La Méditerranée face aux nouveaux défis liés à la pollution plastique : du traité mondial aux actions locales
Colloque Environnement et Climat – Port-Vendres 26 Juin 2025
“La Méditerranée : carrefour de défis environnementaux”
La pollution et la biodiversité
Pollution
Jean-François GHIGLIONE (CNRS, Laboratoire d’Océanographie Microbienne, Observatoire Océanologique de Banyuls-sur-Mer)
merci beaucoup le micro c’est bon ouais merci beaucoup merci à tous de rester pendant pendant cette longue matinée j’espère que je vais essayer de vous de vous dynamiser un petit peu pour que vous arriviez à tenir jusqu’au repas de midi l’idée en fait ici c’est de vous présenter un petit peu le sous le prisme du traité mondial du plastique les nouvelles questions les nouveaux défis en fait que les scientifiques ont à faire face pour pour essayer de comprendre un peu mieux cette pollution plastique et essayer d’agir en fait sur cette pollution plastique donc j’ai décidé d’ de de faire mon exposé que je vais faire à peu près d’une demi-heure un peu raccourci de sorte qu’on a on pas plus de temps sur les questions sur trois parties premier sur qu’est-ce que c’est que ce traité mondial du plastique et quel rôle les scientifiques peuvent jouer en fait sur ce traité mondial du plastique ensuite je vais vous rappeler un petit peu la nouvelle façon de réfléchir le plastique non plus comme un déchet mais comme un cycle complet donc on parle maintenant de cycle de vie du plastique et puis on parlera éventuellement pendant le pendant les le débat euh des solutions qu’on peut apporter à cette pollution plastique qui euh bah peuvent être variables et on va essayer de distinguer le le vrai du faux dans dans ces solutions qui sont proposées [Musique] alors euh première chose en fait peut-être certains d’entre vous en ont en ont entendu parler en fait depuis 10 ans on est passé de 3 à 6 des limites planétaires qui ont été franchies sur la planète vous connaissez ces neuf limites planétaire en fait qui montre quelque part le une fois qu’on aura dépassé ces neuf limites planétaires on ne saura plus prédire les accidents qui pourront arriver derrière et qui pourront mettre en danger la vie humaine donc en fait c’est ces limites planétaires elles ont été elles ont été fixées depuis 2023 elles ont été largement largement médiatisées et également largement fournies par de nombreux scientifiques qui ont repris ces ces histoire de de limite planétaire et qui sont maintenant vraiment avisé il faut savoir en fait que le plastique lui il va contribuer à au moins il contribue classiquement à toutes mais en réalité il va agir sur trois majoritairement la première elle est évidente c’est ce qu’on discute ce matin c’est la pollution donc là de l’extraction du pétrole jusqu’à la fin de vie des plastiques en fait on va avoir un effet sur la pollution et puis évidemment en fait le plastique va jouer un effet sur la biodiversité parce qu’il va modifier énormément les habitats et vous allez pouvoir le on va on va pouvoir le voir ensemble ensuite et également en fait il joue un rôle essentiel dans changement climatique on considère que c’est l’équivalent de 5 % des gaz à effet de serre qui sont liés à la production l’exploitation et les déchets en fait qui sont liés au plastique donc c’est c’est un c’est un polluant en fait qui est certes à la mode mais qui est en même temps en fait il touche le le citoyen il va toucher même les hommes politiques et en même temps en fait c’est un cortège de de plein d’idées qui sont derrière ce qu’on appelle les déchets et qui sont vecteurs de pollution et qui sont du coup en fait particulièrement discutés et c’est ça qui a été lancé à partir de de 2021 fin 2021 2022 où deux pays en en fait complètement opposé un pays africain un pays un pays très développé ont lancé une idée aux Nations-Unies de faire un traité mondial du plastique alors ce traité mondial du plastique un traité mondial en fait ça prend des dizaines d’années à se monter vu l’urgence en fait géopolitique et l’urgence euh lancée par les par les scientifiques sur cette pollution plastique qui devient vraiment catastrophique euh on est à on est 3 ans après le le début de ces négociations normalement au mois d’août devrait se signer en fait ce traité mondial on devait avoir on devrait avoir ces dernières négociations discuté à Genève donc on a pas mal de scientifiques à à y participer et on a un rôle en fait dans ce dans ces négociations depuis 2021 en fait depuis le début du des discussions sur traité mondial on a créé le ce qu’on appelle la coalition scientifique internationale vous connaissez le JC l’équivalent euh l’idée en fait c’est de de d’avoir une coalition de scientifiques on est plus de 450 membres maintenant de de pas mal de nationalités il y a plus de 65 nationalités maintenant qui sont qui sont présentes avec l’idée de de contrebalancer une science qui ne serait pas indépendante qui serait dirigé par des industriels là l’idée en fait c’est de bah de présenter en fait une science qui est vraiment indépendante sous couvert des articles scientifiques et à chaque fois qu’on annonce quelque chose en fait on on on a derrière nous en fait un cortège de scientifiques qui ont fait des travaux et comme ceux qui vous ont été présentés ce matin c’est ça qu’on va utiliser quand on va discuter avec les avec les chefs d’état avec les représentants des différents pays donc notre rôle en fait