Dans le cadre du cycle de conférences “Architectes”, l’ENSA Paris-Val de Seine reçoit Caroline Ziajka et Lionel Debs, le vendredi 16 mai. À l’occasion de la parution de leur ouvrage “Des Architectes pleins d’égards”, les intervenants aborderont la pratique professionnelle de l’architecture, les prises de conscience qui y sont associées, la nécessité d’espaces adaptables, les enjeux environnementaux et l’impact de nos actions sur le territoire.
Bon, on commence quand même en fait. D’accord. Bon ben bonjour à tous. Merci d’être aussi nombreux. Il paraît qu’il y a encore d’autres étudiants qui vont arriver. On va essayer quand même de commencer un petit peu à l’heure. Donc merci Caroline Jasqu et merci Lionel Deb d’être là. Euh moi, je suis juste pour vous introduire bien sûr. Après, c’est vraiment eux qui vont parler euh de l’intérieur de leur travail. Euh moi ce que j’aime bien, c’est un peu les parcours, expliquer les parcours et puis on a quand même un public euh essentiellement aussi d’étudiants. Donc c’est intéressant de savoir comment on arrive après à ce niveau aussi d’exigence et à ce type de de travail d’agence. Donc je vais essayer de vous présenter tous les deux où est-ce que je trouve toutes mes ressources. C’est quand même dans ce petit livre qu’ils ont édité là qui a il y a pas très très longtemps qui s’appelle des architectes pleins des gars. Tu veux dire que je je gueule un peu fort ? Non. Non, au contraire diminuer parce que c’est un peu fort et ça raisonne. Effectivement, vous avez raison, c’est assez désagréable et pour les sonutones aussi, c’est c’est parfois compliqué hein. Voilà. Bon, donc il va un petit peu baisser, ça va être désagréable encore peut-être 30 secondes et je pense qu’après ça va ça va se calmer ou je l’éloigne comme ça. Voilà. Donc oui, j’en étais donc sur ce livre des architectes plein d’égar qui est un entretien en fait qui a été fait par Sylvain Allemand de vous deux qui est très intéressant et qui est aux éditions Serandip. C’est ça. Voilà. Donc vous pouvez trouver à la librairie volume visiblement. Et ce qui est très intéressant, c’est que c’est un dialogue, c’est un entretien, voilà, entre ces trois personnes et on comprend comment fonctionne l’agence, comment il travaille et comment il travaille sur les projets. Euh donc ça ce ça je vous le conseille et du coup ça m’a permis bah de faire un petit peu le vos parcours. Donc j’irai dans le livre dans l’ordre du livre et on commence par Lionel Deps. Donc tu m’excuseras Caroline mais vous allez comprendre pourquoi. Donc d’ailleurs tous les deux vous dites que vous êtes devenu architecte à l’insu de leur plein de votre plein gré. Donc ça pareil, il faudra que vous nous l’expliquiez euh un petit peu plus tard, à savoir pourquoi c’est à l’insu de votre plein gré tous les deux. Donc vous êtes installé à Strasbourg en tout cas actuellement. Euh vous avez fait vos études d’architecture aussi tous les deux à Strasbourg, pas forcément en même temps. On en a un qui est DPLG et on en a un qui est HMONP une pardon. Donc c’est vraiment deux deux parcours différents. Euh moi j’aime bien parler aussi d’où on vient. Donc toi tu es plutôt d’un milieu agricole hein, c’est ça ? et des parents qui travaillaient sur des machines agricoles donc d’un milieu rural. Voilà. Euh et toi en fait tu viens aussi de Pologne en tout cas ta famille d’origine polonaise et Saint-Crasbourg. J’ai bien compris. Donc Lionel lui il va avoir son diplôme en 2005. Il va faire pas mal de concours étudiants. D’ailleurs, c’est là que vous allez vous rencontrer. C’est en faisant des concours étudiants dans l’école. Euh voilà. Et euh ensuite toi tu vas partir en Chine si j’ai bien compris. Et ça va devenir aussi le sujet de ton diplôme, en tout cas de ton mémoire de diplôme sur cette ville dans laquelle tu vas travailler à 2000 km au sud de Pékin. C’est ça don je prononcerai pas le nom. Euh tu vas faire des workshop workshop internationaux aussi d’urbanisme. Enfin c’est intéressant hein de voir toute l’activité quand même qui se met en place. Et puis à un moment, bah tu vas quand même aller travailler en agence et là donc tu vas aller travailler dans à Urban Culture nous avons un représentant en fait de l’agence Dominique Cornert associé à Daan, je sais plus son prénom, excusez-moi, Philippe. Voilà qui est enseignant aussi dans l’école ici à Parival de Sè, tu vas y rester 5 6 ans 5 ans à peu près hein. Voilà. Et ensuite, l’envie va te prendre de changer de pays et d’aller en Hollande et d’aller travailler chez Ramkouas pendant 6 mois et un mois euh sur un projet urbain. En fait, tu seras chef de projet si j’ai bien compris, sur un projet qui était à euh à Toulouse de 11600 m². Euh donc c’est alpha projet urbain. Voilà, il va rester 6 mois euh et ensuite bah il va avoir des petits contrats. Par petit contrat, on va lui proposer de rester chez Coulas. Il va faire un petit contrat un mois et après il claque la porte et il part. Voilà. Et donc il arrive à ce moment-là à Strasbourg où là il va créer son agence d’architecture en 2012 pour faire une boutique de de glacier de de glace de 50 m². Voilà. et l’agence démarre comme ça. Bon voilà, je trouvais assez intéressant ce parcours et c’est saute dans les échelles. Voilà. Et toi Caroline euh donc toi tu as été diplômé en 2007 non c’est ça ? là et tu vas faire ta HMP également chez Dominique Cornette Corner pardon urbaine donc culture. Voilà et pendant une dizaine d’années tu vas travailler pour un concurrent de Dominique chez Patrick Schweetzer où tu vas même être chef d’agence à Paris ensuite en 3 ans pour représenter l’agence. Voilà. Et là euh tu vas décider alors attendez qu’est-ce que j’ai de faire des vrais choix et des choix risqués et sans concession, sans compromission et tu vas décider de t’associer euh donc du coup euh avec Lionel et euh voilà de travailler. Euh donc ça c’est depuis quand en fait ? Euh je sais plus exactement mais ce qui est intéressant c’est que tu as pas terminé c’est qu’en 2022 tu fais une formation de géobiologue. Donc ça c’est quand même intéressant. Donc je sais pas, on verra est-ce que ça ça ressurgit dans vos projets d’architecture euh géobiologie et habitat. Donc ça c’est vrai que c’est assez intéressant. Et en 2015, ça avait monté une association aussi qui s’appelle Domino et qui faisait l’inventaire en fait de projets de ruine enfin de projets inachevés en Grèce. Voilà, donc ça pareil, peut-être qu’on en reparlera après à savoir pourquoi. Et surtout tu faisais des mini conférences à Strasbourg aussi dans un petit local de 15 m² où tu invité voilà des architectes internationaux à venir voilà discuter. Donc voilà donc tout ce fisonnement voilà je trouve que c’était intéressant qu’on en parle. C’est pas qu’une agence qui montre ses projets d’architecture en fait. C’est un parcours aussi très euh très foisonnant. Voilà. Donc maintenant, je vais vous laisser la parole et ça va être plus intéressant, je crois. Voilà. Merci. Alors, attends, je te je laisse allumer. Non, c’est comme ça que ça comment et tu forces un tu forces un peu. Je sais pas si Merci beaucoup Catherine pour cette introduction, ces explications et merci à l’école de nous avoir invité. Alors, on va commencer la conférence. Donc, alors en architecture, nous héritons de situation lorsqu’on visite un lieu, lorsqu’on visite un site. Ce qui nous frappe souvent, c’est l’accumulation d’objets dans les caves, dans les greniers, dans les lieux publics et qui s’accumulent au fil des années. Toutes ces choses nécessitent de la place, des pièces annexes et donc une consommation de sol. Et cette accumulation se prolonge jusqu’à nos déplacements, que ce soit en train ou en dans les aéroports. On transporte des valises trop lourdes, on encombre les espaces. Cela demande plus d’énergie, plus de place, plus d’infrastructure simplement pour déplacer toutes ces affaires dont on pourrait souvent se passer. Alors, nous faisons souvent un constant simple mais révélateur. En fait, ce sont les objets qui créent le besoin de stockage et ce besoin de stockage à son tour façonne les besoins des locaux dans un programme jusqu’à parfois le faire enfler inutilement. Pour illustrer cela, je voulais revenir sur notre tout premier projet au moment de la création de l’agence. Le client nous avait sollicité pour une extension de maison. À première vue, c’était un projet d’agrandissement classique. Mais en visitant les lieux, nous avons vite compris que le problème n’était pas forcément un manque de surface de vie, mais un excès d’objets. Les espaces de rangement étaient saturés, les caves et les greniers débordaient. En réalité, la maison était déjà très généreuse et n’avait pas besoin d’être agrandie. Ce qu’il fallait en fait, c’était ranger, faire le tri, alléger. Et c’est ce qu’on nous leur avons proposé de faire même avant de parler de construction. C’est vrai, c’est c’est peut-être pas ce qu’on attend d’un architecte à premier