Plongez dans l’aventure scientifique et artistique de la Fondation Tara pour les océans ! Cinq rendez-vous exceptionnels composés par le MAMAC, L’Artistique et la Fondation Tara pour apporter un éclairage sur les grands enjeux des océans en croisant regards artistiques, scientifiques ou philosophiques.
La Fondation Tara Océan est la première Fondation Reconnue d’Utilité Publique (FRUP) consacrée à l’Océan en France. Elle mène depuis 2003 des expéditions scientifiques pour étudier la biodiversité marine, ainsi
qu’observer et anticiper les impacts du changement climatique et des pollutions. Grâce à son statut d’Observateur Spécial à l’ONU, elle participe activement aux décisions importantes pour l’Océan.
Du lien intime que les populations humaines ont construit avec lui aux nombreuses activités qui reposent sur sonéquilibre, l’Océan occupe un rôle majeur dans l’histoire de nos civilisations et le devenir de nos sociétés. À 20
ans, la Fondation Tara Océan amplifie ses actions avec deux navires la goélette Tara et Tara Polar Station, parce que les 20 prochaines années sont déterminantes pour la planète, l’Océan et l’avenir du vivant sur Terre.
« Cap sur l’inexploré, de l’importance de la recherche »
Lionel Guidi, Directeur de recherche au CNRS – Laboratoire d’océanographie de Villefranche-sur-Mer
Pourquoi explore-t-on l’Océan depuis des siècles ? Le mot « explorer », du latin explorare, « observer », « examiner », « explorer », n’a pas toujours eu le même sens au fil de l’histoire.
Aujourd’hui moins de 5 % de l’Océan a été exploré.
Qu’elle sera l’exploration, la recherche dans les années à venir ? Qu’avons-nous encore à découvrir de cette vaste étendue d’eau ?
Romain Troublé a reçu une double formation en biologie moléculaire à Sorbonne Universités et un Master à HEC & Telecom Paris.
Il a également été athlète de haut niveau avec, notamment, deux participations à la Coupe de l’America. Après quelques années au sein d’une société spécialisée en logistique polaire en Arctique, Antarctique et sur les mammouths de Sibérie, il rejoint l’aventure Tara dès le premier jour pour en devenir le Directeur Général à partir de 2009. Cofondateur de la Plateforme Océan & Climat réunissant 120 acteurs du secteur, il en est le Président depuis 2017.
Un cycle proposé en collaboration avec le MAMAC et la Fondation TARA
Bon bien, je pense que nous sommes au complet. Donc bonsoir, bienvenue à tous à l’artistique, donc des habitués. Euh je suis très heureuse de recevoir ce soir ici Lionel Guidi de Lim à Ville-Frange et Hélène Génin, directrice du Mamac pour ce projet commun donc de cycle de conférences qui auront lieu tous les mois à l’artistique en collaboration aussi avec la fondation Tara. Donc ce projet a été initié donc depuis l’année dernière euh date à laquelle nous avons eu le plaisir de visiter le bateau Tara qui était à costé au port de Nice et l’idée germant ben on a on a décidé justement de de mettre des bonnes volontés au service de cette cause à savoir ben la mer la préservation de l’océan et aussi la valorisation de toutes les recherches initiées par la fondation et également le côté artistique bien sûr puisque Tarané est aussi une résidence d’artiste. Donc moi je ne vais pas m’étendre plus sur le sujet. Je vous remercie infiniment pour votre présence et je passe la parole à Hélène Guin. Merci à vous. [Applaudissements] Donc bonsoir à toutes et à tous. Ravi de vous retrouver ce soir et merci beaucoup à Lionel Guidi de sa présence. Alors, nous avions annoncé deux représentants ce soir pour la fondation Tara. Romain Troublé qui a été l’un des fondateurs et le directeur de la fondation vous prie de bien vouloir l’excuser. Il a eu un souci de santé qui l’empêche d’être là. Euh mais nous avons à côté de nous un digne représentant de la TAR investi depuis plus de 16 ans autour de cette fondation qui a été une des premières fondations en France euh dont la vocation était la la connaissance et la préservation des océans et qui est reconnu par l’ONU comme voilà un représentant, un porte-parole aussi officiel de la voie des océans et qui va jouer un rôle aussi au moment du sommet des océans qui se tiendra à Nice au mois de juin. Donc à double titre, nous souhaitions avoir cette collaboration croisée avec l’artistique à la fois dans le cadre de la bienénale des arts et de l’océan qui va commencer à partir de début mai et qui verra 11 expositions se déployer dans la ville de Nice autour de la thématique de l’océan depuis l’aube de l’humanité jusque aux enjeux écologiques contemporains. Et donc dans ce cadre, la fondation Tara est partenaire et nous avons souhaité dans en amont de la bienénale, mais aussi dans le cadre d’un programme plus large qui s’appelle l’Université de l’océan et qui propose une centaine de rendez-vous pour aborder toutes les questions contemporaines autour des océans, à la fois du point de vue des sciences, du point de vue de l’économie, du point de vue des arts. Et donc cette centaine de rendez-vous se déploient quelque part entre maintenant et septembre-octobre à la fois l’artistique, au cum mais aussi dans d’autres sites de Nice. Et donc à notre échelle plus ramassée, nous avons pensé ensemble avec la fondation Tara ce cycle de cinq conférences qui vont se déployer jusqu’au moment du sommet des océans et qui permettront de rentrer progressivement dans l’histoire de la Tara qui au départ est une aventure scientifique mais je vais pas en dire trop parce que c’est c’est aussi l’objet de la présentation de de Lionel Guidi. et au départ une aventure scientifique de collecte d’informations sur les océans du monde et très vite il y a déjà un peu plus de 20 ans, la volonté aussi d’accueillir des artistes à bord des expéditions pour croiser les regards pour apporter aussi une autre façon de bah regarder le vivant, regarder l’océan, regarder les grands enjeux sur lesquels les scientifiques travaillent et faire aussi une forme de relais avec le grand public. Pour celles et ceux qui se rendent parfois à Paris, il y a une très belle exposition en ce moment au 104 qui est l’équivalent de notre 109 euh autour de la collection, alors pas de la collection pardon, plutôt de de du fruit du travail de d’une sélection de résidents et résidentes de la fondation Tara. C’est une très belle exposition qui permet de montrer comment ces artistes ont porté au fil des années la voix de l’océan. Donc je vous incite à aller la voir. Je crois qu’il lui reste à peine quelques semaines et vous pourrez retrouver certaines de ces pièces dans le cadre de la bienénale des océans. Et donc on va traverser progressivement cette aventure de la Tara. C’est les géographies qui ont été vues au fur et à mesure des expéditions, les collaborations avec certains artistes et le dernier rendez-vous qui se tiendra le 4 juin à l’artistique dans le contexte du sommet permettra aussi de revenir sur un des grands enjeux de la Tara. C’est le plaidoyer. C’est-à-dire que toute cette ce savoir accumulé qui est aussi mis en partage, c’est une façon de porter auprès des décideurs politiques économiques la voix des océans, la voix de la biodiversité, de la préservation. Donc Tara fera partie des interlocuteurs de au moment de l’Unoc. Et donc sur ce dernier rendez-vous euh on partagera l’équipe Tara partagera la manière dont ils construisent aussi des outils de conviction et partage ce savoir sur les océans. Alors notre invité ce soir qui vient inaugurer euh cette conférence est directeur de recherche au CNRS. Euh travaille également au laboratoire euh océanographique de Ville-Franche sur Mer et est impliqué depuis plus de 16 ans dans l’aventure de la Tara. Et alors là, je vais devoir prendre des notes si je dois donner votre profil scientifique parce que ma connaissance s’arrête là. Donc je vais essayer de pas dire de bêtises donc je préfère lire. Donc vous êtes spécialiste. Donc vos travaux portent sur l’étude du cycle du carbone et de la pompe biologique océanique. Donc notamment en exploitant les données d’imagerie marine pour comprendre et prédire les réponses des cycles biogéochimiques océaniques au changement global. Donc on est vraiment complètement dans les grands enjeux d’aujourd’hui et de demain et de ce qui sera discuté à l’Unoc. Et voilà, je