essentiellement c’est de d’informer on a eu une évolution énorme en fait dans le dans le traité mondial du plastique qui était au départ dirigé essentiellement par des intérêts économiques et face à aux enjeux et aux démonstrations qu’on a pu faire de l’impact de ces plastiques sur l’environnement on a vraiment eu une évolution en fait sur la façon de réfléchir cette cette pollution plastique on fait face à des lobby qui sont parfois agressifs parfois qui viennent nous titiller sur nos connaissance scientifique mais c’est particulièrement intéressant en fait parce que ça ça permet de voir une opposition qui est même obscurantiste des fois en fait qui va dire des choses complètement des inepsies mais en fait ça nous oblige tout le temps à chaque fois qu’on va donner un message de montrer que la science indépendante elle est capable d’être argumentée par rapport à des lobby qui ont des intérêts complètement économiques et qui malheureusement ont beaucoup plus de moyens que nous parce que quand on va là-bas on paye ça sur nos fonds propres de chercheurs on n’est pas soutenu particulièrement en fait par nos instituts euh ça et ça dans le monde entier hein ça concerne pas seulement les Français et puis en fait les lobbyistes en face de ça ils organisent des événements avec des petits fours avec un un côté théâtral en fait que nous on dispose pas du tout ils sont beaucoup beaucoup plus nombreux en fait nous que que les scientifiques lors du traité mondial et ils ont un rôle en fait qui ne cesse de croître en fait dans le dans ce dans ce traité mondial du plastique ça fait partie du jeu c’est pas nouveau toujours est-il que enfin pour moi c’était les premières fois où j’étais confronté à à cette vision politique en fait de comment on peut utiliser la science pour la détourner et pour essayer de faire passer des intérêts économiques avant avant le le la conscience la conscience scientifique donc c’est c’est intéressant et en même temps c’est assez Ouais intéressant de voir comment les délégués nationaux peuvent être influencés par des lobby et nous l’idée en fait vraiment avec ce avec cette coalition scientifique c’était vraiment de montrer notre sérieux et on a été reconnu d’année en année en fait ça fait on participeit pas toutes les à part toutes ces négociations et en fait aujourd’hui on a vraiment un rôle qui a été souligné en fait par les Nations unies et on est assez fier de ça dans le sens où il y a une certaine alors évidemment on n pas la vérité hein Mais c’est c’est vraiment intéressant en fait de de pouvoir s’appuyer sur toutes ses études tous ses collègues en fait et de pouvoir dire que la science est là derrière pour pouvoir répondre à des questions assez simples en réalité alors les avancées de de de des négociations les appellent ça les INC elles ont été assez énormes en fait au départ c’était essentiellement on va parler du recyclage et du fait que il y a certains pays qui collectent pas suffisamment et le problème du déchet il vient de là et le problème de la pollution plastique elle vient de là donc ça c’est ce qui a été vraiment balayé et on a passé beaucoup de temps en fait à expliquer pourquoi ça n’était vraiment pas la solution de de de dire que l’important c’est de nettoyer le message qu’on a donné vraiment c’est quand on a une une fuite d’eau par exemple on peut nettoyer pendant des années mais en fait tant qu’on coupe pas le le robinet en fait on résout pas le problème et on est passé vraiment à des objectifs qui sont différents vers la réduction de la production mondiale de plastique avec tous les problèmes vous imaginez qu’il y a derrière parce que là on s’attaque directement au producteur de pétrole donc on a eu pas mal de de aujourd’hui il y a encore ça hein de de stratégie de de d’obscursion en fait de de d’obstruction pardon des euh des d’un petit groupe de pays euh pour pas les nommer l’Arabie Saoudite la Russie tous les pays producteurs de pétrole en fait pas tous mais euh majoritairement les pays du golf essentiellement producteur de pétrole mais d’un autre côté en fait on a alors là j’avais marqué 110 pays maintenant on est à 134 pays qui sont des pays de la haute ambition et qui ont euh adhérer en fait au discours scientifique qui était de mettre en avant la réduction de la production de plastique mondiale de mettre en avant la la responsabilité élargie des producteurs de mettre en avant également la la réglementation sur la les la toxicité du plastique qui vient essentiellement des additifs qu’on met à l’intérieur du plastique tous ces produits chimiques en fait qu’on a à l’intérieur alors pour vous faire comprendre tout ça j’ai décidé dans une deuxième partie donc de vous parler du cycle de vie du plastique pour que vous ayez une meilleure vision en fait de ce que c’est que le problème du plastique la première chose à comprendre en fait c’est que 99 % du plastique qu’on a aujourd’hui est de source pétrochimique on a un tout petit peu de biodégradable ça représente moins de 1 % mais la réalité de la production de plastique mondiale c’est 99 % du du plastique vient du pétrole on considère que c’est entre 5 et 7 % de l’utilisation mondiale du pétrole qui est faite pour faire du plastique donc en fait quand on quand on tient compte du cycle de vie du plastique complet on a à fois cette extraction du pétrole puis ensuite on va produire le plastique qui va être distribué donc on a tout tous des bilans en