Revivez la conférence de Charlène Descollonges pour la Journée Mondiale de l’Eau 2024 le 21 mars 2024 dans les locaux du SyAGE
Bien messieurs dames bonsoir et bienvenue au siège du siage bonsoir à celles et ceux qui nous suivent et nous suivront en replay sur les réseaux sociaux je rom col le président du siège et en prélude à la Journée mondiale de l’eau qui se déroule demain nous avons
Souhaité et bien invité et elle a accepté notre invitation et je le remercie Charline d’conge qui est une ingénieure hydrologue elle aura l’occasion de se se présenter pour nous faire partager son expertise et son parce que l’expertise ne vaut et c’est ce qu’on essaie de porter avec les
Les je veux saluer l’expertise ne vaut que lorsqu’elle est placée au service de l’action et et nous allons ce soir évoquer des sujets qui finalement relève de ce qu’est notre cœur de métier cœur de métier des des équipes du siage qui est donc un des acteurs majeurs à l’échelle
Du bassin versant hcen de ce grand cycle de l’eau on va découvrir que l’eau a plusieurs couleurs d’ailleurs ce soir de ce grand cycle de l’eau que nous allons que nous allons évoquer puisque le le siage historiquement gérer l’assaainissement et les eaux pluviales sur le territoire
De 18 communes de la basse vallée de lière et du dans le territoire proche euh et puis il a étendu depuis 2020 ses compétences à l’ensemble du bassin versant de lière qui couvre le périmètre de 120 communes pour exercer une compétence qui a été
Créé par la loi NRE en 2015 qui est la compétence gmapi gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations parce que précisément pour répondre à une partie des enjeux que nous allons évoquer ce soir il répondent encore très partiellement et le législateur a considéré qu’il fallait à l’échelon pertinent c’est-à-dire à l’échelle des
Bassins versants créer des établissements pour ça que le siage a étendu ses ses compétences créer des établissements précisément pour s’intéresser au grand cycle de l’eau pour assurer la gestion et la prévention du risque inondation mais se soucier de la ressource en haut de sa qualité et des milieux qui sont
Liés à l’eau notamment des des zonomides dont on va nous expliquer dans quelques instants à quel point elles sont essentielles notamment dans le cadre de notre résilience collective face au changement face au changement climatique donc euh Charlen va s’adresser à nous et puis on aura ensuite un temps d’échange en
Tout cas je la remercie très sincèrement encore une fois d’avoir accepté notre invitation et je lui cède la parole vous pouvez l’applaudir et bien c’est parti bonjour bonjour à toutes et à tous eu je suis ravie d’être présente aujourd’hui à la veille de cette journée mondiale de
L’eau je me présente je suis Charline des colons je suis ingénieur hydrologue ex agent territorial donc j’ai pu expérimenter mes cinq premières années post- étude dans la territoriale où j’étais en charge d’un sage le schéma d’aménagement et gestion des eaux de larve en haut de Savoie un château d’eau
Du rô un château d’ de l’Europe et pourtant qui était déjà en proie à des sécheresses et des conflits d’usage autour de l’eau alors c’est quelque chose d’assez d’assez nouveau et puis je dirais depuis 2016 date à laquelle je suis rentrée dans la fonction publique
On a eu une série de de sécheresses très importantes qui ont concerné toute la France et depuis on narrive pas forcément à retrouver sauf 2021 une année un été sans grande sécheresse en France aujourd’hui c’est devenu un peu mon sujet de prédilection mais plus largement vous verrez que tous
Les enjeux de l’eau sont systémiques et interconnectés donc je suis partie j’ai quitté la fonction publique et je me suis intéressée à un sujet qui nous concerne tous à savoir l’eau et l’agriculture l’eau et l’alimentation notre relation complexe entre l’eau et et le végétal et j’ai cofondé donc l’association pour une hydrologie
Régénérative qui vise à restaurer massivement les les cycles de l’eau par l’aménagement ou le désaménagement du territoire donc on va pouvoir euh explorer un peu toutes ces notions ce soir on va faire une sorte de voyage voyage spatial et voyage temporel dans le monde en France et chez
Vous ici sur le bassin de lière donc vous êtes tous et toutes des gardiens et donc on va explorer ben toutes les dégradations qu’on a qu’on a fait subir en fait à ce grand cycle de l’au et j’ai conscience que le siège n’était pas forcément prédestiné à à à justement
Prendre cette compétten GP et le grand cycle de l’eau mais il était important pour moi de rappeler à quel point le petit cycle dépend d’un grand cycle et si le grand cycle est malheureusement altéré et bien il est de la responsabilité aussi des acteurs de ce
Petit cycle de l’eau de le réparer donc on va parler de tout ça de on va repartir de la base et je aussi peut-être j’espère vous apprendre quelque chose sur bah tout ce qu’on sait pas sur l’eau parce que on en apprend encore tous les jours et l’eau est bien
Mystérieuse et et on va voir que elle est elle regorge de de d’informations dont on ne sait pas où on commence à peine à savoir des choses donc c’est parti je vais commencer par classiquement une question que je pose à des enfants mais aussi des parents et
Des et des et des grands-parents à votre avis quel est le pourcentage d’eau douce disponible sur la planète ça c’est le premier chiffre qu’on devra tous retenir en sortie de cette conférence même ceux qui nous regardent en direct vous pouvez peut-être je crois par le chat participer à cette devinette
Donc c’est la petite boule que vous voyez sur 5 % qui dit moins 3 % et qui dit moins on est à moins de 1 % moins de 1 % d’eau douce c’estàdire que dans les 3 % d’eau douce présente sur Terre en fait les trois/4 sont emprisonnés dans les
Glaciers les l’autre quart restant est dans les nappes très profonde c’est-à-dire supérieur à 1 km de profondeur et il reste ce minuscule 1 % qu’on partage avec l’ensemble du vivant et dans ce minuscule 1 % et bien l’essentiel 95 % sont dans des nappes plus superficielles et donc voilà quand on
Part de ce chiffre de moins de 1 % on se dit mais waouh en fait l’eau est méga précieuse et ça c’est juste la phase immergée de de l’iceceberg puisque il ne s’agit que des stocks et quand on parle de flux là c’est encore une autre dimension puisque l’eau circule et là je
Rappelle vos souvenirs d’enfance he dans ce grand cycle de l’eau qui boucle des océans au continent l’eau s’évapore précipite et arrive sur les continents pour soit s’infiltrer soit ruisseler et draine aussi a donc nos nos territoires dans ces cours d’eau c’estes bassin verersant tout ça je vais vous définir
Un petit peu après tous ces concepts d’hydrologie hein mais voilà ce cycle de l’eau que je viens de décrire le Grand Cycle parfait finalement est une illusion si je puis dire aujourd’hui il existe quasi qu’une partie sur cette planète Terre où l’homme n’a pas mis sa main n’a pas
Altéré ou influencer ce grand cycle de l’eau ça c’est les résultats d’une étude scientifique internationale une étude de bot et Hal qui montre que sur 500 schémas et représentation du cycle de l’eau on ne représente jamais mais quasiment jamais nos interaction avec ce grand cycle à tel point que et bien en
Ayant une perception erronée de ce grand cycle de l’eau on ne peut apporter de solutions adéquate alors on ne représente pas non plus le rôle essentiel prépondérant des arbres et des forêts qui recyclent à l’échelle des continents cette eau qui qui qui fabrique des pluies en fait dans ce même
Papier il montre que le 2 ti3 des précipitations continentales provient de l’eau verte première couleur de l’eau l’eau qui est contenue dans les sols est prise par la végétation qui l’évapore une fois qu’elle arrive dans l’atmosphère elle va être transportée dans les courants atmosphériques et reprécipité plus loin à l’intérieur des
Continents si bien qu’on parle maintenant on ne parle même plus de bassin versant mais de bassin atmosphérique là où l’eau s’évapore puis là où l’eau précipite ailleurs et vraiment dans certains continents on se rend compte que les pluies sont générées vraiment par les forêts essentiellement des forêts denses et diversifiées les
Forêts primaires de l’amazonnie du Congo mais aussi les forêts du nord de la Mongolie en fait l’eau provient de l’eau verte l’eau bleue pardon provient de l’eau verte et ça alors en France euh très peu d’études hein sont menées sur cette eau verte on pourra revenir tout à
L’heure mais il y a quand même un taux de recyclage des eaux vertes pour fabriquer de l’eau bleue qui peut parfois aller jusqu’à 60 % notamment l’été en juillet donc on a grâce à ces arbres de l’eau sur nos territoires donc l’eau comme ça voilà recycle et le vrai
Schéma du cycle de l’eau est imbuvable c’est celui-ci c’est celui qui a été publié par les chercheurs et donc on voit ici dans ces flèches jaunes ce grand cycle de l’eau voilà Natur on voit deux choses dans ce grand cycle naturel si je puis dire déjà que les 2 tiers des
Précipitations continentales proviennent comme je viens de vous le dire de l’eau verte et que le tiers restant provient de ce flux océanique qui arrive des flux des des océans qui qui qui qui tombent ensuite sur les territoires notamment en France on est très arrosé par l’océan Atlantique donc ça c’est le cycle
Naturel mais quand on regarde en fait de plus près on voit des flèches vertes des flèches bleues et des flèches grises ça ce sont les EAU les empreintes eau de l’humanité donc l’eau verte c’est toute l’eau qu’on s’approprie pour fabriquer notre alimentation l’agriculture c’est aussi toute l’eau qui est impactée par
Nos activités qui change la couverture du sol qui va déforester et cetera ex tout ça c’est c’est de l’eau verte en moins et donc euh quand on fait la somme de l’eau verte de l’eau bleue et de l’eau grise on arrive à ce qu’on appelle l’empreinte eau de l’humanité donc l’
Haau vert je vient de la définir l’empreinte AUAU bleue c’est toute l’eau qu’on va pomper qu’on va rejeter qu’on va utiliser consommer et cetera et l’eau grise c’est toute l’eau qui est rejeté dans l’environnement sans dépollution quand on fait la somme de cette empreinte haau à l’échelle
Annuelle et pour l’humanité on est à 24000 milliards de mètres cbes d’eau 24000 milliards de mè CUB d’eau je mets au défi quelqu’un dans la salle de pouvoir se représenter un tel chiffre on n’est pas forcément calibré pour cela alors pour vous donner une idée c’est
Comme si c’est ce que disent les auteur de cette étude on détournit la moitié des débits des fleuves des continents aux océans on détourne la moitié de ces débits annuel et on dit ça c’est pour notre espèce humaine pour l’humanité on va s’approprier cette eau pour fabriquer notre agriculture notre notre nourriture
Notre électricité nos vêtements nos objets connectés nos batteries au lithium et cetera tout ça nécessite de l’eau et qu’on va utiliser consommer ou polluer quand on quand on pollu l’au on la rend indisponible donc voilà c’est ça derrière cette empreinte eut je commence déjà un petit peu à définir certains
Concepts qui sont comme vous le voyez très généraux très globaux on va rentrer maintenant un petit peu dans le détail rentrer en France rentrer sur votre territoire mais avant cela on va définir aussi quelques notions de base en hydrologie donc science qui étudie euh les écoulements de surface l’écoulement
De l’eau en surface donc euh dans les petits rues les ruisseaux les courour d’eau les fleuves jusqu’à l’exutoire et donc notre unité de base hein euh moi je me définis souvent comme une médecin de l’eau et mon patient c’est un bassin versant c’est le corps qui enveloppe vraiment le réseau hydrographique qui
Est drainé par euh par tout un tas de de de d’hydrosystèmes et donc on a les cours au du plus petit au plus grand qui sont classifiés et ce bassin versant donc qui alimente ces cours d’eau donc ça c’est la phase visible les bassins versants sont des cuvettes déimitées par les
Reliefs mais on a aussi les bassins hydrogéologiques qui parfois ne sont pas forcément les mêmes et là c’est tout ce qui en sous-sol je vais vous revenir un petit peu après sur sur ces concept mais là je vais parler un petit peu de ce qui se passe en surface et le bassin versant
Chez vous c’est celui de la Scine le grand bassin versant le grand bassin hydro qui s’étend des sources de la Sene près de Dijon là où jeù j’ai grandi et qui termine sa course évidemment au Havre enfin un peu en dessous du Havre évidemment et donc dans la dans cette
Dans ce dans ce grand Delta où on boucle avec avec la mer donc on a ici sur ce grand bassin 55000 km car k pardon de cours d’eau quasiment 100000 km²r c’est un très grand bassin très habité hein on a 18 millions de d’habitants sur ce bassin et par rapport aux agences de
