L’ANEB et la Métropole vous invitent à découvrir le documentaire “Hydros – L’EAU, Cycle de la Vie” ce mardi 30 septembre 2025 de 15h30 à 17h30, au Pharo, siège de la Métropole Aix-Marseille-Provence, à Marseille.

Deuxième conséquence de l’imperméabilisation, c’est que bah ça recherche pas les NAP. le dérèglement climatique et les problèmes de l’eau sont arrivés d’une vitesse et d’une violence euh ça a été incroyable quoi. La sécheresse qui perdue aujourd’hui est sans précédent dans le département. Les gens ont été affectés et on leur donnait la solution de passer à l’action. Ça a été pour certains une délivrance. et pour d’autres des prises de décision assez fondamentales parce qu’ils sont aujourd’hui moteurs de cette dynamique sur la ville d’ne. une moins bonne absorption de l’eau quand il pleut parce qu’il y a de la bétonisation. On a des sols qui sont plus capables de retenir l’eau et des végétations qui sont pauvres. Donc ces trois éléments réunis. Il y en a probablement quelques quelques autres. notamment, on a divisé le nombre de zones humides par deux sur le département, ce qui est fait partie des éléments structurants pour le cycle de l’eau. Et on a souvent aménagé beaucoup les cours d’eau de sorte à ce que si un jour on a un épisode sévenol avec un une forte quantité de pluie qui tombe sur sur une toute petite durée, on a envie que ça fasse que ça parte vite à la mer pour éviter les les inondations. Bah du coup le fait d’avoir aménagé On peut jouer un rôle dans le cycle de l’eau. Euh moi je suis convaincu maintenant qu’on peut le faire avec la plantation d’arbres, de et cetera en modifiant un petit peu la manière dont on travaille le sol, quelle que soit notre profession et quel que soit notre rôle comme maire ou comme agriculteur. Et et je pense qu’on peut cultiver la pluie, cette idée que on peut faire revenir de la pluie. Voyez des herbes vertes cultiver la pluie. cette questionlà en les approfondissant, en essayant de les documenter euh par ce que la science en dit, par ce que le savoir populaire en dit, par les intuitions des uns et des autres, que que j’en suis arrivé à cette à cette formulation des choses que l’eau se cultive. Elle se cultive à partir des plantes et comme les plantes se cultivent à partir du soleil et ben il nous faut apprivoiser le soleil. Pour cultiver la pluie, on peut jouer localement, on ne va pas faire des révolutions, mais on peut déjà arrêter les détériorations que l’on a créé. En fait, en ayant des bonnes pratiques, on peut jouer sur le cycle de l’eau et sur l’évaporation. du carbone et on améliore le cycle de l’eau. [Musique] la valeur de l’eau pour l’individu, on est composé enfin je sais plus à 80 % d’eau et cetera. Enfin du coup, c’est de recréer de la valeur sur des choses qu’on est habitué à avoir au quotidien. Donc en fait le coercitif, le problème c’est que les gens il là ils sont ils en ont marre en fait. Plus ça va moins les gens ont un effet de voix. On voit bien dans les manifestations et cetera que du coup elles sont sans cesse réprimée, enfin sans cesse donc ils ont un manque d’emportmot et cetera et que là une coercition en plus, c’est-à-dire voilà augmenter encore les tarifs, bah à un moment donné ça passera plus parce que justement il n’y aura pas de reconnaissance de l’individu en tant que tel et de l’individu en tant que ben personne qui peut aussi faire partie de la solution. C’est pas le prix de l’eau qui a eu une influence, mais c’est surtout la notion de ressources euh indispensable euh à l’échelle de la ville, à l’échelle du pays, euh de ressources tellement importantes que de d’y faire attention, de la conserver, c’était c’était très enrichissant pour moi. et c’était un retour sur sur l’effort, sur l’investissement que ça représentait qui était génial. Pour pouvoir maintenir cette considération en commun autour des enjeux de l’eau, il est nécessaire de convoquer l’énergie et la force de la démocratie. Il est nécessaire de faire en sorte que tous ceux qui agissent se servent utilisent euh ont besoin de l’eau, puisse se retrouver autour d’une table et débattre ensemble de la manière dont ils seront capables de accéder à l’eau, utiliser l’eau, vivre avec l’eau de manière harmonieuse, non seulement avec l’élément lui-même, mais avec tous les autres qui l’utilise. C’est ainsi qu’il faut que partout la question de l’eau puisse être débattue entre les représentant des citoyens, les usagers de l’eau, les industriels, les agriculteurs, les associations environnementales qui portent la parole du vivant. tout ce qui permet de de de débattre, d’échanger sur la manière dont on est capable de profiter de l’eau sans nuire à l’équilibre global du biotope dans lequel nous nous trouvons. Si on veut développer, il va falloir montrer aux citoyens que finalement avoir une