fait carbone par rapport liés à cette distribution dans le monde entier parce que c’est des produits qui se baladent dans le monde entier qui vont passer quelques temps dans le consommateur mais pas finalement énormément de temps la plupart d’entre eux en fait la plupart des plastiques qu’on va qu’on va utiliser ont une durée de vie de 4 jours 5 jours dans nos mains de ce qu’on en moyenne en fait de tout ce qu’on va utiliser donc majoritairement on va utiliser des plastiques à usage unique et des emballages c’est c’est eux qui sont les qui sont les plus produits au monde aujourd’hui ça c’est à peu près près de la moitié des plastiques aujourd’hui qui sont produits sont des plastiques d’emballage et ensuite ces plastiques vont devenir des déchets et là il y a il y a des chiffres en fait qui qui faut bien avoir en tête c’est que la réalité des déchets aujourd’hui c’est que la majorité vont être incinérés ou enfoui sous la terre donc 80 % de nos déchets ils sont soit incinérés soit enfoui 10 % vont finir dans l’environnement et seulement moins de 10 % en réalité vont être ce qu’on appelle recyclés donc je vais vous raconter un petit peu ce qui cette histoire de de recyclage mais vous vous rendez compte en fait que aujourd’hui on a inventé cette merveilleuse poubelle jaune qui résout tous les problèmes dans lesquels on peut mettre tous nos déchets tous nos emballages en tout cas et vous vous rendez compte que la majorité de vos déchets aujourd’hui sont ces emballages que vous mettez dans la poubelle jaune et en réalité bah ben en fait il y a seulement 10 % de ça qui est déyclé on appelle même pas ça recyclé c’est-à-dire que comme on va le voir après en fait le le plastique ne peut pas être recyclé alors pour donner un petit peu un contexte général de notre rôle de scientifique aussi c’est c’est c’est le le rôle de donneur d’alerte c’est ce qu’on a vu depuis ce matin en fait sur la pollution on est là aussi pour pour donner des valeurs exactes de ce qu’on peut retrouver et j’ai pris l’exemple de la Méditerranée notamment où on a fait une une expédition avec la fondation Taraoc Oéan en 2014 pendant 8 mois on a fait le tour de la Méditerranée pour faire un état des lieux de la pollution par les microplastiques ces microplastiques c’est c’est ceux qui sont issus de la dégradation des gros morceaux ça va assez vite en fait en en quelques en quelques allez 5 10 ans tout le plastique qu’on consomme une bouteille en plastique par exemple va se transformer en microplastique c’est la taille de moins de 5 mm vous voyez ce que ça fait à peu près sur un double décimètre donc tout ce qui est inférieur à 5 mm on classe ça dans la taille des microplastiques la concentration des microplastiques qu’on a trouvé en Méditerranée elle est équivalente à la concentration de ce qui est vivant de la même taille qu’on appelle le zoolancton qui est un peu la base de la chaîne alimentaire donc là la on a on a on fait face en fait devant nous la Méditerranée à la mer la plus polluée du monde en microplastique et on donne comme exemple en fait que dans certaines zones de la Méditerranée on a autant de microplastiques que de plancton c’est-à-dire que dans l’assiette que vous mangeriez à midi parce que vous vous avez vraiment faim maintenant là et ben vous mettrez la moitié de de plastique avec la moitié de votre nourriture ça c’est les chiffres maximums qu’on peut retrouver aujourd’hui en Méditerranée on est plutôt du lord de 15 20 % en fait de microplastique par rapport à aux eoplcton de manière moyenne dans en Méditerranée donc pourquoi cette Méditerranée est particulièrement polluée parce que là c’est des prélèvements de microplastiques qui sont réalisés en surface vous savez que les eutres surfaces en fait elles restent beaucoup en Méditerranée c’est le taux de renouvellement des eaux c’est 90 ans un plastique ça a une durée de vie de plus de centaines plus d’une centaine d’années et les eaux de surface en fait vont vont plutôt rester vont plutôt rester en en Méditerranée puisque les eaux méditerranéennes en fait sont plus denses puisquelles comme sont plus salées du coup c’est comme ça qu’elles arrivent à sortir du bassin l’accumulation elle est d à la fois à à des ugages vraiment très différents des des plastiques entre les pays du nord et les pays du sud avec des des systèmes de collecte qui sont assez différents mais des quantités de plastiques de microplastiques qui viennent des fleuves du nord ou du sud qui sont à peu près équivalentes en réalité alors aujourd’hui on a on on arrive à quantifier assez bien maintenant la quantité de microplastiques qui arrivent des fleuves et qui finissent dans les océans parce que on sait que plus de 80 % de la pollution plastique elle vient des continents euh donc on a à peu près entre 8 et 12 millions de tonnes de plastiques qui sont qui sont jetés chaque année en fait de qui passent en fait de des fleuves à à l’océan c’est l’équivalent à peu près d’un camion ben par minute qui est libéré dans les océans donc aujourd’hui on a beaucoup de de on a de plus en plus de données par rapport à il y a il y a une dizaine d’années et on arrive à faire des des prévisions de plus en plus fines mais qui se maintiennent globalement de dire que voilà aujourd’hui en 2025 on a à peu près une tonne de plastique pour 3 tonnes de poisson avec les la situation de la surpêche et l’augmentation de la pollution et de la la production de plastique