Pour cette 2ème émission PERFORM’ dans les studios de Radio Sports, TOPSEC a choisi deux invités d’exception pour un face à face intéressant entre deux générations du water-polo français :

Arnaud BOUET ancien joueur de l’équipe de France, a participé aux jeux de 1988 à Séoul, aux côtés de Thierry ALIMONDO, Président et fondateur de TOPSEC. Il est aujourd’hui à la tête d’un cabinet d’architecture spécialisé dans le sport et prend la parole face à Florian BRUZZO, sélectionneur de l’Equipe de France masculine de water-polo.
Une interview exclusive où chacun dévoile les secrets de leurs reconversion. Une vocation, un objectif de carrière évident, ils ont toujours gardé cet objectif en tête alors qu’ils étaient athlètes de haut niveau.

Bonjour et bienvenue dans cette seconde émission de PERFORM’ by TOPSEC l’émission où nous abordons la question du sport de haut niveau en parallèle avec le monde de l’entreprise aujourd’hui nous recevons deux professionnels du water-polo Florian BRUZZO, entraîneur de l’équipe de France masculine et Arnaud BOUET ancien athlète et joueur de l’équipe de France de Water-polo bonjour Florian bonjour Arnaud bienvenue dans l’émission est-ce qu’on peut commencer par se présenter Florian qu’est-ce que vous faites dans la vie ? Bonjour bonjour à tous, je suis le sélectionneur de l’équipe de France masculine de water-polo. OK à l’INSEP du coup ? Les joueurs sont dans les clubs et puis après c’est vrai que notre base de travail commune est souvent à l’INSEP même si on est amené aussi à bouger à l’étranger mais on se retrouve souvent à l’INSEP effectivement Ouais terre de terre de champion pour beaucoup de sports dont l’escrime. Et vous Arnaud alors ? Alors moi Arnaud BOUET je suis architecte, je suis pas professionnel de water-polo et on n’a jamais été professionnels parce qu’on était je suis de la vieille époque et donc je suis architecte à Paris, à limoge et voilà et toujours impliqué dans la vie du water-polo au sein de mon club le Racing Club de France Donc depuis quand vous avez arrêté le water-polo ? Depuis quand depuis 6 mois parce que j’ai continué à jouer en loisir en faisant plaisir sauf que avec là j’ai deux trois opérations qui font que maintenant ça devient un petit peu compliqué parce que c’est quand même un peu physique et puis voilà puis j’ai envie en fait c’est compliqué quand on a fait du haut niveau de jouer même en loisir ou même sans conditions physique on sait lire et comprendre le jeu et on a des gens qui se défoncent et qui malheureusement comprennent pas le jeu donc par moment c’est difficile à supporter faut pas s’énerver parce que eux ils s’éclatent et nous on a la carrière derrière Ouais et vous Florian alors vous avez commencé quand le water-polo ? Moi j’ai commencé relativement tard le water polo je pense en fin de fin de primaire j’étais pas un très bon joueur et puis j’ai commencé à m’entraîner intensément je dirais j’étais en seconde ou en première donc c’est un peu tard pour faire une carrière de haut niveau et vous vous connaissez alors oui très bien récemment récemment avec l’équipe de France d’accord donc tout récent alors ouais moi je le connaissais de nom puisqu’on avait quand même suivi leur leur parcours en équipe de France puisque c’était avant l’équipe de 2016 c’était les, ça faisait partie des derniers athlètes qui avaient participé aux Jeux Olympiques pour représenter le water- polo français 88 92 donc voilà nous on les connaissait leur parcours et puis après voilà le fait que j’ai pris des responsabilités qu’Arnaud soit au Racing et que moi aussi j’avais des amis qui étaient au Racing voilà on s’est rencontrés on s’est connu puis on travaille même ensemble maintenant travaille pour le water-polo mais on est même amené à se rencontrer pour aider l’équipe de France masculine d’accord parce que vous donc vous entraînez l’équipe de France masculine mais avant vous avez un petit passif chez les femmes ? Passif ? Vous avez entraîné l’équipe de France J’ai fait, là j’en suis à mon trème cycle olympique j’ai fait de 2012 à 2016 avec les garçons après Rio je suis passé responsable de l’équipe féminine pendant du coup 5 ans parce que c’est le cycle covid jusqu’à Tokyo et puis depuis Tokyo je suis retourné avec l’équipe masculine d’accord et alors vous Arnaud vous avez participé aux Jeux Olympiques avec Thierry ALIMONDO directeur de TOPSEC oui en 88 avec Thierry, 92 alors moi j’étais gardien de but j’étais encore numéro 1 en France à mon poste mais j’avais décidé d’arrêter l’équipe de France après les jeux de Séoul parce que je saturais un peu du côté je m’entraîne je vais dans ma chambre d’hôtel je dors je récupère j’en avais marre j’avais déjà mon diplôme d’architecte en poche et malgré les insistances à l’époque c’était Victor Nataf qui était entraîneur Jean-Paul Clémençon pour que je revienne j’ai dis Non Non mais Henri Serandour qui était le président de la Fédération Française et qui était chef de délégation et avec Nelson Paillou président du comité olympique m’ont dit écoute Arnaud tu restes pas tu viens tu remplaces Thierry Ray et tu vas t’occuper de l’animation la délégation française aux Jeux et donc j’étais à Barcelone mais du côté, j’étais l’animateur voilà et j’avais d’ailleurs un souvenir c’est que je suis allé chercher l’équipe de France de Water-polo à l’aéroport et quand je suis rentré dans le car avec eux j’avais dit à Victor mais qu’est-ce qui se passe ils vont un enterrement et j’avais l’impression que les mecs étaient pas contents d’être là il réalisaient pas et malheureusement la performance a été un petit peu à l’image de ce que j’avais ressenti quoi parce que enfin Florian peut en parler c’est enfin c’est important l’ambiance dans un groupe on sent qu’il se passe quelque chose quoi voilà et il y