place de parking de moins, bah c’est pas si grave. Il va falloir démontrer aux agriculteurs que mettre en place des couvertures végétales et replanter des arbres, peut-être laisser une petite zone de son de son terrain pour recréer une zone humide. Il faut montrer que tout ça ce n’est pas un problème, c’est une solution. On a tous écouté l’histoire du colibri de Pierre Rabi et et je crois que par contre il faut la dépasser maintenant cette histoire là. Je pense qu’il faut maintenant que le colibri change complètement sa façon de voir les choses et le colibri, il faut qu’il aille se servir de son bec pour piquer les fesses de tous les gros animaux qui sont dans la clairrière pour que tout le monde se lance dans un projet beaucoup plus fort. Moi je pense qu’il est là le rôle aujourd’hui. Enfin en tout cas c’est le rôle que j’ai envie de de mener. Alors pas tout seul évidemment mais vraiment c’est ce changement d’échelle qui nous motive aujourd’hui et puis si on a des échecs et ben on on recommencera encore plus fort la prochaine fois. C’est pas un problème. L’eau, si on continue sur le chemin sur lequel on est, on part, on part plus sur une crise majeure ou une un dictate de l’eau. Le dictacle de l’eau, faut pas y arriver à ce stade là parce que vraiment ça va faire souffrir du monde. Sébastien qu’un politique aujourd’hui qui continue à urbaniser comme on le faisait il y a 30 ans en arrière, qui ne vétalise pas, qui ne réfléchit pas agroécologie sur son territoire est un inconscient. Il est en train de mettre un pistolet sur la tempys. Actuellement, le focus, il est mis peut-être trop euh sur une forme d’économie, de restriction, de euh de sobriété. Non pas que c’est pas important, c’est important, mais euh j’ai tendance à à dire économiser l’eau dans le désert, ça va pas transformer le désert. Et l’enjeu là, c’est de transformer le désert, c’est de régénérer des surfaces qui sont en train de se de se désertifier. C’est le cas actuellement dans une partie du sud de la France et de l’Europe. [Musique] L’eau pour moi est un de mes hobbits. je l’appelle molécule intelligente. par exemple quelque chose qui me qui dépasse mon entendement et que c’est c’est carrément caractéristique du des mondes civilisés modernes qui se disent civilisés modernes de mettre de l’eau douce potable dans les toilettes. La plupart des gens quand on ouvre le rodinet ou quand on tire la chasse d’eau ou quand on se brosse les dents, enfin voilà, on on tout ça s’évacue et puis on sait pas trop où ça part. Euh tout ça part dans un réseau d’assainissement qui est qui est enterré euh et qui lui vient se déverser dans les stations d’épuration où cette eau est retraité. Nous derrière notre métier c’est d’entretenir ces réseaux pour que les écoulements se fassent correctement. Je m’appelle Fabriel. Je suis le directeur technique de la brasserie licorne à Saverne où nous brassons 1 million de d’hectolitres par an. Aujourd’hui donc on consomme 3,5 L d’eau pour fabriquer 1 L de bière et notre objectif est de passer à 3 L d’eau pour 1 L de bière fabriquée. On a pris conscience des mètres cubes rejetés et on s’est dit c’est pas possible, cette eau paraît claire. euh propre, il est sûrement euh il y a sûrement quelque chose à faire à y mettre un levier pour la réutiliser, pour lui donner un autre rôle. Et c’est ce qu’on a fait, on a retour mis en cause et on a réussi à économiser quasiment 90000 m³, soit 27 % de notre consommation annuelle. Quand on a construit notre nouveau bâtiment, notre nouvel atelier, on a regardé pour faire un bassin où on récupérait toutes les eaux pluviales du site qui finalement se déversent à nouveau dans la nature. Donc là, on a mis en place des canalisations, un bassin de de 1200 m³ qui reprend toutes les eaux de toiture, toutes les eaux des voiries, même les surfaces qui ne sont pas forcément revêtues. Ensuite, on les réutilise dans les hydrocureurs et dans les balayeuses pour tout simplement éviter de prendre de l’eau potable pour nettoyer des conduites d’assainissement et nettoyer des routes, ce qui est un peu un bon sens quoi. Le bassin de récupération d’eau pluviale là qu’on a mis en place nous permet environ suivant le type de chantier qu’on fait mais une économie de de 7000 m³ d’eau par an, ce qui est quand même très important. À ça s’ajoute l’économie d’eau qu’on fait avec le recycleur. On peut économiser entre 10 et 80 m c d’eau par jour suivant les chantiers qu’on a réalisé quoi. Nous sommes industriels dans dans ce qu’on appelle l’industrie extractive. Donc la production de de granulas. Les granulas euh c’est quoi ? Ben, c’est des matériaux qui vont servir à faire du béton et du béton prêt à l’emploi pour la la construction de bâtiments. L’eau est recyclée à 97 %. Toutes les autres pluies, toutes les autresellements sont