si on ne change rien on estime qu’en 2050 on aura autant de plastique que de poisson en masse dans tous les océans du monde pour vous dire le côté catastrophique en fait de la de la situation alors je vous ai parlé des des des microplastiques mais maintenant on est allé un petit peu plus loin on va beaucoup plus loin maintenant dans l’analyse de ces microplastiques par rapport à ce qu’on faisait au départ au départ on a fait quelque chose de très visuel avec des microplastiques que vous voyez à gauche qu’on appelle maintenant les grands microplastiques qui sont de l’ordre de 5 mm jusqu’à jusqu’à 1 mm à peu près et tout ce qui est en dessous d’un mmè on appelle ça les petits microplastiques qui sont beaucoup plus difficiles à voir et beaucoup plus difficiles à étudier ces petits microplastiques on s’est déjà rendu compte qu’en nombre ils étaient jusqu’à 1000 fois plus supérieurs au grands microplastiques qu’on étudiait depuis avant donc en fait les estimations qu’on avait qu’on avait avant sur les sur les microplastiques et ben en réalité en fait on sait qu’en nombre et c’est ça qui est particulièrement étonnant c’est que en fait vous avez des toutes petites particules qui qui se distribuent partout donc les microplastiques eux ils vont plutôt être en surface les petits microplastiques ils vont commencer à couler et ceuxlà on les trouve partout dans la colonne d’eau et quand on fait le calcul de la masse qu’ils représente en fait ils sont jusqu’à 100 fois plus importants que les grands microplastiques qu’on voyait jusqu’à présent aujourd’hui en fait on considère que quand on est dans l’océan qu’on va faire des prélèvements on ne peut on ne trouve plus un environnement en fait qui qui ne soit pas pollué par ces microplastiques il y a il y a aucun environnement en fait qu’on qu’on aille en haut des montagnes jusqu’au jusqu’au fond des abisses on trouve ces microplastiques partout et notamment en fait ces petits microplastiques et on a des recherches récentes qui montrent que la concentration et la masse de nanoplastique est encore plus importante que ces petits microplastiques donc aujourd’hui en fait on a on a une pollution invisible qui nous fait changer complètement de paradigme c’est-à-dire qu’en science on a une façon de voir là aujourd’hui on est on est complètement en train de changer notre façon de voir la pollution plastique en réalité on voyait cette pollution plastique qui est qui est très physique visuelle la réalité aujourd’hui en fait c’est qu’elle est complètement invisible et certainement en dans sa concentration et dans son effet sur les écosystèmes parce que plus c’est petit en fait plus ça va être absorbé absorbé par les par les par les organismes et mais en fait la pollution aujourd’hui elle est vraiment de plus en plus décrite comme étant une pollution invisible dans dans ce dans ce cycle de vie du plastique ce qui a vraiment d’effrayé la chronique c’est les quantités de de de grands plastiques qu’on voit c’est ceux qu’on qu’on qui sont les plus médiatisés donc on on voit ces images en fait de pufin ou de ou de baleines qui qui sont mortes par l’ingestion de ces plastique pourquoi en fait parce que c’est des déchets à force de manger en fait du plastique si je mange un chewing-gum c’est pas bien méchant pour moi si je commence à manger la moitié de mon assiette de plastique tous les jours là je commence à accumuler en fait dans mes dans mes dans mes intestins et dans mon système digestif de plus en plus de plastique que j’arrive plus à éliminer et ça c’est la cause en fait de de la mort de 1,4 million d’oiseaux par an de 14000 mammifères par an mais en réalité ce cette vision là elle est un tout petit peu erronée dans le sens enfin elle est juste hein mais dans le sens où c’est vraiment toute la chaîne alimentaire qui est touchée et on a pu voir jusqu’aux e au plancton je vous ai parlé du du de la base de la chaîne alimentaire en fait comme on a de plus en plus de ces microplastiques qui ont été révélés qu’on peut de mieux en mieux les étudier on se rend compte en fait qu’il y a pas un échelon de la chaîne alimentaire qui soit perturbé et évidemment l’homme est perturbé également on a de plus en plus de données sur ces sur cet aspect-là ce qu’il faut que vous compreniez bien en fait c’est le problème du plastique c’est essentiellement sa composition chimique à partir de quand il devient toxique le plastique est toxique non pas par le polymère qui est le qui que vous connaissez en fait le polymère c’est vous connaissez le polystyrène le polyétéhylène le polypropylène et il y a plein de choses qui se passent sur je vais transformer ce polynthylène pour le rendre pour le rendre plus green plus vert le problème en fait du du plastique vient pas trop du polymère sauf du polystyrène qui est un cas particulier en fait et du PVC qui sont aussi un cas particulier parce qu’ ils produisent eux-mêmes en fait des des molécules le styrène en fait est toxique la la majorité de problèmes en fait vient des additifs chimiques qu’on va mettre à l’intérieur du plastique vous savez un polyéthylène par exemple on peut en faire un film plastique un film d’emballage mais on peut aussi faire quelque chose de très costaud comme comme mon ordinateur avec du poliéthylène et donc du coup en fait qu’est-ce qui se passe entre les deux c’est le même polymère ben c’est simplement parce que j’ai rajouté des additifs chimiques à l’intérieur