La révolution du vélo urbain redessine nos villes et nos modes de vie : entre Bike Life extrême, vols de vélos en série et essor du cargo bike, la mobilité douce est à la fois un espoir et un défi. Un volet choquant dévoile comment plus de 400 000 deux-roues sont dérobés chaque année, alimentant un trafic clandestin qui fragilise la sécurité routière. À l’inverse, les adeptes de livraisons à vélo et d’aménagement cyclable démontrent que le vélo urbain peut être une solution durable. Plongée immersive dans des course-poursuite à 50 km/h, analyse de la répression policière et portrait de ces coursiers : ce documentaire explore tous les angles d’une révolution deux-roues.
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Réalisateur
di Ros Marc
Fini les soirées et les parties de foot entre copains, Alors, comme beaucoup de Français, de plus en plus de jeunes, remonte Tancel. Aujourd’hui, on va aller rouler. Paris Oui, on va aller à Paris. Un sport autorisé. Pourtant, le père d’Enzo est toujours un peu inquiet lorsque son fils part en vadrouille. Il est sur son vélo du début de la journée, à la fin. Il va bosser en vélo. Et puis, il y a même une fois, Je l’ai viré de la chambre parce qu’il dormait avec son vélo. Donc, le vélo… Je laisse faire sa passion. Je sais que ça reste dangereux parce que ce n’est pas pour lui chercher du pain, uniquement le vélo. Il est sur la roue arrière matin, midi et soir. Mais c’est vrai que c’est quand même assez difficile de le voir partir sur Paris et faire des trucs qui ne sont pas très catholiques, on va dire. Car Enzo ne roule pas vraiment, comme tout le monde. Petit échauffement dans sa banlieue parisienne, avant de rejoindre son terrain de jeu. Le bitume de la capitale. Et sa circulation. Au revoir, Delon. Feu rouge, passage, piéton, Respecter le code de la route et le cadet de ses soucis. Une pratique illégale et extrêmement dangereuse. Je pense qu’on peut atteindre les 35-40 km par facile. Aller toujours plus vite, Prendre toujours plus de risques, quitte à mettre en danger les piétons. Je suis passé partout, à droite, à gauche. Les gens, ils m’ont vu, ils ont crié aussi. Ce qu’il adore, c’est se faufiler entre les véhicules dans des trous de souris. Quand je fais des descentes comme ça et que je passe entre les voitures et tout, j’ai toujours beaucoup d’adrénaline, beaucoup de sensations. Tu passes proche, il faut être archi précis. Si tu tombes, tu te casses la gueule, tu passes entre une voiture. Ou en camion. Bah, t’as pas le droit à l’erreur, en vrai. La conduite extrême, c’est sa drogue à lui. Y en a, ils fument, y en a, ils boivent. Moi, j’ai besoin de ça, en fait. Moi, j’ai besoin de rouler, de me faire des petites frayeurs. Après, on a toujours un risque. Toujours un risque de se faire mal, de taper un rétro, de taper une voiture, de faire mal aux gens. Mais j’ai évité au max. J’ai mis au Max de passer près des gens. C’est relou. C’est relou parce que si on tape, il y a trop de conséquences après. Trop de problèmes. Et puis, on passe pour des petits merdeux. Moi, j’ai pas envie de passer pour un petit merdeux. Mais Enzo n’y met pas toujours du sien. Merci, madame. Ouais, ouais. Elle est pas contente. Un salto pour la route, avant de passer aux choses sérieuses. Dans les grandes villes, ces trompes-la-mort se lancent des défis sur cette application mobile. Au milieu du trafic, ils définissent des tronçons de route qu’ils doivent parcourir le plus vite possible. Du coup, Il faut que je fasse un sprint de 300 mètres, je crois bien que c’est ça, en moins de 39 secondes. Pour que j’essaye de battre le record. Le mec, Il a fait ça en 36 secondes et il roulait à 50 km, heure. 49,8 plus précisément. Ça va être archi chaud. Ça va être même très, très chaud. Enzo n’a pas un vélo de course, mais il a de bonnes jambes. Et s’élance sur ce grand boulevard parisien. À 45 à l’heure, Il y a de quoi terrifier les piétons. 300 m d’un sprint intense qui le laisse à bout de souffle. Mes jambes, elles sont toutes molles. C’était trop d’efforts d’un coup. Enzo n’a pas battu le record, mais il fait tout de même le 8e meilleur temps jamais réalisé sur ce tronçon. Depuis le premier confinement, les ventes de vélos ont explosé de 30% en France. Un engouement sans précédent qui crée de nombreuses tensions dans les villes, entre cyclistes et automobilistes. C’est une piste cyclable, vous n’avez rien à faire là. Franchement, on fait toujours chier. Mais on fait toujours chier, c’est toujours les cyclistes. Tu dégages, docteur. Le déplacement sur un vélo ne devrait jamais mener à l’hôpital ou à la morgue. Ça doit absolument changer. Il n’y a jamais eu autant d’accidents. 60 000 cyclistes ont fini aux urgences l’an passé. De nouveaux usagers. Qui n’ont parfois aucune conscience des risques qu’ils prennent. Ça fait trois minutes que je suis derrière vous. Vous avez grillé cinq feux rouges. Quoi Ils pensent qu’ils ont le droit De tout faire. Il n’y a pas de code de la route pour eux, en fait. Alors, monsieur, ça n’arrête pas, c’est rouge et il y a un piéton. C’est normal. Ce sont les nouveaux barbares urbains. De leur côté, les marchands de vélos se frottent les mains et sont souvent en rupture de stock. Là, il y a six mois d’attente. C’est énorme. On n’a jamais connu ça. Leur précieuse marchandise est même devenue la cible de bandes organisées. Ils ont agrippé tous les vélos et les auront montés par le toit. Le préjudice est estimé à 183 000 euros. Nous avons fait une expérience à Paris en attachant un vélo équipé d’une balise. Il a été dérobé en quelques heures seulement. Mais nous avons pu suivre son étonnant parcours. En France, 400 000 vélos ont été volés l’an passé. Un marché parallèle où l’on peut acheter n’importe quel modèle à prix cassé. Si la Révolution vélo fait souffler un vent de liberté sur la France, elle entraîne aussi son lot de dérives. À Paris, jamais les vélos n’ont pris autant de place. Notamment depuis la création des coronapistes. Au total, 1065 km de voies accessibles aux cyclistes. Alors, parfois, c’est un peu la guerre de territoire avec les voitures et les scooters. Altis, 33 ans, ne supporte plus les incivilités de certains chauffeurs. Comme ce livreur stationné au milieu de la piste cyclable. Il