Vannes, le 25 juillet 2025. Trois championnes cyclistes de l’équipe Arkea/BB Hôtel se sont livrées de bonne grâce au jeu des questions-réponses face à un auditoire constituée d’une dizaine de femmes originaires du quartier prioritaire de Ménimur. Trois d’entre elles feront à vélo le départ du Tour de France féminin avec Zwift.
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[Musique] On a besoin des Il y avait autre personne qui posé une question. Oui, j’espère. Très bien, on va pouvoir commencer. Merci à tous pour votre présence. Surtout merci aux trois coureuses qui nous accompagnent aujourd’hui et qui seront là pour répondre à vos questions et qui vont se présenter tout à l’heure. Je suis Thomas Cariou, je suis directeur RSE de d’Amoris Sport Organisation et et partie de l’organisation du Tour de France Fami. Donc nos trois champions qui sont là de l’équipe Arqua BNB hôtel, l’équipe bretonne, l’équipe locale de l’étape, deux d’entre elles d’ailleurs sont bretonnes. Titia Rio de Camper si je dis pas de bêtises et Moren Fregouette de Ploermel morvillanaise même si il y a des protones d’adoption aussi en la personne de Clémence Latinier. Vous êtes tous les trois très jeunes et vous faites je crois votre premier tour de France nous en parler tout à l’heure. En tout cas on est ravi de vous vous accueillir en lien avec la région de Bretagne. Tu voudrais dire un un mot sur le le projet ? Oui avec plaisir. Donc moi je suis Gladis Grelot. Je suis conseillère régionale donc je représente le président Len Gérard ce matin. Euh je suis déléguée à la politique de la ville, c’est-à-dire les quartiers prioritaires et le président m’a demandé vraiment de travailler sur la question l’ouverture du Tour de France féminin. à toutes les à tous les quartiers de Bretagne et on a travaillé avec la la ville de Van à cet événement, à cette rencontre parce que le vélo au-delà d’être un sport, c’est aussi un outil d’émancipation, de liberté, de déplacement et on est toutes des femmes en tout cas aujourd’hui autour de la table et on sait à quel point c’est important d’avoir cet outil là pour être pour aller vers l’égalité. Donc merci beaucoup euh de nous recevoir et de répondre aux questions des femmes qui se qui se présenteront elles-même. Mais vraiment c’est un grand plaisir de de vivre ce moment-là avec vous et ce moment de sororité est vraiment très chouette et je vous remercie. Je vous remercie à tous et à l’organisation évidemment. Merci. et on va vous laisser la parole évidemment vous laisser vous présenter peut-être d’abord rapidement mais dire que les certaines d’entre vous seront demain à vélo avant les championnes. On sera également un aussi à DR il me semble après-demain pour pédaler enlever de rideau des championnes et ensuite acclamer les championnes au passage un peu plus loin après le départ. Donc tout de suite donner la parole à à nos trois championnes qui sont là et qui s’élanceront demain pour la plus grande course cycliste féminine au monde le tour de France Maxw plus de 1000 km jusqu’à Châtel. En espérant que vous allez briller mais voilà laissant vous présenter peut-être chacune d’entre vous. Bonjour, je m’appelle Maurine Stregouette, j’ai 21 ans, j’habite à Lisio, donc à côté de Thermel. Euh je suis au sein de l’équipe depuis 3 ans et ça va être du coup mon premier tour de France cette année. Euh moi c’est Tisia Rio, je suis née euh sur Campère moi à côté de la deuxè étape. J’ai 20 ans et euh c’est aussi mon premier Tour de France et ma 2e année au centre de l’équipe AR BM Biotel. Et moi c’est Clémence Latinier. J’ai des origines Bretagne mais je viens de pas très loin de Grenoble. Et ben moi je suis toute récente dans l’équipe. J’étais stagiaire l’année dernière dans l’équipe et j’ai signé au 1er mai dans l’équipe Arquet Bibliothèque et j’ai 21 ans et ce sera aussi mon premier tour de France. Peut-être un mot de des jeunes de l’association aussi avec lesquelles la région propose ce projet avant avant de commencer les premières questions ou peut-être qu’on peut commencer aux questions directement. Est-ce que est-ce