je n’en dis pas plus, je vous laisse la parole et merci infiniment d’être là. [Applaudissements] Merci de vous être déplacé aussi nombreux pour venir écouter une conférence. Alors, normalement, comme il a été dite tout à l’heure, Romain devait être là. Euh Romain, c’est donc le la personne qui est le qui a qui a créé la fondation Tara Oéan, je vais revenir un petit peu dessus et qui en est le responsable aujourd’hui. Euh la fondation, donc je vais vous présenter, Romain m’a gentiment envoyé quelques diapos pour que je puisse vous parler de la fondation. Donc je connais très bien la fondation parce que je travaille avec elle depuis maintenant quasiment 16 ans. Et moi je suis directeur de recherche au CNRS. Donc c’est un modèle un peu particulier. Normalement, la France fonctionne pas tout à fait comme ça. On fait de la recherche au CNRS dans les universités. On a d’une flotte océanographique sur lequel on peut faire de la recherche océanographique, mais depuis plusieurs années, il y a des partenariats qui sont tissés avec des fondations comme la fondation Tara à la fois pour permettre de faire de la recherche mais aussi pour porter la parole de la recherche dans comme il a été discuté ben vers le public de façon générale mais aussi pour faire du plédoyer et avoir des retombées politiques sur des recherches qui ont des potentiels impacts pour la société ou pour l’humanité. Donc la fondation Tara euh a pour objectif vraiment de protéger l’océan dans son ensemble. Euh donc elle a elle a déjà plus de 20 ans d’existence maintenant et euh c’est comme il a été dit tout au début, ça a été la première des fondations qui a été reconnue d’utilité publique dédiée vraiment à l’étude de l’océan. Il y a d’autres fondations qui existent mais vraiment sur l’océan, ça a été la première. Euh elle a deux missions principales qui sont d’explorer l’océan pour mieux le comprendre et de partager ses connaissances les connaissances qui sont acquises par les scientifiques qui embarquent sur cette goelette au travers de différents moyens alors artistiqu le plédoyer ou la communication je vous rencontrer plusieurs exemples et en particulier avec les jeunes et les enfants. Donc Romain, c’est lui qui aurait dû être là ce soir pour vous parler complètement des objectifs de la fondation. C’est donc le directeur général de la fondation qui a été créé suite au don du bateau à la fondation par Agnès B qui possédait le bateau et qui l’a légué à la fondation pour pouvoir faire des recherches et et Étienne Bourgois qui est le fils d’esb entre autres et qui et qui en gros ont donné cette cet investissement de départ plus des dons consécutifs pour pouvoir travailler sur les océans avec des chercheurs qui avaient des questions spécifiques. Donc pourquoi la fondation elle s’intéresse à l’océan ? Ben c’est parce que quand on regarde déjà depuis l’espace finalement ben tout le monde le sait he ici la la Terre est bleue plus que verte. Donc c’est vraiment l’écosystème principal de notre terre et qui est toujours aujourd’hui sous méconnu par rapport à au reste des écosystèmes de la diversité par exemple ou de l’importance des forêts par rapport à le changement climatique ou nos ressources nos ressources sur lesquelles on peut on peut vivre. Euh l’eau donc ça paraît beaucoup en fait l’eau, la Terre est bleue dans son ensemble mais il faut se rappeler quand même que la profondeur maximum enfin la profondeur moyenne des océans, c’est à peu près 4000 m de partout. Ça c’est la profondeur moyenne. Si on prend toute la surface disponible d’eau sur terre et qu’on la met à l’échelle d’une sphère donc l’équivalent de la Terre et qu’on la met en parallèle à la Terre, bah finalement c’est ça. C’est ce petit point ici là par rapport à la surface générale de la Terre. Ça c’est notre R qui est disponible. Donc finalement, c’est une ressource qui paraît abondante mais elle est limitée. Et si on s’intéresse à l’eau douce, c’est ce petit point là uniquement ici. Donc en fait ça met vraiment les choses en perspective. C’està-dire que c’est une ressource qu’on suppose abondante, disponible, mais finalement elle est assez rare rare et du coup en danger par rapport au changement. Donc pourquoi est-ce qu’on s’intéresse à à étudier protéger l’océan ? Parce que c’est un rôle écosystémique et un rôle sur la planète qui est primordial. Déjà, bah c’est ce que je disais tout à l’heure, ça ça recouvre bah 71 % de la superficie totale mais ça abrite en tout 99 % de notre biosphère comme tous les organismes vivants terrestres. Euh ça absorbe 98 % de l’excédent chaleur. Donc en fait quand on parle de réchauffement climatique, notre tampon principal sur la hausse de la température c’est réellement l’océan. C’est pas la Terre. Ça c’est sur le plan température. Ça aussi produit l’oxygène qu’on qui est disponible sur terre aujourd’hui. Alors ça c’est sur des temps géologiques he mais sans l’océan et les organismes qui vivent dans aujourd’hui on aurait pas d’oxygène sur terre. Donc ça apporté le stock d’oxygène qui a permis le développement de la vie sur terre. Et finalement, ben c’est aussi 25 à 40 % des émissions de CO2 induites par la l’activité humaine qui sont piégées chaque année par les océans. Donc sans ce tampon là, notre climat serait d’autant plus dégradé. Donc je vais vous mettre maintenant une petite vidéo de de pause là pour vous présenter une vidéo de la fondation et de ses objectifs. Quand j’ai découvert le planeton, mais j’ai vu encore la beauté de la terre, la beauté la beauté de la création. On ne soupçonne pas la richesse qu’abrite l’océan, son peuple invisible, si essentiel à la vie sur terre. Nous sommes tous connectés. Terre, fleuve, océan. [Musique] C’est une révolution Tara, cette aventure humaine et scientifique collective. qu’on est plus fort en étant collectif. Tara, c’est un collectif où chacun contribue. C’est très beau Tara, ça fait comme terre quand on est naufragé. Depuis 20 ans, nous sommes engagés pour l’océan. [Musique] Aujourd’hui, nous sommes à un tournant pour l’avenir de la planète, de l’humanité. Il faut aller plus vite, continuer à explorer, à comprendre l’océan, à anticiper les grands bouleversements. Il faut continuer à partager et à changer le monde. Tout se joue entre maintenant et les 20 prochaines années. Plus que jamais, l’océan a besoin de nous. [Musique] Donc ça c’était une petite vidéo de présentation des activités de la fondation, ses objectifs et puis le le message aussi c’estess de vous embarquer vous dans cette cette aventure de et cette motivation de protection de l’océan. Et et au cours de ce de cette conférence, je vais essayer de vous embarquer petit à petit avec moi sur le bateau, sur comment on travaille, sur ce qu’on fait à bord et sur les recherches qu’on y mène. Donc une partie de des objectifs de la fondation du coup, c’est d’explorer l’océan sur un modèle, comme je disais tout à l’heure, qui est un peu particulier parce que c’est un vrai partenariat entre la fondation qui a des objectifs de plédoyer pour la protection et la recherche, donc pour s’appuyer sur des résultats de recherche pour pouvoir faire son plédoyer. Mais c’est une vraie synergie entre la fondation et les chercheurs. Comme vous allez le voir, il y a des centaines de chercheurs qui ont embarqué sur la Goélette pour pouvoir faire leur recherche et ensuite transférer ce ces recherches qui souvent paraissent un peu obscures, lointaines et cetera, mais qui sont en fait complètement d’actualité dans la vie de tout le monde et que au moins les gens soient au courant du type de recherche qui se fait et des conséquences que ça peut avoir. Donc depuis 20 ans, la fondation, elle a déjà fait 13 expéditions. Là, je vous mets les principales. Euh donc, ça a commencé avec une dérive en article. Ça c’était en 2006-2008. C’était la toute première dérive que la Goellette a faite en s’encrant au nord et puis en dérivant avec la glace au cours de sa migration vers le sud. Ensuite, il y a eu une des expéditions les plus emblématiques, c’est Tara océan qui a été faite entre 2009 et 2013 qui bah fait le tour du monde. C’est ce très violet là. Puis ensuite un tour de l’Arctique aussi. Donc tarocéan et tout ça et moi je vais me focaliser après sur les résultats de