y a quelques années, Cet informaticien fan de vélo a été victime d’un grave accident. Comme tous les jours, je me rendais au travail et à un endroit sur le boulevard des Maréchaux, Il y avait des travaux et une voiture a coupé une ligne blanche, me coupant la route. Altice n’a pas d’image de son accident, mais il a retrouvé sur Internet cette vidéo d’une situation parfaitement similaire. C’est une voiture qui a coupé la route comme ça. Il fait un salto par-dessus la voiture. Comme j’ai pu le faire, moi, j’ai malheureusement eu à poser mon pied sur la voiture pour amortir. Le choc, ce qui a brisé la jambe. On peut voir effectivement ici que c’était brisé. Et c’est pour ça que j’avais vu. Ma jambe en trois en fait. Pour consolider l’os, il n’était pas possible de mettre un plâtre, donc il était obligé de mettre un tube à l’intérieur de l’os. Altice aurait pu ne jamais remarcher. Le chauffard a fait un délit de fuite et n’a pas été retrouvé. En 2020, en France, 60 000 cyclistes se sont retrouvés aux urgences et 182 ont perdu la vie. Dans la plupart des cas, suite à des collisions avec des véhicules motorisés. Ne vous fiez pas à son petit vélo pliable. 50 euros, comme il est surnommé, est un peu une légende. Le chevalier blanc des cyclistes, toujours masqué pour éviter les représailles. Car ce militant a des méthodes radicales pour traquer les chauffards. Bonjour, monsieur, mettez-vous sur la voie des voitures uniquement Les gens, ils vous contourneront Merci beaucoup ! Avec lui, Il est rare que cela se passe aussi. courtoisement. L’homme aime aller au contact. Vous n’avez rien à faire sur ça. Ce vélo, monsieur, c’est pour les vélos. Bravo. Un petit coup de pied, ce n’est que la première altercation de sa journée. L’une de ses obsessions… Il faut s’arrêter au pointillé, monsieur. C’est la protection des sas-vélos. Vous êtes sur un sas-vélo, Il faut reculer. Parce que sinon, moi là, c’est pas la place. Le SAS vélo, c’est la zone ici qui est située derrière. La ligne d’effet du feu, les pointillés, et qui est normalement réservée aux gens comme Madame, qui sont à vélo, Et pas du tout comme lui, avec son SUV, qui devrait être derrière les pointillés. Et c’est permanent, et c’est dans toutes les villes de France. Et ça permet normalement aux cyclistes de se mettre devant les voitures, d’être bien visibles et d’éviter de respirer les gaz d’échappement. Des espaces rarement respectés par les scooters et les voitures. Alors, ils se chargent de faire la police. Bonjour, vous savez ce que c’est un SAs vélo Sas vélo ? Sas vélo, Ça existe depuis 1998, comme la Coupe du monde, Sauf que personne n’a entendu que ça existait. Il ne faut pas se mettre à l’endroit où il y a des pictogrammes. vélo, C’est une zone qui est réservée aux cyclistes. C’est l’équivalent de griller un feu, Il faut se mettre derrière les pointillés. Vous verrez très bien le feu, tout pareil. Voilà, encore, On va leur faire comprendre qu’ils sont plus propriétaires de la route, qu’il n’y a plus qu’eux, C’est plus tout pour les voitures, les motos, les scooters, Et qu’on a aussi le droit d’avoir une place. On me reproche des fois d’être un petit peu trop extrême, d’aller au contact. Quand, en face de nous, on a des gens qui n’entendent rien, qui ne veulent pas savoir, qui sont agressifs, qui sont violents, Là, on choisit de sortir un petit peu les outils. Ces outils, les voici. Des autocollants. Avec son humour bien caustique. 100 chevaux sous le capot, un âne derrière le volant. Le genre de blague qu’il colle sur les véhicules mal garés. Pas très méchant, Je pense que ça correspond bien à la situation. Ces ouvriers étrangers se demandent bien ce que leur veut ce vengeur masqué. Vous bloquez la ligne de cycle, donc vous devez partir d’un autre endroit. 5 minutes, c’est tout bloqué. C’est toujours 5 minutes, c’est trop. Le militant continue sa tournée des pare-brises, Mais ses autocollants ne font pas rire. Tout le monde, comme le propriétaire de ce scooter. Je ne vais pas casser ta caméra. Tu me poses, je vais la casser. D’accord, Je suis dessus. Qu’est-ce que vous faites sur une bande cyclable C’est fatigant, Il y a de quoi se garer en face en plus. C’est que t’as rien à faire ? Non, j’ai rien à faire, bien sûr. T’as pas le temps de t’habiller ? Oui, bien sûr. Les étiquettes ? Bien sûr, bien sûr. T’es bien ? Voilà. Eh oui, on va faire retour à l’envoyeur, C’est pas très grave. Cadeau. Je suis pas une poubelle. Mais vous avez raison, la prochaine fois, J’appellerai la police, ça ira plus vite. Ah, ouais Ah oui, c’est bien, man. Avec son sens de la provocation, il y a toujours un moment où ça finit par dégénérer. T’as qui? La voiture C’est à qui la voiture là C’est à toi, c’est pas… C’est une piste cyclable, vous avez rien à faire là ? Le propriétaire du véhicule commande un sandwich dans ce fast-food, Mais il prétend être en train de travailler. Je suis un contrôleur en train de travailler. Oui, mais vous êtes en train d’acheter à manger, vous n’êtes pas en train de… C’est qui qui vous a dit que j’achète à manger Mais j’en sais, rien, vous êtes juste sur une piste cyclable, donc il faut bouger. Non mais tout de suite ! Oui, mais ça vous donne pas le droit de mettre en danger les gens, Monsieur Attention ! Ah, oui, je vois ça, ouais. Donc je fais quoi ? J’appelle les flics ? On fait comment On fait un bridge sur le capot Très bien, très bien. Je suis un agent de sécurité. Bien, bien. Moi, je suis un cycliste sur une piste, regarde. Je commence un bridge et je dégage. Un agent de sécurité qui, délibérément, ne respecte pas la loi. Étonnamment, certains badauds prennent la défense de cet automobiliste. Pour eux, les fauteurs de troubles, ce sont les cyclistes. Juste un gamin, bouchon. Juste un gamin. Ah, oui, Et alors C’est à cause de qui, ça Ah, c’est à cause des cyclistes ! Oui, on fait toujours chier. C’est toujours les cyclistes qui font chier. C’est toujours nous qui faisons chier. Je conduis mieux que toi. C’est du montard. Montre ton permis. Mais là, vous ne conduisez pas. C’est du montard. Oui, moi, j’ai le permis de conduire. Le conducteur refuse de déplacer son véhicule et finit par nous menacer. On bougeait ! Non, J’ai pas eu le temps de coller de Stickers parce que ça