La paléoparasitologie est la science qui étudie les parasites dont on retrouve des traces dans un contexte archéologique ou paléontologique. Cette science pluridisciplinaire trouve des applications diverses et permet d’étudier l’état de santé, l’hygiène, la gestion des déchets, les modes de vie, l’alimentation, … des populations anciennes.
Latrines du site de Saint-Germain-en-Laye (camp d’entrainement des troupes de Louis XIV)La recherche se porte principalement sur les helminthes, un groupe de vers parasites de l’être humain et de certains animaux. Le plus célèbre de ces helminthes est, sans doute, le fameux ver solitaire (principalement Taenia saginata ou Taenia solium).
Céline est Docteure en archéologie, diplômée de l’Université Franche-Comté et chargée d’études au CNRS au sein de l’UMR 6249 : Chrono-Environnement. Elle fait partie de la seule équipe française de paléoparasitologie et étudie ces parasites, en particulier les helminthes, en contexte archéologique depuis sa thèse, soutenue en 2019, “Évolution des relations homme/parasite/environnement au Néolithique : approche intégrée et premiers essais de spatialisation sur les sites lacustres européens” dirigée par Hervé Richard et Matthieu Le Bailly. C’est donc une chance de recevoir, à mon micro, l’une des rares expertes françaises sur le sujet pour évoquer cette science méconnue et l’éclairage qu’elle peut apporter sur les questions liées à la santé de nos ancêtres.
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00:00 – Générique01:00 – Présentation de Céline Maicher et introduction02:25 – Parasitologie et parasitisme07:25 – La paléoparasitologie : définition11:29 – Quelques repères dans le temps15:04 – Le parcours de Céline Maicher16:37 – Une catégorie de parasites en particulier : les helminthes19:06 – Une mission type du paléoparasitologue23:04 – Paléoparasitologie et paléopathologies27:35 – Paléoparasitologie et régimes alimentaires30:05 – Paléoparasitologie et gestion des déchets32:53 – Paléoparasitologie et culture34:38 – Le cabinet de curiosités de l’Apothicast37:16 – Conclusion
[Musique] bonjour et bienvenue sur la poticcast je m’appelle Bastien de lâre et dans ce podcast je vous propose de m’accompagner et de partir à l’exploration de l’histoire de la santé et des sciences médicales en allant à la rencontre d’historiens et de professionnels de santé passionnés pour qu’ils partagent
Avec nous leurs connaissances et le fruit de leurs recherch installez-vous confortablement je vous souhaite une excellente [Musique] écoute la paléoparasitologie avec Céline [Musique] mécher bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de la poticast aujourd’hui je vous propose un épisode un peu particulier déjà parce
Que l’échelle de temps que nous allons utiliser va être assez différente des autres épisodes attendez-vous à des bons dans le temps à coup de milliers d’années mais également parce que l’on va s’intéresser à une science plutôt singulière et à son apport pour mieux comprendre les modes de vie et la santé
De nos lointains ancêtres aujourd’hui il est question de paléoparasitologie alors ne vous inquiétez pas on revient tout de suite sur la signification de ce terme et pour ma dans cet épisode j’ai le plaisir d’accueillir et de vous présenter Céline mécher bonjour Céline et bienvenue dans la pocast bonjour Bastien Céline tu es
Docteur en archéologie diplômé de l’université franchecé chargé d’études au CNRS au sein de l’UMR 6249 chronoenvironnement et pour donner un avantgoût de ta grande thématique de recherche je vais citer le titre de ta thèse soutenu en 2019 sous la direction d’hervy Richard et de Matthieu lebili ouvrez les guillemets évolution des rel
Relation homme parasite environnement héolithique approche intégrée et premiers essais de spacialisation sur les sites l’custre européens voà Céline je t’avoue va falloir un peu nous démystifier tout ça alors commençons peut-être tout simplement par poser des bases en partant sur quelques définitions est-ce que tu peux nous expliquer ce qu’est la parasitologie et
Nous expliciter un peu aussi la notion de parasitisme bah du coup la parasitologie ça va être l’étude des parasites tout simplement en fait un parasite ça va plutôt correspondre à une une interaction biologique qui peut y avoir entre plusieurs individus en fait ça va toujours concerner des individus
De deux espèces différentes et il va y avoir une certaine interaction entre ces deux individus qui est défini comme du parasitisme c’est le fait que le parasite il va toujours tirer profit d’un organisme haute pour se nourrir s’abriter ou se reproduire et en fait cette relation elle aura toujours un
Effet néfaste pour l’autre et donc un effet bénéfique pour le parasite et c’est c’est ça qu’on appelle une notion de parasitisme donc ça va se différencier du commensalisme par exemple ou de la symbiose ou de la prédation des fois la barrière elle est assez floue entre la prédation et le
Parasitisme parce que bon bah une relation de prédation on est d’accord qu’il y a un effet néfaste pour la proie hein mais là en fait ça va toujours aboutir à la mort de la proie et ce qui est différent avec le parasitisme il y a aussi une notion de taille entre les les
Organismes qui sont concernés le parasite sera généralement beaucoup plus petit que son are pour définir les parasites il y a plusieurs nomenclatures hein qui existent on peut les différencier selon leur mode de vie donc par exemple si on a un parasite d’animal on va parler de zo parasite si c’est un
