Lundi 26 février conférence du cycle Prospective de la vie future,
Regards sur nos sociétés dans trente ans, organisé par la Société
d’Encouragement pour l’Industrie Nationale en partenariat avec le Cobaty:

Rencontre avec Daniel Perron et Gille van Peteghem, autour de leur
livre Penser forêt. Agir contre l’anthropocène (Editions de l’Aube 2023)

La rencontre sera animée par Bertrand Lemoine, président du Comité
Constructions et Beaux-arts de la Société d’Encouragement pour
l’Industrie Nationale.

Bonsoir On va commencer parce qu’on est comme vous le savez en visio pas mal de gens la moitié des gens inscrit surtout ce sont pas inscrits en présentiel ici présent ils vont arriver peut-être petit à petit mais il y a beaucoup de gens qui nous regardent à distance et on peut les

Saluer en toutous les cas les saluer pour cette rencontre avec Daniel Peron et Gilles vente ptgem qui sont que je vais vous présenter et donc qui viennent aujourd’hui parler de leur ouvrage penser forê que vous pourrez d’ailleurs éventuellement à la fin de la conférence acheter parce que une librairie à côté

L’équip des page nous fait le plaisir de venir présenter les ouvrages et nos auteurs je j’imagine se feront un plaisir de vous le dédicacer donc c’est un présentation d’un ouvrage et doncune réflexion qui se concrétise par un ouvrage et qui est un peu le le cœur de notre cycle de conférence qui s’appelle

Prospective de la vie future où et comment vivrons-nous demain donc on aborde un certain nombre de sujets divers varié autour du monde bien sûr de la construction de l’architecture de l’aménagement des villes des territoires et puis aujourd’hui on va parler de forêt aussi qui concerne bien sûr en

Grande partie les nos territoires parce que les forêts je rappelle les forêts françaises recouvrent 31 % du territoire national ce qui est beaucoup ce qui est pas le plus il y a d’autres pays qui sont on n’est pas les premiers dans le monde loin de là mais en Europe on est

Pas trop mal placé tout même 5e place je crois 4e ou 5e et donc ce cyle prospectif de vie future est organisé conjointement avec le le kobati kobati organisation qui rassemble après 4300 4500 architectes ingénieurs entrepreneurs industriel de la construction en France est très délocalisé très décentralisé on va dire

Plutôt euh avec des des districts des clubs et cetera qui sont très actif dans la partout et on a un partenariat avec le comobati pour organiser ceuss quand je dis nous c’est nous la Société d’encouragement pour l’industrie nationale don vous êtes ici au siège de la Société d’Encouragement société très

Ancienne la plus ancienne peut-être que ue d’utilité publique puisqu’elle était fondée en 1801 par Chaptal pour comme son indique encourager l’industrie l’industrie au sens du 18e au 19e du début 19e siècle bien sûr au sens très large qui était de dire on encourage toutes les activités humaines donc on a

Une organisation en comité je préside moi-même Bertrand Lemoine le comité construction et beauard fondé en 1876 des comités fondés dès l’origine et puis les comités agriculture par exemple comité art physique art chimique VO a des Don un petit peu ancien comme ça mais qui en fait finissent par couvrir

L’ensemble des secteurs de l’économie compris la la communication par exemple puis qu’on a un comité communication et donc on s’emploie ici à travers à la fois des prix qui encourageent soit des jeunes entreprises soit des entreprises confirmé prix Mongolfier prix Chaptal respectivement des des jeunes ou des plus matures entrepreneurs pour

Poursuivre leur activité on a un prix qui s’appelle le prix Dermagne qu’on donne à des associations ou des institutions euh on AES cycles de conférenceces ce cycle-là par exemple que je vous présente organisé par notre comité un autre cycle également organisé par notre comité qui s’appelle design et industrie dans lequel on viennent

Présenter un designer et un industriel qui ont travaillé ensemble et bien qui raconte un peu les circonstances de leur collaboration réciproque comment un designer peut apporter de nouvelles idées comment un industriel a besoin aussi parfois d’un designer pour élargir ses marchés c’est par de marchés être plus compétitif et puis d’autres comités

Organisent d’autres conférences je DIRIS qu’il y en a pratiquement tous les jours vous le verrez sur le site Internet de la Société d’Encouragement alors si vous faites juste Société d’Encouragement vous allez probablement tomber en premier sur la Société d’encouragement de la race chevaline ce n’est pas nous nous c’est la Société d’encouragement de

L’industrie nationale et là vous verrez tout notre programme d’activités passé et présent et àenir bien sûr et dans lequel se situe cette conférence de ce soir donc merci Daniel perron et Gill d’être présent avec nous pour parler de cette thématique de la forêt avec un ouvrage

Qui est un beau titre penser forêt voilà c’est comment la forêt doit peut-être être dans notre imaginaire et dans notre réflexion un peu plus souvent Daniel perron vous êtes juriste et vous êtes aussi directeur docteur en droit pardon historien aussi du droit vous AZ beaucoup travaillé sur l’histoire du

Droit ancien conseiler ministériel vous avez travé notment à l’Assemblée nationale au NF et chargé de cours à à Paris 1 pantéon Sorbonne et vous êtes aussi conseil auprès d’élus donc assz souvent sur le sur le terrain d’entreprise également et vous travaux de recherche concern à la fois l’histoire mais aussi l’actualité des

Politiques publiques de la forêt et peut-être là-dessus on pourra en dire deux mots tout à l’heure parce que dans votre ouvrage ça fait partie c’est un une partie assez importante de l’ouvrage comment des politiques publiques volontaristes ont depuis d’ailleurs un rétrospective historique dans ce livre très intéressante et bien peser bien sûr

Sur l’organisation même et la gestion même des forêts g vous êtes ingénieur forestier donc spécialiste du genre vous avez travaillé bien sûr à l’ONF vous êtes expert à l’Union internationale pour la conservation de la nature UICN membre du Conseil national de la montagne beaucoup de forêts en montagne

Contrairement à ce on pourrait croire peut-être et puis vous avve été responsablebl de l’organisation du 20e congrès de l’Union européenne des des forestiers voilà donc c’est vous avez nous avons ici la chance d’avoir deux deux grands spécialistes de la forêt qui ont fait l’effort et c’est aussi le sens

De ce cycle de conférence l’effort de d’écrire noir sur blanc à travers un essai tout à fait intéressant sur laquel je vous poserai quelques questions peut-être impertinentes tout à l’heure parce que c’est aussi peut-être vous aurez aussi l’occasion de de poser ces questions donc on se donne peut-être

Tr/4 d’heure à peu près avec une petite présentation pour rendre compte un peu de la richesse de votre ce sera court mais la richesse de votre propos un propos qui bien sûr parle parle du constat aussi que nos forêts françaises sont quantitativement importantes mais elles sont peut-être en

Danger en tous les cas fragilisé peut-être la chaleur la sécheresse les les les parasites les insectes et cetera donc elle est elle est pas aussi en a si bonne forme que ça même si elle a tendance à croître en surface peut-être être moins en volume en volume de bois

Sur pied euh maisant pourquoi et comment sont-elles en danger quel diagnostic peut-on porter sur ces ces foirêts françaises aujourd’hui et puis à travers ça comprendre aussi comment fonctionnent non seulement les forêts mais la gestion des forêts parce que vous êtes quand même des spécialiste de la matière au

Fond qu’est-ce que apportent les forêts du bois bien sûr mais peut-être au-udelà de ça bien sûr comment nos usages aussi sont-ils responsables compatibles influ-il influ sur la gestion des forêts puis quel avenir quel l’avenir pour les forêts je dirais presque accessoirement pour le bois pour moi je distingue un

Peu les deux pour poser une question d’ sur la différence entre les forêts les arbr les plantations d’arbres et puis les arbres urbains d’alignement parce qu’on a une tendance à globaliser l’arbre est un magnifique végétal bien sûr sous beaucoup d’espèces en France je c près 120 espèces d’arbres différentes

Au moins si c’est peut-être plus si on sous-espèces et et donc évidemment c’est à travers ce végétal l’humanité a besoin de se historiquement on a eu besoin évidemment depuis longtemps au départ pour se chauffer parce que le bois ça brûle c’est la bonne et la mauvaise nouvelle

En terme de construction mais en même temps le bois ça apporte beaucoup de d’usages différents et usage tout à fait sympathique ça ça bénéficie d’une côte bien sûr de de sympathie voilà brève introduction donc bonjour aussi à nouveau à ceux qui nous ont rejoint à distance je les regarde là mais vous les

Voyez pas c’est pas la peine de vous retourner vous verrez simplement une caméra mais on les voit en pensé en tous les cas qui nous suivent à distance et ils sont nombreux pratiqu au moins plus que dans cette salle sans doute merci peut-être je vous passe la parole je

Sais pas qui souhaite entre commencer donc Gilles Daniel Peron va commencer plutôt et un petit powerpo va suivre quand vous le souhaitez ou ou oui bien alors d’abord merci à la société de nous avoir invité je voulais avoir un mot particulier pour Laurent Bernard Narbonne qui avec qui j’ai eu beaucoup

De voilà beaucoup d’échanges voà peut pas être là ce soir est l’une des chemilles ouvrières du comati je précise et l’une des chemilles ouvrières de notre petit groupe de travail qui organisons concevons et poursuivant ce cyle de conférence qui existe déjà depuis 2 ans on a déjà eu à

Près une douzaine de conférences et il en a d’autres à venir je vous annoncerai le programme tout à l’heure donc voilà je voulais le saluer particulièrement et alors la première question on va on va peut-être justement commencer de de passer le le powerpoint c’est ici c’est juste une

Alors bon le le premier point c’est qu’on a écrit ce livre c’est avec Gilles c’est une rencontre hein c’est la rencontre d’une carpe et d’un lapin donc un juriste et un ingénieur forestier de deux cultures très très différentes et on s’est rencontré à l’Office national des forêts en réalité et Gilles lui me

Racontait la forêt en en tant que spécialiste de la nature ce qui moi m’est parfaitement étranger en réalité d’un point de vue culturel et moi j’abordais ça et j’aborde toujours ça d’un point de vue textuel comme tous les juristes et on s’est dit que c’était intéressant de regarder les choses et

D’essayer de les de de les synthétiser finalement dans une vision commune qui ne dit pas tout ce que l’on pense individuellement parce on est différent et on peut parfois penser de manière différente et donc l’idée c’était aussi à travers nos différences de montrer qu’il est possible d’avoir un un

Chemin un chemin de cohérence pour une politique publique en réalité aujourd’hui tout est conflictuel dans la société vous le savez tous les tous les entrepreneurs le savent et et au fond trouver une solution c’est jamais trouver une solution tout seul dans son coin c’est essayer de discuter avec

L’autre et c’est l’objectif en fait de de ce livre c’est de se confronter tous les deux et d’avoir un espèce de récit finalement commun autour de la forêt alors pourquoi ce récit commun tout simplement parce que nous pensons avec Gill que la forêt c’est une question stratégique aujourd’hui vous vous ou le

Grand public en général n’en entend parler qu’assez rarement alors de plus en plus souvent à travers les grands incendies mais autrement on en parle assez peu finalement de la forêt or il faut quand même jamais oublier vous le disiez tout à l’heure la forêt c’est le bois alors nous on fait pas