recherche de cette expédition là où je vous présenterai juste un aspect hein de ce qui a été fait. Il y a aussi une partie qui a été faite en Méditerranée qui était vraiment focalisée sur l’étude de l’impact du plastique et de la pollution plastique parce que la Méditerranée, c’est une mer semi-fermé sur lequel en fait la pollution plastique est très importante et donc il y a tout un volet de recherche qui a été mené sur l’impact des plastiques sur les organismes marins et sur la pollution de façon générale. Euh un peu plus récemment en 2016-28, il y a Tara Pacifique qui a été mené là. Donc c’est ce tréb bleu là, bleu clair qui était vraiment focalisé sur l’étude des systèmes coraliens. Euh une autre campagne microplastique qui avait un peu le même rôle que celle de 2000 de 2014 en Méditerranée mais qui elle était plus sur l’ensemble des côtes européennes. Et puis tout récemment, il y a la mission Microbium qui a eu lieu sur bah toutes les côtes européennes ici jusque ensuite descendu ici au en Afrique du Sud pour aller ben en Amérique du Sud remonter rentrer en Europe. Et donc là, c’était vraiment un un étude une étude de l’ensemble du microbiome océanique avec une focalise un peu atlantique parce que c’était un système qui nous intéressait particulièrement. Donc voilà les grand les cinq grandes missions de Tara, c’est celle-ci. Euh je vous ai mis quelques chiffres ici, c’est pas la peine de retenir mais en gros c’est beaucoup de navigation, beaucoup de gens embarqués, des grosses mobilisations, beaucoup des forces scientifique et de la fondation pour arriver à faire bah que les recherches avancent et qu’elles soient communiquées. Donc moi, je me focaliserai vraiment sur cette partie-là Taraoc Oéan parce que c’est là-dedans que j’ai été impliqué quand j’étais encore postdoc à l’époque à Hawaii avant de rentrer en France pour vraiment m’impliquer dans les recherches du consortium. Et là dernièrement, ben là c’est ce qui va se passer en 2026, je vous en dirai quelques mots aussi. Tara est en train de construire une station polaire. Donc elle est construite et elle fera une première dérive en 2026 et elle a l’objectif de travailler pour plus de 20 ans en article pour suivre la fonte des glaces. Donc juste pour dire que ben les recherches qui sont faites mènent à des résultats. Souvent en France, on entend dire que la recherche, elle cherche et elle trouve pas grand-chose. Ici en fait, on a beaucoup fait de recherches qui ont porté à des résultats. Tara aujourd’hui, c’est à peu près 1000 2000 articles scientifiques, même peut-être un peu plus, mais c’est surtout une banque de données incroyable que les gens utilisent partout dans le monde. Il y a beaucoup plus d’articles qui sont produits par des chercheurs étrangers parce que bah la masse de chercheurs, elle est globale hein que par la France aujourd’hui parce que les données sont disponibles. Et donc c’est un des objectifs de la fondation, c’est que les données restent pas dans les tiroirs, elles restent pas dans les euh avec des accès limités, c’est que ce soit de la science ouverte et donc que tout le monde puisse les utiliser. Et l’ensemble des chercheurs qui ont collaboré sur ces projets ont mis leurs données disponibles pour que toute la communauté occeanographique puisse les utiliser. Donc ça a fait ben un peu la une, il y a eu des gros articles fait. Donc pour ceux qui sont familiers avec la recherche, on a publié dès la fin de la mission, ça c’était en 2015, on a réussi à avoir cinq articles publiés dans la revue Science qui est une des plus grandes revues revues de recherche au monde. On a eu des articles dans Nature. Il y a Tara qui a pu faire une un petit un petit mot sur un article spécifique sur l’impact de la fondation dans la recherche en océanographie. Là c’était récent, c’était en 2023 je crois. et et donc voilà, il y a énormément de publications qui ressortent des résultats issus du travail en collaboration avec la fondation. En quelques chiffres, un résultat marque marquant, c’est que bah grâce au séquençage qui a été fait sur les échantillons, alors je reviendrai là-dessus, euh des échantillons qui ont été récoltés au cours des différentes expéditions, on a pu identifier 200000 virus. Alors attention, c’est pas des virus dangereux et tout ça, c’est des virus marins. Euh mais c’était complètement inconnu jusque-là. On savait qu’il y avait des virus dans l’océan, mais la diversité était complètement inconnu grâce aux échantillons récoltés sur ce type d’expédition. On a pu mettre ça en lumière. Euh on a récolté énormément d’échantillons, hein, c’est 140000 échantillons de différentes choses qui sont analysées dans différents laboratoires. Euh c’est beaucoup de gènes découverts aussi. Euh en gros, on a plus d’informations aujourd’hui sur la génétique marine que sur le génome humain. Ça vous donne un peu une idée de des avancé qui ont été faites. Et donc c’est vraiment un nouveau modèle aussi de protection de l’océan basé sur le plancton. Pendant très longtemps, le plancton, euh personne savait ce que c’était. Alors, je sais pas dans la salle, est-ce que vous pouvez lever la main ceux qui sont qui savent ce qu’est le planton ? Voilà, il y a encore un effort à faire mais les choses avancent et donc l’idée c’est de dire qu’en fait on peut protéger les choses même quand les gens les connaissent pas et que c’est invisible à l’œil nu. Et donc c’est c’est un modèle un peu nouveau parce que bah protéger protéger l’Arctique parce que il y a des ourses polaires, tout le monde adhère à l’idée. Voilà. Protéger l’océan parce que le plancton c’est le chénon principal de l’ensemble de la vie sur terre. C’était plus compliqué en fait à faire comprendre mais petit à petit on y arrive. Donc comme je le disais, un des objectifs une fois qu’on a fait ces ces découvertes, c’est de les partager et donc Tara met énormément d’efforts dans cette direction et donc en fait partager c’est sensibilisé et c’est éduqué. Et donc au cours des 20 dernières années, grâce à des programmes éducatifs mis en place sur les résultats des recherches menées sur le bateau, euh les la communication, en tout cas l’étude de l’océan, la sensibilisation à aux enjeux reliés à l’océan ont pu être communiqué à plus d’un million d’élèves au travers de différents supports éducatifs. Et Tara a pu faire embarquer 140000 enfants au total sur la goélette au cours de ses escales pour bah parce que bah les enfants c’est l’avenir, c’est notre avenir et les sensibiliser c’est sensibiliser les les océans sur le long terme, sensibiliser les en tout cas les les populations sur la protection de l’océan sur le long terme. Donc il y a tout un volet sur le développement de l’Onean literacy. comment communiquer autour de l’océan, transférer nos connaissances. Donc ça Tara le porte fièrement euh au travers de différentes conférences comme ce soir, de documentaires, de livres, de podcast et cetera grand public et aussi avec bah les artistes qui embarquent en résidence sur le bateau, ça a été évoqué et qui produisent bah différents types de de d’œuvres qui sont ensuite disponibles au public pour sensibiliser aussi sur l’océan au travers de l’art. Et finalement, ben c’est le plédoyer. Donc Tara est très impliqué dans ce transfert de l’information vers les politique pour la mise en place de politique publique. Donc bah il y a trois champs d’action, c’est l’océan et le climat. Moi, je suis principalement là-dessus. la Haute mer. Donc le BBNJ, c’est un accord international qui est en cours de préparation pour la protection de la haute mer et sur la biodiversité le plastique. Ils ont une un siège d’observateur au à l’ONU pour pouvoir véhiculer des messages et puis ils sont très impliqués dans des bah ici à la COP 21 par exemple sur la biodiversité euh et ils sont membres fondateurs de la plateforme Auss en climat qui dont la vocation c’est vraiment de faire du plédoyer. Et donc finalement, ben tout ça va conduire à l’Unoc en 2025, donc euh la conférence des génies sur l’océan qui aura lieu à Nice euh dans lequel bah Tara sera fortement impliqué avec les chercheurs de la Côte d’Azure aussi, pas que hein, mais euh qui participeront à la fois à la conférence scientifique qui aura lieu euh une semaine avant