L’eau on en reparlera après c’est la première agence de l’eau la France en terme de moyen puisque c’est là où on a le plus d’habitants le plus d’enjeux aussi industriel sur votre bassin à vous parce que vous êtes donc un affluent de la scène en amont en rive droite lière qui
Est sur une surface là de 1000 km² c’est à peine 1 % du bassin inversant de la seinene toute la Scine et on a ici donc trois principants affluents qui sont des rues c’est marrant parce que la plupart du temps où je vais les les affluents sont des sont des cours d’eau enfin
Voilà donc là c’est plutôt des des rues donc des tout petits cours d’eau qui néanmoins leur importance et euh et donc ce territoire ire draine 680000 habitants c’est plus c’est de plus en plus on constate une évolution démographique de plus en plus importante surtout sur la Val de votre bassin donc
C’est un territoire qui est très hétérogène on a un caractère très rural en amont et un caractère très urbain en aval donc on se retrouve à avoir des extrêmes en fait à gérer entre des sécheresses des inondations sécheresse qui s’explique en partie en lien avec la nature de votre
Re sol le sol que qui se trouve sur sur ce bassin est un sol carstique alors qu’est-ce qu’un carste un carte c’est un aquifère un peu spécial moi j’appelle ça un un émental en fait c’est un un massif calcaire qui est troué troué drainé par la la dissolution du calcaire par la
Pluie et qui crée des drains comme ça en en en en souterrain et dans ce massif calcaire on a énormément d’infiltration ce qui explique pourquoi liè par endroit s’infiltre voire perd et donne en fait de l’eau dans les nappes plus profondes surtout l’été donc on a on a donc
Plusieurs types d’acifer he là viens décrire un mais en tout cas chez vous c’est celui-là c’est l’AC cuifer de de champignny la les calcaires de Briis aussi qui qui sont très importants pour soutenir l’étillage de des des rues de lière et donc donc on a une nappe qui
Est très très puissante he puisqu’elle alimente 75 % de de de l’eau potable c’est une na que je dirais assez stratégique hein pour vous pour pour les générations actuelles mais les générations futures aussi devront en bénéficier le problème est bien peut-être un problème de quantité que avec les pluies abondantes on on espère
Pouvoir recharger cette nappe là cette année mais on a de plus en plus de problèmes malheure ement de qualité en raison des des émissions en fait de polluants de microlluants notamment les pesticides qui altèrent la qualité de cette nappe donc là je viens de faire un petit tour d’horizon des principales
Ressources en eau douce que vous avez sur le territoire et je ne parle pas des zones humides qui sont extrêmement importantes et merveilleuses à plein d’égards les zones humides elles elles ont cinq grands rôles clés pardon elles elle régule les cru tamponne les cru hein tous les les flux qui arrivent
Massivement permettent de voilà retenir cette eau elle la retient aussi pendant la sécheresse elle permet de de prolonger en fait et de de soutenir l’étillage de certains cours d’eau ou certains rues euh elles est pururent naturellement l’eau on estime que si on devait payer les zones humides juste
Pour leur leur rôle épuratoire on pourrait les payer 2000 € à l’hectare donc les zones humides pourrai être riches plus tard si on leur octroyait un droit un sujet de droit elle pourrait demander 2000 € par hectare elle deviendrait peut-être même plus riche que certains millionnaires et en fait
Les zones humides au-delà le de ce rôle épuratoire et bien évidemment abritent une riche biodiversité et stock du carbone malheureusement les zones humides sont en voie de disparition en France on en a des fruit plus de 50 % en l’espace de 60 ans et on a surtout
Attaqué là où c’était le plus facile c’est-à-dire au bord des cours d’eau les bords des cours d’eau sont les plus plats les plus les plus facilement aménageableable donc on va grignoter progressivement sur ces ce qu’on appelle les annexes fluviales qui permettent bah à l’eau de ralentir de s’infiltrer de
Nourrir d’alimenter les nappes les nappes alluviales bon bon ça c’était une petite parenthèse pour vous parler des zones humides mais je vais passer maintenant par la case usage de l’eau on va parler d’usage visible et invisible don je parler beaucoup d’usage visible puisque c’est ce qui concerne le le
Secteur et puis les acteurs du petit cycle de l’eau mais on va quand même parler d’empreinte eau alors j’aime beaucoup cette phrase d’Eric orsena qui nous dit que un fleuve ou un cour d’eau peu importe est un miroir de notre société dis-moi comment tu produis l’eau
Si tu la respectes à quel prix et qui en profite et je te dirait très clairement à quel type de société tu appartiens ça fait méditer à savoir comment est-ce qu’on utilise l’eau quel est notre rapport à l’eau comment quel est notre usage notre dépendance principale à
Cette eau à cette à ce fleuve et bien je vais passer par le prisme français et ensuite on va descendre un petit peu plus sur votre territoire en France non pardon d’abord dans le monde dans le monde on a besoin d’eau pour l’agriculture 70 % des prélèvements
Sont pour le secteur agricole et on voit depuis les années 50 PAF une une énorme un énorme besoin hyper croissant de l’eau pour produire notre alimentation en raison de l’essort des énergies fossiles qui a permis à l’agroindustrie de et bien de de profiter et de diriguer euh beaucoup à
Partir des de l’eau douce donc en France pardon maintenant je reviens en France on a un usage qui est essentiellement énergétique c’est un cas particulier hein du monde où euh 50 % de nos prélèvements sont destinés à refroidir les centrales nucléairire pas n’importe lesquelles surtout celles qui sont en
Circuit ouvert les circuits ouverts sont concentrés sur le rô le couloir rodanien qui euh où se trouvent trois principales centrales qui fonctionne en circuit ouvert depuis depuis bientôt 50 ans et ces centrales elles prélèvent beaucoup d’eau mais elles en rejettent 95 % elle est plus chaude ça pose d’autres
Problèmes mais l’eau est principalement rejeté après son prélèvement on a ensuite les circuits fermés qu’on retrouve sur la Loire qu’on retrouve aussi sur la scène à nos gens sur scène et euh on en retrouve sur d’autres sur sur d’autres secteurs sur d’autres secteurs hydrographiques la Garonne notamment mais là les circuits fermés
Prélèvent de l’eau en consomme 40 % par les tours aéroréfrigérantes par évaporation et donc ne retourne pas directement dans les milieux aquatique ensuite le deuxième usage c’est l’eau potable évidemment donc là on prélève de l’eau pour plein d’usages qui sont connectés au réseau d’eau public et on a aussi le
Le des prélèvements importants pour les canaux les canaux de dérivation pour le transport fluvial mais l’irrigation aussi l’agriculture et l’industrie finissent en dernière position derrière ces usage mais là une fois qu’on a dit ça on a rien dit en fait ce sont des chiffres moyens des chiffres à l’échelle de la France qui
Confond le bassin de la Scine avec la bassin de la Garonne le bassin du rô on n pas du tout les mêmes climats pas du tout les mêmes enjeux et et on parle pas de consommation donc là c’est très important pour moi de faire cette distinction entre prélèvement et consommation quand on
Parle de partage de l’eau il faut pouvoir distinguer les deux la consommation c’est l’eau qui ne retourne pas directement dans les milieux aquatiques et on observe donc pardon avant de parler de consommation je fais quand même un petit détour par chez vous l’essentiel de l’eau potable c’est l’essentiel des usages pardon sont
Destinés à l’eau potable he 80 % quasiment euh puisque c’est un un un petit bassin avec avec aussi peu euh d’enjeu il y a pas de centrale nucléaire il y a très peu de d’usage énergétique d’une manière générale donc on est quand même sur un un bassin ou où il y a
Essentiellement un enjeu sur l’eau potable l’assaainissement le petit cycle de l’eau mais quand on regarde donc quand je parlais des consommations on parle là euh vraiment de de de l’eau qui ne retourne pas dans les milieu aquatique et quand on fait ce bilan à l’échelle français française
Pardon on est sur du 60 % en moyenne 58 % pour l’agriculture donc là c’est surtout l’eau qui est utilisée pour l’irrigation agricole et l’irrigation se concentre dans les bassins qui sont en tension quantitative vous le voyez sur cette carte toute la façade ouest de la
France consomme jusqu’à 80 voire 95 % de la ressource en eau disponible l’été d’où toutes les tensions autour du partage de l’eau autour des mégabassines et cetera puisque on a déjà de fortes tensions en fait sur ces bassins qui dépendent beaucoup de l’irrigation agricole et donc cette cette tendance à
L’augmentation de l’irrigation agricole va de paire avec un un changement du climat des des des des sécheresses qui arrivent de plus en plus vite rapidement qui sont plus précoces qui sont plus longues et bien nécessite de s’équiper en en irrigation en équipement d’irrigation donc on on constate une augmentation des des équipements
Notamment dans le nord de la France et tout ça vient aussi se corréler avec le changement de pratique dès lors que on voit les surfaces de prairies disparaître et bien quasiment automatiquement avec on a les équipements en irrigation pour irriguer donc les monocultures qui servent essentiellement pour l’alimentation
Animale donc on est en terme de consommation aussi l’eau potable puisqu’on a beaucoup de encore beaucoup de fuites hein un milliard de de mètres cubes d’eau qui fuit dans les réseaux d’eau potable alors j’entends beaucoup parler hein des fois des des des élus qui m’interpellaient en me disant mais
L’eau qui fuit des réseaux elle finit dans le sol elle finit par retourner dans la rivière et ben non et de moins en c’est de moins en moins vrai avec l’été puisque les sols évap s’évapore avec les sécheresses éclaires et donc c’est vraiment de l’eau qui est perdue
Qui ne retourne pas dans les rivières qui ne profite pas donc au milieu aquatique donc on a vraiment intérêt à à mettre les bouchetes doubles sur la réduction de ces fuites et je ne parlerai plus tard des autres désagréments occasionné par par les par les réseaux mais cette fois sur
L’assainissement c’est pas l’objet là de de cette présentation mais j’y reviendrai tout à l’heure et maintenant euh bah me vient ces ces usages invisibles donc là je vous ai parlé des usages visibles les usages visibles c’est l’eau domestique hein qu’on consomme qu’on utilise tous à la maison
J’ai pas dit j’ai dit consommer mais c’est utilisé faut vraiment être clair 146 l par jour par habitant en moyenne ça c’est l’eau visible c’est l’eau qui retourne petit cycle de l’eau hein ça retourne dans le milieu mais l’eau invisible et bien c’est l’empreinte eau donc c’est cette empreinte dont je vous
Ai parlé tout à l’heure l’eau verte l’eau bleue l’eau grise à votre avis quelle est l’empreinte eau moyenne d’un Français chaque jour 120 L qui dit plus on va essayer on va on va faire on va faire jouer les autres donc toute l’eau que l’on porte
He sur nos vêtements l’eau qu’on mange à travers notre notre agriculture l’eau qu’on utilise pour pour les smartphones on a même besoin pour ça à votre avis donc ça c’est j’ai posé la question à des enfants tout à l’heure ils étaient ils étaient pas loin de la réponse alors
Franchement je veux pas dire mais ouais 1002 c’est ce qui m’ont répondu c’est déjà un peu plus que 100 mais c’est pas ça c’est cinq fois plus c’est 4900 l d’eau par jour par jour donc c’est l’équivalent de 25 baign noir en fait qu’on pourrait remplir virtuellement d’eau verte d’eau bleu et
D’eau grise et l’essentiel de notre empreunte eut est lié à notre alimentation à notre agriculture et 80 % quand on regarde plus de 80 % c’est donc de l’eau qu’on mange et c’est de l’eau verte l’eau verte que je vous disais tout à l’heure c’est l’eau qui est prise
Par l’évaporation et des plantes et c’est surtout des plantes qui sont destinées à l’alimentation animale d’O les 37 % de l’empreinte haut qui sont directement lié à la consommation de viande et on se rend compte que plus un pays est développé plus il mange euh il mange de la viande et protéine animale
Plus il a une empreinte eau élevée ça c’est ce qu’on vérifie à peu près partout mais là dans ce chiffre on n pas intégrer les l’empreinte eau énergétique là il y a que l’emprinte eau alimentaire nos objets nos vêtements du quotidien mais pas l’énergie certains disent que
On serait peut-être autour de 8000 l par jour au final par français en fait les études sur l’empreinte haut sont très lacunaires on a très peu de de suivi dans le temps et pourtant quand on parle d’emprinte eut vous verrez tout à l’heure c’est c’est fondamental parce que on se rend compte