avait Thierry qui était l’inusable toujours toujours dans l’équipe avec deux trois anciens à l’époque qu’ils étaient venus rechercher qui ont permis d’assurer la qualification il y avait Pierre Garsau qui malheureusement est décédé aujourd’hui Nicolas Jeleff brisfer, peut-être non non pas Brisfer c’était surtout les trois qui avaient Thierry Jeleff et Garsau La cohésion c’est un élément super important surtout dans votre sport, comment comment on met en place une bonne cohésion Florian dans une équipe ah ça se décrète pas après c’est une alchimie qui doit petit à petit s’agréger après dans l’animation des stages dans l’animation des séances d’entraînement dans le coaching dans le management on doit aussi favoriser tout ça mettre en place mais finalement nous on met en place les conditions pour que ça se réalise et après c’est aussi aux athlètes aux joueurs de donner aussi du leur pour que ça se réalise et pour que finalement cette somme d’individus devienne une équipe forte solide et où les garçons ont plaisir à jouer ensemble à se retrouver ouais c’est comme dans une entreprise il y a un groupe d’individualité et comment on fait quand il y a des petites tensions quand ça se passe pas comme prévu est-ce que la communication c’est un axe majeur par exemple mon expérience en l’entreprise est très limitée ou mais ça c’est qui pourra nous le dire non non c’est je pense qu’il y a beaucoup de similitudes il y a beaucoup de passerelles effectivement la communication est un des axes fondamental euh il y a aussi je pense beaucoup sur les attentes réciproques je pense que le cadre doit être posé aussi dès le départ c’est à dire que les règles entre nous je pense que c’est très important de poser ce cadre les attentes réciproques c’est à dire qu’est-ce que moi j’attends de mon collègue qu’est-ce que j’attends de mon entraîneur mais qu’est-ce que mon collègue attend de moi et qu’est-ce que mon entraîneur attend de moi aussi en terme de d’attitude en terme d’investissement en terme de comportement pendant les matchs pendant les entraînements en dehors des entraînements je pense que ce cadre là est hyper important et permet d’avoir un fil conducteur tout au long de la saison tout au long du stage tout au long de la compète en disant on revient toujours à la base on s’était mis d’accord sur ça c’était notre cadre on revient là-dessus et voilà nous notre job de staff c’est quand on sent qu’il y a des petits écarts de ramener tranquillement les gens vers l’objectif commun et le projet commun pour lequel tout le monde s’était engagé au départ et c’était comme ça à l’époque aussi cette vision du collectif et non mais on l’a vu, enfin je repensais Florian mais quand l’équipe de France de foot qui est championne du monde en 98 tout le monde comprend pas parce qu’il y a Cantona est pas pris il y a des joueurs comme ça qui sont pas pris ouais l’entraîneur en fait c’est pas forcément les 11 meilleurs joueurs ou les 13 meilleurs joueurs c’est à un moment donné c’est un collectif donc c’est vrai que il y a des problèmes d’ego de caractère il y a des gens qui sont super joueurs mais sont trop individualistes de temps en temps pour faire des sacrifices pour le groupe et donc je pense que toute la qualité d’un entraîneur c’est d’arriver à bien prendre le meilleur groupe avec les meilleures individualités bien sûr avec les meilleurs joueurs mais de temps en temps moi je sais que sûrement en équipe de France en 88 on avait sûrement peut-être pas les meilleurs joueurs partout en France mais on avait un super groupe on le résume si je peux me permettre mais on nous on le résume moi je le résume avec les garçons nous c’est des Roosters de 13 et je leur dis souvent c’est pas les 13 meilleurs ce sera le meilleur 13 d’accord c’est vraiment dès le début un objectif commun ah c’est un objectif en tout cas c’est une règle que nous avec le staff en tout cas c’est les valeurs que nous on défend et que on sait grâce à nos amis du foot grâce à nos amis du hand grâce à nos amis du volley qui gagnent médaille sur médaille tout le temps que ce sont pas les forcément les 13 meilleurs joueurs en valeur absolue individuelle qui feront la médaille c’est le meilleur 13 c’est-à-dire voilà ce groupe là et est-ce que c’est important donc il a l’entraînement évidemment où on crée cette cohésion et cette émulsion collective est-ce que c’est important d’avoir des temps aussi à côté d’activités de de d’activité extra water polo oui alors c’est toujours une alchimie particulière parce que bon on en parlait un peu avant avant l’émission mais aujourd’hui les les calendriers des joueurs sont tellement denses ils ont tellement de matchs ils sont tellement sollicités avec leur club avec nous que finalement parfois on essaie de à ce qu’on appelle grossièrement du team building de faire une petite sortie et tout mais en fait on se rend compte que parfois ça leur coûte presque plus encore d’avoir un rendez-vous d’aller faire un truc que à un moment donné chacun rentre chez soi avec sa famille avec ses amis passe un bon temps récupère déconnecte un peu et revienne avec nous donc effectivement nous on fait des actions où on est un peu ensemble en dehors du water polo en dehors de la piscine en dehors de l’entraînement mais je pense aussi qu’on a besoin de beaucoup de régénération mentale individuelle et que chacun puisse se reconnecter avec ses racines avec ses proches mais je pense qu’il y a quelque chose qui est important aussi c’est d’ aussi d’avoir des joueurs qui sont capables d’accepter de faire un peu banquette c’est pas toujours évident je vois même pour le deuxième gardien c’est pas toujours évident d’être deuxième gardien on peut passer on peut passer un tournoi sans mettre les pieds dans l’eau donc c’est pas facile et alors qu’ils