Jacques Cantier est professeur d’histoire contemporaine à l’université Toulouse-Jean Jaurès et chargé de cours à l’institut d’études politiques de Toulouse. S’intéressant aux rapports entre histoire et littérature, il a publié les biographies des écrivains Jules Roy et Pierre Drieu la Rochelle et une étude sur les pratiques culturelles des Français durant les années noires : Lire sous l’Occupation (CNRS Éditions, 2019).

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PIM PIM [Musique] PIM PIM PIM PIM [Musique] PIM samedi 15 janvier 2022 une rencontre avait lieu à la librairie ombre blanche avec Jacques Cantier professeur d’histoire contemporaine à l’université Toulouse jean-ors et chargé de cours à l’Institut politique de Toulouse il est présenté ce jour-là 1991 José Cabanis un

Toulousain sous la coupole publié aux éditions midi pyrénéenne en dialogue avec Pierre Frédéric [Musique] charpentier bien bonjour à toutes et à tous merci d’être là pour cette présentation vous avez à la fois défié froid et le virus donc vous avez déjà toute notre admiration et notre reconnaissance

Euh nous avons la possibilité par la distanciation de ne pas porter les masques ainsi que ça nous a été spécifié mais je peux juste préciser à l’avance que pour les questions vous êtes je pense habitué de ce genre de rencontre d’habitude nous passons le micro et là nous vous demanderons simplement

Peut-être de vous lever de poser la question sans le micro de manière évidemment à éviter les les transmissions indésirables voilà euh nous nous retrouvons donc en ce samedi après-midi avec grand plaisir pour accueillir Jacques Cantier ici présent Jacques Cantier qui est quelqu’un que vous connaissez peut-être déjà il enseigne l’histoire contemporaine à

L’université Toulouse Jean jaorè il enseigne également à à l’ieep de Toulouse et au-delà de ces activités enseignantes c’est un historien qui a consacré ses travaux depuis de nombreuses années déjà à l’histoire culturelle et on va voir effectivement que l’ouvrage aujourd’hui s’inscrit dans cette lignée euh une histoire culturelle

Qui l’a amené notamment je vais pas refaire toutes tes publications mais euh à à étudieré notamment donc l’histoire littéraire intellectuelle avec en particulier une biographie remarquée de de drriillux La Rochelle que nous avions présenté à ombre blanche il y a de cela quelques années et plus récemment un ouvrage lire

Sous l’Occupation qui avait été lui aussi tout à fait remarqué je signale aussi à votre attention une excellente synthèse l’histoire culturelle de la France au 20e siècle qui permet de revenir sur cette C sur cette période donc extrêmement riche et qui présente un point commun avec l’ouvrage aujourd’hui qui est l’idée d’une

Synthèse accessible et néanmoins exigeante l’ouvrage qui nous rassemble aujourd’hui est paru aux éditions midi pyrénéennes euh que vous connaissez maintenant probablement grâce à cette excellente collection cette année-là à Toulouse dont vous voyez probablement les exemplaires sur les présentoires donc d’ambau blanche ici même ou en face dans le l’espace de

Historique donc au rayon histoire et qui a pour objet donc de présenter une année dans l’histoire de la ville et j’ajoute que le le succès de la formule fait que d’autres villes se sont intéressées justement à une une euh présentation des années référentielles qui les concerné celle qui nous intéresse aujourd’hui

Donc est l’année 1991 à travers un prisme littéraire donc ce qui va nous ramener effectivement à cette au sujet qui nous intéresse celui de l’admission de d’un écrivain dont vous connaissez le nom José Cabanis dont on a effectivement donné le nom à la médiiathèque de Toulouse José Cabanis

Qui cette année-là est élu à l’Académie française et par rapport à cette actualité on peut peut-être rappeler commencer par rappeler le principe donc de cette de cette collection cette année-là à Toulouse euh avec l’idée que on partle d’un événement on revient ensuite sur un contexte un peu plus

Général et on s’intéresse dans un troisème temps à la mémoire donc de de l’épisode et on pourrait juste à titre de commodité peut-être inverser les deux premières problè en commençant d’abord par une brève présentation de José Cabanis rappeler un petit peu quel fut son parcours donc dans un premier temps alors José

Cabanis est un écrivain du 20e siècle il est né en 1822 donc on va commémorer cette année le 5e anniversaire de de sa naissance c’est un écrivain donc de de Racine toulousaine il a part apptient une famille qui appartient à la notabilité locale de ses arrières- grand-pères

Avaient été maère de Toulouse à la fin de la monarchie de Juillet au milieu du du 19e siècle donc il a grandi dans ce milieu relativement privilégié il est le le fruit donc de la du deuxème mariage de sa mère sa mère avait déjà eu quatre enfants d’un premier mariage il