Forcément en fait une différence entre la forêt et le bois mais sans forêt il y a pas de bois et et donc et donc cette question là est absolument essentielle parce que le bois n’oublions jamais c’est aussi l’origine de notre civilisation le bois c’est l’énergie initialement c’est le feu et et et donc

Autour de ça il y a une importance de la forêt donc c’est le feu c’est aussi un aujourd’hui devenu quelque chose d’exceptionnellement important à travers le captage de carbone dans la la question du réchauffement climatique et nous ne pouvons plus penser pour reprendre le terme nous ne pouvons plus penser la

Forêt en dehors de la question du réchauffement climatique alors pourquoi alors parce que justement il y a un certain nombre de défis forestiers qui sont le réchangement climatique l’aménagement du territoire les risques naturels et la question écologique voilà si si je je si je résume un petit

Peu les grands schémas c’est ça et nous nous avons voulu essayer d’apporter une réponse fin allem en tout cas une vision autour de ces enjeux alors c’est stratégique d’un point de vue environnemental je le disais d’un point de vue des populations de protection des populations Gill en

Parlera plus savemment que moi tout à l’heure et aussi puisqu’on est à la Société d’encouragement de l’industrie c’est aussi une question économico-industrielle extrêmement importante aujourd’hui c’est 7 milliards de déficit commercial français la filière bois voilà donc ça veut dire que la valeur ajoutée par ailleurs pour être

Très clair et là il y a un enjeu de politique publique qui est considérable aujourd’hui et alors je le dis parce que c’est pour moi c’est vraiment quelque chose de très important dans la structuration des politiques publiques et dans le dialogue qu’on doit avoir entre environnement et industrie euh en

Terme de politique et donc et après je je laisserai la parole à Gill le futur économique pour nous il est là il est lié à cette révision alors de ce qu’on appelle aujourd’hui la bioéconomie c’està dire le la forêt comme lieu de la bioéconomie de développement de la bioéconomie qu’est-ce que vous nous

Voulons faire de cette de ces 17 millions d’hectares que nous avons 17 millions qui sont fragilisés par le réchauffement climatique par les sécheresse par un ensemble de risques naturels et c’est autour de ça je pense qu’il faut réfléchir l’enjeu de la forêt aujourd’hui en dehors des grands débats parfois très

Idéologiques il y a une ce soir à la télé sur France 5 j’en fais de la promotion mais j’ai aucune part mais justement qui montre un petit peu ce côté très conflictuel j’allais dire de la gestion forestière et donc c’est autour nous on voulait apaiser ça et apporter un début de regard voilà

Oui donc la question enfin notamment donc sur les définitions donc là on va passer rapidement mais ce que je souhaite revenir aussi sur ce que un peu dit Daniel c’est la forêt et tout ce qui permet à la forêt de produire donc la photosynthèse c’est le départ de la vie

Sur Terre et c’est important pour nous tous c’estàd si on arrête la photosynthèse on peut tous rentrer à la maison et puis se passera pas grand-chose donc ça c’est un élément important il faut bien l’avoir à l’esprit que la forêt c’est un une usine qui est capable de transformer l’énergie

Solaire c’est avant les panneaux solaires la forêt elle capable de transformer l’énergie solaire et donc ça c’est un élément extrêmement important qu’il faut avoir à l’esprit elle transforme l’énergie et en fait un matériau donc ça c’est extrêmement important il faut bien l’avoir à l’esprit et que il y a un double facteur

C’est que il faut revenir je suis désolé he c’est mon côté classe prépa du lycée Chaptal on parlait de Chaptal tout à l’heure mais il y a certain temps je vais pas dire les années mais la photosynthèse on a l’impression aujourd’hui tout le monde dit faut planter des arbres j’ai rien contre et

On va régler le problème des gaz du CO2 et ainsi de suite et du réchauffement climatique non c’est pas que ça le la si on plante des arbres certes mais s’il y a pas d’eau la photosynthèse s’arrête c’estàd qu’il faut pas oublier que l’oxygène qui est relargué par les plantes les arbres en

Partic également c’est l’oxygène de l’eau et c’est pas l’oxygène du CO2 ça c’est un élément qu’il faut avoir l’arbre n’est pas un filtre à café de CO2 mais c’est vraiment qui capte je dirais grâce à l’énergie solaire il peut capter le CO2 le transformer en sucre et

Créer du bois donc ça c’est un élément extrêmement important et puis on parlait de ce que fait la forêt alors évidemment là vous verrez vous voyez en sous-titre c’est ce que dans le cadre de de mon activité auprès de l’Union européenne des forestiers c’est ce que font nos collègues forestiers de renani

Palatina et bon en France on a toujours un petit peu de mal à mettre les choses en place ça fait jamais que 8 ans que j’essaie de faire sortir un un document de cette nature et qui sort toujours pas mais bon bref ça c’est un autre sujet

Mais là ça montre ce que fait la forêt alors évidemment on voit les arbres on voit ces choses là mais il y a des éléments extrêmement importants pour notre vie notamment quand on regarde notamment pour no nos vies d’b un hectare de forêt c’est 50 tonnes de poussière filtré chaque année donc ça

C’est quand même des éléments forts et il y a tout un tas de d’activités rendu de servicees rendus par la forêt qui peuvent ne pas être dans notre conscience et je pense queà chaque fois qu’on a des inintes à nos massifs forestiers il faut être vigilant à tout

Ça c’est que il y a pas que la production d’oxygène qui est mise en danger mais il y a tout un ensemble de services qui sont mis en danger et notamment on en parlait Daniel en parlait sur les risques naturels on a curieusement en France c’est un quand on

Parle de grand chiffres on peut tout mélanger dire dire tout et n’importe quoi et là je vais le faire un peu c’estd qu’on a 30 % du territoire national qui est classé en zone de montagne et on a 31 % de territoire qui est couvert de forêt voilà mais dans les

Zones de montagne l’activité économique ne pourrait pas se dé floppé si on avait pas la couverture forestière qu’on a sur nos montagnes aujourd’hui il faut se rappeler ça c’est l’historien de la forêt qui pourrait vous développer plus que moi mais début du la moitié du 20 du

19e siècle on a eu des catastrophes naturell dans nos montagnes notamment dans les Alpes et les Alpes du Sud où j’ai commencé ma carrière on a eu des coulées de bout dramatiques où on a eu des hameau voir des villages qui ont été ensevelis sous

Des coulés de bout et ça a nécessité à l’époque ça même engagé le déplacement de Napoléon I il y avait pas le téégv hein et donc Napoléon I est venu sur le terrain et la reine d’Angleterre a même donné de l’argent à la France pour engager des opérations de reboisement des montagnes

Donc ça c’était un gros travail j’irais c’est autour de 400000 hactares de forêts qui ont été replanté donc ça c’est fait partie des éléments forts euh en terme de sécurisation non seulement des populations mais des activités humaines par rapport à nos zones de montagnees à nos vallées qui n’aurait

Pour n’aurait pas connu le développement euh qu’elles ont connu si on avait pas eu ce manteau forestier sur S montagne et donc là on a des enjeux extrêmement forts autour de tout ça oui allez-y je poser une petite question sur les chiffres là un hectare un hectare de de

Forê produit par an 7,5 m³ de bois oui et elle produit 23 m³ de bois mort produit TR fois plus de bois mort que de bois alors le bois mort c’est tous les disî c’est non non c’est c’est 23 j’ai mis 23 si c’est 2,3 je veux bien si c’est 23 c’est

2,3 a une merci pardon ensuite sur la question de la la surface forestière donc là les gens pensent à chaque fois qu’on coupe un morceau de bois on a toujours l’impression qu’on détruit la forêt or quand on regarde les chiffres et les données statistiques ça c’est LFN qui le

Fait malgré je dirais l’exploitation forestière on augmente notre capital c’est-à-dire que le volume de bois dans la forêt aujourd’hui est supérieur à ce que lui qu’on avait dans les années 80 donc ça veut dire que malgré l’exploitation on continue à capitaliser donc on n’est pas en train de détruire

La c’est pas parce qu’on coupe un arbre qu’on détruit la forêt c’est ça ça c’est des aussi des éléments statistiques vas-y Daniel si tu alors ça c’est c’est quelque chose extrêmement important du point de vue de des producteurs de bois j’allais dire hein euh aujourd’hui on a

Vu encore il y avait encore un article dans le journal je crois que c’est le Parisien je suis pas sûr ce matin mais euh donc il y a des coupes sanitaires qui se font en région parisienne et il y a des gens qui qui viennent manifester contre ces coupes sanitaires estim qu’on

Détruit la forêt bon en dehors du fait que c’est sanitaire et qu’il faut le faire il y a il y a un vrai il y a un vrai mythe de la destruction forestière aujourd’hui alors que on ne récolte que 50 à 60 % du croix annuel ça veut dire

Que on est sur une on le voit bien he on est sur une pente ascendante alors il est vrai que le bois croit moins vite aujourd’hui que dans les années 80 ça c’est lié à problème de sécheresse et autres euh donc là le bois croit moins

Vite mais on a en réalité de toute manière une pente d’augmentation non seulement de la surface mais du volume du du bois du bois sur pied par ailleurs alors là on le dit pas mais on est à 17 millions d’hectares aujourd’hui en 1910 nous étions à 10 et demi

Ouais on l’ voilà donc la réalité c’est qu’on augmente alors on augmente pour des des raisons qui sont objectivement naturelles c’est qu’on coupe moins de bois tout simplement notamment pour se chauffer on a trouvé autre chose mais mais on a aussi un énorme problème qui est alors là qui qui rejoint celui du

Salon de l’Agriculture hein c’est qu’on a une déprise agricole et là où par l’agriculture si ce n’est pas pris par la ville par l’urbain ou autre ben c’est pris par la forêt tout simplement la forêt reprend sa place he naturellement on n pas besoin de replter Al reprend

Naturellement et du coup on a cette augmentation finalement assez exponentielle il faut faut le dire euh de la présence du bois et ça ça pose d’autres problématiques ça pose tout simplement la problématique de l’entretien il faut entretenir la forêt tout simplement pour éviter notamment un problème de risque d’incendie c’està-dire que si vous

Nettoyez pas en dessous si vous nettoyez pas un certain nombre de choses dessous et bien la forêt peut prendre plus feu on l’a vu à la Tesse de bûche he où on a eu des des problématiques comme ça et avec le réchauffement climatique ça c’est l’ONF qui le dit en

2050 et c’est peut-être même aujourd’hui vu l’évolution du réchauffement climatique euh c’est peut-être même avant en tout cas en 2050 on sait que Fontainebleau aura le même risque incendie qu’aujourd’hui le Var faut quand même imaginer ce que ça veut dire c’est c’est ça veut dire qu’il

Y aura des canadir au-dessus hein euh et donc et donc ça c’est un c’est un enjeu absolument essentiel c’est pas couper du bois qui pose problème c’est comment on le coupe et pourquoi voilà toute cette évolution en fait en plus c’est aussi donné par les statistiques européennes la remontée des

Risques feux de forêt euh historiquement jusque dans les années 80 on avait énormément de feux de forêt les gens l’ont oublié mais on était à plus de 40000 hectares qui brûlaient chaque année alors ça c’est l’avantage de la barbe blanche donc j’ai connu cette période là j’ai même connu

Des incendies majeurs dans dans les Alpes de Haute-Provence et avec la la politique avec les obligations légales de débroussaillement tout ce qui a été mis en place on est on a réduit fortement et les dernières années on était à moins de 10000 hactares qui brûlaient chaque