À quel point on est on a mondialisé en fait ces échange de l’eau on on regarde là sur ce sur ce camamber on importe n’empêche 40 % de d’eau virtuelle externe à travers le chocolat les cacaos les bananes et cetera tout ça ça nécessité de l’empreinte eut et je suis
En train de casser le matériel alors quand on parle donc quand on on parle de l’empreinte eau on parle de cette eau qui voyage mais il est maintenant important de comprendre à quel point ce voyage de l’eau peut altérer modifier ce grand cycle de l’eau notamment au regard de l’eau verte et de
L’eau bleue donc ce que j’ai tendance à dire notamment dans les médias qui s’affole avec le changement climatique et c’est à très juste titre qu’on a perturbé ce cycle de l’eau avant même d’avoir perturbé le climat finalement le climat c’est ce que disais ce matin ma
Collègue et ma Aziza à France interre le climat est un exacerbe est un révélateur en fait de tous les désordres qu’on a occasionné sur ce grand cycle et ce bien avant d’avoir émis de grandes quantités de gaz à effet de serre je vais rentrer un peu plus dans le détail pour vous
Expliquer en quoi ce grand cycle a été altéré et là j’attire votre attention mais si vous si vous sentez que vous perdez le fil c’est normal parce que c’est ce que j’appelle le tunnel noir de ma présentation on va enchaîner les mauvaises nouvelles avant d’arriver au bonnes mais accrochez-vous mettez la
Ceinture c’est parti on va partir sur un grand cycle un grand tour de de toutes ces dégradations au travers de ce qu’on appelle les limites planétaires je sais pas si vous êtes familier avec ce terme avec ce cette lecture du monde qui dit voilà on a on a une planète avec des
Ressources finies avec des un un système un métabolisme fini et on a franchi certaines limites planétaires on en a neuf au total et on a franchi les les limites planétaires de l’eau verte et de l’eau bleue donc l’eau verte c’est ce que je vous expliquais c’est le fait
D’avoir changé la couverture des sols d’avoir déforesté massivement d’avoir détruit des zones humides le fait de s’être approprié l’humidité du sol par l’agriculture notamment l’agriculture intensive et bien tout ça perturbe l’humidité du sol et donc l’eau verte c’est comme ça que les scientifiques mesurent cette limite planétaire qui a
Été franchie on est sorti de nos zones de variabilité naturell des limites des de l’humidité du sol et ce sur toute la planète une bonne partie de la planète et notamment en France l’eau bleue c’est toute l’eau qu’on va prélever qu’on va utiliser qu’on va consommer et les
Familles d’impact de l’eau bleue sont bah la surconsommation les surprélèvements par rapport à la capacité des hydrosystèmes à se renouveler mais aussi les stockages artificiels vont perturber les régimes d’écollement des EAU les l’aménagement des cours d’eau tout ce qui va contribu contribuer à canaliser les rivières à
Les enterrer à les mettre dans des grands ouvrages et bien tout ça va accélérer perturber en tout cas les flux d’eau en surface évidemment on a toute la pollution les les pollutions directes à travers les rejets des industries des stations d’puration mais aussi les pollutions diffuses qu’on retrouve
Maintenant partout sur tous les cours d’eau de l’Europe du monde entier où on retrouve ces micropolluants microplastiques qui vont poser de sérieux problèmes de santé à l’avenir et donc tout ça j’ai pas encore parlé du changement climatique donc ça c’est vraiment le cycle de l’eau dégradé tel qu’on devrait l’apprendre à l’école
Mais c’est sûr que dit comme ça ça ça fout un peu l’angoisse et euh et on on aurait pas envie de de créer des des générations d’écoanxieux bien que ça soit déjà un peu le cas alors on va rentrer quand même dans le détail de ces grands impacts de ces grandes familles
Qu’on a altéré donc je vous ai dit l’eau verte et l’eau bleue ont été euh euh franchies ces limites planétaires donc ça c’est une récente étude qui a été publiée l’année dernière et qui montre que sur la plupart des surfaces du du monde hein ces surfaces qui sont
Colorées et bien on a franchi cette limite planétaire comme je vous le disais bien avant le changement climatique hein dès les années 50 la plupart des pays ont vu l’humidité du sol changer les débits des cours d’eau changés par rapport à leur le régime naturel donc ça ça nous interroge
Pourquoi et bien parce que on a largement artificialiser les sols en France on on artificialise l’équivalent de 400000 400000 terrains de foot depuis depuis depuis 2009 donc ça fait déjà un moment et la plupart des des territoires qui sont très artificialisés donc qui ont consommé des espaces agricoles
Naturels forestiers et bien voit de plus en plus de problèmes d’inondation de petites crues notamment pendant les orages euh et aussi de sécheresse puisque l’eau qui ne s’infiltre pas ne peut recharger euh les sols ne peut recharger les rivières ni euh les nappe j’attire votre attention justement sur
Ce schéma à gauche qui a été fait par la métropole de Lyon et qui estime que sur 100 % de la pluie en zone naturelle et bien on a la moitié qui pourrait s’infiltrer dans un sol dans cette moitié la moitié encore donc un/4 finalement des pluies viendrait
Recharger les nappes tandis qu’en zone urbaine urbanisé très fortement urbanisé et bien seulement 5 % de cette pluie viendrait recharger les nappes on perd on perd quand même une grande partie de cette eau qui va dévaler en fait cette ces ces ces revêtements imperméables et ensuite se concentrer
Dans dans lesau dans les rivières et n’iront jamais alimenter ces nappes si bien que bah dans certaines villes notamment autour de Rennes et bien on a plus d’eau qui arrive dans la nappe et ça pose de sérieux problèmes en terme d’alimentation en eau
Potable alors on a ça et on a ce que je disais tout à l’heure on s’est vraiment amputé si je puis dire de nos meilleurs alliés en terme de d’adaptation au changement climatique puisqu’on a on a détruit la moitié des des surfaces en zone humide en France et comme je disais
65 % notamment en pleine alluviale donc forcément en fait quand on artificialise les sols quand on décape une zone humide et bien on on accélère ce flux d’eau en surface l’eau n’a plus le temps de de s’arrêter de s’infiltrer et de recharger aussi les nappes en profondeur l’autre limite planétaire qui
Est complètement liée en fait au cycle de l’eau aussi et celle de la biodiversité on assiste à un effondrement de la biodiversité peut-être qu’un jour vous accueillerez un spéci iste de la biodiversité qui vous dira qu’on a jamais connu une telle extinction massive provoquée par une seule espèce ça c’est assez nouveau et
Euh et en fait depuis donc on parle vraiment de 6e extinction et dans les dans les les rapports de biodiversité on se rend compte que le type de biodiversité qui connaît le plus fort effondrement et bien c’est la biodiversité aquatique ça c’est assez fou on pourrait penser que c’est la
Biodiversité marine et ben non c’est la biodiversité aquatique qui en forte effondrement en raison et bien de la construction de ces seuils de ces barrages mais aussi de la pollution la diminution des des débit dans les cours d’eau tout ça en fait contribue à appauvrir euh les populations et juste
Avant j’étais au Muséum d’histoire naturelle qui confirmait vraiment ses résultats la plupart de certaines espèces rares ou protégées sont en disparition dans toute l’Europe et les poissons migrateurs peinent à remonter les rivières en raison de ces nombreux AG et donc avec avec eux il y a pas que
Les poissons hein mais les MACR invertébrés les bivalves tout un écosyè tout toute une chaîne trophique qui est complètement altérée par nos aménagements donc ça c’est vraiment un impact direct qui existait déjà avant encore une fois le changement le changement climatique le cycle de l’eau est aussi complètement lié au cycles
Biogéochimique notamment les nutriments l’azote le phosphore qui sont eux aussi en crise on a franchi ses limites planétaires en raison et bien des pollutions massives émises par les les activités agricoles en raison aussi d’une d’une d’un manque de de traitement des stations d’épuration donc en France
Hein pour rappel on a été mis en demeure par la Commission européenne pour accélérer cette mise au norme des stations d’épuration alors il me semble pas que chez vous vous soyez concerné mais en tout cas c’est la la station d’épuration d’Île de France de scè av
Qui est et qui doit se mettre au norme au plus vite qui concerne quand même plusieurs un bon paquet d’habitants et qui ben voilà fait face aussi aux enjeux du changement climatique pourquoi j’ai mis ces images parce que on se rend compte avec les sécheresses estival on a
De plus en plus de mal d’avoir des rejets de station d’épuration conforme la la rivière étant moins pourvu en eau et bien elle va tendance à perdre sa capacité d’autoépuration déjà ser que par le facteur d’iluion il y a moins d’eau donc les polluants se con se
Concentrent mais aussi parce que on a de moins en moins d’oxygène ça c’est directement lié aux vagues de chaleur plus il fait chaud moins il y a d’oxygène et donc les algues peuvent s’installer et se développer très fortement donc on va avoir de plus en plus de de problème aussi sanitaire à
Interdire la beignade dans certains cours d’eau puisque on a des des des rejets stations desption qui auront de plus en plus de mal à être conforme donc tout ça c’est très complexe on se rend compte à quel point c’est complexe à quel point euh on a besoin de de de
Prévoir à l’avance de prévenir plutôt que guérir et malheureusement ben le temps nous manque puisque le changement climatique est déjà là en France et se manifeste avec de plus en plus de force nous y voilà donc c’est le schéma qui vient de du dernier rapport du GC qui
Explique vraiment ce lien entre le climat l’élévation des températures et le cycle de l’eau donc euh faut retenir que pour 1°gré de réchauffement en plus on a plus 7 % de vapeur d’eau qui va aller dans dans l’atmosphère l’atmosphère étant un compartiment limité l’eau va devoir aller quelque
Part donc en fait à l’échelle planétaire on a une répartition de cette eau qui va être différente une répartition thermique aussi qui sera différente il faut savoir que la France et l’Europe se réchauffe beaucoup plus vite he que le reste du monde et en France on a on est
Enfli influencé par le courant Atlantique qui qui amène beaucoup de précipitations hivernal on l’a vu cette année mais aussi on va être impacté par les sécheresses puisque la Méditerranée sera de sera un hotspot du changement climatique on a vraiment une un processus d’aridification de désertification massive certaines régions vont voir notamment les Pyrénées
Euh leur pluie diminuer de 50 %. donc on va avoir un changement dans les températures déjà plus euh les températures seront élevées bah plus on aura desvap desvapotranspirations des plantes mais aussi l’évaporation des sols l’évaporation des plants d’eau tout va partir dans l’atmosphère hein vous l’aurez compris donc ce sera moins d’eau
Pour recharger les nappes moins d’eau pour les rivières et on aura aussi donc des stress hydriques majeur sur sur la plupart des des territoires donc des sécheresses mais aussi des inondations hein c’est le le pendant aussi de ce de ce de ce menu qui sera très réjouissant
Et euh et on sait que pour chaque degré de réchauffement supplémentaire on aura une intensification de ces événements climatiques pour pour une trajectoire à plus 4°gr à l’échelle du monde hein c’est c’est pas celle de la France n nous là on est à plus de degrés à l’échelle française plus 1,1 degr à
L’échelle mondiale mais comme je vous disais la la France se réchauffe plus vite nous on est presque à + 2°gr et à + 2°gr on voit déjà apparaître ben une démultiplication des sécheresses une démultiplication des événements des épisodes de pluie intenses donc les pluies en France on va on sera pas tous
Logés à la même enseigne en fait on va avoir un sud de la France qui va s’aridifier comme je vous le disais à l’échelle de l’année le sud de la France va avoir – 40 à – 50 % de pluie en moins donc donc c’est c’est très problématique pour pour certaines professions
Notamment les les agriculteurs on le voit encore dans les Pyrénées oriental et dans le Nord de la France une légère augmentation 5 à 10 % en plus ça c’est vraiment lié à des phénomène climatique de répartition des pluies à l’échelle du globe c’est on est vraiment pris en
Sandwich entre ces deux ces deux ces deux événements climatiques deux évolutions climatiques pardon et quand on regarde ça c’est l’échelle de l’année et quand on regarde à l’échelle des saisons et bien l’été sera de plus en plus sec et ce partout en France même ici même si on a un un un hiver