que l’une d’entre vous enfin peut-être c’est présenter un peu les quartiers vous voulez ou le centre social peut-être la mission locale euh tant qu’on se prépare un peu à poser les questions ? Bonjour. Donc donc je le flat, je suis directeur du social. Donc on a on a essayé de mobiliser aussi pour l’événement parce que il y a quand même c’est un temps relativement important effectivement régionale. C’est plus l’aspect social du vélo qui nous intéresse nous vers pour prendre l’autonomie et donc on a mené un projet depuis 2 ans pour redonner confiance aux femmes à travers la pritique du vélo pour développer d’autonomie pour développer du temps partagé avec les enfants pour réinvestir aussi l’environnement de proximité aussi qui plutôt chouette et donc bah le Tour de France c’est une occasion aussi pour mettre en valeur l’initiative portée depuis 2 ans dans le cadre d’un projet qui est financé par la politique de la ville avec l’association que que porte glad et donc l’idée c’est de redonner confiance aux femmes surtout dans la pratique du vélo dans l’automobile dans le et donc aujourd’hui elles sont là présentes pour préparer aussi la rencontre de demain ça un moment important j’espère que vous stressez un petit peu quand même sinon c’est pas drôle après vous avez préparé une question laisse Je pense que tuas tout dit mais si on casse un peu dans ça sur le projet professionnel et pouvoir se dire que il y a pas un endroit particulier où on a un rêve plus qu’un autre on a ses chances et présent ici sont et c’est là aussi pour voilà découvrir un petit peu votre est-ce que vous avez des questions pour nos championnes ou si tu vas Non, pour lancer un peu le pour lancer euh bah en tout cas, nous on est ravi de pouvoir vous poser les questions. Enfin, pour nous c’est une chance et on vous souhaite évidemment bah de réussir. Euh première question, moi bah du coup ça va pas forcément dans le bon sens mais c’est pas grave, on démarre et du coup c’était en lien avec l’alimentation. Comment vous gérez en fait votre alimentation soit avant ou pendant la course ? Est-ce que vous avez un régime spécifique, un suivi j’imagine avec une diéticienne expériment ? Bah, on a une nutritionniste qui est du coup salarié dans l’équipe qui est là qu’on a rencontré sur les stages hivernaux qui est là pour nous donner un peu des plans de base, des conseils par rapport à l’alimentation. Il y a des filles dans l’équipe qui ont demandé à avoir un suivi plus spécifique. Moi à titre personnel, j’avais déjà des bonnes connaissances et c’est vrai que je suis arrivée en cours de saison dans l’équipe et du coup bah j’ai pas eu forcément l’envie de tout de suite approfondir ce domaine là parce que j’avais déjà des connaissances de par mes études et mais c’est un domaine qui est très intéressant. On a des plans aussi bah durant les courses sur ce qu’on doit manger à peu près les quantités de glucides et ce qui est plus intéressant à consommer des gels ou alors des barres et cetera en fonction du type de parcours, en fonction du style de course, est-ce que c’est une course qui est plus plate avec des bosses, une course de montagne et cetera. Euh voilà. Et non, c’est vrai que c’est un travail tout au long de la saison. On peut pas d’un coup se dire “On va manger beaucoup sur une course et tout va bien se passer.” On peut pas malheureusement on doit le faire aussi à l’entraînement. On doit être régulier à l’entraînement tout au long de la saison pour que sur des courses comme ça, tout se passe bien et que notre ventre soit habitué tout simplement à digérer autant de autant de lucide et à en plus accumuler les jours de course avec c’est vrai que c’est c’est des souvent c’est des produits bah des gel des barres enfin très très chargé en glucide donc forcément c’est pas des trucs que qu’on a tous l’habitude de manger donc il faut c’est vrai qu’il faut travailler ça aussi à l’entraînement et tout au long des courses. Et là par rapport aujourd’hui, vu que le départ est donné assez tard, comment vous préparez du coup l’alimentation ? Manger de manière classique au