En France, le secteur touristique représente près de 8 % du PIB, et pas moins de 2 millions d’emplois.
Avec le dérèglement climatique, le tourisme doit faire face au manque d’eau. Quelles sont les solutions pour maintenir cette activité clé de nos territoires face à ces nouvelles vulnérabilités?
Nous faisons le point ensemble sur les enjeux et les solutions pour un tourisme plus résilient.
Pour vous accompagner dans cette exploration :
– Emma Haziza, hydrologue
– Pierre Ribaute, directeur général Eau France, Veolia
– Arnaud Gonzague, rédacteur en chef adjoint, Le Nouvel Obs
– Laure Pasquier, directrice de l’Office de Tourisme et Congrès de Palavas-Les-Flots
– Vincent Gailledrat, président de la Fédération de l’hôtellerie de plein air de la région sud – Provence-Alpes-Côte-d’Azur
– Alexandre Baudringhien, directeur de l’établissement les Prairies de la mer, Côte d’Azur
– Diana Le Meur, directrice de la communication Eau, région Méditerranée, Veolia
– Abdelaziz Belhaj, directeur opérationnel à Tanger, Maroc, Veolia
[Applaudissements] [Applaudissements] bonjour à tous merci d’être avec nous bienvenue pour cette 4e et dernière Masterc d’codo édition 2024 après avoir parlé empreinte eau solution de recyclage de l’eau mais aussi qualité de l’eau voici une édition spéciale eau et tourisme réservé vous l’aurez compris à l’étude des vulnérabilités ça commence bien du secteur touristique face au stress hydrique dans un contexte de dérèglement climatique évidemment en France le secteur touristique représente près de 8 % du PIB et pas moins de 2 millions d’emplois avec le dérèglement climatique le tourisme doit évidemment faire face au manque d’eau alors quelles sont les solutions pour maintenir cette activité clé de nos territoires face à ces nouvelles vulnérabilités c’est ce que nous allons voir ensemble ce matin je vous précise avant d’entrer dans le vif du sujet que vous pouvez d’ors et déjà poser toutes vos vos questions à nous inviter directement depuis la plateforme en cliquant dans le menu sur poser une question nous y répondrons au fil de nos échanges pour lancer ces échanges justement quoi de mieux que d’en référer à un grand témoin observateur et commentateur des évolutions de notre société nous sommes en ligne avec Arnaud gonzag bonjour Arnaud vous êtes rédacteur en chef adjoint du magazine Le nouvelops et vous suivez particulièrement les questions environnementales depuis de nombreuses années alors puisque quelque part vous êtes un observateur est-ce que vous pouvez nous apporter un regard quasi sociologique sur la manière dont sont traité les questions environnementales dans les médias et l’évolution de ce traitement depuis quelques années alors sociologique restons modeste je rest journaliste donc simple observateur mais effectivement ça fait bien des années que j’observe les évolutions depuis ma petite ma petite posture à moi c’està-dire ce qui est intér c’est que je suis entre les acteurs les professionnels et le grand public l’opinion pourra dire donc ce qui est voilà c’est pas entre le marteau et l’enclume mais un peu certaine manière et c’est vrai que ce que j’ai vu sur les questions d’eau depuis toutes ces années c’est j’ai vu une évolution absolument considérable parce qu’en fait il y a une dizaine d’années la question de l’eau n’existait pas dans dans la presse c’était une question réservée au professeur de SVT et aux professionnels du recyclage de l’eau le public n’avait pas le public français pas d’opinion sur la question et c’est vrai que c’est la pour la première fois euh il y a une dizaine 11 ans exactement puisque c’était 2015 moi je suis allé en tant que journaliste environnement je suis allé à civin dans le Tarne il y avait cette histoire de Zade autour d’une d’une d’une bassine déjà il y avait eu un jeune étudiant qui avait été tué par la police euh et c’est la première fois qu’on qu’on voyait une question qui jusqu’ici avec étaé réglé par une forme de gouvernance de l’au très française plutôt admirée à l’étranger avec les acteurs qui se partageaient comme ça la la ressource de manière un peu un peu intelligente c’était la prière fois qu’on voyait vraiment un débat qui commençait à monter à se brutaliser on pourrait dire autour de la question de l’eau qui était encore une question je vous rappelle siivin très vite c’était donc B voilà une sorte de bassine d’agriculteur qui voulait prendre de l’eau pour pour le baiss ce qui dans cette région du Tarne extra sèche en était évidemment dépenser beaucoup et de l’autre côté il y avait des des écologistes qui qui étai contre euh et c’est vrai que ça a été ça a fait la unee du nelope ça a fait la une de tous les journaux à l’époque et parallèlement à ça on a vu donc arrivé de nouveaux débats et arrivé de nouvelles figures et notamment la figure de l’hydrologue qui était une figure vraiment connue par ses étudiants à l’université que personne on d’hydrologue à la télévision ils ont fait les hydrologues onont fait un petit peu il y a évidemment la figure des maaziza qui est très connu mais il y en a d’autres Esther Delbourg euh c’est des figures qui sont devenu des figures médiatiques qui sont venus nous dire qui nous expliquaient que en fait les choses qu’on croyait si simple c’est-à-dire le fameux cycle de l’eau qu’on avait tous vu dans nos cours de biologie quand on était au collège en fait c’était beaucoup plus compliqué que ça et surtout c’était beaucoup plus fragile que et ça a été ça a été vraiment le le le début de cette de cette prise de conscience et la figure du journaliste qui joue un peu les cassandres dans dans tous ces sujets bah malheureusement quand on est journaliste environnement c’est une posture qu’il faut avoir l’habitude de tenir c’est quand vous écrivez sur le nucléaire les pesticides ou l’eau vous êtes très vite celui qui pose les mauvaises nouvelles et je me souviens il y a quelques quelques années de ça il y avait une un conseiller de anidalgo à la mairie de Paris qui avait envisager de dire au public de faire une grande expo au public pour dire attention Aris va être bientôt va bientôt connaître les 50 degrés en été évidemment perspective que personne qui n’est pas encore arrivé mais personne dont personne n envie d’entendre mais qui est inéductable et en fait la majorité hésitait parce qu’il se disait en fait le problème c’est dès que les 50 degrés arriveront ils diront c’est votre faute à vous c’est à ceux qui l’ont annoncé que à qui souvent à qui un peu irrationnellement l’opinion public B voilà à force de parler de tout ça bah ça finit par arriver donc la figure du journaliste Environnmental est un petit peu celle-là effectivement vous arrivez avec des enfin il a il y a un grand enthousiasme autour du nucléaire et vous arrivez en disant il y a quelques petits danger il y a un grand enthousiasme autour de d’une révolution verte révolution agricole vous arrivez en disant attention parce que pour les oiseaux et les pesticides et les engrais chimiques c’est pas c’est pas l’idéal voilà c’està-dire que il y a cette idée qu’on a vu aussi avec Sainte Celine c’est que bah il y a des besoins d’eau il suffit de creuser des bassines et puis de de prendre de l’eau et et ça ira bien pour les agriculteurs ben non malheureusement les choses ne sont pas aussi simples que ça on est face à des ressources qui sont évidemment fragiles précieuse et souvent effectivement vous avez l’impression de jouer de jouer les cassandres donc sur le sur le traitement journalistique que ça soit les journalistes ou les hommes politique en effet on parle pas d’anticipation alors que pourtant c’est un enjeu majeur c’est ça c’est le en fait souvent nous les journalistes on est là un peu en première ligne puisqu’on voit ce qu’on appelle les signaux faibles on est pas éidment on les voir les professionnels mais on est là pour les répercuter au grand public et souvent la question n’est pas une question de savoir si c’est bien si c’est mal s’il faudrait si s’il faudrait ça la question c’est simplement une question d’anticipation quand le sénateur il y a quelques années le sénateur Rena DC sénateur écologiste va faire le tour des professionnels de la montagne pour savoir comment est-ce que ces professionnels là sont préparés au fait que avec le réchauffement climatique dans quelques années il y aura beaucoup beaucoup de stations qui seront privé de neige la plupart du temps voir tout le temps il va faire il va il va pas annoncer une mauvaise nouvelle il va vous faire il va essayer de se renseigner sur comment les professionnels prennent ça en compte et il se rend compte avec tubfaction ce qu’on a dit dans l’X c’estd qui personne personne personne ne veut en entendre parler et personne ne veut anticiper quoi que ce soit de même moi je suis allé il y a quelques années de ça à lacano qui est une qui est une station balnire bien connu qui menace d’être envahi par la montée des EAU c’est comme ça c’est une réalité inévitable lié évidemment au rchauffement climatique euh contre laquelle on peut mettre des digs des dig des dig des dig mais il y a un moment compliqué moi je suis pas là pour juger je vais voir les commerçants de la Cano et j’ai il y a des commerçants qui me disent la mairie ne peut pas nous faire ça c’est pas possible la mairie ne peut pas nous faire ça voilà comme s’il y avait une espèce de réalité sur laquelle on pouvait inter une réalité aujourd’hui difficilement contrôlable sur laquelle on pouvait intervenir par desct politiques parce que il suffirait de dire non en fait et ça n’arriverait pas et ben si malheureusement les choses arrivent et c’est souvent effectivement des questions des questions d’anticipation je pense que c’est pas propre à la France mais je je pense que notre pays est très fort pour ne pas être très pragmatique malheureusement et se mettre autour d’une table et réfléchir ensemble c’est un peu la c’est un peu le problème ouais il y a une sorte de de moralisation en tout cas du débat quoi oui c’est ça c’est ça c’est-à-dire que au lieu de au lieu de bon on l’a vu avec saintseline c’està-dire le les bassines de saintseline on est face à une question qui est une question très concrte de repartition d’une ressource devenue de plus en plus rare vous avez de l’eau vous avez des agriculteurs qui ont besoin d’eau pour travailler vous avez une agriculture qui évidemment et por nécessaire pour tout le monde parce que c’est elle qui nous nourrit vous avez des professionnels qui veulent de l’eau vous avez de l’autre côté des des écologistes et des scientifique qui disent attention c’est une c’est une ressource extrêmement fragile dans un monde idéal qui malheureusement n’est pas la France et euh euh on devrait se mettre tout autour d’une table et dire ok comment on va concilier les besoins des uns la nécessité des autres le caractère indispensable et surtout cette réalité inéctable que de toute façon l’eau il y en aura de moins en moins en France voilà qu’ sera de moins en MO expable qu’ y aura une baisse il y aura une baisse de la de la ressource en eau comment est-ce qu’on peut s’inspirer de certains pays par exemple l’Espagne par exemple le Maroc dont je crois nous parlerons dans pas très longtemps comment on peut en tant que professionnel s’inspirer de tout ça évidemment professionnel du tourisme professionnel de l’avriculture professionnelle et cetera et C et c’est vrai que les questions morales d’un côté il y a des écoterroristes de l’autre côté il y a de l’agriculture Bing de l’autre côté il y a des gens qui on s’envoie des anathèmes à la figure comme s’il y avait du bien du mal alors qu’en réalité c’est simplement une nécessité de changer les paradigmes de changer les manières de voir et de réorganiser la gouvernance c’est très compliqué parce qu’évidemment il y a que des il y a que des soit des irresponsables soit des incompét soit des soit des foufous de tous les côtés c’est très compliqué c’est ça c’est pas une question politique c’est une question question absolument nécessaire et indispensable merci beaucoup Arnaud gonzag de votre témoignage alors comment on s’y prend pour concilier cette activité clé qui est le tourisme dans le développement économique des territoires et nos ressources c’est ce que nous allons voir tout de suite le sujet est posé et nous allons maintenant donner la parole aux acteurs touristiques qui vont nous partager leurs enjeux face à l’amenuisement de la ressource en eau mais aussi quelques bonnes pratiques et initiatives qu’on a pu mettre en place [Applaudissements] et nous allons commencer avec Vincent gayodra bonjour Vincent vous êtes président de la fédération de l’hôtelerie de plein air en région PACA vous occupez également des des responsabilités au niveau national et ce qui vous donne une vision d’ailleurs assez exhaustive des enjeux de l’hôtellerie de plein air des campings notamment sur la question de