a dégénéré et je pense que ça ne les aurait pas vraiment fait rire. Là, on était à deux doigts de finir à l’hôpital. Seule solution, à ses yeux, que la police ne fasse preuve d’aucune indulgence avec ces automobilistes. Pour la personne, ça fait dix ans qu’elle fait ça et que jamais un policier est venu lui dire « maintenant vous dégagez » ou alors « on vous colle un PV » , ben non, vous bougez, mais non, vous mettez un PV quand même. Tant qu’il n’y a pas de réflexion, ces personnes-là croient que finalement, c’est normal, c’est comme ça qu’on fait. Comme lui. Beaucoup de cyclistes rêvent d’une ville sans voiture. De nombreuses associations sont très actives pour demander toujours plus de pistes cyclables. Il y a quelques semaines… Au petit matin, dans le parc de la Villette, à Paris, des militants déplient ce tapis rouge pour demander la construction d’une piste. Mais ici, ils ne sont pas vraiment les bienvenus. Bonjour, je suis Jean-Sébastien Catier, Je suis le président de l’association Paris en Sel. Comme il y a la place, il faut aménager un itinéraire vélo fonctionnel sur un axe qui est un axe majeur à l’échelle de la région. La directrice du Parc de la Villette est totalement opposée à ce projet. Le parc, Il faut que les piétons restent prioritaires. Ça veut dire qu’on doit pouvoir se balader en famille avec les enfants. Vous le savez, l’été, c’est noir de monde, les berges du canal. Et il ne peut pas y avoir une route où on a le droit de rouler à 30 km heure dans le plein milieu d’un parc. Selon elle, tous les cyclistes ne sont pas aussi vertueux qu’ils le prétendent. On assiste à des accidents de plus en plus nombreux. Des piétons perfidés par des vélos. Des vélos qui se… Il y a un développement très fort du vélo, des nouveaux adeptes du vélo qui n’ont pas forcément toutes les règles de respect entre les âgés du parc et en tête. Un avis partagé par de nombreux riverains. Comme cet homme qui prend à partie les militants. Frédéric habite le quartier. Et nous le retrouvons quelques jours plus tard. Il tient à nous montrer à quel point certains cyclistes ne respectent aucune règle. Ce début de matinée, comme pratiquement tous les jours, Je vais aller prendre un café pour démarrer ma journée normalement. Ce rituel serait devenu un enfer à cause de la piste cyclable installée en bas de chez lui. Les piétons. Sont obligés d’être attentifs, non pas aux voitures ou aux motos, mais aux vélos. Parce que c’est n’importe quoi. La piste n’est pas aussi bondée que d’habitude, à cause de la pluie qui tombe ce jour-là. Et pourtant, mieux vaut rester vigilant. Le feu est vert pour les piétons, et une grand-mère tente de traverser avec sa petite-fille. Alors, monsieur, ça n’arrête pas, c’est rouge et il y a un piéton. C’est normal. Eh, ouais, c’est normal. C’est devenu notre vie courante. Donc, là, on a un vrai souci. Il ne s’arrête pas, il n’en a rien à foutre. 80% Des cyclistes ont une attitude globalement de mépris à l’égard des piétons. Ce sont les nouveaux barbares urbains de notre cité. Ils nous font plus peur que les toxicomanes de Stalingrad. Ce n’est pas normal. Après de longues minutes, seule une cycliste finit par respecter le feu rouge. Frédéric n’en revient pas. Pourquoi avez-vous pris la peine de vous arrêter, vous, au feu ? Vous reprenez vos dessous, vous en profitez. Alors ça, vous avez raison. Mais de respecter, c’est assez étonnant. Il ne faut pas être speedé. Je suis d’accord avec vous. Mais vous voyez, Ils n’arrêtent pas de passer partout et de nous faire peur. Bonne route. À Paris, une certaine forme de tolérance a longtemps prévalu vis-à-vis des cyclistes. Mais face à l’augmentation des accidents, la police a décidé de sévir. Voilà ça, fixe Donc vous le savez, On va faire une opération cycliste ce matin. Juste pour vous rappeler quand même qu’en 2020, On a eu une explosion de l’accidentologie qui touchait les cyclistes. On a eu plus de 50% de hausse. Et donc, conformément aux instructions que nous avons eues du préfet, nous allons nous axer sur les infractions les plus graves. Merci à vous. Plus de 50 policiers composent la Brigade cycliste de Paris. Ce jour-là, Une dizaine d’agents se dirigent vers les quais de Seine, l’un des axes les plus fréquentés par les vélos. C’est le secteur idéal, parce que c’est par là que passent tous les gens qui vont travailler le matin, que ce soit en voiture ou en vélo, C’est là où on a le plus de monde. Et dès les premiers contrôles, presque tout le monde est en infraction. Vous êtes sur le trottin, monsieur, venez vous mettre en sécurité. Ok, vous mettez la béquille, s’il vous plaît, sur le vélo et vous me présentez une pièce d’identité. Ça va, c’est pas un problème. Est-ce que je vous contrôle pour le port des oreillettes D’accord, à vélo. À vélo. Vous allez vous faire surpreindre, non Oui, c’est super, mais vous avez expliqué. C’est interdit de mettre des oreillettes à vélo. D’accord, Je ne savais pas. Ça fait six ans que c’est en vigueur. Je ne savais pas que c’était répliqué au vélo. Vous êtes sur la route Oui. Donc, c’est le code de la route. Vous allez me la remettre ? Oui, monsieur. Et cela ne fait que commencer. Monsieur, c’est l’infraction parce que vous n’avez pas de catadioptre à l’avant. Vous voulez signer ou non Vous me remettez une autre infraction C’est pas de quoi C’est quoi ? Non, le petit effet lumineux qu’on est censé avoir ici. Vous voyez ce que vous avez sur la pédale Vous signez ou vous refusez de signer Et pour finir, monsieur, est-ce que vous voulez signer la contravention pour le non-port des catadioptres à l’avant C’était l’arrière avant, Maintenant, c’est l’avant. Pas de bande lumineuse à l’avant, ni à l’arrière du vélo. Avec les écouteurs, Cela fait 3 infractions à 90 euros pour un total de 270 euros d’amende. Vraiment, vous êtes là, vous êtes un festival, là. C’est mon travail, monsieur. Oui, oui, c’est très bien. Vous respectez la loi, mon travail, il est nul. C’est parfait, voilà. Si vous ne respectez pas la loi, j’ai du boulot. Merci à vous de me donner du travail. C’est une bonne journée. Bonne continuation à vous, monsieur. Que ce soit pour téléphoner ou écouter de la musique… Pour beaucoup de parisiens, C’est comme si les oreillettes faisaient partie intégrante de l’équipement du cycliste. Bonjour. Je vais vous demander où vous avez vos oreillettes, s’il vous plaît. J’en ai besoin pour le GPS. Monsieur, bonjour. Je vous verbalise pour le port des oreillettes, monsieur. C’est pas vrai. Oui, monsieur. C’est une merveilleuse. Quand on est en voiture, on peut écouter de la musique, on n’écoute pas la musique. C’est pas seul avec les oreillettes. 