par le Pr Marion LEBOYER, Psychiatre, consultation d’immuno- psychiatrie à l’hôpital Albert Chenevier Créteil, co-responsable du Groupe Neuropsychiatrie Translationnelle (Inserm U955) – Institut Mondor de Recherche Biomédicale – directrice de la Fondation FondaMental.

Conférence par webinaire zoom du jeudi 27 février 2025 de 19h15 à 21h00
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bonjour à tous bienvenue à notre conférence mensuelle avant de commencer quelques mots pour présenter notre association Argos 21 est une association nationale reconnue d’intérêt général dont la mission est de soutenir les personnes atteintes de troubles bipolaires et leurs proches notre siège social se trouve à Paris et nos antennes sont réparties dans l’Hexagone en Polynésie française et à la Réunion partout les bénévoles proposent leur soutien grâce à nos lignes d’écoute téléphonique nationale et local nos entretiens individuel nos groupes de parole que ce soit en virtuel ou en présentiel vous pouvez retrouver les modalités de ces interventions les coordonnées des antennes les événements et le calendrier des activités sur notre site web www.argos2001.net à côté de ces activités fondatrices Argos de mil1 organise chaque mois une conférence comme celle de ce soir et et chaque année le 30 mars la Journée mondiale des troubles bipolaires vous pouvez aussi les retrouver en replay sur notre chaîne YouTube bonne conférence ben merci beaucoup Émilie euh Blandine tu expliques aux personnes qui vont vouloir poser des questions oui donc euh ah ben je parle à ta place si tu veux je veux bien parce que bon c’est simple quand madame quand professeur Marion le voyait s’interrompre pour des questions et ben vous les avez déjà posé si vous n’avez déjà vous les poser par le système QR surtout et puis nous on les lit pendant que madame travaille et on vous on vous les posera on les posera donc les questions courtes ciblées sur sur le sujet et puis voilà donc Madame merci beaucoup d’être là ce soir je sais que vous avez énormément de travail surtout en ce moment et puis et que vous nous soutenez à fond y compris pour les centres experts vous êtes sur tous les front alors je vais pas tout dire sur vos titres parce que je vais pas y arriver vous êtes professeur de psychiatrie directeur de labo neuropsychiatrie transnationnelle à Albert Chenevier euh vous êtes bah c’est tout hein non directrice de fondamental et euh et puis puis vous avez tellement de casquettes que je vais arrêter euh vous vous dirigez le projet propsi aussi mais ça nous mettrait trop loin si jamais nous avions du temps je sais que ça intéresse beaucoup nos si on a un petit peu de temps à la fin pour vous nous expliquer parce que moi j’ai pas été fichu de leur expliquer ce que c’était voilà voilà donc Madame merci beaucoup d’être venue et c’est à vous écoutez merci beaucoup de votre invitation merci de cette introduction donc pour pas perdre de temps je vais commencer par partager mon écran si vous en êtes d’accord et si j’y arrive est-ce que vous voyez mon écran oui oui oui oui tout à fait c’est parfait bien donc je vais vous parler aujourd’hui d’un d’un sujet qui me tient à cœur qui est le rôle de l’inflammation dans les troubles bipolaires j’ai essayé de vous faire une présentation aussi courte que possible mais j’ai malheureusement une soixantaine de diapos donc je vais essayer de les passer tranquillement je vous propose effectivement comme Ian vous l’a dit tout à l’heure de poser les questions à la fin mais si bien sûr il y a une question brûlante vous hésitez pas à à m’interrompre et et à poser la question donc euh je voulais juste commencer par un petit mot presse pour vous dire que l’immunopsychiatrie et l’inflammation dans les maladies mentales intéressent de plus en plus de gens et en particulier la presse donc on a eu les honneurs de L’Express par exemple la première semaine de janvier 2025 qui a cité parmi les les 10 découvertes qui allait transformer la santé dans en 2025 une découverte qu’on a fait il y a quelques années qui qui est la présence d’autoanticorps donc d’anticorps qui sont dirigés contre soi-même et en particulier contre les récepteurs cérébraux qui s’appelle qu’on a appelé les psychos autoimmunes à tort puisqu’on les trouve aussi dans les trop bipolaires je vais vous en parler et donc ça fait partie des des exemples des 10 découvertes considérées par ce journal comme étant tout à fait majeur et peu de temps avant on avait eu le droit à une pleine page dans le Figaro donc vous voyez que c’est un sujet qui intéresse et je suis vraiment contente que de pouvoir vous en parler parler ce soir parce que ça me paraît vraiment quelque chose qui transforme la vision qu’on peut avoir des troubles bipolaires donc à la fois leur compréhension et leur représentation mais aussi vous allez le voir la compréhension de ces maladies leur diagnostic et probablement les stratégies thérapeutiques qu’on peut déployer donc c’est vraiment un sujet important et je suis contente encore une fois de pouvoir passer cette heure avec vous pour vous en parler alors pour pour vous en parler je vais diviser mon ma présentation en trois parties la première je vais vous expliquer ce que ça veut dire inflammation de façon aussi simple que possible et vous montrer que cette inflammation elle est présente à la fois au niveau de ce qu’on appelle le système périphérique mais aussi au niveau du cerveau et aussi au niveau digestif je vais vous expliquer les causes possibles de cette inflammation et puis surtout les conséquences et les stratégies thérapeutiques qu’on peut espérer développer alors pourquoi est-ce qu’on parle aujourd’hui d’immunopsychiatrie et pourquoi est-ce que ça se développe maintenant et bien parce que pendant très longtemps y compris quand je faisais mes études euh il y a quelques décennies mais c’est pas si loin que ça on pensait que le cerveau c’était une boîte noire qui ne recevait pas d’information de la périphérie donc qui était totalement protégé des stress des traumatismes des infections en fait aujourd’hui on sait que pas du tout il y a une un discours permanent entre ce qui se passe au niveau de notre corps et ce qui se passe au niveau de notre cerveau et cette interaction permanente elle se fait grâce au système de l’inflammation système inflammatoire au système immunitaire à la fois parce que il y a des inf informations qui viennent de la périphérie vers le centre donc vers le cerveau et aussi parce que le cerveau répond à ces informations après avoir reconnu par exemple les microbes ou le stress et il va réagir et donner des ordres en fait des instructions à la fois au niveau du cerveau et au niveau de la périphérie pour se défendre donc qu’est-ce que c’est que cette inflammation bien très simplement vous avez tous observé ce que c’était qu’une inflammation c’est une réponse biologique naturelle qui est en fait un système de protection et de défense quand on pique par exemple comme ce petit dessin à droite avec une épine de rose ben on va essayer de réparer de se défendre par rapport à cette à ce cette action ou ce ce stimuli qu’on dit nocif et qu’est-ce qui se passe d’abord il y a une rougeur puis ça gonfle c’est chaud ça fait mal et ensuite quelque foois il y a une perte de fonction c’est tout ça toutes ces étapes là qu’on appelle l’inflammation donc vous l’avez tous ressenti quand vous vous êtes fait mal on on a ce Phom et ce phénomène d’inflammation pourquoi est-ce qu’il y a cette rougeur et cette chaleur parce que il y a une libération d’un certain nombre de médiateurs chimiques qu’on appelle les par exemple les marqueurs de l’inflammation les cytookines vous en avez entendu parler beaucoup pendant le le covid par exemple et c’est à la fois la libération de molécules mais aussi l’arrivée de toute une série de cellules immunitaires sur les lieux de l’affection parce que il y a une un recensement de toutes ces ces molécules pour venir défendre le corps face à cette ce stimulus alors normalement cette inflammation qui est est aigu donc elle est transitoire c’est une réponse qui est bénéfique pour notre corps et qui a pour objectif de réparer ce qui se passe quand on est attaqué dans certains cas et c’est ce qui se passe dans certaines maladies mentales et dans certains trop bipolaires elle va entraîner ce qu’on appelle une inflammation chronique qui est pas du tout aussi importante que l’inflammation aigu elle est de dite de bas niveau c’estàd qu’elle est peu importante en terme de de la quantité de marqueur inflammatoire qui persiste mais on sait aujourd’hui que cette inflammation chronique de niveau elle contribue au développement de plein de maladies comme les maladies auto-immunes les maladies cardio-ovasculaires et les maladies du cerveau donc dans le cas des maladies mentales ce qu’on sait c’est qu’il y a toute une série de marqueurs inflammatoires qui sont donc associés à cette inflammation chronique mais qui ne sont pas du tout spécifiques d’une maladie on les retrouve dans toutes les maladies vous avez là une liste de pathologies qui sont associé à cette composante inflammatoire donc les troubles bipolaires les dépressions les schizophrénies les troubles du spectre de l’autisme les troubles anxieux les troubles obsessionnels compulsifs et même les troubles des conduites alimentaires ce qu’on sait aussi c’est que cette inflammation je vais vous le décrire tout au long de cette présentation elle est probablement du à l’interaction entre des facteurs de risque environnementaux et un terrain génétique qui fait qu’on va être capable de se défendre bien ou mal contre ces agressions de l’environnement et ces facteurs de risque environnementaux