abord, mais parfois la meilleure réponse de ne pas construire. Mais construire ne veut pas dire ne rien faire. Cette expérience nous a marqué a marqué pour nous en fait une première étape vers l’envie de réinterpréter les programmes qui nous sont donnés. Dans notre pratique, une question revient souvent. Comment faire face à des programmes toujours plus denses, toujours plus exigeants, tout en cherchant de notre point de vue à limiter au maximum nos emprises au sol ? une ressource aujourd’hui qui devient rare et précieuse. Dans le prolongement de cette réflexion, nous avons choisi de vous présenter trois de nos projets. Trois échelles, trois contextes, trois programmes différents, mais avec une même volonté. Repenser notre rapport au sol. Alors, le premier projet qu’on propose de présenter euh se situe, les trois projets se situent à Strasbourg et celui-là se situe dans une rue qui s’appelle la rue Saint-Fridelin, à quelques minutes à vélo du centre-ville dans un tissu urbain mixte. Voilà, on a une carte un petit peu du tissu en question assez largement planté et dont plusieurs terrains ont fait l’objet depuis d’une préemption de la ville de Strasbourg là pour les sanctuariser en tant qu’espace public, paysager, à préserver et donc non constructible. Néanmoins, il y a des parties des terrains qui sont restés constructibles. Il s’agit ici, ce qu’on voit sur cette photo aérienne un peu récente, du bosquet avec des arbres à hautige. Et donc sur ce large terrain, à l’époque du projet euh qui était encore constructible, euh de la manière dont était prévu le règlement avant, on pouvait construire environ une trentaine de logements, 30 35 logements sur une hauteur de 25 m de hauteur, la soixantaine de place de stationnement qui était nécessaire pour pour parfaire en fait le dispositif. Et donc ce qui est en évitablement un élargissement de la voie, une place de retournement et aussi la remise en question évidente de l’ensemble des espaces paysagers euh et la coupe de tous les arbres. Alors, la personne qui vendait ce terrain a quand même cependant refusé toutes les propositions financières qui lui ont été fait au double au triple du prix pour pouvoir vendre ce terrain et construire ce projet initialement possible de d’une trentaine de logements. Donc on trouvait que c’était déjà un premier acte militant de la part de cette personne là qui qui voulait se séparer de son terrain de pas de pas accepter toutes les offres toutes les offres possibles. Donc quand on arrive sur ce terrain, quand on est architecte, on a aussi un devoir de réponse par rapport à à cette envie de la personne qui milite en ce sens. Donc le projet en question ici, il s’agit d’une maison individuelle. Donc quand on s’approche du site, on remarque immédiatement qu’il est très très prolifique en végétaux. des très grandes arbres à hauteige. Euh donc on a des peupliers, des ifs, une grande variété d’arbres euh planté sur ce terrain avec de grandes ampleurs parfois de 20 à 22 m de hauteur et qui occupe une grande place dans le terrain. Donc là, on est on approche du site et là on pénètre à l’intérieur du site. Donc faire sur un tel lieu ? Et qu’est-ce que qu’est-ce qu’un architecte serait en droit d’envisager ? C’est la première chose qu’on se demande et même si quelle est la légitimité en fait de pouvoir construire sur un lieu aussi préservé. Et donc même si l’échelle du projet est domestique à savoir une maison individuelle, comment est-ce qu’une construction neuve peut-elle être envisagée à cet endroit-là ? Donc on se promène sur le territoire recouvert de lière sans savoir exactement où on se trouve et puis se dessine au fur et à mesure de la visite au détour d’arbres une clairrière ici avec des ruches qu’on a dû d’ailleurs déplacer à une cinquantaine de kilomètres pour pas qu’elle ne puisse revenir et puis qu’elle puisse continuer à prospérer et un mur qu’on distingue un peu dans le fond à gauche de la photo, une vieille cabane. Le mur d’ailleurs et la cabane se sont effondré avant même qu’on démarre les travaux. Donc, il a fallu les déblayer et on voit un vieux pommier là toujours en place au second plan. Donc après, on a on a on a commencé à chercher des photos aériennes en découvrant cette clarrière euh et des photos aériennes plus anciennes où on découvre qu’elle existait mais qu’elle a été submergée après une dizaine quinzaine d’années par la végétation. qui était actuellement en place. Donc on s’est dit que la première chose qu’il fallait qu’on fasse, c’est un relevé intégral de tous les arbres qui sont sur site. Donc on a on les a placé évidemment en plan, on l’a vérifié leur circonférence, la circonférence de leur tron, la couronne des arbres, les canopés et on en a induit également en plus en analysant leurs espèces quelle pouvait être leur racine puisqu’on allait pas faire un relevé intégral du site à cet endroit-là pour l’ensemble des arbres. Voilà. Et la clairrière se dessine un petit peu au milieu. On se dit “Bon ben, il y a peut-être possiblement euh l’idée d’imaginer qu’on puisse construire cette maison sans toucher aux arbres.” Et donc, on commence à imaginer euh le projet euh le plus petit possible, le plus compact possible. C’estàd que même s’il est domestiques, on se dit “Bon bah euh comment est-ce qu’on peut construire petit de sorte à ce qu’on puisse répondre ? euh à une installation sur terrain sans euh consommer trop de sol. Donc on esquisse la plus petite condition d’habitabilité possible, les meilleures conditions de circulation, les meilleures entrées et le projet le plus petit qu’il soit pour pouvoir vivre le terrain. Et c’est et c’est d’ailleurs ça qu’on a finalement euh imaginé comme comme projet, c’est qu’on s’est dit que la maison euh vivre une maison, c’est pas forcément juste vivre son clos et couvert intérieur, mais c’est surtout vivre son terrain, surtout quand il est dans la configuration telle qu’on l’a découvert. Donc là, on a un schéma qui illustre en trait noir gras la périmétrie du site avec les arbres existants qui ont été relevés et en pointier le mur qui s’est effondré. Et donc c’est par les petites flèches et les petites portes que s’opère l’entrée immédiate du projet où on a une minimisation maximum de ce qu’on peut imaginer sur le site de l’emprise potentielle acceptable à laquelle on a réduit l’emprise thermique minimum des pièces de vie avec des variables d’ajustement qui sont des terrasses au sud et au nord de sorte à pouvoir encore sur place modifier le projet si on devait si on devait rencontrer une racine, une branche d’arbre ou un autre un autre sujet de pente sur le sur place. Donc c’est une un projet de d’une maison bioclimatique minimum euh sur ce terrain avec l’envie d’essayer aussi d’autres choses. Donc largement orienté au sud et avec une surdensification arbustive qui s’est faite encore après la construction pour tester comment on pouvait éventuellement fabriquer des protections solaires passives en complétant avec des arbres. Donc on a un projet au milieu des arbres. ouvert largement sur ces paysages environnants avec l’envie et le besoin de vivre intégralement l’intérieur comme l’extérieur depuis l’espace habité intérieur mais sur la totalité du terrain. Et donc, on commence à imaginer également euh à rez-de-chaussée ici comme à l’étage euh comment vivre les quatre paysages périphériques en imaginant rapidement définir des détails aussi qui nous permettraient de le vivre complètement. Donc ça veut dire qu’on on prend en main la question constructive des l’esquisse euh en imaginant quelle est la bonne structure, quelle est la le bon rapport qu’on peut entretenir entre intérieur extérieur ou mettre la vitre. Et donc on a rapidement opté pour des vitres, des vitrages en fait qui vont de mur en mur et de sol au plafond sans aucune imposte, sans aucune allège pour pouvoir envisager de poursuivre cette idée de de vivre l’espace paysager. Et ces détails se déclinent à toutes les échelles du travail en façade, en bardage, sur les sujets liés aux ouvrants, aux brises soleil qui doivent se dégager pour pouvoir s’ouvrir sur le paysage jusqu’à jusqu’à aux questions de recueil des eaux de pluie en fait où on essaie de minimiser l’impact pour éviter de fabriquer des tranchées euh sur le site. Et on détermine aussi euh les euh les grands principes structurels, c’est-à-dire que euh on imagine aussi que sur ce site avec plein d’arbres de très haute tige, en fait, il est difficile pour un un maçon de se faufiler avec son matériel. Euh et donc il a fallu imaginer une structure qui permette de de s’implanter à cet endroit-là. Donc c’est une structure qu’on a déterminé en bois parce qu’elle permettait d’avoir des éléments de préfabriqué qu’on pouvait ramener facilement sur le site et qui sont ensuite posés sur une structure au sol vissée qui sont des pieux vissés en acier qui permettent notamment d’avoir un impact précis sur le sol sans sans rencontrer par une tranchée une racine qu’on