s’entraînent de la même façon exactement donc quelquefois dans un groupe moi je l’ai vécu c’est important d’avoir des des joueurs qui savaient ils savaient qu’il seraient pas dans le set de base il savaient mais ils savaient quand ils rentraient ils rentraient peut-être pour 30 secondes 1 minute il fallait qu’ils soient là et donc il rentraient pas en compétition en disant ah j’ai joué qu’une minute non non ils savaient que mais ils étaient content de se battre pour être en équipe de France et pour apporter ce plus pendant une minute ou de minutes mais c’est pas toujours évident et d’ailleurs quand il y a une victoire collective est-ce que même les remplaçants sont impliqués dans dans ce podium ou pas du tout il y a que les joueurs dans l’eau il y a que les entraîneurs qui sont pas impliqués sur les podiums oui il faut le savoir les entraîneurs de sport co’ n’ont pas de médailles quand ils gagnent une médaille tous les joueurs mais les entraîneurs n’ont pas de médaille aux Jeux les entraîneurs n’ont pas le droit de rentrer en première classe alors que les athlètes médaillés rentrent en première classe les entraîneurs au derniers Jeux n’ont pas été décorés de la Légion d’Honneur alors que les athlètes médaillés l’ont été voilà c’est c’est notre truc non mais c’est sans faire polémique et je rebondis quand même sur ce qu’ a dit Arnaud par rapport au deuxième gardien c’est chez nous c’est un exemple qui est vraiment très poignant non parce que nous on est 13 joueurs sur la feuille de match mais tout le monde rentre et sort en fait pendant le match il y a aucun joueur qui ne joue pas excepté souvent le deuxième gardien effectivement d’accord et au-delà de son comportement pendant le match ou pendant la compétition qui est difficile c’est que souvent les rôles sont définis avant maintenant on a vu quand même que c’était bien de définir les rôles avant c’est aussi le comportement et quelle disponibilité ce gars-là a pour les autres à l’entraînement à l’entraînement les matins de match à l’entraînement les jours off puisque effectivement le gardien numéro 1 va aller un peu moins dans l’eau parce qu’il est un peu plus fatigué se concentre un peu plus et quel investissement le deuxème gardien est capable d’avoir pour l’équipe en mettant son ego un peu de côté et donc ce rôle de deuxième gardien il est vraiment important dans un groupe et c’est pour ça que on choisit souvent la meilleure paire de gardien oui on choisit une paire sachant qu’on y aura un numéro numéro 2 mais la meilleure paire c’est pas forcément le meilleur gardien numéro 1 d’un club et le meilleur gardien numéro 1 d’un autre club on choisit la meilleure paire encore une fois une alchimie en tout cas c’est ce que nous on essaie de faire je sais pas si c’est la réalité mais nous on a eu une grosse tension un jour je me suis championnat d’Europe en 85 où avec le gardien qui était le gardien titulaire il y avait des gros problèmes entre nous euh aucun des deux a voulu lâcher et ça a explosé le groupe en terme de championnat d’Europe on a fait des mauvais championnats d’Europe et à la fin de la saison on s’est dit bon on arrête là mais il y en a aucun des deux qui voulait lâcher et donc il y avait un groupe sur mon but c’était le groupe du Nord et le groupe du Sud d’accord et sauf qu’on s’entendait tous très bien donc ça se mélangeait mais il y avait on va dire c’est un problème d’ego et que les entraîneurs ont pas réussi à à traiter et on a fait un championnat d’Europe à Sofian qui était pénible pour tout le monde quoi et alors comment c’était d’ailleurs ma question comment on arrive à s’approprier une victoire collective quand on est entraîneur c’est-à-dire comment on réagit face à une victoire collective alors que on était pas dans le dans l’eau à ce moment-là quelle est la place d’un entraîneur ou d’un manager dans une entreprise quand il y a une victoire collective en tout cas en ce qui me concerne moi j’ai pas de vérité je sais pas en tout cas en ce qui me concerne moi je prends du plaisir sur le chemin c’est à-dire que moi ce qui m’intéresse dans mon boulot pourquoi je me lève le matin avec la motivation totale c’est de créer en fait les conditions pour que la performance puisse émerger c’est-à-dire que moi ce que je dis toujours aux garçons c’est que moi je suis là pour nourrir leur ambition donc moi j’essaie de créer autour d’eux des conditions mais toutes les conditions vous pouvez envisager des sportifs de haut niveau pour que la performance puisse émerger et après c’est à eux de faire c’est la performance c’est eux la performance c’est pas moi moi la victoire je la la victoire ou la défaite on dit souvent les joueurs gagnent et les entraîneurs perdent c’est souvent le truc mais moi je la prends très tranquillement c’est je suis satisfait de les voir qui en tout cas qu’ils ont été en capacité de saisir toutes les opportunités qu’ils avaient pour créer cette performance collective qui amène à la victoire voilà moi en tout cas c’est mon ressenti pendant les compétitions c’est pour ça que j’ai souvent l’air fermé ou en tout cas pas hyper content mais ça ça leur appartient ça c’est des moments qui leur appartiennent moi je suis content d’avoir créé les conditions ça veut pas dire que je minimise notre rôle de staff notre rôle je pense est hyper important mais le moment précis de la victoire je pense que c’est la victoire des joueurs c’est pas la victoire des entraîneurs Oui c’est sûr c’est vrai que on vous voit toujours à côté vous faites partie de ceux qui sont un peu dans l’ombre moi je vois sur la piste il y a toujours un coach derrière moi qui me donne des conseils mais effectivement il est pas là sur le podium dans les il est là par contre oui dans les médias quand on a perdu c’est lui qui doit justifier mais