loin que ça et j’ai espoir de revenir parce que je le sais à deux 150 bornes, ça va être très long.” Alors que si on rejoint le groupe, ça va être vachement plus simple. Au niveau du parcours, si on veut parler du rendement, c’était globalement sec tout au long de la journée. La première partie de course, vous allez voir, c’était plutôt roulant, ça rouler vite, pas forcément trop de difficultés majeures. Par contre, la deuxième partie de course, vous verrez, ça n’a rien à voir. C’est bien plus difficile. Et ça aussi, je l’ai en tête. C’est pour ça aussi que j’ai un peu peur de partir trop fort sur cette première partie. D’ailleurs, il y avait aussi un petit peu de bout par-ci par-là au sein de la journée. Et dans ces moments-là, j’étais content d’avoir changé de pneus. Je suis passé sur des pneus intermédiaires étant donné que j’ai pas d’objectif réel sur cette course, pas de pression, je préférais le confort des pneus avec des crampons. Donc là, j’ai les panarisseurs X1 plutôt que des semiick, qui roulent certes plus vite. Ici, c’était pas forcément mon objectif. C’est pour ça que je suis parti sur ce choix et vu la boue qu’il y avait tout de même, je pense que c’était le bon choix. Et après 30 minutes de course, il va y avoir un événement majeur qui va changer en gros une bonne partie de ma course. Vous allez voir, ça va vraiment me remettre de l’avant. Allez, prends la roue. Allez, allez. En gros, il y a un coureur qui, si je me trompe pas, court en élite, qui est tombé sur le début de course et qui me double et qui me dit “Quentin, viens, prends la roue.” Ce que je vais faire du coup sur le moment, j’hésite parce que encore une fois, suivre un mec beaucoup plus fort, c’est quand même une chance de s’exploser la ruche. Mais euh bon, je sais que là, en plus, on arrive sur une partie route, faut que je le suive, faut que je prenne l’inspiration et je me dis “Vas-y, je m’accroche dans sa roue, il va me ramener sur le groupe qui est devant et après j’arrête de le suivre. je reste au sein du groupe et je fais pas le fou finalement. Mais c’est vraiment une grande chance finalement que ce coureurlà ait un souci avant et qu’il puisse du coup bah se mettre à la planche maintenant. Vraiment lui son objectif c’est de rouler à bloc pour essayer de remonter des positions. Il a perdu vraiment beaucoup de temps sur sa chute je pense. Donc moi bah il me ramène. En plus de ça me permet un peu de me débrider le cœur, c’est-à-dire que je roule un peu plus fort que que je faisais jusqu’à maintenant dans ma gestion. Donc ça me débride un peu parce que mon cœur là il montait pas et ça me booste à me faire un peu plus mal. Donc ça c’est une très bonne chose et surtout bah il me ramène petit à petit sur plein de coureurs qui ont explosé qui ont des soucis. Donc je gagne des positions en fait au fur et à mesure et après 4 km ensemble on rentre sur un groupe. Donc là je suis plus seul grâce à lui. Je suis au sein d’un petit ploton qui est vraiment sympa. Surtout que je me rends compte dans ce peloton là il y a des coureurs que je reconnais. des coureurs qui habitent près de chez moi, donc des coureurs qui courent dans les mêmes catégories que moi. Donc je sais qu’en terme de niveau, je suis dans un groupe qui roule un peu près à mon niveau. Donc c’est déjà un très bon repère. Sauf que du coup le coureur de Mayen, lui il en a pas fini pour sa remontada. Donc du coup il va continuer de rouler et le groupe bah ils vont le suivre parce que eux aussi ils ont pour objectif de revenir sur les groupes qui sont encore plus devant. Donc en plus, je le savais pas mais devant pas très loin, il y a le pleton giga principal là où ils sont hyper nombreux, plus d’une cinquantaine, voir même plus, et bien ils sont seulement à 30 40 secondes. Donc en fait ils sont pas si loin. C’est juste qu’and gravel bah tu les vois pas donc en fait tu te rends vraiment pas compte qu’ils sont pas loin. Donc heureusement que ce coureur de Mayen en fait il est en train de rouler. Il s’en fout lui. Il pose aucune question, il demande aucun relais, il roule. il est bien plus fort que tous ceux autour de lui. Et du coup, moi je me retrouve bah beaucoup mieux placé au sein de cette course. Je me retrouve de nouveau en fait un peu dans la course et pour le même effort bah je roule largement plus vite. Donc heureusement qu’il m’a remis dans la course, ça m’a vraiment sauvé je pense aujourd’hui. Donc je OK. Et d’ailleurs on continue la remontada. On aperçoit un nouveau groupe juste devant. un groupe d’une dizaine quinzaine de coureurs