alors j’ai rajouté des stabilisants des des choses qui vont le rendre des des durcisseurs des antioxydants qui permettent qui évitent qui se dégradent trop vite je vais rajouter des colorants je vais rajouter des retardateurs de flammes parce que je veux pas que ça s’enflamme si mon si mon canapé dans mon salon qui est fait en plastique bah voilà il faut y a il y a des retardateurs de flammes dedans chaque usage de nos plastiques et et en fait ça vous voyez bien que ça ça a pris la plupart des usages qu’on a qu’on a dans notre quotidien va amener son cortège de molécules chimiques qui vont être présents en fait dans tout ce que je vais respirer et dans tout ce que les animaux vont être vont vont devoir faire face aujourd’hui on dénombe plus de 16000 molécules chimiques dans les plastiques du commerce on sait que parmi ces 16000 molécules chimiques on a au moins 1/4 qui ont été décrites comme étant toxiques pour les organismes et malheureusement ils sont mis quand même sur le commerce il y a à peu près 4 % de ces de ces produits toxiques qui sont régulés au niveau mondial pour vous dire en fait la quantité de molécules chimiques qu’on laisse qu’on autorise en fait dans les dans les plastiques qui sont dans le commerce qui qui ont envahi notre quotidien et qui passent qui passent en fait toutes les réglementations mondiales donc le problème aujourd’hui maintenant qu’on a mis ça en évidence alors c’est des articles assez récents j’ai pas mis l’article là mais si c’est l’article de place de de 2024 vous pouvez faire un flash code si vous voulez voir tous les toutes les références dont je vous parle là c’est assez récent en fait cette façon de voir les plastiques de petite taille invisibles et également comme des véhicules de produit chimique ça du coup ça alerte un petit peu sur le cycle de vie complet du plastique parce que bah depuis sa production en fait on se rend compte que le plastique va polluer et à partir du moment où je vais incinérer à la fin à la fin de vie le plastique il va aussi polluer et ça c’est pas forcément retenu en fait par des super filtres la réalité vous savez très bien en fait que la plupart du temps nos polluants on les envoie dans des pays étrangers donc c’est le cas aussi du plastique il y a à peu près 50 % de la poubelle jaune en Europe qui est envoyée qui est envoyée dans des pays dit en en voie de développement qui doivent s’occuper de nos déchets donc c’est beaucoup c’était beaucoup la Chine avant qui a maintenant refusé en fait les les déchets des pays occidentaux et maintenant c’est beaucoup dirigé vers l’Inde vers des pays comme l’Indonésie les Philippines et donc du coup en fait c’est vers ces pays qu’on envoie nos déchets et qui sont soi-disant traités alors dans le dans le recyclage il faut que vous sachiez que par exemple à partir du moment où j’en vois donc il y a beaucoup d’usines enfin financé par les Chinois qui ont été mis en Afrique parce que en fait quand on fait brûler du plastique on peut en faire de la chaleur on peut en faire de l’électricité donc à partir de ça à partir du moment où on fait de la chaleur et de l’électricité avec du plastique on considère que c’est du recyclage donc vous voyez le terme de recyclage on met plein de choses là-dessous et en fait on se rend compte que bah quand on envoie ces plastiques dans des pays étrangers ils sont beaucoup moins bien traités que dans nos supers usines de de de d’incinération et ils sont souvent enfouis dans l’environnement et et ensuite ils repartent donc du coup en fait on fait face à une gestion des déchets qui n’est pas une réelle gestion des déchets en fait on allonge la durée de vie des de nos de nos plastiques et en fait on on relarque dans l’environnement en fait tous ces produits chimiques alors après vous avoir bien déprimé on va parler un petit peu plus des solutions et et on va essayer de distinguer le vrai du faux parce qu’en fait comme je vous l’ai dit dès le départ en fait il y a des enjeux économiques énormes derrière il y a des habitudes aussi d’un point de vue du citoyen qui sont qui sont énormes en une ou deux générations en fait on a l’impression qu’on peut pas se passer de plastique donc la le premier la première solution à laquelle j’aimerais bien tordre le coup c’est l’idée d’une économie circulaire une économie circulaire qu’est-ce que c’est c’est je prends une ressource j’en fais un produit et je le jette ça c’est l’économie linéaire à partir du moment où je dis que je je le produit que je jette je vais le remettre comme une comme étant une ressource je vais dire que c’est de l’économie circulaire d’accord donc ça c’est ce qu’on appelle le recyclage le recyclage dit au départ que d’une bouteille en d’une bouteille en verre d’un objet en verre je vais pouvoir refaire du verre et amener du verre comme étant une ressource d’accord je pas obligé de de reprendre du sable pour faire du verre je vais prendre du verre pour faire du verre et ça ça fonctionne très bien ça fonctionne très bien aussi pour les bouteilles en métal ça fonctionne très bien parce que les propriétés mécaniques du verre et du métal lui permettent d’être recyclé et d’être réutilisé ça n’est pas le cas en fait pour le plastique à partir du moment où je vais prendre un déchet plastique et je vais essayer de le rechauffer ça les propriétés mécanique du plastique vont être modifié et vont faire que je ne pourrais plus réutiliser pour faire une bouteille