Urbanisme et Risques naturels liées aux eaux pluviales Module 3
Intervention de Muriel Saulais, responsable de l’unité « eau dans l’aménagement du territoire », CEREMA et de
Rémy Gasset, responsable de l’unité « Hydrologie Hydraulique Modélisation », CEREMA

donc bonjour à tous donc moi je suis Laura kamsuzu soui je suis urbaniste à l’association des MRES de giron donc on on on coorganise ces modules avec le le Cau parce qu’on s’est rendu compte effectivement dans nos formations sur la planification sur les autorisations d’urbanisme que la question du risque revenait voilà très régulièrement donc d’où ce cycle donc aujourd’hui on va parler plutôt d’eau pluviale les personnes qui sont présentes ce ce matin savent effectivement que c’est c’est un risque aujourd’hui l’inondation par le rusiellement qui est qui est assez présent sur notre territoire du fait qu’on qu’on connaî aujourd’hui parfois des des pluies exceptionnelles des orales violents on a la capacité des d’infiltration des sols qui est aujourd’hui insuffisante sur certains secteurs et et qui fait qu’aujourd’hui on certains territoires connaissent des des inondations liées à ce phénomène c’est un phénomène qui a été amplifié par l’imperméabilisation croissante de nos territoires on est un un département qui accueille énormément de on est à plus de 20000 habitants par an donc ça crée nécessairement de l’artificialisation et un sol qui a du mal un peu plus de mal justement à à à absorber cette eau qui tombe en quantité donc la la la première partie de de cette matinée ça va être déjà effectivement de comprendre qu’est-ce que le russellement comme comme cet aléa qui est le russellement donc pour comprendre ce phénomène on on va avoir l’intervention de deux personnes donc de M Solé et de Rémy gassé qui sont responsables d’unité au au serérema donc sur cette première partie donc je vais leur poser euh trois questions et euh voilà n’hésitez pas si vous avez des précisions à à le l’indiquer dans dans le chat donc la première question donc merci à vous Muriel Solé et RIM gassé d’intervenir sur cette première partie de matinée ma première question va être euh quand on parle du risque inondation lié aux EAU pluviales on parle souvent du risque de ruisselement mais comment peut-on définir concrètement ce risque et queles sont quelles sont ces grandes caractéristiques oui bonjour à tous euh donc sur cette question sur le qu’est-ce que le r rusellement il n’y a pas de définition universelle et communement accepté du risque rusellement mais il y a quand même des éléments qui convergent alors moi je vous en propose une donc le risque rissellement finalement on peut définir ça comme une inondation qui serait due à la pluie sans qu’apparemment il n’y ait pas de cours d’eau permanent qui soit en cause alors le risque rissellement vous allez l’avoir sur sous plusieurs noms parfois il va être appelé risque pluvial et par excès certains acteurs vont aussi parler de risque torrentiel même si là on est quand même sur deux phénomènes qui sont distincts le risque rissellement est parfois confondu avec d’autres phénomènes comme les coulés de Bou sur les coulés de Bou on va plutôt rattacher ces phénomènes làà au mouvement de terrain mais pour autant les origines peuvent être les mêmes que le risque que le risque russellement et on a un cas particulier du risque russellement qui concerne les collectivités c’est le cas du débordement de réseau d’assaainissement on peut considérer ça comme une forme particulière de ruissellement où finalement sur un bassin urbanisé l’excédent qui ne peut pas être absorbé par le réseau d’assanissement est qualifiable de ruissellement une autre définition qui peut être reprise pour le risque ruissellement voilà c’est un phénomène d’écoulement de l’eau de pluie sur un bassin versant en dehors du réseau hydrographique de façon diffuse ou concentrée et qui se poursuit jusqu’à ce qu’il rencontte soit un élément du système hydrographique qui va drainer ce rusissellement et le faire en écoulement ou en débordement de cour d’au classique soit un réseau de drainage ou un point bas où il va y avoir une accumulation et les volumes d’eau qui sont ruissolés on va considérer que ce c’est à parti des précipitations qui n’est pas infiltré par le sol qui n’est pas absorbé par le réseau d’assainissement pluvial superficiel et souterrain et qui ne s’évapore pas dans l’atmosphère donc qui ruisselle sur le sol quand on parle d’accumulation de plus quand on a une accumulation de plusieurs bassins versant qui ruell on va avoir des phénomènes de débordement et finalement ce qui était un cours d’au non permanent un fossé un talveg on peut apprendre l’appellation que l’on souhaite on va transformer finalement quelque chose qui est sec en temps normal en cours d’eau et dans ce cadre-là il est également accepté de parler de risque russellement puisqu’on n’est pas sur un cours d’au permanent alors il y a quand même quelques grandes caractéristiques de tous ces phénomènes russellements qui peuvent être variés on vient de le voir la principale caractéristique c’est que c’est un phénomène qui est localisé localisé à la fois dans l’espace souvent le risque russellement touche des zones relativement restreintes ça peut être une portion de commune ça peut être quelques communes euh quelques communes proches mais c’est ce ne sont pas des phénomènes en général ce ne sont pas des phénomènes qui peuvent toucher tout d’un département toute une agglomération en une fois et c’est un phénomène qui est souvent localisé dans le temps lorsqu’on parle de risque russellement l’unité de temps ça va être plutôt la minute ou l’heure on ne va pas avoir de phénomènes russellements qui vont durer plusieurs jours comme ça peut être le cas dans des phénomènes d’inondation classiques on a comme autre caractéristique un phénomène qui n’est pas localisé dans un courdau ça je l’ai déjà dit alors sur le la description de de l’aléa russellement c’est-à-dire du phénomène naturel à l’origine du risque russellement il y a de nombreuses caractéristiques qui vont entrer en compte je ne vais pas les détailler simplement elles peuvent être attachées soit à la caractéristique du bassin versant c’est-à-dire du terrain qui reçoit la pluie soit aux caractéristiques de la pluie en elle-même sa durée son intensité également la saisonnalité et la nature des sols qui reçoivent cette pluie et elle est rattachée à d’autres caractéristiques qui sont soit naturelles soit humaines parmi les les principaux phénomènes il peut y avoir le sur les les bassins versants non urbanisés les techniques agricoles et les plantations qui sont sur le sol qui reçoient la pluie il peut le phénomène russellement peut être aggravé par la génération de ce qu’on appelle les embacles c’est-à-dire tout les corps flottants qui vont venir se coincer dans les fossées dans les ponts et cetera qui vont accentuer les les débordements et on a de de beaucoup beaucoup d’autres de paramètres donc je vais pas les détailler donc merci donc justement vous avez parlé de de de caractéristiqu l’eau ça tombe ça c’est coule et parfois ça s’accumule euh j’imagine que la situation géographique d’une commune ou d’un quartier au sein d’un d’un Barin versant a une incidence sur sa vulnérabilité au au risque de russellement mais concrètement quelles sont les zones topographiques qui sont concernées par le russellement et quels sont les les enjeux sur chacune de ces zones alors vous avez tout à fait raison on va distinguer en général trois types de zones par rapport au risque rusellement on va avoir ce qu’on appelle vraiment en tête de