Parasite de plantes on va parler de phytoparasite et cetera h on peut aussi généralement enfin c’est ce qu’on fait plutôt d’ailleurs on les dénomme selon leur localisation dans l’organisme donc s’ils sont à la surface typiquement les pou les puces on va plutôt parler d’hectoparasit et quand ils sont dans le
Corps on va parler d’endoparasite alors parfois on utilise le terme de mésoparasite donc donc Cuxa ça va plutôt être les parasites qui sont dans la lumière de l’organisme donc typiquement le tube digestif quoi euh voilà donc ça va être tout ce qui est vert ce genre de chos alors ce qui est
Intéressant avec les parasites c’est que en fait c’est des organismes qui sont présents partout il y a aucune zone géographique dans le monde qui est exemp de parasites et en fait au niveau de la biodiversité les parasites c’est les animaux qui sont le plus répandus alors là je vais beaucoup m’étendre en fait
Sur le côté animal parasit animaux je vais pas tant développer les plantes en terme de biodiversité les parasites c’est les animaux les plus répandus sur la planète que ce soit en terme d’espèces ou en terme de nombre d’individus donc ça représente une biomasse qui est absolument énorme quoi
Chez l’homme et les animaux des agents parasitaires il y en a de plusieurs types on les regroupe en cinq grands types donc il y aura les virus les bactéries les protozoaires donc les les unicellulaires les champignons et les ailes mintes donc ce qui va être plutôt vermiformme en quelque sorte h les ailes
Mintes c’est vraiment une part qui est pas du tout négligeable he quand on pense parasite on pense tout de suite bactéries mais finalement les ailemtes c’est tout à fait présent il y en a 20 % chez l’homme des agents parasitaires sont des ail mininttes et en 30 35 %
Chez les animaux domestiques et donc selon l’OMS he les derniers chiffres c’est à peu près chez l’homme il y a 51 % des a MTES qui sont localisé dans le tractus gastrointestinal généralement ça correspond à ce qu’on appelle des GO mintes c’est-à-dire des parasites qui se contractent par in gestion des formes de
Dissémination qui sont présentes dans de l’eau ou dans du sol souillé alors on mange pas de la terre généralement on est d’accord mais ça va plutôt être de la géophagie accidentelle on a mal lavé les légumes et ben voilà on peut s’infester de cette manière-là ça va être généralement totalement accidentel
Et donc les chiffres actuels de l’OMS c’est à peu près un milliard d’individus dans le monde qui sont porteurs d’elmtiaz mais c’est loin d’être négligeable c’est pas du tout négligeable c’est des organismes qui ont des cycles de vie très complexes tous qui vont toujours faire intervenir soit le milieu extérieur soit d’autres
Organismes pour pouvoir voir poursuivre leur cycle biologique et se développer donc là je commence un peu à rentrer dans des trucs un peu plus techniques mais finalement ça va quand même aider à à comprendre la suite et notamment le cœur de mon travail à partir de maintenant je vais vraiment plutôt
M’intéresser des ail mintes notamment intestinaux il y a deux grands types il y aura ceux qui auront des cycles qu’on dit monoxè c’est-à-dire avec un seul Hute voilà un autre définitif il y a pas d’autres intermédien et généralement ces parasites là ils vont nécessairement avoir besoin de passer dans le milieu
Extérieur pour se développer pas tous mais c’est généralement le cas et les autres parasites qui ont plusieurs autres on parle de parasites héroxèes donc peut y avoir un autre intermédiaire de TR voilà ça peut être vraiment très complexe et avec passage dans le milieu extérieur et une chose très important
Parce que du coup ça c’est pareil on va y revenir après dans tous les cas c’est toujours dans l’Aure définitif que le verre adulte va se développer et c’est le verre adulte qui va pouvoir pondre ces formes de dissémination et qui sont des ufs donc ça c’est une introduction
Assez biologique sur le parasitisme là je t’avoue que ça me rappelle plutôt des bons souvenirs à la fac tout ça je me rev ça c’est scolaire mais ouais je me revois en TP de parasito en train de dessiner des kistidatiques des scollex de tenasolium des forme promastigote de
L’chmania je c quelques termes au cas où si j’ai des anciens profs de parasito qui passent par là clin d’œil à anidia Alvarez mais donc ok pour la parésitologie on a compris mais maintenant qu’estce qui se passe qu on rajoute ce préfixe pour former le terme paléoparasitologie de quoi on parle
C’est quoi cette science et ben du coup on parle d’étudier la parasitologie mais en contexte ancien tout simplement donc ça peut être sur des temps assez longs hein donc typiquement vraiment en contexte paléontologique quoi l’interaction biologique parasitisme qui a été mis en évidence la plus vieille elle date de 500 millions d’années
Effectivement du Cambrien donc on est sur du très très long terme mais on peut aussi très bien étudier ça sur des périodes historiques quoi donc c’est plutôt ce que nous on va faire au laboratoire typiquement généralement les études en paléoparasitologie ça va quand même plutôt se quantonner au au contexte
Archéologique du coup c’est vraiment une discipline qui est à l’interface entre plein d’autres les sciences médicales la biologie l’écologie l’archéologie et cetera le parasite adulte qui va pendre les œufs il est toujours dans l’eau définitif et il va produire ses formes de dissémination et en fait c’est exactement ça qu’on va étudier en
Paléoparasitologie c’est les formes de dissémination qui sont émises par les veres adultes dans l’autre définitif h donc ça tout simplement on fait une une approche par microscopie optique et donc on observe et on on détermine les œufs on peut aussi faire des approches biomoléculaires donc soit par immunologie ou par voilà analyse ADN