c’est une position qui… moi je suis un peu moi je pour moi l’entraîneur il fait partie de la victoire moi j’ai toujours considéré que l’entraîneur faisait partie de la victoire oui il est pas visible mais au sein du groupe pour moi il est parce qu’on n’oublie pas quand il y a une défaite ou quand on n’est pas d’accord sur des performances de lui dire mais pour moi le mais comme le comme le médecin ou le kiné, le kiné pour moi c’est un mec hyper important, dans un groupe le kiné c’est celui qui c’est le confident aussi quelque fois sur c’est pour ça je dis nous pardon je dis nous je dis jamais je nous on mais pour moi enfin moi j’ai le souvenir sur les grosses victoires il y avait autant de partage pour moi avec le staff qu’avec les joueurs non je dis pas que les joueurs partagent pas avec nous hein je dis que c’est important pour nous de pas prendre la lumière au moment de cette victoire en fait je pense que les athlètes voilà doivent être mis en avant c’est eux qui font la performance et après non avec nous ils sont enfin en plus si on parle du groupe qu’on a là aujourd’hui c’est un groupe fantastique c’est un groupe de garçons travailleurs reconnaissants enfin il y a aucun problème avec ce groupe donc ils sont top mais en tout cas sur le moment de la victoire me dit comment moi tu te sens sur le côté etc moi je suis content en tout cas on est contents de les voir voilà heureux etc après quand on va dans les backstages voilà on partage ensemble mais sur ce moment-là j’ai envie de les mettre eux en avant parce que c’est quand même eux qui passent 6h par jour dans l’eau quand même 6h par jour ouais ouais ça arrive qu’on passe 6h par jour c’était pareil à votre époque ? Non non c’était beaucoup moins nous quand on était en équipe de France on s’entraînait 2 heures par jour donc on nous prenait pour des extraterrestre moi j’ai moi je suis de la génération Cabannes, Mesnel Lafond en rugby qui était entraîné par Robert Paparemborde à l’époque et ils sont quand même champions de France avec le nœud pap’ d’Eden Park on s’entraînait quand même deux fois plus qu’eux moi je me disais mais en fait il ils jouaient ils avaient deux entraînements ils allaient courir entre eux ils se retrouvaient porte de Champerret pour aller et non non c’est une autre génération enfin même on en parlera peut-être après mais c’est vrai que faire des études de haut niveau aujourd’hui c’est compliqué Oui ben d’ailleurs on va peut-être aborder votre double projet parce que pendant votre carrière de Water polo vous faisiez des études d’architecture ouais et donc c’était aménagé quand même ? Non c’était pas aménagé mais enfin alors c’est pas du tout j’ai toujours à l’époque à l’époque parce que aujourd’hui c’est aujourd’hui c’est un peu plus compliqué mais à l’époque je considérais que l’étude d’architecture était l’ étude facile quand je dis facile c’est qu’en fait on a des unités de valeur à passer et on peut mettre 3 ans pour passer 2 UV donc on pouvait faire ses études en 10 12 ans moi moi quand je suis arrivé à l’école je vois des mecs qui avaient 25 26 ans qui étaient des vieux pour moi qui étaient encore en train de jouer la grosse caisse, la fanfare la trompette etc et qui c’étaient des des ados éternels donc aujourd’hui c’est plus possible alors après j’ai eu la chance d’avoir un contrat d’athlète de haut niveau euh qui m’a permis de partir quand je voulais avec mon club à l’époque j’étais entre Charenton le cercle des nageurs de Marseille et Racing c’est les trois clubs que j’ai enchaîné et de pouvoir partir en club en équipe de France et d’avoir un job à temps plein payé enfin à temps plein et c’était donc c’est là où j’ai rencontré mes associés et j’ai Tyber qui était un autre maître qui était architecte du Parc des Princes qui était une vraie référence en plus dans l’architecture sportive Et comment vous faisiez pour gérer vos déplacements quand vous aviez des championnats à l’autre bout du monde ? Ah ben quand j’étais étudiant j’avais pas de problème alors c’était très français parce qu’au début un jour je me souviens des prof’ qui disaient Arnaud maintenant falloir quand même penser à tes études et je me souviens c’était il y avait mon… c’était mon chef de projet pour mon diplôme et je dis écoute parce que c’est un je sais plus je pense que je le tutoyais écoute moi j’ai un objectif c’est d’aller aux Jeux donc si tu veux dans une vie de 80 si tout se passe bien de 85 j’ai toujours été en avance ben je prendrai 2 ans de retard mais j’irai aux jeux il m’a regardé après c’est les premiers être contents quand quand tu vas au jeu quand tu vas aux Jeux c’est les premiers à dire ah Bah tu avais raison c’est bien mais en France il y a pas cette culture quand même c’est enfin il faut avoir faut faire preuve d’un peu de de personnalité et pour l’imposer mais ce que j’ai fait ce que j’ai fait il y a j’ose pas le dire il y a 40 ans je pourrais plus le faire aujourd’hui je pense que c’est c’est plus compatible aujourd’hui Mais comment ils sont accompagnés aujourd’hui les joueurs sur la sur le double projet et la reconversion il y a quand même des services à la Fédération ils ont des statuts d’athlètes de haut niveau il y a des emplois réservés il y a l’agence national du sport aussi qui peut donner un coup de main sur certains athlètes avec des spécificités nous on a une cellule à la Fédération pour préparer leur reconversion d’accompagnement aussi sur les diplômes ceux qui veulent s’inscrire dans des carrières après d’entraîneur préparateur physique en tout cas sur tous les métiers du sport à la fédé on peut aider ils sont quand même assez entourés accompagnés pour ceux qui le veulent pour pouvoir euh faire des études et préparer l’avenir quand même oui ouais mais enfin moi je moi je me souviens quand on voit