collectés. Donc on voit sur le fond du site, on a le point zéro de tout le site complet. Donc l’eau qui ruisselle depuis le sommet est collectée. Les fuites ou de l’installation vont au point zéro. Elles sont pompées et envoyées dans le clarificateur. Les boues vont être concentrées dans le fond du clarificateur et l’eau propre va déborder. Elles vont aller dans notre bac de pompage qui va être raspiré pour utiliser pour le lavage des granulass. Donc là, ça nous a fait gagner un/ers vol d’eau. Donc en fait en gros, des 200 m c on était un peu plus de 120 130 m c réel. Pourquoi ça va pas plus vite ? Il se passe des choses quand même, il se passe pas rien. Simplement, on a l’impression que le rythme de l’action est insuffisant par rapport à l’urgence climatique. Il y a une dynamique mais il faut l’accélérer. C’est effectivement avoir une conception dans les différentes politiques du fait que on doit favoriser le bon fonctionnement du cycle de l’eau pour pouvoir continuer à en disposer à la fois pour les activités et pour le vivant dans toutes ces composantes dans un contexte où va être ça va être de plus en plus dur avec le changement climatique. C’est ça l’enjeu. Les agences de l’eau, elles aident à faire avec leurs outils notamment pour l’existant en finançant la réduction de l’impact de l’existant. Mais la responsabilité des pouvoirs réglementaires de tout niveau, état et collectivité, autorité décentralisée, c’est de pouvoir y veiller aussi pour tout ce qui est nouveau, nouvelles activités, que ces nouvelles activités intègrent bien tous ces enjeux du cycle de l’eau. La paix est absolument une valeur commune. Humaniser l’humanité revient à maîtriser la déshumanisation. C’est entre autres sortir de la logique du marché. Aujourd’hui, le monde est un peu guidé par la logique du marché euh qui est le monde capitalistique, on va dire ça comme ça. Et ce monde euh travaille, on peut le dire ainsi, travaille à la destruction de l’humanité, à la déshumanisation de l’humanité, que ce soit par la réification, que ce soit par la chosification et que ce soit même par la pu destruction parce que la réification va être une transformation de l’humanité, la chosification va être une négation de l’humanité, mais il y a aussi la destruction. pure. Ça c’est dangereux parce que il y a la perte de la dignité humaine. Ce qu’il faut tenter de faire, c’est d’introduire un peu d’éthique dans le marché. C’est introduire les droits de l’homme dans le marché pour sortir de la logique de la concurrence. Pourquoi eau, carbone, biodiversité sont toujours liés dans tous les écosystèmes, on a ces questionsl parce que l’eau, il y en a absolument besoin pour tous les êtres vivants, le carbone aussi. Et en fait, les êtres vivants sont un peu des miraculés d’un d’un système, c’est-à-dire de la vie, il y en a pas partout. Et l’être vivant, il va tout faire pour essayer de maintenir un milieu qui lui soit favorable. Et en fait ce qu’on observe partout sur Terre, c’est que une des choses importantes, c’est d’arriver à conserver l’eau dans le dans les écosystèmes. Le carbone, en règle générale, il y en a dans l’air et donc ce n’est pas il y en a dans l’air, il y en a dans l’eau. C’est pas un problème majeur. Par contre, la question de l’eau est une question absolument fondamentale. S’il n’y a pas d’eau, il y a pas de vie. Et donc les les écosystèmes, les êtres vivants vont faire tout ce qu’ils peuvent pour essayer de conserver l’eau autour d’eux. Une rivière, c’est un milieu naturel. Un milieu naturel qui est en constante évolution. Dans une rivière, on a l’eau superficielle, l’eau qui s’écoule dans le lit visible de la rivière. Mais on a aussi euh l’eau associée à la rivière, la nappe alluviale ou nappe d’accompagnement euh qui a un rôle très important dans le fonctionnement de la rivière, dans la gestion des des débits de cette même rivière. Le globalement en hiver, le la rivière déborde. Du coup, elle vient réalimenter la nappe alluviale. Et l’été, c’est l’inverse en fait. la rivière, le niveau baisse et c’est la nappe alluviale qui par infiltration revient alimenter la rivière pour soutenir le débit. L’eau de la rivière, elle sert à beaucoup d’usage. On pense tous à l’alimentation en eau potable de façon quasi naturelle et immédiate. Ça sert aussi de d’irrigation pour l’agriculture. Mais dans une vallée comme les vallées de montagne et comme ici la vallée de larve, il y a aussi la la pente que la rivière a et qui lui donne de l’énergie, une énergie qu’on peut utiliser pour l’industrie. une rivière. Malheureusement, ça a aussi servi de chasse d’eau ou en tout cas d’évacuation des déchets et des eaux usées. On estime à peu près à 400000 habitants le nombre de personnes présentes dans le bassin versant de l’arve, c’est-à-dire toute la surface de terrain dans