et plus les coureurs qu’on remonte au fur et à mesure sur le bord de la route parce que certes il y a beaucoup de coureurs FFC aujourd’hui mais il y a surtout beaucoup de coureurs qui ont jamais fait de gravel je pense et qui sont soit venus avec du matériel qui était pas forcément adéquate soit qui sont peut-être moins habitués qui on pris des risques et qu’on bah plié le matos crevé tout ça. Donc en fait il y a énormément de coureurs que j’ai doublé mais c’est ça se compte en dizaine parce que bah ils ont des problèmes mécaniques tout simplement. Donc tout ça réuni, ça fait que petit à petit, je remonte énormément de positions et bah forcément ça me donne beaucoup de motivation parce que tu te rends compte que tu reviens un petit peu dans le match et ça ça fait plaisir parce que quand tu pars aussi loin que ce que j’ai fait, je pense que j’en avais bien besoin. Mais par contre là, au moment où on revient sur ce petit groupe là, c’est dur, je dois m’accrocher parce que je sais que ce groupe bah il va être primordial pour moi. Il y a beaucoup de vent aujourd’hui et comme vous le voyez, les chemins sont énormément à découvert. Donc être à l’abri. J’essaie vraiment de jaoger aussi être dans la roue mais pas trop pour pas prendre de trous et plier le vélo. J’essaie vraiment de faire le compromis. Mais par contre vu que je connais le parcours l’avantage c’est que je sais que typiquement là bientôt il va y avoir une nouvelle difficulté. Donc même si ça devient difficile m’accroche. Je le sais c’est hyper important et surtout je sais que cette côte elle est beau et très difficile. Elle est pas très longue donc je peux m’accrocher. Je pourrais souffler dans pas très longtemps. Mission accomplie. Je bascule au sein du groupe et ça ça fait très plaisir. Surtout que dorén avant on a un groupe d’une trentaine de coureurs. Donc là ça devient hyper important d’y rester, d’y figurer parce que sauter ça voudrait dire perdre 30 places d’un coup. Donc ça serait terrible. Et surtout maintenant on va attaquer une grande transition. On va faire pas mal de routes ou de chemin très plat. Donc ça permet vraiment de souffler, se dire OK. Analyser un peu la situation de course aussi en se disant que bah en fait là je suis au bon endroit parce que certes à froid c’est facile à analyser mais sur le moment c’était hyper compliqué. Je me rends pas compte. Je sais qu’il y a beaucoup de coureurs devant, mais est-ce qu’ils sont loin ? Pour moi, ils étaient inatteignables alors qu’en fait, ils étaient pas si loin. Alors, on est en train de revenir petit à petit dessus. Donc, tout ça réuni, en fait, c’est hyper important à ce moment-là de se dire “OK, tout va bien, faut bien penser à manger, bien boire parce que c’est hyper important sur autant de distance et je le sais, dans quelques kilomètres, on arrive au ravitaillement. Donc, ça va être important de surtout pas louper le bidon.” Et dans tout ça, je suis tout de même un peu mal placé au sein de ce groupe, ce qui fait que quand il y a des cassures, je suis obligé de faire le boulot, prendre le vent un peu pour rien. C’est de l’énergie de perdu. Mais bon, c’est le jeu. Bon, les écarts forcément continuent de grandir. Il y a un groupe qui est 4 minutes 50 devant moi. Donc, je dirais que c’est l’un des pleutons principals. Ensuite, il y a un autre beau pleut à 330 devant moi. Donc là, encore une fois, bon, c’est un peu inatteignable. Par contre, à 1 minute 40 seulement, il y a vraiment un gros gros pleon. Encore une fois, c’est là que tu vois que ça court vraiment comme une course FFC. D’habitude sur les gravels, sur les cycles sportifs, c’est très esselé, très éparpillé, plein de petits groupes. Là, il y avait trois gros pleutons et c’est vrai que j’aurais vraiment dû figurer au sein du 3e. Bon, malheureusement, c’est pas le cas. Je suis dans le 4e ploton, mais ça y est, je suis dans un beau groupe, donc ça c’est cool. Je prends un nouveau bidon. C’est vraiment un véritable avantage d’avoir du staff sur le bord de la route. Pour moi, c’est la première fois de la saison et je peux vous dire que c’était primordial parce que bah 100 % des coureurs qui étaient autour de moi quasiment devaient avoir du staff parce que personne ne s’est jamais arrêté au Ravito. À ce niveau-là de la course, en fait, c’est impossible de perdre une minute pour s’arrêter un Ravito. Donc heureusement, j’avais du staff. Sinon, là, ça aurait été compliqué. De toute façon, on le voit, il y a des centaines de staffs qui sont dans la zone. Donc bon, voilà, c’était vraiment primordial