bassin les zones de production alors là le nom il est assez transparent ce sont les zones sur lesquelles on va avoir l’eau qui va se donc se toucher le sol et on va avoir une partie de l’eau qui ne va pas être absorbé par le sol et qui va se transformer progressivement en écoulement alors souvent ces zones de production elles sont relativement rurales on est vraiment sur les têtes de bassin je dis souvent pas toujours et l’enjeu principal sur ces zones de production où on va avoir finalement des hauteur d’eau et des vitesses d’écoulement assez faibles ça va être plutôt d’une part d’agir pour limiter le phénomène ruissellement et éviter sa génération en quelques sorte et d’autre part agir pour éviter les érosions de sol et les pertes de terres agricoes voilà l’essivage des terres les érosions ensuite lorsqu’il va y lorsqu’on va arriver sur des zones un peu plus pentues et qu’on aura une quantité d’eau qui commencera à russeler qui sera assez conséquente on va passer à ce qu’on appelle les zones de transfert alors les zones de transfert sont des ce sont voilà les zones sur lesquelles on va commencer à avoir des écou qui vont être concentrés et on va avoir en général sur ces zonesl on va avoir en général les zones des vitesses qui seront plus élevées et en conséquence des énergies qui seront plus fortte sur ces zones de transfert on peut commencer à avoir des dégâts sur les infrastructures du fait des énergies relativement élevées donc là les les enjeux en fait sur ces zones de transfert ça va être de de gérer de gérer finalement cette énergie et d’éviter que séviter à s’élever cette énergie viennent dégrader les sols les infrastructures ou les habitations et enfin on va arriver sur le bas du bassin versant avec les zones d’accumulation donc là encore le nom il est assez transparent l’eau va rencontrer un obstacle elle va être bloqué elle va commencer à s’accumuler à remplir quelque sorte en quelque sorte les cuvettes sur ces zones d’accumulation on va qui sont souvent urbanisées on va avoir de plusieurs enjeux principaux le principal enjeu ça va être les hauteurs d’eau puisque contrairement aux zones de production au zones de transfert on peut avoir des des des hauteurs d’eau qui sont relativement conséquentes et le second enjeu ça va être la durée de submersion comme je l’ai dit précédemment les phénomènes ruissellements sont des phénomènes qui sont limités dans le temps pour autant dans ces zones d’accumulation s’il n’y a pas une capacité de rusillage c’està-dire d’évacuation d’eau suffisante on peut avoir des phénomènes d’inondation qui durent plusieurs heures voire plusieurs jours donc merci euh donc effectivement vous parlez de ces zones d’accumulationù on rencontre régulièrement une urbanisation je vous ai dit que le le département de laagonde était un département qui connaissait une forte croissance démographique euh concrètement en Gironde quels sont les secteurs qui sont particulièrement soumis à ce risque de russellement sans vouloir vous alarmer on s’aperçoit queun grande partie de la Gironde est soumis au risque ruissellement mais pas de manière uniforme donc si on s’intéresse aux différentes catégories qui qui sont concernés on pense tout d’abord au au aux zones de coteau et aux zones de relief puisque ce sont les zones sur lesquelles on va dire le risque rusellement est peut-être le plus spectaculaire avec notamment des des des des des zones de transfert soumises à des à des TR forte vitesse donc sur ces zones de cotau et zones de relief la rive droite Garonne par exemple on en trouve également sur l’entre de mer et la vallée de la Dordogne on va on va avoir des phénomènes qui peuvent être spectaculaires avec des dégâts importants liés aux vitesses liés aux accumulations comme ce qu’on a pu avoir par exemple en 2014 sur les orages sur le vallon de l’artoli je pense que ce ce cet exemple vous parle de manière de manière relativement forte donc si on s’intéresse un peu aux photos que je vous ai indiqué vous voyez plusieurs natures de phénomènes euh sur le haut au milieu on voit vraiment ce qu’on appelle pour le coup les zones de production là c’est assez clair he la la culture la culture déborde et on commence à avir un début de transfert avec un un cours d’eau non permanent qui se forme et les autres phénomènes sont plus liés à du transfert voire à de l’accumulation avec des dégâts assez importants il y a des phénomènes alors on dit on dit ruissellement on dit de l’eau mais finalement c’est rarement que de l’eau qui coule c’est de l’eau de la boue des sols agrico et cetera et donc des dégâts sur les bâtiments sur les sur les enfin sur les les tous les biens qui peuvent être dans la rue y compris les véhicules sur le réseau d’assainissement et des vitesses qui peuvent parfois dégrader la voirie et la chaussée ça ça il faut il faut en être conscient ensuite on a une autre un autre type de secteur qui peut qui est touché par le risque rissellement en Gironde c’est le secteur de la métropole et plus généralement les secteurs urbains donc là encore on a des exemples plus ou moins ancien en tête on a la référence en fait sur la métropole sur la métropole de Bordeaux puisque c’est celle qui a l’origine de tous les de toute la gestion des eaux pluviales c’est l’orage de join 82 l’orage de join 82 qui a touché qui a touché une large partie du de Bordeaux et de son agglomération mais on a des exemples plus récents je vous propose ici juillet 2013 à Talence en rive droite en rive droite on a des événements plus encore plus récents je je les ai pas illustré mais on peut parler de des phénomènes qui ont touché qui ont touché Artic TR et cetera quelque part entre entre euh des dégâts qui sont liés à l’accumulation des dégâts qui sont liés au transfert et une part importante aussi de de débordement de réseau et de d’amplification du phénomène lié à la à l’urbanisation et à l’artificialisation des sols et enfin sur le risque russellement une dernière catégorie à laquelle on ne pense pas forcément ce sont toutes les zones relativement plates de la Gironde qui sont soumises au phénomène de remontée de nApp et là on est sur on est sur des phénomènes qui sont relativement différents on va être sur des événements générateurs qui vont être en en général moins intense par contre plus long et l’infiltration de l’eau va être bloquée par le phénomène de remontée de nappe et finalement on va avoir des zones qui sont plutôt plates plutôt infiltrantes mais qui pour autant vont générer du risque russellement on peut avoir comme sur l’exemple d’Arcachon en 2021 d’autres phénomènes qui conjugués qui vont compliquer l’évacuation des eau et le ressuyage c’est par exemple une crue de laaler dans le cadre de de d’Arcachon ou des niveaux de marée qui implique l’évacuation des eaux de ruissellement et des eaues surfac donc là on est vraiment sur un phénomène de blocage en fait des volumes qui en temps normal pourrai être absorbé mais on a la nappe les cours d’eau ou la mer qui bloque l’évacuation et sur des pluies longues de plus de 48 he on va finalement avoir une accumulation de l’eau et des phénomènes qui sont rattachables au risque rissellement et quand on parle de zone plate sujette à la remontée de nape on s’aperçoit qu’on on parle de quasiment tout le Médoc le pourtour du bassin un Arcachon et une grande partie de la vallée de la l’ire donc une portion significative de la gérondbe et finalement si on fait le tour entre les zones urbanisées les zones de coteau et ces zones au relief peu marqué et on a peu de communes en Gironde qui ne sont pas soumises au risque rellement merci beaucoup pour