Construire et rénover des bâtiments publics bas carbone est un levier essentiel pour limiter l’épuisement des ressources, lutter contre les émissions de gaz à effet de serre et contribuer à l’objectif de neutralité carbone de la France en 2050. Réhabilitation du parc existant, réemploi de matériaux, recours aux matériaux géo et biosourcés sont autant de leviers à disposition des collectivités pour y parvenir. Ces pratiques sont encore nouvelles. Comment sécuriser les approches ? s’entourer d’acteurs relai ? mais surtout pourquoi se lancer ?
// // Le Totem – Saint Brieuc agglomération, réemploi et réusages
A Saint-Brieuc, l’ancienne CAF était inutilisée depuis 2013. Ce bâtiment de 6000 m² sur 9 niveaux a été réhabilité et est désormais le “Totem – Baie de Saint-Brieuc”. L’économie circulaire a été au centre de la réhabilitation et des aménagements intérieurs de cet équipement de Saint-Brieuc agglomération, territoire engagé pour l’économie des ressources.
Témoignage de Bruno Beuzit, Conseiller communautaire délégué à l’ESS et à l’économie circulaire,
Mélodie Plantureux, pilote du projet Totem et Anne Claire Jestin, chargée de mission analyse cycle de vie des matériaux.
jeudi 24 avril 2025
[Musique] Bonjour, bienvenue à ce nouveau webinaire, les territoires innoves. Les territoires NOV sont des rendez-vous qui vous sont proposés par l’État en région, l’État en région, la région Bretagne, la Banque des territoires et l’établissement public foncier sont des rendez-vous réguliers proposés depuis 2020 qui s’adressent essentiellement aux élus et aux techniciens des communes et EPCI pour parler de sobriété foncière et d’aménagement durable. Euh, il y a parmi nous aujourd’hui et y compris les autres fois d’autres d’autres personnes et vous êtes aussi les bienvenus. Mais c’est vrai quand on travaille avec les témoins, quand on choisit les sujets, on cible essentiellement les élus et techniciens des communes et EPCI. La plupart du temps, on parle plutôt de question de sobriété foncière, mais une fois de temps en temps, on élargit aussi à d’autres sujets, d’autres sobriétés sur d’autres ressources. En septembre dernier, par exemple, on a pu évoquer la question de la gestion de l’eau dans des dans le cadre de l’aménagement urbain. Et là, nous vous proposons un cycle court de deux rencontres sur l’économie de ressources, l’aménagement bas carbone. pour aménager bah carbone en utilisant donc le le moins possible de matériaux et le moins possible de matériaux transformés, il y a deux il y a deux axes possibles qui sont d’une partage, le réemploi, l’économie circulaire et d’autre part le recours à des matériaux bio ou géosourcés. Euh aujourd’hui, nous allons parler de la dimension économie circulaire et la semaine prochaine, nous évoquerons la question des matériaux bio et géosourcés. Pour euh évoquer l’économie circulaire, on a on a souhaité prendre l’exemple d’une collectivité euh qui euh avait par ailleurs une démarche plus globale de de d’économie circulaire à l’échelle du territoire et qui s’est demandé comment ça pouvait s’appliquer à ses propres projets d’équipement public. en l’occurrence euh la réhabilitation d’un bâtiment emblématique du territoire en totem euh pour les activités économiques. Euh une fois que je vous ai dit ça, plutôt que de le présenter à grand trait et sans bien connaître le dossier, je vais laisser la parole à à monsieur Bezit et madame Plantureux qui nous en parleront beaucoup mieux que moi. Enfin, une fois qu’on aura fait la petite introduction thématique globale. Bienvenue à tous. Merci beaucoup Marianne et en effet, on n’oublie pas le traditionnel petit quiz avant de laisser la parole à nos intervenants. Et donc, comme d’habitude, pour ceux qui ont l’habitude, vous allez voir apparaître sur votre écran une petite fenêtre et vous avez vous allez avoir la possibilité de voter directement pour la bonne réponse. Alors, c’est parti avec la première question, une question a priori facile. D’après vous, lequel de ces objets est inertte dans la liste des objets suivants ? Est-ce que c’est une bouteille en plastique ? Est-ce que c’est une pile usager ? Est-ce que c’est une pierre ou est-ce que c’est un vieux meuble en bois ? Alors là, c’est vraiment la question pour s’approprier l’outil du quiz et entrer en douceur dans la thématique puisque c’est a priori très facile. Vous avez toutes et tous la bonne réponse. C’est parfait. Merci d’avoir répondu. Donc on passe directement la la réponse. Donc en effet, hop. Il faut savoir qu’un déchet inerte est un déchet qui ne se décompose pas, ne brûle pas et ne réagit pas chimiquement. Une bouteille en plastique, elle se décompose. Une pile usagée, elle peut réagir et polluer l’eau et le sol quand elle entre en contact avec ceci. Et un meuble en bois peut être brûlé ou recyclé. Euh il faut savoir que dans les déchets du BTP, près de 76 % sont inertes et on a on dissocie en fait dans la dans les déchets trois grandes familles de déchets. Les déchets inertes qui représentent 76 %, les déchets non dangereux 21 % et les déchets dangereux 3 %. Simplement pour comprendre un petit peu ce qu’il y a derrière. Les déchets inertes dont on vient de le dire he c’est tout ce qui est pierre, gravasse, ciment, carrelage, céramique, tuile et cetera. Les déchets non dangereux et non inertes, c’est plutôt le métal, les plastiques, les textiles, les revêtements de mur, de sol, les plâtres, fenêtres et cetera. Et ensuite, on a les déchets dit dangereux et nocifs pour la santé ou l’environnement. Donc c’est plutôt ce qui ce qui est relatif au reste de peinture, aux aérosols, voilà, tout ce qui est pollué par de la miance et cetera. Voilà pour le la petite introduction sur les familles de déchets. On passe à la question suivante. D’après vous, quelle part représente le BTP dans la production annuelle totale des déchets en France ? Hop ! Et les possibilités de réponse d’affichent, est-ce que d’après vous c’est 30 % ? Est-ce que c’est 50 % ? 70 % 90 % ? là sur une question un tout petit peu plus dure et on s’aperçoit que les réponses sont beaucoup plus euh variées. Allez, on vous laisse encore quelques secondes pour répondre. Et donc, vous êtes une majorité à nous dire 50 %. Malheureusement, ce n’est pas la bonne réponse. C’est bien 70 %. Certains et certaines d’entre vous avaient cette réponse. Donc en effet euh hop, j’affiche les chiffres. En France, on produit à peu près 330 millions de tonnes de déchets annuellement et le les déchets du BTP représente 230 millions euh de tonnes. Donc c’est 70 % de la totalité de nos déchets. Et le petit la petite particularité, c’est que quand on parle donc des déchets du BTP, souvent on englobe les déchets des travaux publics et les déchets du bâtiment. Et vous le voyez, les déchets des travaux publics hein sur le petit graphique ici sont beaucoup plus importants en tonage que les déchets du bâtiment. Donc par déchet du bâtiment, on entend tout ce qui est lié à la construction, rénovation, entretien de bâtiments, d’édifice et les TP plus globalement englobe donc la construction et entretien des infrastructures, donc les routes, les ponts, les canaux et cetera. Voilà. Et donc à retenir que c’est une part très importante. Euh ah oui et un petit zoom sur les déchets du bâtiment hein. Si on se concentre uniquement sur les déchets du bâtiment, c’est bien la phase de démolution de démolition pardon qui engendre la production de déchets la plus importante. 51 % ensuite c’est 36 % pour la rénovation et 13 % en si on construit un bâtiment neuf de déchets. Voilà on passe à la question suivante. D’après vous, est-ce qu’il existe une REP, une responsabilité élargie du producteur pour les déchets du bâtiment qui s’appellerait produit matériaux construction bâtiment, la REP PMCB ? Est-ce que d’après vous cette information est vraie ou est-ce qu’elle est fausse ? Et donc on le rappelle hein, la REP c’est euh pour toutes les entreprises qui fabriquent des des déchets sur le marché, elles sont soumises à une obligation de financer la fin de vie de ces déchets. Alors là aussi, les réponses sont un petit peu plus variées, mais vous êtes quand même une grande majorité à répondre que cette affirmation est vraie. Et bravo, vous avez raison. En effet, c’est vrai. C’est cette filière REP, elle a été introduite alors tout d’abord par la loi AGEC en 2020, officialisé par un décret en 2022 et plus concrètement, elle a été formalisée en 2023. Donc c’est l’écoorganisme écoinéraux euh qui a qui a qui qui incarne cette première filière PMBC. Et donc en l’année dernière en 2024, elle a réussi à constituer un réseau de plus de 3500 entreprises avec 1000 opérateurs de déchets et plus de 4000 points de reprise sur l’ensemble de territoire. Et donc en terme de tonnage, ça représentait l’année dernière 9,8 millions de tonnes de déchets inertes recyclés. Voilà. Et avec un objectif de monter en puissance très important sur l’année 2025. Donc c’est une filière euh à suivre dans les prochains mois et prochaines années. Et enfin, une toute dernière question pour clôturer ces quiz. Euh d’après vous, quelle est la part des matériaux de construction qui est actuellement réemployé ? Est-ce que c’est 1 %, 5 %, 10 % ou 20 % ? On vous sent un petit peu plus hésitant sur la réponse à cette question et c’est très très euh hétérogène comme réponse avec une égalité parfaite entre 1 % et 5 % et la bonne réponse était 1 %. Bravo à ceux et celles qui l’ont trouvé. Alors en effet, hop. L’objectif de la loi Ajec de 2020 était d’atteindre 4 % de matériaux recyclés en 2027 et 5 % en 2028. Alors, on est encore relativement loin de cet objectif, même s’il nous reste quelques années avant 2027. Euh c’est un retard qui s’explique en partie par plusieurs plusieurs raisons. Tout d’abord, les filières et les plateformes de réemploi qui se sont créés depuis depuis quelques années sont encore assez fragiles économiquement avec une faible capacité financière pour aussi évoluer et aller vers une industrialisation des process. Euh donc voilà, c’est vraiment le temps de de mise en en œuvre et de création de tous ces de toutes ces plateformes de réemploi. Euh la deuxième raison, c’est que les fabricants et les équipement n’ont pas encore complètement intégré cette logique hein de réemploi et de reconditionnement dans leur produit. On va pouvoir en parler juste après. Et une difficulté