aujourd’hui sur ce championnat de France. En tout cas, la bonne nouvelle à ce km 37, c’est que je suis remonté de la 200e place à la 92e place. Ça veut dire que j’ai remonté plus de 110 positions et ça c’est une très très bonne nouvelle parce qu’en gros là je suis remonté à une place qui grosso modo est un peu plus la mienne et non lié au placement comme au début de course où c’était catastrophique. Mais c’est vrai que petit à petit le coueur de Mayen il roule toujours à l’avant de notre groupe. Donc ça roule toujours très vite sur un bon rythme. Et en fait dans les grandes lignes droites au loin on aperçoit le gros pleton principal. Ils se trouvent environ à 1 minute 30 de nous. Mais ça y est, on les voit et c’est la première fois en fait de la course que moi je me rends compte qu’ils sont pas si loin que ça et qu’en fait c’est encore jouable de revenir sur ces positions. D’ailleurs, même si c’est les championnats de France et que le tracé est entièrement balisé, je pars toujours avec le tracé GPX sur mon coros du rat. Ça me permet d’avoir un coup d’avance au niveau des trajectoires mais aussi au niveau du dénivelé. Je sais quand les difficultés vont arriver et une fois dedans, je sais aussi combien de temps ça va durer. Ça me permet de bien mieux gérer mon effort. Et d’ailleurs, ça fait près d’un an que j’utilise ce coros du roi et vous êtes très nombreux à toujours me demander ce que j’en pense. J’en suis très content. Donc si jamais vous aussi il vous intéresse, je vous mets le lien dans la description ainsi que le code promo. Mais les kilomètres s’enchaînent et petit à petit ça devient tout de même un peu difficile. Franchement en terme de watts, je suis en train de tout péter mes records. Les watt sont quand même vachement élevés. Ça roule vite au sein de ce groupe. Donc petit à petit, je commence à faire l’élastique en queue du groupe. Donc les parties physiques, en fait, je perds un peu de terrain. Je suis un peu trop diesel en fait. Comme vous voyez, je suis qu’à 165 BPM. Pourtant, en fait, je suis trop en train de lisser l’effort, trop de gestion d’efforts. Je pense que j’ai peur de me faire mal et je pense que dans les prochaines échéances, en tout cas avec un niveau égal, je j’aurais été capable de me faire un peu plus mal, de prendre moins de risque avec en faisant l’élastique comme ça. Mais heureusement, à chaque fois, je réussis à rentrer dans les parties un peu plus simples car je dois impérativement éviter d’être seul. Mais un peu plus loin, après plus de 2 heures de course, il y a une belle grosse difficulté. Et là, je me fais encore une nouvelle fois avoir par mes souvenirs. Je pense j’ai voulu lisser parce que je le sais, c’est une côte qui va être dure. L’année dernière, j’avais beaucoup souffert dans cette difficulté. Donc, j’essaie de lisser en me disant “OK, ils partent fort mais ils vont ralentir.” Et là, en vrai, je pense que j’aurais pu suivre. Il roulait pas si vite que ça. J’aurais dû rester avec mon groupe. Ça m’aurait permis de d’aller plus loin en fait dans l’effort. Donc en fait, je les laisse partir, je saute. Heureusement, je suis pas le seul. Donc je vais me retrouver avec quelques autres coureurs mais je perds le groupe avec qui bah j’aurais pu gagner énormément de temps. Surtout dans un moment où on est en train de revenir sur le pleleton principal. On était plus très très loin. Donc eux peut-être qu’ils vont faire le jump, j’en sais rien. Moi, je me fais décrocher. Et certes, je suis un peu plus haut au cœur que tout à l’heure, mais je suis loin d’être au max. Mais vraiment, en fait, à ce moment-là de la course, j’ai vraiment trop peur. Il reste 100 km. J’ai trop peur d’aller trop loin dans l’effort et de pas réussir à finir dans un bon état en fait tout simplement. Donc je pense que j’ai pris un peu trop de sécurité mais c’est vrai que c’était tout l’inverse sur les autres courses gravel que j’ai fait en début de saison. Maintenant faudra que j’essaie de trouver un juste milieu l’année prochaine sur les prochains événements gravel parce que là c’est la fin de saison. Ça sera ma dernière cette année. Mais heureusement aujourd’hui, j’ai beaucoup de chance. À chaque fois que je me retrouve tout seul, il y a un mec comme tout à l’heure, le mec de Mayenne. Là, j’ai ce mec en vert qui va venir me prendre un gros relais. il revient derrière et il va me ramener sur ces deux trois coureurs et m’éviter d’être 100 % solitaire. Donc doré avant, on est dans un petit groupe de quatre coureurs. Donc ça c’est trop trop cool parce que du coup on est tous dans la même situation un peu critique de cette fait sortir du groupe. Donc on est tous en fait un peu près au même niveau. On va pouvoir tourner ensemble, prendre des relais et surtout bah il y a pas de compromis. On on est tous ensemble là. On n’est pas des adversaires, on est des véritables alliés à ce moment-là de la course parce que il nous reste encore beaucoup beaucoup de temps de course. 