déjeuner ? Bah une course à étape comme ça, c’est important de refaire les stocks en glycogène pour que les muscles bah a des réserves. Donc les jours d’avant, on va essayer voilà d’avoir une quantité de glucide bah lors des repas des pâtes, du riz, du pain blanc et cetera. Euh même voilà de la confiture ou tout types de sucre du coup pour faire les stocks en grosse quantité. Et puis bah que ce soit la veille au soir ou le jour de la course, rien ne sert de manger une plâ de pâtes puisque les stock normalement sont déjà faits. Donc essayer de continuer à avoir une bonne assimulation de ces là et puis bah ensuite pas changer trop les habitudes. En fait au final la veille de la course, on reste à peu près sur le même type de régime qu’on a en fait au quotidien avec des aliments qu’on connaît déjà, des aliments qui soient simples à digérer, pas trop complexes. Voilà. Merci. [Applaudissements] Euh je voudrais merci de c’est vraiment avec nous et je voudrais vous poser en question par rapport à votre motivation si vous savez on les motive en ment quelque chose que c’est toujours dans votre tête et vous aide à à aller plus loin chaque chose bah là du coup nous on est bretonne donc on court sur nos terres on sait qu’on va avoir beaucoup de monde. Déjà ça, je pense que nous toutes on va le sentir et ça va nous motiver encore plus. Je sais que moi j’ai ma famille, j’ai mon club qui vont être là, mes copains et copines. Donc ça forcément ça va nous pousser. Et puis sinon après c’est surtout que on évite de se mettre la pression donc dans le bus, on met de la musique et cetera pour éviter de penser à la course nonstop. Ça nous permet aussi de nous motiver avant le avant le départ. Je pense aussi ce qui est bien c’est que on a un collectif qui est soudé, on s’entend toutes très bien, on se connaît bien. Là, on revient d’un stage altitude de plusieurs semaines à la montagne où on a appris encore plus à se connaître. Donc ouais, on est toute très contente et très soudé à ce tour de France. Donc ouais, c’est top aussi d’avoir une équipe comme ça pour prendre le départ en étant animé. Ouais. ensemble de par course. Ça c’est vrai que c’est la plus grosse course du monde. Donc forcément euh rien que ça la motivation euh elle décupe. C’est le Tour de France on travaille depuis des années pour y arriver à à ce jour-là. Donc rien que ça la motivation elle grimpe et on est tout prête pour ce départ. Je pense qu’on entend très bien les coureuses mais on moins bien les questions. Donc on va vous laisser un micro pour pour les poser. Il est allumé. Il est allumé. Alors moi j’avais Est-ce que c’est facile de trouver votre place au sein de l’équipe ? C’est vrai que c’est on a chacun des caractères et des enf on a des caractères différents. Après forcément on apprend tous à se connaître et chacun fait sa place au fur et à mesure où on se connaît comme disait Clément tout bien les stages ça permet aussi de découvrir les personnalités de chacun comment comment les filles réagissent après des déceptions ou après au contraire des gros moments de joie. Et c’est vrai que à force de se connaître, on a chacun une place très bien et on s’entend toutes très bien. Donc c’est euh comment fait pour en tant que en toi de sport en même temps en même temps que tes études ? Euh bah du coup moi je suis en étude de kinésithérapie. Euh je suis en 4e année euh quand du coup euh j’ai commencé le vélo en fait euh 1 an avant euh du coup mon ma première année de médecine. J’ai fait une première année de médecine et du coup bah durant cette année de médecine, j’ai un peu stoppé et quand je suis arrivée en école de kiné euh bah du coup j’ai dû concilier les deux. Euh moi ça s’est fait au fur et à mesure parce que du coup je suis arrivée en école et j’avais pas encore un niveau exceptionnel en cycliste mais au fur et à mesure ça a commencé à prendre de plus en plus de place. J’ai la chance dans mon école d’avoir des professeurs et toute une équipe qui sont aussi bah à essayer de nous permettre d’atteindre les meilleures performances possibles avec voilà des adaptations de