pour ces explications qui qui ont permis effectivement de de mieux comprendre ce ce phénomène et d’identifier aussi mais que voilà vous l’IT très bien montré que notre département était concerné par par ce risque mais différemment en fonction de où on se situe sur sur le département merci à tous les deux euh donc là je maintenant c’est Annabelle qui va animer cette partie làà qui est aussi par rapport enfin qui est présentée par le serema où en fait on parce que ça fait plusieurs fois que dans le webinaire on parle de diagnostic de vulnérabilité mais finalement on a jamais vraiment parlé enfin voilà on a dit que c’était nécessaire donc on voulait que le cérema et ce propos là pour nous expliquer un peu par rapport à cette problématique diopluviale le diagnostic de vulnérabilité donc je laisse la main à Annabelle et au seréa oui alors donc on vient de voir effectivement dans un premier temps avec avec Muriel et Rémi que ben finalement sur le territoire girondin on était quasiment tous potentiellement concerné sur toutes les communes par un un risque ruissellement pour le coup voilà on sait aussi qu’avec le réchauffement climatique on va avoir des des des ordres au niveau de des événements mété logique exceptionnel euh il faut s’attendre à des événements comme l’a dit Laura de plus en plus euh intenses euh pas forcément plus fréquent mais plus intense et euh donc ben il va falloir peut-être progressivement aller un peu plus en profondeur dans la connaissance de son territoire euh et et pour le coup voilà comme le dit claire euh le le diagnostic de vulnérabilité semble être une approche une étude intéressante à toute échelle de territoire euh donc euh alors donc je vous pose la première question quand on est une une commune sur le territoire girondin et qu’on souhaite bah se lancer dans une étude de vulnérabilité de notre territoire quelles sont les premières questions finalement qu’on doit se se poser sur notre territoire alors il y a plusieurs questions effectivement avant même de débuter cette notion d’étude de laalité la première question sur un diagnostic de vulnérabilité c’est à quelle échelle on va se poser la question les outils les réponses différont sur donc on s’intéresse au bâtiment alors là pour le coup on n’est pas forcément dans le rôle d’une collectivité ou d’une commune on peut se poser la question d’une diagnostic de de vulnérabilité pardon à l’échelle d’un quartier où la question peut se poser à des échelles beaucoup plus larges une are urbaine un département on a même des tentatives de se poser la question de la vulnérabilité d’un territoire à l’échelle d’une région ensuite on va se demander finalement pour pour faire mon diagnostic quel euh quelle démarche quel référentiel je peux adopter à ce jour on n’a pas identifié de méthodologie de référence unique qui serait porté enfin préconisé pour autant il existe de nombreux documents exploitables et moi ce que je vous propose au cours de cette présentation c’est de d’essayer d’appliquer un référentiel qui est porté par le ministère de la transition écologique et par le seréremma qui est qui a été développé pour les débandements de cour d’eau mais qui est déclinable à la submersion marine russellement et cetera donc c’est le référentiel national de vulnérabilité aux inondations alors l’idée pour le risque rusellement c’est d’adopter une démarche qui est identique mais avec une sélection d’outils et d’indicateurs qui sont spécifiques au risque rusellement le l’application du du référentiel de venirabilité elle va se dérouler toujours de la même façon on va au préalable faire des choix choisir les objectifs de ce diagnostic choisir ce qu’on va appeler les sources de vulnérabilité c’est-à-dire vraiment à quels enjeux et à quelle fragilité du territoire on va s’intéresser très important et j’y reviendrai on va choisir les indicateurs qui vont nous permettre de quantifier cette vulnérabilité et on va choisir un ou plusieurs scénarios d’inondation par ruissellement pour notre territoire ensuite une fois qu’on a fait tous ces choix ce qui est vraiment la part la part stratégique quelque part de de ce diagnostique on va dérouler la démarche on va dérouler la démarche en collectant les données en caractérisant les sources de vulnérabilité en les croisant avec nos scénarios d’inondation et en analysant les résultats et très important on arrêtant pas à l’analyse mais en proposant un plan d’action pour répondre à cette vulnérabilité au risque Russell alors comme je vous l’ai dit très stratégique choisir quel quelle vulnérabilité on étudie et choisir quels indicateurs on va mettre en place pour pour quantifier cette vulnérabilité alors dans le référentiel national de vulnérabilité vous avez trois grands objectifs qui vont être déclinés en axe puis en source de vulnérabilité puis en indicateur bien end entendu lorsqu’on applique le référentiel national de vulnérabilité à un territoire on ne va pas chercher à avoir tous les indicateurs tous les axes tous les objectifs c’est quand même préférable donc on va sélectionner comme dans un catalogue les indicateurs les axes qui sont pertinents pour notre territoire là vous avez un exemple donc les trois grands objectifs c’est améliorer la sécurité des personnes incournable bien entendu sur un territoire réduire les dommages au bien là encore ça semble incontournable et accélérer le retour à la normale c’est N préférable et pour chacun de ces objectifs vous avez comme je vous disais des des axes si on s’intéresse par exemple au premier axe la sécurité des personnes au sein des bâtiments vous allez avoir toute une série d’indicateurs plusisô de sous indicateurs qui vont permettre de de quantifier sur votre territoire comment on traduit la sécurité ou l’insécurité d’une personne au sein d’ d’un bâtiment et dans cet exemple vous avez un indicateur qui va être calculer qui est l’ennoiement de bâtiment et le risque de rupture des ouvrants c’est-à-dire des portes et des fenêtres dans les zones de montée rapide où P pvont comporter des hauteurs d’au importantes d’accord donc je effectivement je vous propose de rentrer dans le détail de des grandes étapes de ce diagnostic et peut-être comme je sais que le serema est en en capacité d’accompagner les communes comment concrètement vous impliquez auprès des des élus et des techniciens des territoires pour les accompagner à chaque étape ça pourrait être intéressant de voir voilà effectivement euh je alors comme je vous le disais euh la première étape c’est de construire le scénario druellement et je parle bien de construction euh pour le le risque inondation euh on peut suivant les territoires avoir une grande crue de référence qui finalement fait office de scénari étudiés et on va s’adapter à cette grande crue historique sur le sur les scénarios de russellement c’est plus difficile comme je le disais tout à l’heure le phénomène est localisé et généralement on n’ pas ou peu de cartographie disponible à l’échelle du territoire d’étude de ce phénomène là quand bien même on aura un événement historique qui aur aait susciter le de d’engager la démarche d’autre part la difficulté avec ce ces avec ce phénomène de rusellement ce c’est que les retours d’expérience sont souvent lacunaire succin ou manque de quantification et donc on ne peut pas s’appuyer sur une cartographie pour ce qu’on appelle caler la démarche donc là où euh là où l’approche peut être un peu complexe dans cette définition du du scénario rusellement et là où le seréremma ou d’autres organismes peuvent accompagner la collectivité c’est dans un premier temps sur la représentation de