ils sont nombreux ce qu’on connaît le mieux c’est les infections précoces euh les stress et les des infections qui peuvent survenir pendant l’enfance ou chez les les adultes et puis ce qu’on appelle le le style de vie dont on aura l’occasion de de reparler donc ces interactions gênent environnement elles déclenchent une inflammation qui est présente dans toutes les pathologie mais pas chez tous les patients et on estime que 40 % des patients présentant par exemple un trou bipolaire vont être porteur de ces marqueurs de l’inflammation et ces marqueurs de l’inflammation on les retrouve au niveau périphérique dans le sang on les retrouve au niveau du cerveau et on les retrouve au niveau du système digestif alors ce qu’il faut savoir c’est que cette inflammation qui donc est retrouvée dans toutes les maladies mais pas chez tous les patients elle est associée à ce qu’on appelle le comportement de maladie qui a été décrit par Robert Danzer au début des années 2000 et qui ressemble étrangement à ce qu’on éprouve quand on a la grippe quand on a la grippe on n’ pas trop envie de parler aux autres on est fatigué on n pas très envie son lit et c’est ce qu’on appelle le comportement de maladie qu’on observe aussi quand on a une dépression où on n pas envie de bouger où on est fatigué on n’ pas envie d’avoir d’interaction avec les autres donc c’est pour ça qu’on dit que cette composante inflammatoire elle est associée à des symptômes cliniques qui sont pas spécifiques d’une maladie et qu’on retrouve dans plein de pathologies mentales ce qui fait que ça remet en cause les classification diagnostique dont on parle aujourd’hui ce qu’on sait aussi c’est que cette inflammation elle est souvent associée à un déclin COG cognitif donc on la retrouve plus souvent associée à des difficultés d’ordre cognitive et on sait aussi qu’elle elle s’associe à ce qu’on appelle la résistance la non réponse ou la mauvaise réponse à un certain nombre de médicaments psychotropes par exemple aux antipsychotiques alors cette inflammation elle soutend aussi quelque chose sur lequel on a beaucoup travaillé qui est la découverte des pathologies médicales qui sont associées aux maladies mentales on sait que il y a aujourd’hui quand on a un trouble bipolaire ou quand on a une autre maladie psychiatrique on a toute une série de pathologies qui ont été pour long pour dans très longtemps méconnu ou pas diagnostiqué suffisamment tôt et surtout pas pris en charge et on pense que ces comorbidités dont je vais avoir l’occasion de reparler particulier ce qu’on appelle le syndrome métabolique il est sousendu et probablement expliqué par cette composante inflammatoire et par toutes ses causes et par toutes ces conséquences alors qu’est-ce que c’est que ce syndrome métabolique le syndrome métabolique en fait c’est un surpoids des anomalies des du bilan lipidique une hypertension artérielle et des anomalies de la glycémie et ce qu’on a observé grâce au Cortes auquel un certain nombre d’entre vous participez on vous en remercie beaucoup parce que vous voyez à quel point c’est précieux de participer à ces études de cohortte on a pu montrer que dans la population générale la prévalence la fréquence de ce syndrome métabolique il est en général de 10 % en tout cas c’est 10 % en France et quand on a un trou bipolaire il est deux fois plus élevé il est de 20 % il est encore plus él élevé quand on a une schizophrénie et encore plus élevé quand on a ce qu’on appelle une dépression résistante c’estàdire une dépression qui ne répond pas au traitement antidépresseur et dans cette étude qu’a faite Ophélia Godin je crois qu’elle a eu elle a été invitée par vous pour présenter ses travaux ce qu’on a montré c’est que les patients qui sont vus sur nos centres experts entre 70 et 90 % des patients qui sont vus chez nous et pour lequel on identifie on diagnostique un syndrome métabolique ils ont pas été diagnostiqués et pas pris en charge donc c’est vraiment quelque chose à à connaître et à savoir de manière à ce que vous puissiez si besoin est être pris en charge de façon spécifique alors vous allez me dire quel est le lien entre ce queon nous raconte depuis des années c’est-à-dire que les médicaments qu’on nous prescrit en particulier les antidépresseurs mais aussi les antipsychotiques ils sont développé pour cibler ce qu’on appelle des neurotransmetteurs dont vous avez tous entendu parler donc quel est le lien entre cette inflammation ce qui se passe dans le cerveau et ce qu’on sait depuis longtemps c’est-à-dire la modification de ces neurotransmetteurs en particulier des mono aujourd’hui on sait que le lien il est extrêmement important puisque vous avez donc à gauche de cette diapo l’interaction entre ces facteurs génétiques et ces facteurs environnementaux dont je parlais tout à l’heure qui déclench en périphérie la production de cette inflammation de ces marqueurs dont je vous parlais tout à l’heure l’arrivée d’un certain nombre de cellules pour produire ces marqueurs de l’inflammation et se défendre même phénomène au niveau digestif et même phénomène au niveau central c’estàdire que ces cytookines ces marqueurs de l’inflammation elles vont être capables de traverser la barrière qui entoure le cerveau d’arriver dans le cerveau de déclencher localement cette inflammation et c’est cette inflammation qui va être à l’origine ou qui va entraîner une diminution des neurotransmetteurs et des monoamines donc je vais pas rentrer dans le détail mais par exemple on voit qu’il y a une diminution de ce qu’on appelle le BH4 le BH4 c’est un un un un cofacteur de la synthèse de ce qu’on appelle la dopamine et si il diminue il y a moins de dopamine et donc il y a tous les symptômes qu’on connaît associés à cette hypodopamineg qui sont le la diminution de de l’anédonie donc la la diminution de la capacité d’éprouver du plaisir la fatigue le ralentissement le manque d’énergie il y a aussi une autre voie qui est activée par les cytookines qui est ce qui est la voie des kinurénine et cette voie des kinurénine elle a besoin quand elle est activée de prendre le tryptophane qui est le précurseur de la sérotonine dont vous avez aussi entendu parler et donc ça entraîne là aussi une diminution de la sérotonine et une augmentation de la production du glutamate tout ça pour vous dire que cette ce phénomène inflammatoire il a des conséquences euh à tous les niveaux au niveau périphérique au niveau digestif et au niveau central et que très probablement il faut aussi prendre en compte cette inflammation chez les patients bien sûr qui en sont porteurs c’est pas tous pour la soigner et pour diminuer donc l’impact qu’il peut avoir au niveau cérébral alors maintenant que je vous ai expliqué ce que c’était que l’inflammation quels sont ces liens euh avec toute une série de symptômes qu’on peut observer et orbidité avec des maladies médicales qu’on peut comprendre quels sont les liens avec les anomalies qu’on connaît au niveau cérébral essayons de comprendre d’où vient cette inflammation dans les troubles bipolaires et on sait qu’il y a toute une série de facteurs de risque environnementaux qui sont associés à la survenu de trou bipolaire et précisément ces facteurs de risque environnementaux vous allez voir que en interaction avec le terrain immunogénétique qu’on a pu décrire ils entraînent cette inflammation donc c’est plutôt une bonne nouvelle parce que ça permet de se dire que si on corrige ces facteurs de risque environnementaux on peut avoir une action bénéfique sur le pronostic et sur la prise en charge de de la maladie alors le premier de ces facteurs de risque environnemental dont on parle beaucoup en ce moment c’est l’alimentation on sait que un régime alimentaire de entre guillemet mauvaise qualité c’est une des principales causes de maladies quelles que soient les maladies mais aussi les maladies mentales les trou bipolaires en particulier et les pathologies médicales qui sont plus souvent associées alors il y a une littérature tout à fait colossal sur ce sujet-là donc je vais pas vous la décrire en détail ce qu’on sait c’est que et c’est surtout nos nos camarades en Australie qui ont commencé toutes ces études qu’on appelle la psychiatrie nutritionnelle on sait qu’il y a une diminution de la fréquence de la dépression quand il y a une adhérence à ce qu’on appelle un régime méditerranéen donc qui est une alimentation comme vous le savez riche en fruits en légumes en poisson gras en huile en en noix et en amande et on sait que non seulement il y a une une diminution de l’incidence de la dépression mais il y a aussi une diminution des marqueurs de l’inflammation donc ce régime méditerranéen il est associé à une diminution du risque de dépression il est associé à une diminution des symptômes de dépression et il y a aujourd’hui on aura peut-être l’occasion d’en parler dans les questions tout à l’heure énormément d’études il y en a encore une qui a été publiée ces jour-ci sur l’impact de ce qu’on appelle le régime cétogène on aura peut-être l’occasion de vous d’en parler sur le pronostic et l’amélioration du pronostic du trou bipolaire probablement chez certains patientement pas chez tous et on sait pas encore chez lesquels ça serait le plus efficace le deuxième facteur c’est tout ce qui est lié à la pollution et les dans dans mon laboratoire le l’équipe de de Fran shurof et d’andr isoke travaille là-dessus depuis très longtemps et ils ont montré par exemple en comparant la fréquence des troubles bipolaires et de la schizophrénie à gauche à Créteil où je travaille et à droite à clermontférent on voit que il y a deux fois plus en gros de trouble de l’umeur et trouble psychotique dans