disponibilité de l’eau alors entrons directement dans le vif du sujet euh comment avez-vous vécu les dernières saisons ben les dernière saison ét un petit peu compliqué surtout en 2022 quand on s’est retrouvé avec une B sécheresse très forte et puis avec euh les lacs surtout du Verdan qui était euh un niveau très bas donc effectivement nous avons été obligés de prendre ces mesures pour Ben suivre le bah la fourniture d’eau déjà sur la zone qui a été souvent réduite au niveau des pressions donc on é obligé de s’adapter et de de créer bah des de créer des pit je veux dire de prendre conscience de quelle manière on pouvait réduire l’eau à tout niveaux au niveau des piscines au niveau des douches au niveau des arrosages alors justement oui quelles sont les qu les solutions et et et les action que vous avez déployé à l’échelle de votre région en tout cas alors ce qu’il y a c’est que dans la profession on est quand même très engagé dans la réduction d’eau hein depuis très longtemps hein nos sanitaire é équipé depuis 30 ans avec des économiseurs qui prau sur les la robinetterie les douches mais on va maintenant un petit peu plus loin au niveau de la consommation d’eau principalement sur les douches ou en mettant des des systèmes qui permettent de réduire les consommations de l’ORD de on va de 18 ou 20 l minute à à peu près réduit de 40 50 % cette consommation d’accord alors ça c’est les économiseurs de débit oui pardon directement après on a d’autres formules actuellement pour on étudie pour récupérer les eau pour les campings qui ont des des bassins des piscines de pouvoir réutiliser l’eau en la stockant pour permettre l’arrosage ou le lavage des des voiries et permettrait effectivement d’économiser quasiment on estime à peu près pour un camping de de 100 place environ à peu près une trentaine de M C par jour c’est pas mal et puis pour l’arrosage des plantes égal éement vous faites des choses tout à fait mise en place des gouttes à gouttes ce genre de choses et comment ça se passe au niveau de de de des directeurs et des directrices des hôtelleries de plein air vous les vous les accompagnez vous les formez oui tout à fait il y a beaucoup de mesures de sensibilisation des des des gestionnaires puis des clientsin déjà notre référentiel au niveau du classement met en œuvre effectivement des des points de développement durable la sensibilisation des collaborateurs la formation des clients la formation du personnel et la mise en œuvre des réductions de des consommations d’eau hein donc vraiment le le système est mise en en œuvre et puis dans la région nous avons un dans le casadre de l’amagence de l’eau r Méditerranée Corse la mise en place d’un dispositif d’accompagnement de sensibilisation de mobilisation donc certains campings sont rentrés dans cette démarche pour effectivement analyser faire un diagnostic et comment on met en œuvre et comment on pourra informmer tous nos adhérents de la manière dont il faut procéder pour réduire au maximum cette consommation d’eau d’accord parce que il y a une citation qui dit en substance que la valeur des vacances c’est la vacance des valeurs euh c’est l’impression qu’on a un peu tous est-ce que vous vous avez une une communication spécifique au sujet de la préservation d’eau mais à l’intention des clients cette fois oui tout à fait donc c’est vrai que les gens en vacances sont sont un peu plus négligeants à ce niveau-là donc c’est à nous effectivement au travers la formation de nos livré d’accueil de notre personnel aussi de les informer et puis de les suivre et puis de les accompagner aussi de manière assez ludique hein euh on l’a fait comprendre que c’est intéressant de réduire de l’eau parce que bon euh euh euh c’est toute l’année qu’onon pe faire des économies et vous les accompagnez de manière ludique c’est-à-dire que voilà vous en parlez ou vous avez des d’utres on pas on a des animateurs qui peuvent en parler surtout avec les enfants les mettre en les mettre en en situation de d’économie d’accord et vous travaillez en collaboration avec les collectivités locales sur ces sujets oui oui principalement avec les chambres de commerce hein dans tous les départements de la région les chambres de commerces sont très très offites de ça et ont des des cycles de formation et puis nous avons aussi des webinaires organisés par la Fédération Régionale de Ran qui effectivement informment les adhérents sur tout ce qu’il faut faire pour économiser l’au d’accord à l’échelle de la région PACA est-ce que les établissements d’hôtellerie en plein air sont amenés à se développer autrement dit est-ce que dans les années à venir on peut s’attendre à beaucoup d’ouvertur et beaucoup plus de touristes alors non non la problématique dans la région et en et en France même on perd à peu près 100 campings par an sur de territoire français euh dans la région on perd pas beaucoup mais bon on peut pas en créer il y a que quelques extensions qui peuvent être possibles mais très très limité donc y aura pas de sur sur tourisme avec les campings au contraire un peu moins les campings disparaissent pour l’immobilier he beaucoup t ceux qui sont en proximité des grandes villes ont tendance à disparaître moi je vois sur ma zone de saintarry où je suis depuis 30 ans on est passé de 12 campings à deux campings he donc une réduction de 2500 places de camping et puis et puis de toute façon je crois quand il y a un nouveau camping qui se met en place les réglementation est est très stricte au terme en terme de de préservation de l’eau donc de toute façon ça peut décourager aussi des gens d’en ouvrir c’est ça oui mais même c’est c’est quasiment impossible de créer un camping en France aujourd’hui il faut du foncier des autorisations des voisins qui acceptent des des problématiques d’eau aussi de de sécurité pompier enfin il y a beaucoup de choses qui empêchent toute création campign actuellement en France d’accord bon ben écoutez je vous souhaite quand même de conserver les vôtres et de passer un bel été en faisant attention à l’au merci beaucoup Vincent gayodra pour votre contribution et pour cette cartographie des enjeux de l’hôtellerie de plein air alors justement nous allons rester dans ce sujet avec un focus à présent sur les Prairies de la Mer c’est un établissement qui est composé de lodg plutôt haut de gamme dans le Golf de sainttropé euh et qui a mené en partenariat avec Veolia une expérimentation pour faire des vacanciers de cet établissement justement de véritables acteurs de la préservation de l’eau alors pour nous en parler nous retrouvons Alexandre baudriguien directeur des Prairies de la Mer bonjour Alexandre et bonour Diana ler directrice de la communication ha région et Méditerranée chez Veolia bonjour à tous les deux alors on a pas trop de mal imaginer les gros enjeux touristiques du Golfe de sainttropé on sait que c’est une population festival qui augmente de manière considérable quelles sont les conséquences alors justement sur les consommations d’eau à cette époque là Diana bonjour Mathilde alors oui effectivement cette cette affluence touristique elle entraîne une hausse des besoins en eut du territoire pour vous donner un ordre d’idée les volumes distribués sont multipliés par 6 entre entre l’hiver et l’été et donc précisément dans une période où où les ressources en eau sont sont plus limité et et bien que les installations on été ont été bien dimensionnées hein durant les la saison estivale les les ouvrages de de production et distribution d’eau potable sont vraiment au maximum de leur de leur capacité et et j’ajouterai que sur ce périmètre donc sur la communauté de commune du golf de saint-tropé le rendement de réseau est de 86 %. donc on peut on peut toujours faire mieux et s’améliorer encore mais les marges de manœuvre et les marges d’amélioration sur cet aspect sont aussi euh sont aussi relativement restreintes et c’est pour ça que après la sécheresse donc pendant même la sécheresse de 2022 qui a agi comme un électrochoc on l’a vu dans le Var mais mais partout ailleurs en France on a décidé de promouvoir encore et d’aller plus loin dans la dans la sobriété des des usages et de s’intéresser notamment au aux établissement de d’hôtellerie de plein air alors pourquoi les établissements d’hôtellerie de plein air ben parce que sur ce ce périmètre du du golf de saint-tropé bien qu’il représente que euh 2 % de nos de nos clients pendant la saison estival ça représente 30 % des consommations euh d’eau potable et donc c’était intéressant et pertinent de pouvoir s’intéresser à ces à ces établissements et euh et c’est pour cela qu’avec la communauté de commune du golf de sainttropé on a décidé de mener une expérimentation euh qui visait donc à étudier euh si et dans quelle mesure on était capable de faire de de réduire de faire réduire les consommations d’eau des touristes par un changement de comportement volontaire et et on s’est donc rapproché des prix de la mer qui est un établissement emblématique du territoire et on connaissait leur sensibilité sur le sujet pour pour mener cette expérimentation alors en quoi consiste cette expérimentation que vous avez mené l’été dernier alors peut-être sans sans rentrer dans les détails à ce à ce stade deux aspects importants on n pas voulu en fait faire une campagne de communication classique en partant du constat que il faut informer il faut sensibiliser il faut communiquer c’est indispensable il faut le faire mais c’est pas ce qui entraîne un changement une évolution des des comportements et c’est pour ça qu’on s’est euh rapproché enfin en tout cas qu’on s’est intéressé aux enseignements de la de la psychologie sociale et notamment de la communication engageante qui est a été en partie théorisé et mis en œuvre par un professeur qui s’appelle professeur Robert Vincent joule qui a dirigé laboratoire de de psychologie sociale donc à l’Université de Provence qui nous a accompagné tout le long de cette expérimentation ça a été en quelque sorte notre notre directeur scientifique et c’est le deuxième aspect sur lequel je voulais insister donc par rapport à cette expérimentation à ce projet on l’a vraiment mené avec une rigueur scientifique parce que on voulait se donner les moyens de pouvoir mesurer euh l’efficacité des actions mises en œuvre et c’est pour cela que on a équipé euh des bingalos de compteurs télérelevés euh pour pouvoir mesurer et comparer un échantillon témoins c’est-à-dire des bingalot sur lequels ont menait aucune action à un échantillon expérimental donc des bingalos sur lequel ont menait nos actions de communication engageantes et on a veillé à ce que ces bingalo ils soient vraiment compara en tout point même équipement même enfin même emplacement sur le sur l’établissement euh même typologie de de résidents et cetera et la communication engageante si je comprends bien c’est pour obliger la personne enfin obliger à devenir acteur en fait qui récepteur de cette communication al c’est intéressant que vous disiez obligé parce que justement un des principes clés de la communication engageante c’est le libre arbitre en fait il y a y a pour faire pour faire cours hein parce qu’on pourra en parler pendant beaucoup plus longtemps la communication engageante c’est effectivement placer le participant comme un un acteur et non plus comme un récepteur du de message du message pardon mais il doit justement être complètement libre est volontaire pour participer à cette démarche euh en fait quand on mène une campagne de communication on a l’habitude de répondre à cinq questions qui euh qui dit quoi euh quel cile par quel canal avec quel effet et là on va rajouter deux autres questions en fait avec la communication engageante c’est quelle est la valeur de l’action que je souhaite promouvoir finalement qu’est-ce qui va me rendre Fiè individuellement ou collectivement de de mettre en œuvre cette action et quels sont les les actes préparatoires euh que je vais rechercher à à obtenir de les de la part des personnes dont je cherche le concours alors qu’est-ce que c’est les actes préparatoires en fait il faut voir ça comme des petits pas dans la bonne direction c’est des actions qui sont peu coûteuses dans le sens où ça demande peu d’effort pour mettre en œuvre ses actions et donc elles ne sont pas difficiles à obtenir mais en fait l’intérêt de ces actes préparatoires c’est que ça prédispose la personne qui qui ont accepté euh de mettre en action ces ces actes à accomplir des actes beaucoup plus engageants qui demandent plus d’effort et ça sans même qu’on leur demande d’accord c’est une mise en condition naturelle communication engageante c’est c’est ça d’accord alors Alexandre baudringuien donc vous êtes vous occuperz des des Prairies de la Mer pourquoi c’était intéressant pour vous de mener cette expérimentation bien bonjour à toutes et à tous merci de m’avoir invité alors pourquoi