aurait raté et ainsi dégrader la question de l’arbre. Ça le mérite aussi de pouvoir décoller le le bâtiment du sol et de permettre encore cette aération en soufface, le passage de la petite faune et le prolifération des racines en partie basse euh de la maison. Donc concrètement sur le chantier, là c’est une photo du projet dans implanté sur la photo aérienne récupérée sur internet. concrètement sur le chantier, bah c’est un élage pour qu’il puisse pousser, continuer de pousser correctement, se développer comme il faut. Donc c’est un travail qui a été fait avec l’ONF, l’Office national des forêts là pour qui nous a beaucoup aidé sur euh sur la manière mesurée de de d’entretenir ces arbres en démarrage de chantier. Et on a euh des pieux qui arrivent dans une remorque, donc vraiment une emprise très minimum sur le chantier. une remorque qui rentre dans la rue, une toute petite machine qui permet d’implanter l’ensemble des des pieux dans le sol jusqu’au refus. Donc ça c’est un ça c’est un travail qui dure 2 jours. Voilà. Donc les fondations en 2 jours c’est réglé avec les tests qui vont avec pour satisfaire les besoins de portée structurelle avant de recouvrir l’ensemble par une plateforme qui permettra ensuite de réceptionner la charpente euh ramené en en élément détaché. Donc on a une ossature en bois qui vient se poser et se décoller du sol et des éléments préfabriqués qui viennent s’intégrer dans le dispositif de structure. Alors, qui dit le maçon n’arrive pas à se faufiler. Donc en fait, il faut imaginer porter l’ensemble des choses par-dessus les arbres. Et donc ça implique aussi l’installation d’une très grande grue euh de 70 mobile euh pour permettre de d’installer ces éléments qui en 3 jours euh seront posés. Donc en fait, c’est un chantier d’ossature et de fondation qui dure une semaine avec des petites erreurs qui se sont passées chez eux avec des murs trop grands qui ont été fabriqués mais bon qu’ils ont quand même dû transporter au travers des arbres et c’était pas une c’est pas une mince à faire. Ça ça a néanmoins le le grand intérêt de pouvoir travailler dans un site euh difficile d’accès euh avec une manutention quand même très très précise et qui permet d’acheminer des éléments déjà parfaitement assemblés au millimètres près avec l’isolation déjà embarquée dans les dans les dans les structures. euh pour travailler vite et puis aussi euh amoindrir la pénibilité des des compagnons sur place, ce qui est aussi important dans notre travail. Donc ce sature rapidement monté et on voit que même pendant le chantier, on a les lagage minimum en fait, il a il a dû être repris après. Donc en fait pour être au plus juste pour que pour reparfaire la couronne de l’arbre après coup une fois que les éléments sont montés et être au plus juste de la coupe des branches nécessaires. Donc avec ce paysage qui commence à se vivre en chantier de l’intérieur à l’extérieur sur les quatre paysage périphérique au rez-de-chaussée et à l’étage. Et donc, on a quelques photos de du projet euh finalisé avec euh donc euh l’entrée euh qui est cette entrée de clôture et non pas celle nécessairement de la de la porte euh du bâtiment, mais l’entrée du site à la à l’intérieur de laquelle on pénètre euh avec les histoires euh de seuil pour franchir euh le le du terrain à la maison et des arbres préservés vécus en périphérie du bâtiment. Donc dans ce projet, on a construit un projet de petite échelle mais sans couper aucun arbre. Donc c’est une petite échelle mais qui est quand même qui prend quand même de l’emprise au sol. Mais on s’est dit qu’on que c’était quand même c’était bien de s’atteler à cet exercice sur place euh plutôt que de laisser tomber l’affaire au profit d’une trentaine de logements qui aurait pu se construire. Voilà. Donc là quelques quelques vues et la la le terrain qui se vit aussi de l’intérieur vers l’extérieur dans des intérieurs traversants nord-ud est- ouest dans les dans les étages et nord-sud à rez-de-chaussée. communication euh directe entre l’intérieur et l’extérieur à tout point, y compris aux étages, au travers des chambres et des pièces de salle de bain également. Et là en fait, on voit ce un de ces pommiers qui a été conservé sur le site. Et dans le depuis le depuis le voisin, donc on voit cette maison, elle est intégrée au milieu de la végétation. Euh et ça c’était une photo qui a été prise quelques enfin quelques jours après la livraison. Donc en fait, on a vraiment bien conservé l’ensemble des sujets en place. Alors, après cette première balade bucolique, le projet dont je vais vous parler est une transformation lourde du foyer Saint-Joseph. À l’origine, il s’agissait d’un espace à vocation culturelle et qui a ensuite connu plusieurs vies. Salle des fêtes, local associatif, local d’hébergement pour migrants. Alors ce ce foyer se situe à Strasbourg dans le quartier de Könen Sophen West au sein d’un îlo structurant. Alors, il regroupe une église, l’église Saint-Joseph, une maison de l’enfance et également l’école Camy Clos, un bâtiment historique remarquable qui a été construit en 1906 par Johann Carl Hut et Fritz Bebéblot, l’architecte de la ville de Strasbourg à l’époque. Alors, contrairement à ces bâtiments patrimoniaux patrimoniaux, le foyer Saint-Joseph s’insère avec un peu plus de difficultés dans le tissu urbain. Aujourd’hui, ce bâtiment, il a été construit en Ça marche. Voilà. Alors, ce bâtiment a été construit en 1971 en béton avec une architecture rectiligne assez massive. Il est implanté euh dans un terrain décaissé, ce qui accentue un peu sa présence euh et créer un importement un important contraste avec son ses alentours. Aujourd’hui, ce bâtiment n’est ni conforme au PLU, ni conforme aux normes. Alors, on observe aussi aujourd’hui euh le son rapport avec les façades qui est assez rude avec l’école à proximité. La façade haute du bâtiment crée une rupture vraiment nette avec l’école Camiclaus. Il n’y a pas de lien, il y a pas de respiration entre entre ces ce bâtiment et et les alentours. Également, nous avons un un sol entièrement minéral, imperméable qui est dominé par des murs mitoyens. Le parvi également est n’est pas accueillant. On peut voir avec la différence de niveau. Les différences de niveaux. Donc ça c’est l’entrée principale de ce bâtiment. Voilà qui qui empêche en fait toute forme d’accès fluide avec ces environnements. Alors la ville de Strasbourg a racheté ce bâtiment pour pouvoir préserver une activité publique sans vraiment savoir au départ ce qu’elle allait en faire. Aujourd’hui, ce bâtiment est est appelé à devenir un équipement public sportif avec une grande salle également de restaurants scolaires. Alors, ce point de départ un peu flou mais aussi stimulant nous a fait penser à cette question : comment transformer un bâtiment existant assez contraint en un équipement public capable d’accueillir des nouveaux usages ? Alors, c’est un bâtiment donc un projet de transformation lourde qui est soumis également soumis à la con à la conformité des architectes de bâtiment de France et ce et ce qui ajoute évidemment un certain nombre d’exigences patrimoniales et contextuelles. Ici, on est un peu dans une logique de réemploi déjà ton bâtiment. L’idée, c’est de conserver le un maximum de ce qui peut l’être. la structure, les volumes, les qualités existantes et de transformer ce bâtiment pour qu’il réponde à un programme. Alors, sur ces images, on voit l’état actuel du bâtiment. Pour autant, ce bâtiment euh présente des qualités structurelles qui méritent d’être relevé. Alors, il repose une trame structurelle système potopoutre, simple et répété. Alors, cela permet de de libérer les plateaux et leur donner une belle flexibilité d’usage. On le voit bien ici dans ce qui pourrait être la future salle de sport. Ici, on est au niveau semi-enterré, là où se trouvaient les anciennes salles associatives. Ce niveau bénéficiait également d’une belle hauteur avec on voit une lumière naturelle seulement au niveau de l’imposte car le reste est enterré. Donc, ce sont quand même des volumes généreux qui ont un vrai potentiel de reconversion pour accueillir des nouveaux usages qualitatifs. Alors, sur cette autre image, on voit une partie du rez-de-chaussée qui a été touchée par un incendie. Cet événement a bien sûr dégradé la une portion de bâtiment, mais aussi va ouvrir une réflexion sur ce qui peut être reconstruit, repensé et comment redonner une cohérence d’ensemble au projet à partir de cette contrainte. En résumé, on a faire un bâtiment sobre, presque frugal dans sa structure et offre un potentiel réel de transformation. Alors, on constate aussi un point extrêmement clair, c’est qu’il n’y a aucun arbre sur la parcelle, zéro espace de pleine terre. On est sur un site entièrement minéralisé. Le bâtiment tel qu’il est construit est complètement fermé visuellement. Il ne dialogue ni avec ses abords, ni avec le paysage. Et pour nous, en fait, c’est justement une formidable