Livre audio gratuit et complet : Mémoires d’outre tombe · François-René de Chateaubriand : partie 7.

“Les vivants ne peuvent rien apprendre aux morts ; les morts, au contraire, instruisent les vivants.”

Chateaubriand souhaitait que ces mémoires ne soient publiés qu’après sa mort, d’où leur titre.

Sommaire

00:00:00 Livre XXXVII (suite)
Perdita — De la Bohème — Littérature slave et néo-latine — Je prends congé du roi — Un juif — La servante saxonne — Le duc de Bordeaux
00:50:20 Livre XXXVIII
Madame la Dauphine — Vallée de la Tèple — Journal de Carlsbad à Paris — Cynthie — Égra — Wallenstein — Weissenstadt — Berneck et souvenirs — Bayreuth — Voltaire — Hohlfeld — Église — La petite fille à la hotte — L’hôtelier et sa servante — Bamberg — Une bossue — Würtzbourg : ses chanoines — Un ivrogne — Auberge de Wiesenbach — Un Allemand et sa femme — Ma vieillesse — Heidelberg — Pèlerins — Ruines — Manheim — Le Rhin — Le Palatinat — Armée aristocratique ; Armée plébéienne — Couvent et Château — Monts Tonnerre — Kaiserslautern — Saarbrück — Conseil de Charles X en France — Idées sur Henri V
02:29:42 Livre XXXIX
Ce qu’avait fait Madame la duchesse de Berry — Journal de Paris à Venise — Jura — Alpes — Milan — Vérone — Appel des morts — La Brenta — Venise — L’abbé Betio et M. Gamba — Salles du Palais des Doges — Prison de Silvio Pellico — Les frari — Académie des Beaux-Arts — L’Assomption du Titien — Métopes du Parthénon — Dessins originaux de Léonard de Vinci, de Michel-Ange et de Raphaël — Église de Saints-Jean-et-Paul — L’arsenal — Henri IV — Frégate partant pour l’Amérique — Cimetière de Saint-Christophe — Saint-Michel de Murano — Murano — La femme et l’enfant — Gondoliers — Les Bretons et les Vénitiens — Déjeuner sur le quai des Esclavons — Mesdames à Trieste — Beaux génies inspirés par Venise — Anciennes et nouvelles courtisanes — Rousseau et Byron nés malheureux —
04:35:15 Livre XL
Arrivée de Madame de Bauffremont à Venise — Le Catajo — Le duc de Modène — Tombeau de Pétrarque à Arqua — Le Tasse — Arrivée de Madame la duchesse de Berry — Mademoiselle Lebeschu — Le comte Lucchesi Palli — Bugeaud le geôlier — Madame de Saint-Priest — Madame de Podenas — Mon refus d’aller à Prague — Je cède sur un mot — Padoue — Tombeaux — Manuscrit de Zanze — Nouvelle inattendue — Le gouverneur du royaume Lombardo-Vénitien — M. de Montbel — Je pars pour Prague
06:16:00 Livre XLI
Journal de Padoue à Prague, du 20 au 26 septembre 1833 — Conegliano — Traduction du Dernier Abencerage — Udine — La comtesse de Samoyloff — M. de la Ferronnays — Un prêtre — La Carinthie — La Drave — Un petit paysan — Forges — Déjeuner au hameau de Saint-Michel — Col du Tauern — Cimetière — Atala : Combien changée — Lever du soleil — Salzbourg — Bonheur des paysans — Woknabrück — Plancoët et ma grand’mère — Villes d’Allemagne et villes d’Italie — Linz — Le Danube — Waldmünchen — Combourg — Lucile — Prague — Madame de Gontaut — Jeunes Français — Madame la Dauphine — Course à Butschirad — Butschirad — Sommeil de Charles X — Henri V — Réception des jeunes gens — L’échelle et la paysanne — Dîner à Butschirad — Madame de Narbonne — Henri V — Partie de whist — Charles X — Mon incrédulité sur la déclaration de majorité — Scène des jeunes gens — À Prague — Je pars pour la France — Passage dans Butschirad la nuit — Rencontre à Schlau — Carlsbad vide — Hollfeld — Bamberg : le bibliothécaire et la jeune femme — Mes Saint-François diverses — Épreuves de religion — La France
07:21:00 Livre XLII
Politique générale du moment — Louis-Philippe — M. Thiers — M. de la Fayette — Armand Carrel — De quelques femmes : La Louisianaise — Madame Tastu — Madame Sand — M. de Talleyrand — Conclusion
09:32:45 Livre XLIII
Antécédents historiques depuis la Régence jusqu’en 1793 — Le Passé — Le vieil ordre européen expire — Inégalité des fortunes — Danger de l’expansion de la nature intelligente et de la nature matérielle — Chute des monarchies — Dépérissement de la société et progrès de l’individu — L’avenir — Difficulté de le comprendre — Saint-Simoniens — Phalanstériens — Fouriéristes — Owénistes — Socialistes — Communistes — Unionistes. Égalitaires — L’idée chrétienne est l’avenir du monde — Récapitulation de ma vie — Résumé des changements arrivés sur le globe pendant ma vie — Supplément à mes mémoires — Lettre de M. de la Ferronnays — Généalogie de ma famille

Crédits :

Lecture : Christiane-Jehanne (DP)
https://librivox.org/memoires-doutre-tombe-1-de-chateaubriand/
Musique: O Clemens Maria, Province dominicaine de Toulouse (CC BY)
Paroles : Fr. David Perrin o.p
Musique : Fr. Clément Binachon o.p

https://creativecommons.org/licenses/by/3.0/legalcode
Réalisation/Montage/Mixage : Le Leuch

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[Musique] chapitre 10 Prague 28 et 29 mai 1833 incidence description de praguechobra Perdita le mardi mai la leçon d’histoire à laquelle je devais assister à onze heures n’ayant pas lieu je me trouvai libre de parcourir ou plutôt de revoir la ville que j’avais déjà vue et revue

En allant et venant je ne sais pourquoi je m’étais figuré que Prague était niché dans un trou de montagne qui portait leur ombre noir sur un tapon de maison chaudronné Prague est une cité riante où pyramidees vingt-cinq à trente tours etoch élégant son architecture rappelle une ville de la

Renaissance la longue domination des empereurs sur les pays sisalpins a rempli l’Allemagne d’artistes de ces pays les villages autrichiens sont des villages de la Lombardie de la Toscane ou de la terreferme de Venise on se croirait chez un paysan italien si dans les fermes à grandes chambres nues un

Poê ne remplaçait le soleil la vue dont on jouit des fenêtres du château est agréable d’un côté on aperçoit les vergers d’un Frais Vallon à pente verte enclos des murs d’antelé de la ville qui descendent jusqu’à la moldao à peu près comme les murs de Rome descendent du Vatican au Tibre de

L’autre côté on découvre la ville traversée par la rivière laquelle rivière s’embellit d’une île plantée en amont et en une île en aval en quittant le faubourg du Nord la moldao se jette dans l’Elbe un bateau qui m’aurait pris au pont de Prague m’aurait pu débarquer

Au Pont Royal à Paris je ne suis pas l’ouvrage des siècles et des rois je n’ai ni le poids ni la durée de l’obélisque que le Nil envoie maintenant à la scène pour remorquer ma galère la ceinture de la vestale du Tibre suffirait le de la moldao bâti en bois

En par mnata fut à diverses époques refait en pierre tandis que je mesurais ce pont Charles X cheminait sur le trottoir il portait sous le bras un parapluie son fils l’accompagnait comme un cicérone de louage j’avais dit dans le conservateur qu’on se mettrait à la fenêtre pour voir

Passer la monarchie je la voyais passer sur le pont de Prague dans les constructions qui composentchin on voit des salles historiques des musées que tapissent les portraits restaurés et les armes fourbies des Ducs et des rois de Bohème non loin des masses informes se détach sur le ciel un

Joli bâtiment vêtu d’un des élégants portiques du cinqueento cette architecture à l’inconvénient d’être en désaccord avec le climat si l’on pouvait du moins pendant les de bohème mettre ses palais italiens en serre chaude avec les palmiers j’étais toujours préoccupé de l’idée du froid qu’il devait avoir la nuit Prague souvent assiégé pris et

Repris nous est militairement connu par la bataille de son nom et par la retraite où se trouvait vauenarg les boulevards de la ville sont démolis les fossées du château du côté de la haute plaine forment une étroite et profonde maintenant planté de peupliers à l’époque de la Guerre de Trente Ans ces

Fossés étaient remplis d’eau les protestants ayant pénétré dans le château le mai jetèrent par la fenêtre deux seigneurs catholiques avec le secrétaire d’État les trois plongeurs se sauvèrent le secrétaire en homme bien appris demanda mille pardons à l’un des deux seigneurs d’être tombé malhonnêtement sur lui dans ce mois de mai

On n’a plus la même politesse je ne sais trop ce que je dirais en pareil cas moi qui ai cependant été secrétaire d’État tichobbe mourut à Prague voudriez-vous pour toute sa science avoir comme lui un fonnet de cire ou d’argent tichot se consolait en Bohème ainsi que Charles X en contemplant le

Ciel l’astronome admirait l’ouvrage le roi adore l’ouvrier l’étoile apparue en éteinte en qui passa successivement du blanc éclatant au jaune rouge de mars et au blanc plombé de Saturne offrit aux observations de tichot le spectacle de l’incendie d’un monde qu’est-ce que la révolution dont le souffle a poussé le

Frère de Louis XV à la tombe du Newton danois auprès de la destruction d’un accompli en moins de deux années le général Moreau vint à Prague conceré avec l’empereur de Russie une restauration que lui Moreau ne devait pas voir si Prague était au bord de la mer rien ne serait plus charmant ainsi

Shakespeare frappe la bohème de sa baguette et en fait un pays maritime es-tu certain dit antigonus à un matelot dans le compte d’hiver que notre vaisseau a touché les déserts de Bohme antigonus descend à terre chargé d’exposer une petite fille à laquelle il adresse ses mots fleur prospère ici la

Tempête commence tu as bien l’air de devoir être rudement bercé Shakespeare ne semble-t-il pas avoir raconté d’avance l’histoire de la princesse Louise de cette jeune fleur de cette nouvelle Perdita transporté dans les désers la [Musique] boh chapitre 11 Prague 28 et 29 mai 1833 suite des incidences de la bohème

Littérature slave et néol confusion sang catastrophe c’est l’histoire de la bohème C duces et ses rois au milieu des guerres civiles et des guerres étrangères luttent avec leurs sujet ou se collettent avec les ducs et les rois de Silésie de Saxe de Pologne de Moravie de Hongrie d’Autriche et de

Bavière pendant le règne de vancheslas VI qui mettait à la broche son cuisinier quand il n’avait pas bien rôti un lièvre s’éleva Jean Hus lequel ayant étudié à Oxford en apporta la doctrine de wileff les protestants qui cherchaient partout des ancêtres sans en pouvoir trouver rapportent que du haut de son

Bûcher Jean chanta prophétisa la venue de lutherè Le monde Rempli d’aigreur dit bossué enfanta Luther et Calvin qui cantonnent la chrétienté des luttes chrétiennes et païennes des hérésies précoces de la bohème des importations d’intérêts étrangers et de mœurs étrangères résulta une confusion favorable au mensonge la bohème passa pour le pays des

Sorciers d’ancienes poésies découvertes en par M Hanka bibliothécaire du musée de Prague dans les archives de l’église de coniginhof sont célèbres un jeune homme que je me plais à citer fils d’un savant illustre mon hampère a fait connaître l’esprit de ses champs c’est laakovski a répandu des chansons populaires dans l’idiome

Slave les Polonais trouvent le dialecte bohème eff féminé c’est la querelle du dorien et de lyonique le bas breton de Van traite de barbare le bas breton de trguier le slave ainsi que le magiar se prête à toutes les traduction ma pauvre Atala a été accoutrée d’une robe de

Poing de Hongrie elle porte aussi un doliment Arménien et un voile arabe une autre littérature affleuri en Bohème la littérature moderne latine le prince de cette littérature buslas assenstein baron de l’opcodwitz né en62 s’embarqua en0 à Venise la Grèce l’Assyrie l’Arabie et l’Égypte l’obcodvtz m’a devancé de ans à

Ces lieux célèbres et comme lordord de Byron il a chanté son pèinage avec quelle différence d’esprit de cœur de pensées de mœurs nous avons à plus de trois siècles d’intervales médité sur les mêmes ruines et sous le même soleil l’itz Bohme ron anglais et moi enfant de France à l’époque du voyage de

Lobcotwitz d’admirable monument depuis renversé était debout ce devait être un spectacle étonnant que celui de la barbarie dans toute son énergie tenant sous ses pieds la civilisation terrassée les janissaires de Mahomed II IVR d’opium de victoires et de femmes le cimetère à la main le front festonné du turb

Échelonné pour l’assaut sur les décombres de l’Égypte et de la Grèce et moi j’ai vu la même barbarie parmi les mêmes ruines se débattre sous les pieds de la civilisation en arpentant la ville et les faubourgs de Prague les choses que je viens de dire venaient s’appliquer

Sur ma mémoire comme les tableaux d’une optique sur une toile mais dans quelque coin que je me trouvasse j’apercevais et le roi de France appuyé sur les fenêtres de ce château comme un fantôme dominant toutes ses [Musique] ombres chapitre 12 Prague 29 mai 1833 je prends congé du RO adieu lettre

Des enfants à leur mère un juif la servante saxonne ma revue de Prague est en fê j’allais le mai dîner au château à heures Charles était fort gai au sortir de table en s’asseyant sur le canapé du salon il me dit château brillant savez-vous que le National arrivé ce

Matin déclare que j’avais droit de faire mes ordonnances sire ai-je répondu Votre Majesté jette des pierres dans mon jardin le roi indécis hésitait puis prenant son parti j’ai quelque chose sur le cœur vous m’avez diablement maltraité dans la première partie de votre discours à la Chambre des

Pères et tout de suite le roi ne me laissant pas le temps de répondre s’est écrié oh la FA la le tombeau vide à Saint-Denis c’est admirable c’est très bien très bien n’en parlons plus je n’ai pas voulu garder cela c’est fini c’est fini et il s’excusait d’avoir osé

Hasarder ce peu de mots j’ai baiser avec un pieux respect la main royale que je vous dise a repris Charles X j’ai peut-être eu tort de ne pas me défendre à Rambouillet j’avais encore de grandes ressources mais je n’ai pas voulu que le sang coulât pour moi je me suis

Retiré je n’ai point combattu cette noble excuse j’ai répondu sire Bonaparte s’est retiré deux fois comme Votre Majesté afin de ne pas prolonger les maots de la France je mettais ainsi la faiblesse de mon vieux roi à l’abri de la gloire de Napoléon les enfants arrivés nous nous

Sommes approchés d’eux le roi parla de l’ mis comment petit chiffon s’écria-t-il vous avez déjà quorze ans oh quand j’en aurais quinze dit mademoiselle eh bien qu’en ferez-vous dit le roi mademoiselle reste court charlodis raconta quelque chose je ne m’en souviens pas dit le duc de Bordeaux je le crois bien répondit le

Roi cela se passait le jour même de votre naissance oh répliqua Henri il y a donc bien longtemps mademoiselle penchant un peu la tête sur son épaule levant son visage vers son frère tandis que ses regards tombaient obliquement sur moi dit avec une petite mine ironique il y a donc bien longtemps que

Vous êtes né les enfants se retirèrent je saluaai l’orphelin je devais partir dans la nuit je lui dis adieu en français en anglais et en allemand combien Henri apprend til de Lang pour raconter ses errantes misères pour demander du pain et un asile à l’étranger quand la partie de whist

Commença je pris les ordres de Sa Majesté vous allez voir Mme la Dauphine à carsb dit Charles X bon voyage mon cher château brillant nous entendrons parler de vous dans les journaux j’allais de porte en porte offrir mes derniers hommages aux habitants du château je revis la jeune

Princesse chez Mame de gonau elle me remit pour sa mère une lettre au bas de laquelle se trouvaient quelques ligne de Henri je devais partir le trente à cinq heures du matin le comte de chotteek avait eu la bonté de faire commander les chevaux sur la route un tripotage me

Retint jusqu’à midi j’étais porteur d’une lettre de crédit de de mille francs paybles à Prague je m’étais présenté chez un gros et petit matou juif poussa des cris d’admiration en me voyant il appela sa femme à son secours elle a couru ou plutôt elle roula jusqu’à mes pieds elle s’assit toute

Courte toute grasse toute noire en face de moi avec deux bras comme des ailerons me regardant de ses yeux ronds quand le Messie serait entré par la fenêtre cette Rachelle n’aurait pas paru plus réjouie je me croyais menacé d’un alléluia l’agent de change m’offrit sa fortune des lettres de crédit pour toute

L’étendue de la dispersion israélite il ajouta qu’il m’enverrait mes deux mille francs à mon hôtel la somme n’était point comptée le 2 au soir le 30 au matin lorsque les chevaux étaient déjà attelés arrive un commis avec un paquet d’assignat papiers de différentes origines qui perdent plus

Ou moins sur la place et qui n’a pas cour hors des états Autrichiens mon compte était détaillé sur une note qui pour solde bon argent je resta ébahi que voulez-vous que je fasse de cela dis-je au commis comment avec ce papier payer la poste et la dépense des auberges le

Commis courut chercher des explications un autre commis vint et me fit des calculs sans fin je renvoyaai le second commis un troisième me rapporta des écus de Braban je partis désormais en garde contre la tendresse que je pourrais inspir au f de Jérusalem ma calèche était entourée sous

La porte des gens de l’autel parmi lesquelles se pressait une jolie servante saxonne qui courait à un piano toutes les fois qu’elle attrapait un moment entre deux coups de sonnett prierz léonarde du Limousin ou Fanchon de la Picardie de vous jouer ou de vous chanter sur le piano tanti palpiti ou la

Prière de Moïse [Musique] chapitre 13 Prague et route 29 et 30 mai 1833 ce que je laisse à Prague j’étais entré à Prague avec de grandes appréhensions je m’étais dit pour nous perdre il suffit souvent à Dieu de nous remettre entre les mains nos destinées Dieu fait des miracles en

Faveur des hommes mais il leur en abandonne la conduite sans quoi ce serait lui qui gouvernerait en personne or les hommes font avorter les fruits de ces miracles le crime n’est pas toujours puni dans ce monde les fautes le sont toujours le crime est de la nature

Infinie général de l’homme le ciel seul en connaît le fond et s’en réserve quelquefois le châtiment les fautes d’une nature bornée et accidentelle sont de la compétence de la justice étroite de la terre c’est pourquoi il serait possible que les dernières fautes de la monarchie fussent rigoureusement punies par les

Hommes je m’étais dit encore on a vu des familles royales tomber dans d’irréparables erreurs en s’inat d’ unee fausse idée de leur nature tantôt elles se regardent comme des familles divines et exceptionnelles tantôt comme des familles mortelles et privé selon l’occurrence elles se ment au-dessus de

La loi commune ou dans les limites de cette loi violent-elles les constitutions politiques elles s’écrit qu’elles en ont le droit qu’elles sont la source de la loi qu’elles ne peuvent être jugées par les règles ordinaires veulent-elles faire une faute donner par exemple une éducation dangereuse à l’héritier du trône elles

Répondent aux réclamation un particulier peut agir envers ses enfants comme il lui plaît et nous ne le pourrions pas et non vous ne le pouvez pas vous n’êtes ni une famille divine ni une famille privée vous êtes une famille publique vous appartenez à la société les erreurs de la royauté

N’attaquent pas la royauté seul elles sont dommageables à la nation entière un roi bronche et s’en va mais la nation s’en vat-elle ne ressent-elle aucun mal ceux qui sont demeurés attachés à la royauté absente victime de leur honneur ne sont-ils ni interrompus dans leur carrière ni poursuivis dans leurs

Proches ni entravés dans leur liberté ni menacer dans leur vie encore une fois la royauté n’est point une propriété privée c’est un bien commun indivise et des tiers sont engagés dans la fortune du trône je craignais que dans les troubles inséparables du malheur la royauté n’eût point aperçu ces vérités et n’eut rien

Fait pour y revenir en temps utile d’un autre côté tout en reconnaissant les avantages immenses de la loi salique je ne me dissimulais pas que duré de race à quelqu gr inconvénients pour les peuples et pour les rois pour les peuples parce qu’elles mêlent trop leur destinée avec celle des

Rois pour les rois parce que le pouvoir permanent les enivre ils perdent les notions de la terre tout ce qui n’est pas à leurs hôtels prière prosternée humble vœux abaissement profond est impiété le malheur ne leur apprend rien l’adversité n’est qu’une pl grossière qui leur manqueent de respect et les

Catastrophes ne sont pour eux que des insolences je m’étais heureusement trompé je n’ai point trouvé Charles X dans ces hautes erreurs qui naissent aux faites de la société je l’ai trouvé seulement dans les illusions communes d’un accident inattendu et qui sont plus explicablebl tout sert à consoler

L’amourpropre du frère de Louis XII il VO le monde politique se détruire et il attribue avec quelque raison cette destruction à son époque non à sa personne Louis XVI n’a-t-il pas péri la République n’est-elle pas tombée Bonaparte n’a-t-il pas été contraint d’abandonner deux fois le théâtre de sa

Gloire et n’est-il pas allé mourir captif sur un écueil les trônes de l’Europe ne sont-ils pas menacés que pouvait-il donc lui Charles X plus que ses pouvoirs renversés il a voulu se défendre contre des ennemis il était averti du danger par sa police et par des symptômes

Publics il a pris l’initiative il a attaqué pour n’être pas attaqué les héros des trois émeutes n’ont-ils pas avoué qu’ils conspiraient qu’ils avaient joué la comédie pendant 15 ans et bien Charles a pensé qu’il était de son devoir de faire un effort il a essayé de sauver la légitimité

Française et avec elle la légitimité européenne il a livré la bataille et il l’a perdue il s’est immolé au salut des monarchies voilà tout Napoléon a eu son Waterloo Charles 10 ses journées de Juillet ainsi les choses se présentent au monarques infortuné ils reste immuable à côté des événements qui

Calent et assujétissent son esprit à force d’immobilité il a atteint une certaine grandeur homme d’imagination il vous écoute il ne se fâche point contre vos idées il a l’air d’y entrer et n’y entre point du tout il est des axiomes généraux qu’on met devant soi comme des gabions placés derrière ces abris on

Tiraille de là sur les intelligences qui marchent la méprise de beaucoup est de se persuader d’après des événements répétés dans hoire que le genre humain est toujours dans sa place primitive il confondent les passions et les idées les premières sont les mêmes dans tous les siècles les secondes changent avec la

Succession des âges si les effets matériels de quelques actions sont pareils à diverses époques les causes qui les ont produits sont différentes Charles 10 se regarde comme un principe et en effet il y a des hommes qui à force d’avoir vécu dans des idées fixes de générations en

Générations semblables ne sont plus que des monuments certains individus par le lapse de temps et par leur prépondérance deviennent des choses transformées en personne ces individus périssent quand ces choses viennent à périr Brutus et Caton étent la République romaine incarnée il ne lui pouvait survivre pas

Plus que le cœur ne peut battre quand le sang se retire je traçaiis autrefois ce portrait de Charles X vous l’avez vu depuis dix ans ce sujet fidèle ce frère respectueux ce père tendre si affligé dans un de ses fils si consolé par l’autre vous le connaissez ce Bourbon qui vint le

Premier après nos malheurs digne héros de la vieille France se jeter entre vous et l’Europe une branche de lis vos yeux s’arrêtent avec amour et complaisance sur ce prince qui dans la maturité de l’âge a conservé le charme et la noble élégance de la jeunesse et qui maintenant orné du diadème n’est

Encore qu’un Français de plus au milieu de vous vous répétez avec émotion tant de mots heureux échappés à ce nouveau monarque qui puise dans la loyauté de son cœur la grâce de bien dire quel est celui d’entre nous qui ne lui confierait sa vie sa fortune son honneur cet homme que nous voudrions

Tous avoir pour ami nous l’avons aujourd’hui pour roi ah tâchant de lui faire oublier les sacrifices de sa vie que la couronne pèse légèrement sur la tête blanchie de ce chevalier chrétien pieux comme SaintLouis affable compatissant et justicier comme Louis XI cour-toi comme François I franc comme

Henri I qu’il soit heureux de tout le bonheur qui lui a manqué pendant si longues années que le trône où tant de monarques ont rencontré des tempêtes soit pour lui un lieu de repos ailleurs j’ai célébré encore le même prince le modèle a seulement vieilli mais on le reconnaît dans les

Jeunes touches du portrait làâ je nous en nous enlevant une certaine vérité de poésie qui fait le teint et la fleur de notre visage et cependant on aime malgré soi le visage qui s’est fané en même temps que nos propres traits j’ai chanté des hymnes à la race

De Henri IV je les recommenceraiis de grand cœur tout en combattant de nouveau les méprises de la légitimité et en m’attirant de nouveau ses disgrâces si elle était destinée à renître la raison en est que la royauté légitime constitutionnelle m’a toujours paru le chemin le plus doux et le plus sûr vers l’entière

Liberté j’ai cru et je croirais encore faire l’acte d’un bon citoyen en exagérant même les avantages de cette royauté afin de lui donner si cela dépendait de moi la durée nécessaire à l’accomplissement de la transformation graduelle de la société et des murs je rends service à la mémoire de Charles

X en opposant la pure et simple vérité à ce qu’on dira de lui dans l’avenir l’inimitié des partis le représentera comme un homme infidèle à ses serments et violateur des libertés publique il n’est rien de tout cela il a été de bonne foi en attaquant la charte il ne

S’est pas cru et ne devait pas se croire parjure il avait la ferme intention de rétablir cette charte après l’avoir sauvé à sa manière et comme il la comprenait Charles est tel que je l’ai peins doux quoique sujet à la colère bon et tendre avec ses familiers aimable

Léger sans fiel ayant tout du chevalier la dévotion la noblesse l’élégante courtoisie mais entremêlé de faiblesses ce qui n’exclut pas le courage passif et la gloire de bien mourir incapable de suivre jusqu’au bout une bonne ou une mauvaise résolution pétrie avec les préjugés de son siècle

Et de son rang à une époque ordinaire roi convenable à une époque extraordinaire homme de perdition non de [Musique] malheur [Musique] chapitre 14 le duc de Bordeaux pour ce qui est du duc de Bordeaux on voudrait en faire à Chine un roi toujours à cheval toujours donnant de grands coups

D’épée il faut sans doute qu’il soit brave mais c’est une erreur de se figurer qu’en ce temps-ci le droit de conquête serait reconnu qu’il it d’être Henri IV pour remonter sur le trône sans courage on ne peut régner avec le courage seul on ne règne plus Bonaparte a tué l’autorité de la

Victoire un rôle extraordinaire pourrait être conçu par Henri je suppose qu’il sent à vingt ans sa position et qu’il se disent je ne puis pas demeurer immobile j’ai des devoirs de mon sang à remplir envers le passé mais suis-je donc forcé de troubler la France à cause de moi

Seul dois-je peser sur les siècles futurs de tout le poids des siècles finis tranchons la question inspirons des regrets à ceux qui ont injustement proscrit mon enfance montronsleur ce que je pouvais être il ne dépend que de moi de me dévouer à mon pays en consacrant de nouveau quel que soit l’issue du

Combat le principe des monarchies héréditaires alors le fils de SaintLouis aborderait la France dans une double idée de gloire et de sacrifice il y descendrait avec la ferme résolution d’y rester une couronne sur le front ou une balle dans le cœur au dernier cas son héritage irait à

Philippe la vie triomphante ou la mort sublime de Henri rétablirait la légitimité dépouillé seulement de ce que comprend plus le siècle et de ce qui ne convient plus au temps au reste en supposant le sacrifice de mon jeune prince il ne le ferait pas pour moi après Henri mort sans enfants je ne

Reconnaîtrai jamais de Monarc en France je me suis laissé aller à des rêves ce que je suppose relativement au parties qu’aurait apprendre Henri n’est pas possible en raisonnant de la sorte je me suis placé en pensé dans un ordre de choses au-dessus de nous ordre qui naturel à une époque d’élévation et de

Magnanimité ne paraîtrait aujourd’hui qu’une exaltation de roman c’est comme si j’opinais à l’heure qu’il est d’en revenir aux croisades or nous sommes terre à terre dans la triste réalité d’une nature humaine amoindrie tel est la disposition des âmes que Henri rencontrerait dans l’apathie de la France auedans et dans les royautés au-

Dehors des obstacles invincibles il faudra donc qu’il se soumetteent qu’il consente à attendre les événements à moins qu’il ne se décida à un rôle qu’on ne manquerait pas de stigmatiser du nom d’aventurier il faudra qu’il rentre dans la série desffits médiocres et qu’il voit sans toutefois s’en laisser accabler les difficultés

Qu’ilenvironnent les Bourbons tenu après l’Empire parce qu’il succédait à l’arbitraire se figureton Henri transporté de Prague au Louvre après l’usage de la plus entière liberté la nation française n’aime pas au fond cette liberté mais elle adore l’égalité elle n’admet l’absolu que pour elle et par elle et sa vanité lui commande de

N’obéir qu’à ce qu’elle s’impose la Charte a essayé vainement de faire vivre sous la même loi deux nations devenues étrangères l’une à l’autre la France ancienne et la France moderne comment quand des préjugés se sont accrus feriez-vous se comprendre l’une et l’autre France vous ne ramèneriez point les

Esprits en remettant sous les yeux des vérités incontestables à entendre la passion l’ignorance les Bourbons sont les auteurs de tous nos mots la réinstallation de la brancheînée serait le rétablissement de la domination du château les Bourbons sont les fauteurs et les complices de ces traités oppresseurs dont à bon droit je n’ai

Jamais cessé de me plaindre et pourtant rien de plus absurde que toutes ces accusations où les dates sont également oubliées et les faits grossièrement altérés la restauration n’exerça quelque influence dans les actes diplomatiques qu’à l’époque de la premère invasion il est reconnu qu’on ne voulait point cette restauration puisqu’on traitait avec

Bonaparte à Châtillon que l’eû-il voulu il demeurait empereur des Français sur l’entêement de son génie et faute de mieux ont pris les Bourbons qui se trouvaient là monie lieutenant général du royaume eut alors une certaine part aux transaction du jour on a vu dans la vie d’Alexandre ce que le traité de

Paris de nous avait laissé en il ne fut plus question des Bourbons il n’entrèrent en rien dans les contrats spoliateurs de la seconde invasion ces contrats furent le résultat de la rupture du banc de l’île d’Elbe à Vienne les Alliés déclarèrent qu’ils ne se réunissaient que contre un seul homme

Qu’ils ne prétendait imposer ni aucune sorte de maître ni aucune espèce de gouvernement à la France Alexandre même avait demandé au Congrès un roi autre que Louis XVIII si celui-ci en venant s’asseoir aux Tuileries ne se futt hâté de voler son trône il n’aurait jamais régné les traités de furent abominables

Précisément parce qu’on refusa d’entendre la voix paternelle de la légitimité et c’est pour les faire brûler ces traités que j’avais voulu reconstruire notre puissance en Espagne le seul moment où l’on retrouve l’esprit de la restauration est au Congrès d’ex la chapelle les Alliés étaient convenus de nous ravir nos provinces du Nord et

De l’Est m de Richelieu intervint le dzar touché de notre malheur entraîné par son équitable penchant remit à M le duc de Richelieu la carte de France sur laquelle était tracée la ligne fatale j’ai vu de mes propres yeux cette carte du entre les mains de Madame de montcalme sœur du noble

Négociateur la France occupée comme elle l’était nos places fortes ayant garnisons étrangères pouvions-nous résister une fois privée de nos départements militaires combien de temps aurions-nous gémis sous la conquête eussions nous eu un souverain d’une famille nouvelle un prince d’occasion on ne l’urait point respecté parmi les alliés les uns cédèrent à

L’illusion d’une grande race les autres crurent que sous une puissance usée le royaume perdrait son énergie et cesserait d’être un objet d’inquiétude cobette lui-même en convient dans sa lettre c’est donc une monstrueuse ingratitude de ne pas voir que si nous sommes encore la vieille Gaulle nous le

Devons au sang que nous avons le plus maudit ce sang depuis huit siècles circulait dans les veines mêmes de la France ce sang qu’il avait faite ce qu’elle est l’a sauvé encore pourquoi s’obstiner à nier éternellement les faits on a abusé contre nous de la victoire comme nous en avions abusé

Contre l’Europe nos soldats étaient allés en Russie ils ont ramené sur leurs pas les soldats qui fuyait devant eux après action réaction c’est la loi cela ne fait rien la gloire de Bonaparte gloire isolée et qui reste entière cela ne fait rien notre gloire nationale toute couverte de la poussière de

L’Europe dont nos drapeaux ont balayé les tours il était inutile dans un dépit d’ailleurs trop juste d’aller chercher à nos mots une autre cause que la cause véritable loin d’être cette cause les Bourbons de moins dans nos revers nous étions partagés appréciez maintenant les calomnies dont la restauration a été l’objet qu’on

Interroge les archives des relations extérieures on sera convaincu de l’indépendance du langage tenu aux puissances sous le règne de Louis XVIII et de Charles XI nos souverains avaient le sentiment de la dignité nationale ils furent surtout rois à l’étranger lequel ne voulut jamais avec franchise leur établissement et ne vit qu’à regret la

Résurrection de la monarchie aînée le langage diplomatique de la France à l’époque dont je traite est il faut le dire particulier à l’aristocratie la démocratie pleine de larges et fécondes vertus et pourtant arrogante quand elle domine d’une munificence incomparable lorsqu’il faut d’immensees dévouement elle échoue au détail elle est rarement élevée sur tout

Dans les longs malheurs une partie de la haine des cours d’Angleterre et d’Autriche contre la légitimité vient de la fermeté du cabinet des Bourbons loin de précipiter cette légitimité mieux avisé on en eût étayé les ruines à l’abri dans l’intérieur on eût élevé le nouvel édifice comme on

Bâtit un vaisseau qui doit braver l’océan sous un bassin couvert taillé dans le roc ainsi la liberté anglaise s’est formée au sein de la loi normande il ne fallait pas répudier le fantôme monarchique ce centenaire du Moyen-Âge comme Dandolo avoie les yeux en la tête beau et si nvwaoutte vieillard qui pouvait guider

Les jeunes croisés et qui paré de ses cheveux blancs imprimaient encore vigoureusement sur la neige c’est pas ineffaçable que dans nos craintes prolongées des préjugés et des hontes vaniteuses nous aveuglent on le conçoit mais la distante postérité reconnaîtra que la restauration a été historiquement parlant une des plus heureuse phases de notre cycle

Révolutionnaire les parties dont la chaleur n’est pas éteinte peuvent à présent s’écrier nous fûes libres sous l’Empire esclav sous la monarchie de la Charte les générations futures ne s’arrêtant pas à cette contrevérité risible si elle n’était un sophisme dirons que les Bourbons rappelés prévinrent le démembrement de la France qu’ils

Fondèrent parmi nous le gouvernement représentatif qu’ils firent prospérer les finances acquittèrent des dettes qu’ils n’avaient pas contractées et payèrent religieusement jusqu’à la pension de la seur de Robespierre enfin pour remplacer nos colonies perdues ils nous laissèrent en Afrique une des plus riches provinces de l’empire romain trois choses demeurent acquises à

La légitimité restaurée elle est entrée dans Cadix elle a donné à Navarin l’indépendance à la Grèce elle a affranchi la chrétienté en s’emparant d’Alger entreprises dans lesquelles avaient échoué Bonaparte la Russie charlequin et l’Europe montrezmoi un pouvoir de quelques jours et un pouvoir si disputé lequel est accompli de telles

Choses je crois la main sur la conscience n’avoir rien exagéré et n’avoir exposé que des faits dans ce que je viens de dire sur la légitimité il est certain que les Bourbons ne voudraient ni ne pourraient rétablir une monarchie de château et se cantonner dans une tribu de nobles et de

Prêtres il est certain qu’ils n’ont point été ramenés par les Alliés ils ont été l’accident non la cause de nos désastres cause qui vient évidemment de Napoléon mais il est certain aussi que le retour de la troisième race a malheureusement coïncidé avec le succès des armes étrangères les coszaks se sont

Montrés dans Paris au moment où l’on y revoyait Louis XVII alors pour la France humiliée pour les intérêts particuliers pour toutes les passions émues la restauration et l’invasion sont deux choses identiques les Bourbons sont devenus la victime d’une confusion des faits d’une calomnie changée comme tant d’autres en une vérité

Mensonge hélas il est difficile d’échapper à ces calamités que la nature et le temps produisent on a beau les combattre le bon droit nentra pas toujours la victoire les psil nation de l’ancienne Afrique avaiit pris les armes contre le vent du midi un tourbillon s’éleva et engloutit ces braves les

Naasamoniens dit Hérodote s’emparèrent de leur pays abandonné en parlant de la dernière calamité des Bourbons leur commencement me revient en mémoire je ne sais quelle augure de leur tombe se fit entendre à leur berceau HV ne se vit pas plutôt maître de Paris qu’il fut saisi d’un pressentiment funeste les entreprises d’assassinat qui

Se renouvelait sans alarmer son courage influait sur sa gaaieté naturelle à la procession du Saint-Esprit le 5 janvier il parut habillé de noir portant à la lèvre supérieur un emplâtre sur la blessure que Jean Châtel lui avait faite à la bouche frapper au cœur il avait le

Visage morne Mme de Balagny lui en ayant demandé la cause comment lui répondit-il pourrais-je être content de voir un peuple si ingrat qu’encore que j’ai fait et fasse tous les jours ce que je puis pour lui et pour le salut duquel je voudrais sacrifier mille vies si Dieu

M’en avait donné autant me dressez tous les jours de nouveaux attentats car depuis que je suis ici jeois parler d’autre chose cependant ce peuple criait vive le Roi sire dit un seigneur de la cour voyez comme tout votre peuple se réjouit de vous voir Henri se coint la tête

C’est un peuple si mon plus grand ennemi était là où je suis et qu’il le vit passer il lui en ferait autant qu’à moi et crirait encore plus haut un ligueur apercevant le roi au fond de son carrosse dit le voilà déjà au cul de la charrette ne vous

Semblet-il pas que ce ligueur parlait de Louis XVI allant du temple à l’échafaud le vendredi mai10 le roi revenant des Feuillants avec bassonperre et le duc de Guise leur dit vous ne me connaissez pas maintenant vous autres et quand vous m’aurez perdu vous connaîtrez alors ce que je valais

Et la différence qu’il y a de moi aux autres hommes mon Dieu sire répartit basson pierre ne cesserez-vous jamais de nous troubler en nous disant que vous mourrez bientôt et alors le maréchal retrace Henri sa gloire sa prospérité sa bonne santé qui prolongeait sa jeunesse mon

Ami lui répondit le roi il faut quitter tout cela ravaayak était à la porte du Louvre bonpierre se retira ne vit plus le roi que dans son cabinet il était étendu dit-il sur son lit et M dev Vic assis sur le même lit que lui avait mis

Sa croix de l’ordre sur sa bouche et lui faisait souvenir de Dieu monie le Grand en arrivant se mit à genoux à la ruelle et lui tenait une main qu’il baisait et je m’étais jeté à ses pieds que je tenais embrasser en pleurant amèrement tel est le récit de bassonperre

Poursuivi par ces tristes souvenirs il me semblait que j’avais vu dans les longues salles de archin les dernier Bourbons passés tristes et mélancoliques comme le premier Bourbon dans la galerie du Louvre j’étais venu baiser les pieds de la royauté après sa mort qu’elle meurt à jamais ou qu’elle ressuscite elle aura mes derniers

Serment le lendemain de sa disparition finale la République commencera pour moi au cas que les parces qui doivent éditer mes mémoires ne les publient pas incessamment on saura quand ils paraîtront quand on aura tout lu tout pesé jusqu’à quel point je me suis trompé dans mes regrets et dans mes

Conjectures respectant le malheur respectant ce que j’ai servi et ce que je continuerai de servir au prix du repos de mes derniers jours je trace mes paroles vrais ou trompés sur mes heures tombantes feuilles séchées et légères que le souffle de l’éternité aura bientôt dispersé si les hautes races

Approchaient de leurs termes abstraction faites des possibilités de l’avenir et des espérances vivaces qui repoussent sans cesse au fond du cœur de l’homme ne seraitil pas mieux que par une fin digne de leur grandeur elles se retirassent dans la nuit du passé avec les siècles prolonger ses jours au-delà

D’une éclatante illustration ne vaut rien le monde se lasse de vous et de votre bruit il vous en veut d’être toujours là Alexandre César Napoléon ont disparu selon les règles de la renommée pour mourir beau il faut mourir jeune ne faites pas dire aux enfants du printemps comment c’est là ce génie

Cette personne cette race à qui le monde battait des mains dont on aurait payé un cheveux un sourire un regard du sacrifice de la vie qu’il est triste de voir le vieux Louis XIV ne trouver auprès de lui pour parler de son siècle que le vieux duc de

Villeroi ce fut une dernière victoire du grand Condé d’avoir au bord de sa fosse rencontrer Bossuet l’orateur anima les euettes de Chantilly avec l’enfant du vieillard il repétrit l’adolescence du jeune homme il rebrunit les cheveux sur le front du vainqueur de rocroix en disant lui Bossuet un immortel adieu à ses cheveux

Blancs vous qui aimez la gloire soignez votre tombeau couchez-vous- y bien tâchez d’y faire bonne figure car vous y resterez [Musique] livre 38e chapitre madame la dauphine le chemin de Prague à carsbad s’allonge dans les ennuyeuses plaines qu’ensanglanta la guerre de Trente Ans en traversant la nuit ces champs de

Bataille je m’humilie devant ce dieu des armée qui porte le ciel à son bras comme un bouclier on aperçoit d’assez loin les monticules boisées au pied desquels se trouvent les eaux les beaux esprits des médecins de carbad compare la route au serpent d’Esculape qui descendant la colline vient boire à la coupe

D’igie du haut de la tour de la ville statourm tour en mitré d’un clocher des gardiens sonnent de la trompe aussitôt qu’ils aperçoivent un voyageur je fus salué du son joyeux comme un moribon et chacun de se dire avec transport dans la vallée voici un arthritique voici un hypocondrique voici un mi

Hélas j’étais mieux que tout cela j’étais un incurable à Sep heures du matin le j’étais installé à l’écu d’or auberge tenue au bénéfice du comte de bolzona très noble homme ruiné logeais dans cet hôtel le comte et madame la comtesse de Cossé il m’avait devancé et mon compatriote le général de trogof n’a

Guère gouverneur du château de SaintCloud si devant N dans le rayon de la lune de landernoau et tout trapu qu’il est capitaine de grenadiers Autrichiens à Prague pendant la Révolution il venait de visiter son seigneur Banny successeur de saintclaudealde moine en son temps à saintclou Trogoff après son pèlerinage

S’en retournait en Basse-Bretagne il emportait un rossignol de Hongrie et un rossignol de bohème qui ne laissait dormir personne dans l’hôtel tant il plaignait de la cruauté de Teré trogof les bourrait de cœur de bœuf râpés sans pouvoir venir à bout de leur douleur et moestis la tocaestibou

Simplet nous nous embrassâmes comme deux Bretons trogof et moi le général court et carré comme un celte de la cornoaille a de la finesse sous l’apparence de la franchise et du comique dans la manière de compter il plait assez à Mame la Dauphine et comme il sait l’allemand elle se promenait avec

Lui instruite de mon arrivée par Mame de Cossé elle me fit proposer de la voir à 9hes et dem ou à midi à midi j’étais chez elle elle occupait une maison isolée à l’extrémité du village sur la rive droite de la tempple petite rivière qui se rue de la Montagne et traverse

Carlsbad dans sa longueur en montant l’escalier de l’appartement de princesse j’étais troublée j’allais voir presque pour la première fois ce modèle parfait des souffrances humaines cette Antigone de la chrétienté je n’avais pas causé dix minutes dans ma vie avec Madame la Dauphine à peine m’avait-elle adressé dans le cours rapide de ses prospérités

Deux ou trois paroles elle s’était toujours montrée embarrassé avec moi bien que je n’eusse jamais écrit et parlé d’elle qu’avec une admiration profonde madame la dauphine avait dû nécessairement nourrir à mon égard les préjugés de ce troupeau d’antichambre au milieu duquel elle vivait la famille royale végétait isolée dans cette

Citadelle de la bêtise et de l’envie qu’assiégeait sans pouvoir y pénétrer les générations nouvelles un domestique m’ouvrit la porte j’aperçu madame la dauphine assise au fond d’un salon sur un sofa entre deux fenêes brodant à la main un morceau de tapisserie j’entrais si ému que je ne savais pas si je pourrais arriver

Jusqu’à la princesse elle releva la tête qu’elle tenait baissée tout contre son ouvrage comme pour cacher elle-même son émotion et m’adressant la parole elle me dit je suis heureuse de vous voir Monsieur de Châteaubriant le roi m’avait mander votre arrivée vous avez passé la nuit vous devez être fatigué

Je lui présentai respectueusement les lettres de Mme la duchesse de Berry elle les prit les posa sur le canapé près d’elle et me dit asseyez-vous asseyez-vous puis elle recommença sa broderie avec un mouvement rapide machinal et convulsif je me taisais Mame la Dauphine gardait le silence on entendait le

Piquer de l’aiguille et le tirer de la laine que la princesse passait brusquement dans le canevas sur lequel je vis tomber quelques pleurs l’illustre infortuné les essuya dans ses yeux avec le dos de sa main et sans relever la tête elle me dit comment se porte ma sœur elle est bien malheureuse bien

Malheureuse je la plains beaucoup je la plains beaucoup ces mots brefs et répétés cherchaient en vain à nouer une conversation dont les expressions manquaient aux deux interlocuteurs la rouge des yeux de la Dauphine causé par l’habitude des larmes lui donnait une beauté qui la faisait ressembler à la Vierge du

Spaimau madame répondis-je enfin Madame la duchesse de Berry est bien malheureuse sans doute elle m’a chargé de venir remettre ses enfants sous votre protection pendant sa captivité c’est un grand soulagement à ses peines de penser que Henri retrouve dans Votre Majesté une seconde mère Pascal a eu raison de mêler la grandeur

Et la misère de l’homme qui pourrait croire que Madame la douphine compta pour quelque chose ses titres de reine de majesté qui lui était si naturel et dont elle avait connu la vanité eh bien le mot de majesté fut pourtant un mot magique il rayonna sur le front de la

Princesse dont il écarta un moment les nuages il revint bientôt s’y replacer comme un oh non non monsieur de Châteaubriant me dit la princesse en me regardant et cessant son ouvrage je ne suis pas reine vous l’êtes madame vous l’êtes par les lois du royaume Monsieur le Dauphin n’a

Pu abdiquer que parce qu’il a été roi la France vous regarde comme sa reine et vous serez la mère de Henri la Dauphine ne disputa plus cette petite faiblesse en la rendant à la fem voilait l’éclat de tant de grandeurs diverses leur donnait une sorte de charme et les mettait plus en rapport

Avec la condition humaine je lus à haute voix ma lettre de créance dans laquelle Mame la duchesse de Berry m’expliquait son mariage m’ordonnait de me rendre à Prague demandait à conserver son titre de princesse française et mettait ses enfants sous la garde de sa sœur la princesse avait repris sa

Elle me dit après la lecture de ma lettre madame la duchesse de Berry a raison de compter sur moi c’est très bien monieur de Châteaubriant très bien je plains beaucoup ma belle sœur vous le lui direz cette insistance de Madame la Dauphine à dire qu’elle plaignait Mme la

Duchesse de Berry sans aller plus loin me fit voir combien peu au fond il y avait de sympathie entre ces deux âmes il me paraissait aussi mouvement involontaire avait agité le cœur de la sainte rivalité de malheur la fille de MarieAntoinette n’avait pourtant rien à craindre dans cette lutte la palme lui serait

Restée si Madame reprisje voulais lire la lettre que madame la duchesse de Berry lui écrit et celle qu’elle adresse à ses enfants elle y trouverait peut-être de nouveaux éclaircissements j’espère que Madame remettra une lettre àorttere à les lettres étaient tracées au citron je n’entends rien à cela dit la princesse

Comment allons-nous faire je proposai le moyen d’un réchaud avec quelques écliisses de bois blanc madame tira la sonnette dans le cordon descendait derrière le sofa un valet de chambre vint reçut les ordres et dressa l’appareil sur le palier à la porte du salon madame se leva et nous allâmes au

Réchaud nous le mîmes sur une petiteable adjoignant la rampe de l’escalier je pris une des deux lettres et la présentai parallèlement à la flamme Mme la Dauphine me regardait et souriait parce que je ne réussissais pas elle me dit donnez donnez je vais essayer à mon tour elle passa la lettre

Au-dessus de la flamme la grande écriture ronde de MAME la duchesse de Berry parut même opération pour la seconde lettre je félicitais madame de son succès étrange scène la fille de Louis XVI déchiffrant avec moi au haut d’un escalier à carlesbad les caractères mystérieux que la captive de blleé

Envoyait à la captive du temple nous revimmes nous asseoir dans le salon la Dauphine lut la lettre qui lui était adressée madame la duchesse de Berry remerciait sa soœur de la part qu’elle avait prise à son infortune lui recommandait ses enfants et plaçait particulièrement son fils sous la

Tutelle des vertus de sa tante la lettre aux enfants était quelques mots de tendresse la duchesse de Berry invitait Henri à se rendre digne de la France madame la dauphine me dit ma soœur me rend justice j’ai bien pris part à ses peines elle a dû beaucoup souffrir beaucoup souffrir vous lui

Direz que j’auraai soin de M le duc de Bordeaux je l’aime bien comment l’avez-vous trouvé sa santé est bonne n’est-ce pas il est fort quoiqueun peu nerveux je passa deux heures tête à tête avec Madame honneur qu’on a rarement obtenu elle paraissait contente ne m’ayant jamais connu que sur des récits

Ennemis elle me croyait sans doute un homme violent bouffi de mon mérite elle me savait gré d’avoir figure humaine et d’être un bon garçon elle me dit avec cordialité je vais me promener pour le régime des eaux nous dînerons à trois heures vous viendrez si vous n’avez pas besoin de vous coucher

Je veux vous voir tant que cela ne vous fatiguera pas je ne sais à quoi je devais mon succès mais certainement la glace était rompue la prévention effacée ces regards qui s’étaient attachés au temple sur les yeux de Louis XVI et de Marie Antoinette s’était reposé avec bienveillance sur un pauvre

Serviteur toutefois si j’étais parvenu à mettre la Dauphine à l’aise je me sentais extrêmement contraint la peur de dépasser certains niveau m’ôtait jusqu’à cette faculté des choses communes que j’avais auprès de Charles X soit que je n’eusse pas le secret de tirer de l’âme de Madame ce qui s’y

Trouve de sublime soit que le respect que j’éprouvais ferma le chemin à la communication de la pensée je sentais une stérilité désolante qui de moi à trois heures j’étais revenu chez Mame la Dauphine j rencontraé Mame la comtesse esteradzi et sa fille madame d’Agout mie oegertifice et de trogof ils avaient

L’honneur de dîner chez la princesse la comtesse estheradzi jadis belle était encore bien elle avait été liée à Rome avec M le duc de blackass on assure qu’elle se mêle de politique et qu’elle instruit mon le prince de tout ce qu’elle apprend quand au sortir du temple Mame fut envoyée à

Vienne elle rencontra la comtesse esttheradzi qui devint sa compagne je remarquai qu’elle écoutait attentivement mes paroles elle eut le lendemain la naïveté de dire devant moi qu’elle avait passé la nuit à écrire elle se disposait à partir pour Prague une entrevue secrète était fixée dans un

Lieu convenu avec M de Blass de là elle se rendait à vieux attachements rajunis par l’espionnage quelles affaires et quels plaisir memiselle estheradzi n’est pas jolie elle a l’air spirituelle et méchant la vicomtesse d’agoutte aujourd’hui dévote est une personne importante comme on en trouve dans tous les cabinets des princesses elle a

Poussé sa famille tant qu’elle a pu en s’adressant à tout le monde particulièrement à moi j’ai eu le bonheur de placer ses neveux elle en avait autant que feu l’archichancelier qu’ambasseresse le dîner fut si mauvais et si exigu que j’en sortis mourant de faim il était servi dans le salon même

De MAME la Dauphine car elle n’avait point de salle à manger après le repas on enleva la table madame revint s’asseoir sur le sofa reprit son ouvrage et nous fîmes cercle autour Trogoff conta des histoires madame les aime elle upe particulièrement des femmes il fut question de la duchesse de Guiche ces

Tresses ne lui vont pas bien dit la Dauphine à mon grand étonnement de son sofa madame voyait à travers la fenêtre ce qui se passait au dehors elle nommait les promeneurs et les promeneuses arrivèrent deux petits chevaux avec deux jockquets vêtus à l’écossaise Mame Sessa de travailler regarda beaucoup et dit c’est Madame

J’ai oubliaé le nom qui va dans la montagne avec ses enfants Marie Thérèse curieuse sachant les cancans du voisinage la princesse des trônes et des échafauds descendu de la hauteur de sa vie au niveau des autres femmes m’intéressait singulièrement je l’observais avec une sorte d’attendrissement philosophique à cinq heur la Dauphine

S’alla promené en calèche à sept j’étais revenu à la soirée établissement les personnes du dîner et cinq ou six jeunes et vieilles buveuses d’eau élargissant le cercle la Dauphine faisait des efforts touchants mais visibles pour être gracieuse elle adressait un mot à chacun elle me parla plusieurs fois en affectant de me nommer

Pour me faire connaître mais entre chaque phrase elle retombait dans une distraction son aiguille multipliait ses mouvements son visage ser de sa broderie j’apercevais la princesse de profil et je fus frappé d’une ressemblance sinistre madame a pris l’air de son père quand je voyais sa tête baisser comme

Sous le glave de la douleur je croyais voir celle de Louis XV attendant la chute du fer à huit heures et demie la soirée finie je me couchaiis accablé de sommeil et de lassitude le vendrediier de juin j’étais debout à cinq heures à six je me rendis au

Mulenbad bain du moulin les buveurs et les buveuses se pressaient autour de la fontaine se promenaient sous la galerie de bois à colonne ou dans le jardin attenant à cette galerie Mme la Dauphine arriva vêtue d’une mesquine robe de soie grise elle portait sur ses épaules un châle usé et

Sur sa tête un vieux chapeau elle it l’air d’avoir accommodé ses vêtements comme sa mère à la Conciergerie m egerty son écuyer lui donnait le bras elle se mêla à la foule et présenta sa tasse aux femmes qui puisent l’eau de la source personne ne faisait attention à

Madame la comtesse de Marne Marie Thérèse sa grand-mère bâtie en la maison dite du mulenbad elle octroya aussi à carbad les cloches qui devait appeler sa petite fille au pied de la croix madame étant entrée dans le jardin je m’avançai vers elle elle sembla surprise de cette flatterie

De courtisan je m’étais rarement levé C matin pour les personnes royales or peut-être le février lorsque j’allais chercher le duc de Berry à l’Opéra la princesse me permis de faire cinq ou six tours de jardin à ses côtés causa avec bienveillance me dit qu’elle me recevrait à 2h et me donnerait une

Lettre je la quittais par discrétion je déjeunais à la hâte et j’employer le temps qui me restait à parcourir la [Musique] vallée chapitre 2 Carl B i juin incidence source eau minérale souvenirs historiques comme français je ne trouvais à carsbad que des souvenirs pénibles cette ville prend son nom de

Charles I roi de Bohème qui s’y vint guérir de trois blessures reçues à créy en combattant auprès de son père Jean lopkovitz prétend que Jean fut tué par un écossais circonstance des historiens C galorum finess est àikour ara calédoniaouspid fossus obit tandis qu’il défend les confins des Gaules et les

Champs amis il meurt percé d’une lance calédonienne le poète n’aurait-il pas mis caleddonia pour la quantité en 1346 Édouard était en guerre avec Robert Bruce et les Écossais étaient alliés de Philippe la de Jean de bohème l’aveugle à créy est une des aventures les plus héroïques et les plus touchantes de la

Chevalerie Jean voulait aller au secours de son fils Charles il dit à ses compagnons Seigneur vous êtes mes amis je vous requière que vous me meniez si avant que je puisse férir un coup d’épée ils répondirent que volontiers ils le feraiit le roi de Bohème alla si avant

Qu’il férit un coup de son épée voire plus de quatre et recombattit moulte vigoureus et aussi firent ceux de sa compagnie et si avant s boutèrent sur les Anglais que tous y demeurèrent et furent le lendemain trouvé sur la place autour de leur Seigneur et tous leurs chevaux liés

Ensemble on ne sait guère que Jean de bohème était enterré à Montargis dans l’église des Dominicains et qu’on lisait sur sa tombe ce reste d’une inscription effacée il trépassa à la tête de ses gens ensemblement les recommandant à Dieu le père priez Dieu pour ce doux roi puisse ce souvenir d’un Français

Expier l’ingratitude de la France lorsqu’au jour de nos nouvelles calamités nous épouvantâmes le ciel par nos sacrilèges et jetâ hors de sa tombe un prince mort pour nous au jours de nos anciens malheurs à carlesbad les chroniques racontent que Charles IV fils du roi Jean étant à la chasse un de ces chiens

S’élançant après un serre tomba du haut d’une colline dans un bassin d’eau bouillante ces hurlements firent accourir les chasseurs et la source du sprudel fut découverte un pourceau qui s’échauda dans les eaux de toklitz les India à des pâtres telles sont les traditions germaniques j’ai passé à Corinthe les

Débris du temple des courtisanes étent dispersés sur les cendres de Glycère mais la fontaine né des pleurs d’une nymphe coulait encore parmi les lauriers roses où volait autant des Muses le cheval pégas la vague d’un port sans vaisseau baignait des colonnes tombées danst le chapitau trempait dans la mer comme la

Tête de jeunes filles noyées étendu sur le sable le Myrt avait poussé dans leurs chevelurees et remplaçait la feuille d’acante voilà les traditions de la Grèce on compte à carbad huit fontaines la plus célèbre est le sprudel découverte par le limier cette fontaine émerge de terre entre l’église et la

Tple avec un bruit creux et une vapeur blanche elle sauteent par bons irréguliers à SIXIS ous seette pied de haut les sources de l’Islande sont seules supérieurs aux prudel mais nul ne vient chercher la santé dans les déserts de l’éclat où la vie expire où le jour

De l’été sortant du jour n’a ni couchant ni Aurore ou la nuit de l’hiver renaissant de la nuit et sans aube et sans crépuscule l’eau du sprudel cuit les ufs et sert à laver la vaisselle ce beau phénomène est entré au service des ménagères de Carlsbad image du génie qui

Se dégrade en prêtant sa puissance à des œuvres villes m Alexandre Duma a fait une traduction libre de l’ode latine de sur le sprudonconianum etc fontaine consacrée aux hymnes du poète quel est donc le foyer de ta chaleur secrète d’où vient ton lit brûlant et de souffre et de chaud la