90 euros. Soit une bonne journée, monsieur. Au revoir. Le problème, c’est qu’ils sont en vélo. Donc, pour eux, ils ne sont pas en véhicule, ils ne sont pas en deux roues motorisées. Donc, ils pensent qu’ils ont le droit de tout faire, qu’il n’y a pas de code de la route pour eux. Ils ont le droit de franchir un feu rouge parce qu’ils sont en vélo. Ils ont le droit de porter des oreillettes parce qu’ils sont en vélo. Ils ont tous les droits. Ils ont tous les droits. Pour eux, il n’y a pas de code de la route. C’est d’autant plus dangereux qu’ils sont encore plus vulnérables que s’ils étaient en véhicule, mais ils ne le comprennent pas. La brigade part se poster sur un autre axe important. Quand devant eux, sans aucune gêne, ce jeune homme leur coupe la route et grille tranquillement un feu rouge. « Attention madame ! » « Un feu rouge ? Enlevez votre capuche s’il vous plaît. » Un geste qui va le trahir. « Couteau, vengo ! » « Allez, présentez-nous une pièce d’identité s’il vous plaît. » Il écope de 90 euros d’amende pour le feu rouge. Mais le jeune homme est mineur, alors les policiers se montrent indulgents. 90 euros, C’est vos parents qui vont devoir payer déjà. Donc, j’évite d’enfoncer vos parents parce qu’ils sont responsables de vous sans être responsables de vos actes. D’accord ? Donc, là, vous allez respecter les feux, enlever vos écouteurs et respecter le code de la route. L’adolescent n’échappe pas à une bonne leçon. Là, je vais vous faire un topo rapide. Vous allez comprendre pourquoi on vous arrête, comme ça. On vous renverse. On vous tue. Il faut que ce soit nous là. Qui appelions vos parents. Bonjour, votre enfant, il est mort, écrasé par quatre roues de voiture. Vous pouvez venir le reconnaître, s’il vous plaît, voir si c’est bien, lui C’est bon, ça vous parle ? Allez, monsieur, faites attention. Ces jeunes cyclistes n’ont souvent aucune conscience des risques qu’ils prennent. Le cycliste type qui se croit seul et qui fait les feux parce qu’il ne se sent pas en danger, parce qu’il voit qu’il n’y a personne. Dans la rue transversale, il y va. Il est sur son terrain de jeu, il est serein, il y va. Là, c’est pareil. Feu rouge avec une oreillette. Voilà, on va aller voir. C’est reparti pour une belle démonstration d’inconscience. Cette jeune femme en veste blanche, en pleine conversation téléphonique, enchaîne les feux rouges. Vous pouvez raccrocher. Ça fait trois minutes que je suis derrière vous. Vous avez grillé cinq feux rouges. Quoi Ah, oui, On ne pouvait pas être sur les écouteurs en pleine discussion. Si, vous avez cramé des feux rouges. Vous n’avez même pas regardé à gauche et à droite. À tout moment, vous vous faisiez renverser. Ah, bah, si. Ok, je vais en me jeter. C’est sûr que là, si je fais un calcul, on est à… On est à 540 euros. Non, non, non, non, non, non. J’ai pas cet argent. Mais je vous jure que je n’arrive même pas à y croire. cinq. Je ne suis pas d’alcoolienne. Une bonne amende qui devrait l’inciter à plus de vigilance. « Dans plein de conversations, on a écouté la conversation de A à Z. Elle était à fond dans sa conversation et en fait, Elle ne s’est même pas rendue compte qu’elle avait brûlé autant de sourd. Je pense que j’étais juste derrière. Et au niveau des carrefours, elle ne regardait ni à gauche, ni à droite. » À Paris, les contrôles se sont intensifiés pour tenter de changer ces comportements. Beaucoup trop répandus. Mais les policiers sont bien démunis. Pour faire face à une nouvelle tendance, une pratique extrême qui explose chez les adolescents français. Cela s’appelle la « bike life » , un mouvement né aux États-Unis il y a quelques années. Le principe Effectuer des figures acrobatiques au milieu de la circulation. Chaque samedi, à Paris, ils sont des centaines à prendre d’assaut les rues de la ville. Salut Ça va Tranquille ? Ah, Melvin ! Ça va Ça fait longtemps qu’on n’a pas roulé longtemps. Melvin À Bussy-Saint-Georges-En-Seine-et-Marne, Cette bande de potes ne rate aucun des rassemblements de la Bike life. Montre-nous tes talons Voilà Ils ont entre 15 et 18 ans et depuis le début de la crise sanitaire, Le vélo leur a permis de remettre le nez dehors et de retrouver un peu d’insouciance. Pendant le confinement, vu qu’il n’y avait rien à faire, J’avais plein de vidéos et un jour, j’étais tombé là-dessus. C’est assez stylé quand même, leur vélo, comment ils s’étaient customisés, les pièces qu’ils avaient mises, les figures qu’ils faisaient. J’ai trouvé ça impressionnant et j’ai dit Moi aussi je veux faire ça. Et depuis, je suis là-dedans. C’est comme une drogue en fait. Il y a beaucoup de gens qui ne connaissent pas ça en France, et c’est vrai que ça peut impressionner, On peut se dire qu’est-ce qu’ils font. Mais en fait, à la place d’être chez nous, devant les jeux ou en train de faire des trucs. Pas bien, On est là sur nos vélos, on s’entraîne. La backlife, c’est la rue, c’est le style, c’est l’art. Mathias, 18 ans, n’est pas le plus costaud de la bande, mais il est l’un des meilleurs riders français. Ça, c’est beaucoup, beaucoup d’équilibre quand on n’est pas à beaucoup de vitesse comme ça. Il faut jouer énormément avec le frein, parce que sinon la roue avant, elle retombe. Mathias peut rouler en roue arrière sur des kilomètres. Dans sa panoplie, il maîtrise des dizaines de figures. Encore plus spectaculaire. Vous arrivez à faire ça Ouais, qu’est-ce que tu fais là ? Je suis en train de faire un surf, Du coup, ça consiste à être debout sur le vélo, comme ça s’appelle un surf, la position, voilà. Donc, un pied sur le guidon et un pied sur la selle, et on tient debout. C’est ma figure préférée, celle-là. Dans quelques heures, Mathias et ses copains rejoindront des centaines d’autres riders à Paris. Une journée qui s’annonce longue et périlleuse, Alors mieux vaut prendre un peu de force. Mathias, Tu