Ouvrières dans l’industrie du biscuit, ou de l’armement, couturières, employées de conserveries, domestiques dans des familles bourgeoises, ou institutrices : depuis la fin du 19e siècle, les femmes ont peu à peu obtenu des tenues de travail adaptées à leur activités professionnelles.
Conférence de Pascal Aumasson, historien de l’art, auteur de Habits de travail. Du labeur à la mode, éditions Coop Breizh, 2022.
Enregistrée le 8 décembre 2023 à la médiathèque François Mitterrand de Lorient.
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On les croyait aux fourneaux, elles étaient au boulot. À l’usine, dans les champs, sur le port de pêche, en coiffe ou en blouse, les femmes ont toujours travaillé. À travers les éclairages d’expert·e·s mais aussi la parole de travailleuses, c’est une autre histoire de la Bretagne qui nous est aujourd’hui racontée.
Longtemps, dans une Bretagne restée très rurale, elles ont été les travailleuses des champs. Mais, dès la révolution industrielle, les femmes ont aussi rejoint l’usine, les conserveries ou l’industrie d’armement. Invisible, le travail féminin a été longtemps dévalorisé. Pourtant, les travailleuses sont aussi le fer de lance de progrès sociaux. A travers les interventions d’historiennes et d’historiennes, de sociologues, mais aussi de cinéastes ou d’artistes, ce cycle de conférences permet de ré-interroger la place des femmes dans la société bretonne.
Ce cycle de conférences est proposé par Bretagne Culture Diversité, en partenariat avec les médiathèques de Lorient. Les rencontres ont lieu une fois par mois de 18h à 19h30 à l’auditorium de la médiathèque François Mitterrand à Lorient.
Lien : https://bcd.bzh/becedia/fr/femmes-au-travail-en-bretagne
[Musique] [Musique] et merci à vous d’être d’être venu pour cette rencontre qui va donc être consacré à la façon dont en Bretagne tout particulièrement la question du vêtement de travail a pu être vécu par les les femmes qui pouvaient travailler dans dans les différents domaines où le vêtement de travail a fini par prendre une une position déterminante je me suis rendu compte dans dans mon activité professionnelle dans les musées dont parlait Anna keré que le vêtement de travail était le grand oublié des des collections et quand je me suis occupé du musée de Bretagne j’avais pu lancer une collecte qui a mobilisé une personne pendant un an et qui a été l’occasion de se rendre compte qu’il y a là toute une richesse qu’il faut prend d’ailleurs avec doité et précaution bien documenter ces objets parce qu’ils n’ont pas une beauté en tout cas pour les les vêtements les plus récents qui s’imposerait comme une pièce de musée mais enfin c’est un petit peu comme le fait qu’il n’y ait pas dans un musée de de de mobilier en en formica alors qu’il y a 120 armoires traditionnelles il y a quelque chose qui ne va pas et pouvoir ramener les collections vers des objets plus proches de nous et du contemporain m’avait paru une priorité ça a été l’occasion donc de de collecter des vêtements de travail de les étudier et je m’étais également intéressé à cet aspect du vêtement de travail avec l’histoire du du kabic le Cabano des goemoners du Pays Pagan et ça avait été l’occasion de se rendre compte à quel point un vêtement de travail ne reste pas toujours un vêtement de travail le kabic étant devenu un vêtement à la mode en milieu urbain dans un certain nombre de milieux politiques chez les touristes et chez certains artistes la façon dont le les habits de travail peuvent être observés et bien je propose qu’on on on les observe à travers les situations contemporaines ou plus exactement en prenant appui sur deux pôles un pôle contemporain à travers la la façon dont les les équ les EPI les équipements personnels de de protection individuel pardon les équipements de protection individuelle ont fini par dominer le le corps des des ouvriers et nous prendrons ensuite le deuxième pôle qui est celui des des vêtements de travail avant les vêtements tout fait et c’est à travers ces ce deuxième pôle la façon dont dans les familles ouvrières ou dans les familles rurales ou dans les familles de pêcheurs on s’habillait avec le peu dont on pouvait disposer à la maison donc pour commencer ce pôle des vêtements portés aujourd’hui qui ont ce ce caractère qui que vous connaissez très bien unisexe uniforme traité à travers des critères de haute lisibilité et pouvant comme c’est le cas dans cette photographie prise pour le service de communication de la mairie de kimperre il y a tout juste 2 ans la femme à droite et ses collègues qui travaillent dans le service au service de la voirie de la Ville de camper pent strictement le le même vêtement à cimpère au moment de cette campagne on a voulu sensibiliser comme vous pouvez le voir avec le slogan où on a voulu sensibiliser la population à la manière de s’investir dans la propreté des rues on a également adopté une formule en en langue bretonne de manière à investir d’une manière sensible et authentique les les quimperrois autour de de cette de cette démarche ce type de vêtement appelé habituellement donc les EPI avait été précédé par toute une série de vêtements adopté en particulier dans notre région dans le domaine dans le monde de l’industrie agroalimentaire comme cette co cette C cette côte de maille pardon utilisée chez ENAF à pldrosic dans le finisterère à au tout début de de notre siècle et qui fait partie de ces de ces vêtements collectés par le Musée de Bretagne dont je vous parlais tout à l’heure ce sont des vêtements qui sont finalement une adaptation stricte du Code du travail qui avait été aménagé à partir de 1991 par d’une loi qui s qui s’appelait la loi adapt le travail à l’homme et non pas l’inverse qui avait été proposé par Madame auri monsieur Bianco sous la direction de Madame cresson comme première ministre c’est à cette époque une traduction dans le droit français d’un certain nombre de directives européennes qui sont étudiés d’ailleurs depuis des années avant de prendre la forme normalisée des combinaisons que je vous montrraé à quimpère tout à l’heure en particulier donc dans le domaine de l’agroalimentaire où déjà depuis les années 1960 on expérimentait des côtes de maille comme celle-ci de manière à protéger le corps des ouvriers et des ouvrières qui travaillaient dans les boucheries dans la partie boucheries des abattoirs dont les couteaux pouvaient glisser lorsqu’il faisaient des gestes ramenant le couteau vers soi et qui pouvait se tuer il y a eu des accidents de travail dans ce sens et la côte de maille est destinée à protéger leur abdomen de de glissement inempestif de de couteau euh souvent d’ailleurs ce type de côe de maille est associé à des des gantelet à trois dents des doitiers qui constituent également une protection contre la la coupe comme vous pouvez le voir avec ce type de vêtement on a ici un bouleversement du code des apparences on se croirait parfois dans dans un autre temps quand on est face à une côte de maille de de cette nature ce sont des protections mais pas des appareillages et comme vous pouvez le constater c’est également un un type de vêtement qui transfigure les les apparences et pourtant un certain nombre de photographes se sont passionnés pour la façon dont dans les conserveries ou dans les criers de du finisterère ou du mortbillant on a porté des vêtements de travail c’est le cas en particulier de Stéphane Lavouet qui en mars 2016 a rencontré dans au guilvineek dans l’entreprise OC alliance laoris est employé de Maré qui l’a sublimé pour lui permettre de quitter le strict terrain du travail et de la crier où elle elle elle besogne en lui donnant une allure de presque de béin dans la peinture hollandaise du 17e du 17e siècle et Stéphane Lavoué comme d’autres photographes manifeste un intérêt durable pour les vêtements de travail portés dans les usines euh