c’é intéressant de de prendre le pas sur cette opération bah tout simplement parce que effectivement les les Prairies de la Mer c’est 65 ans d’histoire en passant du camping à l’hôtellerie de pleinire maintenant de 5 étoiles alors effectivement dans le Golf de saintroupé on accueille une population importante le les prér de la mer son entre 3 et 4000 personnes par semaine mais à contrario bien sûr on a pris la décision avec les les actionnaires et le président directeur général de de lancer cette politique RSE qui est importante pour nous puisqu’on a une collaboratrice sur les praires de la mer qui est en charge de développer la la politique RS et le suivi des opérations et donc dès qu’on a été contacté par volia effectivement puisquon se posait déjà pas mal de questions dans nos consommation énergétique on a pris le pas de manière à pouvoir être site pilote sur cette opération alors en quelques mots est-ce que vous nous expliquez concrètement comment vous avez mis en place cette expérimentation pour vos clients alors ce qui é important effectivement elle a très bien dit Diana c’est tout ce qui était le travail en amont et notamment dans un premier temps de bien former les collaborateurs donc il y a eu également une très très bonne attente et une très très bonne entente et une très bonne collaboration avec les les salariés et les collaborateurs de chez Veolia euh et puis effectivement avec une communication engageante comme l’a très bien dit Diana auprès des clients en essayant de les inciter en amenant alors c’était très simple hein c’était le matin en leur distribuant les petits déjeuners en leur souhaitant la bonne journée en leur expliquant un petit peu le le process et bien on a pu mettre en place cette opération qui était vraiment un succès je je tiens le à le souligner mais c’était des des c’est quoi comme exemple par exemple c’était on leur donne un saut pour rincer leur maillot ce genre de chos voilà donc il y avait un petit fcicule explicatif et notamment dédié aussi aux familles puisqueon on a queue 95 % de famille et on sait pertinemment que les meilleurs ambassadeurs ce sont les enfants donc c’était très bien expliqué et effectivement donc il y avait un saut pour rincer les maillots de bain il y avait également quatre veres par lodge pour se brosser les dents pour éviter de de faire couler l’eau en permanence et également un petit sablier à mettre dans la dans la cabine de douche de manière à effectuer des des économies d’eau lorsque vous prenez la douche en rentrant de la plage donc l’expérimentation a été plutôt bien accueillie par vos alors totalement c’est-à-dire que 96 % des des familles qui ont été en lien avec les personnes de chez vouia ou des Prairies de la Mer ont accepté enfin ont écouté le le process et 64 4 % ont décidé d’y prendre part et sur les retours qualitatifs 100 % des clients étaient promoteurs ou 100 % comptent par rapport à l’expérimentation alors des chiffres très encourageants et Diana est-ce que vous avez des chiffres aussi encourageants sur les résultats de cette étude alors oui effectivement c’est des chiffres qu’on juge nous très très encourageants et significatifs puisque on a observver donc que les consommations du groupe expérimental étaient de 15 15 % plus faible que le que le groupe témoins donc un une différence de de 15 % euh c’est un chiffre qui nous semble significatif hein en terme de de volume consommé et et qui est encourageant alors avec plusieurs à plusieurs aspects euh parce que euh finalement encore une fois la marge de manœuvre pour baisser ses consommations dans un bingalo c’est relativement elles sont relativement réduite qui plusé dans des bangalo qui sont déjà équipés avec des mousseurs avec euh des chasses double commande et cetera là on n’est pas sur de l’arrosage on n’est pas sur du remplissage de piscine et pourtant les consommations ont diminué de 15 % un autre élément c’est qu’il y avait aucun aucune aucun levier incitatif au niveau économique euh finalement que les personnes économise l’eau consomme moins ça a pas de répercussion sur le tarif de de leur séjour euh donc le seul levier c’est finalement la fierté d’accomplir un acte qui a du qui a du sens pour l’environnement et un autre élément qui nous qui nous semble encourageant et et qui nous permet d’être optimiste c’est que Alexandre le disait donc 100 % des personnes satisfaites qui ont déclaré être satisfait d’avoir de s’être inscrit dans cette démarche et 95 % de ces personnes ont aussi déclaré qu’elles souhaiter poursuivre ses actions et ses gestes de retour de retour chez elle et ben écoutez des résultats encourageants des clients engagés et qui vont certainement changer leur comportement chez eux c’est des une expérience pleine de promesses que vous nous avez livré tous les deux merci beaucoup à vous deux pour votre participation et puis on vous souhaite de continuer ce genre d’expérimentation cet été et les années suivantes on quitte la région PACA si vous le voulez bien à présent pour la région Occitanie et l’on retrouve l’or Pasquet bonjour Lure vous êtes directrice de l’office du tourisme et des congrès de palavassel flot qui est une célèbre station balnaire située à quelques kilomètres de Montpellier alors pour commencer est-ce que vous pouvez nous donner les les spécificités de vot de votre territoire alors la la spécificité de de Palavas c’est qu’on est vraiment complètement entouré par l’eau avec des sites protégés des deux côtés que ce soit côté mer ou côté étan puisque nos étans sont classés en site Natura 2000 et sur la mer on a une une réserve marine aussi qui qui qui protège en partie le côté mer et euh bien entendu j’entendais parler de la Cano nous on travaille déjà euh sur la problématique de l’érosion du recul du trait de côte et on on est même un peu modèle puisquon a même une personne embauchée à l’année qui travaille sur ce chjet et dans les prochaines semaines on va être observé par le monde entier avec un essai avec une startup qui s’appelle lineup océan sur un essai qui est vraiment complètement nouveau avec des récifs artificiels qui sont faits à base de de béton biologique et euh et qui vont permettre normalement de casser les vagues et de limiter les rogion du trait côte d’accord alors on voit l’importance de l’eau évidemment chez vous vous êtes pas qu’une station balnare vous avez aussi beaucoup de pêcheurs pêcheurs touristes est-ce que tout le monde s’entend bien est-ce qu’il y a aucun de de il y a pas de problème de conciliation justement sur ces activités non il y a vraiment aucun problème puisque le avant d’être une station valnéire pas vast flot on a eu tendance à l’oublier et on communique beaucoup là-dessus c’est c’est avant avant de devenir une station balnère un village de pêcheurs h et là aussi on est sur une pêche complètement écoresponsable puisqu’on a que de la pêche au petits métiers euh qui n’utilisent que bah des filets qui laissent passer par exemple les les les petits poissons les bébés euh et sur les étans également on pêche au mer et étan et ce sont les pêcheurs qui ont voulu le classement de la ville en station touristique en 1924 donc on on fête cette année le centenaire de de placement de la station et ce sont les touristes qui font vivre les pêcheurs puisque la plupart de des Vendes se font directement à l’étal sur les quais c’est aussi une spécificité et dans des restaurants alors pas tous mais justement on va essayer de valoriser nous au maximum les restaurants qui servent la pêche locale voilà donc nous il y a aucun souci de cohabitation vraiment entre pêcheurs et touristes d’accord alors vous nous avez parlé de vos pêcheurs mais qui sont vos touristes à présent alors les touristes ils sont très très très varié hein puisque on a une grande panoulie de d’hébergement on a bien entendu des campings de l’hôellerlerie de pleinir qui sont parmi les plus les plus grands capacités on a des meubl de touristme et on a des hôtels de différentes catégories ça va du du palace donc qui accueille une clientè très aisée jusqu’au de TR étoiles des petites ce sont des petites structures plutô qu’on aabas sur l’hôtellerie d’accord et on sait que les arrêtés de de sécheresse interviennent principal sur les mois d’août et de septembre vous quels sont vos enjeux concernant la ressource en eau alors on y est on y est très attentif de toute façon tout ce qui est sauvegarde de l’environnement de façon générale depuis de nombreuses années on a un mare qui se préoccupe beaucoup du maintien de la richesse naturelle de palabas donc déjà depuis 2020 on a plus de douches de plage et on a même pu de rinped donc ça fait partie des des petits gestes nous on on est là justement pour l’expliquer aux touristes qui des fois peuvent raller on explique la démarche on explique pourquoi on a supprimé les douches dans une volonté ben de de maintenir la ressources en eau avant tout on na pas de de de de parc aquatique de très grosses piscines euh même dans nos dans nos campings on a des bien sûr des piscines hein dans la plupart des campings mais c’est pas des gros parcs aquatiques comme on peut avoir dans certains établissements d’hôellerie plein air la plupart de nos hôtels n’ont même pas de piscine du tout euh de nos résidences non plus parce qu’il y a pas l’espace pour donc on essaie nous en tout cas de et puis on est toujours dans dans l’explication de façon générale par rapport à nos touristes sur les les les bons gestes les écogestes et par rapport aux hébergeurs également on mène une politique très forte vis-à-vis des hébergeurs on on fait partie des pilotes on espère embarquer un maximum de d’ébergeurs là on est en train de les rencontrer un par un pour les resolliciter à embarquer dans la démarche de wigo Green air qui est une formation c’est une plateforme qui fait de vente de de d’berge écoresponsable mais c’est aussi une plateforme qui fait de la formation pour les hébergeurs pour s’engager dans une démarche d’écoresponsabilité donc on essaie d’inciter nos hébergeurs à aller dessus le le plus rapidement possible euh et nous à l’Office de Tourisme on a entamé une démarche RSE importante et ce qu’on espère c’est en l’année prochaine s’embarquer comme d’autres offices de tourisme donc cet anné l’ont fait dans une démarche de destination pour obtenir le label gris destination puisque que vous l’avez compris on a déjà des des très bonnes bases là j’ai exposé certains projets mais il y en a des multi par exemple on a aussi un projet de culture de concombre de mer qui sont à priori l’avenir aussi comme les les algues peuvent l’être voilà donc à palabas on essaie de tous les côtés d’avoir des projets on a un projet aussi avec une entreprise qui a remporté un prix européen qui s’appelle geomatis qui est basé à Montpellier de récupération des des des bandes de déchets plastiques en mer euh voilà donc je expplique très rapidement mais pour vous dire tout ce qui se passe à notre niveau à Palavas sur toutes ces problématiques de sauvegarde de l’environnement de l’eau de la propreté de l’eau également notre mère fait également beaucoup de pression auprès de la métropole pour queil y ait des travaux qui vont être fait hein sur la station d’pération de la métropole de de Montpellier qui nous pose des des soucis actuellement mais les travaux devraient être faits assez prochainement écoutez je vois que vous êtes une région tout à fait exemplaire en tout cas félicitations beaucoup de on essa je sais pas si on est exemplaire en tout cas on essaie de mener des actions pour l’êre très bien beaucoup de pistes très intéressante pour toutes celles et tous ceux qui nous suivent ce matin merci beaucoup leur Pasquet je vous propose maintenant de quitter la France pour vous emmener virtuellement au Maroc où la sécheresse est une réalité quotidienne et ce depuis de nombreuses années le Maroc vit en effet sa 6e année consécutive de sécheresse avec comme vous pouvez l’imaginer des conséquences majeures sur l’économie pays pour nous en parler nous allons retrouver à présent Abdelaziz belhage bonjour abdelazis vous êtes directeur opérationnel à Tanger chez volia alors chez nous la question de la préservation de l’eau et des solutions d’atténuation et d’adaptation cette question est arrivée après la forte sécheresse qui a touché la France en 2022 mais chez vous au Maroc la disponibilité de l’eau est un problème structurel depuis bien longtemps c’est cela vous me confirmez exactement donc merci pour l’invitation aant et justement donc le Maroc il vit sa 6e année de de sécheresse consécutive qui devient de plus en plus grave et surtout dans la zone est et la zone sud donc ça concerne tout le Maroc ces dernières années et c’est le cas de tous les pays de la Méditerranée donc le Maroc aujourd’hui on compte à peu près 600 l 600 m CB par habitant et par an alors qu’il y a en 1960 il était 4atre fois