Plusvieux ça c’est important de le dire c’est pas parce qu’on a rempli nos nappes qu’on sera prémuni de sécheresse l’été 2020 l’a démontré aussi euh avec des sécheresses éclaires qui sont accentué par des vents très forts très séchant et bien on peut avoir des sécheresses qui peuvent s’installer au
Bout de 3 semaines donc euh même si on a des hivers plus vieux et c’est notamment le cas cette année cette image là de la France à plus g degrés doit vous rappeler quelque chose on y est c’est exactement ce qui est en train de se
Passer où on a une France coupée en deux avec des trop d’eau et des pas assez d’eau ces extrêmes deviendront un quotidien et certains climatologues disent que 2022 sera la norme en 2050 pour vous donner une idée donc il va falloir malheureusement s’adapter et l’adaptation a été le parents pauvre de
Toutes les politiques climatiques notamment en France jusqu’alors voilà euh vous êtes là vous êtes toujours là ça va aller donc euh on est effectivement sur une trajectoire qui est très inquiétante hein euh malheureusement elle ne dépendent pas que de la France mais aussi des autres
Pays et on se rend compte à quel point c’est complexe ça va être très long et le temps malheureusement nous manque donc et bien euh il va falloir comme je disais s’adapter on peut s’inscrire dans cette trajectoire d’adaptation mais on on peut aussi se dire et bien on
Pourrait régénérer ces cycles de l’eau régénérer ce qui a été dégradé pour améliorer la résilience des territoires et là je mets derrière ce mot résilience énormément de poids parce que il faut tabler sur toutes les résiliences possibles qu’ell soi écologique économique énergétique alimentaire et évidemment hydrique le premier rapport
Qu’on a à changer c’est pas forcément notre notre rapport au carbone parce que le carbone même si c’est important et on en entend beaucoup parler et bien moi j’appelle à ce qu’on change notre rapport à l’eau plutôt que de le voir comme une ressource éternellement exploitable et bien ce serait plutôt un
Commun quelque chose qu’on pourrait partager écouter et se mettre vraiment à son chevet pour lui laisser une plus grande liberté ça c’est un c’est un nouveau paradigme qui permet qui bouleverse tous nos nos schémas de pens jusqu’à présent où on pensait que l’eau était constante mais en fait l’eau est une variable et
Il va falloir faire conjuguer avec sa sa variabilité une des perspectives majeures que je souhaiterais vous partager ce soir c’est celle de l’hydrologie régénérative donc j’ai comme je disais cofondé cette association nationale avec d’autres experts Samuel bonvasin et Simon Ricard qui sont tous deux dans la Drome et qui
Ont contribué à déployer cette c’est pratique dans le sud de la France mais aussi dans la Drome et ailleurs il forment en fait à cette nouvelle façon de concevoir des paysages de façon à ralentir chaque goutte de pluie pour non plus qu’elle ruisselle mais qu’elle s’infiltre à la parcelle et qu’elle
Nourrisse un sol qu’elle nourrisse une nappe qu’elle nourrisse des écosystèmes plus diversifiés et donc on va travailler sur on va dire le cheminement de l’eau à travers ces baissières donc c’est ce que vous voyez là un peu schématiquement mais ce sont des fossées qu’on va qu’on va construire perpendiculairement à la pente et
Derrière chaque fossé une haie une haie multi multistrate le plus possible multiétagé pour qu’elle puisse fonctionner en tout cas apporter tous ces tous ces rôles sur sur la biodiversité sur le carbone sur les sols et cetera donc densifier la végétation et on travaille sur un trip au sol et
Arbre l’eau donc le cheminement de l’eau dans ces dans ces baissières les sols avoir un sol vivant bien structuré c’est-à-dire riche en matière organique avec une vie biologique de du champignon jusque au verre de terre et bien on a des on favorise la microporosité la macroporosité plus on a un sol qui est
Couvert donc qui limite l’évaporation plus on a un sol qui garde l’eau et en fait tout le travail de l’agroécologie de l’agriculture de conservation des sols de l’agriculture biologique de conservation des sols c’est encore mieux et bien plus on a des sols vivants qui sont plus à même de retenir l’eau par
Exemple dans l’Aube on a la Chambre d’agriculture qui a mis en place des des des pratiques agroécologiques et qui a mesuré que pour 2 tonnes de verre de terre en plus dans un sol on a 360 mm de pluie qui peuvent s’absorber c’est dire à quel point le sol peut être incroyable
Ement bienfaiteur pour réguler les les inondations notamment et infiltrer l’eau dans le sol et le sous-sol et profiter évidemment au végétal donc parmi les végétaux les plus on va dire les plus forts en terme de cycle de l’eau j’en ai parlé en tout début c’est bien l’arbre
Qui bah rempl plein de fonctions sur le cycle de l’eau mais aussi la biodiversité le stockage de carbone un arbre peut renaître remettre la vie pardon dans les sols grâce à son réseau micorisien je sais pas si vous connaissez Ernst Zurker qui est un agroforestier Suisse incroyable et qui
Dit que quand on prélève un arbre dans dans une forêt en fait on prélève toute la forêt avec elle puisque dans ces champignons elle engrame vraiment toutes les informations sur comment s’adapter sur les sécheresses comment s’adapter sur un un un un champignon ou un ravageur et bien les arbres vraiment ont
Ce rôle de mémoire de l’eau et peuvent aussi recycler l’eau de pluie comme je vous le disais à travers les continents l’hydrologie régénératif ça donne ça c’est une c’est une une ferme là à San Ricardo au Mexique photographié par mon ami Simon et qui présente donc ces fameuses keyline c’est les lignes clés
Qui sont conçu sur les les lignes de même niveau donc c’est vraiment une lecture topographique he sur le relief même s’il y a un petit relief on peut quand même faire c Ky Line et donc la kyine qu’on voit c’est la plus grosse qui est au centre de l’image et par parallèlement à
Cette kyine et ben on va faire des kyine secondaire et derrière chaque kyine une haie un arbre qui va permettre de d’infiltrer l’eau euh directement en fait en place de la de la baissière donc ça ça permet de répartir en fait l’eau sur l’ensemble du terrain si bien qu’on
Aura plus de zonees trop humid ou trop sèche mais on va essayer de réhumidifier euh le sol sur l’ensemble de la parcelle alors on a plusieurs tests qui ont été faits en France et plusieurs projets aussi et l’avantage de cette agriculture régénérative et lecky line lecky Line et le design d’hydrologie régénérative et
Bien c’est que il peut se faire sur toutes les formes d’agriculture autant en élevage autant en en agriculture de de céréales autant en arboriculture ure en viticulture en fait on peut l’appliquer partout et c’est ça qui est super super intéressant là c’est un exemple en Champagne mon ami Alain
Mard qui est aussi très pionnier dans ce dans ce domaine lui il est plus dans le Sud-Ouest mais là il est venu en Champagne pour un projet d’hydrologie régénérative et de keyline avec une coopérative de viticulteurs qui sont habitués à à planter les vignes dans le sens de la pente tout homogénéisé et
Cetera et bien en modifiant le design et bien on arriverait peut-être à ça c’està-dire quelque chose de complètement différent ou où en fait la vigne serait planté évidemment en contrepente avec des nous avec des rangé d’arbres et d’arbres et des fossés d’infiltration qui permettent de réhydrater le sol vaste programme vaste
Projet beaucoup d’argent aussi nécessaire pour transformer ça mais à l’heure où justement et bien certains pieds ne résisteront pas aux sécheresses peut-être on pourrait essayer de concevoir et de planter différemment en tout cas c’est toute l’ambition que l’on se donne et on espère avoir des programmes donc qui vont être mis en
Place sur le Rône autour de Valence notamment pour accompagner des agriculteurs volontaires voilà pour l’hydrologie régénérative mais l’hydrologie régénérative finalement c’est une histoire qui qui s’applique à l’échelle d’un bassin versant donc là on a compris sur les les sols agricoles il y a un gros potentiel on va parler maintenant
De ce qui se passe en rivière parce que que les rivières sont on va dire la la la la manifestation de tout ce qui se passe en amont et donc là je viens de parler de de tout ce qui se passe en amont mais en rivière aussi on peut
Aussi appliquer ces principes de ralentir l’eau de renaturer de restaurer cette hydrologie dans les cours d’eau et donc évidemment la restauration des rivières des zones humides l’arrasement de certains seuils et on a pu en voir quelques-uns sur l’IER qui promettent et bien le retour de certaines espèces d’un réensauvagement
Des rivières pour justement et bien recréer ces espaces humides ces zones hydrauliques qui vont faire tampon face à des crues plus importantes et bien aussi stocker le stocker du carbone dans les sols enfin voilà il y a plein de plein de d’avantages à faire cette renaturation et cette restauration morphologique écologique
Des cours d’eau il y a plusieurs exemples hein en France évidemment euh mais vous en avez déjà beaucoup chez vous donc je vais pas trop m’attarder euh sachez juste que voilà l’hydrologie régénérative ça se fait dans les sols agricoles euh dans les rivières et en ville alors pourquoi le castor parce que
Euh c’est un peu notre mascotte hein de l’hydrologie régénérative on trouve que c’est le plus c’est le meilleur ingénieur de l’eau il sait exactement où poser son son barrage pour ralentir l’eau alors évidemment c’est pas sans poser de problème on a besoin de cohabiter avec avec cet habitant mais il a quand
Même inventé des barrages qui sont plutôt bien conçus à tel point que notamment dans la Drome et autour de Valence certains techniciens gmapi s’inspirent des barrages castor pour les installer dans certains rues certains ruissaux et faire ainsi renaître certaines zones humides certaines sources pour ralentir ce cycle de l’eau
Donc voilà on a je vous invite à regarder la la vidéo sur tu qui s’appelle médecine castor et qui et qui promet bah l’apparition de nouvelles sources dans certains territoires il y a aussi d’autres exemples hein de de de restauration de de cours d’eau mais il a
Il y a le le rue de la navette chez vous qui qui a un bel exemple aussi où on redécouvre la rivière et on recrée ses méandres avec des verges végétal des ver ah pardon des verges végétalisées pour ralentir ce cycle de l’eau et renaturer donner un peu un cours plus naturel sur
Sur les cours d’eau donc euh je vais pas m’étendre encore une fois là-dessus mais je vais terminer après sur ce qui vous concerne le petit cycle de l’eau parce que là on a un grand chantier en perspective euh entre les deux là je fais la transition
Entre le grand cycle et le petit cycle il y a ce qu’on appelle les eaux pluviales l’aménagement du territoire la loisane qui arrive et qui va euh rebattre les cartes sur notre gestion de l’eau en milieu urbain notamment la gestion des eaux pluviales donc ce que j’invite
À chaque élu et chaque citoyen qui ont le pouvoir d’lire des des des maires et bien c’est de d’impulser cette cette volonté politique à à réduire cette surface artificialisée à revoir notre façon de gérer les eaux pluviales de recréer ces ces ces espaces tampons qui sont aussi des espaces de biodiversité
Urbaine mais des îlos de fraîcheur et énormément de d’atouts pour le paysage donc on a vraiment tout intérêt à redonner de la place à l’eau même en contexte très très urbain je sais que je parle un public convaincu mais c’est toujours bon de de pouvoir redonner de
La force à vos actions et à votre volonté on peut s’inspirer voilà du du concept de ville éponge mais mais on en est pas encore là en France mais il y a quand même des dynamiques qui sont intéressante notamment sur la le bassin du Rône et Lyon Métropole qui qui met en
Place énormément de dispositifs pour infiltrer l’eau à la parcelle pour revégétaliser massivement donc l’hydrologie régénérative en fait c’est ça c’est une histoire qui se raconte autant aux agriculteurs qu’aux aménageurs qu’aux élus qu’aux gestionnaires des rivières et des cours d’eau donc on a vraiment besoin de de mettre ensemble et de mettre de concert
Tous ces toutes ces approches qui visent à ralentir l’eau et à revégétaliser massivement pour pour se régénérer ce grand cycle de l’eau donc la transition toute fait avec les tuyaux les tuyaux horors notes tuyau est-ce qu’on doit continuer ou en limiter ou en tout cas les raisonner et bien ça c’est un grand
Sujet c’est un grand débat on sait que dès qu’on pose un tuyau on est parti pour 60 ans et c’est un vrai c’est une vraie question patrimoniale hein quelque chose qu’on va remettre à nos génération et à chaque fois qu’on pose un nouveau tuyau même si c’est pour