Est le le 5è enfant donc de de cette mère qui s’est remarié après la guerre de 14 veuve de guerre donc elle s’est remariée avec un de ses beaux- frères donc le le père de de José Cabanis alors la vie de la famille se se partageait

Entre la la ville de Toulouse même il ils habite à Toulouse un hôtel particulier qui se situe donc rue d’arquier pas très loin du palais de justice et puis ils ont une grande maison de famille le domaine de Nolé sur la route de Balma et il se partagent

Entre ces deux ces deux lieux et la vie de de cabani se partagera entre ces deux lieux la maison de la rue d’arquier sera par la suite son son lieu de travail il est expert auprès des tribunaux de de Toulouse et donc il est ici à proximité

De du Palais de Justice et puis cette maison de de Nolé donc qui est la la grande maison de famille construite à la fin du 19e siècle qui est vraiment des des personnages de ces romans de de ces livres la la maison et peut-être la le personnage le plus central le plus

Important ça sera un parcours très toulousain puisque il quittera peu la la ville rose et il il la quittera contre son gré en 1943 pour partir au STO jusqu’à la fin de la guerre donc au service du du travail obligatoire mais à son retour donc il se fixe dans cette ville natale

Il exerce donc une profession juridique euh qui subvient à ses besoins et puis il va se se consacrer à sa véritable passion qui est l’écriture euh peut-être on terminera tout à l’heure par un texte dans lequel il se décrit lui-même et dans lequel il explique que son œuvre est née de euh

Voilà de de de ce travail nocturne de le jour appartenait à son métier et la nuit appartenait à sa passion pour pour l’écriture c’est un auteur qui a beaucoup publié de du début des années 50 jusqu’à sa mort en 2000 euh on a à la fois une œuvre romanesque très

Importante et puis dans un deuxième temps une œuvre de d’esséistes euh les romans eux-mêmes se répartissent en deux grands cycles le premier cycle qu’il a rédigé dans les années 50 c’est le cycle de la gengra dans une veine peut-être un peu plus naturaliste on pourrait dire une description voilà de de la société

De l’époque dans les années 60 on a un 2è cycle construit notamment autour des des romans du bonheur du jour de la bataille de Toulouse qui qui est couronné par le le renodo la bataille de Toulouse le prix renaudo en 1966 dans les années 70 il va changer un

Peu de style littéraire pour aller vers des essais plus historiques il abandonne le roman et il se se reconvertit à l’essai littéraire ou historique en 76 il aura le grand prix de l’Académie française le le Grand Prix de l’Académie française consacre une œuvre c’est pas un livre qui est récompensé c’est déjà

Une œuvre et ça peut apparaître un peu comme une une forme d’invitation ce qui va l’amener à se se présenter à cette Académie française où il est reçu en 198 et c’est l’objet donc de de ce petit livre de de partir de de cet événement de cette réception à l’Académie

Française pour essayer de de présenter le parcours du personnage donc il meurt quelques années après en 2000 donc voilà en gros la façon de situer cette cet écrivain toulousin quand il était question là justement du domaine de Nolé il y a quelques instants qui donc existe toujours et qui est toujours propriété

De la famille abalma donc on est dans un lieu qui comme ça a été dit effectivement est un personnage à partentière de de son œuvre et là sur un c’est c’estes carnet petit entracte à la guerre c’est un journal de 40 43 lorsqu’il est jeune mais qu’il reprend

Dans le texte même dans des notations de 79 et 1980 et il a cette formule tout à fait savoureuse je cite à ceux qui s’étonnent que je ne voyage pas j’ai envie de répondre pourquoi iraiis-je voir les chutes du Niagara puisque j’ai l’erse à 5 minutes d’ici donc toute une toute une approche

Effectivement de celui qu’on a parfois surnommé l’ermite de de Nolé euh concernant peut-être quelques mots sur son euh avant de de rentrer dans dans dans l’œuvre effectivement son attachement peut-être même plus généralement à à un territoire comment est-ce que ça a transparaî dans son dans ses écrits dans

Dans son œuvre en général cet attachement à Toulouse annolé plus g enfin plus précisément mais plus généralement également à la ville oui il y a un choix de vie qu’il l’ a fait au lin de la guerre lorsqu’il revient du du STO c’est de rester effectivement dans

Cette dans cette ville de Toulouse mais avec la la volonté en même temps de ne pas être un écrivain régionaliste de ne pas se se contenter d’être un écrivain de rayonnement local il cherche à publier dans une grande maison d’édition et dès son entrée en littérature son premier livre est publié chez galimar

Donc c’est à la fois un homme un peu de la marge mais aussi un homme du centre un homme de la périphérie mais aussi un homme très installé dans les dans les institutions culturelles puisque voilà la la couverture blanche de galimar c’est la la couverture la plus prestigieuse dans la la littérature