les villes en particulier à créteille comparé aux campagnes et on pense que c’est cette différence extrêmement importante en terme de prévalence elle est très largement d à ce qu’on appelle la pollution de l’air et c’est un sujet sur lequel on va beaucoup travailler dans le cadre du PEPR donc j’aurai l’occasion de de vous parler si on a le temps à la fin de cette présentation le troisème facteur entre guillemets environnemental c’est les traumatisme on sait que il y a des antécédents de traumatismes pendant l’enfance qui sont très fréquemment retrouvé dans les trou bipolaires dans les antécédents des trou bipolaires et en particulier quand on a un trou bipolaire qui a débuté précocément et on sait que associé à ces traumatismes pendant l’enfance il y a une augmentation des marqueurs de l’inflammation donc ça montre que cette ces marqueurs de l’inflammation ils sont des médiateurs des facteurs de stress euh qui sont là aussi entre ces facteurs environnementaux et ce qui se passe au niveau périphérique et au niveau central et on sait aussi que plus il y a des stress sévères tôt dans la vie plus il y a une augmentation des anomalies immunitaires et plus il y a cette composante inflammatoire qui va arriver alors on sait aussi que il y a ce qu’on appelle une comorbidité avec des maladies auto-ïimmunes et des infections et donc les infections sont d’autres facteurs de risque environnementaux qu’on commence de mieux en mieux euh à identifier et ça c’est une étude qui a été faite par nos collègues euh à copenhag qui ont accès à des très grandes Cortes euh de de de de patients enfin de personnes pas forcément malad mais qui peuvent les suivre et on montre que l’histoire les antécédents d’hospitalisation pour infection donc hospitalisation augmente le risque de survenue ultérieure de trouble de l’humeur et une histoire d’hospitalisation pour maladie autoimmune augmente aussi le risque de survenue ultérieure de trouble de l’humeur donc vous voyez qu’il y a un lien de cause à effet qui augmente de façon considérable donc comme si une infection pour toute une série de raisons sur lequelles on aura l’occasion de revenir favorise le développement des maladies mentales dont les troubles bipolaires alors pourquoi est-ce est-ce qu’il y a un lien entre infection et trou bipolaire et pourquoi est-ce que les patients encore une fois certains d’entre eux atteints de trou bipolaire sont plus sensible aux infections sans sans ils répondent moins bien se défendent moins bien contre toute une série d’infections en particulier viral alors pour comprendre cette réponse aux infections il faut comprendre ce que c’est que la réponse aux infections et la réponse du système immunitaire et cette réponse elle va s’étaler au cours du temps avec une première étape immédiate qui s’appelle la réponse innée qui se développe tout de suite quand il y a une agression de l’extérieur en particulier une inffection et qui est une réponse absolument pas spécifique sous contrôle de notre génome sous contrôle de notre terrain génétique qui va faire qu’on est plus ou moins efficace pour cette première étape de défense et très grande partie des maladies liées au système immunitaire sont liés à une insuffisance de cette première barrière de défense contre des infections alors ça c’est la l’histoire de la réponse au cours du temps alors quand je dit au cours du temps c’est c’est quelques jours avec la une infection qui survient vous voyez là avec cette flèche en bleu donc il y a la le déclenchement de cette composante inflammatoire qui va venir de façon non spécifique lutter contre les infections puis ensuite il y a toute une série de facteurs qui vont entraîner la persistance ou non de cette inflammation c’està-dire en gros dire stop on a plus besoin d’inflam tion ou ne pas être capable de dire stop et puis ensuite il y a l’Étap plus tardif qui survient en général 24 à 48 heures après qui est le système de l’immunité adaptative et qui celle-là est spécifique d’une infection et qui va déclencher d’autres phénomènes en particulier proinflammatoir donc contribu à maintenir cette inflammation et aussi déclencher des réactions autoimmunes alors première exemple de cette immunité innée on a étudié il y a quelques années des gènes qui font partie d’un système qui s’appelle les tollac récepteurs qui sont la première ligne de défense contre des infections sont des récepteurs qui vont reconnaître les agents infectieux qui sont qui vont exprimer donc des récepteurs dans différents systèmes du du corps et qui vont déclencher la réaction de défense en produisant ces fameux marqueurs de l’inflammation que sont les citanquines et en attirant vers le lieu de l’infection toute une série de cellules qui vont contribuer à la défense de l’organisme et on a fait toute une série d’études sur ces gènes du du système tollac récepteur et on a montré que chez les patients atteints de trou bipolaire de nouveau pas chez tous mais on trouve plus souvent de variants génétiques qui entraînent une moins bonne réponse de ce système d’immunité innée pour se défendre contre les infections et c’est probablement ce qui explique que dans le sang des patients c’est toutes les études auquel on vous propose de participer on trouve une non résolution des infections une inflammation de bas grade qui est consécutive à la persistance de ces agents infectieux et probablement des phénomènes autoumuns donc ça c’est ce qui explique cette toute première étape de moins bonne défense contre des des agents infectieux et ensuite ce qu’on s’est posé comme question c’est d’accord il y a une première étape qui marche pas tout à fait aussi bien qu’elle devrait pourquoi est-ce que cette inflammation ne s’arrête pas et la réponse vient de deux événements ou de deux système biologique qu’on a beaucoup étudié euh ces dernières années qui sont vraiment en train de transformer la compréhension des maladies mentales c’est les raisons qui font que cette inflammation qui est là pour nous défendre une fois qu’elle a fait son job de défense contre les agents infectieux ou contre d’autres facteurs qui nécessitent une réponse inflammatoire elle persiste et elle persiste pour deux raisons la première c’est que les petits organelles qui s’appellent des mitochondries que vous voyez là en bleu sur cette diapositives qui sont des organelles absolument essentiels à la production de l’énergie par les cellules de notre organisme ben ces petites anomalies ces petites mitochondries elles ont des anomalies que je vais vous décrire et qui expliquent la persistance de l’inflammation et l’autre système qui explique la persistance de l’inflammation c’est qu’il y a des petites anomalies dans ce qu’on appelle les natural killer cell les cellules tueuses qui explique le maintien de l’inflammation qui explique le maintien des infections et qui entraîne aussi un autre phénomène qu’on est en train de découvrir qui est l’augmentation de la perméabilité des barrières qui sont au niveau du cerveau et au niveau du système système digestif donc si on s’arrête un tout petit peu sur ces ces anomalies mitochondriales on est en train de vraiment comprendre qu’elles ont un rôle très important et que c’est probablement ce qui explique ce qu’on qu’on considère aujourd’hui comme étant le le trouble bipolaire comme étant un trouble de l’énergie soit on n pas assez d’énergie et on est déprimé soit on a trop d’énergie et on a un épisode maniaque et probablement que chez certains patients c’est cette maladie de l’énergie elle est dû à ces anomalies de ces petits organelles que vous voyez là à gauche qui sont ces ces organelles intracellulaires donc à l’intérieur des cellules qui ont un rôle absolument essentiel parce que ils vont prendre le glucose et ils vont le transformer en énergie et c’est des petits organell qui ont comme mission essentielle avec pas tellement de d’enzymes avec un petit nombre d’enzymes de transformer le glucose en en énergie et qui sont impliqués dans toute une série de pathologies donc vous avez la la liste à droite donc ce qu’on a montré c’est que ces anomalies de ces petits organelles intracellulaires ils peuvent soit entraîner et être à l’origine du syndrome métabolique dont on a parlé tout à l’heure parce qu’en fait ils ne savent pas bien métaboliser le sucre et ça entraîne la résistance à l’insuline l’augmentation de la production de stress oxydatif toute une série d’autres conséquences et en plus ces mitochondries qui sont endommagées elles vont libérer leur ADN dans la circulation et entraîner contribuer à la persistance de cette inflammation donc ça c’est une vraie découverte les autres qu’on a montré c’est que on a montré qu’il y a une interaction entre ce phénomène de stress d’événements traumatiques qui surviennent au début de la vie et la persistance d’infection en particulier d’infection virale et que l’interaction entre stress d’une part et infection virale entraîne là aussi une inflammation périphérique et aussi ce qu’on appelle l’immunocénescence c’est-à-dire le fait qu’il y a C certaines cellules les cellules T ces cellules qui arrivent tout au début pour nous défendre contre une infection elles deviennent incapable de faire leur travail parce que elles ont perdu leur capacité de fabriquer des nouveaux lymphocytes et ça entraîne ce qu’on appelle un vieillissement cellulaire prématuré donc ça c’est quelque chose qu’on a montré il y a il y a quelques années avec l’équipe de de Vincent vieillard à la salle pétrière on a montré que c ces cellules tueuses qui interviennent dans le développement de l’immunité la première phase de de la défense contre par exemple des infections elles sont dysfonctionnelles c’est-à-dire