Année on était à 7 8000 haares on peut le risque zéro n’existant pas on a quand même réduit de manière drastique or là l’évolution des feux faut quand même se rappeler évidemment 2023 il y a eu un été mifig Michou donc ça pas trop brûlé mais 2022 qui aurait pensé que

Bruselliand allait brûler qui pensait qu’on aurait des feux de forêt dans le Jura j’ai des collègues qui m’ont dit les sapeurs pompiers dans les veau j’étais atéré de voir la forêt brûler dans les vauges quand on sait que au col de lachelourte il tourne de normalement

2 m par an donc voilà donc ça c’est des éléments et il faut les prendre en compte il y a une loi sur la les feux de forêt qui a été prise mais il faut voir que on a mis 10 ans à partir de la des lois sur les obligations légales de

Débroussaillement pour réduire les feux l’impact des feux donc là si on s’y met pas maintenant à chaque année on prend 10 ans de retard donc il y a un véritable enjeu euh on parle de la forêt quand tu brûle quand tu brûle pas on nen

Parle plus donc là il y a un véritable enjeu de continuer je dirais à avoir cette démarche positive je dirais et d’action vis-à-vis de la forêt donc là c’est les pour vous montrer l’évolution des surfaces à la fin de la révolution on était à 5 6 millions d’hectares de

Forêt en France on est à 17,6 millions 8 allez je te fais cadeau des trois et après dans dans toute la production donc ce que moi ce que je vois aussi pour vous pour le côté de l’industrie là c’est un schéma qui a été redonné dans le dernier rapport qui a

Été remis au ministre de l’Agriculture sur les questions forestières et ça c’est un rapport qui est extrêmement important parce qu’on voit bon le chiffre on est à 57 millions de mè CUB donc après on peut on peut toujours disserter c’est 53 57 peu importe ça c’est pas c’est les ordres de grandeur

Qui sont importants et on parle que quand on coupe du bois on stock du carbone certes on en stock mais quand on regarde la balance finale justement tout en bas à droite vous êtes à 39 millions de mè cbes qui finissent en chauffage donc quand on regarde le bilan total sur

Les 57 millions de mè cubes il y en a une énorme partie qui part en chauffage et le stockage il y en a très peu et je pense qu’il y a un défi entre guillemets important pour l’ Indri pour la recherche de réduire cette portion de 39

Millions parce que on voit que c’est des à chaque fois c’est les déchets des uns des autres qu’on cumule et qu’on essaie de transformer mais il y a certainement aussi un moyen de mieux l’incorporer je dirais pour faire quelque chose de plus durable et qu’on puisse vraiment stocker

Un maximum de carbone je vais faire un peu de de de de mauvais de politique bashing on va dire ça comme ça la volonté d’accroître l’utilisation du bois énergie n’est pas forcément la meilleure solution pour la lutte contre le réchauffement climatique parce qu’on fait des circuits ça une un côté positif

Quand on coupe le bois et qu’il est à proximité dans un rayon très court pour de l’autoconsommation si on fait faire des centaines de kilomètres à un sac de Pelet pour se chauffer au bois le bilan il est pas forcément très positif et puis ce point-là on on est sur cette

Production d’aujourd’hui or les données de l’IFN les dernières données montrent qu’on a réduit je dirais ce que produit la forêt les Allemands ils sont ils étaient à 75 je rappelle que c’était un document de nos collègues allemands ils étaient sur du résineux donc on a j’ dirais globalement un pays qui est

Beaucoup plus varié que le leur d’un point de vue forestier en France on est en gros on était à 6 m³ 6 m cubc Taran on tombe maintenant à 5 voire dans certaines forêts forêt rambouillé qui est pas très que vous connaissez certainement on est passé à 2,5i donc on

Était à 5 6 on passe à 2,5i donc ça veut dire que ce chiffre de 57 millions à un moment donné si on veut le conserver va falloir trouver une solution euh pour pouvoir mieux euh je dirais mieux gérer l’ensemble de la forêt puisque ça c’est

Obtenu sur 25 % de la forêt française gérée par l’ONF c’est 59 millions faut savoir que c’est a que 25 % de la forêt française qui on va dire public et que 75 % est privé et sur ces 75 % de privés actuellement on a que 50000

Propriétaires euh qui ont un document de gestion qui permet d’approvisionner la filière donc il reste une très grosse majorité de propriétaires sur les 3 millions de propriétaires vous imaginez combien ça représente de propriétaires qui soit soit en autoconsommation soit qui ne gère pas gérait de manière on va

Dire économique leur forêt on dirait gestion économique c’est pas un gros mot hein c’est simplement il y a une une industrie qui a besoin derrière donc si on ne mobilise pas ces bois-là il y a un moment on va avoir un problème parce que si on diminue de moitié et ben ça sera

Plus 57 millions de mè CB qu’on récoltera mais la moitié donc là va y avoir un vrai sujet oui et 57 c’est uniquement les forêts publiques ou c’est alors forêts publiqu et les forêts gérées géré privé et géré qu’ un document de gestion avec les 50000 personnes 50000 propriétaires Foresti le

Reste en fait de la forêt privée vous dites c’est c’est alors 75 % les 50000 propriétaires ça doit représenter entre 15 et 20 % maximum de la surface forestière donc il reste en gros 80 % des 75 qui ne sont pas forcément gérés et donc certaines parties de forêt ne

SAV les les gens ne savent même plus qu’ sont propriétaires puisque la surface est trop petite pour êtreise quand même du bois alors il y en a qui le font à titre personnel pour du du bois de chauffage mais il y en a qui ne sont pas du tout du tout gérés donc

Là il y a un vrai sujet de gestion et donc ce qu’il faut voir aujourd’hui donc ces 57 millions de mè CB c’est 400000 emplois qui sont mis dans le qui sont je dirais valorisé dans le système économique et là il y a une vraie question parce que nos collègues ont

Parlit de de l’Allemagne tout à l’heure quand vous passez de l’autre côté du rein ils ont une forêt plus petite ils ont 11,6 millions d’hectares ils ont 32 millions de mè CB produit chaque année ça c’est les statistiques européennes hein donc il y a pas de déformation de calcul d’un pied à

L’autre mais c’est les statistiques européennes et eux ils ont 1200000 emplois dans la filière donc il y a un vrai sujet du pourquoi en France donc Daniel pourra leur dire sur la partie de euh la mauvaise utilisation de notre bois parce que il y a une partie du de

La production de bois en France qui part brut à l’étranger voir très très loin et qui revient en France transformé notamment pour notamment notamment pour le chîn vous pouvez acheter du parquet de chaî français mais quand vous regardez où il a été produit ça fait bizarre parce qu’il a déjà fait le tour

Du monde il a été produit en Chine au Vietnam et le pire c’est que les sous-produits là qu’on indique la production d’énergie ces sous-produits là c’est les Chinois qui le gardent ils vont pas les renvoyer donc on leur donne gratuitement notre énergie en fait donc on pourrait plus valoriser emplo encore

Pour nous c’est sous-produit donc là on a un vrai sujet on a des des d’excellents produits moi je me base toujours sur ce que je connais bien parce que ça fait 30 ans que j’habite en heur etloir j’avais quand j’y suis arrivé on avait quatre entreprises qui transformaient en première

Transformation du bois aujourd’hui il y en a plus qu’une parce qu’il trouve pas de repreneur donc il a un vrai sujet en terme de l’industrie et en terme d’évolution parce que c’est des industries lourde en première transformation et vous avez des investissements lourds he c’est pas moi

Qui veux vous l’apprendre avec très peu de retour en marge et les questions se posent à deux niveaux moi en eururloir celui qui s du CH me dit est-ce que avec l’évolution du climat dans 25 ans est-ce que j’aurai encore des chaînes à traiter dans mon entreprise parce que je veux la

Moderniser c’est une entreprise familiale je suis le Petitfils enfin voilà donc j’ai besoin de savoir si je peux réinvestir dans un outil plus moderne plus efficient donc ça c’est ça c’est ce premier point et puis un autre point c’est qu’on change les mutation dans les essences le choix des espèces

On passe du feuillu à résineux et inversement haut Savoie en 2000 les statistiques de l’Institut forestier national disaient qu’on avait en gros 90 % de résineux 10 % de feuill pour une un département de Haute Montagne c’était pas du tout aberrent sauf que 20 ans après je dis bien 20 ans après la

Proportion est passé à 70 résineux 30 feuillus et les entrepreneurs les sururs locaux la première transf formation qu’est-ce qu’on fait est-ce qu’on continue à investir dans le raésineux ou est-ce qu’on commence à investir dans un produit de traitement pour le feuillu parce que c’est pas les mêmes structures

Le résinu il a l’avantage c’est qu’il est beaucoup plus régulier donc c’est pas du tout le même matériel donc faudrait passer dans le feu et l’autre problème tout le matériel je dirais industriel pour les siries pour la transformation a été conçu dans les pays du Nord qui eux traitent que du résineux

En grande quantité donc où à un moment donné va pouir se dire qui va être capable de faire de la recherche dans l’industrie ou pour prévoir de la machine outil adapté au feuillux qu’on va avoir chez nous qu’on a chez nous pour justement mieux maloriser nos

Feuillus faut savoir que en France on a que à peu près en surface actuellement on est à on va dire 70 % de feuillu et 30 % de résineux c’est quand même curieux qu’on n pas une industrie qui traite mieux je dirais le feuillu alors qu’on est basé sur je DIRIS une

Industrie qui est habituée à traiter du résineux et puis le dernier point que je je voudrais vous vous donneré après Daniel reprendra parce que là je commence à perdre le la voix c’est que toute la normativité dans la pour la construction pour les bâtiments a été faite sur du du bois résineux c’est

L’industrie du Nord qui les amis les petit enfin la production forestière du Nord les sapins du Nord qu’ on mis ça en place et on a un mal fou à faire valider la normativité pour des bois feuillux français ça commence pour le peuplier ça a été engagé pour faire du lamécollé en

Re mais c’est extrêmement difficile de faire intégrer du lamécé en a dans les constructions parce que on n’a pas l’habitude parce qu’on ne connaît pas donc il y a un véritable enjeu Fran on va dire de gestion du feuillu et de développer parce que quand je vous dis

400000 1200000 il y a 800000 emplois à récupérer quand même ah oui alors là c’est juste donc je finis alors c’est pas moi le technicien mais donc on voit bien ici aussi l’intérêt l’intérêt du bois c’est que c’est un matériau alors qui est souvent euh souvent critiqué euh notamment dans dans la construction

Beaucoup de gens pensent par exemple qu’il brûle beaucoup alors là il y a des des discussions entre spécialistes qui disent mais non finalement le bois ça brûle pas plus qu’autre chose ça dépend comment il est traité ça dépend comment dans chiner on met du bois mais pas desououi bon voilà les pompiers parfois

Discutent entre eux pour savoir leement s’enflamme manère ass progressive et lentement ça c’est voilà donc mais il y a ça dépend de son facteur de massifé effectivement il y a une vraie question en tout cas ce qu’on voit c’est qu’il y a des performances structurelles qui sont des portes de

Sortie euh pour le bois d’œuvre finalement et notamment pour tout ce qui est l’enjeu euh j’allais dire l’enjeu de l’isolement de la rénovation du bâti et cetera au au au autour du bois donc ça c’est aussi un problème de de culture alors Monsieur l’architecte à côté de