Flamme dont l’ethna n’embrase plus les nuus s’ouvret-elle vers toi des routes inconnues ou voisine du Stix fait-il bouillir tes eosx carsbad est le rendez-vous ordinaire des souverains il devrait bien s’y guérir de la Couronne pour eux et pour nous on publie une liste quotidienne des visiteurs du sprudel sur

Les anciens rôles on lit les noms des poètes et des hommes de lettres les plus éclairés du Nord kurovski traer dunker Weis Herder Go j’aurais voulu y trouver celui de Schiller objet de ma préférence dans la feuille du jour parmi la foule des arriv sur on remarque le

Nom de la comtesse de Marne il est seulement imprimé en petite capitale en au moment même de la chute de la famille royale à saintclou la veuve et les filles de Christophe prenaient les EAU de ksbat leur majesté haïtiennes se sont retirées en Toscane auprès des Majestés napoléoniennes la plus jeune fille du

Roi Christophe très instruite et fort jolie est morte à Pise b repose libre sous les portiques du Campo Santo loin du champ des cannes et des mangliers à l’ombre desquel elle était née esclave on a vu à carsbad en6 une Anglaise de Calcutta passé du figuier bagnant à l’olivier de bohème du

Soleil du Gange à celui de la tple elle s’éteignait comme un rayon du ciel indien égaré dans le froid et la nuit le spectacle des cimetières dans les lieux consacrés à la santé est mélancolique là sommeille de jeunes femmes étrangères les unes aux autres sur leurs tombeau sont gravés le nombre

De leur jours et l’indication de leur patrie on croit parcourir une serre où l’on cultive des fleurs de tous les climats et dont les noms sont écrits sur une étiquette au pied de ces fleurs la loi indigène est venue au-dant des besoins de la mort exotique prévoyant le décès des voyageurs loin de

Leur pays elle a permis d’avance les exhumations j’aurais donc pu dormir dans le cimetière de Saint-André une dizaine d’années et rien n’aurait entravé les dispositions testamentaires de ces mémoires si Mme la Dauphine décédait ici les lois françaises permettrai elles le retour de ces cendres ce serait un point délicat de contreversse entre les

Sorboniqueurs de la doctrine et les casuistes de proscription les EOS de kbat sont à sureton bonnes pour le foie et mauvaises pour les dents quant au foie je n’en sais rien mais il y a beaucoup d’édenté à Carlsbad les années plus que les eaux sont peut-être coupables du fait le

Temps est un insigne menteur et un grand arracheur de dents ne vous semble- t-il pas que je recommence le chef-d’oeuvre d’un inconnu un mot me mène à un autre je m’en vais en Islande et aux voici les apenins et voici le Caucase et pourtant je ne suis pas encore sorti de

La vallée de la [Musique] tple chapitre 3 suite des incidences vallée de la TLE pour voir d’un coup d’œil la vallée de la tple je gravise une colline à travers un bois de pain les colonnes perpendiculaires de ces arbres formaient un angle aigu avec le sol incliné les

Uns avaient leurs cimes les deux tiers la moitié le quart de leur tronc ou les autres avaient leurs pieds j’aimerais toujours les bois la flore de Carlsbad dont le souffle brodé les gazons sous mes pas me paraissait charmante je retrouva la lèche digitée la béadone vulgaire la squè commune le

Mil pertui le muguet vivace le sale cendré d’où sujet de mes premières antologies voilà que ma jeunesse vient suspendre ses réminiscences aux es de ces plantes que je reconnais en passant vous souvenez-vous de mes études botaniques chez les siminol de de mesotaires de mes nymphéas dont je parais mes floridiennes des guirlandes

De clémati dont elles enlaçaient la tortue de notre sommeil dans l’île au bord du lac de la pluie de rose du magnolia qui tombait sur nos têtes je n’ose calculer l’âge qu’aurait à présent ma volage fit peinte que cueillerais-je aujourd’hui sur son front les rides qui sont sur le mien elle dort

Sans doute éternité sous les racines d’une ciprière de l’Alabama et moi qui porte en ma mémoire ses souvenirs lointains solitaire ignoré je vis je suis en Bohème non pas avec Atala et séuta mais auprès de Madame la Dauphine qui va me donner une lettre pour madame la duchesse de [Musique] Berry [Musique]

Chapitre 4 dernière conversation avec la Dauphine départ à 1 heure j’étais aux ordres de Madame la Dauphine vous voulez partir aujourd’hui monsieur de châteaubrion si Votre Majesté le permet je tâcherai de retrouver en France madame de Berry autrement je serai obligé de faire le voyage de Sicile et

Son Altesse Royale serait trop longtemps privée de la réponse qu’elle attend voilà un billet pour elle j’ai évité de prononcer votre nom pour ne pas vous compromettre en cas d’événement lisez je lus le billet il était tout entier de la main de Madame la Dauphine je l’ai copiaé exactement carsbad ce 31

Mai j’aiprouve une vraie satisfaction ma chère sœur à recevoir enfin directement de vos nouvelles je vous plains de toute mon âme comptez toujours sur mon intérêt constant pour vous et surtout pour vos chers enfants qui me sont plus précieux que jamais mon existence tant qu’elle durera leur sera

Consacrée je n’ai pas encore pu faire vos commissions à notre famille ma santé ayant exigé que je vinse ici prendre les EOS mais je m’en quitter aussitôt mon retour près d’elle et croyez que nous n’aurons eux et moi jamais que les mêmes sentiments surtout adieu ma chère sœur

Je vous plains du fond de mon cœur et vous embrasse tendrement MT je fus frappé de la réserve de ce billet quelques expressions vagues d’attachement couvraient mal la sécheresse du fond j’en fis la remarque respectueuse et plaidais de nouveau la cause de l’ prisonnière madame répondit que le roi

En déciderait elle me promit de s’intéresser à sa soœur mais il n’y avait rien de cordial ni dans la voix ni dans le ton de la Dauphine on y sentait plutôt une irritation contenue la partie me sembla perdue quant à la personne de ma cliente je me

Rabattis sur Henri je crus devoir à la princesse la sincérité dont j’avais toujours usé à mes risques et périls pour éclairer les Bourbons je lui parlais sans détour et sans flatterie de l’éducation de M le duc de Bordeaux je sais que madame a lu avec bienveillance une brochure à la fin de

Laquelle j’exprima quelques idées relatives à l’éducation de Henri je crains que les entours de l’enfant ne nuisent à sa cause messieurs de Damas de blackass et Latil ne sont pas populaire madame en convain elle abandonna même tout à fait mon de en disant deux ou trois mots à l’honneur

De son courage de sa probité et de sa religion au mois de septembre Henri sera majeur madame ne pense-t-elle pas qu’il serait utile de former auprès de lui un conseil dans lequel on ferait entrer des hommes que la France regarde avec moins de prévention m de Châteaubriant en multipliant les conseillers on multiplie

Les avis et puis qui proposeriezvous au choix du m de villel madame qui brodait arrêta son aiguille me regarda avec étonnement et m’étonna à mon tour par une critique assez judicieuse du caractère et de l’esprit de M de villel elle ne le considérait que comme un administrateur

Habile madame est trop sévère lui dis-je mon de villel est un homme d’ordre de comptabilité de modération de sang-froid et dont les ressources sont s’il n’avait eu l’ambition d’occuper la première place pour laquelle il n’est pas suffisant s’û été un ministre à gardé éternellement dans le conseil du

Roi on ne le remplacera jamais sa présence auprès de Henri serait du meilleur effet je croyais que vous n’aimiez pas monsieur de villel je me mépriserai si après la chute du trône je continuais de nourrir le sentiment de quelque mesquine rivalité divisions royalistes ont déjà

Fait trop de mal je les abjure de grand cœur et suis prêt à demander pardon à ceux qui m’ont offensés je supplie Votre Majesté de croire que ce n’est là ni l’étalage d’une fausse générosité ni une pierre posée en prévision d’une future fortune que pourrais-je demander à Charles X dans

L’exil si la restauration arrivait ne serais-je pas au fond de ma tombe madame me regarda avec affabilité elle eut la bonté de me louer par ses seuls mots c’est très bien mon de Châteaubriant elle semblait toujours surprise de trouver un château brillant si différent de celui qu’on lui avait

Peint il est une autre personne madame qu’on pourrait appeler repris-je mon noble ami monieur lîné nous étions trois hommes en France qui ne devions jamais prêté serment à Philippe moi M l’îné et M royard en dehors du gouvernement et dans des positions diverses nous aurions formé un triom vira de quelque valeur M

L’îné a prêter son serment par faiblesse m royécolard par orgueil le premier en mourra le second en vivra parce qu’il vit de tout ce qu’il fait ne pouvant rien faire qui ne soit admirable vous avez été content de mon le duc de Bordeaux je l’ai trouvé charmant on assure que Votre Majesté le

Gâte un peu oh non non sa santé en avez-vous été content il m’a semblé se porter à merveille il est délicat et un peu pâle il a souvent de belles couleurs mais il est nerveux monieur le dauphin est fort estimé dans l’armée n’est-ce pas fort estimé on se souvient de lui n’est-ce

Pas cette brusque question sans liaison avec ce que nous venions de dire me dévoila une PLA secrète que les journées de et de Rambouillet avait laissé dans le cœur de la Dauphine elle ramenait le nom de son mari pour se rassurer je courus au devant de la pensée de la

Princesse et de l’épouse j’affirmaai avec raison que l’armée se souvenait toujours de l’impartialité des vertus du courage de son généralissime voyant l’heure de la promenade arrivée Votre Majesté n’a plus d’ordre à me donner je crains d’être importun dites à vos amis combien j’aime la France qu’ils sachent bien que je

Suis française je vous charge particulièrement de dire cela vous me ferez plaisir de le dire je regrette bien la France je regrette beaucoup la France ah madame que vous a donc fait cette France vous qui avez tant souffert comment avez-vous encore le mal du pays non non monsieur de Châteaubriant

Ne l’oubliez pas ditesleur bien à tous que je suis française que je suis française madame me quitta je fus obligée de m’arrêter dans l’escalier avant de sortir je n’aurais pas osé me montrer dans la rue mes pleurs mouillent encore ma paupière en retraçant cette scène rentré à mon auberge je repris mon

Habit de voyage tandis qu’on apprêtait la voiture Trogoff bavardait il me redisait que Mame la Dauphine était très contente de moi qu’elle ne s’en cachait pas qu’elle le racontait à qui voulait l’entendre c’est une chose immense que votre voyage criait Trogoff tâchant de dominer la voix de ces deux rossignoles

Vous verrez les suites de cela je ne croyais à aucune suite j’avais raison on attendait le soir même monie le duc de Bordeaux bien que tout le monde connut son arrivée on m’en avait fait mystère je me donnais garde de me montrer instruit du à six heures du soir je roulais vers

Paris quelle que soit l’immensité de l’infortune à Prague la petitesse de la vie de Prince réduite à elle-même est désagréable à avaler pour en boire la dernière goutte il faut avoir brûlé son palais et s’être enivré d’une foie ardente hélas nouveau Simac je pleure l’abandon des hôutels je lève les mains

Vers le Capitol j’invo la majesté de Rome mais si le dieu était devenu de bois et que Rome ne se ranima plus dans sa [Musique] poussière chapitre 5 1er juin au soir 1833 journal de carlbad à Paris cyy Egra wenstein le chemin de carsbad jusqu’à elbogen le long de lgra est agréable le

Château de cette petite ville est du 12e siècle est placé en sentinelle sur un rocher à l’entrée d’une gorge de vallée le pied du rocher couvert d’arbres s’enveloppe d’un pli de la gras de là le nom nom de la ville et du château elbogen le coude le donjon rougissait du dernier

Rayon du soleil lorsque je l’aperçus du grand chemin au-dessus des montagnes et des bois penchait la colonne torse de la fumée d’une fonderie je partis à neuhes et dem du relais de svoda je suivais la route où passa vauenarg dans la retraite de Prague ce jeune homme à quiis Voltaire

Dans les funèbre des officiers morts en adresse ces paroles tu n’es plus au douce espérance du reste de mes jours je t’ai toujours vu le plus infortuné des hommes et le plus tranquille du fond de ma calèche je regardais se lever les étoiles n’ayez pas peur cy ce n’est que la susuration

Des roseaux inclinés par notre passage dans leur forêt mobilees j’ai un poign pour les jaloux et du sang pour toi que ce tombeau ne vous cause aucune épouvante c’est celui d’une femme jadis aimée comme vous Cécilia méia reposait ici qu’elle est admirable cette nuit dans la campagne romaine la lune se lève

Derrière la Sabine pour regarder la mer elle fait sortir des ténèbres diaphane les sommets cendrés de bleu d’Albano les lignes plus lointaines etin v du sorct le long canal des vieux aqueduc laisse échapper quelques globules de son onde à travers les mousses les ancolis les géroffliers et joint les montagnes

Aux murailles de la ville Plantz les uns sur les autres les portiques aériens en découpant le ciel promènent dans les airs le torrent des âges et le cours des ruisseaux législatrice du monde Rome assise sur la pierre de son sépulcre avec sa robe de siècles projette le dessin irrégulier de sa grande figure

Dans la solitude lactée asseyons-nous ce pain comme le chevrier des abruses déploie son ombrelle parmi des ruines la lune neige sa lumière sur la couronne gothique de la tour du tombeau de metthéia et sur les festons de marbre enchaînés aux cornes des bucrânes pompe élégante qui

Nous invite à jouir de la vie sitôt écoulé écoutez la nyf et gérie chante au bord de sa fontaine le rossignol se fait entendre dans la vigne de l’hippogé des cpion la brise à l’anguille de l’Assyrie nous apporte indolamment la senteur des tubéreuses sauvages le palmier de la Villa

Abandonné se balance à demi-noyé dans la métiste et l’azur des clartés fébéennes mais toi pâ par les reflets de la candeur de Diane cythti tu es mille fois plus gracieuse que ce palmier les Manes de dé de l’alagé de lidie de lesb d’Olympia posé sur des corniches ébréchés balbué autour de toi des

Paroles mystérieuses tes regards se croisent avec ceux des étoiles et se mêlent à leur rayons mais cyy il n’y a de vrai que le bonheur dont tu peux jouir c’est constellation si brillante sur ta tête ne s’harmonise à tes félicités que par l’illusion d’une perspective trompeuse jeune Italienne le temps fuit

Sur ces tapis de fleurs tes compagnes ont déjà passé une vapeur se déroule monte et enveloppe l’œil de la nuit d’une rétine argentée le péican crie et retourne au grèves la bécasse s’abat dans les prêles des sources diam la cloche raésonne sous la coupole de Saint-Pierre le plein champ nocturne

Voie du Moyen-Âge attriste le monastère isolé de Sainte Croix le moine psalmodit à genoux les hanteseludes sur les colonnes calciné de Saint-Paul les vestales se prosternent sur la dalle glacée qui ferme leur crypte le pipérarau souffle sa complainte de minuit devant la Madonne solitaire à la porte condamné d’une catacombe heure de

La mélancolie la religion s’éveille et l’amour s’endort cyy ta voix s’affaiblit il expire sur tes lèvres le refrain que t’a pris le pêcheur napolitain dans sa barque vélivole ou le rameur vénitien dans sa gondole légère va aux défaillances de ton repos je protégerai ton sommeil la nuit dont tes paupières

Couvrent tes yeux dispute de suavité avec celle que l’Italie a soupie et parfumée verse sur ton front quand le haénissement de nos chevaux se fera entendre dans la campagne quand l’étoile du matin annoncera l’aube le berger de Frascati descendra avec ses chèvres et moi je cesseraiis de te bercer de ma

Chanson à demi-voie soupirée un faisceau de jasmins et de narcisses une hbée d’albâtre récemment de la Cavée d’une fouille ou tombé du fronton d’un temple G sur ce lit d’anémon non muse vous vous trompez le jasmin l’ébé d’albâre est une magicienne de Rome née il y a 16 mois de

Mai et la moitié d’un printemps au son de la lire au lev de l’aurore dans un champ de Ros de paestou vent des orangers de Palerme qui soufflaient sur l’île de Circé brise qui passaient au tombeau qui caressaent les nymphes et les amours de la farnisine vous qui vous jouez au Vatican

Parmi les vierge de Raphaël les statues des Muses vous qui mouillez vos ailes au cascatelles de Tivoli génie desarts qui vivaient de chef-d’œuvre et voltigés avec les souvenirs venez à vous seul je permets d’inspirer le sommeil de CTI et vous fille majestueuse de pythag Parques à la robe de l’in sœures

Inévitables assises à les cieux des sphères tournez le fil de la destinée de cyy sur des fuseaux d’or faitesles descendre de vos doigts et remonterz à votre main avec une ineffable harmonie immortelle filandière ouvrez la porte d’ivoir à ces songes qui reposent sur un sein de femme sans l’oppresser je te chanteraiis

Canfort des é romaine jeune charite nourri d’ambroisie au Girons de Vénus sourire envoyé de l’Orient pour glisser sur ma vie violette oublié au jardin d’orace m diszer pour la parrière peste soit de toi avec tes cruches j’avais changé de ciel j’étais si entraint la muse ne reviendra pas ce maudit gras où

Nous arrivons est la cause de mon malheur les nuits sont funestes àas Schiller nous montre valenstein trahi par ses complices s’avançant vers la fenêtre d’une salle de la forteresse des grras le ciel est orageux et troublé dit-il le vent agite les tendards placés sur la tour les nuages passent

Rapidement sur le croissant de la lune qui jette à travers la nuit une lumière vacillante et incertaine Wallenstein au moment d’être assassiné s’attendrit sur la mort de Max Piccolo min aimé decl la fleur de ma vie a disparu il était près de moi comme l’image de ma jeunesse il

Changeait pour moi la réalité en un beau songe valenstein se retire au lieu de son repos la nuit est avancée on n’entend plus de mouvement dans le château allons que l’on m’éclaire ayez soin que l’on ne me réveille pas trop tard je pense que je vais dormir

Longtemps car les épreuves de ce jour ont été rudes le poignard des me arracheenstein au rêve de l’ambition comme la voix du préposé à la barrière a mis fin à mon rêve d’amour et Schiller et Benjamin Constant qui fit preuve d’un talent nouveau en imitant le tragique allemand sont allés rejoindre valenstein

Tandis que je rappelle aux portes des gras leur triple [Musique] renommée [Musique] chapitre 6 2 juin 1833 vent la voyageuse bernek et souvenir beyut Voltaire olfeld église la petite fille à la hotte l’ôutelier et sa servante je traverse égraas et samedi juin à la pointe du jour j’entre en

Bavière une grande fille rousse nu pied tête nu vient m’ouvrir la barrière comme l’Autriche en personne le froid continue l’herbe des fossées est couverte d’une gelée blanche des renards mouillés sortent des avinières des nues grises échancrées à grande envergure sont croisées dans le ciel comme des ailes

D’aigles j’arrive à weissenstad à 9h du matin au même moment une espèce de voiturin emportait une jeune femme coiffée en cheveux elle avait bien l’air de ce que probablement elle était joie courte fortune d’amour puis l’hôpital et la fausse commune plaisir errant que le ciel ne soit pas trop sévère à tes

Tréteaux il y a dans ce monde tant d’acteurs plus mauvais que avant de pénétrer dans le village j’ai traversé des vastes ce mot s’est trouvé au bout de mon crayon il appartenait à notre ancienne langue franque il peint mieux l’aspect d’un pays désolé que le mot lande qui signifie

Terre je sais encore la chanson qu’on chantait le soir en traversant les Landes c’est le chevalier des Landes malheureux chevalier quand il fut dans la lande ah oui les après wessenstad vient bernek en sortant de bernek le chemin est bordé de peuplier dont l’avenue tournoyante m’inspirait je ne sais quel sentiment

Mêlé de plaisir et de tristesse en fouillant dans ma mémoire j’ai trouvé qu’il ressemblait au peuplier dont le grand chemin était aligné autrefois du côté de Paris à l’entrée de ville-eneuve sur Yonne madame de Beaumont n’est plusbert N les peupliers sont abattus et après la quatrième chute de la monarchie je passe

Au pied des peupliers de bernc donnez-moi dit saintaugustin un homme qui aime et il comprendra ce que je dis la jeunesse se rit de ses mécontes elle est charmante heureuse en vain vousoulut annoncer le moment où elle en sera à de pareilles amertumes elle vous choque de son aile légère et s’envole au

Plaisir elle a raison si elle meurt avec eux voici beut réminiscence d’une autre sorte cette ville est située au milieu d’une plaine creuse mélangée de céréales et d’herbages les rues en sont larges les maisons basses la population faible du temps de Voltaire et de Frédéric i la margve de beyut était célèbre

Inspira au chantre de Fernay la seule ode où il est montré quelques talent lyriquees tu ne chanteras plus solitaire syvendre dans ce palais des Arts où les sons de ta voix contre les préjugés osaent se faire entendre et de l’humanité faisait parler les droits le poète se loue ici justement si

Ce n’est qu’il n’y avait rien de moins solitaire au monde que Voltaire sylvendre le poète ajoute en s’adressant à la mar grave des tranquilles hauteur de la philosophie ta pitié contemplait avec des yeux sereins les fantômes changeants du Songe de la vie tant de rêves détruits tant de projets SI vins

Du haut d’un palais il est aisé de contempler avec des yeux sereins les pauvres diables qui passent dans la rue mais ces veres n’en sont pas moins d’une raison puissante qui les sentirait mieux que moi vu défiler tant de fantômes à travers le songe de la vie dans ce

Moment même ne viensje pas de contempler les trois larve royale du Château de Prague et la fille de Marie Antoinette à carsbad en il y a juste un siècle de quoi s’occupait-on ici avait-on la moindre idée de ce qui est aujourd’hui lorsque frédérriic se mariait en sous la rude tutelle de son père

Avait-il vu ieberg m de Tournon intendant de Berut et quittant cette intendance pour la préfecture de Rome en 19 le voyageur passant en Franconie demandera à mon nombre si j’aurais pu deviner les faits dont il sera le témoin tandis que je déjeunais j’ai lu des leçons qu’une dame allemande jeune

Et jolie nécessairement écrivait sous la dicté d’un maître celui qu’il est est riche vous et je nous avons peu d’argent mais nous sommes contents C o n T e n t nous sommes ainsi a i n C i à mon avis plus riche que telle qui a un tonne d’or et il

Est c’est vrai mademoiselle vous et je avons peu d’argent vous êtes contente à ce qu’il paraît et vous vous moquez d’une tonne d’or mais si par hasard je n’étais pas content moi vous conviendrez qu’une tonne d’or pourrait mettre assez agréable au sortir de beayrut on monte de minces pains élagué me représentaient

Les colonnes de la mosquée du cire ou de la cathédrale de Cordou mais rapetissés et noircis comme un paysage reproduit dans la chambre obscure le chemin continue de cotaux en coteau et de vallées enallé les cotaux larges avec un Toupé de bois au front les vallées étroites et vertes mais peu

Arrosées dans le point le plus bas de ces vallées on aperçoit un hameau indiqué par le Campanil d’une petite église toute la civilisation chrétienne s’est formée de la sorte le missionnaire devenu curé s’est arrêté les barbares se sont cantonnés autour de lui comme les troupeaux se rassemblent autour du

Berger J ses réduits écartés m’auraient fait rêver à plus d’une espèce de songe aujourd’hui je ne rêve rien et ne suis bien nulle part Baptiste souffrant d’un excès de fatigue m’a contraint de m’arrêter à hfeld tandis qu’on apprêtait le souper je suis monté au rocher qui domine une

Partie du village sur ce rocher s’allonge un B frroid carré des martinets criaient en rasant le toit et les faes du donjon depuis mon enfance à combour cette scène composée de quelques oiseaux et d’une vieille tour ne s’était pas reproduite j’en eus le cœur tout serré je descendis à l’église sur un

Terrain pendant à l’ouest elle était sainte de son cimetière délaissé de nouveaux défunts les anciens morts y ont seulement tracé leur sillons preuve qu’ils ont labouré leurs champs le soleil couchant pâle et noyé à l’horizon d’une sapinière éclairait le solitaire asile où nul autre homme que moi n’était debout quand serais-je

Couché à mon tour être de néant et de ténèbres notre impuissance et notre puissance sont fortement caractérisés nous ne pouvons nous procurer à volonté ni la lumière ni la vie mais la nature en nous donnant des paupières et une main a mis à notre disposition nuit et la

Mort entré dans l’église dont la porte entrebaillait je me suis agenouillé avec l’intention de dire un pâère et un avé pour le repos de l’âme de ma mère servitude d’immortalité imposées aux âmes chrétiennes dans leur mutuelle tendresse voilà que j’ai cru entendre le guichet d’un confessionnal s’ouvrir je

Me suis figuré que la mort au lieu d’un prêtre allait apparaître à la grille de la au moment même le sonneur de cloche est venu fermer la porte de l’église je n’ai eu que le temps de sortir en retournant à l’auberge j’ai rencontré une petite ôteuse elle avait les jambes et les

Pieds nus sa jupe était courte son corset déchiré elle marchait courbée et les bras croisés nous montions ensemble un chemin escarpé elle tournait un peu de mon côté son visage allé sa jolie tête échevelée contre sa hte ses yeux étaient noirs sa bouche s’en trouvait pour respirer on voyait que sous ses

Épaulle chargées son jeune seint n’avait encore senti que le poids de la dépouille des vergers elle donnait envie de lui dire des roses Roda mercax Aristophane je me m à tirer l’horoscope de l’adolescente vendangeuse vieillira t-elle au pressoir mère de famille obscure eture serura-t-elle emmener les camps par un

Caporal deviendra-t-elle la proie de quelque donjuant la villageoise enlevé aime son ravisseur autant d’étonnement que d’amour il la transporte dans un palais de marbre sur le détroit de Messine sous un palmier au bord d’une source en face de la mer qui déploie ses flots d’Azur et de l’thna qui jette des

Flammes j’en étais là de mon histoire lorsque ma compagne tournant à sur une grande place s’est dirigée vers quelques habitations isolées au moment de disparaître elle s’est arrêtée elle a jeté un dernier regard sur l’étranger puis inclinant la tête pour passer avec sa hôte sous une porte abaissée elle est entrée dans une

Chaumière comme un petit chat sauvage se glisse dans une grange parmi des gerbes allons retrouver dans sa prison Son Altesse Royale Mme la duchesse de Berry je la suivis mais je pleurais de ne pouvoir plus suivre qu’elle mon hôte de hfeld est un singulier homme lui et sa servante sont

Aubergistes à leur corps défendant ils ont horreur des voyageurs quand ils découvrent de loin une voiture ils se vont cacher en maudissant ces vagabonds qui n’ont rien à faire et courent les grands chemins c’est fait néant qui dérangeent un honnête cabarettier et l’empêche de boire le qu’il est obligé de leur vendre

La vieille voit bien que son maître se ruine mais elle attend pour lui un coup de la Providence comme sans chaud elle dira monsieur acceptez ce beau royaume de micomicon qui vous tombe du ciel dans la main une fois le premier mouvement d’humeur passé le couple flottant entre

De vins fait bonne mine la chambrière écorche un peu le français vous bigle ferme et a l’air de vous dire j’ai vu d’autres que vous dans les armées de Napoléon elle sentait la pipe et l’eau de vie comme la gloire au bivoque elle me jetait une illade agaçante et maligne

Qu’il est doux d’être aimé au moment même où l’on n’avait plus d’espérance de l’être mais jaavote vous venez trop tard à mes tentations cassées et mortifiées comme parlait un ancien français mon arrêt est prononcé vieillard harmonieux repose-toi m’a dit M l’ermignier vous le bienveillante étrangère il m’est défendu d’entendre votre chanson vivandière du

Régiment j’avote l’omom je vends je donne et bois gaaiment mon vin et mon rogom j’ai le pied leste et l’il mutin Tintin tintintintintintintintin c’est encore pour cela que je me refuse à vos séductions vous êtes légère vous me trahiriez volez donc dame Javotte de Bavière comme votre devancière madame [Musique]

Chapitre 7 2 juin 1833 Bomberg une bossue vsbourg c’est chanoan un ivrogne l’irondelle parti de holfeld il est nuit quand je traverse Bamberg tout dort je n’aperçois qu’une petite lumière dont la débile clarté vient du fond d’une chambre pâlir à une fenêtre qui veille ici le plaisir

Ou la douleur l’amour ou la mort à Bomberg en Bertier prince de neuchâel tomba d’un balcon dans la rue son maître allait tomber de plus haut dimanche juin à detelbar réapparition des vignes quatre végétaux marquent la limite de quatre natures et de quatre climats le boulot la vigne l’olivier et

Le palmier toujours en marchant vers le soleil après des telb deux relais jusqu’à wtsbourg et une bossue assise derrière ma voiture c’était l’endrienne de Terrence inop gra le postillon la veut faire descendre je m’y oppose pour deux raisons premièrement parce que je craindrais que cette fée me jete un sort deuxièmement

Parce qu’ayant lu dans une de mes biographies que je suis bossu toutes les bossues sont mes sœurs qui peut s’assurer de n’être pas bossu qui vous dira jamais que vous l’êtes si vous vous regardez au miroir vous n’en verrez rien se voiton jamais tel qu’on est vous

Trouverez à votre taille un tour qui vous siette à merveille tous les bossus sont fiers et heureux la chanson consacre les avantages de la bosse à l’ouverture d’un sentier ma bossu affistolé mi pied à terre majestueusement chargé de son fardeau comme tous les mortels serpentine s’enfonça dans un champ de blé et

Disparu parmi les épiss plus haut qu’elle am juin j’étais arrivé au sommet d’une colline d’où l’on découvrait vürsbourg la citadelle sur une hauteur la ville au bas avec son palais ses clochers et ses tourelles le palais quoique épais serait beau même à Florence en cas de pluie le

Prince pourrait mettre tous ses sujets à l’abri dans son château sans leur céder son appartement l’évêque de würsbourg était autrefois souverain à la nomination des du chapitre après son élection il passait nu jusqu’à la ceinture entre ses confrères rangés sur deux files il le fustigeait on espérait que les princes

Choqués de cette manière de sacrer un dos Royal renonceraient à se mettre sur les rangs aujourd’hui cela ne réussirait pas il n’est pas de descendant de Charlemagne qui ne se laissa fouetter trois jours de suite pour obtenir la couronne d’ivetau j’ai vu le frère de l’empereur d’aut duc desbourg il chantait à Fontainebleau

Très agréablement dans la galerie de François I au concert de l’impératrice Joséphine on a retenu Schwarz deux heures au bureau des passeports laissé avec ma voiture dételée devant une église j’y suis entré j’ai prié avec la foule chrétienne qui représente la vieille société au milieu de la nouvelle

Une procession est sortie et a fait le tour de l’église que ne suis-je moine sur les ruines de Rome les temps auxquels j’appartiens s’accompliraient en moi quand les premières semences de la religion germèrent dans mon âme je m’épanouissais comme une terre vierge qui délivré de ses ronces porte sa première moisson

Survint une brise aride et glacée et la terre se dessécha le ciel en eut pitié il lui rendit ses tièdes rosées puis la souffla de nouveau cette alternative de doute et de foi a fait longtemps de ma vie un mélange de désespoir et d’ineffables délices ma bonne Sainte

Mère priez pour moi Jésus-Christ votre Fils a besoin d’être racheté plus qu’un autre homme je quitte wsbourg à 4h et prends la route de manim entrer dans le Ducher de Bad village en gogette un ivrogne me donne la main en criant vive l’Empereur tout ce qui s’est passé à

Compter de la chute de Napoléon est en Allemagne comme non avenu ces hommes qui se sont levés pour arracher leur indépendance nationale à l’ambition de bonapar ne rêve que de lui tant il a ébranlé l’imagination des peuples depuis les Bédouins sous leurs tent jusqu’au teeton dans leur

Hutes à mesure que j’avançais vers la France les enfants devenait plus bruyant dans les hameaus les postillons allaient plus vite la vie renaissait à bichofheim où j’ai dîné une jolie curieuse s’est présentée à mon Grand Couvert une hondelle vrai procné à la poitrine rougeâtre c’est’est venu percher à ma

Fenêtre ouverte sur la barre de fer qui soutenait l’enseigne du soleil d’or puis elle a ramagé le plus doucement du monde en me regardant d’un air de et sans montrer la moindre frayeur je ne me suis jamais plain d’être réveillé par la fille de pendion je ne l’ai jamais appelé babillarde comme

Unréon j’ai toujours au contraire salué son retour de la chanson des enfants de l’île de Rude elle vient elle vient l’irondelle ramenant le beau temps et les belles années ouvrez ne dédaignez pas l’hirondelle François m’a dit ma convive de bichop ma trïu logeait à combour sous les

Chevrons de la couverture de ta tourelle tu lui tenais compagnie chaque année en automne dans les roseaux de l’étemp quand tu rêvais le soir avec ta syphide elle aborda ton rocher natal le jour même que tu t’embarquais pour l’Amérique et elle suivit quelque temps ta voile ma grand-mère nichait à la croisée de

Charlotte huit ans après elle arriva à Jafa avec toi tu l’as remarqué dans ton itinéraire ma mère engazouillant à l’aurore tomba un jour par la cheminée dans ton cabinet aux Affaires étrangères tu lui ouvris la fenêtre ma mère a eu plusieurs enfants moi qui te parle je

Suis de son dernier nid je t’ai déjà rencontré sur l’ancienne voie de Tivoli dans la campagne de Rome t’en souviens-tu mes plumes étaient si noires et si lustrées tu me regardas tristement veux-tu que nous nous envolions ensemble hélas ma chère hirondelle qui sais si bien mon histoire tu es

Extrêmement gentil mais je suis un pauvre oiseau mué et mes plumes ne reviendront plus je ne puis donc m’envoler avec toi trop lourd de chagrins et d’années me porter te serait impossible et puis où irions-nous le printemps et les beau ne sont plus de ma

Saison à toi l’air et les amours à moi la terre et l’isolement tu pars que la rosée rafraîchisse tes ailes qu’une vergue hospitalière se présente à ton vol fatigué lorsque tu traversera la mer d’Ionie qu’un octobre serein te sauve du naufrage salut pour moi les oliviers d’Athènes et les palmiers de Rosette si

Je ne suis plus quand les fleurs te ramèneront je t’invite à mon banquetis funèbre viens au soleil couchant à pai des moucherons sur l’herbe de ma tombe comme toi j’ai aimé la liberté et j’ai vécu de [Musique] peu chapre et juin auberge de visenbar un Allemand et sa femme ma vieillesse Heidelberg

Pèlerin ruine ma name je me mis moi-même en route par terre quelques instants après que l’hirondelle eut appareillé la nuit fut couverte la lune se promenait affaiblie et rongée entre des nuages mes yeux moitié endormie se fermait en la regardant je me sentais comme expirer à la lumière mystérieuse qui éclairent les

Ombres j’éprouvais je ne sais quel paisible accablement avant coureur du dernier repos Manzoni je m’arrête à visenbar auberge solitaire et trois vallons cultivés entre deux collines boisées un Allemand de branssvck voyageur comme moi ayant entendu prononcer mon nom à cour il me serre la main me parle de mes ouvrages

Sa femme me dit-il apprend à lire le français dans le Génie du christianisme il ne cessait de s’étonner de ma jeunesse mais a-t-il ajouté c’est la faute de mon jugement je devais vous croire à vos derniers ouvrages aussi jeune que vous me le paraissez ma vie a été mêlée à tant

D’événements que j’ai dans la tête de mes lecteurs l’ancienneté de ces événements mêmes je parle souvent de ma tête grise calcule de mon amourprpre afin qu’on s’écrie en me voyant ah il n’est pas si vieux on est à l’aise avec des cheveux blancs on s’en peut vanter se glorifier

D’avoir les cheveux noirs serait de bien mauvais goût grand sujet de Triomphe d’être comme votre mère vous a fait mais être comme le temps le malheur et la sagesse vous ont mis c’est cela qui est beau ma petite ruse m’a réussi quelquefois tout dernièrement un prêtre

Avait désiré me connaître il resta me à ma vue recouvrant enfin la parole il s’écria ah Monsieur vous pourrez donc encore combattre longtemps pour la foi un jour passant par liyon une dame m’écrivit elle me priait de donner une place à sa fille dans ma voiture et de

La mener à Paris la proposition me parut singulière mais enfin vérification FA de la signature l’inconnu se trouve être une dame fort respectable je répondis poliment la mère se présenta avec sa fille divinité de seize ans la mère n’eut pas plutôt jeté les yeux sur moi qu’elle devint rouge écarlate sa confiance

L’abandonna pardonnez monsieur me dit-elle en balbutiant je n’en suis pas moins rempli de considération mais vous comprendrez les convenances je me suis trompée je suis si surprise j’insista en regardant ma future compagne qui semblait rire du débat je me confondais en protestation que je prendrait tous les soins imaginables de cette belle

Jeune personne la mère s’anéantissait en excuse et en révérence les deux dames se retirèrent j’étais fier de leur avoir fait tant de peur pendant quelques heures je me cru rageuni par l’aurore la dame s’était figuré que l’auteur du Génie du christianisme était un vénérable de Châteaubriant vieux bonhomme grand et sec prenant

Incessamment du tabac dans une énorme tabatière de fer blanc et lequel pouvait très bienen se charger de conduire une innocente pensionnaire au sacré cœur on racontait à Vienne il y a deux ou trois lustres que je vivais tout seul dans une certaine vallée appelée la vallée au loup ma maison était bâtie

Dans une île lorsqu’on voulait me voir il fallait sonner du corps au bord opposé de la rivière la rivière a châonnet alors je regardais par un trou si la compagnie me plaisait chose qui n’arrivait guère je venais moi-même la chercher dans un petit bateau sinon non

Le soir je tirais mon canot à terre et l’on n’entrait point dans mon île au fait j’aurais dû vivre ainsi cette histoire de Vienne m’a toujours charmé mon de mnique ne l’a pas sans doute inventé il n’est pas assez mon ami pour cela j’ignore ce que le voyageur

Allemand aura dit de moi à sa femme et s’il se sera empressé de la détromper sur ma caducité je crains d’avoir les inconvénients des cheveux noirs et des cheveux blancs et de n’être ni assez jeunes ni assez sages au surplus je n’étais guère en train de coquetterie à wiissenbar une

Bise triste gémissait sous les portes et dans les corridors de l’hôtellerie quand le vent souffle je ne suis plus amoureux que de lui de wiissenb àelberg on suit le cours du ncer encaissé par des collines qui portent des forêts sur un banc de sable et de sulfate sanguine que de fleuve j’ai vu

Couler je rencontrai des pèlerins de valt uren il formaient deux fils parallèles des deux côtés du grand chemin les voitures passaient au milieu les femmes marchaient pieds nus un chapelet à la main un paquet de linge sur la tête les hommes nu tête le chapelaient aussi à la main il pleuvait

Dans quelques endroits les nues aququeuses rempaient sur le flanc des collines des bateaux chargés de bois descendaient la rivière d’autres la remontaient à la voile ou à la trîn dans les brisures des collines étaient des hameaux parmi les champs au milieu de riches potagers ornés de rosiers du

Bingale et différents arbustes à fleurs pèlerin priez pour mon pauvre petit il est exilé il est innocent il commence son pèlerinage quand vous accomplissez le vôtre et quand je finis le mien s’il ne doit pas régner ce me sera toujours quelque gloire d’avoir attaché le débris

D’une si grande fortune à ma barque de sauvetage Dieu seul donne le bon vent et ouvre le port en approchant de Heidelberg le lit d’une semé rocher s’élargit on aperçoit le port de la ville et la ville elle-même qui fait bonne contenance le fond du tableau est terminé par un haut

Horizon terrestre il semble barrer le fleuve un arc de triomphe en pierre rouge annonce l’entrée de Heidelberg à gauche sur une colline s’élèvent les ruines moyenâgées d’un château à part leur effet pittoresques et quelques traditions populaires les débris du temps gothique nintéressent que les peuples dont ils sont l’ouvrage un français s’embarrasse-til des

Seigneurs palatins des princesses palatines toutes grâce toutes blanches qu’elles aient été avec des yeux bleus on les oublie pour sainte jeuneevève de Braban dans ces débris modernes rien de commun au peuple modne sinon la physionomie chrétienne et le caractère féodal il en est autrement sans compter

Le soleil des monuments de la Grèce et de l’Italie ils appartiennent à toutes les nations ils en commencent l’histoire leurs inscriptions sont écrites dans des langues que tous les hommes civilisés connaissent les ruines mêmes de l’Italie renouvelée ont un intérêt général parce qu’elles sont empreintes du saut des

Arts et les arts tombent dans le domaine public de la société une fresque du dominicain ou du tiien qui s’effacee un palais de Michelange ou de Pal qui s’écroule mettent en deuil le génie de tous les siècles on montre à Heidelberg un tonneau démesurés collisés en ruin des

Ivrognes du moins aucun chrétien n’a perdu la vie dans cet amphithéâtre des Vespasien Duin la raison oui ce n’est pas grande perte au débouché de Heidelberg les collines à droite et à gauche duune nquer s’écartent et l’on entre dans une plaine chaussée tortueuse élevée de quelques pieds au-dessus du

Niveau des blés se dessine entre deux rangées de cerisiers maltraités du vent et de noyer souvent du Passant insulté à l’entrée de Manheim on traverse des plans de houblon dont les longs échalas secs n’étaient encore décorés qu’au tiers de leur hauteur par la liane grimpante Julien l’Apostat a fait contre

La bière une jolie épigramme l’abbé de La Bletterie la imité avec assez d’élégance tu n’es qu’un faux Bacus j’en atteste le véritable que le Gaulois pressé d’une soif éternelle au défaut de la grappe et recours aux épis de cesess qu’il vente le fils vive le fils de semel quelques vergers des promenades

Ombragées de Saul à toute venue forment le faubourg verdoyant de manim les maisons de la ville n’ont souvent qu’un étage au-dessus du rez-de-chaussée la principale rue est large et plantée d’arbres au milieu c’est encore une cité déchue je n’aime pas le faux or aussi n’ai-je jamais voulu d’or de manim mais

J’ai certainement de l’or de Toulouse en jugugé par les désastre de ma vie qui plus que moi cependant a respecté le temple [Musique] d’Apollon [Musique] chapitre 9 3 et 4 juin 1833 le RIN le Palatina armée aristocratique armée plébéenne couvant et château mont tonner auberge solitaire Kaiser lauterne sommeil oiseau s

BR j’ai traversé le rein à 2ux heures de l’après-midi au moment où je passais un bateau à vapeur remontait le fleuve qu’ dit César s’il eû rencontré une pareille machine lorsqu’il bâtissait son pont de l’autre côté du RIN en face de manim on retrouve la Bavière par une

Suite des odieuses coupures et des tripotages des traités de Paris de Vienne et d’ex la chapelle ch a fait sa part avec des ciseaux sans égard à la raison à l’humanité à la justice sans s’embarrasser du lopin de population qui tombait dans une gueule royale en roulant dans le Palatina six

Renan je songeais que ce pays formait nagerre un département de la France que la blanche gulle était sainte de l’écharpe bleue de la Germanie le rein Napoléon et la République avant lui avaient réalisé le rêve de plusieurs de nos rois et surtout de Louis XIV tant que nous n’occuperons pas nos frontières

Naturelles il y aura guerre en Europe parce que l’intérêt de la conservation pousse la France à saisir les limites nécessaires à son indépendance nationale ici nous avons planté des trophées pour réclamer en temps et lieu la plaine entre le rein et les montonnaires est triste le sol et les

Hommes semblent que leur sort n’est pas fixé qu’ils n’appartiennent à aucun peuple ils paraissent s’attendre à de nouvelles invasions d’armées comme à de nouvelles inondations du fleuve les Germains de Tacite dévastaient de grands espaces à leurs frontières et les laissaient vide entre elles et les ennemis malheur à ces populations

Limitrophes qui cultivent les champs de bataille où les nations doivent se rencontrer en approchant de j’ai vu une chose mélancolique un bois de jeune pain de cinq à six pieds abatttu et liés en fagot une forêt coupée en herb j’ai parlé du cimetière de Lucerne où se pressent à part les sépultures des

Enfants je n’ai jamais senti plus vivement le besoin de finir mes courses de mourir sous la protection d’une main amie appliquée sur mon coœur pour l’interroger lorsqu’on dira il ne B du bord de ma tombe je voudrais pouvoir jeter en arrière un regard de satisfaction sur mes nombreuses années

Comme un pontif arrivé au sanctuaire bénit la longue file de lévite qui lui servirent de cortège louvoie incendia le Palatina malheureusement la main qui tenait le flambeau était celle de turen la Révolution a ravagé le même pays témoin et tour à tour de nos victoires aristocratiques et plébéennes il suffit des noms des

Guerriers pour juger de la différence des temps d’un côté Condé turen kquy Luxembourg Laforce Villard de l’autre Kellerman hoch Pichegru Morau ne renions aucun de nos Triomph les gloires militaires surtout n’ont connu que des ennemis de la France et n’ont eu opinion sur le champ de bataille l’honneur et le péril nivellent

Les rangs nos pères appelaient le sang sorti d’une blessure non mortelle sans volage mot caractéristique de ce dédain de la mort naturel au français dans tous les siècles les institutions ne peuvent rien changer à ce génie national les soldats qui après la mort de turen disait qu’on

Lâche la pie nous camperons où elle s’arrête aurait parfaitement valu les grenadiers de Napoléon sur les hauteurs de DIM premers rempart des Gaules de ce côté on découvre des assiettes de camp et des positions militaires aujourd’hui dégarnies de soldat burgonde Fran ga a suève flot du déluge des barbares on

Tour à tour assaillli ses hauteurs non loin de DIM on aperçoit les éboulements d’ les moines enclos dans cette retraite avaient vu bien des armées circuler à leurs pieds ils avaient donné l’hospitalité à bien des guerriers là quelque croisé avait fini sa vie changé son hum contre le froc là furent des

Passions qui appelèrent le silence et le repos avant le dernier repos et le dernier silence trouvèrent elles ce qu’elle cherchait ses ruines ne le diront pas après les débr du sanctuaire de la paix viennent les décombres du repère de la guerre les bastions mantelets courtines tour rillon démoli d’une

Forteresse les rempars s’écroulent comme les cloîtres le château était embusqué dans un sentier scabreux pour le fermer à l’ennemi il n’a pas empêché le temps et la mort de passer de dunim à Frankenstein la route se fauffile dans un vallon si resserré qu’il ge à peine la voix d’une voiture les arbres

Descendants de deux talus opposées se joignent et s’embrassent dans la ravine entre la mécénie et l’Arcadie j’ai suivi des vallons semblables au beau chemin près pan n’entendait rien nos ponts et chaussées déjeunés en fleurs et un jet m’ont reporté au souvenir de la Bretagne je me souviens du plaisir que

Me fit le cri de cet oiseau dans les montagnes de Judée ma mémoire est un panorama là viennent se peindre sur la même toile les sites et les cieux les plus divers avec leur soleil brûlant ou leur horizon brumeux l’auberge à frankenstein est placée dans une prairie de montagne

Arrosée d’un courant d’eau le maître de la Poste parle français sa jeune seur ou sa femme ou sa fille est charmante il se plaint d’être bavarois il s’occupe de l’exploitation des forêts il me représentait un planteur américain à kaiserlutern où j’arrivais de nuit comme à Bomberg je traversais la

Région des songes que voyait dans leur sommeil tous ces habitants endormis si j’avais le temps je ferais l’histoire de leur rêv rien ne m’aurait rappelé la terre si de caill ne s’était répondu d’une cage à l’autre dans les champs en Allemagne depuis Prague jusqu’à on ne rencontre que des corneilles des

Moineaux et des Alouettes mais les villes sont remplies de rossignoles de fauvettes de grivees de cailles pleaintifs prisonniers et prisonnières qui vous saluent au barreaux de leur Jale quand vous passez les fenêtres sont parées DEET de réséda de rosier de jasmin les peuples du Nord ont les goût d’un autre ciel ils

Aiment les arts et la musique les Germains Vinent chercher la vie en Italie leur fils renouvellerait volontiers l’invasion pour conquérir au même lieu des oiseaux et des fleurs le changement de la veste du postillon m’avertit le mardi juin à sarbrook que j’entrais en Prusse sous la

Croisée de mon auberge je vis défiler un escadron de hussard ils avaient l’air fort animés je l’étais autant que j’aurais joyeusement concouru à frotter ces messieurs bien qu’un vif sentiment de respect m’attache à la famille royale de Prusse bien que les emportements des Prussiens à Paris n’aient été que les

Faibles représailles des brutalités de Napoléon à Berlin mais si l’histoire a le temps d’entrer dans ces froides justice qui font dériver les conséquences des principes l’homme témoin des faits vivants est entraîné par ces faits sans aller chercher dans le passé les causes dont ils sont sortis et qui les excuse

Elle m’a fait bien du mal ma patrie mais avec quel plaisir je lui donnerai mon sang oh les fortes têtes les politiques consommées les bons français surtout que ces négociateurs des traités de15 encore quelques heures et ma terre natale va de nouveau tressaillir sous mes pas que vais-je apprendre depuis 3IS

Semaines j’ignore ce qu’on dit et fait mes amis trois semaines long espace pour l’Homme qu’un moment emporte pour les empires que trois journées renversent et ma prisonnière de blleay qu’est-elle devenue pourrais-je lui transmettre la réponse qu’elle attend si la personne d’un ambassadeur doit être sacrée c’est la mienne ma carrière diplomatique

Devint sainte auprès du chef de l’église elle achève de se sanctifier auprès d’un monarque infortuné j’ai négocié un nouveau pacte de famille entre les enfants du béarnet j’en ai porté et rapporté les actes de la prison à l’exil et de l’exil à la [Musique] prison chapitre 10 4 et 5 juin terre de

France arabesque dans ma casquette s’il vous plaît messe regard sur ma famille et ma vie présent des enfants exilés Verdin valmi Chalon vallée de la Marne en passant la limite qui sépare le territoire de sarbruc de celui de fortbar la France ne s’est pas montré à moi d’une manière brillante d’abord un C

De JAT puis un autre homme qui rampait sur les mains et sur les genoux tr après lui ses jambes comme deux que tors ou deux serpents morts ensuite on parut dans une charrette deux vieilles noires ridées Avantgarde des femmes françaises il y avait de quoi faire rebrousser chemin à l’armée

Prussienne mais après j’ai trouvé un beau jeune soldat à pied avec une jeune fille le soldat poussait devant lui la brouette de la jeune fille et celle-ci portait la pipe et le sabre du trpier plus loin une autre jeune fille tenant le manche d’une charrue et un laboureur

Âgé piquant les bœufs plus loin un vieillard mandiant pour un enfant aveugle plus loin une croix dans un hamemeau une douzaine de têtes d’enfant à la fenêtre d’une maison non achevée ressemblait à un groupe d’anges dans une gloire voici une garçonnette de cinq à six ans assise sur le seuil de la porte

D’une chaumière tête nu blonds visage barbouillé faisant une petite mine à cause d’un vent froid ses deux épaules blanches sortant d’une robe de toile déchirée les bras croisés sur ses genoux haussés et rapprochés de sa poitrine regardant ce qui se passait autour d’elle avec la curiosité d’un oiseau Raphaël l’aurait croqué moi j’avais

Envie de la voler à sa mère à l’entrée de Forbach une troupe de chiens savants se présente les deux plus gros attelés au fourgon des costumes cinq ou six autres de différentes queues museaux tailles et pelages suivaient le bagage chacun son morceau de pain à la gueule deux graves instructeurs l’un

Portant un gros tambour l’autre ne portant rien guide la bande allez mes amis faites le tour de la terre comme moi afin d’apprendre à connaître les peuples vous tenez tout aussi bien votre place dans le monde que moi vous vlez bien les chiens de mon espèce présentez

La pâte à Diane à Mirza à Pax chapeau sur l’oreille épée au côté la queue en trompette entre les deux basques de votre habit danssez pour un os ou pour un coup de pied comme nous faisons nous autres hommes mais n’allez pas vous tromper en sautant pour le roi lecteur

Supportez ces arabesques la main qui les dessina ne vous fera jamais d’autre mal elle est séchée souvenez-vous quand vous les qu’ils ne sont que les capricieux enroulements tracés par un peintre à la voûte de son tombeau à la douane un vieux cadet de commis a fait semblant de visiter ma

Calèche j’avais préparé une pièce de cent sous il la voyait dans ma main mais il n’osait la prendre à cause des chefs qui le surveillaient il a ôté sa casquette sous prétexte de mieux fouiller la poser sur le coussin devant moi me disant tout bas dans ma casquette

S’il vous plaît oh le grand mot il renferme l’histoire du genre humain que de fois la liberté la fidélité le dévouement l’amitié l’amour on dit dans ma casquette s’il vous plaît je donnerai ce mot à Béranger pour le refrain d’une chanson je fus frappé en entrant à messe

D’une chose que je n’avais pas remarqué en les fortifications à la moderne enveloppent les fortifications à gothique guise et Voban sont deux noms bien associés nos ans et nos souvenirs sont étendu en couches régulières et parallèles à différentes profondeurs de notre vie déposées par les flots du temps qui passent successivement sur

Nous c’est de messes que sortit en 172 la colonne engagée stionville avec notre petit corps d’émigré j’arrive de mon pèlerinage à la retraite du prince ban que je servais dans son premier exil je lui donnaai alors un peu de mon sang je viens de pleurer auprès de lui à mon

Âge on n’a guère plus que des larmes en M de toeville père d’Alexis de toville de l’auteur bon frère de mon frère était préfet de la Moselle les arbres gros comme des échalas que M de Toqueville plantait en à la porte de M donne maintenant de l’ombre voilà une échelle à mesurer nos

Jours mais l’homme n’est pas comme le vin il ne s’améliore pas en comptant par feuille les anciens faisaient infuser des roses dans le Falerne lorsqu’on débouchait une enht d’un consulat séculaire elle embommait le festin la plus pure intelligence se mêleurait à de vieux ans que personne ne

Saurait tenté de s’enivrer avec elle je n’avais pas été un quart d’heure dans l’auberge à que voici venir Baptiste en grande agitation il tire mystérieusement de sa poche un papier blanc dans lequel était enveloppé un cachet m le duc de Bordeaux et memoiselle l’avaient chargé de ce cachet lui recommandant de ne me

Le donner que sur terre de France ils avaient été bien inquiets toute la nuit avant mon départ craignant que le bijoutier n’eû pas le temps d’achever l’ouvrage le cachet a trois faces sur l’une est gravée une ancre sur la seconde les deux mots que Henri m’avait dit lors de notre première entrevue oui

Toujours sur la troisième la date de mon arrivée à Prague le frère et la sœur me priaient de porter le cachet pour l’amour d’eux le mystère de ce présent l’ordre des deux enfants exilés de ne me remettre le témoignage de leur souvenir que sur terre de France remplir mes yeux

De larmes le cachet ne me quittera jamais je le porterai pour l’amour de Louise et de Henri j’eus aimé avoir à messe la maison de Faber soldat devenu maréchal de France et qui refusa le collier des ordrre sa noblesse ne remontant qu’à son épée les barbares nos pères égorgèrent à

Messe les Romains surpris au milieu des débauches d’une fête nos soldats ont valsé au monastère d’alcobat avec selette digèe des castr malheurs et plaisirs crimes et folies qu siècles vous sépar et vous êtes aussi complètement passés les uns que les autres l’éternité commencée tout à l’heure est aussi ancienne que

L’éternité datée de la première mort du meurtre d’habel néanmoins les hommes durant leur apparition éphémère sur ce globe se persuade qu’il laisse d’eux quelqu tracees et bon Dieu oui chaque mouche a son nombre partie de messe j’ai traversé Verdin où je fus si malheureux où demeure aujourd’hui l’ami solitaire de

Carel j’ai côtoyé les hauteurs de valmi je n’en veux pas plus parler que de gemap j’aurais peur d’y trouver une couronne Chalon m’a rappelé une grande faiblesse de bonapartte il y exila la beauté paix à Chalon qui me dit que j’ai encore des amis à châteautiierry j’ai retrouvé mon dieu

La fontaine c’était l’heure du salut la femme de Jean n’y était plus et Jean était retourné chez Mame de la sablière en rasant le mur de la cathédrale de Me j’ai répété à Bossuet ces paroles l’homme arrive au tombeau traînant après lui la longues chaîne de ses espérances

Trompées à Paris j’ai pass les quartiers habités par moi avec mes sœurs dans ma jeunesse ensuite le palais de justice remémoratif de mon jugement ensuite la préfecture de police qui me servit de prison je suis enfin rentré dans mon hospice en dévidant ainsi le fil de mes jours le

Fragile insecte des bergeries descend au bout d’une soie vers la terre où le pied d’une brebie va l’écraser [Musique] Mar livre 39e chapitre 1 Paris rue d’Enfer juin ce qu’avait fait madame la duchesse de Berry conseil de Charles X en France mes idées sur Henri ma lettre à Madame la

Dauphine en descendant de voiture et avant de me coucher j’écrivis une lettre à madame la duchesse de Berry pour lui rendre compte de ma mission mon retour avait mis la ce en moi le télégraphe l’annonça au préfet de Bordeaux et au commandant de la forteresse de blleay on eut ordre de

Redoubler de surveillance il paraît même qu’on fit embarquer madame avant le jour fixé pour son départ ma lettre manqua son Altesse Royale de quelques heures et lui fut porté en Italie si Madame n’eû point fait de déclaration si même après cette déclaration elle en unit les suites bien plus si arriv en

Elle eut protesté contre le rôle qu’elle avait été contrainte de jouer pour échapper à ses geoliers la France et l’Europe crut son dire tant le gouvernement de Philippe est suspect tous les Judas auraient subi la punition du spectacle qu’ils avaient donné au monde dans la tabagie de blleay

Mais madame n’avait pas voulu conserver un caractère politique en niant son mariage ce qu’on gagne par le mensonge en réputation d’habileté on le perd considération l’ancienne sincérité que vous avez pu professer vous défend à peine qu’un homme estimé du public sa vilice il n’est plus à l’abri dans son nom mais derrière son

Nom madame par son aveu s’est échappé des ténèbres de sa prison l’aigle femelle comme l’aigle mâle a besoin de liberté et de soleil m le duc de blackas à Prague m’avait annoncé la form d’un conseil dont je devais être le chef avec M le chancelier et M le marquis de La Tour

Maubourg j’allais devenir seul toujours selon M le duc le conseil de Charles X absent pour quelques affaires on me montra un plan la machine était fort compliquée le travail de M de blacass conservait quelques dispositions fait par Mme la duchesse de Berry lorsque de son côté elle avait prétendu organiser

L’État en venant follement se mettre à la tête de son royaume et partibous les idées de cette femme aventureuse ne manquaient point de bon sens elle avait divisé la France en quatre grands gouvernements militaires désigné les chefs nommer les officiers enrégimenter les soldats et sans s’embarrasser si tout son monde était au

Drapeau elle était elle-même accouru pour le porter elle ne doutait point de trouver au champ la chape de Saint-Martin ou Galor ou Baillard coups de haches d’armes et Bales de mousqueton retraite dans les forêts périles au foyer de quelques amis fidèles caverern château chaumière escalad tout cela allait et

