Dans le département le plus criminogène de France, les policiers de la CSI 93 vivent au quotidien une guerre d’usure contre les trafics et la violence.
De la saisie d’armes lourdes aux encerclements de cités, des traques de scooters voleurs aux descentes dans des ateliers clandestins
Ce documentaire exceptionnel suit les hommes de la CSI 93 dans leurs opérations les plus risquées : fusillades, saisies de drogues, affrontements avec des bandes organisées, escortes vitales pour sauver des vies à travers Paris
Plongée brute et sans filtre dans un quotidien où chaque intervention peut basculer dans le drame.
Réalisateurs : Stéphane Surrace & Lorraine de Foucher
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Avec les 151 policiers de la CSI, 93, ils forment une unité spécialement conçue pour intervenir dans les zones à risque. Des zones qui sont légion en Seine-Saint-Denis, le département le plus criminogène de France métropolitaine. « Tout le monde sur le mur ! » « Gâchez les cuisses ! » Pour tenter de reconquérir un territoire où certaines cités sont devenues des zones de nombreux, les policiers de la CSI sont lourdement armés. La compagnie est composée de brigades en uniforme, mais aussi en civil, qui mènent leurs propres enquêtes. Démanteler un trafic de stupéfiants, arrêter un gang de voleurs à la portière, mais aussi empêcher un homicide. On est sûr qu’on a du monde sur les toits ou pas ? Autant de missions pour les zones de la CSI 93. Des policiers en alerte permanente dans un des départements les plus sensibles de l’Hexagone. L’homme est peut-être là pour réapprovisionner le point de Deal en cannabis. Une aubaine pour le commandant, qui sonne immédiatement l’assaut. Le commandant et trois de ses hommes se précipitent dans le hall de la Tour, où est installé le trafic. Les mains sur la tête, les mains sur la tête, tout le monde sur la tête. Et vous, regardez, gâtez les cuisses. C’est possible ? Oui, c’est bon, ça dure. On s’est figé. Sur place, un groupe d’individus surpris par ce débarquement. Parmi eux, des clients et peut-être de petits revendeurs. La foule continue dans les étages. Au cinquième, les policiers découvrent un sac plein de pochons de drogue. Et surtout de l’argent liquide. Il appartient à cet homme qui pourrait être le banquier du réseau. Avec drogue, ça, jamais. Jamais Bon, Ben maintenant, c’est fait. C’est vous qui allez la voir. On est tous là-bas. On est tous là-bas. Prochez les jambes, assiez-vous. La prise peut sembler mince. 1600 euros en cash et deux individus en possession de stupéfiants. La Seine-Saint-Denis est régulièrement le Théâtre de règles de compte violents. Environ 80 chaque année, dont 30 mortels en 2013, soit 30% de plus qu’à Marseille et ses environs. Pour sécuriser l’un des départements les plus dangereux de France, la CSI est ainsi dotée d’un groupe de soutien opérationnel dédié, Le GSO, 14 hommes triés sur le volet, qui s’entraînent au tir toutes les semaines. Il réalise près de 200 opérations sensibles chaque année. Dans deux jours… Ils doivent effectuer une interpellation particulièrement risquée. Dans une ville au cœur du département, deux groupes de gitans se provoquent depuis quelques jours, sur fond de rivalité familiale et de guerre territoriale. L’une des familles a même porté plainte pour menace. Des écoutes téléphoniques ont confirmé qu’un homme projette de régler le différent à coup d’arme à feu. Et après, on rassemble toutes les personnes, on déçoit l’objectif. Alors, ce matin, David, le chef du GSO, a mobilisé tous ses hommes. Ils ont décidé d’intervenir avant qu’un drame n’ait lieu. Je vais revenir sur les antécédents de notre objectif de ce matin. Donc, c’est déjà du sympathique. On est connu pour séquestration, pour port d’armes et munitions de première ou quatrième catégorie. Donc un bon gars, il faudrait le bâtir. Les policiers espèrent trouver dans son pavillon des armes qui attesteraient de ses intentions criminelles. Mais encore faut-il y pénétrer en préservant l’effet de surprise. Ils ont des scènes de caméra qui surveillent l’extérieur. Donc, c’est une caméra qui surveille pour l’approche et c’est retransmis dans le salon. C’est le seul truc auquel il faut faire. gaffe. L’homme interpellé est très dangereux. Il a déjà été condamné pour enlèvement, séquestration et possession d’armes à feu. Les hommes du GSO s’équipent en conséquence. Pistolets semi-automatiques, tasers, casques blindés, Ils seront en première ligne pour sécuriser les lieux. Mais surtout, éviter que l’individu potentiellement armé ne s’échappe. La superficie à couvrir et puis la topographie des lieux. Il y a plusieurs étages en bas. On a beaucoup plus de possibilités de suite pour un individu. Parce que, par définition, le pavillon, il y a un rez-de-chaussée, donc des fenêtres, donc des issues de suite possibles. Le pavillon se situe dans une zone résidentielle. Il est 5 heures, le quartier est encore endormi. Pour ne pas être repéré, les policiers se gardent à distance et avancent sans bruit. Tous les hommes de la CSI sont en place, L’assaut est lancé. Au premier étage, les policiers découvrent une famille entière avec des enfants en bas âge. Dans une autre chambre, le suspect, cueilli dans son sommeil, est immobilisé. Au total, dans le pavillon, neuf personnes, dont le frère et le père du suspect, déjà connus des services de police pour de graves délits. Les individus immobilisés, la fouille de la maison peut commencer. Dans un placard presque en évidence, mais surtout à seulement deux mètres du lit du suspect, les policiers trouvent ce qu’ils cherchaient, un fusil à pompe. Voilà, fusil de chasse, modèle russe. C’est des gaz, Hein Ah, bah, Selon le type de munitions, oui. Une arme pour la police, c’est à vous Une arme, c’est bien compris. Il a une licence, quelque chose pour ce permis C’est sûr. La perquisition se poursuit dans les différents étages. Les policiers veulent accumuler le maximum de preuves. Mais pas évident de fouiller tous les recoins d’une maison de 240 m2. S’il n’y a pas d’autre arme cachée, il pourrait intéresser la procédure. Mais la maison est grande. Il y a beaucoup d’endroits à semer. C’est dans la cuisine, au milieu des casseroles, que les policiers trouvent de nouveaux éléments à charge. Fugis. C’est à qui C’est à vous. A vous Oui. D’accord. Pour un fugis, oui. Des cartouches de gros calibre en quantité suffisante pour tenir un siège. Il s’en est fallu de peu pour que l’intervention prenne une tournure plus dramatique. Les individus avaient installé un système de caméra à l’extérieur, qui filmait uniquement la rue et pas du tout l’entrée du pavillon. C’est un dispositif totalement illégal puisqu’ils filment la voie publique sans autorisation et ils enregistrent les images. Ça a pour seul but de détecter toute présence policière à l’extérieur du pavillon. Le suspect est emmené au commissariat local pour être entendu. Au cours de leur inventaire, les policiers vont faire de nouvelles découvertes. En plus du fusil et de la centaine de cartouches, ils mettent la main sur une boîte pleine de balles, interdites à la vente. Des balles modifiées pour être explosives, conçues pour un revolver 44 Magnum. Une arme de très gros calibre. Ça fait des dégâts ? Ah oui, c’est le détail. L’individu va devoir justifier cet arsenal. impressionnant. Mais pour l’instant, menotté est placé en garde à vue. Il n’a pas l’air de se soucier de son sort et pense déjà à sa sortie. Quelques jours plus tard, son rival a finalement retiré sa plainte. Le suspect a donc été libéré. Le temps des règlements de comptes semble révolu. La guerre entre les deux familles n’a cette fois-ci Pas fait de victime. Pour l’équipe du GSO, la mission est remplie. En attendant d’être de nouveau réquisitionnés, David et ses hommes s’accordent quelques minutes de détente. Mais un des fléaux du département, ce sont les vols violents commis par des bandes à scooters très organisées. Sur ces images, filmées par l’hélicoptère de la police, on voit un groupe de trois scooters qui rôdent à la recherche de leurs prochaines victimes. Sacs à main, bijoux, téléphone ou tablettes. Autant d’objets que les particuliers laissent parfois dangereusement à portée de main dans leur voiture. Et qui attirent ces délinquants spécialistes du vol à la portière. Une fois la cible identifiée, les voleurs frappent à la vitesse de l’éclair. En une seconde, la vitre est cassée. Le