les trombinoscopes des des athlètes c’est quand même 90 % des athlètes c’est entraîneurs préparateur enfin dans les gens qui ont eu la chance de pouvoir faire des professions un peu comme ingénieurs ou architectes ou des professions on va dire un peu libéral entre guillemets il y en a quand même pas beaucoup mais parce que c’est ce qu’on arrive à faire aussi Arnaud maintenant que je pense que vous arriviez moins à faire c’est que il y a beaucoup d’écoles de fac qui découpent les années. ouais ah ouais ouais tu vois par exemple là il y a moi je sais sur en tout cas sur l’équipe féminine sur le masculin c’est un peu différent mais sur l’équipe féminine il y a pas mal de filles qui sont en année de césure où les écoles ont accepté l’année préolympique de mettre en standby les études et qu’elles reprendront après l’année prochaine elles seront pas pénalisé tu vois il y a pas mal de choses ou alors faire une licence en 4 ans ou en 5 ans tu parlais d’unité de valeur donc tu vois c’est surtout en ça qu’on aide voilà après si on touche sur les métiers médecine etc bon c’est sûr que là c’est là c’est plus dur c’est plus compliqué après c’est quand même bien enfin en tant qu’athlète d’avoir un un double projet ne serait-ce que pour sortir un peu de son quotidien c’est fondamental ouais je pense que c’est fondamental en tout cas ouais aujourd’hui il y a même des fédés qui demandent à avoir un double projet ouais moi je suis très content quand les athlètes demandent de l’aide en tout cas de l’accompagnement ou en tout cas est-ce qu’on a une idée pour les accompagner pour n’importe quelle formation c’est n’importe quel DU d’informatique de langue étrangère etc moi je suis très content parce que je pense que ça les sort comme tu le disais ça les sort un peu du quotidien du bassin de l’équipe du groupe ils voient autre chose socialement voilà je pense que c’est bien le joueur dont tout le monde parle en ce moment qui est un joueur jeune et qui est un joueur d’un très bon niveau mondial ouais il continue ses études la moyenne d’âge de l’équipe là à peu près c’est oh je sais pas de tête comme ça je dirais 27 ans parce que mais j’ai des gars de 27 28 parce qu’il y a des gars de 35 36 mais j’en ai de 20 18 donc j’ai pas trop d’âge moyen ou j’ai pas trop entre 25 et 30 il y en a peu sont moins de 25 et plus de 35 j’en ai il y en a qui sont en étude et il y en a qui ont un travail et il y en a même il font tous que du water polo ils sont tous pro d’accord donc là aujourd’hui ça c’est calé par contre ceux plus de 35 ils ont tous validé des études avant notamment ceux qui sont passés par le pôle à l’INSEP etc donc ils ont tous des BTS des licences des masters donc ils sont prêts pour la reconversion après il y aura une transition à faire effectivement mais ils ont quand même un background un bagage universitaire à cela et en plus des triples projets parfois il doit y avoir des papas ouais bien sûr bien sûr bien ça s’articule encore à mon avis ça s’articule ouais c’est une vraie combinaison on prend ça en considération dans les stages il y a un stage qui est en milieu de préparation olympique qui est ouvert aux familles c’est-à-dire que les garçons qui souhaitent venir avec leurs femmes et leurs enfants et venir juste s’entraîner avec nous pas partager les repas pas partager les temps et pouvoir vivre un peu avec leur famille pendant ce stage benah ils pourront le faire ils ont l’opportunité de le faire oui parce que parce qu’on part en prépa parce qu’on a fait les championnats d’ Europe on est déjà partis plus de 3 mois cet hiver là on va partir encore plus de 3 mois cet été ceux qu’ont des enfants c’est juste pas possible donc voilà on essaie que les gars soient comme je vous dis on crée les conditions de la perf’ c’est à dire qu’on essaie de créer les conditions pour qu’ils soient tous bien dans leur corps mais aussi dans leurs esprits et c’est un travail qui se fait en en triparti j’imagine il y a un préparateur physique aussi ou peut-être même encore un préparateur mental Oui oui on a un préparateur physique on a une psy on a tout ce qu’il faut Ouais et ça la dimension mentale elle était imbriquée à votre époque ? Le psy oui c’était le médecin c’est le médecin ou le kiné quoi c’est en fait quand on se relâche quand on a des états d’âme c’est voilà on se, en train de se faire masser puis d’un seul coup on parle ça fait voilà c’est mais c’est ouais je pense que y a toujours il y a toujours ce besoin d’être un peu accompagnés mais moi je regrette qu’on n’ai pas eu de préparateur mental je pense que ça nous a manqué aux jeux ça nous a manqué euh ça nous a manqué sur les trucs mais si sur les jeux j’ai un gros regret là-dessus ouais ouais ce serait à refaire vous prendriez un préparateur mental Oui parce que nous on est arrivé l’équipe de France on n’était pas qualifié depuis 28 ans il y avait des gens qui avaient connu les qualif’, les qualif’ précédentes on s’était loupés enfin notamment on s’est loupés sur Los Angeles où on est qualifié sur un tournoi de 10 15 jours on est qualifiés jusqu’à 50 secondes de la fin et on se fait égaliser par la par la Grèce c’était un… mais on est le premier pays on est le premier sur la liste à être repêché et puis il y a eu pareil je crois pour le hand et puis il y a eu on repêche on repêche pas et moi je me souviens j’étais au bus paladium à l’époque et à 2h du matin je rentre je passais toujours à La Madeleine je m’arrêtais au kiosque je prenais l’équipe et là je vois water-polo handball c’est non donc j’ai fait demi-tour je suis retourné au bus et voilà c’était et là donc il y a eu 88 quand se qualifiait il y avait des joueurs pour qui avaient connu des campagnes d’avant pour qui l’objectif était atteint et en fait quand on va aux jeux quand on arrive à Séoul