Française de de la période et toute sa carrière va se faire dans la dans la fidélité à galimar les les archives de José cabani sont été donné à la on été déposé à la bibliothèque du périigor à Toulouse on a toute une un fond très important de de

Documents et parmi ces documents on a la correspondance avec son éditeur donc c’est c’est vraiment intéressant de voir ce ce rapport de fidélité entre Cabanis et et son éditeur donc voilà un homme qui est à la fois tient à sa tranquillité tient à se à ne pas se mêler au

Mode littéraire intellectuelle pour garder son indépendance qui estime que c’est dans cette maison de de nalé qu’il a finalement les les conditions optimales pour pour écrire mais qui en même temps souhaite la reconnaissance des pères souhait être mêlé à la vie littéraire et intellectuelle de de la période il est à

La fois l’ermite de Noé mais il est aussi en relation avec des des écrivains qui comptent dans la période il sera reçu à Malagar par par François moriac il sera en correspondance aussi avec Julien Green et dans dans la playéade il rédigera deux des volumes de de l’œuvre

De Julien Green publié dans La la la préface donc de de deux des de ces volumes il est également en relation amicale avec Louis Guillou autre écrivain Galimard de de la période l’auteur de de la Maison du peuple qu’il invitera anolé qu’il recevra donc anolé et une amitié épistolaire là aussi

S’établira avec Louis Guillou on voit d’ailleurs que une espèce il y a espèce de jeu entre Louis Guillou et et Cabanis Louis Guillou lui demande régulièrement si si un appartement ne se libérerait pas dans le l’hôtel particulier du du centre-ville à Toulouse Guillou souhaitant éventuellement venir passer une partie

De l’année à Toulouse donc bon c’est un un vœu je pense un peu euh un peu platonique mais voilà qui montre quand même la la relation entre les entre les deux hommes donc voilà c’est ce mélage à la fois d’enracinement mais d’un enracinement qui est ouvert aussi aux échanges avec d’autres d’autres

Écrivains de de la période et l’entrée à l’Académie c’est un peu ce ce symbole il a fait sa carrière comme il l’a souhaité il a fait sa carrière sans se soucier des mode sans se se mêler à une vie parisienne mais dans le même temps

Il est heureux de voir que ses pères le reconnaissent que ce ce travail un peu solitaire bénéficie de d’un écho important aussi au niveau national avec les prix qu’il a obtenu avec cette cette reconna naissance de l’Académie il y avait eu il y avait aussi ces essais

Tardifs sur euh Dieu à la NRF le diable à la NRF qui était une sorte effectivement de de de de retour si jeose dire de de la confiance qu’on lui a témoigné oui c’est un un retour sur l’histoire de la NRF qui montre effectivement que il a une connaissance

Très intime de cette histoire de de la nouvelle rue française des éditions galimar des écrivains qui ont compté donc dans cette cette on d’édition euh il y a à la fois effectivement Dieu la NRF et le le diable NRF donc c’est à la fois les les catholiques qui ont

Illustré l’histoire de cette maison et puis les les les athés qui ont également participé à l’histoire de la NRF et on voit comment il a lu de façon attentive les les grands écrivains de sa période Gide Martin Dugard de la façon qu’il une lecture très approfondie de Moric euh il

Publiera aussi un essai sur Dieu le roman et Moric donc moriac écrivain catholique euh où il propose là aussi une lecture qui est à la fois admirative et parfois critique aussi il sait être critique avec les les gens qui l’admirent et concernant moriac il lui reproche un peu la fin parfois trop

Moralisatrice de ces romans euh moriaac explore le péché dans ses romans mais finalement amène souvent ces personnages à la à la conversion ù les amène à une fin compatible avec la morale religieuse Cabanis regrette visiblement ses femmes parfois trop vertueuses estime qu’il y aurait peut-être plus de de vérité ou de

Liberté à laissé des des personnages aller au bout de leur de leurs habîmes intérieurs donc il est à la fois en grande admiration et en admiration qui peut être critique euh il était un un ami proche de de Claude moriaac le fils de de l’écrivain euh et on sait que

Claude moriac à la fois a apprécié le livre de cabanisme mais a pu être aussi touché par certaines critiques de qui qui apparaissaient dans le livre Le le rapport à la fois d’ailleurs est dans son itinéraire personnel euh qui d’ailleurs emprunte aussi à des aspects qui sont ceux d’un cheminement

Même déjà scolaire il est scolarisé au caouzu avant alors dans des conditions ne connaî pas extrêmement bien de se faire envoyer mais on sait pas trop pour quelle raison est-ce que ça a été explicité puis donc il va ensuite être scolarisé à ferma où il reçoit l’enseignement de de georgge Kang guilem