voleur emporte cette fois un ordinateur portable avant de prendre la fuite avec son complice, resté sur le scooter. C’est une des spécialités sur notre département de nos jeunes délinquants. Le vol portier est particulièrement facile pour eux, puisqu’on a énormément de barres de circulation et qu’ils sont hyper mobiles parce qu’ils sont fournis de roues. Qui peuvent se protéger dans une faute de circulation, sans aucune difficulté. En Seine-Saint-Denis, Plusieurs dizaines de vols à la portière ont lieu chaque jour. Ces groupes de délinquants en scooter sont devenus la bête noire des motards de la CSI. Les prendre en flagrant délit est particulièrement délicat. Nous, c’est vraiment l’interpellation en flagrant délit la plus difficile parce qu’on ne peut pas engager une poursuite effrénée derrière ces délinquants. On est obligé de prendre un maximum de précautions. Pour permettre à nos pilotes, déjà, nos policiers, Ce n’est pas le but du jeu, de ne pas mettre en danger les auteurs. Et on ne va pas non plus mettre en danger la vie des automobilistes qui seraient en circulation sur le périmètre de travail de ces délinquants. Alors, Une fois le flagrant délit constaté, les policiers attendent que les voleurs rentrent chez eux pour les cueillir dès le lendemain, à l’aube. Comme ce matin. Où les membres du GSO sont réquisitionnés pour l’interpellation d’un autre gang de voleurs à la portière. Le briefing a lieu au commissariat d’Aulnay-sous-Bois. « On a deux objectifs à servir. » Vincent, commissaire, dirige l’opération. « La CSI, deux véhicules. » « Il y a quelques voitures qui vont sortir par l’opération. » C’est Christophe, commandant, qui mènera les hommes du GSO, une fois de plus, en première ligne. « Nous, on s’arrête dès que vous stoppez le mouvement. » On descend, parce qu’on a le bélier, Un gars m’accompagne et on monte. On va aller chercher les individus dans le cadre de vols avec violence, sur une cité sensible du département. Donc, le risque sur l’environnement, la réaction des individus. Et actuellement, un mouvement qui pourrait être déclenché à l’occasion d’opérations de police, suite aux interpellations. Au total, cinq individus sont visés. Le principal objectif… Un adolescent tout juste majeur, déjà connu pour trafic de stupéfiants, qui aurait commis de nombreux vols avec violence. Il réside dans une cité où les forces de l’ordre sont presque systématiquement prises à partie. Il y a quelques semaines, plusieurs policiers restés piégés après une interpellation y ont été brutalement agressés. C’est pourquoi, aujourd’hui, le commissaire a fait appel au savoir-faire de la CSI et du GSO. Il est 5h50, L’assaut est imminent. Dans le salon, le père du suspect est neutralisé. C’est la police. On va à la porte Police Les mains apparentes, s’il vous plaît. Bonjour, monsieur, c’est la police. Dans la chambre, un homme est bien présent. Ce n’est pas l’objectif recherché, mais son grand frère. Le jeune voleur présumé est interpellé dans une dernière pièce, au fond de l’appartement. C’est bon là-bas, c’est géré, c’est calme. Objectif indorté. La perquisition commence dans la chambre de l’adolescent. Alors, là, on va chercher les fringues qui auraient pu servir lors des vols de violence. Et puis, tout ce qui peut avoir fait des violences, des nombres, sac à main, Tout ce qui pourrait nous injustifier, éventuellement carnet de comptes, et tout ce qu’on pourrait découvrir par ailleurs. On va retourner un peu la pièce. Très vite, les policiers… Se retrouvent dans les placards des vêtements correspondants au signalement donné par les victimes. Viennent ensuite des sacs à main peu compatibles avec le style de l’adolescent. Et même plusieurs cartes bleues portant des noms qui ne correspondent pas à l’identité du jeune suspect. La serre du jeune homme tente de défendre le voleur présumé. Ses explications ne sont pas convaincantes. Les policiers reprennent la perquisition dans chaque pièce de l’appartement. Mais la fouille va être perturbée. Dans le salon, le grand frère du suspect est de plus en plus nerveux. La présence policière semble le mettre mal à l’aise et, pour cause. Il vient de passer plusieurs mois en prison pour trafic de cannabis. Il a été libéré juste hier. Je sais. Vous n’avez pas de mal à la tête, Je vous le dis. Laissez-moi tranquille. J’ai compris votre problème. Je parle comme tu m’attends, le premier. Vous ne me faites pas mal à la tête. Tendez-vous, Il n’y a pas de souci de ça. Je ne suis pas un petit, je n’ai pas de suitons. Mais je ne vous parle pas de problème. Je suis un petit, moi. Mais je ne vous parle pas de problème. Si vous allez le faire, il va rentrer chez vous, s’il vous plaît. Ben oui, c’est ce qu’on fait. Je vous parle pas de problème. Relentis, moi. Je vous parle pas de problème. Vous allez faire les ventes sur nous, ça me plaît. Oui, c’est ce qu’on fait. Les éclats de voix du grand frère pourraient réveiller les voisins. Si la nouvelle d’une opération policière s’ébrouille dans la cité, la situation pourrait très vite dégénérer. Les policiers doivent quitter les lieux au plus vite. Sous bonne escorte, le voleur présumé traverse la cité. Il est 6h45, les jeunes du quartier d’Ampet, encore, mais les premiers habitants s’éveillent. Les policiers regagnent au plus vite leur véhicule. On va le mettre chez nous, on va gagner du temps, on le met dans le camion. Les hommes de la CSI restent sur le qui-vive jusqu’au dernier instant. Cette fois, C’est sans encombre que les policiers peuvent regagner le commissariat d’Olnay-sous-Bois. Voilà, c’est tout simple. On peut le mettre sur le banc, toi ? Non, non, Tu vas pas le gagner. En plus du suspect, principal, les quatre autres membres présumés de ce gang de voleurs ont été arrêtés ce matin. Pour vol commis en bande organisée. Il risque jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle. L’opération est assez positive parce qu’on a récupéré toutes les cibles qu’on avait visées dès le départ. Donc, ceux qui sont auteurs des vols et celui, surtout, qui est recelleur dans l’histoire, qui fourgent la marchandise volée. Donc, chez les voleurs, on a trouvé des cartes de crédit qui ne correspondent absolument pas aux gens qui habitent dans l’appartement. On a trouvé des vêtements qui correspondent à ce qui était porté lors des agressions. Surtout, pour nous, l’important dans l’histoire, C’était d’aller frapper dans cette cité qui pose problème. Là, ils avaient quand même une petite spécialité sur les vols violents, sur les vols à la portière. Donc, le fait de leur être tombés dessus, comme ça, sur une série de faits, Ce n’est pas un seul fait, mais bien une série, Ça va permettre de reconquérir le territoire. Parce que c’est la politique que j’ai ici, c’est-à-dire de reconquérir le territoire. Une stratégie du harcèlement permanent, qui est aussi celle de la CSI 93. Lors d’un contrôle aux abords de la cité où se déroulait le trafic, Des hommes de la Brigade anti-criminalité ont été violemment percutés par ce véhicule, qui tentait de leur échapper. Une agression caractérisée, Les policiers ont riposté arme au poing. Au volant du véhicule, suspect, un des fournisseurs présumés du réseau qui tentait de s’enfuir avec une dizaine de kilos de drogue à son bord. Pour votre information, ce matin, Il y a déjà eu une première interpellation. C’est pas très bon. C’est bien passé puisqu’il y a eu 14 coups de feu tirés sur l’individu, qui a voulu forcer sur les collègues et les renverser. Il y a eu un petit niveau de matière saisie et de l’argent également. Donc, ça, c’est le premier point de départ. Heureusement, Seuls des dégâts matériels ont été constatés. Mais pour les policiers du département, il est hors de question de ne pas réagir à l’agression. La partie tenue hors GSO, qui viendra couvrir les extérieurs et éviter un phénomène urbain derrière. Pas sanguinement. A vos services, merci à vous. En quelques heures seulement, une centaine d’hommes est réquisitionnés. Les membres de la CSI, bien sûr, mais aussi des bâtiments. Des commissariats alentours et la Brigade canine de la gendarmerie. L’opération est d’envergure. L’objectif, interpeller tous les individus liés au réseau du client occasionnel au plus important revendeur. Centaines de fonctionnaires là, quand même, donc, c’est pas le temps. Au cœur du dispositif, un camion de commandement pour mener les auditions directement sur place. C’est la méthode