agroalimentaires tout particulièrement à l’autre pôle qui cadre la période dont nous allons observer l’évolution il y a les vêtements de travail avant les vêtements de travail c’est-à-dire avant les vêtements standardisés ou les vêtements tout faits fabriqués par des confectionneurs ou distribués par de grandes marques comme la belle jardinière ou brayon ou le conjet van la la grande caractéristique de cette longue période qui concerne le 18e et une bonne partie du 19e siècle c’est que les familles faisaient pour se vêtir au travail avec le peu dont elle disposait elle pouvait également bénéficier de certain un savoir assez délicat sur le corps au travail c’est le cas par exemple de ces femmes débardeurs sur lesquai du port de bon de pont laabé pendant la Première Guerre mondiale c’est une carte postale qui montre que les femmes pouvaient ajuster sur leurs épaules un sac à pomme de terre un salle de jute ou de chambre pour se protéger les épaules contre le poids des des sac de pomme de terre pour l’aider à glisser et le caséchéant c’est un savoir sur le corps empirique se couvrir la tête contre la l’eau de pluie en faisant euh en en rejoignant deux coins des sacs à pommes de terre pour constituer une coiffe de protection contre contre la pluie faire le faire avec le peu dont on disposait c’est tout à fait caractéristique de ce que l’on peut voir ici dans cette photo issus des des collections des Archives départementales du morbillant où vous voyez en bas une SC agricole où les femmes se protègent principalement de la du soleil et de la lumière par un capot une coiffe de travail qui pouvait parfois d’ailleurs être aussi porté lors de cérémonie pour peu que le textile le constituant soit plus plus raffiné et avec la triilleuse du hitre également dans le mortbillant vous voyez que la façon dont cette femme est vêtu associe plusieurs textiles de nature très différentes des textiles simple grossier pas tous forcément fabriqués à la maison mais ils le sont quand même majoritairement avec comme seul indication de d’élégance euh le souci d’élégance pardon la possibilité de porter au travail une une coiffe traditionnelle de son de sa paroisse cette question de la fabrication des vêtements à la maison avec le peu dont on disposait dans les foyers est également lié à une tradition assez connue en Bretagne qui consistait à acheter des étoffes faute de trésoreries dans les foyers en utilisant un système de de troc euh terrible qui consiste à pour les femmes à vendre leurs cheveux on a ici une carte postale à partir pardon c’est une photographie de de Paul géau qui a étit prise dans le morbillant au tout début du du du 20e siècle où l’on voit une scène de coupeur de cheveux qui moyennant la coupe rase et brutale des cheveux qui l’acquierre pour les vendre ensuite à des fabricants de perruques dans la région parisienne ou dans le nord de la France échange des coupons qui vont servir de coupons textile pour la fabrication de tout vêtement dans la maison mais aussi des premiers vêtements de travail et de protection du corps la façon des exraire de de de des vêtements traditionnels et en particulier des costumes de cérémonie des costumes de mariage ou des costume de de de pardon est un problème dans la société traditionnelle de Bretagne problème sur lequel père jacquazéias nous a laissé quelques expressions et quelques témoignages qui portent principalement sur le pays bugouda au tout début du 20e siècle jacquelias nous dit que tomber dans la casquette c’est son l’expression était quelque chose de largement péjoratif dans la société traditionnelle du du pays bigouin et il ajoute que l’abandon du costume passe encore pour un renimement et presque une déchéance de son côté le poète Briseux que vous connaissez sans doute très bien écrit des des formules comme celle-ci l’utile a pour jamais remplacer la beauté il y a toute une résistance dans la société traditionnelle à l’adoption du du vêtement de de travail typique parce qu’il est en concurrence dans la trésorerie des foyers mais aussi dans la manière dont la vie sociale s’organise autour du tailleur en particulier en concurrence avec le costume traditionnel de de la paroisse et l’on sait que dans certains territoires dont le pays Bigoudin on commence par adopter le pantalon puis seulement après la veste et euh on regrette beaucoup de négliger le tailleur local qui reste lui le grand correspondant de l’aristocratie du pays Bigoudin ou du pays glasique qui elle continue à s’adresser au tailleurs non pas pour des vêtements de travail bien sûr mais pour des costumes traditionnels au tout début du 20e siècle qui réitèrent une certaines connaissances de des des traditions bretonnes au service de la pensée de de l’aristocratie principalement et puis arrive les puis arrive un certain nombre de vêtements qui commencent à devenir des vêtements types du monde du travail agricool ou ouvrier en particulier la veste de bleu la la question du bleu était une question très connue dans les familles rurales en Bretagne puisque la plupart du temps les femmes pouvaient éteindre en bleu la la veste en coton avec de l’indigo en boule mise à tremper puisque le blanc était considéré comme comme beaucoup trop salissant mais comme ce texte concernant les apprentis mécaniciens de l’Orient à la caserne de codan le dit bien et bien cette teinture était quelquefois incertaine le vêtement ouvrier standardisé apparaît dans notre région non pas à la fin du 19e siècle comme dans les mines du Nord de la France ou dans certains territoires des cévines mais plutôt dans les années 1900 1910 parfois 1920 autour de trois grands trois grandes sources de confection les couturières on en reparlera tout à l’heure et le commerce comme vous pouvez le voir ici c’est un commerce dans une grande rue de Brest en 1910 qui comme vous voyez affiche non seulement le nom de son propriétaire Monsieur roubeau et sa maison roubeau et s’adresse aux ouvriers avec le le l’enseigne aux ouvriers et sur la partie gauche de sa vitrine la mention des vêtements de travail et de la maison Lafond dont ils sont les dépositaires pour constituer en quelque sorte à Brest un des premiers euh commerces spécialement attaché à la diffusion de vêtements de travail fabriqués euh par des confectionneurs et puis il existe comme le montre ce catalogue de la Belle Jardinière la première mention de d’un vêtement de travail dans C dans ce commerce de gros parisien apparaît en 1914 avec cette couverture qui est consacré à un ensemble d’une trentaine de vêtements consacrés au travail ouvrier féminin on reparlera tout à l’heure pour une partie il faut que pour que le bleu de travail devienne un vêtement qui se commercialise dans ces conditions là la question de sa de la tenue du bleu qui est donc la la parade au au salissement de de l’étoffe blanche soit permanent et pour cela il faut imaginer que les industriels confectionneurs a mise au point les teintures de cuve à base de produits chimiques qui sont des teintures permettant la fixation définitive du bleu sans qu’il y ait la crainte qu’il déteigne mais on reparlera du bleu de travail car en réalité lorsque l’on se penche vers la les premières manières de se vêtir au travail qui sont connu aujourd’hui des ethnologues ou des historiens on a affaire à une très grande continuité qui sera rompu dans les années 20 sous des formes que je reprendrai tout à l’heure mais parlons plutôt maintenant de cette grande continuité qui commence par la l’observation de la façon dont les femmes notamment dans les usines de conserve ont utilisé un certain n certaine pièce du costume traditionnel paroissial costume de fête pour le travail et c’est le cas bien connu des sardinières travaillant dans les fritures de de doarnenet entre la dans entre les années 1870 et les années 1920 la plupart du temps la tenue au travail pour ces ouvrières est