Plaisait à Madame il y a dans son caractère quelque chose de bizarre d’original et d’entraînant qui a fera vivre l’avenir l’apprendra à gré en dépit des personnes correctes et des sages j’aurais porté au Bourbon s’il m’avait appelé la popularité dont je jouissais au double titre d’écrivain et d’homme

D’État il m’était impossible de douter de cette popularité car j’avais reçu les confidences de toutes les opinions on ne s’en était pas tenu à des généralités chacun m’avait désigné ce qu’il désirait en cas d’événement plusieurs m’avaent confessé leur génie et fait toucher au doigt et à l’œil la place à laquelle ils

Étaient éminemmentpr tout le monde amis et ennemis m’envoyait auprès du duc de Bordeaux par les différentes combinaisons de mes opinions et de mes diverses fortunes par les ravages de la mort qui avaient enlevé successivement les hommes de ma génération je semblais être resté le seul au choix de la famille

Royale je pouvais être tenté du rôle qu’on m’a signé il y avait de quoi flatter ma vanité dans l’idée d’être moi serviteur inconnu et rejeter des d’être l’appui de leur race de tendre la main dans leur tombeau à Philippe Auguste à SaintLouis Charles Louis XI François I Henri IV Louis XIV de

Protéger de ma faible renommée le sang la couronne et les ombres de tant de grands hommes moi seul contre la France infidèle et l’Europe avilie mais pour arriver là qu’aurait-il fallu faire ce que l’esprit le plus commun fait caresser la cour de Prague vaincre ses antipathies lui cacher mes

Idées jusqu’à ce que je fusse à même de les développer et certes ces idées allaient loin si j’avais été gouverneur du jeune prince je me serais efforcé de gagner sa confiance que s’il eût recouvré sa couronne je ne lui aurais conseillé de la porter que pour la

Déposer au temps venu j’eusse voulu voir les Capets disparaître d’une façon digne de leur grandeur quel beau quel illustre jour que celui où après avoir relevé la religion perfectionnait la constitution de l’État élargit les droits des citoyens rompu les derniers liens de la presse émanciper les communes détruit le monopole balancer équitablement le

Salaire avec le travail raffermi la propriété en en contenant les abus ranimer l’industrie diminuer l’impôt rétabli notre honneur chez les peuples et assuré par des frontières reculées notre indépendance contre l’étranger quel beau jour que celui-là où après toutes ces choses accomplies mon élève eû dit à la nation solennellement convoquée français votre

Éducation est fini avec la mienne mon premier aïeul Robert Lefort mourut pour vous et mon père a demandé grâce pour l’homme qui lui arracha la vie mes ancêtres ont élevé et formé la France à travers la Barbar maintenant la marche des siècles le progrès de la civilisation ne permettent

Plus que vous ayez un tuteur je descends du trône je confirme tous les bienfaits de mes pères en vous déliant de vos serments à la monarchie dites si cette fin n’aurait pas surpassé ce qu’il y eut de plus merveilleux dans cette race dites si jamais temple assez magnifique aurait pu

Être élevé à sa mémoire comparez là cette à celle que feraient les fils décrépis de Henri IV accrochés obstinément à un trône submergé dans la démocratie essayant de conserver le pouvoir à l’aide des mesures de police des moyens de violence des voies de corruption et traînant quelques instants une existence

Dégradée qu’on fasse mon frère roi disait Louis XI enfant après la mort de Henri I moi je ne veux pas être roi Henri d’autres frèr que son peuple qu’il le fasse roi pour arriver à cette résolution toute chimérique qu’elle semble être il faudrait sentir la grandeur de sa race

Non parce qu’on est descendu d’un vieux sang mais parce qu’on est l’héritier d’hommes par qui la France fut puissante éclairée et civilisée or je viens de le dire tout à l’heure le moyen d’être appelé à mettre la main à ce plan é de cajoler les faiblesses de Prague d’élever des

Pigrièches avec l’enfant du trône à l’imitation de l’uine de flatter conchini à l’instar de Richelieu j’avais bien commencé à Carlsbad un petit bulletin de soumission et de comérage aurait avancé mes affaires m’enterré tout vivant à Prague il est vrai n’était pas facile car non seulement j’avais à vaincre les répugnances de la famille

Royale mais encore la haine de l’étranger mes idées sont odieuses au cabinet ils savent que je déteste les traités de Vienne que je ferai la guerre à tout prix pour donner à la France des frontières nécessaires et pour rétablir en Europe l’équilibre des puissances cependant avec des marques de

Repentir en pleurant en expiant mes péchés d’honneur national en me frappant la poitrine en admirant pour pénitence le génie des sots qui gouvernent le monde peut-être aurais-je pu ramper jusqu’à la place du baron de Damas puis me redressant tout à coup j’aurais jeter mes béquilles mais hélas mon ambition où

Est-elle ma faculté de dissimuler où est-elle mon art de supporter la contrainte et l’ennui où est-il mon moyen d’attacher de l’importance à quoi que ce soit où est-il je pris deux ou trois fois la plume je commençai ux ou trois brouillons menteurs pour obéir à Mme la Dauphine qui m’avait ordonné de

Lui écrire bientôt révolté contre moi j’écrivis d’un trait en suivant mon allure la lettre qui devait me casser le cou je le savais très bien j’en pesais très bien les résultats peu m’ortait aujourd’hui même que la chose est faite je suis ravi d’avoir envoyé le tout au diable et jeté mon gouvernat par

Une aussi large fenêtre on me dira ne pouviezvous exprimer les mêmes vérités en les énonçant avec moins de crudité oui oui en délayant tournoyant en miélant chevrotant tremblotant son oeil pénitent ne pleure qu’au bénite je ne sais pas cela voici la lettre abrégée cependant de près de moitié qui fera hérisser le

Poil de nos diplomates de salon le duc de Choiseul avait eu un peu de humur aussi a-t-il passé la fin de sa vie à Chanteloup lettre à Mame la Dauphine Paris rue d’Enfer juin madame les moments les plus précieux de ma longue carrière sont ceux que madame la dauphine m’a permis de

Passer auprès d’elle c’est dans une obscure maison de carlbad qu’une princesse objet de la vénération universelle a daigné me parler avec confiance au fond de son âme le ciel a déposé un trésor de magnanimité et de religion que les prodigalités du malheur n’ont pu tarrir j’avais devant moi la fille de

Louis XV de nouveau exilée cette orpheline du temple que le roi martyre avait pressé sur son cœur avant d’aller cueillir la palme dieu est le seul nom que l’on puisse prononcer quand on vient à s’abîmer dans la contemplation des impénétrables conseils de sa id l’éloge est suspect quand il

S’adresse à la prospérité avec la Dauphine l’admiration est à l’aise je l’ai dit Madame vos malheurs sont montés si haut qu’ils sont devenus une des gloires de la Révolution j’aurais donc rencontré une fois dans ma vie des destinéses assez supérieurs assez Aparts pour leur dire sans crainte de les

Blesser ou d’en être pas compris ce que je pense de l’état futur de la société on peut causer avec vous du sort des empires vous qui verriez passer sans les regretter au pied de votre vertu tous ces royaumes de la terre dont plusieurs se sont déjà écoulés au pied de votre

Race les catastrophes qui vous firent leurs plus illustres témoins et leurs plus sublimes victimes toute grande qu’ell paraissent ne sont néanmoins que les accidents particuliers de la transform générale qui s’opère dans l’espèce humaine le règne de Napoléon par qui le monde a été ébranlé n’est qu’un anneau de la chaîne

Révolutionnaire il faut partir de cette vérité pour comprendre ce qu’il y a de possible dans une troisième restauration et quel moyen cette restauration a de s’encadrer dans le plan du changement social si elle n’y entrait pas comme un élément homogène elle seraité ement rejeté d’un ordre de choses contraires à sa

Nature ainsi madame si je vous disais que la légitimité a des chances de revenir par l’aristocratie de la noblesse et du clergé avec leur privilèges par la cour avec ses distinctions par la royauté avec ses prestiges je vous tromperais la légitimité en France n’est plus un sentiment elle est un principe

En tant qu’elle garantit les propriétés et les intérêts les droits et les libertés mais s’il demeurait prouvé qu’elle ne veut pas défendre ou qu’elle est impuissante à protéger ses propriétés et ses intérêts ses droits et ses libertés elle cesserait même d’être un principe lorsqu’on avance que la légitimité arrivera forcément qu’on ne

Saurait se passer d’elle qu’il suffit d’attendre pour que la France à genoux vienne lui merci on avance une erreur la restauration peut ne reparaître jamais ou ne durer qu’un moment si la légitimité cherche sa force là où elle n’est plus oui madame je le dis avec douleur Henri pourrait rester

Un prince étranger banni jeune et nouvelle ruine d’un antique édifice déjà tombé mais enfin une ruine nous autres vieux serviteurs de la é nous aurons bientôt dépensé le petit fond d’année qui nous reste nous reposerons incessamment dans notre tombe endormis avec nos vieilles idées comme les anciens chevaliers avec leurs

Anciennes armures que la rouille et le temps on rongés armure qui ne se modèle plus sur la taille et ne s’adapte plus aux usages des vivants tout ce qui militait en pour le maintien de l’Ancien Régime religion lois mœurs usage propriété classe privilège Corporation n’existe plus une fermentation générale se

Manifeste l’Europe n’est guère plus en sûreté que nous nulle société n’est entièrement détruite nul entièrement fondée tout y est usé ou neuf ou décrépie ou sans racine tout y a la faiblesse de la vieillesse et de l’enfance les royaumes sortis des circonscriptions territoriales tracées par les derniers traités sont

D’IER l’attachement à la patrie a perdu sa force parce que la patrie est incertaine et fugitive pour des populations vendues à la crier brocantées comme des meubles d’occasion tantôt adjointes à des populations ennemies tantôt livrées à des maîtres inconnus défoncé sillonné labouré le sol est ainsi préparé à recevoir la semence

Démocratique que les journées de juillet ont mûrie les rois croient qu’en faisant sentinell autour de leur trône ils arrêteront les mouvements de l’intelligence ils s’imaginent qu’en donnant le signalement des principes ils les feront saisir aux frontières ils se persuadent qu’en multipliant les douanes les gendarmes les espions de police les

Commissions militaires ils les empêcheront de mais ces idées ne cheminent pas à pied elles sont dans l’air elles volent on les respire les gouvernements absolus qui établissent des télégraphes des chemins de fer des bateaux à vapeur et qui veulent en même temps retenir les esprits au niveau des dogmes politiques

Du Xè siècle sont inconséquent à la fois progressifs et rétrogrades ils se perdent dans la confusion résultante d’une théorie et d’une pratique contradictoire on ne peut séparer le principe industriel du principe de la liberté force est de les étouffer tous les deux ou de les admettre l’un et

L’autre partout où la langue française est entendue les idées arrivent avec les passeports du siècle vous voyez madame combien le point de départ est essentiel à bien choisir l’ENF de l’espérance sous votre garde l’innocence réfugié sous vos vertus et vos malheurs comme sous un DA Royal je ne connais pas de plus imposant

Spectacle s’il y a une chance de succès pour la légitimité elle est là tout entière la France future pourra s’incliner sans descendre devant la gloire de son passé s’arrêter toute émue à cette grande apparition de son histoire représentée par la fille de Lou conduisant par la main le dernier des

Henriis reine protectrice du jeune prince vous exercerait sur la nation l’influence des immenses souvenirs qui se confondent dans votre personne Auguste qui ne sentira renaître une confiance inaccoutumée lorsque l’orpheline du temple veillera à l’éducation de l’orphelin de Saint-Louis il est à désirer madame que cette éducation dirigés par des hommes

Dont les noms soient populaires en France deviennent publics dans un certain degré Louis XIV qui justifie d’ailleurs l’orgueil de sa devise a fait un grand mal à sa race en isolant les fils de France dans les barrières d’une éducation orientale le jeune prince m’a paru doué d’une vive intelligence il devra achever

Ses études par des voyages chez les peuples de l’ancien et même du nouveau continent pour connaître la politique et ne s’effrayer ni des institutions ni des doctrines s’il peut servir comme soldat dans quelque guerre lointaine et étrangère on ne doit pas craindre de l’exposer il a l’air résolu il semble

Avoir au cœur du sang de son père et de sa mère mais s’il pouvait jamais éprouver autre chose que le sentiment de la gloire dans le péril qu’il abdique sans le courage en France point de couronne en me voyant madame étendre dans un long avenir la pensée de l’éducation de Henri

Vous supposerait naturellement que je ne le crois pas destiné à remonter sitôt sur le trône je vais essayer de déduire avec impartialité les raisons opposées d’espérance et de crainte la restauration peut avoir lieu aujourd’hui demain je ne sais quoi de si brusque de si inconstant se fait remarquer dans le

Caractère français qu’un changement est toujours probable il y a toujours sans contraint à parier en France qu’une chose quelconque ne durera pas c’est à l’instant que le gouvernement paraît le mieux assis qu’il s’écroule nous avons vu la nation adorere et détester Bonaparte l’abandonner et le reprendre l’abandonner encore l’oublier dans son

Exil lui dresser des hôtels après sa mort puis retomber de son enthousiasme cette nation volage qui n jamais la liberté que par boutade mais qui est constamment affolé d’égalité cette nation multiforme fut fanatique sous Henri IV factieuse sous Louis XI grave sous Louis XIV révolutionnaire sous Louis XVI sombre

Sous la République guerrière sous Bonaparte constitutionnelle sous la Restauration elle prostitue aujourd’hui ses libertés à la monarchie dite républicaine variant perpétuellement de nature selon l’esprit de ses guides sa mobilité s’est augmentée depuis qu’elle s’est affranchi des habitudes du foyer et du jou de la religion ainsi donc un hasard peut

Amener la chute du gouvernement du neuf août mais un hasard peut se faire attendre un avorton nous est né mais la France est une mè robuste elle peut par le lait de son sein corriger les vices d’une paternité dépravée quoique la royauté actuelle ne semble pas viable je crains toujours

Qu’elle ne vive au-delà du terme qu’on pourrait lui assigner depuis quante ans tous les gouvernements n’ont péri en France que par leurs fautes Louis XVI a pu vingt fois sauver sa couronne et sa vie la République n’a succombé qu’à l’excès de ses fureurs Bonaparte pouvait établir sa

Dynastie et il s’est jeté en bas du haut de sa gloire sans les ordonnances de juillet le trône légitime serait encore debout le chef du gouvernement actuel ne commettra aucune de ces fautes qui tue son pouvoir ne sera jamais suicidé toute son habileté est exclusivement employée à sa conservation il est trop intelligent

Pour mourir d’une sottise et il n’a pas en lui de quoi se rendre coupable des méprises du ou des faiblesses de l’honneur et de la vertu il a senti qu’il pourrait périr par la guerre il ne fera pas la guerre que la France soit dégradée dans l’esprit des étrangers peu lui importe

Des publicistes prouveront que la honte est de l’industrie et l’ignominie du crédit la quasi légitimité veut tout ce que veut la légitimité à la personne royale près elle veut l’ordre elle peut l’obtenir par l’arbitraire mieux que la légitimité faire du despotisme avec des paroles de liberté et de prétendues

Institutions royalistes c’est tout ce qu’elle veut chaque fait accompli enfante un droit récent qui combat un ancien droit chaque heure commence une légitimité le temps a deux pouvoirs d’une main il renverse de l’autre il édifie enfin le temps agit sur les esprits par cela seul qu’il marche on se sépare violemment du

Pouvoir on l’attaque on le boude puis la lassitude survient le succès réconcilie à sa cause bientôt il ne reste plus en dehors que quelques âmes élevées dont la persévérance met mal à l’aise ceux qui ont failli madame selon exposé m’oblige à quelques explications devant votre Altesse Royale si je n’avais fait

Entendre une voix libre au jour de la fortune je ne me serais pas senti le courage de dire la vérité a temps du malheur je ne suis point allé à Prague de mon propre mouvement je n’aurais pas osé vous importuner de ma présence les dangers du dévouement ne sont point

Auprès de votre auguste personne ils sont en France c’est là que je les ai depuis les journées de juillet je n’ai cessé de combattre pour la cause légitime le premier j’ai osé proclamer la royauté de Henri un jury français en m’acquittant a laissé subsister ma proclamation je n’aspire qu’au repos

Besoin de mes années cependant je n’ai pas hésité à le sacrifi lorsque des décrets ont étendu et renouvelé la proscription de la famille royale des offres m’ont été faites pour m’attacher au gouvernement de Louis-Philippe je n’avais pas mérité cette bienveillance j’ai montré ce qu’elle avait d’incompatible avec ma nature en

Réclamant ce qui pouvait me revenir des adversités de mon vieux roi hélas ces adversités je ne les avais pas causé et j’avais essayé de les prévenir je ne remémore point ces circonstances pour me donner une importance et me créer mérite que je n’ai pas je n’ai fait que mon

Devoir je m’explique seulement afin d’excuser l’indépendance de mon langage madame pardonnera la franchise d’un homme qui accepterait avec joie un échaffaud pour lui rendre un trône quand j’ai paru devant votre Majesté à Carlsbad je puis dire que je n’avais pas le bonheur d’en être connu à peine m’avait-elle fait l’honneur de

M’adresser quelques mots dans ma vie elle a pu voir dans les conversations de la solitude que je n’étais pas l’homme que l’on avait peut-être dépeint que l’indépendance de mon esprit n’ôait rien à la modération de mon caractère et surtout ne brisz pas les chaînes de mon admiration et de mon respect pour

L’illustre fille de mes rois je supplie encore votre majesté de considérer que l’ordre des vérités développées dans cette lettre ou plutôt dans ce mémoire est ce qui fait ma force si j’en ai une c’est par là que je touche à des hommes de divers parties et que je les ramène à la cause

Royaliste si j’avais répudié les opinions du siècle je n’aurais eu aucune prise sur mon temps je cherche à raller auprès du trône antique ces idées modernes qui d’adverses qu’elles sont deviennent amis en passant à travers ma fidélité les opinions libérales qui affluent NT plus détourné au profit de la monarchie légitime reconstruite

L’Europe monarchique périrait le combat est à mort entre les deux principes monarchiques et républicains s’il le reste distincte et séparé la consécration d’un édifice unique rebâti avec les matériaux divers de deux édifices vous appartiendrait à vous madame qui avait été admis à la plus haute comme à la plus mystérieuse

Des initiations le malheur non mérité à vous qui êtes marqué à l’hôtel du sang des victimes sans tâchees à vous qui dans le recueillement d’une sainte austérité ouvririez avec une main pure et bénie les portes du nouveau temple vos lumière madame et votre raison supérieure éclaireront et rectifieront

Ce qu’il peut y avoir de douteux et déronné dans mes sentiments touchant l’état présent de la France mon émotion en terminant cette lettre passe ce que je puis dire le palais des souverains de bohemme est donc le Louvre de Charles X et de son pieux et Royal fils Atchin est donc

Le château de peau du jeune Henri et vous madame quel versaill habitez-vous à quoi comparez votre religion vos grandeurs vos souffrances si ce n’est à celles des femmes de la maison de David qui pleuraient au pied la croix puisse Votre Majesté voir la royauté de Saint-Louis sortir radieuse de la tombe

Puissisje m’écrier en rappelant le siècle qui porte le nom de votre glorieuse aïeule car madame rien ne vous va rien ne vous est contemporain que le Grand et le sacré oh jour heureux pour moi de quelle ardeur j’irai reconnaître mon roi je suis avec le plus profond madame

De Votre Majesté le très humble et trèsobéissant serviteur château brriant après avoir écrit cette lettre je rentrai dans les habitudes de ma vie je retrouva mes vieux prêtre le coin solitaire de mon jardin qui me parut bien plus beau que le jardin du comte de chuteteek mon boulevard d’enfer mon

Cimetière de l’Ouest mes mémoires ramur de mes jours pass et surtout la petite société choisie de l’abaye au bois la bienveillance d’une amitié sérieuse fait abonder les pensées quelques instants du commerce de l’âme suffisent aux besoins de ma nature je répare ensuite cette dépense d’intelligence par 22 heures de rien faire et de

[Musique] sommeil [Musique] chapitre 2 Paris rue d’Enfer 25 août 1833 lettre de madame la duchesse de Berry tandis que je commençais à respirer je vis entrer un matin chez moi le voyageur qui avait remis un paquet de ma part à madame la duchesse de Berry à Palerme il m’apportait cette réponse de la

Princesse naplle août je vous ai écrit un mot monsieur le vicomte pour vous accuser la réception de votre lettre voulant une occasion sûre pour vous parler de ma reconnaissance de ce que vous avez vu et fait à Prague il me paraît que l’on vous a peu laissé voir mais assez cependant

Pour juger que malgré les moyens employés le résultat en ce qui regardent notre cher enfant n’est pas telle qu’on pouvait le craindre je suis bien Haise d’en avoir de vous l’assurance mais on me mande de Paris que M Barande est éloigné que cela va-t-il devenir combien il me tarde d’être à mon

Poste quant aux demandes que je vous avais prié de faire et qui n’ont pas été parfaitement accueillies on a prouvé par là que l’on n’était pas mieux informé que moi car je n’avais nul besoin de ce que je demandais n’ayant en rien perdu mes droits je vais vous demander vos

Conseils pour répondre aux sollicitations qui me sont faites de toute part vous ferez de ce qui suit l’usage que dans votre sagesse vous jugerez convenable la France royaliste les personnes dévouées à Henri attendent de sa mère libre enfin une proclamation j’ai laissé à bleay quelques lignes qui doivent être connues

Aujourd’hui on espère plus de moi on veut savoir la triste histoire de ma détention pendant sept mois dans cette impénétrable Bastille il faut qu’elle soit connu dans ses plus grands détails qu’on y voit la cause de tant de larmes et de chagrins qui ont brisé mon cœur on

Y apprendra les tortures morales que j’ai dû souffrir justice doit y être rendue à qui il appartient mais aussi il y faudra dévoiler les atroces mesures prises contre une femme sans défense puisqu’on lui toujours refusé un conseil par un gouvernement à la tête duquel est son parent pour m’arracher un secret qui

Dans tous les cas ne pouvait concerner la politique et dont la découverte ne devait pas changer ma situation si j’étais à craindre pour le gouvernement français qui avait le pouvoir de me garder mais non le droit sans un jugement que j’ai plus d’une fois réclamé mais mon parent Marie de ma

Tante chef d’une famille à laquelle en dépit d’une opinion si généralement et si justement répandu contre elle j’avais bien voulu faire espérer la main de ma fille Louis-Philippe enfin me croyant enceinte et non mariée ce qui eû décidé toute autre famille à m’ouvrir les portes de ma prison m’a fait infliger

Toutes les tortures morales pour me forcer à des démarches par lesquelles il a cru pouvoir établir le déshonneur de sa nièce du reste s’il faut m’expliquer d’une manière positive sur mes tion et ce qui les a motivé entrer dans aucun détail sur mon intérieur dont je ne dois

Compte à personne je dirais avec toute vérité qu’elles m’ont été arrachées par les vexations les tortures morales et l’espoir de recouvrer ma liberté le porteur vous donnera des détails et vous parlera de l’incertitude forcée sur le moment de mon voyage et sa direction ce qui s’est opposé au désir

Que j’avais de profiter de votre offre obligeante en vous engageant à me joindre avant d’arriver à Prague ayant bien besoin de vos conseils aujourd’hui il serait trop tard voulant arriver près de mes enfants le plus tôt possible mais comme rien n’est sûr dans ce monde et que je suis accoutumé aux contrariétés

Si contre ma volonté mon arrivée à Prague était retardée je compte bien sur vous à l’endroit où je serais obligé de m’arrêter d’où je vous écrirai au contraire j’arrive près de mon fils aussitôt que je le désire vous savez mieux moi si vous y devez venir je ne

Puis que vous assurer du plaisir que j’aurais à vous voir en tout temps et en tout lieu mariecoline NAP août notre ami n’ayant pu encore partir je reçois des rapports sur ce qui se passe à Prague qui ne sont pas de nature à diminuer mon désir de m’y rendre mais

Aussi me rend de plusur le besoin de vos conseils si donc vous pouvez vous rendre à Venise sans tarder vous m’y trouverez ou des lettres post restantes qui vous diront où vous pouvez me joindre je ferai encore une partie du voyage avec des personnes pour lesquelles j’ai bien

De l’amitié et de la reconnaissance monsieur et Mame de Beaufremont nous parlons souvent de vous leur dévouement à moi et à notre Henri leur fait bien souhaiter de vous voir arriver de Ménard partage bien ce désir Mame de Berry rappelle dans sa lettre un petit manifeste publié à sa

Sortie de Blay et qui ne valait pas grand’chose parce qu’il ne disait ni oui ni non la lettre d’ailleurs est curieuse comme document historique en révélant les sentiments de la princesse à l’égard de ses parents jaôiers et en indiquant les souffrances endurées par elle les réflexions de mariecoline sont justes

Elle les exprime avec animation et fierté on aime encore av voir cette mère courageuse et dévouée enchaîné ou libre constamment préoccupé des intérêts de son fils là du moins dans ce cœur et de la jeunesse et de la vie il m’en coûtait de recommencer un long voyage mais

J’étais trop touché de la confiance de cette pauvre princesse pour me refuser à ses vœux et la laisser sur les grands chemins m geuges accourut au secours de ma misère comme la première fois je me remis en campagne avec une douzaine de volumes éparpillés autour de

Moi or pendant que je prais grinet de rechef dans la calèche du prince de bénévan il mangeait à Londres au ratelier de son cinquième maître en expectative de l’accident qu’il enverra peut-être dormir à Westminster parmi les saints les rois et les sagesp justement acquise à sa religion sa fidélité et ses [Musique]

Vertus chapitre 3 du 7 au 10 septembre 1833 sur la route de Paris à Venise Jura Alpe Milan veréronne appel des mort la Brenta je partis de Paris le septembre prenant la route du saintplomb par Pontarlier salin brûlé était rebâti je l’aimais mieux dans sa laideur et dans sa caducité

Espagnole l’abbé d’Olivet naquit au bord de la furieuse ce premier maître de Voltaire qui reçut son élève à l’Académie n’avait rien de son ruisseau paternel la grande tempête qui a causé tant de naufrages dans la Manche m’assaillit sur le jurat j’arrivai de nuit au vaste du relais de l’évier le

Caravan sérail bâti en planche fort éclairé rempli de voyageurs réfugiés ne ressemblait pas mal à la tenue d’un sabbat je ne voulus pas m’arrêter on amena les chevaux quand il fallut fermer les lanternes de la calèche la difficulté fut grande l’ôutesse jeune sorcière extrêmement jolie prêta son secours en riant elle

Avait soin de coller son lumignon abrité dans un tube de verre auprès de son visage afin d’être vu à Pontarlier mon ancien hôte très légitimiste de son vivant était mort je soupais à l’auberge du National bonne augure pour le journal ce nom Armand Carel et le chef de ces

Hommes qui n’ont pas menti aux journées de juillet le château de jou défend les approches de Pontarlier il a vu se succéder dans ses donjons deux hommes dont la révolution gardera la mémoire mIRABO et toussint l’ouverture le Napoléon noir imité et tué par le Napoléon blanc tout saint dit Mme de

Stal fut amené dans une prison de France où il périt de la manière la plus misérable peut-être Bonaparte ne se souvient-il pas seulement de ce forfait parce qu’il lui a été moins reproché que les autres l’houragan croissait j’essuyais sa plus grande violence en Pontarlier et orbees il agrandissait les montagnes

Faisait tinter les cloches dans les hameaux étouffait le bruit des torrents dans celui de la foudre et se précipitait en hurlant sur ma calèche comme un grain noir sur la voile d’un vaisseau quand de bas éclairs lésardait les bruyères on apercevait des troupeaux de moutons immobile la tête cachée entre

Leurs pattes de devant présentant leur queue comprimée et leur croupe velu au Giboulet de pluie et de grêle fouetté par le vent la voix de l’homme qui annonçait le temps écoulé du haut d’un ba frroid montagnard semblait le cri de la dernière heure à Lausanne tout était redevenu

J’avais déjà bien des fois visité cette ville je n’y connais plus personne ABEX tandis qu’on attelait à ma voiture les chevaux qui avaient peut-être traîné le cercueil de MAME de Custine j’étais appuyé contre le mur de la maison où était morte mon ôesse de fervac elle avait été célèbre au tribunal

Révolutionnaire par sa longue chevelure j’ai vu à Rome de beaux cheveux blonds retirés d’une tombe dans la vallée du Rhône je rencontrais une garçonnette presque nue qui dansait avec sa chèvre elle demandait la charité à un riche jeune homme bien vêtu qui passait en poste courrier galonné en

Avant de la caise assis derrière le brillant carrosse et vous vous figurez qu’une telle distribution de la propriété peut exister vous pensez qu’elle ne justifie pas les soulèvements populairesion remémore une époque de ma vie de secrétaire d’ambassade que j’étais à Rome le Premier Consul m’avait nommé ministre plénipotentière au valet

À Brig je laissais les Jésuites s’efforçant de relever ce qui ne peut l’être inutilement établis au pied du temps ils sont écrasés sous sa masse comme leur monastère sous le poids des montagnes j’étais à mon Dixie passage des Alpes je leur avais dit tout ce que j’avais à leur dire dans les différentes

Années et les diverses circonstances de ma vie toujours regretter ce qu’il a perdu toujours s’égarer dans les souvenirs toujours marcher vers la tombe en pleurant et s’isolant c’est l’homme les images empruntées de la nature montagneuse ont surtout des rapports sensibles avec nos fortunes celui-ci passe en silence comme l’épanchement d’une source celui-ci

Attache un bruit à son cours comme un torrent celui-là jette son existence comme une cataracte qui épouvante et disparaît le Salom a déjà l’air abandonné de même que la vie de Napoléon de même que cette vie il n’a plus que sa gloire c’est un trop grand ouvrage pour appartenir aux petits États

Auxquels il est dévolu le génie n’a point de famille son héritage tombe par d’ à la plèbe qui le grignote et plante un chou ou croissait un cèdre la dernière fois que je traversais le saintlomb j’allais en ambassade à Rome je suis tombée les pâtres que

J’avais laissé au haut de la montagnes y sont encore neige nuag rochers ruiniqu forêt de pain fracas des eaux environne incessamment la hutete menacée de l’Avalanche la personne la plus vivante de ces chalets et la chèvre pourquoi mourir je le sais pourquoi naître je l’ignore toutefois reconnaissez que les premières souffrances les souffrances

Morales les tourments de l’esprit sont de moins chez les habitants de la région des chamois et des aigles lorsque je me rendais au congrès de veréronne en la station du Pic du SA était tenue par une française au milieu d’une nuit froide et d’une bourrasque qui

M’empêchait de la voir elle me parla de la Scala de Milan elle attendait des rubans de Paris sa voix la seule chose que je connaisse de cette femme était fort douce à travers les ténèbres et les vents la descente sur domo d’Ossola m’aarut de plus en plus merveilleuse un

Certain jeu de lumière et d’ombre en it la magie on était caressé d’un petit souffle que notre ancienne langue appelle l’or sorte d’avantbrise du matin baigné et parfumé dans la rosée j’ai retrouvé le lac Majeur où je fus si triste en et que j’aperçus de la vallée de binzona

En àesto Calende l’Italie s’est annoncé un Paganini aveugle chante et joue du violon au bord du lac en passant le Tessin je revis en entrant à Milan la magnifique allée de tulipiier dont personne ne parle les voyageurs les prennent apparemment pour des platanes je réclame contre ce silence en

Mémoire de mes sauvages c’est bien le moins que l’Amérique donne des ombrages à l’Italie on pourrait aussi planter àèes des magnolias mêlés à des palmiers et des orangers mais qui songe à cela qui pense à embellir la terre on laisse ce soin à Dieu les gouvernements sont

Occupés de leur chute et l’on préfère un arbre de carton sur un théâtre de fantocini au magnolia dont les roses parfumeraient le berceau de Christophe colombe à Milan la vexation pour les passeports est aussi stupide que brutale je ne traversais pas Véron sans émotion c’était là qu’avait réellement commencé ma carrière politique

Ce que le monde aurait pu devenir si cette carrière n’eût été interrompue par une misérable jalousie se présentait à mon esprit veréronne si animée en par la présence des souverains de l’Europe était retourné en au silence le Congrès était aussi passé dans ses rues solitaire que la

Cour des scalidgérie et le Sénat des Romains les Arnes don ad s’étaient offerts à mes regards chargés de cent mil spectateurs béet déserte les édifices que j’avais admirés sous l’illumination brodée à leur architecture s’enveloppaient gris et nu dans une atmosphère de pluie combien s’agitait d’ambition parmi les acteurs

De veréron que de destiné de peuple examiner discuter et peser faisons l’appel de ces poursuivant de Song ouvrons le livre du jour de colère liber scriptus proférour monarque prince ministre voici votre ambassadeur voici votre collègue revenu à son poste où êtes-vous répondez l’empereur de Russie Alexandre mort l’empereur d’Autriche François I

Mort le roi de France Louis XII mort le roi de France Charles X mort le roi d’Angleterre George IV mort le roi de Naples Ferdinand I mort le duc de Toscane mort le pape pisset mort le roi de sardeigne Charles Félix mort le duc de momorancy ministre des Affaires

Étrangères de France mort M Canning ministre des Affaires étrangères d’Angleterre mort M de ministre des Affaires étrangères en Prusse mort M de gens de la Chancellerie d’Autriche mort le cardinal Consalvi secrétaire d’État de Sa Sainteté mort M de ser mon collègue au Congrès mort M d’Aspremont mon secrétaire d’ambassade

Mort le comte de neyperg Marie de la veuve de Napoléon mort la comtesse Tolstoy morte son grand et jeune fils mort mon hôte du palais Lorenzi mort si tant d’hommes couchés avec moi sur le registre du Congrès se sont fait inscrire à l’hobituaire si des peuples et des

Dynastie royale ont péri si la Pologne a succombé si l’Espagne est de nouveau anéanti si je suis allé à Prague m’enquérir des restes fugitifs de la grande race dont j’étais le représentant on qu’est-ce donc que les choses de la terre personne ne se souvient des discours que nous tenions autour de la

Table du prince de méternique mais ô puissance du génie aucun voyageur n’entendra jamais chanter la Louette dans les champs de veréron sans se rappeler Shakespeare chacun de nous en fouillant à diverses profondeur dans sa mémoire retrouve une autre couche de mort d’autres sentiments éteints d’autres chimères qu’inutilement il allaitaâ

Comme celle d’erkouanoum à la mamelle de l’espérance en sortant de Véron je fus obligé de changer de mesure pour suputer le temps passé je rétrogradais de vingtsep années car je n’avais pas fait la route de Véronne à Venise depuis à brtia à vichenseé à Padou je traversai les murailles de PADI de sczi

De francesini de Nicolas de Pise de Frère Jean les bords de la Brenta trompèrent mon attente ils étaient demeurés plus riants dans mon imagination les digues élevés le long du canal enterrent trop les Maréis plusieurs villas ont été démolies mais il en reste encore quelques-unes très élégant là demeure

Peut-être le signor pokocurante que les grand assonn dégotai que les deux jolies filles commençaient fort à lasser que la musique fatiguait au bout d’un quart d’heure qui trouvaiit Homère d’un mortel ennui qui détestait le pieu aîné le petit Ascagne l’imbécile roi Latinus la bourgeoise hat et l’incipide de la vin

Qui s’embarrassait peu d’un mauvais dîner d’orace sur la route de brindae qui déclarait ne vouloir jamais lire Céron et encore moins mille tonnes ce barbare gâteur de l’enfer et du hélas disait tout bas candide à Martin j’ai bien peur que cet homme-ci n’est un souverain mépris pour nos poètes allemands malgré mon demidésappointement

Et beaucoup de dieux dans les petits jardins j’étais charmé des arbres de soie des orangers des figuiers et de la douceur de l’air moi qui si peu de temps auparavant cheminais dans les sapinières de la Germanie et sur les monts deschques où le soleil a mauvais visage

J’arrivai le de septembre au lever du jour à foussina que Philippe de commine et Montaigne appelle chafousine à dix heures et demie j’étais débarqué à Venise mon premier soin fut d’envoyer au bureau de la poste il ne s’y trouva rien ni à mon adresse directe ni à l’adresse

Indirecte de Paolo de Mme la duchesse de Berry aucune nouvelle j’écrivis au comte Griffy ministre de Naple à Florence pour le Pr de me faire connaître la marche de Son Altesse Royale m’étant mise en règle je me résolus d’attendre patiemment la princesse Satan m’envoya une tentation je désirais par ces

Suggestions diaboliques demeurer seul une quinzaine de jours à l’Hôtel de l’Europe au grand détriment de la monarchie légitime je souhaitais de mauvais chemins à l’auguste voyageuse sans songer que ma restauration du roi Henri pourrait être retardée d’un demi Mo j’en demande comme Danton pardon à Dieu et aux [Musique]

Hommes chapitre 4 venis Hôtel de l’Europe 10 septembre 1833 incidence Venise Salvé italum Regina nect Samper Eris sanazar d’Italia dolente etterno lume venzia Cabrera on peut à Venise se croire sur le Thac d’une superbe galère à l’encre sur le bus en Tor où l’on vous donne une

Fête et du bord duquel vous apercevez à l’entour des choses admirables mon auberge l’ de l’Europe est placé à l’entrée du grand canal en face de la Douine de mer de la tchudeka et de saintgeorg majeur lorsqu’on remonte le grand canal entre les deux files de ces

Palais si marqué de leur siècles si varié d’architecture lorsqu’on se transporte sur la grande et la petite place que l’on contemple la basilique et ses d’ôes le Palais des Doges les procouradiers nov laadeka la Tour de l’Horloge le bfroid de saintmarc la colonne du lion

Tout cela mêlé aux voiles et aux mât des vaisseaux au mouvement de la foule et des gondoles à l’azur du ciel et de la mer les caprices d’un rêve ou les jeux d’une imagination orientale n’ont rien de plus fantastique quelquefois sieries peint et rassembleent sur une toile pour les

Prestiges du théâtre des monuments de toutes les formes de tous les temps de tous les pays de tous les climats c’est en Venise ces édifices surdorés embellisent avec profusion par J Jaun Titien Paul veréronise tinoret Jean Bellini Paris bordonne les De Palmas sont remplis de bronze de marbre de granit de porphy

D’antiqu précieuses de manuscrits rares leur magie intérieure égale leur magie extérieur et quant à la clarté suave qui les éclaire on découvre les noms ust et les nobles souvenirs attachés à leur voûte on s’écrit avec Philippe de commine c’est la plus triomphante cité que j’ai jamais vue et pourtant ce n’est

Plus la Venise du ministre de Louis XI la Venise épouse de l’Adriatique et dominatrice des mers la Venise qui donnait des empereurs à Constantinople des rois à Chypre des Princes à la Dalmatie au Péloponèse à la Crète la Venise qui humiliait les cés de la Germanie et recevait à ses foyers

Inviolables les papes suppliants la Venise de qui les monarques tenaient à honneur d’être citoyens à qui Pétrarque pléton Bessarion légaiit les débris des lettres grecques et latines sauvées du naufrage de la barbarie la Venise qui République au milieu de l’Europe féodale servait de bouclier à la chrétienté la

Venise planteuse de Lyon qui mettait sous ses pieds les rempars de d’Ascalon de Tyr et qui abattait le croissant àpentes la Venise dont les Doges étaient des savants et les marchands des chevaliers la Venise qui terraassait l’Orient où lui achetait ses parfums qui rapportait de la graisses des turbanss conquis ou des

Chef-d’œuvres retrouvés la Venise qui sortait victorieuse de la Ligue ingrate de Cambray la Venise qui triompait par ses fêtes ses courtisanes et sesarts comme par ses armes et ses grands hommes la Venise à la fois Corinthe Athène et Carthage ornant sa tête de couronne rostral et de diadème de fleurs ce n’est

Plus même la cité que je traversais lorsque j’allais visiter les rivag témoins de sa gloire mais grâce à ses brises voluptueuses et à ses flots amèes elle garde un charme c’est surtout au pays en décadence qu’un beau climat est nécessaire il y a assez de civilisation à Venise pour que l’existence y trouve

Ses délicatesses la séduction du ciel empêche d’avoir besoin de plus de dignité humaine une vertu attractive s’exhale de ces vestiges de grandeur de ces traces des arts dont on est environné les débris d’une ancienne société qui produisit de telles choses en vous donnant du dégoût pour une société nouvelle ne vous laisse aucun

Désir d’avenir vous aimez vous sentir mourir avec tout ce qui meurt autour de vous vous n’avez d’autrre soin que de parer les restes de votre vie à mesure qu’elle se dépouille la nature pronte à ramener de jeunes générations sur des ruines comme à les tapisser de fleurs conserve

Aux races les plus affaiblies l’usage des passions et l’enchantement des plaisirs Venise ne connut point l’idolâtrie elle grandit chrétienne dans l’île où elle fut nourrie loin de la brutalité d’Attila les descendantes des cpions les paôles et les austochis échappèrent dans la grotte de Bethléem à la violence

D’Alaric à part de toutes les autres cités fit aîné de la civilisation antique sans avoir été déshonoré par la conquête Venise ne renferme ni des Combres Romains ni monuments des barbares on n’y voit point non plus ce que l’on voit dans le Nord et l’Occident de l’Europe au milieu des progrès de

L’industrie je veux parler de ces constructions neuves de ces rues entières élevées à la hâte et dont les maisons demeurent ou non achevé ou vid que pourrait-on bâtir ici de misérables bouges qui montrerait la pauvreté de conception des fils auprès de la magnificence du génie des pères des

Cahutes blanchies qui n’iraient pas au talon des gigantesques demeures des foses caries et des pessarau quand on avise la truelle de mortier et la poignée de plâtre qu’une réparation urgente a forcer d’appliquer contre un chapiteau de marbre on est choqué mieux valent les planches vertmoulues barrant les fenêtres

Grecques ou moresques les guenis mises séché sur d’élégants balcons que l’empreinte de la chétive main de notre siècle que ne puis-je m’enfermer dans cette ville en harmonie avec ma destinée dans cette ville des potes ou d Pétrarque Byron passire que ne puis-je achever d’écrire mes mémoires à la lueur du soleil qui

Tombe sur ses pages l’astre brûle encore dans ce moment mes sa vanane floridienne et se couche ici à l’extrémité du grand canal je ne le vois plus mais à travers une clairière de cette solitude de palais ces rayons frappent le globe de la douinee les antennes des bares les

Vergues des navires et le portail du couvent de saintgeorge majeur la tour du monastère changé en colonne de Ros se réfléchit dans les vagues la façade blanche de l’église est si fortement éclairée que je distingue les plus petits détails du ciseau les enclôtures des magasins de la judeca sont peintes d’une lumière

Tisenne les gondoles du canal et du nage dans la même lumière Venise et là assise sur le rivage de la mer comme une belle femme qui va s’éteindre avec le jour le vent du soir soulève ses cheveux embaummés elle meurt salué par toutes les grâces et tous les sourires de la [Musique] nature

[Musique] chapitre 5 Venise septembre 1833 architecture vénitienne Antonio la bébétiio et Monsieur Gamba salle du Palais des Doges prison à Venise en 1806 il y avait un jeune signor Armani traducteur italien ou ami du traducteur du Génie du Christianisme sa sœur comme il disait était non Monaca il y avait aussi un

Juif allant à la Comédie du Grand sanédrin de Napoléon et qui reluquait ma bourse plus m Lagarde chef des espions français lequel me donna à dîner mon traducteur sa sœur le juif du sintnédrin ou son mort ou n’habite plus Venise à cette époque je demeurais à l’hôtel du

Lion blanc près cet hôtel a changé de lieu presque en face de mon ancienne auberge est le palais foscarie qui tombe arrière toutes ces vieilleries de ma vie j’en deviendrai fou à force de ruine parlons du présent j’ai essayé de peindre l’effet général de l’architecture de Venise afin de me

Rendre compte des détails j’ai remonté descendu et remonté le grand canal vu et revu la place saintmar il faudrait des volume pour épuiser ce sujet le fabriqué pospicu d’ venetiia du comte cikognara fournissent le trait des monuments mais les expositions ne sont pas nettes je me contenteraiis de noter deux ou trois des

Agencements les plus répétés du chapiteau d’une colonne corinthienne se décrit un demi-cercle dont la pointe descend sur le chapiteau d’une autre colonne corinthienne juste au milieu de ces styles s’en élève une troisième même dimension et même ordre du chapiteau de cette colonne centrale partent à droite et à gauche

Deux épicycles dont les extrémités se vont aussi reposer sur les chapitaaux d’autres colonnes il résulte de ce dessin que les arcs en se coupant donnent naissance à des ogives au point de leur intersection entre parenthèes il est clair à mes yeux que l’ogive dont on va chercher si loin le ig prétendue

Mystérieuse est née fortuitement de l’intersection des deux cercles de plein cintre aussi la retrouveton partout les architectes n’ont fait dans la suite que là dégager des dessins dans lesquels elles figurait note de l’auteur de sorte qu’il se forme un mélange charmant de deux architectures du plein cintre

Romain et de l’ogive arabe ou gothique orientale je suis ici l’opinion du jour en supposant l’ogive arabe gothique ou moyenâgé d’origine mais il est certain qu’elle existe dans les monuments d’ cyclopéens je l’ai vu très pur dans les tombeaux d’Argos le palais du doge offre des entrelas reproduit dans quelques autres

Palais particulièrement au palais Foscari les colonnes soutiennent des cintres ogives ces ceintres laissent entre eux des vides entre ces vides l’architecte a placé deux Rosas la rosace déprime l’extrémité des deux ellipses ces rosaces qui se touchent par un point de leur circonférence dans la façade du bâtiment deviennent des

Espèces de roues alignées sur lesquelles s’exalte le reste de l’édifice dans toute construction la base est ordinairement forte le monument diminue d’épaisseur à mesure qu’il envahit le ciel le palais du cale est tout juste le contraire de cette architecture Natur la base percée de légers portique que surmonte une galerie

En arabesques endanté de quatre feuilles de trèfle à jour soutient une masse carrée presque nue on dirait une forteresse bâtie sur des colonnes ou plutôt d’un édifice renversé planté sur son léger couronnement et dont l’épaisees racine serait en l’air les masques et les têtes architecturales sont remarquable dans

Les monuments de Venise au palais pessaro l’entablement du premier étage d’ordre dorique est décoré de têtes de géant l’ordre ionique du second étage est enlié de têtes de chevalier qui sortent horizontalement du mur le visage tourné vers l’eau les unes s’enveloppent d’une mentonnière les autres ont la

Visière à demi baissée toutes ont des casques dont les panaches se recourbent en ornement sous la corniche enfin au troisième étage à l’ordre corinthien se montrent des têtes de statue féminine aux cheveux différemment noués à saintmar bosselé de Dôme incrusté de mosaïque chargé d’incohérentes dépouilles de l’Orient je

Me trouva à la fois à Saint-Vital de Raven à Sainte-Sophie de Constantinople à saintsuveur de Jérusalem et dans ces moindres églises de la Moré de et de Malte saintar d’architecture byzantine composite est un monument de victoire et de conquête élevée à la croix comme Venise entière est un

Trophée l’effet le plus remarquable de son architecture et son obscurité sous un ciel brillant mais aujourd’hui 10 septembre la lumière du dehors émoussé s’harmoniait avec la basilique sombre on a les quarante heures ordonnées pour obtenir du beau temps la ferveur des fidèles priant contre la pluie était grande un ciel gris et à

Queue semble la peste aux Vénitiens nos vœux ont été exaucés la soirée est devenue charmante la nuit je me suis promenée sur le quai la mer s’étendait unie les étoiles se mêlaient au faisait par des barques et des vaisseaux ancrés çaà et là les cafés était rempli mais on ne voyait ni

Polyinelle ni grec ni barbaresque tout fini une Madonne fort éclairée au passage d’un pont attirait la foule de jeunes filles à genoux disaient dévotement leur Pat nôre de la main droite elles faisaient le signe de la croix de la main gauche elles arrêtaient les passants rentré à mon auberge je me suis

Couché et endormi au champ des gondoliers sous mes fenêtres j’ai pour guide Antonio le plus vieux et le plus instruit des cicéronies du pays il sait par cœur les palais les statues et les tableaux le 11 septembre visite à l’abbé betho et à M Gamba conservateur de la bibliothèque ils

M’ont reçu avec une extrême politesse bien que je n’e aucune lettre de recommandation en parcourant les chambres du palais du on marche de merveilles en merveilles là se déroule l’histoire entière de Venise peinte par les plus grands maîtres leurs tableaux ont été mille fois décrits parmi les antiques j’ai comme

Tout le monde remarquer le groupe du cyne et de l’éda et le ganimè dit de praxitel le signe est prodigieux d’étreinte et de volupté l’éda est trop complaisante l’aigle du ganimè n’est point aigle réel il a l’air de la meilleure bête du monde ganimè charmé d’être enlevé et ravissant

Il parle à l’aigle qui lui parle ces antiques sont posés aux deux extrémités des magnifiques salles de la bibliothèque j’ai contemplé avec le saint respect du poète un manuscrit de dent et regardé avec l’avidité du voyageur la map monde de fro l’Afrique cependant ne m’y semble pas aussi correctement tracée qu’on le dit

Il faudrait surtout explorer à Venise les archives on y trouverait des documents précieux des salons peints et dorés je suis passé aux prisons et au cachot le même palais offre le microcosme de la société joie et douleur les prisons sont sous les plombs les cachots au niveau de l’eau du canal

Et à double étage on fait mille histoires d’étranglements et de décapitations secrètes en compensation on raconte qu’un prisonnier sortit gros gras et vermeil de ses oubliettes après dix-huit ans de captivité il avait vécu comme un crapeud dans l’intérieur d’une pierre honneur à la race humaine quelle belle chose c’est force sentant ce philanthropique

Barbouille les voûtes et les murs des souterrains depuis que notre révolution si ennemie du sang dans cet affreux séjour d’un coup de hache a fait entrer le jour en France on encombrait les jaôes des victimes dont on se débarrassait par l’égorgement mais on a délivré dans les

Prisons de Venise les ombres de ceux qui peut-être n’y avaient jamais été les doux bourreaux qui coupaient le cou des enfants et des vieillards les bénins spectateurs qui assistaient au guillotiner des femmes s’attendrissaient sur les progrès de l’humanité si bien prouvés par l’ouverture des cachots vénitiens pour moi j’ai le cœur sec je

N’approche point de ces héros de sensibilité de vieilles larves sans tête ne se sont point présentés à mes yeux sous le palais des Doges il m’a seulement semblé voir dans les cachots de l’aristocratie ce que les chrétiens virent quand on brisa les idoles des nichers de souris s’échappant de la tête

Des dieux c’est ce qui arrive à tout pouvoir éventré exposé à la lumière il en sort la vermine que l’on avait adoré le pont des Soupirs joint le palais du cale aux prisons de la ville il est divisé en deux parties dans la longueur par un des côtés entraient les

Prisonniers ordinaires par l’autre les prisonniers d’État se rendaient au tribunal des inquisiteurs ou des di ce pont était gant à l’extérieur et la façade de la prison est admirée on ne se peut passer de beauté à Venise même pour la tyrannie et le malheur des pigeons font leur nid dans les fenêtres

De la jaule de petites Colombes couvertes de duvet agitent leurs ailes et gémissent au grill en attendant leur mère on encloîrait autrefois d’innocentes créatures presque au sortir du berceau leurs parents ne les apercevaient plus qu’à vers les barreaux du parloir ou les guichets de la [Musique] porte chapitre 6 Venise septembre

1833 prison de syvio pellic vous PZ bien qu’à Venise je m’occupais nécessairement de Sylvio péicot m gambas m’avait appris que l’abbé béio était le maître du palais et qu’en m’adressant à lui je pourrais faire mes recherches l’excellent bibliothécaire auquel j’eus recours un matin prit un gros trousseau de clef et me conduisit

En passant plusieurs corridors et montant divers escaliers au mansarde de l’auteur de mi proni m syvio pic ne que sur un point il a parlé de sa jaule comme de ces fameuses prisons cachot en l’air désigné par leur toiture sotoi piombi ces prisons sont ou plutôt

Étaient au nombre de CIN dans la partie du palais du cale qui avoisine le pont d’éapalia et le canal du Pont des Soupirs péic n’habitait pas là il était incarcéré à l’autre extrémité du palais vers le pont des chanoines dans un adhérant au palais bâtiment transformé en prison en0 pour les détenus

Politiques du reste il était aussi sous les plombs car une lame de ce métal formait la toiture de son ermitage la description que le prisonnier fait de sa première et de sa seconde chambre et de la dernière exactitude par la fenêtre de la première chambre on domine les combles de

Saintmart on voit le puits dans la cour intérieure PAL un bout de la grande place les différents clochers de la ville et au- delelà des lagunes à l’horizon des montagne dans la direction de Padou on reconnaît la seconde chambre à sa grande fenêtre et à son autre petite

Fenêtre élevée c’est par la grande que péicot apercevait ses compagnons d’infortune dans un corps de logie en face et à gauche au-dessus les aimables enfants qui lui parlaient de la croisée de leur mère aujourd’hui toutes ces chambres sont abandonnées car les hommes ne restent nulle part pas même dans les

Prisons les grilles des fenêtres ont été enlevées les murs et les plafonds blanchis le doux et savant abbé béio logé dans cette partie déserte du palais en est le gardienaisible et solitaire les chambres qu’immortalisent la captivité de pécoot ne manqueent point d’élévation elles ont de l’air une

Vue superbe elles sont prison de poète il n’y aurait pas grand-chose à dire la tyrannie est l’absurde admis mais la sentence à mort pour opinion spéculative mais les cachots moraves mais 10 années de la vie de la jeunesse et du talent mais les cousins vilaines bêtes qui me

Mangent moi-même à l’hôtel de l’Europe tout endurci que je suis par le temps et les maringouins des Florides j’ai du reste été souvent plus mal logé que pellicot ne l’était dans son belv du palais du CAL notamment à la préfecture des Doges de la police française j’étais

Aussi obligé de monter sur une table pour jouir de la lumière l’auteur de Françoise de Rimini pensait à zanz dans sa jaule moi je chantais dans la mienne une jeune fille que je venais de voir mourir je tenais beaucoup à savoir ce qu’était devenu la petite gardienne de péicot j’ai mis des

Personnes à la recherche si j’apprends quelque chose je vous le [Musique] dirai chapitre 7 Venise septembre 1833 les Frar académie des beauarts l’Assomption du Titien mtope du parténon dessins originaux de Léonard de Vincy de Michelange et de Raphaël église de SaintJean et Paul une gondole m’a débarqué au Frari

Où nous autres Français accoutumés que nous sommes aux extérieurs greces ou gothiques de nos églises nous sommes peu frappés de ces dehors de basilique de briqu ingras et commun à l’œil mais à l’intérieur l’accord des lignes la disposition des masses une simplicité et un calme de composition dont on est

Enchanté les tombeaux des fraris placés dans les murs latéraux décorent l’édifice sans encombrer la magnificence des marbres éclatent de toutes parts des rinceaux charmants attestent le fini de l’ancienne sculpture vénitienne sur un des carreaux du pavé de la ne on lit ces mots ici repose le tisen émule de et

D’appelle cette pierre est en face d’un des chef-d’œuvres du peintre Canova a son fastueux sépulcre non loin de la dalle ticienne ce sépulcre est la répétition du monument que le sculpteur avait imaginer pour le tiien lui-même et qu’il exécuta depuis pour l’archiduchesse Marie Christine les restes de l’auteur de l’ébé et de la

Madeleine ne sont pas tous réunis dans cette œuvre ainsi habite la représentation d’une tombe faite par lui non pour lui laquelle tombe n’est que son demi cénota des fraris je me suis rendu à la galerie monfrini le portrait de la rioste est vivant le tiien a peint sa mère vieille matronne du peuple

Crasseuse et laide l’orgueil de l’artiste se fait sentir dans l’exagération des années et des misères de cette femme à l’Académie des Beaux Arts j’ai couru vite au tableau de l’Assomption découverte du comte sikogiara dix grandes figures d’homme au bas du tableau remarquez à gauche l’homme ravi en extase regardant Marie

La Vierge au-dessus de ce groupe s’élève au centre d’un demi-cercle de Chérubin multitude de faces admirables dans cette gloire une tête de femme à droite à la pointe du Croissant d’une indicible beauté deux ou trois esprits divins jetés horizontalement dans le ciel à la manière pittoresque et hardie du

Intoret je ne sais si un ange debout n’éprouve pas quelque sentiment d’un amour trop terrestre les proportions de la Vierge sont fortes elle est couverte d’une draperie rouge son écharpe bleue flotte à l’air ses yeux sont levés vers le Père Éternel appar au point culminant quatre couleurs tranchées le brun le vert le

Rouge et le bleu couvrent l’ouvrage l’aspect du tout est sombre le caractère peu idéal mais d’une vérité et d’une vivacité de nature incomparable je lui préfère pourtant la présentation de la Vierge au temple du même peintre que l’on voit dans la même salle en regard de l’Assomption éclairé

Avec beaucoup d’artif est le miracle de saintmar du tinoré drame vigoureux qui semble fouiller dans la toile plutôt avec le ciseau et le maillet qu’avec le pinceau je suis passé au plâtres des métopes du parténon CES plâtres avaient pour moi un triple intérêt j’avais vu à Athènes les vides laisséses par les

Ravages de Lord Elgin et à Londres les marbres enlevés dont je retrouvais les moulures à Venise la destinée errante de ces chef-d’œuvres à la mienne et pourtant fidias n’a pas façonné mon argile je ne pouvais m’arracher au dessins originaux de Léonard de Vincy de Michelange et de Raphaël rien n’est plus attachant que

Ces ébauches du génie livré seul à ses études et à ses caprices il vous admet à son intimité il vous inie à ses secrets il vous apprend par quel degré et par quels efforts il est parvenu à la perfection on est ravi de voir comment il s’était trompé comment il s’est

Aperçu de son erreur et la redressé ces coups de crayon tracés au coin d’une table sur un méchant morceau de papier garde une abondance et une naïveté de nature merveilleuse quand on songe que la main de Raphaël s’est promenée sur ces chiffons immortels on en veut au vitrage

Qui vous empêche de baiser ces saintes reliques je me suis délassé de mon admiration à l’Académie des Beaux Arts par une admiration d’une autre sorte à SaintJean et Paul ainsi l’on se rafraîchit l’esprit en changeant de lecture cette église dont l’architecte inconnu a suivi les traces de nicoloisano et riche et

Vaste le chevetis où se retire le maître hôtel représente une espèce de conque debout deux sanctuaire accompagne latéralement cette conque ils sont hauts étroits à voûte multicentre et séparés du chevet par des refants àignures les cendres des Doges mochenigo morossini vandramine et de plusieurs autres chefs de la République reposent ici là se