l’UNOC. En gros, il y aura une conférence scientifique dédiée sur l’océan et ensuite ben la conférence des Nations- Unies où il y aura des tribunes de des side events spécifiques pour montrer l’importance de l’océan. Aara en fera un sur le plan justement qui sera organisé à Ville Franche. Euh les trois dossiers majeurs que la fondation porte aujourd’hui, c’est l’objectif 3030 qui vise à protexer 30 % de la superficie des océans pour sa biodiversité dans son ensemble. Euh qui vise aussi à bah un des objectifs, c’est la ratification du BBNJ qui passe par beaucoup d’accords internationaux qui sont difficiles à mettre en place. Donc comme ce que je disais tout à l’heure, le BBNJ c’est la cor de protection sur la haute mer et euh bah qui travaille aussi sur un moratoire pour le dipsy mining parce qu’avec les terres rares, les métau rares que que les gens aujourd’hui les grandes entreprises ont besoin d’aller chercher de plus en plus pour nos téléphones portables, pour la haute technologie, bah il y a de plus en plus de chantiers de de d’exploitation des grands fonds pour ces minerais sans pour autant prendre en compte l’importance de ces grands fonds pour la biodiversité. globale pour notre climat et cetera et sans connaissance majeure de ce qui se passe au fond. Vous allez voir un peu plus tard que l’océan profond est très méconnu encore aujourd’hui. Donc maintenant, je vais rentrer un peu dans dans la partie recherche. Ça c’était vraiment la partie de la fondation et je vais essayer de vous convaincre qu’il est important d’étudier l’éan l’océan pour pouvoir le protéger. et je vais vous montrer un petit peu, je vais vous parler de comment est-ce qu’on l’étudie. Donc ça c’est mon rôle en tant que chercheur au laboratoire de salographie de Ville-Franche euh en tant que chercheur CNRS. Et donc aujourd’hui, les principaux enjeux, bah c’est que euh c’est ce que j’ai un petit peu tout au long de cette première présentation, mais l’océan, ça représente une importante ressource économique et sociétale, c’est-à-dire que c’est à la fois des ressources ben pour notre croissance, il faut pas le cacher, mais aussi pour notre environnement de façon générale. C’est un tampon pour le climat, c’est des ressources marines et de la biodiversité à ressources pour par exemple des ressources pour les médicaments. Enfin, voilà, c’est des ressources sociétales importantes. On a besoin de l’observer en continu pour comprendre son évolution et ses modifications reliées à la fois à des modifications naturel et des modifications reliées à l’impact de l’homme sur l’océan. Donc ça faut mettre en place des systèmes d’observation pour pouvoir le suivre. Et c’est assez compliqué parce que bah l’océan quand on le regarde comme ça, tout le monde a l’impression de voir une grande étendue bleue et rien qui s’y se passe mais c’est un c’est un système très dynamique qu’il est compliqué d’observer et ces observations doit être mises au service de la connaissance en priorité et ensuite ces connaissances doivent servir à l’aide à la prise de décision comme je disais par exemple pour l’exploitation des grands fonds le deeps mining ça sert à rien d’y aller si on connaît pas les conséquences d’extraction de minerais sur les océan profond. Le problème de tout ça, c’est que bah suivre l’océan, c’est compliqué. C’est un système qui est très dynamique, qui fonctionne en trois dimensions avec des dimensions qui nous échappent parce que bah un océan de 4000 m, 6000 m de fond, faut pouvoir y aller. C’est compliqué à envisager. Euh et c’est un océan qui a à l’interface de plein de champs disciplinaires, en particulier la physique, les courants océaniques. Tout le monde a ça un peu en tête, hein. Le vent des globes, ça se ferait pas sans les courants océaniques, par exemple. La chimie et sa biologie. Et donc ça c’est un bon exemple de ce qui se fait aujourd’hui en type de système d’observation. Donc forcément ben on va en mer, on va récolter des informations. Ça c’est ce qui se fait avec Tara. On utilise des bouées instrumentées. On a des satellites qui regardent l’océan en permanence. On a des robots qui patrouillent dans l’océan avec tout un tas de capteurs qui sont capables de nous remonter des informations. On a des sites instrumentés avec tout un de capteur au fond dans la colonne d’eau. Et tout ça bah il faut qu’on soit capable de le mettre en cohérence, l’intégrer et le mettre dans des modèles pour comprendre potentiellement ce qu’on observe et ensuite modéliser les évolutions futures. Donc ça c’est un exemple que vous avez dans la région. C’est ce qui se passe à Ville-Franche surmer. C’est un système d’observation locale. Donc ben ça c’est la rate de Villefranche pour ceux qui la connaissent. Et ici on a deux sites d’observation, la bouéeol et le point B où en fait on a des suivis hebdomadaires de tout, de la physique, de la chimie, de la biologie et ce qui nous permet en fait d’avoir des informations sur les évolutions à long terme. Donc plus de là, on a plus de 60 ans de données ici sur ce qui se passe dans la rade. Mais la rade, elle est représentative de tout ce qui se passe dans le courant Ligure par exemple. Donc voilà, ça c’est un système d’observation locale où sur lequel on a cette bouée là, c’est la bouée lol et les sorties qui se font quotidiennement au bateau. Ensuite à l’échelle régionale par exemple, on a ce maillage ici là qui va entre bah la partie italienne et puis ici au large de l’Espagne jusqu’à la Corse. Donc tout ce bassin méditerranéen là sur lequel on a des sorties qui se font annuellement pour faire de la surveillance de l’état de l’écosystème à la fois sur sa physique, sa chimie et sa biologie encore. Donc ça s’est fait deux fois par an depuis plus de 10 ans maintenant et qui nous permet d’avoir une information sur ben l’état de l’écosystème et son évolution. Et donc ces observations là, elles s’intègrent dans ce système- là. Faut comprendre que tout est imbriqué. Les observations locales nous informment sur les potentielles évolutions à long terme qu’on a besoin de projeter dans un environnement régional, qu’on a ensuite besoin de projeter dans un environnement mondial. Et donc tout ça s’appuie sur des programmes d’observation à long terme soutenu par les institutions telles que le CNRS ou les universités. Donc ça c’était les un exemple de système d’observation qui nous permet de suivre un peu l’état de santé de l’océan. Mais là je vais vous embarquer sur le plancton parce que c’est un des maillons principals de ce système compliqué. Et donc je vais vous plonger dans une petite vidéo réalisée par Christian Sardé qui qui a de très belles images de Plancton pour vous montrer un petit peu ce qu’on appelle planqueton et ce que et et la beauté de ces organismes. [Musique] Plancton vient du grec planctos qui signifie eré. Le plancton, c’est donc une collection d’organismes qui se laisse porter par les courants. Du minuscule virus aux plus longs animaux du monde, les siphonophores en passant par les algues microscopiques et le crill. Certains dériveront toute leur vie comme ces salpes. D’autres ne restent dans le planqueton qu’à l’état d’embryon ou de larve comme les mollusques et les poissons qui une fois devenu adulte se fixe ou nag librement. Le plancton joue un rôle important dans la vie des humains. On pourrait dire par exemple que nous respirons grâce à lui. Certaines espèces en produisant de l’énergie par photosynthèse génèrent de l’oxygène et absorbe du gaz carbonique. [Musique] Résultat, l’air que nous respirons est renouvelée. Le plancton est aussi un grand pourvoyeur d’énergie fossile. Depuis plus d’un milliard d’années, il se dépose au fond des océans en ourant et cette couche de sédiment fossilisé produit le si précieux pétrole. Enfin, le plancton nous nourrit. Il constitue la base de la chaîne alimentaire où les plus gros mangent les plus petits. Sans plancton, pas de poisson. [Musique] [Musique] Donc ça c’était un petit exemple de de d’organisme que vous pouvez rencontrer tous les jours en allant vous baigner en fait mais qui reste invisible pour la plupart des gens parce que faut mettre un micro, faut les mettre sous microscope, sous loupe pour pouvoir les observer. Euh mais euh donc c’est tout des images qui