de prendre une bouteille en plastique et de réutiliser la bouteille en plastique d’en faire 100 % une bouteille en plastique parce que les propriétés mécaniques du polyéthylène terreftalac donc le polymère lui-même vont être modifiés en fait pendant ce recyclage et le problème que vous avez vite compris c’est que si je mélange en fait plein de bouteilles ensemble qui ont été fait avec des additifs différents bah je vais augmenter l’effet cocktail de des additifs que j’ai dedans alors la bouteille en plastique dont je viens prendre l’exemple c’est le meilleur exemple qu’on sait faire c’est-à-dire que même si l’usage de la bouteille en plastique n’a aucun sens en France puisqu’on a de l’eau potable et que elle est facilement nomadisable c’est-à-dire que je peux la prendre dans une bouteille en en métal ou en verre et je peux la bouger d’un endroit à un autre je suis pas obligé de prendre une bouteille en plastique c’est la chose qu’on s’est qu’on s’est recyclé le mieux aujourd’hui parce qu’elles sont toutes faites avec le même polymère quand je prends mon ordinateur ici ou ce micro ou tout ce qu’il y a dans cette salle elles sont faites en général d’un mélange de polymères qui fait que je ne peux plus ensuite séparer les polymères et je peux plus je peux plus recycler pour pour faire telle chose ou telle chose en fait j’ai j’ai un produit qui est complètement dégradé et mélangé d’accord donc vous voyez le problème que qu’ a à faire face le recyclage je suis pas en train de dire que le le recyclage c’est c’est c’était pas une bonne idée au départ le fait est que on se rend compte aujourd’hui de la diversité des plastiques qu’on utilise aujourd’hui c’est juste impossible à recycler à la fois parce qu’on perd en propriété mécanique donc ça veut dire qu’on va décycler c’est-à-dire qu’on perd en qualité et on on allonge la durée de vie pour en faire un un pare-choc de de voiture et ce parchoc de voiture lui-même va relarguer petit à petit en fait tous les tous les plastiques parce que faut savoir que tous les plastiques quels qu’ils soit à partir du moment où je vais les frotter ils vont relarguer ces fameuses ces fameux microplastiques ces tout petits plastiques et c’est pour ça en fait qu’on a des concentrations aussi énormes les tout petits plastiques en fait ils viennent pas de la dégradation tranquille de le de de du pare-choc qui viendrait se casser qui qui deviendrait un microplastique dans sa durée de vie parce qu’il s’est cassé non en fait dès le départ les tout petits microplastiques ils sont et les nanoplastiques viennent du frottement en fait de n’importe quel plastique donc aujourd’hui on a on a quelque part une façon de présenter notre gestion des déchets qui pousse le consommateur à croire queil peut continuer à consommer son plastique vous inquiétez pas c’est trier derrière bon trie vous avez compris maintenant ce que ça veut dire je trie derrière ça veut pas dire je recycle ça veut dire je vais simplement trier en envoyant euh 40 % vers euh l’incinération 40 % vers euh je l’enfouille et puis moins de 10 % que j’arrive à décycler alors ce qu’il faut que vous du coup en fait ce que ce que je raconte ici c’est que c’est vraiment une façon de réfléchir nos déchets qui a remettre en question aujourd’hui quand je mets dans ma poubelle jaune et quand je fais des conférences grand public les gens ils me disent “Mais moi je mets dans ma poubelle jaune je fais mon geste.” En fait maintenant qu’on a conscience de ça ça veut dire que l’objectif c’est de réduire sa poubelle jaune moi quand je j’ai fait mon calcul sur euh pour vous dire que c’est possible c’est pas pour vous donner un exemple mais ma poubelle jaune je la sors tous les 4 mois et elle est pas remplie de plastique elle est remplie essentiellement de papiers et de de choses que j’arrive plus à utiliser d’accord donc quelque part ça veut dire que c’est possible et après ça dépend d’un engagement de chacun c’est c’est clair que c’est pas évident en fait quand on va dans une grande surface tout le temps quand on rentre dans la grande surface qu’est-ce qu’on voit quelques légumes qui sont pas emballés et puis tout le reste est emballé et comment je fais avec ça ben en fait faut changer de crèmerie faut aller dans les marchés faut aller chercher les épiciers du coin et quelque part en même temps ça veut dire qu’on fait quelque chose de à chaque fois qu’on va consommer on va faire quelque chose un acte positif qui va nous faire prendre conscience du fait que bon clair on a une écoanxiété qui existe on il faut pouvoir agir et à partir de ce moment-là en fait bah je vais changer de magasin je vais plus aller dans les grandes surfaces et je vais essayer de consommer le plus possible local voilà ça c’est une des actions qui fait que on arrive à à se rendre un peu plus acteur en fait dans dans cette situationl la une autre solution en fait qui est beaucoup discutée c’est les plastiques biodégradables alors dans les plastiques biodégradables en fait euh on on est-ce que est-ce que c’est vrai est-ce que c’est pas vrai est-ce qu’il se dégrade vraiment dans l’environnement il y a une mode en fait à un moment où on a dit c’est Golen Royal la première par exemple a dit on arrête les sacs plastiques sauf ceux qui sont biodégradables et ceux qui sont dégradable bon à l’époque c’était au moins il faut absolument qu’il y ait au moins 30 % qui soient biodégradable les 70 % restant bon bah