Et on sait qu’il s’interroge notamment dans les les journaux de guerre autour de sa 20e année sur les questions de la foi on le voit très pratiquant allant à l’église mais déclarant aussi qu’il croit moins ou ne croit plus en Dieu qu’est-ce qu’on peut expliciter sur ce

Oui sur son passage au kou il y a fait sa sa scolarité il est effectivement envoyé l’année du l’année du bac à la veille de l’entrée en guerre euh alors pour les raisons euh dont il parle dans ces ses premiers journaux de de jeunesse il semble qu’on lui reprochait voilà

D’être un peu trop solitaire d’être en marge de cette communauté et que cette cette indépendance cette solitude a pu apparaître comme un comportement un peu à social dans ce milieu catholique cette fois reçu de sa famille Ilan loigne peut-être pendant la période effectivement de de la jeunesse le le

Premier cycle romanesque des années 50 la genras est un cycle très sombre dans sa sous sa plume euh et la vision de de la vie sociale la vision des des personnages est une vision assez pessimiste où l’espérance catholique finalement apparaît assez peu même si euh on peut repérer peut-être certaines euh certains

Éclats qui annoncent ce cette persistance de la foi le personnage de la mer qui est présenté comme un personnage très très croyant dans ce cycle et peut-être le la seule mention de de la foi dans le le premier cycle romanesque par contre effectivement dans les œuvres de la maturité Cabanis

Revient vers cette cette foi de sa jeunesse explique comment il est revenu à la à la pratique religieuse il raconte dans un texte qu’alors qu’il il prépare un service de presse chez galimar il a une pile de livres et il doit faire les les signatures donc pour pour les envois

Il va éprouver un besoin impérieux de se confesser euh et il va parcourir la la rive gauche pour trouver une chapelle avec un prêtre qui puisse le le confesser et on lui donne comme pénitence le magnificate qui va rester sa sa prière donc jusqu’à la jusqu’à la

Fin de ses jour donc il revient vers la la foi de sa jeunesse et dans ces années de maturité et de de vieillesse le thème effectivement est assez est assez présent oui pour rebondir sur son œuvre euh il y a effectivement toute cette influence d’un d’un milieu dont il est

Le le représentant mais son son œuvre va bien au-delà de cette de ce paysage en quelque sorte qui est un paysage littéraire mais dans lequel il il écrit et et notamment euh avec l’exemple de ce cet ouvrage donc la bataille de Toulouse qui est euh un livre dans lequel il il

Décrit sa sa volonté d’écrire un livre donc qui fait référence à un certain nombre de d’exemples illustres de de la littérature et avec cette idée aussi sans cesse de la passion amoureuse possible impossible souhaitable euh le péché le repentir comment est-ce que ça s’articule comment est-ce qu’on peut identifier effectivement cette cette

Œuvre à partir de quel grand repère la la première le premier cycle effectivement celui de de la gengra est plutôt dans le dans une approche de de peinture sociale et le deuxème cycle donc sera une approche plus intime la bataille de Toulouse fait partie du du 2e cycle littéraire la bataille de

Toulouse effectivement met en scène un narrateur qui parle à la première personne et qui ressemble beaucoup à José Cabanis toute une une partie toute une biographie du personnage correspond à la biographie de José Cabanis et il vit d’ailleurs dans un domaine qui appelle le domaine de Nolé donc on

Pourrait croire que le le narrateur est exactement le le porte-parole de José Cabanis mais il y a malgré tout certaines différence entre la la biographie réelle de Cabanis et celle du narrateur ce narrateur on le voit plus solitaire que ne l’ l’écrivain l’écrivain est marié il a des enfants alors que le le

Narrateur de du 2e cyle apparaît lui comme habitant de façon solitaire cette grande maison de de Noé et effectivement dans la bataille de Toulouse le le narrateur vient de vivre une déconvenue sentimental il vient de se séparer de de sa maîtresse donc la la belle Gabrielle qui est un des personnages centraux de

Ce deè cycle et donc que le retrouve effectivement au long de oui qu’on retrouve dans tout le cycle alors dans certains romans on éclaire certaines parties de de sa biographie on découvre que le narrateur la connaît depuis son enfance euh puisque Gabriel était la fille du du libraire de bannière là où

Le le narrateur disposait d’une maison de vacances où il venait avec sa sa famille pendant l’été donc cette Gabriel euh va être donc la la grande passion de de sa maturité et une passion malheureuse puisque Gabrielle est déjà mariée puisque Gabriel man constamment au narrateur il est très difficile de

Savoir ce qu’elle fait de de ses journé quand elle affirme quelque chose on peut parier que elle a fait autre chose que ce qu’elle dit donc on finit par avoir une rupture et pour se consoler de la rupture donc il se dit qu’il va écrire une une grand grand roman historique la