Trouve aussi la peau d’Antoine Bragadino défenseur de FEM à gouste et à laquelle on peut appliquer l’expression de tertulien une peau vivante ces dépouilles illustres inspirent un grand et pénible sentiment venis elle-même magnifique cataapalque de ces magistrats guerriers double cercueil de leur cendre n’est plus qu’une peau vivante des vitreau coloriés et des

Draperies rouges en voilant la lumière de Saint-Jean et Paul augmentent lesffets religieux les colonnes innombrables apportées de l’Orient et de la Grèce été planté dans la basilique comme des allées d’arbres étrangers un orage est survenu pendant que j’érais dans l’église quand sonnera la trompette qui doit réveiller tous ces

Morts j’en disais autant sous Jérusalem dans la vallée de josaapha après ces courses rentré à l’hôtel de l’Europe je remerciis Dieu de m’avoir transporté des pourceau de valmunchen au tableau de Venise [Musique] chapitre 8 Venise septembre 1833 l’arsenal Henri frégate partant pour l’Amérique après ma découverte des prisons où la matérielle Autriche essaie

D’étouffer les intellig italiennes je suis allé à l’Arsenal aucune monarchie quelque puissante qu’elle soit ou qu’elle est été n’a offert un pareil compendium nautique un espace immense clos de murs crénelés renferme quatre bassins pour les vaisseaux de haut bord des chantiers pour bâtir ces vaisseaux des établissements pour ce qui concerne la

Marine militaire et marchande depuis la Corderie jusqu’au fondererie de canon depuis l’atelier où l’on taille la rame de la gondole jusqu’à celui où l’on écarie l’quis d’un soante depuis les salles consacrées aux armes antiques conquises à Constantinople en Chypre en Moré à lépant jusqu’au salle où sont exposées

Les armes modernes le tout mêlé de galeries de colonn d’architectures élevées et dessinées par les premiers maîtres dans les arsenaux de la marine de l’Espagne de l’Angleterre de la France de la Hollande on voit seulement ce qui a rapport aux objets de ces arsenaux à Venise les arts s’unissent à

L’industrie le monument de l’amiral o par Canova vous attend auprès de la carcasse d’un navire des files de canon vous apparaissent à travers de long porti les deux lions colossaux du Piré gardent la porte du bassin d’où va sortir une frégate pour un monde qu’athène n’a point connu et qu’a

Découvert le génie de la moderne Italie malgré ses beaux débris de Neptune l’arsenal ne rappelle plus ses verr du dente quarzana des venadiani Bolier l’inverno la p harm nonvic nonovo et quiistopa les costé à é d’pra et d’OPA alti etolg Sarté qui terzer ruolo aide artimon rinpota tout ce mouvement est fini le

Vide des trois quarts et demi de l’Arsenal les fourneaux éteints les chaudières rongées de rouilles les corderies s’en rouaient les chantiers sans constructeurs attestent la même mort qui a frappé les palais au lieu de la foule des charpentiers des voiliers des matelots des calfas des mousses on aperçoit quelques galériens

Qui traînent leurs entraves deux d’entre eux mangeaient sur la culasse d’un canon à cette table de fer il pouvaient du moins rêver la liberté lorsque autrefois ces galériens ramaient à bord du bussentor on jetait sur leurs épaules flétries une tunique de pourpre pour les faire ressembler à

Des rois fendant les flots avec des pagets dorées ils réjouissaient leur labeur du bruit de leur chaîne comme au bingale à la fête de durourga les baïadaires vêtus de gaz d’or accompagnent leur danse du son des anneaux dont leurs cou leurs bras et leurs jambes sont ornées les forçat vénitiens mariaent le

Doge à la mer et renouvelaient eux-mêmes avec l’esclavage leur union indissoluble de ces flottes nombreuses qui portaient les croisées au rivages de la Palestine et défendaient à toute voie l’étrangère de se dérouler au vent de l’Adriatique il reste un busantor en miniature le canot de Napoléon une

Pirogue de sauvage et des dessins de vaisseaux tracés à la crie sur la planche des écoles des gardes marines un français arrivant de Prague et attendant à Venise la mère de Henri devait être touché de voir dans l’arsenal de l’armure de Henri I l’épée que le béarnet portait à la bataille d’iver

Était jointe à cette armure cette épée manque aujourd’hui par un décret du Grand Conseil de Venise du 3 avril 1600 Enrico di borbonet 4 redy Francia et di Navara CONEL figluoli et di chandentioi siia anumerato tra inobileo noli Charles X Louis X et Henri descendant dit hen RIC des borbonnet

Sont donc gentilsh hommes de la République de Venise qui n’existe plus comme ils sont rois de France en Bohème comme ils sont chanoines de SaintJean de lran à Rome et toujours en vertu de Henri IV je les ai représenté en cette dernière qualité ils ont perdu leur

Épitoges et leur homus et moi j’ai perdu mon ambassade j’étais pourtant si bien dans ma stalle de SaintJean de lran quelle belle église quel beau ciel quelle admirable musique ces chants là ont plus duré que mes grandeurs et celles de mon roi chanoine ma gloire m’a fort gêné à l’Arsenal elle rayonne sur

Mon front à mon insu le F de maréchal palucci amiral et commandant général de la marine m’a reconnu à mes cornes de feu il accouru m’a montré lui-même diverses curiosités puis s’excusant de ne pouvoir m’accompagner plus longtemps à cause d’un conseil qu’il allait présider il m’a remis entre les mains d’un officier

Supérieur nous avons rencontré le capitaine de la frégade en partance celui-ci m’a abordé sans façon et m’a dit avec cette franchise de marin que j’aime tant monsieur le vicomte comme s’il m’avait connu toute sa vie avez-vous quelque commission pour l’Amérique non capitaine faiteslui bien mes compliments il y a longtemps que je

Ne l’ai vu je ne puis regarder un vaisseau sans mourir d’envie de m’en aller si j’étais libre le premier navire singlant aux Indes aurait des chances de m’emporter combien ai-je regretté de n’avoir pu accompagner le capitaine Paris aux régions polaires ma vie n’est à l’aise qu’au milieu des nuages et des mers j’ai

Toujours l’espérance qu’elle dispara sous une voile les pesantes années que nous jetons dans les flots du temps ne sont pas des ancres elle n’arrête pas notre [Musique] course chapitre 9 cimetière de saintchristophe à l’Arsenal je n’étais pas loin de l’île saintchristophe qui sert aujourd’hui de cimetière cette île

Renfermait un couvent de capucin le couvent a été abatue et son emplacement n’est plus qu’un enclot de forme carré les tombes n’y sont pas très multipliées ou du moins elles ne s’élèvent pas au-dessus du sol nivelé et couvert de gazons contre le mur de l’Ouest se colle

Cinq ou six monuments en pierre de petites croix de bois noir avec une date blanche s’éparpillent dans l’enclos voilà comme on enterre maintenant les Vénitiens dont les aïeux reposent dans les mausolées des fraris et de SaintJean et Paul la société en s’élargissant s’est abaissée la démocratie a gagné la

Mort à l’oré du cimetière vers le levent on voit les sépultures des Grecs schismatiques et celles des elles sont séparées entre elles par un mur et séparé encore des inhumations catholiques par un autre mur tristes dissentiments dont la mémoire se perpétue dans l’asile où finissent toutes querell attenant au cimetière

Grec est un autre retranchement qui protège un trou où l’on jette au limbe les enfants Mornés heureuse créature vous avez passé de la nuit des entrailles maternelles à l’éternelle nuit sans avoir traversé la lumière auprès de ce trou gisent des ossements bêchés dans le sol comme des

Racines à mesure que l’on défriche des tombes nouvelles les uns les plus anciens sont blancs et secs les autres récemment déterrés sont jaunes et humides des léards court parmi ces débris se glissent entre les dents à travers les yeux et les narines sortent par la bouche et les oreilles des têtes

Le demeure ou leur nid trois ou quatre papillons voltigeaient sur des fleurs de mauve entrelacés aux ossements image de l’âme sous ce ciel qui tient de celui où fut inventé l’histoire de Psyché un crâne avait encore quelques cheveux de la couleur des miens pauvre vieux gondolier as-tu du moins conduit ta

Barque mieux que je n’ai conduit la mienne une fausse commune reste ouverte dans l’enclos on venait d’y descendre un médecin auprès de ses anciennes pratiques son cercueil noir n’était chargé de terre qu’en dessus et son flan nu attendait le flan d’un autre mort pour le réchauffer Antonio avait fourré là sa

Femme depuis une quinzaine de jours et c’était le médecin défin qui l’avait expédié Antonio bénissait un dieu rémunérateur et vengeur et prenait son mal en patience les cercueils des particuliers sont conduits à ce lugubre bazar dans des gondoles particulières et suivi d’un prêtre dans une autre gondole comme les

Gondoles ressemblent à des bières elles conviennent à la cérémonie une nacelle plus grande omnibus du cossite fait le service des hôpitaux ainsi se trouvent renouvelés les enterrements de l’Égypte et les fables de Caron et de sa barque dans le cimetière du côté de Venise s’élève une chapelle consacré à saint Christophe ce saint

Chargeant un enfant sur ses épaules au gai d’une rivière le trouva lourd or l’enfant était le fils de Marie qui tient le globe dans sa main le tableau de l’hôtel représente cette belle aventure et moi aussi j’ai voulu porter un enfant roi mais je ne m’étais pas aperçu qu’il dormait dans son berceau

Avec dix siècles fardeau trop pesant pour mes bras je remarquais dans la chapelle un chandelier de bois le cerge était éteint un bénitier destiné à la bénédiction des sépultures et un livret par ritualis Romani proousu exanda corpora des forum quand nous sommes déjà oubliés la religion parent immortel et jamais

Lassée nous pleure et nous suit Exor fouam une boîte renfermée un briquet Dieu seul dispose de l’étincelle de la vie deux quatrin écrits sur papier commun étaient appliqué intérieurement au panneau de deux des trois portes de l’édifice cuivi Delom les fraglis plogliés à scossé Palida Moré au pè tadita

Etc le seul tombeau un peu frappant du cimetière fut élevé d’avance par une femme qui tarda ensuite ans à mourir l’inscription nous apprend cette circonstance ainsi cette femme espéra en vain pendant 18 ans son sépulcre quel chagrin nourrit en elle ce long espoir sur une petite croix de bois noir

On lit cet autre épitaphe Virginia àerbie dan4 mortanel BO d’sore les années sont dures à une belle V Antonio me disait quand ce cimetière sera plein on le laissera reposer et on enterrera les morts dans l’île Saint-Michel de mourano l’expression était juste la moisson faite on laisse la terre en

Jaachur et l’on creuse ailleurs d’autres [Musique] sillons [Musique] chapitre 10 Venise septembre 1833 Saint-Michel de mourano mourano la Femme et l’Enfant gondolier nous sommes allés voir cet autre champ qui attend le grand laboureur Saint-Michel des mourano est un riant monastère avec une église élégante des portiques et un cloître

Blanc des fenêtres du C on aperçoit par-dessus les portiques les lagunes et Venises un jardin rempli de fleurs va rejoindre le gazon dont l’engrais se prépare encore sous la peau fraîche d’une jeune fille cette charmante retraite est abandonnée à des franciscain elle conviendrait mieux à des religieuses chantant comme les

Petites élèves descouolet de Rousseau heureuse celles dit Manzoni qui ont pris le voile sain avant d’avoir arrêté leurs yeux sur le d’un homme donnez-moi là je vous prie une cellule pour achever mes mémoires Fra Paolo est inhumé à l’entrée de l’église ce chercheur de bruit doit être bien furieux du silence qui

L’environne péicot condamné à mort fut déposé à SaintMichel avant d’être transporté à la forteresse du spberg le président du tribunal où comparut Picot remplace le poète il est enseveli dans le cloître il ne sortira pas lui de cette prison non loin de la tombe du magistrat et celle d’une

Femme étrangère mariée à l’âge de vingdeux ans au mois de janvier elle décéda au mois de février suivant elle ne voulut pas aller au- delà de la lune de miel l’épitaphe porte si révrot si c’était vrai arrière se doute rière la pensée qu’aucune angoisse ne déchire le néant hâtez quand la mort

Vous enfoncera ses ongles au cœur qui sait si dans le dernier moment de connaissance avant la destruction du moi vous n’éprouverez pas une atrocité de douleur capable de remplir l’éternité une immensité de souffrance dont l’être humain ne peut avoir l’idée dans les bornes circonscrites du temps ah oui si

RV j’étais trop près de l’île et de la ville de mourano pour ne pas visiter les manufactures d’où vinrent à Combourg les glaces de la chambre de ma mère je n’ai point vu ces manufactures maintenant fermées mais on a filé devant moi comme le temps file notre fragile vie un mince

Cordon de verre c’était de ce verre qu’était faite la perle pendante au nez de la petite hoquoise du soau de Niagara la main d’une vénitienne avait arrondi l’ornement d’une sauvage j’ai rencontré plus beau que Mila une femme portait un enfant mailloté la finesse du thint le charme

Du regard de cette muranise se sont idéalisé dans m’en souvenir elle avait l’air triste et préoccupée si j’eusse été lordord de Byron l’occasion était favorable pour essayer la séduction sur la misère on va loin ici avec un peu d’argent puis j’aurais fait le désespéré et le solitaire au bord des flots enivré de

Mon succès et de mon génie l’amour me semble autre chose j’ai perdu de vue René depuis maintes années mais je ne sais s’il cherchait dans ses plaisirs le secret de son ennui chaque jour après mes courses j’envoyais à la poste et il n’y s’y trouvait rien le comte Griffy ne me

Répondait point de Florence les papiers permis dans ce pays d’indépendance n’aurait pas osé dire qu’un voyageur était descendu au lion blanc Venise où sont nées les gazettes et réduit à lire l’affiche qui annonce sur le même placard l’opéra du jour et l’exposition du saint saacrement les Aldes ne sortiront point

De leur tombeau pour embrasser dans ma personne le défenseur de la liberté de la presse il me fallait donc attendre rentrer à mon au je dînis en m’amusant de la Société des gondoliers stationné comme je l’ai dit sous ma fenêtre à l’entrée du grand canal la gaieté de ces

Fils de né ne les abandonne jamais vêtus du soleil la mer les nourrit ils ne sont pas couchés et désœuvrés comme les lazaronis à Naple toujours en mouvement ce sont des matelots qui manquent de vaisseaux et d’ouvrage mais qui feraient encore le commerce du monde et gagnerait

La Bata de l’pente si le temps de la liberté et de la gloire vénitienne n’était passé à six heures du matin ils arrivent à leurs gondoles attachées la proue à terre à des poteaux alors ils commencent à gratter et laver leurs barquetés au tragetti comme des dragons

Ét brossent et épongent leurs chevaux au piquet la chatouilleuse cavale marine s’agite se tourmente au mouvement de son cavalier qui puise de l’eau dans un vase de bois la rép sur les flancs et dans l’intérieur de la nacelle il renouvelle plusieurs fois l’aspersion et en soin

D’écarter l’eau de la surface de la mer pour prendre dessous une eau plus pure puis il frotte les avirons éclaircit les cuivres et les glaces du Petit Château noir il épouse les coussins les tapis et fourbit le fer taillant de la proue le tout ne se fait pas sans quelques mot

D’humeur ou de tendresse adressé dans le joli dialecte vénitien à la gondole qu ou docile la toilette de la gondole achevée le gondolier passe à la sienne il se peigne secoue sa veste et son bonnet bleu rouge au gris se lave le visage les pieds et les mains sa femme sa fille ou

Sa maîtresse lui apporte dans une gamelle une micellanée de légumes de pain et de viande le déjeuner fait chaque gondolier attend en chantant la fortune il l’a devant lui un pied en l’air présentant son écharpe au vent et servant de girouette au haut du monument de la douinee de mer a-t-elle donné le

Signal le gondolier favorisé l’aviron levé part debout à l’arrière de sa nacelle de même qu’achile voltigeait autrefis ou qu’un écuyer de Franconie galope aujourd’hui debout sur la croupe d’ind destrier la gondole en forme de patin glisse sur l’eau comme sur la glace siastati stalongo voilà pour toute la

Journée puis vienneent la nuit et la caliier verra mon gondelier chanter et boire avec la zitelia le demisequin que je lui laisse en allant très certainement remettre Henri sur le [Musique] trône chapitre Venise septembre les brutons et les Vénitiens déjeunai sur le quai des Esclavons mesdames à Trieste je cherchais en me réveillant

Pourquoi j’aimais tant Venise quand tout à coup je me suis souvenu que j’étais en Bretagne la voix du sang parlait en moi n’y avait-il pas aut temp de César or un pays des venetas venetumas Venetica Strabon n’a-t-il pas dit qu’on disait que les venettes étaient descendants des vénettes Gaulois on a soutenu contraddictoirement

Que les pêcheurs du morbillant étaient une colonie de pescatorie de Palestine Venise serait la mère et non la fille de Van on peut arranger cela en supposant ce qui d’ailleurs est très probable que vanne et Venise sont accouchés mutuellement l’une de l’autre je regarde donc les Vénitiens comme des Bretons les

Gondoliers et moi nous sommes cousins et sortis de la corne de la Gaule Cornou galiaé tout réjoui de cette pensée je suis allée déjeuner dans un café sur le quai des Esclavons le pain était tendre le thé parfumé la crème comme en Bretagne le beurre comme à la prév car

Le beurre grâce au progrès des lumières s’est amélioré partout j’en ai mangé d’excellents à Grenad le mouvement d’un port me ravit toujours des maîtres de barque faisaient un piquenique des marchands de fruits et de fleurs m’offrai des sédrass des raisins et des bouquets des pêcheurs préparaient leurs tartanes des élèves de

La marine descendant en chaloupe allaient aux leçons de manœeuvre à bord du vaisseau amiral des gondoles conduisaient des au bateau à vapeur de Trieste c’est pourtant ce Trieste qui pensa me faire sabrer sur les marches des Tuileries par Bonaparte comme il m’en menaça lorsque en je m’avisai d’écrire dans le Mercure

Guilmet il nous était réservé de retrouver au fond de la mer Adriatique le tombeau de deux filles de rois dont nous avions entendu prononcer l’orison funèbre dans un grenier à Londres ah du moins la tombe qui renferme no dam aura vu une fois interrompre son silence le

Bruit des pas d’un français aura fait tressaillir deux françaises dans leur cercueil les respects d’un pauvre gentilhomme à Versailles n’eussent été rien pour des princesses la prière d’un chrétien en terre étrangère aura peut-être été agréable à des saintes d’ guilm il y a ce me semble quelques

Années que je serre les Bourbons ils ont éclairé ma fidélité mais ils ne la lasseront pas je déjeune sur le quai des Esclavons en attendant [Musique] l’exiler chapitre 12 Venise septembre 18 Rousseau et Byron de ma petite table mes yeux Airent sur toutes les rades une brise du large

Rafraîchit l’air la marée monte un troimas entre le lidau d’un côté le palais du doge de l’autre les lagunes au milieu voilà le tableau c’est de ce port que sortirent tant de flottes glorieuses le vieux Dandolo en partit dans la pompe de la chevalerie des mers dont vit le Ardoin qui commença notre

Langue et nos mémoires nous a laissé la description guilm et quand les nefs furent chargés d’armes et de viande et de chevaliers et de sergent et liescu furent portendus unviron de bord et des chaldéales au banc des nefs et les bannières dont il avait tant de belles

N’éons que plus belle estoire flotte ne partit de nul P des Guil ma scène d’un matin à Venise me fait encore souvenir de l’histoire du capitaine Olivet et de zoulietta si bien racontée Guilmet la gondole à borde dit Rousseau et je vois sortir une jeune personne éblouissante fort coquêement mise et

Fort leste qui dans trois sauts fut dans la chambre et je la vis établ à côté de moi avant que j’eusse aperçu qu’on y avait mis un couvert elle était aussi charmante que vive une brunette de vingt ans au plus elle ne parlait qu’italien son accent seul eût suffit pour me

Tourner la tête tout en mangeant tout en causant elle me regarde me fixe un moment puis s’écriant bonne vierge ah mon cher Brémont qu’il y a longtemps que je ne t’ai vu se jette entre mes bras colle sa bouche contre la mienne et me sert à m’étouffer ses grands yeux noirs

À l’oriental lançaient dans mon cœur des traits de feu et quoique la surprise fit d’abord quelque diversion la volupté me gagna très rapidement elle nous dit que je ressemblais à s’y tromper à M de Brémont directeur des douanes de Toscane qu’elle avait raffolé de ce mieur de Brémont qu’elle en

Raffelait encore qu’elle l’avait quitté parce qu’elle était une sotte qu’elle me prenait à sa place qu’elle voulait imer parce que cela lui convenait qu’il fallait par la même raison que je l’aimasse tant que cela lui conviendrait et que quand elle me planterait là je prendrai patience comme avait fait son

Cher Brémont ce qui fut dit fut fait le soir nous la ramenâmes chez elle tout en causant je vis deux pistolets sur sa toilette ah ah dis-je en en prenant un voici une boîte à mouch de nouvelle fabrique pourrait-on savoir quel en est l’usage elle nous dit avec une naïveté

Fière qui la rendait encore plus charmante quand j’ai des bontés pour des gens que je n’aime point je leur fais payer l’ennui qu’ils me donnent rien n’est plus juste mais en endurant leurs caresses je ne veux pas endurer leurs insulte et je ne manquerai pas le premier qui me manquera en la quittant

J’avais pris son heure pour le lendemain je ne la fis pas attendre je la trouvé une vesti d’ confidena dans un abillé plus que galant qu’on ne connaît que dans les pays méridionaux et que je ne m’amuserais pas à décrire quoique je me le rappelle trop bien je n’avais point

D’idée des voluptés qui m’attendaient j’ai parlé de MAME de h dans les transports que son souvenir me rend quelquefois encore mais qu’elle était vieille et laide et froide auprès de maouietta ne tâchez pas d’imaginer les grâces et les charmes de cette fille enchanteresse vous rest trop loin de la

Vérité les jeunes vierges des cloîtres sont moins fraîches les beautés du sérail sont moins vives les ouris du Paradis sont moins piquantes des Guilmet cette aventure finit par une bizarrerie de Rousseau et le mot de zoulietta la doné estudia la mamatica Lord de baron livrait aussi sa

Vie à des Vénus payés il remplit le palais M de ces beautés vénitiennes réfugiées selon lui sous les fziziolis quelquefois troublé de sa honte il fuyait et passait la nuit sur les eaux dans sa gondole il avait pour sultane favorite Margerita surnommé de l’état de son mari la Fornarina Guilmet

Brune grande c’est Lord Byron qui parle tête vénitienne de très beauaux yeux noirs et ans un jour d’automne allant au LD d’au nous fûmes surpris par une bourrasque au retour après une lutte terrible je trouvai Margarita en plein air sur les marches du palais motigo au bord du

Grand canal ses yeux noirs étincelaient à travers ses larmes ses longs cheveux de jet détachés trempés de pluie couvraient ses sourcils et son sein exposé en plein à l’orage le vent qui s’engouffra ses habits et sa chevelure les roulent autour de sa taille et lancé l’éclair tourbillonnait sur sa tête et

Les vagues mugissaient à ses pieds elle avait tout l’aspect d’une Médée descendue de son char ou d’une sibile conjurant la tempête qui rugissait àentour seule chose vivante à porter de voix dans ce moment excepté nous-mêmees me voyant saint et sauf elle ne m’attendait pas pour me souhaiter la

Bienvenue mais VO de loin ah candéia madonnaunestra Elo perandarido ah chien de la Vierge est cela un temps pour aller au lidau fin d’ Guilmet dans ces deux récits de Rousseau et de Byron on sent la différence de la position sociale de l’éducation et du caractère des deux

Hommes à travers le charme du style de l’auteur des Confessions perce quelque chose de vulgaire de cynique de de mauvais goût l’obscénité d’expression particulière à cette époque gâte encore le tableau zoulietta est supérieur à son amant en élévation de sentiments et en élégance d’habitude c’est presque une grande dame est prise du secrétaire

Infime d’un ambassadeur mesquin la même infériorité se retrouve quand Rousseau s’arrange pour élever à frais commun avec son ami carot une petite fille ans dont il devait partager les faveurs ou plutôt les larmes Lord de Byron est d’une autre allure il laisse éclater les mœurs et la fatuité de l’aristocratie père de la

Grande-Bretagne se jouant de la femme du peuple qui l’a séduite il l’élève à lui par ses caresses et par la magie de son talent Byron arriva riche et fameux à Venise Rousseau y débarqua pauvre et inconnu tout le monde le palais qui divulga les erreurs de l’héritier noble du célèbre commodor anglais aucun

Cicérone ne pourrait vous indiquer la demeure où cacha ses plaisirs le fils plébéen de l’obscure horlogé de Genève Rousseau ne parla pas même de Venise il semble l’avoir habité sans l’avoir vu Byron l’enchanta admirablement vous avez vu dans ces mémoires ce que j’ai dit des rapports d’imagination et de destinée

Qui semblent avoir existé entre l’historien de René et le poète de Schild Harold ici je signale encore une de ces rencontres tant flatteuses à mon orgueil la brune Fornarina de Lord Byron n’a-t-elle pas un air de famille avec la blonde vééda des martyrs son aîné Guilmet caché parmi les rochers

J’attendis quelque temps sans voir rien paraître tout à coup mon oreille est frappée des sons que le vent MTE au milieu du lac j’écoute et je distingue les accents d’une voix humaine en même temps je découvre un esquif suspendu au sommet d’une vague il redescend disparaît entre deux flots puis se

Montre encore sur la cime d’une lame élevée il approche du rivage une femme le conduisait elle chantait en luttant contre la tempête et semblait se jouer dans les vents on eû dit qu’ils étaient sa puissance tant elle paraissait les bravé je la voyais jeter tour à tour en sacrifice dans le

Lac des pièces de toile des toisons de brebis des pains de cire et de petites meules d’or et d’argent bientôt elle touche à la rive s’élance à terre attache sa nacelle au Tron d’un SAU et s’enfonce dans le bois en s’appuyant sur la rame de peuplié qu’elle tenait à la

Main elle passa tout près de moi sans me voir sa taille était haute une tunique noire courte et sans manch servait à peine de voile à sa nudité elle portait une fossie d’or suspendue à une ceinture d’rains et elle était couronnée d’une branche de chîne la blancheur de ses

Bras et de son teint ses yeux bleus ses lèvres de rose ses longs cheveux blonds qui flottaient etpart annonçait la fille des Gaulois et contrastait par leur douceur avec sa démarche fière et sauvage elle chantait d’une voix mélodieuse des paroles terribles et son sein découvert s’abaissait et s’élevait comme l’écume des flots des

Guilm je rougirai de me montrer entre Byron et Jean-Jacques sans savoir ce que je serais dans la postérité si ces mémoires devaient paraître de mon vivant mais quand ils viendront en lumière j’aurai passé et pour jamais ainsi que mes illustres sur ce rivage étranger mon ombre sera livré au souffle de l’opinion

Vin et léger comme le peu qui restera de mes cendres Rousseau et Byron ont eu à Venise un trait de ressemblance ni l’un ni l’autre n’a senti lesésarts Rousseau doué merveilleusement pour la musique n’a pas l’air de savoir qu’il existe près de zoulietta des tableaux des statues des monuments et pourtant avec

Quel ces chef-d’œuvres se marient à l’amour dont il divinise l’objet et augmente la flamme quant à l’ORD de Byron il abore l’infernal éclat des couleurs de Rubins il crache sur tous les sujets des saints dont les églises regorgent il n’a jamais rencontré tableau ou statue approchant d’une lieu

De sa pensée il préfère à césarts imposteurs la beauté de quelque montagne de quelque mer de de quelques chevaux d’un certain lion de Moré et d’un tigre qu’il vit souper dans Exeter change n’y aurait-il point un peu de partiprix dans tout cela que d’affectation et de [Musique] forfanterie chapitre Venise

Septembre beau génies inspirés par Venise mais quelle est donc cette ville où les plus hautes intelligences se sont données rendez-vous les unes l’ont elles-même visité les autres y ont envoyé leurs muses quelque chose aurait manqué à l’immortalité de ces talents s’il n’ussent suspendu des tableaux à ce

Temple de la volupté et de la gloire sans rappeler encore les grands poètes de l’Italie les génies de l’Europe entière y placèrent leurs créations là respire cette Desdémona de schspeare bien différente de la zoulietta de Rousseau et de la Margerita de Byron cette pique véntienne qui déclare sa

Tendresse à Otello si vous avez un ami qui m’aime apprenezlui à raconter votre histoire cela me pénétrera d’amour pour lui là paraît cette belvid qui dit à jaffier Smile as when our loves in spring le me to some desert wide and wi as our misfortunes where my soul may

Vent aloud to the eV and every listening planet with what AB St my bom where my eager arms about thee give lose to love with kissus Kindl joy and let off all the fire in my Earth oh sourismoi comme quand nos amours étaient dans leur printemps conduis-moi à quelque désert

Vaste sauvage stérile comme nos malheurs où mon âme puisse respirer où je puisse à grands cri dire aux cieux élevés et aux astres écoutants de quelle richesse sans borne mon sein est chargé où je puisse jeter mes bras impatients autour de toi donner passage à l’amour par des

Baisés qui rallument la joie et laisser aller tout le feu qui est dans mon cœur Go de notre temps a célébré Venise et le gentil marud qui le premier fit entendre sa voix au réveil des Muses françaises se réfugia au foyer du tiien montesquie écrivait on peut avoir

Vu toutes les villes du monde et être surpris en arrivant à Venise lorsque dans un tableau trop nu l’auteur des lettres Persanes représente une musulmane abandonnée dans le paradis à deux hommes divin ne semblet-il pas avoir peint la courtisane des Confessions de Rousseau et celle des mémoires de

Baron n’étais-je pas entre mes deux floridiennes comme Anaïs entre ces deux anges mais les filles peintes et moi nous n’étions pas immortels Mme de Stal livre Venise à l’inspiration de Corine celle-ci écoute le bruit du canon qui annonce l’obscur sacrifice d’une jeune fille avis solennelle qu’une femme résignée donne

Aux femmes qui lutent encore contre le destin Corine monte au sommet de la tour Sam contemple la ville et les flots tourne les yeux vers les nuages du côté de la grissce la nuit elle ne voit que le reflet des lanternes qui éclairent les gondoles on dirait des ombres qui

Glissent sur l’eau guidé par une petite étoile oswalde part Corine s’élance pour le rappeler une pluie terrible commençait alors le vent le plus violent se faisait entendre Corine descend sur le bord du canal la nuit était si obscure qu’il n’y avait pas une seule barque Corine appelait au hasard des bâteliers qui

Prenaient ses cris pour des cris de détresse de malheureux qui se noyaient pendant la tempête et néanmoins personne n’osait approcher tant les ondes agitées du grand canal étaient redoutables voilà encore la Margerita de Lord Byron j’éprouve un plaisir indiciible à revoir les chef-d’oeuvres de ses grands maîtres dans le lieu même

Pour lequel ils ont été faits je respire à l’aise au milieu de la troupe mortel comme un humble voyageur admis au foyer d’une riche et belle famille voir dans les textes retranché le livre sur [Musique] Venise [Musique] n livre 40e chapitre 1 de Venise à Ferrare du 16 au 17 septembre

1833 arrivée de Madame de Beaufremont à Venise le catageot le duc de Modene tombeau de terre des poètes l’intervalle était immense entre ses rêveries et les vérités dans lesquelles je rentrais en me présentant à l’Hôtel De La Princesse de Beaufremont il me fallait sauter de dont le souvenir venait m’occuper

À là où je me trouvais en réalité Marco Polo tomba de la Chine à Venise précisément après une absence de an Mme de Beaufremont porte à merveille sur son visage et dans ses manières le nom de momorancy elle aurait pu très bien comme cette charlotte mère du Grand

Condet et de la duchesse de Longueville être aimée de Henri IV la princesse m’apprit que madame la duchesse de Berry m’avait écrit de pis une lettre que je n’avais pas reçu son Altesse Royale arrivait à Ferrare où elle m’espérait il coûtait d’abandonner ma retraite une huitaine était encore

Nécessaire à ma revue je regretta surtout de ne pouvoir mettre à fin l’aventure deandz mais mon temps appartenait à la mère de Henri et toujours quand je suis une route vient un heur qui me jette dans un autre chemin je partis laissant mes bagages à l’hôtel de l’Europe comptant revenir avec

Madame je retrouvai ma calèche à fousina on la tira d’une vieille remise comme un joyau de garde-meuble de la couronne je quittais la rive qui prend peut-être son nom de la fourche à trois dents du roi de la mer futchina rendu à Padou je dis au postillon route de Ferrare

Elle est charmante cette route jusqu’à montséité colline d’une élégance extrême vergé de figuier de mûrier et de Saul feston de vigne prair gai château ruineux je passa devant le catajo tout orné de soldats l’abbé langanglais fort é rudit d’ailleurs a pris ce Manoire pour la Chine le catajo n’appartient pas

À Angélique mais au duc de modaine je me suis trouvé NZ à nez avec son altesse elle daignait se promener à pied sur le grand chemin ce duc est un rejeton de la race des Princes inventés par il a la fierté de ne pas reconnaître Louis-Philippe le village d’arquois

Montre le tombeau de pétrark chanté avec son cite par Lord de baron k fa kpani KP pour ditrardi nel to qu tornard non poéï animas Consolata que fais-tu que penses-tu pourquoi regarder en arrière dans un temps qui ne peut jamais revenir me inconsolée tout ce pays dans un diamètre

De quarante lieu est le sol indigène des écrivains et des poètes titli Virgile cathule ariost guarini les strodzi les trois Bentivoglio bimbo Bartoli bojardo pindem monte Varano Monty une foule d’autres hommes célèbres ont été enfantés par terre des Muses le TASS même était bergamasque d’origine je n’ai vu des derniers poètes italiens

Qu’un des deux pind Moné je n’ai connu ni césarti ni Monti j’aurais été heureux de rencontrer pelico et Manzoni rayon d’adieu de la gloire italienne les monz ganéens que je traversais se dorent de l’or du couchant avec une agréable variété de formes et une grande pureté de lig

Un de ces Mons ressemblait à la principale pyramide Sakara lorsqu’elle s’imprime au soleil tombant sur l’horizon de la libe je continuai mon voyage la nuit par Rovigo une nappe de brouillard couvrait la terre je ne vis le pot qu’au passage de laoscourau la voiture s’arrêta le postillon appela le bac avec sa trompe

Le silence était complet seulement de l’autre côté du le hurlement d’un chien et les cascades lointaines d’un triple écho répondaient à son corps avant scène de l’Empire élyséen du Thas dans lequel nous allions entrer un froissement sur l’eau à travers le brouillard et l’ombre annonça le bac il glissait le long de la

Cordelle soutenue sur des bateaux à l’encre entre les quatre etinq heures du matin j’arrivai le à ferrar je descendis à des Trois Couronnes madame y était attendue mercrediv Son Altesse Royale n’étant point arrivé je visitais l’église de SaintPaul je n’y ai vu que des tombes du reste pas une âme hormis celle de

Quelques morts et la mienne qui ne vit guère au fond du cœur pendait un tableau du Guerchin la cathédrale est trompeuse vous apercevez un front et des flancs où s’incrustent des bas reliefs à sujet et profanes sur cet extérieur règnent encore d’autres ornements placés d’ordinaire à l’intérieur des édifices

Gothiques comme rue d’enture maudillons àabes sophites à nimb galeries à colonettes à ogive à trèfle ménager dans l’épaisseur des murs vous entrez et vous restez ébahi à la vue d’une église neuve à voûte sphérique à pilier massif quelque chose de ces disparates existent en France au physique et au moral dans

Nos vieux châteaux on pratique des cabinets modernees force nisara alcoves et garde-robes pénétré dans l’âme d’un bon nombre de ces hommes armoriers de noms historique qui trouvez-vous des inclinations d’antichambre je fus tout penud à l’aspect de cette cathédrale elle semblait avoir été retournée une robe mise à l’envers bourgeoise du temps

De Louis X masquée en châtelaine du siècle Ferrard jadis tant agité de ses femmes de ses plaisirs et de ses poètes est presque déshabité là où les rues sont larges elles sont désertes et les moutons y pourraient paître les maisons des labré ne se ravivent pas ainsi qu’à Venise par

L’architecture les vaisseaux la mer et la gaieté native du lieu à la porte de la Romagne si malheureuse Ferrard sous le jou d’une garnison d’Autrichiens a du visage d’un persécuté elle semble porter le deuil éternel du TASS prête à tomber elle se courbe comme une vieille pour seul monument du jour

Sort à moitié de terre un tribunal criminel avec des prisons non achevés qui mettraton dans ces cachots récents la jeune Italie ces jaules neuve surmonté de grues et bordé d’échafaudage comme les palais de la ville de Didon touchent à l’ancien cachot du chantre de la [Musique] Jérusalem chapitre 2 fr 18 septembre

1833 le TASS s’il est une vie qui doiv faire désespérer du bonheur pour les hommes de talent c’est celle du TASS le beau ciel que ses yeux regardaient en s’ouvrant au jour fut un ciel trompeur mes adversités dit-il commencèrent avec ma vie la cruelle fortune m’arracha des bras de ma

Mère je me souviens de ces baisers mouillés de larmes de ces prière que les vents ont emporté je ne devais plus presser mon visage contre son visage d’un pas mal assuré comme Ascagne ou la jeune Camille je suivis mon père errant et proscrit c’est dans la pauvreté et l’exil que j’ai

Grandi torcato Tasso perdit àosti Bernardo Tasso torcato a tué Bernardo comme poète il l’a fait vivre comme père sorti de l’obscurité par la publication du Rinaldo TASS fut appelé à Ferrard il y débuta au milieu des fêtes du mariage d’Alphonse i avec l’archiduchesse barbe il y rencontra Léonore sœur

D’Alphonse l’amour et le malheur achevèrent de donner à son génie toute sa beauté je vis raconte le poëte peignant dans la mainte la première cour de Ferrare je vis des déesses et des nymphes charmantes sans sans nuage je me sentis inspiré d’une nouvelle vertu d’une divinité nouvelle et je chantais

La guerre et les héros le TASS lisait les stances de la jérusalemé à mesure qu’il les composait aux deux sœurs d’Alphonse lucrè et Léonore on l’envoya auprès du cardinal Hippolyte d”est fixé à la cour de France il mit en gage ses vêtements et ses meubles pour faire ce voyage tandis

Que le cardinal qui l’honorait de sa présence faisait à Charles ixf Le fastueux cadeau de cent chevaux barbes avec leurs écuyers arabes superbement vêtus laissé d’abord dans les écuries le TASS fut ensuite présenté au Roi poète ami de ronard dans une lettre qui nous est restée il juge les Français avec dureté

Il composa quelques vers de sa jérousalemé dans une abaye d’hommees en France dont le cardinal Hipp était pourvu c’était Chalis près d’hermenonville où devait rêver et mourir Jean-Jacques Rousseau Dante aussi avait passé obscurément dans Paris le tas retourna en Italie en et ne fut point témoin de la saintbarthéémie il se rendit directement

À Rome et de là revint à Ferrare la mainte fut jouée avec un grand succès tout en devenant le rival d’ l’auteur de Renault admirait à un tel point l’auteur de Roland qu’il refusait les hommages du neveu de ce poète ce laurier que vous m’offrez lui écrivait-il le jugement des

Savants celui des gens du monde et le mien même l’ont déposé sur la tête de l’homme à qui le sang vous lit prosterné devant son image je lui donne les titres les plus honorables que puisse me dicter l’affection et le respect je lel utement mon père mon Seigneur et mon

Maître cette modestie si inconnue de notre temps ne désarma point la jalousie torcato avait vu les fêtes données par Venise à henrii revenant de Pologne lorsqu’on imprima furtivement un manuscrit de la Jérusalem les minutieuses critiques des amis dont le TASS consultait le goût le vinrent àarmé peut-être s’y montra-til trop sensible

Mais peut-être avait-il bâti sur l’espér de sa gloire le succès de ses amours il se crut environné de pièges et de trahisons il fut obligé de défendre sa vie le séjour de Bie guardardau où Go évoque son nbre ne le put calmer Guilmet de même que le rossignol dit le grand

Poète allemand faisant parler le grand poète italien Il exalait de son saint malade d’amour l’harmonie de ses plaintes ses chants délicieux olie sacrée captivit l’oreille et le cœur qui a plus de droit à traverser mystérieusement les siècles que le secret d’un noble amour confié au secret d’un champ sublime qu’il est

Charmant entre parenthè dit toujours Go interprète des sentiments de Léonore qu’il est charmant de se contempler dans le beau génie de cet homme de l’avir à ses côtés dans l’éclat de cette vie d’avancer avec lui d’un pas vers l’avenir dès lors le temps ne pourra rien sur toi Léonore vivante dans les

Chants du poète tu seras encore jeune encore heureuse quand les années t’auront emporté dans leur cours des guilm le chantre d’Herminie conjure Léonore toujours dans les vers du poète de la Germanie de le reléguer dans une de ces villas les plus solitaires souffrez lui dit-il que je soit votre esclave comme je soignerai

Vos arbres avec quelle précaution en automne je couvrirai votre citronnier de plantes légères sous le verre des couches j’élèverai de belles fleurs le récit des amours du TASS était perdu GOE l’a retrouvé les chagrins des Muses et les scrupules de la religion commencèrent à altérer la raison du TASS on lui fit

Subir une détention passagère il s’échappa presque nu et garé dans les montagnes il emprunta les haillons d’un berger et déguisé en pâtre il arriva chez sa sœur Cornélie les caresses de cette sœur et l’attrait du pays natal apaisèrent un moment ses souffrances je voulais disait-il me retirer à sorent comme dans un port

Paisible quisi une porte d’quiété mais il ne put rester où il était né un charme l’attirait à l’amour et la patrie reçu froidement du duc Alphonse il se retira de nouveau il erra dans les petites cours de Manou d’urbinot de Turin chantant pour payer l’hospitalité il disait au mtaourau ruisseau natal de

Raphaël faible mais glorieux enfant de l’aapenin voyageur vagabond je viens chercher sur tes bords la sûreté et mon repos Armide avait pas au berceau de Raphaël elle devait présider aux enchantements de la Farnésine surpris par un orage aux environs de verseilles le TASS célébra la nuit qu’il avait passé chez un

Gentilhomme dans le beau dialogue du père de famille à Turin on lui refusa l’entrée des portes tant il était dans un état misérable instruit qu’Alphonse allait contracter un nouveau mariage il reprend le chemin de Ferrare un esprit divin au pas de ce Dieu caché sous l’habit des pasteurs

D’admette il croyait voir cet esprit et l’entendre un jour étant assis près du feu et apercevant la lumière du soleil sur une fenêtre écho l’amico Spirito cor et venuto à favelarmi voilà l’esprit ami qui est venu courtoisement me parler et torcato causait avec un rayon de soleil il rentra dans la ville fatale

Comme l’oiseau se jette dans la gueule du serpent méconnu et repoussé des courtisans outragé par les domestiques il se répandit en plainte et Alphonse le fit enfermer dans une maison de fou à l’hôpital saintâne alors le poëte écrivait à un de ses amis Guilmet sous le poids de mes

Infortunes j’ai renoncer à toute pensée de gloire je m’estimerais heureux si je pouvais seulement é la soif qui me dévore l’idée d’une captivité sans terme et l’indignation des mauvais traitements que je subit augmente mon désespoir la saleté de ma barbe celle de mes cheveux et de mes vêtements me

Rendent un objet de dégoût pour moi-même fin des Guilmet le prisonnier implorait toute la terre et jusqu’à son impitoyable persécuteur il tirait de Saire des accents qui auraient dû faire tomber les murs dont on entourait ses misères piango il morirent non piango il morir solo ma il modo misari conforto a la

Tomba caltr Molé inalsar créa cocarmi je pleure le mourir je ne pleure pas seulement le mourir mais la manière dont je meurs ce sera un secours d’avoir la tombe à celui qui croyait élever d’autres monuments par ses vers Lord Byron a composé un poème des lamentations duas mais il ne se peut

Quitter et se substitue partout au personnages qu’il met en scène comme son génie manque de tendresse ses lamentations ne sont que des imprécations le tas adressa au Conseil des Anciens de Bergame cette supplique bergamasque non seulement d’origine mais d’affection ayant d’abord perdu l’héritage de son père la dote de sa

Mère et entre parenèses après le servage de beaucoup d’années et les fatigues d’un temps bien long n’ayant encore jamais perdu au milieu de tant de misère la foi qu’il a dans cette cité Bergame ose lui demander assistance qu’elle conjure le duc de Ferrard jadis mon protecteur et mon

Bienfaiteur de me rendre à ma patrie à mes parents et à moi-même l’infortuné assaau supplie donc vos seigneuries les magistrats de Bergam d’envoyer Monseigneur liino ou quelque autre pour traiter de ma délivrance la mémoire de leur bienfait ne finira qu’avec ma vie affedionatissimo servid doré torcado tassau prion et inerm pant

Ferrara on refusait au tasses de l’encre des plumes du papier il avait chanté le magnanim Alphonse et le magnanim Alphonse plongeait au fond d’une loge d’aliénné celui qui répandit sur sa tête ingrate un éclat impérissable dans un sonnet plein de grâce le prisonnier supplie une chatte

De lui prêter la luisance de ses yeux pour remplacer la lumière dont privé inoffensive raillerie qui prouve la mensuétude du poète et l’excès de sa détresse Guilmet comme sur l’océan qu’un feste et obscurcit la tempête le pilote fatigué lève la tête durant la nuit vers les étoiles dont le pôle resplendit

Ainsi fais-je ohô belle chatte dans ma mauvaise fortune tes yeux me semblent deux étoiles qui brillent devant moi chatte de mes veilles chatte bien-aimé si Dieu vous garde de la bastonnade si le ciel vous nourrit de chair et de lait donnez-moi de la lumière pour écrire ses vers fatéiouch escriest cari fin des

Guilm la nuit le tas se figurait entendre des bruits étranges des teinttements de cloches funèbres des spectres le tourmentaient je n’en puis plus itil je succombe attaqué d’une grave maladie il crut voir la Vierge le sauvant par miracle roanguiva etal sono avinto ja conuana di palor di Pinta quando di l incoronata Maria

Praendesti almio doloré malade je l’anguissais vaincu du sommeil je la pleur répandue sur mes joues quand de lumière couronnée Marie tu descendis rapidement à ma douleur Montaigne visita le TASS réduit à cet excès d’adversité et ne lui témoigna aucune compassion à la même époque Camoins terminait sa vie

Dans un hospice à Lisbonne qui le consolait mourant sur un grabat les vers du prisonnier de Ferrare l’auteur captif de la jérusal admirant l’auteur mendiant des Lusiades disait à Vasco des Gama réjouis-toi d’être chanté par le poète qui tant déploya son vol glorieux que tes vaisseaux rapides n’allèrent pas aussi

Loin tantol Trind il glorioso volo palmati andar lungo ainsi retentissait la voix de l’Éridan au bord du Tage ainsi à travers les mers se félicita d’un hôpital à l’autre à la honte de l’espèce humaine deux illustres patients de même génie et de même destinée que de rois de grands et de

Sots aujourd’hui noyés dans l’oubli se croyant vers la fin du sè siècle des personnages dignes de mémoire ignorés jusqu’au nom d’utas et de Camoins en on lut pour la première fois le nom de Washington dans le récit obscur combat donné dans les forêts entre une troupe de français d’anglais et de

Sauvages quel est le Cobi à Versailles ou le pourvoyeur du parc Auer qu’elle est surtout l’homme de cour ou d’académie qui aurait voulu changer son nom à cette époque contre le nom de ce planteur américain entre parenèes mes études historiques note de l’auteur Ferrare 18 septembre 1833 était empressé de répandre son

Poison sur des plaies ouvertes l’Académie de la Crusca avait déclaré que la Jérusalem délivrée était une lourde et froide compilation d’un style obscur et inégal pleine de verre ridicules de mots barbares ne rachetant par aucune beauté ses innombrables défauts le fanatisme pour hariost avait dicté cet arrêt mais le cri de

L’admiration populaire étouffa blasphèmes académiques il ne fut plus possible au duc Alphonse de prolonger la captivité d’un homme qui n’était coupable que de l’avoir chanté le pape réclama la délivrance de l’honneur de l’Italie sorti de prison le TASS n’en fut pas plus heureux Léonore était morte

Il se traîna de ville en ville avec ses chagrins àorette près de mourir de fa il fut au moment dit un de ses biographes de tendre la main qui avait bâti le palais d’Armide à Naple il éprouva quelques doux sentiments de patrie voilà disait-il les lieux d’où je suis parti

Enfant après tant d’années je reviens blanchi malade à ma rive native et d parti fanchiouo ordopo ttilustri torno canuto all native espandé il préféra à des demeures une cellule au couvent de montoliveto dans un voyage qu’il fit à Rome la fièvre l’ayant saisi un hôpital fut encore son refuge de Rome et de

Florence revenus à Naples s’en prenant de ses mots à son poème immortel il le refit et le gâta il commença ses chants d’ set giornaté d’almondo creato sujet traité par Dubartas le tas faisait sortir duint d’Adam tandis que Dieu arrosait d’un sommeil paisible les membres de notre premier père assoupis

Aide Rigo plashida tout les mambra al sonakioso le poète a moli l’image biblique et dans les douces créations de sa lire la femme n’est plus que le premier songe de l’homme le chagrin de laisser inachevé un pieu travail qu’il regardait comme un hymne expiatoire détermina le TASS mourant à à la

Destruction ses champs profanes moins respecté de la société que des voleurs le docte reçut de Marc Tiara fameux chef de ctierie l’offre d’une escorte pour le conduire à Rome présenté au Vatican le pape lui adressa ses mots torcato vous honorerez cette couronne qui honora ceux qui la portèrent avant vous éloge que la

Postérité a confirmé le tas répondait aux éloges en ce ver de SC magnificaba moréctit la mort va rabattre bientôt de ces paroles magnifiques attaqué d’un mal qu’il pressentait devir guérir tous les autres il se retira au couvent de saint-onufre le 1er d’avril 15 il monta à son dernier asile pendant

Une tempête de vent et de pluie les moines le reçurent à la porte o s’effacent aujourd’hui les fresques du dominicain il salua les pères je viens mourir au milieu de vous cloîtres hospitaliers désert de religion et de poésie vous avez prêté votre solitude à dentes proscrit et utass

Mourant tous les secours furent inutiles à la 7è matinée de la fièvre le médecin du pape déclara au malades qu’il conservait peu d’espérance le TASS l’emass et le remercia de lui avoir annoncé une aussi bonne nouvelle ensuite il regarda le ciel et avec une abondante effusion du cœur il rendit grâces au

Dieu des miséricordes sa faiblesse augmentant il voulut recevoir l’Eucharistie à l’église du monastère il s’y traîna appuyé sur les religieux et revint porté dans leurs bras lorsqu’il fut étendu de nouveau sur sa couche le prieur l’Inter à propos de ces dernières volontés je me suis peu

Soucié des biens de la fortune durant la vie j’y tiens encore moins à la mort je n’ai point de testament à faire où marquez-vous votre sépulture dans votre église si vous daignez tant honorer ma dépouille voulez-vous dicter vous-même votre épitaphhe or se tournant vers son confesseur mon père écrivait je rends

Mon âme à Dieu qui me l’a donné et mon corps à la terre dont il fut tiré je lègue à ce monastère l’image sacrée de mon Rédempteur il prit dans ses mains un crucifis qu’il avait reçu du pape et le pressa sur ses lèvres sept jours s’écoulèrent encore le chrétien éprouvé

Ayant sollicité la faveur des saintes huiles survint le cardinal chino apportant la bénédiction du souverain pontif le moribon en montra une grande joie voici dit-il la couronne que j’étais venue chercher à Rome j’espère triompher demain avec elle Virgile fit prier Auguste de jeter au feu l’énéde le

Tas supplie à chintho de brûler la Jérusalem ensuite il désira rester seul à seul avec son crucifis le cardinal n’avait pas gagné la porte que ses larmes violemment retenu débordèrent la cloche sonna l’agonie et les religieux ant les prières des morts pleurèrent et se lamentèrent dans les

Cloîes à ce bruit torcato dit au charitable solitaire il lui semblait les voir errés autour de lui comme des ombres mes amis vous me croyez laissé je vous précède seulement dès lors il n’ut d’entretien qu’avec son confesseur et quelques pair de grandes doctrines près de rendre le dernier

Soupir on recueillit de sa bouche cette stance fruit l’expérience de sa vie si la mort n’était pas il n’y aurait au monde rien de plus misérable que l’homme le 2 avril vers le milieu du jour le poète s’écricria inmanous tas dominé le reste du verset fut à peine entendu comme

Prononcé par un voyageur qui s’éloigne l’auteur de la Henriade s’éteint à l’ôtel de Villette sur un quai de la scne et repousse les secours de l’église le chantre de la Jérusalem expire chrétien à saintonuf comparer et voyez ce que la foi ajoute de beauté à la mort tout ce qu’on rapporte du triomphe

Postume du thasme paraît suspect sa mauvaise fortune eû encore plus d’obstination qu’on ne l’a supposé il ne mourut point à l’heure désignée de son triomphe survécut vingt-inq jours à ce triomphe projeté il ne mentit point à sa destinée il ne fut jamais couronné pas même après sa mort on ne présenta point

Ses restes au Capitol en habit de sénateur au milieu du concours et des larmes du peuple il fut enterré ainsi qu’il l’avait ordonné dans l’église de saintonufre la pierre dont on le recouvrit toujours d’après son désir ne présentait ni date ni nom dix ans après Manso marquis d’éia villa dernier ami du

Thass et hôte de Milton composa l’admirable épitaphe et quiè Torquatus tassus Manso parvint difficilement à la faire inciser car les moines religieux observateurs des volontés testamentaires s’opposaient à toute inscription et pourtant s li yaket ou les mots torquati tioss eussent été perdus à l’Ermitage du janicu comme l’ont été celles du poussin

À San Lorenzo in luina le cardinal chintio forma le dessin d’ériger un mausolée au chantre du Saint Sépulcre dessin avorté le cardinal bévil Laqua rédigea une pompeuse épitaphe destinée à la table d’un autre maosolée future et la chose en resta là deux siècles plus tard le frère de Napoléon s’occupa d’un

Monument à Sorento Joseph troqua bientôt le berceau du thass pour la tombe du C enfin de nos jours une grande décoration funèbre est commencée en mémoire de l’Homère italien jadis pauvre et errant comme l’omè grec l’ouvrage s’acheveratil pour moi je préfère au tumulus de marbre la petite pierre de la

Chapelle dont j’ai parlé ainsi dans l’itinéraire je cherchais à Venise dans une église déserte le tombeau de ce dernier peintre le tiien et j’eus quelque peine à le trouver la même chose m’était arrivée à Rome en pour le tombeau du thass après tout les cendres d’un poète religieux et

Infortuné ne sont pas trop mal placé dans un ermitage le chantre de la Jérusalem semble sêtre réfugié dans cette sépulture ignorée comme pour échapper aux persécutions des hommes il remplit le monde de sa renommée et repose lui-même inconnu sous l’oranger entre parenthèses j’ai eu raison de dire

L’orer c’est un oranger qui est dans les préUt intérieurs de saintonufre note de Paris note de l’auteur et repose lui-même inconnu sous l’oranger de saintonure la commission italienne chargée des travaux nécrolytes me pria de quéter en France et de distribuer les indulgences des Muses à chaque fidèle donateur de

Quelques deniers au monument du poète juillet est arrivé ma fortune et mon crédit ont pris de la destinée des cendres du TASS ces cendres semblent posséder une vertu qui rejette toute opulence repousse tout éclat se dérobe à tous honneur il faut de grands tombeaux aux petits hommes et de petits tombeaux au

Grand le dieu qui rit de tous mes songes me précipitant du Janicule avec les vieux pères conscrits m’a ramené d’une autre manière auprès du Thas ici je puis juger encore mieux du poète dont les trois filles sont nées à ferrar Armide Hermin et chorinde qu’est-ce aujourd’hui que la maison

D’est qui pense au obiso au Nicolas au Hercule quel nom reste dans ces palais le nom de Léonore que cherche-t-on à Ferrare la demeure d’Alphonse non la prison du Thas où va-t-on professionnellement de siècle en siècle au sépulcre du persécuteur non au cachot du persécuté le TASS remporte dans ces

Lieux une victoire plus mémorable il fait oublier la rioste l’étranger quitte les eaux du chantre de Rolland au musée et court chercher la loge du chantre de Renault à Saint-Anne le sérieux convient à la tombe on abandonne l’homme qui harit pour l’homme qui a pleuré pendant la vie le bonheur peut

Avoir son mérite après la mort il perd son prix aux yeux de l’avenir il n’y a de beau que les existences malheureuses à ces martyres de l’intelligence impitoyablement immolé sur la terre les adversités sont comptées en accroissement de gloire ils dorment au sépulcre avec leurs immortelles souffrances comme des rois avec leurs

Couronnes nous autres vulgaires infortunés nous sommes trop peu de choses pour que nos peines deviennent dans la postérité la de notre vie dépouillée de tout en achevant ma course ma tombe ne me sera pas un temple mais un lieu de rafraîchissement je n’aurai point le sort du TASS je tromperai les tendres et

Harmonieuses prédiction de l’amitié le tas serrant de ville en ville un jour accablé de ses maots s’assit près du laurier fertile qui sur la tombe de Virgile étend toujours ses veres Rameau etc je me hâtais de porter mes hommages à ce fils des mususes si bien consolé par ses frères riche ambassadeur j’avais

Souscrit pour son mausolée à Rome indigent pellorin à la suite de l’exil j’allais m’agenouiller à sa prison de Ferrare je sais qu’on élève des doutes àez fondés sur l’identité des lieux mais comme tous les vrais croyants je nargue l’histoire cette crypte quoi qu’on en est l’endroit même que le PZO P amoré

Habita sept années entières on passait nécessairement par ces cloîtres on arrivait à cette jaule où le jour se glissait à travers les barreaux de fer d’un soupirail où la voûte rampante qui glace votre tête dégoutte l’eau salpétrée sur un sol humide qui paralyse vos pieds au mur en dehors de la prison

Et tout autour du guichet on lit les noms des adorateurs du dieu la statue de même nom frémissante d’harmonie sous le touché de l’aurore était couverte des déclarations des divers témoins du prodige je n’ai point charbonné mon exvotau je me suis caché dans la foule dont les prières secrètes doivent être

En raison de leur humilité même plus agréables au ciel les bâtiments dans lesquels s’enclot aujourd’hui la prison du TASS dépendent d’un hôpital ouvert à toutes les infirmités on les a mises sous la protection des saints sancto torcato sacrum à quelque distance de la loge BNY est une cour délabrée au milieu de cette

Cour le concierge cultive un parterre environné d’une Haide mauve la palissade d’un verre tendre était chargée de larges et belles fleurs j’ai cueillis une de ces roses de la couleur du deuil des rois et qui me semblaent croître au pied d’un calvaire le génie est un Christ mais connu persécuté battu de