on a vraiment l’équipe pour faire 5/6ème on bat tout le monde jusque jusque les tro qu places qu premières places on battait tout le monde donc on fait on fait fait 10è ce qui est pas bon mais le jus était le jus était pas là alors qu’on avait l’équipe et donc là je pense qu’on a un préparateur mental ça nous aurait fait beaucoup de bien surtout que maintenant il y a des systèmes où il y a une prépa mentale individuelle pour chaque entraîneur et puis parfois il y a des prépa, des cours collectifs de prépa mentale avec l’équipe entière sur comment on communique comment on implique chacun dans un objectif commun ouais ça s’est bien développé ouais alors dans cette reconversion est-ce que votre passé de d’athlète en water-polo vous a aidé en terme de valeur de de petits tips que vous utilisez dans votre quotidien d’architectes moi je dirais que là où ça aide parce que d’abord bon moi j’ai la chance j’ai monté mon agence assez rapidement donc on a la culture de l’équipe culture de l’esprit d’équipe donc on est habitués à travailler en groupe donc ça c’est quelque chose qui est important en tout cas quand on quand on manage des une équipe quand on monte une agence après je me suis aperçu que c’était toujours le fait du haut niveau c’est en fait c’est jamais lâché c’est à-dire que sur des concours on est là on n’est pas forcément c’est pas forcément le meilleur projet mais et en fait là où quand les mecs commencent à lâcher on s’aperçoit que nous on a encore la niak pour mettre un coup de rein et donc c’est ce qui a à mon avis c’est ce que j’ai le plus apprécié en fait et c’est aussi ce qui m’a souvent le plus excité c’est de sentir qu’un moment on était le et puis et puis un moment on met le coup de rein en plus et puis là et on passe et en fait je trouve ça assez jouissif et ça je pense ça vient du sport de haut niveau et puis après ça ouais ça après il y a il y a le réseau un petit peu qui… oui j’ai l’impression vous gardez des contacts oui oui oui oui puis dans moi il se trouve que je suis architecte et que notre agence à Paris on faisait du scolaire beaucoup de scolaire, très peu de logement et puis on est à un moment on est parti sur le sportif on est partis sur les piscines aujourd’hui on fait partie partie de la dizaine d’agences un peu spécialisée en France sur les piscines publiques bon c’est donc vous avez construit des piscines des centres aquatiques oui bah l’INSEP ouais oui oui on construit partout il y a des liens que vous avez établis avec d’autres anciens athlètes sur des projets commerciaux des projets d’entreprise Non non TOPSEC mais c’est une relation avec Thierry c’est ça dépasse enfin voilà Thierry il a un côté qui me fascine donc j’adore il est toujours chaque fois il me dit tu me gênes quand tu en parles mais Thierry c’est quand même ouais il est pas là mais elle était quand même c’est je crois que c’est le seul mec qui avait pas je sais même pas s’il avait son bebs quoi il était on dit Thierry tu vas pas passer ta vie à maitre nageur "ohhh" il adorait faire la fête sortir etc et puis quand je vois à un moment donné quand je vois ce qu’il a réussi à monter en fait ça m’a un peu déstabilisé parce que moi j’ai été élevé toujours dans une éducation moi je suis un accident de parcours dans le water-polo moi j’arrive du 16e la petite cuillère en argent je faisais tout tout bien comme il fallait l’école privée Saint-Jean de Passy donc moi je suis arrivé à l’ASPTT Paris j’étais un peu ils m’ont tous regardé mais d’où il vient celui-là donc voilà et donc j’ai toujours été élevé avec bah si tu as pas de diplôme si tu fais pas ça si tu payes tu y arriveras pas et moi Thierry je trouve ça génial parce qu’il a monté il a bossé moi il me dit si j’avais imaginé bosser autant et puis il a gardé une un naturel absolument génial il est non chaque fois je dis c’est pour moi c’est la reconversion dans les gens que je connais que j’admire le plus et il aime pas quand je dis ça mais j’en profite parce que il a gardé cette simplicité ce naturel il a fait un super truc il est toujours très conscient des limites qu’il peut avoir parce qu’il a des lacunes sur des sujets donc mais il me dit moi je sais pas faire je préfère prendre un mec qui a fait HEC tac tac non non moi j’adore son parcours Vous avez grandi à peu près en même temps là sur votre parcours de reconversion ? Non parce que lui il a commencé un peu plus d’abord moi je suis un petit peu plus âgé que lui ou pas pas grand chose hein 4 ans 4 5 ans mais quand on a quand on a 25 ans tout de suite ça fait un écart et puis moi j’avais donc c’est l’étude d’archi qui dure 6 ans donc j’avais une culture enfin j’avais un peu un parcours euh le parcours de Thierry c’est presque un accident de parcours mais qui est génial quoi ouais qui est super il a fait une superbe boîte oui qui en développement encore ouais Et vous Florian alors c’était une vocation le métier de de coach ? Ah oui oui moi comme je vous ai dit moi j’ai commencé donc le water-polo assez tard après j’ai fait des études classiques STAPS et donc moi j’ai toujours même quand je jouais entre guillemets pro c’est à dire que je faisais que ça j’ai toujours entraîné même quand bon je viens d’un Club un club de banlieue parisienne où tout le monde file un coup de main à la formation parce que voilà il y avait pas d’argent pour aider ça m’a tout de suite plu et quand j’ai transféré sur des clubs un petit peu plus UP j’ai quand même toujours demandé à mes directeurs en tout cas à mes directeurs sportifs de garder un pied sur l’école de water-polo sur les gamins etc donc quand j’avais du temps libre plutôt que de rentrer et dormir j’allais entraîner les momes voilà ça m’a toujours plu donc ouais j’ai toujours entraîné moi j’entraîne depuis que j’ai 17 ans j’en ai 42 bientôt