qu’elles sont hyper active comme si elles étaient tout le temps en train de se défendre contre une infection qui persistait mais elles se défendent pas bien puisqu’elle produisent pas pas les les cytookines qu’ qu’ell devrai faire donc elles sont hyper actives mais pas elles sont pas efficaces sur le plan de leur capacité de de défense de l’organisme la troisième phase de ce qu’on a démontré c’est le rôle de ce qu’on appelle l’immunité adaptée tive je sais pas si on vous a déjà montré ces petits dessins qui sont extrêmement importants puisque c’est des courbes qui vous montre l’implication de toute une série de facteurs génétiques dans le déclenchement de la schizophrénie à gauche et du trouble bipolaire à droite et en général euh en pour les maladies mentales on a beaucoup beaucoup beaucoup de gènes qui sont impliqués mais à très bas niveau c’est ce qu’on appelle le terrain polygénique qui est complexe et qui n’est jamais fait d’un seul gène et d’un seul marqueur génétique et depuis ces études ce qu’on a vu c’est qu’il y a un endroit sur le génome où il y a des résultats extrêmement forts qui sont entourés là en bleu et qui se situe sur un des chromosomes de notre équipement génétique qui est le chromosome 6 et sur ce chromosome 6 se trouve un système très important pour le système immunitaire qui est le système qui s’appelle HLA qui est le système qui va intervenir dans une deuxième phase de la défense contre des agents extérieurs et ce système HL il est très important puisque il est présent euh dans toutes les régions du cerveau il est au cœur des processus anti-infectieux inflammatoires autoïun et il a aussi un rôle euh très précoce dans la mise en place du système nerveux central dans le neurodéveloppement et euh ce système il est connu pour être sur le plan génétique associé avec plein de maladies en particulier plein de maladies autoimmunes comme la polyarrite rhumatoïde le diabète la sclérose en plaque et on sait de mieux en mieux que certains de ces gènes sont aussi associés aux maladies mentales et peut-être explique chez les patients qui en sont porteurs l’association avec des maladies auto-immunes et un trou bipolaire et de fait avec Riyad tamouza on a montré que on retrouve une association avec certains patterns génétiques qui s’appelleent des qui s’appellent des aplotypes ancestraux c’estàd que ils sont transmis de génération en génération depuis des générations et des générations et on trouve que certains de ces pattern génétique sont associés avec le trou bipolaire en particulier chez les patients qui ont ce qui s’appelle un cycle rapide où on trouve un nalotype donc un ensemble de gènes particuliers qui ont comme caractéristique d’être proinflammatoire c’estd qu’ils vont renforcer encore plus cette composante inflammatoire et il y a un autre ensemble de gènes qui s’appelle le HLA 8.1 ah qui est un aplotype qui est associé au déclenchement de maladies autoimmune alors l’autre intérêt de ce système achela c’est que on a trouvé dans un très une très grande consortium génétique qui regroupe beaucoup beaucoup de patients chez lesquels on a pu étudier le terrain génétique associé avec la bonne et mauvaise réponse au lithium on a trouvé que là aussi on avait une implication de ce système ha et donc pour vous raconter une longue histoire mais pas de façon trop longue on a montré que les patients qui étaient des mauvais répondeurs au lithium en fait ils avaient un un aplotype donc cet ensemble de gènes du système HLA qui était proinflammatoire donc au lieu que le lithium dont on sait qu’il a une action anti-infectieuse et anti-inflammatoire puisse avoir cette action pouvait pas avoir cette action parce que les patients mauvais répondeurs étaient porteurs de cette composante inflammatoire et à l’inverse les patients bon répondeurs euh avaient un un aplotype HLA qui avait un effet anti-inflammatoire donc c’est important parce que peut-être qu’un jour pourra servir de ces résultats pour d’une part prédire la réponse au lithium la bonne ou la mauvaise réponse au lithium et peut-être pour compléter chez les personnes qui ne répondent pas bien et qui sont porteurs de marqueurs inflammatoires par complét par des des stratégies anti-inflammatoires alors pour aborder maintenant la troisième partie de mon exposé je vais vous montrer sur deux exemples quelles sont les conséquences de cette inflammation donc on a vu que l’inflammation chronique elle était due à l’interaction d’un terrain génétique qu’on commence à connaître de mieux en mieux avec ces facteurs de risque inflammatoire ces facteurs de risque environnementaux par contre qu’elle entraînaiit donc la présence d’une inflammation chronique au niveau périphérique au niveau central et au niveau digestive et ce qu’on sait maintenant c’est que l’histoire ne s’arrête pas là et que chez certaines personnes cette inflammation probablement à cause d’autres marqueurs génétiques elle va entraîner d’autres activations de certaines voies biologiques qu’il est important de connaître et de rechercher parce que il y a des conséquences diagnostiques et thérapeutiques et je vais prendre deux de exemples le premier c’est la découverte que nous avons fait avec Laurent Groc il y a quelques années de la présence de ces auto-anticorps contre des récepteurs cérébraux et je vais vous raconter les C thérapeutiques qui démarre là et deuxièmement la conséquence de ces anomalies mitochondrial et ce qu’on peut faire là aussi pour lutter contre alors première premier événement c’est cette histoire de production d’autoanticorps donc on fabrique des anticorps en général pour se défendre contre des agents extérieur en particulier des infections euh mais dans certains cas euh le système immunitaire qui est trop efficace qui a qui est trop zellé on va dire va se retourner contre soi pour fabriquer des anticorps contre soi et c’est le cas en particulier quand il y a une inflammation parce que cette inflammation au niveau digestif elle va augmenter la perméabilité de la barrière intestinale augmenter le passage dans la circulation sanguine d’un certain nombre de substances par et quand il y a un terrain génétique particulier le terrain génétique va se dire mais qu’est-ce que c’est que ces protéines qui passent dans la circulation sanguine et il va fabriquer des anticorps contre ces protéines et pas de chance ces ces anticorps qui sont faites pour lutter contre quelque chose d’extérieur peuvent croiser reconnaître à tort des récepteurs par exemple des récepteurs cérébraux et fabriquer des auto-anticorps contre des récepteurs cérébraux et c’est ce qui se passe dans ce qu’on appelle la psychose autoimmune qu’il faut qu’on change de nom parce qu’au début on a cru que ça concernait que les patients atteints de psychose ou de schizophrénie maintenant on sait que ça c’est le cas dans plein de pathologies dont les trou bipolaires et ces pathologies on les reconnaît cliniquement par certaines caractéristiques cliniques qui sont décrites sur cette diapositive et en particulier le symptôme le plus pour moi pathognomonique le plus typique du fait qu’il faut rechercher ces marqueurs de de l’autoimmunité c’est un début extrêmement brutal de de symptômes cliniques donc des symptômes psychiatriques associé avec des symptômes neurologiques souvent des symptômes neurologiques mineurs associé à une mauvaise réponse au aux médicaments qu’on utilise en psychiatrie et associé avec une histoire souvent personnelle et familiale de maladie autoimmune quand on a un tableau comme ça il faut rechercher la présence d’autoanticorps et c’est ce qu’on a fait et c’est ce qu’on trouve à la fois dans ce qu’on appelle des encéphalites à anticorps antimda qui sont tout à fait différentes dans leur expression clinique que les tableaux cliniques qu’on observe chez les personnes atteinte de maladie mentale où le mécanisme d’action de ces auto-anticorps est est tout à fait spécifique et différent puisque on observe des mouvements des récepteurs au niveau de la synapse qui sont tout à fait désorganisés et qui reviennent à la normale quand on neutralise ses auto-anticorps donc ça ça nous a conduit à démarrer un essai clinique qui a démarré en décembre 2024 et qui consiste à rechercher chez 1000 patients on est en train de démarrer les inclusions la présence de ces auto-anticorps et si les patients sont porteurs de ces auto-anticorps on va leur proposer un essaiis thérapeutique avec un immunomodulateur qui est chargé de neutraliser ses auto-anticorps c’est un protocole qui est identique à ce qui est en train de se faire en Angleterre où ils font la même chose que nous donc on va voir si on trouve les mêmes résultats et donc c’est vraiment un projet important dont vous pouvez trouver euh les la description sur le site de la Fondation fondamentale c’est un protocole qui s’appelle team des piste alors deème conséquence deuxème exemple parce qu’il y en a beaucoup d’autres 2ième exemple des conséquences de cette inflammation c’est l’idée que pour certains patients il y a l’idée que le trou bipolaire c’est une maladie de l’énergie alors on sait que le cerveau ne représente pas un poids énorme puisque c’est 2 % du poids du corps par contre le cerveau est très gourmand en énergie puisque le cerveau dépense 20 % de l’énergie de notre corps donc on imagine bien qu’il est très sens ble au manque d’énergie qui peut être causé par des anomalies métaboliques et donc euh les stratégies qui permettent de comprendre le syndrome métabolique dont je vous ai parlé tout à l’heure et de le traiter doivent être systématiquement évalués pour pouvoir proposer des stratégies thérapeutiques alors je vous ai montré tout à l’heure que le trouble