C’est des méthodes très prometteuses il y a aucun souci mais qui sont encore en développement puis moi j’en fais pas beaucoup donc c’est vrai que je vais pas forcément mendre là-dessus mais mais voilà donc ça c’est vraiment pour la partie que nous on on développe plus au
Laboratoire après il y a des collègues hein dans le monde qui vont plutôt eux s’atteler à une forme mais bon ça va plutôt être des parasitologues au sens strict qui vont plutôt travailler sur la phylogénie des parasites est-ce que tu peux un peu expliciter peut-être ce terme la phylogénie c’est ce qui va
Aider à faire tout ce qui va être les classifications les méthodes de classification philogénétique donc ça va vraiment étudier les les relations des espèces entre elle pour essayer de voir lesquels découlent desquels en quelque sorte enfin voilà c’est essayer de remonter un peu le temp et cetera donc
Là il y a cet aspect là qui est très intéressant qui peut aider à à comprendre certaines choses certains rapports entre parasite et Hut c’est encore une autre discipline hein mais qui est qui est qui est très intéressante aussi puis donc voilà la paléoparasitologie par définition ça va
Quand même aider à comprendre l’histoire des maladies aussi hein bien sûr vu qu’on parle de d’agents pathogènees donc si on retrace leur histoire on va aussi par extension à travailler sur l’histoire des des maladies leur origine la diffusion les traitements et cetera les prophylaxies qui ont pu avoir et
Cetera quoi outre le fait qu’on va pouvoir mettre en évidence certains parasites euh en contexte archéo en fait c’est bien plus informatif qu’on le pense hein ça va pas juste répertorier bon bah ce bonhommelà il avait tel te on va quand même aller plus loin et en fait
Le but ça va vraiment être d’intégrer la notion de parasites dans le contexte archéologique pour essayer de enfin de répondre aux problématiques qui sont présentes lorsqu’on fouille quoi et en fait les information dépendent de l’échelle à laquelle on travaille donc on peut regarder à l’échelle de l’individu donc si on travaille sur des
Sépultures sur des momis ce genre de choses là ça va vraiment nous renseigner sur bah les parasites qui étaient chez cet individu donc par extension en fonction du parasite trouver le ses conditions d’hygiène les habitudes alimentaires ce genre de d’information on peut regarder à l’échelle des structures archéologiques donc
Typiquement des puits des latruines et ce genre de choses là ça va nous informer un peu sur comment bah au niveau de la société hein est-ce que les parasites étaient plus ou moins répandus comment Géer les déchets ce genre de choses donc à l’échelle du site ça va
Être à peu près ça hein enfin c’est ça on va voir les zones d’accumulation de marqueurs parasitaires pour essayer de comprendre comment étaient organisés les sites est-ce qu’il y avait des zones de stabulation à certains endroits qu’on n’ pas pu mettre en évidence par d’autres
Moyens gen de choses et si on fait des suivis entre plusieurs sites archéo là on va pouvoir essayer de comprendre les diffusions hein parce que bah les gens ils se baladent avec leurs parasites hein donc euh on peut les suivre à la trace de cette manière quoi voilà donc
Il y a il y a plein d’applications possibles en fonction des des problématiques qui seront abordées donc tu nous as donné tout à l’heure un un ordre de grandeur une première trace de parasitisme il y a environ 500 millions d’années si je dis pas de bêtises est-ce que tu peux peut-être
Nous donner quelques repères notamment chez l’homme les premières traces de parasitisme qu’on a retrouvé j’imagine que c’est une réponse pas forcément évidente et qui peut en plus évoluer dans le temps ce qui est vrai aujourd’hui n’est pas forcément vrai demain dans ce type de de science mais
Si tu peux un peu nous nous en parler ce sera intéressant alors ça c’est une question qui est un peu piège parce qu’elle est elle est pas simple en fait par définition les parasites leurs traces elles sont assez rares parce qu’en fait on travaille sur des animaux
Qui ont des corps mous c’est des invertébrés quoi donc en fait ce qu’on va toujours mettre en évidence si j’insiste vraiment sur les marqueurs enfin les formes de dissémination c’est parce que finalement on retrouve que ça quoi on retrouvera pas les verres en tant que tels et du coup ça déjà c’est
Un frein à à leur mise en évidence c’est des voilà les tumous ça se conserve très mal en milieu archéologique hein c’est tout de suite détérioré il faut vraiment des conditions particulières d’enfouissement pour qu’on puisse retrouver ce ce type d’élément quoi pour les plus anciennes traces actuelles
Qu’on est retrouvé donc j’ai parlé hein déjà de cette forme de parasitisme qui date de 500 millions d’années alors pour le coup là c’est un espèce de verre qui a été mis en évidence sur un brachiopode un brachiopode c’est un c’est un peu comme un bival enfin c’est pas la même
Chose mais c’est dans l’idée c’est un molusque qui ressemble un bivalve qui n’est pas un bivalve et donc on a retrouvé une sorte de verre donc un ectoparasite he sur ce brachiopode et ce serait la plus en anciennees forme de parasitisme pour les vers intestinaux la plus ancienne ma connaissance qui a été
Mise en évidence elle tte du Permien donc de 270 millions d’années à peu près et on a retrouvé en fait des œufs de tenénia enfin de assimilé ténia dans des coprolid de requin le verre solitaire donc c’est ça alors qui n’est pas tout à fait celui-là mais en tout cas c’est de