L’interconnexion et bien on sait qu’il y a un cûp derrière il y a un coût caché un coût énergétique un coût d’entretien et ça pose vraiment une question éthique à savoir est-ce que c’est aux futures générations de gérer encore ces problèmes alors qu’ils vont devoir gérer
Beaucoup de choses sur pour les pour les futur pour les défis à venir quoi donc on a le renouvellement des réseaux donc j’ai parlé des suite mais vous vous connaissez sans doute le phénomène inverse sur les réseaux d’assaainissement les EAU claires parasites qui prennent l’eau des sols ou
Des nappes et la rejette ailleurs par la station d’épuration donc sans le savoir les les concitoyens payent une eau qu’ils ont jamais utilisé qui est relativement propre et qui finit ailleurs donc ça c’est quand même assez fou de se dire waouh on fait voyager l’eau dans dans nos
Tuyaux et donc ce ce problème là a été bien identifié hein pour par les par certaines agences de l’eau qui considèrent que c’est un prélèvement pour pour certains certains milieux donc on a vraiment aussi intérêt à à réduire ce ce phénomène et à s’intéresser à plein d’autres leviers la tarification
La la réutilisation des EAU US et traité la récupération des des eau de pluie sur les sur les toitures la pardon la réduction à la source évidemment qui sera la meilleure stratégie euh pour éviter la les rejets de micropolluants dans dans les rivières micropolluants qui s’accumulent et dont
On sait pas encore véritablement les impacts sur notre santé donc c’est c’est tous ces sujets là qui concerne le petit cycle de l’eau à savoir est-ce que on pose un nouveau tuyau est-ce qu’on va plus loin sur certains traitements d’eau potable d’assainissement est-ce que on a suffisamment anticipé les évolutions
Climatiques par rapport au milieux R teur ce qu’on appelle le milieu récepteur mais vraiment ce grand cycle de l’eau dont on dépend donc tout ça je vous encourage à vraiment je vous donne de l’eau à votre méandre je préfère parler de méandre mais pour vraiment alimenter vos vos vos perspectives à
Régénérer le bassin de lière et je sais que j’ai plus parcourir l’ensemble de vos actions je sais que c’est plutôt en bonne voie euh dernier petit petite chose alors je vais pas rester là-dessus mais un exemple qui pour moi est et un exemple de résilience c’est ce qui se
Passe sur Rennes donc Rennes Métropole a mis en place un dispositif qui s’appelle terre de source c’est une marque c’est un label qui permet de reconnaître que ce produit-là a été produit par un agriculteur engagé sur sur un cahier des charges exigeant en matière d’agroécologie un agriculteur qui est à
100 km à la ronde et qui va éviter et bien l’usage de pesticides et l’usage d’ secret de synthèse qui finissent dans les captages d’eau potable et et cette démarche là elle a mis 10 ans à se construire c’est assez long mais elle commence à vraiment porter ses fruits
Pour à la fois contractualiser avec des agriculteurs qui s’engag à changer de pratique mais aussi à leur assurer un débouché et donc un revenu sur plusieurs années et ça aujourd’hui à l’heure d’une crise agricole profonde et bien c’est pas négligeable on a besoin de penser cette résilience alimentaire avec la
Résilience hydrique en terme de quantité mais aussi la qualité de l’eau donc ça c’est quelque chose que je vous encourage à regarder ils ont un super site internet et peut-être vous aurez aussi euh et bien d’autres dispositifs je sais sur haau de Paris en tout cas
Ils en font il y a des choses qui veulent se qui veulent se se mettre en place sur votre territoire donc je ne peux que vous encourager à le faire pour sortir de ce euh de ce de ce triangle de l’inaction je bientôt terminer ce fameux triangle de l’inaction qui nous empêche
En fait de bouger alors même si les nouvelles sont sont sont sont déprimantes hein même si on aurait tendance à vouloir baisser les bras et bien il faut quand même pouvoir se dire qu’on a des solutions on a des leviers et oui ça prend du temps oui il y a le
Temps politique et oui ça ça demande des efforts ça demande de l’argent ça demande la concertation mais c’est nécessaire il faut le faire et on a besoin d’être vraiment uni et et autour de la table pour pouvoir en discuter donc l’intérêt c’est de pouvoir avoir ces espaces de discussion et d’associer
Aussi des acteurs publics privés citoyens dans cette grande aventure puisque l’eau est un commun et c’est un enjeu complètement démocratique on a vraiment tout intérêt à à à à rendre accessible tous ces concepts là à rendre accessible et à inviter les citoyens dans nos instances de concertation et là
C’est une une ex-ingénieur territoriale qui parle où on est pas du tout habitué c’est ce que je disais à Laurent à à parler directement aux citoyens de manière facile concise et euh et on se repose sur les élus qui le font et ils ont ils ont beaucoup de responsabilités
Sur leurs épaules mais on a aussi nous notre part à jouer pour inviter ses citoyens à prendre part à ce à ce ce grand chantier hein qui dépasse le cycle de l’eau alors une des perspectives mais qui n’est pas forcément applicable part tout c’est c’est une idée c’est une voie
Mais qui qui qui fait son son petit chemin c’est celle de d’accorder pourquoi pas des droits à des rivières à des fleuves pour qu’il puisse être vraiment pleinement pris en compte dans toutes nos politiques mais aussi qui puisse être en capacité de se défendre quand il y aura un projet qui va menacer
Leur leur santé donc ça c’est des choses qui sont faites avec pas mal de d’écrivains de juristes d’Hydro de enfin voilà des spécialistes ou des des penseurs des artistes qui qui se posent la question faut-il ou pas donner un un une voix est-ce que ils doivent être connus comme des sujets de droit
Alors c’est pas quelque chose qui est tiré du chapeau hein c’est vraiment une question culturelle parce que dans certains pays c’est déjà en place la Colombie l’Équateur la Nouvelle-Zélande la Nouvelle-Calédonie l’Espagne tout récemment la fait avec une lagune donc c’est pas quelque chose qui est complètement sorti du mais vraiment qui
Pourrait en tout cas arriver en France si si on en avait cette cette volonté donc on a plusieurs initiative j’étais il y a une semaine avec les Suisses qui ont mis en place un dispositif assez innovant ils ont tiré au sort 25 citoyens un peu comme la convention
Citoyenne ils ont tiré au sort 25 citoyens suisses et français représentatifs du bassin et ils ont travaillé pendant 2 ans ils ont rencontré des experts tout au long du rô de laamont à la Val et leur ont posé cette question est-ce qu’il faut donner ou pas un statut au rô et mieux le
Défendre pour qu’il puisse être en bonne santé et la réponse est plutôt oui il faudrait en tout cas sans ajouter de complexité pouvoir mieux considérer le rô dans nos instances de gouvernance instaurer pourquoi pas un conseil de citoyens de gardiens du fleuve qui soit associé à ces disc à ces discussions à
Ces décisions et qui ont qui défendent l’intérêt du rô donc ça c’est une perspective je sais bien que ça peut faire peur mais ça peut donner l’occasion à certains habitants à certains citoyens de se reconnecter à leur hydrosystème et leur donner une voie pour mieux les les les protéger
Voilà donc ça c’est ce qui est fait aussi sur la scène avec Marine Calmet il y a les gardiens de la scène qui vont qui ont déclaré qui ont voilà qui ont l’intention de se de de se de se mettre en place et et potentiellement une communauté de gardiens de la scène qui
Vont vraiment plaider pour une reconnaissance des droits de la scène mais aussi pourquoi pas de ses affluents voilà pour terminer et bien je vous invite évidemment à lire l’ fake or nots c’est un petit guide hein de 80 pages qui explique un peu tout ça mais de
Manière encore plus globale et euh et voilà je vous je suis aussi attentive à vos questions et je vous remercie de votre [Applaudissements] attention [Applaudissements] est-ce que quelqu’un veut poser la première question alors la deuxè deème question c’était clair et limpide ouais c’était clair et limpide merci beaucoup
J’ai sûrement deux questions qui sont idiotes parce que moi je viens pas du tout de du mie de l’eau et tout euh sur les tuyaux je suis très contente que vous en ayez parlé parce que pour le coup j’en avais euh bah on en a il me
Semble déjà entendu parler euh euh dans les journaux et notamment en métropole euh mais en outrem c’est dans certains départements c’est encore pire et du coup j’ai une question toute bête c’est pour acheminer l’eau euh à nos domiciles euh est-ce queil y a pas euh on est
Obligé de passer par des tuyaux ou pas ou est-ce qu’il y a autre chose parce que je vois mal comment faire autrement mais peut-être qu’il y a quelque chose d’autre et la deuxième question que j’ai c’est au niveau de votre association euh parce que au niveau des initiatives qui
Sont pris bah par exemple je pense aux jardins familiaux à crô où il y a les où les jardiniers donc sont donc c’est c’est c’est des personnes qui qui qui entretiennent leur jardin mais qui sont formés justement à à à l’eau et à comment économiser l’eau et il y a des
Un un cahier des charges assez euh assez qui qui peut être contraignant pour eux justement pour économiser l’eau il y a be quand même ça va dans le bon sens il y a beaucoup d’efforts qui sont faits et c’est vrai que à côté de ça euh c’est
C’est il y a des exploitations ou des projets de grosses exploitation avec énormément d’animaux et qui pose la question de la gestion de l’eau et du coup dans ce cadrelà je me demandais est-ce que votre association a un droit de regard ou peut faire quelque chose au niveau législatif surtout je pensais à
Au niveau législatif pour alarmer sur ces sur ces sur ces Gigantes fermes voir voir faire quelque chose au niveau action voilà merci pour votre question alors pour la question des tuyaux on peut difficilement faire autrement hein de ne serait-ce que pour des questions sanitaires parce que on a
Besoin d’avoir une eau qui soit contrôlée qui soit de bonne qualité et donc bien acheminé euh sans être à l’air libre he si je puux dire ou d’une autre avec un autre revêtement donc on est quand même plutôt on a un passage obligé sur sur le tuyau pour l’eau potable y compris pour
L’assainissement hors assaainissement non collectif mais mais par contre on a vraiment tout intérêt à bah à se poser la question de comment financer ce renouvellement des tuyaux dans une dans une dans un contexte assez problématique qui est celui de l’eau Po et donc plus on fait de d’économie moins on a de
Recettes et moins on est en capacité à à renouveler ses ses tuyaux donc c’est vraiment c’est vraiment casse-tête hein euh va falloir se poser la question en France et je pense qu’on va y arriver où l’eau devra être payée plus cher euh vraiment pour financer ce renouvellement pour financer toutes les autres
Infrastructures à venir comme je disais les l’augmentation du coût de l’énergie parce que ça on l’a vu avec la crise euh énergétique la facture d’eau a gonflé euh comme comme comme une argile qui gonfle après une crue donc c’est vraiment intéressant de se dire OK les
Tuyaux c’est pour du long terme et il faut mettre en face en fait l’argent pour mieux les entretenir et quand il y a pas de tuyau et ben en fait il faut faut s’assurer qu’on a de l’eau de bonne qualité et ça ça en fait en France on a
Quand même de la chance d’avoir des organismes qui contrôle la qualité de l’eau et d’avoir une eau en très bonne qualité c’est ça reste un luxe qui n’est pas accessible à tout le monde et pour la deuxième question donc clairement pour une hydrologie régénérative non nous on est vraiment plus dans l’accompagne
Des collectivités et des des des agriculteurs pour mettre en place ces dispositifs pour les suivre les documenter donc tous toutes les collectivités ou lesagriculteur volontaire nous on les suit on les accueille et en fait on on fait une sorte de veille où on met aussi des des
Capteurs sur les terrains on suit on fait des études mais on n’est pas dans le pardon dans le pldoyer ou enfin à part l’hydrologie régénérative on n’est pas en défense sur sur sur ces aspects là par contre et bien c’est sûr que c’est plutôt du côté des associations environnementales et et potentiellement
S’il a un risque de pollution est avérée et bien soit alerter les pouvoirs publics si ça suffit pas et oui c’est des actions en justice avec des associations là-dessus quoi voilà je sa pas j’espère avoir répondu à vos questions super oui moi d’abord je crois qu’il faut vous
Féliciter et féliciter le siège de n avoir invité parce que déjà brillant comme vous et compétent on est toujours très très content de les accueillir je vous vous avez éclairé nos connaissances vous nous avez fait réfléchir alors comme je vois que vous avez une vision très écol tu m’as coupé le