veux des pâtes ? Oui, j’ai l’air. Merci. Les pâtes au ketchup, C’est vraiment incroyable. Ça me donne une force toujours. Après, les 30 kilomètres, Je n’ai pas de soucis pour ça. Au départ, Nathalie était ravie de voir son fils se passionner pour ce nouveau sport. J’étais contente parce qu’il passait son temps à l’époque devant les jeux vidéo. Du coup, quand il s’est mis à sortir et rouler, là, ça m’a fait plaisir. Après, quand j’ai vu un peu les risques qu’il prenait, plus difficile pour moi. Je sais qu’il fait du vélo sur la route, entre les voitures, Et quand je vois des vidéos de Baclè, tout, on ne voit pas qu’il chute, qu’il se fasse converser. Vous êtes inquiète ? Oui. Très inquiète, parce que Mathias ne porte pas de casque, comme lui a vu le voir. Et donc, ça, Je ne suis pas pour. Nathalie aimerait bien que son fils et ses copains renoncent à certaines de leurs petites habitudes. Griller des feux rouges, par exemple. J’aime pas du tout. Il y a le code de la route à respecter, il y a les piétons à respecter, il y a les automobilistes à respecter. Il faut que tout le monde arrive à se côtoyer sur la route. Je l’écoute. Et puis, voilà, de toute façon, Je ne peux pas faire autrement. On va se lever ce soir. Ouais, check. Ouais. Ouais. Les 300 riders sont rassemblés Place du Trocadéro. Chaque semaine, ils sont toujours plus nombreux. Là, il y a énormément de monde. On n’a jamais fait ça. Mathias sort tout de suite le grand jeu avec son surf roulant. L’une des figures les plus risquées de la Bike life, telle que tout le monde adore. C’est l’esquive, le Swerve en anglais. Le concept, frôler au plus près un piéton ou une voiture et l’éviter au tout dernier moment. Sur l’asphalte, la moindre chute peut faire mal. C’est ta faute, Zach. Oui, Zach, Il est en train de faire ça. On a fait des swerves. Après, je pense qu’on va faire ce qu’on appelle des combos. C’est des enchaînements, de figures. On passe les uns après les autres. Mais des invités surprises ne vont pas leur en laisser l’occasion. Ce rassemblement est bien sûr interdit en période de crise sanitaire, mais impossible pour les policiers d’interpeller autant de monde. De toute façon, ils passent normalement. Et les policiers, On pense que c’est pas si compliqué. Alors que certains jeunes les provoquent. Les forces de l’ordre se contentent de les disperser. 300 riders se retrouvent désormais lâchés dans les rues de la capitale et ils ne comptent pas rentrer chez eux. Oubliés, les pistes cyclables, Ils s’approprient les rues dans toute leur largeur, quitte à effrayer un peu les autres usagers. L’Armada sème, la pagaille sur la route et les premiers accrochages ne tardent pas, Comme avec ce touriste un peu surpris de se faire rentrer dedans. Les Riders se confondent en excuses et restent fidèles à leur bon état d’esprit. Sur les Champs-Elysées, Il roule sur les trottoirs et joue à l’esquive avec les badauds. Pas de casse chez les piétons, contrairement à ce cycliste, qui n’était pas au bon endroit au bon moment. Ce rider aussi s’est fait une belle frayeur. Donc, là, je vais faire un swerve. Sauf que là, je l’ai raté. Du coup, on entend le bruit de la voiture. Et là, si on voit mon dérailleur, ça a touché ici. Ça a touché la voiture. C’est vraiment choquant parce que j’aurais pu soit y passer ou soit me casser la jambe. Mais voilà, J’ai tenu la vie d’un rider. Après plusieurs heures dans les rues de Paris, la bike life touche à sa fin. Aucun blessé à noter, Mathias s’offre une dernière acrobatie. Il y a un autre domaine où certains cyclistes prennent encore plus de risques, mais pas pour leur plaisir, simplement pour gagner leur vie. Depuis le début de la pandémie, le nombre de livreurs à vélo a explosé en France. Ils sont des milliers à sillonner nos villes. Pour connaître leurs conditions de travail, nous nous sommes fait embaucher dans une start-up spécialisée, dans la livraison de colis. Les managers se la jouent Cool et écolo, avec un mode de livraison respectueux de l’environnement. Mais nous allons découvrir qu’ici, c’est la politique du chiffre qui dicte sa loi. Pour notre première tournée… On nous fournit un sac bien rempli, 20 colis à livrer en 3 heures. Je vais aller le faire. toi. Oui, merci. Nous partons avec la ferme intention de respecter le Code de la route. Dès notre première livraison, nous sommes confrontés aux incivilités des scooters qui envahissent les pistes cyclables. Qu’est-ce que tu fais C’est pas une bouscule en pouce ! Nous évitons la chute de justesse et arrivons à la première adresse. Pour respecter les délais serrés, Nous posons notre vélo à l’extérieur. Ce qui n’est pas vraiment du goût du gardien qui renverse notre vélo. Non, on va faire gaffe. C’est pas ce que je veux. Garelle, on se marre. On n’a pas le droit de livrer, c’est un fou. Non, c’est le droit de livrer. Si je dis garelle, je vais te placer là. D’accord ? Ça commence bien. Merci, merci. Ça va, au revoir. Plus que 19 colis à livrer. Après 4 heures et 35 kilomètres parcourus, nous rentrons épuisés à la base avec le sentiment du devoir accompli. Pour cette première soirée, nous avons mis une heure de plus que le temps prévu et n’avons livré que 15 colis sur 20. Le manager n’est pas content et nous explique qu’il faudra faire beaucoup mieux. En clair, le manager ne nous laissera qu’une dernière chance, Sinon, ce sera la fin de l’aventure pour nous. Tu veux que je fasse un chrono Avec tout le monde, c’est sûr. Tant au arrière, le sac, c’est quand c’est sur le sol. Mais alors, comment font les autres livreurs pour réaliser ces prouesses tous les jours ? Lorsque nous les interrogeons, tous nous répondent la même chose. Quand je vois qu’il y a un croisement, il n’y a que d’un, c’est sûr que ça va passer. Aucun d’entre eux ne respecte le code de la route. Pour aller encore plus vite, certains utilisent des vélos électriques trafiqués, interdits sur la voie publique. Les livreurs sont unanimes, Impossible de réaliser les objectifs, sans multiplier les infractions, L’un d’entre eux a accepté que nous l’équipions d’une caméra lors de sa tournée. Aucun feu rouge n’est respecté, Il enchaîne l’essence interdite et roule sur les trottoirs. Résultat, Tous les colis sont livrés dans les temps. Pour accomplir