La famille des thénidé donc assimilé à ce type d’organisme voilà dans un coprolite donc un coprolite c’est la matière fécale fossilisée ou minéralisé hein et donc là de de requin alors pour l’homme c’est plus complexe parce qu’il y a pas tant d’études en fait que ça sur
Les hinidé autre que sapiens il y en a pas tant ce qu’on arrive à faire c’est plutôt des preuves indirectes donc en fait par exemple avec les études philogénétiques hein je commençais déjà à en parler tout à l’heure mais en fait en utilisant le principe d’horloge moléculaire qui grosso modo he vraiment
Je suis pas du tout je suis pas experte en plus mais grosso modo l’idée c’est d’essayer d’estimer le temps en fonction du nombre de mut qu’il a eu par phylogénie et donc on essaie de voir par preuve indirecte à quel moment ben je sais pas moi le tenénia est venu chez
L’homme parce qu’on a des relation de coévolution en fait entre les espèces et donc en remontant cette horloge moléculaire on peut essayer de comprendre d’estimer en tout cas à quel moment l’infestation la première infestation est venue donc ça c’est des preuves indirectes et du coup à ma connaissance la plus ancienne trace de
Parasite intestinaux chez l’homme elle date du en tout cas pour la France elle a été mise en évidence dans la grotte hornée de arc surcur en liyonne qui a été fréquenté par l’homme entre 25000 et 30000 ans à partir de maintenant et en fait il y a des œufs d’Ascaris qui ont
Été retrouvés qui sont les mêmes qu’aujourd’hui hein donc c’est un verre qui est relativement commun hein on peut retrouver chez l’homme ou le port et en fait ce qui les a amené à penser que c’était chez l’homme c’est qu’on était à ce moment-là dans un environnement qui
Était plutôt stepique donc de STEP hein avec les animaux de grand froid qu’on imagine he donc des mamouthes ce genre de choses des chamois et cetera et donc pas de porc par défaut ils sont partis du principe que parasite était présent chez l’homme et non pas chez un suidé un sanglier ou gen
D’animal al du coup il y a quand même une question que je me pose comment on en vient à devenir paléoparasitologue est-ce que tu peux nous expliquer un peu ton parcours alors mon parcours bah déjà toute petite j’étais quand même très intéressé par bah déjà la biologie géologie les dinosaures je voulais être
Paléontologue génération Jurassic Park quoi et du coup je suis parti en à la Faculté je fait une licence d’ SVT à la l’université de reince reince Champagn parce que quand bien même je voulais aller en paléontologie en fait vu que le but c’est quand même d’étudier des
Animaux qui ont vécu à un moment je voyais pas pourquoi partir en géologie alors que le but c’est d’étudier des organismes morts certes mais en tout cas qui ont existé donc je voulais vraiment garder une part de bio une grosse part de bio dans dans mon parcours et j’ai
Bien fait parce que c’est à ce moment-là que j’ai commencé à faire de la parasitologie et ça m’a vraiment vraiment beaucoup intéressé donc ça c’était mon premier rapport avec la parasitologie et ensuite je suis parti en master aré aux sciences à Dijon à l’Université de Bourgogne donc là
C’était un master qui était plutôt dédié à étudier toutes les sciences environnementales mais appliqué au contexte archéologique quoi c’est dans ce cadre là que j’ai pu faire mon stage de master à chronoenvironnement en paléoparasitologie et donc c’est là que je suis tombée amoureuse de la discipline quoi suite de ça j’ai fait 2
Ans de chargé d’études où j’ai pu travailler sur énormément de sites sur d’énormes périodes donc là ça m’a vraiment forgé à la discipline à vraiment à la comprendre comprendre subtilités en fait de de tout ça et après donc je me suis lancé dans la thèse et là actuellement je suis en
Postdoctorat toujours à chronoenvironnement comme je disais en introduction effectivement donc tu es dans ce laboratoire chronoenvironnement à Besançon et tu es dans la seule équipe de recherche française de paléoparestologie et si j’ai bien compris donc tu l’expliquais dans ton équipe on s’intéresse surtout à certains ver parasites intestinaux les aementes
Pourquoi ces parasites en particulier et est-ce que c’est une gén énalité dans ton domaine ou est-ce qu’à l’étranger on a d’autres équipes qui étudient d’autres types de parasites en fait dans cette question il y a plusieurs questions en archéologie il y a des collègues qui travaillent sur les
Maladies qui vont plutôt être dû à des bactéries et des virus mais qui sont donc des parasites enfin dans la mesure où on les considère comme des parasites donc des maladies type tuberculose ou la peste ou ce genre de de pathogène mais là on va plutôt parler de paléopathologie en fait donc c’est
Plutôt une science qui va se concentrer sur les maladies humaines et voilà sur les traces physiques de ces maladies pour la paléoparasitologie que ce soit tous les labos on travaille tous en fait sur les parasites intestinaux donc il y a plusieurs laboratoires dans le monde
Il y en a un aux États-Unis il y en a à Rio enfin on n’est pas non plus énormément et mais on travaille tous sur les parasites intestinaux alors il y a plusieurs raisons pour ça c’est déjà parce que c’est très intéressant à étudier du par le côté un peu Versati
Comme je disais en intro hein du parasite quoi ils sont partout dans tous les organismes donc il y a un énorme potentiel d’information derrière en fait et aussi c’est assez facile de les mettre en évidence quoi de par encore une fois les formes de dissémination donc qui sont vraiment reconnaissables
Et puis contrairement à d’autres marqueurs parasitaires comme les kyes par exemple on en retrouve mais on sait pas les les identifier enfin on sait pas attribuer ces kyes à tel parasite quoi donc c’est pour ça que on va plutôt pour le moment en tout cas se s’orienter vers