bipolaire pouvait être la conséquence de ces anomalies mitochondriales et on sait aujourd’hui par toute une série d’études qu’on conduit en France et en collaboration avec le laboratoire d’anana andreaza à Toronto au Canada que on retrouve des dysfonctionnements de ces mitochondries dans le trou bipolaire qui se traduisent par le fait qu’il y a toute une série de marqueur biologiques qui témoignent de la souffrance en fait de ces mitochondries et qui incite non seulement à les mesurer mais surtout à développer des stratégies thérapeutiques qui permettent de restaurer une fonction mitochondriale normale donc ça je vous ai déjà montré donc une des façons de corriger syndrome métabolique il y a plein de stratégies thérapeutiques qui sont en train d’être développées mais première stratégie c’est de savoir manger ce qui est bon pour notre cerveau et ce qui permet de diminuer l’inflammation et c’est pour ça qu’on a créé une application vous avez peut-être déjà vu qui s’appelle l’application foot for mood qui est une application qui nous permet d’avoir des recommandations et des conseils qui viennent des nutritionnistes pour savoir ce qu’il faut manger ce qu’il faut faire comme course et avoir des idées de de recette donc vous pouvez tout à fait regarder cette application sur votre téléphone ou sur votre ordinateur alors pour conclure et avant de vous dire quelques mots du PEPR je voudrais vous dire qu’il y a c’est une bonne nouvelle c’est les découvertes qui sont en cours parce que ces découvertes de l’immunopsychiatrie qui sont donc portées par toute une série de projets mais en particulier par un certain nombre de méenes de la Fondation fondamentale ça nous permet d’aller vers ce qu’on appelle la psychiatrie de précision je vais y revenir pour vous parler du PEPR et l’objectif qu’on poursuit c’est deux grandes stratégies thérapeutiques encore une fois quand on trouve ces marqueur de l’inflammation qui sont mesurables très simplement dans le sang l’objectif c’est deux choses c’est un de réduire l’inflammation et deux quand il y a des mécanismes spécifiques comme ceux dont je vous ai parlé tout à l’heure c’est développer des essais thérapeutiques pour apprendre à traiter ces anomalies biologiques donc comment est-ce qu’on peut réduire l’inflammation premièrement on peut choisir des médicaments psychotropes qui n’augmentent pas cette inflammation mais au contraire qui la diminue et qui ne vont pas non plus entraîner une prise de poids donc encore une fois c’est pas pour tous les patients mais c’est les patients qui sont porteurs d’une inflammation et ou d’un syndrome métabolique où il faut faire attention au choix des médicaments psychotrope deuxièmement il y a un certain nombre d’agents anti-inflammatoires qui ont fait l’objet d’un certain nombre d’études et qui peuvent être rajoutés au traitement habituel et puis ce qu’on sait de mieux en mieux c’est l’importance de ce qu’on appelle les mesures de style de vie comme l’activité physique régulière il s’agit pas d’aller faire un marathon ou d’aller faire les Jeux olympiques mais d’ voir une activité physique régulière de faire attention à ce qu’on mange et d’avoir un sommeil régulier et puis l’autre aspect des découvertes qu’on est en train de faire c’est qu’on va progressivement une fois que les essais cliniques la recherche sur les essais cliniques auront été développés qu’on aura démontré que ces traitements sont efficaces c’est qu’on va pouvoir développer des stratégies immunomodulatrices pour les maladies auto-immunes on va pouvoir développer des médicaments qui vont booster l’efficacité de nos nos mitochondries et puis on est aussi en train train de développer ce qu’on appelle des polymicrobiothérapies pour restaurer la barrière intestinale et diminuer l’inflammation pour les patients qui sonteur d’une inflammation alors c’est un petit dessin pour vous montrer les progrès de la médecine de précision qui a pour objectif de comprendre et d’identifier avec précision des maladies spécifiques à l’intérieur de ces entités cliniques qui sont très plurielles qui sont très hétérogène et c’est pour ça qu’on parle des troubles bipolaires au pluriel des schizophrénies au pluriel des dépressions au pluriel et il faut on utilise les outils qu’on a à notre disposition pour identifier les sous-groupes homogènes et c’est tout l’objectif de la médecine de précision que d’identifier ces sous-groupes ces formes cliniques homogènes pour pouvoir proposer des stratégies thérapeutiques le plus spécifique possible pour chaque patient alors si vous voulez en savoir plus il y a un livre qu’on a écrit il y a quelques années maintenant qui s’appelle immunopsychiatrie qui est publié chez Springer et si j’ai encore le temps j’ai quelques diapositives à moins que voulez qu’on fasse une petite pause là et qu’on fasse le PPR après comme vous voulez oui on fait une pe allez on fait on va faire une petite pause et puis on va on va voir s’il y a des questions je crois qu’il y en a mais c’est vrai que c’est un peu compliqué hein on va pas être honnête c’est c’est quand même assez compliqué ce que vous venez de nous raconter là ça balaye beaucoup un champ très très large d’hypothèse enfin plus que des hypothèses quoi des des des des des pistes hein des pistes que vous avez suivz depuis longtemps et que vous commencez à à déterminer euh euh moi je voulais vous poser une question toute bête avant pendant que Émilie cherche les autres est-ce que les anti-inflammatoires banau ça ça ne marche pas dessus alors il y a énormément d’études d’anti-inflammatoires associé au traitement psychotrope habituel et qui marche uniquement chez les patients qui sont porteurs d’une inflammation c’est qu’il y a de nouveau eu plein plein d’échecs d’essai thérapeutiqu quand on ne stratifie pas les patients c’est quand on cons considère que tous les trou bipolaires toutes les dépressions sont les mêmes on on perd beaucoup beaucoup de temps à faire des essais cliniques donc c’est ça l’objectif de cette médecine de précision qu’on va développer dans le cadre de ce PEPR parce que sinon on on perd des opportunités on perd des chances de développer démontrer d’efficacité stratégie thérapeutique donc vraiment la caractérisation de ces sous-groupes qu’on essaie de faire elle est extrêmement importante et en particulier pour rechercher pour démontrer l’efficacité de ces traitements anti-inflammatoires euh qui sont probablement qui s’adressent que à peu près à 40 % des patients oui c’est déjà pas mal mais est-ce que ce sont des anti-inflammatoires banaux ou bien sûr tout à fait c’est génial ça donc ça avec un peu autre chose quoi avec des psychotropes adaptés mais chez les bons patients exactement c’est le bon le bon traitement pour le bon patient au bon moment c’est ça la médecine aussi ça doit pas être évident ça voilà c’est le c’est l’espoir de la médecine de précision comme on le fait dans les autres maladies a dit qu’on essaie d’appliquer maintenant au trou bipolaire d’accord est-ce que Émilie as-tu une question oui on a une première question de d’éc euh donc qui dit est-ce qu’un traitement d’ lithium depuis plus de 3 33 ans peut entraîner un une acidose métabolique dû à une dégradation rénale merci alors on sait tous que il y a des effets secondaires du lithium sur le rein donc ça c’est quelque chose qui est qui est connu qui se soigne aujourd’hui et qui fait partie des effets secondaires du lithium c’est vraiment connu depuis très très longtemps donc la réponse est oui de nouveau pas chez tout le monde et aujourd’hui on sait pas prédire qui va développer des problèmes rénaux donc c’est un des problème merci euh as une autre question euh oui alors il y a des questions sur différents traitements il y a aussi une question de Nadine qui dit bonjour Mon fils a été contaminé à 6 ans par une maladie de lime et a déclenché les premiers symptômes de la bipolarité à 12 ans quelle incidence cela peut-il avoir c’est une très bonne question aujourd’hui on sait pas euh on sait comme je vous l’ai dit que énormément d’études épidémiologique ont montré qu’il y avait un lien entre certaines infections et la survenue ultérieure de différentses troubles mentaux dont les troubles bipolaires et là on est en train de construire un très gros programme avec nos collègues infectiologues pour comprendre le lien les conséquences donc la compréhension des de l’impact de ces infections et du coup quelles sont les les conséquences et les stratégies thérapeutiques qu’on pourrait développer il faut qu’on comprenne quels sont les liens aujourd’hui c’est des hypothèses comme iian le disait tout à l’heure c’est des hypothèses mais qui sont des hypothèses très fortes et qui suivent un autre domaine de recherche que vous connaissez probablement qui sont domain des démences par exemple où on a démontré qu’il y a un lien entre infection et maladiie neurodégénérativ donc de nouveau c’est pas chez tous les patients mais il y a un lien entre infection et maladiie du cerveau qu’il faut qu’on commence à comprendre parce que ça ouvre à des voies thérapeutiques spécifiques et prob peut-être un jour à des stratégie de prévention d’accord Blandine tu as des questions tu tu peux pas parler ben je vais je vais essayer de ne force pas essayer de parler euh une question sur l’alimentation un régime antiandidose sans gluten sans produits laitiers sans sucre peut-il stabiliser un bipolaire alors moi je ne me réfère que aux études publiées et aux essais cliniques contrôlés donc là en ce moment je vous ai dit qu’il y avait deux types de régimes qui étaient qui avaient fait l’objet ou qui sont en train de faire l’objet d’étude qui sont le régime méditerranéen et le