voilà donc ça veut dire qu’ on continue à faire des mélanges puis après l’ambition c’était 50 % puis aujourd’hui en fait on est capable de faire des des plastiques complètement avec des polymères qui sont biodégrables c’est-à-dire que je suis capable de transformer de faire la même chose par exemple qu’un polyéthylène avec un PLA un acide polylactique ou le même la même le même produit avec les mêmes caractéristiques chimiques d’accord le le mécanique pardon donc ça veut dire que il y a il y a des il y a des polymères que je suis capable de créer aujourd’hui on travaille nous dans notre laboratoire en en collaboration avec Valérie et d’autres laboratoires en fait on est capable de créer des polymères qui sont à base de bactéries et qui seront capables d’être dégradé par des bactéries dans l’environnement donc le polymère lui-même est capable d’être dégradé mais tout le processus implique des processus chimiques hein de même si je fais du bio quelque chose en fait quand je fais ma formation en fait c’est pas tout rose et puis également en fait je vais continuer à mettre des additifs à l’intérieur et je vous ai expliqué que le problème majeur des plastiques c’est les additifs c’est pas trop le polymère donc je verdis un petit peu ma façon de présenter le plastique en disant je fais faire un plastique biodégradable ok alors évidemment on pourrait se dire “Oui mais quand même en fait la science est là pour nous aider et pour faire quelque chose qui soit moins impactant sur l’environnement.” Donc c’est le cas de ces plastiques biodégradable néanmoins on aujourd’hui la science n’est pas au niveau pour évidemment faire des remplacements de tous les plastiques qui existeraient c’est pas l’idée en fait il y a pas d’intérêt en fait à faire des plastiques qui deviendraient biodégradable parce que il y a aucun sens de les jeter dans jeter un déchet dans l’environnement et en plus de ça on ne on ne résout toujours pas le problème des additifs alors par rapport à ça je voulais par exemple vous parler aussi des alternatives parce que tout de suite on se dit bah on veut continuer à consommer comme on consomme aujourd’hui mais et et donc du coup bah trouvez-nous des alternatives vous les scientifiques donc il y a les il y a les biodégradables dont je vous ai parlé qui ont des avantages et des inconvénients puis il y a les alternatives de bah je voudrais en fait ramener la consigne aujourd’hui en fait un pot de yaogourt alors c’est le dessert favori des Français tout le monde en a dans ses dans ses frigos le pot deourt en fait il est pas recyclable parce que en fait il est fait de polystyrène essentiellement à l’intérieur qui n’est pas un polymère facile à à recycler mais il est pas fait seulement de polystyrène il est fait aussi de polythylène terreftalat glycole pour la colle qui est utilisée pour le pour l’étiquette qui est dessus vous voyez qu’on a aussi du papier de l’encre du polypropylène dans l’encre et puis on a la la petite barquette en aluminium au-dessus vous voyez qu’en fait n’importe quel produit soit-disant plastique est un mélange de plein de choses qui fait que bah les capacités de gestion de ce déchet sont très complexes en France moi j’ai marqué la la la marque mais je vais pas la nommer elle cette marque là en fait ne fait pas de de récupération en fait des des de ces poti qui font tout ce qu’ils peuvent pour essayer de les recycler ils y arrivent pas alors qu’ en Allemagne en fait la consigne sur les les potourt existe et ils utilisent moins de pottes que nous donc là en fait il y a un truc qui on marche sur la tête vraiment on se dit mais pourquoi ça marche dans un pays et pas dans un autre ah mais parce que les français je sais pas quoi ils ferait pas de la consigne pas du tout vrai en fait voilà donc du coup en fait on a on a on a des alternatives qui existent aujourd’hui mais encore une fois la question vous allez le voir en fait n’est pas vraiment là la question elle est dans le lien direct et je vais peut-être passer une diapo que j’aime mieux derrière voilà celle-ci le lien direct qu’on a aujourd’hui entre la production de plastique et la pollution vous le voyez à gauche en fait c’est la la production de plastique qui a été réalisée et mis en avant certaines marques c’est pas pour cibler des marques mais la première par exemple qui pollue le plus c’est Coca-Cola Danon Mars qu’est-ce que ça veut dire en fait c’est le côté alimentaire qui pollue le plus qu’on produit le plus et qui pollue le plus qu’on retrouve le plus dans l’environnement ensuite on a tout ce qui est habillement puis ensuite on a la cosmétique donc ça veut dire que on sait aujourd’hui que plus on va produire de plastique plus on va avoir de pollution pour comment on le voit la pollution simplement en fait on a énormément d’initiatives dans le monde qui permettent de savoir qu’est-ce qu’on retrouve dans l’environnement et de permettre de cibler en fait bah là on est au niveau des macrodéchets c’est assez facile à identifier et on arrive à savoir la la quantité de de pollution qui est présente quand on voit ce cette cette ce lien de corrélation ce lien direct qu’il y a entre la production et et la et la pollution ben la seule alternative aujourd’hui c’est de réduire la production mondiale de plastique c’est c’est un message qu’on lance depuis des une dizaine d’années et en fait depuis les la depuis 2015 on a multiplié par deux la production de plastique