militaire, C’est un poste de commandement avancé, comme les pompiers font. Fait maintenant, Ça permet de rendre plus opérationnel les décisions qu’on doit prendre dans l’urgence. Sur le terrain, tout en ayant un relais avec la salle de commandement du 93, bien sûr. Camions et motards s’élancent. Les policiers installent leur filet autour de la cité. 93, C’était 750. Aucune issue n’est laissée libre. L’encerclement va fonctionner. Les guetteurs qui se sont laissés surprendre sont immobilisés. Quelques clients et quelques revendeurs sont également interpellés. Y’a quoi? Là? non ? Ça, c’est pas moi, ça me dérange. C’est la vérité, moi, j’assume moi. Je suis déjà allé en prison, j’ai pas peur d’être en prison. Des gens, j’ai l’habitude d’aller en prison. Sans soudain. Un des principaux dealers est signalé en fuite. Il tente de quitter la cité par l’une des zones pavillonnaires voisines. Mais il ne va pas courir, bien longtemps. Au total, 24 personnes sont interpellées. Conduites au camion de commandement, elles vont attendre sagement d’être entendues, les unes après les autres. La file d’attente habituelle des consommateurs est exceptionnellement remplacée par celle des délinquants présumés. Donc, le bilan n’est pas particulièrement favorable pour nous, puisqu’on n’a aucun collègue de blessés. On a quelques interpellations sur les objectifs qui nous étaient ciblés dans cette cité, particulièrement sensible au département. Mais l’opération n’est pas encore tout à fait bouclée. Un tel rassemblement risque d’agiter le quartier. Les membres du GSO scrutent le moindre mouvement pour permettre aux policiers de quitter les lieux sans que la situation ne dégénère. Une heure plus tard, au commissariat, les hommes ont le sourire. Ils ont mis la main sur un objet précieux, le carnet de comptes des dealers. Excellent. Le Point B, Il a fait 12 000 euros de bénéfices. Et l’autre point, Il a fait 4 500. C’est le plus professionnel à côté. 12 000 euros de bénéfices. Mais surtout, Ils ont saisi près de 30 000 euros d’argent liquide et 4 kilos de cannabis. C’est une très, très belle affaire, monsieur. C’est une belle chose. Je ne fais pas ça tous les jours. Cette prise devrait largement perturber le trafic, du moins pour quelques jours. Mais pas de répit pour le commandant Lunel et ses hommes de la CSI. C’est une affaire plus inhabituelle qui les attend. A Aubervilliers, au nord de Paris, On ne compte plus les magasins de confection de vêtements tenus par des familles chinoises. Au total, plus de 750 grossistes asiatiques, qui emploieraient près de 3000 salariés. Un quartier unique en France, une vitrine de l’artisanat chinois, derrière laquelle se cachent parfois des pratiques illégales. Et depuis quelques jours, Des enquêteurs de la CSI en Sibyl ont justement repéré dans une des boutiques de ce quartier un drôle de manège. Aujourd’hui, dans un véhicule banalisé, Ils vont planquer toute la matinée pour confirmer leurs soupçons. C’est à l’heure du déjeuner qu’ils aperçoivent enfin ce qu’ils espéraient. Une série de cartons est déchargée dans la boutique. Leur nombre est disproportionné par rapport à la taille officielle du magasin. L’après-midi même… Les enquêteurs de la CSI vont faire leur rapport au commandant Lunel. Ils veulent intervenir le plus vite possible. On a perçu des mouvements supérieurs de carton depuis… Un espèce de duet en garde sans raison sociale. Là, on aperçoit, il ouvre la porte, on aperçoit quand même beaucoup, beaucoup de machines à coudre, de femmes au travail et de société de machines à coudre. Ça sent un peu comme un travail dissimulé. Moi, je m’appelle le procureur spécialisé, je connais le directeur. Il m’a remis une surveillance dessus avec des civils. Ça, tu l’as vu déjà. Et en tête avec la tenue, les civils et les motards. D’accord. Tu me mets une main sur la place Ça marche. Poursuivre. On téléphone. Le procureur de la République donne rapidement son accord pour lancer l’opération. Mais la mission s’annonce périlleuse. Juste en face de l’atelier clandestin se trouve une des cités les plus dangereuses du département. Régulièrement, les forces de police s’y font attaquer. C’est une cité qui est connue chez nous pour faire de nombreuses embuscades à nos collègues en tenue. Et qui ne supporte pas que des gens en uniforme, que ce soit police ou pompier, s’approchent de chez nous de leur site, où il y a beaucoup de ventes de deals, vols, portières. Même si vous n’y allez pas pour eux ? Même si on n’y va pas pour eux par principe, on est sur leur territoire. Donc, si on est sur leur territoire, on l’empêche de faire leur business. Donc, on n’y va pas pour eux, mais par principe. Donc, il est hors de question que nous, On se fasse malmener pour ça. Pour minimiser les risques inhérents et d’intervention dans cette zone sensible, le commandant Lunel mobilise une trentaine d’hommes. Motards, policiers en tenue et membres du GSO. Ok, allez, bonjour à tous. On va vous répartir après sur les différents points. Je vous présente l’affaire. Et visiblement, On est dans le cadre d’un travail dissimulé. On va partir taper le dépôt qui est à la Courneuve. Donc, le GSO rentrera en premier, figera. La situation, sera suivi par les quelques collègues civils et nos collègues de l’URSSAF. On part dans 10 minutes. En plus d’un environnement hostile. Les policiers de la CSI 93 doivent faire face à un danger supplémentaire. Les propriétaires des ateliers clandestins sont prêts à tout pour défendre leur business, y compris à piéger leurs portes avec des explosifs. Ce sont les hommes du GSO qui vont être en première ligne de l’assaut. On regarde nous les fracs, on va regarder par terre. On regardera par terre, c’est pas difficile. Non, on dit porte ouverte, Souvent, on s’efface. On ne s’efface pas, on va rester devant la porte. On regarde vers l’arrière, on fait des prises. Et si je dis à droite, on va lui aider quand même. On ne touchera pas, il est courant dans les pieds. Et vu que toi, tu as un bouclier, Ça permet d’avoir une protection balistique. Maintenant, ça s’est piégé sur le site. On est sur un département où, malheureusement, tout est possible. Donc, voilà, C’est pour ça qu’on fait passer notre groupe Efrac en premier. Comme ils sont plus entraînés, ils font plus d’effractions, ils ont plus de matériel de protection, Je préfère les mettre en avant que mettre mes autres collègues. Mais dans ce genre d’opération, tout le monde prend le risque. Le gars qui est en surveillance, comme le motard qui va rattraper la voiture qui prend la fuite, comme le GSO, qui fait la première effraque. La trentaine de policiers rejoint le quartier asiatique de la ville. Plusieurs membres du GSO se postent aux sorties pour sécuriser le pâté de maison et intercepter d’éventuels fuyards. Dans une première pièce, étroite, l’atelier déclaré. Une femme seule y est à l’ouvrage. Mais au fond, les policiers découvrent une porte. Il y a du monde qui va filer un coup de main derrière, ça bouge derrière, d’abord. Cette fois, Il s’agit d’un espace complètement vide. Seules des machines abandonnées. Un atelier clandestin qui devait encore tourner à plein régime. Il y a plus. C’est déjà été fait dans la nuit, on ne sait pas. On ne sait pas. Il y a encore des mandarins fraîches. Oui, ça montre bien la Népresse qui a eu une vie dans ce local. Un peu plus loin, un labyrinthe de pièces. Les policiers interpellent 4 personnes, sans doute des travailleurs clandestins. A l’aide d’une interprète, ils vont être tout de suite auditionnés par les équipes de l’URSAP. La CSI continue sa progression. Derrière une dernière porte, ils découvrent un immense hangar. Difficile de croire qu’un tel espace était inexploité. Soudain, dans une pièce attenante, Les policiers entendent des bruits suspects. « Ça, c’est pas les toits, les gars ! » « On est sûr qu’on a du monde sur les toits ou pas ? » Des individus tentent de s’enfuir. Ils ont pris de l’avance et connaissent par cœur le dédale des toits. Le commandant demande immédiatement un renfort de taille, un appui aérien. « On a des moyens également, hélicoptère. » Ce qui nous permet rapidement, dans ce cas de figure où on a 2-3 personnes qui s’enfuient sur les toits, que nous. On ne peut pas poursuivre parce que les toits sont trop fragiles, On risque de passer à travers les trappes, de pouvoir les repérer, les identifier et éventuellement les faire descendre. L’hélicoptère va survoler la