cet alléa ruissellement alors elle peut se faire par différentes méthodes le but ce n’est pas de les détailler mais simplement d’évoquer leurs avantages et leurs inconvénients on a des méthodes relativement simples qui sont dites aussi méthodes sèches dans le sens où on cherche pas à représenter l’eau mais plutôt le phénomène ou la potentialité du phénomène on regarde des caractéristique du sol on a des méthodes dites as score où là il va y avoir une analyse experte qui va pondérer en fait plusieurs critères de capacité du sol à infiltré de vulnérabilité du bassin versant au phénomène ruisselllement d’urbanisation et ce et cetera et on va combiner tous ces scores pour avoir une note globale de sensibilité au phénomène ruissellement et on a des modéisations beaucoup plus lourdes qui sont les voilà qui sont basés sur des modèles hydrauliques qui vont réellement chercher à représenter l’écoulement de la goutte d’eau sur le territoire donc sur les méthodes dit sèche globalement les avantages c’est que c’est toujours disponible à minima c’est facile et rapide à mettre en œuvre par contre c’est peu adapté à certaines zones il y a pas de scénarios de pluies qui sont indiqué donc c’est relativement basique et ça n’apporte pas d’information sur les dynamiques sur les dégâts potentiels et cetera donc le serema propose la méthode execo mais il y a d’autres méthodes qui qui existent et qui peuvent être mobilisé pour les méthodes sèche pour les méthodes disascore c’est plus déjà plus il y a un niveau de complexité supérieur l’avantage de ces méthodes c’est qu’elles vont permettre d’interroger des problématiques précises on parlait tout à l’heure de zone accumulation transf transfert et production plutôt production transfert accumulation on va pouvoir cibler avec ces méthodes ASCORE les différents types de zones et finalement distinguer en fonction des zones le le score et également les réponses à apporter elles sont relativement rapides à mettre en œuvre par contre elles présentent comme inconvénient donc toujours de ne pas avoir de scénario de plie incorporé on ne peut pas moduler l’intensité ou la durée de la pluie par exemple il y a une pondération experte au cœurs de la desmarche ce qui implique nécessairement de s’attacher le le comment dire les travaux d’un organisme expert et les résultats sont parfois difficilement déclinables en zonage ou en action opérationnelle l’une des critiques de ces méthodes à score c’est que parfois on a euh je vais caricaturé mais on peut avoir une bouillie de pixel difficilement interprétable voilà donc encore une fois des avantages des inconvénients et enfin sur la le le le le la dernière catégorie que je vous ai évoqué donc les méthodes dites de modélisation ce sont des méthodes qui sont relativement lourdes et complexes et coûteuses à mettre en œuvre par contre les avantages de ces modéisation c’est qu’on peut avoir une représentation fine voire très fine du phénomène et ces dynamique et on peut là encore c’est très intéressant faire varier les scénarios de plit et donc finalement voir la la sensibilité du territoire non pas à un phénomène mais plutôt à une combinaison de phénomènes là vous avez des exemples de choses qui ont été faites sur Montpellier et sur l’artelie euh avec la capacité par exemple si on va vraiment très fa à représenter le phénomène euh même les écoulements entre les bâtiments et vous avez tout à droite une approche beaucoup plus grossière mais qui couvre 1000 km² puisque c’est le bassin de la nu donc on peut on peut avec ces outils aborder la la question à différentes échelles alors je vous indiquais au cœur de la démarche très stratégique et là-dessus ça se construit avec un dialogue entre collectivité et organisme comme le serema ou autres euh c’est le choix des indicateurs qui sont pertinents pour notre votre pour votre territoire ce que je vous propose là dans les dans les dans les trois slides qui suivent c’est de s’interroger finalement sur quel type d’indicateur pourrait être pertinent en fonction de la zone qu’on soit sur une zone de production de transfert ou d’accumulation qu’on soit sur une zone urbanisée ou non urban an iser l’idée c’est pas de les tous les de tous les les balayer ici mais vous montrer que finalement on peut composer euh tout un panel d’indicateurs qui peuvent être pertinents et différents suivant le territoire et que vous avez et que vous auquel vous puissiez vous rattacher si vous souhaitez vous engager sur sur ce type de dém donc sur l’objectif de la sécurité des personnes euh on va retrouver les indicateurs assez classiques en risque inondation des indicateurs qui sont liés à la présence de l’eau ou non des indicateurs qui sont liés aussi au phénomène d’ilau donc d’isolement d’un d’un territoire pendant un temps donné c’estàdire que le territoire n’est pas enfin ou la portion le quartier n’est pas directement touché par l’inondation mais inaccessible pendant l’inondation ça peut être relativement préjudiciable les enjeux qui sont plus liés urbains qui sont liés par exemple à des dysfonctionnements de réseau et on a chaque fois aussi des des des des des indicateurs qui sont transversaux qui sont liés aux politiques d’aménagement qui sont mises en place pour contrer finalement ce risque inondation qui soit débordement de cours d’eau ou russellement ou autres on c’est ces indicateurs sont intéressants pour une collectivité à à prendre en compte puisque finalement ils sont aussi il ils peuvent aussi servir à la colité à évaluer l’efficacité de ces politiques publiques d’autres types d’objectifs liés aux réduction des dommages au bien alors là on va s’intéresser par exemple euh aux érosions comme je vous disais sur les espaces agricoles euh aux dégâts sur les infrastructures lié aux vitesses euh on peut aussi avoir des questions qui se posent sur les notions de dommage à l’environnement auquel on pense pas forcément en première approche mais qui peuvent être très importantes à la fois pour la gravité de la crise mais également pour la perception de la réponse de la réponse des collectivités au risque donc ça peut être par exemple la le le chariage la pollution chariage au pollution et les déchès qui sont générés par risque ricellement comment on répond au niveau d’une collectivité à ce type de phénomène ça peut être des des des imposer par exemple des des des encrage de de Cu de cuve amazout voilà des choses qu’on peut qu’on peut avoir retrouver en risque inondation également on va retrouver au niveau de ces dommages au bien tout ce qui est dommage aux habitats lourds ou légers avec des indicateurs qui sont différents suivant qu’on qu’on soit sur de la caravane du camping-car ou ou du bâtiment et enfin indicateur sur lequel on pense auquel on pense pas forcément en premier lieu mais qui est très important aussi pour pour l’impact que peut avoir l’événement sur un territoire et pour finalement la résilience du territoire ce sont des indicateurs qui vont quantifier la facilité de retour à la normale du territoire et donc on va parler on va s’intéresser à l’habitat comment il comment il est configuré est-ce que finalement on a prévu des dispositifs qui font que les travaux pour remettre en en en état normal le bâtiment seront moins lourd que sur des bâtiments vulnérables on va s’intéresser également à la capacité des gestionnaires à Manir ou à rétablir les réseaux alors bien sûr électricité au potable assainissement mais également collecte des déchets télécommunications le réseau gaz voilà des choses des choses qui sont vulnérables on risque ruissellement surtout surtout en zone de transfert où comme