régime cétogène donc là on pourra venir vous en reparler une autre fois il y a une littérature extrêmement importante en train de d’être publié donc c’est vraiment des données très très récentes qui qui montre que de nouveau chez certains patients parce que ils vont améliorer ce syndrome métabolique parce qu’ils vont rebooster les mitochondries dont je vous ai parlé tout à l’heure ils semblent qu’ils ont un effet bénéfique bien sûr en association avec le le traitement habituel le traitement psychotrope habituel mais tout ça c’est des stratégies qui sont très prometteuses et qui montrent que aujourd’hui le traitement d’un trouble mental d’un trouble bipolaire il doit vraiment être un trépied avec le traitement timorégulateur psychotrope encore une fois au bon moment et à la bonne dose euh le la thérapie dite psychosociale donc la forme de psychothérapie au bon moment et puis des règles d’hygiène de vie dont on comprend de plus en plus qu’elles ont une très grande importance je redis activité physique alimentation sommeil comme d’ailleurs toutes les pour toutes les maladies chroniques on dira la même chose à quelqu’un qui a un diabète par exemple il y a il y a Zeri ben muB qui nous dit qui vous remercie d’abord pour cette présentation passionnante et il je passe un petit peu il vous fait beaucoup de compliments on entend également de plus en plus parler de la psychiatrie métabolique qui comme vous y avez fait allusion se base sur l’idée que les maladies mentales sont souvent des maladies du métabolisme voilà euh les travaux il parle des travaux du docteur Albert d’an que je connais pas de docteur Chris Palmer et Georgia et entre autres Amérique sêre pionné à ce niveau je ne sais pas quoi vous dire et il dit la question pensez-vous que ce type de traitement arrivera bientôt en France je suppose qui fait allusion à ce que je viens de dire ou serait-t-il un traitement plutôt de dernier recours pour des cass réfractaires ou est-t-il l’espoir de devenir une intervention de première ligne ou prioritaire dans certains cas je sais pas si j’ai été clair peut-être dans la la psychiatrie métabolique j’ai essayé de vous en parler ce soir c’est vraiment un champ qui est en train d’exploser et qui donc fait l’hypothèse et démontre que le trouble bipolaire c’est une maladie de l’énergie c’est quand on est déprimé on a pas assez d’énergie quand on est maniaque on a trop d’énergie et qui expliquerait aussi l’association avec ce syndrome métabolique dont on est déjà venu vous parler et dont vraiment je pense que s’il y a une chose à retenir c’est bien ça dire l’association et le fait qu’il y a de manière plus fréquente chez les patients atteint trop bipolaire la survenue de ce syndrome métabolique qui peut non seulement se diagnostiquer de façon simple mais aussi se traiter de façon simple parce que toutes les stratégies utiles pour un syndrome métabolique qu’on est un trou bipolaire ou pas ils doivent être la même et donc ça c’est extrêmement important parce qu’on voit encore trop de patients chez qui le diagnostic n’a pas été porté et donc les stratégies thérapeutiques spécifiques qui sont des stratégies qu’on ait un trouble bipolaire ou pas encore une fois sont les mêmes ne sont pas prescrites et les espoirs aujourd’hui c’est de prévenir la survenue de ce syndrome métabolique et de comprendre sa cause et c’est pour ça que ce que j’ai essayé de vous expliquer je suis désolé si c’était un peu compliqué c’est que probablement que l’origine de ce syndrome métabolique c’est ces petites ANOM ces anomalies ces petits or organelles intracellulaires qu’on appelle les les mitochondries qui sont donc les les organelles intracellulaires qui produisent l’énergie et pour lesquelles on trouve plein d’anomalies donc c’est encore c’est de la recherche donc c’est pas encore possible de le mesurer de façon courante en clinique de tous les jours mais ça va venir et derrière on fera où on a commencé en particulier les Australiens qui sont toujours en avance ont commencé à faire un certain nombre d’esscès cliniquees prometteurs sur des médicaments qui boostent les mitochondries et donc les les grandes voies les les les grands chercheurs qui ont découvert la psychiatrie métabolique c’est Brenda penix euh à Amsterdam qui et la première il y a une dizaine d’années maintenant à avoir identifié des formes de dépression puis à comprendre derrière la biologie et il y a toute une série d’essai thérapeutiques en cours avec des médicaments que vous connaissez qui peuvent être les statine ou la mthformine et puis des nouveaux médicaments qui sont les agonistes GLP1 donc vous avez dû entendre parler euh qui sont pas du tout testés aujourd’hui dans le trou bipolaire en tout cas pas ma connaissance et qui sont là aussi probablement des des voies thérapeutiques futures encore faut-il qu’on ait les moyens de réaliser des essais cliniques pour démontrer leur efficacité euh je vais peut-être poser la question de mcdine fet Bonjour Quels sont les bilans immuno-inflammatoires à demander en première inention en cas de résistance dans le trouble bipolaire alors c’est une très bonne question donc les bilans c’est des bilans standard donc c’est des choses qui sont faisables il à la fois des des choses qui sont du domaine de la recherche mais dans la pratique clinique de tous les jours il faut absolument avoir au moins une fois par an la recherche d’un syndrome métabolique dont on a parlé déjà j’en ai déjà parlé je pense que c’est vraiment important que vous ayez tous ça en tête et puis il y a des marqueurs de l’inflammation qui sont pas d’une grande finesse mais qu’on utilise aussi dans les maladies cardio-ovasculaires ou dans d’autres maladies inflammatoires chroniques comme par exemple la C réactive protéine la CRP qui est quelque chose qui est très simple à mesurer qui est pas du tout le garant de de du fait qu’il y a une inflammation mais c’est une indication et c’est important de de pouvoir surveiller sa son son bilan sanguin son poids son bilan lipidique la glycémie au même titre qu’on va vérifier qu’on n’ pas d’hypothyroïdie ou si on en a une qu’on va la soigner ou qu’on a une fonction rénale qui fonctionne bien ou mal il y a toute une série de bilan biologiques ce que vous savez aussi bien que moi d’ailleurs qui sont à faire une à deux fois par an très régulièrement pour vérifier que tout fonctionne bien je je continue si tu permets après je te passe la parole il y a-t-il un lien entre la bipolarité la fibromyalgie et les mitrocondries alors c’est une bonne question je ne sais pas ou je sais pas trop ce que c’est que la fibromyalgie pas si facile c’est est-ce qu’on a identifié savez-vous si on a identifié ce que c’est exactement je je ne sais pas quels sont les données épidémiologiques là-dessus donc on a énormément d’études qui sont pas forcément des études françaises sur toutes les comorbidités médical associé au trop bipolaire dont un certain nombre de de maladies autoimmunes le psoriasis le lupus toute une série de pathologies je sais pas pour la fibromyalgie je peux rechercher mais je ne sais pas je sais pas répondre à ces questions d’accord Émilie tu as une question oui question de Ziri pensez-vous que ce type de traitement arrivera bientôt en France sera-t-il un traitement plutôt de dernier recours pour des cas poserilie bon ben voilà comme quoi il y a ça demande beaucoup de concentration alors il y a Jean-Marc Jean-Marc un peu un peu enfin pas très gay que pensez de la psychiatrie de précision quand on n’est pas capable d’avoir plus de SEP cachettes capine ah ça c’est deux sujets différents il y a le sujet de la production des médicaments dépend pas beaucoup de nous malheureusement et la psychiatrie de précision c’est je vais vous en parler si on a un petit peu de temps donc c’est l’idée que aujourd’hui on a les moyens et les outils pour identifier au sein de ces pathologies qui sont aujourd’hui diagnostiquées simplement avec des symptômes cliniques mais pas avec des mesures objectives et et quantifibl et en particulier des marqueurs sanguins mais ça peut aussi être des données d’imagerie des données d’électrophysiologie des données digitales pour essayer d’identifier des formes cliniques spécifiques et pouvoir les traiter de façon spécifique je vous ai donné l’exemple des psychoses autoïimmunes je vous ai donné l’exemple du syndrome métabolique ça c’est pas des choses très compliquées à diagnostiquer aujourd’hui en tout cas c’est faisable et c’est le début de cette médecine de précision qui est aujourd’hui très largement déployée en cancérologie par exemple euh ou dans les maladies neurodégénérative donc c’est à notre portée c’est en train de se développer dans le monde entier et fort heureusement c’est aussi en train de se développer en France oui alors je j’ai encore poser une question que j’ai repérée là pas la perdre as anti-inflammatoire nonstéroïdien et lithium ne sont pas contaptible uneut un une autre personne croyait que les anti-inflammatoires étaient eu contradictoire avec le lithium qu’est-ce que vous en pensez ben c’est la réalité donc je ne sais pas expliquer pourquoi est-ce que il y a une composantes inflammatoire et des médicaments qui sont contreindiqués avec le lithium c’est une bonne question mais il y a plein d’autres médicaments anti-inflammatoires on dit aussi que les anti-inflammatoires risquent de faire de de majorer les le passage en up c’est c’est bon mais en fait on sait pas très bien parce que dans ce cas-là on peut enfin c’est peut-être pas au même moment qu’on prescrirait des anti-inflammatoires et et les les psychotropes non alors tout ça nécessite de faire des essais thérapeutiques pour le moment ce qu’on