10 bornes plus loin, mon groupe à 47 secondes d’avance sur moi. Je vous parle même pas des autres groupes qui sont à l’avant. Il commence petit à petit à prendre le large. Évidemment quand tu te retrouves tout seul, tu roules beaucoup moins vite. Moi, de mon côté, je vais prendre une nouvelle fois un bidon, c’est idéal et je suis toujours aussi impressionné par le nombre de membres de staff qu’il y avait sur le bord des routes à distribuer des bidons. Belle descente, celle-ci, c’est la plus dangereuse, je pense, qu’il y a eu aujourd’hui. Surtout en terme de matériel, ça tape énormément. Donc moi, j’y vais très très molo. Le but, c’est vraiment aucun risque en terme matériel. Je veux pas crever. s’il vous plaît, je veux pas crever, je veux aller au bout et vraiment la jouer à la [ __ ] jusqu’au bout. Donc je prends pas de risque. Quit à laisser partir mes deux acolytes. Heureusement, je reviendrai sur eux un peu plus tard mais là vraiment sécurité au maximum. Je me rappelais qu’elle était galère. Doren avant, on peut dire qu’on a officiellement attaqué la deuxè partie de course, la partie la plus difficile parce qu’on va enchaîner les grosses difficultés comme ici ce mur à 20 % en gravel, je peux vous dire que ça fait très très mal et ça va pas être la dernière. Loin de là, on va vraiment enchaîner les montées, les descentes, ça va être difficile et c’est une partie où c’est tout de même important de garder bah de l’énergie. Donc je suis très content à ce moment-là d’être encore assez frais, on peut dire pour rouler courvenablement. C’est d’ailleurs à ce même moment que je me fait doubler par la catégorie d’âge suivante qui sont partis 2 minutes après. Mais je décide de pas les suivre parce qu’ils sont beaucoup trop rapides. C’est les meilleurs de leurs catégories. Si je les suis, je vais exploser le moteur. Autant sur route quand tu te fais doubler par les catégories suivantes, c’est hyper intéressant de prendre les roues parce que tu peux rouler beaucoup plus vite simplement. En gravel, c’est pas possible parce qu’en fait si tu les suis, tu es forcément obligé de forcer. l’abri est quand même moins abusé que sur route. Donc je les laisse partir. Et de toute manière, c’est à ce moment-là quand même qu’après 72 km, on est à peu près à 2h45, 3h de course que je vais avoir petit à petit un petit down. En fait, je commence à aller de moins en moins bien, je le sens. Je commence à à être un peu vaseux. J’en peux plus trop, j’ai plus envie de manger et surtout en terme de puissance, je vois que c’est en chute libre et je me rends compte évidemment je sais c’est quoi cette situation. C’est une situation que j’ai vécu sur beaucoup de cyclos sportives depuis le début de saison. Une situation que sur route j’ai réussi à neutraliser mais en gravel où on consomme beaucoup plus d’énergie. Et comme je vous l’ai dit là sur ces 3h je suis vraiment parti sur des bases très hautes au niveau de mes records pour vous dire je vais battre mon record de wat sur 4h30. Donc voilà, on est parti vraiment sur des grosses bases. D’ailleurs, on finit cette première partie de course avec près de 33 de moyenne alors que moi dans mes estimations, j’avais visé 30 au mieux. Donc là, on est très très bien et c’est à ce moment-là qu’on va attaquer le single giga technique. C’est vraiment l’endroit le plus compliqué du circuit. Je le sais, je le connais. Donc il faut faire hyper attention, bah de de pas casser le matériel ici parce que c’est vraiment l’un des endroits les plus techniques, mais surtout c’est un endroit où tu peux perdre beaucoup de temps parce qu’il y a des grosses grosses patates. Et d’ailleurs, je vais commettre une erreur. Je vais poser le pied à terre, pas le choix, j’ai roulé sur la racine. Bref, je dois m’arrêter et courir à côté du vélo. Bon, c’est une grosse perte de temps ici, mais je pense que je suis loin d’être le seul à avoir posé le pied par terre. Donc c’est pas grave vraiment faut pas s’affoler. De toute manière comme je vous l’ai dit étant donné que je suis un petit peu en train de m’écraser, ça me permet aussi de souffler, de relativiser un petit peu. J’ai pas de pression