constituée du tablier qui est ajusté sur le vêtement civil de de tous les jours et comme vous le voyez dans cette photographie de Paul gruer de du début du 20e siècle de la coiffe traditionnelle du pays de doarnonet mais également du du capsisin j’ai cherché pour vous aux archives département j’ai trouvé pour vous aux archives départementales du Billant une photographie de Paul ou de Charles géot de frères photographes assez connus qui sont qui se sont introduits dans une conserverorie dans le morbillant qui nous montre que l’on peut avoir à la fois euh la coiffe traditionnelle au travail quotidiennement associé au tablier rapporté sur la tenue ordinaire de tous les jours mais également le mouchoir de tête comme la femme du second plan mouchoir de tête auquel d’ailleurs la plupart par des confectionnaires n’ont pas accordé beaucoup d’intérêt c’était un ouvrage exclusivement féminin que l’on retrouve quand même dans certaines région française comme la marmotte qui est le fichu des savoyardes ou le cafus qui est la le fichu des triilleuses de charbon dans le nord de la France mais on a AFF faire ici dans notre région à douarnonet et autour d’udierne dans tout le cap et dans tout le ouest du finisterère à la fameuse coiffe penard mais dans le montbillant comme le montre également cette photo issue du fond des Archives départementales il y a un ensemble assez diversifié de Coiff qui sont donc des coiffes correspondants aux usages traditionnels familiaux locaux ce que ces coiffes ont en commun c’est d’avoir une visagière très réduite des ailes qui sont raccourci et reporté en arrière les fameux chinkelou de la Coiff P sardine et et ces ailes sont plaquées en haut de la nuque par un un amidonnage très très fort ce que la photo ici nous permet de comprendre c’est que une seule coiffe et un seul tablier n’était pas adapté au trousseau d’usine des sardinières et beaucoup de témoignages parmi les rares qui en évoqu qui en parle souignne que il ne suff’ffusait pas d’une coiffe celle-ci s’encrassait très facilement dans dans cette atmosphère d’huile chauffée et et bouillante avec quantité de vapeur de toute nature d’odeur de poisson et d’huile chauffée ce qui fait que les femmes étaient contraintes de disposer d’un trousseau d’usine constitué de plusieurs coiffes qu’elle l’avait régulièrement tout comme elles étaient contraintes à adopter plusieurs tabliers et puis avec l’évolution de du travail dans les conserveries de sardine et bien comme l’a dit un auteur qui a travaillé sur l’usine Chancerelle de doarnier de douarnonet la charlotte a a remplacé la coiffe et il faisait correspondre ce remplacement dans les années 1960 1970 surtout avec la façon dont on a on arrête de chanter et de parler la langue bretonne dans les conseries de d’arnoné pour parler le le le français voici une photographie du du photographe Marc Lon qui a été résidence à darnené pendant quelques semaines en 2017 et qui dans la conserverie Chancerel a pu observer comment aujourd’hui les femmes étaient vêtues pour leur travail à la chaîne blues et Charlotte et les écouteurs pour se protéger contre les agressions euh du bruit autre élément caractéristique de la longue continuité avant les vêtements de travail tout fait la le succès des des blouses comme vous pouvez le voir avec la photographie de de droite les ouvrières travaillant à l’arsenal de de Brest portaient traditionnellement des des blouses comme celle-ci le photographe Édouard pierre qui avait un studio qui les a donc accueillis les prend en photo dans leur tenue de travail avec la mention de l’atelier où elle travaille indiqué sur la oise au pied de la femme qui est au centre et comme vous pouvez le voir s’il y a une unité dans la façon dont la blouse est portée par ces femmes il y a quelques éléments distinctifs autour du col qui permet de d’apporter une une touche d’élégance en tout cas une touche de de vêtement personnels choisie par les ouvrières de l’arsenal de Brest malheureusement la photo de gauche est difficile j’aurais préféré la trouver mais elle est introuvable parce que que ce fond photographique est délicat est accessible de façon difficile le fond d’ivon cerdudo cette photographe qui travaillait dans le Trégor à vélo comme photographe et qui a photographié beaucoup de situations en campagne et la photographie de gauche est tout à fait semblable par la blouse que porte cette fermière soise à Plouaret au début du 20e siècle la blouse que pouvait porter les ouvrières de de l’arsenal de Brest à droite mais porter la blouse c’est être habillé mais n’être appareillé en rien le corps reste aussi fragile et aussi exposé même si la blouse laisse place à un brin de personnalisation mais comme vous pouvez le voir ici avec le personnel d’un atelier de piqûre àier dans une usine de chaussure Cordier à fougè vers 1910 la blouse expose clair les hiérarchies on voit ici le contre- maître qui porte la blouse blanche alors que les femmes qui sont at tablé auprès des machines portent des blouses plutôt sombres quand ell porte d’ailleurs une blouse certaines ont en vêtement de de ville mais ce qu’on reproche aux blouses en particulier celle que portent les ouvrières c’est qu’elles sont dangereuses et toute une série de campagnes de l’Institut national de recherche et de prévention au au travail porte justement sur le besoin de se protéger d’un certain nombre de revers comme celui qui figure sur cette affiche de Bernard cadbeck qui était exposé à l’arsenal de Brest où l’on voit que une femme expose ses cheveux et un vêtement trop flottant à des arrachements ou à une un accident avec les machines d’où cette ce slogan ni cheveux ni ni vêtement flottant dans la grande continuité des premers vêtements portés au travail se rattachant à de grandes traditions régionales cette manière de faire breton au travail en imposant au personnel de salle de porter la coiffe traditionnelle et c’est quelque chose qui a été bien étudié non loin d’ici à riax surbelon dans le restaurant chez Mélanie très célèbre parmi les les gastronomes et qui était considéré comme le rendez-vous des l’orienté les serveuses qui travaillaiit chez Mélanie Roua avait l’obligation de porter la couave de pontavine la la patronne madame roi leur accordait un tablier avec quelquefois quelques fantaisie dans la manière de de traiter la le devantier ou la la ceinture mais la coiffe était une obligation que Madame Roua imposait à ses à ses employés avec l’idée de faire breton c’est-à-dire de se rattacher à une traduction de qualité qui était d’ailleurs associée comme vous pouvez le voir dans la carte postale qui est en haut dans la grande salle du restaurant à des peintures à sujet breton mais également à des meubles des meubles breton traditionnel qui n’était plus de rigueur déjà au au moment où cette photo a pu être a pu être prise dans ce conservatoire des murs traditionnels de Bretagne que Mélanie Roua pouvait représenter et qui était également reproduit à douarnonet par exemple à l’hôtel du Commerce ou auprès de toutes cette tradition des mers vous savez dans la dans l’industrie alimentaire et bien la tradition de riaac sur Belon s’est exporté et c’est ainsi qu’à à dinar sur la côte d’émeraudde à à 200 km de riaac surbon et bien l’hôtel Le printagia pendant 30 ans recrutait des jeunes filles de pontine ou de RIA surbellon pour pareillement servir en salle avec une tenue régionale typée qui contrevient à toutes les règles d’hygiène promu à l’époque en tout cas dans la manière de de de de retenir les cheveux mais qui est répondu d’une manière assez régulière et puis d’une manière plus récente encore il y a une façon de faire breton au travail qui est é typée dans la façon dont la société britaire qui a étit constituée la société d’aviation autour de Morley par les grands producteurs de choufleur et d’artichaud qui après avoir constitué une grande