Moi euh oui mais ça voilà c’est c’est c’est c’est typique du débat qu’on peut avoir parfois même c’est parce que excusez-moi mais c’est chires que vous avez donné dans votre livre page 145 je crois 20 tonnes déjà sur une poutre de 3 m ça paraît c’est plutôt 2 tonnes à mon

Avis que figure c’est ça c’est les chiffres donnés par l’Union des métiers du bois oui mais al moi j’ai fait un calcul pour une poutre de 6 m en bois ou en acier on obtient de chiffres assez comparables mais quand même un peu différents on obtient une poutre en bois

De 6 m qui do supporter 2 tonnes il y a problème de la flèche évidemment plus ou moins importante bah il faud 180 kg de bois grosso modo et une poutre en acier de 6 m qui supp 2 tonnes un cheval de 140 ça fait 150 kg à peu près en tout

Donc l’acier est quand même plus plus résistant à poid égal que que que le bois je pense que ce chiffre d’abord 20 tonnes encore une fois ça me paraît bizarre et puis ce chiffre je recalcule moi un chire un peu différent je veux bien croire que ce soit un peu près

Comparable entre 150 ou 180 kg entre 60 et 80 mais dire que le bois est plus résistant que l’acier ça me semble un chiffre qui mériterait d’être vérifié disons dans solidé dans votre ouvrage là pour le pour le pour le coup c’est très intéressant parce qu’ r on rentre dans

Dans dans le vrai débat aujourd’hui au niveau de la construction qui qui qui qui affronte alors moi je suis juriste donc je ne rentre pas dans les débats entre entre entre ingénieur et architecte j’ai pas la compétence donc surtout pas mais moi ce que je trouve intéressant c’est qu’effectivement il y

A aujourd’hui une confrontation autour autour de cet enjeul là du bois dans la construction alors qui est qui est légitime ou pas on a on a alors de ce que moi j’ai pu voir quand j’étais à l’ONF notamment beaucoup disaient qu’on avait un problème de culture qui venait notamment des écoles d’architecture

Alors moi je ne sais pas où on en est aujourd’hui les écoles d’architecture sur la question du bois mais beaucoup parlent de ça et la question de la normativité par exemple est quelque chose de très intéressant de ce point de vue pour un juriste nous on sait pas

Quelle a la résistance moi je sais pas calculer la résistance d’un matériaux parfait mais en revanche il est intéressant de voir ce qu’on peut faire avec un matériau ce qu’il donne par rapport à autre chose son rapport j’allais dire son rapport d’intérêt et et ça c’est un débat qu’on

Doit avoir de façon parfaitement transparente au fond d’un point de vue d’un point de vue sociétal et d’un point de vue social c’est de dire voilà est-ce que on peut faire du bois à quel coût comment pourquoi après tout si on va aux États-Unis les maisons sont en bois

Beaucoup beaucoup de maisons aux États-Unis sont en bois et alors que chez nous c’est pas le cas et donc pourquoi est-ce que là-bas c’est possible ci pas bon et donc là il y a un vrai il y a un vrai enjeu autour de ça alors il y a un vrai autre enjeu c’est

Que pour avoir des maisons en bois faut couper des arbres et là on a un problème sociétal c’est qu’il faut il faut revenir à couper des arbres donc bon l’air du béton est pas complètement terminé jeure ceux qui le défendent je vous raelle pas mal d’ASS dans le béton

Voilà et on arrive donc du coup aujourd’hui à des questions des questions finalement d’actualité autour de autour de cette gestion forestière générale qui est donc évidemment alors moi j’ai commencé par les politiques publiques le gouvernement français depuis depuis 7 ans s’est lancé dans dans dans quelque chose qui s’appelle la

Lutte contre la déforestation importée alors ça c’est extrêmement important alors notamment sur l’agriculture hein vous savez que les cultures de soja c’est de la déforestation par exemple ou autres donc c’est euh responsabiliser nos propres nos propres consommation interne et européenne c’est aujourd’hui une politique européenne he la lutte contre la déforestation

Apportée pour éviter cette déforestation on sait qu’il faut reforester le monde ça c’est ce que les spécialistes du GC nous expliquent et donc il faut repenser nos propres modes de consommation à l’égard de son impact sur la forêt donc ça c’est un enjeu absolument considérable qui concerne pas l’Europe

Qui est plutôt une tendance à à se reforester mais qui concerne nos échanges mondiaux et ça c’est quelque chose de difficile à changer alors on a dans l’actualité aussi un chiffre qui a été donné par le Président de la République qui est le milliard d’arbre pour replter alors ça c’est un chiffre

Qui est symbolique qui est intéressant personne ne peut dire dans le monde forestier que c’est pas intéressant que le Président de la République nous dise il faut replter un milliard d’arbres le débat se se déplace aujourd’hui sur la question est-ce qu’il faut pas plutôt de la régénération

Naturelle que de la plantation alors à l’ONF on a tranché globalement de ce qu’on peut savoir c’est que il va falloir aider la nature donc il va falloir replanter le problème c’est de savoir quoi et qui dit replanter un milliard d’arbres dit qu’il faut des entreprises àont des

Pépinières donc il faut que les pépinières a les semences et les PL donc c’est une politique qui ne se fait pas en 15 jours ça c’est une politique qui va prendre du temps donc le milliard d’arbres c’est une annonce mais c’est une annonce qui prend du temps et des

Moyens pour j’allais dire l’industrie c’est pas l’industrie mais pour les entreprises à mon finalement de de ces plantations et par ailleurs un milliard d’arbres il va falloir quand même du monde pour les planter qu’on le veuille ou non donc c’est aussi une politique d’emploi qui est un peu à contrecourant

De ce qu’on a pu connaître par exemple à l’ONF depuis depuis 2000 puisque depuis depuis 2000 moi je rappelle toujours depuis 2000 l’ONF a perdu 40 % de son temps de travail disponible c’est ça la réalité pour la même surface et pour et pour des suggestions un peu plus difficiles

Encore donc on a aussi eu une lutte une une loi contre les incendies de forêt alors ça c’est très important parce qu’elle touche la propriété privée et qu’on a abaissé le seuil des plans de gestion de 25 à 20 hectares et donc on va intégrer plus de propriétés désormais

Dans les plans de gestion alors bon c’est bien de faire des plans de gestion c’est mieux d’avoir des gens pour les contrôler donc ça nécessite aussi du contrôle pour l’autre pour l’autre établissement qui n’est pas l’ONF mais qui est le CNPF le Centre national des propriétés forestières qui lui aura qui

Lui est chargé de ce contrôle là et de de l’agrément surtout des des plans de gestion donc on a une météo forestière qui est intéressante aussi parce que enfin on a compris au niveau politique qu’il fallait agir pour en amont finalement pour prévoir ce qui allait se passer par

Exemple c’est aussi permettre aux agents de l’ONF de dire n’allit pas en forêt ce weekend c’est ce qui s’est passé c’est c’est ce qu’on note dans le livre ce qui s’est passé la veille des élections à la députation de 2022 l’ONF avait fermé une forêt en disant vous rentrez pas dedans parce que

Toute manière il y a des risques de feu donc ça c’est quelque chose qui est aujourd’hui assez important et intégré dans la gestion donc on a une la grande question c’est la fragilisation inédite des des forêts donc je dis incendie ravageur grand gibier ça ça pose une autre question qui

Est celle de la chasse on l’abordera pas ici mais qui est question un peu sensible parfois il faut savoir que si on régule pas le gibier les foirs auront du mal à pousser quand même donc sur les grands ongulés notamment donc il a il y a aussi ça ces

Débats sociétaux qui sont extrêmement intéressants cette fragilisation nous pouvons lutter contre ça va nécessiter des moyens alors en dernière information par exemple l’Union européenne vient d’accepter la semaine dernière le plan d’aide de 720 millions d’euros qui est prévu pour pour la par la France autour de autour des

Replantations et autres il fallait une autorisation européenne pour le faire donc là on voit bien que les subsides public commence à arriver et elle se pour être très franc elle se développe vraiment de manière importante depuis 3 4 ans donc ça c’est quelque chose après il faut une politique publique et je

Vais reprendre les mots de du général de Gaulle une politique publique c’est un ensemble de décisions qui sont cohérentes c’est pas c’est c’est pas du pointtiisme c’est vraiment un ensemble c’est un dessin qu’on essaie de faire de faire advenir alors bon il y aura une absence de grand soir forestier national

On a une lecture encore aujourd’hui difficile de l’action publique parce que sont fait par des plans on voit bien qu’il y a pas de grande loi forestière certains la demandent bon tous les deux tous les deux nous sommes plutôt favorables à ça mais c’est pas pour un grand soir c’est pour

Réorganiser finalement un outil juridique autour de la forêt qui aujourd’hui nous semble un petit peu fait de manière non cohérente et ça nous permettrait aussi de réinterroger nos institutions moi par exemple je suis favorable à ce qu’il y a dans le rapport Catel qui est la CRÉ d’une agence unique

De la forêt qu’elle soit publique ou privée à la place des deux établissements publics que nous avons alors ça c’est un vrai débat c’est un vrai enjeu on peut comprendre que les propriétaires privés soient contre c’est mais c’est un débat qu’on doit avoir or on peut pas l’avoir en dehors de la

Société et du Parlement ça ça peut pas être un truc simplement ministériel qui se décide il faut une loi pour ça et autour de ça donc il y a tout cet enjeu et notamment lié à la propriété on va pas parler peut-être que vous poserez les questions autour de la propriété

Forestière mais aujourd’hui il a un enjeu énorme autour de la question de la propriété forestière il faut faut être là là c’est quelque chose qui est juridiquement très sensible pour te comp pour te compléter sur la propriété forestière faut savoir que euh la France est un ovni dans le monde par rapport à

L’organisation de la propriété forestière et même en Europe c’est-à-dire que nous on a 25 % de public 75 % de privé dans le reste de l’Europe on est à 75 % de public 25 % de privé donc en terme d’action publique vis-à-vis de l’évolution des forêts vis-à-vis de la politique forestière ça

Pas du tout du tout la même résonance en terme de capacité à agir voyez ce que je veux dire donc on a un vrai sujet autour de ça et c’est un vrai une vraie problématique et et cet enjeu est particulièrement présent dans les ça sera mon propos final avant de laisser

Place aux questions dans les deux proposition de loi qui existent aujourd’hui qui ont été déposé depuis le mois de novembre al il y en a une qui a été déposée officiellement la semaine dernière c’est celle de Sophie panonacle qui est une députée de Gironde et donc

Il y a deux propositions de soit celle de Madame couturier et de madame panonacle qui ont fait un rapport identique enfin es ont fait un rapport ensemble hein sur les sols forestiers sur l’avenir de de la forêt et là il y a il y a deux propositions qui sont un

Petit peu différente celle de Madame couturier est les fi donc elle est un peu plus rugueuse d’un point de vue des du choix politique qui est fait mais ça rejoint malgré tout et c’est ça qui est intéressant la doctrine qui était développé par Sophie panonacle qui est d’une emprise de plus en plus

Grande j’allais dire de la puissance publique sur la façon dont vous avez en tant que propriétaire privé le droit de gérer vos forêts avec notamment un plan chez Madame couturier de faire en sorte qu’après une coupe et ben maintenant il faudra avoir deux ou trois replanter deux ou trois