aujourd’hui. Voilà, je souffle et je me prends pas la tête. Par contre, au moment de remonter sur le vélo, le désavantage de rouler avec des chaussures de route en gravel, c’est que quand tu as plein de bouts dans les cales et ben c’est hyper compliqué de chausser. Donc là par contre, je perds un peu de temps. Mais pourquoi je suis en ceure de route en gravel ? Bah c’est parce que c’est primordial à ce niveau-là. En terme de répartition de la puissance, c’est beaucoup plus intéressant d’avoir des chaussures de route et en l’occurrence quand une course comme aujourd’hui où c’est que des coureurs FFC, je peux vous dire que le nombre de coureurs en chaussures de route est bien supérieur au nombre de chaussures de gravel. On continue dans cette grosse partie difficile avec un second mur de zinzin. Cette fois-ci je le monte en vélo. Ça fait très très mal. Surtout que bah on roule très très doucement. Heureusement, bah j’arrive à garder tout de même le rythme et surtout à à me battre avec moi-même pour pas poser pied par terre, ne pas abandonner finalement parce que à ce moment-là, il y a vraiment moyen de perdre beaucoup de temps. Donc je reste concentré et j’essaie de maintenir tout de même des watts. Et c’est vrai que même si je suis en train de m’écrouler, comme je vous disais tout à l’heure, je suis bien meilleur dans cette gestion de crise, je pense. C’est-à-dire que avant en début de saison, quand je m’écroulais typiquement à Valkenberg, la course était terminée. J’étais vraiment malade. J’étais vide, j’avançais plus à rien, je mettais plus aucun watt. Là, je le sens, je suis en down mais je gère la situation. C’est-à-dire que même s’il y a un peu moins de wat, je suis tout de même capable de sortir plus que de la zone 2. Donc en fait ça va. C’est pas si terrible que ça. C’est aussi le fait de me retrouver seul mentalement. C’est pas simple mais je suis quand même en train de plutôt bien m’en sortir. Allez Quentin de l’eau pour vous donner les écarts de temps dorénavant autour du 80e km il y a un gros groupe à 13 minutes devant moi à 10 minutes et surtout un groupe qui aurait été un peu près accessible pour moi à 340 devant moi. Les écarts forcément sont de plus en plus impressionnants. Plus le circuit va être difficile sur cette deuxième partie, plus les écarts vont être conséquents. Et on le voit parce que les groupes sont de plus en plus petits. Les groupes le tons c’est fini doré d’avance c’est plein de groupes de 5 10 coureurs maximum. Il y a du coureur absolument partout sur le parcours et ça pour le coup ça peut que m’avantager. Mais c’est vrai que c’était quand même impressionnant le nombre de coureurs qui ont eu des problèmes mécaniques là comme par exemple ici à droite des coureurs qui étaient en train d’essayer de réparer. Et bien comme sur toute course gravel, c’est vrai que ça fait vraiment partie de la course. Pour l’instant tout va bien pour moi et j’espère que ça va continuer comme ça. On va attaquer une nouvelle difficulté. Et celle-ci, elle est aussi terrible parce que ça commence, ça monte progressivement progressivement et après on arrive dans des pentes qui sont juste dingues. Et là pour le coup, tous les coureurs autour de moi vont descendre du vélo, monter à pied et moi je me mets le petit challenge tout de même rester sur le vélo. Déjà, j’ai pas les chaussures adaptées pour courir mais surtout parce que ça fait gagner énormément de temps. En plus de ça, la dernière, j’avais réussi à la monter donc ça me ferait plaisir de réussir à la monter aussi en vélo aujourd’hui. Et au final, je vais y arriver non sans mal parce que vraiment ça monte de zinzin. C’est vraiment des pendentes qui sont dingues. Mais là du coup, j’ai gagné beaucoup de temps sur les adversaires autour de moi. La dernière, c’est ici que je suis tombé. On va faire attention du coup en terme de durée là, on vient de dépasser les 2h45. Il y a 2 semaines à la 66°gr sud, j’avais déjà crevé là. Donc là, à de maintenant, on a été plus loin qu’à la 66°gr. Comme je vous l’ai dit, cette deuxième partie de course, elle est très très difficile et on enchaîne avec une autre difficulté. Celle-ci, je m’en souvenais pas. Pour le coup, elle m’a bien surpris. Je suis vraiment dans un moment de la course où je suis au plus mal. C’est vraiment le moment le plus difficile pour moi. C’est dur là physiquement, mentalement, la durée, la tête. Allez. [Musique] Oh enfer. Allez Quentin, allez Quentin ! Allez Quentin ! Allez [Musique] allez ! Allez allez ! Allez allez ! Allez Quentin jusqu’au bout ! Heureusement, vous étiez là même perdu au sein de la forêt pour m’encourager et ça, ça m’a redonné beaucoup de sourire et ça aide vraiment en fait ce genre d’encouragement parce que quand tu es tout seul dans la nature, je peux vous dire que c’est pas simple, ça m’a redonné un petit coup de boost et ça fait vraiment plaisir. Maintenant, j’ai qu’une hâte, c’est d’arriver au prochain ravito pour récupérer de l’eau. Effectivement, vu que je me sens un peu malade, j’arrive plus à m’alimenter. Je n’arrive plus à boire ma boisson qui est sucrée et je veux absolument de l’eau en fait pour un petit peu me rincer, me reset en fait. Donc là, j’ai trop trop hâte d’arriver au ravito dans quelques kilomètres. D’ailleurs, ça y est, on arrive au ravito. Je me suis fait un nouveau copain. D’ailleurs, il avait perdu ses bidons dans une descente. Donc, je lui propose de lui passer mon bidon de sirop que de toute façon, je n’arrive plus à boire parce que j’arrive dans quelques centaines de mètres au ravitau et je vais pouvoir récupérer un second bidon. Donc lui, il était refait, il repart pour la suite de la course et surtout ça me fait un acolyte avec qui bien m’entendre. Moi, je récupère mon bidon d’eau. Là, je ralentis beaucoup. Je prends aucun risque. Je veux absolument ce bidon. Et là, ça fait un bien fou parce que bah je peux boire et c’est hyper important sur ce genre d’effort. Vous vous en doutez bien parce que j’étais totalement en train de me déshydrater en fait à ce moment-là de la course. Certes, pas m’alimenter, ça peut tenir jusqu’à l’arrivée. Par contre, ne pas m’hydrater, ça ça aurait été catastrophique. Donc heureusement, encore une fois, j’avais du staff sur le bord de la route. Ça m’a permis de continuer sans m’arrêter parce que quand tu t’arrêtes, tu perds une minute brute. Là, bah, je perds absolument aucun temps. Dorén avant, je serai avec mon acolyte et là on va pouvoir tourner parce que bah à ce moment-là de la course comme je le disais, on n plus du tout des adversaires, on est des alliés pour se ramener le plus rapidement possible jusqu’à l’arrivée. Il nous reste encore plus de 40 km à parcourir. Et là, on va se retrouver dans une petite portion full bout. Et là, je suis très très content d’avoir fait ce choix de pneus. Évidemment là, j’aurais galéré avec des semilick, même si ça représente qu’un toute petite partie du circuit, vu que j’ai pas de pression aujourd’hui. Bah, le fait d’avoir des pneus adaptés pour cette partie-là, c’était vraiment plaisant. D’ailleurs, mon collègue a un petit peu galéré à me suivre dans cette partie là parce qu’il avait peut-être pas des pneus aussi adaptés que les miens. Et moi, petit à petit, grâce à l’eau, je vais vraiment beaucoup beaucoup mieux. Je le sens, mon énergie est en train de remonter, mon moral aussi et les wattes commencent eux aussi à remonter. Et ça, ça fait extrêmement plaisir sur cette fin de course. C’est la première fois que quand je fais ce gros down, j’arrive à me ressaisir et finir bien. Et vous allez voir que sur cette 4e heure, je vais être extrêmement bien. Vraiment, je me sens comme neuf et ça, c’est juste trop bien. Ce qui signifie que en fait, j’avais surtout besoin de m’hydrater. Donc, dans les prochains événements qui sera donc la semaine prochaine à la Coupe du monde, je partirai avec de l’eau afin de pouvoir m’hydrater et ne pas reproduire ce schéma. Et je pense que ça corrigera ce petit défaut, ce petit down qui a duré 45 minutes, 1 heure parce que là vraiment je me ressens comme neuf et ça va extrêmement bien. Donc là, on va voir une grande partie de route. Franchement, c’était long, 10 15 km je pense. Donc déjà, ça permet d’enchaîner les kilomètres, de dérouler beaucoup plus rapidement que dans les chemins, ça fait pas de mal. Et surtout bah, vu que je suis avec un collègue, on va pouvoir tourner tous les deux, on prend des relais. Donc c’est plutôt cool. C’est beaucoup plus simple que quand on est seul. Surtout quand tu vois le vent qu’il y avait aujourd’hui. Moi, j’ai espoir de revenir sur le groupe qu’on aperçoit au loin. Je sais pas trop si on y arrivera mais c’est l’objectif. Sauf qu’au final, je me retourne et je me rends compte qu’il y a un gros peloton d’une quinzaine vingtaine de coureurs qui va nous rattraper. Donc à ce moment-là, je préviens mon acolyte, on roulait autour de 33 km/h quand on se retrouve avec le groupe. Ça passe à plus de 37 km/h. Donc autant vous dire que le gap, il est immense. En fait, je me suis retrouvé dans un groupe de catégorie d’âge plus élevé. Donc, c’est des coureurs