coopérative et devant négocier quantité de contrat avec l’Angleterre ont créé en 1970 1978 pardon la compagnie britaire dont la tenue des des hôèes de l’air intègre des référents visuels comme les rayures jaunes du corsage et du mouchoir qui sont des références aux agents et aux Jeunet des des Landes bretonnes le blanc et le bleu qui est une allusion au blanc et noir du genadu sans oublier l’hermine brodé qui est une référence qu’on le retrouve également sur le cockpit de de ces avions enfin pour terminer sur cette grande continuité et je dois vous parler des des couturières qui constituent dans le milieu rural et même en ville une une énergie considérable sur laquelle beaucoup d’historiens ont pu constater qu’elle constituait une main d’œuvre très nombreuse disséminée en campagne peu exigeante très travailleuse et prête à pas mal de déplacements comme c’est le cas par exemple pour ces couturières itinérantes photographi par Joseph pot dans le Nord d’ Villen vers 1927 où l’on sait que ces trois jeunes femmes sont arrivés dans cette ferme le matin vers 7h avec la machine à coudre dans la brouette pour constituer un atelier itinérant à la ferme pour travailler sur le raccommodage ou la confection de de vêtement de travail alors bien sûr la machine à coudre a été un progrès pour ces jeunes femmes qui travaillaient surtout d’ailleurs en chambre avec des salaires qui donnent une mesure de la difficulté d’acquérir un investissement comme la machine à coudre dans une très belle enquête sur la condition ouvrière du Finistère en 1921 qui est aux archives départementales du Finistère on apprend qu’une coutourrière en chambre de Concarneau pouvait toucher 35 francs euh en avril 1921 mais pour acquérir sa machine à coudre il lui a fallu 150 francs ce qui donne une idée de l’importance de de l’investissement c’est une économie qui a ceci l’économie des couturières qui a ceci de de traditionnel en ce sens que c’est une économie dispersée lié à à l’itinérance qui repose sur la main d’œuvre abondante en milieu rural dont je je vous parlais mais qui représente quelque chose d’important dans la mesure où il s’agit d’une des rares compét monétaire que la société traditionnelle a laissé aux femmes puisqu’elle pouvait percevoir de l’argent quel pouvait conserver pour elle-même ou mettre à la disposition du foyer alors que dans la plupart des autres tâches en tout cas en milieu rural elle ne percevait pas de rémunération particulière le rôle des couturièr a pu être également quand les confectionneurs sont arrivés à produire des vêtements de travail en Bretagne et je pense en particulier ici à la marque née à pontoron en 1913 et qui s’est répandu ensuite à Renn arè le monts-michel très célèbre pour ces bleus indéformables et bien si elle faisait faire la coupe en usine à pont-oron ou à Rennes jusque dans les années 1960 ce sont des couturières en milieu rural qui étit chargé de coudre les étiquettes comme cell en bas à gauche les les fermetures éclaires ou bien tous les éléments qui pouvaient être utiles à la à l’achèvement du travail de de confection avant la mise en vente sur le marché la société arè monts-michel est connue pour ses bleus de travail ultra résistant dont une très grande quantité a donc été euh terminé par les couturières dans la région de de Rennes et de pont-oron avec cette réclame assez connue qui date de 1950 et qui montre bien la la l’attachement des confectionneurs à utiliser tous les artifice possible pour indiquer la résistance et la solidité de leur vêtements ici c’est un un personnage de foire qui tente évidemment de déchirer un une un veste une veste de bleu pardon ce qu’un réussit pas à faire et il y a vous le savez sans doute à guingan une entreprise qui elle aussi s’appuie sur une tradition de solidité et qui fait référence au patrimoine préhistorique breton c’est la société dolmain qui existe encore et dont le nom dit bien sans son ambition je voudrais avant de passer à un certain nombre de rupture dans cette grande continuité et vous parler de vêtements tout fait portés par les femmes ou fabriqués par les femmes vous lire ce que les les les circulaires imposaient aux jeunes femmes à partir de la loi de 1882 qui faisait que les travaux d’aiguille participait à l’éducation des jeunes filles cette loi rend le travail manuel obligatoire à l’école primaire tout comme les travaux d’aiguille puis lors à l’échon de l’enseignement professionnel ce sont des cours de coupe qui deviennent absolument obligatoire euh avec ce que j’ai trouvé dans un manuel de l’enseignement primaire répandu dans le département des Côtes d’Armor qu’une jeune fille sache lire écrire et compter rien de plus désirable mais qu’elle ne s’entend pas à manier l’aiguille quoi de pire et c’est pourtant le domaine des couturières que je vous propose d’observer dans ces différentes ruptures avec les longues continuités que j’évoquais jusqu’à maintenant et qui vont donner lieu à une quantité massive de vêtements de travail porté par les hommes portés par les femmes et confectionné beaucoup par les femmes alors je vais prendre appui sur un atelier étrange c’est l’atelier du maître tailleur du port de Brest qui avait cet intérieur que vous pouvez voir avec ces deux photographies dans les années 1950 il est perdu au fond de la pinfeldde et sa vocation est très simple fabriquer tous les uniformes des militaires des marins sédentaires ou navigants qui passent par Brest c’est-à-dire des milliers de de pièces en cela on n’a pas de raison de de le retenir par contre il est chargé également de confectionner tous les bleus de travail des 6 à 7000 ouvriers de l’Arsenal qui se trouve sur le plateau et une fois par an avec une obligation pour pour l’arsenal de fournir un ensemble de bleu de travail différent t tous les ans en 1947 il y avait dans cet atelier du maître tailleur 108 ouvrières qu’on tionneuse à domicile sur 230 elles étent veuve de guerre ou orpheline mais étent également souvent des couturières très à droite dont le la compétence était très reconnue quand on regarde comment elle fonctionnent avec leur entreprise l’atelier du maître tailleur on se rend compte qu’il y avait là une organisation extrêmement ritualisée et très auut point à commencé par les indemnités qu’elle recevait par exemple pour pouvoir postuler comme ouvrière du sac puisqu’elle venait chercher les textiles le lundi matin dans un sac et qu’elle revenait avec le même sac rempli d’objets pardon de vêtements confectionné à la fin de de la même semaine donc ces ouvriersr du sac étaient payés 25 francs et leur tau horaire a été pendant toute la période que j’ai observé 80 % était de 80 % du salaire des hommes travaillant à l’atelier elle devait donc disposer d’une machine à coudre mais mais l’atelier du maître tailleur leur délivrer les canettes les aiguilles de l’huile du fil et les couturières pouvaient percevoir des indemnités d’usure par exemple j’ai noté 10 francs par mois pour la machine à coudre à partir de 1945 5 francs par mois pour les dépenses d’aiguill 15 francs par mois à condition de se servir 2 heur par semaine au moins pour le chauffage du du fer à repasser ces femmes ont donc pris part à la fabrication de milliers de bleus de travail comme ces combinaison en bleu dont il faut quand même souligner que comme vous y Songz sûrement ni lapression du bleu indigo ni la le tissage ne sont fait à Brest et aucun confectionnaire en breton ni dolmen ni arè le montsmichel ni le maître tailleur du port de Brest éteinta ils achetaient donc tout ceci dans le nord de la France ou dans l’Est se contentant d’un travail de de montage et de confection avec ce type de fabrication par des confectionneurs breton ou par des grandes marques la belle jardinière ou brayon ou Saint-Étienne arrivent des vêtements professionnels qui marquent une grande rupture dans la manière dont on s’habille au