mon parcours et cetera. Après c’est une sorte d’organisation. C’est vrai qu’il y a des journées qui sont parfois très chargées mais voilà moi le C avant d’être bah du coup mon métier, c’est aussi ma passion. Donc finalement quand je rentre de cours et qu’il est tard et que je suis fatiguée et finalement prendre le vélo bah juste enfiler la tenue des fois c’est un peu compliqué puis après bah une fois que je suis sur le vélo en vrai ça reste un plaisir. Donc euh c’est juste un peu d’organisation à avoir. Mais ça dépend aussi je pense des des écoles du des études qu’on qu’on fait. Je sais que moi je m’arrête sur mes études cette cette saison. Euh les profs faut faire des choix et c’est vrai que c’est plus facile quand on a des études qui collent bien avec des prof qui qui aident aussi mais c’est pas donné à tout le monde. Donc donc c’est vrai que c’est des parties des fois à choisir, on sait pas trop mais on se rend compte que maintenant la moitié du ploton déjà chez les hommes, ils ont vite arrêter les études quand même parce que si on veut vraiment se consacrer à 100 % bah au vélo, c’est des semaines à 15 20h et puis après il y a beaucoup la récupération aussi donc c’est un choix à faire. Moi aussi j’ai arrêté mes études parce que je suis passé tout de suite après le bac. Donc j’ai essayé un an de Staaps mais j’ai bien vu que finalement j’étais à 70 % vélo et 30 écoles. Donc finalement c’est pas ce que je souhaitais. Donc je me dis je préfère vraiment me donner les moyens. Au pire j’auraiis pas de regret et continuer vraiment de faire mes études plus tard quand j’aurais fini. Je suis très heureuse de pouvoir vous poser une question surtout que vous êtes des femmes également et que il faut beaucoup de courage pour faire votre métier et je suis ça et j’ai commencé à m’intéresser récemment au cyclisme au vélos et tout ça. J’ai vu que ça demande beaucoup d’efforts et j’aimerais savoir quelles sont les parties négatives et positives de votre métier. Ça, je pense que ça dépend de chacun parce que on est souvent parti donc nous ça va parce que on n pas encore notre famille de construit donc ça va. Mais on voit aussi chez les hommes que bah ils ont des enfants et finalement on les voit peu grandir. Donc là pour l’instant nous ça va mais c’est vrai que on était 3 semaines en stage altitude et on est revenu que de tr jours à la maison pour réenchaîner sur le tour. Donc ça fait quand même des longues périodes à la maison où ça on n pas. Donc après ça dépend. Moi, je le vis plutôt bien. Mais oui, c’est vrai que c’est des sacrifices à 20 ans, 21. C’est souvent à l’époque où on est en étude, où on voit les copains, on peut sortir, on peut C’est vrai que c’est des choses que nous on fait pas ou beaucoup moins. On a les saisons qui durent quasi toute l’année. Donc, on doit tout le temps être quand même régulière, que ce soit dans l’alimentation, le sommeil et cetera. Donc c’est vrai que c’est un rythme de vie à prendre et après oui, à notre âge nous on n’ pas l’impression que ce soit vraiment négatif mais je pense que quand on a une famille, des enfants et cetera, c’est plus compliqué. Et puis c’est vrai que nous étant donné que si on veut avoir des enfants, ça peut être aussi plus compliqué dans notre carrière. C’est des trucs qu’il faut qu’on réfléchisse peut-être un peu plus que les hommes et euh et c’est vrai que c’est un plan de carrière à établir et où on est sûr de ce qu’on veut ou pas. Est-ce que vous trouvez que la concurrence féminine est saine ou pas ? Parce que j’ai vu qu’il y a parfois des courants cyclistes qui nous sont en fait qui sont très compétitifs et finissent par être marveillant envers les autres. Je pense que sur la course avec les effets de course avec la tension dans le pleloton et cetera ou juste après la course, il peut avoir ces tensions là qu’on peut remarquer sur des interviews avec les médias et cetera. Euh mais globalement en dehors de ces moments-là euh il y a quand même le cyclisme féminin qui se développe de plus en plus et je pense que ça nous pousse toutes vers le haut. Euh donc euh oui, sur des