je vous le disais on a des vitesses qui peuvent vraiment faire des dégâts assez importants au réseau on peut avoir la notion de préparation collective au retour à la normale et notamment euh notamment voilà l’organisation qui va va être mise en place pour finalement retrouver un mode de fonctionnement normal au sein de la commune et on a les indicateurs qui vont s’intéresser par exemple au moyens disponibles au moyens notamment humains pour le nettoyage et ce retour à la norme donc toute une série d’indicateurs ils sont pas exhaustif qu’on peut sélectionner pour essayer de quantifier la capacité euh de d’une commune à faire preuve de résilience face à ce risque rusellement sur la représentation des sources de de vulnérabilité et l’analyse du risque c’est à la fois très technique donc là encore peut-être la nécessité de se faire accompagner par des organismes soit expert en risque soit en en en en système d’information géographique puisque c’est enfin c’est majoritairement basé sur sur SG mais je dirais quelque part assez automatique aussi dans sa dans sa démarche donc beaucoup moins de de questions à se poser au sein des des collectivités pour ces étapeslà donc on va prendre notre scénario euh modéliser ou représenter l’inondation on va prendre nos indicateurs et on va faire une analyse cartographique de ces indicateurs pour les quantifier je vais pas détailler les démarches c’est relativement automatique et c’est assez bien décrit dans le et alors on retrouve là on retrouve euh l’étape finale euh que je vous disais donc on a représenté nos indicateurs on a quantifié notre vulnérabilité très important euh pour les collectivités établir un plan d’action pour répondre à cette vulnérabilité aux inondations par BR comment on établit un plan d’action c’est très classique encore une fois on va identifier l’ensemble des actions qui sont possibles il y a on va ensuite les hiérarchiser et les prioriser en fonction de plusieurs critères mais là là c’est pas spécifique rellement c’est toujours voilà on retrouve toujours les mêmes critères dans les plans d’action est-ce qu’il existe un porteur ou une maîtrise d’ouvrage claire est-ce que le coût est réaliste pour notre collectivité est-ce que son efficacité est dé monontrer au regard de la vulnérabilité du territoire et ensuite quel est le rapport coût efficacité est-ce qu’on peut le PHAs est-ce qu’on peut Phaser ces actions il y a-t-il des actions de court terme à engager dès maintenant des actions qui vont toucher plutôt le plus long terme on va peut-être prioriser les investissements sur les actions de court terme encore que ça se discute quel est le nombre de bénéficiaires là ça va appeler aussi la notion de d’intérêt général est-ce qu’on a une cohérence d’ensemble dans l’ensemble de nos actions qu’on va planifier il s’agit pas de faire des actions contradictoires bon ça normalement le Diagnos le diagnostic de vulnérabilité ne devrait pas vous amener à des à des actions contradictoires pour autant à l’échelle d’un territoire est-ce que nos actions vont être cohérentes quelle est l’échelle de mise en œuvre est-ce qu’elle est compatible avec les coûts l’efficacité le phasage et ensuite le ça doit pas être un frein mais ça doit être une question qu’on se pose quel est le délai de perception des effets suivent les mesures qui vont être mises en place on va être sur des effets qui vont être plus ou moins perceptibles par exemple des des mesures qui vont pas être forcément très spectaculaires comme plantde mais qui peuvent être efficac contre le risque rissellement vous allez pas en voir les effets tout de suite en tout cas pas du point de vue de la lutte contre le risque rilement vous allez peut-être voir des effets sur la biodiversité qui vont être beaucoup plus rapides et pour autant ces effets existent donc cette notion de délai de perception elle est aussi importante lorsqu’on est une collectivité et qu’on choisit nos actions donc on vient voir on vient de voir avec vous effectivement qu’on avait tout un panel d’indicateurs qu’on pouvait mettre B à disposition des des collectivités quand on fait un diagnostic de vulnérabilité ça va donner lieu ben à le à la création d’un certain nombre de données et ces données plus précisément comment vous avez déjà donné un exemple par exemple la plantation de E mais est-ce que vous auriez d’autres exemples pour justement illustrer comment on peut exploiter les données qu’on va récupérer d’un diagnostic de vulnérabilité à l’échelle d’une d’une commune donc l’exploitation des données peut se faire par le type d’enjeux en fait à analyser que ce soit des enjeux urbains des enjeux agricoles ou autres et donc on croise comme il a été dit l’ALA qui a été modélisé avec le type d’enjeu euh par exemple un enfin un exemple en milieu agricole sur les cultures euh on peut cartographier en fait les différents types de cultures que ce soit des des céréales des JA chèes des maïs on a l’exemple ici près de Poitier et euh on va regarder les zones interceptées par l’écoulement de l’eau et les chemins les différents chemins euh suite à cette analyse là et à une analyse assez fine on va préconiser un certain nombre d’actions euh qui vont être spécifiques au territoire et comme il a été dit il y a des configurations extrêmement variées et donc les actions sont vraiment pas uniques mais à adapter au contexte euh par exemple ici on peut avoir une analyse notamment sur la la rugosité en fait des des cultures et préconiser de favoriser un un lit de semence rugueux sur ces endroits-là on va aussi préconiser de travailler le sol puisque le tassement du sol va venir impacter en fait le phénomène de russellement et venir l’amplifier euh vous l’avez évoqué il y a également toute une police ique autour de la plantation de ha de la gestion des espaces agricoles pour diminuer le phénomène d’écoulement et réduire la vitesse et le débit on a aussi un certain nombre de préconisations qui sont faites sur la promotion des des policultures de diversifier le type de culture de limiter effectivement des des cultures uniquement du type maïs pour favoriser effectivement du ralentissement dynamique et enfin tout ce qui est champ ension de cru tout ce qui est prérie inondable sont des espaces en fait qui vont venir tamponner les écoulements des eau et venir effectivement limiter ce phénomène de risque ruissellement euh on a d’autres types de de zones sur lesquelles on on peut avoir ce type de réflexion donc par exemple en milieu plutôt urbanisé on est ici sur le territoire de convergence Garonne dans le vallon de l’artolie donc en fait on a on a un certain nombre de de de territoires de bâtilles qui sont impactés par effectivement le le risque ruissellement hein on voit en rouge toutes les zones qui sont impactées par l’ALA et donc on peut préconiser un certain nombre de de mesures de gestion derrière alors des mesures de gestion qui vont venir soit limiter le phénomène limiter le le débit soit jouer sur la vulné AB ilité ou encore jouer sur la la gestion à la source des eaux pluviales donc il y a différents leviers possibles pour agir sur ce phénomène là euh par exemple la maîtrise des écoulements euh une solution peut être de décaisser effectivement certaines voies qui sont concernés par la concentration des eos et des écouements et favoriser le les les différents flux euh on peut avoir des limites sur des des actions sur la vulnérabilité en surélevant les seuils d’entrée des des nouvelles maisons en bord d’axe des écoulement ou encore avoir une politique sur la mise en place de fondations plus massives dans le sol euh qui permettent