Verge couronné d’épines mis en croix pour et par les hommes il MEUR en leur laissant la lumière et ressuscit [Musique] adoré Ferrare septembre arrivée de MAME la duchesse de Berry sorti le au matin en revenant aux Trois Couronnes j’ai trouvé la rue encombrée de peuple les voisins béaient

Aux fenêtres une garde de cent hommes des troupes autrichiennes et papalines occupait l’auberge le corps des officiers de la garnison les magistrats de la ville les généraux le pré attendait madame dont un courrier aux armes de France avait annoncé l’arrivée l’escalier et les salons étaient ornés

De fleurs ont que ne fut plus belle réception pour une exilée à l’apparition des voitures le tambour bâtit au champ la musique des régiments éclata les soldats présentèrent les armes madame parmi la presse eut peine à descendre de sa calèche arrêtée à la porte de l’hôtellerie j’étais

Elle me reconnut au milieu de la cohue à travers les autorités constituées et les mendiants qui se jetaient sur elle elle me tendit la main en me disant mon fils est votre roi aidez-moi donc à passer je ne la trouvai pas trop changé bien qu’amaigrie elle avait quelque chose d’une petite fille

Éveillée je marchais devant elle elle donnait le bras à M de luedy MAME de poenas la suivait nous les escaliers et entrâ dans les appartements entre deux rangs de grenadiers au fracas des armes au bruit des fanfares au vivas des spectateurs on me prenait pour le majord

D’omme on s’adressait à moi pour être présenté à la mère de Henri mon nom se liait à ces noms dans l’esprit de la foule il faut savoir que Madame depuis Palerme jusqu’à Ferrare a été reçu avec les mêmes respects malgré les notes des envoyésou m de Breuil ayant eu la bravoure de

Demander au pape le renvoi de la proscrite le cardinal bernetti répondit Rome a toujours été l’asile des grandeurs tombées si dans ces derniers temps la famille de Bonaparte trouva un refuge auprès du Père des fidèles à plus forte raison la même hospitalité doit-elle être exercée envers la famille des rois

Trèschrétiens je crois peu à cette dépêche mais j’étais viv frappé d’un contraste en France le gouvernement prodigue des insultes à une femme dont il a peur en Italie on ne se souvient que du nom du courage et des malheurs de Mme la duchesse de Berry je fus obligé d’accepter mon rôle

Improvisé de premier gentilhomme de la chambre la princesse était extrêmement drôle elle portait une robe de toile grisâtre serrée à la taille sur sa tête une espèce de petit bonnet de veuve ou de béguin d’enfant ou de pensionnaire en pénitence elle allait ç et là comme un anneton

Elle courait à l’étourdie d’un air assuré au milieu des curieux de même qu’elle se dépêchait dans les bois de la Vendé elle ne regardait et ne reconnaissait personne j’étais obligée de l’arrêter irrespectueusement par sa robe ou de lui barrer le chemin en lui disant madame voilà le commandant autrichien

L’officier en blanc madame voilà le commandant des troupes pontificales l’officier en bleu madame voilà le prolégat le grand jeune abbé en noir elle s’arrêtait disait quelques mots en italien ou en français pas trop juste mais rondement franchement gentiment et qui dans leur déplaisance ne déplaisaient pas c’était une espèce

D’allure ne ressemblant à rien de connu j’en sentais presque de l’embarras et pourtant je n’éprouva aucune inquiétude sur l’effet produit par la petite échappée des flammes et de la jaule une confusion comique survenait je dois dire une chose avec toute la réserve de la modestie le vain

Bruit de ma vie augmente à mesure que le silence réel de cette vie s’accroit je ne puis descendre aujourd’hui dans une auberge en France ou à l’étranger que je n’y soit immédiatement assiégé pour la vieille Italie je suis le défenseur de la religion pour la jeune le défenseur de

La liberté pour les autorités j’ai l’honneur d’être la souanzaia ambadore di frana à von et à Rome des dames toutes sans doute d’une rare beauté ont prêté la langue d’Angélique et d’aquyan le noir à la floridienne àala et au morts à Benet je vois donc arriver les écoliers de vieux abbées à l

Des femmes dont je remercie les traductions et les grâces puis des mandicantis trop bien élevés pour croire qu’ainsi devant ambassadeur est aussi gueux que leur seigneurie or mes admirateurs étaient accourus à l’ôtel des Trois Couronnes avec la foule attirée par Mame la duchesse de Berry il me rencognait dans l’angle d’une fenêtre

Et me commençait une harangue qu’ils allaient achever à mariecaroline dans le trouble des esprits les deux troupes se trompait quelquefois de patron et de patronne j’étais salué de votre Altesse Royale et Madame me raconta qu’on l’avait complimenté sur le Génie du Christianisme nous échangions nos renommées la princesse était charmée

D’avoir fait un ouvrage en quatre volumes et moi j’étais fier d’avoir été pris pour la fille des rois tout à coup la princesse disparut elle s’en alla à pied avec le comte Lisy voir la loge d’utas connaissait en prison la mère de l’orphelin banni de l’enfant héritier de SaintLouis

Mariecoline sortit de la forteresse de blleay ne cherchant dans la ville de René de France que le cachot d’un poëte est une chose unique dans l’histoire de la fortune et de la gloire humaine les vénérables de Prague auraient cent fois passé à Ferrare sans qu’une idée pareille leur fût venue dans

La tête mais Mame de Berry et napolitaine elle est compatriote d’utas qui disait desésidero d’ Napoli comme est l’animé benendispoté del Paradiso j’ai désir de Naple comme les âmes bien disposées ont désir du Paradis jétais dans l’opposition et en disgrâce les ordonnances mitonaient clandestinement au château et reposait encore en joie et

En secret au fond des cœurs un jour la duchesse de Berry une gravure représentant le chantre de la Jérusalem au barreau de sa loge j’espère dit-elle que nous verrons bientôt comme cela château brillant parole de prospérité dont il ne faut pas plus tenir compte que d’un propos échappé dans

L’ivresse je devais rejoindre madame au cachot même du TAS après avoir subi pour elle les prisons de la police quelle élévation de sentiments dans la noble princesse qu que d’estime elle m’a donné en s’adressant à moi à l’heure de son infortune après le souhait qu’elle avait formé si son

Premier vœux élevit trop mes talents sa confiance s’est moins trompée sur mon [Musique] caractère chapitre 4 Ferrare 18 septembre miselle lebéchu le comte lquesipali discussion dîner Bugeot le jôier madame de saintprieste monsie de saintprieste Madame de podenass notre troupe mon refus d’aller à Prague je cède sur un

Mot monsieur de saintpriest Madame de saintpriest et Monsieur arrivè celui-ci avait été officier dans la garde royale et il a été substitué dans mes affaires de libirie à M delois major dans la même garde deux heures après l’arrivée de Madame j’avais vu Melle lebéchu ma compatriote elle s’était empressée de me dire les

Espérances qu’on voulait bien fonder sur moi Melle lebéchu figure dans le procès du Carlo Alberto revenu de sa poétique Visitation lae de Berry m’a fait appeler elle m’attendait avec M le comte lzzy et Mame de poenas le comte lzzy P est grand et brun madame le dit en crède par les femmes

Ses manières avec la princesse sa femme sont un chefd’euvre de convenance ni humble ni arrogante mélange respectueux de l’autorité du mari et de la soumission du sujet madame m’a surlechamp parlé d’affaires elle m’a remercié de mêtre rendu à son invitation elle m’a dit qu’elle allait à Prague non

Seulement pour se réunir à sa famille mais pour obtenir l’acte de majorité de son fils puis elle m’a déclaré qu’elle m’emmenait avec elle cette déclaration à laquelle je ne m’étais pas attendue me consterna retournez à Prague je présentai les objections qui se présentèrent à mon esprit si j’allais à

Prague avec Madame et si elle obtenait ce qu’elle désire l’honneur de la victoire tiendrait pas tout entier à la mère de Henri et ce serait un mal si Charles X s’obstinait à refuser l’acte de majorité moi présent comme j’étais persuadé qu’il le ferait je perdrai mon crédit il me semblait donc meilleur de

Me garder comme une réserve dans le cas où Madame manquerait sa négociation Son Altesse Royale combattit ses raisons elle soutin qu’elle n’aurait aucune force à Prague si je ne l’accompagnais que je faisait peur à ses grandsparents qu’elle consentait à me laisser l’éclat de la victoire et l’honneur d’attacher mon nom à

L’avènement de son fils monieur et Mme de saintpriest entrèrent au milieu de ce débat et insistèrent dans le sens de la princesse je persistai dans mon refus on annonça le dîner Mame fut très gaie elle me raconta ses contestes à blé avec le général Bugeot de la façon la plus

Amusante Bugeot l’attaquait la politique et se fâchait madame se fâchait plus que lui il criait comme deux aigles et elle le chassait de la chambre son altase royale s’abstint de certains détails dont elle m’aurait peut-être fait part si j’étais resté avec elle elle ne l’â cha pas Bugeot elle l’accommodait de

Toutes pièces vous savez me dit-elle que je vous ai demandé quatre fois bujot fit passer mes demandes à dargou dargou répondit à Bugeot qu’il était une bête qu’il aurait refuser tout d’abord votre admission sur l’étiquette du sac il est de bon goût ce monieur darargou madame appuyait sur ces deux mots pour rimer

Avec son accent italien cependant le bruit de mon refus séant répandu inquiéta nos fidèles miselle lebéchu vint après le dîner me chapitrer dans ma chambre mon de saintpriest homme d’esprit et de raison me dépêcha d’abord m Salah puis il le rempla et me pressa à son tour on avait

Fait partir m de la ferronete à archine afin de lever les premières difficultés m de montbell était arrivé il était chargé d’aller à Rome lever le contrat de mariage rédigé en bonne et du forme et qui était déposé entre les mains du cardinal zourla en supposant a continué

M de saintpriest que Charles X refuse à l’acte de majorité ne serait-il pas bon que Madame obtint une déclaration de son quelle devrait être cette déclaration une note fort courte ai-je répondu dans laquelle Henri protesterait contre l’usurpation de Philippe m de saintprieste a porté mes paroles à Madame ma résistance

Continuait d’occuper les entours de la princesse Mame de saintprieste par la noblesse de ses sentiments paraissait la plus vive dans ses regrets Mme de poenas n’avait point perdu l’habitude de ce sourire serein qui montre ses belles dents son calme était plus sensible au milieu de notre agitation nous ne ressemblions pas mal à

Une troupe ambulante de comédiens français jouant à Ferrare par la permission de messurs les magistrat de la ville la princesse fugitive ou la mère persécutée le théâtre présentait à droite la prison d’utas à gauche la maison de la riost au fond le château donent les fêtes de Léonore et

D’Alphonse cette royauté sans royaume cisitmoi d’une cour renfermée dans deux calèches errrantes laquelle avait le soir pour palais l’autel des Trois Couronnes ses conseils d’État tenus dans une chambre d’auberge tout cela complétait la diversité des scènes de ma fortune je quittais dans les coulisses mon humme de chevalier et je reprenais

Mon chapeau de paille je voyageais avec la de droit roulé dans mon portemanteau tandis que la monarchie de fit étalait ses fanfreluches aux Tuileries Voltaire appelle toutes les royautés à passer leur carnaval à Venise avec hchm I Ivan empereur de toutes les Russies charlesoire roi d’Angleterre les

Deux rois des polacres Théodore roi de cors et quatre altesses sraénissimes sire la chaise de Votre Majesté est à Padou et la barque prête sire Votre Majesté partira quand elle voudra ma foi sire on ne veut plus faire crédit à Votre Majesté ni à moi non plus et nous

Pourrions bien être coffré cette nuit pour moi je dirais comme candide messieur pourquoi êtes-vous tous roi je vous avoue que ni moi ni Martin ne le sommes il était 11 heur du soir j’espérais avoir gagné mon procès et obtenu de Madame mon laissé passer j’étais loin dute madame ne quitte pas

Si vite une volonté elle ne m’avait point interrogé sur la France parce que préoccupé de ma résistance à son dessin c’était là son affaire du moment M de saintprieste entrant dans ma chambre m’apporta la minutes d’une lettre que Son Altesse Royale se proposait d’écrire à Charles X comment m’écriaiisje madame

Persiste dans sa résolution elle veut que je porte cette lettre mais il me serait impossible même Matéri de traverser l’Allemagne mon passeport n’est que pour la Suisse et l’Italie vous nous accompagnerez jusqu’à la frontière d’Autriche répartit m de saintpriest madame vous prendra dans sa voiture la frontière franchie vous

Rentrerez dans votre calèche et vous arriverez trente-ix heures avant nous je courus chez la princesse je renouvelai mes instances la mère de Henri me dit ne m’abandonnez pas ce mot mit fin à la lutte je cédais madame parut pleine de joie pauvre femme elle avait tant pleuré comment aurais-je

Pu résister au courage à l’adversité à la grandeur déchu réduis à se cacher sous ma prote une autre princesse Mame la Dauphine m’avait aussi remercié de mes inutiles services carsbad et Ferrare étaient deux exils de divers soleil et j’y avais recueilli les plus nobles HS de ma vie madame partit d’ ces grands

Matin le dix pour Padou où elle me donna rendez-vous elle devait s’arrêter au catajot chez le duc de modaine j’avais cent choses à voir à Ferrare des palais des tableaux des manuscrit il fallut me contenter de la prison d’utas je me mis en route quelques heures après son Altesse Royale

J’arrivai de nuit à Padou j’envoyais yassinthe chercher à Venise mon mince bagage des colers Allemands et je me couchais tristement à l’étoile d’or qui n’a jamais été la [Musique] mienne chapitre 5 Padou 20 septembre 1833 Padou manuscrit de le vendredi septembre je passai une partie de la matinée à écrire à mes amis

Mon changement de destination arrivèrent successivement les personnes de la suite de Madame n’ayant plus rien à faire je sortis avec un cicérone nous visitâmes les deux églises de saintejustine et de Saint-Antoine de Padou la première ouvrage de Jérôme de brechia et d’une grande du bas de la nef on n’aperçoit pas une

Seule des fenêtres percées très haut de sorte que l’Église est éclairé sans qu’on sache par où s’introduit la lumière cette église a plusieurs bons tableaux de Poul veréronise de liberéry De Palma etc Saint-Antoine de Padou île Santo présente un monument gothique grécisé style particulier aux anciennes églises de la vénée la chapelle sa

Et de jacquesino et de François son fils on s’en aperçoit de primabord les ornements et la forme sont dans le goût de la logetta du clocher de Samar une signora en robe verte en chapeau de paille recouvert d’un voile priait devant la chapelle du saint un domestique en livré priait également

Derrière elle je supposait qu’elle faisait un veu pour le soulagement de quelque mal moral ou physique je ne me trompais pas je la retrouvais dans la rue femme d’une quarantaine d’années pâle maigre marchant raide et d’un air souffrant j’avais deviné son amour ou sa paralysie elle était sortie de l’église avec

L’espérance dans l’espace de temps qu’elle offrait au ciel sa fervante horison n’oubliait-elle pas sa douleur n’était-elle pas réellement guérie il Santo abonde en mausolée celui de Bambo est célèbre au cloître on rencontre la tombe du jeune d’Orbessan mort en galous Eram pataoui Morior spèuna parantum les Pitar françaises d’Orbessan

Se terminent par un verre qu’un grand poète voudrait avoir fait car il naî si beau jour qui n’amène sa nuit Charles Guy Patin est enterré à la cathédrale son drôle de père ne le put sauver lui qui avait traité un jeune gentilhomme âgé de sept ans lequel fut

Saigné treize fois et fut guéri dans quinze jours comme par miracle les anciens excellaient dans l’inscription funèbre ici repose et pique tête disait son CP esclave contrefait pauvre comme Hus et pourtant le favorit des dieux Camoins parmi les modernes a composé la plus magnifique des épitaphes celle de Jean de Portugal

Qui git dans ce grand sépulcre quel est celui que désignent les illustres armoirie de ce massif écusson rien car c’est à cela qu’arrive toute chose que la terre lui soit aussi légère à cette heure qu’il fut autrefois pesant au mort mon cicérone padouan était un bavard fort différent de mon Antonio de Venise

Il me parlait à tout propos de ce grand tyran Angelo le long des rues il m’annonçait chaque boutique et chaque café au Santo il me voulait absolument montrer la langue bien conservé du prédicateur de l’Adriatique la tradition de ces sermons ne viendrait-elle pas de ces chanon que dans le Moyen-âge les pêcheurs à

L’exemple des anciens Grecs chantaient au poissons pour les charmer il nous reste encore quelques-unes de ces balades pélagiennes en anglo-saxon de point de nouvelle de son vivant j’aurais volontiers comme l’habitant de Gadès fait exprès le voyage de Rome pour le voir j’aurais volontiers comme panormita vendu mon champ pour acheter quelques fragments de

L’histoire romaine ou comme HRY i promis une province pour une décade un Mercier de Saur n’en était pas là il mit tout simplement couvrir des battoirs un manuscrit de titli à lui vendu en guise de vieux pap par l’apothaire du couvent de l’abbaye de fontevraau quand je rentrai à l’étoile

D’or yassinthe était revenue de Venise je lui avais recommandé de passer chez ZZ et de lui faire mes excuses d’être parti sans la voir il trouva la mère et la fille dans une grande colère elle venait de lire le millet prigioni la mère disait que Sylvio était un célérat

Il s’était permis d’écrire que brolot l’avait tiré lui péicot par une jambe lorsque lui pic était monté sur une table la fille s’écriait pécoot est un calomniateur c’est de plus un ingrat après les services que je lui ai rendu il cherche à me déshonorer elle menaçait de faire saisir l’ouvrage

Et d’attaquer l’auteur devant les tribunaux elle avait commencé une réfutation du livre Zand est non seulement une artiste mais une femme de lettres yassinthe la pria de me donner la réfutation nonachevée elle hésita puis puis elle lui remit le manuscrit elle était pâle et fatiguée de son travail la vieille geôière prétendait

Toujours vendre la broderie de sa fille et l’ouvrage en mosaïque si jamais je retourne à Venise je m’acquitterai mieux envers Mme brolot que je ne l’ai fait envers Abou goche chef des Arabes des montagnes de Jérusalem je lui avais promis à celui-ci une couffe de riz de Damiette et je ne

La lui ai jamais envoyé voici le commentaire la venana maravi gliandi qui cont si si persona avo dit scriv p dit un Romano formatoito un falsita siacna fortéôoré M Pota servir si dialtra persona on d’sfogo also talento ma igionond comvio pour 1 Anan alor n stata et visitar n soit habitation si Giro

Stataon poquissim volté etpr accompagnatapadr au madr au fratello comia confid AmpR icigionia sempre occupata a miei lavori che questi erano il mio solo pere io non parl con lui n am N sol con di Piet il mioore er peroc simile pi compionina imp aveva sempre occupato ma dopo ESS stato un bravo soldato

Servit laublica Etran cont silvioad Frat prima perovita et privaniaastanza avuta educe onde conoschere il mio dovore conite di Esser stato da me abbracciato che io non avrei fatto questo con un fratello nemmeno tali erano scroli steducationi conventiadond comp Fratelli Stanza à lui vicinaa er ilogma cont r Mad g ma café et in

Cont profess la Tran il famigiglia io mi trreata cont questo autore per aver modo un public lib prend nomino il mi o C les infato qui pour P person perf cont cap nonti infelici P bestie ma quando vaava eteva a mio padre non poendo il lui sol con una bu les Dav à

Mar il les pardon Mar d’aliier soué ctivéré vers simili et per LOD ami professava et per corioni faeva Peral cativo Seto Silvio àouvuto riguardo et permet mitava des esposta non minintend nin public mar Silvio perdon chiaro io era dal suo operato questa è la ricompensa di quanto ha

Fatto la mia famiglia avendolo trattato con quella umanità che merita ocnic Natura caduta in T disgrazie nonataordini i inant faunqueamento tuto quo F det a Ricardo DA Fals force Silvio sarastratoierato sol for moond ilomo V pi malioni di famigli non Perm per solo RAR inanto il signor Silvio colsare et

Vermpa Veruna posto in un continua inquéudiné et forcé un perpetua inféitita traduction la Vénitienne va s’émerveillant que quelqu’un ait eu le courage d’écrire contre elle deux scènes d’un roman formé et rempli de faussetés impies elle se plaint fortement de l’auteur qui se pouvait servir d’une autre personne pour donner carrière à

Son talent et non prendre pour jouet une jeune fille honnête d’éducation et de religion estimé aimé et connu à fond de tous comment syvio peut-il est dire qu’à mon âge de Treiz ans qui était mes ans lorsqu’il dit m’avoir connu comment peut-il dire que j’allais journellement

Le visiter dans sa demeure si je jure n y être allé que très peu de fois et toujours accompagné ou de mon père ou de ma mère ou d’un frère comment peut-il dire que je lui ai confié un amour moi qui étais toujours à mes écoles moi qui à peine commençant à

Savoir quelque chose ne pouvait connaître ni l’amour ni le monde seulement consacré que j’étais au Devoir de la religion à ceux d’une obéissante fille toujours occupée de mes travaux mes seuls plaisirs je jure que je ne lui ai jamais parlé à péicot ni d’amour ni de quoi que

Ce soit mais si quelquefois je le voyais je le regardais d’un œil de pitié parce que mon cœur était pour chacun de mes semblables plein de compassion aussi je haïsais le lieu où mon père se trouvait par fortune il avait toujours occupé une autre place mais après avoir été un brave soldat

Ayant bien servi la République et ensuite son souverain il fut mis contre sa volonté et celle de sa famille dans cet emploi il est très faux falsissimau que j’ai jamais pris une main du susdit syvio ni comme celle de mon père ni comme celle de mon frère premièrement

Parce que bien que je n et privé d’expérience j’avais suff reçu d’éducation pour connaître mes devoirs comment peut-il dire avoir été par moi embrassé moi qui n’aurais pas fait cela avec un frère même tels étaient les scrupules qu’avait imprimé dans mon cœur l’éducation reçu dans les couvents où mon père m’avait toujours

Maintenu vraiment il arrivera que j’ai été plus connu de lui péic qu’il ne le pouvait être de moi je me tenais journellement à la compagnie de mes fres dans une chambre à lui voisine laquelle était le lieu où dormaient et étudiaent mes susd frères or puisqu’il m’était loisible de demeurer avec eux comment

Peut-il dire que je discourrais avec lui des affaires de ma famille que je soulageais mon cœur au sujet de la rigueur de ma mère et de la bonté de mon père loin d’avoir aucun motif de me plaindre d’elle elle fut par moi toujours aimée comment peut-il dire

Qu’il a crié contre moi pour lui avoir rapporté de mauvais café je ne sache personne qui puisse dire avoir eu l’audace de crier contre moi m’ayant tous estimé par leur seule bonté je me fais mille étonnements de ce qu’un homme d’esprit et de talent a eu le courage de

Se ventter injustement de semblables choses contre une jeune fille honnête ce qui pourrait lui faire perdre l’estime que tous professent pour elle et encore l’amour d’un respectable mari lui faire perdre sa paix et sa tranquillité dans les bras de sa famille et de sa fille je me trouve indigné outre mesure

Contre cet auteur pour m’avoir exposé de cette manière dans un livre publié et pour avoir pris une si grande liberté de citer mon nom à chaque instant et pourtant il a eu l’attention d’écrire le nom de tremerellio au lieu de celui de montriardo non de celui qui si bien lui

Portait des messages et celui-là je pourrais le lui faire connaître avec certitude parce que je savais combien il lui était infidèle et combien intéressé pour boire et manger il aurait sacrifié tout le monde il était perfide à tous ceux qui pour le malheur lui arrivaient pauvre et qui ne pouvaient

Autant l’engresser qu’il l’aurait voulu il les traitait ces malheureux pire que des bêtes mais quand je le voyais je lui adressais des reproches et le disais à mon père mon cœur ne pouvant supporter de pareilles trait vers mon semblable lui montricardo était bon seulement avec ceux qui lui donnaient la bouona manchia

Et lui donnerit bien à manger le ciel lui pardonne mais il aura à rendre compte de ses mauvais actions envers ses semblables et de la haine qu’il me portait à cause des remontrances que je lui faisais pour un tel mauvais sujet Sylvio a eu des délicatesses et pour moi qui ne

Mérita pas d’être exposé il n’a pas eu le moindre égard mais moi je saurais bien recourir où il me serura fait une véritable justice je n’entends pas je ne veux pas être soit en bien soit en mal nommé en public je suis heureuse dans les bras

D’un mari qui m’aime tant et qui est vraiment et vertueusement payé de retour il connaît bien non seulement ma conduite mais mes sentiments et je devrais à cause d’un homme qui juge à propos de m’exploiter dans l’intérêt de ces écrits mal fondés et remplis de fausseté sil Viot me pardonnera ma

Fureur mais il devait s’y attendre alors que je viendrais à connaître clairement sa conduite à mon égard voilà la récompense de tout ce qu’a fait ma famille l’ayant traité pelico avec cette humanité que mérite chaque créature tomberé en une pareille disgrâce et ne l’ayant pas traité selon les ordres

Et moi cependant je fais le serment que tout ce qui a été dit à mon égard est faux peut-être Sylvio aura été mal informé à mon égard mais il ne peut dire avec vérité des choses qui n’étant pas vraies lui sont seulement un motif plus fort de fonder son roman je voudrais en

Dire davantage mais les occupations de ma famille ne me permettent pas de perdre plus de temps seulement je rends grâces au signorvio de ouvrage et de m’avoir innocente de faute mit dans le sein une continuelle inquiétude et peut-être une perpétuelle infélicité cette traduction littérale est loin de rendre la verve féminine la

Grâce étrangère la naïveté animée du texte le dialecte dont se sert zans exhale un parfum du sol impossible à transfuser dans une autre langue l’apologie avec ces phrases incorrectes nébuleuses inachevées comme les extrémités vagues d’un groupe de l’Albane le manuscrit avec son orthographe défectueuse ou vénitienne

Est un monument de femme grecque mais de ces femmes de l’époque où les évêques de tessal chantaient les amours de Théagène et de caricclé je préfère les deux pages de la petite jolière à tous les dialogues de la grande isote qui CEP à plaider pour VE contre Adam comme zans plaide pour

Elle-même contre péicot mais belles compatriote provençal d’autrefois rappelle davantage la fille de Venise par l’idiome de ses générations intermédiire chez lesquells la langue du vaincu n’est pas encore entièrement morte et la langue du vainqueur pas encore entièrement formé qui de pelic ou de Zand a raison de quoi s’agit-il au débat d’une simple

Confidence d’un embrassement douteux lequel au fond ne s’adresse peut-être pas à celui qui le reçoit la vive épousée ne veut pas se reconnaître dans la délicieuse et FAI représenté par le captif mais elle conteste le fait avec tant de charme qu’elle le prouve en le niant le portrait de zansz dans la

Mémoire du demandeur est si ressemble qu’on le retrouve dans la réplique de la défendeuresse même sentiment de religion et d’humanité même réserve même ton de mystère même désinvoltures molles et tendres zans est pleine de puissance lorsqu’elle affirme avec une candeur passionnée qu’elle n’aurait pas osé embrasser son propre frère à plus forte

Raison mon pellicot la piété filiale de zan est extrêmement touchante lorsqu’elle transforme brolot en un vieux soldat de la République réduit à l’état de geôer père sola combinadioné zandz est tout admirable dans cette remarque pelic a caché le nom d’un homme pervers et il n’a pas craint de révéler celui d’une innocente

Créature compatissante aux misères des prisonniers zandz n’est point séduite par l’idée d’être immortel dans un ouvrage immortel cette idée ne lui vient pas même à l’esprit elle n’est frappée que de l’indiscrétion d’un homme cet homme à en croire l’offensée sacrifie la réputation d’une femme au jeu de son

Talent sans souci du mal dont il peut être la cause ne pensant qu’à faire un roman au profit de sa renommée une crainte visible domine zandz les révélations d’un prisonnier n’éveilleront-elle pas la jalousie d’un époux le mouvement qui termine l’apologie esté et éloquent je rends grâce au signur Sylvio de son ouvrage et

De mavoir innocente de faute mis dans le sein une continuelle inquiétude et peut-être une perpétuelle infélicité a continua inquéudin et forcé perpétua inéita sur ces dernières lignes écrite d’une main fatiguée on voit la trace de quelques larmes moi étr au procès je ne veux rien

Perdre je tiens donc que la zans de mi prigioni et la zans selon les Muses et que la zans de l’Apologie et la zans selon l’histoire j’efface le petit défaut de taille que j’avais cru voir dans la fille du vieux soldat de la République je me suis trompée angélique

De la prison de Sylvio est faite comme latige d’un Gon comme le stipe d’un palmier je lui déclare que dans mes mémoires aucun personnage ne me plaît autant qu’elle sans en excepter mailfide entre Pellico et Zand elle-même à l’aide du manuscrit dont je suis dépositaire grande merveille sera si la venziana ne

Va pas à la postérité oui Zand vous prendrez place parmi les ombres de femmes qui naissent autour du poète lorsqu’il rêv au son de sa lire ses ombres délicate or orpheline d’une harmonie expirée et d’un songe évanoui reste vivante entre la terre et le ciel et habitent à la fois leur double patrie

Le beau paradis n’aurait pas ses grâces complètes si tu n’y était dit un trouadour à sa maîtresse absente par la [Musique] mort [Musique] chapitre 6 Padou 20 septembre 1833 nouvelle inattendue le gouverneur du royaume Lombard vénitien l’histoire est encore venue étrangler le roman j’achevais à peine de

Lire à l’étoile d’or la défense de zans que Monsieur de saintpriest entre dans ma chambre disant voici du nouveau une lettre de Son Altesse Royale nous apprenait que le gouverneur du royaume Lombard vénicien s’était présenté au catajot et qu’il avait annoncé à la princesse l’impossibilité où il se

Trouvait de la laisser continuer son voyage Mame désirait mon départ immédiat dans ce moment un aide de camp du gouverneur frappe à ma porte et me demande s’il me convient de recevoir son général pour toute réponse je me rends à l’appartement de son Excellence descendu comme moi à l’étoile d’or c’était un

Excellent homme que le gouverneur imaginez-vous monsieur le vicomte me dit-il que mes ordres contre Mme la duchesse de Berry étaient du vingt-hoût son altase royale m’avait fait dire qu’elle avait des passeports d’une date postérieure et une lettre de mon empereur voilà que le de ce mois de

Septembre je reçois au milieu de la nuit une estette une dépêche datée du X de viienne m’enjoint d’exécuter les premiers ordres du Août et de ne pas laisser s’avancer Mme la duchesse de Berry au-dà d’udin ou de Trieste voyez cher et illustre vicomte quel grand malheur pour moi arrêter une princesse

Que j’admire et respecte si elle ne se veut pas conformer au désirs de mon souverain car la princesse ne m’a pas bien reçu elle m’a dit qu’elle ferait ce qui lui plairait cher vicomte si vous pouviez obtenir de Son Altesse Royale qu’elle restâ à Venise ou à Trieste en

Attendant de nouvelles instructions de ma cour je viserai votre passeport pour Prague vous vous y rendrez tout de suite sans éprouver le moindre empêchement et vous arrangerez tout cela car certainement ma cour n’a fait que céder à des demandes rendez-moi je vous prie ce service j’étais touché de la candeur

Du noble militaire en rapprochant la date du Septembre de celle de mon départ de trois du même mois je fus frappé d’une idée mon entrevue avec Madame et la coïncidence de la majorité de Henri pouvait avoir effrayé le gouvernement de Philippe une dépêche de M le duc de

Breuil transmise par une note de M le comte de saintolaire avait peutêtre déterminé la chancellerie de Vienne à renouveler la prohibition du août il est possible que j’augure mal et que le fait que je soupçonne n’ait pas eu lieu mais deux gentilsh hommes tous deux pères de France de Louis XVII tous deux

Violateurs de leurs serments étaient bien digne après tout d’être contre une femme mère de leur roi légitime les instruments d’une aussi généreuse politique faut-il s’étonner si la France d’aujourd’hui se confirme de plus en plus dans la haute opinion qu’elle a des gens de cours d’autrefois je me donnais

Garde de montrer le fond de ma pensée la persécution avait changé mes dispositions au sujet du voyage de Prague j’étais maintenant aussi désireux de l’entreprendre seul dans les intérêts de ma souveraine que j’avais été opposé à le faire avec elle lorsque les chemins lui étaient ouverts je dissimulai mes

Vrais sentiments et voulant entretenir le gouverneur dans la bonne volonté de me donner un passeport j’augmentai sa loyale inquiétude je répondis Monsieur le Gouverneur vous me proposez une chose difficile vous connaissez Mame la duchesse de ce n’est pas une femme que l’on mène comme on veut si elle a pris son parti

Rien ne la fera changer qui sait il lui convient peut-être d’être arrêté par l’empereur d’Autriche son oncle comme elle a été mise au cachot par Louis-Philippe son oncle les rois légitimes et les rois illégitimes agiront les uns comme les autres Louis-Philippe aura détrôné le fils de Henri I François II empêchera la réunion

De la mère et du Fils Monsieur le Prince de relèvera monieur le général Bugeot dans son poste c’est à merveille le gouverneur était hors de lui ah vicomte que vous avez raison cette propagande elle est partout cette jeunesse ne nous écoute plus pas encore autant dans l’état vénitien que dans la

Lombardie et le Piémont et la Romagne me suis-jeé crié et naplle et la Sicile et les rives du RIN et le monde entier ah ah criait le gouverneur nous ne pouvons pas rester ainsi toujours l’épée au point une armée sous les armes sans nous battre la France et l’Angleterre en

Exemple à nos peuples une jeune Italie maintenant après les carbonaris la jeune Italie qui a jamais entendu parler de ça monsieur ai je dit je ferai tous mes efforts pour déterminer madame à vous donner quelques jours vous aurez la bonté de m’accorder un passeport cette condescendance peut seule empêcher son

Roy de suivre sa première résolution je prendrai sur moi me dit le gouverneur rassuré de laisser Mame traverser Venise se rendant à Trieste si elle traîne un peu sur les chemins elle atteindra tout juste cette dernière ville avec les ordres que vous allez chercher et nous serons délivrés le

Délégué de Padou vous donnera le visa pour Prague en échange duquel vous laisserez une lettre annonçant la résolution de Son Altesse Royale de ne point dépasser Trieste quel temps quel temps je me félicite d’être vieux chère et illustre vicomte pour ne pas voir ce qui arrivera en insistant sur le passeport

Je me reprochais intérieurement d’abuser peut-être un peu de la parfaite droiture du gouverneur car il pouvait devenir plus coupable de m’avoir laissé aller en Bohème que d’avoir cédé à la duchesse de Berry toute ma crainte était qu’une fine mouche de la police italienne ne mit des

Obstacles au visas quand le délégué de V chez moi je lui trouvai une mine de secrétariat un maintien de protocole un air de préfecture comme à un homme nourri aux administration française cette capacité bureaucratique me fit trembler aussitôt qu’il m’eût assuré avoir été commissaire à l’armée des alliés dans le département des Bouches

Du Rhône l’espérance me revint j’attaquai mon ennemi en tirant droit à son amour-propre je déclarais qu’on avait remarqué la stricte discipline des troupes stationnées en je n’en savais rien mais le délégué me répondant par un débordement d’admiration se hâta d’expédier mon affaire je n’e pas plutôt obtenu mon

Visa que je ne m’en souciais [Musique] plus pou septembre lettre de madame à Charles X et à Henri monie de montbelle mon billet au gouverneur je pars pour Prague la duchesse de Berry revint du catajot à heures du soir elle paraissait très animée quant à moi plus j’avais été

Pacifique plus je voulait qu’on acceptât le combat on nous attaquait force était de nous défendre je moitié en riant à Son Altesse Royale de l’emmener déguisé à Prague et d’enlever à nous deux Henri il ne s’agissait que de savoir où nous déposerions notre larcin l’Italie ne convenait pas à cause

De la faiblesse de ses princes les grandes monarchies absolues devaient être abandonnées pour un millier de raisons restait la Hollande et l’Angleterre je préférais la première parce qu’on y trouvait avec un gouvernement constitutionnel un roi habile nous ajournâmes ces parties extrêmes nous nous arrêtâmes au plus raisonnable il faisait tomber sur moi le

Poids de l’affaire je partirai seul avec une lettre de madame je demanderai la déclaration de la majorité sur la réponse des grands-parents j’enverrais un courrier à Son Altesse Royale qui attendrait ma dépêche à Trieste Mame joignit à sa lettre pour le vieux roi un billet pour Henri

La sscription du billet était seule une protestation contre les arrière-pensées de Prague voici la lettre et le billet Guilmet Ferrare septembre mon cher père dans un moment aussi décisif que celui-ci pour l’avenir de Henri permettez-moi de m’adresser à vous avec toute confiance je ne m’en suis point rapporté à mes propres

Lumières sur un sujet aussi important j’ai voulu au contraire consulter dans cette grave circonstance les hommes qui m’avaient montré le plus d’attachement et de dévouement m de Châteaubriant se trouvait tout naturellement à leur tête il m’a confirmé ce que j’avais déjà appris c’est que tous les royalistes en France regardent comme indispensable

Pour le septembre un acte qui constate les droits et la majorité de Henri si le loyal monsieur est en ce moment auprès de vous j’invoque son témoignage que je sais être conforme à ce que j’avance m de Châteaubriant exposera au roi ses idées au sujet de cet acte il

Dit avec raison ce me semble qu’il faut simplement constater la majorité de Henri et non pas faire un manifeste je pense que vous approuverez cette manière de voir enfin mon cher père je m’en remets à lui pour fixer votre attention et amener une décision sur ce point nécessaire

J’en suis bien plus occupé je vous assure que de ce qui me concerne et l’intérêt de mon Henri qui est celui de la France passe avant le mien je lui ai prouvé je crois que je savais m’exposer pour lui à des dangers et que je ne reculait devant aucun sacrifice il me

Trouvera toujours la même m de Monbel m’a remis votre lettre à son arrivée je l’ai lu avec une bien vive reconnaissance vous revoir retrouver mes enfants sera toujours le plus cher de mes vœux m de monbell vous aura écrit que j’avais fait tout ce que vous demandiez j’espère que vous aurez été

Satisfait de mon empressement à vous plaire et à vous prouver mon respect et ma tendresse je n’ai plus maintenant qu’un désir c’est d’être à Prague pour le septembre et quoique ma santé soit bien altéré j’espère que j’arriverai dans tous les cas m de Châteaubriant me Pr je prie le roi de l’accueillir avec

Bonté et d’écouter tout ce qu’il lui dira de ma part croyez mon cher père à tous les sentiments etc postscriptum pasou le 20 septembre ma lettre était écrite lorsqu’on me communique l’ordre de ne pas continuer mon voyage ma surprise égale ma douleur je ne puis croire qu’un ordre semblable

Soit émané du cœur du roi ce sont mes ennemis seuls qui ont pu le que dira la France et combien Philippe va triompher je ne puis que presser le départ du vicomte de Châteaubriant et le charger de dire au roi ce qu’il me serait trop pénible de lui écrire dans ce

Moment suscription à Sa Majesté Henri mon trèscher fils Prague Padou septembre j’étais au moment d’arriver à Prague et de t’embrasser mon cher Henri un obstacle imprévu m’arrête dans mon voyage j’envoie monsieur de Châteaubriant à ma place pour traiter de tes affaires et des miennes a confiance

Mon cher ami dans ce qu’il te dira de ma part et crois bien à ma tendre affection en t’embrassant avec ta sœur je suis ton affectionnée mère et amie Caroline fin des Guilmet monie de monbell tomba de Rome à Padou au milieu de nos cancans la petite

Deadou le Boudha elle s’en prenait à M de blacass des ordres de Vienne m de montbell homme fort modéré n’eut d’autre ressource que de se réfugier auprès de moi bien qu’il me craignî en voyant ce collègue de M de Polignac je m’expliquai comment il avait écrit sans s’en apercevoir l’histoire du duc de

Restchtat et admirai les archiducs le tout à soixante lieues de Prague lieu d’exil du duc de Bordeaux si lui de montbelle avait été propre à jeter par la fenêtre la monarchie de Saint-Louis et les monarchies de ce bas monde c’est un petit accident auquel il n’avait pas

Pensé je fus gracieux envers le comte de montbelle je lui parlai du Colisée il retournait à Vienne se mettre à la disposition du prince de meternque et servir d’intermédiaire à la correspondance de M de Blacas à onze heures j’écrivais au gouverneur la lettre convenue je pris soin de la

Dignité de Madame n’engageant point son Altesse Royale et lui réservant toute faculté d’agir Guilmet Padou ce septembre Monsieur le Gouverneur Son Altesse Royale madame la duchesse de Berry veut bien pour le moment se conformer aux ordres qui vous ont été transmis son projet est d’aller à Venise

En se rendant à Trieste là d’après les renseignements que j’aurai l’honneur de lui ad elle prendra une dernière résolution agréez je vous prie mes remerciements les plus sincères et l’assurance de la haute considération avec laquelle je suis Monsieur le Gouverneur votre très humble et très obéissant serviteur châteaubant

Guilm le délégué en lisant cette lettre en fut très content madame sortit de la Lombardie vénitienne lui et le gouverneur cessaient d’être responsabl les faits et gestes de la duchesse de Berry à Triest ne regardaient plus que les autorités de l’istri ou du Frioule c’était à qui se débarrasserait de

L’infortune dans un certain jeu on se hâte de passer à son voisin un petit morceau de papier qui brûle à dix heures je pris congé de la princesse elle remettait son sort et celui de son fils entre mes mains elle me faisait roi d’une France de sa façon dans un village de

J’ai eu quatre voies pour monter au trône qu’occupe le gendre de Philippe je dis à madame je me soumets à la volonté de votre altesse royale mais je crains de tromper ces espérances je n’obtiendrai rien à Prague elle me poussa vers la porte partez vous pouvez

Tout à onze heures je montaai en voiture la nuit était pluvieuse il me semblait retourner à Venise car je suivais la route de j’avais plus envie de revoir Z que Charles [Musique] 10 [Musique] livre 41e chapitre 1 journal de Padou à Prague du 20 au 26 septembre 1833 Conegliano traduction du dernier abancerrage

Udine la comtesse de samoilov Monsieur de La feronaise un prêtre la carinti la drave un petit paysan forge déjeuner au hameau de Saint-Michel je me désolais en passant à Mestre vers la fin de la nuit de ne pouvoir aller au rivage peut-être un phare lointain des dernières lagunes

M’aurait indiqué la plus belle des îles du monde ancien comme une petite lumière découvrit à Christophe colombe la première île du nouveau monde c’était que j’étais débarqué de Venise lors de mon premier voyage en6 fitetas je déjeunai à conigliano j’y fus complimenté par les amis d’une dame traducteur de

L’abancerage et sans doute ressemblant à Blanka gilmet il vit sortir une jeune femme vêtue à peu près comme ces reines gothiques sculptées sur les monuments de nos anciennes abbayes une no était jeté sur sa tête elle tenait avec sa main gauche cette mentille croisée et fermée comme une guimppe au-dessous de son

Menton de sorte que l’on n’apercevait de tout son visage que ses grands yeux et sa bouche de rose des Guilmet je paye ma dette au traducteur de mes rêveries espagnoles en reproduisant ici son portrait quand je remonai en voiture un prêtre me sur le Génie du Christianisme je traversais le théâtre des victoires

Qui menèrent Bonaparte à l’invasion de nos libertés hudine est une belle ville j’ai remarqué un portique imité du Palais des Doges je dînis à l’auberge dans l’appartement que venait d’occuper madame la comtesse de samoilov il était encore tout rempli de ses dérangement cette nièce de la princesse bagracion autre injure desis

Ans éta encore aussi jolie qu’elle était à Rome en lorsqu’elle chantait si extraordinairement à mes concerts qu’elle brise roulait de nouveau cette fleur sous mes pas quel souffle poussait ce nuage fille du Nord tu jouis de la vie hâte-toi des harmonies qui te charmaient ont déjà cessé tes jours

N’ont pas la durée du jour polaire sur le livre de l’hôtel était écrit le nom de mon le comte de la feronise retournant de Prague à Naples de même que j’allais de Padou à Prague le comte de La ferronise mon compatriote à double titre puisqu’il est breton et Maloin a entremêlé ses

Destinées politiques au miennes il était ambassadeur à Pétersbourg quand j’étais à Paris ministre des Affaires étrangères il occupa cette dernière place et je devins à mon tour ambassadeur sous sa direction envoyé à Rome je donnaai ma démission à l’avènement du ministère paulignac et laffireonise hérita de mon

Ambassade beau frère de M de Blacas il est aussi pauvre que celui-ci est riche il a quitté la péie et la carrière diplomatique lors de la Révolution de Juillet tout le monde l’estime et personne ne le hait parce que son caractère est pur et son esprit tempérant dans sa dernière négociation à

Prague il s’est laissé surprendre par Charles X qui marche vers ses derniers lustres les vieilles gens se plaisent aux cachoteries n’ayant rien à montrer qu’ vaille en exceptant mon vieux roi je voudrais qu’on noyâ quiconque n’est plus jeune moi tout le premier avec douze de

Mes amis à hudine je pris la route de Villa je me rendais en Bohème par Salzbourg et lin avant d’attaquer les Alpes joui le branle des cloches et et j’aperçus dans la plaine une campanille illuminée je fis interroger le postillon à l’aide d’un Allemand de Strasbourg Cicéron italien à Venise quiass sainte

M’avait amené pour interprète slave à Prague la réjouissance dont je manqueris avait lieu à l’occasion d’un prêtre nouvellement promu aux ordres sacrés il devait dire le lendemain sa première messe combien de fois ces cloches qui proclent aujourd’ui l’Union indissoluble d’un homme avec Dieu appelleront elles cet homme au sanctuaire et à quelle

Heure ces mêmes cloches sonneront-elles sur son cercueil 22 septembre je dormis presque toute la nuit au bruit des torrents et je me réveillaiis au jour le parmi les montagnes les vallées de la carintie sont agréables mais n’ont rien de caractéristique point de costume parmi les paysans quelqu femmes portent des fourrures comme les

Hongroises d’autres ont la tête couverte de coifes blanches mises en arrière ou de bonnets de laine bleue renflés en bourlet sur le bord tenant le milieu entre le turban de l’osmlie et la calotte à bouton du talapoint je changeai de chevaux à Villard en sortant de cette station je

Suivis une large vallée au bord de la drave nouvelle connaissance pour moi àce de passer les rivières je trouverais enfin mon dernier rivage Lander vient de découvrir l’embouchure du nigère le Hardi voyageur a rendu ses jours à l’éternité au moment où il nous apprenait que le fleuve mystérieux de

L’Afrique verse ses ondes à l’océan à l’entrée de la nuit nous faillîmes d’être arrêtés au village de saintpaternon il s’agissait de graisser la voiture un paysan vissa l’écrou d’une des roues à cont avec tant de force qu’il était impossible de l’otter tous les habiles du village le maréchal

Ferrant à leur tête échouèrent dans leurs tentativees un garçon de qu à quze ans quitte la troupe revient avec une paire de tenaill écarte les travailleurs entoure l’écrou d’un fil d’archal le tortil avec ses pinces et pesant de la main dans le sens de la vi enlève

L’écrou sans le moindre effort ce fut un Viva univers cet enfant ne serait-il point quelque Archimède la reine d’une tribu d’esquimaux cette femme qui traçait au capitaine Paris une carte des mers polaires regardait attentivement des matelots soudant à la forge des bouts de fer et devançait par son génie toute sa

Race dans la nuit du au je traversai une masse épaisse de montagnes elles continuèrent leur brouiller devant moi jus salbourg et pourtant ces remparts n’ont pas défendu l’Empire romain l’auteur des Essais parlant du Tyrol dit avec sa vivacité ordinaire d’imagination c’était comme une robe que nous ne voyons que plisser mais qui si

Elle était espendue serait un fort grand pays les Monges tournoyers ressemblaient à un éboulement des chaînes supérieures lequel en couvrant un vaste terrain aurait formé de petites Alpes au les divers accidents des grandes des cascades descendaient de tous côtés bondissaient sur des lits de pierres comme les gaves des Pyrénées le

Chemin passait dans des gorges à peine ouvertes à la voie de la calèche aux environs de gaymund des Forges hydrauliques mêlaient le retentissement de leur pilons à celui des écluses de chasse de leur cheminée s’échappaient des colonnes d’étincelles parmi la nuit et les noires forêts de sapin chaque

Coup de soufflé sur l’âtre les toits à jours de la Fabrique s’illuminaient soudain comme la coupole de SaintPierre de Rome un jour de fête dans la chaîne du car on ajouta trois paires de bœufs à nos chevaux notre long attelage sur les eaux torrentueuses et les ravines inondées avaiit l’air d’un pont vivant

La chaîne opposée du Taune était drapé de neige le à heures du matin je m’arrêtai au jolis hameau de au fond d’une vallée de belles grandes filles autrichiennes me servirent un déjeuner bien propre dans une petite chambre dont les deux fenêtres regardaient des prairies et l’église du village le cimetière entourant l’église

N’était séparé de moi que par une cour rustique des croix de bois inscrites dans un demi-cercle et auquel appendaient des bénitiers s’élevaient sur la pelouse des vieilles tombes cinq sépulcres encore annonçait cinq nouveaux repos quelques-unes des fusses comme des plates bandes de potagers étaient orné de soucis en pleines fleurs dorées des

Bergeronnêes couraient après des sauterelles dans ce jardin des morts une trèsville femme boiteteuse appuyée sur une béquille traversait le cimetière et rapportait une croix abattue peut-être la loi lui permettait-elle de butiner cette croix pour sa tombe le bois mort dans les forêts appartient à celui qui l’a ramassé là dorme ignoré des poètes

Sans gloire des orateurs sans voix des héros sans victoire l’enfant de Prague ne dormirait-il pas mieux ici sans couronne que dans la chambre du Louvre où le corps de son père fut exposé mon déjeuner solitaire en société des voyageurs repus couchés sous ma fenêtre aurait été selon mes goûts si

Une mort trop récente ne m’ût affligé j’avais entendu crier la geline servie à mon festin pauvre poussin il était si heureux cinq minutes avant mon arrivée il se promenait parmi les herbes les légumes et les fleurs il courait au milieu des troupeaux de chèvres descendus de la montagne ce soir il se

Serait couché avec le soleil il était encore assez petit pour dormir sous l’aile de sa mère la calèche attelée j’y suis remonté entouré des femmes et les garçons de l’auberge m’ont accompagné ils avaient l’air heureux de m’avoir vu quoiquils ne me connussent pas et qu’ils ne dusent

Jamais me revoir ils me donnaient tant de bénédiction je ne me lasse pas de cette cordialité allemande vous ne rencontrez pas un paysan qui ne vous ôte son chapeau et ne vous souhaite sans bonnes choses en France on ne salue que la mort est réputé la liberté et l’égalité nulle sympathie d’homme à

Homme envi quiconque voyage un peu commodément se tenir sur la hanche prêt à hinder contre tout porteur d’une redingote neuve ou d’une chemise blanche voilà le signe caractéristique de l’indépendance nationale bien entendu que nous passons nos jours dans les antichambres à essuyer les rebuffades d’un manant

Parvenu cela ne nous ôte pas la haute intellig et ne nous empêche pas de triompher les armes à la main mais on ne fait pas des mœurs a priori nous avons été huit siècles une grande nation militaire cinquante ans n’ont pu nous changer nous n’avons pu prendre l’amour véritable de la

Liberté aussitôt que nous avons un moment de repos sous un gouvernement transitoire la vieille monarchie repousse sur ses souches le vieux génie français reparaît nous sommes Courtis et soldat rien de [Musique] plus chapitre 2 23 et 24 septembre 1833 col du taerne cimetière Chang levé du soleil Salzbourg revue militaire bonheur des paysans

Vnarbour plancouette et ma grandmère nuit ville d’Allemagne et ville d’Italie lins le dernier rang de montagne enclavant la province de Salsbourg domine la région arable le tane a des glaciers son plateau ressemble à tous les plateaux des Alpes mais plus particulièrement à celui du saintgotard sur ce plateau encrûé d’une

Mousse roussâtre et gelée s’élève un calvaire consolation toujours prête éternel refuge des infortunés autour de ce calvaire sont enterrées les victimes qui périssent au milieu des neiges quelles étaient les espérances des voyageurs passant comme moi dans ce lieu quand la les surpris qui sont-ils qui les a pleurés comment reposentils là si loin

De leurs parents de leur pays entendant chaque hiver le mugissement des tempêtes dont le souffle les enleva de la terre mais ils dorment au pied de la croix le Christ leur compagnons solitaire leur unique ami attaché au bois sacré se Pench vers eux se couvre des mêmes frimats qui blanchissent leurs tomb au

Séjour céleste il les présentera à son père et les réchauffera dans son sein la descente du taoerne est longue mauvaise et périlleuse j’en étais charmé elle rappelle tantôt par ses cascades et ses pont de bois tantôt par le rétréci de son casme la vallée du Pont d’Espagne

À côteray ou le versant du saint plomb sur domod sola mais elle ne mène point grenade et à Naple on ne trouve bas des lacs brillants et desorés il est inutile de se donner tant de peine pour arriver à des champs de pommes de terre au relais à moitié de la descente

Je me trouvaiis en famille dans la chambre de l’Auberge Les Aventures d’Atala en six gravures tapissaent le mur ma fille ne se doutait pas que je passerais par là et je n’avais pas espéré rencontrer un objet si cher au bord d’un torrent nommé je crois le dragon elle était bien laide bien

Vieilli bien changé la pauvre Atala sur sa tête de grandes plumes et autour de ses reins un jupon écourté et collant à l’instar de mesdames les sauvagesses du théâtre de la guaié la vanité fait argent de tout je me rengorgeai devant mes œuvres au fond de la carinti comme

Le cardinal Mazarin devant les tableaux de sa galerie j’avais envie de dire à mon hôte c’est moi qui ai fait cela il fallut me séparer de ma première moins difficilement toutefois que dans l’île de l’ohaot jusqu’à verfen rien n’attira mon attention si ce n’est la manière dont on fait sécher les regins

On fiche en terre des perches de 15 à vingt pieds de haut on roule sans trop le serrer le foin est cru autour de ses perches il y sèche en noircissant à une certaine distance ces colonnes ont tout à fait l’air de si près ou de trophées plantés en mémoire

Des fleurs Fauch dans sesallons septembre mardi l’Allemagne s’est voulu venger de ma mauvaise humeur contre elle dans la plaine de Salzbourg le au matin le soleil parut à l’est des montagnes que je laissais derrière moi quelques pitons de rochers à l’Occident s’illuminaent de ses premiers feux extrêmement doux l’ombre flottait encore

Sur la plaine moitié verte moitié labourée et d’O SEV une fumée comme la vapeur des sueurs de l’homme le château de Salzbourg accroissant le sommet du monticule qui domine la ville incrustait dans le ciel bleu son relief blanc avec l’ascension du soleil émergeit du sein de la fraîche exhalation de la rosée les

Avenues les bouquets de bois les maisons de briques rouges les chaumières crépies d’une Chau éclatante les tours du Moyen-Âge bal et vieux champion du temps blessés à la tête et à la poitrine restés seul debout sur le champ de bataille des siècles la lumière autonnale de cette scène avait

La couleur violette des veilleuses qui s’épanouissent dans cette saison et dont les préss le long de la salse étaient semés des bandes de corbeau quittant les lières et les trous des ruines descendaient dans les guerets leurs ailes moirées se glaçaient de rose du matin fête était de saintrupert patron

De Salzbourg les paysanes allaient au marché Paris à la façon de leur village leurs chevelures blondes et leur front de neige se renfermaient sous des espèce de Casque d’or ce qui sayait bien à des germaines lorsque j’eus traversé la ville propre et belle j’aperçus dans une prairie deux ou trois mille hommes

D’infanterie un je génal accompagné de son étatmajor les passait en revue ces lignes blanches sillonnant un gazon vert les éclairs des armes au jour levant étaaient une pompe digne de ces peuples peint ou plutôt chanté par ta cite mars le teton offrait un sacrifice à l’aurore que faisaient dans ce moment mes

Gondoliers à Venise il se réjouissait comme desirondelles après la nuit à l’aube renaissante et préparit à raser la surface de l’eau ensuite viendront les joies de la nuit les barcaroles et les amours à chaque peuple son lot aux uns la force aux autres les plaisirs les Alpes font le

Partage depuis Salzbourg jusqu’à lins campagne plantureuse l’horizon à droite d’entelé de montagnees des futais de pain et de êtres oasisestes et pareil s’entourent d’une culture savante et variée des troupeaux de diverses sortes des hameaux des églises des oratoires des croix meubl et animent le paysage après avoir dépassé le rayon de

La fête de saint ruperte les fêtes chez les hommes durent peu et ne vont pas loin nous trouvâmes tout le monde au champ occupé des semails d’automne et de la récolte des pommes de terre populations rustiques étaient mieux vêtu plus polies et paraissaient plus heureuses que les nôtres ne troublons

Point l’ordre la paix les vertus naïves dont elles jouissent sous prétexte de leur substituer des biens politiques qui ne sont ni conçus ni sentis de la même manière par tous l’humanité entière comprend la joie du foyer les affections de famille l’abondance de la vie la simplicité du cœur et la

Religion le français si amoureux des femmes se passe très bien d’elle dans une multitude de soins et de travaux l’allemand ne peut vivre sans sa compagne il l’emploie et l’emmène partout avec lui à la guerre comme au labour au festin comme au deuil en Allemagne les bêtes mêmes ont

Du caractère tempéré de leur raisonnable maîtrre quand on voyage la physionomie des est intéressant à observer on peut préjuger les mœurces et les passions des habitants d’une contrée à la douceur ou à la méchanceté à l’alure apprivoisée ou farouche à l’air de gaîeté ou de tristesse de cette partie animée de la

Création que Dieu a soumise à notre empire un accident arrivé à la calèche m’obligea de m’arrêter à vnabr en rôant dans l’auberge une porte de derrière l’entrée d’un canal par- deà s’étendaient des prairies que rayaient des pièces de toile et cru une rivière infléchie sous des collines boisées

Servait de ceinture à ses prairies je ne sais quoi me rappela le village de plancouette où le bonheur s’était offert à moi dans mon enfance ombre de mes vieux parents je ne vous attendais pas sur ces bords vous vous rapprochez de moi parce que je m’approche de la be votre asile nous

Allons nous y retrouver ma bonne tante chantez-vous encore aux rives du lété votre chanson de l’épervier et de la fauvette avez-vous rencontré chez les morts le volage trémigon comme Didon aperçu etîné dans la région des Manes quand je partis de woknabrook le jour finissait le soleil me remit entre

Les mains de sa sœur double lumière d’une teinte et d’une fluidité indéfinissable bientôt la lune régna seule elle avait envie de renouer notre entretien des forêts de haselbar mais je n’étais pas en train d’elle je lui préférai Vénus qui se leva à deux heures du matin le

Elle était belle comme parmi ces aurores où je la contemplais en l’implorant sur les mers de la Grèce laissant à droite et à gauche force mystère de bosquet de de Vallé je traversais lambar vels et neuban petite ville toute neuve avec des maisons sans toit à l’italienne dans