Essences sur la parcelle que vous avez coupé ça ça change énormément un certain nombre de paysages imaginez ce que ça donne dans les Landes voilà vous coupez et ben non maintenant vous vous replanterez deux ou trois essences plus une seule et cetera et cetera donc là on a mais ça veut dire

Une chose très importante chez le législateur c’est que nous sommes sans doute d’un point de vue historique en train de basculer vers un régime qu’on pourrait presque dire hybride entre la propriété privée et la propriété commune et le bien commun on voit bien aujourd’hui qu’il y a cette

Tentation euh de trouver une espèce d’équilibre entre ça on le voit à travers la jurisprudence du Conseil d’État alors le Conseil d’État c’est sur l’ONF l’ONF mais la dernière décision de la CADA euh sur la propriété privée semble dire que VO il faut aussi un droit de regard citoyen sur ce qui

Est fait chez vous en tant que propriétaire privé alors moi en tant que juriste j’ai pas forcément d’avis à avoir je ni pour ni contre j’allais dire euh mais juridiquement on voit que c’est possible en tout cas moi cette décision juridiquement ne me semble pas complètement euh complètement non

Orthodoxe j’allais dire et et ça dans l’actualité c’est très important parce que ça nécessite d’avoir ce débat public et c’est ça qu’on voulait avoir à travers le livre développer à travers le livre c’est ce débat public qu’est-ce que vous nous voulons faire de cet espace de 31 % en dans l’Hexagone je

Rappelle que nous avons une autre forêt de l’autre côté de l’Atlantique qui est une forêt [Musique] amazonienne 8 millions d’hectares en effet et donc de ce point de vue qu’est-ce qu’on veut faire de cette forêt quelle est l’orientation politique qu’on V lui donner politique et économique voilà c’était l’objet du

Propos maintenant et pour et pour terminer de mon côté simplement dire que pour nous ENF les forestiers pas que les ingénieurs mais tous les forestiers on est tous capable entre guillemets de faire ce que la société nous demande mais à un moment donné il faut qu’elle nous dise ce qu’elle veut avoir que

L’objectif final soit fixé et on sera en tant que c’est notre métier on sera capable d’emmener enfin cette partie c’est nos forêts vers ça mais ça peut pas se faire comme ça du jour au lendemain les chaînes qu’on coupe que je connais en forêt de sononche qu’on coupe

Aujourd’hui ils ont vu Louis-Philippe he donc faudra nous laisser le temps un peu aussi même si l’évolution du climat nous rattrape à très très grande vitesse bien merci beaucoup on peut vous applaudir je pense merci mer merci nous avoir à la fois montré la complexité plus profonde qu’on

L’imagine ou qu’on le perçoit de la problématique de la forêt en tant qu’élément naturel mais en tant que gestion en tant que facteur économique aussi d’emploi et Cera on voit que c’est quand même un monde assez complexe sur laquel on a peut-être des idées un peu

Un peu rapide ou un peu superficiel vous avez bien souligné aussi la la l’espèce de contradiction apparente qu’il y a entre la côte de sympathique à le bois comme matériaux et puis le fait que effectivement dès qu’on coupe un arbre ou une forêt ou une lait forestière et

Bien ça suscite plutôt des réactions on va dire négative dans tous les cas voir une hostilité éventuellement donc il y a espèce de contradiction là qui est pas facile à résoudre y compris dans un contexte français que vous AZ bien décrit différent des autres pays d’Europe pour ne pas dire du reste du

Monde et vous avez souligné le fait que la lutte contre la déforestation importée est évidemment à prendre en compte il faut avoir une approche sans doute globale de la forêt bien sûr même si la forêt sur notre territoire français est un un cas bien spécifique moi je voulais peut-être vous poser une

Première question avant de poser aussi passer la parole à la salle c’est c’est que cette déforestation dont on parle sur laquelle on a plutôt un regard négatif m moi-même j’ai vu des des coupprases avec des souches laissées en place donc on peut se demander demander comment les arbres futurs vont vont

Repousser et cetera enfin bon il y a quand même cette idée que la gestion raisonnée on coupe un arbres de temps en temps ou trois arbres à l’hctar ou 5 arbres à hectar ce qui est plutôt sympathique et une manière très pour le coup de de gestion très très

Précautionneuse et très puisquon Oni j’ai un ami qui a des forêts il me dit chaque année je vais avec forestiers on marque quelques arbres 4 C dans un hectare ce qu’on va couper chaque année on fait ça donc c’est c’est vraiment une gestion euh qui est tout à fait durable

On peut dire par contre on voit aussi des exemples pas seulement en France mais à l’étranger au Canada par par de l’Amazonie on va couper des lait entières à rat ce qui effectivement d’ailleurs vous en parlez dans votre ouvrage La coup ras a pas très bonne presse en général dans le public parce

Que évidemment il voit le résultat tout d’un coup des forestes et les reportages qu’il a pu y avoir je sais pas ce soir mais en tous les cas dans le passé montre aussi que euh parfois les les les forestiers laissent une petite a d’arbre pour cacher en fait l’couprage ce qui se

Passe derrière en apportant du matériel d’Espagne qui vont prendre un arbre comme si c’était une allumette Brom enlever toutes les toutes les branches pour récupérer le Tron tout ça pour dire que la déforestation effectivement est quand même liée aux usages qu’on fait du bois vous avez fait montrer un diagramme

Très intéressant en montrant qu’effectivement une grande partie du bois termine tout de même en en matériaux d’énergie y compris d’ailleurs du bois importé je me souviens d’un la conversion d’un d’une d’une centrale thermique au nord-ouest de Paris à saint-ouan qui est une centrale qui fonctionne avec les du syctome qui

Fonctionne avec les ordures ménagères qui sont brûlé or les ordures ménagères c’est pratiquement constant toute l’année et donc ça donne un volume de chauffage constant mais simplement le chauffage on a besoin d’avantage en hiver donc on brûle il y a des il y a C fours à gaz qui brûlent du gaz pour

Compenser les crêtes un four a étit converti en four à bois avec des granulet de boisve des l fluisé enfit ça ça flotte comme ça dans l’air ça brûle c’est très efficace sauf que les granulet de bois nécessairire pour ce four le volume est supérieur à la production de toute la région

Î-de-france donc on l’appte du Canada il arrive par bateau ensuite par P jusquil va remonter jusqu’à donc il y a une espèce de paradoxe on constate d’ailleurs que les poids à granulet de bois cette année on on fait moin 30 % donc il a un petit problème làdessus

Mais je voulais plus généralement pour poser une question sur le fait que les usages du bois dont certains sont très nobles faire des parquets des meubles des tonneaux en enchaîne en particulier c’est c’est super les tonneaux français sont très exportés d’ailleurs d’autres moins nobles la palette d’autres intermédiaires les

Charpentes en bois je suis un peu sceptique y compris sur les capacités de résistance du bois par rapport à l’acier dont je rappelle que toute l’acier structurelle en France est produit à partir d’acier recyclé 100 % et recyclable indéfiniment par pas d’ tô pour les automobiles ou les ou les

Boîtes de conserve ou l’électroménager or il y a peut-être une contradiction là aussi entre le fait que le bois et les forêts sont un des puits de carbone potentiel sur lesquels on peut agir faiblement à long terme c’est vrai mais on peut stocker du carbone en sous-sol mais on voit que c’est

Compliqué et cher or pour stocker du carbone il faut il faut des arbres et plus un arbre est vieux plus il stock de carbone et plus il stock rapidement du carbone jusqu’à ce qu’il Meur puis après il en stock plus donc a il y a un cy je parle pas

Bien sûr de l’effet forêt qui fait que les arbres ont besoin d’espace pour se développer si on peut voir que des arbres trop serrés dans une forêt bien sûr donc il faut quand même aussi les entretenir les élaguer en quelque sorte mais est-ce qu’on n pas peut-être moi j’avais écrit il y a

Quelques années un article sur qui plaidait pour un moratoire sur la coupe des forêts un moratoire pas supprimer mais peut-être alléger la pression pour parce qu’on a besoin de reconstituer un stock d’arbre et là je parle pas seulement de la France mais à l’échelle planétaire qui est un des outils ce sera

Pas la panassée mais un des outils qui permet de capter une partie du carbone même si c’est et puis comme vous l’avez très bien dit l’oxygène produit en en sous-produit en quelque sorte vient plutôt de l’eau que que directement du CO2 voilà quand on coupe un arbre et

Bien on réduit à zéro sa capacité d’absorption on stock une partie bien sûr à plus ou moins long terme une palette on va la stocker pendant 5 6 ans on va stocker le bois un bâtiment sera plutôt 100 ans un parquet peut-être 50 ans donc on a des durées de stockage

Mais en même temps on diminue la capacité d’absorption de de de la forêt ou de l’arbre puisqu’on a enlevé un arbre mature qu’on va remplacer par un petit arbre peut-être dans le meilleur des cas qui lui va mettre beaucoup beaucoup plus longtemps ENF un certain temps la durée de vie au moins de

L’arbre qu’on a coupé à stocker au moins autant de de CO2 alors est-ce qu’il y a pas là une une une réflexion à mener y compris dans un une politique publique on est assez d’accord je pense pour appeler de de ces vœux hein bien sûr de gestion est-ce qu’il y a pas une

Réflexion à mener sur les usages du bois les usages on pour dire nobles intéressant les usages qui le sont à mon avis moins la palette si on avait des palettes recyclables au matériaux recyclabl ce serait peut-être mieux et puis des usages intermédiaires des charpentes en bois donct vous l’avez

Souligné dans le livre Les le les 2/ers un/3 60 % seulement vient des forêts françaises le bois d’œuvre il est plutôt importé à 40 %. donc là aussi on importe en quelque sorte d’une part balance commerciale négative comme vous l’avez souligné 7 milliard d’euros de déficit ça compte beaucoup dans une balance

Commerciale qui est déjà largement déficitaire est-ce qu’il y a pas une réflexion à mener au moins pour un certain temps dans le cas d’une gestion sur la la forêt qui est une gestion de long terme vous l’avez bien souligné on est on plante pas pour dans 2 ans on

Plante pour même si les arbres les plus rapides mêre 20 30 ans à pousser et bien on est même dans des cyclle encore plus long de plusieurs décennies est-ce qu’il y a pas une réflexion à mener sur la la la justesse disons de l’usage du bois je

Dis pas faut le supprimer au contraire faut peut-ê développer pe un certain domaine mais en tous les cas l’adapter à la capacité de la forêt et à la capacité aussi de la forêt à stocker du CO2 or c’est maintenant qu’il faut stocker c’est pas dans 30 ans c’est maintenant

Aujourd’hui qu’il faut stocker quand le climat sera r fait de degr demi on pourra toujours continuer à stocker mais ce sera peut-être une autre problématique c’est peut-être maintenant qu’il faut agir al ça c’est vrai il y a vraiment un enjeu politique publique c’est pourquoi est-ce qu’on coupe en

Réalité si effectivement on coupe pour brûler aujourd’hui l’urgence reconnue par les spécialistes c’est qu’il faut plus émettre de CO2 donc brûler c’est émettre du CO2 donc là on a un vrai on a un vrai problème en revanche il y a toute une biochimie une bioéconomie du

Bois du matériaux la l la linite voilà euh qu’on qu’on peut peut-être investiguer un peu plus qu’on fait aujourd’hui c’està-dire que c’est un matériau qui est en réalité multiusage certains on pourrait même imaginer d’en faire du textile ou autre chose à partir de la biochimie du bois