Bataille de Toulouse il va raconter donc cette bataille entre les les armées de Wellington qui remontent donc et les armées françaises la bataille c’est s’est déroule de soute la bataille s’est déroulée non loin de du site de nalé les ancêtres de Cabanis vivaient déjà dans cette maison de nalé en 1814 donc au

Moment de cette bataille donc il se dit voilà pour sortir de de ma déconvenue sentimentale je vais faire un grand roman historique je vais décrire cette bataille et puis ensuite je décrirai une saga familiale je montrerai comment les les habitants de de Nolé ont continue à vivre dans

Cette maison comment les les les par parents vont avoir des enfants vont devenir eux-mêmes des personnages âgés cette relève des des générations ce mystère des générations il dit que c’estes ces personnages à la fois sont très éloignés de lui par les idées politiques par la la façon de de sentir

Les choses mais que s’il regarde son visage dans le miroir il y a sans doute une ressemblance physique avec ces gens qui ont habité la maison donc il y a à la fois cette cette distance et cette proximité il leur emble et il est différent d’eux mais en réalité donc il

Ne il n’écrira pas sa grande saga familiale il en donne quelques bribes dans le roman mais c’est en réalité la la chronique intime qui occupe la bataille de Toulouse c’est ses revers sentimentaux c’est le retour sur l’histoire avec Gabriel et puis c’est ces fragments d’histoire familial qui

Livre donc dans un ordre qui est plus celui de de la mémoire que du du déroulement chronologique à propos des fragments donc de cette saga familiale il y a quelque chose qui a été évoqué tout à l’heure justement c’est l’existence de ce grand-père qui a été

Mère de Toulouse dans les la fin des années 1840 donc vers la fin de de la monarchie de Juillet et donc qui évidemment est est une référence mais il y a également celui alors c’est assez amusant qui a été le premier écrivain de la famille euh donc un oncle Michel que l’on

Retrouvera transformé en oncle en oncle Octave euh dans dans dans son œuvre et et là il y a des passages extrêmement savoureux puisqu’il y a la perception de l’enfant de l’oncle comme étant une sorte de grand écrivain avec tout ce que la formule suppose et puis en quelque

Sorte la découverte d’une forme de réalité beaucoup plus enfin beaucoup moins glorieuse oui de celui qui s’appelle dans les romans lonoctave est inspiré par un personnage qui a vraiment existé qui s’appelait Michel de beléomè qui était le le frère de sa mère euh qui qui est un personnage

Effectivement qui a eu qui a pris sa place dans la vie culturelle toulousaine de la première moitié du 2e siècle qui était un auteur de de poésie euh je suis allé voir la bibliothèque municipale quelques quelques plaquettes de verre qui avaient été édé par ce par ce Michel de belellomè et visiblement je

Les avais sortis de leur repos après une période assez longue parce que il n’avait pas l’air d’avoir été beaucoup consulté alors c’est c’est de c’est une poésie qui est une poésie bien écrite mais diabanis lui-même qui n’arrive pas finalement à une petite musique vraiment singulière c’est le le thème du du temps

Qui passe de des âges de la vie qui se succèdent trop vite qui qu’on trouve dans dans cette œuvre alors effectivement l’enfant le narrateur quand il était enfant avait une grande admiration pour ce personnage qui passe sa vie à Ess essayer de composer une œuvre littéraire et puis il découvre

Effectivement que l’écrivain de la famille a finalement un rayonnement assez assez modeste et qu’il a été vite oublié après après sa mort alors il y a des des épisodes effectivement qui qui relèvent à la fois un peu de la comédie de la tragieomédie parce que le le l’oncleoctave est un personnage à la

Fois amusant on a un peu envie de se moquer de lui et en même temps touchant par cette grande ambition qui n’est pas menée jusqu’au bout il Nura compte par exemple que au milieu des années 30 l’oncle Octave a accueilli Paul Valérie à Toulouse Paul Valéri c’était le le

Grand écrivain de la période c’était le le contemporain capital philosophe poète et l’oncle Octave donc devait présenter Paul Valérie à ses compatriotes Toulousains je sais plus si c’était au Capitol ou dans un des des grands théâtres de de la ville donc lo cloctave va faire son son discours pour présenter

Paul Valere euh Paul Valéri se lève lui serre les mains et lui dit qu’il n’a jamais été compris aussi bien que par ce ce ce présentateur donc de de son discours donc l’ancle Octave est très très ému très touché par la reconnaissance de Valérie mais par la suite l’échange personnel qu’il entendait avec

L’écrivain n’aura pas lieu il y aura le le discours de Valérie il y aura le repas pris avec l’écrivain mais cabani sera que l’oncle Octave repart avec ses plaquettes de verre dans la poche il n’a pas osé donner ses recueils à Paul Valéri il n’a pas trouvver le moment