plus donc vous voyez donc la chess il devient structurel donc aujourd’hui donc il touche euh significativement donc la bonne santé deéconomie marocaine c’est à peu près 6 6 6 et demi de PIB donc qui est menacé et aussi donc il touche aussi le secteur agricole comme vous savez le Maroc c’est un pays agricole où qui pèse 13 % du PIB et aussi 39 % d’emplois sans compter les emplois informels donc c’est vrai donc c’est un c’est c’est un sujet qui préoccupe aujourd’hui la tous les Marocains et et le gouvernement marocain et ça impacte aussi l’ensemble de [Musique] l’économie agricole que ce soit aussi l’alimentation des villes qu’on va parler donc je vais détailler donc le le le secteur touristique en particulier alors allez-y on on a des petits moments de de de coupe mais on va parler en effet du du secteur touristique qui est notre sujet aujourd’hui d’accord donc pour le secteur touristique comm vous savez donc le Maroc c’est un pays touristique euh où il y a plus de 14 millions de visiteurs donc par an et il y a un programme ambition pour les années à venir aujourd’hui on parle si on parle tourisme par exemple dans la zone de marrakch où il neigeit où les gens faisaient donc du ski comme le cas de Michlifen aussi où c’est une station euh de de ski donc cette année par exemple il y avait pas de il y avait pas de neige donc il y avait un impact très très négatif sur ces sur ces zones là en terme de don de visiteurs en terme de donc d’activité donc ça ça impacte négativement le secteur aussi on parle aussi côté tourisme pour par exemple la ville d’Agadir c’est une ville très touristique euh où il y avait pratiquement pas d’eau dans le barrage le niveau de barrage atteint pratiquement zéro sur cabage au Maroc donc du coup donc il a été sauvé de justesse par le dessalement c’est un c’est un sujet aussi important le Maroc développe beaucoup ces dernières années donc on avait même des coupures d’eau au niveau des robinets donc dans la ville d’agadia donc vous voyez la ville de Marrakech pareil donc il a été sauvé aussi euh en en dernière minute et comme la ville de Oujda o il y avait un manque d’eau dans les rivières manque d’eau dans dans dans les nappes et cetera donc ça ça impacte très très significativement et négativement donc la l’attraction des touristes on vererser des civiles où il y a pas d’eau donc aujourd’hui donc il y a un programme qui est ambitieux donc piloté par Sa Majesté le Roi au niveau de trèit instance avec un suivi et avec un une planification court terme moyen terme et long terme donc il y a aussi donc des décrets et des lois par exemple la loi 36 155 euh qui qui apporte donc de la nouveauté donc en terme de poulieur payeur et aussi pour la préservation conservation des eaux et surtout l’intégration de la mobilisation des eau non conventionnelles dans le changement climatique et dans la planification il a prise en compte du changement climatique dans la dans la planification de l’eau donc il y a un programme que je peux dire qui est un programme national pé par Sa Majesté de 2020 à 2027 et ce programme il est très très ambitieux donc il permet de il permettra donc le développement de l’offre à travers la construction et la poursuite de la la politique des barrages qui a été initié depuis des plusieurs années par le Maroc justement pour avoir de l’offre et aussi la construction de plusieurs stations de dessanement déjà des stations sont déjà construite d’autres ils sont en cours comme la station de Grand Casablanca qui sera la première station eu en Afrique avec un un volume de 300 euh de 300 euh 300 m m Cu jour qui permettra aussi l’irrigation de 5000 hectares il y a aussi d’autres stations prévu dans la zone du Nord euh du Maroc il y a euh également ce ce projet il visera aussi le transfert entre les bassins ben les bassins excidentar vers les bassins moins comme le cas de projet qui a été finalisé pour le transfert de ceou vers la région de Raba et de et de de de et de Casablanca et a un autre projet aussi attend là en vu aujourd’hui donc il y a des y a il y a des des des programmes dans ce sens également le secteur agricole comme vous le savez il consomme plus de 85 % de volume euh d’eau mobilisable donc il y a la la un fort programme pour la la la conversion de l’irrigation gravitaire vers l’irrigation localisée et aussi le renforcement de l’approvisionnement en poortable dans le milieu rural justement quand on parle le milieu rural c’est l’atlace c’est les zones où il y a du où ça neige euh chaque année donc ça permettra aussi de de stabiliser la population d’améliorer l’activité dans dans ces zoneslà et on n’oublie pas le le le programme aussi de la réutilisation et l’accélération de la réutilisation des E dans la rosage des golfes et aussi dans Laar rosage des espaces verts publics donc pour cela donc il y a un programme national ambitieux qui veille à à réutiliser plus de 573 millions de mètres cbes d’ici 2040 donc euh aujourd’hui donc les le train il est sur le rail et en terme de en terme de chiffre par exemple aujourd’hui on a pour violia qui gère les villes de Raba Tanger et Titoan donc on a on a pu aujourd’hui arroser de plus de 1870 hectares donc rien que la ville de Tanger on a on on réutilise des ores dans la rosage face des espaces verts publics et c’est la première première expérience qui a été à Tanger et je pense c’est la première expérience en Afrique donc c’est d’arroser les espaces verts publics à partir de la réutilisation des traités donc ça se faisait dans les golfs mais là c’est des espaces verts public municipaux donc pour cela donc il y avait tout un programme d’investissement qui est quand même très euh qui consommait beaucoup de d’investissement on a investi à peu près dans T GT près de 37 de 30 millions d’euros donc pour réaliser donc les infrastructures nécessaires on a aujourd’hui donc violia a pu réutiliser 28 % au niveau national de des e US distribué de à partir de la réutilisation et on a pu économiser à peu près euh 1000 2 millions de mè cubes l’équivalent de l’alimentation de la ville de par exemple de montpulier et en en eau potable donc euh c’est nous avons créé à travers ça un 4è métier aujourd’hui on gère l’eau l’électricité et l’assinissement on a créé un 4 métier qui est maintenant la réutilisation des au usé donc avec un savoir-faire et des équipes dédié le le challenge ou le défi qu’on peut dire sur ce sujet donc c’est plutôt le respect de la réglementation qui ne c donc de dévoluer donc pour euh fixer bien les normes et les les les les normes de de de qualité et aussi de diversifier les débouchés vers d’autres usagers donc c’est un business model qui est nouveau et à renser pour d’autres pour d’autres zones et d’autres régions et d’autres pays et nous on en tire des enseignements évidemment la réutilisation des eaux usées traitées euh et puis la réglementation peut-être voilà le le le fait que le le votre gouvernement euh euh a déclaré que que l’eau était une priorité nationale voilà je pense que ça ça c’est les choses à retenir j’ai juste un un point à rajouter en en parallèle de ça pour la la préservation de la ressource en terme de la réutilisation il y a aussi tout un programme d’amélioration de rendement de réseaux parce qu’on est une société qui gère la distribution de réseau donc on gère des réseaux où à peu près on a plus de 9000 km de réseau de potable donc à 10000 km donc à gérer donc nos rendements ils sont situés dans des rendements les plus hauts au niveau national aux alentutour de 80 et 82 par exemple à ttoin donc c’est un et malgré l’extension du réseau vers l’ensemble euh des territoires vers le rural donc on a un rendement qui qu’on veille chaque jour avec des action en terme de renouvellement des branchement des réseaux en terme d’utilisation de la nouvelle technologie en terme de gestion de pression de recherche des fuit et le renouvellement de compat à ce jour par exemple rien que dans la ville de Tanger on a pu économiser depu le début de la gestion déléguée de 2002 160 millions de mètr cbes soit l’équivalent presque de 3 années de la ville de Tanger donc c’est quelque chose de très très important pour nous chaque goutte compte et il ne faut rien lâcher très bien et ben écoutez ne lâchez rien merci beaucoup Abdelaziz belhage pour votre témoignage alors les enseignements la réalité en tout cas elle est belle et bien là chez nous en France et la nécessité de trouver des solutions pérennes tant en atténuation qu’en adaptation est évidemment forte on l’a vu à travers tous ces témoignages et pour nous en parler maintenant nous allons passer à l’étude d’Ema [Applaudissements] Aziza et nous accueillons à présent donc Emma Aziza hydrologue qu’on ne présente plus on ne vous présente plus on l’a dit en début d’émission Arnaud gonzac vous l’a confirmé les hydrologues sont devenus des stars alors dans le cadre de l’initiative écodo qui Fa qui fédère l’ensemble des acteurs citoyens collectivité local industrie entreprise et association autour de l’immense enjeu de la préservation de l’eau Veolia à l’origine de cette initiative a souhaité se pencher avec vous sur la vulnérabilité du secteur touristique français face au stress hydrique alors cher ma nous allons vous écoutez religieusement quels sont les grands enseignements de l’étude que vous avez mené très bien je vous merci d’abord peut-être vous redonnez quelques éléments de cette étude qui nous semble essentiel et qu’on replace un petit peu cette perspective du tourisme français dans un cadre plus global premièrement excusez-moi je me permets parce que voilà votre microende mal je pense que c’est mieux très bien donc premièrement simplement relever qu’effectivement quand on parle de consommation touristique on parle essentiellement d’une économie extrêmement puissante vous avez évoqué le pourcentage de PIB on est sur plus de 100 milliards d’euros derrière ces mobilité touristique et bien en en réalité il s’agit d’un déplacement de la consommation d’un lieu de résidence vers un lieu de séjour mais c’est également en réalité un lien direct entre des espaces où les revenus sont générés et des espaces où les revenus sont dépensés et donc durant ces dernières décennies on s’est retrouvé avec une nécessité d’attractivité du territoire une nécessité également de développement local dont de nombreuses collectivités territoriales étaient directement dépendant de cet afflux touristique donc l’idée ça a été aussi de comprendre un petit peu quelles en sont les grandes constantes on a différents types de touristes on a bien sûr les touristes étrangers qui arrivent en France faut imaginer que en 1950 on avait 25 millions de touristes qui voyageent à travers le monde sur les derniers chiffres de l’année dernière on était à 1, 3 milliards de personnes qui voyagent à travers le monde alors ça paraît gigantesque he il faut imaginer même si parfois un touriste va se se balader plusieurs fois à travers le monde bien c’est tout de même l’équivalent de 17,6 % de la population mondiale qui voyage d’un endroit à un autre et pourquoi ça nous concerne et bien parce que le rôle de la France il est absolument essentiel nous sommes la première destination touristique mondiale on a plus de 100 millions de visiteurs internationaux nos parents ça équivaut à peu près à 7 % de toutes les arrivées mondiales et ce chiffre paraît absolument énorme regarde la taille de notre pays et donc cet afflux touristique étranger va se confronter à une autre tendance qui est peut-être la question du fait que les Français sont assez casagés et donc en réalité le tourisme hexagonal c’est-à-dire où vont les Français et bien est principalement localisé localement c’est-à-dire qu’en général on ne tend pas trop à changer de pays mais on a plutôt tendance nous-même à rester dans le pays et aller se concentrer sur des territoires qui sont déjà des flux touristique très important et donc si on regarde en franceçis en France et bien près de 85 % des nuités touristique et bien sont directement effectués dans l’Hexagone donc lorsque l’on est dans un contexte finalement qui va permettre cette attractivité on voit très bien à quel point et bien c’est une richesse qui est absolument essentielle pour une une économie qui parfois ne vit que durant ces mois là et on l’a très bien vu en 2022 avec le lac de serpensçon on avait moins 17 m de hauteur on se retrouvait confronté à une ressource qui avait tendance à diminuer et qui allait mêler la pression touristique qui est en réalité extrêmement importante et qui était mise à défaut cette année-là avec le fait qu’on avait tout simplement un barrage hydroélectrique donc qui fournit de l’énergie qui fournit également de l’aduction eau potable à la Val qui fournit des agriculteurs et donc l’idée a été vraim de comprendre à travers cette étude où vont ces flux de population combien ils consomment et surtout quel est