fait c’est on sait même pas encore la question du temps et la question du moment où il faut les prescrire c’est pas encore des ça a pas encore fait l’objet d’étude est-ce que c’est au tout début de la maladie est-ce que c’est avant le début de la maladie est-ce que c’est on sait pas et les essais thérapeutiques il sont fait pour le moment la stratification c’est présence ou absence de marqueur de l’inflammation et ensuite thérapeutique alors il y en a plein il y en a eu avec il y en a eu énormément par exemple avec un un un complément alimentaire qui s’appelle la inacéyl cystéine le NAC dont on a montré que chez les patients porteurs de d’inflammation il était efficace il y a un certain nombre d’anti-inflammatoires qui ont été testés et puis il y a des nouveaux médicaments et des nouvelles stratégies je vous ai parlé des polymicrobiothérapies il y a un médicament qui booste les mytocondrie qui a été publié l’été dernier il y a plein d’essas en cours et en fait c’est c’est vraiment ce que j’essaie de porter ce soir c’est un message d’espoir parce que la la meilleure compréhension et la meilleure caractérisation ça permet d’avoir des nouvelles cibles thérapeutiqu qui sont en train de se développer d’accord on a encore des questions ou oui oui euh on est dans du praticopratique Lionel demande quel test demander à mon à ma généraliste pour savoir si j’ai des inflammations délétair pour mon trouble bipolaire c’est pareil la question c’est une question importante c’est pour ça qu’elle revient je pense donc je revient ouais non non mais c’est je je le savais mais non non mais je pense qu’il faut faut le redire si ça revient parce que c’est important donc il faut absolument surveiller la présence d’un syndrome métabolique donc en plus du poids surveiller la glycémie le bilan lipidique le bilan la glycémie il faut rechercher des marqueurs périphériques standard d’inflammation comme la céactive protéine la férritine le fibrinogène et il faut rechercher s’il y a des signes d’appel la présence d’auto anticorps par exemple contre la thyroïde c’est une maladie extrêmement fréquente dans le cadre du trou bipolaire et vous savez tous que son c’est ça fait l’objet de surveillance très régulière donc ça c’est pour les bilan standard ensuite on peut faire de des bilans beaucoup plus poussés dans le cadre de protocole de recherche qui font des évaluations très poussées d’un certain nombre de de marqueur de l’inflammation alors il y a quelqu ERC Éric nous demande est-ce qu’un manque de sommeil ou un cycle circadien déréglé par des ruminations peut entraîner les inflammations alors la réponse est oui il y a des liens entre trouble du sommeil et survenu de l’inflammation et augmentation de l’inflammation donc on a des stratégies thérapeutiques pour empêcher ou réduire l’importance des troubles du sommeil qui comme vous le savez sont pas recommandés dans le cadre du trou bipolaire mais ça c’est l’objet éventuellement d’une autre conférence à moins que vous en ayez déjà fait une avec tous les gènes du rythme nictéméral dont on sait que certains d’entre eux sont associés avec le trou bipolaire et on sait aussi qui a des anomalies de la production et du Ry et du de de la synthèse de la mélatonine qui est produite chez certains patients bipolaires en moins grande quantité et pas au moment où il y a un pic c’està-dire en ce moment en gros commencer à fabriquer de la mélatonine parce que la nuit tombe et le traitement c’est de la mélatonine Pier Alexis je frroid va venir nous nous parler de très bien connais de ça de sujet enfin si j’ai bien compris voilà une autre une autre question question oui euh alors qu’est-ce qui pourrait expliquer les différentes réponses aux antidépresseurs dans la dépression bipolaire virage maniaque tableau mixte résistance à la de la dépression ou des autres cycles rapides c’est exactement l’objectif de la psychiatrie de précision c’estàdire comment est-ce qu’on peut comprendre ces réponses différentes face au médicament effectivement réponse non réponse virage maniaque pas virage maniaque tout ça ça nécessite C des des recherches qui sont en cours alors ça dépend très probablement de facteurs génétiques probablement de facteurs de cofacteurs comme tous les facteurs dont on a parlé ce soir que ça soit les facteurs environnementaux le règ le style de vie la survenue ou l’existence d’infection l’inflammation et cetera je vous ai montré l’exemple de HLA par exemple pour prédire la réponse au lithium alors c’est une seule étude donc il faudrait encore qu’elle soit répliquée mais ça fait partie des de nos espoirs de pouvoir prédire et comprendre les stratégies thérapeutiques à développer en cas de réponse ou de non réponse et pour tout ce qui est résistance aux antidépresseurs je vous l’ai dit tout au début de de mon exposé il y a effectivement la présence de cette composante inflammatoire qui est retrouvée très souvent dans les cas de de de résistance au traitement donc tout ça c’est en train d’être travaillé et d’être compris et la voie de l’inflammation et un des facteurs qui permet de comprendre ces différentes réponses des des des personnes au au médicaments je vais peut-être vous proposer de passer au PEPR h si vous voulez parce que de toute façon on est on est onpuisera pas toutes les questions hein non c’est vrai que il y en a quand même beaucoup c’est impossible bon voilà madame si vous voulez bien vous voulez repartager l’écran peut-être non je repartage vous voyez mon écran oui bon alors donc le le le gouvernement a lancé un un programme don vous voyez le logo à gauche qui s’appelle France 2030 et qui a euh mis beaucoup beaucoup d’argent sur la table pour financer toute une série de projets dans tous les domaines ça va de l’astrologie à l’intelligence artificielle à toute une série de domaines et le PE per propsy a été le premier projet sélectionné après un concours international dans le domaine de la santé pour développer euh ce qu’on appelle donc la psychiatrie de précision la psychiatrie de précision c’est la même chose que ce qui est développé dans la cancérologie de précision c’est-à-dire aujourd’hui on a euh on continue à garder des termes comme cancer du poumon mélanome mais la cible thérapeutique elle est faite en fonction de marqueurs biologiques très spécifiques qui vont permettre quelle que soit la pathologie de cibler un mécanisme spécifique et c’est ce qu’on espère arriver à développer dans cette psychiatrie de précision alors j’arrive pas à passer mes diapots voilà alors ce projet donc il a euh pour objet développer cette psychiatrie de précision en fédérant la communauté des professionnels de santé des chercheurs des enseignants des industriels et des associations de patients sur l’ensemble du territoire les porteurs de ce projet c’est l’inserme et le CNRS avec des établissements partenaires dont la fondation fondamentale mais aussi le CEA toute une série d’universités euh et toute une série d’établissements hospitalier alors pourquoi pourquoi c’est important de développer cette psychiatrie de précision pourquoi est-ce qu’on a besoin de cette nouvelle forme de de médecine à la raison c’est que on n’est pas très fier du nombre d’avancées diagnostiques et thérapeutiques qui ont été fait au au cours de ces 50 dernières années ça vous aura pas échappé que en gros on utilise toujours les mêmes antidépresseurs toujours les mêmes timorégulateurs et il y a pas tellement d’innovation pour diagnostiquer avec plus de précision et les explications de cette situation qui a entraîné ce qui ne vous a pas non plus échapper le le retrait de l’industrie pharmaceutique de prendre le risque de développer des nouveaux médicaments nous on pense que il y a trois raisons qui explique cette situation et qui explique les échecs des essais cliniques vous avez peut-être vu ces dernières semaines il y a encore eu trois molécules trois essais thérapeutiques qui ont échoué donc les échecs continu et les pour nous les raisons qui expliquent ces échecs c’est un le fait qu’on utilise ce qu’on appelle des diagnostics catégoriels qui sont posés par les manuels diagnosties dont vous avez entendu parler sûrement l’ICD le dsm5 ont permis d’obtenir une bonne fidélité intercotateur c’estàdire que quand on est psychiattre à Paris à Tokyo ou à New York on va utiliser les mêmes critères et ça c’était déjà un progrès énorme parce que ça veut dire qu’on parle le même langage à nos patients et entre médecins mais on n jamais réussi à montrer de validité biologique c’est qu’on a jamais réussi à démontrer qu’il y avait des biomarqueurs qui permettaient de valider ces entités cliniques et ça entraîne le fait que ces entités elles ont tous des S parce qu’elles sont toutes hétérogènes on parle des troubles bipolaires au pluriel et en plus elles sont chevauchantes c’est pas rare comme vous le savez qu’on est un trouble bipolaire et un trouble anxieux qu’on ait un trou bipolaire et un syndrome métabolique on en a parlé tout à l’heure le deuxième problème c’est les mesure d’efficacité qu’on va utiliser dans les essais cliniques on continue à utiliser des échelles cliniques qui ne sont pas objectivement mesurables qui sont laissés à l’appréciation des patients quand c’est des autoquestionnaires ou laissés à l’appréciation des docteurs quand c’est des hétéroquestionnaires mais elles sont absolument pas spécifique des traitements testés c’est pas un biomarqueur qui a un rapport avec le médicament qu’on va tester et le troisième point c’est que la plupart des médicaments qui sont testés sont des médicaments qui sont découverts par hasard et qui sont pas du tout basés sur le fait qu’on a compris identifié et découvert un mécanisme