Favorable pour lui lui faire lire ces textes et Valérie a dédicacé à l’oncle Octave un livre qu’il avait apporté et sur la dédicace il a écrit à michelf je sais plus si on le précisef en remerciement de son petit discours et quand il lit petit discours évidemment viment il est très déçu par

Cette par cette formule est-ce que ce n’était qu’un petit discours donc on voit le le personnage qui à la fois c’est grandes ambitions cette passion pour la poésie et on voit que c’est un personnage qui a des goûts littéraires qui sont des des goûts littéraires assez sûrs il lit Pascal il lit

Prou il y a une scène qui décrit l’agonie de l’oncleoctave qui meurt d’un cancer de fumeur de façon assez douloureuse et qui se console par la relecture de Pascal qui se console par la relecture de prus donc le le personnage des des goûts littéraires sûrs mais il n’est pas arrivé lui-même à

Devenir un écrivain important donc l’oncle Octave c’est un peu le le modèle de ce qu’il ne faut pas devenir pour pour Cabanis c’est le le personnage de seul rayonnement rayonnement simplement local l’ambition de Cabanis c’était effectivement de de toucher au-delà de sa ville natale d’avoir des lecteurs euh

Non pas simplement dans son entourage proche mais euh effectivement au niveau national et il il les aura d’ailleurs et et au-delà puisque là aussi dans les les archives de de Cabanis on voit que dans les années 60 70 euh son œuvre est traduite de de nombreuses langues elle

Est traduite en espagnol elle est traduite en italien en allemand donc il y a dans cette périodelà un rayonnement important euh pour cette pour cette de José Cabanis le le le petit discours de l’oncle renvoie au au grand discours du neveu et donc à l’Académie comment se se comment nourrit-il cette ambition est-ce

Que c’est par finalement sa position dans le champ littéraire chez galimar probablement un certain nombre d’appuis est-ce que ça vient de loin est-ce que ces écrits éventuellement est-ce qu’il le il le notifie dans ses écrits intimes ou est-ce que c’est quelque chose finalement qui va relative de soi comme

Ça peut être le cas chez un certain nombre d’auteurs avec une sorte de cours normal des choses oui je pense que c’est le le Grand Prix de l’Académie française en 76 qui va faire naître cette cette question de la candidature à l’Académie là aussi dans les les correspondance déposé la bibliothèque du du

Pèreigor par Pierre nouillan qui qui a déposé ces ces archives de de José Cabanis dans ses correspondances on a deux lettres de Marcel ARL euh qui ont été échangés avec Cabanis alors on a les lettres que recevait Cabanis on n’a pas les lettres qu’il a envoyé il n’y a pas

De de copie de de ces courriers mais on peut comprendre par les réponses voilà le sens de la correspondance et il y a un courrier de 1979 où on voit que Cabanis a sondé un peu Marcel Arlan pour savoir s’il avait des chances de en cas d’une élection à

L’Académie française et Marcel Arlan l’encourage Marcel Arlan lui dit que il a il a sa place à l’Académie visiblement caban a dit moi qui suis un peu solitaire est-ce que ça ne posera pas problème si j’étais élu et que je voulais continuer à vivre à Toulouse et Marcel Arlan lui répond vous

Passerez pour un ours mais c’est aussi mon cas et ça n’est pas gênant de de passer un peu pour un ours dans la compagnie donc l’idée apparaît sans doute à la fin des années 70 la première candidature se fait au moment de la mort de Marcel peut-être que cet adoubement par Macel

Arlan l’a motivé à présenter sa candidature et euh l’élection aurait eu je pense du sens parce qu’il y a des des comparaisons possibles entre les deux écrivains ce sont deux écrivains des grands stylistes des des grands prosateurs de de la langue française qui ont beaucoup écrit sur le leur jeunesse

Sur le les paysages qu’ils ont entourés mais cette première élection donc donc ne sera pas couronné de succès il y aura ensuite une deuxème tentative et puis c’est la troisième donc qui sera la la la tentative heureuse et cette fois il succède au fauteuil de Thierry molnier euh qui décède donc en

1990 alors Thierry molnier qui était un un personnage qui euh peut apparaître comme un personnage un peu clivant puisqu’il vient de l’extrême droite intellectuelle euh il a avait été une des figures de ce qu’on appelait la jeune droite à la fin des années 30 Cabanis racontera dans son discours de

Réception puisque dans dans le discours de réception on ne se présente pas soi-même on fait en principe l’éloge de son prédécesseur et dans ce discours donc Cabanis racontera qu’il avait entendu Thierry molnier à Toulouse en 1938 Cabanis fréquentait à ce moment-là le les jeunesses de l’Action française il s’en éloignera après