opportunité. C’est celle de recréer un paysage là où il y en avait pas. Alors, il est proposé sur ce terrain de créer trois nouveaux paysages plantés dont les programmes pourront être des nouveaux contextes au niveau du parvi en face à sud et en face à face àouest. Avec cette transformation, on sait lui donner des nouvelles fonctions pour l’ouvrir à l’extérieur et aussi tout en tout en respectant l’empreinte au sol. Alors, dans cette partie inférieure du bâtiment, nous passons d’un demi-sous-sol enterré. Donc, on peut voir les longues circulations, le cloisonnement. On a une rampe de parking qui arrive aussi à se mettre dedans. Pas forcément beaucoup de lumière à une grande salle de restauration, une des plus grandes salles de restauration de Strasbourg avec la possibilité d’avoir 400 repas par jour et une cuisine sur place avec une largeur de 22 m. Donc on crée en fait un nouveau nouvel aménagement tout autour périphérique qui va recréer un nouveau plein pied et qui permet non seulement d’apporter de la lumière naturelle mais aussi créer un vrai rapport paysager. Alors depuis cette salle, cette future salle de restauration, les enfants pourront avoir des vues dégagées vers le sud, vers un vers un jardin, vers un espace planté. On parle aussi ici de prolongement visuel qualitatif qui relie l’intérieur à l’extérieur. Au niveau du rez-de-chaussée, on passe aux accès compliqués, peu visibles, à un espace avec une entrée plutôt définie et qui permet aussi de créer une fluidité entre ces espaces, entre le parvi et la future salle de sport. Et ce bâtiment, on l’a rendu complètement traversant du du nord au sud euh et qui va donner voilà sur euh un espace paysager de part et d’autre. Et ce nouveau parvi qu’on qu’on va requalifier va créer une relation directe avec la ville qui va plutôt ouvrir ce bâtiment et permettre d’être qu’il soit plus accueillant. et qui et qui va et on va créer une grande percée visuelle vers cette future salle de sport. Et cette salle de sport, bah il s’agit dans le programme d’être la salle de sport d’escalade publique, la première salle d’escalade publique de Strasbourg et également une salle de multisport qui sera aussi également ouverte aux associations du quartier. Donc on voit là la volonté de créer ces relations visuelles et aussi pédagogiques entre les espaces avec les cours de l’école attenante. Donc avant on avait on voit qu’on avait un bâtiment fermé, refermé sur lui-même, pratiquement sans dialogue avec le contexte. Et avec cette coupe, elle nous permet de bien comprendre le basculement qui va s’opérer après la transformation avec des relations avec la les futurs jardins ou terrain euh replanté. également également cette transformation, on peut aussi également euh de quelle manière on réouvre le bâtiment et qu’est-ce que ça va permettre [Musique] comme création, on va dire, on on va créer des ouvertures généreuses, on va créer des aménagements de vue croisée et on va surtout créer une relation avec ce nouveau paysage. On a quelques photos de maquête qui permettent d’un peu de montrer la superposition des programmes et qui permet aussi de communiquer avec les usagers, les entreprises sur place. Donc la seule extension qu’on réalise sur ce sur ce projet, il s’agit de la partie avant qui se situe sur l’emprise du parking existant et il s’agit d’un d’un volume au finalement assez mesuré et qui peut qui va permettre donc d’accueillir des espaces de rangement pour la salle de sport attenante. Mais cette extension va jouer un rôle important et qui elle aura aussi plusieurs rôles. Le premier, ça va créer une sorte de vent d’abris extérieur pour l’école et aussi adoucir la relation entre la frontalité du bâtiment existant et la cour de l’école attonnante. Voilà. En avançant légèrement sur la course, ce volume va casser ce rapport assez massif. Il va résulter une échelle un peu plus douce, plus accueillante et qui sera plus adaptée au contexte scolaire, tout en assurant en fait une transition plus fluide. entre les espaces intérieurs et extérieurs. C’est toute l’ambition du projet, réinterpréter l’existant pour le rendre plus ouvert, plus respirant, plus vivant sur un sol déjà construit. Alors, le chantier est actuellement en cours. Les premières étapes sont déjà réalisées. Le curage, le désamiantage sont terminés et dès le départ, nous avons eu cette volonté de déconstruire le maxim le minimum. L’idée ce n’est pas de tout refaire mais c’est d’ouvrir uniquement là où c’est nécessaire, de faire évoluer les usages, renforcer la structure quand il le faut et de valoriser l’existant autant que possible. On cherche ici à transformer intelligemment, à travailler avec ce qu’on a, à adapter plutôt que remplacer. Un changement de programme même important ne justifie ne justifie pas automatiquement une déconstruction lourde. Ici, on se trouve dans le le réardin qui est aujourd’hui aujourd’hui en fait qui était les salles associatives et dont on voit voilà l’ouverture en un poste et qu’on souhaiterait donc ouvrir pour accueillir la salle de restauration. Et malgré donc du coup cette densité programmatique donc de on travaille avec l’existant, on essaie de travailler l’existence sans en alourdir l’empreinte. On a même essayé de chercher l’effet inverse, de réduire la sensation d’emprise au sol en ouvrant vers l’extérieur, en ouvrant sur des nouveaux paysages et en apportant en fait une respiration à ce site. C’est cette ambition là qui porte notre projet. Faire plus avec moins et surtout faire mieux avec ce qui est déjà là. Donc nous là au fur et à mesure on ouvre ces grandes bêtes vers l’extérieur. Donc ce niveau de demi-sous-sol. Voilà ce qui qui est en train de devenir aujourd’hui le rez-de-chaussée avec ses espaces traversants avec les ouvertures sur l’extérieur, l’amener de lumière et aussi l’espace sportif qui commence à s’ouvrir tout doucement vers un nouveau paysage créé avec le rapport de l’école existante. Alors le troisème projet qu’on a choisi de vous proposer après une on va dire après la la restructuration lourde sur lui-même et puis la construction neuve, euh c’est un projet euh qui situe également à Strasbourg, le quartier du Neudorf Sud-Est euh qui est situé sur une sur une parcelle euh ici à côté d’une école euh voilà qui est aussi l’école Albert Land, le gymnase Albert Land. Et le terrain, il a la particularité de se situer, si on voit ici le il y a un cour d’eau qui s’appelle le zigalvasseur qui est bordé d’arbre et qui par son épaisseur implique aussi que le terrain se trouve dans un corridor écologique euh qui s’appelle la tramée bleue de l’Eurométropole de Strasbourg, la trame verte et bleue pardon. Donc ça veut dire que une grande partie des arbres à haute tige qu’on voit là sur l’image, donc ça c’est la première photo qu’on a faite le jour où on est arrivé pour le concours. Donc ça c’est un projet où il y avait cinq équipes sélectionnées. Et la première la première photo, c’est qu’on voit que sur le la grande partie du terrain avant, donc on distingue le gymnase un petit peu là derrière et ses vestiaires ici, la grande partie avant est composée de grands arbres à haute tige d’environ 20 à 25 m avec plusieurs aspects également. Euh donc c’est un espace classé qui est non constructible. Et al moi j’aime bien montrer aussi on aime bien montrer des photos où on des choses qu’on hérite parce que en fait c’est bien de pas toujours voir que la finalité du projet. Donc le premier jour de concours, on hérite de d’un bâtiment comme ça. Donc voilà, on a un gymnase flanqué de de vestiaire dans un état un peu de délabrement d’entretien assez assez minimum, on va dire. Voilà. Donc c’est une construction des années 60. Donc c’est c’est un projet qui s’est qui s’est échelonné avec l’école de 60 à 68. Donc l’architecte en charge du gymnase, il s’appelait André Hensler. Et l’ensemble du de l’école et du plan a été coordonné euh par Lena Stenler Salomon qui est une des premières femmes architectes françaises. Donc on hérite de ce bâtiment-là mais qui a une structure hyper rationnelle pour la partie gymnase et pour la partie vestiaire. Et on hérite aussi d’un très grand espace extérieur qu’on voit en premier plan, entièrement en enrobé, entièrement en surface tropisé pour des euh des des c’est un espace de jeu extérieur qui est ouvert pour l’école, pour les activités scolaires extérieures et sportives. Et depuis cette étendue très très large, on distingue aussi et surtout l’ensemble des arbres qu’on voit au fond. Donc là, il y a un très grand platan là qui fait qui fait 25 m aujourd’hui. Voilà, il a quand même pris quelques mètres depuis. Euh et on on distingue ces arbres qui sont ce platan là, je on est sur la toiture juste pour voir un peu ce qu’on a. Quelques conifères et d’autres arbres sur cette trame verté bleue non constructible. Et donc c’est super, il y a des la végétation abondante sur la périphérie et en fait le programme envisage de supprimer l’ensemble