sa mission, le livreur totalise plus de 70 infractions en moins de 3 heures. Une prise de risque qui ne s’avère pas particulièrement payante. Seulement 2 euros par colis. Des conditions de travail infernales que la plupart de ces entreprises impose à leur livreur. Pour de nombreux Français, le vélo n’est pas synonyme d’infraction et de vitesse, mais plutôt de balade, de bien-être et de plaisir en famille. Alors, on va regarder sur le site. Hakim a déjà sa bicyclette et sa femme, Mathilde souhaite l’imiter. Elle vient d’acheter ce vélo familial électrique, la dernière tendance. Les vélos, cargo, tu sais, c’est les vélos qui sont plus gros ou plus longs que les vélos classiques. Et ça permet de mettre ton frère et toi sur le porte-bagages. On a décidé de passer à l’étape vélo cargo avec deux enfants en bas âge. C’est le moyen le plus simple de se déplacer quand je suis toute seule avec les enfants ou même le week-end quand on veut partir en balade. L’objectif est d’utiliser de moins en moins la voiture. Alors, Ils ont investi beaucoup d’argent pour s’offrir ce modèle. En tout, avec les options et tout, au final, on en a pour 2500 euros. Même à ce prix-là, les délais de livraison n’ont jamais été aussi longs. Ce vélo-cargo, On ne le recevra pas avant le mois de mai. Donc, on l’a commandé au mois de janvier, Ça fait 4 mois de délai d’attente. Et du coup, On s’est dit que ça serait pas mal d’avoir une autre solution entre-temps. En attendant, Mathilde a décidé de Louer un triporteur électrique. Oui, bonjour, c’est Madame Lallot. J’arrive, tout de suite. Merci. Voilà la bête. Belle bête, hein ? Sympa. Cela lui coûte 80 euros par mois. C’est un dispositif mis en place par la région Île-de-France. Donc alors, comment il s’articule Juste là, Vous avez le display qui sert du coup à contrôler l’assistance électrique. Vous pouvez voir en temps réel les kilomètres heure, donc la vitesse à laquelle vous allez. Et vous avez ici les niveaux d’assistance électrique. Il a une autonomie de 50 km. Il est bridé à 25 km heure. On est sur un poids total de 49 kg. Grâce au moteur électrique et à la stabilité des trois roues, Mathilde pourra se balader tranquillement avec ses enfants. Donc, là, c’est une banquette, vous voyez, tout à fait agréable, avec un petit coussin. Et après, il y a une ceinture. Du coup, c’est une vraie ceinture, comme dans un siège auto classique. Et ça permet du coup d’être sûr qu’ils sont bien en sécurité et qu’ils ne m’ont pas gigoté dans tous les sens. Je vous remets les clés, c’est le vôtre. Il y en a qui sont encore plus impatients que Mathilde de découvrir le nouveau Juju. Dans la barquette ? Là, T’es bien accrochée. Tu veux aller l’essayer T’es prête ? C’est parti On va passer sur les quais. Ça nous a secoué les fesses. Partout en France, les ventes de vélos, notamment électriques, ont explosé depuis le premier confinement. La crise économique, Les marchands de bicyclettes ne la connaissent pas. À côté de Poitiers, Gérald, le patron de ce magasin, passe ses journées à recevoir des commandes. Monsieur Descendier, il est parti hier, votre derrière. Le téléphone sonne beaucoup ici. Stocko Volo, j’écoute. Ok, donc ça, c’est en stock. Quelle taille, quelle couleur Ok, à bientôt. Au revoir, à bientôt. Fabrice, l’employé, n’a jamais autant préparé et expédié de vélos. J’en emballe 10 à 20 par jour. Leurs ventes ont progressé de plus de 30% en un an. Là, en ce moment, Il est beau d’être marchand de cycle. Ça, c’est clair. Parce que là, on vend énormément de vélos. Moi, je vous dis, Ça fait quand même longtemps que je vends des vélos. J’ai jamais connu ça. Il y a des gens qui faisaient pas de vélo il y a un an, voire six mois, et qu’aujourd’hui, on se dit, tiens, en fin de compte, le vélo, c’est pas mal. Le seul problème, c’est que la demande est telle qu’il ne pourra bientôt plus y répondre. L’essentiel des fabricants se trouve en Asie et sont en rupture de stock. Là, il y a six mois d’attente. C’est énorme. On n’a jamais connu ça. Gérald a encore une bonne centaine de modèles devant lui. Tous exposés en magasin. Mais après, il faudra s’armer de patience. Ces VTT là, les prochains, c’est 2022. Pas avant. Donc, là, quand je dis aux gens intéressés que si vous ne le prenez pas aujourd’hui, on n’en aura plus jusqu’à… Fin d’année ou début d’année prochaine, On croit même que c’est une blague sur le moment. Malheureusement, ce n’est pas une blague. Gérald n’a même plus besoin de déployer ses talents de vendeur. Les acheteurs se décident en quelques minutes. Vous les essayez pour voir Oui, ça vous dérange pas ? Je suis regardé plein d’endroits, Ils n’ont plus de vélo. Je suis extrêmement surpris d’avoir trouvé du stock aussitôt, sans le commander et pouvoir l’essayer sur le parking en 5 minutes. Gérald veille sur ses vélos comme sur un trésor de guerre. En temps de pénurie, ils n’ont jamais eu une telle valeur, Alors il vient de s’équiper avec des alarmes. Dernier cri. J’ai investi dans une alarme laser. C’est-à-dire que là, vous avez un laser qui balaye tout le dessous du toit. Une fois que j’ai fermé, dès que vous avez un faisceau qui est coupé, ça sonne systématiquement. Rien qu’en système de sécurité, on est à 8-9 000 euros. Mais aujourd’hui, Quand vous voyez le nombre de vélos que j’ai, vu la somme d’argent que ça représente, j’ai plus le choix. Et encore, Je ne suis même pas sûr que ça suffise. Il y a quelques mois, Gérald a été victime d’un cambriolage spectaculaire. Quand je suis arrivé, tous les vélos que vous voyez ici, là, sur… 4 rangées, donc, celle-ci, celle-ci, celle-ci et celle-ci, plus les rangées d’à côté, Il n’y avait plus un seul vélo. Voilà ce que ça donnait sur les photos. Il n’y avait plus rien. Alors, je me suis demandé, mais comment ils ont pu faire pour prendre tous ces vélos ? Il suffisait de lever la tête, Et là, j’ai vu qu’ils avaient découpé toutes les tôles translucides. Vous voyez, c’est celles qu’on a remplacées par les tôles blanches. Ils ont découpé à trois endroits, ici, ici et là-bas. Et à l’aide de grappins, ils ont été pêchés tous les vélos, soit un peu plus de 80 vélos. Le préjudice est estimé à 183 000 euros. Tout le bénéfice de l’année est parti en une seule nuit. Très vite, il apprend que son cas