laquelle toutes les gouttes d’eau coulent vers la rivière. Finalement finissent dans la rivière Harve. Il y a un un usage ou une fonction de la rivière qu’on a pas toujours bien pris en compte et que nous on essaie aujourd’hui les élus du SM3A essay de promouvoir, c’est la vie, les milieux liés à la rivière, milieu de vie, milieu de biodiversité, les espèces animales végétales qui profitent de l’existence d’une rivière et de la rivière et de ce qui est associé à la rivière, par exemple les zones humides. La réponse en fait, elle est de changer de logique. Je vais avoir une vision globale, systémique de l’ensemble faisant sa place à la nature, à la biodiversité. Et je vais rentrer autour de ça dans une logique coopérative plutôt que dans une logique de confrontation et de partage du gâteau. Si vous une logique partage du gâteau, à la fin tout le monde est perdant. Si vous êtes dans une logique de coconstruction d’un projet collectif pour le bassin versant en entendant tout le monde, en partageant tout le monde et en essayant de changer les choses et la manière dont même le bassin versant est joué, il y a des chances qu’on y arrive. C’est pas gagné hein parce que il y a des endroits le quand on voit que le climat a tendance à se tropicaliser quelque part avec ces événements extrêmes de plus en plus extrêmes périodes de plus en plus fréquentes, les facteurs de tension, ils vont ils vont plutôt s’accroître hein. Donc c’est pas gagné. Mais c’est quand même la seule solution. En fait, si on se passe pas dans la systémie du de la nature et ben du coup on est soit au-dessus soit en dessous mais souvent c’est on est au-dessus. On va parler de protection de l’environnement comme si nous en tant qu’homo sapiens on allait protéger l’environnement. Donc on a toujours une position supérieure à cet environnement, cette nature et cetera. Donc déjà euh de on on travaille là-dessus sur la façon d’être en lien avec la nature, de faire système avec la nature ou pas et donc du coup de de enfin voilà de de faire avec, de s’adapter, de s’approprier cette nature, de la comprendre et en la comprenant, on se comprend nous-même puisqu’on en fait partie. Je m’appelle Apoline, je suis étudiante encore en fin de master en géoscience à l’ENS de Paris. Je montre un projet de recherche autour de la pollution plastique. Ce que je trouve absolument fascinant dans l’étude du plastique, c’est que c’est un matériau qui est complètement humain, qui dans notre imaginaire est séparé de ce qu’est la terre qu’on te représente plutôt comme étant la nature indépendante de l’humain. Et en fait ce plastique aujourd’hui, il est partout. Si on considère que le plastique c’est un objet qui est dangereux pour l’environnement et pour la nature, bah il y a absolument aucune raison d’en fabriquer et d’en mettre dans nos maisons. Euh si on considère qu’on a que la planète c’est un unique ensemble et que il y a pas nous et puis notre salon et puis le reste ailleurs. Ce que je trouve très intéressant et presque bizarre, c’est à quel point on a intégrer le fait qu’on avait le réseau d’eau potable et la rivière de fait polluer avec une eau non potable telle qu’elle. Et finalement, ça crée une espèce d’idée que nous on arrive à se protéger en ayant notre réseau d’eau potable à côté. Et finalement la pollution c’est un peu un problème plutôt pour les poissons et les plantes. Donc c’est un peu triste pour eux mais je pense pas qu’ enfin j’ai l’impression que on se sent pas forcément toujours très menacé par cette pollution là des rivières. Aujourd’hui, il y a de plus en plus d’eau potable qui se retrouvent porteuses de polluance éternelle et avec des problèmes de potabilité. Il nous faut absolument prendre cette question de l’eau aussi par la santé qui elle aussi est un bien commun. Qu’est-ce qui fait qu’on ne fait pas ? Alors, il y a plusieurs raisons. Il y a des raisons qui sont liées à ce que des gens gagnent beaucoup d’argent grâce à ces pratiques. Et évidemment, ils ont absolument aucune aucune envie que ces pratiques s’arrêtent parce que ça leur rapporte beaucoup. Souvent, ces ces personnes-là vont avoir tendance à contrôler les médias, à racheter des journaux, à racheter des télés pour pouvoir faire diffuser l’information qui les qui les arrange. Donc ça c’est une raison. Mais quelque part, on se dit bon, les politiques sont pas obligés de suivre les les ces personnes-là en fait. Al pourquoi les politiques les suivent ? Euh probablement parce que la population n’a pas spécialement envie de changer. Quand on a les moyens, bah on se dit la limite ce n’est pas les ressources naturelles. La limite c’est est-ce que j’ai l’argent pour le faire ? Alors, je pense qu’il faut espérer des individus et il faut probablement encore espérer un petit peu de l’État. Mais ma conviction, c’est