moments donné précis, mais je pense que ouais, que ce soit le sexyme féminin ou même en fait d’autres sports, finalement, on retrouve un peu cette petite tension là, mais c’est rien vis-à-vis de tout ce qu’il y a euh à côté quand les risques de chutes. Oui, c’est ça. Euh dans une course, forcément, on veut tous gagner. On sait qu’à l’approche d’un col, tout le monde va être bien placé et forcément ça va, on va chacun se battre pour être le mieux placé. Et après, c’est le jeu, c’est la course, c’est pour ça qu’on est là aussi. Et forcément, ça peut amener un petit peu de tension, mais c’est jamais malveillant. C’est c’est toujours dans chacun le but de s’amener le plus loin, mais jamais contre les personnes. C’est pour c’est plus pour nous que contre les autres. Merci beaucoup. Merci beaucoup de venir répondre à nos questions aujourd’hui. Moi, je me demandais si parfois dans l’année vous pouviez prendre des vacances et si oui, les vacances avec vous c’est sans ou avec des Bah, si on prend des vacances pendant, c’est très compliqué. on ramène le vélo et on app ça plutôt des stages. Donc après ça peut être des vacances, ça dépend comme là on était 3 semaines en montagne, on parle d’autres choses. Donc moi je le considère un peu comme des vacances même si on travaille et c’est notre métier, ça ça dépend de chacun. Mais sinon c’est surtout en octobre où là vraiment on a 3 semaines ou un mois où là on pense plus vélo et on profite justement de partir un peu à l’étranger. Exactement. C’est exactement ce qui se passe pour nous tous, je pense. Et c’est vrai que c’est une petite période 3 semaines un mois, mais on sait en profiter d’autant plus. Est-ce que dans le vélo vous avez un surnom ? Momo facile. Facile non. Clem. Bah après. Ouais. Non. Non. Moi ouais. également merci de répondre aujourd’hui à nos questions. Euh moi j’avais une question de un peu d’arriver des études continuer les études en même temps que le vélo. Alors vous êtes encore jeune bien sûr, mais qu’est-ce que vous envisagez après le vélo ? Euh moi du coup c’est toujours rester dans le vélo, directeur sportif ou alors être assistante masseuse et cetera. Donc voilà, je suis dans le vélo depuis tellement d’années que je me vois pas partir ailleurs. Donc après peut-être que ça peut changer, peut-être que je vais avoir ral quand je vais arrêter ma carrière mais pour l’instant je veux rester au sein d’une équipe. Alors moi j’ai fait des études de STAPS plus section à donc avec des personnes en situation de handicap. J’aimerais plus tard ouais rester dans le sport mais être dans dans un domaine un peu plus particulier et qui demande à être encore développé. Et puis ben moi du coup l’objectif c’est de terminer mes études de kiné dans 2 ans. Ensuite bah si le vélo fonctionne bien pourquoi pas le jouer 100 % au vélo pendant bah le temps qu’il faudra temps où ça me passionnera et puis ensuite bah pourquoi pas du coup être kiné dans une formation enfin dans une équipe de cyclisme. Voilà. Et puis ensuite bah je sais pas trop où l’avenir me me mènera mais voilà kiné pour moi c’est aussi une passion à côté du vélo. Donc voilà je m’envoie qui plus tard après où, quand comment, je sais pas encore. Merci également de répondre à nos questions. Donc à quoi ressemble une semaine type d’entraînement vous ? Donc combien d’heures d’entraînement partout ? Euh là par exemple, on était en stage la semaine dernière et c’est vrai que les journées se ressemblent plus ou moins. On fait un volume horaire qui va aller entre 2 à 6h de vélo dans la journée. On essaie de partir quand même globalement tous le matin euh pour avoir un peu de récupération avant le lendemain. Et c’est vrai qu’on ça arrive qu’on se fasse masser l’après-midi comme là surtout les deux jours où où on est arrivé ici pour préparer le tour. Autrement j’avoue que je sais pas trop muscu. De plus en plus il y a la préparation physique qui prend une place de plus en plus importante que ce soit dans tous les sports mais du coup aussi dans le cyclisme voilà de la musculation pour travailler bah des points spécifiques pour se