zone une dizaine de minutes, en vain. Et en poursuivant la foule des lieux, les policiers vont comprendre pourquoi l’atelier a été déserté juste avant leur arrivée. C’est une fin de caméra. Caméra de surveillance. J’ai installé une camérate sur les rangs, dans un morceau de puyau pour que ça aille la rouge. Après trois heures, la perquisition prend fin. L’unité va devoir se contenter des quatre travailleurs clandestins. Et d’un enfant de deux ans à peine. Patrick espère que leur témoignage permettra de retrouver le propriétaire de l’atelier. Ça fait bien passer pour tout le monde ? Oui, pas de blessés, pas de dégâts, rien. Là, je rencontre au parquet. Et puis, On a quand même des résultats positifs, puisqu’on a un atelier clandestin à l’autre côté, avec des personnes non déclarées. Donc, là, L’opération est quand même positive, malgré tout. Mais on reviendra. Ce n’est pas un problème simple. On va revenir. Un harcèlement qui sera payant trois semaines plus tard. La CSI arrêtera dix autres travailleurs clandestins dans un atelier voisin. Fin de mission pour les hommes de la Compagnie de sécurisation et d’intervention. Enfin, presque. Alors qu’ils se rendent au Commissariat de Saint-Denis, le commandant Lunel reçoit un appel urgent. Point de départ du SAMU, point de départ du SAMU. Une ambulance du SAMU a besoin en urgence d’une escorte moto pour conduire un blessé grave jusqu’à l’hôpital. Au bervillier, vous leur dites qu’on les récupère sur le périphérique, sur le périphérique à hauteur de la chapelle. À ce moment-là les gars Un homme de 40 ans vient de faire un arrêt cardiaque chez lui. La mission du commandant et de ses hommes, permettre à l’ambulance d’atteindre le plus vite possible un hôpital dans le sud de Paris, situé à 19 kilomètres. Les motards doivent aussi fluidifier le trafic pour éviter les à-coups dans l’ambulance. Des à-coups qui pourraient être fatales à la victime, toujours dans un état critique. Nous sommes en fin d’après-midi. Le périphérique parisien est engorgé par les véhicules des Franciliens qui rentrent chez eux après leur journée de travail. Mais le commandant et ses hommes parviennent malgré tout à ouvrir une voie au milieu des bouchons. Une fois dans Paris, feu rouge, contre-sens, Tout est permis pour tenter de sauver la vie de la victime. Et en moins de dix minutes, le convoi arrive. À destination. 93, T-Mix, 851. Ris Transport, en cours de route, on a été rejoint par un équipage moto d’EOPC, Donc aucun problème, Il sera su parler. Donc, là, c’est le côté motocycliste qui reprend le dessus, C’est pourquoi on a été formé. Donc voilà, c’est sauver une vie. Notre spécialité, oui, c’est l’anticrime dans la Seine-Saint-Denis, Mais on reste avant tout les motards. Comme là, à l’arrache, un appel général pour une escorte SAMU, On l’a pris en compte jusqu’à ce que nos collègues parisiens nous rejoignent. Grâce au travail de motard, l’homme sera rapidement opéré. Pour le commandant Lunel, cette intervention a été particulièrement éprouvante. C’est bon, c’est bon, c’est bon. Il a 40 ans, il fait un infarctus massif d’un coup. J’en ai 10 de plus, je me dis… Ça fait droit dans le lot. On a de la chance d’avoir des équipes spécialisées, disponibles rapidement, avec des moyens de secours efficaces, des escortes, motos. Mais ça fait jeune, 40 ans, c’est… Quand c’est comme ça, quand c’est quelqu’un qui cherche les bêtises, c’est autre chose. Là, c’est quelqu’un chez lui. Il ne faisait rien de mal. Ça pose des questions quand même. Dans quelques jours, le commandant Lunel et ses hommes de la CSI vont tous être mobilisés pour démanteler un nouveau point de deal. Au cœur de la Seine-Saint-Denis. Chaque année, la CSI 93 interpelle plus de 1500 délinquants. En uniforme ou en civil, ils mènent leurs propres enquêtes pour démanteler les trafics qui gangrènent le département. En tête… Les stupéfiants, des dizaines de kilos de cannabis, étaient sans doute en train de se débrouiller. Centaines de milliers d’euros saisis chaque année. C’est positif ? Hier, on prend sur un point de stupe, Aujourd’hui, on reprend sur un point de stupe. À un moment, c’est une occupation, on ne prend que le stupe. Mais depuis deux ans, une nouvelle délinquance explose. Le vol de voiture et le recel de pièces détachées. La CSI traque jour et nuit les garages clandestins qui prolifèrent dans le 93. On est passé au numéro de moteur qu’on a découvert là-bas. Le véhicule est signé à évoluer. Pendant plusieurs semaines, Nous avons suivi les policiers de la CSI 93, qui prennent tous les risques pour chasser les délinquants. Au cœur d’un département le plus criminogène de France métropolitaine. Dans l’est du département, le commandant Lunel et ses hommes viennent d’arrêter un important receleur de pièces détachées. L’intérieur du pavillon ressemble à un garage clandestin. Oh ! Oh, la vache Et le jardin, lui, prend des allures de casse automobile. C’est les portières, regarde. Sur les portières, il y aura des numéros de série, Les gars. Le numéro de série d’une voiture, c’est son ADN. Il est gravé sur le châssis, le moteur et les vitres pour faciliter son identification en cas de vol. Des indices précieux pour la police, que le recelleur présumé a visiblement pris soin de faire disparaître. Oui, Mais toutes les portières où il y a des numéros de série, elles ont été enlevées, les vitres. Mais une portière semble avoir échappé à la vigilance du suspect. « Ah si, on a peut-être un là. Il était arrière, de là. Là, il y en a un là. Là, il faudra me l’épuiser. Ça, c’est la fin d’un numéro de tirer, ça. » Ce numéro sera passé au fichier Argos. Un fichier qui permet de retrouver les propriétaires à partir de pièces ou de voitures volées. Un peu plus loin, garé dans la maison, le clou de la perquisition. Un 4×4 de luxe de marque allemande qui appartient au couple. Prix minimum catalogue, soit 70 000 euros. Il touche le RSA et il a un ML. À un moment donné, il va falloir… Vous pouvez avoir ce que vous voulez en termes de véhicule, Mais pour nous, c’est un signe extérieur. Comme quoi sa petite société non déclarée est bien rentable. Outre le fait que c’est du recel de vol de véhicule, c’est aussi une escroquerie au fisc, puisque sa petite entreprise ne la déclare pas. Donc, comme il ne la déclare, pas, ben forcément. Comment le couple a-t-il pu acheter un tel véhicule, alors qu’il ne déclare aucune ressource ? Vous l’avez acheté quand cette voiture Il y a un an, je pense. Un an D’accord. Je vous l’avais acheté. Avec quel denier Quel argent Ben avec, franchement, vous allez pas me croire, donc de toute façon… Non, non, Je ne l’ai pas acheté 2 000 euros, je l’ai acheté 15 000 euros, déjà premièrement, Et je l’ai acheté avec, dès ma première voiture que j’ai revendue, revendue, revendue, mon mari. « Réparons les voitures, je n’ai pas dit que… Voilà. Réparons les voitures. À chaque fois que la voiture qu’on achetait s’améliorait et du coup, à la fin, j’ai pu avoir… Voilà. On est passé de la Clio à l’époque que j’avais une voiture, une Punto, je vous dis franchement. » En somme, une ascension sociale fulgurante, due au simple talent de mécanicien du mari. « Viens ici, viens ici. » Le commandant ne croit pas à cette version. Il emmène le recelleur présumé à l’écart. On va vous poser plein de questions après. Je pense que vous comprendrez qu’on est curieux sur plein de choses. On va être curieux sur plein de choses. Mon truc à moi, Ce n’est pas de vous dire que vous êtes le voleur de voitures. Mon truc à moi, c’est que vous vendez des pièces de véhicules qui sont d’origine frauduleuses. Les gens contre le vol, ils ne sont la plupart du temps pas assurés. Vous avez un pare-chocs qui coûte 500 ou 600 euros neuf. Le mec ne se fera jamais rembourser son pare-chocs par l’assurance correctement. Vous savez très bien, les assurances, Ça rembourse très mal. Je n’ai pas rapporté avec le pare-chocs. Il y en a plein de pare-chocs là-devant, il y a plein de calandres. Ceux qui sont derrière, je les récupère, je vous dis, dans une poubelle. Il n’y a pas que ça. Il y a les colonnes de direction, Il y a les autoradios. Je les ai rachetés dans un garage. Des poubelles et des garages, apparemment très généreusement approvisionnés. L’homme sans tête. Patrick Lunel aussi. Il sait que le meilleur moyen d’obtenir des aveux est de frapper les suspects au portefeuille. En saisissant leurs biens, les plus précieux, les voitures. Je sollicite une grue de la DOSTL pour prendre en compte trois véhicules. Un Jumpy, un véhicule Mercedes ML. et le dernier véhicule, un véhicule de Renault Clio. Franck, J’ai commandé mes grues ! Les trois véhicules partent à la fourrière en attendant que le couple fournisse les preuves de leur achat. Les semaines d’enquête menées par les hommes de la CSI ont porté leurs fruits, au-delà même de leurs espérances. 