Les parasites intestinaux parce que il y a vraiment un gros potentiel encore une fois d’information et aussi une facilité d’accès à à l’info quoi après ce qui va changer dans les différentes équipes ça va être déjà les espèces étudiées hein parce que bah forcément d’un continent à l’autre on n pas nécessairement les
Mêmes les mêmes espèces surtout dans les temps anciens autant maintenant on est dans un monde complètement globalisé et cetera donc on peut retrouver des des parasites asiatiques en France aucun problème mais au Néolithique c’était pas le cas quoi donc voilà ça plutôt être ça les spécificités et puis bien sûr les
Périodes étudi hein c’est sûr que bah nous on n pas de Maya donc on va pas trop travailler sur les Mayas concrètement est-ce que tu peux nous présenter une mission un peu type déjà dans quel cadre tu interviens sur quel type de fouille quel genre de prélèvement fait dessus tu tu as
Commencé à en parler un petit peu en introduction avec quel matériel quelle technique voilà est-ce que tu peux un peu nous démystifier ton métier finalement ton quotidien alors déjà pour les fouilles on va travailler sur tout types de fouilles he que ce soit du préventif ou du programmeré donc les
Fouilles préventives ça va être les fouilles de sauvetage he qu’on voit généralement quand va y avoir un aménagement voilà il y a de la fouille préventive de sauvetage donc on peut très bien intervenir à ce moment-là mais aussi les fouilles programmées donc là ça va être des fouilles qui vont durer
Sur plusieurs années avec plusieurs campagnes qui sont toutes préparées avec plein de spécialistes qui interviennent et cetera donc nous on va toujours essayer de cibler des structures ou du mobilier donc du mobili archéologique c’est pas les meubles hein c’est tous les objets qu’on peut retrouver en fait
Et qui sont laissés par les hommes quoi et donc on va cibler toutes les structures mobiliers qui ont pu être ou qui ont été en contact avec de la matière fécale voilà tout simplement donc c’est là où on aura un potentiel euh pour nous de trouver des parasites
Quoi donc ça va surtout être les latrines hein typiquement des fausses dépottoires des rejets de boucherie euh ce genre de choses et on peut aussi essayer d’aller voir directement sur les individus bien sûr hein on va les fouiller dans les sépultures on va faire des prélèvements au niveau du bassin
Pour essayer de voir est-ce qu’on retrouve hein alors à ce moment-là on fait toujours des prélèves de contrôle pour vérifier que c’est pas la terre qui était au-dessus qui était souillée donc c’est pour vraiment essayer de vérifier que on est bien sur sur une vraie infestation pas sur info positif quoi
Donc voilà pareil tout ce qui a touché un peu au cadavres donc les les jardins baumement aussi ça peut très bien faire l’objet de de prélèvement en paléoparasitologie hein tout ce genre de choses quoi et donc on peut aussi très bien travailler sur lescoprolit encore
Une fois donc ça ça ça marche très bien lescoprolit l’avantage de travailler sur ce type de matériel c’est que généralement ils vont être assez riches en œuf de parasite parce qu’on est vraiment à la source et on peut relativement facilement identifier euh l’origine biologique du coproite pas juste en regardant l’aspect hein tout
Simplement il y a pas de il y a pas de mystère c’est pas les choses qu’on retrouve le plus en fouille mais ça arrive et donc c’est c’est hyper intéressant par contre quand on travaille sur les coprolites ce qu’il faut faire attention c’est que généralement avec on va quand même
Étudier bah je sais pas par exemple si on retrouve des arêtes de poisson on va tout de suite essayer de les identifier il faudra juste faire attention à pas assimiler le repas de la veille avec l’infestation parasitaire qui est là puisque il y a toujours un temps
D’incubation quoi dans tous les cas on a toujours énormément de concertation le plus possible avec les archéologues parce que le but c’est quand même d’essayer de répondre au problématique du site et donc s’il y a une problématique de gestion des déchets on va plutôt cibler des structures si on
Est plutôt sur de l’habitude alimentaire on va plutôt aller voir dans des fausses jur de choses et donc ça c’est vraiment en concertation toujours avec les archéologues et les spécialistes quoi quoi donc on vient faire nos prélèvements tout simplement avec une petite cuillère on va prendre un peu de
Sédiment hein c’est pas du tout compliqué on ramène tout ça en laboratoire et ensuite on prépare les échantillons alors la préparation des échantillons elle est pas très complexe non plus nous au labo on a standardiser un protocole qui existait déjà plus ou moins et qui était un peu dérivé des
Protocoles qui sont utilisés en coproscopie actuelle donc tout simplement on vient réhydrater ensuite on homogénise c’est-à-dire juste on broit et on passe en cu ultasson pourrait vraiment essayer de désolidariser les particules d’argile par exemple des des œufs et ensuite on tamise tout simplement et on vient recueillir les refus de Tami donc
L’avantage de cette méthode c’est que des œufs ils subissent pas d’altération physio-chimique puisqu’on utilise pas du tout de de ni d’acide ni de de base ou ce genre de produit il y a pas de destruction on conserve les œufs minéralisés et puis en fait le fait de
Tamiser ça comment ça fait un préterce qui fait vraiment un confort visuel pour ensuite la lecture au microscope qui est le passage obligatoire pour pouvoir identifier nos nos petits parasites quoi ce que je te propose maintenant c’est de nous donner quelques exemples un peu plus concrets tu as évoqué à quoi