L’une de ces maisons on faisait de la musique de jeunes femmes étaient aux fenêtres du temps des Marreau bauduus cela ne se passait pas ainsi aux villes d’Allemagne les rues sont larges aligné comme les tentes d’un camp ou les fils d’un bataillon les March sont vastes les places d’armes

Spacieuses on a besoin de soleil et tout se passe en public dans les villes d’Italie les rues sont étroites et tortueuses les marchés petits les places d’armes resserrées on a besoin d’ombre et tout se passe en secret àins mon passeport fut visé sans difficulté [Musique] chapitre 3 24 et 25 septembre

1833 le Danube Val de Munchen bois combour Lucile voyageur Prague je passais le Danube à 3h du matin je lui avais dit en été ce que je ne trouvais plus à lui dire en automne il n’en était plus aux mêmes ondes ni moi aux mêmes heures je laissais loin

Sur ma gauche mon bon village de Val Munchen avec ses troupeaux de porc le berger aumé et la paysane qui me regardait par-dessus l’épaule de son père la fosse du mort dans le cimetière aura été comblé le décédé et mangé par quelques milliers de verres pour avoir eu onneur d’être

Homme mur et Madame de beauoffremont arrivés à lins me devançaient de quelques heures ils étaient eux-mêmes précédés de plusieurs royalistes porteurs de messages de paix il croyaaient madame cheminant tranquille derrière eux et moi je les suivais tout comme la discorde avec des nouvelles de guerre la princesse de Beaufremont née

Momorancy allait à brutchirad complimenter des rois de France NZ Bourbon rien de plus naturel le à la nuit tombante j’entrai dans des bois des corneilles criaient en l’air leur épaisse volet tournoyé au-dessus des arbres dont elles se préparaiit à couronner la cime voilà que je retournaaiis à ma première jeunesse

Je revis les corneilles du mail de Combourg je crus reprendre ma vie de famille dans le vieux château oh souvenir vous traversez le cœur comme un glave ô ma Lucile bien des années nous ont séparé maintenant la foule de mes jours a passé et en se dissipant me laisse mieux voir ton

Image j’étais de nuit à Tabor sa place environnée d’arcade me parut immense mais le clair de lune est menteur le au matin une brume nous couvrit de sa solitude sans limite vers les dix heures il me sembla que je passais entre deux lacs je n’étais plus qu’à quelques lieu de

Prague la brouée se leva les approches par la route de Linz sont plus vivantes que par le chemin de Ratisbonne le paysage est moins plat on aperçoit des villages des châteaux avec des futées et des étants je rencontrai une femme à figure pieuse et résignée accablée sous

Le poids d’une énorme hte de vieilles marchandes étalant quelques pommes au bord d’un fossé une jeune fille et un jeune homme assis sur la pelouse le jeune homme fumant la jeune fille gaie le jour auprès de son ami la nuit dans ses bras des enfants à la porte d’une

Chaumière jouant avec des chats ou conduisant des oies au Patis des dindons en cage se rendant à Prague comme moi pour la majorité de Henri tandis que yassinthe Baptiste le de Venise et mon excellence nous cahotions dans notre calèche rapièceté voilà les destinées de la vie je ne

Donneraiis pas un pâard de la meilleure la bohème ne m’offrait plus rien de nouveau mes idées étit fixé sur Prague Prague 2 septembre 1833 le surlendemain de mon arrivée à Prague j’envoyis y sainthe porter une lettre à madame la duchesse de que selon mes calculs il devait rencontrer à

Triest cette lettre disait à la princesse que j’avais trouvé la famille royale partant pour léobben que de jeunes Français étaient arrivés pour l’époque de la majorité de Henri et que le roi leur échappait que j’avais vu Mme la Dauphine qu’elle m’avait invité à me rendre immédiatement à bchirad où

Charles se trouvait encore que je n’avais point vu mademoiselle parce qu’elle était un peu souffrante qu’on m’avait fait entr dans sa chambre dont les volets étaient fermés qu’elle m’avait tendu dans l’ombre sa main brûlante en me priant de les sauver tous que je m’étais rendue à butchirad que

J’avais vu M de blacass et causer avec lui sur la déclaration de la majorité de Henri qu’introduit la nuit dans la chambre du roi je l’avais trouvé endormie et que lui ayant ensuite présenté la lettre de Mme la duchesse de Berry il m’avait paru fort animé contre mon auguste client

Que du reste le petit acte rédigé par moi sur la majorité avait paru lui plaire la lettre se terminait par ce paragraphe maintenant madame je ne dois pas vous cacher qu’il y a beaucoup de mal ici nos ennemis pourraient s’ils nous voyaent nous disputer une royauté

Sans royaume un sceptre qui n’est que le bâton sur lequel nous appuyons nos pas dans le pèlerinage peut-être long de notre exil ous les inconvénients sont dans l’éducation de votre fils et je ne vois aucune chance pour qu’elle soit changée je retourne au milieu des pauvres que madame de Châteaubriant

Nourrit là je serai toujours à vos ordres si jamais vous deveniez maîtresse absolue de Henri si vous persistiez à croire que ce dépôt précieux puisse être remis entre mes mains je serais aussi heureux qu’Honoré de lui consacrer le reste de ma vie mais je pourrais me charger d’une aussi effrayante

Responsabilité qu’à la condition d’être sous vos conseils entièrement libre dans mes choix et dans mes idées et placé sur un sol indépendant hors du cercle des monarchies absolues dans la lettre était renfermé cette copie de mon projet de déclaration de la majorité nous Henri du nom arrivé à l’âge où les lois du

Royaume fixent la majorité de l’héritier du trône voulons que le premier acte de cette majorité soit une protestation solennelle contre l’usurpation de Louis-Philippe duc d’Orléan en conséquence et de l’avis de notre conseil nous avons fait le présent acte pour le maintien de nos droits et ceux des Français donné le trtiè jour de

Septembre de l’an de grâce33 [Musique] chapitre 4 Prague 30 septembre 1833 madame de gonto jeune français Madame la Dauphine course à butchirad ma lettre à madame la duchesse de Berry indiquait les faits généraux mais elle n ent pas dans les détails quand je vis madame de gonto au

Milieu des mâles à moitié faites et des vaches ouvertes elle se jeta à mon cou et en sanglotant sauvez-moi sauvez-nous disait-elle et de quoi vous sauverz madame j’arrive je ne sais rien de rien hatchrin était désert on eût dit des journée de juillet et de l’abandon des Tuileries comme si les révolutions

S’attachaient au pas de la race proscrite des jeunes gens viennent féliciter Henri sur le jour de sa majorité plusieurs sont sous le coup d’un arrêt de mort quelques-uns blessés dans la Vendée presque tous pauvres ont été obligés de se cotiser pour être à même de porter jusqu’à Prague l’expression de leur fidélité aussitôt

Un ordre leur ferme les frontières de la bohème ceux qui parviennent à bchirad ne sont reçus qu’après les plus grands efforts l’étiquette leur barre le passage comme messieurs les gentilshommes de la chambre défendaient à SaintCloud la porte du cabinet de Charles X tandis que la révolution entrait par les

Fenêtres on déclare à ces jeunes gens que le roi s’en va qu’il ne sera pas à Prague le les chevaux sont commandés la famille royale pe bagage si les voyageurs obtiennent enfin la permission de prononcer à la hâte un compliment on les écoute avec cinte on n’offre pas un verre d’eau à la

Petite troupe fidèle on ne l’ pris pas à la table de l’orphelin qu’elle est venue chercher de si loin elle est réduite à boire dans un cabaret à la santé de Henri on fuit devant une poignée de vendéin comme on s’est dispersé devant une centaine de héros de

Juillet et quel est le prétexte de ce sauf qui peut on va au devant de MAME la duchesse de Berry on donne à la princesse rendez-vous sur un grand chemin pour la montrer à la dérober à sa fille et à son fils n’est-elle pas bien coupable elle s’obstine à réclamer pour

Henri un titre vain pour se tirer de la position la plus simple on étale aux yeux de l’Autriche et de la France si toutefois la France aperçoit ses néantises un spectacle qui rendrait la légitimité déjà trop ravalé la désolation de ses amis et l’objet de la calomnie de ses

Ennemis Mme la Dauphine sent les inconvénients de l’éducation de Henri et ses vertus s’en vont en larmes comme le ciel tombe la nuit en rosée le court instant d’audience qu’elle m’accorda ne lui permit pas de me parler de ma lettre de Paris du juin elle avait l’air touché en me

Regardant dans les rigueurs mêmes de la Providence un moyen de salut semblait se cacher l’expatriation sépare de ce qui menaçait de le perdre au tuilerie à l’école de l’adversité il aurait pu être élevé sous la direction de quelques hommes du nouvel ordre social habiles à l’instruire de la royauté

Nouvelle au lieu de prendre ses maîtres du moment loin d’améliorer l’éducation de Henri on la rend plus fatale par l’intimité que produit la vie resserré en famille dans les soirées d’hiver des vieillards tisonnant les siècles du feu enseigent à l’enfant des jours dont rien ne ramènera le soleil il lui transforme

Les chroniquees de Saint-Denis en comte de nourrice les deux premiers barons de l’âge moderne la liberté et l’égalité serait bien forcé Henri sans terre à donner une grande charte la Dauphine m’avait engagé à faire la course de butchirad messies dufourgeret et Nuan me menèrent en ambass chez Charles X le

Soir même de mon arrivée à Prague à la tête de la députation des jeunes gens ils allaient achever les négociation commencées au sujet de la présentation le premier impliqué dans mon procès devant la Cour d’Assise avait plaider sa cause avec beaucoup d’esprit le second sortait de subir un emprisonnement de

Huit mois pour délit de presse royaliste l’auteur du Génie du Christianisme eut donc l’honneur de se près du roi très chrétien assis dans une calèche de place entre l’auteur de la mode et l’auteur du [Musique] revenant chapitre 5 Prague 30 septembre 18 irad sommeil de Charles X Henri réception des jeunes gens

Butchirad est une villa du grand duc de Toscane à environ six lieu de Prague sur la route de carsbad les princes autrichiens ont leurs biens patrimoniaux dans leur pays et ne sont au-delà des Alpes que des possesseurs viillagés ils tiennent l’Italie à ferme arrive à butchirad par une triple

Allée de pommiers la Villa n’a aucune apparence elle ressemble avec ses communs à une belle métée et domine au milieu d’une plaine nue un hameau mélangé d’arbres verts et d’une tour l’intérieur de l’habitation est un contre-sens italien sous le cinquè degré de latitude de grands salons sans cheminée et sans poils les appartements

Sont tristement enrichis de la dépouille de le château de Jacques II que remeubla Charles X a fourni par déménagement à butchirad les fauteuils et les tapis le roi avait la fièvre et était couché lorsque j’arrivaiis à butchirad le à huit heures du soir M de Blass me

Fit entrer dans la chambre de Charles X comme je le disais à la duchesse de Berry une petite lampe brûlait sur la cheminée je n’entendais le silence des ténèbres que la respiration élevée du trente-cinquième successeur de HUG Capet oh mon vieux roi votre sommeil était pénible le temps et l’adversité lourd

Cauchemar était assis sur votre poitrine un jeune homme s’approcherait du lit de sa jeune épouse avec moins d’amour que je ne me sentis de respect en marchant d’un pied furtif vers votre couche solitaire du moins je n’étais pas un mauvais songe comme celui qui vous réveilla pour aller voir expirer votre

Fils je vous adressai intérieurement ces paroles que je n’aurais pu prononcer tout haut sans fondre en larmes le ciel vous garde de tout mal à venir dormez en paix ces nuits avoisinant votre dernier sommeil assez longtemps vos vigiles ont été celles de la douleur que ce lit de

L’exil perde sa dureté en attendant la visite de Dieu lui seul peut rendre légère à vos EOS la terre étrangère oui j’aurais donné avec joie tout mon sang pour rendre la légitimité possible à la France je m’était figuré qu’il en serait de la vieille royauté ainsi que

De la verge desséchée d’Aaron enlevé du Temple de Jérusalem elle reverdit et porta les fleurs de l’amandier symbole du renouvellement de l’Alliance je ne m’étudie point à étouffer mes regrets à retenir les larmes dont je voudrais effacer la dernière traces des royales douleurs les mouvements que j’éprouve en

Sens divers au sujet des mêmes personnes témoignent de la sincérité avec lesquelles ces mémoires sont écrites dans Charles X l’homme m’attendr le monarque me blesse je me laisse aller à ces deux impressions à mesure se succède sans chercher à les concilier le septembre après que Charles

X m’ut reçu le matin au bord de son lit Henri me fit appeler je n’avais pas demandé à le voir je lui dis quelques mots graves sur sa majorité et sur ses loyaux français dont l’ardeur lui avait offert des éperons d’or au surplus il est impossible d’être mieux traité que

Je ne le fus mon arrivée avait jeté l’alarme on craignait le rendu compte de mon voyage à Paris pour moi donc toutes les attentions le reste était négligé mes compagnons disperscés mourant de faim et de soif errai dans les corridors les escaliers les cours du château au milieu de l’effarade des maîtres du

Logis et des après de leur évasion on entendait des jurements et des éclats de rire la garde autrichienne s’émerveillait de ces individus à moustaches et en habit bourgeois elle les soupçonnait d’être des soldat français déguisé avisant à s’emparer de la bohème par surprise durant cette tempête au- dehors

Charles me disait aux dedans je me suis occupé de corriger l’acte de mon gouvernement à Paris vous aurez pour collègue M de Villelle comme vous l’avez demandé le marquis de La Tour Maubourg et le chancelier je remercier le roi de ses bontés en admirant les illusions de ce

Monde quand la société croule quand les monarchies finissent quand la face de la terre se renouvelle Charles établit à Prague un gouvernement en France de la vie de son conseil entendu ne nous raillons pas trop qui de nous n’a sa chimère qui de nous ne donne la béqué à de naissantes espérances qui

De nous n’a son gouvernement in péau de la vie de ses passions entendues la moquerie mal à moi l’homme au songe ces mémoires que je barbouille en courant ne sont-ils pas mon gouvernement de la vie de ma vanité entendue ne crois-je pas très sérieusement parler à l’avenir

Aussi peu à ma disposition que la France aux ordres de Charles X le cardinal Latil ne se voulant pas trouver dans la bagarre était allé passer quelques jours chez le duc de rouan de passer mystérieusement un portefeuille sous le bras Mme de Bouillet me faisait des révérences profondes comme une personne de parti

Avec des yeux baissés qui voulaient voir à travers leurs paupières m la vilate s’attendait à recevoir son congé il n’était plus question de M barand qui se flattait vainement de rentrer en grâce et séjournait dans un coin à Prague j’allais faire ma cour au dauphin notre conversation fut brève comment

Monseigneur se trouve-t-il à butchirade vieillotant c’est comme tout le monde Monseigneur et votre femme mon Seigneur elle a mal aux dents fluction non Monseigneur TS vous dinez chez le roi nous nous reverrons et nous nous [Musique] quittâ [Musique] chapitre 6 Prague 28 et 29 septembre 1833 l’échelle et la paysane dîner à

Bchirad Madame de Narbonne Henri V partie de wiist Charles X mon incrédulité sur la déclaration de majorité des journaux scène des jeunes gens à Prague je pars pour la France passage dans butchirade la nuit je me trouvais libre à tris heures on dînit à six ne sachant que d venir je

Me promenais dans les allées de pommiers dignes de la Normandie la récolte du fruit de ces fauxes orangers s’élève dans les bonnes années à la somme de dix-huit mille francs les calvis s’exportent en Angleterre on n’en fait point de cidre le monopole de la bière en Bohème s’y

Oppose selon ta cite les Germains avaient des mots pour signifier le printemps l’été et l’hiver ils n’en avaent point pour exprimer l’automne dont ils ignoraient le nom et les présents nomèbona ignorantour depuis le temps de Tacite il leur est arrivé une pomonne accablé de fatigue je m’assis sur les échelons d’une échelle

Contre le Tron d’un pommier j’étais là dans l’œil de bœuf du château de butchirade ou au balustre de la chambre du conseil en regardant le toit qui couvrait la triple génération de mes rois je me rappelais ses plaintes du Maal arabe ici nous avons vu disparaître sous l’horizon les étoiles que nous

Aimons avoir se lever sous le ciel de notre patrie plein de ces tristes idées je dorm une voix douce me réveilla une paysanne bohème venait cueillir des pommes avançant la poitrine et relevant la tête elle me faisait une salutation slave avec un sourire de reine je

Pensais tomber de mon juchoir je lui dis en français vous êtes bien belle je vous remercie je vis à son air qu’elle m’avait compris les pommes sont toujours pour quelque chose dans mes rencontres avec les bohémiennes je descendis de mon échelle comme un de ces condamnés des temps

Féodaux délivré par la présence d’une jeune femme pensant à la Normandie à Dieppe à ferva à la mer je repris le chemin du Trianon de la vieillesse de Charles X on se mit à table à savoir le prince et la princesse de Beaufremont le duc et la

Duchesse de Narbonne m de blackacas M Damas m oegerti moi m le daupin et Henri j’aurais mieux aimé y voir les jeunes gens que moi Charles X ne dîna point il se soignait afin d’être en état de partir le lendemain le banquet fut bruyant grâce au parlage du jeune prince il ne cessa

De discourir de sa promenade à cheval de son cheval des frasques de son cheval sur le gazon des ébrouement de son cheval dans les terres labourées cette conversation était bien naturelle bien ce devait être et j’en étais cependant affligé j’aimais mieux nos anciens propos sur les voyages et sur

L’histoire le roi vint et causa avec moi il me complimenta de rechef sur la note de majorité elle lui plaisait parce que laissant de côté les abdications comme choses consommées elle n’exigeait d’autres signature que celle de Henri et ne ravivait aucune blessure selon Charles X la déclaration

It envoyé de Vienne à M Pastoret avant mon retour en France je m’inclinaai avec un sourire d’incrédulité Sa Majesté après m’avoir frappé l’épaule selon sa coutume château brillant où allez-vous à présent tout bêtement à Paris sire non non pas bêtement reprit le roi cherchant avec une sorte d’inquiétude le fond de ma

Pensée on apporta les journaux Le Dauphin s’empara des gazettes anglaises tout d’un coup au milieu d’un profond silence il traduisit à haute voix ce passage du Times il y a ici le baron de haut de quatre pieds âgé de soixante-quinze ans et tout aussi verre

Qu’il était il y a cinquante ans et puis Monseigneur se tut le roi se retira m de Blas me dit vous devriez venir aller au ben avec nous la proposition n’était pas sérieuse je n’avais d’ailleurs aucune envie d’assister à une scène de famille je ne voulais ni diviser des parents ni me

Mêler de réconciliation dangereuses lorsque j’entrevis la chance de devenir le favori d’une des deux puissances je frémis la Poste ne me semblait pas assez prompte pour m’éloigner de mes honneurs possibles l’ombre de la fortune me fait trembler comme l’ombre du cheval de Richard faisait trembler les Philistins le lendemainh je m’enfermai à l’Hôtel

Des Bains et j’écrivis ma dépêche à Madame le soir même y a Sainte était parti avec cette dépêche le j’allai voir le comte et la comtesse de chuteteek je lesai trouvai confondu du broua de la cour de Charles X le grand bourgrave envoyait à force des estafettes lever les consignes qui

Retenaient les jeunes gens aux frontières au surplus ceux que l’on apercevait dans les ru de Prague n’avaient rien perdu de leur caractère français un légitimiste et un républicain politique à part sont les mêmes hommes c’était un bruit une moquerie une gaîeté les voyageurs venaient chez moi me conter leurs aventures monsieur avait visité

Francfort avec un cicérone allemand très charmé des Français monsieur lui en demanda la cause le cicérone lui répondit les Français à franfourt il pouffait le feim et faisait l’amour avec les jolies femmes des bourgeois le général hocherau mîre 4 millions de taxes sur la file des Franfort voilà les raisons pour

Lesquelles on aimait tant les Français à Francfort un grand déjeuner fut servi dans mon auberge les riches payèrent l’écho des pauvres au bord de la moldao on but du vin de Champagne à la santé de Henri qui courait les chemins avec son aïeule dans la PE d’entendre les toastes pés à sa

Couronne à huit heures mes affaires finies je montaai en voiture espérant bien ne retourner en Bohème de ma vie on a dit que Charles X avait eu l’intention de se retirer à l’hôtel il avait des antécédents de ce dessin dans sa famille richeur moine de sénon et Geoffrey de Beaulieu confesseur de

SaintLouis rapporte que ce grand homme avait pensé à s’enfermer dans un cl lorsque son fils serait en âge de le remplacer sur le trône Christine de Pisan dit de Charles le sagege roi avait délibéré en soi que si tant pouvait vivre que son fils le dauphin fût en âge de porter couronne il

Lui délroi le royaume et se feroi prêtre de pareils princes s’ils avaient abandonné le sceptre auraient bien manqué comme tuteur à leur fils et cependant en restant roi ont-ils rendu digne d’eux leur successeurs que fut Philippe le Hardi auprès de Saint-Louis toute la sagesse de Charles se transforma en folie dans son

Héritier je passe à dix heures du soir devant putgirade dans la campagne muette vivement éclairée de la lune j’aperçois la masse confuse de la villa du hameau et de la ruine qu’habite le dauphin le reste de la famille royale voyage a si profond isolement me saisit cet

Homme je vous l’ai déjà dit a des vertus modéré en politique il nourrit peu de préjugés il n’a dans les veines qu’une goutte de sang de Saint-Louis mais il l’a sa probité sans égal sa parole inviolable comme celle de Dieu naturellement courageux sa piété filiale l’a perdu à

Rambouillet brave et humain en Espagne il a eu la gloire de rendre un royaume à son parent et n’a pu conserver le sien Louis anoine depuis les journées de Juillet a songé à demander un asile en Andalousie Ferdinand le lui eut sans doute refusé le mari de la fille de

Louis XV languie dans un village de bohemme un chien dont j’entends la voix est la seule garde du prince sererbert abois ainsi aux ombres dans les régions de la mort du silence et de la nuit je n’ai jamais pu revoir dans ma longue vie mes foyers paternels je n’ai pu me

Fixer à Rome où je désirais tant mourir les huit cents lieues que j’achève y compris mon premier voyage de bohème m’auraient mené aux plus beaux sites de la Grèce de l’Italie et de l’Espagne j’ai dévoré ce chemin et j’ai dépensé mes derniers jours pour revenir sur cette terre froide et grise qu’ai-je

Donc fait au ciel j’entrai dans Prague le 29 à 4h du soir je descendis à l’Hôtel des Bains je ne vis point la jeune servante saxonne elle était retournée à Dresde consolée par des champs d’Italie les tableaux exilés de [Musique] Raphaël chapitre 7 du 2 septembre au 6 octobre

1833 rencontre à schlao Carlsbad vide holfeld plus de petite fill à la hôte Bomberg le bibliothécaire et la jeune femme mais saint-fançois diverse épreuve de religion la France à schlao à minuit devant l’Hôtel de la Poste une voiture changeait de chevaux entendant parler français j’avançai la tête hors de ma

Calèche et je dis messieurs vous allez à Prague vous n’y trouverez plus Charles X il est parti avec Henri je me nommais comment parti s’écrièrent ensemble plusieurs voix en avant postillon en avant M huit compatriotes arrêtés d’abord àegraas avaient obtenu la permission de continuer leur route mais à la garde

D’un officier de police elle est curieuse ma rencontre en d’un convoi de serviteur du trône et de l’ôutel dépêché par la légitimité française sous l’escorte d’un sergent de ville en j’avais vu passer à Véronne des cagé de carbonar accompagné de gendarmes que veulent donc les souverains qui reconnaissentils pour amis craignent ils

La trop grande foule de leurs partisans au lieu d’être touché de la fidélité il traite les hommes dévoués à leur couronne comme des propagandistes et des révolutionnaires le maître de poste de schlao venait d’inventer l’accordéon il m’en vendit un toute la nuit je fis jouer le soufflet dont le son emporté

Pour moi le souvenir du monde je reçus de Périgueux le novembre la lettre suivante mon éloge à part elle constate les faits que j’ai racontés périgux le novembre monsieur le vicomte je ne puis résister au désir de vous témoigner toute la peine que j’ai éprouvée lundi 2 octobre lorsqu’on m’annonça votre

Absence je m’étais présenté chez vous pour avoir l’honneur de vous présenter mes hommages et entretenir quelques instants l’homme à qui j’ai voué toute mon admiration obligé de repartir le soir même de Paris où peut-être je ne dois plus retourner il eût été bien doux pour moi de vous avoir vu lorsque malgré la

Modicité de la fortune de ma famille j’entrepris le voyage de Prague j’avais mis au nombre de mes espérances celle d’avoir l’honneur de me faire connaître de vous et cependant m le vicomte je ne puis pas dire que je ne vous ai pas vu j’étais au nombre des huit jeunes gens

Que vous rencontrâes au milieu de la nuit à schlao à peu de distance de Prague nous arrivions après avoir été cinq jours victime de l’intrigue qui depuis nous a été révélée cette rencontre en ce lieu à cette heure à quelque chose de bizarre et ne s’effacera jamais de mon souvenir

Non plus que l’image de celui à qui la France royaliste doit les services les plus utiles agréez je vous prie ETCA PG Jul de terme note de l’auteur bad je le traversai le septembre était désert salle d’opéra après la pièce jouée je retrouvai à agraas le maletotier qui me fit tomber

De la lune où j’étais au mois de juin avec une dame de la campagne romaine à hfeld plus de martinet ni de petite ôteuse j’en fus attristé telle est ma nature j’idéalise les personnages réels et personnifie les déplaçant la matière et l’intelligence une petite fille et un oiseau grossissent aujourd’hui la foule

Des être de ma création dont mon imagination est peuplée comme ces éphémères qui se jouent dans un rayon du soleil pardonnez je parle de moi je m’en aperçois trop tard voici Bamberg Padou me fit souvenir de titli à Bamberg le père Orion retrouva la première partie du troième

Et du trtième livre de l’historien romain tandis que je soupais dans la patrie de Joachim Camerarius de Clavius le bibliothécaire de la ville me vint saluer à propos de ma renommée la première du monde selon lui ce qui réjouissait la moelle de mais eau accourut ensuite un général bavarois à

La porte de l’auberge la foule m’entoura lorsque je regagnaai ma voiture une jeune femme était montée sur une comme jadis la Sainte Beuve pour voir passer le duc de Guise elle riait vous moquezvous de moi lui dis-je non me répondit-elle en français avec un accent allemand c’est que je suis si

Contente du au octobre je revis les lieux que j’avais vu trois mois auparavant le je touchai la frontière de France là saintfançois met tous les ans un jour d’examen de conscience je tourne mes regards vers le passé je me demande où j’étais ce que je faisais à chaque anniversaire précédent cette

Année soumise à mes vagabondes destinées la saint François me trouve erant j’aperçois au bord du chemin une croix elle s’élève dans un bouquet d’arbre qui laisse tomber en silence sur l’homme Dieu crucifié quelques feuilles mortes en arrière j’ai passé la saint François au pied du véritable Golgotha mon patron aussi visita le

Saint tombeau François d’Assise fondateur des ordres mendiants fit faire en vertu de cette institution un pas considérable à l’Évangile et qu’on n’a point assez remarqué il acheva d’introduire le peuple dans la religion en revêant le pauvre d’une robe de moine il força le monde à la charité

Il releva le mendiant aux yeux du riche et dans une milice chrétienne prolétaire il établit le modèle de cette fraternité des hommes que Jésus avait prêché fraternité qui sera l’accomplissement de cette partie politique du christianisme non encore développé et sans laquelle il n’y aura jamais de liberté et de justice complète sur la

Terre mon patron étendait cette tendresse fraternelle aux animaux sur lesquels il paraîtrait avoir reconquis par son innocence l’Empire que l’homme exerçait sur eux avant sa chute il leur parlait comme s’ils l’eussent entendu il leur donnait le nom de Frère et de sœurs près de Baveno comme il passait une multitude d’oiseaux s’assemblèrent

Autour de lui il les salua et leur dit mes frères Alés aimez et louez Dieu car il vous a vêtu de plumes et vous a donné le pouvoir de voler dans le ciel les oiseaux du lac de riéti le suivaient il était dans la joie quand il rencontrait des troupeaux de moutons il

En avait une grande compassion mes frères leur disaient-il venez à moi il rachetait quelquefois avec ses habits une brebie que l’on conduisait au boucher il se souvenait de l’agneau très doux Ilous m ACI pour le salut des hommes une cigale habitait une branche de figuer près de

Sa porte à la portiun coulé il l’appelait elle venait se reposer sur sa main et il lui disait ma sœur la cigale chante le dieu ton créateur il en usa de même avec un rossignol et fut vaincu au concert par l’oiseau qu’il bénit et qui s’envola après sa victoire il était obligé de

Faire reporter au loin dans les bois les petits animaux qui accourait à lui et cherchait un abri dans son sein quand il voulait prier le matin il le donnait le silence aux hondelles et elle se taisait un jeune homme alla vendre à Sienne des tourterelles le serviteur de

Dieu le pria de les lui donner afin qu’on ne tuâ pas ces colombes qui dans l’écriture sont le symbole de l’innocence et de la candeur le saint les emporta à son couvent de Ravan il planta son bâton à la porte du monastère le bâton se changea en un grand chêne vert le saint

Y laissa aller les tourterelles et leur commanda d’y bâtir leur nid ce qu’elles firent pendant plusieurs années François mourant voulut sortir du monde nu comme il y était entré il demanda que son corps dépouillé fût enterré dans le lieu où l’on exécutait les criminels en imitation du Christ

Qu’il avait pris pour modle il dicta un testament tout spirituel car il n’avait àégué à ses frères que la pauvreté et la paix une sainte femme le mit au tombeau j’ai reçu de mon patron la pauvreté l’amour des petits et des humbles la compassion pour les animaux

Mais mon bâton stérile ne se changera point en chaînne vert pour les protéger je devais tenir à bonheur d’avoir foulé le sol de France le jour de ma fête mais ai-je une patrie dans cette patrie aije jamais goûté un moment de repos le 6 octobre au matin je rentrai

Dans mon infirmerie le coup de vent de la Saint-François régnait encore mes arbres refuges naissant des misères recueillies par ma femme ployit sous la colère de mon patron le soir à travers les ormes branchu de mon boulevard j’aperçu les réverbères agités dont la lumière demi éteinte vacillait comme la petite lampe de ma

[Musique] vie [Musique] livre 42e chapitre 1 Paris rue d’Enfer 1837 politique générale du moment Philippe si pass de la politique de la légitimité à la politique générale je relis ce que j’ai publié sur cette politique dans les années et mes prévisions ont été assez juste Louis-Philippe est un homme

D’esprit dont la langue est mise en mouvement par un torrent de lieu commun il plaît à l’Europe qui nous reproche de n’en pas connaître la valeur l’Angleterre avoir que nous ayons comme elle détrôné un roi les autres souverains détestent la légitimité qu’ils n’ont pas trouvé obéissante Philippe a dominé les hommes

Qui se sont approchés de lui il s’est joué de ses ministres les a pris renvoyé repris renvoyé de nouveau après les avoir compromis si rien n aujourd’hui compromet la supériorité de Philippe est réelle mais elle n’est que relative placez-le à une époque où la société aurait encore quelques vie et ce

Qu’il y a de médiocre en Lui vous apparaîtra deux passions gâtent ces qualités son amour exclusif de ses enfants son avidité insatiable d’accroître sa fortune sur ces deux points il aura sans cesse des éblouissements Philippe ne sent pas l’honneur de la France comme le sentaient les aînés des Bourbons il n’a

Pas besoin d’honneur il ne craint pas les soulèvements populaires comme les craignaient les plus proches de Louis XI il est à l’abri sous le crime de son père la haine du bien ne pèse pas sur lui c’est un complice non une victime ayant compris la lassitude des

Temps et la vileté des âmes Philippe s’est mis à l’aise des lois d’intimidations sont venus supprimer les libertés ainsi que je l’avais annoncé dès l’époque de mon discours ieu à la Chambre des pères et rien n’a remué on a usé de l’arbitraire on a égorgé dans la rue transnonin mitraillé à Lyon intenté

De nombreux procès de presse on a arrêté des citoyens on les a retenu des mois et des années en prison par mesurees préventives et l’on a applaudi le pays usé qui n’entend plus rien a tout souffert il est à peine un homme qu’on ne puisse opposer à lui-même

D’années en années de mois en mois nous avons écrit dit et fait tout le contraire de ce que nous avons écrit dit et fait à force d’avoir à rougir nous ne rougissons plus nos contradiction échappent à notre mémoire tant elles sont multipliées pour en finir nous prenons le parti d’affirmer que nous n’avons

Jamais varié ou que nous n’avons varié que par la transformation progressive de nos idées et par notre compréhension éclairée des temps les événements si rapides nous ont si promptement vieillli que quand on nous rappelle nos gestes d’une époque passée il nous semble que l’on nous parle d’un autre homme que de

Nous et puis avoir varié c’est avoir fait comme tout le monde Philippe n’a pas cru comme la branche restaurée qu’il était obligé pour régner de dominer dans tous les villages il a jugé qu’il lui suffisait d’être maî de Paris or s’il pouvait jamais rendre la capitale ville

De guerre avec un roulement annuel de soixante mille prétorien il se croirait en sûreté l’Europe le laisserait faire parce qu’il persuaderait au souverain qu’il agit dans la vue d’étouffer la révolution dans son vieux berceau déposant pour gage entre les mains des étrangers les libertés l’indépendance et l’honneur de la France Philippe est un

Sergent de ville leur peut lui cracher au visage il s’essu remercie et montre sa patente de roi au reste c’est le seul prince que les Français soient à présent capables de supporter la dégradation du chef élu fait sa force nous trouvons momentanément dans sa personne ce qui

Suffit à nos habitudes de couronne et à notre penchant démocratique nous obéissons à un pouvoir que nous croyons avoir le droit d’insulter c’est tout ce qu’il nous faut de liberté nation à genoux nous souffletons notre maître rétablissant le privilège à ses pieds l’égalité sur sa joue narquois et rusé

Louis XI de l’âge philosophique le monarque de notre choix conduit d’extrment sa barque sur une Bou liquide la branche aînée des Bourbons est séchée sauf un bouton la branche cadette est pourrie le chef inauguré à la maison de ville n’a jamais songé qu’à lui il sacrifie les Français à ce qu’il croient

Être sa sûreté quand on raisonne sur ce qui conviendrait à la grandeur de la patrie on oublie la nature du souverain il est persuadé qu’il périrait par les moyens qui sauveraient la France selon lui ce qui ferait vivre la royauté tuerait le roi du reste nul n’a le droit de le

Mépriser car tout le monde au niveau du même mépris mais quelles que soient les prospérités qu’il rêve en dernier résultat ou lui ou ses enfants ne prospéreront pas parce qu’ils délaissent les peuples dont il tient tout d’un autre côté les rois légitimes délaissant les rois légitimes tomberont on ne renit pas impunément son

Principe si des révolutions ont été un instant détourné de leur cours ell viendront pas moins grossir le torrent qui cave l’ancien édifice personne n’a joué son rôle personne ne saura sauvé puisque aucun pouvoir parmi nous n’est inviolable puisque le sceptre héréditaire est tombé quatre fois depuis 3h années puisque le bandeau Royal attaché

Par la victoire s’est dénoué deux fois de la tête de Napoléon puisque la souveraineté de juillet a été incessamment il faut en conclure que ce n’est pas la République qui est impossible mais la monarchie la France est sous la domination d’une idée hostile au trône un diadème dont on reconnaît d’abord

L’autorité puis que l’on foule aux pieds que l’on reprend ensuite pour le fouler aux pieds de nouveau n’est qu’une inutile tentation et un symbole de désordre on impose un maître à des hommes qui semblent l’appeler par leur venir et qui ne le supporent plus par leurs mœurs on l’impose à des

Générations qui ayant perdu la mesure et la dcence sociale ne savent qu’insulter la personne royale ou remplacer le respect par la servilité Philippe a dans sa personne de quoi ralentir la destinée il n’a pas de quoi l’arrêter le Parti démocratique est seul en progrès parce qu’il marche vers le

Monde futur moins toutefois que ce parti ne soit trop décomposé pour y parvenir ceux qui ne veulent pas admettre les causes général de destruction pour les principes monarchiques attendent en vain l’affranchissement du jou actuel d’un mouvement des chambre elles ne consentiront point à la réforme parce que la réforme serait leur

Mort de son côté l’opposition devenue industrielle ne portera jamais au roi de sa fabrique la botte à fond comme elle l’a porté à Charles X elle remue afin d’avoir des places elle se plaint elle est argneuse mais lorsqu’elle se trouve face- à faceace de Philippe elle recule

Car si elle veut obtenir le manimement des affaires elle ne veut pas renverser ce qu’elle a créé et ce par quoi elle vit deux frayeurs l’arrêtent la frayeur du retour de la légitimité la frayeur du règne populaire elle se colle à Philippe qu’elle n’aime pas mais qu’elle considère comme un

Préservatif bourrée d’emplois et d’argent abdiquant sa volonté l’opposition obéit à ce qu’elle sait funeste et s’endort dans la boue c’est le duvé inventé par l’industrie du siècle il n’est pas aussi agréable que l’autre mais il coûte moins cher nonobstant toutes ces choses une souveraineté de quelques mois si l’on

Veut même de quelques années ne changera pas l’irrévocable avenir il n’est presque personne qui n’avoue maintenant la légitimité préférable à l’usurpation pour la sûreté la liberté la propriété comme pour les relations avec l’étranger car le principe de notre souveraineté actuel est hostile au principes des souverainetés européennes puisqu’il lui

Plaît de recevoir la vestiture du trône du bon plaisir et de la science certaine de la démocratie Philippe a manqué son point de départ il aurait dû monter à cheval et galoper jusqu’aux rein ou plutôt il aurait dû résister au mouvement qui l’emportait sans condition vers une couronne des institutions plus

Durables et plus convenables fussent sorties de cette résistance on a dit monsieur le duc d’Orléan n’aurait pu rejeter la couronne sans nous plonger dans des troubles épouvantables raisonnement des poletrons des dupes et des fripon sans doute des conflits seraient survenus mais ils eussent été suivis du retour Prom à

L’ordre qu’a donc fait Philippe pour le pays y aurait-il eu plus de sang versé par son refus du sceptre qu’il n’en a couler pour l’acceptation de ce même sceptre à Paris à Lyon à envers dans l’av sans compter ces flots de sang répandus à propos de notre monarchie élective en

Pologne en Italie en Portugal en Espagne en compensation de ces malheurs Philippe nous a-t-il donné la liberté nous a-t-il apporté la gloire il a passé son temps à mendier sa légitimation parmi les potentat à dégradé la patrie en la faisant la suivante de l’Angleterre en la livrant age il a

Cherché à faire venir le siècle à lui à le rendre vieux avec sa race ne voulant pas se rajeunir avec le siècle que ne mariait-il son fils aîné à quelque belle plébéenne de sa patrie s’eû été épousé la France cette imaine du peuple et de la royauté aurait fait

Repentir les rois car ces rois qui ont déjà abusé de la soumission de Philippe se contenteront pas de ce qu’ils ont obtenu la puissance populaire qui transparaît à travers notre monarchie municipale les épouvantes le potentat des paricades pour être complètement agréable aux potentats absolus devrait surtout détruire la liberté de la presse et

Abolir nos institutions constitutionnelles au fond de l’âme il les déteste autant qu’eux mais il a des mesures à garder toutes ces lenteurs déplaisent aux autres souverains on ne peut leur faire prendre patience qu’en leur sacrifiant tout à l’extérieur pour nous accoutumer à nous faire au dedans les hommes liges de Philippe nous

Commençons par devenir les vasseau de l’Europe j’ai dit cent fois et je le répéterai encore la vieille société se meurt pour prendre le moindre intérêt à ce qui existe je ne suis ni assez ni assez charlatan ni assez déçu par mes espérances la France la plus mûre des nations actuelles s’en ira

Vraisemblablement la première il est probable que les aînés des Bourbons auxquels je mourrais attachés ne trouveraient même pas aujourd’hui un abri durable dans la vieille monarchie jamais les successeurs d’un monarque immolé n’ont porté longtemps après lui sa robe déchirée il y a défiant de part et d’autre le prince

N’ose plus se reposer sur la nation la nation ne croit plus que la famille rétablie lui puisse pardonner un échaffaud élevé entre un peuple et un roi les empêche de se voir il y a des tombes qui ne se referment jamais la tête de Capet était si haute que les

Petits bourreaux furent obligés de la battre pour prendre sa couronne comme les Caraïbes coupaient le palmier afin d’enillir le fruit la tige des Bourbons s’étant propagée dans les divers trons autour d’elle elle poussait des rameaux qui se courbant prenait racine en terre et se relevait Provin superbe cette famille après avoir

Été l’orgueil des autres races Royal sembl en être devenu la fatalité mais serait-il plus raisonnable de croire que les descendants de Philippe auraient plus de chance de régner que le jeune héritier de saintou on a beau combiner diversement les idées politiques les vérités morales restent immuables il est des réactions inévitables enseignantes magistrales

Vengeresses le monarque qui nous initia la liberté Louis XV a été forcé d’expier dans sa personne le despotisme de Louis XIV et la corruption de Louis XV et l’on pourrait admettre que Louis lui ou sa lignée ne payerait pas la dette de la dépravation de la Régence cette dette n’a-t-elle pas été

Contracté de nouveau par égalité à l’échafaud de Louis XVI et Philippe son fils n’a-t-il pas augmenter la créance paternelle lorsque tuteur infidèle il a détrôné son pupille égalité en perdant la vie n’a rien racheté les pleurs du dernier soupir ne rachètent personne il ne mouille que la poitrine et ne tombe pas

Sur la conscience si la race d’Orléan pouvait régner au droit des vices et des crimes de ces aïeux où serait la Providence jamais plus effroyable tentation n’aurait ébranlé l’homme de bien ce qui fait notre illusion c’est que nous mesurons les dessins éternels sur l’échelle de notre courte vie nous

Passons trop promptement pour que la punition de Dieu puisse toujours se placer dans le court moment de notre existence la punition descend à l’heure venue elle ne trouve plus le premier coupable mais elle trouve sa race qui laisse l’espace pour agir en s’élevant dans l’ordre universel le règne de LouisPhilippe quelle que

Soit sa durée ne sera qu’une anomalie qu’une infraction momentanée aux lois permanentes de la justice elles sont ces lois dans un sens borné et relatif elles sont suivies dans un sens illimité et général d’une énormité en apparence consentie du ciel il faut tirer une conséquence plus haute il faut en

Déduire la preuve chrétienne de l’abolition même de la royauté c’est cette abolition non un châtiment individuel qui deviendrait l’expiation de la mort de Louis X nul ne serait admis après ce juste à ceindre le diadème témoin Napoléon le grand et Charles le Pieux pour achever de rendre la couronne odieuse il aurait

Été permis au fils du régicide de se coucher un moment en faux roi dans le lit sanglant du martyre au reste tous ces raésonnement si juste qu’il soit n’ébranleront jamais en moi ma fidélité à mon jeune roi il sera toujours la plus grande espérance de salut que peut nourrir la

France ne d-il lui rester que moi je serais toujours fier d’avoir été le dernier sujet de celui qui sera peut-être le dernier [Musique] roi chapitre 2 mon Therre la révolution de Juillet a trouvé son roi a-t-elle trouvé son représentant j’ai peint à différentes époques les hommes qui

Depuis jusqu’à ce jour ont paru sur la scène ces hommes tenaient plus ou moins à l’ancienne race humaine on avait une échelle de proportion pour les mesurer on est arrivé à des générations qui n’appartiennent plus au passé étudiés au microscope elles ne semblent pas capable de vie et pourtant elle se combine avec

Des éléments dans lesquels elles se meuvent elle trouve respirable un air qu’on ne saurait respirer l’avenir inventera peut-être des formules pour calculer les lois de l’existence de ces êtres mais le présent n’a aucun moyen de les apprécier sans donc pouvoir expliquer l’espèce changée on remarque çaà et là

Quelques individus que l’on peut saisir parce que des défauts particuliers ou des qualités distinctes les font sortir de la foule mon Therre par exemple est le seul homme que la révolution de Juillet est produit il a fondé l’école admirative de la terreur appartenant à cette école je serais bien embarrassé

Car si d’un côté rurs et reniés de Dieu étaient de si grands hommes l’autorité de leur jugement devrait peser mais d’un autre côté ces hommes en se déchirant déclarent que le parti qu’ils égorge est un parti de coquin voyez ce que Mame Roland dit de condorsay ce que Barbarou principal

Acteur du Août pense de Mara ce que Camille des moulins écrit contre saint justuste faut-il ci Danton d’après l’opinion de Robespierre ou Robespierre d’après l’opinion de Danton lorsque les conventionnels ont une si pauvre idée les uns des autres comment sans manquer au respect qu’on leur doit oser avoir une opinion différentes de la

Leure j’ai bien peur toutefois que l’on ait pris pour des gens extraordinaires des brutes qui n’avaent d’autre valeur que celle d’une roue dans une machine on confond la et les rouages la machine était puissante mais ce n’était pas les roues qui l’avaient faite qui donc l’avait inventé Dieu il l’avait créé au

Fin de la nécessité qui viennent également de lui pour le résultat donné à l’heure d’une société prévue dans son esprit matériel le jacobinisme ne s’aperçoit pas que la terreur a failli faute d’être capable de remplir les conditions de sa durée elle n’ pu arriv à son but parce qu’elle n’a

Pu faire tomber assez de têtes il lui en aurait fallu quatre ou cinq cent mil de plus or le temps manque à l’exécution de ces longs massacres il ne reste que des crimes inachevés dont on ne saurait cueillir le fruit le dernier soleil de l’orage n’ayant pas fini de le

Mûir le secret des contradictions des hommes du jour et dans la privation du sens moral dans l’absence d’un principe fixe et dans le culte de la force quiconque succombe est coupable et sans mérite du moins sans ce mérite qui s’assimile aux événements derrière les phrases libérales des dévots de la

Terreur il ne faut voir que ce qui s’y cache le succès divinisé n’adorz la convention que comme mon adore un tyran la convention renversée passez avec votre bagage de liberté au Directoire puis à Bonaparte et cela sans vous douter de votre métamorphose sans que vous pensiez avoir changer dramatiste juré tout en

Regardant les Girondins comme de pauvres diables parce qu’ils sont vaincus n’en tirez pas moins de leur mort un tableau fantastique ce sont de beaux jeunes hommes marchant couronnés de fleurs au sacrifice les Girondins faction lâch qui parlèrent pour ou X et votèrent son exécution ont fait il est vrai merveille

À l’échafaud mais qui ne donnait pas alors tête baisser sur la mort les femmes se distinguèrent par leur héroïsme les jeunes filles de Verdin montèrent à l’hôtel comme i f génie ces artisans sur qui l’on se tait prudemment ces plébéens dont la convention fit une moisson si large brav le fer du bourreau

Aussi résolument que nos grenadiers le faer de l’ennemi contre un prêtre et un noble la convention immola des milliers d’ouvriers dans les dernières classe du peuple c’est ce dont on ne se veut jamais souvenir mon thierre fait-il état de ses principes pas le moins du monde il a

Préconisé le massacre et il prêcherait l’humanité d’une manière tout aussi édifiante il se donnait pour fanatique des libertés et il a opprimé Lyon fusillé dans la rue transnonin et soutenu en ver et contre tout les lois de septembre s’il lit jamais ceci il le prendra pour un éloge devenu président du conseil et

Ministre des Affaires étrangères M thier s’extasie aux intrigues diplomatiques de l’école Taleran il s’expose à se faire prendre pour un turlupin à la suite faute d’aplomb de gravité et de silence on peut faire fi du sérieux et des grandeurs de l’âme mais il ne faut pas le dire avant d’avoir amené le monde

Subjugué à s’asseoir aux orgis de grandveau du reste m thiier mêle à des mœurs inférieurs un instinct élevé tandis que les survivants féodaux devenus cancr se sont fait régisseurs de leurs terre lui M ther grand seigneur de renaissance voyage en nouvel Aticus achète sur les chemins des objets d’art

Et ressuscite la prodigalité de l’antique aristocratie c’est une distinction mais s’il s’aime avec autant de facilité qu’il recueille il devrait être plus en garde contre la richesse la camaraderie et la mauvaise société de ses anciennes habitudes la considération est un des ingrédients de la personne

Publ agité par sa nature de Vif Argent M thierre a prétendu à tuer à Madrid l’anarchie que j’y avais renversée en projet d’autant plus hardi que M thierre luttait avec les opinions de Louis-Philippe il se peut supposer un Bonaparte il peut croire que son tailleplume n’est qu’un allongement de

L’épée napoléonienne il peut se persuader être un grand général il peut rêver la conquête de l’EUR par la raison qu’il s’en est constitué le narrateur et qu’il fait très inconsidérément revenir les cendres de Napoléon jaquiè à toutes ses prétentions je diraiis seulement quant à l’Espagne qu’au moment où M

Thierre pensait à l’envahir ses calculs le trompaient il aurait perdu son roi en et je sauvai le mien en l’essentiel est donc de faire à point ce qu’on veut faire il existe deux forces la force des hommes et la force des choses quand l’une est en opposition

À l’autre rien ne s’accomplit à l’heure actuelle mIRABO ne remuerait personne bien que sa corruption ne lui nuirait point car présentement nul n’est décrier pour ses vices on n’est diffamé que par ses vertus M thierre a l’un de ces trois parties à prendre se déclarer le représentant de l’avenir républicain

Percher sur la monarchie contrefaite de juillet comme un singe sur le dos d’un chameau ou ranimer l’ordre impérial ce dernier parti serait du goût de Mons thierre mais l’Empire sans l’empereur l’Empire accouplé à la démocratie est-ce possible il est plus naturel de croire que l’auteur de l’histoire de la

Révolution se laissera absorbé par une ambition vulgaire il voudra demeurer ou rentrer au voir afin de garder ou de reprendre sa place il chantera toutes les palinodies que le moment où son intérêt sembleront lui demander à se dépouiller devant le public il y a audace mais monie thierre est-il assez

Jeune pour que sa beauté lui serve de voile deuts et Judas mis à part je reconnais dans M ther un esprit souple promp fin maléable peut-être htier de l’avenir comprenant tout hormis la grandeur qui vient de l’ordre moral sans jalousie sans petitesse sans morgue et sans préjugés il se détache

Sur le fond terne et obscur des médiocrités du temps son orgueil excessif n’est pas encore au dieux parce qu’il ne consiste point à mépriser autrui mon thierre a des ressources de la variété d’heureux don il s’embarrasse peu des différence d’opinion ne garde point de rancune ne craint pas de se

Compromettre rend justice à un homme non pour sa probité ou pour ce qu’il pense mais pour ce qu’il vaut ce qui ne l’empêcherait pas de nous faire tous étrangler le cas etchéant monie Therre n’est pas ce qu’il peut être les années le modifieront à moins que l’enflure de

L’amourpropre ne le gagne si sa cervelle tient bon et qu’il ne soit pas emporté par un coup de tête les affaires révleront en lui des infirmités ou des supériorités inaperçues il doit promptement croître ou décroître il y a des chances pour que M thierre devienne un grand ministre ou reste un

Brouillon il a déjà manqué de résolution quand il tenait entre ses mains le sort du monde s’il eût donné l’ordre d’attaquer la flotte anglaise supérieurs en force comme nous l’étions alors dans la Méditerranée notre succès était assuré les flottes turques et égyptiennes réunies dans le port d’Alexandrie seraient venu augmenter

Notre flotte un succès obtenu sur l’Angleterre eût électrisé la France on aurait trouvé à l’instant C mil hommes pour entrer en Bavière et pour se jeter sur quelques points de l’Italie où rien n’était préparé en prévision d’une attaque le monde entier pouvait encore une fois changer de face notre agression

Eû-elle été juste c’est une autre affaire mais nous aurions pu demander à l’Europe si elle avait agi justement envers nous dans des traités ou abusant de la victoire la Russie et l’Allemagne s’étaient démesurément agrandis tandis que la France avait été réduite à ces anciennes frontières rognées quoi qu’il

En soit M thierre n’a pas osé jouer sa dernière carte en regardant sa vie il ne s’est pas trouvé assez appuyés et cependant c’est parce qu’il ne mettait rien au jeu qu’il aurait pu tout jouer nous sommes tombés sous les pieds de l’Europe une pareille occasion de nous relever ne se présentera

Plus mais était-il bon de mettre de nouveau le feu au monde grande question toutefois les fautes de M le président du Conseil s’étant trouvé lié avec une sympathie nationale se sont en Oblis en dernier résultat m thier pour sauver son système a réduit la France à

Un espace de quinze lieu qui l’a fait hérisser de forteresse nous verrons bien si l’Europe a raison de rire de cet enfantillage du grand penseur et voilà comment entraîné par ma plume j’ai consacré plus de pages à un homme incerertain d’avenir que je n’en ai donné à des personnages dont la

Mémoire est assurée c’est un malheur du trop long vivre je suis arrivé à une époque de stérilité où la France ne voit plus courir que des génération maigres loupa carc Nelia sua magreza ces mémoires diminue d’intérêt avec les jours survenus diminue de ce qu’il pouvaiit emprunter de la grandeur

Des événements ils se termineront j’en ai peur comme les filles d’akelous l’empire romain magnifiquement annoncé par tit Liv se resserre et s’éteint obscur dans les récits de cassiodor vous étiez plus heureux tucidide et Plutarque Saluste et Tacite quand vous racontiez les parties qui divisaient Athène et Rome vous étiez

Certain du moins de les animer non seulement par votre génie mais encore par l’éclat de la langue grecque et la gravité de la langue latine que pourrionsnous raconter de notre société nous autres velch dans notre jargon confiné à d’étroites et barbares limites si ces dernières pages reproduisaient nos rabachages de

Tribunes ces éternelles définitions de nos droits nos pugilas de portefeuille serait-elle dans cinquante ans d’ici autre chose que les inintelligibles colonnes d’une vieille Gazette sur mille et une conjectures une seule se trouveraitelle vraie qui prévoirait l’esprit français les étranges bons et écarts de sa mobilité qui pourrait comprendre comment ses

Exécrations et ses engouements ses malédictions et ses bénédictions se transmuent sans raison apparente qui saurait deviner et expliquer comment il adore et déteste tour à tour comment il les dérive d’un système politique comment la liberté à la bouche et le servage au cœur il crois le matin à une

Vérité et persuadz le soir d’une vérité contraire jetez-nous quelques grains de poussière abeille de Virgile nous cesserons notre mêlée pour nous envoler [Musique] ailleurs chapitre 3 monsieur de la faillette si par hasard il se remue encore quelque chose de grand ici-bas notre patrie demeurera couchée d’une société qui se décompose les flanss sont

Inféconds les crimes mêmes qu’elle engendre sont des crimes Mornés atteints qu’ils sont de la stérilité de leur principe l’époque où nous entrons est le chemin de halage par lequel générations fatalement condamnées tirent l’ancien monde vers un monde inconnu en cette année M de La Fayette vient de mourir

J’aurais jadis été injuste en parlant de lui je l’aurais représenté comme une espèce de nia à double visage et à deux renommées héros de l’autre côté de l’Atlantique Gill de ce côté-ci il a fallu plus de quarante années pour que l’on reconnutt dans M de La Fayette des qualités qu’on s’était

Obstinées à lui refuser à la tribune il s’exprimait facilement et du ton d’un homme de bonne compagnie aucune souillure n’est attachée à sa vie obligeant et généreux il ne négligea pas ses affaires néanmoins également enrichi par la donation du Congrès en Amérique et par la loi de l’indemnité en France sous

L’Empire il fut et vécu à part sous la Restauration il ne garda pas autant de dignité il s’abaissa jusqu’à ce laissé nommer le vénérable des ventes du carbonarisme et le chef des petites conspirations heureux qu’il Fû de se soustraire à Béfort à la justice comme un aventurier vulgaire dans les commencements de la

Révolution il ne se mêla point aux égorgeurs il les combattit à main armée il voulut Louis X mais tout en aborrant les massacres tout obligé qu’il fût de les fuir il trouva des louanges pour des scènes où l’on portait quelques têtes au bout des piqus m de Lafayette s’est élevé parce

Qu’il a vécu il y a une renommée échappée spontanément des talents et dont la mort augmente l’éclat en arrêtant les talents dans la jeunesse il y a une autre renommée produit de F tardive du temps non grande par elle-même elle l’est par les révolutions au milieu desquelles le hasard l’a placé

Le porteur de cette renommée à force d’être se mêle à tout son nom devient l’enseigne ou le drapeau de tout monsie de La Fayette sera éternellement la garde nationale par un effet extraordinaire le résultat de ses actions était souvent en contradiction avec ses pensées royaliste il renversa en une royauté de huit siècles

Républicain il créa en la royauté des barricades il s’en est allé donnant à Philippe la couronne qu’il avait enlevé à Louis XVI pétri avec les événements quand les alluvions de nos malheurs se seront consolidés on retrouvera son image incrustée dans la pâte révolutionnaire son aux États-Unis l’a singulièrement rehaussé un peuple en se

Levant pour le saluer l’a couvert de l’éclat de sa reconnaissance érette termine par cette apostrophe le discours qu’il prononça en24 Guilmet sois le bienvenu sur nos rives amis de nos pères jouis d’un triomphe tel qu’il ne futt jamais le partage d’aucun monarque ou conquérant de la terre et

Lafillette l’ami de votre jeunesse celui qui fut plus que l’ami de son pays git tranquille dans le sein de la terre qui l’a rendu libre il repose dans la paix et dans la gloire sur les rives du Potomac vous reverrez les ombrages hospitaliers du montvernon mais celui

Que vous vénérâ vous ne le retrouverez plus sur le seuil de sa porte à sa place et en son nom les fils reconnaissants de l’Amérique vous salut soyez trois fois le bienvenu sur nos rives dans quelque direction de ce continent que vous dirigiez vos pas tout ce qui pourra

Entendre le son de votre voix vous bénira Guilmet dans le Nouveau Monde Mons de La Fayette a contribué à la formation d’une société nouvelle dans le monde ancien à la destruction d’une vieille société la liberté l’invoque à Washington l’anarchie à Paris M de La Fayette n’avait qu’une

Seule idée et heureusement pour lui elle était celle du siècle la fixité de cette idée a fait son empire elle lui servait de hier elle l’empêchait de regarder à droite et à gauche il marchait d’un pas ferme sur une seule ligne il s’avançait sans tomber entre les précipices non parce qu’il les voyait

Mais parce qu’il ne les voyait pas l’aveuglement lui tenait lieu de génie tout ce qui est fixe est fatal et ce qui est fatal est puissant je vois encore monsieur de La Fayette à la tête de la garde nationale passé en 170 sur les boulevards pour se rendre au faubourg saint-antoin le

Mai4 je l’ai vu coucher dans son cercueil suivre les mêmes boulevards parmi le cortège on remarqué une troupe d’Américains chacun une fleur jaune à la boutonnière m de La Fayette avait fait venir des États-Unis une quantité de terre suffisante pour le couvrir dans sa tombe mais son dessin n’a point été