5,5. Le bilan de l’opération, très positif, à peu près 9000 euros. Pour l’instant en espèces, en numéraire, de dissimuler aux quatre coins de la maison. De nombreuses pièces remontables auprès des concessionnaires. Le couple sera mis en examen pour recel et travail dissimulé. Les policiers prouveront que certaines pièces détachées provenaient bien de voitures volées ou mises en cause dans diverses affaires. Le vol de voitures, mais aussi de deux roues, est un des fléaux du département. Pas un jour ne passe sans que les hommes de la CSI ne croisent des véhicules volés. Ça, c’est le trottoir. Un business, comme n’importe quel autre, avec des produits phares, notamment un modèle de scooter très prisé des voleurs. Vas-y piano. Playel. Cet après-midi, Des membres de la BAC ont besoin de renforts. Carrefour Playel, l’un des points de fixation de la délinquance du 93. Cette place, située à seulement quelques stations de métro de la capitale, est le théâtre de tous les trafics. En quelques minutes, l’équipe de Christophe, adjoint du commandant Lunel, est sur les lieux. Trois jeunes viennent d’essayer de briser la chaîne de ce puissant scooter qui occupe le haut du podium des deux roues les plus volées. C’est le scooter qu’ils étaient en train de voler, là, juste devant. Ils ont essayé de voler. Ils ont essayé de voler. Ouais, sur les vols de deux roues, bien sûr, ouais. À l’arrière de la place, les policiers de la BAC en civil ont fait une étrange découverte. Un autre exemplaire du même modèle, mais en bien moins bon état. Coïncidence Peu probable pour les policiers. Selon Christophe, les voleurs voulaient récupérer les pièces détachées du scooter neuf et les monter sur l’autre deux roues qui leur appartiendraient. Ils étaient en train de forcer le scooter qui est là-bas. Certainement pour remonter les pièces sur celui-là, qui doit servir au trafic, puisque la plaque a été arrachée. Les scooters ne sont pas si involés, mais il est anonyme, avec aucun aimant de gentification. Le vieux scooter sans plaque a sûrement été acheté une bouchée de pain dans une casse. Ses propriétaires espéraient lui donner une deuxième jeunesse avec les pièces détachées du scooter volé. Si vous avez les papiers, vous nous l’amenez. OK ? Voilà. Là, c’est vous, les voleurs. Non, il n’y a pas la plaque dessus. Si vous m’amenez les papiers avec la plaque, ça ira. Les policiers occupent le Carrefour Pleyel depuis 20 minutes. Une présence qui commence à déplaire à certains jeunes du quartier. C’est un point de deal, ça dérange. Ça fait longtemps que nous n’avons pas fait parler d’eux ici. C’est normal, au débit qu’ils ont, je sais. C’est pour ça que ça dérange. C’est intérêt. Tranquille. La place est un haut lieu du trafic de drogue, très pratique pour les consommateurs. Le point de Deal est à la sortie du métro. Pas besoin de marcher longtemps dans une cité dangereuse pour s’approvisionner. Le point de vente, il est là, dans le hall ici, de chaque côté du but de l’alimentation. Donc, on est en plein sur leur point de vente, qui est cool d’en faire. Parce qu’il est en sortie de l’ouest du métro. Les Dealers continuent leur business presque sous le nez des policiers. Car les délinquants savent qu’aujourd’hui, ils ne sont pas assez nombreux pour s’attaquer à eux. Mais ce n’est que partie. Robiz. Une semaine plus tard, au siège de la CSI. Armés, casqués, et cette fois en nombre suffisant, les hommes du commandant Lunel préparent une riposte d’envergure. Ils comptent retourner sur le point de Deal du carrefour fléiel et mettre un coup de pied définitif dans la fourbilière. « On s’organise, on vient en nombre, et on va essayer d’interpeller les acheteurs et les vendeurs sur ce point de deal. » Pour interpeller les dealers, les policiers veulent verrouiller toute la place. Le vendeur, il vendait où Il vend là. Le gars, Il reste apparemment dans la cage d’escalier. Il est dans la cage d’escalier. Il y a une entrée de sous-sol. Le gars, il va récupérer du stup, il lui donne et il se bat. Mais le client ne descend pas. Les motards, ils ne vont pas rentrer dans le garage, non Oui, c’est ça. Ils ne vont pas rentrer dans le garage. Les policiers doivent interpeller les dealers en flagrant délit et trouver la drogue. Première étape. Recueillir les témoignages d’acheteurs. Deux policiers en civil postés sur la place préviendront Mickaël de chaque transaction illégale. Les motards, eux, se tiendront prêts à intervenir si les trafiquants tentent de prendre la fuite. C’est quoi le problème On a deux collègues qui sont en surveillance sur des points de route. On fait un grand nouveau annoncé des clients potentiels qui seraient bien assidus. Ils vont essayer d’interpeller pour avoir des renseignements sur le client. Sur le vendeur, c’est qui Le dispositif est en place. Les policiers en surveillance repèrent très vite un acheteur. Michael prend le bus en chasse. Il veut cueillir l’acheteur coûte que coûte. Quitte à interrompre la circulation, les policiers bloquent toutes les sorties du bus. À bord, l’acheteur est rapidement identifié et interpellé. De simples passages dans le quartier, Il va se montrer très coopératif. T’as acheté? Combien 50 balles. D’autres clients sont interpellés dans la foulée, suffisamment pour établir le trafic et accélérer la suite de l’opération. L’acheteur est conduit au commissariat de Saint-Denis. Tous les hommes de la CSI convergent, eux, vers Pleyel pour prendre les dealers par surprise, avant qu’ils ne se débarrassent de l’argent ou de la drogue. Mickaël tente un coup de poker. Passez par l’arrière de la place pour couper la route. Des suspects qui pourraient s’enfuir. Mickaël remporte la mise. Cinq suspects sont interpellés. Ah, bah, voilà, on a suivi le banquier. C’est rien, il y a 140 euros. 140 euros ? J’étais avec mon garde à vue juste hier. Juste hier, Je vous ramène, ma flèche, vous allez boire, vous allez voir mon tournoi. C’est très bien. 140 euros dans le truc. T’as quel âge ? J’ai 18 ans. Alors, 18 ans, on peut parler calmement. Mais dis-le. Non, mais toi, je te tiens midi de garde à vue là. Il y avait 140 euros dans ma fouille. D’accord. Donc, comme ça, on reviendra du temps. D’accord. Hier, on pensait à un point de stup. Aujourd’hui, on ne se repensera pas dans le stup. Alors, à un moment, il faut trouver une autre occupation, il ne faut que le stup, Tu vois. C’est un pijouin, Même hier, c’était un pijouin. Reste à trouver le stock de cannabis qui alimente le trafic. Selon les surveillances des policiers, ils pourraient se situer sous leurs pieds. On se fait des investigations au zoo. seul. On fera le point avec Mika après. Les motards de la CSI entrent en jeu. A l’aide de leur phare, Mickaël explore le parking situé sous la place. Tous les véhicules sont passés en revue. C’est une vieille voiture noire qui attire l’attention du policier. Elle a l’air abandonnée. « C’est où alors ? » « Dans la caisse. » « Encore ? » « Ouais. » « Oui. » Encore une fois, Mickaël a eu du flair. À l’intérieur… Une odeur très forte de cannabis. L’épave sert sans doute de planque pour la drogue. Sous la banquette arrière, un sac poubelle en plastique noir. C’est positif. Le stock, une quinzaine de pochons d’herbe et une trentaine de résines de cannabis. La somme avoisine les 1500 euros au total. Une belle quantité qui ne correspond pourtant qu’à une heure de vente sur place. Les suspects sont placés en garde à vue et emmenés au commissariat de Saint-Ouen. Mickaël et son équipe quittent les lieux. Quand soudain, un cendrier s’écrase juste devant leur véhicule. Le projectile a été lancé d’un des immeubles. Par chance, Un des policiers a eu le temps de repérer l’étage. Jérôme, t’as localisé le point Vas-y, on va péter la porte. Quel étage ? Cinquième. Pour Mickaël, il s’agit d’une agression grave. Hors de question de ne pas réagir. Au cinquième étage, les hommes de la CSI interpellent un adolescent sorti précipitamment de chez lui. « Reste là et tais-toi. » Son balcon offre une vue dégagée sur la