d’éviter l’emportement des maisons euh sur les zones à courant à forte vitesse euh on a des mesures qui sont liées vraiment au ralentissement des écoulements euh et là il faut intervenir je dirais à différents niveaux donc à la fois dans les zones urbaines euh en ayant une action tout au long euh du parc cours de l’eau de laamont vers laav en mettant des nous des toitures végétalisées des nous enfin tout cela vous sera détaillé dans dans la formation et il faut également jouer pas que sur la zone urbaine mais aussi en amont en ayant des des zones de tamponnement avec les milieux hides notamment pour ralentir tous ces flux il faut également je l’ai déjà un peu dit tout à l’heure augmenter la porosité la rugosité pardon don des sols euh en jouant sur la végétalisation des espaces euh et en diversifiant la nature des plantation dans les secteurs urbains mais aussi dans les secteurs en amant des zones urbanisées et enfin euh le le rusellement bienent aussi amplifier hein des des débordements de cours d’eau et euh il faut créer une dynamique vraiment du du flux et euh favoriser les méandres notamment dans les les cours d’eau les ruptures de charges puisque parfois on a des phénomènes couplés en fait entre ruissellement et débordement euh enfin j’ai un troisième exemple sur les infrastructures qui sont souvent très vulnérables euh dans les gestions de crise qui sont effectivement au centre aussi des des arrivées de secours et donc il y a une volonté quand même à accentuer l’action sur ces secteursl euh là je dirais qu’il faut euh agir vraiment à à différents types de niveaux tout d’abord euh voilà je simplifier amplifier le l’écoulement euh le long des le long des des infrastructures en enfin plutôt limiter le l’écoulement au le long des infrastructures en favorisant l’infiltration de l’eau dans le sol en créant des fossées ou des nouss qui vont permettre de drainer mais aussi d’infiltrer lorsque le sol est perméable vers la nappe souterrestre et euh il est aussi fortement préconisé de favoriser la désimperméabilisation dans ces secteurs-l ensuite euh lorsque les écoulements sont trop in sens euh ce qui est recommandé c’est de développer des espaces de recueil des EAU pluviales le long des axes d’écoulement concentrés euh et tout cela peut se faire uniquement s’il a un entretien aussi régulier de la végétation dans ces abords pour permettre justement d’avoir des des espè pass de recueil des EAU pluviales euh donc entretenir la régulièrement la répissive la végétation qui sont présentes dans les fossées et euh éviter tous les obstacles les entraves aux écoulements euh notamment en ayant un meilleur contrôl des aménagements routiers tels que les ouvrages hydrauliques les les talus qui peuvent modifier l’écoulement euh voilà pour vous donner concrètement trois exemples en sachant que dans des diagnostics de vulnérabilité dans des plans d’action euh il y a bien plus de thématiques qui sont abordées et c’est ça qui fait la richesse aussi du de l’action publique qui est ensuite porté d’accord donc à travers ces exemples effectivement on on le note bien que notre levier d’action enfin les communes leur levier d’action ça va être la la gestion des de ces eau pluviales comment une meilleure gestion du coup peut rapidement limiter ce phénomène de ruissellement et ce risque alors avant de de vraiment donner les clés effement de comment la gestion des EAU pluviales peut peut améliorer cela revenant sur la définition effectivement qui a été portée dans le cadre d’un rapport qui a été établi par le commissariat général au développement durable dans en 2017 sur la gestion des EAU pluviales 10 ans pour relever le défi donc la la définition et la distinction entre les deux c’est que les aut dites de ruissellement euh donc l’a dit mon collègue c’est un processus physique hein d’écoulement sur une surface euh mais c’est surtout la partie de l’écouement qui n’est pas gérée par des dispositifs alors que les EAU pluviales ça va être la partie de l’écouement qui est géré par les dispositifs d’infiltration de stockage de colollè de transport et qui vont interagir en permanence avec les eau souterraines et les autres réseaux ces eau pluviales vont venir amplifier en fait le phénomène de rissalement vont être à l’origine même lors du débordement de réseau donc on a et ça ça peut être fait dans le cadre de diagnostique toujours de vulnérabilité identifier des points de saturation des réseaux dopluviales et donc cette analyse va permettre après de mettre en uvre vraiment des actions de comment limiter ces débordements comment améliorer la gestion des EAU DE de puvial et ne pas venir suramplifier un phénomène de ruissellement donc pour cela il y a des solution concrète en fait à mettre en œuvre euh voilà j’allais vous poser la question juste des outils euh qui pour mieux gérer ces eau pluviales quels pourraient être les outils complémentaires en fait qui viennent après le diagnostic de vulnérabilité qui viennent compléter en fait la le la première approche de territoire alors les outils euh ils sont de principalement de deux ordres euh il y a le schéma directeur des EAU pluviales qui lui va avoir un peu comme finalité de de programmer des travaux en réponse à des dysfonctionnements de réseau comme je le disais et euh il y a le zonage pluvial qui lui est davantage un outil de d’aide à la décision pour formaliser une politique publique euh à la fois des gestions des EAU pluyales mais aussi euh qui peut aborder la thématique des EAU de ruissellement puisque tout cela comme je l’ai dit est intimement lié euh dans le cadre du Code Général des Collectivités Territoriales le zonage pluvial euh est défin de la manière suivante il y a deux types de zones il y a les zones où des mesures doivent être prises pour limiter l’imperméabilisation des sols limiter l’imperméabilisation et même désimperméabiliser dans dans certains acteurs et ces zones là ont plutôt une approche on va dire quantitative pour assurer la maîtrise du débit et d’écoulement des EAU pluviales et il y a un autre type de zone où là on va avoir un abord un aspect un peu plus qualitatif où on va vraiment se concentrer sur la la qualité des EAU parce qu’on on l’a on a beaucoup dit que le risque rissellement engendrait des des conséquences effectivement néfastes pour les biens et les personnes mais ça engendre aussi des des conséquences très néfastes pour les milieux notamment sur la qualité et sur les Reet des déversoirs d’orage dans dans ces cas-là et donc il y a effectivement des zones pour faire du du stockage mais aussi du traitement des EAU pluviales et de ruellement lorsque il y a une pollution avérée dans ces secteurslà donc les objectifs du zonage pluvial c’est un outil en fait qui va permettre déjà d’arrêter de dissocier la gestion de l’eau et l’aménagement il faut que euh l’eau soit partie intégrante en fait des projets et que elle soit le cycle de l’eau soit aussi une problématique à part entière prise en compte lorsqu’on fait un projet euh il faut respecter au maximum ce cycle de l’eau et répondre à de nombreux enjeux environnementaux euh des enjeux environnementaux qui vont euh et c’est vraiment ce qu’il faut avoir en tête euh à prendre en compte dans un contexte maintenant de changement climatique et et donc d’évolution aussi des enjeux et du fait qu’il faut pas forcément faire que de la gestion des eau pluyales pour la gestion des E pluyales mais prendre en compte aussi la santé des hommes et tout ce qui est la protection des biens mais aussi le le paysage et cetera il y a une philosophie différente à à voir par rapport au zonage pluvial