travail puisque certains vêtements deviennent typiques d’un certain nombre d’activités professionnel sont bien connus les tabliers qui sont portés par les les femmes qui sont recrutées dans les familles pour être nourriiss ou être gens de maison et porter le tablier était une chose qui avait une grande importance en terme de protection mais également en terme de valeur social un proverbe avait été recueilli au début du 20e siècle à ce propos femme sans tabli femme à tout le monde disaiton dans le pays glasic évidemment le tablier est le marqueur d’une relation sociale extrêmement violente qui se reproduit sans cette violence mais avec une sorte d’exigence qui consiste à porter le tablier notamment chez les gens de maison par souci de propreté et par souci de distinction du personnel de des gens de maison par rapport à leur employeurs qui sont la plupart du temps des aristocrates comme ici la famille de Monsieur de carerevert dans le sud de saint-briux les tabliers et les blouses font l’objet d’un certain nombre de propositions chez les grands confectionneurs et les commerçant comme ici la marque brayon qui en 1914 dans son catalogue qui existe à la bibliothèque Fornay à Paris propose sur un un catalogue pour une année de vêtement de travail une trentaine de pages et deux seulement pour les vêtements féminins mais avec H styles différents de tablier en coton en cretonne en jute en toile métisse en serpillère une grosse toile jaune ou en perc ce coton rat qui est très serré les blouses de leur côté en haut à droite sont de style très différents avec quelques nuances surpqû bouton ceinture lisière dans la dans la vie quotidienne le tablier va finir par acquérir dans les milieux du commerce une valeur d’expertise en quelque sorte je trouvais qu’il était intéressant d’associer pour la même boutique ce commerce la quincillerie Autin rue jean-geress à Brest la photographie prise en 1900 et la photographie prise 10 années plus tard à peu près au même endroit alors que la boutique s’est ét au faée en personnel et que pour indiquer la qualité de ce commerce qui s’est étof Faé la professionnalisation du personnel les hommes en blouse euh serpillère mais les femmes avec le tablier ou la blouse les hommes portent également la cravate au-dessus de leur Palteau et vous voyez qu’ici les vêtements professionnels qualifi le personnel et le commerce lui-même on peut faire la même analyse à Nant chez lu quand à l’occasion d’une fête le l’ensemble du personnel est réuni avec une unité de couleur autour du tablier blanc porté par tous ces ouvriers et ses ouvrières qui fait autorité d’une certaine manière après avoir fait unité le tablier se distingue mais il distingue également des professionnels dans le monde industriel et puis évidemment il pourrait y avoir quelque chose d’ironique à évoquer Bécassine mais ce buvard qui figure dans la collection du petit et beau musée rural de l’école à botoa près de Saint-Nicolas duupellè dans lesé côes d’armort où l’on voit que bécassine est évidemment toujours avec un tablier ce qui n’échappe à personne puisqu’elle est une domestique euh à Paris et perdue mais vous le savez euh ici com comme vous pouvez le voir ici on fait appel à bkassine non pas comme une domestique euh méprisée mais comme une personne qui dispose d’une certaine compétence d’une certaine érudition puisqu’elle est capable elle est en mesure de proposer des laines de qualité ce qui fait que l’association de son tablierier et de ses connaissances inverse fait évoluer le mépris que l’on avait que l’on a longtemps porté sur la la personne de Bécassine qui au passage se montre quand on sait bien lire les albums une personne tellement indispensable aux familles qu’ell servent qu’elle sert que l’on se rend compte de la dépendance de d’une certaine bourgeoisie vis-à-vis de C cette jeune femme et puis arrivent les habits qui sont cette fois marqueur de communauté avec tout particulièrement les communautés d’enseignants dont la motivation longue et durable et profonde est de s’affranchir du costume porté par les religieus qui faisaent la classe auparavant et presque exclusivement donc en cherchant à s’affranchir de la tenue religieuse les jeunes institutrices sont confrontés à des choix difficiles à faire si ce n’est que le fameux code soleil le livre des instituteurs considéré un petit peu comme la bible des jeunes instituteurs pendant la première moitié de ce du 20e siècle donne un certain nombre d’orientation que je vous laisse lire tranquillement les instittu sont donc guidés vers un certain nombre de critères qu’une inspectrice d’académie euh évoque à son tour sous une forme différente d’où la la diffusion de la la blouse qui est vraiment très typique du travail des institutrices et des instituteurs mais aussi il faut le reconnaître d’un certain effacement vestimentaire car avant de porter la blouse les institutrices portaient volontiers la robe noire des bas gris à condition qu’il ne soi pas transparent un manteau gris également l’intérêt de la blouse grise c’est qu’elle voile les traces de Cré les traces d’encre et les trac phase de peinture et les instituteurs que j’ai interviewé pour mon travail ont eu l’occasion de me dire à plusieurs reprises enfin plusieurs personnes m’ont dit à plusieurs reprises que porter la blouse c’est quand même répondre à certain nombre de d’usages la boutonner n’épingler aucun signe distinctif ou idéologique et souvent ça recouvrait le vêtement civil ce qui permettait de le protéger tout en le gardant et en ayant chaud de planquer écret et toute chose qui pourrait traîner sur la table des des des écoliers et Monsieur Pelet en particulier m’a déclaré lui qui était instituteur freiné à Brest pendant près de 20 ans 30 ans sa blouse était son étandard et son bouglier son bouclier il affichait sa fonction d’instituteur auprès des parents d’élèves en particulier quand il fallait manifester précisément cette autorité c’est à peu près le même principe qui régit la tenue des infirmières qui s’affranchissent au tout début du 20e siècle et en particulier à partir de 1910 des tenues des religieuses soignantes qui étaient encore largement dominantes et les premières tenues d’infirmière comme celle-ci qui pose dans le studio de Lucien baayet à à Saint-Brieux en 1914 ou en 1917 c’est une tenue très enveloppante avec comme vous pouvez le voir une coiffe qui protège les cheveux et qui protège la contamination des cheveux vers le soignant éventuellement le tout très enveloppant et qui n’est pas encore tout à fait affranchi de la cornette des religieuses cette cette tenue avait quelque chose de particulier dans ce sens que comme plusieurs témoins en on parlé elle était très féminine et cette féminité était ressentie aussi bien par les soignants que par les soignés comme on parle Henry paè voilà un aspect des vêtements de travail au féminin dont je vous reparlerai tout à l’heure avant de passer à des vêtements plus modernes dans le domaine des soins je crois utile d’insister sur le fait que ce type de photographie était en fait rigoureusement interdit en 1914 le ministre de la guerre avait enjoint tous les préfets à interdire aux femmes qui étaient des bénévoles de la Croix-Rouge comme cette personne qui porte l’insigne de la Croix-Rouge et qui était donc une bénévole qui avait bénéficié de 2 mois de formation soins ou de 6 mois pour les soins de guerre mais qui étaient des gens de l’aristocratie ou de la bourgeoisie des gens disponibles euh le le gouvernement a interdit aux femmes de porter ce ce vêtement dans les rues et à forcierie également dans dans les studios de photographie même si ces photographies restent dans le domaine strictement privé pourquoi et bien parce que parce que le gouvernement voulait protéger les infirmières de l’Assistance publique qui avant le premier concours d’infirmière qui est organisé en en 