aussi sur la visibilité et l’anticipation sur la demande de ces matériaux. euh puisqu’on le sait les ressources recyclées et réemployées sont peuvent pas être produites en série et forcément en quantité. Voilà, toutes ces tous ces points vont pouvoir être illustrés beaucoup plus euh précisément et concrètement à travers le cas concret qu’on aborde aujourd’hui, la réhabilitation donc du bâtiment de la CAF. Euh et donc ceci est une transition pour vous donner la parole euh monsieur Bezite et et Mélodie Plantureux. Merci à tous d’avoir participé à ce quiz et donc je laisse la parole à nos intervenants. Mais bonjour à toutes et à tous. Bonjour. Donc merci de nous avoir invité pour cette ce webinaire. Euh je vais me présenter rapidement donc vous l’avez dit Bruno Bezit. Donc je suis premier adjoint dans une ville la ville de Ploufragan juste à côté de Saint-Mayu et j’ai une délégation à l’agglomération. Je suis conseiller délégué à l’économie sociale et solidaire et euh à l’économie sociale euh le SS et l’économie circulaire, pardon, on va y arriver. Et du coup, Mélodie Plantureux, comme vous l’aviez dit, je suis chargé de mission au développement économique et je pilote depuis 5 ans notamment le projet de totem. Alors euh c’est un double projet déjà développer tous les services autour de l’innovation qui vont intégrer le bâtiment et euh bah faire le suivi et piloter tout le projet de réhabilitation depuis la programmation jusqu’à bah la livraison et la future gestion du bâtiment parmi d’autres d’autres missions. Donc très rapidement vous parlez de l’agglomération. Donc Saint-Briot Armor Aglomération, c’est 32 communes, 153000 habitants. C’est une agglomération donc qui est issue de la fusion de 4 PCI euh et donc une fusion suite à la loi nôtre, donc une un EPCI de du 1er janvier 2017. Euh donc euh 32 32 communes, 35 au départ et avec la fusion de commune, on est à 32 communes aujourd’hui. Donc un un territoire assez vaste pour les côtes d’Armor mais finalement à à taille humaine par rapport à d’autres agglomérations ou communautés de commune avec Saint-Brilleux ville préfecture des codes d’armor. Alors, le contexte historique rapidement euh c’est vrai que depuis 2017, il y a vraiment une volonté politique de l’agglomération de développer l’économie circulaire sur notre territoire. C’était vrai sur l’ancienne PCI, c’est vrai aussi avec des appels à projet, une volonté vraiment politique à affirmer. Euh c’est un projet qui est établi dans nos dans l’ensemble de nos documents de référence, dans notre projet de de territoire, dans notre PCAEUT, dans notre stratégie économique, dans l’ensemble de nos documents de référence, cette volonté de de faire de Saintbrieux agglomération un territoire de référence en terme d’économie circulaire et et réaffirmé un peu partout. Et puis dans le cadre de ce projet, on a répondu à un appel à projet de de LAADEM pour devenir territoire économe en ressources. euh un projet que l’on a travaillé tout au long de l’année 2000 2021 avec une cinquantaine d’acteurs du territoire, un très très gros travail préalable et on a été lauréa fin 2021 début 2022 et on a élaboré un plan d’action sur 3 ans pour 2022 2025 autour de trois trois boucles d’économie circulaire. que l’on a défini et dont l’une d’entre elles entre plus particulièrement dans le le sujet de d’aujourd’hui qui est le cycle de vie des matériaux de construction. Donc lors de l’état des lieux qu’on avait fait en 2021, on s’était rendu compte et ça a été confirmé par le quiz de tout à l’heure que les volumes de de déchets issus de la construction étaient faramineux et qui avait vraiment lieu de se préoccuper de cette question. C’est pour ça que cette boule a été retenue comme prioritaire par le bureau de de l’agglomération. Pour travailler ce projet-là, euh on est accompagné bah financièrement par l’ADEM, ce qui nous a permis notamment de recruter deux chargés de de mission pour mettre en œuvre ce plan ce plan d’action. Deux chargés de mixion qui ont été recrutés dès l’été 2022. Il y a une petite coquille dans la dans la diapo mais c’est 2022 sur 3 ans. Donc ce projet, ce plan d’action s’arrêtera pour ce qui est des financements de de LAADEM à l’été 2000 2025. certain nombre de de réalisations ont été faites au cours de de ces 3 ans. Euh, on va parler bien entendu de la réhabilitation du bâtiment de de l’ancienne CAF qui a qui a été vraiment une opportunité euh pour mettre en œuvre cette volonté d’économie circulaire sur la l’agglomération à l’échelle de notre territoire. On a eu un événement dans le cadre de ce plan d’action euh sur lequel vous avez peut-être entendu parler, c’était en juin 2023 euh où en partenariat entre l’agglomération euh Terre d’Armor Habitat qui est le bailleur social départemental des des côtes d’armor, on a organisé un événement qui s’appelait le RAMP. Euh le Réambre qui a été vraiment un tremplin euh pour lancer cette politique sur la sur l’agglomération. On a proposé sur 2 jours au grand public mais aussi au aux professionnels euh de venir récupérer des des matériaux déconstruits euh et qu’il pouvaient réutiliser soit dans le cadre de leur activité professionnelle, soit dans le cadre de projets personnels. C’était des matériaux réutilisés et démolis ou déconstruit des tours de Balzac, un projet de terre d’armor habitat de déconstruire des des tours et d’ailleurs le réamp avait lieu in sititu sur le le site de déconstruction des des tours et on a pu proposer ce jour-là des matériaux des construits de ces tourslà et des matériaux issus de l’ex CAF. Donc, on a pu regrouper l’ensemble des matériaux et plusieurs tomes de matériaux ont trouvé preneur au cours de ces deux euh de ces deux journées. Et puis on en profitait aussi de ces deux journées-là pour euh faire un un concours où on a proposé euh à des professionnels mais aussi des des écoles de nous montrer à voir ce qu’ils étaient capables en terme de détournement de matériel de matériaux. Euh donc, ils avaient le choix d’aller chercher euh dans les containers les matériaux euh issus de la déconstruction, pareil, des tours de Balzac et ou ou de la CAF et euh de détourner euh ces matériaux, de nous montrer à voir ce qu’il était possible de réaliser. Donc des détournements de portes, de luminaires, d’extincteurs. Enfin, il y a un certain nombre de projets qui nous ont montré à à voir euh par exemple qu’avec des des comment des les on pouvait créer des portes vélo avec les comment on appelle ça ? Avec les gardes de corps issu de la déconstruction. Voilà. et et de pouvoir industrialiser quasiment cette transformation puisqueaujourd’hui il y a un exat qui a récupérer la transformation et qui euh fabrique des des portes vélo pour les commercialiser par la suite. Donc l’idée c’est de voir on peut partir de quelque chose de très expérimental et puis derrière trouver un marché euh ce qui est vraiment est essentiel sur ces sur ces questions-là. Et donc effectivement est arrivé euh dans ce projet-là la réhabilitation du bâtiment de l’ancienne CAF. Vraiment un projet qui nous a permis de mettre en œuvre cette volonté politique de l’agglomération. Là, je vais passer le relais à Mélodie qui va pouvoir nous définir plus concrètement ce que l’on a fait sur ce bâtiment. Bâtiment qui était propriété de la ville de Saint-Brieux. euh et qui a été euh mis à disposition de de l’agglomération pour construire ce totem totem de l’innovation dans un premier temps puisqu’on avait un totem de l’innovation expérimentale en centre-ville de Saint-Brieux. Voilà qui va se déplacer dans ce nouveau bâtiment dans quelques semaines maintenant. Semain voilà ça ouvre le 2 juin et je passe la parole à Mélodie pour rentrer plus concrètement dans le la présentation du projet. Donc juste pour recontextualiser là, vous voyez sur la carte en fait le totem est vraiment à proximité de la gare qui est une gare LGV maintenant GV donc qui nous permet de de relier Renn en 50 minutes, Brest en 1h20 et Paris surtout en 2h15. Et donc c’est un intérêt économique important. Donc c’est vraiment déjà la situation du bâtiment qui a fait que on souhaitait porter un projet de développement économique sur ce site-là. et on est à 6 minutes à pied du l’hypercentreville et on est aussi au bord de la vallée qu’on peut voir un peu sur la droite la ligne un peu vers foncée qui nous mène vers le port et vers la mer. Donc c’est vraiment une situation stratégique pour pour l’agglomération, d’où en fait les efforts faits pour porter ces projets de réhabilitation parce que vous allez voir que c’était un gros gros projet et que ce soit porté par le développement économique. Alors du coup petit rappel, donc c’est un bâtiment qui a été construit dans les années 60 par l’architecte le Mercier et donc euh qui euh avait un intérêt fort pour les architectes des bâtiments de France. Donc de principe, il avait été classé et on ne pouvait pas le démolir. Il y avait aussi un intérêt parce que si on l’avait démoli en fait, on aurait jamais pu reconstruire un bâtiment de d’une telle hauteur parce qu’il fait neuf niveaux. Donc il y avait aussi un intérêt en terme de mètres carrés. Mais les architectes de bâtiment de France voulaient qu’on conserve ce bâtiment typique de cette époque-là. Et euh vous allez voir, il y a quelques contraintes architecturales. Sauf que euh voilà, ces 6000 m² 9 niveaux étaient extrêmement amiantés. Et donc après le rachat par la ville de Saint-Brieux, suite au départ de la CAF en 2013, euh la ville s’est rendu compte que c’était un projet trop lourd pour elle. On après a été réfléchi le projet de développement économique porté par l’agglomération. Donc signature d’un bail amphithéotique entre la ville et l’agglomération pendant 50 ans. Et donc euh voilà, il a fallu vraiment réfléchir à un désamyant et un projet qui permet de conserver le bâtiment tout en le curant, le rendant sain et en l’adaptant avec tous les besoins de programmation pour le développement [Musique] économique. Donc je vous laisse passer. Donc là vous avez le la façade initiale du bâtiment. Donc ça plaît ou ça ne plaît pas. C’était plutôt très enfin l’intérêt architectural a beaucoup questionné au démarrage mais voilà c’était vous voyez en fait les tram horizontal c’est ce à quoi tenait les architectes de bâtiment de France conservé cet aspect horizontal et conserver les pignons en granit sur les côtés c’est