que l’action principale, la plus efficace, elle doit être menée au niveau intermédiaire. C’est-à-dire qu’elle doit être menée dans une école, dans une association, dans une entreprise, dans une commune, dans tous ces niveaux où les gens se connaissent et peuvent discuter. C’est ce que moi j’appelle la méthode virale. Essayer de de partout de mettre des petites expérimentations, des choses qui marchent et au moment où c’est nécessaire et bien là ça peut porter. Si on essaie de dessiner ensemble les solutions, c’est toujours positif. Et ensuite, il y a aussi quelque chose qui est important, c’est la vision. C’est quelle vision est-ce qu’on veut pour notre territoire ? Par exemple, est-ce que la technologie est une vision ou une solution universelle ? Pas forcément, hein. Est-ce que par exemple augmenter les espaces naturels de façon très importante est une vision universelle ? Pas forcément. Il y a pas de solution magique qui s’applique à tout le monde. Il faut aussi que l’humain s’adapte à ce qu’il trouve sur dans son environnement proche et qu’il agisse avec la biodiversité qu’il a dans son environnement. Pensons aussi au sensibles et essayons de construire cet avenir commun. Qu’est-ce qu’on veut ensemble ? Qu’est-ce qu’on veut avec la biodiversité ? et et je pense que ça pourrait débloquer certains freins à partir de la fin du 19e siècle, notamment par la loi 1884 sur les compétences communales, ce sont les communes qui vont se voir confier le rôle de la distribution de l’eau potable et par conséquent de son traitement à la fois pour amener l’eau aux fontainees et au robinet pour qu’elle puisse être but mais ensuite pour la nettoyer et l’assainissement et Donc les communes jusqu’à encore aujourd’hui ont une compétence majeure sur cette notion d’eau potable. Si on vient prélever une eau qui est déjà dégradée, la traiter rien que le traitement de l’eau va coûter très cher en énergie, en moyen, en argent. Et de ce fait, plus la qualité de l’eau va être médiocre, plus ce coût va être important. Alors que m aquatique, il est en capacité lui de le faire de lui-même. Entre la rivière et l’utilisateur, vous avez en premier le syndicat comme nous de production qui va chercher l’eau qui l’amène au réservoir. De ce ce de là, on la redistribue au syndicat de distribution. Donc si vous voulez, il y a quand même avant d’arriver robinet, il y a quand même du monde. L’eau potable, elle vient d’où ? Elles viennent dans d’haut d’abord pour commencer et puis après elles vient dans la nature hein. Vous qu’elle vienne ? On la on la fabrique pas l’eau hein. On n’a pas d’usine pour faire de l’eau hein. Ce concerne elle vient de deux rivières euh Louis et la Dordogne. L’eau, elle est pompée au roc en bas là-bas. De là elle est montée au réservoir des clos. Là, elle est traitée, c’est-à-dire elle est il y avait il y a des javellisateurs, il y a tout ce qu’il faut pour la traiter au niveau bactéries. Et de là après, de là, elle est elle est renvoyée sur le sur le réservoir de Nigrefeuille qui lui après la redistribue sur le réservoir de la Mcasselle. Pour vous donner une idée, le syndicat de la Bienane aujourd’hui euh 145 km de canalisation. Le volume pompé, c’est 31000 m³. aussi mes souvenirs sont bord à à quelques mètres qui peu près. Aujourd’hui, l’eau est de moins en moins privée, mais son usage reste quand même infiné de la responsabilité du particulier qui va utiliser l’eau potable ou non pour arroser, de l’industriel qui va s’en servir pour nettoyer et faire un process de fabrication avec du refroidissement et cetera. Et donc l’un des enjeux plus globals, c’est comment associer tous ces consommateurs de l’eau dans l’objectif de conserver notamment face à l’évolution du changement climatique bah la possibilité pour tous d’avoir accès à l’eau qui est vitale. Une action sans regret, c’est de diminuer les pressions qu’on a sur la biodiversité. Donc toute activité pour diminuer ses pressions sur la biodiversité doit veiller à ne pas transformer de façon trop majeure les sols, à ne pas polluer, à ne pas générer des émissions de gaz à effet de serre, à ne pas prélever trop de biomasse, à ne pas trop simplifier les milieux. Et donc pour faire cela, en fait une une des clés, c’est la diversité. Toute activité qui va privilégier la plantation par exemple d’espèces différentes, des mosaïques de paysages différentes he comme on le voit par exemple en agroécologie. La gorécologie, c’est un peu son concept, c’est-à-dire ne pas planter ou euh homogénéiser les l’espace. On appelle ça l’homogénéisation biologique ou biotique. C’est-à-dire planter une seule espèce sur des hectares et des hectares. Ça c’est toujours délétaire. augmenter la diversité, c’est toujours une action sans regret qui sera forcément positive pour la biodiversité et don et dont