Dans ce podcast “Souvenirs du Tour”, le pôle Auvergne Rhône-Alpes de Mesinfos vous raconte un moment marquant du Tour de France. Aujourd’hui, nos journalistes Flora Chaduc et Mathilda Ruiz Yeste vous ramènent en 1996 lors de la toute première arrivée de la Grande Boucle à Valence (Drôme).

[Musique] Aujourd’hui, je vous parle d’un temps où les coureurs ne portent pas de casque. Casquette à l’envers pour se protéger du soleil. Il grimpe et dévalent l’école à une vitesse folle. Bienvenue dans ce podcast Souvenir du Tour proposé par le pôle Auvern Ronald de mesinfos.fr. Bonjour Flora, merci pour cette introduction qui nous replonge dans les archives du Tour de France. Aujourd’hui, en l’honneur de la prochaine étape du tour qui partira le 23 juillet 2025 de Bolè pour Allé Valence, tu nous parles d’une étape marquante il y a 29 ans. Bonjour Mathilda et oui, je vous ramène en 1996 sur la 83e édition du Tour de France. Nous sommes le 11 juillet et le peloton s’apprête à partir de Gap. Les coureurs vont avaler 202 km pour arriver à Valence. Et qu’a-t-elle de particulier cette étape ? Figure-toi que c’est la première fois que la ville préfecture de la Drome accueille une arrivée ou un départ de la grande boucle et elle fait coup double cette année-là puisque les cyclistes repartiront dès le lendemain du même endroit pour se diriger vers le puit envelet. C’est même la première fois tout court pour le département de la drôme que le tour s’y arrête, lui qui était habitué à le traverser via la National 7. Contrairement aux trois arrivées qui suivront en 2015, 2018 et 2021, cette étape ne sera pas remportée lors d’un sprint massif. Car ce jour-là, le tracé comporte un certain nombre de difficultés. Merci le Vercor. Les coureurs devront passer trois cols de deuxième catégorie et deux de troisè. Ils vont réussir au français. Richard Virank s’impose en haut du col du cadre au kilomè 95 et Laurent Brochard passe en tête du col du Rouset, du col de la cha de la montagne de Malatra et du col de la bataille. Richard Viran largement en tête du classement de la montagne conservera son maillot à poids à l’issue de cette étape. C’est donc dans l’une de ces ascensions que l’étape va se jouer. C’est effectivement dans le troisème col de la journée, celui de la ch qu’une échappée parvient enfin à creuser un écart suffisant avec le peloton. Parmi les huit hommes en tête, un colombien Tepe Gonzalez. Âgé de 28 ans, il a grandi à près de c mètres d’altitude sur un ensemble de haut plateau sur la face orientale de la Cordillard des Indes. Un profil typique sud-américain que l’on imagine plutôt à l’avant dans une étape de montagne que sur un parcours adapté au rouleur. Le groupe reste lié jusqu’au col des Limouches et dans la longue descente qui s’engage sur une trentaine de kilomètres jusqu’à Valence. L’arrivée est prévue sur l’ancienne place générale Leclerc aujourd’hui au croisement entre le boulevard Maurice Clairc et le boulevard d’Alsace. L’échappé ne prête guère attention au coureur colombien qui porte les couleurs de la formation espagnole qu’elle met et ça Cheppé l’avait bien compris. J’ai joué sur l’effet de surprise. Je savais qu’un colombien ne serait pas pris au sérieux, raconte le coureur à l’arrivée dans des propos repris dans le journal Le Monde le lendemain. Au cours du dernier kilomètre, le colombien Chepe Gonzalez décide qu’il est temps de montrer à ses adversaires qu’un grimpeur ça peut aussi accélérer. Il prend le dessus sur ses adversaires et aperçoit la ligne d’arrivée. Il se retourne, voit les poursuivants à 5 6 m derrière lui. Il relance, donne une dizaine de coups de en danseuse avant de se rasseoir sur la selle. Il écarte les bras tel un Condor, lance le cri du vainqueur, sert les points avant de se prendre la tête dans les mains. Voilà, Cheppé vient de passer la ligne d’arrivée en premier. Victoire surprise, vous allez le voir, du colombien TP Gonzalez qui s’est échappé dans le dernier kilomètre. Gonzalez. Et est-ce que cette arrivée sera marquante dans sa carrière ? Oui et non. Il est alors le 5e coureur colombien de l’histoire à gagner une étape du Tour de France et il terminera la grande boucle à la 96e place. En revanche, elle était un peu prémonitoire parce qu’en 97 et 99, il va remporter le classement de la montagne sur l’IRo, c’est-à-dire le Tour d’Italie. Par contre, sa fin de carrière, elle sera un petit peu moins honorable. En 2001, des produits d’an saisis dans sa chambre d’hôtel et c’est ce qui mettra fin à sa carrière. Merci Flora pour cette histoire. On se retrouve très vite dans un prochain souvenir du tour.

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