qui sont très forts mais qui sont partis plus tard que moi. Donc, c’est pour ça que là, il roule extrêmement vite. Et grâce à ça, je vais pouvoir parcourir plus de 6 km à très haute vitesse avec eux. Ce qui me permet d’avancer petit à petit jusqu’à l’arrivée bien plus rapidement que si j’étais resté en duo avec mon acolyte. Malheureusement, j’ai beau aller beaucoup mieux dans la côte, je suis obligé de laisser partir le groupe, tout simplement parce que je suis avec les meilleurs de leur catégorie d’âge. Donc ils ont quand même un niveau qui est supérieur au mien, je pense. Donc je les laisse partir. Je sais pas si j’aurais pu me faire encore un peu plus mal et rester au sein de ce groupe. Encore une fois, je lisse l’effort à 170 BPM. Peut-être que j’aurais pu et que j’aurais dû me faire un peu plus mal pour rester au sein du groupe. Surtout quand tu vois que c’était extrêmement roulant la dernière partie de course. Mais c’est vrai que encore une fois, je décide de lisser l’effort. On est tout de même à 4h15 de course. La gestion est pas si simple. Je suis déjà hyper content de ce regain d’énergie et surtout je vais vraiment en profiter. J’ai beau être seul dorén avant, je pars pour un contre la monte solitaire. Il me reste grosso modo 20 km à parcourir. Si je reste sur ce rythme là, ça signifiera que je terminerai en moins de 5h l’épreuve. Sachant que je pensais terminer en plus de 5h30, ça serait juste génial. Donc maintenant, mon objectif personnel, c’est de finir sous la barre des 5h et c’est jouable. Donc c’est pour ça que je veux vraiment partir sur un mode chrono. Je suis tout seul, il y a personne entre guillemets devant, il y a personne derrière. J’ai pas vraiment de place à gagner mais c’est vrai que ça me donne un objectif et ça me permet de me dépasser. D’autant plus que j’ai doré avant les jambes pour rouler vite. Donc je peux me le permettre. Je roule vite, je donne tout ce que j’ai pour aller chercher le meilleur temps possible et par conséquent le meilleur résultat possible. Et d’ailleurs, je le savais pas mais derrière moi, il y avait un gros groupe énorme. Donc si j’avais pas roulé vite comme je l’ai fait là, je me serais fait doubler et j’aurais perdu beaucoup de position. Tu mal le pétard. On va avoir une dernière grosse difficulté ici. C’est la dernière côte du parcours. Alors, elle est sur route mais qu’est-ce qu’elle était difficile. C’était long, ça a fait mal. Mais je suis trop content parce que je vois les watt qui passent bien au-delà des 200, 300, même 400 W. Je me sens vraiment très très bien et ça encore une fois c’est le gros truc que je vais retenir de cette course. Je vais faire cette 4e heure dans des très très bonnes conditions comme ça a été rarement le cas voire c’est la première fois. Je vais battre mon record sur 4h30 d’effort voire même sur 5h. Donc tout ça réuni, ça fait que c’est plein de bons voyants, de bons facteurs pour l’année prochaine, plein de repères aussi. Et je dis l’année prochaine, mais dès la semaine prochaine, j’ai mon gros et dernier objectif de la saison sur ma dernière compétition à la Coupe du monde que je vais parcourir sur route en Italie. Ça sera hyper important pour moi et j’espère que bah je pourrais appliquer tout ce que j’ai appris durant la saison afin de me qualifier au championnat du monde. En tout cas, moi je continue de rouler vite et le petit bonus, c’est que sur cette fin de parcours, on est sur le même circuit que les 120 km. Donc ça veut dire qu’en fait je suis en train de rattraper certains coureurs du 120 km. Donc oui, je gagne pas de position sur mon classement mais tout de même ça me donne des objectifs, des points de mire que je dois aller chercher. Donc je me donne pour objectif de revenir sur le courant qui est devant moi puis je vais faire pareil sur celui d’après. Et donc je me donne toujours des objectifs et vraiment là je suis sur un contrôle à montre. Je sais que ça va être serré pour passer sous les 5 heur ça va jouer à pas grand-chose. Donc je continue de me battre. Il faut absolument que je roule au-dessus de 30 de moyennes. C’est la première fois que j’ai des armes comme ça. Après autant de temps de course. Je me sens super bien. Ça y est, on plonge dans le dernier chemin de ce gravel fever, de ces championnats de France, ces premiers championnats de France, cette première édition et je roule du coup à fond. Je veux aller chercher ces 5 heurs. Donc c’est trop cool parce que je me rends compte que ça va le faire. Ça va être juste mais ça va le faire. Et moi du coup de toute