Micro bizarrement sur ce mot c’est du sabotage non non mais je suis sérieux vous parlez d’agroécologie je vais pas revenir cher à cher à Pierre Raby cher à Marc du fumier cher à tous les écolos de la terre donc voilà vous avez parlé du réchauffement climatique j’y reviens pas je vais essayer d’être
Concis et de vous poser deux questions très précises vous l’avez très bien dit 50 % de l’eau est utilisé pour l’agriculture productiviste il faut bien employer les mots et 80 % l’été or cette agriculture productiviste c’est pour faire des céréales vous l’avez aussi très bien dit pour nous sabotage non ça va
Rev sous des barquetes en plastique est-ce que à mon avis c’est la question première question que je vous pose l’agriculture intensive et productivite me paraît complètement incompatible et vous l’avez très bien montré avec la catastrophe annoncé présente du réchauffement climatique en plus quelque chose que vousavez pas dit mais je sais
Que vous le savez beaucoup mieux que moi c’est que l’agriculture productiviste imperméabilise les sols et donc quand il PL le Russel provoque des inondations et recharge mal les napes fréatiques donc produire du maïs en plein été avec les conflits de mégabassin pour quelques agriculteurs privilégiés bon voilà mais
Je connais votre opinion je vous ai écouté sur France info je sais que vous avez une vision très écologique des choses et donc pour moi l’agriculture productiviste compatible avec les les le réchauffement climatique je parle pas que du maïs et deuxème question je je vu votre position sur les
Mégabassiles est-ce que les les lacs les retenu cinaires on récupère l’eau de pluie ou le rechargeage le les nappes fraties qui sont rechargé comme c’est le cas à haute Garand ça vous paraît envisageable dans votre projet pour une agriculture une agroécologie bienfaitrice c’est salutaire merci merci beaucoup pour votre question vos deux
Questions qui sont liées hein alors l’agriculture oui selon moi est est une solution c’est je préfère parler de solution plutôt que problème parce que là on le voit avec la crise agricole he c’est très délicat d’arriver en disant maintenant vous allez faire comme ça et quand on voit la détresse de
Certains c’est très difficile de d’aller leur leur dire comment faire et quoi faire avec si peu de moyens et surtout une pâack qui euh qui n’aide vraiment pas quoi qui est vraiment pas dans le bon dans dans le dans le bon sens donc tout l’intérêt justement c’est d’accompagner ces agriculteurs qui sont
Qui dépendent de la PAC de de de de changer et de d’accompagner ce ce ce changement financièrement techniquement donc ça demande du temps et là-dessus si j’ai une position très forte contre les mégaavacines elle elle doit pour elle elle doit en tout cas encourager vers le vers un changement de pratique plutôt
Que de mettre de l’argent aussi public hein dans ces ouvrages-là qui sont finalement qui profitent à à quelques-uns et des des coopératives exportatrices et bien on a besoin de de d’accompagner directement ces agriculteurs à ce changement de pratique pour leur garantir un coût de production euh moindre et en même temps un revenu
Suffisant euh mais ça c’est pour ça que je disais il faut une résilience globale à l’échelle des territoires entre l’alimentation l’eau et euh le transport la mobilité enfin voilà et tout ça c’est vraiment complètement lié quoi euh si on veut euh des territoires qui soient résilients d’un point de vue alimentaire
Et bien il y aura besoin d’eau et par moment par endroit pas partout mais notamment dans le Sud-Ouest il va falloir stocker il y a quand même besoin de stocker et stocker l’eau ça demande une certaine ingénierie alors évidemment plutôt que de prendre dans les nappes on va chercher le ruissellement donc
L’alimentation par ruissellement donc c’est ce qu’on appelle effectivement ces retenus cinaires qui sont creusé dans dans les dans dans la topographie enfin on épouse finalement la topographie et l’eau ruisselle et s’accumule en surface mais on va pas pouvoir en faire partout et la question c’est pour quelle agriculture est-ce que c’est une
Agriculture qui effectivement va produire et surerexploiter les sols les appauvrir créer cette fameuse croûte de battance dont vous avez parlé parce que l’eau ne s’infiltre plus ben non par contre si c’est pour alimenter une agriculture qui va qui va être vraiment dans l’agroécologie au sens où on remet
De la vie dans les sols une agriculture il va falloir irriguer arroser les jeunes plants d’arbres parce que les trois premières années sont critiques tous les arbres qu’on a planté sans irrigué sont déjà morts donc il faut pouvoir quand même irriguer arroser les couverts végétaux les arbres et cetera
Dans cette dynamique de régénération à plus long terme donc oui il va falloir stocker mais intelligemment et pour une certaine agriculture qui régénère le vivant et les cycles de l’eau donc c’est pas par en fait ça c’est pas une recette miracle qui va pouvoir se faire partout
Euh en dans le sud dans la Haute Garonne ou le Sud-Ouest qui sont des terrains très qui sont plutôt pentus en amont oui on va pouvoir faire l’hydrologie régénérative on va pouvoir stocker l’eau dans ses retenus cinaires mais ici ou dans les zones très planes et bien ça va
Être plus compliqué donc retrouver plutôt ce qu’il y avait avant le remembrement tout simplement c’est-à-dire des bocages des des Mar tout ce qui permettait à des sols de de retenir l’eau et finalement c’est peut-être ça le plus gros levier j’ai pas montré ah oui parce que c’était
Ouais j’ai lu cet après-midi un rapport sur une une expérimentation de la vedre c’est un petit cours d’eau près de Liège où ils ont expérimenté le kyind design hydrologie régénérative et ils ont vu des effets très positifs sur sur l’abattement de certaines Cru Les cru extrêmes des cru intenses et bien même
Pour la recharge des sols et cetera cétait plutôt bénéfique donc tout ça pour dire oui il faut changer notre agriculture oui il faut avoir une alimentation moins carnée ça va dans le sens de ce que je disais sur l’empreinte haut mais d’une manière générale on aura quand même toujours besoin de d’élevage
Pour pâurer pour maintenir les prairies pour une biodiversité intéressante et stocker du carbone donc c’est vraiment le choix de quelle agriculture pour quelle alimentation et et et donc en face on mettra les besoins en eau avec dont on a besoin voilà je sais pas si j’ai bien répondu à votre question
Merci bonjour bon moi aussi jearais vous vous remercier le SiGe n avoir invité pour cette présentation vraiment très complète et très précise sur sur différents enjeux euh là je je vous remercie aussi au nom de du Conseil de développement du valdiè valde seè dont le président est pris en
Province il a pas pu venir mais donc on est comme vous si vous connaissez les les conseils de développement on est un un conseil citoyen donc il y a plusieurs membres ici à des titres divers enfin voilà euh et et on en fait on donne des
Avis ou on sur différents sujets à la demande ou de notre propre initiative de la communauté d’agglomération donc des élus du Valier val-desenne euh alors on a aussi pour projet le le le le Codev un peu pour projet de faire l’année prochaine un forum de l’eau donc eu
Titre provisoire l’eau dans tous ces états donc tous les aspects de l’eau j’ai l’impression que vous pourriez traiter tous les aspects déjà la façon dont vous avez présenté vous pourriez être animatrice de de beaucoup d’aspects euh donc sûrement peut-être on vous contaccttera pour voir si
Euh on sait pas encore on va le faire avec les élus hein bien sûr les élus du Valier valde Seine et euh et avec les citoyens et voilà donc c’est c’est faut encore que ça prenne un peu forme mais je pense que ça sera intéressant de de
Vous contacter euh et alors jeais moi si j’ai une question à poser c’est que on on on on voit enfin par rapport à lière ici on est au siage et on a eu cette semaine des présentations du siage qui et de lière qui qui est sur je crois 115
Km ou 150 km euh et donc on est un petit au niveau du au niveau de du linéaire ici dans le Valier valdeè c’est une petite partie mais c’est la plus grosse partie de la population donc on dépend effectivement de de toute la partie de lière qui est
Dans le sur l’AB et cetera sur la vallée de laabri et et donc même si on a très peu d’agriculture je crois qu’il y a un champ ici à monteron et et et quelques uns à boussi mais il y en a pas beaucoup finalement on tout ce qui est cycle de
L’eau éventuellement inondation et cetera peut dépendre des pratiques agricoles qui sont en en amont y compris dans l’IER ou dans d’autres voilà d’ici hein on a vu donc on a eu des grandes inondations en 2016 comme d’autres comme d’autres endroit euh d’accord oui donc je je me demandais
Si effectivement comment en fait bon il y a le siège qui est ici euh qui gère ça mais on a compris que c’est la compétence gmapi c’est une gestion et la prévention des inondations donc c’est le respect de la biodiversité la prévention des inondations euh je dirais est-ce que
C’est les affaires courantes business as usual comme on dit he pour pour limiter les dégâts de l’agriculture et d’autres phénomènes ou est-ce que finalement une agglomération comme ici qui est en aval là où il y a le plus de population peut être moteur pour faire évoluer un peu
Les pratiques agricoles en amont qui sont pas je pense dans l’abri elles sont pas très agroécologiques on a plutôt des grandes cultures et cetera et déjà en 2016 je venais d’arriver pratiquement depuis 2 ans ici je me disais est-ce que c’est pas il y a pas une responsabilité aussi des pratiques agricoles dans
L’abri euh ce non infiltration dont parle Jacques et dont vous avez parlé voilà est-ce qu’on est-ce que ça peut être un levier un petit peu le ce bassin de population pour aider à faire évoluer avec l’aide de spécialistes les les pratiques agricoles en amont et comment comment jouer de de cette finalement
Solidarité de faite enfin de cette liaison de fait entre laamont et laaval de en prenant un cas particulier de liè que vous avez donc pris connaissance vous avez développé aussi dans votre présentation merci merci beaucoup euh c’est une super bonne idée c’est un super de vouloir recréer cette ce lien entre
L’aval et l’amont parce que c’est vraiment cette logique de de solidarité amont aval et aval amont enfin on est vraiment tous dans ce même bassin versant et c’est là où c’est pour ça que terre de source pour moi était assez inspirant c’était de dire en fait on parle d’une problématique de qualité de
L’eau et là probablement ce serait une problématique de ruissellement ou d’érosion de qualité de l’eau aussi et bien autour de cette problématique là comment fédérer les agriculteurs pour à la fois changer de pratique il faut vraiment avoir conscience que ça se fait pas du jour au lendemain
Mais de pousser en tout cas vers ce changement de pratique et de leur garantir que leur produit bah sera servira pour la restauration collective des magasins de producteurs imaginons plus tard la sécurité sociale de l’alimentation enfin voilà plein de de de débouchés où et bien ils pourront relocaliser leur leur leur production et
En même temps bah s’engager vers un changement de pratique ça en fait c’est quelque chose qui aurait dû être soutenu je pense par par l’Europe et par l’État mais c’est pas forcément le cas maintenant espérons que pour la prochaine mouture ça le soit mais en attendant ça n’empêche pas que certaines
Collectivités peuvent accompagner ce changement de pratique par la mise en place de ce type de dispositif et en plus de ça ce qui est sympa avec terre de source c’est qu’ils ont fait la chose de manière démocratique ils ont un collège de consommateurs ils ont un collège de producteurs les agriculteur
Et aussi toute la filière transformation distribution qui sont impliqué dans dans la relocalisation de l’alimentation et c’est ça peut-être cette solidarité à valamont qui pourrait se créer si il y a un dialogue qui se recrée c’est reconstituer cette filière en la relocalisant et en même temps traiter la
Question de la qualité de l’eau des pratiques agricoles pourquoi pas leur suggérer de faire un peu de killine design ou euh de planter des ha pour euh voilà pour pour pour pour tester ça euh et et je seraai ravie de pouvoir le suivre ce serait ce serait merveilleux donc
Euh à voir en tout cas par les un aux élus les élus sont là mais ils pourront aussi en parler à leurs collègues et puis euh et puis euh et puis voilà et puis peut-être peut-être qu’on on verra ce genre de projet nîre sur le territoire en tout cas ça peut être
Impulsé et je pense aidé par certains pouvoirs comme comme la agence de l’eau ou les départements dernière chose aussi en attendant que la question soit posée euh je sais pas si Laurent on peut le dire pour demain avec la vidéo qui sera publié est-ce qu’on peut parce qu’en