biologique précis donc comment faire face à cette situation ben c’est précisément l’objectif de la psychiatrie de précision qui se donne comme objectif d’enrichir les classifications diagnostiques qu’on a on va pas les supprimer on veut les enrichir avec des biomarqueurs spécifiques pour stratifier les trous bipolaires en sous-groupe homogène le deuxième objectif de la médecine de précision c’est d’essayer de comprendre les causes et les mécanismes qui soutendent les maladies je vous ai donné des exemples ce soir que ça soit l’inflammation que ça soit les anomalies qu’on observe avec les psychoses auto-immunes que ça soit le syndrome métabolique donc cibler comprendre les mécanismes ça permet de développer des stratégies thérapeutiques qui vont être spécifiques d’une anomalie d’un mécanisme d’une cause particulière et le troisième objectif de la psychiatrie de précision c’est développer aussi des marqueurs objectifs mesurables quantifiables pour évaluer l’efficacité thérapeutique encore une fois comme on le fait dans les autres maladies donc on a besoin de développer C cette médecine de précision qui a comme ambition est-ce qu’on va y arriver je l’espère de développer le traitement exact pour un patient spécifique au bon moment donc pour développer ce cet ambitieux programme on a un programme qui va se déployer sur 7 ans euh il y a déjà 2 ans découlés donc on en a encore 5 ans pour d’une part continuer à vous demander de participer au cort qui sont issu de nos centres experts et aussi des centres du Rhu psychire on va proposer au patients une fois qu’ils sont évalués si bien sûr sils acceptent de faire partie de cette corp du PEPR qui s’appelle French minds donc vous voyez là le petit logo et on va proposer aux patients qui acceptent de participer à cette étude non seulement une caractérisation clinique approfondie et qui est la même quelle que soit la pathologie de faire d’avoir une évaluation digitale avec un agent conversationnel sur son téléphone qui va poser des autoquestionnaires mais aussi avec des évaluations passives qui vont permettre de mesurer le sommeil l’activité physique les activités sociales et puis on va faire des prises de sang qui vont nous permettre de caractériser de façon extrêmement fine les marqueurs génétiques les marqueurs métabolomiques les marqueurs protéomiques épigénétiques et immunologiques et on a enfin les moyens pour faire de l’imagerie cérébrale et d’électrophysiologie toutes ces données vont être étudiées ensemble euh elles sont comme on le fait depuis des années à la Fondation fondamentale ouverte pour collaboration c’est des bases de données qui sont et qui vont être l’ enrichi par toute une série de marqueurs qu’on avait pas jusqu’à présent ce qui va nous permettre de faire ce qu’on appelle des bases de données multimodales c’està-dire que les les pathologies les dimensions qu’on veut identifier vont pouvoir être caractérisé avec plein d’entités plein de dimensions plein de méthodes particulières pour essayer de mieux comprendre et de mieux décrire euh les entités cliniques et de trouver à l’aide des autres stratégies qui vont être déployées pendant ce ce programme les causes et les mécanismes de qui explique ces dimensions qu’on va tester qui vont ensuite être testés soit dans des essais cliniques ciblés sur des sous-groupes spécifiques de patients mais aussi testés dans des grandes base de données qui existe soit au plan national soit au plan international puis ensuite on va essayer de stimuler le développement de sociétés d’industriel qui s’intéresse à ce qu’on veut développer qu’il s’agisse de marqueur biologique ou de d’outils digitaux ou d’outils thérapeutiques et puis bien sûr avec vous et pour vous on va avoir une grosse partie d’information de communication pour part partager avec vous les les découvertes mais aussi les outils qu’on va déployer il y aura toute une série de de conférences et de colloces sur les outils pour à la fois les usagers on est en train de développer une plateforme qui va qui va démarrer on l’espère dans pas très longtemps pour vous donner des informations sur les découvertes sur les essais cliniques en cours et vous permettre de de d’y participer de vous inscrire et puis on va essayer d’attirer la jeune génération de professionnels de santé ou de chercheurs pour pour je suis désolé pour être intéressé et attiré vers la psychiatrie et la recherche en psychiatrie donc pour terminer je voudrais j’aurais dû le faire tout à l’heure remercier tous ceux qui participe à ces travaux qu’on fait sur l’immunopsychiatrie là je vous ai mis juste les équipes au niveau national mais on travaille aussi beaucoup au niveau international et dire que tous ces travaux ont été men menés avec mon ami et collède Riad Tam qui nous a quitté au début de ce mois de février et voilà c’est vraiment lui qui avait été le porteur de tous ces travaux qu’on va essayer de de continuer en en sa mémoire a changé d’hôpital les mal décédé il est décédé voilà jeou voulais cetteérence soit en son en son en son hommage à son souvenir de tout ce qu’il a fait pour nous et avec nous il était venu à nous parler aussi lui oui oui pardon pardon bon bon j’ai une question euh qui qui rassemble certaines questions du de parmi les les spectateurs les conditions d’accès est-ce que les patients doivent être stabilisés est-ce qu’ils peuvent aller arriver dans un état dépressif ou hypomaniaque maniaque quelles sont les conditions il y a plus de 8000 patients dans nos corps déjà sur qui viennent des centres experts donc c’est la même chose que T tous les patients qui sont vus sur les centres experts comme c’est un bilan relativement long on les inclut en général on leur propose de participer à cette évaluation quand ils sont stabilisés parce que sinon l’évaluation est tellement longue enfin elle est longue est c’est une demi une demi-journée mais il faut être en forme pour pouvoir participer à cette évaluation donc oui il fautiser comme pour tout bilan sur le Centre Expert parce qu’en fait on va utiliser les données du centre expert pour les compléter avec des auto-évaluations et avec des prises de sang et avec une imagerie cérébrale donc c’est la suite de l’évaluation qui est faite sur les centres experts donc le premier temps c’est le passage sur un centre expert puis la l’inclusion si on l’accepte et si on le souhaite dans cette cte qui va on l’espère être porteur de beaucoup beaucoup d’informations donc est à votre disposition là je vous ai juste donné des informations très rapide mais on est à votre disposition pour venir vous en parler plus en détail de ce PEPR peut-être à une autre conférence oui les inclusions vont démarrer probablement en janvier 2026 si on est bon en septembre prochain on a toutes les autorisations mais maintenant il y a encore beaucoup de travail pour embaucher des équipes spécifiques pour les former pour fabriquer tous les outils d’évaluation qu’on va utiliser donc on on a encore un petit peu besoin de temps merci beaucoup question avoir des réactions immunitaires contre certains médicaments ou certains excipients utilisés surtout dans les comprimés à libération prolongé comme le teraly que mon corps semble rejeter en retrouvant même le comprimé euh euh excréé alors on n’a pas de de donné à mon avis de production de défense immunitaire si c’est ça la question donc d’anticorps par exemple qu’on fabriquerait contre des médicaments ça peut être une P de recherche à ma connaissance il y a pas d’étude là-dessus d’accord merci merci beaucoup beaucoup de questions un petit peu individuelles bon auxquelles je pense pas que vous puissiez répondre de façon efficace je je n’envoie pas d’autres enfin Émilie t’envoie euh moi ce que je vois c’est surtout d’ordre pratique euh comment accéder à la Corte euh faut-il s’adresser au centre expert et est-ce que toutes les informations se trouvent sur le site de la Fondation fondamentale se trouve sur le site de la Fondation fondamentale et maintenant on a un site spécifique au PEPR que j’avais mis sur la première diapo mais j’ai oublié de vous le dire qui s’appelle je crois pepr.propsi.fr vous me donnez 2 secondes je vais vous redire parce que je sais ça c’est bien merci pouvez et et on vous en donnera de plus en plus he ça vient de commencer oui donc le site du PEPR c’est PEPR tradeunionprsi.fr et c’est aussi bien sûr sur le site de la fondation fondamental qui vous redirige vers le PEPR et on vous donnera au fur et à mesure toutes les informations il va y avoir un site dédié pour les usagers qui est pas encore construit euh qui voilà tout ça est en train de se mettre en place très bien bon bah vous nous avez enfin moi je retiens essentiellement que il faut soigner le syndrome métabolique et soignant le syndrome métabolique on soigne le reste le cerveau bon en fait dans ce sens-là c’est pas aussi évident que que ça enfin je crois que c’est très important effectivement bon pu c bon pour tout le monde aussi j’ai bien compris de de manger correctement donc bah écoutez euh je pense que on va vous on va vous libérer parce que vous avez déjà donné beaucoup de votre temps et on vous remercie beaucoup et surtout mer de votre invitation n’hésitez pas quand vous avez vous savez très bien que vous avez quelque chose à nous dire je sais que que il faut prendre rendez-vous longtemps à l’avance mais mais bon on est toujours prêt à on répond toujours prêt et vous aussi d’ailleurs madame ben je vous souhaite une bonne soiréeition ouais bonne soirée merci beaucoup beau merci beaucoup et je remercie tous les participants de d’avoir d’être venus bonsoir m merci à tous bonne soirée à tous

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