Et la réalité c’est celle-là il faut jamais oublier que de toute manière même c’est sur Al ce qu’on n pas dit au départ c’est que le problème du bois aujourd’hui de la forêt c’est que c’est du temps long et que nous sommes dans une société du

Temps ultra court et donc il faut penser il faut penser différemment cet usage du bois que je plante on na pas dit et là je vais le dire mais lorsque dans le pnfb plan national forêt bois il est inscrit noir sur blanc qu’il faut adapter la forêt à

L’industrie enfin je dirais que c’est une connerie un personnel vous l’argumentez bien dans dans votre livre c’est s non non mais il y a là c’est pas possible c’est bien l’industrie qui doit s’adapter à cette ressource c’est bien l’industrie c’est bien la machine outil qu’on doit adapter

Aux chaînes c’est bien la machine outil qu’on doit adapter et cetera et cetera et et et je vous avez raison pourquoi est-ce qu’on pourquoi est-ce qu’on déforeste en réalité aujourd’hui la majeure partie de la déforestation est lié aux échanges mondiaux notamment agricole on peut le dire et donc

Puisqu’on est au salon de l’agricult enfin puisquil y a le salon de l’agriculture à côté lorsqu’on dit par exemple manger 50 % de moins de viande c’est plus durable mais manger 50 % de moins de viande c’est autant de protéine végétale qui n’est pas transformé presque inutilement en protéine animale

Et donc c’est de la déforestation en moins au bout du compte et donc en fait il faut penser tout le cycle au quand vous faites un bâtiment vous pensez sa construction et sa déconstruction et bien finalement en forêt il faut penser la même chose je produis une for enfin

Je oui je produis une forêt c’est un milieu anthropisé il faut être faut être très clair donc je produis une forêt à la limite je la produis aujourd’hui avec les incidences environnementales avec le climat et cetera donc je fais ce que je peux pour la faire survivre mais penser

À ce que l’on à ce à quoi elle va servir moi j’ai souvenir dans mon enfance qui commence à reculer que l’on brûlait vous disiez ça mais finalement tout le bois fini fini brûler hein on brûlait les vieux meubles breton dans les années 60 pour acheter du

Formica les et parce que c’était donc c’était du bois énergie ces vieux meubles là et dans toutes les régions on a fait la même chose au nom de la modernité de de de cette industrie qui était dans l’eau notamment et qui a fini par péricliter parceelle est partie

Ailleurs et puis que le Formica est devenu inutile à la consommation mais et donc en réalité c’est il faut réinstaller le bois dans un cycle long de la consommation lente et ça c’est quelque chose qui est très difficile dans notre société c’est c’est un changement de paradigme et de

Pensé très clairement le pour enfin moi mon côté de Forestier c’est de dire qu’on va on fait le le meilleur que l’on pense en terme de de de travail en forêt d’investissement de choix des essences en cherchant à faire la qualité maximale qu’on pourrait obtenir c’est ce qu’on

Voit dans les forêts aujourd’hui donc ce qu’on ce qu’on peut critiquer mais les futet cathédrales enfin il y a toute tout un toute la syviculture qu’on qu’on voit dans beaucoup de forêts domaniales euh et de forêts d’autres forêts publiques c’est-à-dire qu’on a des arbres de haute qualité on a chercher à

Voir tirer le maximum en qualité de ce que de ce qu’on avait comme outil euh qui nous était donné par la nature c’est le la maxime du forestier c’est euh imiter la nature en en attend son œuvre donc ça les gens mes prédécesseurs qu’on travaillé j’ai beaucoup de respect quand

On va en forêt quand on quand je faisais les opérations ce qu’on appelait martelage de récolte parce que je me disais ils m’ont donné ce matériau là je dois l’utiliser au mieux je dois faire attention à la manière dont nous on va exploiter pour pas le dégrader parce que

C’est le travail d’une chaîne humaine derrière c’est c’est ce côtélà faut aussi le voir de ce côté-là et ça quand Colbert a fait son sa fameuse son fameux edit en disant il fallait mettre fin au désordre dans forêt en France son objectif c’était il fallait certains bois notamment forêt de Trona fallait obtenir

Des Mâ et des bois pour la marine il savait pas que 200 ans plus tard on ferait plus de marine en bois mais de la Marine en acier donc ça c’est des élément mais ça a permis de faire des bois de qualité et donc ça permis de

Faire des tonneaux du enfin des mins et des des bois tranches et ainsi de suite donc ça à partir du moment où on se fixe cet idéal de qualité à la fin l’industrie s’est adapté c’est-à-dire que il y avait plus de bateau en bois mais il y a eu une autre industrie qui

S’est développée et qui a utilisé ce bois de qualité donc je pense que c’est ça qu’il faut avoir à l’esprit c’est que la forêt la forêt de demain elle sera elle aura une autre forme on n a pas parlé là parce que ça serait trop long

Voilà mais moi j’ai quand je fais les les conférences quand on me demande de faire des conférences je montre un petit peu les évolution des types de forêts qu’on aura euh et je vous indique vous pouvez aller sur le site clim essence c’est un site qui est

Ouvert au public et vous verrez que en fonction des évolutions du climat à à 1 der5 de toute façon on y a déjà donc ça c’est un problème on a déjà des zones dans le Perche où moi je connais un petit peu plus o on a va être limite

Pour faire du chînne par exemple à 2 de 5 euh si vous voulez avoir du chînne tel qu’on connais en France à Trona dans toutes les grandes forêts bercées toutes ces grandes forêts là le l’endroit le plus adapté pour ces forêts de chaînne faudra que vous iliez au Danemark au sud

De la Suède euh à + 4°gr il y a plus de chaînes dans nos plaines en France ça c’est clair vous en trouverez peut-être quelques résidus euh en haut du Jura ou en haut des vauges voilà donc c’est tout ça les il y a des vrais sujets autour de

Ça c’est pour ça que le forestier dire qu’on va adapter la forêt à la demande de l’industrie al j’étais j’ai dit un gros mot tout à l’heure c’est je vais dire c’est une hérésie parce que de toute façon nous on est en train de travailler en se disant que les arbres

Qu’on plante aujourd’hui il va falloir qu’il soit adapté au climat de 2100 donc si en 200 on est à + 4°gr bah ça sera pas forcément du chînne tel qu’on le connaît aujourd’hui on aura du chaîn vert on aura d’autres espèces on aura sans doute des forêts beaucoup plus

Claires des arbres beaucoup moins haut et donc on aura un autre paysage et ça c’est un élément extrêmement qu’il faut se mettre j’ dirais dans la tête nous Le Forestier il y a pas de problème parce qu’on est on est baigné là-dedans ça fait 45 ans que je suis baigné là-dedans

Donc pour moi ça me pose pas de souci mais il faut que nos concitoyens c’est ce qu’on essaie de le rapporter que la forêt qu’on voit aujourd’hui ça sera pas la forêt que nos enfants verront ça sera pas la forêt que nos petits-enfants verront et après je ne sais pas mais ça

C’est une évidence et pour ajouter un mot sur la déforestation mondiale il y a besoin d’outils et ça s’appelle des traités ça s’appelle des instances internationales de de de politique forestière mondiale on a on vit en ce moment un balbuement de politique européenne forestière voilà on a depuis

2 3 ans des choses qui avancent on n pas encore de politique forestière européenne comme on a une politique agricole mais on voit bien que ça avance mais vous voyez bien aussi les difficultés tous les pays n’ont pas le même intérêt au niveau de l’Europe donc c’est difficile alors au niveau mondial

Faut imaginer qu’on aille dire aujourd’hui au Brésil non non tu touches pas à l’Amazonie parce que l’Amazonie c’est patrimoine mondial au fond c’est c’est ce qui fait notre voilà c’est ce qui fait l’oxygène et cetera que vous allez dire en Afrique ah ben non vous touchez plus à votre forêt et cetera et

Cetera ça ça nécessite quand même une organisation politique mondiale qui est qu’il faut corpuser et il faut une vraie volonté de tous c’est c’est pas si simple en 1992 ça remonte à Rio il y a eu ce début là où on a commencé à dire dans les textes peut-être que la forêt

Ça n’intéresse pas seulement que le pays mais là vous touchez à la souveraineté de chacun la souviné puis la réalité économique moi je je vois par exemple au Gabon quand on prélevait autrefois un okoué à l’hectare pour faire du cont plaqué et encore l’année suivante onevenenait sur un hectare à côté et

Cetera donc av l’impact sur la forêt était extrêmement limité aujourd’hui on VO des Chinois qui achètent des hectares de forêts et qui font des couprases qui utilisent 10 % du bois qu’ils ont coupé le reste par en boiset donc on a vraiment une déforestation je dirais sauvage qui est aussi pas seulement

Orchestrée par les États eux-mêmes mais simplement par les intérêts économiques dans lesquels il se trouve embarqué il y a peut-être des questions dans la tout de même dans la dans la salle on pas mepiser oui on va vous avancer un micro parce que c’est gentil merci on est obligé de parler dans le

Micro tout simplement parce que c’est pas pour vous entendre c’est parce que comme nous sommes retransmis en direct et en différé vous pourouvez regarder à nouveau ce débat si vous le souhaitez euh comme ça chacun en profite oui bonjour Caroline bonsolland euh je je lisais récemment un ouvrage d’un collectif d’architectes qui s’appelle

Anatomie d’architecture euh peut-être que ça vous dit quelque chose et qui parlait qui a fait un tour de France des matériaux biosourcés écosourcé des constructions euh écologiques euh par rapport aux réflexions que vous aviez tout à l’heure et qui justement réfléchissait sur des micro pieux enfin sur des des pieux en bois

Euh qui faisait le constat selon lequel finalement il y avait que une entreprise qui avait la garantie décenale pour pouvoir installer des micropieux en bois en France donc par rapport à ce que vous disiez tout à l’heure sur le sujet normatif effectivement je voulais avoir un peu votre retour là-dessus alors que

Notre NotreDame aurait été construit avec des fondations et des micrieuxbois ça je laisse la répond sur le sujet et que du coup ce que je retrouvais pas dans votre schéma justement c’est que sur la production que l’on a en France il y aurait 60 40 à 60 % de cette production qui

Partirait à l’étranger peut-être aux États-Unis ou autres où les les fondations et les constructions en bois effectivement sont beaucoup plus fournies euh donc dans votre dans votre dans le document que vous montriez tout à l’heure sur la la production et sur les flux il y a pas cette partie exportation

On a l’impression qu’on consomme 100 % effectivement euh de bah de la production donc voilà je m’interrogeais sur le fait de savoir comment vous parliez de de l’exportation du bois qui pouvait y avoir en France euh enfin de l’importation pardon mais quit de l’exportation et et sur ce sujet réglementaire ou constructif je

Sais pas où se place le débat mais voilà j’aurais aimé vous entendre là-dessus sur effectivement les importations et les exportations c’est marqué en dessous je les export en dessous et les recyclage ne sont pas indiqué dans un souci de lisibilité donc voilà le rapport au gouvernement ce qu’il dit la réalité

C’est qu’effectivement on a un problème normatif mais tout simplement parce que nous sommes minoritaires la normativité elle est européenne vous savez tous mieux que moi les architectes et donc on est on est confronté à un marché j’allais dire global européen avec une normativité qui se fait beaucoup à Bruxelles on est