donc aujourd’hui on est en train de dire “OK il faut réduire mais réduire plus que 50 % parce que si je réduis à 50 % j’arrive à 2015” d’accord donc c’était le le le chiffre qu’on qu’on a qu’on a publié ici là les différents scénarios qui pourraient on réduit mais on réduit combien et en fait l’isques aujourd’hui c’est de dire mais il faut réduire largement plus que 50 % c’est même pas la question du 50 % puisque ça veut dire qu’on reviendra à 2015 on sait déjà qu’on avait un impact vous vous rendez compte en fait que la réduction du plastique de la production de plastique mondial devrait être énorme pour résoudre en fait un problème de pollution majeur de notre environnement et là on a c’est pour ça que j’ai ramené ça dans le contexte du traité mondial du plastique c’est le seul espoir aujourd’hui qu’on a de voir en fait c’est une réduction majeure de la production mondiale de plastique et vous voyez en fait que ça a des enjeux économiques et géopolitiques qui sont énormes une chose qui est importante en fait c’est le principe de ce qu’on appelle l’essentialité c’est quelque chose qui a sauvé un petit peu la couche d’ozone quand on a commencé vous vous rappelez peut-être on utilisait beaucoup d’aérosol qui était très mauvais en fait pour le pour la couche d’ozone qu’on a réussi à arrêter parce qu’il n’était pas parce qu’il n’était pas essentiel aujourd’hui on essaie de d’utiliser au lieu d’utiliser tout le temps le terme de réduction qui qui irisse le poil de plein de pays on est terme on essaie de de d’amener la réflexion sur l’essentialité qu’est-ce qu’on a besoin vraiment à quel point et c’était la remarque tout à l’heure sur la pollution à quel point un produit est polluant et vraiment essentiel pour la santé humaine pour notre façon en fait de gérer avec l’environnement de notre séparation qu’on fait avec notre environnement donc en fait on on est capable aujourd’hui de de dire ce qui est essentiel qui ne l’est pas aujourd’hui il y a il y a évidemment en fait beaucoup de travaux qui ont été faits avec les avec les les gouvernements et notamment le gouvernement français et l’implication des scientifiques français sur la loi AGEC la loi AGEx en fait c’est une qui elle a pour objectif d’interdire les emballages d’ici 2040 2040 ça vous paraît loin mais quand vous voyez la quantité d’emballage qui est utilisé aujourd’hui il va falloir qu’on s’accroche pour vraiment tenir cet objectif là les emballages en fait c’est et les plastiques à usage unique comme je vous le disais c’est la source majeure de pollution donc en fait on est capable de dire bon ben il faut réduire absolument par secteur le secteur de l’emballage c’est un secteur important le secteur de la science euh c’est en en pleine discussion aussi c’était la remarque qui avait été faite OK vous êtes bien sympa mais vous utilisez vachement de plastique dans vos voilab donc en fait il y a il y a vraiment une réflexion qui se fait secteur par secteur pour essayer de réduire et où est-ce qu’on peut réduire donc ça c’est des travaux et des études scientifiques qu’on est en train de mener pour pouvoir dire par secteur où est-ce qu’on va réduire et ça c’est un c’est un boulot énorme mais qui est fait en relation à la fois avec euh des chimistes des physiciens des biologistes ça demande une une une multidisciplinarité pour travailler avec des les modélisateurs qui pourront prédire en fait ben sur tel secteur si je réduis de temps est-ce que c’est faisable pas faisable comment ça va se passer en au niveau alimentaire au niveau de la santé humaine et cetera je allez je vais vite sur la transparence et la la réduction de ces ces additifs chimiques en fait on a créé une liste noire des produits chimiques qui devraient être interdits et qui ont été mis dans le traité mondial du plastique pour réduire en fait la toxicité de ces plastiques pour nous c’est un enjeu majeur on on on travaille beaucoup entre chimistes biologiste pour essayer de montrer la toxicité de ces plastiques évidemment on est capable aujourd’hui de faire une liste noire et cette liste noire pour l’instant elle a l’air bien acceptée par tous les pays vous avez compris en fait le l’objectif majeur euh aujourd’hui c’est à la fois de réduire la production mondiale de plastique mais aussi réduire notre consommation de plastique à partir du moment où on forme énormément de de jeunes on travaille beaucoup en fait dans les écoles on travaille beaucoup à faire de la de la vulgarisation scientifique ce que disait Valérie sur tous nos passages dans la presse en fait ils ont pour objectif vraiment de faire passer le message de la réduction de notre utilisation du plastique et de faire de de donner des informations les plus indépendantes possibles en fait sur le et les plus vraies possibles sur cette question de la pollution je vous propose également deux ouvrages en fait qui qui ont été publiés cette année à la fois aux éditions SB université et aux éditions COA qui qui ont regroupé en fait ça c’est c’est vraiment des articles ont des pardon des des livres qui ont été cocréés par plus de 40 scientifiques pour chacun des ouvrages et qui font un état des lieux en fait de cette pollution plastique et qui nous pousse nous scientifiques de plus en plus à à rentrer dans un débat public voilà je vous remercie de votre attention [Applaudissements] merci beaucoup Jean-François ben c’était une belle introduction au débat qu’on aura ce soir