vraiment ce qu’il fallait conserver et donc s’est lancé le projet euh l’idée c’était de pouvoir intégrer donc comme je vous disais tout le programme économique. Donc je vous présenterai un peu plus les cibles et l’objectif dans les slides suivantes. Tout en conservant l’aspect initial du bâtiment et en conservant un maximum de matériaux bruts. Ça c’est ce qu’avait demandé les architectes les élus au démarrage du bâtiment. Il voulait qu’on conserve un aspect intérieur brut et donc a été lancé une consultation en concours des architectes dans ce sens-là. Et euh il y a également eu un soutien parce que c’est il y avait une vraie logique de redynamisation du centre-ville de Saint-Brieux en parce que c’est voilà c’est ce que je vous disais, c’est entre la gare et l’hypercentre. Et donc en important, en faisant venir des entreprises de nouveau vers la centralité de Saint-Brieux, euh on a intégré les objectifs de d’action cœur de ville euh parce que Saint-Brieux est un ORP, donc a été labellisé pour avoir une opération de revitalisation territoriale. On a trois trois centresilles dans l’agglomération qui ont bénéficié de ça. Il y a aussi Plu et Quintin donc au sud de l’agglomération. ce qui nous a permis de bénéficier en fait de financement Action Cartville parce que l’idée voilà c’est de faire revenir des entreprises en centralité puisqu’on sait qu’il y a eu toute une dynamique de départ des entreprises vers la vers les périphéries et voilà là ce qu’on veut c’est les faire revenir et l’argument de la proximité gare permet de de faire ça. Donc du coup dans le programme, on avait toute la partie totem de l’innovation. Donc c’est ce qui a commencé à expliquer monsieur Bit. C’està-dire qu’en fait, je sais pas si vous êtes tous familiers des totems de l’innovation, mais c’est les totems de la French. En fait, les Frenchstech portent des lieux vraiment dynamiques pour développer l’innovation et soutenir le développement de start-up sur des territoires. Donc, il y en a un peu partout en France. Et donc, nous, on voulait l’intégrer sur ce bâtiment Excafé. seulement euh comme ça prenait du temps, on a créé un premier totem expérimental dans un autre lieu donc beaucoup plus petit, beaucoup moins ambitieux, mais aussi dans une friche que on a fait réhabiliter rapidement pour commencer au plus vite et tester les promotions d’incubation portées par la technopole et le pôle économie sociale et solidaire, tester la structuration d’un écosystème d’innovation territorial et cetera. Et tout ça va intégrer plusieurs niveaux du totem brilleux. En fait, on va je vais vous donner les vrais noms. Le totem de l’innovation, c’est le totem expérimental qui est aujourd’hui qui a ouvert dès 2022. Totem B de Saint-Brilleux, c’est le totem qui va intégrer le bâtiment réhabilité et qui va ouvrir le 2 juin prochain. Et donc là, pour faire monter en charge cette partie innovation, on a euh développé des des espaces comme un auditorium de 110 places, euh des salles d’incubation, euh des espaces de de rencontrre avec des acteurs de l’accompagnement à l’innovation. Donc euh la technopole sera là, le pôle sera là, mais aussi euh l’URSAF, la Banque de France, enfin tous ces acteurs qui ont qui ont besoin de rencontrer les start-up, il y aura des permanences au totem et on aura tout un niveau de coworking aussi avec des salles de créativité pour dynamiser au maximum la créativité et l’innovation. Après, on aura quatre étages vraiment d’accueil d’entreprise avec un étage vraiment dédié au start-up avec des bureaux clair en main entre 13 m² 85 m² et l’idée c’est d’accoller des tout petits bureaux à côté de bureaux un peu plus grands pour que une start-up puisse se développer. Elle fait une montée, une levée de fond par exemple, elle s’agrandit, on fait on enlève une cloison entre son bureau et un petit bureau à côté pour qu’elle puisse s’agrandir. Elle a un problème de fond finalement. L’activité ralentit. on remet une cloison et elle a des bureaux plus petits. Donc voilà, vraiment c’est le niveau le plus mutable pour suivre l’évolution des start-up. Et après, on a trois niveaux pour accueillir des entreprises tertières un peu plus solides où elles elles vont aménager les espaces en fonction de leurs besoins d’aménagement. Donc elles font le cloisonnement, nous on leur met la coque et elles font le cloisonnement et après le déploiement de la partie, ventilation et cetera. Et après, on a plusieurs espaces pour accueillir des événements et des événements économiques, mais on a vraiment le dernier niveau qui est un espace dédié à la réception professionnelle. Il y a des séminaires avec trois salles de réunion donc ou deux qui peuvent être fusionné parce qu’on a une plon modulable et qui sont accollées à un espace lounge parce qu’il faut vous imaginer qu’on est sur neuf niveaux. Donc euh on a, on va dire la plus belle vue de Saint-Brilleux avec vue sur la baie, sur la mer, on voit jusqu’à Fréel et euh on voit euh la vallée, on voit le le pôle gare, on voit tous un brieux en fait. Donc euh là euh on prévoit d’accueillir pas mal de séminaires d’entreprise, de d’â d’associations, d’événements avec des élus. Voilà, sur ce dernier niveau avec un bâtiment qui a une capacité de 900 personnes. Donc juste pour vous reparler un peu des acteurs, donc maîtrise d’ouvrage, agglomération, donc c’est nous qui portons aussi bah l’enveloppe budgétaire, même si on est soutenu économiquement avec plein de de subventions qu’on va vous présenter plus tard. Et après, on a une maîtrise d’œuvre, un groupement de maîtrise d’œuvre qui est menée par les architectes, donc n architectes que je ne saurais remercier enfin qui ont fait un travail incroyable. Donc je le je ce sera un peu euh un petit fil que je vais redévelopper au fur et à mesure. Les architectes, sans les architectes, le réemploi n’aurait jamais pu euh aller dans cet empleur là sur le projet. Donc n architecte vraiment incroyable qui sont accompagnés par des cabinets d’études. Donc là vous avez quelques noms. La UH architect design intérieur. S S SWS ingénierie c’était tout ce qui était économiste de la construction. On avait aussi plusieurs bureaux d’études. Le bureau d’études fluide, le bureau d’études pour tout ce qui était thermique. Donc ça c’était Inoki. On en avait sur le réemploi notamment. Donc là, on l’a noté, c’est bâti récupe. Donc eux, ils nous ont accompagné, on va le préciser après sur dans une autre slide, mais sur le réemploi des matériaux. Et donc, ça nous a permis de créer ben un bâtiment qui sera après la bellisation le plus grand bâtiment tertiaire réhabilité passif de France parce qu’il fait 6000 m². Donc ça, on est très très fier. Donc c’est notamment par rapport à cette double peau qui a été collée en façade dont je parlerai non je vais je vais en parler maintenant euh qui nous a permis plusieurs choses. D’abord de conserver la transparence avec l’ancienne façade. Donc ça a été collé en plus devant et on retrouve cette rame justement euh euh horizontale qui était demandée par les architectes des bâtiments de France et qui vient en plus isoler le bâtiment parce qu’on est en triple vitrage avec du contrôle solaire pour assombrir le bâtiment lorsqu’il y a trop de luminosité. Euh et avec dans cette double peau euh un système de clapet euh qui sont contrôlés par domotique. C’est-à-dire que quand la température dépasse euh un certain niveau, tous les clapets s’ouvrent et ça crée des courants d’air dans le dans cette coursive. Enfin, il y a vraiment plein de choses. Et cette coursive, elle permet aussi de créer des déambulations parce qu’en fait le bâtiment est plutôt étroit. En profondeur, il fait 12 m. Et donc avant, il était vraiment organisé avec un grand couloir central sur les plateaux et des bureaux fermés. Donc ça faisait vraiment grand couloir un peu sombre. Là ça nous permet de vraiment créer les déambulations par l’extérieur. Donc c’est on sort dans la coursive et donc créer des vrais tronçons qui sont traversants. Donc avec euh un système est ouest donc super lumineux et avec de la luminosité toute la journée. Euh on a quoi d’autre pour contrôler euh le pour avoir le système passif ? En fait, on a isolé tous les autres façades, donc sud, est nord avec une isolation extérieure. Donc des vraiment, c’est plaqué pour le coup contre la façade, donc isolation plus classée que par extérieur. Et les seuls éléments qu’on ne pouvait pas isoler par l’extérieur, c’est les pignons en granit qui devaiit être conservés par les parce que les architectes de patrimoine en France le demandai. Donc là, on a fait de l’isolation par l’intérieur. Donc il y a plein de choses qui ont permis de d’atteindre le niveau passif et euh et voilà. Bah je là, je vous ai expliqué à peu près ce qu’il y a sur cette slide. Donc vous allez voir euh donc le calendrier des travaux. On a commencé le désamontage curage en juillet 2022 et là le bâtiment va ouvrir le 2 juin 2025. Donc au final c’est 3 ans de travaux. dans le privé, on sera allé plus vite hein, soyons clair, c’est que nous, il y a toutes les démarches de marché public, tous les délais de validation politique, enfin on se rend bien compte qu’on est plus long que dans le public, que dans le privé, mais quand même c’était un énorme projet. Euh juste pour votre bonne connaissance, le désamiantage, curage, désamiantage, démolition, c’est euh 155 hors taxe d’enveloppe. Donc c’était vraiment tout éanté. Euh les fenêtres, il a fallu tout changer parce que les joints étaient amiantés. Euh toutes les sols, toutes les colles des moquettes est amianté, tous les murs est amiantés, tout est amianté. Donc il y a eu un énorme travail de curage. Là vous avez quelques photos et ce qu’on peut voir aussi c’est que le bâtiment en fait comme il est grand, il y a énormément de poteaux de structure dans tout le bâtiment et les architectes travaillaient un peu à l’aveugle là-dessus et ont pas vraiment osé toucher à la structure du bâtiment. Les seules libertés qui se sont autorisées, c’est là, vous voyez sur l’image de gauche, c’est de démolir la chappe entre le niveau 2 qui est le rez-de-chaussée et niveau 1 pour pouvoir créer l’auditorium parce que c’est un auditorium sur deux niveaux et ils ont ouvert la façade au dernier niveau pour pouvoir avoir la vue vraiment sur la baie parce que sinon c’était un mur aveugle. Donc c’est les deux seules libertés qui se sont