ont été réalisées quasiment devant nos côtes ici à Villefranche par Christian avec des petites pêches et des récoltes de d’organisme puis organis binoculaire. Euh donc le planqueton, c’était tout ça, mais c’est difficile de se dire bah ces organismes microscopiques vraiment quel est leur rôle à l’échelle de la terre ? En fait, ça ça peut être complètement négligeable. Un bon exemple que je vous ai mis ici, c’est ça. Alors, ça c’est c’est quoi ? C’est une image prise par un satellite au large de l’Angleterre. Ce qu’on voit ici, hein, c’est alors c’est des fausses couleurs mais qu’on on essae sur lesquelles on essaie de faire un parallèle avec des des réelles couleurs si vous étiez en train de regarder l’océan depuis l’espace. Ça ici c’est bah c’est du planton. Donc en fait cette énorme masse ici qu’on voit, elle est composée d’organismes microscopiques, des cocolitophores qui sont calcifiants dont les tout ça là c’est des frustules de calcium et et donc ça fait des masses complètement gigantesques d’organismes qui bah contribuent à la photosynthèse, à la production d’oxygène, à la séquestration du carbone. Ça c’est si on regarde depuis les satellites, mais il suffit d’aller bah se balader en Angleterre pour voir ces falaises là ou les falaises des Trota par exemple qui sont composé uniquement d’organismes planctoniques. Donc c’est si c’est dans ce cas-là, c’est en Angleterre, c’est des aptophites. Donc ça c’est capable de au cours de temps géologique he de former des structures de cet ordre de grandeur. et aussi ce qu’on trouve partout dans les roches en Égypte sur les pyramides. Tous ces petits organismes là qui sont fossiliser, bah c’est l’ensemble bah c’est des organismes planctoniques ou encore bah c’était à Notre Dame. Çait plus trop maintenant mais c’est les on pouvait voir des traces de foram minifè sur les roches de Notre Dame. Donc voilà, c’est le le plancton, il est partout, il est tout le temps. C’est juste qu’on on n pas l’habitude de mettre la bonne loupe pour le regarder. Et donc maintenant, je vais revenir sur Tara Océan et euh et une des recherches qu’on a conduite sur le bateau. Donc pour rappel hein, c’était ce grand circuit là autour du euh vraiment autour des équateurs dans un premier temps là autour du monde puis en décembre 2013 un tour de l’article pour compléter notre observation de l’océan. Et donc ça ça a été fait à bord de ce petit bateau finalement. Euh le tar peut-être grand hein pour les les gens qui connaissent le bateau, mais c’est un petit voilier quand on y travaille 3 ans dessus, l’espace est limité quoi. Donc le bateau, il a été pensé pour pouvoir faire de la recherche et optimisé finalement par les équipes scientifiques pour pouvoir y retirer un maximum d’information. C’était un exercice très particulier parce que d’habitude en tant que chercheur, on embarque sur des bateaux sanographiques qui font la talle pourquoi pas c’est des bateaux qui font 60 m de long qui sont capables d’embarquer 40 scientifiques avec 40 personnes d’équipage. Donc c’est des équipes entières de recherche qui sont capables de déplacer un laboratoire finalement en mer. Ici on se retrouve avec sep personnes qui sont capables de travailler et de récolter potentiellement autant d’informations que les 30 qui partent en mer. Alors pas de la même qualité, pas de la même façon. Mais l’objectif c’était d’optimiser ça pour pouvoir obtenir un maximum d’information exploitable après parce que si c’était juste pour aller faire un tour en bateau, bah chercheur, on serait allé sur des bateaux scientifiques en fait. Donc ça, on on l’a développé autour de deux systèmes, un labo humide et un labo sec. C’est typiquement ce qu’il y a sur les bateaux océanographiques, mais il a fallu compacter et optimiser au maximum l’espace pour pouvoir le faire. Donc quand je vous dis compacter, ben c’est que le pont arrière du bateau par exemple, ça ressemblait à ça ici où on avait ben l’instrument principal qui nous sert à faire l’osanographique et ce qu’on appelle une rosette ici avec une une quantité de capteurs incroyable par rapport à la taille de la structure, des bouteilles qui nous permettaaient de prélever de l’eau, des filets en planeton pour aller faire nos pêches et puis ramener les organismes et ensuite les étudier, des pompes aussi pour faire des prélèvements et puis il y avait un labo humide et ça c’est la vision du labo humide de l’intérieur avec une vis une caméra grand angle. où il y a deux personnes dedans en train de travailler. Mais en fait le labo humide bah c’était ça de l’extérieur et ça c’est à l’échelle humaine. Donc bah il a fallu faire toutes les maniples qu’on fait dans des labos qui des fois font 20 30 40 m² dans cet espace- là. Ça c’est une autre vue de l’intérieur avec Gaby Gorski, je sais pas si certains le connaissent, qui était directeur de l’observatoire à Ville-Franche qui était en train de faire des filtrations à l’époque. Donc il faisait encore des manipes de pour faire des des prélèvements génomiques. Euh et ça c’est bah c’est voilà l’ensemble du matériel qui avait à l’intérieur vraiment optimiser l’espace au maximum. Et ça c’est un c’est un exemple de notre labo sec. Donc le labo sec c’est là où on met les instruments qui sont pas capables de prendre l’eau parce qu’il y en a quand même en osanographie. Ça peut paraître bizarre, mais on est obligé de faire des mesures avec des ordinateurs aussi. Et donc, on avait optimisé au maximum l’enchaînement des des des machines pour mesurer tout en même temps. Ça c’est un cytomètre en flux qui permet de mesurer des organismes microscopiques vraiment de l’ordre du micromètre. Ça c’est un flocam qui nous permet de regarder le phytoplancton de l’ordre de quelques dizaines de micromètres. Ça c’est un instrument qui permet d’avoir la photosynthèse directement. Ça c’est pour suivre la température, la salinité de l’eau en temps réel. Euh ben ça c’était pour prendre des belles photos. Christian en a pris énormément à bord du bateau avec juste un microscope. Donc ça c’était le setup un peu de du bateau et de l’environnement scientifique qu’on a créé pour pouvoir travailler. Mais bon, avoir des laboratoires, c’est bien mais décider de l’endroit où on va échantillonner, c’est extrêmement important parce que je vous ai dit que l’océan c’était compliqué, c’est tridimensionnel et ça bouge beaucoup. Donc en fait comment est-ce qu’on fait ça quand on est en mer ? Donc ça c’était valable pour Tara mais c’est valable pour toutes les campagnes oanographiques. Ce qu’on fait, c’est qu’on a des assistances à terre, donc il y a une équipe qui travaille donc quand on est en mer, on travaille h24, il y a pas de pause, on fait des rotations entre équipes, 7 jours sur 7, enfin voilà, c’est c’est des rythmes assez soutenus. Mais à terre, c’est la même chose parce qu’à terre, en fait, on a des gens qui s’occupent de récupérer toutes les données satellites existantes, de les agréger, de les processer, de les rendre digérables en gros, hein, donc avec des algorithmes et cetera et de nous fournir des informations sur la dynamique de l’océan là où on est, au moment où on y est. Et euh donc ça c’est assez incroyable he de se dire qu’on a quand même une constellation de satellite qui est capable de regarder l’océan, nous donner sa température, sa salinité, la vitesse des courant, la quantité de chlorophylle. Et donc tout ça, on avait ces informations en temps réel à bord grâce aux gens qui étaient à terre et qui nous les envoyaient pour ensuite pouvoir prendre des décisions. Et par exemple ici, ben on voit très bien que ça ici c’est très différent de ça. Ça c’est parce qu’en fait il y a une structure océanique ici, un tourbillon qu’on appelle la maison échelle de l’ordre de 100 km mais le bateau pouvait être par exemple ici on se disait bah on veut aller échantillè dans cette structure parce qu’elle est très particulière ici passe quelque chose. Et donc, on était informé en temps réel pour pouvoir faire ça. Et ça, ça a été fait pendant 3 ans. Maintenant, une fois qu’on avait trouvé l’endroit pour aller échantillonner, bah il fallait échantillonner. Donc pour ça, ce qu’on utilise, ben principalement pour avoir des informations sur la colonne d’eau, c’est cet instrument là