l’état de nos territoires dans une France qui change qui se transforme une France où on est aujourd’hui à une accélération de ce réchauffement climatique et donc on est un pays qui se réchauffe 20 % plus vite que la moyenne planétaire donc je vous propose de dérouler ce fil de ce que l’on a cherché à comprendre à travers toutes les données que nous pouvions avoir les données passées les données présentes mais également les pro étion future dans un contexte de changement climatique alors d’abord rajouter quelques éléments sur cette pression touristique et ça a été dit tout à l’heure notamment par le collectivité de Palavas on a des problèmes d’érosion côtière on a des problèmes très importants de perturbation de ce cycle de l’eau on voit de plus en plus de phénomènes de ruissellement extrêmement intense de sécheresse qui s’accroit et donc on voit qu’entre l’espace de 2017 et 2022 on a une France qui s’est transformée lorsque l’on regarde à l’échelle intra annuel on peut avoir des années 2021 qui vont s’avérer particulièrement particulièrement humide on va avoir un temps plutôt mossade on va avoir des pluies régulières mais même sur ces années-là qui sont de loin les années qui ont reçu le plus de pluie depuis 2017 lorsque l’on regarde par exemple le département du Var on voit à quel point le Var et les Pyrénées orientales qui n’ont pas été concernés par ces pluies elles ont continu à se réchauffer on a eu notamment de de très fort euh incendie dans le Var avec des évacuations massives de plus de 10000 personnes donc on a une concentration aujourd’hui de touristes et donc des acteurs du tourisme qui se retrouvent directement confrontés à de nouvelles donnes et donc on voit qu’il y a une évolution de toutes les destinations notamment sur les périodes comme l’année 2022 où on se retrouve dans des territoires euh où il fait particulièrement très chaud en métropole depuis le mois de juin bien les touristes vont changer de et se déplacer au lieu d’aller sur le pourtour méditerranéen ils vont plutôt aller en Bretagne ou en Normandie et chercher plutôt le froid donc on voit qu’on a tout de même une une profession touristique qui va devoir s’adapter accueillir et puis cette pression touristique et bien est en train d’évoluer là je vous propose de dérouler un petit peu le fil pour mieux comprendre tous ces enjeux donc d’abord le secteur touristique français et bien qu’est-ce qu’il nous montre si l’on regarde à l’intérieur même d’une année nous avons pris tris années de référ 2019 2022 et 2023 et bien on se rend compte qu’il est principalement concentré uniquement sur les mois de juillet et sur les mois d’août qui sont habituellement les périodes d’étillage de nos cours d’eau c’est-à-dire de niveau de basse eau donc déjà des mises en tenstion touristique des mises en tenstion hydrologique qui vont se croiser à une mise en tenstion touristique vous me dites petitème inconvénients du direct ensuite ce que l’on regarde quand on voit à l’échelle annuel c’est qu’on a plutôt une évolution qui va être différente suivant les types d’hôtellerie lorsque l’on regarde l’hôtellerie de plein air donc les campings principalement on se rend compte qu’on a plutôt des périodes qui sont extrêmement concentrées sur des moments donnés donc c’est-à-dire sur la période estivale et qui sont absolument absentes durant tout le reste de l’année ce qui ne va pas être le cas de l’hôtellerie par exemple si l’on regarde justement la fréquentation touristique des hôtels on voit qu’il y a un flux continu toute l’année avec bien entendu des pics estivaux on a placé la période du covid qui qui s’explique derrière par cette chute très brutale et puis et bien surtout ce que l’on remarque c’est que on a des hôtels et la la consommation de nuité par hôtel qui est extrêmement stable depuis 12 ans cela s’explique tout simplement parce que c’est complexe de fabriquer un hôtel supplémentaire et donc de créer des lits complémentair on va plutôt avoir tendance à réhabiliter les hôtels donc on a une offre touristique hôtelière qui est assez stable par contre si l’on regarde ce que l’on appelle le logement en cou c’est-à-dire tout ce qui est Airbnb ou Abritel là on voit qu’on a une explosion de ces consommations dans des zones déjà en tenstion touristique par les campings ou par les hôtels et bien vous avez de plus en plus de résidents qui mettent à disposition leurs appartements pour pouvoir permettre des afflus touristiques plus importants plus 78 % entre l’année 2018 et l’année 2023 qui nous montre à quel point ce boom supplémentaire et bien permet des capacités d’accueil que l’on n’avait pas jusque-là dans le secteur hôtelier ou de d’hôtellerie de plein air qui lui ne peut pas accueillir plus rapidement que finalement sa possibilité de développement alors ce que l’on voit aussi et qui est assez intéressant c’est à quel point les nuités d’hôtel ont tendance à se modifier on a comparé l’année 20199 et laannée 2023 vous avez le graphique qui au centre nous montre la le rapport à la normal c’est-à-dire entre l’année 2019 et l’année 2023 vous allez voir un bon massif de certains territoires comme par exemple la Bretagne qui va présenter des nuités d’hôtellerie plutôt dans la période d’avril mai et juin de manière très forte et également sur la période de septembre-octobre on voit qu’on a d’autres territoires de la même manière où on va voir ces migrations dans le temps à l’échelle intraannuel qui nous montre peut-être des ouvertures alors peut-être pas sur des populations de type famille qui elles vont plutôt être fonction du calendrier scolaire mais on voit très bien que pour toutes les autres populations qui ne sont pas directement concerné par ces contraintes et bien nous avons une évolution directe de ces flux touristiques alors maintenant regardons un petit peu qui consomme quoi si l’on regarde uniquement l’hôtellerie et bien on se rend compte que là nous avons sélectionné volontairement l’année 2019 préscovid et l’année 2022 qui est l’année qui quelque part à à recentré le plus de tension hydrique dans le pays avec plus de 1300 communes qui sont retrouvées en rupture d’alimentation no potable et donc on se rend compte à quel point et bien bien entendu on a toujours Paris qui est au centre de la consommation en terme de nuité principalement avec un accueil étranger massif mais surtout viennent derrière et bien les Alpes Maritimes les BOUCHES DU rô et également le Var les les la scèmarne apparaît directement dans cette ce Paris petite couronne parce qu’elle accueille également ces touristes étrangers et on voit un pic très très fort juste à côté de Paris qui concentre uniquement la zone de Rod Disney donc si ce n’est ça et bien on voit à quel point il y a une tension très importante sur le Golfe du Lyon et notamment Alpe maritime Var et notamment un pic aussi également sur la Haute Savoie un territoire où on se pose des questions justement sur comment renouveler un tourisme qui peut-être n’existera plus l’hiver mais qui est déjà mise en tension durant la phase estivale quelques autres éléments c’est le nombre d’étoiles de ces hôtels puisque’en fonction de la catégorie on a découvert à quel point en fait on avait une consommation plus ou moins importante en moyenne un campur va consommer aux alentours de 170 l par nuité alors que une personne dans un hôtel moyen en Europe va en consommer à peu près 300 si on passe dans un hôtel 5 étoiles on consomme 1500 l d’eau par jour et sur un hôtel que nous avons nous-même audité et donc nous avons pu mesurer exactement la consommation d’un hôtel de luxe dans le Golf de sainttropé et bien nous montons par nuité à 2686 l d’eau ce qui nous montre à quel point la concentration est vraiment fonction également de de ces différences d’hôtellerie et l’hôtellerie de luxe va être sans doute une des des des des voies des verticales qui va être les plus directement touché par ces évolutions et notamment ces risques de restriction alors si l’on regarde la population qui se déplace et qui va dans des campings donc dans dans l’hôtellerie plein air on se rend compte qu’il y a principalement trois départements qui ressortent on a laavandé l’éau et le Var qui vont concentrer massivement ce type de touriste et donc on voit très bien que la répartition est beaucoup moins homogène que l’on peut l’avir dans les hôtels si l’on regarde la fréquentation touristique plutôt dans le sussi donc airbn à brittel là encore on a une évolution directe lorsque l’on regarde la carte de manière globale on voit qu’on a une pression beaucoup plus forte sur le tourisme sur la bordure méditerranéenne par rapport à la côte atlantique mais malgré tout on a des territoires qui ressortent et regardez effectivement quand vous voyez par exemple l’année 2022 on voit qu’on a un boom sur la Haute Savoie qui commence elle-même à sentir des états de tension extrêmement fortes sur sa propre ressource enfin la question des résidences secondaires alors il est très complexe aujourd’hui de définir qui a une résidence secondaire et si cette résidence secondaire va être louée dans du siteoui donc par des sites type Abritel ou Airbnb en tous les cas on a voulu aussi le distinguer pour essayer de comprendre finalement quel était ce public ce tourisme habituellement qui a sa maison secondaire et qui va migrer durant une période de l’année vous avez la carte à gauche qui vous montre l’état par commune et puis nous avons agrégé ces résultats pour avoir un une une évaluation plutôt par département et on voit à quel point les Alpes Maritimes sortent de manière très très large on va avoir certains territoires qui sont particulièrement concernés par les établissements secondaires Cann Agde Nice Antibe le gros du roi hier sont extrêmement sollicité enfin en tous les cas par ce tourisme qui est en réalité souvent un tourisme français donc face à tout ça une fois qu’on a un petit peu regardé les différentes formes de tourisme existant et bien essayons de comprendre combien il consomment d’eau nous avons agrégé toutes les formes touristiques donc hôtellerie de pleinir Airbnb et et hôtel et donc surtout nous avons affecté des pourcents enfin des des consommations en fonction des typologies d’études que l’on avait de consommation Mo et là ça devient intéressant parce que vous avez à gauche la carte qui nous montre la fréquentation totale durant les mois de juillet et août c’est-à-dire les mois qui concentrent la plus grande population touristique on voit très bien à quel point le département de l’héros par exemple ressort très largement le Var également ou encore le pourtour atlantique mais par contre lorsque l’on transforme ces données-l et qu’on les analyse pour essayer de comprendre ce que ça représente en terme de volume d’eau et bien là nous allons avoir une carte qui est différente sur les mêmes bases vous avez la carte à droite en rose qui nous montre justement la comparaison des consommations touristiques et là nous nous rendons compte à quel point et bien on va avoir plutôt la Corse du Sud qui va être extrêmement sollicitée par rapport à sa propre population et au type de consommation en eau que l’on va avoir ou la Haute Corse on a les Landes qui ressortent très largement durant cette saison estivale les pyén oriental qui sont déjà dans une situation extrême de tension et donc on voit à quel point notamment les Hautes Alpes ces territoires là vont être extrêmement sollicités alors nous avons des chiffres de l’augmentation de la consommation d’eau et là ces chiffresl sont à l’échelle départementale on voit que sur la Corse du Sud on va augmenter à l’échelle de tout le département un + 37 % de consommation d’eau mais si on regarde ces donnéesl à l’échelle de certaines communes en Corse et bien c’est parfois un un multiplicateur de 18 c’est-à-dire que on va avoir entre les résid et ensuite l’afflux touristique un une consommation qui va être multipliée jusqu’à x 17 x 18 %. x 18 tout donc je vous montre également la même carte en 2022 donc juste avant c’était la carte de 2019 et là on voit que on change un tout petit peu et les pérines orientales qui étaent en 4e position passe en 3e position avec une tension là encore très très forte de cette pression touristique alors que on sait aujourd’hui où sont situé cette question de de la ressource en eau sur les pérines orientales qui est déjà extrêmement sollicité et dans un état de stress hydrique très fort alors peut-être parler rapidement de cette dynamique territorial qui sont totalement bouleveré on voit à quel point si l’on regarde justement les Pyrénes orientales et bien on va passer de 100000 personnes qui vivent à l’année à 1005 de personnes qui vont arriver c’est-à-dire qu’on va avoir un boom extrêmement fort on va avoir plus 212 % ce chiffre s’explique parce qu’il est totalement étalé sur l’ensemble du département et donc c’est une concentration