permis et sinon tout a été renforcé en terme de structure. Ça a été un travail incroyable. Donc tous les poteaux ont été doublés. Il y a eu des lames carbone qui ont été mis à plein d’endroits. Il y a eu d’autres poteaux qui ont été créés notamment pour tenir. En fait, vous voyez peut-être sur la l’image de gauche au plafond, vous voyez des trous un peu carrés et qui qui accueille en fait les poteaux qui vont tenir toute la seconde peau vitre vitrée qui a été collé qui fait les déambulations. Enfin, il y a eu un gros gros travail. Voilà, je vous laisse passer la slide. Et donc vient euh toute la partie la démarche de réemploi. Donc comme on vous disait, il y a Bâti Récup qui est arrivé. Il faut vous resituer le calendrier. En fait quand moi je suis arrivée en poste c’était en 2020 et on était en train de finaliser le concours euh le concours architect. C’est-à-dire que eux ont été sélectionnés sur une enveloppe et un projet. Et nous on est arrivé, on a dit “Oui, mais nous on veut rajouter du réemploi parce que désormais on est labellisé TER, donc territoire économier avec le le bureau d’étude Bâtir etcube pour en faire alors que eux avaient euh presque finalisé et bouclé leur projet. Donc on est arrivé après la bataille et c’est là où déjà les archives ont été incroyables, c’est qu’ils ont accepté qu’on leur impose du réemploi dans un projet qui était déjà ficelé. Donc Biercup, ce qu’ils ont fait, c’est qu’ils sont venus faire un un diagnostic réemploi. Et donc juste avant le démarrage de la démolition, ils ont commencé à dire “Bah les portes, on veut les récupérer. Euh là, tout ce qui est sanitaire, on peut le récupérer, les cloises on peut le récupérer et en fait il flèche tout. Je sais pas si vous êtes familier avec les les diagnostics réemploi, mais il flèche tout. Et pour chaque matériau qu’ils estiment, matériel qu’ils estiment récupérable, il nous faut une petite fiche technique qui dit ça peut être récupéré, déposé de telle manière euh si c’est valorisé économiquement, c’est tant de tel montant par rapport au marché, telle valeur. Euh ça bah on peut le récupérer mais ça coûte vraiment ça peut pas être valorisé donc on vous le conseille pas. Euh ça c’est trop difficile à déposer. Donc voilà, c’est vraiment un énorme fichier avec chaque fiche technique. Euh je regarde pas, je je pense qu’on répondra aux questions plus tard. Euh c’est un gros gros diagnostic. Et après nous ce qu’on a fait c’est que on allit voir les archives, on leur a dit qu’est-ce que vous vous envisagez pouvoir récupérer ? Donc il y a des choses qu’ils ont récupéré pour de réemploi in situ. Par exemple, il y a eu certaines cloisons qu’on a pu récupérer. On a demandé au menuisier de recréer une structure bois pour tenir la cloison et recloisonner et recréer en fait de la cloison pour des salles de réunion. Donc ça ça paraît anecdotique. On a réussi à récupérer quelques mètres, je sais plus une vingtaine une quinzaine de mètres linéaires de cloison. Ça paraît très anecdotique mais ça a été un énorme travail parce que le menuisier ne savait pas faire ça. Donc il a fallu faire monter en compétence le menuisier. Il a fallu faire stocker ces énormes cloisons qui ont embêté le chantier pendant tout le temps. Finalement et comme c’était en plein milieu du chantier, elles ont été abîmées. Donc on n pas pu récupérer tout ce qu’on souhaitait. Donc le reste on a dû faire venir quelqu’un qui les a fait démonter en acteur privé qui a accepté de venir démonter récupérer toutes les cloisons et qui en fait est en train de créer sa serre. Donc vraiment ce qu’on a fait c’est éviter le gâchi au maximum. Donc à chaque fois on fléchait le insitu. On a eu quoi d’autre ? On a eu des dalles de granites parce que pour donner accès à la à la coursive extérieure, il fallait créer des passages entre l’ancienne façade et la nouvelle. Donc, il y a eu des énormes dalles de granites qui ont été déposées et qui ont été réutilisées pour l’aménagement extérieur dans le jardin. On a en fait un théâtre des verdures qui reprend ces dalleslà avec un système de dalles japonaises. En fait, euh, on a récupéré toutes les dalles. En fait, il y avait un balcon au dernier niveau avec des des des dalles extérieures. On les a toutes enlevés et on les a récupéré pour faire l’étanchéité en toiture. C’est-à-dire que c’est le seul le seul endroit qui n’a pas été désamianté dans le bâtiment, c’est le toit. Et donc, on a fait une étanchéité par-dessus l’étanchéité historique. Et tout ça, ça a été réalisé avec les anciennes dalles du bâtiment et du et aussi en fait l’archie a fait venir d’autres dalles, d’autres bâtiments qu’il était en train de de réaliser en réhabilitation pour finaliser l’étanchaité parce qu’on en avait pas suffisamment. Et donc ça c’était vraiment pour le bâtiment. Et après, il y avait 200 210 portes qui avaient été euh fléchées. Certaines qui étaient des coupes feu où là on pouvait pas les utiliser parce qu’elles étaient pas dans les dimensions qui étaient dans les nouvelles normes ERP. Par contre, d’autres on se disait on va quand même pas jeter 200 portes qui était super. Et donc ça nous a fait euh ça nous a fait réfléchir réfléchir réfléchir et on s’est dit on va créer les futurs bureaux du bâtiment à partir de ces portes-là. Et donc a été lancé une dynamique sur le réemploi dans le mobilier. Donc c’est ce que je vais vous présenter après. Donc je rentre pas dans le détail. Donc ça c’était une première chose. Une fois qu’il nous avait tout fléché, on s’est dit bon bah on va voir ce qu’on peut faire du reste du bâtiment. Donc là on est allé faire venir nos services logistiques internes de d’entretien des tous les bâtiments de la GLO et ils ont pioché plein de choses. Donc ils sont venus récupérer plein de choses et qui réutilisent dans tous les bâtiments de la GL. Et avec tout ce qui nous restait, on s’est dit on va faire don aux associations locales. Donc d’abord euh on avait on a fait monter en compétence une structure d’insertion euh locale qui s’appelle Adalea qui ne savait pas du tout faire de dépose des matériaux et on a proposé aux associations locales de venir flécher ce qui les intéressait. On faisait déposé par la structure d’insertion donc Adelea et eux après venaient récupérer en pied d’immeuble. Ça a été assez décevant. On était assez Ouais. Ben, il y a eu que trois associations qui sont venues qui ont pris des choses mais pas tant que ça. Et donc, on s’est retrouvé avec tout le reste sur les bras et c’est là on a demandé à Daler et qu’on a fait don pour le l’événement réamp euh pour voilà pour que les gens puissent le récupérer. Donc on s’est rendu compte que voilà en pied d’immeuble faire venir une association ça avait pas marché. Après c’est la première fois qu’on faisait cette initiative. Donc ce qu’on se dit c’est qu’après l’agglomération va se faire connaître, les acteurs vont prendre voilà vont avoir l’habitude de de savoir qu’il y a cette démarche parce que maintenant on l’a généralisé le réemploi dans les démolitions notamment. Euh il y a eu un deuxième échange une deuxième expérimentation sur un bâtiment industriel. Pour le coup, c’était euh peut-être que vous pouvez mieux en parler avec moi. FR les fres gugadir, c’est ça les fres gugadir. Ouais, c’est un autre un autre site hein, les les friches gugadir. Donc un site industriel qui que l’on souhaitait euh réorienter, réutiliser. Et là, il y a un vrai travail qui a été fait dans le même esprit, c’est-à-dire une une vérification de de l’ensemble des des matériels et matériaux existants sur le site. Et puis il a été travaillé bah la liste de ce qui pouvait être utilisé, ce qui pouvait être éventuellement revendu, ce qui avait une valeur commerciale parce que c’est toujours aussi la la difficulté de pouvoir équilibrer. Et donc on a eu des belles surprises sur ce sur ce sur ce sur site des friches Guyadaires, notamment les structures qui ont pu être commercialisées, les structures métalliques qui ont pu être réutilisé et et commercialisées. Voilà, on essaie il y a les il y a le euh l’excaf qui reste emblématique de par sa taille et et son volume, mais on a testé sur d’autres sites effectivement ce cette volonté de de réemploi. Il y avait aussi du bardage qui a été récupéré sur Guyader. Enfin, il y a eu plein de si jamais ça vous intéresse les listes un peu des matériaux, on peut peut-être les fournir. Mais c’est vrai queon a fait en fait totem ça a été le premier chantier sur lequel on a expérimenté plein de choses et maintenant on essaie bah de de d’automatiser en fait certaines choses et c’est vrai que maintenant le réemploi et la déconstruction sélective on essaie de bah de le le l’automatiser dans tous les chantiers. Euh voilà donc ça c’était sur le totem. Donc comme je vous disais, il y a eu les portes qui ont qui nous ont fait réfléchir sur le réemploi dans le mobilier. C’est-à-dire que on s’est dit on peut pas les jeter. Qu’est-ce qu’on peut en faire ? On en fait des portes. Donc là, j’ai commencé à chercher avec Annecler, donc la chargée de mission territoire économ ressources, des acteurs qui pouvaient transformer des portes en bureau. Et c’est parti encore plus loin parce que les marchés publics enfin au début on a réussi à convaincre les élus de se dire est-ce qu’on se lancerait pas dans du mobilier en réemploi. La chose qui m’a permis de les convaincre, c’est parce que il avait déjà fait meubler le totem expérimental dans le petit lieu là dont je vous parlais au début en réemploi. Les élus n’étaient pas vraiment emballés parce que ça avait jamais été fait. La crainte c’était vraiment d’avoir un aspect qu’ cafarnaum. Mais comme c’était un tout petit projet qu’on se disait que ça durerait pas longtemps et que au début on pensait que le réemploi coûtait moins cher, c’est comme ça qu’on avait réussi à les convaincre sur le totem expérimental. Et en fait, ils se sont rendu compte parce que j’avais été je m’étais faite accompagner par un designer d’intérieur que ça pouvait rendre vraiment bien en fait pro avoir qu’ une petite touche presque nostalgie parce que il y a de la vaisselle où tout le monde se dit “Oh là là, ça me rappelle la vaisselle de mes grands-parents.” Enfin vraiment, ils ont tous été convaincus. Donc là, je suis revenue à la charge en leur disant “Bah maintenant, on passe de 300 m² à 6000 m² et d’une enveloppe de 20000 € à 200000 €. Est-ce