Faible je vais être très clair on est très faible sur ce sujet là nous à Bruxelles mais parce que notre forêt ne répond pas au critères majeurs du bois d’œuvre qui est quoi voilà du résineux et donc alors moi je suis béoien je ne connais strictement

Rien je disais tout à l’heure à la résistance des matériaux mais ce que je vois dans ma région d’origine qui est plutôt à l’ouest assez péninsulaire je vois des très bienilles maisons qui tiennent c’est pas du résineux c’est c’était d’autres essences qui sont soit du chîn soit du chatenier

Je sais pas enfin bref enfin des essences locales en tout cas et ce que ce que moi ce que j’avais posé comme question au spécialistes de la normativité c’est pourquoi est-ce qu’aujourd’hui on ne peut plus construire dans ces essences alors on m’a tout de suite dit c’est trop cher

Bon ok bon une fois qu’on a dit ça on a tout résolu c’est trop cher mais n’empêche qu’en terme de normativité on a aussi un problème de valorisation de nos feuus et ça c’est un travail qu’il faut faire alors avec les spécialistes avec les architectes et cetera au niveau européen à partir du

Moment où notre marché est quand même relativement restreint par rapport au C du pays du Nord vous savez très bien c’est une question de lobbying et c’est une question de sortie du bois et bien il va falloir travailler plus pour tout simplement et c’est essentiel qu’on y travaille parce qu’il

Faut qu’on puisse réutiliser al moi je suis un adepte en matière agricole de relocalisation et je pense que l’avenir est à la relocalisation à l’usage plutôt euh de proximité si on veut lutter contre contre le CO2 c’est c’est aussi ce que dit ce collectif d’architectes c’est que sur des matériaux biosourcés

Et géosourcés dans un rayon de moin 100 km les 30 % d’augmentation de matières premières qu’on a eu post covid finalement on les récupère du fait de la relocalisation effectivement et et mais le problème notamment sur ces éconstructions bah c’est que il y a pas il y a pas effectivement la décénale

Donc vous prenez le risque si vous voulez faire des micropie en bois donc on vous explique qu’ faut pas artificialiser les sols mais qu’il vaut mieux mettre des micropieux bah en acier ou autre est-ce que c’est ce qu’on enseigne dans les écoles d’architect je sais pas Bertrand

Si vous voulez réagir à ça nous avons eu ce débat tout à l’heurechement c’est pas très intéressant de les faire en bois même si le bois quand il est en permanence sous le niveau de la naatique et des fondations en bois il y a beaucoup de pont qui sont construits par exemple sur

Des pis en bois bien sûr ça résiste très très longtemps et on a même des exemples de villages la custre qui ont plusieurs milliers d’années dont on a découvert que la partie sous l’eau en permanence était relativement bien conservée par contre S une alternance d’exp i à l’air

Parce que la NA varie par exemple le Grand Palais toute la façade sud du Grand Palais le long de la scène const 1900 pourtant était fondé sur des pis en bois P battu le niveau de pas bougé donc tout le niveau des o la avait bougé le bois était pourri donc il fallu

Reprendre en S des MICR et je pense que justement il faut raisonner à mon avis l’usage du bois parce que encore une fois construire des structures en bois même si c’est si c’est pas Gour c’est biosourcé ce bois d’abord il peut avoir voyagé avoir fait le tour du monde et cetera il

A besoin d’être transformé il consomme aussi d’énergie simplement c’est pas juste le bois qui va se renouveler et je pense que c’est pas un usage aujourd’hui à terme oui et puis on peut et puis des qualités structurelles du bois sont tout à fait bonnes on faut faire des maisons

En bois on fait aujourd’hui des immeubles je vois pas trop l’intérêt d’en faire des immeubles mais enfin on peut faire des tas de choses en bois aujourd’hui me semble-t-il c’est pas une une solution écologique écologique de construire en structure bois c’est anti-écologique pourquoi parce qu’on est obligé de couper un volume d’arbre

Relativement important qui est certes on va stocker certes le bois mais on va quand même réduire la capacité de de croissance et de stockage sur pied du bois par contre trouver des usages du bois intelligents utiles qu’on peut développer et démultiplier y compris des bois alors des petites cuillères en bois

Par exemple comme on voit maintenant c’est sympa ça çapp qu’ell vont terminer à la poubelle et donc elles vont être brûlées dans un cycle de vie très court donc c’est pas très intéressant non plus plus donc il y a peut-être des usages plus intelligents me semble-t-il y compris dans des meubles dans des

Parquets dans des objets dans des tas de choses qui pourraent être valorisé donc la solution de se focaliser sur les matériaux biosourcés parce que ça vient dans un rayon de 150 km c’est une illusion le bois d’œuvre en France on l’a dit il vient de beaucoup plus loin

En grande majorité et réutiliser nos essences à 30 % pardon 70 % d’essens de feuillu dans du bois d’œuvre comme on le faisait autrefois des poutroncha châigner en peuplier et cetera certes oui mais effectivement on voit que c’est pas non plus dans un usage aujourd’hui de logement de masse quand on est on

N’est pas dans la construction de de mais donc je pense qu’il y a il y a un problème à mon avis de définition de bons objectifs d’usage pour le bois et donc c’est pas l’industrie qui doit peut-être commander le bois il faut qu’il y ait aussi une dialectique il

Faut que la capacité de production et l’existence du parc bois qui qui peut évoluer mais on sait qu’il évoluera comme vous l’avez très bien dit sur le long terme un arbre un chaîne comp ous aujourd’hui on va le récolter dans 60 70 ans 100 ans il y a un terme 180 pour les

Plus non alors notred dame la charpente de Notre-Dame 2000 tonnes de bois quand même non 2000 arbres pardon qui sont des chaînes de 60 70 ans euh c’est ce que c’est ce que j’ai Luu alors plus que ça c’est encore pire donc c’est dommage d’avoir coupé des arbres de 180 ans pour

Faire une charpente qu’on aurait pu faire en acier ou en béton d’autant plus qu’on en béton y compris en béton de fibre d’utant plus qu’on la voit pas même si vous aurez deux opposants là non non mais moi je ça pour les usag encore une fois du bois

Utile intelligent voilà donc il on a une une dialectique qui est peut-être qui doit faire l’objet et peut-être là j’enir votre avis aussi là-dessus sur la la pédagogie nécessaire au-delà du de la côe de sympathie du bois si on dit si le bois c’est bien c’est sympa donc tout ce

Qu’on fait en bois c’est bien c’est faux par contre la production la gestion de la forêt c’est pas juste raser des forêts faire des coupes clair comme comme vous le vous le sou dans l’ouvrage qui qui sucite toujours un traumatisme chez la population il faut qu’on comprenne aussi cette problématique de

La gestion quoi il y a les deux à mon avis alors attention la gestion euh quand on les gens sont la critique de la couprase les forêts donc des 50000 propriétaires forestiers privés plus je dirais donc ces surfaces là plus les 25 % de la de la forêt donc les forêts

Publiques sont toutes soumis à un document de gestion c’est une obligation c’est dans le Code forestier donc pour les forêts publiques on appelle ça un aménagement pour les forês privé un plan simple de gestion voilà c’est la dialectique est différente mais les documents ont le même objectif et donc

C’est un renouvellement j’ dirais de la forêt de manière à ce que sur la durée de vie on va dire de l’essence objectif donc si on parle du chîne qui est dans les forêts publiques on est autour de 160 180 ans qui est au bout de 180 ans on retrouve le même état

Voilà et c’est aussi l’objectif de quand il y a eu des des phénomènes soit des tempêtes soit tout un tas d’autres phénomènes des attaques de parasites et autres que ça prenne en compte ces phénomèn là de manière à ce que la production de la forêt ne on perde pas

En capital ce que je veux dire c’est que c’est pas parce que quand on coupe les arbres il y a une il y a un volume qui est déterminé on regarde chaque dans chaque parcelle je le fais cours parce que le cours de sylviculture ça peut ça

Dure j’ai fait j’en ai fait 3 ans donc donc voilà je vais pas vous vous faire 3 ans quand on va dans une parcelle pour choisir les arbres à exploiter il y a on regarde la manière par rapport à l’état qu’on a connu il y a 10 ans plus tôt on

Regarde l’état 10 ans après donc on fait des relevés statistique on regarde comment la forêt a poussé est-ce qu’elle a bien poussé est-ce qu’on a eu les fameux s m cubctarant est-ce qu’on a eu moins est-ce qu’on a eu plus si on a eu moins que 6 m CUB hectaron et ben la

Consigne c’est on va récolter l’équivalent donc sur 10 ans on va raconter 25 m³ heectar au sein de cette parcelle là donc si la parcelle fait 10 hactares on va récolter 250 m³ de bois pas plus pas moins on ne touche pas au capital c’est vrai que à la fin quand on

Arrive à la partie régénération qu’on retire les arbres parce que ça alors certains disent que c’est des coupases non c’est de la régénération parce que on a des arbres petits comme ça et on enlève les gros qui qui sont au-dessus qu’on fournit les graines pour le renouvellement imprpression qu’on a perdu du volume

Mais on regarde ça sur l’ensemble de la forêt et c’est tous les ans il y a le bilan qui est fait les forestiers font le bilan on sait ce qu’on a retiré on sait en fonction de du document de gestion qui est renouvelé tous les 20

Ans et ainsi de suite donc il y a pas c’est pas le forestier quand moi je me levais sur le terrain le matin je me disais tiens je vais aller couper des arbres là-bas non il y a vraiment un document de gestion c’est suivi même si certains m’ont dit si la

Gestion forestière c’était scientifique tout le monde le saurait bah si c’est scientifique on a de plus en plus d’indicateurs notamment sur les problèmes de de sol la qualité des sols les problèmes pour faire éviter la perte de qualité des sols pour éviter le tassement des sols pour tout un tas de

Choses donc il faut comme je dis Le Forestier son objectif c’est de transmettre on reçoit quelque chose quand on s’occupe d’une forêt et notre objectif c’est de le de de le rendre encore meilleur que ce qu’on l’a reçu donc faut voilà il y a pas de volonté il

Y a pas de destruction c’est ça ce que je voudrais dire c’est la question des coupes des coupes ras elles existent elles sont prévues dans les documents de gestion après qu’on soit pour ou qu’on soit contre c’est un autre débat mais elles sont prévues dans les documents de

Gestion notamment les endroits où ça coupe plus en géris en coupra c’est quand même le massif des Landes mais le massif des land a une histoire qui est là pour fournir du bois pour fornir deux deux industries très grosses industries que sont notamment facture et Mor de grosses papéteries qui fournissent du papier

Craft et le papier craft il sert à créer du carton pour emballer tout ce qu’on achète sur Amazon et autres sites internet voilà av une autre question derrière peut-être patrickpr dans le micro parce qu’on vous entend pas à distance juste sous réserve par rapport à ce que vous disiez en début

D’intervention que il y a des exploitants forestiers disponibles parce que le problème sur des des plans de gestion simplifié euh pour des particuliers c’est que bah c’est très très difficile de plus en plus difficile de trouver des gens pour récolter alors

Il y a il y a ces problèmes là et il y a tout un ensemble de coopératives qui existent de coopératives forestières qui sont là justement aussi pour aider les propriétaires forestiers privés et s’ils ont un document de gestion qu’ils ont des difficultés pour le faire le mettre