renforcer aussi pour être plus solide sur le vélo. Voilà. Et du coup bah par exemple durant notre stage en attitude, on a fait du coup 3 semaines et on était aux alentours de Ouais. entre 22 24 heur de vélo par semaine et on a fait pas mal de dénivelés positifs pour se préparer au mieux pour les étapes de montagne du tour. Est-ce que vous intégrez d’autres disciplines pour l’entraînement de natation, musculation ? Ben c’est sûr que durant la saison cycliste, c’est compliqué de faire beaucoup de sport à côté parce que l’objectif, c’est d’avoir le maximum de volume horaire sur le vélo qui est bah notre discipline principale. Après bah dans l’équipe, il y a des filles qui pratiquent d’autres sports. Je pense notamment à une fille qui était ancienne du athlète du coup qui court beaucoup. Voilà. Euh bah comme je disais de la musculation, le renforcement musculaire et puis bah sinon les autres sports, on les pratique plus durant notre période de coupure ou Ouais. la période un peu plus hivernale. Donc ouais, la natation, la rende, la course à pied et puis après bah c’est en fonction de ce qu’on aime bien. Tici, elle aime bien le basket aussi, ça balance. Donc voilà. Bonjour, merci de répondre à vos questions également. Vous parlez de votre préparation physique France, c’est une épreuve longue, dure, ça joue aussi dans la tête. Est-ce que vous pouvez nous parler de votre préparation mentale, s’il vous plaît ? Alors, c’est vrai que ça c’est encore un sujet qui est pas encore développé euh beaucoup dans le sport en général. Euh chacun a un petit peu chacun sa méthode. Je sais que moi je suis suivi par une préparatrice mentale. C’est la même chose que la préparation physique. Ça prend ça peut ça peut prendre deux ou 3 heures durant la semaine ou des fois pendant quelques semaines, on n pas forcément de suivi. C’est vrai que c’est important d’avoir une bonne préparation mentale étant donné le mode de vie qu’on a. Et c’est vrai qu’il y a beaucoup de beaux moments comme ça, mais à côté, il y a aussi des moments très compliqués où il faut pouvoir en ressortir du positif et surtout ne pas s’enfermer dans quelque chose de négatif pour entraîner une spirale. Donc non, c’est vrai que c’est très important et que on commence à être beaucoup plus suivi les filles et les garçons aussi au fil des années. Ben moi, j’en reçois enfin j’en reçois pour besoin pour l’instant. Donc j’arrive à faire ça moi-même. Après, peut-être que plus tard, je sais pas. Ça dépend il y a pas de questions, vous pouvez en poser plusieurs, hein. Donc il nous reste je crois. Quels sont vos conseils pour quelqu’un qui débute d’origine ? Ben moi du coup j’ai il y a pas si longtemps que ça. J’ai commencé il y a à peu près 4 ans. Du coup sur le tar quand j’étais en terminal euh bah en fait j’ai commencé juste j’avais un VTT, je me suis fait plaisir et puis ensuite bah je me suis inscrite dans un club de vélodrote qui était à côté de chez moi. Je trouve que c’est important d’être accompagné entouré à nos débuts. Moi je sais que ça m’a beaucoup boosté parce que il y avait beaucoup de personnes qui m’ont encouragé qui croyaient en moi. Et puis bah ensuite c’est vrai je pense qu’au départ c’est vraiment super plaisir aller faire des sorties avec du monde rouler sans se prendre la tête et puis en fait ça se fait au fur et à mesure donc augmenter au fur et à mesure le temps et cetera, c’est plus facile quand on est en groupe et et puis ouais bah croire en soi parce que il est capable moi je venais pas du tout du vélo aux personnes dans ma famille pratiquer et au final bah j’en suis là aujourd’hui donc ouais avoir confiance en soi se faire plaisir Merci beaucoup. Rien. Ben je justement ce que dire, je voulais savoir à quel âge vous avez commencé, à quel moment vous vous rendez compte que ça dépasse la passion, ça devient des métiers vous ? Alors euh moi j’ai commencé assez jeune. Euh j’avais 12 ans. Euh je faisais du basket avant et en fait comme dit Clément s dit que sa famille ne venait pas du tout du vélo. Souvent en fait c’est une histoire de famille quand même le vélo. C’est