Rempli et vous demanderez pour la sainte relique quelques urnes de terre au sol de l’Amérique et vous ce sublime oreiller afin qu’après la mort sa dépouille chérie puisse du moins avoir six pieds dans sa patrie de terre libre ou sommeillé au moment fatal oubliant à la fois ses rêves politiques et les romans

De sa vie il a voulu reposer à Picpus auprès de sa femme vertueuse la mort fait tout rentrer dans l’ordre àicpus son des victimes de cette révolution commencée par M de Lafayette là s’élève une chapelle où l’on dit des prières perpétuell en mémoire de ses victimes à Picpus j’ai accompagné M le

Duc Mathieu de momorancy collègue de M de La Fayette à l’Assemblée constituante au fond de la fosse la corde tourna à la bière de ce chrétien sur le côté comme s’il se fût soulevé sur le flanc pour prier encore j’étais dans la foule à l’entrée de la

Rue grchebâtelière quand le convoi de m de la faayette défila au haut de la montée du boulevard le corbillard s’arrêta je le vis tout doré d’un rayon fugitif du soleil brillait au-dessus des casques et des armes puis l’ombre revint et les disparut la multitude s’écoula des vendeuses de plaisir crièrent leursoubl

Des vendeurs d’amusettes portèrent ç et là des moulins de papier qui tournaient au même vent dont le souffle avait agiter les plumes du char funèbre à la séance de la Chambre des députés du mai le président parla Guilmet le nom du général Lafayette dit-il demeurera célèbre dans notre histoire en vous exprimant les

Sentiments de condoléance de la chambre j’y joins monsieur et chers collègues Georg Lafayette l’assurance particulière de mon attachement des guilm auprès de ces paroles le rédacteur de la séance met entre deux parenthèses harité voilà à quoi se réduit une des villes les plus sérieuses hillarité que restet-il de la mort des

Plus grands hommes un manteau gris et une croix de paille comme sur le corps du duc de Guise assassiné à Blois à la portée du crieur public qui vendait pour un sou au gris du château des Tuileries la nouvelle de la mort de Napoléon j’ai entendu deux charlatans

Sonner la fanfare de leur orviéan et dans le Moniteur du janvier j’ai lu ces paroles au-dessous du récit de l’exécution de Louis XVI entre guillemets deux heures après rien n’annonçait dans Paris que celui qui n’ guère était le chef de la nation venait de subir le supplice des

Criminels des Guilmet à la suite de ces mots venait cette annonce Ambroise opéra comique dernier acteur du drame joué depuis cinquante années M de La Fayette était demeurer sur la scène le cœur final de la tragédie grecque prononce la mor de la pièce apprenez aveugle mortel à tourner les yeux sur le

Dernier jour de la vie et moi spectateur assis dans une salle vide loge désertée lumières éteintes je reste seule de mon temps devant le rideau baissé avec le silence et la [Musique] nuit [Musique] chapitre 4 Armand Carel Armand Carel menaçait l’avenir de Philippe comme le général Lafayette poursuivait son passé

Vous savez comment j’ai connu monsieur Carel depuis 1832 je n’ai cessé d’avoir des rapports avec lui jusqu’au jour où je l’ai suivi au cimetière de Saint armandcel était triste il commençait à craindre que les Français ne fussent pas capables d’un sentiment raisonnable de liberté il avait je ne sais quel

Pressentiment de la briaveté de sa vie comme une chose sur laquelle il ne comptait pas et à laquelle il n’attachait aucun prix il était toujours prêt à risquer cette vie sur un coup de dé s’il eû succombé dans son duel contre le jeune Labori à propos de Henri mort

Urait eu du moins une grande cause et un grand théâtre vraisemblablement ces funérailles eussent été honorés de jeux sanglants il nous a abandonné pour une misérable querelle qui ne valait pas un seul cheveu de sa tête il se trouvait dans un de ces accès naturels de mélancolie lorsqu’il inséra à mon sujet

Dans le National un article auquel je répondu par ce billet Paris mai votre article monsieur est plein de ce sentiment exquis des situations et des convenances qui vous met au-dessus de tous les écrivains politique du jour je ne vous parle pas de votre rare talent vous savez qu’avant d’avoir

L’honneur de vous connaître je lui ai rendu pleine justice je ne vous remercie pas de vos éloges j’aime aller devoir à ce que je regarde à présent comme une vieille amitié vous vous élevez bien haut monsieur vous commencez à vous isoler comme tous les hommes fait pour

Une grande renommée peu à peu la foule qui ne peut les suivre les abandonne et on les voit d’autant mieux qu’ils sont à part château brillant je cherchai à le consoler par une autre lettre du Août lorsqu’il fut condamné pour délit de presse je reçus de lui cette réponse

Elle manifeste les opinions les regrets et les espérances de l’homme guilm à M le vicomte de monsieur votre lettre du Août ne m’a été remise qu’à mon arrivée à Paris j’irais vous en remercier d’abord si je n’étais forcé de consacrer à quelque préparatif d’entré en prison le peu de temps qui

Pourra m’être laissé par la police informé de mon retour oui monsieur me voici condamné à six mois de prison par la magistrature pour un délit imaginaire et en vertu d’une législation également imaginaire parce que que le jury m’a siamment renvoyé impunie sur l’accusation la plus fondée et après une

Défense qui loin d’atténuer mon crime de vérité dit à la personne du roi Louis-Philippe avait aggravé ce crime en l’érigeant en droit acquis pour toute la presse de l’opposition je suis heureux que les difficultés d’une thèse si hardie par le temps qui court vous est paru à peu près

Surmonté par la défense que vous avez lu et dans laquelle il m’a été si avantageux de pouvoir invoquer l’autorité du livre dans lequel vous instruisiez il y a di-h ans votre propre partie des principes de la responsabilité constitutionnelle je me demande souvent avec tristesse à quoi auront servi des

Écrits tels que les vôtres monsieurs tels que ceux des hommes les plus éminents de l’opinion à laquelle j’appartiens moi-même si de cet accord les plus hautes intelligences du pays dans la constante défense des droits de discussion il n’était pas résulté enfin pour la masse des esprits en France un

Parti désormais pris de vouloir sous tous les régimes d’exiger de tous les systèmes victorieux quels qu’ils soit la liberté de penser de parler d’écrire comme condition première de toute autorité légitimement exercé n’est-il pas vrai monsieur que lorsque vous demandiez sous le dernier gouvernement la plus entière liberté de

Discussion ce n’était pas pour le service momentané que vos amis politiqu en pouvaient tirer dans l’opposition contre des adversaires devenus maîtres du pouvoir par intrigue quelques-uns se servaient ainsi de la presse qui l’ont bien prouvé depuis mais vous monsieur vous demandiez la liberté de discussion pour le bien

Commun l’arme et la protection générale de toutes les idées vieilles ou jeunes c’est là ce qui vous a mérité monsieur la reconnaissance et les respects des opinions auxquels la révolution de Juillet a ouvert une lisse nouvelle c’est pour cela que notre œuvre se rattache à la vôtre et lorsque nous

Citons vos écrits c’est moins comme admirateur du talent incomparable qui les a produits que comme aspirant à continuer de loin la même tâche jeune soldats que nous sommes d’une cause dont vous êtes le plus glorieux ce que vous avez voulu depuis TR ans Monsieur ce que je voudrais s’il

M’est permis de me nommer après vous c’est d’assurer aux intérêts qui se partagent notre belle France une loi de combat plus humaine plus civilisée plus fraternelle plus concluante que la guerre civile quand donc réussironsnous à mettre en présence les idées à la place des partis les intérêts

Et avoables à la place des déguisements de l’égoïsme et de la cupidité quand verrons-nous s’opérer par la persuasion et par la parole ces inévitables transactions que le duel des partis et l’effusion du sang amènent aussi par épuisement mais trop tard pour les morts des deux camps et trop souvent s’en

Profit pour les blessés et les survivants comme vous le dites douloureusement monsieur il semble que bien des enseignement est été perdus et qu’on ne sache plus en France ce qu’il en coûte de se réfugier sous un despotisme qui promet silence et repos il n’en faut pas moins continuer de parler d’écrire

D’imprimer il sort quelquefois des ressources bien imprévues de la constance aussi de tant de beaux exemples que vous avez donné monsieur celui que j’ai le plus constamment sous les yeux et compris dans un mot persévérer agrée monsieur les sentiments d’inaltérable affection avec lesquels je suis heureux de me dire votre plus

Dévoué serviteur à Carel puto près ne le octobre des guilm m Carel fut enfermé à Sainte Pélagie j’allais le voir deux ou trois fois par semaine je le trouvais debout derrière la grille de sa fentre il me rappelait son voisin un jeune lion d’Afrique au Jardin des Plantes immobile

Au barreau de sa loge le fils du désert laissait Erer son regard vague et triste sur les objets au dehors on voit qu’il ne vivrait pas ensuite nous descendions m Carel et moi le serviteur de Henri se promenait avec l’ennemi des rois dans une cour humide sombre ét encerclé de haut murs

Comme un puits d’autres républicains se promenaient aussi dans cette cour ces jeunes et ardents révolutionnaires à moustache à barbe aux cheveux longs au bonnet Teton ou grec au visage pâle au regard âpre à l’aspect menaçant avait l’air de ces âmes préexistantes aux Tartares avant d’être parvenus à la

Lumière ils se disposaient à faire irruption dans la vie leur costumes agissaient sur eux comme l’uniforme sur le soldat comme la chemise sanglante de Nessus sur Hercule c’était un monde vengeur caché derrière la société actuelle et qui faisait frémir le soir il se rassemblaiit dans la chambre de

Leur chef Armand Carel il parlaient de ce qu’il y aurait à exécuter à leur arrivée au pouvoir et de la nécessité de répandre du sang il s’élevait des discussions sur les grands citoyens de la terreur les partisans de Mara étaient hés et matérialistes les autres admirateurs de Robespierre adoraient ce

Nouveau Christ saint Robespierre n’avait-il pas dit dans son discours sur l’être suprême que la croyance en Dieu donnait la force de braver le malheur et que l’innocence sur l’échafaud faisait pâlir le tyran sur son char de triomphe jonglerie d’un bourreau qui parle avec attendrissement de Dieu de malheur de tyrannie

D’échafaud afin de persuader aux hommes qu’ils ne tuent que des coupables et encore par un effet de vertu prévision des malfaiteurs qui sentant venir le châtiment se posent d’avance en Socrate devant le juge et cherchent à effrayer le glave en le menaçant de leur innocence le séjour à Sainte Pélagie fit

Du mal à M Carel enfermé avec des têtes ardentes ils combattaient leurs idées les gourmandaient les bravaient refusaient noblement d’illuminer le janvier mais en même temps il s’hirritait de ses souffrances et sa raison était ébranlée par les sophismes du meurtre qui retentissait à ses oreilles les mères les sœurs les femmes

De ces jeunes hommes les venaient soigner le matin et faire leur ménage un jour passant dans le corridor noir qui conduisait à la chambre de M Carel j’entendis une voix ravissante sortir d’une cabine voisine une belle femme sans chapeau les cheveux déroulés assis au bord d’un grabat raccommodait le

Vêtement en lambeau d’un prisonnier agenouillé qui semblait moins le captif de Philippe que de la femme au pied de laquelle il était enchaîné délivré de sa captivité m Carell venait me voir à son tour quelques jours son he fatal il était venu m’apporter le numéro du National d’insérer un article relatif à mes

Essais sur la littérature anglaise et où il avait cité avec trop d’éloge les pages qui terminent ses essais depuis sa mort on m’a remis cet article écrit tout entier de sa main et que je conserve comme un gage de son amitié depuis sa mort quel mot je viens de tracer sans m’en rendre

Compte le duel bien que supplément obligé aux lois qui ne connaissent pas des offenses faites à l’honneur est affreux surtout lorsqu’il détruit une vie pleine d’espérance et qu’il prive la société d’un de ces hommes rares qui ne viennent qu’après le travail d’un siècle dans la chaîne DEES idées et de certains

Événements Carelle tomba dans le bois qui vit tomber le duc d’anguin l’ombre du petit-fils du grand Condé servit de témoins au plébéen illustre et l’emmena avec elle ce bois fatal m’a fait pleurer deux fois du moins je ne me reproche point d’avoir dans ces deux catastrophes

Manqué à ce que je devais à mes sympathies et à ma douleur m Carel qui dans ses autres rencontres n’avait jamais pensé à la mort y pensa avant celle-ci il employa la nuit à écrire ses dernières volontés comme si e été averti du résultat du combat à huit heures du matin le

Juillet6 il se rendit vif et léger sous ses ombrages où le chevreuil joue à la même heure placé à la distance mesurée il marche rapidement tire sans s’effacer comme c’était sa coutume il semblait qu’il n’yut jamais assez de péril pour lui blessé à mort et soutenu sur les

Bras de ses amis comme il passait devant son adversaire lui-même blessé il lui dit souffrez-vous beaucoup Monsieur Armand Carell était aussi doux qu’intrépide le j’appris trop tard l’accident le 2 au matin je me rendis à saintmandet les amis de monsie Carel étaient dans la plus extrême inquiétude je voulais entrer mais le

Chirurgien me fit observer que ma présence pourrait causer au malad une trop vive émotion et faire évanouir la faible lueur d’espérance qu’on avait encore je me retiraai consterné le lendemain lorsque je me disposais à retourner à SaintMandé yassinte que j’avais envoyé devant moi vint m’apprendre que l’infortuné jeune homme

Avait expiré à CIN heures et demie après avoir éprouvé des douleurs atroces la vie dans toute sa force livré un combat désespéré à la mort les funérailles eurent lieu le mardi le père et le frère de M Carell étaient arrivés de rouant je l’ai trouvé renfermé dans une petite chambre avec

Trois ou quatre des plus intimes compagnons de l’homme dont nous déplorions la perte ils m’embrassèrent et le père de M Carel me dit harandait été chrétien comme son père sa mère ses frères et ss l’aiguille n’avait plus que quelques heures à parcourir pour arriver au même point du cadran je regretterais éternellement de

N’avoir pu voir Carelle sur son lit de mort je n’aurais pas désespéré au moment suprême de faire parcourir à l’aiguille l’espace au-delà duquel elle se fut arrêtée sur l’heure du chrétien car elle n’était pas aussi antireligieux qu’on l’a supposé il avait des doutes quand de la ferme incrédulité

On passe à l’indécision on est bien prêt d’arriver à la certitude peu de jours avant sa mort il disait je donnerai toute cette vie pour croire à l’autre en rendant compte du suicide de M Sautelet il avait écrit cette page énergique Guilmet j’ai pu conduire par la pensée ma vie jusqu’à cet instant

Rapide comme l’éclair où la vue des objets le mouvement la voix le sentiment m’échapperont et où les dernières forces de mon esprit se réuniront pour former l’idée je meurs mais la minute la seconde qui suivra immédiatement j’ai toujours eu pour elle une indéfinissable horreur mon imagination s’est toujours

Refusée à en deviner quelque chose les profondeurs de l’enfer sont mille fois moins effrayantes à que cette universelle incertitude to die to sleep to sleep per chance to dream j’ai vu chez tous les hommes quelle que Fû la force de leurs caractères ou de leurs croyances cette même impossibilité

D’aller au-delà de leur dernière impression terrestre et la tête s’y perdre comme si en arrivant à ce terme on se trouvait suspendu au-dessus d’un précipice de dix mille pieds on chasse cette effrayante vue pour aller se battre en duel livrer l’assaut à une redoute ou affronter une mère orageuse

On semble même faire fille de la vie on se trouve un visage assuré content serein mais c’est que l’imagination montre le succès plutôt que la mort c’est que l’esprit s’exerce bien moins sur les dangers que sur les moyens d’en sortir ces paroles sont remarquables dans la bouche d’un homme qui devait mourir en

Duel en lorsque je rentrais en France j’ignoris que sur le rivage où je débarquais il me naissait un ami j’ai vu en descendre cet ami au tombeau sans ses consolations religieuse dont je rapportais le souvenir dans ma patrie la première année du siècle je suivis le cercueil depuis la maison

Mortuaire jusqu’au lieu de la sépulture je marchais auprès du père de M Carel et donnait le bras à M aragot m aragot a mesuré le ciel que j’ai chanté arrivé à la porte du petit cimetière champêtre le convoi s’arrêta des discours furent prononcés l’absence de la Croix m’apprenait que le signe de

Mon affliction devait rester RF au fond de mon âme il y avait six ans qu’aux journée de juillet passant devant la colonade du Louvre près d’une fausse ouverte j’y rencontré des jeunes gens qui me rapportèrent au Luxembourg pour y protester en faveur d’une royauté qu’il venait d’abattre après six ans je

Revenais à l’anniversaire des fêtes de juillet m’associer au regret de ces jeunes républicains comme il s’étaent associé à ma fidélité étrange destinée Armand Carel a rendu le dernier soupir chez un officier de la garde royal qui n’a point prêté serment à Philippe royaliste et chrétien j’ai eu

L’honneur de porter un coin du voile qui recouvre de nobles cendres mais qui ne les cachera point beaucoup de rois de princes de ministres d’hommes qui se croyaient puissants ont défilé devant moi je n’ai pas ôter mon chapeau à leur cercueil ou consacrer un mot à leur mémoire j’ai

Trouvé plus à étudier et à peindre dans les rangs intermédiaires de la société que dans ceux qui font porter leur livré une casaque brochée d’or ne vaut pas le morceau de flanelle que la balle avait enfoncé dans le ventre de Carel Carel qui se souvient de vous les médiocres et

Les poletrons que votre mort a délivré de votre supériorité de leur frayeur et moi qui n’étais pas de vos doctrines qui pense à vous qui se souvient de vous je vous félicite d’avoir d’un seul pas achevé un voyage dont le trajet prolongé devient si dégoûtant et si désert

D’avoir rapproché le terme de votre marche à la portée d’un pistolet distance qui vous a paru trop grande encore et que vous avez réduite en courant à la longueur d’une j’env ceux qui sont partis avant moi comme les soldats de César àrinde du haut des rochers du rivage je jette ma

Vue sur la haute mer et je regarde vers les PIR si je ne vois point revenir les vaisseaux qui ont passé les premières légions pour m’enlever à mon tour quelques jours après les funérailles j’allais chez M Carel l’appartement était fermé lorsqu’on ouvrit les volets le jour qui ne pouvait

Plus rentrer dans les yeux du maître absent entra dans sa chambre déserte j’avais le cœur serré en contemplant ces livres cette table que j’ai acheté cette plume ces mots insignifiants écrits au hasard sur quelques chiffon de papier partout les traces de la vie et la mort partout une personne chère à M Carel

N’avait pas prononcé un mot elle s’assit sur un canapé je m’assis près d’elle une petite chienne vint nous caresser alors la jeune femme fondit en pleur écartant les cheveux de son front et cherchant à rappeler ses idées elle me dit vous allez voir monie Carel elle se leva prit un tableau sur lequel

Était jeté un voile ôta le voile et découvrit le portrait de l’infortuné fait quelques he après sa mort par M schffer quand je l’ai vu mort me dit cette femme il était défiguré par l’agonie son visage se remit après et M schffer m’a dit qu’il souriait comme cela le portrait en effet d’une

Ressemblance frappante a quelque chose de martyrisé de sombre et d’énergique mais la bouche sourit doucement comme si le mort e souri d’être de la vie celle qui devait un jour épouser Carel recouvrit le portrait et ajouta vous voudrez bien me donner une lettre pour que je puisse la montrer à mes

Parents ils seront contents si vous m’estimez je me défendrai avec cela pour essayer de la distraire je lui parlaai des papiers que M Carell avait laissé les voilà me dit-elle il avait beaucoup de penchant pour vous monsieur il nestima presque personne et ne conservait que peu de lettres en voilà

Seulement quelques-unes il y a des billets de vous et puis une lettre de sa mère qui l’a gardé à cause de la dureté de cette lettre je sortis de cette maison de malheur vainement je m’étais cru incapable de partager désormais les peines de la jeunesse car les années

M’assiègent et me glace je me fraye à peine un passage à travers elle ainsi qu’en hiver l’habit cabane est obligé de s’ouvrir un sentier dans la neige tombé à sa porte pour aller chercher un rayon de soleil après avoir relu ceci en j’ajouterai qu’ayant visité

En la sépulture de M Carel je la trouvai fort négligée mais je vis une croix de bois noir qu’avait planté auprès du mort sa soœur Nathalie je payais à Vaudran le faossoyeur x-h francs qui restaient dû pour des trayages je lui recommandais d’avoir soin de la fausse d’y semer du

Gazon et d’y entretenir des fleurs à chaque changement de saison je me rends à SaintMandé pour m’acquitter de ma redevance et m’assurer que mes intentions ont été fidèlement remplies entre parenèses reçu du faossoyeur j’ai reçu de M de Châteaubriant la somme de- francs qui restait pour le trayage qui entoure la

Tombe de M Armand Carel saintmandet ce juin pour acquis Vaudran reçu de M de châteaubrion la somme de vingt francs pour l’entretien du tombeau de M Carel à Saint Mandet Paris ce septembre pour àquis Vaudran note de l’auteur [Musique] chapitre 5 de quelques femmes la louisi anise prêt à terminer mes recueils et

Faisant la revue autour de moi j’aperçois des femmes que j’ai involontairement anges groupés au bas de mon tableau elles sont appuyées sur la bordure pour regarder la fin de ma vie j’ai rencontré jadis des femmes différemment connues ou célèbres les femmes ont aujourd’hui changé de manière

Val t-elle mieux Val t-elle moins il est tout simple que j’incline au passé mais le passé est environné d’une vapeur à travers laquelle les objets prennent une teinte agréable et souvent trompeuse ma jeunesse vers laquelle je ne puis retourner me fait l’effet de ma grand-mère je m’en souviens à peine et

Je serais charmé de la revoir une louisianise m’est arrivée du mescatbé j’ai cru voir la Vierge des derniers amours Célestine m’a écrit plusieurs lettres elle pourrait être datée de la lune des fleurs elle m’a montré des fragments de mémoire qu’elle a composé dans les savanes de l’Alabama quelques temps après Célestine

M’écrivit qu’elle était occupée d’une toilette pour sa présentation à la cour de Philippe je repris ma peau d’ours Célestine s’est changé en crocodile du puis des Florides que le ciel lui fasse paix et amour autant que ces choses-là [Musique] durent [Musique] chapitre 6 madame tastu il y a des personnes qui

S’interposant entre vous et le passé empêche vos souvenirs d’arriver jusqu’à votre mémoire il en est d’autres qui se mêlent tout d’abord à ce que vous avez été madame tastu produit ce dernier effet sa faç de dire est naturelle elle a laissé le jargon Gaulois à ceux qui

Croient se rajeunir en se cachant dans les casaces de nos aïeux favorinus disait à un Romain qui affectait le latin des Douze Tables vous voulez converser avec la mre des vendr puisque je viens de toucher à l’Antiquité je dirai quelques mots des femmes de ces peuples en redescendant

L’échelle jusqu’à notre temps les femmes grecques ont quelquefois célébré la philosophie le plus souvent elles ont suivi une autre divinité sa FAO est demeuré l’immortel cbyile de knide on ne sait plus guère ce qu’a fait Corine après avoir vaincu pind d’art Aspasie avait enseigné Vénus à Socrate Socrate sois docile à mes leçons

Remplis-toi de l’enthousiasme poétique c’est par son charme puissant que tu sauras attacher l’objet que tu aimes c’est au son de la lire que tu l’enchaînneras en portant jusqu’à son cœur par son oreille l’image achevée de la passion le souffle de la muse passant sur les femmes romaines sans les

Inspirer vint animer la nation de Clovis encore au berceau la langue d’yle e mari de France la langue d’oc la dame de d laquelle dans son Chastel de Vaucluse se plaignait d’un ami cruel vousoit mon Jeant et belle ami pourquoi vous mêes tant cruel et tant sauvage perkemetz vaut tant faire ni tant

Salvagé le moyen-âge transmis ses chants à la Renaissance Louise laabbé disait oh si j’ai toi en ce beau sein ravi de celui-là pour lequel vais mourant clémence de Bourg surnommé la Perle Orientale qui fut enterré le visage découvert la tête couronnée de fleurs à cause de sa beauté les deux

Marguerites et Marie Stuart toutes trois reines ont exprimé de naïves faiblesses dans un langage naïf j’ai eu une tante à peu près de cette époque de notre Parnasse Mame Claude de Châteaubriant mais je suis plus embarrassée avec Mame Claude qu’avec memoiselle de boiteul Mme Claude se déguisant sous le nom de l’amant

Adresse cesante sonnait à sa maîtresse lecteur pardonnez aux vingtdeux années de ma tante Claude par chendou ténéris si ma tante de boiteyeul était plus discrète elle avait quinze lustres et demi lorsqu’elle chantait et le traître très mignon ne se présentait plus à son ancienne pensée de fauvette que comme un

Épervier quoi qu’il en soit voici quelques rimes de MAME Claude elle la place bien parmi les anciennes potesses sonnet oh quand l’amour je suis étrangement traité puisque de mes désir le vrai je n’ose peindre et que je n’ose à toi de ta rigueur me plaindre ni demander cela que j’ai tant souhaité mon

Œil donc mesui me servira de langue pour plus assurément exprimer ma harangue oh si tu peux par l’œil ce que par l’œil je dis gentil invention si l’on pouvait apprendre de dire par les yeux et par les yeux entendre le mot que l’on nit pas de prononcer

Hardi lorsque la langue eû été fixée la liberté de sentiments et de pensée se resserra on ne se souvient guère sous Louis XIV que de MAME des Houlières tour à tour trop vanté et trop déprécié l’élégie se prolongea par le chagrin des femmes sous le règne de Lou

X jusqu’au règne de Louis XV où commencent les grandes élégies du peuple l’ancienne école vient mourir à Mame de bourdiic aujourd’hui peu connu et qui pourtant a laissé sur le silence une ode remarquable la nouvelle école a jeté ses pensées dans un autre moule Mme tastu marche au milieu du cœur moderne des

Femmes poètes en prose ou en verre les hards les Waldor les Val les Ségalas les révoiles les mercœurs etc etc castalidum tourba faut-il regretter qu’à l’exemple des aonides elle n’est point célébré cette passion qui selon l’antiquité déit de le front du cossite et le fait sourire au soupirs d’orphé au concert de

Mme tastu l’amour ne redit que des hymnes empruntés à des voies étrangères cela rappelle ce que l’on raconte de MAME malibrand lorsqu’elle voulait faire connaître un oiseau dont elle avait oublié le nom elle en imitait le chant il s’exhale des vers de plusieurs méonides je ne sais quel regret de

Femmes qui s’entend venir leurs heures veulent suspendre leur harpe en exvotau on les voudrait débarrasser des premières et retenir la seconde dans leurs mains il s de notre vie un gémissement indéfinissable les années sont une complainte longue triste et à même [Musique] refrain chapitre 7 madame Sand autrement Mame du devevant ayant parlé

De René dans la Revue des Deux Mondes je la remerciais elle ne me répondit point quelques temps après elle m’envoya l’élia je ne lui répondis point bientôt une courte explication eut lieu entre nous Guilmet j’espère monsieur que vous me pardonnerez de n’avoir pas répondu à la lettre flatteuse que vous avez bien

Voulu m’écrire lorsque j’ai parlé de René à l’occasion d’obbermann je ne savais comment vous remercier de toutes les expressions bienveillantes que vous aviez employé à l’égard de mes livres je vous ai envoyé l’élia et je désire vivement qu’elle obtienne de vous la même protection le plus beau privilège d’une

Gloire universellement acceptée comme la vôtre est d’accueillir et d’encourager à leur début les écrivains inexpérimentés pour lesquels il n’y a pas de succès durable sans votre patronage agréez l’assurance de ma haute admiration et croyez-moi monsieur un de vos croyants les plus fidèles George Sand guilm à la fin du mois d’octobre

Madame Sand me fit passer son nouveau roman Jacques j’accepta le présent Guilmet octobre je m’empresse madame de vous offrir mes remerciements sincères je vais lireques dans la forêt de Fontainebleau ou au bord de la mer plus jeune je seraiis moins brave mais les années me défendront contre la solitude

Sans rien ôter à l’admiration passionnée que je professe pour votre talent et que je ne cache à personne vous avez madame attaché un nouveau prestige à cette ville des songes d’où je partis autrefois pour la Grèce avec tout un monde d’illusion revenu au de départ René a promené dernièrement au lidau ses

Regrets et ses souvenirs entre schildarold qui s’étent retiré et les lia prête à paraître Châteaubriant Mame Sand possède un talent de premier ordre ses descriptions ont la vérité de celle de Rousseau dans ses rêveries et de Bernardin de SaintPierre dans ses études son style franc n’est entaché d’aucun des défauts

Du jour l’élia pénible à lire et qui n’offre pas quelques-unes des scènes délicieuses d’Indiana et de Valentine est néanmoins un chef-d’œuvre dans son genre de la nature de l’orgie il est sans passion et est troubl comme une passion l’âme en est absente et cependant il pèse sur le cœur la

Dépravation des maximes l’insulte à la rectitude de la vie ne serait aller plus loin mais sur cet abîme l’auteur fait descendre son talent dans la vallée de gomor la rosée tombe la nuit sur la mer Morte peut-être les ouvrages de MAME Sande doivent-ils une partie de leur

Effet à ce qu’ils sont d’une femme supposezles le travail d’un homme l’attrait de curiosité disparaît ces romans poésie de la matière sont nés de l’épo malgré sa supériorité il est à craindre que Mame Sande naît par le genre même de ses écrits rétrécit le cercle de ses lecteurs Georges Sand n’appartiendra

Jamais à tous les âges de deux hommes égaux en génie dont l’un prêche l’ordre et l’autre le désordre le premier attirera le plus grand nombre d’auditeurs le genre humain refuse des applaudissements unanimes à ce qui la morale oreiller sur lequel dort le faible et le juste on n’associe guerre à tous les

Souvenirs de sa vie des livres qui ont causé notre première rougeur et dont on n’a point appris les pages par coœur en descendant du berceau des livres qu’on a lu qu’à la dérobé qui n’ont point été nos compagnons avoués et chéris qui ne sont mêlés ni à la candeur de nos

Sentiments ni à l’intégrité de notre innocence la Providence a renfermé dans d’étroites limites les succès qui n’ont pas leur source dans le bien et elle a donné la gloire universelle pour encouragement à la vertu je raisonne ici je le sais en homme dont la vue bornée n’embrasse pas

Le vaste horizon humanitaire en homme rétrograde attaché à une morale qui fait rire morale caduque du temps jadis bonne tout au plus pour des esprits sans lumière dans l’enfance de la société il va naître incessamment un évangile nouveau fort au-dessus des lieu commun de cette sagesse de convention

Laquelle arrête les progrès de l’espèce humaine et la réhabilitation de ce pauvre corps si calomnié par l’âme quand les femmes courront les rues quand il suffira pour se marier d’ouvrir une fenêtre et d’appeler Dieu au noces comme témoin prêtres et convives alors toute pruderie sera détruite il y aura

Des épousailles partout et l’on s’élèvera de même que les colombes à la hauteur de la nature ma critique du genre des ouvrages de Madame Sande n’aurait donc quelque valeur que dans l’ordre vulgaire des choses passées ainsi j’espère qu’elle ne s’en offensera pas l’admiration que je professe pour elle doit lui faire

Excuser des remarques qui ont leur origine dans l’infélicité de mon âge autrefois j’eus été plus entraîné par les Muses ces filles du ciel jadis étaient mes belles maîtresses elles ne sont plus aujourd’hui que mes vieilles amies elles me tiennent le soir compagnie au coin du feu mais elles me

Quitte vite car je me couche de bonheur et elles vont veiller au foyer de madameessand sans doute elle prouvera de la sorte son omnipotence intellectuelle et pourtant elle plaira moins parce qu’elle sera moins originale elle croira augmenter sa puissance en entrant dans la profondeur de ces rêveries sous lesquelles on nous

Ensevelit nous autres déplorable vulgaire et alors à tort car elle est fort au-dessus de ce creux de ce vague de cet orgueilleux galimatia en même temps qu’il faut mettre une faculté rare mais trop flexible en garde contre des bêtises supérieures il faut aussi la prévenir que les écrits de fantaisie les

Peintures intimes comme cela se jargonne sont bornés que leur source est dans la jeunesse que chaque instant en tarit quelques gouttes et qu’au bout d’un certain nombre de productions on finit par des répétitions affaiblies est-il bien sûr que Madame Sande trouvera toujours le même charme à ce qu’elle compose

Aujourd’hui le mérite et l’entraînement des passions de vingt ans ne se déprécieront ils point dans son esprit comme les ouvrages de mes premiers jours sont baissés dans le mien il n’y a que les travaux de la muse antique qui ne changent point soutenus qu’ils sont par la noblesse des mœurs la beauté du

Langage et la majesté de ces sentiments départis à l’espèce humaine le qurième livre de l’Énéide reste à jamais exposé à l’admiration des hommees parce qu’il est suspendu dans le ciel la flotte qui apporte le fondateur de l’empire romain Didon fondatrice de Carthage se poignardant après avoir annoncé Hannibal exorar àquis nostris ex osibus

Or l’amour faisant jaillir de son flambeau la rivalité de Rome et de Carthage mettant le feu avec sa torche au bûcher funèbre dont aîné fugitif aperçoit la flamme sur les vagues c’est tout autre chose que la promenade d’un révasseur dans un bois ou la disparition d’un libertin qui se noie dans une

Marere Mme Sande associera je l’espère un jour son talent à des sujets aussi durables que son génie madame Sande ne peut se convertir que par la prédication de ce missionnaire à frontchauve et à barbe blanche appelé le temps une voix moins austère enchaîne maintenant l’oreille captive du poète or je suis

Persuadé que le talent de Mme Sand a quelque racine dans la corruption elle deviendrait commune en devenant timoré autre chose fut arrivée si elle était toujours demeurée au sanctuaire équenté des hommes sa puissance d’amour contenue et cachée sous le bandeau virginal eû tiré de son sein ces descentes mélodies qui tiennent de la

Femme et de l’ange quoi qu’il en soit l’audace des doctrines et la volupté des mœurs sont un terrain qui n’avait point encore été défriché par une fille d’Adam et qui livré à une culture féminine a produit une moisson de fleurs inconnues laissons madame Sande enfané de périlleuses merveilles jusqu’à

L’approche de l’hiver elle ne chantera plus quand la bise sera venue en attendant souffront que moins imprévoyante que la cigale elle fasse provision de gloire pour le temps où il y aura diette de plaisir la mère de musarion lui répétait tu n’auras pas toujours se ans Caras se souviendratil toujours de ces

De ses larmes et de ses baisers Lucien dialogue des courtisanes note de l’auteur au reste maintes femmes ont été séduites et comme enlevées par leurs jeunes années vers les jours d’automne ramenés au foyer maternel elles ont ajouté à leur citar la Corte grave ou plaintive sur laquelle s’exprime la religion ou le

Malheur la vieillesse est une voyageuse de nuit la terre lui est cachée elle ne découvre plus que le ciel brillant au-dessus de sa tête je n’ai point vu Mame Sande habillée en homme ou portant la blouse et le bâton ferré du montagnard je ne l’ai point vu boire à

La coupe débacquante et fumer indolamment assise sur un sofa comme une sultane singularités naturelles ou affectées qui n’ajouteraient rien pour moi à son charme ou à son génie est-elle plus inspirée lorsqu’elle fait monter de sa bouche un nuage de vapeur autour de ses cheveux l’élia est-elle échappée du cerveau de sa mère

À travers une bouffée brûlante comme le péché au dire de Milton sorti de la tête du Bel Archange coupable au milieu d’un tourbillon de fumée je ne sais ce qui se passe au sacré parvis mais ici-bas nméad phila Laïs la spirituelle natème friné désespoir du pinceau d’appel et du

Ciseau de praxitel l’éenna qui fut aimée d’armordius les deux sœurs surnommées affi parce qu’elles étaient minces et qu’elles avaient de grands yeux Dorica de qui le bandeau de cheveux et la robe embaummée furent consacrés au temple de Vénus toutes ces enchanteresses enfin ne connaissaient que les parfums de la

Madame Sande a pour elle il est vrai l’autorité des odalisques et des jeunes mexicaines qui danse le cigare aux lèvres que m’a fait la vue de Madame Sande après quelques femmes supérieur et tant de femmes charmantes que j’ai rencontré après ces filles de la terre qui disaient avec sa faux comme Madame

Sande viens dans nos repas délicieux mère de l’amour remplir d’ hectare Ros nos coupes en me plaçant tour à tour dans la fiction et la vérité l’auteur de Valentine a fait sur moi deux impressions fort diverses dans la fiction je n’en parlerai pas car je n’en dois plus

Comprendre la langue dans la réalité homme d’un âge grave ayant les notions de l’honnêteté attachant comme chrétien le plus haut prix aux vertus timides de la femme je ne saurais dire à quel point j’étais malheureux de tant de qualités livrées à ces heures prodigues et infidèles qui dépens et [Musique]

Fu chapitre 8 Paris 1838 monsieur au printemps de cette année je me suis occupé du congrès de veréronne qu’au terme de mes engagements littéraires j’étais obligé de publier je vous en ai entretenu en son lieu dans ses mémoir un homme s’en est allé ce garde de l’aristocratie escorte en arrière les

Puissant plébéens déjà partis quand M de talerrand app paru pour la première fois dans ma carrière politique j’ai dit quelques mots de lui maintenant son existence entière m’est connue par sa dernière heure selon la belle expression d’un ancien j’ai eu des rapports avec M de talyand je lui ai été fidèle en homme

D’honneur ainsi qu’on l’a pu remarquer surtout à propos de la fâerie de monce alors que très gratuitement je me perdis pour lui trop simple j’ai pris part à ce qui lui arrivait de désagréable je le plaignis lorsque mabreuil le frappa à la joue il fut un temps qu’il me

Recherchait d’une manière coquette il m’écrivait à Gan comme on l’a vu que j’étais un homme fort quand j’étais logé à l’hôtel de la rue des Capucines il m’envoya avec une parfaite galanterie un cachet des Affaires étrangères talisman gravé sans doute sous sa constellation c’est peut-être parce que je n’abusais

Pas de sa générosité qu’il devint mon ennemi sans provocation de ma part si ce n’est quelque succès que j’obtins et qui n’était pas son ouvrage ces propos couraient le monde et ne m’offensaiit point M de talérand ne pouvait offenser personne mais son intempérance de langage m’a délié et

Puisqu’il s’est permis de me juger il m’a rendu la liberté d’user du même droit à son égard la vanité de M de taléran le PIPA il prit son rôle pour son génie il se crut prophète en se trompant surtout son autorité n’avait aucune valeur en matière d’avenir il ne voyait point en

Avant il ne voyait qu’en arrière dépourvu de la force du coup d’œil et de la lumière de la conscience il ne découvrait rien comme l’intelligence supérieure il n’appréciait rien comme la probité il tirait bon parti des accidents de la fortune quand ces accidents qu’ les n’avait jamais prévus étaient arrivés

Mais uniquement pour sa personne il ignorait cette ampleur d’ambition laquelle enveloppe les intérêts de la gloire publique comme le trésor le plus profitable aux intérêts privés monsieur de taléran n’appartient donc pas à la classe des êtres propres à devenir une de ces créations fantastiques auxquelles les opinions ou faussées ou déçues

Ajoutent incessamment des fantaisies néanmoins il est certain que plusieurs sentiments d’accord par diverses raisons concours a formé un taléran imaginaire d’abord les rois les cabinets les anciens ministres étrangers les ambassadeurs dupes autrefois de cet homme et incapable de l’avoir pénétré tiennent à prouver qu’ils n’ont obéi qu’à une supériorité réelle ils auraient

Ôté leur chapeau au marmitons de Bonaparte ensuite les membres de l’ancienne aristocratie française liés à M de sont fiers de compter dans leur rang un homme qui avait la bonté de les assurer de sa grandeur enfin les révolutionnaires et les générations immorales tout en déblatérant contre les noms ont un

Penchant secret vers l’aristocratie ces singuliers néophytes en recherchent volontiers le baptême et ils pensent à prendre avec elle les belles manière la double apostasie du prince charme en même temps un autre côté l’amour propre des Jeunes Démocrates car il conclut de là que leur cause est la

Bonne et qu’un noble et un prêtre sont bien méprisable quoi qu’il en soit de ces empêchements à la lumière monie de taléran n’est pas de taille à créer une illusion durable il n’a pas en lui assez de facultés de croissance pour tourner les mensonges en rehaussement de stature

Il a été vu de trop près il ne vivra pas parce que sa vie ne rattache ni à une idée nationale restée après lui ni à une action célèbre ni à un talent hors de paire ni à une découverte utile ni à une conception faisant époque l’existence par la vertu lui est

Interdite les périls n’ont pas même daigné honorer ses jours il a passé le règne de la terreur hors de son pays il n’y est rentré que quand le forum s’est transformé en antichambre les diplomatique prouve la médiocrité relative de talyran vous ne pourriez citer un fait de quelque estime qui lui

Appartienne sous Bonaparte restreint à l’exécution des ordres impériaux aucune négociation importante n’est de lui quand il a été libre d’agir seul il a laissé échapper les occasions et gâté ce qui le touchait il est bien avéré qu’il a été cause de la mort du duc d’anguin cette tâche de sang ne peut

S’effacer loin d’avoir chargé le ministre en rendant compte de la mort du prince je l’ai beaucoup trop ménagé dans ces affirmations contraires à la vérité monsieur de talerran avait une effrayante effronterie je n’ai point parlé dans le congrès de Véronne du discours qu’il lut à la Chambre des

Pères relativement à l’adresse sur la guerre d’Espagne ce discours débutait par ses paroles solennelle Guilmet il y a aujourd’hui se ans qu’appelé par celui qui gouvernait alors le monde à lui dire mon avis sur la lutte à engager avec le peuple espagnol j’eus le malheur de lui déplaire en lui dévoilant l’avenir en

Lui révélant tous les dangers qui allaient naître en foule d’une agression non moins injuste que téméraire la disgrâce fut le fruit de ma sincérité étrange destinée que celle qui me ramène après ce long espace de temps a renouveler auprès du souverain légitime les mêmes efforts les mêmes conseils fin d’

Guilm il y a des absences de mémoire ou des mensonges qui font peur vous ouvrez les oreilles vous vous frottez les yeux ne sachant qui vous trompe de la veille ou du sommeil lorsque le débiteur de ces imperturbables assertions descend de la tribune et va s’asseoir impible à sa

Place vous le suivez du regard suspendu que vous êtes entre une espèce d’épouvante et une sorte d’admiration vous ne savez si cet homme n’a point reçu de la nature une autorité telle qu’il a le pouvoir de refaire ou d’anéantir la vérité je ne répondis point il me semblait que l’ombre de Bonaparte allait

Demander la parole et renouveler le démenti terrible qu’il avait jadis à M de taland des témoins de la scène étaient encore assis parmi les pères entre autres m le comte de montescue le vertueux duc de douauville me l’a raconté la tenant de la bouche du même m de montescou son beau

Frère M le comte de Cessac présente à cette scène la répète à qui veut l’entendre il croyait qu’au sortir du cabinet le grand électeur serait arrêté Napoléon s’écriait dans sa colère interpellant son pâle ministre il vous sIIT bien de crier contre la guerre d’Espagne vous qui me l’avez conseillé

Vous dont j’ai un monceau de lettres dans lesquels vous cherchez à me prouver que cette guerre était aussi nécessaire que politique ces lettres ont disparu lors de l’enlèvement des archives privées aux Tuileries en ent voyez plus haut la mort du de l’auteur M de talerand déclarait dans

Son discours qu’il avait eu le malheur de déplaire à Bonapart en lui dévoilant l’avenir en lui révélant tous les dangers qui allaient naître d’une agression non moins injuste que téméraire que M de talyan se console dans sa tombe il n’a point eu ce malheur il ne doit point ajouter cette calamité

À toutes les afflictions de sa vie la faute principale de de envers la légitimité c’est d’avoir détourné Louis XVII du mariage à conclure entre le duc de Berry et une princesse de Russie la faute impardonnable de M de talyan envers la France c’est d’avoir consenti au révoltant traités de

Vienne il résulte des négociations de M de talérand que nous sommes demeurés sans frontières une bataille perdue à Mons ou à cobland amènerait en j la cavalerie ennemie sous les murs de Paris dans l’ancienne monarchie non seulement la France était fermée par un cercle de forteresse mais elle était défendue sur

Le rein par les États indépendants de l’Allemagne il fallait envahir les électorats ou négocier avec eux pour arriver jusqu’à nous sur une autre frontière la Suisse était pays neutre et libre il n’avait point de chemin nul ne violait son territoire les Pyrénées étaient impassables gardés par les Bourbons

D’Espagne voilà ce que M de Taleran n’a pas compris telles sont les fautes qui le condamneront à jamais comme homme politique fautes qui nous ont privé en un jour des travaux de Louis XIV et des victoires de Napoléon on a prétendu que sa politique avait été supérieure à celle de Napoléon

D’abord il faut se bien mettre dans l’esprit qu’on est purement et simplement un commis lorsqu’on tient le portefeuille d’un conquérant qui chaque matin y dépose le bulletin d’une victoire et change la géographie des états quand Napoléon se fut enivré il fit des fautes énormes et frappantes à

Tous les yeux m de taléran les aperçut vraisemblablement comme tout le monde mais cela n’indique aucune vision de lynx encore se compromitil d’une manière étrange par l’arrestation du duc d’anguin et se mépritil sur la guerre d’Espagne en bien qu’il eût voulu plus tard nier ses conseils et reprendre ses

Paroles cependant un acteur n’est pas prestigieux s’il est tout à fait dépourvu des moyens qui fascinent le parterre aussi la vie du prince a-t-elle été une perpétuelle déception sachant ce qui lui manquait il se dérobait à quiconque que le pouvait connaître son étude constante était de ne pas se laisser mesurer il faisait

Retraite à propos dans le silence il se cachait dans les trois heures muettes qu’il donnait au wiist on s’émerveillait qu’une telle capacité pu descendre aux amusements du vulgaire qui sait si cette capacité ne partageait pas des empires en arrangeant dans sa main les quatre vets pendant ces moments d’escamotage il rédige

Intérieurement un mot à effet dont l’inspiration lui venait d’une brochure du matin ou d’une conversation du soir s’il vous prenait à l’écart pour vous illustrer de sa conversation sa principale manière de séduire était de vous accabler d’éloge de vous appeler l’espérance de l’avenir de vous prédire des destinées éclatantes de vous donner

Une lettre de change de grand homme tiré sur lui et payable à vue mais trouvez-il votre FO en lui un peu suspecte s’apercevait-il que vous n’admiriez pas assez quelques phrases brèves à prétenion de profondeur derrière lesquels il n’y avait rien il s’éloignait de peur de laisser arriver

Le bout de son esprit il aurait bien raconter n’était que ces plaisanteries tombaient sur un subalterne ou sur un sot dont il s’amusait sans péril ou sur une victime attachée à sa personne et plastron de ses railleries il pvait suivre une conversation sérieuse à la troisième ouverture des lèvres ses idées

Expiraient d’anciennees gravure de l’abbé de périgor représente un homme fort joli m de talerand en vieillissant avait tourné à la tête de mort ses yeux étaient ternes de sorte qu’on avait peine à y lire ce qui le servait bien comme il avait reçu beaucoup de mépris il s’en était imprégné et il l’avait

Placé dans les deux coins pendants de sa bouche une grande façon qui tenait à sa naissance une observation rigoureuse des biéances un air froid et dédaigneux contribuait à nourrir l’illusion autour du prince de bénévant ces manières exerçaient de l’Empire sur les petites gens et sur des hommes de la société nouvelle lesquels

Ignoraent la société du vieux temps autrefois on rencontrait à tout boutchamp des personnages dont les allures ressemblaient à celles de M de talyrand et l’on n’y prenait pas garde mais presque seul en place au milieu des mœurs démocratiques il paraissait un phénomène pour subir le jou de ces

Formes il convenait à l’amourpropre de reporter à l’esprit du ministre l’ascendant qu’exerçait son éducation lorsqu’en occupant une place considérable on se trouve mêlé à de prodigieuses révolutions elle vous donne une importance de hasard que le vulgaire prend pour votre mérite personnel perdu dans les rayons de Bonaparte mur de talerrand a brillé sous

La Restauration de l’éclat emprunté d’une fortune qui n’était pas la sienne la position accidentelle du prince de bénévan lui a permis de s’attribuer la puissance d’avoir renversé Napoléon et l’honneur d’avoir rétabli Louis XVIII moi-même comme tous les Badeau n’aije pas é assez ni pour donner dans cette

Fable mieux renseigné j’ai connu que M de talérand n’était point un warvic politique la force qui abat et relève les trônes manquait à son bras des bets impartiaux disent nous en convenons c’était un homme bien immoral mais quelle habileté hélas non il faut perdre encore cette espérance si consolante pour ses

Enthousiaste si désiré pour la mémoire du prince l’espérance de faire de M de talyand un démon au- delelà de certaines négociations vulgaires au fond desquelles il avait l’habileté de placer en première ligne son intérêt personnel il ne fallait rien demander à M de Taleran m de Taleran soignait quelques

Habitudes et quelques Maxime à l’usage des psycophantes et des mauvais sujets de son intimité il en public copiée sur celle d’un ministre de Vienne était le triomphe de sa diplomatie il se vantait de n’être jamais pressé il disait que le temps est notre ennemi et qu’il le faut tuer de là

Il faisait état de ne s’occuper que quelques instants mais comme en dernier résultat m de talérand n’a pu transformer son désœuvrement en chef-d’œuvre il est probable qu’il se trompait en parlant de la nécessité de se défire du temps on ne triomp du temps qu’en créant des choses immortelles par des travaux sans avenir

Par des distractions frivoles on ne le tue pas on le dépense entré dans le ministère à la recommandation de Mme de Stal qui obtint sa nomination de chaéer M de talerand alors fort dénué recommença cinq ou six fois sa fortune par le million qu’il reçut du Portugal dans l’espoir de la

Signature d’une paix avec le Directoire paix qui ne fut jamais signée par l’achat des bons de la Belgique à la paix d’Amien laquelle il savait lui monie de talérand avant qu’elle fût connue du public par l’érection du royaume passager des truies par la sécularisation des propriétés ecclésiastiques en Allemagne par le

Brquantage de ses opinions au Congrès de Vienne il n’est pas jusqu’à de vieux pi de nos archives que le prince n’ait voulu céder à l’Autriche dupe cette fois de M de metnique celui-ci renvoya religieusement les originaux après en avoir fait prendre copie incapable d’écrire seul une phrase m de talerand

Faisait travailler compétemment sous lui quand à force de raturer et de changer son secrétaire parvenait à rédiger les dépêches selon sa convenance il les copiait de sa main je entendu lire de ses mémoires commencées quelques détails agréables sur sa jeunesse comme il variait dans ses goût détestant le

Lendemain ce qu’il avait aimé la veille si ces mémoires existent entiers ce dont je doute et s’il en a conservé les versions opposées il est probable que les jugements sur le même fait et surtout sur le même homme se contrediront outrageusement je ne crois pas au dépôt des manuscrits en

Angleterre l’re prétendu donné de ne les publier que dans quarante ans d’ici me semble une jonglerie Postume paresseux et sans étude nature frivole et cœur dissipé le prince de bénévan se glorifiait de ce qui devait humilier son orgueil de rester debout après la chute des empires les esprits du premier ordre qui

Produisent les révolutions disparaissent les esprits du second ordre qui en demeure ces personnages de lendemain et d’industrie assistent au défilé des générations ils sont chargés de mettre le visa au Passeport d’homologuer la sentence m de talérand était de cette espèce inférieure il signait les événements il ne les faisait

Pas survivre au gouvernement rester quand un pouvoir s’en va se déclarer en permanence se de n’appartenir qu’au pays d’être l’homme des choses et non l’homme des individus c’est la fatuité de l’égoïsme mal àaise qui s’efforce de cacher son peu d’élévation sous la hauteur des paroles on compte aujourd’hui beaucoup de caractère de

Cette équanimité beaucoup de ces citoyens du sol toutefois pour qu’il y ait de la grandeur à vieillir comme l’ermite dans les ruines du Colisée il les faut garder avec une croix m de talérand avait foulé la sienne au pied notre espèce se divise en deux parts inégales les hommes de la mort et

Aimés d’elle troupeau choisis qui renaît les hommes de la vie et oublié d’elle multitude de néants qui ne renaît plus l’existence temporaire de ces derniers consiste dans le nom le crédit la place la fortune leur bruit leur autorité leur puissance s’évanouissent avec leurs personnees clos leur salon et leur

Cercueil clos et leur destinée ainsi en est arrivé à M de talyand sa momie avant de descendre dans sa crypte a été exposé un moment à Londres comme représentant de la royauté cadavre qui nous régit m de taléran a trahi tous les gouvernements et je le répète N a élevé

Ni renversé aucun il n’avait point de supériorité réelle dans l’accepation sincère de ces deux mots un fretin de prospérité banale si commune dans la vie aristocratique ne conduit pas à deux pieds au delà de la fausse le mal qui n’opère pas avec une explosion terrible le mal parsimonieusement employé par l’esclave

Au profit du maître n’est que de la turpitude le vice complaisant du crime entre dans la domesticité supposez monsieur de taléran plébéen pauvre et obscur n’ayant avec son immoralité que son esprit incontestable de salon l’on aurait certes jamais entendu parler de lui ôté de monsie de talérand le grandseigneur

Avilly le prêtre marié l’évêque dégradé que lui reste-t-il sa réputation et ses succès ont tenu à ces trois dépravations la comédie par laquelle le prélat a couronné ses années est une chose pitoyable d’abord pour faire preuve de force il est allé prononcer à l’Institut l’éloge commun d’une pauvre

Mâchoire allemande dont il se moquait malgré tant de spectacles dont nos yeux ont été rassasiés on a fait la haie pour voir sortir le grand homme ensuite il est venu mourir chez lui comme Dioclétien en se montrant à l’univers la foule a baillé à l’heure suprême de ce

Prince au trois quarts pourris une ouverture gangraineneuse au côté la tête retombant dans sa poitrine en dépit du bandeau qui la soutenait disputant minute à minute sa réconciliation avec le ciel sa nièce jouant autour de lui un rôle préparé de loin entre un prêtre abusé et une petite fille

Trompée il a signé de guerre Lass ou peut-être n’a-t-il pas même signé quand sa parole allait s’éteindre le désaveu de sa première adhésion à l’église constitutionnelle mais sans donner aucun signe de repentir sans remplir les derniers devoirs du chrétien sans rétracter les immoralités et les scandales de sa

Vie jamais l’orgueil ne s’est montré si misérable l’admiration si bête la piété si dupe Rome toujours n’a pas rendu public et pour cause la rétractation m de talerand appelé de longues dates au tribunal d’en haut était contumax la mort le cherchait de la part de Dieu et elle l’a enfin trouvé

Pour analyser minutieusement une vie aussi gâtée que celle de M de La Fayette a été saine il faudrait affronter des dégoûts que je suis incapable de surmonter les hommes de PLA em aux carcasses de prostitué les ulcères les ont tellement rongés qu’ils ne peuvent servir à la dissection la Révolution

Française est une vaste destruction politique placée au milieu de l’Ancien Monde craignons qu’il ne s’établisse une destruction beaucoup plus funeste craignons une destruction morale par le côté mauvais de cette révolution que deviendrait l’espèce humaine si l’on s’évertuait à réhabilit des murs justement flétris si l’on s’efforçait d’offrir à notre enthousiasme d’odieux exemples de

Nous présenter les progrès du siècle l’établissement de la liberté la profondeur du génie dans des natures abjectes ou des actions atroces n’osant préconiser le mal sous son propre nom on le sophistique donnez-vous de garde de prendre cette brute pour un esprit de ténèbres c’est un ange de lumière toute laideur est

Belle toute opprobe honorable toute énormité sublime tout VI à son admiration qui l’attend nous sommes revenus à cette société matérielle du paganisme où chaque dépravation avait ses hôutels arrière ses éloges lâche menteurs criminel qui faussent la conscience publique qui débauche la jeunesse qui décourage les gens de bien qui sont un

Outrage à la vertu et le crachement du soldat romain au visage du [Musique] Christ chapitre 9 mort de Charles X Paris étant à Prague en Charles X me dit ce vieux taléran vit donc encore et Charles X a quitté la vie deux ans avant m de talérand la mort privée et chrétienne du

Monarque contraste avec la mort publique de l’évêque aposta traîné récalcitrant au pied de l’incorruptibilité divine le octobre j’avais écrit à Mame la duchesse de Berry la lettre suivante et j’y ajouté un post scriptum le novembre de la même année Guilmet madame mon valch m’a remis la lettre dont vous avez bien voulu

M’honorer je serais prête à obéir au désirs de votre Altesse Royale si les écrits pouvaient à présent quelque chose mais l’opinion est tombée dans une telle apathie que les plus grands événements la pourraient à peine soulever vous m’avez permis madame de vous parler avec une franchise que mon dévouement pouvait

Seul excuser Votre Altesse Royal le sait j’ai été opposé à presque tout ce qui s’est fait j’ai osé même n’être pas d’avis de son voyage à Prague Henri sort maintenant de l’enfance il va bientôt entrer dans le monde avec une éducation qui ne lui a rien appris du siècle où nous vivons qui

Sera son guide qui lui montrera les cours et les hommes qui le fera connaître et comme apparaître de loin à la France questions importantes qui vraisemblablement et malheureusement seront résolues dans le sens que l’ont été toutes les autres quoi qu’il en soit le reste de ma

Vie appartient à mon jeune roi et à son auguste mère mes prévisions de l’avenir ne me rendront jamais infidèles à mes devoirs m de demande la permission de mettre ses respects au pieds de MAME j’offre au ciel tous mes vœ pour la gloire et la prospérité de la mère de

Henri et je suis avec un profond respect Madame De Votre Altesse Royale le très humble et trèsobéissant serviteur château brillant poscriptum cette lettre attendait depuis un mois une occasion sûre pour parvenir à Madame aujourd’hui même j’apprends la mort de l’auguste aïeul de Henri cette triste nouvelle apporterat elle quelque

Changement dans la destinée de votre Altesse Royale oserais-je prier madame de me permettre d’entrer dans tous les sentiments de regret qu’elle doit éprouver et d’offrir le tribut respectueux de ma douleur à mon le dauphin et à Mame la Dauphine châteaubillant novembre Charles X n’est plus ans de malheur ont paraî la victime TR

Années d’exil la mort à ans en terre étrangère afin qu’on ne pût douter de la mission de malheur dont le ciel avait chargé ce prince ici-bas c’est un fléau qu’il est venu chercher Charles X a retrouvé à son heure suprême le calme l’égalité d’âme qui lui manquèrent quelquefois pendant sa longue carrière