de cette trame verte et bleue, de couper tous les arbres pour implanter le nouveau projet qui est une extension du gymnase. Euh donc le gymnase existant est conservé, conserve son statut de salle multisport, volleyball, handball, basket. Et la nouvelle salle créée souhaitée euh est une salle de gymnastique rythmique et sportive. Donc c’est quand même un programme qui fait 40 m de long, 20 m de large, 10 m de haut. Donc c’est quand même un un programme volumineux intérieur euh qui est qui est destiné à prendre la place de cette végétation périphérique. Et donc en sur ce site qui aujourd’hui enfin le site initial était comme ceci là. Voilà. Euh le programme prévoyait ça. Donc ça c’est exactement le schéma euh reproduit qu’il y avait dans le concours. Un truc assez euh truc assez simple quoi. Enfin on va pas commencer à s’embêter. Et donc donc ça per c’est parce que l’idée c’était de dire bon ben voilà il faut absolument conserver l’espace de jeu extérieur euh pour les enfants tout ça. Voilà donc c’était super. Donc alors nous ça nous stressait un petit peu parce que c’est un concours donc c’est anonyme vous n’avez pas le droit à la parole et puis mais on était quand même pas on avait quand même pas envie de de répondre à quelque chose qui allait pas nous nous convenir en fait et donc on a commencé à travailler aussi en maquette pour donc les points noirs représentent les arbres pour déjà simuler bon j’ai j’ai pas mis l’autre version qu’il y a sur la qu’ a sur le petit celui-là là. Voilà. Mais on a simulé un petit peu ce qui était attendu possiblement par la maîtrise d’ouvrage où chaque fois on était obligé de couper des arbres, enfin toutes les racines. Enfin, c’était c’était c’était carrément malheureux. Et donc, on a commencé assez rapidement à se poser des questions sur la manière de s’implanter pour pouvoir répondre quand même à leurs exigences, leurs questionnements tout en évitant les arbres. Donc là, on a essayé un peu plus de retrait, un peu plus de retrait. Euh, on a commencé à à se ramasser un petit peu sur le bâtiment existant, on a imaginé le superposé mais bon, c’est structurellement ça marchait pas. Et on a finalement euh opté pour un une proposition où le la salle neuve existante va plutôt prendre place sur le terrain de sport extérieur en enrobé. Euh donc ça permet d’être au plus proche de l’existant, d’être beaucoup plus compact sur le terrain, d’éviter tous les arbres et en plus de pouvoir ouvrir le terrain de sport et sur l’école mais aussi sur le quartier. Et donc ça c’est le schéma euh initial remis au concours avec l’ensemble des arbres conservés euh et euh la partie de sol qu’on a utilisé et cette terre en enrobé extérieur du sol sportif mais qui est quand même suffisamment grande encore, on le verra plus tard pour accueillir des activités de planir. Donc c’est le plan masse du concours qu’on a rendu en se disant qu’on a pris un risque parce que bon c’est quand même c’est quand même un risque de voilà ça de se dire qu’on allait peut-être se faire éliminer pour une réponse à côté quoi. En tout cas un pas de côté mais on s’est dit que c’était bien de valoriser en fait cette possibilité de préserver cette trame verté bleue. qui a quand même été déclassé hein, il faut le savoir. Et le le PLU modifié pendant la phase de concours pour être sûr que ce soit prêt à à être possible dès que ça démarre. Mais bon voilà, je sais pas s’ils l’ont reclassé depuis mais on c’était bien de de dire que voilà, on pouvait avoir une un dialogue quand même avec son environnement. On a on doit construire et répondre à la question du maître d’ouvrage, mais c’est une question de point de vue et de se dire que voilà, on va peut-être on va peut-être proposer une alternative qui puisse quand même exister pour favoriser des espaces ouverts à tous. Donc là sur cette axonométrie, on voit que le la bande en bas qui est la trame verté bleue est conservée, ça devient le parvi. On a l’ensemble des arbres aussi préservés à l’arrière là qui sont le parvi de pour rentrer dans l’école qui est là derrière. l’espace de jeu extérieur qui s’ouvre avec l’école et le quartier et puis on a une petite bande technique derrière mais qui est également ouverte sur l’école puisqu’il s’agit euh du médecin scolaire qui qui se trouve là. Voilà. Donc en fait c’est un bâtiment qu’on a souhaité sans avant, sans arrière et puis réconciliant sur son sur son territoire. C’est une c’est la perspective imaginaire de la de l’entre euh de l’entrée avec euh la vision au travers de l’entre salles quoi. Donc à droite la salle euh existante, euh les images du concours là qui ont été remises et à gauche la salle de sport neuve. Voilà. Donc avec une périmétrie à simple rez-de-chaussée construite avec un ovant périphérique qui permet d’accueillir qui est plus large en fonction des orientations. Euh donc en fait il a une certaine profondeur ici pour l’accueil. Il est plus profond au sud pour protéger du soleil les vitres. Un peu moins profond au nord parce qu’il y en a pas besoin. Mais il faut quand même attendre ces enfants quand on attend devant l’école quand il pleut. Et sur l’autre façade, c’est le c’est le similaire avec le terrain qui dialogue aussi avec la ville et pas uniquement avec l’école en se retournant. Et depuis l’intérieur, le souhait c’était de de pouvoir offrir une grande salle de sport mais qui arrive quand même à s’ouvrir sur son paysage. Donc largement évidemment à rez-de-chaussée pouraloguer avec le l’espace sportif mais également hauteur puisqueen fait on a en transparence euh l’ensemble de la façade là qui est vitrée et l’ensemble de la façade ici qui est également vitrée avec les arbres qu’on a justement conservé en les en les intégrant d’ailleurs au calcul thermique aussi mais qui sont aussi des brises soleil passifs pour nous. Voilà, donc en fait, on aime bien parler de planter des brises soleil plutôt que d’en installer. Et donc sur le site, le chantier démarre. Voilà. Euh cette image, c’est la dernière en date qu’on a eu de Google. Donc c’est c’est ça existe. Et donc concrètement comment ça marche pour conforter les hypothèses ? Donc on a commencé par procéder à une aspiration des sols. Donc là, il y a le petit manche de l’aspireuse. Donc on a aspiré l’ensemble des terres végétales sur l’avant du parvi pour conforter justement l’implantation du bâtiment et pouvoir déterminer s’il y avait des racines qui allaient être coupées pendant le chantier pour être sûr que voilà, ça serait dommage de que que l’arbre meure sur un projet de concours et qu’on soit obligé de la battre plus tard. Donc on a on a aspiré l’ensemble des sols. Alors parfois juste en surface, il y avait des racines rampantes, on les a tout de suite trouvé parfois plus en profondeur, parfois des sondages ponctuels qui se sont opérés et qui ont aussi nécessairement impliqué des modifications sur le projet. Et alors c’est intéressant ce document un peu bizarre qu’on a reçu de l’entreprise. On avait pas tout de suite compris qu’il s’agissait d’un relevé là qu’il a sans doute fait sur Word. Enfin, on sait pas trop mais en fait là c’est l’arbre. Et là, c’est le bâtiment existant. Et là, il a fait des couches tous les 50 cm et puis il a mis des distances. Et ça, c’est les racines là, vous voyez, ça c’est les racines, voilà, qui sont euh maîtré depuis le bâtiment existant. Enfin, voilà. Donc donc c’était super quand même d’avoir ça et ça nous a permis de conforter le le sujet dans le dans les phases d’étude. Donc donc le projet il est euh il a son entrée sur le parvis. La grande salle qui s’intègre avec en transparence sur la circulation qui mène aux vestiaires avec une séparation propre salle. Donc on rentre dans la salle avec des chaussures de ville, on sort avec des chaussures propres. La salle la salle de gymnastique sportive, elle est là orientée sur le terrain et la salle existante, elle est orientée sur le parvis de l’école. Et donc la le finalement la seule adaptation qu’on a faite sur le site, c’est ce petit local vélo qu’on a qu’on a créé au il y avait un rangement au concours, mais c’est devenu un local vélo pour que les les racines continuent euh de vivre leur vie parce qu’elles étaient assez proches. Elles passe en dessous, c’est un espace ouvert et puis en fait on a les autres pluies qui qui ruissellent sur le mur du fond. euh pour pouvoir continuer à les [Musique] irriguer. Et donc on a une une construction ici qui est donc on a une nappe fréatique débordante. Euh donc c’est et puis on a une un souhait du maître d’ouvrage de de créer des vides sanitaires partout aussi. Alors pour répondre à des questions techniques mais aussi à des questions de de PPI là de plan de prévention des risques liés aux remontées de NAP là qui qu’ils ont souhaité mettre en place. Donc en fait, on a une structure plutôt euh en maçonnée en béton en partie basse euh et une extension en bois en partie haute sur la partie neuve. Et là, on a la partie neuve et la partie