Fait hier on était avec une partie de l’équipe et on est allé tourner trois projets qui ont été menés par le siage et montrer l’intérêt de des solutions fondées sur la nature pour restaur ce cycle de l’eau et donc on était avec une équipe de tournage du média vakita je
Sais pas si vous connaissez ce média indépendant qui qui est très présent sur les réseaux sociaux notamment et donc demain pour la Journée mondiale de l’eau il y aura une vidéo pour le siage enfin en tout cas sur le sur le territoire du siage avec avec donc moi mais aussi
Nicolas qui était là et puis Sandrine aussi qui était là mais qui était derrière la caméra qui nous soufflait toutes les réponses et et donc voilà on va on va publier donc vaakita publie demain sur les réseaux sociaux n’hésitez pas à la partager et en parler autour de
Vous parce que c’est chez vous que ça se passe oui ah après on prendra il y avait une répon il y avit une question avant vous mais c’est bon le micro arrive il est là Alley donc je disais qu’il y a aussi un niveau des communes plus pr promenez ou
Oui vous vous promenez excusez-moi le long de l’èou vous avez le niveau qui varie vous avez la pression sur les racines des arbres qui diminuent vous avez des arbres qui s’écroulent dans l’è hein on util la tronçonneuse et puis vous avez aussi une très mauvaise gestion je suis désolé de dire ça je
Suis peut-être très critique il y a des renu d’eau qui ont été faites sur liar on peut en discuter on peut se promener à monongeron on peut se promener au niveau d’épinesse ou Sénard on peut en discuter moi ce que je constate c’est que le niveau de l’eau dans l’è varie de
Façon irrationnelle et je pèse mes mots voil et d’autre part vous avez une artif une TIF les sols sont très artificialisés vous voyez comment ça coule vous avez des endroits vous avez l’avenue Pierre Prost il y a des moments vous avez des flaques d’eau énormes vous
Avez la Nationale 6 il y a des moments quand il pleut c’est fait n’importe comment ça s’écoule pas correctement hein il y a des calculs on a des ingénieurs c’est pour penser je suis désolé voilà ça se pense les choses je je suis pas sûr que votre
C’était pas une question c’est mais qui m’était pas destiné du CP [Musique] mais mais c’est pour ça que je disais que c’est c’est une aventure collective qui met tout le monde autour de la table et croyez-moi de ce que j’ai vu hier en tout en tout cas de ce que j’ai vu hier
Il y a il y a une vraie volonté à à à prendre soin des rivières à les ralentir à restaurer leur qualité donc après évidemment toutous discuteent sur la base d’études et je ne doute pas que des études ont été faites à chaque projet mené par le siège bonsoir
Emmanuel Lucas je représente sa grand lac en fait donc l’établissement PL territoriale de bassin bien sûr euh donc je vous remercie beaucoup parce que en fait j’étais euh comment dire curieuse la façon dont effectivement on on rend compte de de notre métier en fait puisque le sillage et le PTB saint
Grandlc travaille sur le grand cycle de l’eau alors le PTB uniquement sur le Grand Cycle puisque nous nous nous gérons les grands lac de scène à laamont et puis bien plus que ça aussi justement ça je voudrais en parler euh et notamment avec avec le sillage j’ai beaucoup aimé parce que vous racontez
L’histoire effectivement finalement les enjeux en fait les défis et surtout vous proposez des solutions mais très collectives et je pense que en fait on n’arrivera à convaincre qu’avec de l’exemplarité et et ça me semble l’un des mots clés qu’il faut retenir et et je trouve que c’est quelque chose que du coup collectivement
À nous acteurs de terrain on va dire on a on a on va vous nourrir de ces des projets exemplaires que l’on que l’on travaille tous les jours en fait en tant que ingénieur de base dans les collectivités et pas qu’ingénieur d’ailleurs puisqueaujourd’hui tous les projets multifonctionnels sur lesquels
On travaille un exemple les eaues naturel d’expansion de cru il y a pas que des ingénieurs qui travaillent dessus aujourd’hui il y a des écologues il y a des juriste puisqu’on a des problématiques foncières très importantes et en fait l’idée c’est de et et ce que j’ai bien aimé c’est on
Essaie d’avoir un dialogue enfin un langage commun et ça c’est pas évident parce qu’on a tous nos sigles ns voilà nos trucs qui nos habitudes en fait surtout quand en France on est très cadré chacun dans son domaine d’activité donc j’ai beaucoup beaucoup aimé ça et
Je pense donc le deuxième mot clé c’est la concertation et ce langage commun qu’on doit développer pour qu’on comprenne euh c’est grand lac avec tous les maîtres d’ouvrage du grand bassin saénamont puisqu’on travaille sur le bassin saénamont donc à l’ambition de de développer les zones d’expansion de cru
Naturel solution fondée sur la nature avec les maîtres d’ouvrage et notamment le le sillage qui est en tête de fil par rapport à ces projets donc c’est pour ça que je CIS important d’intervenir aussi et la concertation avec les Chambres d’agriculture avec les syndicats agricoles avec les exploitants de
Terrain c’est là le mot clé en fait la concertation l’écoute parce que en France on a un peu de mal à s’écouter aussi et et je pense que pour le grand cycle de l’eau il faut faire cet effort là moi j’ai commencé ma ma carrière en
92 tout le monde se moquait de moi en me disant mais qu’est-ce que tu vas faire dans un domaine de l’eau en je veux dire c’est quoi ce truc quoi aujourd’hui j’ai une fierté de me dire que je travaille dans ce domaine là donc je pense que
C’est ça qui est important c’est que nous on arrive et et monsieur le Président Colas je pense que c’est ça qu’il faut qu’ qu’on développe c’est l’exemplarité des projets exemplaires dans différents domaines qui effectivement vont régénérer le cycle de l’eau c’est très dur franchement c’est pas simple ça va
Être un on en a pour plusieurs années voir dizaines d’années mais le challenge est intéressant il y a juste un mot que j’ai pas du tout entendu c’est la sobriété et et et et en fait en fait je pense qu’il est quand même très important je pense que j’aimerais bien
Que vous en parliez parce que il est fort en fait et il faudrait que et c’est et c’est tous en fait tous ensemble tout à fait merci beaucoup pour votre témoignage et et et oui j’ai le résilience et sobriété sont frère en fait et j’ai parlais que du frère résilience mais effectivement la
Sobriété qu’elle soit globale en fait parce que on se rend compte avec ce que je viens de dire que l’eau on a besoin pour l’énergie on a aussi besoin pour l’agriculture pour manger mais pour pour tous nos usages en fait du quotidien effectivement c’est le premier levier qu’il faut actionner pour faire des
Économies d’eau à grande échelle et et j’aime beaucoup alors là je suis en train de travailler sur un projet avec avec des voilà une volonté de de toucher encore au plus près des citoyens de toucher cette question de la sobriété des usages et de les engager en fait dans dans cette aventure collective
Parce que à la fois on va leur dire faites des économies d’eau et d’énergie et par contre en fait voilà c’est tout et et et moi j’ai envie d’aller plus loin en leur disant mais mais prenez aussi votre place dans ces instances de Parlement de l’eau enfin participer à
Cette vie démocratique de l’eau parce qu’en fait aujourd’hui les les la plupart des gens ne savent pas ce qu’est un parlement de l’eau j’ai posé la question tout à l’heure la conférence devant 150 personnes personne ne savait ce que c’était qu’un Parlement de l’au et pourtant ils ont ils ont un poids
Monumental et et si on veut réintéresser pour que les les citoyens comprennent tous ces enjeux là il faut leur faire une place pour moi en tout cas leur faire une place dans ces instances et donc du coup peut-être voir notre langage commun qui soit plus compréhensible parce que les pgre ptge
SAG PCI zec ZRE c’est pas possible c’est pas possible donc oui on a à la fois cette force en France d’avoir pu mettre en place les parlements de l’OT d’avoir pu mettre en place des dispositif qui fonctionne maintenant tâchons de les ouvrir et les rendre accessibles pour redonner une
Place citoyenne à tout ça et la sobriété évidemment merci de questions oui juste une idée qui me vient en écoutant ce mot Sabé c’est que comment on pourra récompenser cette sobriété parce que moi j’ai entendu dire que plus on consommait deélectricité moins on la payé cher plus on consomme de l’eau
Moins on la payé cher est-ce qu’il y a pas un moyen de de de de bah de donner envie à à consommer moins et être plus économe mais tout ça réside dans la tarification de l’eau eu et donc une un nouveau modèle en fait à inventer qui soit un peu décroissant
C’est-à-dire enfin l’inverse c’est-à-dire oui on récompense les économies d’eau plutôt qu’on qu’on ne perd recette pour pour pour Ben financer toutes ces infrastructures sur le cycle le petit cycle oui alors je sais que alors ça m’ des fois ça m’embête un peu de citer des des des entreprises mais la
Sort par exemple je sais à travailler sur ce nouveau modèle économique et peut proposer des choses mais je sais pas qu’est ce que ça donne et voilà mais inventer oui bonsoir merci pour pour tout ce que vous avez exposé donc Marc decen collectif sauvegarde de la valille
Deè donc notre collectif est à l’origine du classement de la vallée sur sa partie avale et je dirais heureusement depuis 15 ans parce que sinon dans quel état elle serait c’est quand même mal parti tout ça enfin j’aime beaucoup ce que vous racontez mais justement le le mouvement
Agricole le gouvernement suit surtout la FNSEA et donc on revient quand même sur les émissions de pesticides herbicides et cetera donc je veux dire ce qui est en amont de liè par exemple va être beaucoup plus pollué comme ça donc c’est c’est quand même pas très bien parti on
Toutes les les les zones en herbé de 5 m qui sont sur les bords de rivière sont aussi mis en remis en cause donc comme vous dites il faut il faut pas se démoraliser hein mais vaut mieux pas trop écouter la radio à ce momentlà mais la question que
Je la question que je voulais poser je suppose que vous connaz iss Benoît bitau qui est député européen écologiste qui est aussi agriculteur éleveur il explique comment lui sur son exploitation comment justement cette histoire d’eau il le fait un petit peu comme vous l’avez proposé avec votre association
Avec des ha avec des nivellements et cetera et ça il explique que ça marche bien enfin il y a plein de gens comme vous qui expliquent qu’on peut faire des choses bien alors qu’est-ce qui se passe comment se fait-il que enfin pardon je parle de l’agriculture mais comment se
Fait-il qu’on soit pas plus entendu que que se passe-t-il quoi je regardais sur le front l’émission encore avantière où il y a quelques jours où on voit qu’en plus non seulement on est en train on détruit les sols quoi tout toute la richesse des sols est détruite on est en train de les
Rendre déserts en plus donc enfin comment quand on écoute des gens comme vous comment on n pas plus entendu quoi et ce soir je veux dire il y a pas beaucoup d’élus dans la salle même si je sais qu’il y en a beaucoup qui sont impliqués mais il y en a pas beaucoup
Des élus CE SOIR h ouais merci après je je vous laisserai peut-être la parole aussi monsieur Colas pour pour rebondir sur tous ces tous ces sujets mais oui absolument mais en tout cas faut les soutenir ça c’est sûr ceux qui travaillent bien faut les faut les aider et et comment faire en
Fait bah c’est c’est c’est là c’est l’art de flotter quoi en fait il faut faut pouvoir flotter sans couler c’est pas se laisser vraiment submergé par ces mauvaises nouvelles et tâcher de regarder justement ceux qui flottent à contre-courant qui sont des pionniers et qui per et qui offrent autre chose que
Justement ce schéma extractiviste productiviste et destructeur en fait de tout mais voilà je pense que encore une fois si on identifie ces pionniers et pas forcément enfin voilà même parmi les agriculteurs même si il y a ils sont pris dans un schéma faut vraiment se mettre dans l’idée qui sont dans pris
Dans un système dans un schéma il y a ceux qui veulent s’en sortir et ceux-là il faut aller les aider les accompagner et compter sur eux pour aller embarquer les autres parce que c’est vraiment comme ça je pense que ça marche où on repère les pionniers on fait des
Alliance et hop après on on les embarque tous mais ça va ça va durer quelques années c’est sûr et et puis les j’ai pas parlé de l’échelle temporelle de mon triptique l’eau autant l’eau quand on AR rase un seuil quand on créer des zones humides ou quand on refait des des