on retirera des bénéfices. Le problème fondamental de des activités humaines aujourd’hui au sens large, c’est qu’elles entamment le capital. C’est-à-dire qu’on a un capital naturel, on a un capital en terme de biodiversité, on a un capital en terme de matière organique des sols, on a un capital en terme de ressources, en métaux, en pétrole. On a on a un capital qui est hérité de l’histoire de la terre et en fait ce capital on est en train de le dilapider. Toutes les techniques aujourd’hui, toute la réflexion du point de vue un peu général ou philosophique, toutes les techniques d’agriculture, de construction, de de consommation devrai être des techniques de régénération. C’est-à-dire que je prends de l’argent dans mon capital, mais ça veut dire que j’en remets. Alors, remettre de l’argent, c’est par exemple remettre de la matière organique dans les sols. On sait faire remettre de l’argent, c’est stocker de l’eau différemment, remettre de l’eau dans les sols, restaurer des zones humides pour pouvoir capter de l’eau par exemple. Voilà, ça c’est une façon de restaurer en permanence ce capital. Alors, en agriculture, on appelle ça l’agriculture régénérative, c’est-à-dire l’agriculture qui va permettre que l’agriculture soit durable. On va dire, il y a des aujourd’hui des pratiques et des systèmes agricoles qui cherchent en fait à valoriser l’eau et alors c’est ce qu’on appelle enfin ce sont des techniques qui font partie du grand ensemble de l’agroécologie. Donc l’agroécologie ça n’est pas une idéologie ni une religion, c’est tout simplement le fait d’étudier comment fonctionne un écosystème naturel pour essayer de le copier. euh au service de l’agriculture. Voilà. Et donc notamment, c’est de se rendre compte que la manière dont un sol est organisé naturellement sous une prairie, sous une forêt, ben a des capacités en fait d’accueil de l’eau et de restitution de l’eau en à la saison plus sèche qui sont euh supérieurs à des sols qui vont être artificialisés parce que trop travailler, tassé par les machines, elle manque de matière organique. Ici, on se trouve au domaine Tasquier, donc sur la commune de Vidaan. Donc, on est en plein cœur de la réserve naturelle nationale de la plaine des morts. Donc, c’est euh une flore à une faune très particulière. C’est un peu un régime hydrique type savane et donc on va avoir des difficultés à conserver l’eau, à maintenir l’eau pour la culture et avoir une une hydratation du sol optimale. Ça c’est toute le sable, les parties fines qui sont venues du haut de la parcelle qui sont venues ben dans cette petite ravine ici se jeter dans ce ruisseau. Tout le long de ce ruisseau, l’idée c’est de capter cette eau et de la redistribuer sur le côté et à l’intérieur de la parcelle. En fait, l’idée c’est de venir prendre l’eau, la tamponner et venir la redistribuer, la garder plus longtemps à l’échelle de la parcelle. Donc l’eau, elle arrive de là-haut en fait. Ouais, tout à fait. Elle arrive de là-haut, on est la la crête en fait et elle vient comme ça tout le long. Et l’idée c’est de à chaque niveau où on peut la stopper et la la garder le plus le plus longtemps possible sur la parcelle, ben c’est de le faire. Donc ça veut dire que toi d’abord tu as commencé par regarder comment circuler l’eau. Mais tout à fait. En fait, quand on est venu ici, on avait cette centrale et on avait une ravine donc de presque 1,50 de large, 1,50 de profondeur qui s’était creusé au milieu. Et donc l’enjeu vraiment de cette parcelle, c’était de stopper cette que cette ravine ne revienne plus. Et aujourd’hui, on peut se dire qu’on a un peu regagné le paris puisque bon, ça fait 3 ans qu’on a replanté cette parcelle et on remis quelques petites ravines qui sont des points d’ajustement. Je dirais on va venir au fur à mesure que le les plans les arbres vont s’implanter, que les couverts vont faire leur effet, on va stopper ça. Ici, on est sur un aménagement de de la bord de cette parcelle. Donc on est en lisière de la forêt, on aurait pu je vais dire avec l’ancienne les anciennes façons de voir les choses, ben tout couper, faire un bon ruisseau bien droit qui évacue rapidement l’eau. Ben là, donc on a pris une autre optique donc c’est de dire ben de tamponner tous les 15 m, de faire des seuils pour stocker, tamponner l’eau. Et les arbres ben on les a pas supprimé, on les a façonné donc on a fait des trognes. Donc l’arbre paysan par excellence et donc pour éviter la concurrence mais en même temps garder ben toutes tous les avantage de l’arbre de bioclimatiser d’être d’apporter un spot de biodiversité de de créer de des feuilles des débris végétaux donc du carbone il va stocker du carbone il va en restituer au sol crois que le plus dur aussi c’est à un moment c’est d’arrêter de lutter quoi, de lutter contre de lutter contre on