1940 et il était allé entendre Thierry molnier donc il y avait une sorte de de lien possible avec le le personnage il s”estfforcera d’un son discours de montrer que molnier se dissocie à partir de 1940 de de ses amis de je suis partout qui vont aller vers la la collaboration Thierry

Mier reste en zone sud dans ses chroniques continue à à parler de l’ennemie quand il parle des des armées allemandes donc pour pour Cabanis moner a su garder des des travers d’un certain nombre de de ses camarades et il loue aussi le le spécialiste poésie puisque molnier était l’auteur de plusieurs travaux sur

L’histoire de la poésie française une antologie de de la poésie française euh donc c’est à ce personnage qu’il succède et c’est intéressant parce qu’effectivement il y a des connexions entre les deux avec une tentation du côté des mouvements de de ligue contre la République en tout cas très très

Critique à l’égard de la 3 République à la fin des années 30 et puis on voit dans ses dans dans son journal de guerre je parle de de Cabanis une sorte de euh de de mise en retrait presque instinctive par rapport au grand déploiement lié à la visite de Pétin en

1940 et à foruie en 41 à Toulouse et puis quelque chose qui alors loripile et qui est une sorte de de de euh en soi de rupture totale c’est la persécution des Juifs et qui effectivement rencontre un écho très important à Toulouse et le ironie du sort effectivement il fait

L’éloge de il fait l’éloge de de molniier en lui succédant euh sur le sur l’éloignement de Vichy on le voit très bien aussi dans la correspondance avec ses parents pendant le STO oui les les lettres de la Forêt Noire qui ont été publié il avait mis au

Point une espèce de code pour écrire avec ses parents alors je sais sa plus quel était le le surnom qu’il donnait à Pétin et un surnom qui était donné à l’aval et donc dans ce dans ces courriers il dit à ses parents de se de

Se tenir à l’écart du régime de Vichi on croit comprendre dans cette correspondance que le père devait être conseiller municipal à Balma et il il dit à son père de de démissionner il dit à son père de prendre toutes ses distances et le le STO effectivement crée là un fossé une

Barrière avec les les ition de jeunesse qui av pu être les siennes dans les années 30 il y a un discours très critique la question du STO restera d’ailleurs une une question très sensible pour lui lorsqu’il publie les lettres de la la Forêt Noire Henri troyaa qui était son collègue à

L’Académie française lui envoie un courrier pour accuser réception du livre et pour lui dire donc le bien qui pense du livre mais il écrit en parlant des des requis du STO il les qualifie F de travailleurs volontaire sans mettre les guillaumers ironiques et Cabanis lui lui

Donne une volée de bois vert parce que il n’accepte pas ce terme de de travailleur volontaire donc ils étaient des requis et il tient à ce ce terme de requis il était d’ailleurs au STO avec d’autres Toulousains Roger merle qui sera doyen de la Faculté de droit et Jean Boube qui

Sera un de nos collègues d’histoire de l’art le le de notre collègue Emmanuel Bou on fait partie de ces jeunes Toulousains qui se sont trouvés en Allemagne avec José Cabanis avec cette admission donc sous la sous la coupole on a des indications là c’est une précision je l’ai plus le

Détail en tête personnellement sur le discours de réception c’est-à-dire le la manière dont lui-même est reçu on a effectivement le discours sur Monier mais lui-même comment est-il reçu alors lui est reçu par un écrivain diplomate qui s’appelle Jacques de bourbonbusset qui va prononcer le le discours donc et

Qui soulligne à la fois donc la la place naturelle de Cabanis dans cette académie française il estime que voilà Cabanis incarne cette cette tradition de la belle langue qui est celle de l’Académie française et qu’il a donc une place toute toute naturelle il montre une certaine tension

Dans son œuvre entre ce qu’il appelle un pessimisme qui pourrait euh une part de pessimisme Qatar une vision très très noire de la création et puis un optimisme plus franciscain et il dit que cabani se se situe un peu entre ces ces différentes traditions il dit qu’il est

Un un mystique voluptueux il y a à la fois la effectivement la passion amoureuse qui apparaît dans son œuvre et puis la la passion religieuse et ce ce terme de de mystique voluptueux restera un peu plusieurs articles reprendront cette cette expression pour pour désigner José Cabanis à propos de de réception comment

Est-ce que cette ce nouvel académicien finalement est est perçu à Toulouse même c’est-à-dire est-ce que on consacre des articles des interviews est-ce que lui-même se prête au jeu ou est-ce qu’il reste plutôt en en marge de cette de cette célébration le Toulouse le découvre à ce moment-là et découvre son importance peut-être

Euh on a là aussi dans la correspondance un courrier de d’un de ses amis Robert Labadi qui est avocat donc au Palais de Justice et qui lui dit que le le palais de justice est en train de prendre la la la mesure de son importance que le le palais de justice