euh j’ai toujours entraîné donc que c’était une vocation ça m’a plu mes études en STAPS m’ont conforté là-dedans au début je savais pas si je voulais être prof d EPS puis après avec les différents stages je me suis rendu compte que prof d’EPS c’était pas forcément pour moi donc après j’ai décidé de me lancer dans l’entraînement quoi et essayer d’être entraîneur ce qui est un pari un peu risqué un peu fou Arnaud tout à l’heure tu disais que tu étais un accident parcours dans ta famille moi c’est pareil je viens une famille qui est absolument pas sportive qui comprend pas du tout le concept d’être payé pour jouer avec un ballon c’était vraiment pas dans notre culture familiale en tout cas voilà je me suis lancé là-dedans et puis euh pour l’instant ça va Alors dans quelques mois moins de 90 jours même il y aura les les Jeux de Paris, comment vous abordez cet événement et cette compétition internationale on l’aborde avec beaucoup d’enthousiasme beaucoup d’envie beaucoup d’impatience voilà je sais pas si je peux résumer mais… ouais ouais c’est une aventure d’une vie c’est un objectif j’imagine pour un joueur de water-polo oui c’est intéressant ce que tu dis parce que bon je sens l’athlète qui m’interroge c’est l’aventure d’une vie oui après c’est la capacité qu’on va avoir à finalement simplifier tout ça et se concentrer sur l’essentiel c’est-à-dire que ça reste une compétition sportive avec des nations qu’on connaît dans des formats de compétition qu’on connaît également donc il va y avoir un enjeu émotionnel autour de ça il y av forcément un supplément d’âme en plus parce que c’est à Paris parce que c’est à la maison parce que c’est en France mais il faut trouver la balance toujours pareil je parle souvent de balance mais faut trouver la balance entre qu’est-ce que ça va te donner mais qu’est-ce que ça peut t’enlever si jamais tu l’abordes pas de la bonne manière la bonne manière mais j’ai l’impression que ça met quand même en lumière un peu plus le water polo enfin moi j’en entends beaucoup plus parler depuis que depuis que ça va se passer à Paris ? Attends oui c’est pas les jeux qui mettent en lumière c’est les performances qu’ils ont fait lors des championnats du monde c’est ça surtout c’est parce que s’il y a pas de performance il y a pas de lumière bien sûr mais est-ce que c’est parce que justement il y a ces Jeux à Paris il y a plus de Budget donc plus d’accompagnement et donc il y a pas plus de budget ? ça s’écrit comment ? En tout cas sur les infrastructures il y a quand même il y a quand même des choses qui sont mis peut-être plus en place depuis que c’est à Paris ? Non il y a les résultats de l’équipe qui font qu’on intéresse un peu plus de gens qui fait que on est rentrés dans l’Agence nationale du sport on est rentrés dans ce cercle de haute performance donc effectivement on a plus de facilités il y a plus de portes qui s’ouvrent euh mais effectivement la mise en lumière Arnaud tu as raison c’est ce que ce qu’on a produit au dernier championnat du monde voilà qui fait que voilà les gens sont intéressés le sport collectif de toute façon on est quand même les Français aiment bien le sport collectif je pense la dernière épopée entre guillemets c’était la qualification à Rio, aux jeux de Rio et sur le tournoi préolympique en fait on avait un match par jour et on avait la chance d’être diffusé par l’équipe sur l’équipe 21 à l’époque et finalement on faisait des bons scores et on avait vu en fait l’équipe avait vu qu’en fait chaque jour en fait c’était un storytelling comme une série chaque jour les gens disent ah bah tiens il y a l’équipe de water-polo ils ont encore gagné ils ont encore gagné ils ont encore gagné et finalement ils avaient fait de l’audience sur cette plage horaire là évidemment c’est pas le foot mais donc voilà donc je pense qu’on oui on intéresse un peu plus ces gens en tout cas il y a un peu plus de médiatisation et de vues euh parce que il y a eu des résultats qui étaient assez probants et sympas ces dernières semaines ce qui est peut-être plus facile c’est de demander aux joueurs un investissement euh un peu hors norme parce que les jeux et c’est à la maison c’est il y a une motivation sûrement qui qui qui fait que voilà on accepte plus facilement de faire je pense de faire certains sacrifices parce qu’ils ont quand même des charges d’entraînement ouais puis on parle de joueurs pro mais on parle pas de quand on voit les enfin moi c’est ça a toujours été un sujet pour moi quand on voit ce que gagne un joueur pro c’est je me dis toujours mais ouais pro mais quand il arrête il y a rien derrière oui oui donc c’est pro c’est pour payer les cigarettes hein j’exagère mais ils fument Arnaud c’est fini ce temps là ! non mais c’est la performance qui fait le… Et en sachant ça est-ce que vous avez pensé à accompagner un athlète sur du sponsoring ou de l’image, de la visibilité ? alors nous ça a été un peu compliqué parce que nous les études, enfin pas les études, le métier d’architecte on est souvent c’est fait de cycles et nous on a pris c’est les cycles j’ai remarqué c’est des cycles de 7 8 ans et après le covid on a pris un mauvais cycle on a pris un retour de covid un peu un peu qui a été difficile pendant 2 ans et c’est tombé au moment où c’était plutôt en mode oui donc on n’a pas pu prendre en charge les athlètes alors j’ai deux associés qui sont plutôt qui aiment beaucoup le sport bon il y en a un qui est je sais pas si ça soigne qui est pour l’OM mais c’est toujours les discussions qu’on a entre nous en se marrant non non mais non malheureusement on l’a pas fait donc j’ai essayé de faire autre chose quand même impliqué dans le oui oui oui bien s impliqué quand même parce on a monté donc c’est aussi pour ça qu’on est là avec Thierry ALIMONDO on a monté