est loin d’être isolé. Dans la région, dix autres magasins ont été pillés. Avec le même mode opératoire. Comme on le voit sur ces images de vidéosurveillance prises chez un autre marchand. Il descendait un filet avec un grappin et il remontait le vélo par le toit. Et avec l’aide de deux complices, il sortait le vélo de noir. Des méthodes dignes des plus grands braqueurs, comme si les magasins de vélo étaient devenus les nouveaux coffres-forts. Les gendarmes ont arrêté une bande de 8 personnes parfaitement organisées. Donc, c’est très simple. Ils avaient deux camions qui étaient garés. là-bas, juste derrière les arbres. Ensuite, ils sont montés par l’extrémité du toit avec une grande échelle. On a même constaté aussi autre chose, Le petit grillage que vous voyez là-bas était découpé. Donc, les gendarmes ont supposé qu’à cet endroit-là, il y avait un guetteur. Et comme ça, qui était là, caché dans les forêts, parce qu’il faut savoir quand même, Il y a des rondes de police et de gendarmerie. Et le fait de mettre un guetteur là… Ils pouvaient tout de suite alerter les gens qui étaient sur le toit. Au moment où les gendarmes ont interpellé les malfrats, les vélos étaient en partance pour les pays de l’Est. Donc, voilà tous les vélos que j’ai récupérés mercredi auprès de la gendarmerie d’Orléans. Donc, sur les 83 vélos, j’en ai récupéré à peu près une cinquantaine. Ils sont en très mauvais état, puisqu’il faut savoir qu’ils ont été chargés à la va-vite directement dans le camion. Gérald attend d’être indemnisé par son assurance. « C’est plus lucratif qu’une bijouterie ou je ne sais quoi. Vendre un vélo aujourd’hui, il n’y a rien de plus facile. Aujourd’hui, vous achetez un vélo sur Troc vélo ou dans le bon Coin, On ne vous demande pas toujours la facture. Vous faites confiance au gars à qui vous l’achetez. » C’est sur Internet que la majorité des vélos volés se retrouvent en vente. Quelques clics suffisent pour trouver des milliers d’annonces avec des bicyclettes à prix cassé. Comme ce modèle. En État, neuf, proposé à 170 euros quand son prix réel s’approche des 500 euros. Le vendeur est un particulier et propose de nombreux modèles. Nous le contactons et dès le lendemain, Il nous fixe un rendez-vous en banlieue parisienne. Salut, Tu viens pour essayer le vélo Non, je ne suis pas arrêté. C’est pour moi. Tu peux essayer ici ? Oui, c’était le tien Oui, c’est pas mon cas. Le vélo est en parfait état, comme s’il sortait tout droit du magasin. Il est un peu grand pour moi. Tu peux en avoir d’autres, des vélos ? Actuellement, j’ai des vélos, mais ils sont tous des L et des XL. Si je te donne un modèle, tu peux m’en avoir un Là, c’est mon projet, J’ai un vélo comme ça. Ah, ouais Ouais. Et tu peux en avoir à peu près dans ces eaux-là, aux alentours de 200 euros ? Je peux en avoir au moins 100. En cette période de pénurie, l’homme semble ne pas manquer de stock. Ok. De toute façon, je pense que tu vas le vendre à ce prix-là rapidement. Bien évidemment, L’homme n’y revendre des produits volés. Pourtant, au cours des trois derniers mois, il a mis en vente près de 100 bicyclettes sur Internet, à chaque fois à des prises imbattables. En France, 400 000 vélos sont volés chaque année. Dans la capitale, c’est un véritable fléau. Nous avons fait un test avec ce vélo de vie. Au préalable… Dans le feu arrière, nous installons cette balise qui nous permettra de le suivre à la trace. Nous l’équipons d’un cadenas bon marché et le laissons dans ce quartier très fréquenté. Il est 16h30. Nous laissons tourner notre caméra à bonne distance. Dès la nuit tombée, un homme se met à roder autour comme s’il faisait le guet. La voie est libre. C’est alors qu’un complice se dirige droit vers notre vélo. Il prend le temps de laisser passer ce piéton avant d’arracher violemment le cadenas. Puis, les deux hommes repartent. tranquillement. Grâce à une application reliée à la balise, nous suivons le parcours de notre vélo. Après son vol dans une rue du 18e arrondissement de Paris, il est amené à 30 km de là, dans le département du Val d’Oise, à Gonesse. Il est localisé dans cette zone industrielle. L’application nous dirige vers ce camion, Le radar de la balise est formel. Notre vélo se trouverait à l’intérieur. Sur la base du camion… Le nom d’une entreprise est indiqué. C’est le patron qui nous répond. Je me suis fait voler mon vélo. D’accord. Je l’avais équipé d’une balise. Cette balise, elle m’indique que mon vélo est dans un camion carré à gonnets. Alors, ce camion, Il est choqué vraiment du nom de votre entreprise, mais en gros… Non, mais c’est pas un camion qui est chez moi, C’est un camion qui a été revendu. Le camion, vous le vendez à qui Mais ça ne vous regarde pas à qui je vends les camions, monsieur. Je ne sais pas, je ne parle pas avec mes potes, mes nuits. Attendez, vous êtes gentils. Il faut contacter la police. Le patron refuse de nous communiquer le nom de l’acheteur. Nous restons auprès du camion en espérant que le nouveau propriétaire arrive. Mais après de longues heures d’attente, toujours aucun mouvement. Pour récupérer notre vélo, nous n’avons pas d’autre choix que d’aller porter plainte au commissariat. Nous leur fournissons la plaque d’immatriculation du camion et la police identifie rapidement le propriétaire. Il vivrait dans ce quartier et serait également propriétaire de ce petit camion blanc. Dès qu’il sort de chez lui, la police le prend en fil à tu. Pour ne pas le perdre dans le trafic, les policiers profitent d’un embouteillage pour l’aborder. « Vous avez un danger dans le camion ? » L’homme se montre coopératif et les policiers l’escortent jusque dans la fameuse zone industrielle de Gonesse. Dans son camion, il y a toutes sortes de marchandises. Des frigos, des matelas ou encore du matériel IFI. Impossible de savoir s’il s’agit ou non de marchandises volées. Au fond du camion, voici notre vélo. C’est à vous, ça L’homme affirme qu’il l’a acquis légalement. Il est soupçonné d’expédier en Afrique de la marchandise volée. Le suspect sera ensuite auditionné. En France, seul, un vélo volé sur quatre est retrouvé. Pour les policiers, ces nouvelles balises permettent d’agir rapidement, avec un temps d’enquête réduit et un taux de succès bien plus élevé.