place. Jérôme est formel. C’est bien d’ici que le cendrier a été jeté. « Monsieur, je vous explique. Vous êtes formellement reconnu pour chef projectile sur les forces de police. » « C’est comme ça ? » Le jeune homme va rejoindre les cinq dealers au commissariat. Ces agressions sur les forces de l’ordre sont quasi quotidiennes dans le 93. Aujourd’hui, dans le chaudron du Carrefour Pleyel, Aucun policier n’a été blessé. Mais parfois, Les conséquences sont beaucoup plus graves. Commissariat de Saint-Denis. Un appel radio mobilise les policiers disponibles. À 5 km de là, au Quartier des Poètes, à Pierrefitte-sur-Seine, l’une des cités les plus dangereuses du 93, Un homme de la BAC a été violemment agressé. Une rixe aurait éclaté il y a quelques minutes entre plusieurs jeunes du quartier. Intervenant pour les séparer, les policiers de la BAC ont été reçus à coups de briques. Apparemment, Les collègues ont été pris à partie par jeu de projectiles et on a des collègues blessés. Celui qui a été transporté à De La Fontaine Oui, je suis ouverte. Vous avez des casques, les gars, ou pas Oui. Mettez les casques. Les blessures des policiers sont graves. L’un d’eux a été évacué à l’hôpital. Mickaël, en tenue civile. Rejoint les autres hommes de la Compagnie de sécurisation et d’intervention du 93. Casque, bouclier anti-émeute, flashball, l’arsenal minimum pour pénétrer dans cette cité. Feu au niveau des civils, est-ce qu’il y a des flashs Seb, on a un lanceur 40 qui est là. Tu as des cartouches ? Tu en as pris plusieurs ? Je n’en ai pas eu. Prends-en deux ou trois. L’organisation est quasi militaire. Le secteur est bloqué et sécurisé pour éviter que l’opération ne dégénère en émeute. La quarantaine de policiers encercle l’immeuble depuis lequel les agresseurs ont lancé les briques. Mickaël veut bloquer toutes les sorties de l’immeuble simultanément. C’est bon. Mais le policier craint que les agresseurs, qui ont blessé son collègue, ne prennent la fuite par les toits. C’est bien, j’y suis. Alors, les hommes de la CSI 93 grimpent les 8 étages en moins d’une minute. Une trappe donne un accès direct au toit. Mais les lieux sont plongés dans l’obscurité, aucun signe de vie descendu par la porte, la porte d’urgence sont mis dans l’immeuble. Il y a des chances qu’il remonte, peut-être. Ouais. Le départ. C’est pas bien, quand même. On va aller dans les mers. Impossible pour Michael et ses collègues de perquisitionner la trentaine d’appartements de la tour. Ils n’ont pas d’autre choix que de repartir. Quand tout à coup… C’est encore… Là, ça sort peut-être. C’est là, ça sort. Fausse alerte. C’est bon Hein Il n’y a pas de décision ? Reste maintenant à retourner aux voitures. Mais pour les policiers, sortir d’une cité est souvent aussi risqué que d’y pénétrer. Si on peut éviter, si on se prend un grand annexe, c’est pas trop mal. Est-ce que par là, ça y va C’est bon pour nous ? C’est bon pour nous. Malgré le déploiement des forces de l’ordre pour bloquer le secteur, sur les derniers mètres, Une voiture passe lentement juste devant les policiers. La musique à fond. Une provocation pour Mickaël. On vous a demandé de quitter les lieux, messieurs. Ça serait bien d’aller un peu plus vite. On a un petit cycle à Marseille. Allez-y, alors. Ça avance. Ah, bon Dépêche. Ah, bon C’est bien, c’est bien. L’opération prend fin. Les agresseurs sont parvenus à s’enfuir. Mais pour Mickaël, il ne s’agit que d’une bataille perdue. La guerre d’usure entre policiers et délinquants est loin. D’être fini. Une petite mission pour dire que la police, c’est notre territoire, pas le leur. Je reviendrai, certainement. Occuper le terrain et harceler les délinquants au quotidien, Une stratégie qui est partagée par tous les policiers de la CSI 93. Sur les dernières 72 heures, on… Un petit peu plus d’une cinquantaine de voitures qui ont été dérobées sur le département. À 36 ans, Christophe est à la CSI depuis sa création, il y a 6 ans. Sa priorité, lutter contre les violences urbaines et démanteler les réseaux de stupéfiants. Mais depuis 2 ans, il est confronté à la recrudescence des vols de voitures. C’est bon Ok, On va se mettre en place. Début de soirée, Christophe est appelé en urgence. Les policiers d’Holness-Ouwa ont arrêté une voiture suspecte. Il s’agit d’une marque particulièrement visée par les voleurs. On a des problèmes. Elle n’a aucun papier du véhicule. La manette est cassée. On n’a pas la possibilité de voir le chapeau. On a un pacte qui est nickel. C’est un souci en suite. Et le fils est très fort. On a un pacte technique de juillet 2013 avec l’immatriculation de la DAP. Une assurance web de 4 jours avec l’assurance, Le problème, c’est que ça correspond à une queue. Une petite citadine dans la peau d’une grosse berline. Une anomalie de taille qui laisse peu de place aux doutes pour Christophe. L’origine du véhicule est douteuse. C’est un véhicule importé. C’est un véhicule, importé, ça. On lui dit qu’elle a acheté le véhicule à la frontière. Ouais, c’est un véhicule importé d’Allemagne, ça. Ok. On va en venir au commissariat. La jeune femme est emmenée au commissariat de Nessoubois pour usage de faux documents. Mais les policiers vont bientôt découvrir qu’elle a commis des infractions bien plus graves. Au même moment, à quelques centaines de mètres, les collègues de Christophe continuent la traque des véhicules suspects. Quatre motards de la CSI 93 se positionnent à un endroit stratégique du département. Alors, là, on s’est positionnés là parce qu’on est idéalement placés. Ça dessert Blanc-Ménil, Aulnay, Paris, La province et l’autoroute passe fil en dessous. De là, Quelle que soit la direction prise par les véhicules, ils peuvent intervenir très vite. Et ils ne vont pas attendre longtemps. Une berline familiale est signalée. Sa plaque d’immatriculation l’identifie comme un véhicule recherché par la police. Ok, ça, marche. Je te rappelle. Xavier et ses collègues se lancent à sa poursuite. Sur cette portion d’autoroute très fréquentée, la vitesse est limitée à 90 km heure. Mais pour attraper la berline, les policiers se l’allument entre les camions et poussent leur moto à plus de 150 km heure. Au bout de quelques minutes, Les motards interceptent enfin le véhicule. À son bord, trois individus de nationalité albanaise. Bonjour messieurs, dis donc, Il faut rouler moins vite, ça avance là. Allez, vous présentez les papiers du véhicule s’il vous plaît. Les Messieurs aussi, ils ont des papiers, ils ont quelque chose Passport ? Passport ? Passport ? Mais ce n’est pas l’excès de vitesse qui intéresse les policiers. C’est le véhicule qui nous a été signalé, On va faire quelques vérifications dessus. Le FPR, c’est le fichier des personnes recherchées par la police. Il contient au total plus de 450 000 noms. C’est d’Albanais, c’est d’Albanais. Le prénom, numéro 19-04-92. Les trois individus sont fichés. Ils appartiennent à un dangereux gang de cambrioleurs albanais qui écument la région. Grâce aux fichiers centralisés, Xavier apprend qu’ils sont déjà surveillés et suivis par un autre au service de police. Alors, pour ne pas menacer l’enquête de ses collègues, Il va les laisser repartir. Et pour que les Albanais ne se doutent de rien, il va même simuler un banal contrôle routier. Un peu plus tard, la CSI apprendra qu’au moment du contrôle, les trois individus étaient en route pour un important cambriolage. Pris en flagrant délit, ils ont depuis été arrêtés avec neuf autres membres du gang. En tout, 130 vols représentant un préjudice de 100 000 euros, leur seront imputés. Au commissariat d’Olney, l’enquête de Christophe continue. Les policiers vont découvrir que la conductrice suspecte possède une voiture très cosmopolite. Elle est passée par plusieurs pays de l’Union Européenne. C’est quoi ça Ça correspond à quoi ? Pour circuler avec la voiture en Hongrie. Oui. Parce que là, j’ai un carnet d’entretien. C’est la plage et c’est en italien. Il y a ça Oui. Mon texte est italien, je ne sais pas trop quelle langue. C’est en bulgare. La conductrice, elle, serait roumaine. Pour démêler, l’affaire, une seule solution. Vérifier le numéro de série de la voiture dissimulée sous le capot. Le numéro est transmis au fichier Argos, qui recense toutes les pièces et voitures volées de l’Union européenne. Verdict, La berline n’est pas signalée volée, mais sa plaque d’immatriculation, elle, a bien été empruntée à un autre véhicule. Le