enfin on est toujours en guerre ou en lutte contre quelque chose. Je vais plus contre quelque chose mais je vais avec et je fais avec je fais partie de cette chose. Et quand on on prend conscience de ça et qu’on accepte ça déjà ça redonne beaucoup de sens à ce qu’on fait et donc ben en fait ça devient évident. On vit un dépassement des limites planétaires, on vit les conséquences des changements climatiques. Et quand on parle de d’économie en ayant que cet aspect financier, on n’intègre jamais les coûts cachés des impacts environnementaux négatifs et des impacts sociaux négatifs. Or, financièrement, c’est impactant. Ça fragilise les organisations, ça fragilise la société, ça fragilise l’habitabilité du vivant. Si le profit n’est pas partagé, c’est là où on crée et où on contribue à des déséquilibres et à des inégalités. Et c’est ça la problématique de nos sociétés aujourd’hui. Alors ce que mettent en place Lionel et puis tant d’autres agriculteurs de plus en plus, c’est vraiment un gage pour l’avenir et donc c’est un vrai investissement. en effet de dédier de la place de son parcellaire productif pour à la fois l’eau parce qu’on crée des aménagements, on crée des mares, on crée des des ouvrages qui vont ralentir l’eau et créer aussi de la place, redédier de la place pour l’arbre aussi à la fois l’eau et l’arbre. Donc c’est bah c’est un investissement puisqu’on on on prend de la surface mais par contre c’est ce qui est gage d’avoir sur le long terme des espaces agricoles qui vont avoir une forme de résilience par rapport aux évolutions climatiques qu’on constate déjà et qui vont c’est le le JC qui nous le dit en en s’aggravant en s’aggravant dans les prochaines dans les prochaines années. On vaer la vie du sol, on va augmenter la biodiversité, le stock de biomasse. On va augmenter le carbone, on va stocker du carbone, on va stocker de l’eau, on va stocker la vie, on va relancer les grands cycles, le cycle de l’eau, le cycle du vivant, le cycle du carbone. On se rend compte que ce projet, c’est un mini bassin versant. Bon, c’est très petit 6 hectares, mais on se rend compte qu’il y a du relief. On a une on a une crête, on a une pente, on a un fossé, on a des talus, on a une mar et en fait ça ressemble à un mini bassin versant de on peut dire à l’échelle d’un département et de se dire ce mini ce qu’on a fait là sur ce mini bassin versant, il faut l’échelle le faire à l’échelle une échelle plus grande. Il faut embarquer d’autres personnes, il faut embarquer d’autres agriculteurs, d’autres acteurs, des citoyens, des collectivités et c’est de là qu’elle est née l’association les résilients. Comment est-ce que on pourrait construire ensemble les utopies de demain autour des enjeux eau, carbone, biodiversité et sol puisque c’est quand même qui nous relie aujourd’hui, c’est les les les mots grandes. Le projet des résilients et l’association des résilients a vraiment pour euh intention euh de créer une dynamique de partir de femmes et d’hommes euh qui euh ont envie de faire différemment ou qui ont conscience que les pratiques euh qu’ils peuvent réaliser dans leur parcelles arrivent à un plafond de verre et qu’ils sont impactés par beaucoup de chocs, beaucoup de crises. Tu vois toi tu es au aujourd’hui c’est on a on a des vicuteurs qui viennent de de de Bourgne et qui viennent la vallée de machin ils sontur ils se disent je voudrais faire de la de la voix écologique qu’est-ce que je peux faire mais l’objectif ça serait que les gens basculent quoi. C’est ça. Ouais c’est ça déjà donc ça c’est de la pédagogie c’est de la formation c’est pas simple de s’autoonvaincre en disant je change complètement mes techniques, je change complètement façon de faire tu vois. Donc déjà, c’est compliqué pour le paysan dans la filière agricole de faire le pas génération. Le rôle et l’intention des résilients, c’est de donner un cadre, de faciliter un espace où ces ces femmes et ces hommes peuvent venir reprendre leur pouvoir d’agir. Voilà, c’est exactement une explication. Les résilients ont été dès le début conscients que ça ne pouvait pas porter que sur les épaules des agriculteurs. Et donc la dynamique est bien d’aller chercher les citoyens, les institutions publiques, les écoles, les centres de formation, les artisans, les commerçants, les entreprises, les collectivités pour créer une dynamique de résilience économique territoriale. Aujourd’hui, je trouve qu’on est vraiment dans la reconstruction euh où on associe les connaissances de nos anciens avec la modernité. Je suis convaincu qu’on peut faire autrement, qu’on peut nourrir la planète, qu’on peut faire des bons produits, qu’on peut avoir une attitude en des ateliers rentables en régénérant en plus la planète. [Musique] Le manque d’o n’est pas une fatalité. Il est issu des pratiques en fait