1922 pour le le premier diplôme d’infirmière étai les gens qui travaillaient pour le compte de de l’État et qui regrettaient que une des distinctions les plus en vues entre 1914 et 1917 était de se promener dans les rues avec une tenue de la Croix-Rouge la tenue d’infirmière est à l’origine d’un certain nombre d’écès comme ce projet d’ensemble d’inirmière de Jeane Lanvin en 1916ù vous voyez que toute la distinction ici est rapportée à la tradition maritime par la couleur et par l’ampleur du col excusez-moi avant que arrive dans les hôpitaux la tunique d’infirmière comme cette tunique de l’hôtel Liu de la BA qui a été porté entre 1960 et 1990 par les les infirmières alors cette tenue a quelques caractéristiques elle est blanche euh pour supporter la désinfection à 90° sans que les couleurs passent elle est résistante elle est couvrante et elle est faite avec des fibres de synthèse qui se répandent à la fin de la deuxème guerre mondiale parce qu’ell supporte les les hautes températures elle permettent également de distribuer un code de couleur des codes de couleur le blanc pour les médecins le bleu ou le vert pour les services de chirurgie le rose pour les sages-femmes et pour la la pédiatrie un élément caractéristique de cette tenue d’infirmière est la petite puce qui est cousue dans la doublure de la à gauche de cette tunique qui contient des informations biométriques pour l’affectation de la tenue à telle infirmière les mensurations le rythme de nettoyage le tout est enregistré au moment du du nettoyage avant que ne se répande les tabliers chasubles et les combinaisons jetables qui sont plus répandu évidemment aujourd’hui du côté des ronds de cuir comme on les appelle c’est-à-dire les gens qui travaillent dans les bureaux et qui ont pris au début du 20e siècle l’habitude d’installer un un rond de cuir sur leur chaise pour amortir la la position assise et plus précisément dans le domaine des des dames dactylographe et les demoiselles du téléphone la blouse est de rigueur même si ces blouses peuvent faire l’objet de fantaisie comme dans cette entreprise de saint-briux en 1929 avec un élément caractéristique de du travail en bureau qui pouvait l’être aussi chez les institutrices c’est la lustrine cette espèce de manchon qui était mis à hauteur du poignet pour protéger des salissures les les plus les plus les plus violentes tous ces vêtements là ne sont pas sans générer toute une série de remarques sur la féminité et sur l’usage de la blouse en terme de pudeur c’est Jacques blanquen encore le directeur de la conserverie petit naavire àarnené qui témoignait en 1970 de ceci et puis pour avancer il faut parler parmi les vêtements tout fait très spécialisés et représentatifs de communauté de la situation des femmes pendant la guerre de 1914- 1918 quand elles sont amenées à travailler dans les usines d’armement où on les appelle volontiers les munitionnette qui fabrique des munitions la presse de l’époque s’amuse beaucoup en particulier cette revue lab honnête sur la manière dont les femmes tout d’un coup remplissent le monde du travail au grand étonnement des des hommes avec comme vous pouvez le voir dans les différents dessins qui sont des dessins humoristiques une tendance à l’élégance absolue la même presse s’amuse à gauche de la manière dont une femme prend un un travail dans le d’éclairage public dans dans les rues avec un vêtement normalisé qui étonne beaucoup l’homme caricaturé devant elle ou la bayonnette toujours cette revue humoristique qui s’amuse d’un homme qui fait la vaisselle parce que parce que parce que sa femme est au front en fait sa femme est en usine et c’est le le règne de la combinaison qui va triompher pendant cette période cette combinaison qui est constituée par une é qui résiste au feu qui s’appelait à l’époque le lasting souvent noir quelquefois blanche utilisé très régulièrement à la poudrerie de Toulouse où ces photos en montre le détail en 1916 mais c strictement la même combinaison qui est porté par les jeunes femmes de la poudrerie de pont Deb où vous pouvez le voir sur le dessin d’interprétation que c’est une tenue qui ne s’enfile pas par la tête pour que les poussières ou les les les matériaux dangereux qui auraient pu séjourner sur les cheveux ne viennent pas sur la peau au moment d’enfiler la combinaison elle est serré au poignet serré au genou serré à la taille toujours avec le même objectif que les poussières ou les poudres ne circulle pas sur la peau des des ouvrières cette manière de présenter les combinaisons à ceci de particulier que elle donne lieu à toute une série de d’interprétations d’abord il faut vous dire une chose c’est que ce qui est assez curieux c’est que cette combinaison en en étoffe euh lasting était en fait une combinaison à la mode juste avant guerre c’était la jupe culotte de la maison béchoff et David qui était très répandu aux courses d’ôuteuil et elle était tellement répandue que en 1916 une couturière parisienne madame Comard a présenté un brevet qui est toujours consultable à l’Institut National de la Propriété Industrielle en faveur de cette combinaison-ci qui s’appelle la Françoise et qui est finalement une interprétation pour le monde ouvrier féminin d’une tenue de jupe culotte à la mode dans les champs équestres de la bonlieue parisienne c’est également une tenue d’ouvrière qui s’ex posose à toute une série de de d’interprétations ou de d’interprétations symboliqu vous voyez par exemple ici la tenue des ouvrières de la pontebis photographié par Jean sledoiret le grand photographe de carte postale de dynastie qui aujourd’hui à son fond à châteullin comme vous pouvez le constater ces ouvrières portent des chaussures vernis la combinaison certes mais en plus elles ont une allure qui s’apprête d’une d’un ensemble de femmes qui s’apprêterait presque à à danser c’est une interprétation disons folklorisante folklorique de [Musique] la du labeur féminin à Pont de buit à cette perfection folklorique s’ajoute autour de cette combinaison portée par les ouvrières munitionnette une autre dimension la dimension euh patriotique vous pouvez le voir par exemple avec cette photo à gauche la photo de Marie-Louise cadet qui est une ouvrière à la poudrerie de pontbui photographié toujours par l’éditeur de carte postale Jos ledoiré avec cette mention une solide Gaillarde bien dessinée à tenir jusqu’au bout où l’on associe cette combinaison purement ouvrière à un propos patriotique c’est l’occasion d’ailleurs de vous proposer de de remarquer deux ou trois détails la médaille portée autour du qui est une obligation en cas d’accident pour pouvoir identifier la personne dont le matricule figure sur la médaille métallique le même matricule figure en toute lettre à hauteur de la poitrine de cette jeune femme tout comme le brassage le brassard pardon qu’elle porte sur le bras gauche et qui indique qu’elle travaille à la poudrerie de ponttebie le sort de ces femmes d’ailleurs est un sort terrible puisquelles sont embouchées en très grand nombre en 1914 elles sont d’ailleurs 3000 en 1918 elles font grève et elles sont toutes ou presque toutes licencié en 1918 au moment où les hommes qui sont encore vivants peuvent retrouver le le chemin de l’entreprise et c’est la même combinaison que la même entreprise la poudrerie de ponttebuie impose à d’autres jeunes à d’autres femmes qui travaillent elles dans les tourbières des mondarrê en particulier à des activités de plein air pour laquelle cette combinaison n’est pas faite en consistant à transporter les pains de tourbe extrait du sol jusqu’à des moyens à des wagons qui qui ensuite acheminent cette tourbe en pain vers la poudrerie de pont Debie qui s’en sert de combustible en remplacement du du charbon et enfin il est utile de souligner que ce sont aussi en combinaison que les ouvrières parisiennes ont pu des ont pu manifester dans le