que je vous disais, c’est la la rosette. Ça c’est le l’outil préféré des occeanographes. C’est un en fait, c’est juste une grosse structure avec des bouteilles dessus qui peuvent se fermer là où on décide de les fermer et de remonter de l’eau en surface. et on met aussi tout un tas de capteurs dessus pour avoir des informations en continu dans la colonne d’eau. Donc ça donne ça par exemple, c’est des graphiques un peu comme ça où par exemple bah les capteurs qui étaient là-dessus nous ont donné ici la quantité d’oxygène dans l’eau, la fluorescence qui est l’équivalent de la chlorophyle, donc les organismes photosynthétiques. Euh ici c’est la température, la salinité et donc ça nous donne toutes les caractéristiques physico-chimiques de la colonne d’eau. Ça c’est par capteur. Ensuite, on avait des prélèvements. Ça c’est fait par ces bouteilles ici qui nous permettent d’aller chercher un peu plus de détails sur la chimie, la physique, la biogéochimie de l’eau, par exemple, bah la quantité de nutriment, ça nous informe sur la capacité des algas à pousser dans ces environnements. Enfin voilà, tout ça. Donc ça ça nous contextualise notre échantillonnage pour ensuite essayer d’échantillonner la biologie parce que c’était vraiment la clé de la campagne, c’est qu’on voulait se focaliser sur les organismes et pas forcément que l’océan physique et chimique. Donc pour ça en fait ça ça paraît simple d’aller échantillonner les organismes mais c’est compliqué. Et je vais vous expliquer un petit peu pourquoi. C’est parce que ben les organismes ici on a un peu leur échelle de taille. Donc ils vont de moins d’un micromètre donc beaucoup moins que l’impseur d’un cheveu en gros jusqu’à plusieurs centimètres. Ces organismes là peuvent faire jusqu’à 1 m. Et donc échantillonner l’infiniment petit et des choses qui sont de l’ordre de notre taille mais c’est pas si simple. il faut utiliser différents types d’instruments. Et donc c’est ce qui a été fait ici. Une fois qu’on les a essentiés ces organismes, ben il faut pouvoir en tirer des information, savoir qui ils sont et ce qu’ils étaient en train de faire. Et donc ça, il y a deux approches qui ont été utilisées. La première et c’était tout nouveau hein, à l’époque le séquençage à haut débit venait d’arriver sur le marché. Pour vous donner une idée, c’est que avant la campagne, le séquençage des échantillons, donc obtenir de l’information sur les gènes dans les organismes qui étaient présents, nous aurait coûté 1 an avant 100000 fois plus cher. Il y a eu un saut technologique qui a été fait au moment de la de la campagne en 2009 qui a permis finalement de diviser le coût de séquençage pour avoir de l’information sur la génomique des espèces présentes de l’ordre de 100000. C’est comme si aujourd’hui ben vous alliez acheter une maison pour 10 € dans la région quoi. Voilà. Et et l’autre avancée qui a été faite, c’est l’utilisation de l’imagerie. Donc la génomique, c’est bien parce que ça donne une idée sur bah qui est là, qui fait quoi potentiellement, mais c’est pas quantitatif. C’est-à-dire que c’est une information qui est relative par rapport aux autres organismes. La l’imagerie, elle elle nous donne une information quantitative. nous dire combien d’organismes de tel type étaient présents et donc c’est la combinaison de ces deux informations qui nous informe sur l’état du système et son fonctionnement. Donc là, je vais vous ramener encore en bateau et vous montrer comment ça se passe réellement l’échantillonnage en mer. [Musique] [Musique] [Musique] Ah. [Musique] [Musique] Donc voilà, ça c’était un petit panel de l’ensemble des instruments misal à l’eau, de l’échantillonnage, comment est-ce qu’on traite les échantillons. Et donc ensuite quand on revient au laboratoire, ben une fois que ces échantillons sont analysés, on a des données et comme je vous l’ai expliqué, on a principalement focalisé l’information sur la biologie sur deux types de données. Donc des données de génomique qui sont ici et des données d’imagerie. Alors, les données de génomique, elles sont de plusieurs types. Euh, il y a ce qu’on appelle le barcode. Ça ça nous donne les espèces qui sont présentes. Pour ça qu’on appelle barcode, c’est comme si on pouvait scanner un échantillon et nous dire “Bah, il y a il y a ces espèces dedans.” Ensuite, on a la métagénomique qui ça nous donne des informations sur les gènes des organismes qui sont présents. Donc, en gros, c’est leur leur potentiel génétique. C’est comme si on avait le génome de tout le monde dans la salle en gros. Et ensuite, on a le métat transcriptum. Donc ça c’est les fonctions de ces organismes. C’est ce qu’ils étaient en train de faire. Donc par exemple, c’est à partir de votre génome, on va savoir que par exemple je sais pas, vous avez des problèmes digestifs à un moment donné, ça c’est votre transcriptum qui va vous le donner. Donc voilà, c’est ce genre d’information là. Euh donc tout ça ça a été collecté sur l’ensemble des échantillons mais c’est semi-antitatif, donc c’est relatif des échantillons les uns par rapport aux autres. Et ensuite, on avait tout un tas de données en imagerie et je vais passer un peu plus de temps là-dessus parce que c’est vraiment la spécialité de notre équipe au laboratoire et c’est ce qui a été développé en partie au cours de l’expédition et qui maintenant a été globalisé. Donc comme je le disais tout à l’heure, ce qu’on voulait c’était arriver à échantillonner quasiment tout le vivant et et je vous ai expliqué que c’était compliqué parce qu’on allait d’organisme qui était de l’ordre du diè de micron jusqu’à potentiellement le maître. Ça tout à l’heure je vous l’ai pas mis en parallèle avec quelque chose qui est compréhensible. Si je vous le mets avec quelque chose qui est vraiment compréhensible, c’est comme si on essayait d’observer en même temps une fourmie et l’ensemble des montagnes par exemple de l’Himalaya ou ce genre de choses. C’est c’est l’échelle de taille qu’il faut arriver à observer. Donc c’est facile à comprendre que finalement bah c’est pas avec le même instrument que vous allez regarder une fourmie et regarder une montagne quoi. Donc c’est ce qu’on a dû faire et mettre en place et donc pour ça on a mis une batterie d’instruments en place qui regarde chacun au travers de leur petit spectre de taille. en gros quoi. Donc ben là, on a un sitomètre en flux qui va regarder cette échelle-là. Ici, c’était un autre instrument pour ici, un flocam ici pour cette taille-là et cetera et cetera. Et donc tout ça mis à bout à bout, ça nous permet de regarder l’ensemble en une fois, ce qui était vraiment pas gagné, hein, parce que ça ça pose des vrais problèmes technologiques, quoi. Maintenant qu’on a ces différents instruments ensemble, ben on a des données, mais il faut pouvoir comparer les données des différents instruments les uns avec les autres en fait. Et donc ce qu’on a mis en place, c’est un système d’information qui permet de rassembler des millions et des millions d’images, de les mettre dans un système et de permettre de de les trier rapidement parce que bah quand on a juste pour alors ça c’est l’ordre de grandeur d’aujourd’hui hein, c’est aujourd’hui on a 500 millions d’images de planton disponibles dans nos banques de données à Ville Franche et il faut pouvoir les analyser. Et donc pour les organiser, ben forcément, on s’appuie sur l’intelligence artificielle où on développe des modèles qui nous permettent de regarder les des bases d’apprentissage pour ces ces organismes et de se dire bah voilà, ça c’est un Copépod, ça c’est un xénopore, ça c’est une méduse et cetera et on le fait à l’échelle planétaire quoi. Alors ça c’est savoir qui est là, c’est une chose, la notation mais finalement l’imagerie ça permet plein d’autres choses. Euh il y a tout un plan de recherche qui se fait sur les propriétés des images. Donc ici vous avez un ensemble d’organismes. Donc là bah de notre base de données qui s’appelle écotaxa, elle est capable de nous dire qui est là mais finalement elle est capable d’extraire plein d’informations comme leur taille par exemple, le nombre d’apendes ce genre de choses. Et donc ces informations là l’avantage c’est que des ordinateurs bah savent l’extraire assez facilement et donc