existante. Donc sur le chantier, on a c’est également un un travail pas simple au droit des arbres avec des Ça a l’air tout simple et posé comme ça, mais en fait, il y a eu ils ont fait appel à des machines un peu compliquées là. Enfin, c’est des euh sur le sur la maison, on avait des ppm, des grues mobiles qui sont qui passent par le dessus et là, on avait des ppm par en dessous qui permettai de soulever des éléments de grosses œuvres fabriqués sur place sur site directement. et aussi rapidement euh toujours le travail en détail en fait qui qui nous permet de de garantir les dessins euh qu’on imagine au concours avec les transparences visuelles imaginées mais aussi les mises en rapport des différentes choses pour avoir pas d’imposte quand on en veut pas, pas d’allège non plus, des b vitrées qui vont de bord à bord, de mur à mur, enfin pour que comme c’est C’est un projet aussi un gymnase, c’est un peu c’est un c’est un projet un peu élémentaire dans sa structure. Il y a il y a un peu moins d’argent. Donc en fait, on on on en plus de ça, on essaie de vivre la structure au maximum. Donc en fait que la structure soit elle-même l’architecture et que il y a pas d’élément perturbateur qui [Musique] puisse venir à son encontre. Et donc on a ce rez-de-chaussée là qui est la qu’on voit en partie basse en en gros œuvre. et une charpente au-dessus qui est constituée de de fines poutres et poteau euh donc assez fine he de 8 cm de large mais de faible hauteur multiplié donc en terme de quantité on est pratiquement la même chose que si on faisait des grandes poudes séparées mais qui fabrique aussi un un travail acoustique structurel et de support des murs rideaux qui seront installer sur les façades vitrées. Donc là, on a le chantier qui se met en œuvre. Ça a duré plus que plus que 3 jours. C’était un peu plus plus compliqué. H et cette salle qui se qui se déploie sur voilà sur ces 10 m de hauteur libre à l’intérieur et la salle existante qui est pas au reste puisqueen fait on a continué à préserver malgré le fait d’avoir accroché la nouvelle salle sur l’existant la double orientation bienvenue de la salle pour pouvoir assurer aussi ces ventilations naturelles. en cas de forte chaleur et en partie haute sur la partie en bois, on on a la poursuite de la structure extérieure qui se continue avec des fines lames en bois qui ont des profondeurs différentes selon les orientations pour fabriquer brise soleil également. Donc depuis la depuis la première photo de site du site visité euh en démarrage de concours, euh là on a une image de du bâtiment fini qui a été achevé début de l’année dernière euh début 2024 là qui était en fonctionnement. Et donc ce tous les arbres préservés toujours en vie et euh qui agissent à fabriquer le parvi paysager souhaité, le brise soleil pour la salle également et avec des plantations qui ont encore qui ont encore été on a encore planté d’autres choses mais c’est les photos directement après la livraison. Voilà. Donc on a ces cette entrée là qui est marquée par ce principe de casquette à vocation multiple qui permet aussi de de réduire la hauteur d’impact des grands volumes de gymnase. Local vélo qui est voilà là pour laisser passer les racines. platan préservé avec le la salle qui s’ouvre sur le l’espace de jeu extérieur ouvert sur la ville et sur l’école. Là, l’école est dans mon dos et une transparence qui existe entre la salle de sport et le terrain de sport. et réciproquement. Ouais. Quand on arrive dans le dans le hall euh euh on a la possibilité d’aller dans les deux salles avec une visibilité sur les sur les deux salles [Musique] euh et on longe la circulation euh vitrée des vestiaires qui mène au bout aussi un une entrée qui va sur l’école pour qu’il puisse l’utiliser également. C’est le hall dans l’autre sens. Et donc on a cette salle qu’on avait donc imaginé avec les transparences qui est qui fonctionne qui fonctionne bien. D’ailleurs, les retours sont positifs aussi. Là, il y a des a quand même des stores sur les sur les fenêtres en partie haute de l’autre côté, mais ils sont enfin ils sont jamais tirés quoi. Puisqueen fait l’arbre son joue vraiment son rôle. Voilà. Donc quelques images juste des du projet euh terminé. Bon, on a des vestiaires. Bon, voilà, des vestiaires même s’ils sont enfin ceci est important, c’est que même s’ils sont dans une situation un peu fermée, c’est pas pour autant qu’ils aent pas le droit d’avoir de la lumière naturelle. Donc c’est c’est aussi une manière d’apporter des la lumière naturelle dans des espaces où on est plus intime. Ça permet de ventiler puis de les sucés de clarté. et l’ancienne salle qui conserve son rôle traversant euh précédent et qui s’ouvre sur le parvi euh extérieur de l’école avec euh les plantations pas encore plantées pour jusqu’à vivre intégralement son rôle de raccord de d’ensemble sportif et scolaire dans la cour d’école. Alors pour conclure, nous vivons aujourd’hui dans un monde en pleine mutation, qu’elle soit écologique, politique, économique, sociale ou humaine. Et dans ce contexte, le rôle de l’architecte prend une dimension nouvelle. Construire, ce n’est plus simplement répondre à un programme ou de travailler dans les limites d’un PLU. d’un règlement d’urbanisme. Construire, c’est agir directement sur la planète. Nous pensons que l’architecte ne peut plus être seulement un technicien du bâti. Il ou elle doit porter une responsabilité élargie, celle de construire avec conscience, avec mesure, avec respect du temps, du lieu et de la matière. Le sol sur lequel nous intervenons n’est pas neutre. C’est un sol vivant qui est bien là. qui est là bien avant nous et qui sera là bien après. Alors, construire ce n’est pas seulement ériger un projet, c’est prendre position, c’est formuler un engagement envers les habitants, envers le territoire et envers les vivants. Merci beaucoup. [Applaudissements] Bon ben merci à tous les deux, c’est passionnant. Donc on va surtout demander aux enseignants et aux étudiants bah de poser des questions. Euh est-ce qu’il y a déjà des questions qui se profilent ? Allez, on y va. Super. Euh bonjour. Merci en tout cas. J’avais une question concernant la première maison bioclimatique. Je me demandais si votre volonté d’architecte d’assurer une transparence avec le paysage constante, est-ce qu’elle peut pas être freinée par une volonté d’assurer une maison bioclimatique ? Comment les désirs d’architecte ils peuvent être par des questions climatiques ? Est-ce que par exemple une grande baie au sud dans une maison en bois avec une inertie donc faible et donc un confort d’été possiblement questionnable ? Est-ce que ça ça ni pas votre volonté de bioclimatisme ? Voilà. Oui. Alors, merci pour la merci pour la question. Euh donc oui, alors c’est la la maison bioclimatique, elle permet d’assurer non seulement l’ouverture là que tu as souligné là sur la sur le sud euh mais aussi de de capter en fait les apports solaires en hiver. Donc la question se pose évidemment en été. Voilà. Euh alors sur cette maison, il y a des il y a des stores euh quand même qui ont été rajoutés en plus des arbres qui sont en train de pousser. Euh il faut savoir que les arbres existants en place, ils font déjà très bien le travail en fait euh une cer une grande partie de la journée. En gros, jusqu’à jusqu’à 15h euh en été, les arbres existants font leur travail de de protection des vitrages. L’après-midi, c’est les store qui prennent le dessus en attendant que la végétation plantée complémentairement sur le projet pousse, quoi. Voilà. Euh alors après euh en terme de d’inertie effectivement donc c’est c’est une ossette urboire euh avec une une isolation en en wat de cellulose dans les murs et il y a quand même une chappe qui a été coulée aussi euh sur les niveaux bas et haut pour des questions notamment d’inertie et aussi d’aoustique quoi. Voilà. Euh en tout en tout cas en tout cas en terme de en terme de confort d’été, si c’est ça la question, euh on n’est jamais au-delà de 24°gr quand il fait hyper chaud dehors. J’espère que j’ai répondu. OK. Est-ce qu’il y a d’autres questions ? Non. Quelqu’un aurait des questions ? Vous avez pas de questions ? les les les cancres, les quatre cancres qui sont là. Les cancres, on va jouer les cancres jusqu’au bout. Euh peut-être une question concernant le euh retour sur l’introduction, l’entrée en matière. Vous avez parlé de l’accumulation de l’exc et des objets, de l’accumulation du stock dont nous souffrons aujourd’hui et qui vous invite à envisager une contraction bâtimentaire, si on peut dire et limiter les emprises au sol. Mais par votre conséquence, votre diagnostic et votre objectif, c’est de faire en sorte que dans la mesure, je force peut-être un peu le trait, dans la mesure où on construirait plus compact que demander ou plus petit que nécessité ou sur des emprises plus faibles, on limiterait précisément le stock des objets disponibles et possibles. Comment vous voyez les