manière bah je me bats aussi pour bah le classement. Encore une fois, il y avait un très très gros groupe derrière, j’en avais pas du tout conscience, mais du coup, j’ai bien fait de rouler vite jusqu’à l’arrivée. Au final, je vais franchir cette ligne au classement général, toute catégorie d’âge confondu en 142e position sur 550 coureurs. Donc c’est quand même pas trop trop mal. Et si on regarde uniquement la catégorie 1934, on était environ 200 au départ et je termine en 85e position. Donc c’est pas mal. Franchement, je suis content. Je savais pas quoi viser parce que je savais même pas combien on était au départ. Ici, je fais mieux que top 50 %. C’est pas incroyable. Je pense que j’ai fait quand même une grosse grosse erreur en début de course en laissant partir les groupes. En fait, j’aurais dû rester au sein des groupes. C’était vraiment une course FFC, c’était bien différent des cyclos sportifs habituels et je pense que je me suis fait piéger par ça. Voilà, j’ai fait une grosse erreur mais je le saurai doré avant. Je pense que je ferai beaucoup plus attention sur les prochains événements l’année prochaine. D’ailleurs, l’année prochaine, je vous réserve de très très grosses choses. J’ai grosses annonces à vous faire très prochainement sur ce qui se passera en 2026. Donc restez connecté, je vous dis rien mais ça arrive très très bientôt. Et après 146 km, j’arrive sur le site de la Manu, donc le point de départ et d’arrivée de Gravel Fever. Je bascule et ça y est. Là, faut pas prendre trop de risque parce que c’est un petit peu technique. J’aurais pas kiffé arriver là pour la gagne, sincèrement au sprint dans un groupe. Je suis bien content d’être seul parce que c’est hyper technique. Donc voilà, je suis seul mais je fais quand même le sprint. Je m’en fous franchement. Là, je suis plus dans l’effort personnel, le record personnel que bah la place parce que de toute façon, il y a pas grand monde devant, pas grand monde derrière. Pour l’anecdote, il y avait quand même trois mecs de ma catégorie à moins de 10 secondes devant. Donc, j’étais pas loin de gagner quelques petites positions qu’ aurait fait plaisir, mais c’est pas grave. Ce qui compte, c’est que j’ai vraiment tout donné aujourd’hui. J’ai battu mes records de puissance. J’ai battu de loin l’estimation que je m’étais faite de ma durée de course. Je passe sous les 5 heures. Et en terme de résultat, c’est plutôt sympa parce que quand tu vois le niveau qu’il y avait aujourd’hui, terminé 85e, sachant qu’en plus il y avait plus de 20 professionnels. Donc voilà, je suis très contente tout de même. Je vous laisse avec mon débrief faudo. Ça va ? Ouais, ça va. Tu es content ? Bah je suis content parce que en fait j’ai eu un gros down entre 3 et 4h. J’étais rincé malade comme d’hab quoi. Sauf que de 4 à 5 trop bien. Genre jambe de zinzin et tout genre dès que tu m’as donné l’eau. Coup je me suis fait plaisir. La dernière heure là j’étais j’ai pu jouer un peu. Ce qui fait que du coup bah j’ai pris un peu plus de plaisir et en plus bah vu les groupes qui étaient juste derrière là j’ai économisé pas mal de place en finissant sérieusement quoi. Pouvoir se placer sur leur match. Et mesdames messieurs, on va vous demander toutes et tous de bien J’espère que cette vidéo vous a plu. N’oubliez pas de vous abonner si c’est le cas comme ça vous ferez partie de l’équipe. Et aussi n’oubliez pas de liker la vidéo, c’est toujours aussi important. Je vous dis à la prochaine.

15 Comments

  1. Bravo Quentin !!! 85e sur 200 c'est déjà une belle performance et puis prendre le départ en compagnie de pros comme Romain Bardet, ça doit faire super plaisir…

  2. Super vidéo!! Tes vidéos Gravel me font vraiment kiffer! Je me demandais; je fais de la route et les qq cyclo Gravel que t’as fait tt au long de la saison me font pas mal envier. Je me demandais si juste acheter une paire de roue Gravel irait mais du coup sur un cadre route, qu’es penses tu? Et là commu vous en pensez quoi? Pour éviter l’achat du gravel…

  3. bravo Quentin , cette année tu as bien progressé , tu as pris de la caisse et ça tu en tireras des bénéfices dans le futur. T'as bien amélioré ton endurance et ta gestion des courses , je pense que l'an prochain tu vas grave carburer , merci à toi pour les vidéos.

  4. Incroyable Quentin, première fois qu'on te voit si performant sur la fin d'une course aussi longue ! Vraiment très prometteur pour la suite si ce problème récurrent est enfin résolu, ça va envoyer l'an prochain !

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