on peut les utiliser sans avoir l’information taxonomique, sans savoir qui sont ces organismes. Et ça ça nous informe aussi sur l’état de de l’écosystème parce que avoir des organismes petits, c’est pas la même chose que des grands. avoir des organismes motiles, c’est-à-dire avec plein d’appices, c’est pas la même chose qu’avoir des organismes qui en ont pas. Et donc, on peut apprendre sur le fonctionnement de l’écosystème rien qu’en regardant des images. Donc ce système, il a été développé au cours de Tara océan, donc c’était en en 2009-23 et ça aujourd’hui c’est les données qu’on a disponibles. Donc ça a vraiment explosé. Tout le monde les utilise, on en a partout. Donc on a des données sur des organismes marins de partout, tous les points noirs ici. Et bah c’est ce que je vous disais he ça correspond à 500 millions d’images. Sur ces 500 millions, il y en a à peu près 40 % on sait ce que c’est. Le reste bah on travaille sur des informations où c’est juste on a pas de nom mais on a des propriétés sur ces images et euh et en gros bah c’est vraiment une communauté d’utilisateurs qui travaillent sur ça. Donc on l’a développé pour Taroc, on était une dizaine de chercheurs. Aujourd’hui il y a 3500 utilisateurs, c’est plus de 800 organisations au travers le monde et c’est 100 à 120 personnes qui travaillent tous les jours sur ce type de données. Maintenant qu’est-ce qu’on fait avec ces données ? Ben, une des possibles voies d’exploitation, bah c’est la diversité. Mais moi, mon dada en science, c’est la pompe biologique. Donc bah la pompe biologique, c’est quoi ? On en a un petit peu entendu parler dans les vidéos, mais en gros c’est ce schéma qui paraît un peu compliqué mais c’est un mécanisme biologique qui permet par des organismes photosynthétiques, donc des algues, d’absorber du CO2 atmosphérique, de le transférer dans leur tissu pour grandir avec l’aide de de nutriment et cetera et ensuite qui rentre dans un processus de chaîne alimentaire ou de chaîne trophique et va être mangé par des plus gros quoi, des du plancton, ce genre d’organisme. Tout ça, ça va former des particules marines. Et donc la pombiologique, c’est l’étude de ces particules marines qui vont être formées au travers de ces interactions et être transféré vers le fond par sédimentation gravitationnelle uniquement ou par migration d’organisme. Et donc ce transfert, c’est assez facile de comprendre que ça prend du CO2 dans l’atmosphère et ça l’envoie sur le plancher océanique. Et ce qui arrive sur le pléchandocéanique quand enfoui dans le sédiment, c’est ce qui devient de pétrole. Donc ça c’est un mécanisme efficace de séquestration du carbone sur des échelles géologiques. Donc c’est par la compréhension et la l’étude de ce mécanisme qu’on arrive à quantifier un des processus de séquestration du carbone par les organismes planctoniques dans l’océan. Donc moi, je m’intéresse à ça et donc quand on s’intéresse à ça, on a besoin de comprendre qui est là qui fait de la production primaire, donc qui absorbe le CO2, combien est-ce qu’il l’en est transféré. C’est ce qu’on appelle l’export de carbone et combien est-ce qu’il en retourne vers l’atmosphère parce que tout ce qui va être ici utilisé en surface, c’est ce qui va être respirer par les organismes et donc ça va renvoyer. Alors, on dit respirer mais ce que ça fait c’est que ça renvoie du CO2 vers l’atmosphère. Donc ce qu’on a besoin, c’est le bilan net de ce qui descend et pas ce qui remonte. Donc pour étudier ça pendant des décennies he les occeanographes ont fait ça bien avant que je commence la recherche, ça a commencé dans les années 60 et donc ça ça se faisait beaucoup en utilisant ce type d’instrument des pièges à sédiments qu’on déploie dans la colonne d’eau. Donc en fait c’est largué en mer avec des bouées. On les met à différentes profondeurs. C’est ce qu’on voit là. Et on va collecter les particules et ensuite on va mesurer les flux biogéochimiques qu’on appelle. Donc c’est ce que je fais moi là. Donc la quantité de carbone à chaque profondeur et on va comprendre combien est-ce qu’il en passe de la surface vers le fond. en analysant aussi ce qui les organismes qui étaient en surface. Le problème de tous ces instruments en fait, c’est qu’ils sont ben euh très difficile à mettre en œuvre. C’est facile à comprendre qu’il faut une équipe complète sur un bateau pour déployer ce genre de choses. Ça prend du temps, c’est ça intègre l’information parce que ben c’est un piège qu’on va mettre à euh on va dire 150 500 1000 m de profondeur. Et je vous ai dit que le séan était très dynamique en trois dimensions. Donc en fait tout ce qui se passe en surface bah pour collecter quelque chose à 1000 m en fait c’est facile en comprendre que ça intègre de l’information sur une grande superficie en surface. un piège par exemple placé ici à 1000 m, l’information qui collecte, elle est équivalente à tout ce qui s’est passé sur plus de 100 km autour de lui. Donc c’est difficile de comprendre la dynamique réelle en trois dimensions et c’est pareil dans le temps en fait. ça va intégrer les informations au cours du temps. Donc on avait besoin de d’avoir quelque chose de beaucoup plus résolutif dans l’espace et dans le temps. Un bon exemple de ce qui a été fait depuis les années 60 hein, c’est bah voilà, ça c’est l’ensemble des données disponibles grâce à ce type d’instrument pour connaître les flux de carbone reliés à la plante biologique dans les océans. La séquestration du carbone. Alors, on peut se dire avec une carte comme ça, c’est pas mal. En fait, on a fait du bon boulot, on a une bonne compréhension des flux. Mais en fait ça, il faut comprendre que bah ça c’est une toute petite carte avec des très gros points et donc en fait c’est peu d’information mais ça vous parle peut-être pas beaucoup mais si je mets ce graphique là qui si je vous l’explique va peut-être plus vous parler ici là c’est l’ensemble des informations. Donc pas que ça toutes les informations qu’on a dans la littérature scientifique depuis 1975 jusqu’à à peu près aujourd’hui. Alors je me suis arrêté en 2020 là mais on sa la la tendance elle continue sur l’océan profond. Donc le cent profond, j’appelle profond en dessous de 200 m. Voilà, c’est pas très profond mais de 200 m jusqu’au fond. Et c’est l’ensemble des publications scientifique du domaine là-dessus par an. Ici en noir, c’est l’ensemble des publications scientifiques sur la Lune ou l’impact de la Lune sur la Terre. Voilà, il y a un ordre de grandeur. Donc chaque année, on génère scientifiquement 100 fois plus de 10 à 100 fois plus de connaissance sur notre espace que sur notre propre océan. Donc je pense que ça c’est une image qui vraiment nous montre ben que bah l’océan c’est difficile à à observer. OK, mais c’est vraiment à notre porte et si on arrive à faire ça sur l’espace, je vois pas pourquoi on arrivera pas à faire la même chose sur l’océan. Et donc c’est par cette finalement méconnaissance he de l’océan profond ben qu’on loupe une grande partie de ben notre capacité à comprendre notre notre système terre et qui est principalement régulé par l’océan. Donc ça c’est pour l’océan profond mais finalement sur la surface quand on regarde la littérature on n pas énormément d’information en fait si pour résumer c’est comme si on regardait un petit peu not notre océan au travers de trou de serrure quoi. Et donc ce qu’on a essayé de faire avec Tara c’est ben mettre la lumière un peu plus sur ça grâce à des données de génomique d’imagerie qui ont un potentiel important parce que c’est du dos débit. Et donc je je vais vous simplifier toute la partie scientifique de comment est-ce qu’on est allé là. Mais au final, je vous ai dit que la pome biologique c’était ça. C’est ce schéma assez propre, un peu compliqué mais propre. Mais en fait la pomiologique c’est ça, c’est un truc très compliqué. Il y a énormément d’interaction. Ça c’est un collègue qui a fait ce schéma dans les années 70 pour déjà dire qu’en fait on comprenait pas vraiment les choses. Farou Azam là qui a dit en fait ben la pomme biologique c’est énormément d’interaction. C’est des bactéries qui viennent coloniser des particules qui sont mangées par du zoau plancton qui rentrent dans la chaîne alimentaire. Tout ça