qui est beaucoup plus forte si on le prend à l’échelle d’une ville puisqu’il y a beaucoup dans un département de communes qui ne vont pas accueillir de tourises notamment dans l’arrière-pays et donc si on prend des beaucoup plus petites communes comme la clusa on va être à plus 535 % d’arriver entre la population normale et la population saisonnière ou encore on monte à 1400 % quand on est dans arge la surmelle alors vous voyez apparaître la vallée de Belleville en général c’est une zone qui n’est pas connue on se dit mais de quoi parle-t-on et bien en réalité ce sont les Trois Vallées c’est la zone de la clusa et donc en fait toutes ces zones accueillent également un tourisme extrêmement fort durant la période estivale donc c’est assez intéressant d’essayer de comprendre ces comparatifs et surtout à droite et bien de comprendre leur pression sur la ressource touristique et si vous voyez la consommation sur le plan résidentiel la consommation d’un hôtel classique d’un camping et d’un hôtel de luxe et on voit qu’il y a une explosion sur ce secteur qui devra également se réinventer sans doute dans les prochaines années alors face à tout ça et bien on a une France qui se réchauffe et donc cette France qui se réchauffe elle nous montre un stress hydrique accru qui est en train d’évoluer ces dernières années ici vous avez le nombre d’arrêtés de sécheresse en France que l’on peut lire sur toutes les années entre 2010 et 2022 donc on voit très bien qu’en l’espace de 12 ans on a une explosion de ces quantités d’arrêté de sécheresse qui vont imposer des restrictions extrêmement fortes si l’on regarde à l’échelle intraannuelle ces arrêtés de sécheresse on découvre et on a pris trois années clés là encore 2012 donc une année finalement qui ne semblait pas être concerné par le changement climatique l’année 2019 et l’année 2022 et bien là vous vous rendez compte à quel point on a une pression très importante sur les mois de juillet-août mais surtout le maximum de euh d’arrêtés de sécheresse que l’on va avoir sur ces années et bien cétend plutôt dans la période de septembre à novembre et donc dans des arrières saaisons beaucoup plus douces en 2022 nous avions eu même une canicule au mois de septembre et bien des 40°r qui étaient dépassés en Aquitaine on voit à quel point on a une population qui a tendance à migrer sur le plan touristique sur l’arrière- saaison mais elle se concentrre dans une des localisations qui vont déjà être très mise mises en tenstion particulièrement après une phase estivale qui a sursollicité la ressource en eau ici vous avez une image de ces cartes qui évoluent et donc on voit très bien en 2012 ou en 2016 l’état de sur le plan de l’Hexagone des niveaux d’alerte et d’alerte renforcé et de crise comprendre ces cartes là c’est comprendre la crise des bassines c’est comprendre qu’à partir du niveau de crise l’irrigation est interdite le remplissage des des piscines va également être interdite et donc on voit très bien qu’il y a des secteurs économiques entiers qui vont devoir se réinventer et qui ont eu très peu de temps pour pouvoir le faire et qui cherche des solutions en attendant pour pouvoir réussir à continuer d’exister mais dans un contexte d’une France qui se transforme beaucoup trop vite et puis au milieu de tout ça vous avez d’autres acteurs vous avez notamment ces autres acteurs comme les golfs ça a été cité tout à l’heure les stations balméaires qui vont représenter cette concentration massive d’accueil touristique mais qui sont aussi dans des zones où souvent les nappes sont déjà sursollicité durant cette période et on a un risque de remonttere du biseau salé donc de contamination de sel par les nappes donc on voit à quel point ces territoires sont de plus en tension de plus en plus en tenstion mais lorsque l’on regarde à l’échelle de l’Hexagone on a aussi tous les les autres établissements de loisirs ou toutes les bases nautiques et bien en réalité elles se disséminent un peu partout sur le territoire donc c’est bien l’ensemble du territoire qui est concerné par cette sursollicitation de consommation d’eau pour des bases de loisirs à droite nous avons placé un autre très grand acteur et très grand consommateur d’eau et bien ce sont principalement les centrales hydraulique et notamment les centrales nucléaires vous avez en fond de carte euh rendu visible la la consommation agricole au niveau français donc les secteurs qui sont particulièrement en tension par l’eau agricole une eau qui va être prélevée en bien moindre quantité mais qui ne va pas être restituée ensuite au milieu puisque cette eau va être utilisée par le sol et par la plante pour pouvoir fabriquer la production agricole alors que de l’autre côté vous avez de très très gros consommateurs d’eau notamment le secteur du nucléaire ou encore des barrages hydroélectriques et on voit que ces territoires notamment sur sur le bassin rodanien par exemple qui sont très très concentrés et bien en réalité ont besoin de flux très importants par contre ce sont des très grands consommateurs qui vont restituer cette eau ensuite à l’aval en très grande partie souvent jusqu’à 90 % mais malgré tout essayer de comprendre à quel point cette tension de la ressource va être réelle et souvent si vous regardez les zones d’afflux de de de station balnéaire mais croisé également à à ces besoins énergétiques très forts et bien on se rend compte à quel point on est aussi sur des secteurs touristiques qui sont en tension donc en fait on a vraiment toutes ces acteurs économiques qui sont en train d’arriver autour d’une même ressource qui est un petit peu comme une peau de chagrin de Balzac qui est en train de se réduire à vue d’œil et donc sur laquelle il va falloir essayer de prendre des considérations alors quelles sont les conséquences sur le secteur du tourisme si l’on regarde nous avons cherché à distinguer deux types de flux et deux types de conséquences premièrement nous avons des nappes fréatiques souterraines qui ont été particulièrement mises en tension ces dernières années et donc nous avons essayé de comprendre quels étai les niveaux pièométriques donc les niveaux des nappes fréatiques qui étaient les plus bas et donc qu’est-ce qui nous racontait par rapport lorsqu’on croisait ces donnéesl avec l’afflux touristique et donc là on se rend compte que l’on va avoir des territoires qui ressortent et d’ailleurs ce ne sont pas les mêmes entre l’année 2019 et l’année 2022 on voit que en 2022 on a vraiment la bordure littorale méditerranéenne qui explose derrière en terme de sur sollicitation de la ressource souterraine la Corse également et puis on a de l’autre côté la Gironde qui est très concernée en tous les cas ce que l’on voit c’est que ces flux de population directement dépendant d’une nappe qui est sursollicité devient un enjeu majeur dans les années à venir et puis enfin nous avons croisé une autre donnée nous avons essayé de comprendre et cette carte est peut-être moins lisible mais il semblait important d’essayer de descendre à l’échelle de la commune pour voir un petit peu lorsque l’on croise toutes ces données là et quon croise la consommation en eau par rapport au potentiel touristique maximum qui arrive c’està direire ce flux qui va venir et qui au lieu de consommer chez lui de l’eau va se mettre à consommer massivement de l’eau dans ses zones touristiques et lorsque l’on regarde cela au regard des zones qui ont été soumis à des arrêtés de sécheresse depuis 2012 et bien là on se rend compte qu’on a une nouvelle France qui se révèle avec des territoires qui qui sont extrêmement exposés à des des stress hydriques très forts donc énormément d’alertes renforcé et de crise et donc la première ville qui apparaît c’est la ville de Toulouse qui semble avoir concentré non pas énormément d’acteur touristiqu vous avez à gauche un petit liseret qui vous montre le nombre de d’hôtels et donc de nuités qui sont vendus et qui sont la capacité du du territoire à accueillir des touristes qui est beaucoup moins importante sur Toulouse par contre c’est vraiment la le nombre d’arrêtés sur ces 10 dernières années la sursollicitation qu’on a eu que ce soit de nos rivières ou de nos Naples qui nous montre qu’on a une mise en tension réelle et d’ailleurs se pose la la question et d’ailleurs elle apparaît de plus en plus dans certaines collectivité territoriale de l’attractivité du territoire est-ce que demain on pourra encore accueillir plus de résidents permanents et plus de touristes ou bien est-ce qu’à un moment donné on va se retrouver limité parce que accueillir plus de touristes ce sera aussi et bien mettre en danger la consommation d’eau des habitants au quotidien et donc cette question est essentielle on voit que la ville de Nant arrive en 2e position et en 3e position c’est assez intéressant c’est une ville qui semble absolument inconnue qui s’appelle les matths alors on a fait des recherches pour essayer de comprendre en fait c’est dans la zone de Royan donc c’est sur la zone de la Palmire on a une concentration premièrement avec le zoau de la Palmire qui accueille énormément de touristes mais on a également un Club Med un alambras donc en fait des très grands acteurs touristiques dans une zone qui lorsque l’on mèle ça avec le nombre de jours d’arrêtés de sécheresse en phase de crise et bien finalement vient montrer quelque part une explosion de ces ressources sur le territoire donc s’il y a différentes manières de lire ce territoire et de lire comment l’afflux touristique va être exposé à ces contrainte de plus en plus forte et si jeis vous me laisser encore un tout petit peu de temps très rapidement donc pour vous dire à quel point les restrictions sont en train d’évoluer notamment sur les piscines on voit très bien que une réglementation a été mise en œuvre l’année dernière et qui nous montre à quel point et bien parfois en phase de crise vous ne pourrez plus sur certaines conditions remplir votre piscine c’est c’est c’estes C ces ces restrictions sont en train d’évoluer d’année en année donc il va falloir être un peu agile et avoir quelques coups d’avance pour essayer de comprendre comment ça peut impacter le secteur et donc on voit très bien que que ce soit sur les arrosages ou les lavages on a les mêmes problèmes et donc si on compare tout ça avec l’évolution de de de de ces températures qui sont inéluctables en France et que l’on regarde par rapport à la France regardez ici les différents scénarios du GC qui sont retranscrit en France sur les années que l’ a connu jusque-l et là vous voyez très bien que les horizons proches moyens et lointains nous montre à quel point des zones vont être de plus en plus en tension sur cette température qui accélère le cycle de l’eau qui va avoir un impact sur le milieu naturel donc que ce soit les rivières et les fleuves ou encore la la consommation et la sursollicitation dans les nappes avec des explosions derrière de températur et là on est sur des températures moyennes annuelles ça semble ne pas parler parce que quand on parle de 16 ou 18°gr ça semble ne pas être grand-chose mais c’est c’est ça la question derrière de rajouter 1°r et donc on voit que dans les horizons à venir on va avoir une concentration sur ces espaces et donc quand on mèle ces horizons là avec l’augmentation des températures et les flux touristiques déjà existants on a pris une année de référence de 2022 et bien là on se rend compte qu’on va avoir un croisement de données qui vont mettre en évidence que ce soit des villes comme Cann ou ex en Provence on a essayé de sortir le top 10 de toutes les communes qui vont être directement concernées on voit que hagde Marseille Bordeaux Toulouse le gros du roi ou encore Montpellier porovchot vont être des territoires qui vont être en très grande touristique et donc je pense qu’on passera ensuite à la question de quelle solution face à tout ça mais l’idée c’était au moins de dresser un portrait de cette question de de cette ressource en eau et de cette vulnérabilité que l’on n sans doute pas assez regardé qu’il va falloir maintenant regarder très en face merci et anticiper merci beaucoup Emma Aziza pour cette cartographie très riche et en effet nous allons à présent parler de solution bonjour Pierre ribut bonjour Ma alors vous êtes directeur général de l’activité e en France chez Veolia est-ce qu’on peut commencer déjà sur quelques mots sur cette étude d’Emma Aziza oui ben merci Emma pour tout le travail réalisé par toi et tes équipes très très instructif euh peut-être remettre les chenses en perspective Diana l’a évoqué 2022 é un électrochoc on décide le groupe volia décide d’engager un mouvement positif autour de l’enjeu de la ressource on cré en 2023 l’initiative ecodo qui est voilà ce qui soutend ce cette cette série de d’émissions ecodo l’initiative elle est résolument positive elle a vocation à dynamiser