tu parlais d’une augmentation de budget pour notre équipe c’est aussi dû on a monté un fond de dotation de soutien à l’équipe de France et moi mon projet l’ambition que j’ai partagé avec feu Marc CROUSILLAT aussi c’était de rallier un petit peu tous les anciens de notre discipline de toute époque autour de ce projet 2024 de savoir comment tous ces gars-là qui ont eu des carrières sportives formidables et qui ont eu des réussites professionnelles aussi hors norme parce que bon Arnaud aussi réussit super bien comment ils allaient pouvoir nous aider et peu importe la manière dont ils allaient nous aider est-ce que c’était en numéraire est-ce que c’était en temps est-ce que c’était en voilà on partage etc mais en tout cas on essaie de fédérer un peu toute notre communauté autour de ce projet là donc effectivement Arnaud tu nous aides quand même donc voilà toutes ces personnes là nous aident énormément et donc tu parlais des moyens supplémentaires c’est plutôt ce côté-là qu’on a cherché au début de notre aventure il y a 3 ans euh voilà Marc qui malheureusement n’est plus avec nous aujourd’hui nous a aidé avec les avocats et tout pour monter la structure juridique de notre fond de dotation voilà c’est pleins d’aides comme ça qui paraissent pas grand-chose mais qui sont fondamentales oui c’est sûr donc non tous ces gens-là peu importe la manière dont ils nous ont aidé dont ils rendent à notre discipline mais ils rendent à notre discipline ils nous aident et donc c’est aussi ça qui fait que on a eu des résultats il y a quelques semaines qui étaient bon et qu’on espère avoir une médaille en 2024 sans tout ça on aurait pas réussi faut le dire c’est ouais c’est c’est sûr il y a différents types de soutien et c’est c’est clair que le partage dans les fédérations il y a plein de pépites qui ont terminé leur carrière et qui peuvent nous apporter beaucoup en tant qu’athlète alors il y a eu le sport bien sûr le water-polo qui est fédérateur pour nous et il y a aussi Marc dont parlait Florian qui était Marc CROUSILLAT qui était avec qui on a fait les Jeux qui était un ami parce que moi quand je suis allé au Cercle je dormais chez sa maman donc on était très proche et il nous a quitté ça a été violent il y a 2 ans en 5 mois et on sait tous un peu aussi ça a été un fil conducteur pour pour poursuivre d’accord ou parce que c’était quand même aussi un peu lui qui était à l’origine et c’est son fils Ugo qui est le capitaine de l’équipe de France donc il y a une dimension affective en plus chez les anciens comme moi aussi bien vis à-vis de Marc qui nous a quitté que d’Ugo qu’on a connu haut comme les gamins qui sont tous contents parce qu’ils peuvent ramasser un ballon au fond de la piscine pour nous au lieu d’aller donc voilà donc il y a une en plus une démension affective pour nous là-dessus Alors quelles sont les prochaines étapes ? Alors les prochaines étapes c’est euh pour les clubs parce que c’est faut aussi quand même dire que cette aventure de water-polo tient aussi sur les clubs parce que aujourd’hui les clubs les joueurs sont professionnels mais c’est aussi parce que les clubs ont augmenté leur investissement les plus gros clubs français donc tu parlais de Marseille qui est le gros club français, Strasbourg, Noisy, Tourcoing, Aix-en-Provence voilà tous ces clubs là ont quand même augmenté aussi leurs investissements qui permettent aussi aux joueurs d’avoir des meilleurs encadrements des meilleures conditions de travail et de vie qui font que tout le niveau progresse et puis après on partira en préparation et là sont 100 % en équipe alors on a eu un contre-temps mais qui est normal c’est que Marseille a encore un match de Ligue des Champions à jouer donc le groupe des Marseillais nous rejoindra sur le deuxième stage à Canet en Roussillon mais on va commencer avec la première partie de l’équipe à Abeville le 13 mai d’accord donc même en année olympique ils restent sur une bonne partie de saison en club ? bien sûr mais c’est le sport collectif c’est comme dans tous les sports co’ mais c’est hyper important notre sport ne vit que enfin que mais en tout cas vit beaucoup grâce aux clubs puisque c’est les clubs qui payent les joueurs c’est les clubs qui investissent sur leur encadrement les joueurs font des progrès en club nous l’équipe nationale sur une année normale c’est 100 jours les 260 autres jour ils sont en club avec leurs entraîneurs leurs ambitions leurs motivations donc nous on est hyper dépendants des clubs donc les résultats des équipes nationales sont aussi les résultats du fruit du travail commun entre les clubs et les joueurs donc il y a rien de surprenant pour nous c’est il y a pas de problème et puis d’ailleurs souvent dans, vous suivez le sport co’ mais souvent il y a des oppositions entre les clubs l’équipe nationale il faut qu’il joue il joue pas assez il faut qu’il se repose il est blessé nous il faut dire aussi que les clubs ont accepté et notamment Marseille de faire ces phases finale de championnat très tôt dans le mois de mai là ils sont entre deux matchs de Ligue des Champions mais ils ont accepté de faire ces phases finales là pour permettre à l’équipe nationale de pouvoir se préparer un peu plus que les autres en vue des Jeux donc c’est vraiment un travail commun complet vers cet objectif on est tous tout le monde est aligné vers l’équipe nationale Merci Florian, merci Arnaud d’être venus dans ces plannings bien chargés et on vous souhaite beaucoup de réussite jusqu’à cet été j’espère merci beaucoup merci merci d’avoir suivi cette seconde émission de PERFORM’ by TOPSEC on se retrouve rapidement pour un autre épisode avec Nicolas Marischaël et Jérémie Jeausserand deux athlètes en activité de water-polo A bientôt

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