Baissières des bassins ça ça se remplit à vue d’œil en une en une nuit en une en un épisode de pluie c’est très rapide l’eau par contre les sols pour retrouver des sols vivants faut faut avoir 2 3 ans en fait au moins pour retrouver les sols riches en matière organique les arbres
Pareil ça prend 5 à 10 ans donc en fait là on on joue sur des échelles de temps qui sont plus grandes donc faire confiance et je pense vraiment se faire confiance c’est c’est c’est un un maître mot qui doit nous guider en cultivant encore une fois ce langage commun et
Voilà l’écoute euh penseer aussi aux autres sciences pas que les sciences dures comme les miennes mais les sciences comportementales qui permettent justement de fludifier le dialogue et cetera voilà moi je crois beaucoup en l’intelligence collective donc euh allez-y merci alors je je vais apporter peut-être deux trois éléments de réponse remercier
Charline desconges évidemment et et et puis vous pour votre participation et avant de conclure peut-être rebondir sur deux trois deux trois élément je disais en plaisantant je vais intervenir pour défendre les élus mais d’une certaine façon oui je vais le faire parce que ils étaient hier
Et de tout le bassin versant de tout le bassin versant certains c’est une heure et quart de route he pour venir ici et une vingtaine pour prendre un certain nombre de décisions pour le fonctionnement de cette boîte hier soir dans cette même salle ils étaient une soixantaine d’élus
Et de techniciens ce matin à Chevry cossini de tout le bassinversant pour plancher sur la mise en œuvre du Schéma de cohérence écologique régional puisque c’est le siage qui est l’opérateur qui est chargé de la mise en œuvre du de ce schéma régional à l’échelle du bassin
Versant de lière donc il y en a quelques-uns ce soir d’ailleurs je voulais saluer les élus mais sachez que ceux qui sont investis sur ces questions et singulièrement au sein de cette belle maison qui est le siège le sont tout particulièrement pas uniquement un soir de conférence mais tout au long de leur
Vie d’élu local et ça je peux en attester est-ce que tout est parfait non et je vais peut-être partir du du faire de l’Enton noir et partir de du systémique qu’on vient d’évoquer pour revenir au particulier qui qui qui nous concerne et qui concerne et qui concerne le
Siège le modèle agricole comme le modèle urbain modèle agricole comme le modèle urbain il faut avoir l’idée que on parle de système et que donc un système a pour principe qu’il agrèche des composantes et donc le modèle agricole c’est pas simplement les agriculteurs le modèle agricole c’est l’agroindustrie c’est les stratégies
Politique agricoolle qui ont été conduites depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et c’est nous les consommateurs parce qu’il est évident que si demain on veut de l’agroécologie partout et continuer à se nourrir même s’il faut que nous soyons sobres et sansout de changer aussi nos modes
D’alimentation on a vu ce que ce qui impliquait la la production de viande de consommation de consommation de cette eau verte mais ça impliquera vraisemblablement que nous consentions collectivement à payer plus cher ce que nous mangeons à changer un certain nombre de nos habitudes et c’est pour ça
Que ça prend du temps c’est forcément pour ça que ça prend du temps parce que décréter nous siège qu’il faut changer le modèle agricole à l’échelle du bassinversant de liè voilà en faisant F du fait qu’en fait ce modèle il participe d’un système ça n’existe pas
Ça ne marche pas ça ne fonctionne pas et donc je rebondis sur ce que disait Emmanuel Lucas tout à l’heure qui connaît bien cette maison évidemment évidemment qu’il faut d’abord qu’on se parle et donc là je suis parti de je suis parti du et qu’on arrive à
Partager des enjeux et ce que disait l’ inststant c’estd essayer à chaque fois qu’il y a un acteur qui a envie de faire vraiment d’essayer lui de le pousser de l’accompagner de le porter d’abord de faire intégrer ce principe de la solidarité à mon aval et croyez bien que c’est pas
Simple l’existence même de l’épage d’un établissement public d’aménagement et gestion des EAU tel que le siage c’est justement de faire vivre la solidarité à mon aval bon une fois qu’on l’ écrit dans les statut du syndicat je pr croire qu’il encore du boulot on est en train de bosser sur une zone
D’expansion de cru à le vgis on va surinonder des champs là-bas pour éviter que ici lors des cru de période de retour assez fréquente lors de la décenale à la trentenale on limite considéra les dégâts dans les secteurs urbanisé moi les agriculteursre vous êtes sympa vous avez fait n’importe quoi laav vous avez
Construit n’importe comment vous avez bâti en zone inondable et maintenant vous allez inonder nos champs nous faire perdre du rendement pour réparer vos conneries je peux vous pr croire que les premiers contacts ont été rugux voilà moi je leur répondu que il y avait ouais sans doute une
Façon frontale d’aborder le sujet qui était celle qu’on venait de me proposer il y en avait une autre qui était considérer qu’en fait on était tous dans un système nous en étions tous les héritiers et que l’eau qui inondait les immeubles qui ont été construits chez
Moi avant que je ne naisse et pour beaucoup de l’eau qui n’est plus retenue à l’amont parce qu’on a drainé les champs pour améliorer leur productivité voilà et que donc en fait on a partilié dans cette histoire- làà et donc on ne serait-ce que faire accepter cette
Idée-là et c’est pas encore gagné cette histoire hein on va y retourner et on fait vivre d’ailleurs avec le PTB SC grand lac et avec la métropole du Grand Paris on fait vivre la grande solidarité à mon aval parce qu’au départ c’était un sujet la la zone d’expansion de cru wgis
C’était un sujet du bassin verersant de liè et puis il y a un gars qui est président de la métropole du Grand Paris qui et qui est aussi président de le ptbsn grand lac comme quoi le cumulle ça peut avoir parfois ses vertus hein qui a dciiné d’aligner les politiques
Publiques de ces deux établissement puissant pour dire mais attendez moi l’ va retenir le siège àer le vgis alors ça va servir à pas inonder crôes bousi Saint-Antoine ou villeeneuf Saint-Georges mais en fait ça va aussi éviter d’inonder le cœur de la métropole et donc il va on va céder
Mais on commence on en est qu’au début qu’au balbu et donc Patrick olier en l’occurrence c’esti dont je parle il va venir au mois de mai on va ensemble aller voir les les acteurs les agriculteurs les élus des communes concernées et puis on va dire que le et
La métropole du Grand Paris et l’établissement public c’est grand lac sont main dans la main pour qu’on avance sur cette Z parce que c’est important et parce qu’au-delà d’améliorer la résilience face au risque inondation ce qui est fondamental on regarde des changements du changement qui s’opère sous nos yeux
Euh mais on va en plus essayer d’améliorer les qualités physiquchimiques de la rivière on va proposer des solutions fondées sur la nature voilà mais pu que ça fait système et qu’on est interconnecté ben il y a à la fin il y a des agriculteurs qui vont perdre du rendement quand on va aller
Surinonder et donc là et ben on va indemniser on va indemniser donc il faut de l’argent et on est si vous voulez ce que Charlen vous a décrit je crois avec beaucoup de talent de pédagogie et je veux l’ remercier c’est c’est c’est tout à la fois le fait l’eau elle-même appartient
À un système qui a une multitude de solutions à mettre en œuvre pour qu’on améliore ce système ce petit cycle et ce grand cycle de l’eau et qu’il associe une multiplicité d’acteurs et une multi une multiplicité de dispositifs parle de Monsieur parlait tout à l’heure du milieu urbain le
Parlement de l’eau la commission locale de l’eau se réunira dans 15 jours sous la présidence de guigeaufroid qui est son président et c’est le siage qui est la structure porteuse de la commission locale de l’eau pour adopter un nouveau règlement du schéma d’aménagement et de gestion des eaux de lière c’est un peu
Les droits de la rivière et qui sera extrêmement ambitieux extrêmement ambitieux en matière de rétention des EAU de pluies à la parcelle en matière de préservation des zones humides et moi je m’attends à me prendre une volée de bois vert de toutes celles et toucheux qui auront des projets de développement qui porte
Atteinte à des zones humides sur le territoire du bassin verersant de liière parce que le règlement va être extrêmement exigeant d’ailleurs c’est le projet règlement qui va être arrêté il va être soumis à enquête publique je sais d’ors et déjà que certains envisagent de le comp tester parce qu’il
Est très ambitieux et qui encouragera très très fortement à la désimperméabilisation mais là comme en matière d’agriculture en matière d’aménagement urbain on a des décennies d’habitudes à changer comme je dois dire le siage gère aujourd’hui la rivière très différemment de ce qu’il faisait il y a il y a 30 ou 40
Ans on est en train précisément pour faire la restauration de la continuité écologique pour améliorer la qualité de l’eau on est en train nous de démonter des barrages qu’on a construit il y a 30 ou 40 ans parceen fait on s’est aperçu qu’on a fait des conneries voilà mais
Parce que il y a c’est ça le progrès aussi c’est c’est c’est c’est d’admettre qu’à un moment ce qui paraissait être une bonne solution n’en était pas une voilà et on se heurte comme sur le modèle agricole comme sur l’aménagement urbain bah à des résistances voilà parce que
Quand on supprime le seuil d’un moulin qui est là depuis 3 siècles on dit mais ça a toujours était comme ça non en fait c’est pas c’est le moulin s’est pas construit tout seul il y a eu une intervention de l’homme qui à un moment voilà et donc vous avez une
Multiplicité d’acteurs de donc c’est un chantier de plusieurs années de plusieurs décennies même sans doute euh on a un modèle économique sur enfin moi je très honnêtement comme président du siège je suis assis sur un modèle économique alors les finances du du syndicat parce qu’on y est vigilant sont
Saines mais je suis assis sur une une branche de modèle économique qui qui va pas tenir bien longtemps puen fait il faut qu’on soit sobre en consommation faut qu’on réduise la consommation d’eau il faut qu’on utilise par exemple les eut de pluies pour tout ce qui relève pas de la consommation
Humaine sauf que moi j’ai que que l’eau qui finit dans mes réseaux d’assaainissement vienne de la pluie ou du réseau d’eau potable il faut toujours que je la transporte vers la station d’épuration donc j’ai le même linéaire de réseau et l’assiette de ma recette pour entretenir et développer ce
Linéaire de réseau réseau lutter contre les pollutions c’est le MRE cube d’eau potable donc je n’ai en vrai gestionnaire public je parle pas comme homme engagé mais comme gestion un public j’ai aucun intérêt à ce que demain vous utilisiez de l’eau de pluie pour vos toilettes parce que vous allez me faire
Perdre de la recette et donc on a un modèle donc sort à travailler il y en a d’autres he je je moi je cesse d’alerter sur le fait qu’il il faut vraiment qu’on invente un nouveau modèle du financement de en général parce que on va dans le mur tu veux je suis
D’accord mais mais petit et grand cycle quoi oua ouais vraiment les deux par qu’aujourd’hui on finance sur le MRE cube d’eau potable quoi voilà et donc pour conclure définitivement cette fois-ci euh je crois que vous l’avez compris il y a y a et puis c’est le sens qu’on
Voulait donner c’est c’est bien que ce soit nous élus et et techniciens les excellents technicien du siège que je veux je veux saluer qui qui parlons de ces sujets là mais c’est aussi bien d’avoir un regard qui vient de l’extérieur qui est qualifié qui nous connaî pas forcément qui est capable
Aussi d’avoir un regard critique sur ce qu’on fait ce dont je peux vous assurer c’est que la conclusion de Charlen pour ce qui concerne le siège est véritable il y a un acteur qui est très engagé c’est une belle boîte franchement je quand on on parle de service public de capacité du service
Public à anticiper les enjeux à essayer de les traiter à apporter des solutions à des problématique c’est une très très belle boîte le siège et et ce dont je peux vous assurer c’est qu’il fait jamais assez mais qu’il est extrêmement mobilisé sur ces sujets là et à bien des
Égards et j’ai aucun mérite là-dedans parce que le train avait été lancé par notamment celui qui m’a précédé àinchambar à bien des égards le siège ça va avance sur d’autres je m’en satisfait pas mais je je vis vos questionnement exigeant comme un encouragement à essayer autant que faire ce peu [Applaudissements] d’accélérer
Et je crois il me semble monsieur le Président qu’on a un petit verre d’amitié non il semblerait dans le hall je crois dans le hall pour continuer et poursivre nos échanges merci encore