ce qui est préconisé effectivement c’est avant toute chose de prioriser l’infiltration des e pluviales au plus près du point de chute euh ça c’est presque la première recommandation qui peut être faite euh et même dans des secteurs où on se dit que le sol est peu perméable euh étudier si au moins pour les petites pluies cela est possible et avoir une une réflexion ensuite sur l’occurrence de la pluie et sur la surface euh il est aussi préconisé d’inciter à la déconnexion des eaux pluviales au réseau d’assaainissement ce qui amoindrira effectivement les phénomènes de débordement de réseau et euh on le verra dans des exemples par la suite d’appliquer des des coefficients d’ d’ perméabilisation pardon limité pour effectivement avoir comme je l’ai dit d’abord ce premier levier d’action avant toute chose et pour répondre aussi à ces limitation coefficients d’ermisation et cette infiltration c’est utiliser des matériaux perméables végétalisés pour les nouveaux aménagements notamment le long des infrastructure ou dans toutes les surfaces urbanisées d’accord donc en fait pour résumer euh le le schéma directeur ou le zonage pluvial peut aider à différentes échelles la commune c’est-à-dire soit au niveau de la planification urbaine dans le choix des parcelles qui peuvent être imperméabilisées et cetera et puis on voit aussi que ça peut donner lieu à des actions très concrètes est-ce que vous auriez encore d’autres exemples à nous apporter de de mesures ou d’actions qui ont été mises en place suite à à la réalisation d’une étude de vulnérabilité et après un voilà une une réflexion sur ce zonage pluvial alors je vais illustrer effectivement euh un exemple très concret effectivement les les études de vulnérabilité peuvent être faites dans le cadre de documents de planification du risque mais aussi dans des documents de planification euh auluvial vraiment orienté sur la gestion de l’eau et notamment l’exemple que je vais vous décrire euh est un exemple sur le territoire de la Communauté d’agglomération du Pays-Basque qui dans le cadre euh du diagnostic du schéma directeur des EAU pluviales et euh du zonage pluvial a mené une étude de vulnérabilité et de caractérisation des aléas euh pour euh voilà cibler vraiment les secteurs les plus vulnérables et euh définir des actions concrètes euh en fonction de ce de cette vulnérabilité euh et adapté au territoire euh le secteur du Pays-Basque donc c’était plus spécifiquement ciblé sur Anglet Biaritz Bayon euh et donc c’est un territoire qui est littoral qui est soumis au marenage au phénomène des Maré qui a un fort phénomène de ruissellement et tout cela couplé fait qu’il y a une certaine complexité à appréander ces phénomènes ce qu’ils ont fait dans leur territoire c’est qu’ils ont établi donc trois classes de vulnérabilité on l’a dit tout à l’heure c’est notamment lié aux enjeux aux enjeux humains et économiques donc il y a une vulnérabilité faible où là on on identifie que ça a peu de conséquences une identification de de vulnérabilité moyenne euh avec des conséquences acceptables euh du point de vue humain et économique et enfin une vulnérabilité forte où là il y a des conséquences qui peuvent être importantes euh et qui sont où il y a des enjeux très forts en terme de concentration humaine notamment euh ils ont également défini trois classes d’aléa et donc les classes d’aléa ils les ont définis notamment par rapport au débordement de réseau euh et plus spécifiquement au volume de déborder hors des réseaux donc on a la classe d’aléa faible où dans leur étude ils ont défini ça comme un aléa avec une un volume inférieur à 500 m³ moyen c’était entre 500 et 1500 et fort à plus de 1500 m C donc ils ont croisé ces classes de vulnérabilité et ces classes d’aléa pour obtenir des cartographie de risque donc qu’est-ce qu’on obtient comme Carau en fait ils ont fait une cartographie o ils ont à la fois euh mis en avant ce risque et donc des actions et des solutions associées tout d’abord des mesures curatives euh par rapport à la euh à risque qui est identifié donc on croise l’ALA et la vulnérabilité on obtient un tableau avec différents niveaux de risque et donc les les mesures curatives sont euh spécifiquement des des bassins notamment euh voilà pour répondre à l’enjeu fort euh on le voit notamment euh le long de laadour effectivement des des des zones rouges où on a vraiment une concentration très forte du risque et en fonction ensuite de la topographie de la localisation dans dans la collectivité différents types de risque et donc différents types de mesures donc là c’est ce qu’on appelle des mesures curatives on renforce parfois le réseau on crée des espaces d’infiltration on crée des des espaces voilà de de tampon euh et euh on agit euh au cas par cas j’ai envie de dire en fonction du différents sites euh impactés mais on peut avoir aussi et c’est ce qui a permis cette étude de Vunité des mesures préventives euh pour euh ne pas avoir justement à avoir mettre en place des des mesures curatives euh donc c’est agir euh sur je l’ai dit tout à l’heure l’imperméabilisation du territoire où là euh on a en fait une cartographie avec euh différents types de coefficients euh d’imperméabilisation qui vont être en fonction de l’usage du sol et de l’enjeu du territoire proposé pour ne pas être dépassé euh il faut savoir que le zoneage pluvial et ça sera certainement dit par la suite euh il est prescriptif ce qu’on lorsqu’on l’associe au PLU lorsqu’on l’annexe ou on le met dans le règlement et donc euh à ce moment-là effectivement ça a un impact plus fort pour pouvoir agir euh et euh euh pouvoir contraindre un petit peu les aménageurs a à respecter un certain nombre de règles donc les solutions du zonage pluvial je l’ai dit et je le résume ici c’est définir des mesures sur les zones sensibles aux inondations sur les zones situées en amont des zones urbaines j’insiste vraiment sur cela parce qu’il ne faut pas penser que c’est parce qu’on a protégé le milieu urbain qu’on a tout réglé au contraire le il y a beaucoup de choses qui se passent en amont euh il faut intervenir par le zonage pour agir sur les vitesses les durées d’écoulement les volumes des UF de druissalement les protections des des axes dégoulement et promouvoir la limitation de l’imperméabisation et de la désimperméabilisation la désimperméabilisation étant le remplacement effectivement des surfaces impermébles par des surfaces plus perméables mais tout ce qui est aussi déconnexion à la parcelle et je le rappelle ici effectivement la désimperméisation c’est aujourd’hui notre sujet au cœur du risque mais en agissant sur ça vous avez aussi un levier sur votre territoire pour agir sur de nombreuses autres politiques publiques et c’est un peu le message que j’ai envie de faire passer aussi aujourd’hui qu’il faut voilà avoir en tête derrière tout ce qui est biodiversité cadre de vie adaptation au changement climatique et donc c’est vraiment agir pour le futur aussi d’agir sur ce type de politique des exemples concrets maintenant opérationnels euh il y a un exemple toujours au pays-basques donc ça c’est parmi les solution peu curative euh de faire effectivement une plaine inondable d’un stade donc euh là avoir à la fois un volume de rétention euh et un endroit pour pour un filtré suffisant mais aussi si un espace en fait d’usage récréatif puisque lorsque ce n’est pas inondé les des personnes peuvent venir effectivement jouer sur cette sur cet espace là et donc c’est vrai que dans des milieux urbains on va vraiment jouer sur la multifonctionnalité des des aménagement et sur le fait queon puisse faire