choses en fait par rapport à ça ? Alors en fait l’entrée en matière c’est vraiment un constat qui a énormément de choses, énormément d’objets. Et alors c’est vrai qu’on et on on par on va dire par continuité généralement ces objets vont forcément faudra les stocker quelque part et il faudra donc mettre des locaux. C’était c’est un constat, on va dire, et c’est notre analyse à nous. Et l’idée c’est vraiment euh de d’essayer de aujourd’hui de réduire cette cette emprise au sol et donc du coup par le voie d’avoir moins d’objets. Donc l’idée c’est essayer de s’alléger, de d’éviter voilà, on va pas faire de de cours sur la sur consommation mais aujourd’hui on on arrive dans un peut-être peut-être qu’on a pas besoin de tout ce qu’on a et peut-être refaire du du tri, s’alléger même en se déplaçant ça pourrait peut-être avoir un impact sur le programme demandé. Alors évidemment euh on parle on parle de majoritairement on vise tout ce qui est domestique mais il y a aussi beaucoup de choses dans les lieux dans les équipements publics ou des d’autres programmes qui des fois ou dans des écoles ou voilà et on pourrait peut-être gagner un peu, on va dire d’efficacité aussi programmatique pour pouvoir réduire un petit peu l’emprise quoi. Voilà c’était vraiment une entrée matière. C’est ce qui nous avait en fait euh ce qui c’est ceci notre manière de vivre également en fait tout tout ça et c’est des constats qu’on qu’on voit tous les jours. Voilà. Et je sais pas c’était en fait c’est un point c’est une question qui peut amener à plein d’autres. Donc c’est vrai que c’est et par rapport à la pratique architecturale, c’est essayer de voilà pourquoi souvent en analysant des programme, pourquoi on a autant de besoins de stockage pour tout le monde ? Pourquoi on a besoin de c pourquoi ? Voilà, on se pose aussi des questions par rapport à ça. Alors moi, j’aurais bien aimé ajouter aussi de de d’où vous parlez parce que la première maison qu’on voit, c’est quand même votre maison hein avec des photos qui sont des photos d’architectes, c’est qu’une maison où on voit pas grand-chose, pas d’objet mais c’est une maison dans laquelle ils habitent en ce moment et ce sont des photos qui ont été faites alors qu’ils y habitent. Voilà, donc je voulais préciser que ce rapport aux objets euh est quelque chose qui est quand même vécu par vous et appliqué. Voilà, donc c’est qu’il y a très peu d’objets chez vous euh en tout cas visible. Voilà, je te passe un micro pourcier. Alors, merci beaucoup pour votre intervention. Moi, je me posais une question par rapport à au foyer de Saint-Joseph concernant les creusements latéraux. Alors, comment est-ce que vous avez fait pour creuser aussi proche de la structure ? Est-ce qu’il y a pas un risque en fait pour la structure d’être fragilisée ? Je sais pas comment est-ce que Ouais. Alors, je vais poser la question. La question c’est le La question c’est le risque euh le risque de de dire d’excavation par rapport à l’excavation qu’on fait dans la cour pour pouvoir ouvrir plus de manière plus haute les ba sous-sol qui deviennent ra de jardin. Ouais, c’est ça. Voilà. Alors en fait c’est le le bâtiment, il est Ouais, on peut peut-être mettre des photos. En fait, le je la le bâtiment, il est il est construit sur il y a encore un parking en dessous. Donc voilà, parce que voilà, qu’on a réussi à à ne pas garder en tant que parking quoi parce que c’était quand même une espèce de volonté de garder des place euh avec qui induisais des trucs complètement fous avec des ascenseurs à voiture, enfin des trucs voilà et qui de toute façon allit plus être conforme. Mais donc en fait faut l’excavation qui est faite euh elle est faite en connaissance de ce parking. c’estd que on on creuse, le parking était est débordant de cette partie- làà et donc en fait il y a pas de il y a pas de risque puisqu’on est on est on est suffisamment fondé quoi avec ce avec ce projet et la terre qui est enlevée justement parce que je parle de la terre c’est aussi un travail qui est fait en en collaboration avec la collectivité puisqueen fait la cour d’école va être intégralement refaite aussi euh donc en fait les terres Elles sont pas euh elles disparaissent pas aussi de elles sont pas évacuées, tu vois. Euh donc ça veut dire que elles sont elles tout va être conservé, remodelé pour une partie de la cour et la grande partie des excavations, elle est utilisée pour boucher la trémie de du parking, quoi. Donc voilà. Mais en fait, on est on est sur un parking débordant. Euh là en dessous, il y a encore un parking en dessous en dessous de ça. Est-ce qu’il y a d’autres questions ? Ah, il y a deux bras qui se lèvent. Non, elle est fatiguée. Bon, ouais, très bonjour. Je me posais la question bah surtout pour les deux derniers projets parce qu’on a des grands volumes utilisés pour le sport. Est-ce que les grands éléments vitrés au-delà de donner la relation avec l’espace public, il y a une vraie volonté de d’avoir des apports naturels thermiques pour améliorer le confort notamment en hiver où c’est des volumes qui peuvent être un petit peu énergivore à chauffer ? Je m’occupe des questions thermiques. Ouais. Non. Ouais. Non mais c’est c’est une bonne question. Alors, il y a des euh sur les euh sur le donc évidemment le maître d’ouvrage veut toujours nous enlever quoi euh parce qu’on a toujours beaucoup de vitrage et après il faut toujours en enlever pour en avoir moins et pas forcément toujours pour les mêmes raisons. Euh euh donc en fait il y a une il y a une part de euh on va dire il y a une part de vitrage au sud qu’on qu’on aime bien utiliser parce que pour pour chauffer ses volumes en hiver c’est super. Euh il y a une part de vitrage qui a aussi au nord parce qu’en fait pour le jeu euh c’est quand même c’est quand même très appréciable de avoir une lumière indirecte. Euh notamment les deux salles en fait il y a des dans les deux salles, il y a du badminton qui est la en fait le le sport le plus sensible en fait sur les questions de luminosité. Donc la partie nord euh est il y en a toujours donc il y en a beaucoup dans le gymnase là Albert Land. Voilà. Euh il y en a moins dans le projet du foyer Saint-Joseph. Euh mais en tout cas euh ça bah disons, c’est toujours c’est toujours pareil parce qu’en fait c’est intégré au calcul thermique en cours de conception. Euh les vitrages sont en triple vitrage. Bon voilà. Euh après euh effectivement ça participe aussi à la luminosité du indirect euh qui nous paraît indispensable. Euh il il y a il y a un impact sur les questions thermiques, mais on c’est quand même c’est quand même nécessaire quoi parce que sinon on pourrait tout faire en en lumière artificielle qu’il faudrait aussi allumer quoi. Voilà donc OK merci. Est-ce qu’il y aurait d’autres questions ? Il y a que les hommes qui sont exprimés pour l’instant. Je sais pas si vous avez remarqué. Est-ce qu’il y aurait des jeunes et des étudees qui pourraient poser des questions ? une une enseignante. Très bien. Une petite question juste. Est-ce que ce souci, cette acuité que vous avez pour pour les sols, pour les armes, tout ça, est-ce que ça vous pousse à à travailler avec d’autres compétences avec lesquelles on avait pas l’habitude de travailler ? surtout que si on reste des techniciens de la construction comme vous dites. Non, je pense par exemple au relev qui vous a été fourni qui est effectivement très mystérieux comme document. Est-ce que voilà, est-ce qu’il y a des nouveaux documents ? Est-ce qu’il y a des nouveaux outils ? Est-ce qu’il y a des nouvelles compétences que auquell vous faites appel ? Attendez, on se concerte. Non non non. Oui. Alors, c’est c’est sûr que pour les pour les alors il y a des sujets là par exemple pour c histoire de racine effectivement nous on avait pas la compétence en interne puisqueen fait on démarre un concours où il y a une équipe constituée et puis voilà. Bon, on fait on fait avec l’équipe constituée dans le délai imparti et et ensuite bah c’est des bah c’est des c’est plutôt des entreprise qu’on a euh là c’est une entreprise qui s’en est occupée de de faire de faire se relever. Donc c’est c’est pas c’est pas on va dire un bureau d’étude complémentaire. Euh donc ça c’est mais c’est une compétence qui est plutôt déjà technique hein effectivement qui est pas euh qui parce que voilà ils ont une machine un truc voilà voilà. Euh par contre, on est évidemment dans les bureaux d’études qu’on a, on a des des fois des compétences bah d’hydrologues, d’hydrogéologues, euh des des évidemment aussi des paysagistes qui nous concepteurs qui nous qui nous qui nous aiguillent aussi sur des sujets qu’on maîtrise pas. Mais c’est vrai que généralement les compétences alors c’est vrai que par exle la ville de Strasbourg commence à à demander des compétences vraiment particulières sur les question de l’eau, les questions des VRD particuliers enfin des candidatures un peu spécifiques puisque comme il y a des territoires, on