en mars 1915 tout comme elle le faisait à château-lin euh et à Pont debuit au même moment en combinaison mais il n’y en a pas de photographie à un moment où les femmes exigent après des années de labeur et de fatigue le retour des hommes et un paiement euh supérieur ce qu’elles obtiennent avec une une augmentation de salaire pardon d’un fran50 euh qui est àquis rapidement elles avaient bloqué les d’armement alors pour terminer je voudrais simplement euh attirer votre attention sur la manière dont aujourd’hui le vêtement de travail porté par les femmes peut devenir un élément symbolique d’un malaise ou d’une colère à partir du moment où comme vous avez pu le constater à l’hôpital de l’Orient il y a quelques années les soignants ont jeté leur tenue de travail pour protester contre le projet de réforme des retraites et l’on trouve des situations tout à fait comparables à saint-nazer à Quimper et à Brest où le vêtement de travail devient le symbole du travail que l’on souhaite dans les meilleures conditions et que l’on dont on se débarrasse pour manifester le mécontentement le plus voyant possible c’est également ce qui s’est produit au barreau de l’Orient en janvier 2020 au moment des vœux du du président du tribunal je crois que c’était même en présence de la ministre de la justice avec les avocats qui ont jeté leur robes pour protester contre un autre projet de réforme des des retraites à un moment où dans la presse un bâtonnier déclare j’ai mal à ma robe et puis terminer sur le vêtement de travail d’aujourd’hui sans évoquer les équipements de protection individuelle du début de cette rencontre c’est évoquer l’intérêt de jeunes styliste pour certains certaines traditions textile du travail no Figo Nolen Figo une styliste du basée dans le finisterère qui est aujourd’hui très actif dans le mouvement pevarzek qui est une une réplique de auprès de jeunes artistes du mouvement des seisbreur d’être breton et moderne et bien nen Figo s’est inspiré du calabousen ce passmtagne que vous voyez à gauche dans la collection du du Musem à Marseille qui était porté par les les goéoniers du pays pagang pour se protéger des embrins lorsqu’ils embarquaient pour pêcher le gouémon dansen fanigo s’est inspiré de ce de cette cagoule de ce passe monontagne pour faire un une capuche qu’elle porte là et qui est en fait une capuche amovible qui est pliée dans le sac et qui ne peut être qui peut être ajusté sur la tête en cas de en cas de pluie et puis pour finir je pense je pensa c’est intéressant de vous montrer le le le projet de le enfin le le projet oui qui est exécuté de veste de bleu par la styliste de Morley bleu n sevno pour brismond en 2015 brismod vous le savez c’est la c’est la grande centrale d’achat des de tous les centres Lecler à landernoau et buen sevno avait été invité à faire un une veste de bleu modernisée ce qu’elle fait en introduisant euh à fil de couleur rouge pour coudre les boutons une poche cœur et des surpicqûes autour du du col et et des manches enfin comme l’indique cette publicité que je voulais vous proposer pour finir en plaisantant la femme autour du vêtement de travail reste quand même un très grand prescripteur comme vous pouvez le voir dans ce petit buvard qui a été distribué dans les écoles des côes d’Armor au début du 20e siècle et alors que toute la statistique euh indique que encore jusqu’en 1960 ce sont les femmes qui achètent le vêtement de travail dans les commerces en prenant soin de vêtir d’ailleurs à peu près au même moment dit ce sondage toute la famille mais également en imaginant être chargé de sa réparation de son nettoyage et en prenant soin la plupart du temps de le prendre la taille au-dessus sachant que le bleu de travail ou la veste de travail ou tout autre vêtement euh différents est porté au-dessus du du vêtement civil voilà pour terminer je pense donc je voulais surtout euh espérer que vous ayez pu euh voir à travers ce que j’ai tenté de de vous montrer que la le vêtement de travail féminin cristallise objectivement beaucoup d’étapes du progrès social notamment dans la manière de se protéger au au travail mais que le vêtement de travail féminin a été en permanence poursuivi par l’idée de la féminité ou de la nécessité de rester une jolie femme ou une femme bien habillée et c’était c’est d’ailleurs en ces term-là que Madame Comard dont je vous parlais tout à l’heure dépose son brevet à l’Institut National de la Propriété Industrielle non une femme ne peut pas porter un pantalon en usine même en cas d’urgence comm c’est le cas pendant la guerre il lui faut une tenue féminine qui puisse flatter euh la beauté classique des des femmes comme vous avez pu le voir également un des rôles central des femmes indépendamment de la manière dont elles portent le vêtement c’est qu’elles sont Auer elles fabriquent le vêtement de travail d’une manière très régulière à ce point même que le grand historien du du vêtement de travail Jérémy Bruer un universitaire Nant a pu écrire que c’est un paradoxe parce que c’est une époque où les femmes sont les premières et principales manipulatrices et productrices d’étoff et de vêtements alors que le vêtement de travail féminin lui apparaît à lui comme ayant été l’antinorme je pense également qu’il n’est pas inutile de souligner que à un moment où dans notre société on réfléchit beaucoup à rompre avec la fast fashion et à la manière de polluer la planète dans dans l’industrie textile et bien les équipements euh de protection individuelle sont exactement dans le grand circuit de la mondialisation qui se fait fortune avec des textiles fabriqués à très beau marché au bangladesch en Inde en Chine dans des conditions que vous pouvez souçonn qui ont été parfois révélés par la presse ce qui crée un paradoxe entre l’intérêt des stylistes qui comme nowen falligo va chercher des étoffes des chutes de chez Armor luuxe à camper pour fabriquer dans des conditions écologiques les les les vêtements dont elle a fait le le dessin voilà je vous [Applaudissements] remercie merci beaucoup c’était passionnant je voulais juste peut-être avant de vous passer également la parole peut-être vous vous posez une ou deux questions euh la question que je me suis posée durant la conférence c’est est-ce que les femmes ont dû lutter davantage que les hommes pour obtenir certaines tenues de travail je pensais par exemple à celle de la poudrerie de pont debis ou d’autres est-ce que ça d’abord était l’objet de revendication ou est-ce que c’était déjà pensé avant qu’elle n’arrive par exemple à la poudrerie où on voyait au tout début aussi les les munitionsnettes de l’arsenal de Rennes bon elles ont pas tout à fait des tenus de travail mais est-ce que ça a été l’objet de revendication précise bien les à l’Arsenal tout comme à l’arsenal de Rennes comme à l’arsenal de breste mais aussi à la poudrerie de ponttebuie c’est l’état le patron et il y a une injonction à appter cette combinaison pour les femmes quand elles arrivent dans l’entreprise euh à la fin de l’année 1914 ou au printemps 1915 elles sont dans l’obligation de le faire pas partout pas dans tous les ateliers mais dans tous les ateliers où il y a manipul de poudre elles sont obligées de porter ce ce vêtement ce vêtement qui fait l’objet d’ailleurs de commandes très nombreuses auprès de de confectionneurs locaux à dardonet à à quimpè mais aussi on en a trace à à angoulem les femmes ne se on ne connaît pas de d’expression particulière des femmes vis-à-vis de de ce vêtement vis-à-vis de l’obligation de le porter vis-à-vis d’autres aspects comme le nettoyage qui incombait semble-t-il à l’entreprise mais je je pense que elles étaient dans l’obligation de porter ce vêtement ou mais est-ce que parfois elles ont demandé également avoir des vêtements de travail qu’elles n’obtenaient pas dans d’autres circuits dans d’autres oui par que ça protégeit enfin