Pouvait servir la paléoparasitologie dans différents contextes maintenant est-ce que tu peux nous donner un exemple où on a pu en apprendre plus sur l’état de santé de nos plus ou moins lointains ancêtres grâce à la paléoparasitologie alors ça c’est une question qui est bien plus compliquée qu’il n’y paraît en fait de manière
Générale les parasites ils ont pas un pouvoir pathogène très élevé pour un parasite notamment intestinal he c’est vraiment la balance entre profiter de son hôte tout en le maintenant en vie et relativement en bon état pour pérenniser son existence pour que le parasite puisse donc lui aussi he péréniser son
Existence sa reproduction et cetera et donc cet équilibre là il est vraiment fait c’est le fruit d’une évolution assez longue hein donc de coévolution entre l’Ô et parasite et du coup euh autant les parasites ils ont un pouvoir pathogène actuel qu’on connaît mais rien ne dit que c’était le même il y a
Plusieurs milliers d’années quoi on peut pas savoir en fait si un tia analytique il faisait les mêmes effets qu’un tia actuel et ça c’est une question où je suis pas certaine qu’un jour on aura la réponse quoi donc finalement c’est c’est plus compliqué qu’on pourrait le penser
Et il y a autre chose c’est que en fait généralement actuellement le pouvoir pathogène du parasite il va énormément dépendre de la charge parasitaire donc du nombre de parasites en gros qui est chez l’individu hein là pareil c’est quelque chose qu’on ne sait pas faire on ne sait pas estimer la charge
Parasitaire donc en fait dans l’état actuel des choses on sait pas faire de quantification c’està-dire qu’on peut pas relier le nombre d’œuf qu’on retrouve à la charge parasitaire chez un individu ça vraiment pour le moment c’est c’est hyper complexe pour répondre à ça faudrait prendre énormément de paramètres en compte quoi faudrait déjà
Essayer de comprendre réellement l’effet du temps sur les œufs c’est ce qu’on appelle la tapaponomie en fait ça va être dans quelle mesure après enfouissement dans quelle mesure les œufs se dégradent et à quelle vitesse et comment quoi donc ça c’est quelque chose qui est très compliqué il y a des
Protocoles qui peuvent être montés mais c’est quand même très compliqué à comment à estimer on sait qu’il y a certains œufs qui sont plus fragiles donc on sait que il y en a on retrouvera moins ça c’est sûr ce qui est le cas par exemple pour antérobus donc l’xure c’est
Un parasite qui est très commun qu’on retrouve actuellement même en France assez souvent hein nous on le retrouve quasiment jamais en contexte archéologique parce que les œufs sont très fragiles donc on sait qu’il est là parce qu’on arrive à leettre mettre en évidence par analyse ADN mais on retrouve jamais les marqueurs c’est
Compliqué de toujours faire les doublons analyse ADN et analyse microscopique donc c’est vrai que il faut qu’on soit conscient mais il faut faut pousser là-dessus mais c’est quand même encore compliqué à le faire quoi il y a un autre problème aussi c’est que les vers généralement ils ont tendance à pondre
En fin de journée alors je ne sais pas exactement pourquoi mais dans l’organisme ils ont plutôt tendance à pondre en fin de journée donc suffit que en contexte archéo bah la vie des gens ils ai pas de matière fécale à ce moment-là on aura pas la bonne charge parasitaire on aura
Une sous-estimation en tout cas de la charge parasitaire quand bien même on arriverait à relier le nombre d’œufs au nombre de parasites donc c’est en sens là que estimer l’état de santé des populations via ce proxy là c’est encore très complexe mais bon on espère qu’un
Jour ça ça marchera si je comprends en fait c’est un apport qui est qualitatif c’estàdire qu’on va pouvoir dire ok à tel endroit où vivaient ces personnes là à telle époque il y avait tel type d’œuf ça ressemble fortement à ces œufs-là de cette espèce qu’on connaît nous aujourd’hui qui est pathogène qui
Provoque cette maladie donc peut-être qu’on avait une maladie un peu similaire sur cette population à cet endroit-là mais ça reste encore des choses assez théoriques qui permettent un petit peu de de poser quelques hypothèses finalement c’est ça après on part du principe que les effets étaient relativement les mêmes mais bon c’est
Pas anodin non plus dans le sens où il y a certains parasites qui étaient absolument euh partout à l’époque quoi tricuris ascaris c’est une association parasitaire qu’on retrouve absolument partout et qui est tout à fait commune donc on se doute bien que si cette association parasitaire elle était si présente dans
Une population c’est qu’elle devait pas être si néfaste à peu près comme aujourd’hui quoi donc avec des signes bah des légères carences voir des quelques diarrées mais voilà rien de de très lourd quoi et on le voit dans les populations actuelles où ces parasites sont assez présents voilà le pouvoir
Pathogène encore une fois il est pas non plus méga élevé quoi donc c’est c’est aussi si on ça qu’on on fait de l’actualisme là-dessus mais c’est pas non plus draisonnable sur des taxons ultra communs quoi un autre rapport de la paléoparasitologie dont tu as évoqué un peu en introduction ça concerne la
Connaissance du régime alimentaire est-ce que là aussi tu aurais un exemple à partager avec nous que ce soit dans le casadre d’une recherche à laquelle tu as participé ou d’une que tu connais ou la paléoparastéologie a eu son importance pour répondre à cette question généralement on vient appuyer les