En œuvre les services du Centre régional de la propriété forestière leur technicien de référent ou leur ingénieur référent est là pour les aider justement merci Ben d’abord moi je voudrais vous féliciter en tant qu’intervenant pour la qualité de votre intervention vous êtes très clairement

Des experts de de du bois et de la et de la filière et de la forêt je trouve que ça me fait plaisir il y a tellement de gens qui se cient autorisés à parler de choses qu’ils ne maîtrisent pas ça n’est pas votre cas donc

Merci moi je voulais vous amener un peu sur le terrain de la la valorisation de la matière sa première et de transformation vous avez beaucoup parlé de la matière première le bois le bois en forêt on a l’impression que c’est une matière assez immuable le bois il est comme il est on

Le prend euh moi je voudrais vous interroger un peu sur la notion d’innovation euh qu’est-ce que vous pensez de la situation d’innovation dans les usages euh beaucoup d’autres matériaux travaille énormément sur la question de euh de des innovations qu’ vont mettre sur le marché dans dans les années qui viennent pour certaines

Industries la moitié de leur de leur de leur production dans le bois moi j’ai l’impression qu’il y a pas beaucoup de pas beaucoup d’innovation s’il y en a elles sont pas très récentes et quand il y en a euh ben on entend pas parler alors vous avez parlé de Lamé

Lescollé voilà une innovation dans la transformation j’ai entendu parler de bois réticulé je l’ai entendu je je vois pas de déboucher de marché euh il y a des panneaux USB alors là on est plutôt dans les usages bâtiments j’ai quand même l’impression que l’innovation est quelque chose qui n’est pas dans la

Nature de des professionnels du secteur on est sur un bois euh des millénaires des centaines d’années et ça bouge pas j’ai quand même le sentiment qu’on pourrait faire plus alors est-ce que c’est le domaine de la politique publique des acteurs privés on sait bien que la structure de ce secteur est pas

Très capitalistique et qu’il faut des qu’il faut des ressources mais enfin voilà est-ce que vous avez une réaction ça m’intéresse de connaître votre sentiment sur cet aspect des choses alors là moi là-dessus moi j’ai été formé à l’Université je suis pour la recherche évidemment euh je trouve en effet qu’il

Y a bon c’est une question de moyen enfin on va être on va être très clair il y a pas assez de moyens sur l’innovation sur la biochimie tout simplement du bois euh il y a eu des pensions on a même pensé aux bois translucides ou des choses comme ça ça a

Été ça a été pensé en Suède ça a été pensé en France a dépensé un certain nombre mais pour ça il faut vraiment de l’argent que ce qu’on oublie c’est que l’industrie du bois c’est une industrie à haute valeur capitalistique c’estàd qu’il faut vraiment de l’argent et et

Ça alors je on voit là le je disais tout à l’heure le gouvernement depuis 2 3 ans a pris le le le le le pas de dire bon il faut de l’argent pour la filière mais enfin il en faut beaucoup plus alors c’est de l’argent public on parlait

D’agricult culture il y a 10 milliards la PAC c’est 10 milliards d’argent public délivré aux agriculteurs par an français oui pardon français c’est un peu plus au niveau européen c’est très bien c’est nécessaire moi en tout cas Ty personnage je met pas ça en cause du tout je pense

Même que c’est absolument il faut maintenir ça mais le bois si on regarde c’est moins vrai aujourd’hui mais jusqu’à il y a une dizaine d’années c’était 1 milliard dans la filière c’était 1 milliard d’argent public par an qu’est-ce que vous voulez faire c’està dire que évidemment il faut il faut de [Musique]

L’innovation de l’innovation privée mais alors là pour le coup il y a pas que les français qui sont en retard c’est au niveau mondial qu’on est en retard sur la filière c’estàd qu’on voit bien qu’on a une difficulté de passer on a un très bon centre de technique du bois on a on

A on a objectivement on a des très bons professionnels en France après il faut trouver le moyen faut trouver le moyen d’une sortie or les sorties ce sont des sorties concurrentes à d’autres matériaux bon qui est le plus fort al on va revenir hein moi je le dis dans le

Livre qui est le plus fort l’industrie du béton ou l’industrie du bois en terme d’argent derrière même en terme d’argent de communication qui est le plus fort moi j’ai pas de préférence pas de mais il suffit simplement de prendre la chose c’estd vous voyez bien que la communication du bois est moins forte

Or si vous ne prenez pas le marché vous ne pouvez pas avoir l’investissement pour le prendre si vous si vous partez perdant perd en avance et donc là-dessus il y a un vrai enjeu et de ce point de vue on a besoin de plan d’investissement public européen moi moi

Je pense que la France tout seul fera rien je dis comme je le pense c’est vraiment au niveau européen la recherche c’est au niveau européen que ça se joue dans le monde entier la France c’est rien par rapport à la Chine par rapport aux États-Unis donc c’est au niveau

Européen qu’il faut qu’il faut gérer et là on a besoin d’une politique forestière européenne on a besoin d’une politique de recherche et excusez-moi mais je vais faire je va je vais faire un mot politique là les décisions qui sont prises sur les 10 milliards d’économie on va taper la recherche

C’est encore une fois le le gouvernement français décide de mettre moins d’argent dans la recherche pas ailleurs c’est la recherche qu’on tape bon qu’est-ce que vous voulez faire il y avait une autre question monsieur [Musique] ouiou euh bonsoir et comme le disait monsieur merci pour la qualité de vos

Interventions euh je suis pas mal je me projette pas mal dans dans dans le futur même quand j’y serai plus et je pensais penser l’usage du bois en Amond de la plantation de forêt euh je présume que non mais est-ce qu’il existe un projet pilote à la faveur duquel on pourrait

Aussi expérimenter prototyper une espèce d’agence unique de la foirêt je dirais que sur les questions sur les question d’agence unique pour la sur pour la forêt parce que l’idée en fait entre Daniel et moi qu’on a sur ce sujet- là et d’autres c’est que la forêt

Pour pour moi pour qui suis un forestier public c’est je dis un gros mot mais c’est voilà mais qu’elle soit publique ou privé elle présente le même intérêt pour l’ensemble de la population de la et de la société donc il y a pas de raison entre guillemets en terme de

Stratégie en terme de politique forestière de faire une différenciation entre la propriété privé et la propriété publique parce que ce qu’on montrait tout à l’heure avec tout ce que fait la forêt en plusant comme service à la société pour nous il y a pas de différenciation on est en train en fait

Avec d’autres moi je travaille beaucoup avec les gens de l’Union des métiers du bois qui est affilié à la Fédération du Française du Bâtiment j’étais leur faire une conférence d’ailleurs l’année dernière au mois d’avril et je leuri pourri la fin de leur congrès en leur montrant les les risques qu’il y avait

En terme de rupture de fourniture du matériaux bois ils étaient contents au départ de me voir après beaucoup moins mais on est en train d’essayer de de convaincre les politiques pour faire un mot politique comme le dit Daniel que on a besoin d’identifier la forêt en tant que telle et d’avoir une un

Ministère de la forêt et des matériaux biosourcés parce que tant qu’on aura la forêt qui sera distribué entre le ministère de l’Agriculture et ministère de l’écologie on y arrivera pas et comment et de l’économie et de l’économie et si on rajoute les problèmes d’incendie ministère de l’Intérieur donc je vous dis pas quand

Vous êtes un forestier sur le terrain les injonctions contradictoires que vous recevez donc il y a un vrai sujet et que c’est il faut un ensemblier de tout ça faut avoir une vision euh c’est les questions de la vision stratégique c’est vraiment avoir une vision et arrêter ces

Guerres de Chapell parce que moi je suis à l’écologie donc je suis voilà il faut qu’il a un ministère de la forêt avec la volonté politique derrière parce que si c’est un ministère pour faire joli ça sert à rien mais le moment où on se rendra compte

Qu’on est en train de perdre la main sur la forêt entre je dis perdre la main c’estàd qu’on verra la forêt commencer à se dégrader je vais vous dire une chose la forêt de Tron il y en a 25 % qui est en train de crever sur pied aujourd’hui

25 % de la surface 13000 hectares il y a 25 % on est en train de perdre les chaînes quel que soit leur diamètre même les plus petits à cause de la sécheresse à cause des températures élevées on est en train de perdre un/4 de la surface de

La forêt de Troncet et on parlait du du volume exploité ils ont même arrêté de couper des arbres en bonne santé pour unique le volume est déjà fait par les arbres qui sont en train de mourir la production annuelle donc il y a un vrai sujet je pense que on va s’en rendre

Compte on va s’en rendre compte et ce que je voudrait pas c’est qu’on se rend compte trop tard moi j’ai plein d’élus qui viennent me voir on est pas on aurit Loir je suis désolé mais ils viennent me voir il me disent mais dis non tu as vu

J’ai roulé sur telle route il y a tant d’arbres morts ben je leur dis oui ça on vous le dit depuis des années personne n’entend maintenant vous le voyez ça pose problème et je peux vous dire que au printemps prochain ça sera encore pire parce que les sur certaines

Essences je vais je vais terminer parce que je peux vous en faire 2 heures mais sur sur le chaîne c’est la l’essence la plus résist au phénomène de sécheresse répétitif elle va résister pendant 5 ans la moyenne c’est 5 ans mais au bout de 5 ans les arbres meurent ils ont plus de

Réserves et là on a suivi les sécheresses l’année dernière un peu moins mais au débourement des forêts au printemps prochain printemps qui arrive on va avoir de très très mauvaises surprises je peux vous le dire et juste un mot sur l’amont évidemment il y a beaucoup de

Travaux qui sont fait notamment à l’ONF ou ailleurs même par des privés hein pour regarder ce qu’on peut faire comment on peut adapter quelles sont les nouvelles essences on a aussi besoin de ce point de vue d’un travail sur les les semences forestières et là on a un texte

Qui commence à être discuté au niveau européen sur les semences forestières alors c’est d’une complexité abominable parce que on parle de génétique on parle on parle de choses comme ça mais c’est là-dessus c’estàd aujourd’hui l’effort il se fait aussi là-dessus sur tout ce travail d’amont et là euh ça sera mon

Petit coup de cœur c’est que le travail des forestiers publics notamment de l’ONF sur tout sur toute cette date cette adaptation de la forêt est absolument essentielle c’estàdire que c’est eux qui vont nous dire d’ici 10 15 ans parce que ça prend du temps pour savoir si l’arbre va résister et puis

Encore on sait pas ce qui va se passer dans 40 ans euh mais c’est eux qui vont nous dire à travers leurs travaux euh bah ce qu’on va pouvoir faire en réalité bien écoutez merci mer beaucoup je crois qu’on peut à nouveau vous applaudir pour votre compétence bravo et puis je vous

Rappelle donc dans ce livre penser forêt bien ça nous aide à mieux penser la forêt c’est le titre du livre à penser ses enjeux à penser sa gestion à penser ses usages du bois à penser la nécessité de développer des politique publique de gestion sur le long terme en les cas

Merci beaucoup ce livre est en vente ici pour 20 € un pris Touron c’est bien et je pense que Nour se feront un plaisir de vous le dédicacer si vous souhaitez de en faire l’acquisition et merci à la librairie l’écume des pages à côté de nous qui nous propose cette mise à

Disposition de livre un grand merci à vous toutes et vous tous d’être venus ce soir merci à ceux qui se trouvent à distance également de leur écoute et très bonne [Applaudissements] soirée

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