c’est aussi un objet de progrès social aussi d’être protégé au travail oui les revendications concernant le vêtement sont sont rares dans les archives ou dans les les témoignages à ponb moi je n’en ai vraiment pas vu la moindre trace dans les dans les arsenaux breton non plus à douarnonet il y a eu des revendications qui étaient d’ailleurs d’abord des des revendications salariales puis des revendications pour disposer de vêtements plus adaptés qui ont toujours été refusés puisque les conserveurs en faisaient une religion de laisser les femmes se vêtir à leur manière et se protéger au travail comme elle l’entendait les conserveurs d’ailleurs ont laissé des traces des textes assez étonnants qui ont été collectés il y a une quarantaine d’années où il disait que comme les femmes de doné s’habillaient très joliment le dimanche et lors des noces elles avaient les moyens de s’habiller pour pour aller à la conserverie SAP comme des princesses elle disait les les conserveurs ce conserveur et peut-être une petite question aussi sur les femmes des tourbières qui donc ont cette combinaison qui ressemble à celle de la poudrerie je me suis demandé comment ces femmes enfin comment c’est arrivé jusque dans les tourbières des mondaré cette cette fameuse combinaison enfin si vous avez explication elle est elle est issue de du vestiaire des ouvrières de pont debuille puisque c’est la poudrerie de pont debuille qui exploitait la tourbière des mondar pour se procurer de la tourbe en pain plutôt que du charbon qui faisait défaut ce qui surprenant c’est que c’est au moment où les femmes quittent violemment parce qu’elles sont licenciées l’entreprise en 1918 que d’autres porte un vêtement qui est d’ailleurs déjà un vêtement d’occasion certainement mais qui n’est pas un vêtement de plein air mais en fait c’est bien la même entreprise l’État et la poudrerie de P de buit qui impose ce vêtement de aux jeunes femmes qui travaille dans les mondesarrêt et peut-être une autre question après je vous laisserai la parole euh certains vêtements des habits de travail comme par exemple vous avez parlé du calabousen le comment dire dont se coiffai les goémoniers le Cabic ou d’autres vêtements de travail masculin sont devenus des objets de mode le kabic aujourd’hui d’autres d’autres il y a aussi d’autres exemples c’est pas le cas des habits féminins en je crois pas est-ce qu’ils sont devenus des habits de mode ou alors ils étaient déjà non vous avez raison il y a une inversion de genre avec le calabousen qui est d’abord comme le kabic d’ailleurs à l’origine un vêtement strictement masculin euh qui devient un accessoire style féminin aujourd’hui il n’existe pas de situation inverse le ciré des marins à part le les ciré cotenes qui sont des siriré unisexe mais le le cirage autrefois c’est-à-dire la toile de coton passée à à l’huile de de lin qu’on appelait le le cirage avant de l’appeler le ciré était un un attribut strictement masculin le bleu de travail les femmes en étaient totalement exclu c’est un vêtement masculin par nature je je je il y a de belles réflexions sur la manière dont on peut porter le bleu de travail féminin aujourd’hui dans le joli film de Bernadette bourvon que vous avez peut-être vu il a été diffusé sur France 3 Bretagne il s’appelle la vie en bleu c’est un film qui doit avoir 5 6 ans où il y a plusieurs personnes qui témoignent de leur relations à leur habit de travail dont une jeune femme absolument charmante savoureuse qui explique qu’elle est ouvrière en joillerie dans le mourbillon et qu’un jour elle est amenée à faire une livraison dans reine près de la place du Parlement et qu’elle traverse tout reine de la gare jusqu’à la place du Parlement en bleu de travail et qu’on elle est vraiment particulièrement fier est-ce que vous avez des questions si vous voulez on peut même revenir si besoin sur certaines de des photos que vous auriez envie de de revoir ou on vous laisse la parole I Je parleris fort est-ce que certains certains chefs d’entreprise faisaiit avait avait un certain soin pour bien habiller leur leurs ouvrières justement pour avoir une certaine réputation une certaine une renommée dans le dans le paysage oui oui il y en a alors il y a Mélanie Roua dans je vous parlais tout à l’heure à Riec sur Bolon dont l’intention a étit de de bien faire et de montrer son attachement à son territoire à ses traditions et au soins qu’elle apporte à ses employés même si ça prenait une forme singulièrement folklorique euh il existe des des entrepreneurs qui avaient une attitude humaniste qui cherchaient à à protéger les ouvrières de des dangers ou qui pouvaient avec le vêtement de marque plus récemment associé une femme et son son vêtement à la notoriété de l’entreprise avec un flocage bien en vue qui faisait que le corps de la femme comme le corps de l’ouvrier d’ailleurs au même moment devenait porteur d’un slogan dont il n’était pas l’auteur mais qui était une une demande de de de son entreprise moi j’aimerais euh et je crois qu’il y en a troué des des chefs d’entreprise qui avaient des attitudes humanistes comme j’en ai trouvé en Alsace notamment autour de la maison dolfus dolfus qui était une immense entreprise de métallurgie qui accordait grands soins au au vêtements de travail porté par le personnel et en particulier le le personnel féminin on a donc c’est c’est un travail à faire je n’ai pas encore trouvé d’archives ou de témoignagees qui pourrai le certifier mais je pense que ça existe il y a aussi des des des éléments contraires que beaucoup parmi vous connaissez peut-être qui est l’inverse la manufacture des tabac de Morley grande entreprise de l’État qui euh habe les hommes mais jamais les femm et qui impos aux femmes vous le savez peut-être la fouille des poches à la sortie de l’usine tous les midis tous les soirs car la poche de la blouse peut devenir le lieu où l’on camoufle du tabac ou une pièce qui aurait été dérobée dans l’entreprise donc entre cette violence sociale là et des formes plus humanistes il y a toute une gamme mais malheureusement je ne sais pas trop quoi vous répondre je n’ai pas d’exemple probant euh dans notre région pas encore ce sera vous devrez revenir pour ça justement peut-être une aussi sur le fait que on il semble que l’habit féminin vous l’avez souligné à plusieurs reprises soit pris dans des injonctions contradictoires à la fois donner aux femmes un vêtement de protection mais qui doit rester féminin tout en ne montrant pas trop les formes voilà il y a toujours cette espèce de tirage entre plusieurs jonction oui vous avez raison et c’est vraiment quelque chose de typique et qui se retrouve dans tas de domaines industriel ou ou d’administration et je trouve ça étonnant parce que c’est exactement l’inverse des des comportements masculins parce que on demande aux femmes de porter un vêtement de travail dans lequel leur beauté leur marche leur façon de marcher leur coup leur chevelure soit respecé soit aussi féminine que possible pour qui pour elle ou pour ce qui les regardent alors que la la masculinité dans le vêtement de travail des hommes c’est de ne pas porter de vêtements de travail c’est cette fameuse virilité qui a été étudiée par des des historiens anglais qui constate que dans les mines de en Angleterre pendant des décennies les hommes refusent de porter un vêtement de travail parce que c’est c’est c’est pas c’est pas virile c’est c’est pas adapté ça ne leur plaît pas donc il se faisaiit euh il ils attachaient l’importance à ne pas porter de vêtements pour garder leur virilité au même moment on demande au aux femmes de surtout ne pas perdre leur féminité est-ce qu’il y a d’autres questions ben je vous remercie beaucoup c’était fort intéressant pour ceux qui aimeraient acquérir le livre de Pascal omçon il en a apporté quelques exemplaires donc vous êtes voilà il y a pas de souci il y en a