Résultats d’une a discipline qui s’appelle l’archéozoologie donc il va étudier les restes d’ossem animaux qui sont retrouvés sur les sites il travaille très souvent he sur l’histoire des régimes alimentaires notamment carnet hein bien sûr et nous on vient plutôt aider à comprendre de quelle manière étaient préparés ces aliments
Est-ce qu’ils étaient plutôt mangés cru ou cuit parce que bah voilà le tenia encore une fois hein si on mange du bœuf ou du porc cru bon ben on a quand même des Chan de de l’avoir et surtout à l’époque donc c’est là-dessus qu’on vient aider en fait c’est en ça que
C’est important de comprendre quand on travaille sur les parasites les cycles auxquels ils appartiennent leur cyclle biologique pour vraiment essayer de comprendre les régimes qui ont amené à l’infestation quoi donc oui des exemples de régime alimentaire on en a pltor ça c’est sûr que où on a contribué Mo il y
A une étude il y a quelques années que j’avais trouvé assez sympa à faire en fait j’avais fait un diagnostic paléoparasitologique sur plusieurs échantillons au force Saint-Sébastien à Saint-Germain qui était en fait un camp d’entraînement des trouples de Louis XIV donc c’est un site qui était daté entre
1669 et 1671 et en fait il y avait plusieurs latrines qui étaient le long des des remparts et donc j’avais fait un diagnostic là-dessus et en fait j’avais retrouvé un nombre vraiment important d’un parasite qui est dicrocélium donc qui est la petite douffe du foie et généralement ce parasite on le retrouve
En très faible quantité et là par contre on atteignait des des vraiment des des jolis scores quoi alors dicrocélium donc petite douff du foi c’est un parasite de B viidé qui a un cycle assez particulier qui fait intervenir plusieurs autres dont les des moutons et cetera et ce qui
Est intéressant en fait c’est quand ce parasite il est retrouvé en contexte anentropique donc quand on sait que c’est une origine biologique humaine c’est qu’en fait du coup on l’associe à une consommation d’Abas de mouton cru ce parasite là il est pas capable de se développer chez l’homme et donc voilà il
Passe juste en transit hein et puis et puis voilà quoi donc ça ça a aidé c’est quelque chose qu’ils avaient pas du tout mis en évidence que il pouvait consommer des Abas crus de de mouton sur ce scamp d’entraînement donc ça c’est un peu un
Peu une é éude sympa dans dans cette idé làà mais bon ça a aussi mis en évidence des conditions d’hygiène pas terribles et tout ça et concernant la gestion des déchets car c’est vrai que c’est pas forcément le premier sujet qui nous vient en tête quand on parle de la santé
Et de son histoire mais la question de la gestion des déchets c’est un vrai enjeu de salubrité et donc on pourrait dire de santé publique hein est-ce que là aussi tu aurais un exemple à partager avec nous oui bah c’est pareil hein ça c’est vraiment des études où on va quand
Même plutôt aider à la la compréhension sur les sites archéo souvent en fait quand pendant les fouilles il y a on n’est pas certain de l’identification de certaines structures c’est pas toujours simple de différencier un puit d’une fausse par exemple quoi même les latrine hein c’est pas toujours identifiable
Voilà donc c’est souvent là qu’on va intervenir pour vraiment essayer de mettre en évidence différents parasites si on a énormément de parasites qu’on retrouve on va plutôt aller notamment d’origine humaine hein on va plutôt aller vers une structure type latrine par contre si on a un spectre parasitaire assez large d’animaux
Domestiques entre autres là on va plutôt partir sur une fusse déépottoir et donc une zone de une poubelle hein tout simplement quoi donc en fonction des parasites qu’on va retrouver on va plutôt dire oui bah est-ce que c’est plutôt des zones de rejet de boucherie
Euh je sais pas des zones de tanage par exemple tanage du cuir hein ça aussi on peut voir en fonction des parasites qu’on retrouveure de choses quoi en gestion des déchets moi j’avais travaillé sur un site là ça avait été vraiment intéressant sur un site néolithique en Suisse sur le lac de
Zuric donc c’est un site qui a été fouillé dans le cadre d’aménagement de l’Opéra de Zuric c’est un site énorme qui est sur 4000 m² et qui date de 3100 à peu près avant Jésus-Christ ce qui é intéressant sur site c’est qu’en fait ils avaient mis en évidence un ensemble
De 27 habitations et en fait ce que j’ai fait j’ai fait un prélèvement systématique sur l’ensemble du site donc j’avais un corpus assez phénoménal à étudier j’ai fait de la cartographie sur ces données donc j’ai fait des des méthodes d’interpolation des données hein donc c’est vraiment pour essayer de
De combler les trous en quelque sorte on va essayer de modéliser les concentrations là où on en a pas finalement grâce aux données qu’on a déjà h et du coup en fait ça a permis de voir que par exemple au sud du du site j’avais plutôt des parasites de
Beauovvin et au nord j’avais plutôt des parasites qui étaient liés au au mammifère ictiophage donc consommateur de poisson il s’est avéré aussi que dans ces habitations il y avait énormément de d’objets à valeur symbolique qui ont été retrouvés et qui étit plutôt localisé dans le secteur nord donc en fait il y
Avait vraiment une hiérarchisation de la société sur ce village et il y avait même une barrière en peuplié au milieu donc plutôt les gens plus haut socialement qui étaient plutôt vers le nord et puis les autres qui étaient plutôt au sud et ils avaient pas les mêmes parasites donc ça c’était assez
Intéressant aussi de de de voir ça parce que finalement c’est quelque chose que le rang social on n’avait pas pensé à mettre en évidence et donc c’est vraiment en analysant les zones de rejet de ces habitations qu’on a pu voir ça quoi et maintenant si on s’éloigne un