ça interagit, c’est dégradé, c’est tout ça ça sédimente mais c’est après toutes ces interactions ça simente. Et donc comment capturer ça ? Mais pour moi, la seule idée de pouvoir capturer tout ça, c’était au travers d’un espèce de de méga analyse, donc c’est du big data là, sur les données de génomique qu’on avait récolté d’Antara parce que finalement dans Tara, on avait tout ça, on avait tous les organismes présents, tous les gènes présents et on s’est dit en analysant toute cette information en une fois, on va essayer de comprendre au moins qui est là et qui fait quoi. Et donc c’est ce qu’on a pu faire et c’est ce qu’on a fait en 2016. C’est alors ça potentiellement ça vous parle pas du tout et je comprendrai. C’est ce qu’on appelle un réseau de cocurrence. Mais ce qu’il faut comprendre ce qui ce qu’il y a derrière, c’est que c’est un outil mathématique. Ce réseau de concurrence en fait, c’est le premier qu’on a pu mettre en évidence qui mettait en lumière tous les organismes potentiellement impliqués dans la pompe biologique à la surface et qui transférait de la matière vers le fond, que ce soit les virus, les bactéries ou les organismes plus grands comme les comme le zoo plancton avec les copolotes. Et donc ce qu’il faut comprendre c’est que ça tout le monde aujourd’hui en a sur son téléphone. Ça c’est alors c’est si vous êtes sur les réseaux sociaux. Voilà. Si vous êtes sur n’importe quel réseaux sociaux aujourd’hui, c’est ce qu’on fait de vous ça. C’estàdire que l’ensemble des interactions que vous avez avec les gens autour de vous crée ce genre de graphique. Et ce que ça fait c’est que c’est capable de vous dire quel type de téléphone vous êtes susceptible d’acheter la semaine prochaine parce que vos amis le font. Et donc si on est capable de faire ça sur l’échelle humaine, on est capable aujourd’ocatisés qui nous permettent de comprendre qui est là et qui fait quoi. Et donc puisqu’on est capable de prédire qu’est-ce que vous allez acheter la semaine prochaine, on espère pouvoir être capable de prédire quelle sera l’évolution du plancton dans le temps en fonction des changements de l’environnement. Donc sans ces outils mathématiques qu’on développe grâce à ces données compliquées, ben on est incapable de le faire. Donc voilà, on se dirige vers ça. Donc voilà, ça c’était un des exemples de ce que la fondation a permis au cours de ces de cette expédition. et euh et il y a eu plein d’autres, je vais pas rentrer dans les détails, mais en gros, il y a eu énormément de de production scientifiques. Et là, je vais juste revenir un petit peu sur la fondation et l’après euh parce que ça c’était tout ce qui a été fait et donc la la fondation maintenant, elle a aussi d’autres ambitions euh et c’est je vous en ai parlé tout petit peu au début, là c’était la station polaire. Ça sonne la fin. Donc c’est la station polaire. Donc Tara a beaucoup travaillé avec la goelette. On a fait beaucoup sur cette goette mais il y a un des enjeux principals pour les 20 prochaines années, c’est de la compréhension de notre océan Arctique qui est un extraordinaire régulateur du climat mais dont la glace fond à une vitesse folle. Euh pour vous donner un ordre de grandeur, en gros, depuis les 20 dernières années, l’article a perdu l’équivalent de 10 fois la superficie de la France en gros en glace. Voilà. Donc ça c’est venu de l’idée que bah Tara a commencé comme ça. La première expédition c’était cette dérive là à bord de la goellette euh qui était pas très pratique parce que la goellette elle était pas vraiment faite pour ça. Alors elle était faite pour être prise dans la glace mais dérivée pendant 500 jours sur la glace à bord d’un tout petit bateau. J’ai rencontré le marin qui était le capitaine du bateau grâce à Taraoc Oéan. Il était sur Tara Oocéan qui a fait cette dérive et il m’a dit que pour lui c’était une ex une expérience incroyable. Mais bon, c’est probablement le seul capitaine de bateau qui a pas eu à bouger son bateau pendant plus d’un an. Et donc, il s’est laissé dériver sur la glace et ils ont fait tout un tas d’analyses. Et comme donc comme je le disais finalement, ben c’est un océ, la glace, elle font vite et donc aujourd’hui il faut se doter de moyens pour pouvoir l’étudier. Donc c’est un des objectifs de la fondation qui s’associe à des un consortium scientifique pour pouvoir ben aller étudier cet article pour les 20 prochaines années. Donc ça ça se fera au travers de cette de ce développement. la station polaire qui en fait est un bateau hein, ça ressemble pas vraiment à un bateau mais c’est un bateau, c’est une capacité de navigation limitée mais euh quand même. Euh et l’ensemble de ce qu’il y a là-dessous, bah c’est des labos qui permettront de faire à peu près le même type de recherche, même mieux hein que ce qui a été fait sur la goélè parce que l’espace est un peu plus grand. Donc ça se divise un peu comme ça. Il y a la timonnerie ici avec bah les différents espaces pour pouvoir vivre et les laboratoires dans la partie semi-immergé ici de la structure avec des capacités de déploiement pour faire bah tous les prélèvements occeanographiques dont on aura besoin. Je vais pas rentrer dans les détails ici de tout ça parce que je vous en ai déjà parlé mais mais voilà l’océan artique évolue vite, se transforme vite et il est assez urgent d’aller pouvoir l’étudier avant que ce soit un peu trop tard en fait. Donc l’idée c’est de pouvoir faire 10 missions consécutives jusqu’en 2045. Chaque mission dure à peu près a priori 8 mois à 1 an et demi. Ça dépend en fait de du temps que met la glace pour dériver de de vraiment centrale Artique vers le l’Atlantique et vers le Pacifique. Donc ça ce sera chaque dérive. Au cours de chaque dérive, il y aura entre 12 et 18 membres. Alors 12 pendant la période hivernale hein parce que ben 8 mois coincés sur cette structure, il vaut mieux être que 12 euh et 18 pendant le gel et le dégel parce que c’est des périodes où la glace est très active et donc on va rajouter des chercheurs pour pouvoir travailler sur des thématiques plus compliquées qui nécessiteront plus de monde que faire un suivi de caractéristiques relativement simples pendant les les 8 mois de dérive ou les 8 mois passés sur la glace. Donc ce sera 90 10 % finalement de ce temps quand même passer dans la glace. Donc juste pour dire que c’est pas juste un schéma, c’est réel. La structure elle existe. Ça c’était le chantier à Cherbourg il y a quelques mois où bah la structure a commencé à être construite avec sa périphérie. Donc c’est une énorme masse en acier. Ça c’est sa timonnerie qui a été rajoutée par-dessus. Ça c’est les espaces intérieurs là qui permettront un peu d’avoir de la lumière de temps en temps, même si bah l’hiver arctique, il y a pas trop de lumière. Et la structure, elle a été mise à l’eau fin novembre dernier, je crois. Et là, vous avez la vision des deux voilà des deux futurs outils de travail de la fondation, la Goélette et la station polaire. Donc l’idée de la première dérive là, on est déjà dans cette phase là de testin, c’est de d’aller faire une première campagne de test dans le fram dans le Fram Straight euh au Groenland là pour faire des tests de structure de manipulation de de manœuvrabilité de la structure et cetera. Il y aura une autre campagne un peu plus longue de test entre mars et juillet pour tester tous les instruments scientifiques qui seront à bord. Et la première dérive, elle démarrera vraiment en juillet 2026 pour potentiellement se terminer aux alentours de novembre 2027. Donc voilà, ça c’est les prochaines aventures que vous pourrez suivre sur les réseaux sociaux ou en ligne ou par Romain quand il viendra se présenter la prochaine et donc sur ce ben je vous remercie d’avoir été aussi attentif. et et je vous laisse avec les photos des gens parce que bah finalement tout ça c’est des gens he ça a été dit au début mais c’est une aventure humaine aussi tout ça donc ça c’est l’ensemble des personnels de la fondation qui font que la fondation existe, fonctionne, fait toutes ces expéditions, aide les scientifiques à monter les campagnes. Et ça c’est un tout petit panel des 700 chercheurs qui ont été impliqués depuis le départ sur les différentes expéditions. [Applaudissements]