que mon frère jumeau fait du vélo aussi. Mon père en a fait aussi. Donc souvent, c’est quand même un sport qui vient de la famille et c’est de là où ça vient et et c’est bah beau de partager en famille et puis de partager avec les filles aussi. Moi, j’ai commencé très tôt à 4 5 ans vraiment les compétitions. Donc, j’étais vraiment toute petite, j’avais pas une brisienne après. J’ai j’ai toujours été assez rapidement dans les sélections. En premier championnat de France, je devais avoir quand tu minimes, tu as 11 ans 10 11 ans et c’était encore assez moins. Je me rappelle, je partais pendant 5 6 jours loin de ma famille. Donc quand à 10 ans ça voilà et après au fil des années, bah j’étais toujours en sélection, en stage et cetera. Donc c’est après quand on m’a contacté quand j’avais 18 ans. Mais sinon avant j’avais pas trop la notion parce que ça s’est vraiment développé le féminin il y a 4 5 ans en terme de salaire, en terme d’équipe et cetera. Donc là, on peut plus se projeter. Mais c’est vrai que avant quand j’étais dans les catégories jeunes plus morts, il y avait pas non plus le tour de France Fam, il y avait pas des courses non plus à la télé comme on a maintenant. Donc c’est tout récent finalement. C’est vrai et on est toutes bah assz pro du coup assez jeune en sortie c’est venu au fil des années mais en sortie des de junior et cetera. On on est passé pro par la suite. Donc c’est vrai que ça s’est fait ça s’est fait comme ça. Et comme dit Moren, on peut rêver de que ce soit notre métier depuis très peu de temps. Donc c’était pas un rêve qui date de de super longtemps. Oui, moi j’avais une question par rapport au aux trois prochaines étapes qui seront en Bretagne et notamment la première étape van plumel pour la Morbillanaise, il y aura le public et et comment on appréhend en fait cette première étape quoi. par rapport à ça, on est l’opposé type et moi je me mets pas la pression, je suis très zine par rapport à ça, tu sais, on va avoir aussi notre fan club à donc après on va juste profiter et puis on s’attend à deux trois trucs mais pour l’instant c’est plus de la surprise. H on a vu quelques articles qui sont passés mais c’est vrai qu’on aura chacun notre fan club et on a des façons différentes de réagir. On n pas tous le même caractère. Je sais que Moren est une fille très zenine et moi au contraire je peux vite me mettre la pression mais je pense qu’on nous pousser qu’autre chose. Oui, ça nous poussera dans tous les cas plus qu’autre chose. Et c’est quand même assez ouf de faire notre premier tour de France dans notre ville natale. C’est un truc qu’on aurait jamais pu rêver ou demander et ça arrive donc on va vraiment en profiter. C’est encore plus très spécifique comme ça. C’est vraiment intéressant de de pouvoir partager ce qu’on fait nous à un public différent et à des personnes qui connaissent moins peut-être notre métier. Et c’est vraiment, je pense, c’est un très beau un très beau moment et c’est bien que que c’est lieux. Moi, je voulais peut-être juste rajouter euh euh pas une question, mais en tout cas merci beaucoup d’avoir accepté cette rencontre là parce que c’est très important pour nous. Euh et puis euh vous êtes aussi euh des exemples parce que vous disiez que ça fait que quelques années qu’il y a le Tour de France féminin, mais c’est très important pour les femmes d’avoir des exemples et se projeter. Euh moi qui fait de la politique, en effet, j’avais pas forcément de femmes politiques quand j’étais jeune à voir. Et pour les jeunes filles qui aujourd’hui souhaiteraient faire du vélo, vous avez aussi un rôle sans vous mettre la pression, un rôle super important. Elle va pas dormir s vous en rendiez compte. Mais c’est vraiment en tout cas c’est vraiment chouette que tout ça se passe ici en web. Merci merci merci. On peut peut-être faire une photo collective. [Applaudissements] Bon, si vous en voulez un, on peut vous en donner les Ah bah moi je suis je suis partant je suis part je l’adore. Il est trop beau aussi. Allez, allez mais c’est hyper. Ah non, ça va. Alors wou par contre il y avait pas Ouais, merci beaucoup. Merci merci hein. Et on vous récupère trois t-shirts mesdames. Ah trop cool. C’est cool. Ouais sont elles sont elles ont bien son très sympa. Je vais faire on vous prend des S. On vous met des S. Je suis conseillère régional de Bretagne. Merci beaucoup de répondre à nos questions. On vient d’apercevoir trois coureuses de l’équipe Arka répondre à des personnes de la B, des habitantes. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce contexte et cette initiative ? Euh je suis conseillère régionale déléguée à la politique de la ville. Donc tout ce qui est accompagnement des habitants et des habitantes des quartiers prioritaires de Bretagne. Ça représente environ 90000 personnes en Bretagne et sur Van à Ccado et à Ménimur. Et l’objectif c’est avec ce Tour de France au Bin, c’est de rendre accessible aussi aux femmes des quartiers la bicyclette, le vélo, de réapprendre ou de d’apprendre à à se remettre sur un vélo et à avoir ce sentiment de liberté, de reprendre confiance aussi dans cette pratique parce que là les femmes qui participaient à cette à cet entretien euh prendront le vélo demain et participeront au départ de la course. Oui, c’est euh finalement on salue le courage de ces trois jeunes femmes qui prennent le Tour de France demain en tant que pro et aussi c’est un acte de courage et de détermination de ces jeunes filles aussi des quartiers de commencer le Tour de France aussi demain en amont du du départ des pros et c’est quelque chose d’important pour encore une fois dans le parcours de la prise de confiance d’avoir confiance en soi et c’est c’est extrêmement important en tout cas pour la région de de faire de l’égalité femme-homme quelque chose de concret et de réel. Et en tout cas, ce qui se passe aujourd’hui et demain, c’est du concret, c’est du réel. Ce sont des femmes inspirantes que vous avez choisi pour que les personnes de Van puissent justement être en confiance sur un vélo. On n pas choisi, comme le disait le directeur du centre social, en fait c’est un parcours qui est mise en place depuis plusieurs mois. c’est des femmes qui se remettent un peu sur cette sur ces sujets-là, sur la mobilité parce que le vélo c’est certains sports mais c’est aussi un moyen de coucher, de se déplacer et donc la notion de mobilité, elle est très importante encore plus pour les femmes dans les quartiers qui sont souvent plus enclavées que le reste de la ville. Donc non, on n pas choisi, c’est des femmes qui qui ont créé leur propre groupe et et il y a eu une alchimie parce que nous on souhaitait mettre en valeur et montrer aussi toute cette toute cette énergie. On sort de cet entretien. Quel Quel sentiment vous en vous en retenez ? Bah, c’est ce que je vous disais en amour. En fait, pour moi, c’est beaucoup d’émotion parce que ces jeunes femmes pro cyclistes, elles sont aussi des exemples pour les jeunes femmes qui souhaiteraient demain être les futurs cyclistes pro. Et il y a encore quelques années, ça n’existait pas. Et c’est aussi un pas, un chemin long vers l’égalité, mais ça y participe et c’est euh c’est aussi très important pour euh pour nous. Et voilà, beaucoup d’émotions. Et il y aura une fuite dans le temps à cette opération. Alors au niveau de la région Bretagne, c’est vraiment un des axes que Loï Chenagirard a voulu développer la question de l’égalité fam-delà à l’échelle de la Bretagne. Et donc le la question de l’accès au vélo et à la mobilité, c’est quelque chose qu’on travaille avec les acteurs des quartiers, les habitants de manière générale. Donc en effet là, on fait spécifiquement sur le Tour de France Féminin, on fait aussi à l’étape à Brest dimanche, mais c’est des actions qu’on soutient financièrement tout au long de l’année. Et c’est pour cette raisonlà peut-être que aujourd’hui le Tour de France féminin commence en Bretagne avec deux étapes etnemies presque. Alors, on est une terre de vélo et on est une terre d’égalité et en l’occurrence, les deux vont très bien ensemble et c’est vraiment ce qu’on a souhaité porter avec le président. D’accord. Merci. Merci beaucoup. Yeah.