Petit peu de la question de la santé un autre sujet que tu évoquais tout à l’heure c’est le fait qu’on peut approcher des questions un peu plus d’ordre culturel par exemple est-ce que là aussi tu aurais un exemple d’une recherche qui a permis de répondre à une
Question de ce type et ben toujours néolithique il est pas très loin sur le lac de tsou pareil j’ai travaillé sur un site qui est un tout petit peu plus ancien qui date plutôt de 3002 3100 on a eu l’occasion de travailler sur des carottes sédimentaires donc là c’était intéressant parce que cette
Fois-ci on avait pas une vision spatiale de la répartition des parasites mais on avait vraiment une vision de l’évolution dans le temps ce qui a été chouette c’est que vraiment c’était très clair par l’étude de ces carottes c’est que en fait on sait que sur ce site il y a eu
Une culture matérielle qui en a suivi une autre en fait il y a une culture qui était installée il y a une phase d’abandon du site et puis il y a d’autres une autre culture qui est venue s’installer et en fait on a vraiment vu que en fonction de la culture qui était
Venue s’installer on avait pas du tout les mêmes spectres parasitaires mais vraiment aux anti pe pote quoi et donc il y a vraiment eu en fonction de la culture qui est venue un abandon de la pêche totale sur le site tout ça au au profit d’une des activités agropastorales plutôt Touré vers vers
Les beauau vins les ins et cetera quoi donc ça c’était intéressant parce que c’est pas quelque chose qu’on s’attendait à mettre en évidence et puis ça a pas non plus été vu par d’autres proxis donc ça a un peu aidé à à comprendre ce qui s’était passé sur cet
Endroit-là quoi merci beaucoup Céline pour cet échange c’était vraiment passionnant et avant de tomber un peu par hasard sur tes travaux sur Internet je t’avoue que je ne savais pas du tout que la parasitologie pouvait être aussi utilisée dans un contexte archéologique et encore moins que ça pouvait permettre
D’apporter de nouveaux éléments pour mieux comprendre la santé de nos ancêtres pour terminer la question rituelle chers auditeurs chers auditrices c’est tout nouveau dans la pocast je propose désormais à mes invités d’alimenter au fil des épisodes un cabinet de curiosité podcastique en nous laissant un objet un document ou
Une anecdote en lien avec l’épisode ou leur recherche alors Céline je t’emmène avec moi dans dans le cabinet de curiosité de la poticast qu’as-tu décidé de nous laisser et pourquoi j’ai décidé de laisser une étude alors qu’ a pas été faite par moi mais par Mathieu lebilli
Hein donc qui est le le chef de l’équipe de paléoparasitologie française eu en fait il a une dizaine d’années il a travaillé sur un site de la Première Guerre mondiale dans le barrain à cars Park où en fait il a ils ont retrouvé des squelettes de soldats allemands et
Donc il a fait des prélèvements dans le bassin de ces de ces soldats c’est pas si courant qu’on travaille sur ce type de période aussi moderne hein j’ai envie de dire donc c’est aussi pour ça que je voulais placer cette étude là et aussi parce qu’il a été retrouvé c’était assez
Intéressant donc il y a quatre parasites qui ont été mis en évidence donc les classiques tricuris ascaris sans surprise hein donc marqueur mauvaise hygiène des tenia kinoco on sait pas trop mais voilà et surtout des œufs de ce qu’on appelle des capillarias au vu de la taille de ces œufs ils étaient
Plutôt assimilés à des parasites de rongeur pourquoi ces œufs étaient là qui a été discuté et que là c’est intéressant quoi parce qu’en fait il a trois hypothèses possibles l’hypothèse la plus probable c’est une infection fortuite hein dans laquelle des soldats ils auraient accidentellement ingéré des
Œufs et donc les œufs étaient en transit voilà par l’eau ou de la nourriture qui était souillée on savait qu’il y avait énormément de rat dans les tranchées c’est possible la deuxième hypothèse c’est un autre mode de c’est une fausse infection comment infestation hein donc avec la consommation de viande de rat
Pourquoi pas ça c’est tout à fait probable aussi hein donc ce serait une impass parasitaire quelque part mais l’hypothèse aussi d’une réelle infection humaine elle est tout à fait possible aussi et donc ça aurait induit un un transfert horizontal d’autes par la promiscuité en fait qu’il y avait entre
Entre bah les rats et les hommes à ce moment-là et ce qui est aussi intéressant que ce soit aussi soudain quoi il y a autre chose qui était intéressant sur ce site là c’est que il y a un des deux soldats qui était un simple soldat j’ai envie dire qui lui
Était très très positif au parasites tandis que les grades supérieurs eux ils étaient plutôt plutôt safe quoi donc en fait a priori ils avaient quand même un accès beaucoup plus facile à de l’eau qui était non souillée à la nourriture plutôt propre et cetera et donc encore
Une fois hein ça met en évidence d’autres phénomènes où on pensait pas non plus voir via ce billet làà quoi ben écoute on encapsule cette anecdote cette recherche et on dépose ça dans le cabinet de la poticast encore merci Céline pour ta participation merci à toi cherses auditrices chers auditeurs
Rendez-vous sur le site internet apoticas.fr pour retrouver un article complémentaire à cet épisode je vous mettrai notamment quelques références de travaux publiés par Céline et son équipe n’hésitez pas à noter ce podcast et à me laisser un commentaire sur votre plateforme d’coutes favorites et abonnez-vous pour ne rater aucun futur
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