que vous êtes partant ?” Il a fallu un peu de négociation mais c’était bon. Et le premier angle d’attaque, ça a été ses portes. Et du coup avec Annecler, on s’est dit non mais on va faire vraiment tout le totem ou une majorité. Et donc on a commencé à sourcer plein d’acteurs dans en Bretagne principalement déjà sur notre aglo après Codarmor après Bretagne qui était en capacité de faire du réemploi de matériaux et de l’UP cycling ou alors voilà upcycling, réemploi ou voilà sourcing de mobilier à à récupérer. Et on à force de réflexion avec les marchés publics aussi, on a monté un SAD donc un système d’acquisition dynamique. C’est quelque chose qui avait jamais été fait en France non plus. donc de monter un tel marché pour du réemploi sur une telle enveloppe et des telles surfaces. Et donc l’intérêt c’est que les acteurs du réemploi s’inscrivent sur le SAD. Il y a cette catégorie mobilier bois métal, mobilier en tissu luminaire et cetera. Donc, ils sont inscrits et après nous au fur et à mesure on lance des micromarchés, c’est-à-dire j’ai besoin de 20 chaises en réemploi, j’ai besoin de bah là typiquement 55 meubles bureau créés à base de porte, j’ai besoin de 20 luminaires en réemploi et eux ils reçoivent ces micromarchés et ils décident en fonction de leur charge de travail, de leur sourcing et cetera s’il se sentent en capacité de répondre et ils répondent des micro réponses et on sélectionne au fur et à mesure les axeurs. Donc c’était vraiment pour s’adapter aux acteurs de l’ SS. Au final, on se rend compte qu’il y aussi des acteurs de l’économique classique qui se sont emparés de ce marché là. Et en fait, on est en train de faire de développer de l’économie de l’économie circulaire chez des acteurs classiques et on est en train de faire monter en compétence des acteurs de l’économie sociale et solidaire qui ont très peur en fait des marchés publics. Donc c’est assez bien. On a c’est vraiment ce qu’on voulait. C’est SAT, ça fait tremplin et ça fait se développer la filière locale de mobilier en réemploi. Et donc, on a certains espaces qui sont vraiment 100 % réemploi. Euh on a certains espaces où on a vraiment quelques mobilier en surcyclage. Donc là, vous avez des exemples, les portes à gauche et c’était en modèle. Maintenant, c’est bon, elles ont été elles ont été livrées. D’ailleurs, c’est vraiment super où on voit vraiment que c’est une ancienne porte. On a fait exprès de de ne pas du tout les retravailler à part les poncer et les vernirs transparents sur une structure en métal. Euh elles ont été livrées. On a aussi la troisème photo. Vous voyez une photo. Donc c’est les anciennes poignées de porte qui sont plus autorisées parce qu’elles sont rondes et donc aujourd’hui dans les ERP, on a plus le droit. Donc les on les a transformé en patère. Donc elles sont construites avec du bois qui est récupéré de meubles de cuisine. Voilà, on aura plein de patter partout dans le bâtiment. Euh la deuxième photo en fait c’est le meuble en réemploi que j’avais déjà fait installer dans l’ancien totem enfin le totem expérimental qui en fait ont convaincu tout le monde. qu’elle partent aussi dans le grand totem et tout à droite vous avez une image de meuble casier qui qu’on a fait dessiner avec un designer sur mesure pour vraiment intégrer l’open space coworking et qui est fait uniquement en bois de réemploi surmesure par un menusier designer en réemploi. Donc il y a plein il y aura plein de choses. Et donc là-dedans, je vais pas me détailler parce que je vois l’heure qui tourne, mais on a réussi quand même dans le totem à récupérer pas mal de tonnages entre ce qui a été récupéré donc réutilisé dans le projet, ce qui a été récupéré par la régie de l’agglomération et ce qui a été distribué euh aux associations et après ce qu’on a pu distribuer un peu au cas par cas dans tout ce qui nous restait dans le bâtiment. On a trouvé des particuliers qui étaient intéressés, des assauts qui venaient au fur et à mesure récupérer des choses par leurs propres moyens. Voilà, on a réussi à éviter euh je pas fait les calculs mais ah bah voilà 22 tonnes de déchets euh sur ce chantier. Et donc on va parler finances parce que c’est important. Euh c’est un projet qui fait peur en terme de de d’enveloppe parce qu’on est à une enveloppe globale de 13750000 € euh hors taxe. Donc là je vois c’est 13 j’ai une petite er500 millions mais 1000. On va pouvoir vous corriger. Euh ah ben non c’est bon. Et donc oui pardon c’est moi qui me suis auto perdu. Euh là-dedans, on a 107500 de travaux. et 3 millions un peu autres. Donc autre c’est l’ameublement, c’est tous les équipements audiovisuels, c’est toutes les études préalables. Enfin, il y a quand même plein plein de choses. Et les 107500 ramenés aux 6000 m², on est à un ratio de moins de 2000 m² 2000 € du mètre carr Donc au final tarifs du 9. Donc ça fait peur comme ça, mais on a eu un architecte qui a fait un énorme travail budgétaire. à chaque fois qu’il y avait un plus quelque part, il trouvait un moins. Donc c’est sûr, on a dû faire des concessions. Les luminaires, on n’est pas sur des luminaires euh aussi impressionnants que ce qu’on voulait. Enfin, il y a eu plein de choses mais il y a eu de la plus-value avec du réemploi dans le mobilier, avec du réemploi situe dans le projet Archi. On a eu des problématiques liées forcément à la structure. Enfin, c’est qu’il y a eu plein de problèmes qui sont typiques des problèmes de de réhabilitation mais on a réussi à tenir des montants qui sont vraiment impressionnants à moins de 2000 € du mètre carré. Là-dedans, on a été largement soutenu. Alors, par exemple, fond friche 500000 € parce que c’est un projet de réhabilitation. On a l’agglomération qui euh la région qui nous a soutenu à hauteur de 1lion2 parce que c’est un gros projet de développement économique. On a action cœur de ville qui nous soutient à hauteur de 155 parce que c’est un projet de redynamisation de centralité. Et là, on a vraiment eu un énorme soutien, c’est le Feder. Euh donc la l’Europe avec le programme Reax EU, on a eu 2100 parce que c’était de la réhabilitation thermique de bâtiment et après on a eu quelques petites subventions dont l’agence de l’eau qui nous a subventionné parce que on a installé un récupérateur d’eau pluviale pour alimenter les sanitaires. Et alors retour d’expérience parce qu’au final d’efforts qui a été mis, on a réussi à réutiliser des choses initu mais on se rend compte qu’il y a plein de choses qu’on qu’on a raté ou qui se sont pas passé comme on le souhaitait et notamment bah c’était notre premier projet donc on fait beaucoup de retours d’expérience sur ce projet. Le premier, c’est le stockage. En fait, tout ce qui a été déposé, euh on a eu de la casse, on a eu du vol, on a eu de la désorganisation totale euh dans ce qui avait été déposé et euh on avait en fait tous les éléments déposés en plein milieu du chantier, ce qui a embêté toutes les entreprises qui arrêtaient pas déplacer. Donc c’est pour ça qu’on a eu de la casse et de la désorganisation. Euh et du coup, on a on a voilà maintenant on sait que un espace de stockage sur site dédié ou alors en dehors du site, c’est essentiel. Et donc euh là vraiment maintenant on est en train de réfléchir justement dans les projets et après en fait à monter alors pas forcément l’agglomération qui monte mais essayer d’attirer des acteurs pour monter une plateforme de réemploi des matériaux de la déconstruction et notamment avec un espace de stockage qui permettrait de faire tampon. lors de chantier euh pour ces matériaux qui sont déposés et réutilisés situe dans les projets. D’ailleurs, on est en train de faire tout un travail avec les maîtrises d’ouvrage public et privé sur cette questionlà et en fait ça remonte auprès de tous les acteurs. Il faut une zone de stockage parce que sinon on n’y arrive pas. C’est c’est le chantier actuel de notre projet ter sur cette boucle une. C’est vraiment la question du d’une plateforme de de stockage à imaginer sur le sur le territoire. C’est c’est vraiment le le grand projet de de cette année. Après, c’est ce que je vous disais dans la slide d’avant, bah c’est le bilan financier. Forcément, il y a un surcoup dans le réemploi. Faut se dire que on a essayé de conserver un maximum l’aspect du bâtiment et donc c’est aussi ça le bâtiment. Comme on a pas on a conservé les matières les matériaux bruts, on n pas apporté de nouvelles matières premières. Donc il est aussi exemplaire dans ce dans ce sur ce niveau-là. Mais ça coûte pas moins cher en fait. Le sol, il a fallu qu’on qu’on fasse appel à une il y a qu’une seule entreprise en Bretagne qui était capable de faire ça et pas à l’échelle qu’on le souhaitait. Donc les archives ont fait monter en compétence une entreprise de ponçage de sol béton euh qui nous a poncé tout le bâtiment et verni de façon transparente le sol. Sauf que ça ça a coûté plus cher que que de remettre un nouveau sol. Euh tout en fait, on avait pas de faux plafond. où il y a plein d’endroits où il y a pas de faux plafond. Ce qui veut dire que on a tout le cheminement de câble qui a dû être extrêmement travaillé par les archives qui ont redessiné redessiné redessiné tous les plans avec des matières ultra qualitatives en fait parce qu’on voit tout. Euh les poteaux, ils ont été curés et laissés bruts comme ça. Donc en fait, il y a plein d’endroits où on voyait les ferraillages qui dépassaient et donc on a dû reboucher à plein de plein d’endroits. Donc pareil, ça coûte cher. Faut revernir aussi pour éviter d’avoir la poussière de placau. Donc il y a quand même des surcoups. Mais euh face à ça, on a des archives qui ont fait un énorme un vrai effort financier. Donc je n’arrête pas de le souligner, mais sans eux, projet n’aurait sûrement pas pu sortir. et aussi on avait pas de filière. En fait, ce projet permet de faire monter en compétence des acteurs locaux et breton, voir aussi l’igérien et normand parce qu’on travaille sur toute la zone ouest. Et en l’absence de filière, on s’est retrouvé où aujourd’hui euh moi je suis designeuse de mobilier, c’est-à-dire que euh sur la base de matière des matériaux qu’on leur a fourni et ben tous les jours, enfin toutes les semaines, je suis avec les acteurs de l’USS pour leur expliquer non mais là on peut pas faire comme ça, là c’est pas design, là c’est pas pratique. Et on en fait on s’est retrouvé à