propriétaire de l’immatriculation française, lui, a déposé plainte. Je pense qu’il a dû recevoir quelques amendes à la maison. Ils ont servi de sa plaque Tout à fait, oui. Et ça sur un anonymat automobile. La jeune conductrice a usurpé l’identité d’un autre automobiliste pour éviter les amendes et pouvoir commettre de nombreuses infractions sans être inquiétée. Pour l’ensemble des délits, elle encourt jusqu’à trois ans de prison et 75 000 euros d’amende. A l’origine de cette affaire, un particulier qui agit seul. Mais de plus en plus fréquemment. Au cours de leur enquête sur les véhicules volés, les policiers de la CSI 93 découvrent des réseaux de grande ampleur. Des réseaux qui s’appuient souvent sur des ateliers clandestins ou des garagistes peu scrupuleux. Franck, qui dirige le groupe dédié au vol de voiture, connaît par cœur leur mode opératoire. Alors ça, c’est le… Typiquement, le garage de recel en pièces automobiles et entrées de véhicules volés avant démontage ou maquillage. Et les établissements, comme celui-ci prolifèrent dans le 93. Le garage clandestin, c’est la plaque tournante de tout le système pour la remise sur le marché d’un véhicule volé. Le garage clandestin va pouvoir déjà soit remonter une voiture avec différentes pièces de véhicules, de différents véhicules volés. Soit ce qu’on appelle « renfrapper les numéros » et « maquiller vraiment la voiture » . Tout ça de façon professionnelle, finalement. Depuis plusieurs semaines, Un de ces garages clandestins vend très ouvertement son stock de berlines sur Internet et fait l’objet d’une surveillance policière renforcée. Un particulier y a acheté une petite citadine à un prix très avantageux. Une bonne affaire qu’il a vite regrettée. La victime a des problèmes de mécanique. Elle amène son véhicule dans un autre établissement et il s’avère que le véhicule est faussement plaqué, signalé, volé. Sans aucun maquillage, uniquement par la position d’une plaque d’immatriculation qui provient d’une carte grise volée. Une victime, loin d’être un cas isolé. Au cours de leur enquête, les policiers ont dénombré une vingtaine d’acheteurs floués par ce garage. Ça va, les filles ? Ah, ici, Ils ont des petits yeux. Ce matin, Le soleil n’est pas encore levé, mais au siège de la CSI, une trentaine de policiers est mobilisés pour l’affaire. Le commandant Lunel a notamment réuni le groupe Voiture de Franck et les gros bras du GSO, le groupe de soutien opérationnel. Bonjour, comme convenu par TPH, La CSI 75 et 93 est partie sur cinq points pour une opération d’interpellation. Les policiers du 93 rejoignent leurs homologues parisiens pour démanteler le réseau de voitures volées. C’est le commandant Lunel qui coordonne les unités. Aujourd’hui, c’est l’aboutissement d’un long travail d’enquête qui a permis d’identifier de manière formelle. 5-6 individus qui sont impliqués dans un graphique de vol de véhicules avec recel de véhicules volés en temps d’organiser. La cible principale, le gérant du fameux garage. L’homme habite dans une petite ville tranquille aux portes de Paris. Les policiers découvrent des pièces entièrement vides. L’individu ne les a pas attendues pour prendre le large. Il a pourtant oublié quelques indices derrière lui, comme ce pare-choc et des cartes de visite du garage. « Il a bougé de site, il a su que c’était pour lui, il a eu moins de chance. » « Oh ben dis donc ! » « Il a décidé de l’écouter. » Et en bonus, près d’un kilo de cannabis dissimulé sous l’évier. Grosse à l’heure, dealer, le pédigré du mise en cause salourdi. « Allez, on décroche les gars, ça sert à rien de rester là de toute façon. » Le temps presse. Des complices pourraient prévenir le suspect que les policiers sont à ses trousses. Commandant sait que si l’homme se cache, il n’est pas prêt pour longtemps à renoncer à son business. Vas-y, on t’y tient, On va jouer un rôle. On va, où, là ? Au garage du soi-disant locataire qui était là avant. 6 heures du matin et déjà, les premiers bouchons se forment. Le garage est à 13 kilomètres et le périphérique est à l’arrêt. Même la sirène ne suffit pas à dégager la voie, bloquée par les Franciliens qui partent au travail. Une demi-heure plus tard, Les policiers de la CSI 93 approchent enfin du garage. Plus loin, je continue Oui, mais c’est à gauche et à gauche. Hop, hop, hop, On va faire le tour. Le garage ouvre dans 10 minutes. Les policiers se dissimulent derrière un poids lourd pour attendre le suspect. Et là, c’est la patience. Oui, ça fait partie du job. Mais de toute façon, le plus dur est fait. On a 19 victimes. On travaille sur de la bande organisée. Les gars sont coincés. Qu’on le trappe maintenant ou qu’il se fasse attraper parce qu’on l’a mis sous surveillance en frontière, de toute façon, Les gars se font choper quelque part. 15 minutes plus tard, toujours aucun signe du garagiste. Le commandant Lunel a une intuition. Il décide de scinder ses équipes et joue sa dernière carte. On attend que la théorie de TX… On va riper sur le 20e, au domicile du père de notre gazier, au cas où il soit là. Si jamais ça arrive chez vous, vous avez un collègue qui est venu vous rejoindre. Au cours de l’enquête, le suspect s’est souvent rendu chez son père. Le commandant suit son instinct et traverse tout Paris dans l’autre sens. J’espère qu’il ne va pas s’arracher là. Il le sait. Après des mois d’enquête, les affaires policières se jouent parfois à la seconde près. Sur place… Les policiers se heurtent à une porte grillagée et un code. Heureusement, au même instant, Un jeune homme s’apprête à sortir de l’immeuble. Une rencontre inespérée. « Bonjour, comment vous appelez monsieur s’il vous plaît ? » Le commandant reconnaît immédiatement le suspect. « Comment vous appelez, je vous demande ? Comment vous vous appelez Comment vous vous appelez, monsieur ? » « Allez, je vous appelle. » On s’en garde à vue, monsieur. D’accord ? On verra plus tard. C’est bon, ça. Non, c’est pas une chance. C’est pas une chance. C’est que les mecs ont bossé, les mecs savent, et ont fait tissu familial. Ils savaient qu’il avait une possibilité de point de chute. ici. On l’a tracé, on l’a chopé ici. Si on l’avait pas tracé, on l’aurait pas eu. Fruit de longues semaines d’enquête, cette interpellation est une première victoire pour les policiers de la CSI. Pour rétoffer leur dossier… Ils vont désormais perquisitionner son garage dans l’espoir de ruiner de nouvelles preuves. Pour accélérer les recherches, le commandant va rappeler aux suspects son intérêt à collaborer. Comprenez bien que la suite va être compliquée. Déjà, vous êtes chez nous pour au minimum 96 heures. D’accord ? Parce qu’on considère que c’est la bande organisée. Vous n’êtes pas tout seul qui est interpellé. Donc, après, chacun va sauver ses fesses, comme il l’entend. Nous, on a suffisamment d’éléments pour vous partir un petit moment. L’établissement ressemble plus à un parking qu’un garage. Seules deux voitures y sont garées. Deux berlines dont le suspect faisait la publicité sur Internet. Les policiers notent le numéro de série des moteurs. Ce numéro est une des clés de l’affaire. Les policiers le transmettent aux centrales pour interroger le fichier des pièces et véhicules volés. Le résultat leur donne le sourire. Le moteur de cette berline brise appartient à une autre voiture qui a été volée. Et là, on vient de passer le numéro de moteur qu’on a découvert là-bas. Le véhicule est signé à aller voler. C’est une Mégane 2 depuis janvier 2014. Ça fait une pièce de plus, une victime de plus, une pièce de plus. Une preuve accablante pour le suspect. Et à l’étage, son cas s’aggrave encore. Fred, l’officier de police judiciaire à l’origine de l’enquête, a mis la main sur un jeu de cartes électroniques en plastique noir. Ça, c’est des clés vierges de démarrage de véhicules Renault qui peuvent servir à être reprogrammées. Donc celles-là, elles sont mortes ? Elles sont mortes. Et pourquoi les garder alors ? Elles sont en forme de l’ensemble. Moi, je dis qu’elles peuvent être en forme de l’ensemble. Après, je ne sais pas. Moi, je suis sûr. Ces cartes sont des clés électroniques de voitures. Elles peuvent être reformatées pour ouvrir d’autres véhicules que ceux d’origine. Grâce à ce type d’appareil trouvé également dans le garage du suspect. C’est un boîtier de diagnostic automobile qui peut servir à programmer des clés vierges. On va démarrer des voitures. Et les voler. Comme on