31 Comments
10:10 , 2 secondes après qu'il soit partir le chauffeur se remet à la même place, aucun nombre d'effort ne pourra corriger une mauvaise infratructure
Alors non !!! Tu te fous du monde Enzo !! Quand tu dis que tu évites d être trop proche des gens alors qu on te vois clairement les frôler volontairement !! Tu es clairement un branleur irresponsable !!
C est dommage parce que ce que tu fais est impressionnant et clairement tu maîtrises mais non !! Frôler les piétons comme tu le fais c'est criminel 😡.
J espère que tu t arrêteras par toi même avant de te prendre un pain par le père d un enfant que tu auras blessé gravement ou pire …tué !
Réfléchi et adapte ta pratique.
Merci !! Et bravo malgré tout pour tout le reste de ta pratique
50 euros…. insupportable !! Ce ptit con passe de la route au piste cyclable au trottoir et il ose faire chier les autres usagers pour leur expliquer la vie ??
Pauvre naze !
Il est triste de constater se jeune homme du grand n’importe quoi …….il suffit une seule fois et déjà en faisant attention les accidents arrivent 😢😢
Une branlée éducative pour le jeune homme !
Le justicier a velo me fait hurler de rire.. 😆😆😆
Gna gna gna…
La chouine avec la muselière.
Homme soja dans toute sa splendeur ! 😂
Les muselières 😑bye
Et le père voyant ça, laisse faire ? non………. enzo ? tu as besoin de ça, d'adrénaline ? ok mais pas en ville comme ça t'abuse …
A 19:50 le mec n'a pas a accepter la contravention. On voit que à 19:20 qu'il à une bande réfléchissante sur ses 2 pneus.
Les catadioptres ne sont pas obligatoires lorsqu'il y a une bande comme celle-ci sur le pneu.
Il préfère se mettre en danger directement que indirectement avec la drogue ou l'alcool
Le port du casque nan ?
Trop tard la Mairie de Paris a clairement dit a la police de ne pas intervenir l'ors des incivilité des cycliste.
Le problème ne vient pas des cyclistes, mais de l'éducation des gens tout simplement.
Une majorité des personnes en vélo se permettent de faire n'importe quoi puisqu'il n'y à quasiment aucune répression (le cas du reportage (entre 18 et 24 minutes) n'est pas très courant).
Ce cas est visible aussi chez une majorité d'automobilistes lorsqu'ils sont dans des lieux où les forces de l'ordre ne sont pas présent (à 50 dans une zone 30 ou sur un parking, stationnement sur passage piétons, sur place de livraison, sur piste cyclable, non respect des distances (que ce soit en suivant ou en dépassant),…).
À part pour le non respect des feux rouges (car sentiment d'impunité), les infractions sont similaires quelques soit le mode de déplacements.
– Cyclistes roulant sur trottoir -> Véhicules garés sur trottoir, ou pistes cyclable.
– Livreurs cyclistes ne respectant pas le code de la route -> Livreurs véhicules ; col au c*l – non respect des stop, des priorités – stationnement dangereux ou illégal (place handicapé, passages piétons).
– Cyclistes ne respectant pas les passages piétons -> Les automobilistes en font de même.
– Non respect des limitations de vitesse de la part des chauffards -> Cyclistes circulant bien trop vite sur parking, zone de rencontre, zone 30, piste cyclable "partagées".
– Oublies des clignotants -> Rares sont les personnes en vélo qui pensent à tendre le bras pour indiquer sa direction (des enfants y arrivent alors pas d'excuses pour les adultes).
– Téléphone au volant -> Téléphone au guidon.
– Cyclistes avec écouteurs en roulant -> Automobilistes avec oreillettes kit main libre ou musiques trop forte. = Dans les deux cas on s'isole de notre environnement et l'on est beaucoup moins attentif à ce qui nous entoure sur la route.
– Usage intensif et inutile de l'avertisseur sonore -> Cyclistes abusant de la sonnette dans les zones de rencontre au lieu de ralentir et de simplement attendre d'être vu ou d'avoir la place de passer.
J'en oublie encore une pléthore, mais ça met en évidence le fait que ce focaliser sur un seul mode de transport pour en ressortir les incivilités est inutile et juste bon à relancer des polémiques plutôt que de se remettre en questions.
Un automobiliste qui ne respecte le code la route seulement lorsqu' il y à un risque de se faire prendre sera un cycliste de m*rde quand il prendra un vélo.
Alors qu'une personne qui respecte le code la route en tout temps (par respect, conscience personnel, honneur, ou je ne sais quel autre raison) sera un bon conducteur que ce soit en vélo, voiture ou tout autre moyen de déplacements.
Ps : mes exemples comparaient véhicules avec cyclistes, mais ils sont transposable sur tout autres moyens de mobilité douce.
parent inconscient et irresponsable
rue daunou, je n'irais plus manger ce bon couscous !!!
Vivement qu'Enzo perde une jambe ou l'usage d'une grande partie de son corps. Il ne mérite que ça ☺😉
Un bonne prune à Enzo, du moins à son père complice, ça ne lui ferait pas de mal. Pourquoi n'est il pas verbalisé ce voyou ?
3:40 tu es vraiment un petit con ! 9:01 "l'une de ses obsessions, c'est … de faire chier son monde"
Enzo arrête tes étude tu ne verras pas te 20 ans
270 euros pour un vélo. Ils auraient très bien pu mettre une seule amande et faire de la prévention. La on sent juste les gros haineux qui font ce métier pour le pouvoir qu'il offre et se font plaisir en étant bien protégé par l'uniforme. Mais c'est bien de montrer comment certains se comportent dans la vrai vie.
C'est un sketch votre reportage, au mieux de la nourriture pour chien.
C'est marrant comme les cyclistes ont des physiques caractéristiques des cyclistes : maigrichons, des voix de petits ado prepuberes, de grandes gue*les, et toujours à vouloir venir au contact d'une manière ou d'une autre. Ah oui, et toujours à chercher la me*de comme ce petit 50 boules. Tous ont vraiment de la chance de pas s'être faits aplatir …
Ils sont les premiers à se plaindre qu'on ne les respecte pas, mais ce sont eux qui veulent imposer leur loi en ne respectant strictement rien.
Enzo est un danger public
Une âme charitable pour ouvrir sa portière quand Enzo passe svp c’est pour la science !
14:00 des extrêmes gauche…
Bike Life= Membre LFI, EXTRÊME GAUCHE fini au RSA…. Soutenu par Jean Luc Melenchon ! HONTE DU CYCLISME !!!!
29:14 C'est des humains ?! Où ??!! Bref, HONTE DU CYCLISME !!!
31:10 😡😡😡😡😡🤬🤬🤬🤬🤬 la racaille tue !!!!!!
33:56 On est bien en France hein ??
34:52 ces managers méritent la taule ou l'exil du pays !