à enfin je sais pas comment biblicité mais il y a un meilleur mot plein d’acteurs qui ne connaissent pas le réemploi. Pareil dans les acteurs classiques qui ne connaissent pas le réemploi c’est les rassurer par rapport à tout ce qui est assurance tout ce qui est bureau de contrôle. C’est leur faire connaître tout le réseau de de ressourcerie et cetera. Donc en fait c’est un temps énorme que la charge d’émission en ter et moi on a passé pour essayer de faire monter en compétence les acteurs pour essayer de créer une filière de réemploi parce que aujourd’hui nous les acteurs bah par exemple les collectivités les élus nous disent oui on serait d’accord pour continuer le réemploi même dans l’immobilier sur nos projets mais on aimerait avoir des acteurs qui puissent nous dire bah nous on vous fournit des sanitaires pourtant ils sont réemployés des bureaux upcyclés pourtant sauf que les acteurs de l’SS et du réemploi sont aujourd’hui pas en mesure de faire ça. Donc on est en train de leur de créer des catalogues en fait d’acteurs du réemploi pour justement permettre de faciliter euh l’accès au réemploi par les maîtrises d’ouvrage en fait. Et sinon, d’autres recommandations, c’est vraiment penser en amont tout ce qui est logistique. C’est-à-dire que il faut qu’il y a un acteur qui qui en plus de faire tout le diagnostic du emploi comme ce qu’on disait bâti récupre qui suivent le chantier de dépose et de qui suivent le reconditionnement qui suivent l’endroit pour emmener jusqu’au stockage et qui suivent tout ce qui est bah euh la recommercialisation, le suivi le réemploi situ. Il faut un acteur logistique qui fasse tout ça parce que sinon c’est très compliqué. C’est ce que nous demande aussi la maîtrise d’ouvrage privé et c’est là où interviendrait potentiellement la plateforme de réemploi des matériaux également. Il faut vraiment penser en amont le lot zéro. Donc c’est souvent le lot 1, c’est le lot démolition des constructions. Donc il faut faire venir bien en amont la partie diagnostic et ciblage de ce qu’on veut déposer en amont parce que nous on est arrivé trop tard ce qui a été une catastrophe mais on voit sur le site de logistique du ça a été pensé en amont et ça a été beaucoup plus simple et c’est voilà on pense le réemploi à la dépose sélective et après on fait venir vraiment les entreprises de déconstruction classique et de dépose. la plateforme de réemploi, on en a parlé et effectuer un sourcing d’acteurs. Vraiment, on a on a passé 6 mois avec Annecler et les marchés public à sillonner la Bretagne pour aller voir tous les acteurs du emploi pour essayer de les mobiliser sur notre marché parce que les marchés publics, ils ne les regardent même pas en fait. Pour eux, ça c’est trop compliqué. Et là vraiment pour les mobiliser et constamment les mobiliser, c’està-dire que après le sourcing, on a cru que c’est bon, ils allaient ils allaient se mobiliser et en fait non. Donc euh tous les tous les de tr mois, dès qu’il y a un marché qui sort, on les rappelle, on leur dit “Venez, répondez et cetera.” Donc euh il y a un vrai un vrai travail aussi en fait de d’animation de d’acteurs locaux. C’est un travail militant du quotidien. C’est ça. Et voilà. Et il est 29. On est pas mal, hein. Est-ce que j’allais souligner quel sens du timing ? 45 minutes exactement. C’est absolument parfait. Euh merci beaucoup pour votre témoignage de nous av de nous avoir donné à voir ce projet qui est vraiment exemplaire. Partager avec transparence vos éléments financiers, difficultés et cetera. Donc on a plusieurs questions dans le fil de discussion. On va les prendre les unes après les autres. Et peut-être donc la première question. En tant qu’organisme public, comment avez-vous réussi à déposer des annonces sur les plateformes bâtir récup et cycle up ? Alors euh Bâti Récup en fait c’est Bâti Récup qui se et Cycleup qui se chargeait en fait de déposer les plateformes. Après il y a eu une vraie question sur comment on fait des dons de matériaux en tant que collectivité et donc il y a une grosse réflexion avec le juridique et je crois que c’est des conventions de dons qui sont signées. Oui, on a on a beaucoup trava c’est cette question de du travail en en transverse hein sur le l’économie circulaire et et on en a pas parler tout à l’heure mais ce qu’on a mis en place euh au sein de l’agglomération euh depuis le début du travail sur territoire économic de l’agglomération pour travailler toutes toutes ces questions et lever les freins après les uns après les autres. Et cette question du juridique, cette question des marchés publics a été euh euh travaillée et on a été euh amené à à voter des délibérations spécifiques au au sein du conseil d’agglomération pour justement euh être autorisé à faire des dons de matériaux, à revendre des matériaux de de réemploi. Donc un gros travail avec les le le juridique et des délibérations qui nous permettent de de couvrir ces ces questions là. Donc voilà, on a trouvé des des solutions quelquefois pas pas simples, mais euh ça ça a été ça a été possible. Ça fait le lien avec une autre question. Donc je vous la poser tout de suite, monsieur Bezite. Une demande qui était de revenir un petit peu plus finalement comme vous venez de le faire sur votre engagement territoire économe en ressources qui était à l’origine de cette de cet engagement et de cette approche spécifique que vous amené dans le projet de réhabilitation. Euh est-ce que vous pourriez nous en dire un petit peu plus sur sur voilà l’imbation entre ces ces approches et ce projet au niveau ? Vous pouvez juste reposer la question de façon Ouais, j’ai pas bien compris la question. Elle est elle est dans le fil de discussion ou non ? Non. Alors elle elle est dans Vous pouvez juste formuler euh présentation. Avez-vous une partie réserve ? Non non, c’est pas ça. Non non, elle est elle m’est parvenue directement pe peut-être en fait c’est finalement sur le pourquoi l’économie circulaire dans un projet d’équipement de la collectivité. Ah euh ouais euh bah l’idée enfin voilà c’est c’est euh on on a travaillé euh sur cette question de l’économie circulaire, on l’avait déjà euh acté euh je disais dès 2017. Il y avait des du travail qui avait été réalisé avec des acteurs locaux. On avait travaillé notamment avec l’Asic qui est une association de la zone industrielle des Châtelets qui regroupe de nombreux industriels au niveau de de l’agglomération et qui avait déjà envie de de travailler ces ces questions de l’économie circulaire, de voir comment on pouvait partager les choses, faire du réemploi, comment les déchets des des unsprit de de l’EIT qu’on qu’on dév développe. Aujourd’hui, il y avait déjà cette question là qui était qui était venue au niveau de de l’agglomération avec ces premiers projet de de 2017. Et quand on a construit notre projet euh politique de début de de de mandat, euh il est paru naturel de de travailler cette questionlà et l’opportunité de de l’ADEM qui proposait euh cet appel à projet pour devenir ter nous nous a paru vraiment la la bonne la bonne option. Donc je le disais, l’année 2021, ça a été un travail énorme, 50 acteurs réunis, on a pris un un bureau d’étude pour travailler cette question des déchets, savoir où étaient nos déchets sur l’agglomération, quel type de déchets, quels étaient les acteurs présents sur notre territoire en terme d’économie sociale et et solidaire qui pour nous permettait d’être des des relais, vraiment travailler l’écosystème de notre territoire en parallèle des déchets existants pour voir quels étaient alors ce qu’on a appelé nous des boucles d’économie circulaire. On a parlé de de de celle de la cycle de de cycle de vie des matériaux de construction parce que c’est en terme de de volume. Mais autrement, on a beaucoup travailler une autre boucle sur du réemploi et du surcyclage. On a travaillé la question euh du tissu par exemple où on a eu un un gros travail sur autour du textile, le réemploi du textile avec un festival avec une vingtaine d’acteurs locaux de de réemploi sur lesquels on a travaillé. Donc voilà, vraiment ce travail de 2021 qui nous a permis nous a permis de de construire ça et puis bah l’outil euh TER effectivement qui a été euh euh déclencheur quand on a été euh retenu sur l’appel à projet se pose derrière la suite hein. c’est 3 ans de 3 ans de financement, un plan d’action qui s’arrête à à l’été et sur lesquels on on travaille actuellement pour voir quelle suite on va pouvoir donner à à cette questionlà parce que bien entendu l’économie circulaire, on souhaite pas que ce soit juste un un un coup passé. Voilà, on souhaite que ça ça perdure dans le dans le temps. Donc on travaille ces questionsl aujourd’hui. Merci beaucoup pour ces éléments de réponse. C’était tout à fait l’objet de la question de comprendre un petit peu le lien avec tout ce qui avait été fait aussi en amont et cet outil ter. Donc merci. Euh alors d’autres questions un petit peu plus technique. Euh avez-vous mené des actions particulières auprès des artisans et des architectes dans les territoires ruraux ? Alors nous faut se dire que l’agglomération elle est littorale après grande ville et rurale. Donc déjà on on touche un peu tous les territoires et quand on parle par exemple des des frisguyadaires, c’est dans un territoire rural au niveau de Saint-Brand. Après, il y a beaucoup d’animations qui sont réalisées euh sur le territoire autour du réemploi, notamment avec Batilab euh qui est un acteur euh bah qui fait de la sensibilisation et euh et euh de la diffusion d’information autour du réemploi. Et on a plusieurs journées techniques qui ont été organisées avec beaucoup d’architectes justement qui étaient présents euh et on a utilisé notamment le totem comme exemple, mais pas que. Il y avait des tables rondes qui parlaient vraiment du réemploi, des problématiques vraiment techniques que touchaient les acteurs et euh des d’autres visites de site, des rencontres avec des artisans justement qui qui sont spécialisés dans le réemploi des matériaux ou alors d’autres qui des qui fabriquent par exemple, on avait l’exemple d’une personne qui fabrique des du carrelage et de la céramique sur la base de du la vase du leggeté qui est notre port. Euh il y en a d’autres qui font enfin qui font plein de choses. Donc TER fait aussi énormément d’animation et euh d’acculturation au réemploi. Et là prochainement