engager galvaniser tous les acteurs qui sont concernés engagés dans la préservation des ressources en quantité et en qualité là on parle beaucoup de quantité mais on sait qu’il y a un sujet qualité qui est qui est sous-jacent ça c’est le le premier sujet qu’est-ce qu’on essaie de faire avec ce type d’étude on essaie d’abord de comprendre quelles sont les conséquences du dérèglement climatique sur le cycle de l’eau et sur les ressources àau de notre pays euh de partager cette information cette compr prension et puis de détourer les solutions qui permettent de s’adapter à court à moyen et à long terme à la nouvelle donne du cycle de l’eau en France et ces solutions de les partager et d’essayer de les implémenter ça c’est le le premier sujet deème sujet pourquoi le tourisme vous l’avez évoqué mathil ça a été dit par par 8 % du PIB en France 2 millions d’emplois en terme de PIB c’est équival au pour près au secteur manufacturier ou encore au reste de l’activité industrielle en France donc c’est une donne économique et de dynamisme des territoires très importante euh un tourisme qui se porte bien on l’a vu dans beaucoup de de département en France ça veut dire des territoires qui économiqu se se portent bien sur le plan économique où donc la vie peut aussi peut aussi se passer ça c’est le premier sujet deuxème sujet c’est la la dépendance du tourisme on l’a vu finalement à l’eau et l’impact de l’activité touristique sur la ressource Anau locale donc tout ça ça fait ben une thématique importante dans le cadre de de l’initiative écodo que nous avons lancé et puis je pense que la présentation d’Emma est assez est assez révélatrice tout comme les interventions qui ont précédé des représentants ant des camping ou euh d’activités d’activités hôtelières on voit bien que le tourisme en particulier en 2022 euh a été marqué choqué impacté par le manque d’eau et la sécheresse que que nous avons vécu c’est nouveau en France euh notre pays est un pays au climat tempéré on a connu voilà de la neige en hiver de la pluie au printemps euh et donc des ressources qui sont au plus haut niveau quand on en a globalement besoin pour soit culture soit d’autres activités don don le tourisme euh mais c’est une réalité qui touche d’autres pays et on a notre collègue du Maroc qui nous a présenté euh le le l’initiative assez euh euh assez pharaonique euh qui a été porté par euh par par le roi par le royaume euh d’un d’un pays qui est qui est face au mur et qui qui a besoin de de réagir et d’anticiper les conséquences possibles donc on voit bien que d’autres pays euh qui qui ont des conséquences des impacts beaucoup plus forts du climat sur sur le cycle de l’eau on voit bien qu’ils réagissent très fort c’est le cas au Maroc beaucoup plus près de nous euh c’est le cas aussi en Espagne et si on veut voir à quoi ressemble la France des années 2040 2050 et dans nos sujets c’est c’est demain en fait hein euh allons faire un tour en Espagne et voyons le climat que ces pays-là que ce pays-là subit donc cette étude elle est importante et essentielle de ce point de vue-là et elle nous permet et merci à Mayan et à Emma pour tout le travail qui a été fait et l’effort de vulgarisation bah c’est beaucoup de travail derrière tout ça des nuits entières passées à travailler voilà pour pour faire progresser le sujet et comprendre quelles sont les vulnérabilités de cette activité économique essentiel à notre pays dans le contexte du dérèglement climatique d’une part et puis c’est la partie de de de de l’émission dans laquelle nous sommes finalement quelle solution euh parce que la bonne nouvelle c’est que nous avons déjà beaucoup de solutions pour nous adapter à cette nouvelle donne ouais alors on en a entendu évidemment depuis le début de cette émission avec les différentes interventions de de de nos témoins mais est-ce qu’on peut revenir alors sur ces solutions oui donc en fait déjà premièrement il va falloir adapter le secteur touristique euh avec très enfin la première des choses qui semble évidente et ce besoin c’est vraiment la question de la consommation d’eau il existe de nombreuxes solutions qui sont aujourd’hui initiées on voit très bien à quel point on peut économiser l’eau et c’est de plus en plus prgant d’ailleurs dans le secteur de l’hotellerie et peut-être un point qui est intéressant à relever c’est que dans les Pyrénées Orientales vous avez actuellement l’interdiction de mettre des bouchons à la place derrière dans des des enfin dans les baignoirs donc ça veut dire qu’on oblige les gens à prendre des douches donc on va vers des solutions qui évoluent est-ce que l’on va interdire les baignoirs dans l’accueil de l’hôtellerie c’est une vraie question en tous les cas ce qui est sûr c’est que on a aujourd’hui des solutions d’économie d’eau à l’échelle de son robinet des toilettes et de nombreux usages on voit de plus en plus ce secteur qui se réinvente notamment par la question de tout simplement la la la la la fonction de de de l’essivage et donc notamment des serviettes mais également d’autres tion que les gens peuvent ensuite emporter chez eux derrière dans ces pratiques et notamment la manière dont on va consommer de l’eau on a de plus en plus d’hôtels qui jouent le jeu aujourd’hui de venir prendre de l’eau locale et de réussir à la rendre très agréable sur le plan organoptique avec certains filtres et donc la proposer gazeuse ou au contraire plate mais en tous les cas avec de l’eau qui est fabriquée localement donc on s’affranchit également de cette question de l’eau qui est un autre sujet apparent entière mais de l’eau minérale qui est de plus en plus sursollicitée donc on voit qu’on a ces types de solutions qu’on va pouvoir mettre en œuvre partout sur les espaces verts sur les la manière dont on va végétaliser ces espaces également dans les pratiques à tous les niveaux nous allons pouvoir réussir à jouer il y a un autre niveau qui nous semble essentiel et donc peut-être je peux le passer voilà c’est qu’il va falloir peut-être réfléchir justement à générer une sorte de diversification saisonnière pour pouvoir réussir à nous adapter on a aujourd’hui vu à quel point l’affluence touristique et bien est en train de s’écartter des mois principaux lorsqu’elle s’écarte à l’amont euh donc c’est-à-dire durant les mois de d’avril mai et bien c’est beaucoup moins impactant sur la ressource même si on on est sur une période de vidange des nappes on est sur une période printaninière qui est en train de solliciter beaucoup déjà la ressource en eau sur le plan naturel puisque la végé qui se crée pour générer le printemps va venir prendre cette eau mais on voit très bien que le le grand sujet c’est vraiment l’activité touristique saisonnière de de l’arrière saison c’est-à-dire vraiment le mois de septembre octobre novembre qui sont de plus en plus mises en pression avec des très grandes phases de restriction parce que si vous vous retrouvez à la fin de l’été dans une situation déjà extrêmement grave mais que les 2 mois qui suivent ne connaissent pas de précipitation ce qui a été le cas durant différentes années mais euh un certain nombre de d’années qui se sont succédées et qui nous ont montré exactement les mêmes les mêmes RS même si on a l’impression qu’il pleut quasiment tout le temps depuis le mois de janvier en France et bien ça a été loin d’être le cas et jusqu’au mois de novembre l’année dernière on était vraiment dans une situation absolument très entention et puis ensuite on a cette collaboration entre tous les acteurs puisqu’on va arriver à l’heure des choix on voit très bien à quel point ces acteurs du tourisme vont devoir aussi réfléchir avec les acteurs agricoles avec les acteurs énergétique on l’a vu la confrontation les villes et les départements qui sont le plus en tension aujourd’hui et bien ce sont des villes qui sont aussi des villes très agricoles des villes qui consomment de de de l’énergie donc en fait il va falloir réussir à créer de la la la cohésion quelque part et tout ce qui a pu être lancé il y a une vingtaine d’années sur la question du risque inondation en France on a une vingtaine d’années d’avance parce qu’on avait connu des catastrophes comme nî en 1988 au Vaison la Romaine en 1992 et bien va falloir lancer des politiques très fortes mais aussi des politiques de collaboration territoriale très importantes et puis décliner ça décliner ça avec de la planification la planification peut se jouer à tous les étages et donc bien entendu à l’échelle des villes mais qui vont engager quelque part ce vers quoi on doit aller quels sont les la quelle est la gouvernance de l’eau qu’il faudra mettre en œuvre à court moyen et long terme mais croiser cette gouvernance territoriale avec la gouvernance qui va être mise en œuvre par les acteurs de l’hôtellerie de plein air et puis surtout essayer de diversifier diversifier les ressources alors je le place justement là parce que ça me semble très important on voit de plus en plus d’exploration de nouvelles ressources on parle de dessalement on on a parlé tout à l’heure du Maroc on sait à quel point ce territoire en tension va devoir dessaniser massivement l’Algérie est également dans ces situation on voit qu’on a des stations aujourd’hui en mer qui ont été créé des stations flottantes de dessaninisation au large de Barcelone parce qu’il n’arrivent plus à faire face et donc est-ce que c’est pour autant la bonne solution en l’état actuel des choses c’est une solution qui est pertinente en phase de crise quand il n’y a absolument pas le choix mais les impacts sur la biodiversité les impacts sur le milieu la sursommure la surconsommation électrique pose également d’autres enjeux qu’il faudra regarder de manière beaucoup plus globale attention aussi au transfert on a parfois l’impression que c’est une solution magique on l’a vu hein l’Espagne s’est mis à transférer le Tage derrière de l’amont enfin d’une nord vers le sud on voit à quel point tous ces grands transferts pouvaient se faire dans un temps qui aujourd’hui dans un contexte de changement climatique vont peut-être moins pouvoir se faire je prends un autre exemple quand vous regardez les États-Unis vous aviez la Californie qui était persuadée qu’il serait alimenté par le nord et puis bien le Nord a connu des des des températures extrêmes avec la ville de liton qui a quasiment brûlé en l’espace de 3h et donc toute cette zone là qui a connu de tes température fait que c’était la zone dans lesquelle on pensait réussir à alimenter le sud en eau donc attention également à ces solutions et il faudra peut-être aller vers des solutions qu’on appelle fondées sur la nature qui vont permettre de restaurer le cycle de l’eau de le freiner de récupérer massivement l’eau quand elle finit par tomber et de l’accumuler pour pouvoir arroser ses espaces verts pour pouvoir justement générer un effet retard sur ce cycle de l’eau on est aujourd’hui capable même de de générer desfin de recréer quelque part des écosystèmes en plein désert il y a eu des des des des des solutions qui ont été testées jusque même dans dans le Sinaï on voit à quel point vous mettez de la matière organique vous récupérez de de l’eau par de la vapeur d’eau via des filets et puis à un moment donné vous recréez un cycle vous recréez de la végétation et vous transformez localement euh la la la la météorologie local annuel et notamment le climat donc on est capable aujourd’hui de faire refleurir des déserts faudrait-il encore qu’on souhaite y aller tous ensemble parce que ça prend quelques années c’est peut-être beaucoup moins rapide que de mettre une usine de dessanisation et on voit surtout les acteurs touristiques de Barcelone et de toute la franche littorale catalane espagnole qui sont tous en train d’acheter leur propres désaninisateurs tout simplement parce que ils ont peur pour leur piscine mais peut-être demain également pour leur douche et donc on veut bien entendu exister dans ces conditionsl qui deviennent de plus en plus en tension mais il va falloir peut-être réfléchir de manière beaucoup plus globale donc voilà surtout un dernier point il va falloir sensibiliser éduquer les touristes moi quand j’ai commencé il y a à peu près 15 ans à parler d’économie d’eau dans les écoles à travers une association que j’avais fondée je vous assure que on me regardait on me disait pourquoi parler d’économie d’eau c’était quelque chose qui était absolument invraisemblable on disait ça sert à rien on a de l’eau de toutes les façons dans notre robinet je crois qu’il va falloir accompagner le jeune public accompagner les touristes il existe pour ça des solutions vous avez déjà existant des outils comme le dirim c’est le document d’information sur les risques majeurs qui va vous alerter des risques sur la commune vous avez également les plans de sûreté des campings qui per permettre d’analyser une sorte de de