va dire plus humides, plus naturel, soumis à des écosystèmes particuliers euh voilà, mais nous on a on n’ malheureusement pas été retenu sur ces ces sujets, Mais il y a des il y a des compétences effectivement complémentaires de bureaux d’études notamment que on intègre nous dans nos équipes. Euh moi j’ai une question sur le dernier projet sur le gymnase. vous avez dit que vous avez fait une pris une enfin une prise de risque puisque ça répondait pas entièrement donc à la demande initiale donc mais ça répondait à vos vos idées que que vous avez défendu. Donc je déjà je trouve ça courageux et j’aurais voulu savoir comment donc vous avez pris le risque de pas être sélectionné mais comment vous êtes pris pour argumenter et donc défendre cette position. Est-ce que ça a été compliqué ? Est-ce que vous avez réussi enfin au bout du bout vous avez fait la construction ? Donc j’imagine que vous avez et voilà. Alors, c’était dans le cadre d’un marché public, un concours et on était contre cinq équipes euh et on et malheureusement on peut pas défendre notre projet. Tout se fait sur euh en planche, je veux dire un rendu graphique. Donc euh c’est vraiment euh alors c’est les planches, le travail sur les planches, les rendus, il faut que ça soit explicite dans le mémoire technique euh mais euh et ça c’est soumis à un jury interne avec euh avec des techniciens et des qui qui le présentent à notre place, quoi. Et donc c’est vrai que c’est un peu voilà, on a joué au poker, c’est pour cette opération et ben pour cette fois-ci ça a marché mais pas pour les autres. Voilà, on peut pas toujours gagner mais au moins on a voilà, on était je veux dire au rendu de ce concours, on s’est dit bon bah c’est pas exactement ce que ce que la ville souhaitait. Est-ce qu’on respecte ce qu’ils veulent au risque de pas de perdre ? Et au final, ça nous apporté voilà, on a eu on a eu cette chance parce qu’on était bon voilà, on a peut-être bien argumenté la chose et puis on était, on va dire serein par rapport à à nous en tant que qu’architecte. On était voilà si jamais on le perd, bah on le perd quoi. Voilà. Mais au moins, on était on était content de notre projet. Encore d’autres questions ? Gabarit. Non. Ouais. tout le monde s’était mis. Alors justement pour le coup peut-être ça nous apporté les fruits parce qu’on était les seuls un peu différents. Donc bon voilà. Euh j’aime beaucoup votre réflexion autour des objets et de l’accumulation des objets. Est-ce que vous vous intéressez au réemploi et est-ce que enfin j’imagine que il y a pas mal de freins par rapport à ça dans la pratique aujourd’hui en France ? Et comment vous comment vous questionnez ce bah le réemploi ? Alors oui, bah c’est une bonne question. C’est vrai qu’ en ce moment le réemploi est d’actualité. Euh alors nous on a une position de bah réemploie déjà ton bâtiment en fait. essayer de réemployer le maximum déjà par le projet lui-même. Et après évidemment euh les matériaux intérieurs ou les les éléments qu’on peut déconstruire, construire, voilà, maintenant il y a on a des bah quand on parlait de compétences, il y a des il y a des bureaux d’études qui spécialisent aussi dedans pour faire des diagnostics, pour vérifier ce qu’on peut garder, ce qu’on peut pas garder. Tout est listé et pour pouvoir réutiliser le maximum de choses. Maintenant, ça devient limite la norme au final, en tout cas dans la région grand est. Donc mais nous on parle vraiment du principe que déjà pour nous c’est comment voilà ne pas détruire le moins possible déjà si c’est possible parce que voilà il y a certains projets on détruit tout et on garde trois trois sanitaires et après on on fait du réemploi on met une étiquette parce qu’il y a une voilà donc nous déjà essayer de de déconstruire on va dire en conscience et de savoir ce qu’on construit pour pouvoir voilà euh ce serait une question par rapport aux fondations du premier projet parce que après vous parliez de toute l’analyse justement avec l’aspiration des rapins pour savoir où elle se situe et c’était pour savoir si justement ça avait impacté enfin avec l’idée des pieux pour avoir une impact précise sur le terrain si ça avait impacté enfin si vous aviez fait se relever sur ce terrain-là et comment ça avait impacté justement la trame de ces fondations et Si si le bâtiment avait été plus haut, vous auriez dû avoir une impact autre. Voilà. Ouais. D’accord. Tu parles du 3è ou du premier ? Du premier projet. Mais comme vous avez parlé prier prier, en fait le premier, on n pas fait le on a fait le relevé des arbres des couronnes et on a estimé que les racines étaient par là parce qu’on pouvait pas aspirer tout le sol à cet endroit-là. Euh mais c’est pour ça aussi qu’on a fait ce choix technique euh sur ce sur ce site de ces pieux parce qu’en fait on savait qu’on allait pouvoir avoir l’information que euh on allait être quelque part ou non. D’ailleurs, il y a la terrasse, je sais pas si on le voit sur une photo, il y a la terrasse. Il y a d’un côté les terrasses elles sont plus alignées à la maison. Elles ont été mises en retrait parce qu’on en a rencontré des on a rencontré des racines. Donc on savait qu’au droit de la maison, l’enveloppe thermique de la maison, vraisemblablement, on allait avoir un peu de chance quoi. Mais on savait que sur les les on va dire les les projections extérieures des terrasses, on allait pas ça ça pouvait être modifié. C’est pour ça qu’on a fait ces grandes terrasses pour pouvoir euh euh faire les choses un peu différentes. Là, par exemple, elle est taillée en biais sur le côté parce que on a rencontré des on a rencontré une racine au mauvais endroit. Euh donc là, on a déblayé un peu et on a déplacé les choses. Donc faut aussi que sur le chantier, on arrive à à être à s’adapter, quoi. Donc c’est ça qui est aussi. Donc et comment et ce qui est intéressant c’est comment est-ce qu’on a comment est-ce qu’on anticipe l’adaptation possible sur le terrain déjà en projet alors qu’on y est pas encore quoi. Voilà donc on essaie de d’anticiper certaines choses. Voilà moi j’ai peut-être un constat. Merci un constat et peut-être une question. En tout cas, le constat, ce que je trouve intéressant, c’est l’objet que vous nous avez présenté aujourd’hui, c’est cette conférence, je trouvais assez intéressant et qui pose vraiment des questions de temps et de temporalité. C’està-dire que je sais pas, on doit avoir 250 diapos en gros, je pense qu’il y a à peine 50 diapos qui montent le projet, hein. Et tout le reste, c’est ce temps de d’observer sur place et surtout de nous le restituer. Et ça, je trouve ça quand même très très intéressant. À la fois le site, le bâtiment, comment il le regardent. Il y a le ton du chantier aussi qui est intéressant. Enfin, c’est que des questions de temporalité pour à la fin finalement arriver au projet. Donc, je trouve ça assez pédagogique et assez exemplaire. Voilà, pour les étudiants, c’est pas une perte de temps dans un projet de de montrer où on arrive et comment est- et comment on le découvert, on le découvre pardon et où est peut-être la la maje la la magie du lieu dans lequel on arrive. Voilà, donc ça, merci. Ça je trouve c’est vraiment intéressant. Et j’avais une autre une question, c’était sur la sur le la question du dessin aussi, hein. Je regarde ce que vous nous montrez. Euh et ça, j’aimerais un peu savoir à l’agence comment vous travaillez avec tous ces dessinsl. C’est vous êtes quatre, je crois, il me semble. Euh qui fait quoi, comment euh euh pourquoi ces dessins à la main en fait finalement euh voilà, comment vous faites vos choix ? Est-ce que c’est juste pour la présentation aujourd’hui ou est-ce que voilà, vous pouvez nous raconter ? Merci. On les a on les a fait ce matin. Ouais, c’est ça. Merci pour Il y en a qui peuvent le faire. Non non, on a en fait dans la à l’agence tout le monde dessine. Euh les quatre les quatre personnes aujourd’hui à l’agence dessinent euh et dessine et on dessine tous de l’esquisse jusqu’au chantier. Euh donc il y a pas de barrière, on va dire, entre les choses. Euh tout le monde fait le concours aussi. Tout le monde fait toujours le concours. Ensuite, après, il y a quelqu’un qui s’occupe des études, mais tout le monde suit tous les études. Enfin, on sait tous tout ce qui se passe, euh les moindres détails, les embrouilles et tout. Donc voilà. Donc et c’est pareil pour le dessin, c’està-dire que le dessin est fait, il reste sur des table même les carnets sont tous posés, les gens les prennent en main, redessinent, remettent un calque et ainsi de suite et ainsi de suite. Et donc c’est comme ça qu’on aboutit à enfin au fait que j’ai envie de dire que l’esquiss le croquy d’esquisse, les deux traits d’esquissent une idée puissent déjà façonner aussi le détail d’architecte d’exécution euh définitive quoi. Ben merci. Est-ce qu’il y a une autre petite conclusion ? Non, c’est bon. OK. En tout cas, merci d’avoir été aussi nombreux et bon après-midi. Oui.