a vu avant. Un petit peu, ouais. Avec des clés vierges, voilà. Mais le suspect s’enferme dans sa mauvaise foi. Est-ce que c’est ça, toi ? C’est ça, c’est le… Mais avec ça, tu fais rien, non Tu fais rien, Axel Avec ça, tu fais rien, non Moi, je fais que tu fais quelque chose avec ça. Absolument, absolument, rien de faire, non Sauf avec un logiciel adapté. Après, je sais pas. Moi, je sais. L’enquête est loin d’être terminée. Les policiers vont étudier tous les indices découverts lors de la perquisition. Registre de compte, dossier de vente, photos de voiture et numéros de moteur, Ainsi que quelques éléments troublants trouvés au domicile du père. Plusieurs milliers d’euros en liquide, des plaques d’immatriculation et de nombreux téléphones portables. Le suspect est placé en garde à vue pour complicité de vol en bande organisée et recel. Il risque jusqu’à 15 ans de prison. Et 150 000 euros d’amende. Si la CSI 93 parvient à résoudre ce genre d’affaires, c’est aussi, grâce à sa connaissance, très pointue du terrain. Cartographie des cités, agencement des halls d’immeubles, organisation des points de deal. Pour avoir toujours un temps d’avance sur les délinquants, il mène régulièrement des missions de repérage. Le plus facile pour nous, c’est d’entrer dans les cités, c’est le matin. Ou, en pleine nuit, Et comme ça, on est sûr de ne réveiller personne ou de ne déranger aucun point de deal. Pour être sûr de ne prendre aucun risque, ils interviennent au cœur de la nuit. Cette fois, Il est 4h du matin. Cette tour est un nouveau point de Deal dont ils cherchent à comprendre l’organisation. Tout y est parfaitement calme. Les policiers inspectent sans problème le hall, habituellement gardé par les trafiquants. « Je regarde, il y a encore une ou deux personnes, c’est pas bien grave, il faudrait pas qu’ils ramènent tout le monde. Ouais, mais là, à ce tour-là, Comme ils ont veillé tard, ils sont pas vaillants. » Les policiers s’aventurent sans bruit dans les étages. Caches d’escalier, gaines de canalisation, locales à poubelle. Rien n’échappe à leur inspection. Pour leur sécurité, ils doivent agir vite et dans le plus grand silence. Ils font les premières constatations, accompagnés d’un chien spécialement dressé pour détecter les stupéfiants, mais sans aboyer. Et le chien va de nouveau réagir. Dans ce placard, quelques barrettes de cannabis vendues en moyenne entre 10 et 20 euros. Qui ne sont pas retirés. Ces repérages sont capitaux dans la guerre que mènent le commandant et ses hommes contre le trafic de drogue en Seine-Saint-Denis. De toute façon, ils dealent le lundi, le mardi, le mercredi, le jeudi, le vendredi. Donc, si on ne les fait pas la semaine 1, on les fera la semaine 2. Et si on ne les fait pas la semaine 2, on les fera la semaine 3. Quoi qu’il arrive, on les fera de toute façon. Grâce à ce genre de mission, la CSI 93 prépare au mieux les interventions les plus délicates. Comme celle qui va se dérouler le lendemain, l’arrestation de deux importants trafiquants de drogue. 5h30 du matin. Aujourd’hui, Les hommes de la CSI viennent épauler la brigade des stupéfiants du commissariat d’Aubervilliers. Il s’agit d’arrêter deux dealers d’envergure qui contrôlent une cité devenue une des plaques tournantes du trafic de stupéfiants de Seine-Saint-Denis. Après des semaines de filature et de surveillance, Mathieu, l’officier de police judiciaire, a réussi à prouver leur implication. Dans un trafic à grande échelle. Plusieurs kilos de cannabis écoulaient chaque semaine. Je crois qu’à la base, il y avait trois objectifs en vue. Il n’y en aura plus que deux. Il y en a un, Il s’est barré hier à Noël, après avoir subi un homme de l’homme de l’homme. C’était sa vingtaine. Concernant le précédent, il est déjà connu pour le trafic d’astuces, Il est connu aussi pour le port d’art. Les hommes de la CSI ont été appelés pour sécuriser la mission, mais surtout pour leurs compétences de serrurier. Aucune… Porte blindée ne résiste au GSO, spécialiste des interpellations risquées. Lui aussi, On ne va pas frapper à la porte. On peut la péter directement. L’un des suspects est fiché pour port d’armes illégales. Alors, Pour limiter le risque de tomber nez à nez avec un trafiquant armé, les policiers redoublent de vigilance et se rendent sur les lieux, presque sans lumière. Construit dans les années 80, le quartier compte un millier d’habitants répartis dans de petites maisons, Ce qui complique la tâche de Christophe, commandant de la CSI. Le site sur lequel on se rend ce matin, c’est une cité avec une topographie assez particulière. Essentiellement, des appartements, des immeubles avec peu de hauteur et surtout des accès par des riz de jardin sur à peu près. Une grande partie de la cité, donc des moyennes flûtes très nombreuses. Les hommes du GSO se positionnent devant la porte blindée. Ils la fracturent à l’aide d’un vérin hydraulique. En tout cas ! C’est bon, j’ai qu’il peut rentrer. La route est libre. Mathieu, l’officier de police judiciaire, peut maintenant entrer en scène. Il est là, monsieur. Bonjour. Vous êtes placé en garde à vue, vous en doutiez. Savez-vous pourquoi Non Bon, rappel de stupéfiants, Ça vous parle Dans l’appartement, le chien ne va en effet rien trouver. En revanche, dans le hall de l’immeuble, Il va fortement marquer le scooter. Du suspect. Elle marque comme quoi il y a du stupéfiant. Il y a soit qui est, entreposé, soit qui a été entreposé, tout simplement. Sous la selle, les policiers trouvent une petite quantité de cannabis. Le deux-roues servait sûrement à approvisionner les différents points de vente du réseau. Mais dans ce type d’affaires, les dealers sont prudents et ne stockent pas de marchandises chez eux. Sur l’opération, c’est un grand classique. En matière de stupéfiant, ils induisent rarement le produit à domicile. Donc, pas de grosses découvertes. Le trafic tient essentiellement sur la procédure judiciaire qui a été établie par les collègues dans les mois qui ont pris cette opération. Habituellement, on trouve très peu de matière. Les indus sont rodés et savent très bien qu’il ne faut pas qu’ils gardent chez eux les produits. Le premier objectif interpellé, Les hommes de la CSI 93 partent immédiatement chez l’autre tête de réseau, également susceptible d’être armés. Là encore, La perquisition ne donnera rien. Mais pour Christophe, les objectifs sont remplis. Cette surprise était totale. Les deux objectifs dormaient encore quand on les a interpellés. Donc, pour nous, la mission est réussie, puisque l’extraction a permis de rentrer rapidement dans les lieux. Et d’interpeller sans incident les deux objectifs. Les deux dealers sont placés en garde à vue au commissariat d’Aubervilliers. Mis en examen pour trafic de stupéfiants, ils risquent jusqu’à 10 ans de prison. La lutte contre la drogue et les violences dans le 93 est une guerre d’usure, une guerre de position. Chaque opération de la police freine les activités des délinquants, du moins pour quelques jours.
17 Comments
first
C’est trop créatif, t’es une génie !
Team bdv ?
Merci Polizei 😊
on apprend beaucoup de chose ,,,, un pourrie avec des armes remis en liberte ,,,,, des delinquants que les flics ne peuvent pas arreter pour eviter qu'ils se blessent en scooter …
soutien aux forces de l'ordre
des policiers qui ont ete agresser ,,,, wow vive la France ,,,, wow ca fait peur ,,,, Macron il dort
ca ne se peut pas …que des flics ont peur d'aller dans des cites a probleme ,,,, foncer dans le tas bordel
Et a part ça il n y a pas de territoires ou la police est interdite
Et surtout français ne soyez pas en retard pour payer vos impôts, vos PV…
Bravo au courage de la police anti-drogue. Les disputes en passant à travers les murs tuent des innocents. Sans oublier plus de dommages collateraux.
Les français n'accepteront JAMAIS JAMAIS que la France ne devienne,ni le Racaillistan,ni le Maboulistan,ni le Sauvagistan,ni le Salsalopistan !!!!!!!!!!!!!!! En France, dans l'ensemble,policiers,gendarmes,personnels pénitentiaires = grands grands grands grands grands HÉROS ❤❤❤❤❤❤❤❤❤❤❤❤❤❤❤❤❤
Que fout un drapeau algérien au sein d'un bureau de la PJ française ? C'est honteix
Pourquoi les flics s'inquietent uniquement de la vie de cet homme en ambulance j'ai rarement vu ce traitement de faveur
La police c'est pas trop ''ma tasse de thé'' mais Bravo et merci pour les victimes ❤
Soutien total aux forces de l' ordre
Les vieux PM Beretta