euh on a une journée bâtillable qui va être de nouveau être organisée au totem où là en plus des architectes vraiment on va essayer de cibler au maximum les artisans, les entreprises de la construction. Il y a plein de choses et ce qu’on ce qu’on souhaite aussi parce que c’est vrai que là c’est l’agglomération, c’est le projet de l’agglomération mais on l’a dit sur le territoire on a 32 communes et dans l’idée c’est aussi comment on peut amener nos nos communes à participer à à cette à ce processus. Donc il y a un travail qui a été réalisé. On lisait tout à l’heure la la difficulté c’est aussi de de créer du flux entre les matériaux qui vont pouvoir être déconstruit. Donc il y a nos propres projets, celui du totem, celui des friches Guyadaires. Il y a des projets sur la ville de Saint-Brieux, je pense à l’école Balzac par exemple sur lequel on va avoir aussi des des questions de de réemploi. Mais chaque commune peut avoir des projets de de démolition dans l’ancien terme, mais plutôt de déconstruction. Donc voir comment ce travail de réemploi peut travailler et puis comment aussi ces communes euh peuvent euh s’impliquer elle dans du réemploi, c’est-à-dire dans des travaux, dans les travails de je sais pas, je pense au régime municipal qui existe qui font des petits travaux. bah comment les sanitaires qui vont être changés dans l’école peuvent être en des des sanitaires réemployés sur des plateformes créer vraiment je parlais d’écosystème tout à l’heure mais c’est vraiment ce qu’il faut qu’on arrive à à créer et avec cet outil de plateforme entre guillemets qui pourrait être vraiment le lien entre tous ces tous ces acteurs et bien sûr si on on arrive à sensibiliser les les communes par rapport à ça permet aussi de de pouvoir toucher parce que les communes elles travaillent aussi avec les acteurs locaux dans leur territoire et vous parliez tout à l’heure de territoires plus ruraux. Si on a des communes qui s’impliquent sur ces questions là, ça permet aussi d’être en lien avec les acteurs locaux dans les communes, les les artisans, leur donner envie de de de faire avec parce que je pense parler de régie municipale mais on n pas tous des des régies hein, quelquefois les travaux dans l’école du Bourg, elle est faite par l’artisan du du coin. Donc comment aussi le sensibiliser et lui dire qu’il y a aussi d’autres d’autres solutions ? Donc c’est aussi ça l’enjeu de porter une politique d’économie circulaire à l’échelle de de nos territoires. C’est ça. C’est un mix entre mobiliser les maîtrises d’ouvrage et les motiver à intégrer du réemploi et accompagner les artisans et dans tout ce qui est question techniqu avec des journées vraiment techniques. C’est un peu la double dynamique qui est faite sur le territoire. embarquer les acteurs et les communes. Plein de plein de perspectives pour la suite. Euh une question voilà qui fait suite aussi est-ce que des visites de sites seront organisées ? Alors il y en a plein mais la prochaine c’est vraiment à Bâtilab qu’on va le faire. Euh Ah vous en avez raté parce que pendant tout le chantier, j’en ai fait je ne sais combien. Euh oui, il y en aura il y en aura de plus en plus. dès l’ouverture du totem, même le 2 juin, il va falloir que je travaille parce que c’est pas l’agglomération qui va gérer le bâtiment. On a lancé un marché de gestion et donc c’est la SEM Bedarmor entreprise qui euh qui gère le bâtiment et donc là déjà je m’occupe du de l’ouverture et après ça il faut qu’on mette en place un programme de visite publique. Je vous invite à suivre en fait le totem Binbriot ou totem de l’innovation sur LinkedIn en fait et tout le programme d’événement sera présenté. En plus, il y a plein de choses faites sur le développement économique, plein de sujets innovants, c’est vraiment la thématique du lieu. Donc ça peut aussi vous intéresser là-dessus. On a des événements notamment sur le réemploi qui sont créés. On va accueillir en août là une expo sur aussi le des artisans de réemploi. Et donc ça peut vous intéresser sur le programme mais on va aussi publier le programme des visites. Euh à faire à suivre. Donc on va rester informé des prochaines actualités. Une autre question en lien avec les coûts de de les surcouts pardon liés à l’opération de déconstruction. Est-ce que vous avez une idée des surcouts et des délais complémentairire qui sont liés au réemploi par rapport à une approche plus classique ? Non, je on n pas fait je préfère vous le dire franchement. On je pense qu’on peut déjà euh ce serait très compliqué à faire en terme de surcoup parce que euh parce que il faudrait qu’on fasse qu’on fasse des consultations sur tout ce qu’on aurait fait si c’était en œuf. Euh et on n pas vraiment le temps. Tout ce qu’on sait, c’est qu’au final il y a pas tant de surcoup en tout cas sur les travaux parce qu’on est sur du moins de 2000 € du mètre carré. Donc finalement euh on a réussi et là où on a réussi c’est qu’il y a des choses qui ont été simplifiées dans le programme et euh et je pense que c’est ça le vrai le vrai enjeu, c’est que les archives doivent être sensibilisés au réemploi et savoir faire des économies pour que pour couvrir les surcoutts. Par contre, en délisé, on a eu plein de surcoups euh c’est-à-dire donc du coup forcément ça nous entraîne des surcouts en terme de frais de maîtrise d’œuvre et cetera. Euh par exemple sur le parking euh lors des démolitions, on s’est rendu compte qu’il y avait une ligne à haute tension sous le parking qui était euh inconnu de tous. Donc il a fallu redessiner tout le parking. Une fois que ça ça a été fait, les lors des on a poursuivi les démolitions, le parking s’est à moitié effondré. Donc il a fallu redessiner de de nouveau, il a fallu repenser toute la structure et cetera. Donc le parking, on a perdu euh rien que sur le parking, on a perdu 2 3 mois et euh un bon 300000 € 400000 € parce qu’on a dû euh re refaire tout. Après, on a plein de choses euh en déposant le plafond de l’auditorium, on pensait que on allait le conserver et au final, on s’est rendu compte qu’il était en train de s’effondrer. Donc, on a dû tout démolir et recréer un plafond un plafond neuf. Quand on a découpé la chappe pour faire l’auditorium, la structure qu’on pensait suffisamment solide. était en train de s’affaiblir. Donc il a fallu recoffrer toute la chape. En fait, c’est c’est vraiment du c’est de la réhabilitation. Donc on découvre et on avance au fur et à mesure. C’est pour ça que c’est très difficile pour moi de vous chiffrer un surcours, c’est que à chaque fois, il a fallu rebondir et trouver des solutions. Euh et les délais après, on a eu plein de Ouais, mais c’est vrai que Mélody disait tout à l’heure vraiment la phase la la qui est essentielle dans c’est c’est le diagnostic préalable de de réemploi qui permet vraiment de faire les choix à ce moment-là. Et effectivement euh il y a euh ce qui peut être réemployé, alors une situe à l’extérieur qui va pouvoir être déconstruit de façon propre et qui va permettre de de mesurer le le coût euh et ça ça va pouvoir être possible de le de de le faire sans engendrer des coûts trop importants. Et puis il y a ce qui va être à la marge, ce qui va être entre les deux en disant bah ça ça c’est possible mais ça peut coûter cher parce que ça peut être compliqué parce que ça peut prendre du temps. Et c’est là que les choix peuvent être faits en disant bah on l’aurait bien été plus loin mais on va pas pouvoir le faire parce que on va pas être dans dans l’enveloppe. Voilà. Donc le diagnostic, il est essentiel au départ pour voir jusqu’où on peut aller techniquement et jusqu’où on veut aller en terme de d’investissement de de coûts. Et voilà, faut pas partir dans l’esprit de dire “On va gagner de l’argent en faisant ce ce type de de de projet.” Euh voilà. Après, c’est c’est toute ni du temps ni la volonté bien sûr. Euh mais euh on est encore après il y a la question aussi de se dire euh on on est au démarrage encore de cette logique du réemploi. Quand on aura un une vraie logique avec des circuits de distribution de de réemploi, on va permettre ça va permettre d’avoir des entreprises spécialisées dans la dans la dans la déconstruction. ça va permettre d’avoir des des plateformes, ça va permettre d’avoir des flux euh de réutilisation et et tout ça ça va permettre aussi de faire baisser les les les coûts. Euh mais il faut bien euh que quelqu’un décide de démarrer malgré tout. Oser lancer dans un projet complexe, c’est ce qu’on retient, ce que vous venez nous dire la volonté et et rebondir sur les les alléas. Euh notre question euh qui concerne vos demandes de financement et les différentes subventions que vous avez pu évoquer tout à l’heure, à quel niveau était le dossier euh le le projet lorsque vous avez effectué vos demandes de financement ? Alors euh assez elles ont été faites très en amont. Alors euh la région ça a été en fait initialement le projet était coporté par la CCI, la région et l’agglomération. Donc euh ils étaient complètement euh dans euh dans la réflexion initiale. Il y a eu des négociations, j’étais pas encore là, où euh entre l’agglomération et la région où euh et la CCI où on s’était dit que la région allait financer 1lion. Donc là, c’est je pense que c’était vraiment politique. Peut-être qu’à l’époque, il y avait une sorte de de d’appel à projet régional, je ne sais pas. Je ça je peux pas trop vous répondre. Action Cœur de ville, on était déjà labellisé euh Action Cœur de ville. Donc, on avait une enveloppe fléchée pour le territoire euh et de Saint-Brillu et de Quintin et de Pluck. Et en fait une fois que j’avais le programme une Ouais, une fois que on a vraiment arrêté le programme de ce qu’on allait mettre dans le bâtiment, je suis allée voir en fait les collègues qui géraient le l’enveloppe Action Cœur de ville et euh on est retourné vers l’instructeur en leur présentant le projet en leur disant “Bah voilà ce qu’on a, qu’est-ce que vous êtes capable de nous de nous flécher par de l’enveloppe qui est fléchée sur notre territoire Mais là, il y avait pas un coup de pelle qui avait été donné encore. Alors, après euh le fond friche, bah c’était euh ça a été lancé en 2020, je crois. Ouais, c’était 2020. Donc en fait, il y a un appel à projet qui a été lancé euh état par l’État. Donc là, j’ai répondu tout de suite avec un dossier où pareil c’était le programme, c’était