plusieurs usages puisqu’on sait que dans ces secteurs là le foncier est un peu le le nerf de la guerre euh et aussi tout ce qui est coût et donc quand on regarde les bénéfices euh les bénéfices qui sont pas toujours monéérisables euh et ben on a là une un pouvoir d’argument au terre aussi pour convaincre à faire ce type d’aménagement euh un autre type d’exemple qui euh est aussi un peu un espace inondable c’est dans un parc euh où là en fait on a un système de de vague en fait d’inondation progressive de l’espace euh en fonction de l’occurrence de la pluie donc ça en fait fait vous le voyez sur les trois petits schémas on a selon une une petite occurrence ben la première vague qui est remplie puis la deuxième puis la troisè et en fait l’idée derrière c’est à la fois de faire de la rétention effectivement des pluviales mais aussi de avoir une une volonté de sensibilisation et d’espace ludique puisque il y a un aménagement qui est un peu ondulé donc les enfants peuvent venir s’amuser effectivement dans ces espacesl et puis il y a surtout une volonté de remettre en lumière et en surface l’écoulement de l’eau et le remplissage progressif donc ça joue aussi sur la culture du risque et ça joue sur voilà la le fait que les gens commencent à devenir conscient qu’il y a de l’eau et c’est ne plus le rendre caché dans des espaces souterrains euh donc ça c’est le deuxième exemple et j’en ai un dernier un dernier où on parle de la vulnérabilité des bâtiments donc je l’ai dit il faut agir au plus près de la source des EAU pluviales euh et donc avoir des des actions concrètes à la parcelle et donc là c’est un exemple dans un lycée alors c’est près de Lyon euh où là on a toute une volonté à la fois d’infiltrer et de déconnecter les EOS mais aussi euh d’agir dès que l’ tombe donc au niveau de la toiture végétalisée euh donc on a une toiture végétalisée après les os viennent dans un premier petit bassin qui est en eau et puis après dans des espaces secs qui sont un petit peu aménagés comme des des des chemins de promenade et puis les les lycéens en fait s’en servent aussi comme banc et viennent de s’asseoir le le long des passerelles donc on a là encore une volonté d’avoir une action concrète sur un bâtiment public avec des volontés derrière d’agir sur les EAU pluviales mais aussi de sensibiliser de paysage et de diversité des usages et une une crainte qui était du du personnel pédagogique c’était la dégradation de ce type d’espace et plus de 10 ans après la mise en service de ce de ce type de milieu et ben ils se rendent compte que au contraire les les lycéans se sont réappropriés le milieu la cour et donc perçoivent aussi euh l’utilité de ces espaces là euh c’est vrai que ça ça un gros une grosse vertu pédagogique également merci beaucoup Muriel merci Rémy donc on vient de voir effectivement tout un tas de solutions qui sont fort astucieuses et intelligentes qui nous permettent de de bien gérer les EAU pluviales de liiter le risque ruissellement tout en ayant d’autres usages donc ça peut donner des des idées donc on avait une question euh donc quel coût à l’échelle d’une commune un diagnostic de vulnérabilité alors c’est une question assez compliquée je vais je vais je vais faire une réponse de Normand plus vous allez choisir d’aller précisément dans de nombreux indicateurs plus vous allez vouloir utiliser des outils lourds de représentation donc plus vous allez vouloir être être précis dans la réponse et plus le coût sera élevé à l’échelle d’une commune ça c’est clair après sur sur des pour avoir des ordres de grandeur et pas en rester à cette réponse à cette réponse un peu basique euh si vous avez des enjeux qui sont relativement limité avec un diagnostic qui est assez simple à poser et un bass aversant vous avez la parfaite maîtrise je pense qu’on est de l’ordre de la dizaine de milliers d’euros pour le diagnostic à l’échelle d’une commun deuxème question quelle serait la bonne échelle ou et méthodes sèche score et cetera quand une commune est confrontée par exemple à l’inondation fréquente d’un lotissement ou d’une VAC alors là ça là encore ça va dépendre vraiment des caractéristiques de votre commune on a vu qu’il y avait plusieurs type de zone pour le ruissellement si votre commune est au hasard une commune numédoc soumise à la remontée de NAP avec finalement une une accumulation qui est faite par la pluie qui est précipitée localement dans l’absolu une méthode ASCORE une méthode sèche peut être suffisante pour autant qu’on sélectionne bien la méthode la méthode euh si vous êtes sur une commune qui est confronté à euh plusieurs types de phénomènes de plusieurs types de zonage de la production du transfert et du russellement là on va plutôt orienter vers une méthode à score voire vers une méthode de modélisation intégrale ensuite si vous avez aussi des phénomènes lié à au au aux accé lié par exemple aux accélérations des écoulements par l’urbanisation et par la réalisation d’aménagement hydraulique là il va falloir aller plutôt vers une méthode par modélisation ensuite si vous êtes sur l’échelle euh si votre encore une fois si vous êtes sur une zone plate où la production et l’accumulation se fait quasiment au même endroit l’échelle du quartier pourra être suffisante par contre si votre commune se trouve sur un bassin versant plus grand il sera sans doute nécessaire de s’interroger à l’ensemble du bassin versant et pas uniquement à l’échelle du quartier ou de la commune le risque russellement est très contextuel et il y a pas de réponse universelle c’est ça la difficulté aussi dans lapréension de ce risque alors 3è question pour réduire le risque de ricellement peut-on imposer des obligations dans les nouvelles constructions et les inscrire dans un règlement du pli quelles peuvent être ces obligations par exemple le recueil des eaux par canivau à nettoyer périodiquement et drainage sous terrain alors effectivement il y a des mesures qui peuvent être inscrites he dans le règlement du PI notamment tout ce qui est élévation de seuil ou ce type de de choses qui peuvent être sur les constructions ensuite il y a également sur le recueil des des EAU alors par caniveau euh il y a des choses qui peuvent être dites dans les dans les documents au pluvial par contre comme je l’ai dit euh pour que ce soit prescriptif euh il faut que ces documents soient notamment le zonage pluvial annexés au PLU et à ce moment-là rendre obligatoire certaines mesures quels sont les outils réglementaires disponibles pour prendre ces mesures sur les cultures pour le coup euh c’est plutôt des mesures incitatives parce que c’est vrai que le PLU va pas agir sur ce type de de mesuresl euh euh et donc c’est vrai que nous quand on fait des études de diagnostique de vulnérabilité euh on met à disposition certains conseils effectivement certaines préconisation au collectivité mais euh il y a pas à l’heure actuelle enfin si je n’abuse euh vraiment de de possibilité de de rendre obligatoire certaines mesures euh c’est plus de la sensibilisation et de la pédagogie auprès des agriculteurs oui effectivement je pas de levier réglementaire qui imposerait des mesures je pense qu’il faut parler d’une part au bon sens c’est-à-dire sur les notions les notions de de de de l’essivage des sols et cetera sont des notions qui parlent aux agriculteurs donc aussi appuyer l’argumentation là-dessus et pour les en général ça va être plutôt une un échange volontariste euh avec euh des coûts de plantation qui sont en général pris en charge par les collectivités et la mise à disposition du foncier pour les ha par l’agriculteur

Share.
Leave A Reply