Résumé de la thèse

Ces travaux de recherche s’inscrivent dans le cadre du projet RESVEC (RESeau de Surveillance des VECteurs), un programme visant à mieux comprendre et lutter contre les espèces de moustiques vecteurs introduites de façon fortuite en Polynésie française. Ce projet se concentre principalement sur deux espèces d’intérêt médical, Aedes aegypti et Aedes polynesiensis, responsables de la transmission de maladies majeures comme la dengue, le chikungunya, le Zika et la filariose lymphatique. Ces moustiques représentent une menace pour la santé publique et nécessitent des stratégies de lutte adaptées au contexte insulaire polynésien.

L’objectif général de cette thèse est d’approfondir les connaissances sur la structuration génétique et l’écologie spatiale des moustiques Aedes dans l’environnement polynésien. Pour cela, une approche multidisciplinaire a été mise en place, combinant :

L’analyse de données entomologiques et génétiques, pour étudier la dynamique des populations de moustiques et les flux de gènes (inter-îles, intra-île).
Des données environnementales issues de technologies de télédétection (imagerie satellitaire, LiDAR, données météorologiques, etc.), pour identifier les facteurs influençant la distribution et l’abondance des populations de moustiques.
Des méthodes de xénosurveillance, pour détecter les foyers de transmission de pathogènes tels que ceux responsables de la filariose lymphatique.

Ces travaux visent à fournir une base scientifique solide pour évaluer l’efficacité opérationnelle de stratégies de lutte antivectorielle innovantes et durables. Ces stratégies incluent notamment les techniques de l’insecte stérile et de l’insecte incompatible, afin de réduire voire d’éliminer les populations de moustiques vecteurs et envahissants tout en respectant le fragile environnement insulaire de la Polynésie française.

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