en 2020. Donc le premier coup de Pel a été fait en 2022. Donc c’est vraiment le programme avec un préchiffrage. Là, on était en phase APS. Donc je sais pas si tout le monde avant projet simplifié peut-être je sais plus. Bon, c’est avant le définitif, quoi. Donc ça veut dire que la maîtrise d’œuvre a déjà été sélectionnée. Il y a un programme, un petit programme qui a été fait avec un premier préchiffrage. Donc c’est sur cette base-là que j’ai pu déposer mon dossier mais euh il avait il a évolué euh 50 fois entre-temps. à chaque fois dans ces subventions qui sont demandées très en amont, il y a un vrai suivi avec les financeurs et les les et les équipes d’instruction où on se met au courant constamment quand l’enveloppe travaux enfin l’enveloppe projet évolue, quand finalement on va pas faire ça, on va plutôt faire ça, quand finalement on va enfin tout le temps, moi je l’ai tenais au courant et le fait d’air le fait d’air sur le principe il y avait eu un un accord sur le principe je pense euh quand je suis arrivé arrivé, on m’avait dit “Oh, il y a de l’Europe qui est qui potentiellement serait intéressé pour financer.” Et là pareil, j’ai répondu à j’ai fait un énorme dossier de réponse et au fur et à mesure on se tenait au courant et ça évolué. Et puis par contre, le Feder, si vous vous lancez avec l’Europe, bonne chance parce que c’est autre chose que les autres autres instructions. Ça a été, je suis assez heureuse de l’avoir eu au final celui-ci. Et on a eu de la chance euh pour vous faire un peu le récap, c’était 155 initialement mais c’était la fin du programme Reactu. Ils avaient plein d’enveloppes non dépensées et donc ils ont pu me flécher un peu plus d’argent. Et par contre l’agence de l’eau, ça a été euh vraiment très rapide. Pas le plus compliqué. Ah non vraiment je leur ai dit bah tenez on a un devise, on dit OK, ils m’ont viré de l’argent. C’était aussi simple. Euh et APS pour avant projet sommaire, c’est sommaire. Merci euh merci pour toutes ces précisions donc autour des demandes de financement. Enfin, il y a une autre question un peu technique donc que je vais essayer de de reformuler. Euh on s’interroge en fait sur voilà, vous vous disiez au début en contextualisant un petit peu le bâtiment que c’était un bâtiment classé de neuf étages que vous ne pourriez plus construire aujourd’hui. Quel lien vous faites et quel intérêt pour vous de réutiliser finalement donc ces bâtiments existants euh qui ont été construits sur des hauteurs plus importantes que ce que permet votre PLU aujourd’hui ? et donc voilà sur cet intérêt aussi de de faire de lancer ces démarches d’économie circulaire sur les les bâtiments de du patrimoine de la collectivité. Alors déjà première chose c’est que effectivement comme on le disait et et ça explique c’est un bâtiment la CAF a quitté ce bâtiment-là en 2013 euh donc situé en plein centre-ville de de plein centre-ville. Oui, tout près du centreville de Saint-Bru à proximité de de la gare. Donc 2013, on est en 2025. Donc avoir cette friche euh ce nombre de mètres carrés euh non utilisés en en plein centre-ville, c’était quand même vraiment dommage. On essaie les les uns et les autres de revitaliser euh nos nos centrre-villes et euh les communes de 45000 habitants euh souffrent euh de la vie en périphérie des des villes. que un des enjeux, c’est aussi de redynamiser le le centre-ville, de venir y ramener des des salariés. Euh donc ça c’est un enjeu politique fort concernant la ville de Saint-Vrilleux et l’agglomération qui travaille à ce que sa sa ville centre puisse être vraiment dynamique. Donc l’idée vraiment c’était de trouver une sortie positive pour cette friche emblématique de de la ville de de de Saint-Brieux. Elodie disait tout à l’heure hein, la ville de Saint-Brieux avait racheté cette ce bâtiment lorsque le l’État enfin lorsque la CAF avait décidé de de déménager. Euh mais voilà, au vu des possibilités de de la ville, très vite, il est apparu que il n’aurait pas de de projet ou n’était pas en capacité de porter seul un un un projet. L’idée de de la situation aussi de de ce bâtiment, on le disait tout à l’heure avec la proximité de de la gare. Euh il y a aussi eu dans cette période là, la période Covid avec le télétravail qui s’est développé, les start-ups, les habitudes de de personnes plus lointaines, on pense voilà des personnes de de Paris qui viennent travailler plutôt en en région. En voilà, tout ce croisement de de de potentiel on fait que la volonté de l’agglomération, c’était vraiment de poursuivre le totem de l’innovation pour lui donner une autre dimension. Voilà, ce projet s’est euh s’est projeté sur ce bâtiment-là de par sa proximité, l’opportunité. Alors effectivement, il est très ambitieux en terme de de taille hein par rapport à à la ville de Saint-Brieux et et son agglomération, mais euh voilà, le Mélodie l’expliquait tout à l’heure avec les différents étages, l’hôtel d’entreprise, enfin voilà, il y a et et la commercialisation actuelle qui est engagée euh est très prometteuse euh puisque l’ouverture se présage sous de bons de bons hospices. Ça et il faut se dire aussi que c’est un bâtiment, c’est le seul bâtiment qu’on voit de partout un peu. C’est le plus c’est le plus haut, on le voit de toutes les entrées de ville et c’est un des seuls qui a vu sur la B. En fait, on est une ville côtière mais on voit pas la mer et donc c’était aussi pour recréer un lien mer. Et si on avait pas pu profiter de celui-ci, on aurait pas vraiment eu d’opportunité de recréer ce lien entre la ville centre et la mer. Et là du coup, c’était l’occasion avec un bâtiment toute aut. D’accord. bâtisement emblématique avec une hauteur emblématique à préserver. Euh merci pour ces éléments de réponse et pardon madame cousin, j’étais passé à côté de votre question. En effet, donc quelle a été le l’approche avec les éco-organismes le lien, est-ce qu’ils ont réagi à ce projet ? Alors, le seul vraiment avec lequel on travaille aujourd’hui, c’est Valdia euh sur la partie ameublement. la enfin on a on les a associé on a associé bah l’udivine si jamais vous la connaissez assez tôt dans la démarche réemploi des mobilier euh parce que elle source pas mal de mobilier mais c’est vrai qu’on espérait qu’elle on n’ pas trouvé de solution marché public pour qu’elle puisse nous donner directement du mobilier et que derrière on puisse aller chercher des acteurs du réemploi pour qu’il les retapent. Donc ce qu’il faut, c’est qu’on est obligé de lancer des micromarchés via le SAD pour que des acteurs de l’ESS puissent aller récupérer du mobilier euh capté par Valéia pour les retaper. Ce qui fait qu’on arrive pas à respecter les délais qui sont des fois courts de euh elle a 10 jours pour évacuer des mobiliers. Donc c’est assez compliqué mais on est quand même régulièrement en lien mais aujourd’hui on n pas réussi à trouver une coopération qui a fonctionné et sinon tout on a pas vraiment on a un peu travaillé avec éco maison mais ça a on a eu quelques échanges mais ça a rien donné et puis les autres écoorganismes on a on a rien. Très bien. Et ben j’espère que ça répond à votre question madame cousin et j’en profite aussi pour relayer son message dans le fil de discussion qui qui voilà vous félicite pour cette démarche exceptionnelle réalisé une rénovation complexe. Vous avez contribué à la montée en compétence à la structuration des filières. Donc bravo à vous pour la dynamique humaine, les équipes techniques, les élus, les entreprises qui ont osé et et en effet vous risquer d’être très sollicité à l’avenir he pour des témoignages, c’est sûr. Et donc merci encore une fois d’avoir pris le temps aujourd’hui d’être avec nous et de et nous partager votre projet. Je je crois avoir fait le tour des questions. Euh donc si personne ne ne réagit maintenant, on je vous propose de mettre un terme à cette question, à cette session de questions-réponses. Hop, je repasse rapidement. Je crois que c’est tout bon. Euh donc merci encore et je vais laisser le mot de la fin, le mot de conclusion à Marianne Tadœuf de nouveau pour euh la suite euh du des ressources. Ce webinaire comme l’ensemble des webinaires les territoires innov sera disponible sur la chaîne YouTube les territoires innoves. Les ressources de du webinaire, c’est-à-dire le support et la fiche de capitalisation seront sur la page des territoires innov euh du site de la Dréal Bretagne. D’ailleurs, le support d’aujourd’hui est déjà téléchargeable sur la page des territoires innov du site de l’Adréal. Euh vous pouvez bien sûr retrouver euh les ressources et les replay de tous nos rendez-vous précédents. Donc n’hésitez pas à aller à aller faire un peu de spéo dans dans tout ce qu’on peut vous proposer. Euh il s’agit là du premier rendez-vous d’un cycle de deux rendez-vous. Donc on se retrouvera pour certains d’entre vous en tout cas mardi prochain sur la question du réemploi euh non excusez-moi, je je bafouille sur la question des matériaux biosourcés et géosourcés euh dans un projet de d’équipement public. là encore un projet d’équipement public à vocation économique, mais c’était pas forcément la thématique de ce de ces cycles courts. Euh et puis demain, nous avons le deuxème rendez-vous du cycle cours du renouvellement urbain sur Frich. Ils l’ont fait avec euh le témoignage de l’embal travaillé sur un nouveau quartier en cœur de ville sur un ancien garage et près d’un cours d’eau parce qu’ils aiment bien la difficulté euh pour pouvoir euh créer du logement abordable. Donc comme d’habitude, il s’agit de s’appuyer sur les expériences des territoires, de voir avec eux comment ils ont réussi à à trouver des solutions face à des à des projets potentiellement complexes. Euh je vous annonce d’ors et déjà, même si on a pas encore les dates exactes, qu’en juin, il y aura deux rendez-vous thématiques différents. L’un égalité et aménagement, comment est-ce qu’on peut prendre en compte la question de l’égalité dans nos projets d’aménagement urbain ? Et puis d’autre part, un sujet plus récurrent et plus habituel des territoires innoves avec un une question sur le l’optimisation du foncier économique et notamment la poursuite de l’expé enfin du retour de l’expérience menée et pilotée avec le l’établissement public francier. Si vous voulez vous mettre à jour, vous pouvez regarder le replay de la rencontre d’octobre dernier. Ok. [Musique]