qu’on a depuis depuis une centaine d’années maintenant. Dans la drô, on est à 4000 km de qui ont été supprimés dans le ce que moi j’aurais envie d’appeler le démembrement. On a 2000 mars et zones humides qui ont été supprimé aujourd’hui. Voilà. Moi, je pense qu’aujourd’hui, on peut parler de remembrement aujourd’hui dans cette idée de justement recréer ses équilibres et faire en sorte d’avoir une agriculture qui cultive l’eau plutôt qu’ la fait disparaître. Aujourd’hui, on est sur tout un travail pour justement recultiver de l’eau, faire en sorte que nos écosystèmes retournent vers des écosystèmes un peu plus humide et au vu au vu du réchauffement climatique qui arrive, c’est pour nous quelque chose de fondamental et surtout qui est à faire aujourd’hui. C’est-à-dire que c’est pas dans 20 ans quand il y aura plus d’eau qu’il faudra qu’on plante un arbre, c’est aujourd’hui qu’on peut planter des et dans 20 ans elles ne pousseront plus, il sera trop tard. Donc c’est pour nous voilà quelque chose qui nous rapporte pas d’argent aujourd’hui mais qui en fait constitue la survie de la ferme dans l’avenir et de en fait à échelle plus large de l’écosystème et donc de la vie. C’està dire que quand il y aura plus d’agriculture et plus d’arbres et plus de nature ici bah il y aura plus de vie, il y aura plus de village. Donc c’est aussi quelque chose que les villageois ont compris. Ils nous aident. Ils sont venus participer sur les plantations d’arbres. Il nous aide aussi sur la régénération des forêts. Il y a une semaine ou deux, on a ramassé tous les petits les petits fruits sauvages euh qui pouvait y avoir des fruitiers dans l’écosystème et on a été tous semés dans les forêts de pain de façon à transformer nos forêts de pain plutôt hectomie, donc qui ne génèrent pas trop d’eau et qui sont sensibles au feu pour que petit à petit ça les transforme en forêt de feuillu qui vont générer de l’eau justement et qui en plus amènent de la nourriture à la biodiversité. Donc voilà, on a vraiment un village qui se prend en main et qui va vers une envie d’augmenter la durabilité de son écosystème. ce que Marc-Antoine a mis en œuvre euh sur le GaEC de Montlaïc, donc ça sa ferme leur ferme collective euh c’est justement ces principes d’hydrologie régénérative appliqués notamment euh en mettant en œuvre des dans ces surfaces de de pâturage des ce qu’on appelle des baissières. C’est des fossés qui sont sur courbe de niveau sur lequel il a planté des et qui ont donc une double fonction à la fois de limiter les effets de de ruissellement qui est parce que l’eau pluie est interceptée par ses par ses fossées sur courbe de niveau et donc elle va plutôt recharger les sols plutôt que de de d’aggraver les phénomènes de ruissellement et d’érosion d’une part. Et puis en ayant planté sur ce fossé des armes et ben il recréait une trame bocagère. euh on va dire qui relie les les zones de forêt de part et d’autres de la de la parcelle qui qui redécoupe ce ce parcellaire et donc refavorise le euh le la continuité arborée et réenclenche ses cycles de l’eau sur le long terme évidemment les qu’il a planté sont pas actifs tout de suite. Par contre c’est un paris sur l’avenir à 15 20 ans lorsque ces seront seront en pleine fonctionnalité. [Musique] Aujourd’hui, on a toutes les données du problème. Il y a plein de petites choses qui continuent à être découvertes, mais globalement on maîtrise le le ce qui est en train d’arriver, le changement climatique tel qui va se produire. Pour l’essentiel, on maîtrise les solutions dans le sens que techniquement, on connaît les solutions pour faire face à ce changement climatique. On connaît des solutions pour éviter de réchauffer. On connaît les solutions pour s’adapter. Mais on ne les met pas en œuvre. On ne les met pas en œuvre pour des raisons sociales, pour des raisons psychologiques, pour des raisons politiques. On ne les met pas en œuvre. Et c’est pour cette raison qu’on dit on a perdu cette bataille contre la cette première bataille contre le changement climatique mais on l’a perdu en toute connaissance de cause ce qui est assez étrange. Moi ma question aujourd’hui c’est comment faire passer la parole citoyenne sans qu’elle soit toujours réprimée et parfois violemment. Et en fait, j’ai l’impression qu’on a plus le droit à la parole et c’est ça qui m’inquiète plus que la capacité des gens à changer parce que je sais qu’ils peuvent changer si on crée un récit positif autour de ça. [Musique] L’eau est une chose sans m. Ce qui est fondamental aujourd’hui, ce n’est pas ou ce n’est plus l’utilité économique de l’eau. Euh c’est véritablement son utilité. et sa valeur du point de vue de la dignité humaine, du point de vue même de l’existence de l’humanité. C’est une question de survie de l’espèce humaine. [Musique]

Leave A Reply