Quand il appr pris le danger qui le menaçait il se contenta de dire je ne croyais pas que cette maladie tournaât si court quand Louis partit pour l’échafaud l’officier de service refusa de recevoir le testament du condamné parce que le temps lui manquait et qu’il devait lui officier conduire le roi au

Supplice le roi répondit c’est juste si Charles X dans d’autres jours de péril e traité sa vie avec cette indifférence qu’il se fût épargné de misère on conçoit que les Bourbons tiennent à une religion qui les rend si noble au dernier moment Louis IX attaché à sa postérité envoie le courage du

Saint les attendre au bord du cercueil cette race sait admirablement mourir il y a tantôt ne cents ans il est vrai qu’elle apprend la mort charlesi s’en est allé persuadé qu’il ne était pas trompé s’il a espéré dans la miséricorde divine c’est en raison du sacrifice

Qu’il a cru faire de sa couronne à ce qu’il pensait être le devoir de sa conscience et le bien de son peuple les convictions sont trop rares pour n’en pas tenir compte Charles X a pu se rendre ce témoignage que le règne de ses deux frères et le sien n’avaent été ni

Sans liberté ni sans gloire sous le roi martyr l’affranchissement de l’Amérique et l’émancipation de la France sous Louis XVI le gouvernement représentatif donné à notre patrie le rétablissement de la royauté opérée en Espagne l’indépendance de la Grèce recouvrée à Navarin sous Charles X l’Afrique a nous laissé en compensation du territoire

Perdu avec les conquêtes de l’Empire ce sont là des résultats qui demeurent acquis à nos fastes en dépit des stupes de jalousie et des vaines inimitiés ces résultats ressortiront davantage à mesure que l’on s’enfoncera dans les abaissements de la royauté de juillet mais il est à craindre que ces

Ornements de prix ne soient qu’au profit des jours expiré comme la couronne de fleurs sur la tête d’homè chassée avec grand respect de la République de Platon la légitimité semble aujourd’hui n’avoir pas l’intention d’aller plus loin elle paraît adopter sa chute la mort de Charles X ne pourrait

Être un événement effectif qu’en mettant un terme à une déplorable contestation de sceptre et en donnant une direction nouvelle à l’éducation de Henri or il est à craindre que la couronne absente soit toujours disputée que l’éducation finisse sans avoir été virtuellement changé peut-être en s’épargnant la peine de prendre un

On s’endormira dans des habitudes chères à la faiblesse douces à la vie de famille commodes à la lassitude suite de longues souffrances le malheur qui se perpétue produit sur l’âme l’effet de la vieillesse sur le corps on ne peut plus remuer on se couche le malheur ressemble encore à

L’exécuteur des haute justice du ciel il dépouille les condamnés arrache au roi son au militaire son épée il ôte le décorom au nobles le cœur au soldats et les renvoie dégradés dans la foule d’un autre côté on tire de l’extrême jeunesse des raisons d’atterermoimement quand on a beaucoup

De temps à dépenser on se persuide qu’on peut attendre on a des années à jouer devant les événements ils viendront à nous s’écriton sans que nous nous en mettions en peine murira le jour du trône arrivera de lui-même dans vingt ans les préjugés se seront effacés ce calcul pourrait avoir quelque

Justesse si les générations ne s’écoulaient pas ou ne devenaient pas indifférentes mais telle chose peut paraître une nécessité à une époque et n’être pas même sentie à une autre hélas avec quelle rapidité les choses s’évanouissent où sont les trois frères que V successivement régner Louis XVII habite Saint-Denis

Avec la dépouille mutilée de Louis XV Charles X vient d’être déposé à Goritz dans une bière fermée à trois clleés les restes de ce roi en tombant de haut ont fait tressaillir ses aïeux ils se sont retournés dans leur sépulcre ils ont dit en se serrant faisons place voici le dernier d’entre nous

Bonaparte n’a pas fait autant de bruit en entrant dans la nuit éternelle les vieux morts ne se sont point réveillés pour l’empereur des morts nouveaux il ne le connaissait pas la monarchie française lit le monde ancien au monde moderne augustul quitte le diadème en cinq ans après

En la première race de nos rois Clovis règne sur les GA Charlemagne en associant au trône Louis le débonner lui dit fils cher à Dieu mon âge se hâte ma vieillesse même m’échappe le temps de ma mort approche le pays des Francs m’a vu naître Christ m’a accordé

Cet honneur le premier d’entre les Francs j’ai obtenu le nom de César et transporté à l’empire des Francs l’empire de la race de Romulus sous HUG avec la trisè la monarchie élective devient héréditaire l’hérédité enfante la légitimité ou la permanence ou la durée c’est entre les fonds bâtismaux de

Clovis et l’échaffaud de Louis XVI qu’il faut placer l’empire chrétien des Français la même religion était debout aux deux barrières d’ù siicambre incline le col adore ce que tu as brûlé brûle ce que tu as adoré dit le prêtre qui administrait à Clovis le baptême d’eau fils de SaintLouis montez au ciel

Dit le prêtre qui assistait Louis XVI au baptême de sang quand il n’y aurait dans la France que cette ancienne maison de France bâtie par le temps et dont la majesté étonne nous pourrions en fait de choses illustres en remontrer à toutes les nations les capas régnaient lorsque les

Autres souverains de l’Europe était encore sujet les vasseaux de nos rois sont devenus rois ces souverains nous ont transmis leur nom avec des titres que la postérité a reconnu authentique les uns sont appelés augustes saint pieux grand courtois hardi sage victorieux bien-aimé les autres pères du peuple pèr des

Lettres comme il est écrit â dit un vieil historien que tous les bons rois seraient aisément pourtrés en un anneau les mauvais rois de France y pourroi mieux tant le nombre en est petit sous la famille royale les ténèbres de la barbarie se dissipe la langue se forme les lettres et les arts

Produisent leurs chefs-d’œuvres nos villes s’embellissent nos monuments s’élèvent nos chemins s’ouvrent nos ports se creusent nos armées étonne l’Europe et l’Asie et nos flottes couvrent les deux mers notre orgueil se met en colère à la seule exposition de ces magnifiques tapisseries du Louvre des ombres même des broderies d’ombres

Nous choquent inconnu ce matin plus inconnu ce soir nous ne nous en persuadons pas moins que nous effaçons ce qui nous précéda et toutefois chaque minute en fuyant nous demande qui es-tu et nous ne savons que répondre Charles X lui a répondu il s’en est allé avec une

Air entière du monde la poussière de mille générations est mêlée à la sienne l’histoire le salut les siècles s’agenouillent à sa tombe tous ont connu sa race elle ne leur a point failli ce sont eux qui ont manqué roi banit les hommes ont pu vous proscrire mais vous

Ne point chasser du temps vous dormez votre dure somme dans un monastère sur la dernière planche jadis destinée à quelques franciscains point de héros d’armes à vos obsèques rien qu’une troupe de vieux temps blanchis et chenus point de grand pour jeter dans le caveau les marques de leur dignité ils en ont

Fait hommage ailleurs des âges muets sont assis au coin de votre bière une longue ession de jours passés les yeux fermés mèent en silence le deuil autour de votre cercueil à votre côté repose votre cœur et vos entrailles arraché de votre sein et de vos flan comme on place auprès

D’une mè expirée le fruit abortif qui lui coûta la vie à chaque anniversaire monarque très chrétien cénobit après trépas quelques frères vous récitera les prières du bout de l’an vous n’attirerez à votre sigie éternel que vos fils banis avec vous car même à Trieste le monument de Mesdames est vide leurs reliques

Sacrées ont revu leur patrie et vous avez payé à l’exil par votre exil la dette de ces nobles dames et pourquoi ne réunit-on pas aujourd’hui tant de débris dispersés comme des antiques exhumées de différentes fouilles l’Arc de Triomphe porterait pour couronnement le sarcophage de Napoléon où la colonne de

Bronze élèverait sur des restes immortels des victoires immobiles et cependant la pierre taillée par ordre de ces austrices ensevelit dès aujourd’hui leschafaaux de Louis XV sous le poids des siècles l’heure viendra que l’obélisque du désert retrouvera sur la place des meurtres le silence et la solitude de [Musique] Luxor chez nous ESP livre

43e chapitre 1 antécédent historique depuis la Régence jusqu’en 1793 Louis XIV mourut le duc d’Orléan fut régent pendant la minorité de Louis XV une guerre avec l’Espagne suite de la conspiration de séamar éclata la paix fut rétablie par la chute d’alberoni Louis XV atteignit sa majorité le février le régent succomba dix mois

Après il avait communiqué sa gangraine à la France assis du bois dans la chair de Fenelon et élevé l’eau le duc de Bourbon devint Premier ministre de Louis XV et il eut pour successeur le cardinal F dont le génie consistait dans les années en éclata la guerre où mon père fut

Blessé devant Danzig en se donna la bataille de fonenois un des moins béliqueux de nos rois nous a fait triompher dans la seule grande bataille rangée que nous ayons gagné sur les Anglais et le vainqueur du monde a ajouté à Waterloo un désastre au désastre de créy de Poitier et

D’incour l’église de Waterloo est décorée du nom des officiers anglais tombés en 1815 on ne retrouve dans l’église de fonenois qu’une pierre avec ses mots si devant repose le corps de messir Philippe de Vitri lequel âgé de ans fut tué à la bataille de Fontenois le de

Mai aucune marque n’indique le lie de l’action mais on retire de la terre des squelettes avec des balles aplaties dans le crâne les français portent leurs victoires écrites sur leur front plus tard le comte de Gizor fils du maréchal de béî tomba à creveltte en lui s’éteignit le nom et la descendance

Directe de Fouquet on était passé de Madame de La Vallière à Madame de châureau il y a quelque chose de triste av voir des noms arrivés à leur fin de siècles en siècles de beautés en beauté de gloire en gloire au mois de juin 1745 le second prétendant des Stuart

Avait commencé ses aventures infortune dont je fus bercé en attendant que Henri remplaçâ dans l’exil le prétendant anglais la fin de ces guerres annonça nos désastres dans nos colonies la bourdonnaet vengea le pavillon français en Asie ses dissensions avec duplexe depuis la prise de Madras gâtèrent tout la paix de 1748 suspendit

Ces malheurs en 175 recommencèrent les hostilités elles s’ouvrirent par le tremblement de terre de Lisbonne où périt le petit-fils de Racine sous prétexte de quelques terrains en litige sur la frontière de la l’Angleterre s’empara sans déclaration de guerre de trois C de nos vaisseaux marchands nous perdîmes le Canada faits obscurs quoique immenses

Par leurs conséquences sur lesquelles surnageent la mort de Volp et de montcalme dépouillé de nos possessions en Afrique et dans l’Inde Lord Clive entama la conquête du Bengal or pendant ces jours les querelles du jancénisme avaient eu lieu Damien avait frappé Louis X la Pologne était partagée l’expulsion des Jésuites

Exécutées la cour descendue au parc au serf l’auteur du pacte de famille se retire à Chanteloup tandis que la révolution intellectuelle s’achevait sous Voltaire la cour plainère de mopéou fut installée Louis XV laissa l’échafaud à la favorite qui l’avait dégradé après avoir envoyé g et à Louis XV l’un pour

Lire et l’autre pour exécuter la sentence ce dernier monarque s’était marié le 16 mai 1770 à la fille de Marie Thérèse d’Autriche on sait ce qu’elle est devenue passèrent les ministres machot le vieux morpas Turgot l’économiste malsherbe aux vertus antiques et aux opinions nouvelles SaintGermain qui

Détruis la maison du roi et donna une ordonnance funeste Calonne et Necer enfin Louis XV rappela les parlements abolit la corvé et la torture avant le prononcer du jugement rendit les droits civils aux protestant en reconnaissant leur mariage légal la guerre d’Amérique en un poliitique pour la France toujours

Dupe de sa générosité fut utile à l’espèce humaine elle rétablit dans le monde entier l’estime de nos armes et l’honneur de notre pavillon la révolution se leva prête à mettre au jour la génération guerrière que huit siècles d’héroïsme avaent déposé dans ses flancs les mérites de Louis XVI ne rachetèrent pas les fautes

Comme je l’ai déjà fait observer que ses aïeux lui avaient laissé à expier mais c’est sur le mal que tombent les coups de la Providence jamais sur l’homme Dieu n’abrège les jours de la vertu sur la terre que pour les allonger dans le ciel sous l’astre de les sources du grand abîme furent

Rompues toutes nos gloires d’autrefois se réunirent ensuite et firent leur dernière explosion dans Bonaparte il nous les renvoie dans son [Musique] cercueil [Musique] chapitre 2 le passé le vieil ordre européen expire j’étais né pendant l’accomplissement de ces faits de nouveaux empires la Prusse et la Russie m’ont à peine devancé d’un demi-siècle

Sur la terre la est devenue française à l’instant où j’ai paru je suis arrivé au monde vingt jours après Bonaparte il m’a mené avec lui j’allais entrer dans la Marine en quand la flotte de Louis XVI surgit à Brest elle apportait les actes de l’état civil d’une nation éclose sous les ailes

De la France ma naissance se rattache à la naissance d’un homme et d’un peuple pas le reflet que j’étais d’une immense lumière si l’on arrête les yeux sur le monde actuel on le voit à la suite du mouvement imprimé par une grande révolution s’ébranlé depuis l’Orient jusqu’à la Chine qui semblait à jamais

Fermé de sorte que nos renversements passés ne seraient rien que le bruit de la renommée de Napoléon serait à peine entendu dans le sang dessusdessous général des peuples de même que lui Napoléon a éteint tous les bruits de notre ancien globe l’empereur nous a laissé dans une agitation

Prophétique nous l’état le plus mû et le plus avancé nous montrons de nombreux symptômes de décadence comme un malade en péril se préoccupe de ce qu’ le trouvera dans la tombe une nation qui se sent défaillir s’inquiète de son sort futur de là ces hérésies qui se succède le vieil ordre européen

Expire nos débats actuels paraîtront des lutte puérile aux yeux de la postérité il n’existe plus rien autorité de l’expérience et de l’âge naissance ou génie talent ou vertuus tout est nié quelques individus graviste au sommet des ruines se procl géant et roulent en bas excepté une vingtaine d’hommes qui

Survivront et qui étaient destinés à tenir le flambeau à travers les steepes ténébreuses où l’on entre excepté ce peu d’hommes une génération qui portait en elle un esprit abondant des connaissances acquises des germes de succès de toutes sortes les a étouffé dans une inquiétude aussi improductive que sa superbe stérile des ultitude sans

Nom s’agite sans savoir pourquoi comme les associations populaires du Moyen-Âge troupeaux affamés qui ne reconnaissent point de bergers qui courent de la plaine à la montagne et de la montagne à la plaine dédaignant l’expérience des pâtres durcis au vent et au soleil dans la vie de la cité tout est

Transitoire la religion et la morale cessent d’être admises où chacun les interprète à sa façon parmi les choses d’une nature inférieure même impuissance de conviction et d’existence une renommée palpite à peine une heure un livre vieillli dans un jour des écrivains se tuent pour attirer l’attention autre vanité on n’entend pas

Même leur dernier soupir de cette prédisposition des esprits il en résulte qu’on imagine d’autres moyens de toucher que des scènes d’échafaud et des souiller on oublie que les vraies larmes sont celles que fait couler une belle poésie et dans lesquelles se mêleent autant d’admiration que de douleur mais à

Présent que les talents se nourrissent de la Régence et de la terreur qu’était-il besoin de sujet pour nos langues destinées sitôt à mourir il ne tombera plus du génie de l’homme quelques-unes de ces pensées qui deviennent le patrimoine de l’univers voilà ce que tout le monde se dit et ce

Que tout le monde déplore et cependant les illusion surabonde et plus on est près de sa fin et plus on croit vivre on aperçoit des monarques qui se figurent être des monarques des ministres qui pensent être des ministres des députés qui prennent au sérieux leurs discours les propriétaires qui

Possédant ce matin sont persuadés qu’ils possèder ce soir les intérêts particuliers les ambitions personnelles cachent au vulgaire la gravité du moment nonobstant les osciliations des affaires du jour elles ne sont qu’une ride à la surface de l’abîme elle ne diminue pas la profondeur des flots auprès des mesquines lterie contingente

Le genre humain joue la grande partie les rois tiennent encore les cartes et ils les tiennent pour les nations celles-ci vaudront elles mieux que les monarques question à part qui n’altère point le fait principal quelle importance ont des amusettes d’enfants des ombres glissants sur la blancheur d’un

Linceul l’invasion des idées a succédé à l’invasion des Barbares la civilisation actuelle décomposée se perd en elle-même le vase qui la contient n’a pas versé la liqueur dans un autre vase c’est le vase qui s’est [Musique] brisé chapitre 3 inégalité des fortunes danger de l’expansion de la nature intelligente et de la nature

Matérielle à quelle époque la société disparaîtra t-elle quels accidents pourront suspendre les mouvements à Rome le règne de l’homme fut substitué au règne de la loi on passa de la République à l’Empire notre révolution s’accomplit en sens contraire on incline à passer de la royauté à la République

Ou pour ne spécifier aucune forme à la démocratie cela ne s’effectuera pas sans difficulté pour ne toucher qu’un point entre mille la propriété par exemple resteratelle distribué comme elle l’ la royauté née à reins avait pu faire aller cette propriété en en tempérant la rigueur par la diffusion des lois

Morales comme elle avait changé l’humanité en charité un état politique où des individus ont des millions de revenus tandis que d’autres individus meurt de fa peut-il subsister quand la religion n’est plus là avec ses espérances hors de ce monde pour expliquer le sacrifice il y a des enfants que leurs

Mère allèent à leur mamelles fléries faute d’une bouchée de pain pour sustenter leurs expirants nourrissons il y a des familles dont les membres sont réduits à s’entortiller ensemble pendant la nuit faute de couverture pour se réchauffer celui-là voit mûir ses nombreux sillons celui-ci ne possédera

Que les six pieds de terre prêtés à sa tombe par son pays natal or combien six pieds de terre peuvent-ils fournir d’épis de blé à un mort à mesure que l’instruction descend dans ces classes inférieur celle-ci découvre la plaie secrète qui ronge l’ordre social irreligieux la trop grande disproportion

Des conditions et des fortunes a pu se supporter tant qu’elle a été cachée mais aussitôt que cette disproportion a été généralement aperçue le coup mortel a été porté recomposez si vous le pouvez les fictions aristocratiques essayez de persuader au pauvre lorsqu’il saura bien lire et ne croira plus lorsqu’il possédera la même

Instruction que vous essayez de lui persuader qu’il doit se soumettre à toutes les privations tandis que son voisin possède mille fois le superflu pour dernière ressource il vous le faudra tuer quand la vapeur sera perfectionnée quand uni au télégraphe et au chemin de fer elle leur a fait disparaître les

Distances ce ne seront plus seulement les marchandises qui voyageront mais encore les idées rendues à l’usage de leurs ailes quand les barrières fiscales et commerciales auront été aboli entre les divers états comme elles le sont déjà entre les provinces d’un même État quand les différents pays en relation journalières tendront à l’unité des

Peuples comme comment ressusciterez-vous l’ancien mode de séparation la société d’un autre côté n’est pas moins menacée par l’expansion de l’intelligence qu’elle ne l’est par le développement de la nature brute supposez les bras condamnés au repos en raison de la multiplicité et de la variété des machines admettez qu’un

Mercenaire unique et général la matière remplace les mercenaires de la et de la domesticité que ferez-vous du genre humain désoccupé que ferez-vous des passions oisives en même temps que l’intelligence la vigueur du corps s’entretient par l’occupation physique le labeur cessant la force disparaît nous deviendrions semblables à ces

Nations de l’Asie proie du premier envahisseur et qui ne se peuvent défendre contre une main qui porte le fer ainsi la liberté ne se conserve que par le travail parce que le travail produit la force retirez la malédiction prononcée contre les fils d’Adam et ils périront dans la servitude in souoréultous touiis

Pané la malédiction divine entre donc dans le mystère de notre sort l’homme est moins l’esclave de ses sueurs que de ses pensées voilà comme après avoir fait le tour de la société après avoir passé par les diverses civilisations après avoir supposé des perfectionnements inconnus on se retrouve au point de départ en présence

Des vérités de [Musique] l’écriture chapitre 4 chute des monarchies dépérissement de la société et Progrès de l’individu l’Europe a Vittu en France lors de notre monarchie de H siècles le centre de son intelligence de sa perpétuité et de son repos privé de cette monarchie l’Europe a surle-champ incliné à la

Démocratie le genre humain pour son bien ou pour son mal et hors de page les princes en ont eu la garde noble les nations arrivées à leur majorité prétendent n’avoir plus besoin de tuteurs depuis David jusqu’à notre temps les rois ont été appelés la vocation des peuples commence les courtes et petites

Exceptions des républiques grecques Carthaginois avec des esclaves n’empêchez pas dans l’Antiquité l’État monarchique d’être l’état normal sur le globe la société entière moderne depuis que la barrière des rois français n’existe plus quitte la monarchie Dieu pour hâter la dégradation du pouvoir royal a livré les sceptres en

Divers pays à des rois Invalides à des petites filles au maillot ou dans les aubes de leur noce ce sont de pareiles lions sans mâchoir de pareilles lionnes sans ongles de pareilles enfantelettes têtant ou fiançant que doivent suivre des hommes faits dans cette are d’incrédulité les principes les plus

Hardis sont proclamés à la face des monarques qui se prétendent rassurer derrière la triple haie d’une garde suspecte la les gagne ils montent d’étage en étage du rez-dechaussée au comble de leur palais d’où ils se jetont à la nage par les lucarnes au milieu de cela remarquez une contradiction phénoménale l’état

Matériel s’améliore le progrès intellectuel s’accroit et les nations au lieu de profiter s moindrisse d’où vient cette contradiction c’est que nous avons perdu dans l’ordre moral en tout temps il y a eu des crimes mais ils n’était point commis de sang- froid comme ils le

Sont de nos jours en raison de la perte du sentiment religieux à cette heure ils ne révolte plus ils paraissent une conséquence de la marche du temps si on les jugeait autrefois d’une manière différente c’est qu’on n’était pas encore ainsi qu’on l’OSE affirmer assez avancés dans dans la connaissance de l’homme on les

Analyse actuellement on les éprouve au creuset afin de voir ce qu’on peut en tirer d’utile comme la chimie trouve des ingrédients dans les voiries les corruptions de l’esprit bien autrement destructive que celles des sens sont accepté comme des résultats nécessaires elles n’appartiennent plus à quelques individus pervers elles sont tombées dans le ain

Public tels hommes seraient humiliés qu’on leur prouvât qu’ils ont une âme qu’au delà de cette vie ils trouveront une autre vie ils croirait manquer de fermeté et de force et de génie s’ils ne s’élevait au-dessus de la pusilianimité de nos pères ils adoptent le néant ou si

Vous le voulez le doute comme un fait désagréable peut-être mais comme une vérité qu’on ne saurait nier admirer les bêtements de notre orgueil voilà comment s’explique le dépérissement de la société et l’accroissement de l’individu si le sens moral se développait en raison du développement de l’intelligence il y aurait contrepoids et l’humanité grandirait

Sans danger mais il arrive tout le contraire la perception du bien et du mal s’obscurcit à mesure l’intelligence s’éclaire la conscience se rétrécit à mesure que les idées s’élargissent oui la société périra la liberté qui pouvait sauver le monde ne marchera pas faute de s’appuyer à la religion l’ordre qui pouvait maintenir

La régularité ne s’établira pas solidement parce que l’anarchie des idées le combat la pourpre qui communiquait n guerre la puissance ne servira désormais de couche qu’au malheur nul ne sera sauvé qu’il ne soit né comme le Christ sur la paille lorsque les monarques furent déterrés à Saint-Denis au moment où la

Trompette sonna la résurrection populaire lorsque tiré de leur tombeaux effondrés ils attendaient la sépulture plébéenne les chionniers à ce jugement dernier des siècles ils regardèrent avec leurs lanternes dans la nuit éternelle ils fouillèrent parmi les restes échappés à la première rapine les rois n’y étaient déjà plus

Mais la royauté y était encore ils l’arrachèrent des entrailles du temps et la jetèrent au paniers des débris [Musique] chapitre 5 l’avenir difficulté de le comprendre voilà pour ce qui est de la vieille Europe elle ne revivra jamais la jeune Europe offre–elle plus de chance le monde actuel le monde sans

Autorité consacré semble placer entre deux impossibilités l’impossibilité du passé l’impossibilité de l’avenir et n’allez pas croire comme quelques-uns se le figurent que si nous sommes mal à présent le bien renaîtra du mal la nature humaine dérangée à sa source ne marche pas ainsi correctement par exemple les excès de la

Liberté mènent au otisme mais les excès de la tyrannie ne mènent qu’à la tyrannie celle-ci en nous dégradant nous rend incapable d’indépendance Tiber n’a pas fait remonter Rome à la République il n’a laissé après lui que cigula pour éviter de s’expliquer on se contente de déclarer que les temps

Peuvent cacher dans leur sein une constitution politique que nous n’apercevons pas l’Antiquité tout entière les plus beaux génies de cette antiquité comprenaient ils la société sans esclave et nous la voyons subsister on affirme que dans cette civilisation à naître l’espèce s’agrandira je l’ai moi-même avancé cependant n’est-il pas à craindre que

L’individu ne diminue nous pourrions être de laborieuses abeilles occupées en commun de notre miel dans le monde matériel les hommes s’associent pour le travail une multitude arrive plus vite et par différentes routes à la chose qu’ell cherche des masses d’individus élèveront les pyramides en étudiant chacun de son côté ces individus

Rencontreront des découvertes dans les sciences exploreront tous les coins de la création physique mais dans le monde moral en est-il de la sorte mille cerveaux aont beau ils ne composeront jamais le chef-d’œuvre qui sort de la tête d’un Homère on a dit qu’une cité dont les membres auront une égale répartition de

Biens et d’éducation présentera au regard de la divinité un spectacle au-dessus du spectacle de la cité de nos pères la folie du moment est d’arriver à l’unité des peuples et de ne faire qu’un seul homme de l’espèce entière soit mais en acquérant des facultés général toute une série de sentiments privés ne

Périra t elle pas adieu les douceurs du foyer àieu les charmes de la famille parmi tous ces êtres blancs jaunes noirs réputés vos compatriotes vous ne pourriez vous jeter au cou d’un frère n’y avait-il rien dans la vie d’autrefois rien dans cet espace borné que vous aperceviez de votre fenêtre

Encadrée de lière au-delà de votre horizon vous soupçonniez des pays inconnus dont vous parlez à peine l’oiseau de passage seul voyageur que vous aviez vu à l’automne c’était bonheur de songer que les collines qui vous environnaient ne disparaîtrait pas à vos yeux qu’elle renfermerait vos amitiés et vos amours que le gémissement

De la nuit autour de votre asile serait le seul bruit auquel vous vous endormiriez que JAMA la solitude de votre âme ne serait troublée que vous y rencontreriez toujours les pensées qui vous y attendent pour reprendre avec vous leur entretien familier vous saviez où vous étiez né

Vous saviez où serait votre tombe en pénétrant dans la forêt vous pouviez dire beaux arbres qui m’avez vu naître bientôt vous me verrez mourir l’homme n’a pas besoin de pour s’agrandir il porte avec lui l’immensité tel accent échappé de votre sein ne se mesure pas et trouve un écho

Dans des milliers d’âmes qui n’a point en soi cette mélodie la demandera en vain à l’univers asseyez-vous sur le Tron de l’arbre abattu au fond des bois si dans l’oubli profond de vous-même dans votre immobilité dans votre silence vous ne trouvez pas l’infini il est inutile de vous égarer au rivage du

Gange quelle serait une société universelle qui n’aurait point de pays particulier qui ne serait ni française ni anglaise ni allemande ni espagnole ni portugaise ni italienne ni russe ni Tartar ni turque ni persan ni indienne ni ni américaine ou plutôt qui serait à la fois toutes ces sociétés quand

Résulterait-il pour ses mœurs ses sciences ses arts sa poésie comment s’exprimerait des passions ressentis à la fois à la manière des différents peuples dans les différents climats comment entrerait dans le langage cette confusion de besoins et d’images produit des divers soleil qui auraiit éclairé une jeunesse une virérilité et une vieillesse commune et

Quel serait ce langage de la fusion des sociétés résulteratil un idiome universel ou bien y aura-t-il un dialecte de transaction servant à l’usage journalier tandis que chaque nation parlerait sa propre langue ou bien les langues diverses seraient-elles entendues de tous sous quelle règle semblable sous quelle loi unique existerait cette

Société comment trouver place sur une terre agrandie par la puissance d’hubiquité et rétrécie par les petites proportions d’un globe fouillé partout il ne resterait qu’à demander à la science le moyen de changer de [Musique] planète [Musique] chapitre 6 saint-simonien falanstérien fourriériste eniste socialiste communiste unioniste égalitaire là de la propriété

Particulière voulez-vous faire du gouvernement un propriétaire unique distribuant à la communauté devenue mendiante une part mesurée sur le mérite de chaque individus qui jugera des mérites qui aura la force et l’autorité de faire exécuter vos arrêts qui tiendra et fera valoir cette banque d’immeubles vivants chercherez-vous l’association du

Travail qu’apportera le faible le malade le paresseux l’inintelligent dans la commune rester grevé de leur inaptitude autre combinaison on pourrait former en remplaçant le salaire des espèces de sociétés anonymes ou en Comand dit entre les fabricants et les ouvriers entre l’intelligence et la matière où les uns apporteraient leur

Capital et leurs idées les autres leur industrie et leur travail on partagerait en commun les bénéfices survenus c’est très bien la perfection admise chez les hommes trèsbi si vous ne rencontrez ni querelle ni avarice ni envie mais qu’un seul associé réclame tout croule les divisions et les procès commencent ce

Moyen un peu plus possible en théorie et tout aussi impossible en pratique chercherez-vous par une opinion mitigée l’édification d’une cité où chaque homme possède un toit du feu des vêtements une nourriture suffisante quand vous serez parvenu à doter chaque citoyen les qualités et les défauts dérangeront votre partage ou le rendront

Injuste celui-ci a besoin d’une nourriture plus considérable que celui-là celui-là ne peut pas travailler autant que celui-ci les hommes économes et laborieux deviendront des riches les dépensiers les paresseux les malades retomberont dans la misère car vous ne pouvez donner à tous le même tempérament l’inégalité naturel reparaîtra en dépit

De vos efforts et ne croyez pas que nous nous laissions enlacer par les précautions légales et compliquées qu’ont exigé l’organisation de la famille droits matrimoniaux tutelle repris au désoirs et ayant cause etc etc le mariage est notoirement absurde oppression nous abolissons tout cela si

Le fils tue le père ce n’est pas le fils comme on le prouve très bien qui commet un paricide c’est le père qui en vivant immole le fils n’allons donc pas nous troubler la cervelle des labyrinthes d’un édifice que nous mettons Rai pied r terre il est inutile de s’arrêter à ces

Bagatel Cadu de nos grands-pères ce nonobstant parmi les modernes seaires il en est qui entrevoyant les impossibilités de leur doctrine ymêle pour les faire tolérer les mot de morale et de religion ils pensent qu’en attendant mieux on pourrait nous mener d’abord à l’idéale médiocrité des américains ils ferment

Les yeux et veulent bien oublier que les Américains sont propriétaires et propriétaires ardent ce qui change un peu la question d’autres plus obligeants encore et qui une sorte d’élégance de civilisation se contenterait de nous transformer en chinois constitutionnels à peu près hâtés vieillards éclairés et libres assis en

Robes jaunes pour des siècles dans nos semis de fleurs passant nos jours dans un confortable acquis à la multitude ayant tout inventé tout trouvé végétant en paix au milieu de nos progrès accomplis et nous mettant seulement sur un chemin de fer un ballot afin d’aller de canton à la Grande Muraille deviser

D’un marais à dessécher d’un canal à creuser avec un autre industriel du Céleste Empire dans l’une ou l’autre supposition américain ou chinois je serais heureux d’être parti avant qu’une telle félicité me soit advenue enfin il resterait une solution il se pourrait qu’en raison d’une dégradation complète du caractère humain les peuples ass de

Ce qu’ils ont ils perdraent l’amour de l’indépendance remplacé par l’amour des écus en même temps que les rois perdraient l’amour du pouvoir troqué pour l’amour de la liste civile de là résulterait un compromis entre les monarques et les sujets charmés de ramper pmê dans un ordre politique bâtard ils étaleraient à l’aise leurs

Infirmités les uns devant les autres comme dans les anciennesos ou comme dans ces bous où trempent aujourd’hui des malades pour se soulager on barbotterait dans une fange indivise à l’état de reptile Pacifique c’est néanmoins mal prendre son temps que de vouloir dans l’état actuel de notre société remplacer les plaisirs de la

Nature intellectuelle par les joies de la nature physique celle-ci on le conçoit pouvait occuper la vie des anciens peuples aristocratiques mais du monde ils possédaient des palais des troupeaux d’esclaves ils englobaient dans leurs propriétés particulières des régions entières de l’Afrique mais sous quel portique promenerez-vous maintenant vos pauvres loisirs dans quel bain

Vastes et horné renfermerez-vous les parfums les fleurs les joueuses de flûes les courtisanes de lionie n’est pas eliogabal qui veut où prendrez-vous les richesses indispensables à ces délices l’âme est économe mais le corps est dépensier maintenant quelques mots plus sérieux sur l’égalité absolue cette égalité ramènerait non seulement la servitude des corps mais

L’esclavage des âmes il ne s’agirait de rien moins que de détruire l’inégalité morale et physique de l’individu notre volonté mise en régie sous la surveillance de tous verrait nos tomb en désuétudes l’infini par exemple est de notre nature défendez à notre intelligence ou même à nos passions de

Songer à des biens sans termes vous réduisez l’homme à la vie du limaçon vous le métamorphosez en machine car ne vous y trompez pas sans la possibilité d’arriver à tout sans l’idée de vivre éternellement néant partout sans la propriété individuelle nul n’est affranchi quiconque n’a pas de propriété

Ne peut être indépendant il devient prolétaire ou salarié soit qu’il vive dans la condition actuelle des propriétés à part ou au milieu d’une propriété commune la propriété commune ferait ressembler la société à un de ces monastères à la porte duquel des économes distribuaient du pain la propriété héréditaire et inviolable est

Notre unique défense personnelle la propriété n’est autre chose que la liberté l’égalité complète qui présuppose la soumission complète reproduirait la plus dure servitude elle ferait de l’individu humain une bête de somme soumise à l’action qui la contraindrait et obligé de marcher sans fin dans le même sentier que je

Raisonnais ainsi M l’abbé de l’amenet attaquait sous les verrous de sa Jale les mêmes systèmes avec sa puissance logique qui s’éclaire de la splendeur du poète un passage emprunté à sa brochure intitulée du passé et de l’avenir du peuple complètera mes raisonnements écoutonsle c’est lui maintenant qui parle

Guilm pour ceux qui se proposent ce but d’égalité rigoureuse absolu les plus conséquents conclus pour l’établir et pour le maintenir à l’emploi de la force au despotisme à la dictature sous une forme ou sous une autre forme les partisans de l’égalités absolue sont d’abord contraints d’attaquer les inégalités naturelles

Afin de les atténuer de les détruire sil est possible ne pouvant rien sur les conditions premières d’organisation et de développ leur œuvre commence à l’instant où l’homme naît où l’enfant sort du sein de sa mère l’état alors s’en empare le voilà maître absolu de l’être spirituel comme de l’être organique l’intelligence et la

Conscience tout dépend de lui tout lui est soumis plus de famille plus de paternité plus de mariage dès lors un mâle une femelle des petits que l’État manipule dont il fait ce qu’il veut moralement physiquement une servitude universelle et si profonde que rien n’y échappe qu’elle pénètre jusqu’à l’âme même en ce

Qui touche les choses matérielles l’égalité ne saurait s’établir d’une manière tant soit peu durable par le simple partage s’il s’agit de la terre seule on conçoit qu’elle puisse être divisée en autant de portions qu’il y a d’individus mais le nombre des individus variant perpétuellement il faudrait aussi perpétuellement changer cette division

Primitive toute propriété individuelle étant abolie il n’y a de possesseur de droit que l’État ce mode de possession s’il est volontaire et celui du moine astreint par ses vœux à la pauvreté comme à l’obéissance s’il n’est pas volontaire c’est celui de l’esclave là où rien ne modifie la rigueur de sa

Condition tous les liens de l’humanité les relations sympathiques le dévouement mutuel l’échange des services le libre don de soi tout ce qui fait le charme de la vie et sa grandeur tout tout a disparu disparu sans retour les moyens proposés jus ci pour résoudre le problème pour l’avenir du

Peuple aboutissent à la négation de toutes les conditions indispensables de l’existence détruisent soit directement soit implicitement le devoir le droit le mariage la famille et ne produirait s’ils pouvait être appliqués à la société au lieu de la liberté dans laquelle se résume tout progrès réel qu’une servitude à laquelle l’histoire

Si haut qu’on remonte dans le passé n’offre rien de comparable fin des Guilmet il n’y a rien à répliquer à cette logique je ne vais pas voir les prisonniers comme tartuff pour leur distribuer des homôes mais pour enrichir mon intelligence avec des hommes qui valent mieux que moi quand leurs

Opinions diffèrent des miennes je ne crains rien chrétiens entêés tous les beaux génies de la terre n’ébranleraient pas ma foi je les plains et ma charité me défend contre la séduction si je pêche par excès il pêche par défaut je comprends ce qu’ils comprennent et ils ne comprennent pas ce que je

Comprends dans la même prison où je visitais autrefois le noble et malheureux Carel je visite aujourd’hui l’abbé de La Menet la révolution de Juillet a reléguer aux ténèbres d’une jaule le reste des hommes supérieurs dont elle ne peut ni juger le mérite ni soutenir l’éclat dans la dernière chambre en

Montant sous un toit abaissé que l’on peut toucher de la main nous imbéciles croyants de liberté François de Lamenay et François de Châteaubriant nous causons de choses sérieuses il a beau se débattre ses idées ont été jetées dans le moule religieux la forme est restée chrétienne alors que le fond s’éloigne

Le plus du dogme sa parole a retenu le bruit du ciel fidèle professant l’hérésie l’auteur de l’essas sur l’indifférence parle ma langue avec des idées qui ne sont plus mes idées si après avoir embrassé l’enseignement évangélique populaire il fut resté attaché au sacerdoce il aurait conservé l’autorité qu’on des variations les

Curés les membres nouveaux du clergé et les plus distingués d’entre ces Lévites allaient à lui les évêques se seraient trouvés engagés dans sa cause s’il e adhérait aux libertés galicanes tout en vénérant le successeur de SaintPierre et en défendant l’unité en France la jeunesse eut entouré le missionnaire en

Qui elle trouvait les idées qu’elle aime et les progrès auxquels elle aspire en Europe les dissidents attentifs n’auraient point fait obstacle de grands peuples catholiques les Polonais les Irlandais les Espagnols auraient béni le prédicateur suscité Rome même eût fini par s’apercevoir que le nouvel évangéliste faisait renaître la domination de

L’église et fournissait au pontifs opprimés le moyen de résister à l’influence des rois absolus quelle puissance de vie l’intelligence la religion la liberté représenté dans un prêtre Dieu ne l’a pas voulu la lumière a tout à coup manqué à celui qui était la lumière le guide en se dérobant a

Laissé le troupeau dans la nuit à mon compatriote dont la carrière publique est interrompu restera toujours la supériorité privée et la prééminence des dons naturels dans l’ordre des temps il doit me survivre je la journe à mon lit de mort pour agiter nos grands contestes à ces portes que l’on ne repasse plus

J’aimerais avoir son génie répandre sur moi l’absolution que sa main avait autrefois le droit de faire descendre sur ma tête nous avons été bercés en naissant par les mêmes flot qu’il soit permis à mon ardente foi et à mon admiration sincère d’espérer que je rencontrerai encore mon

Ami réconcilié sur le même rivage des choses [Musique] éternelles chapitre 7 l’idée chrétienne enir du monde en définitive mes investigations m’amènent à conclure que l’ancienne société s’enfonce sous elle qu’il est impossible à quiconque n’est pas chrétien de comprendre la société future poursuivant son cours et satisfaisant à la fois ou l’idée purement républicaine

Ou l’idée monarchique modifié dans toutes les hypothèses les améliorations que vous désirez vous ne les pouvez tirer que de l’Évangile au fond des combinaisons des sectaires actuels c’est toujours le plagiat la parodie de l’Évangile toujours le principe apostolique qu’on retrouve ce principe est tellement entré en nous que nous en usons comme nous

Appartenant nous nous le présumons naturel quoiqu’il ne nous le soit pas il nous est venu de notre ancienne foi apprendre celle-ci à deux ou degrés d’ascendance au-dessus de nous tel esprit indépendant qui s’occupe du perfectionnement de ses semblables n’y aurait jamais pensé si les droits des peuples n’avaient été posés par le Fils

De l’homme tout acte de philanropie auquelle nous nous livrons tout système que nous rêvons dans l’intérêt de l’humanité n’est que l’idée chrétienne retournée changé de nom et trop souvent défiguré c’est toujours le verbe qui se fait ch voulez-vous que l’idée chrétienne ne soit que l’idée humaine en progression

J’y consent mais ouvrez les diverses cosmogonies vous apprendrez qu’un christianisme traditionnel a devancé sur la terre le christianisme révélé si le Messie n’était pas venu et qu’il n’eû point parlé comme il le dit de lui-même l’idée n’aurait pas été dégagé les vérités seraient restées confuses t qu’on les entrevoit dans les écrit des

Anciens c’est donc de quelque façon que vous l’interprétiez du révélateur ou du Christ que vous tenez tout c’est du Sauveur Salvator du consolateur paraclétous qu’il vous faut toujours partir c’est de lui que vous avez reçu les germes de la civilisation et de la philosophie vous voyez donc que je ne

Trouve de solution à l’avenir que dans le christianisme et dans le CHR catholique la religion du verbe est la manifestation de la vérité comme la création et la visibilité de Dieu je ne prétends pas qu’une rénovation générale ait absolument lieu car j’admets que des peuples entiers soient voués à la

Destruction j’admets aussi que la foi se dessèche en certains pays mais s’il en reste un seul grain s’il tombe sur un peu de terre ne fûce que dans les débris d’un V ce grain lèvera et une seconde incarnation de l’esprit catholique ranimera la société le christianisme est l’appréciation la plus philosophique et

La plus rationnelle de Dieu et de la création il renferme les trois grandes lois de l’univers la loi divine la loi morale la loi politique la loi divine unité de Dieu en trois essences la loi morale charité la loi politique c’est-à-dire la liberté l’égalité la fraternité les deux premiers principes

Sont développés le troisième la loi politique n’a point reçu ses compléments parce qu’il ne pouvait fleurir tandis que la croyance intelligente de l’être infinie et la morale universelle n’était pas solidement établie or le christianisme eut d’abord à les absurdités et les abominations dont l’idolâtrie et l’esclavage avaient encombré le genre

Humain des personnes éclairées ne comprennent pas qu’un catholique tel que moi s’entête à s’asseoir à l’ombre de ce qu’elles appelle des ruines selon ces personnes c’est une gagure un partipris mais dites-le moi par pitié où trouverais-je une famille et un Dieu dans la société individuelle et philosophique que vous me proposez

Ditesle moi et je vous suis sinon ne trouvez pas mauvais que je me couche dans la tombe du Christ seul abri que vous m’avez laissé en m’abandonnant non je n’ai point fait une gagure avec moi-même je suis sincère voici ce qui m’est arrivé de mes projets

De mes études de mes expériences il ne m’est resté qu’un détrompé complet de toutes les choses que poursuit le monde ma conviction religieuse en grandissant a dévoré mes autres convictions il est naî icibas chrétien plus croyant et homme plus incrédule que moi loin d’être à son terme la religion du libérateur

Entre à peine dans sa troisième période la période politique liberté égalité fraternité l’Évangile sentence d’acquittement n’a pas été lu encore à tous nous en sommes encore aux malédictions prononcées par le Christ malheur à vous qui chargez les hommes de fardeau qu’il ne sauraiit porter et qui ne voudrient pas les avoir touchés du

Bout du doigt le christianisme stable dans ses dogmes et mobile dans ses lumières sa transformation enveloppe la transformation universelle quand il aura atteint son plus haut point les ténèbres de s’éclaircir la liberté crucifiée sur le calvaire avec le Messie en descendra avec lui elle remettra aux nations ce

Nouveau testament écrit en leur faveur et jusqu’ici entravé dans ses clauses les gouvernements passeront le mal moral disparaîtra la réhabilitation annoncera la consommation des siècles de morts et d’oppression né de la chute quand viendra ce jour désiré quand la société se recomposera t-elle d’après les moyens secrets du principe

Générateur nul ne le peut dire on ne saurait calculer les résistances des passions plus d’une fois la mort engourdira des races versera le silence sur les événements comme la neige tombée pendant la nuit fait cesser le bruit des chars les nations ne croissent pas auss rapidement que les individus dont elles

Sont composées et ne disparaissent pas aussi vite que de temps ne faut-il point pour arriver à une seule chose cherchée l’agonie du Bas Empire pense à ne pas finir l’air chrétienne déjà si étendue n’a pas suffit à l’abollition de la servitude ces calcul je le sais ne vont

Pas au tempérament français dans nos révolutions nous n’avons jamais admis l’élément du temps c’est pourquoi nous sommes toujours ébahis des résultats contraires à nos impatiences plein d’un généreux courage des jeunes gens se précipitent ils s’avancent tête baissée vers une haute région qu’ils entrevoient et qu’ils s’efforcent d’atteindre rien de plus digne

D’admiration mais ils useront leur vie dans ces efforts arrivés au terme de mes compes en mes comptes ils consigneront le poids des années déçu à d’autres générations abusées qui le porteront jusqu’au tombeau voisin ainsi de suite le temps du désert est revenu le christianisme recommence dans la

Stérilité de la tébaïde au milieu d’une idolâtrie redoutable l’idolâtrie de l’homme envers soi il y a deux conséquences dans l’histoire l’une immédiate et qui est à l’instant connu l’autre éloigné et qu’on n’aperçoit pas d’abord ces conséquences souvent se contredisent les unes viennent de notre courte sagesse les autres de la sagesse

Perdurable l’événement providentiel apparaît après l’événement humain Dieu se lève derrière les hommes niez tant qu’il vous plaira le Suprême Conseil ne consentez pas à son action disputer sur les mots appeler force des choses ou raisons ce que le vulgaire appelle Providence regardez à la fin d’un fait

Accompli et vous verrez qu’il a toujours produit le contraire de ce qu’on en attendait quand il n’a point été établi d’abord sur la morale et sur la justice si le ciel n’a pas prononcer son dernier arrêt si un avenir doit être un avenir puissant et libre cet avenir est

Loin encore loin au-delà de l’horizon visible on y pourra parvenir qu’à l’aide de cette espérance chrétienne dont les ailes croissent à mesure que tout semble la trahir espérance plus longue que le temps et plus forte que le [Musique] malheur chapitre 8 récapitulation de ma vie l’ouvrage inspiré par mes cendres et

Destiné à mes cendres subsistera-t-il après moi il est possible que mon travail soit mauvais il est possible qu’en voyant le jour ses mémoires s’effacent du moins les choses que je me serais racontées auront servi à tromper l’ennui de ces dernières heures dont personne ne veut et dont on ne sait que

Faire au bout de la vie est un âge amer rien ne plaît parce qu’on n’est digne de rien bon à personne fardeau à tous près de son dernier gî on na qu’un pas à faire pour y atteindre à quoi servirait de rêver sur une plage déserte queles ombr apercevraiton dans

L’avenir fille des nuages qui volent maintenant sur ma tête une idée me revient et me trouble ma conscience n’est pas rassurée sur l’innocence de mes veill je crains mon aveuglement et la complaisance de l’homme pour ses fautes ce que j’écris est-il bien selon la justice la morale et la charité sont elles rigoureusement

Observées eu le droit de parler des autres que me servirait le repentir si ces mémoires faisaient quelque mal ignorés et cachés de la Terre vous de qui la vie agréable aux hôtels auère des miracles salut à vos secrètes vertus ce pauvre dépourvu de science et dont on ne s’occupera jamais à par la

Seule doctrine de ses mœurs exercé sur ses de souffrance l’influence divine qui émanait des vertus du Christ le plus beau livre de la terre ne vaut pas un acte inconnu de ces martyres sans nom dont Hérode avait mêlé le sang à leur sacrific vous m’avez vu naître vous avez

Vu mon enfance l’idolâtrie de ma singulière création dans le château de Combourg ma présentation à Versailles mon assistance à Paris au premier spectacle de la révolution dans le Nouveau Monde je rencontre Washington je m’enfonce dans les bois le naufrage me ramène sur les côtes de ma Bretagne arrivrive mes souffrances comme

Soldats ma misère comme émmigré rentré en France je deviens l’auteur du Génie du christianisme dans une société changée je compte et je perds des amis Bonaparte marrête et se jette avec le corps sanglant du duc d’anguin devant mes pas je m’arrête à mon tour et je conduis le

Grand homme de son berceau en Corse à sa tombe à Sainte Hélène je participe à la restauration et je la vois finir ainsi la vie publique et privée m’a été connue quatre fois j’ai traversé les mers j’ai suivi le soleil en Orient toucher les ruines de de Carthage de

Sparte et d’Athène j’ai prié au tombeau de Saint-Pierre et adoré sur le Golgotha pauvre et riche puissant et faible heureux et misérable homme d’action homme de pensé j’ai mis ma main dans le siècle mon intelligence au désert l’existence effective s’est montré à moi au milieu des illusions de

Même que la terre app matelot parmi les nuages si ces fait répandu sur mes songes comme le vernis qui préserve des peintures fragiles ne disparaissent pas ils indiqueront le lieu par où a passé ma vie dans chacune de mes trois carrières je m’étais proposé un but important voyageur j’ai aspiré à la

Découverte du monde polaire littérateur j’ai essayé de rétablir le culte sur ses ruines homme d’État je me suis efforcé de donner au peuple le système de la monarchie pondérée de replacer la France à son rang en Europe de lui rendre la force que les traités de Vienne lui

Avaient fait perdre j’ai du moins aider à conquérir celle de nos libertés qui les vaut toutes la liberté de la presse dans l’ordre divin religion et liberté dans l’ordre humain honneur et GL qui sont la génération humaine de la religion et de la liberté voilà ce que j’ai désiré pour ma

Patrie des auteurs français de ma date je suis quasi le seul qui ressemble à ces ouvrages voyageur soldat publiciste ministre c’est dans les bois que j’ai chanté les bois sur les vaisseaux que j’ai peint l’océan dans les camps que j’ai parlé des armes dans l’exil que j’ai appris l’exil dans les cours dans

Les affaires dans les assemblé que j’ai étudié les princes la politique et les lois les orateurs de la Grèce et de Rome furent mêlés à la chose publique et en partagèrent le sort dans l’Italie et l’Espagne de la fin du Moyen-Âge et de la Renaissance les premiers génies des

Lettres et des arts participèrent au mouvements social quelles orageuses et belles vies que celles de Dante de TASS de camins d’erchilia de cantesse en France anciennement nos cantiques et nos récits nous parvenaient de nos pèlerinages et de nos combats mais à compter du règne de Louis XIV nos

Écrivains ont trop souvent été des hommes isolés dont les talents pouvaient être l’expression de l’esprit non des faits de leur époque moi bonheur ou fortune après avoir campé sous la hutte de l’hiroquois et sous la tente de l’Arab après avoir revêtu la casaque du sauvage et le caftan du

Mamelou je me suis assis à la table des rois pour retomber dans l’indigence je me suis mêlé de paix et de guerre j’ai signé des traités et des protocoles j’ai assisté à des sièges des congrès et des concl à la réédification et à la démolition des

Trônes j’ai fait de l’histoire et je la pouvais écrire et ma vie solitaire et silencieuse marchait au travers du tumulte et du bruit avec les filles de mon imagination Atala Amélie blanc VDA sans parler de ce que je pourrais appeler les réalités de mes jours si elle n’avait elle-même la séduction des

Chimères j’ai peur d’avoir eu une âme de l’espèce de celle qu’un philosophe ancien appelait une maladie sacrée je me suis rencontré entre deux siècles comme au confluents de de fleuves j’ai plongé dans leurs eaux troublées m’éloignant à regret du vieux rivage où je suis né nageant avec espérance vers une rive inconnue

Au N [Musique] Jésus chapitre 9 résumé des changements arrivé sur le globe pendant ma vie la géographie entière a changé depuis que selon l’expression de nos vieilles coutumes j’ai pu regarder le ciel de mon lit si je compare deux globes terrestres l’un du commencement

L’autre de la fin de ma vie je ne les reconnais plus une cinquième partie de la terre l’Australie a été découverte et s’est peuplée un sixième continent vient d’être aperçu par des voiles françaises dans les glaces du pôle Antarctique et les paris les rosses les franelin ont

Tourné à notre pôle les côtes qui dessinent la limite de l’Amérique au SEP l’Afrique a ouvert ces mystérieuses solitudes enfin il n’y a pas un coin de notre demeure qui soit actuellement ignoré on attaque toutes les langues de terre qui séparent le monde on verra sans doute bientôt des vaisseaux

Traversés l’ysme de Panama et peut-être l’ysme de suèze l’histoire a fait parallèlement au fond du temps des découvertes les langues sacrées ont laissé lire leur vocabulaire perdu jusque sur les granites de mesraïm champolon a déchiffré ces hiéroglyphes qui semblaient être un soau mis sur les lèvres du désert et qui répondait de

Leur éternelle discrétion entre parenses M Charles leenormand savant compagnon de voyage de champolon a préservé la gramire des obélisques que M hempère est allit étudier aujourd’hui sur les ruines de thèb et de mempis de l’auteur que si les révolutions nouvelles ont rayé de la carte la Pologne la Hollande

Gène et Venise d’autres républiques occupent une partie des rivages du Grand Océan et de l’Atlantique dans ces pays la civilisation perfectionnée pourrait prêter des secours à une nature énergique les bateaux à vapeur remonteraient ces fleuves destinés à devenir des communications faciles après avoir été d’invincibles obstacles les bords de ces fleuves se

Couvriraient de villes et de villages comme nous avons vu de nouveaux États américains sortir des déserts du kentui dans ces forêts réputées impénétrables fuiraient ces chariots sans chevaux transportant des pois énormes et des milliers de voyageurs sur ces rivières sur ses chemins descendraent avec les arbres pour la construction des

Les richesses des mines qui serviraient à les payer et l’isme de Panama romprait sa barrière pour donner passage à ses vaisseaux dans l’une et l’autre mer la Marine qui empreinte du feu le mouvement ne se borne pas à la navigation des fleuves elle franchit l’océan les distances s’abrègent plus de

Courant de moussons de vent contraire de blocus de ports fermés il y a loin de ces romans industriels au hameau de plancoouè en ces temps-là les dames jouaient au jeu d’autrefois à leur foyer les paysanes filaient le chanvre de leurs vêtements la maigre bougie de résine éclairait les veillé de village

La chimie n’avait point opéré ses prodiges les machines n’avaent pas mis en mouvement toutes les eaux et tous les fers pour tisser les laines ou broder les so le gaz resté au Météor ne fournissait point encore l’illumination de nos théâtres et de nos rues ces transformations ne se sont pas bornées à

Nos séjours par l’instinct de son immortalité l’homme a envoyé son intelligence en haut à chaque pas qu’il a fait dans le firmament il a reconnu des miracles de la puissance inénarrable cette étoile qui paraissait simple à nos pères et double et triple à nos yeux les soleils interposés devant les

Soleils se font ombre et manquent d’espace pour leur multitude au centre de l’infini Dieu voit défiler autour de lui ces magnifiques théorie preuves ajoutées aux preuves de l’Être suprême représentons-nous selon la science agrandi notre chétive planète nageant dans un océan à vague de soleil dans cette voie lactée matière brute de

Lumière métal en fusion de monde que façonnera la main du Créateur la distance de telles étoiles est si prodigieuse que leur éclat ne pourra parvenir à l’œil qui les regarde que quand ses étoiles seront éteintes le foyer avant le rayon que l’homme est petit sur l’atome

Où il se meut mais qu’il est grand comme intelligence il quand le visage des astres se doit charger d’ombre à quelle heure reviennent les comètes après des milliers d’années lui qui ne vit qu’un instant insecte microscopique inaperçu dans un pli de la robe du ciel les globe

Ne lui peuvent cacher un seul de leurs pas dans la profondeur des espaces ces astres nouveaux pour nous quelle destinée éclairerontils la révélation de as est-elle lié à quelque nouvelle phase de l’humanité vous le saurez races à naître je l’ignore et je me retire grâce à l’exorbitance de mes

Années mon monument est achevé semait un grand soulagement je sentais quelqu’un qui me poussait le patron de la barque sur laquelle ma place est retenue m’avertissait qu’il ne me restait qu’un moment pour monter abord si j’avais été le maître de Rome je dirais comme si là que je finis mes

Mémoires la veille même de ma mort mais je ne conclurai pas mon récit par ces mots comme il conclut le sien j’ai vu en songe un de mes enfants qui me montrait mthéliia sa mère et m’exhortait à venir jouir du repos dans le sein de la félicité

Éternelle si j’eus été siil la gloire ne m’aurait jamais donner le repos et la félicité des orages nouveaux se formeront on croit pressentir des calamités qui l’emporteront sur les afflictions dont nous avons été accablés déjà pour retourner au champ de bataille on songe à rebander ces vieilles blessures cependant je ne pense

Pas que des malheurs prochains éclatent peuples et rois sont également recrus des catastrophesévu ne fonderront pas sur la France ce qui me suivra ne sera que l’effet de la transformation générale on touchera sans doute à des stations pénibles le monde ne serurait changer de face sans qu’il y ait douleur

Mais encore un coup ce ne seront point des révolutions à part ce sera la grande révolution allant à son terme les scènes de demain ne me regardent plus elles appellent d’autres peintes à vous messieurs en traçant ces derniers mots ce novembre 184 ma fenêtre qui donne à l’ouest sur

Les jardins des missions étrangères est ouverte il est 6 heures du matin j’aperçois la lune pâle et élargie elle s’abaisse sur la flèche des Invalides à peine révélé par le premier rayon doré de l’Orient on dirait que l’ancien monde finit et que le nouveau commence je vois les reflets d’une

Aurore dont je ne verrai pas se lever le soleil il ne me reste qu’à m’asseoir au bord de ma fosse après quoi je descendrai hardiment le crucifie à la main dans l’éternité [Musique] kč [Musique] marāšu be ben salut au R des anges au toi lespous immaculé salut Sainte Mère de Dieu

Marie terre sain ou la promesse en ton sang le Seigneur par cher sainte verge Marie intercède pour nous toi qui es le secour et lait des pécheur im OM š marij [Musique] dišu au viergetu de so au pierge couronné des toi au pierge élevé dans la gloire à je

Bou je ta gloire oh Marie aide-moi à servirm mon Sauveur comme toi car je t’aimee mon Jésus mon Seigneur et mon roi et je veux pas ma te faire n de ma [Musique] vie [Musique] oīšis [Musique] marī

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