plan de sauvegarde à l’échelle d’un camping on l’a surtout développé sur la question du risque inondation demain il va falloir aller sur la question des sécheresses des sécheresses parce que même ces campings ou ces établissements de plein air sont soumis également à la rétractation des sol et donc sont misise en tension mais également sur cette question de la ressource en eau il va falloir alerter les gens et on n’alertera pas les gens de la même manière parce qu’on n’est pas tous exposés de la même façon à notre source donc voilà l’idée c’est vraiment cette approche multidimensionnelle qui va falloir mettre en œuvre avec une offre touristique qui va devoir devenir surtout plus résiliente pour elle-même pour pouvoir réussir à exister et à offrir une offre de qualité et surtout plus durable qui va intégrer la gestion de l’eau et c’était vraiment un grand oublié ces 30 dernières années et je crois qu’aujourd’hui on est en train de se rendre compte à quel point nous-mêmes et nos cerveaux sont faits principalement d’eau et bien il va falloir les hydrater un peu plus de l’anticipation de la résilience des solutions pierre ditoup Paro ouais il m’a dit beaucoup de choses il y a euh d’abord de être positif par rapport au sujet c’est-à-dire ne pas ne tu as parler de solutions fondées sur la nature oui évidemment et euh il y a une échelle voilà exactement il y a une exactement euh et d’ailleurs on essaie de penser nos technologies comme la nature aurait essayé de les faire elle-même voilà mais il y a c’est une notion d’échelle de temps donc il y a qu’est-ce qu’on peut faire là maintenant euh parce qu’il y a peut-être une situation d’urgence qu’est-ce qu’on peut faire qui a du sens euh sur une échelle de temps un peu plus longue et qu’est-ce qui a la cible et ce qui doit nous guider comme comme geste effectivement euh et puis il y a des enjeux donc c’est multi un peu temporel voilà et et puis c’est des échelles d’échelles d’action tu l’as dit qui sont à plusieurs niveaux le trait local qu’est-ce que je peux faire moi chez moi moi-même qu’est-ce que je peux faire dans l’infrastructure dans laquelle je suis qu’est-ce que je peux faire et qu’est-ce qu’on peut faire dans le dans le système dans lequel on est par exemple une ville par exemple un territoire voilà donc il y a ces différentes couches qui qui existent peut-être moi je ce que je peux faire c’est c’est vous donner quelques exemples de ce qui se passe mais pas uniquement dans le tourisme pour vous montrer finalement le panel des solutions parce que on a expérimenté beaucoup de choses un petit peu partout euh on a rarement concentré euh sur un secteur la la totalité des solutions mais je vais commencer quand même par le sujet du du tourisme euh qui est enfin c’est lié on peut pas déconnecter les choses sur le territoire sur les territoires nous partageons la ressource à nos locales et nous vivons tous sur chacun sur un territoire où il y a l’activité domestique de l’agriculture du tourisme de l’industrie de la production d’énergie du transport fluvial dans des canal dans des par canal et cetera et le lien commun dans tout ça c’est l’eau euh et donc donc on peut pas véritablement dissocier dissocier le sujet je prends une zone touristique tu tu en as parlé Emma la vandé donc Vendé et c’est c’est une zone touristique très forte le tourisme est là où l’ n’est pas donc ils sont au bord de la mer d’un côté il y a des rivières qui coulent assez loin et puis en face il y a la mer donc l’eau n’est pas partout en tout cas l’eau douce n’est pas partout et le la ville des des des Sables d’Olones fait face à une augmentation de la population très forte pendant la période estivale tu nous l’as montré x 2 x 3 x 5 FO x 10 parfois l’eau vient de l’intérieur des terrains le vendéo qui gère l’eau sur le département de la Vendé a une vision très clair de quels sont les les les les ressources quels sont les usages et comment ça va évoluer ils ont déployé tout un tas de de mécanismes de de stockage de l’eau avec des réserves des barrages qui permettent de stocker l’eau quand elle arrive et de l’utiliser quand on en a besoin qu’on en a plus ailleurs euh et ils se sont posé la question de qu’est-ce qu’on fait pour continuer à faire vivre ce territoire quand concrètement ben le réseau hydrographique ne permet plus de construire un 14e barrage dont on aurait besoin pourtant pour faire face au développement du du territoire don les les territoires se posaient la question vendéo et et les élus les acteurs du territoires sont posé la question qu’est-ce qu’on peut faire ils ont regardé différentes solutions du dessalement euh des actions ont de sobriété évidemment qu’il qu’ils ont engagé et le recyclage des usés traités et ils se sont dit bah la meilleure solution le meilleur compromis pour nous c’est de se lancer dans le recyclage des et traités et ils ont développé un projet exceptionnel unique en France unique en Europe où il récupère les EAU de la station d’épuration donc qui sont épuré hein qui en temps normal se rejette à l’environnement et termine euh dans dans l’océan pour dire on va fermer la boucle et ils ont développé un projet expérimental nous avons eu la chance d’être choisi par par vendéo pour construire cette usine et exploiter cette usine de recyclage des EAU usé traité qui permet ensuite d’envoyer faire retourner cette ressource au lie d’ l’envoyer à la mer la retourner 25 km plus loin alors c’est un projet d’infrastructure certes mais qui permet de retourner et d’alimenter de compléter l’alimentation d’une retenue d’eau l’étant du jauner mélangeer avec l’eau de la rivière et cette eau ensuite sera utilisée à travers la station de d’usine de production d’eau potable pour produire l’eau potable nécessaire à la vie du territoire sur précisément la notamment la zone des sables de Lon c’est un projet expérimental c’est du jamais vu en Europe d’utiliser de l’eau recyclée pour indirectement pour faire l’eau destiné à la consommation humaine pardon pour les termes pour un peu jargonneux euh mais concrètement voilà ça ça existe c’est parti d’un besoin il y avait une nécessité et une solution d’adaptation voilà qui est compatible avec tout un tas d’autres scénarios mais ils en ont besoin maintenant et en planifiant parce qu’il a fallu s’y prendre 10 ans à l’avance vendeéo a réussi à faire sortir de terre ce projet là qui je l’espère fera bouger la la réglementation en France d’autres exemple la métropole de Toulouse tu tu évoquais une ville ch ch euh à mon cœur euh est un endroit où on sait que le stress hydrique est très très fort la pression sur la ressource très forte et pourtant une dynamique dynamique de croissance de cette métropole qui est tout à fait spectaculaire exemplaire la métropole de Toulouse a décidé pendant la période d’étiage de mettre en place une tarification saisonnière pour engager la sobriété et la baisse des consommations pour préserver la ressource et donc il y a en gros un tarif de l’eau décidé par la métropole anté et un tarif pour la période hors étiage c’est un un exemple j’ai l’exemple aussi de la métropole européenne de Lille qui a lancer une consultation pour réellement baisser les consommations et là on retrouve des solutions comme le travail sur le rendement de réseau l’équipement des ménages sur un certain nombre de d’équipement qui ont d’ailleurs été évoqués par le président de de l’Association des activités touristiques de baisse des consommations réduction des pressions donc en fait des des des mousseurs ou des réducteurs de pression et un travail donc sur l’engagement et la soriellité le comportemental j’y reviendrai parce que dans le panel des solutions il y a on a besoin de toutes les solutions et y compris des solutions qui embarquent l’individu et donc les enjeux Diana l’a évoqué li à la psychologie sociale cette fameuse communication engageante vont être essentiels parce que ça va être un des bouts de solution qui va nous permettre de très probablement de passer le cap en terme de de de sobriété l’agriculture euh c’est aussi un autre exemple nous avons un partenariat avec une start-up s’appelle vegetal signal qui qui en fait monitore l’état du sol et les besoins de la plante et permet d’ajuster de doser exactement la consommation d’eau quand on en a besoin le goutte à goutte ça a été évoqué bref il y en a énormément dans l’industrie les acteurs aussi dans la production dans l’agroalimentaire bougent et il cherche aussi à fermer des boucles c’est un des principes de l’économie circulaire réutilisée quand la matière est trop précieuse va plutôt que la mettre entre guillemets euh euh ou la retourner voilà ne pas la réutiliser l’utiliser une deuxième fois estant des une des solutions qui existent j’ai en tête dans le même mloir euh euh l’ industrie agroalimentaire Pasquier qui recycle euh ses eau et baisse sa consommation d’eau en ville de 18000 m³ par an et utilise l’eau recyclée traitée euh à un très bon niveau pour des besoins euh de refroidissement de son activité industrielle donc ce qu’on voit c’est que plein de solutions existent nous les maîtrisons notre groupe les maîtrise nous avons des implantations dans des pays qui souffr d’un dérèglement climatique beaucoup plus fort qui impacte le cycle de l’eau beaucoup plus fort que ce que que nous avons en France ils ont de l’avance et donc notre groupe a dans ces pays-là l’expérience qui va nous être utile pour implémenter certains bouts de solution après comment on les met en œuvre ce sera probablement une une question c’est important mais ce que je voulais partager là c’est c’est de se dire en fait le mouvement plutôt plutôt que le statu voilà commençons à bouger en a en tête que c’est du multilocal il y a des échelles de temps différentes et on a besoin d’un panel de solutions qui vont des solutions technologiques innovantes le digital le l’anthropologie le la psychologie sociale les solutions fondées sur la nature il n’y a pas de marting Gal il n’y a pas de Martin égal en revanche il ne faut pas rester les deux pieds plantés dans le sol il faut commencer à bouger et comment justement on on accompagne tous les secteurs pour mettre en musique de façon coordonnée l’ensemble de ces actions JEE ce sujet oua vous avez une minute ouais j’ai une minute ben je dirais d’abord on on on essaie de partager de vulgariser d’expliquer de comprendre mieux et de partager et ensuitejà on suit les leaders on suit les leaders on suit ceux qui ça a été montré tous nos intervenants en en parti sur les Prairies de la Mer euh par exemple ben tous ceux qui ont envie de faire quelque chose et qui se disent ok je me mets je me mets en mouvement parce que c’est important euh et de façon pragmatique voilà c’est mon approche c’est c’est c’est aussi de suivre ses leaders qui vont montrer que c’est possible qu’il y a des solutions qui existent qui vont nous permettre de comprendre comment dans notre pays dans nos territoires on est capable de les structurer les mettre œuvre et et c’est c’est inéductable ce qui va se passer enfin la question n’est pas si c’est quand voilà et et le cand c’est maintenant en fait chaque année perdue ne se rattrapera pas chaque année perdue ne se rattrapera pas donc mon a notre approche suivons les leaders soyons pragmatiques essayons de planifier en même temps qu’on se met en mouvement et faisant des pas à pas essayons de faire déployer toutes les solution qu’on vient de qu’on vient d’évoquer elles ne sont pas suffisantes elles sont parfois nécessaires surtout choisissons celle qu’on est capable de mettre en œuvre progressons faisons ensuite une étape d’après et au fur à mesure qu’on affine la compréhension de ce qui est en jeu qu’on se décontracte sur le fait que oui c’est possible de faire quelque chose et non c’est pas c’est ça va pas mettre à genou notre pays notre territoire la qualité de vie dans nos territoires et ce mouvement va s’implifier mais donc je dirais du mouvement pas à pas planifions regardons devant et soyons pragmatiqu et sur un élément de méthodologie tu l’as dit faisons-le ensemble parce que il s’agit de la vie des territoires et en fait c’est un système qu’il faut faire bouger pour s’adapter à la nouvelle donne de l’eau en France c’est sur ce beau message que nous allons conclure cette émission de la sobriété de l’anticipation de la planification de la réutilisation des autres étés il y a plein de solutions ne nous décourageons pas c’est très important quand même pour notre avenir à tous et celui de nos enfants voilà on va terminer comme ça cette émission merci infiniment à toutes les personnes qui sont intervenues depuis le début de cette masterclass c’était la dernière de la série sur ces sujets passionnants vous retrouverez dès la semaine prochaine l’ensemble des masterclass en replay sur le site veolia.fr merci beaucoup à tous à bientôt [Applaudissements] [Applaudissements]