Découvre que cet expert auprès des tribunaux donc est aussi un écrivain reconnu au niveau national alors il faut dire que Cabanis n’avait pas forcément donné don une vision très favorable du du milieu judiciaire dans ces romans en particulier dans le cycle de de la gengra il y a toute une série notamment

Le le deuxème volume qui s’appelle l’auberge fameuse et qui décrit un peu le la situation de de l’enfance malheureuse dans la près-guerre et on a des des portraits de juges pour enfants qui sont vraiment au vitriol il nous montrre une forme d’insensibilité sociale de l’institution judiciaire face

À ces ces situation donc il y avait peut-être une sorte de de divorce d’éloignement entre le le milieu judiciaire et Cabanis et à ce momentl donc qui le rend insatisfait de toute façon on sent que c’est oui c’est c’est un son gagne pain pour lui il est avocat

Mais son il a été avocat d’abord et puis expert auprès des tribunaux il n’aimait pas plaider donc le le poste d’expert était pour lui finalement un poste plus technique qui lui convenait mieux bon il y aura toute une série d’articles dans la Dépêche pour célébrer cette cette élection avec notamment une interview du

Libraire de la Bible d’or que les les les vieux Toulousains ont connu cette librairie qui était à côté de de l’église du Thor petite librairie mais avec un fond littéraire assez extraordinaire et George houssé dira que le verre va bien à Cabanis donc cette cette couleur de de l’Académie célèbre

Un grand écr écrivain les les hommes politiques locaux également rendront leur hommage le nouvel académicien doit faire sculpter une épée qu’ilord qu’il portera le jour de de la réception cette épée lui sera remise quelques jours avant la la réception dans les salons galimar il y aura une réception dans les salons de

La maison galimar et c’est dominiic Baudis maire de Toulouse qui remettra à ce moment-là le l’épée d’académicien qui a été financé par le comité de l’épée qui a été offerte par le le comité de l’épée et cette cette consécration euh conduit assez naturellement finalement au troisème temps qui est celui de de de

L’ouvrage euh finalement sur la mémoire de José cabénis à Toulouse donc est-ce qu’on sait par exemple dans quel euh type de débat que c’est est-ce qu’il y en a eu le son nom a été donné à la médiathèque et euh ce qui permet au-delà de ce nom que nous connaissons tous les

Uns et les autres de se souvenir de José Cabanis à Toulouse finalement je pense que le le choix effectivement de donner son nom à la médiathèque a été quelque chose d’important pour la mémoire actuelle de de José Cabanis à Toulouse alors il y avait d’autres noms qui étaient poss possible la médiathèque a

Été inaugurée en 2005 euh alors certains proposaient le nom de François mitteran euh en hommage donc à l’homme politique mais aussi à l’homme de lettrre qui était François miteran le nom de Jacqueline Oriol l’aviatrice et belle fille du président Oriol avait été cité parce qu’elle elle venait de décéder c’était

Une figure aussi qui avait une certaine notoriété à Toulouse le nom de José Cabanis là aussi quelques années après son décès s’est imposé finalement comme celui voilà de l’académicien toulousain du du 20e siècle et le le ont été finalement assez assez naturel pour une médiathèque pour

Un lieu de vouer au livres et aux différents médias et donc ce ce nom je pense effectivement va ancrer euh le souvenir de de Cabanis dans sa ville alors ce que je regrette un peu c’est que au moment de l’inauguration on avait une plaque dans le hall avec une

Citation de de José Cabanis qui disait que toute vie méritait d’être écrite euh et au profit des travaux qui se sont réalisé récemment dans la médiathèque je ne retrouve plus cette plaque je sais pas si elle a été déplacée si elle va réapparaître mais il faudrait effectivement que la l’année du du

Centenaire de la naissance la plaque avec la la citation retrouve sa place dans le dans le hall d’entrée de de la médiathèque avis à la dépêche et à toutes les autorités politique culturell compétente dans ce domaine il y a également aussi la la ville de Balma qui

Je crois a donné son nom un établissement scolaire il y a un groupe scolaire effectivement qui porte le nom de de José Cabanis euh c’est le le maire de Balma alin Fillola qui a voulu cette qui connaissait personnellement José Cabanis qui était un de ses ses voisin et amis qui cabaniss dédié régulièrement

Dédicacé régulièrement ses livres qui a voulu donner ce nom donc un groupe scolaire je je pense qu’on arrive à peu près donc sur sur une prentation qui a été largement faite il y a peut-être des questions de de la part du public alors une dernière question avant de de laisser le public enoser

Euh une question double une bonne raison de lire José Cabanis et quel ouvrage est votre préféré voilà moi c’est vrai que je suis un lecteur de de longue date de de José Cabanis il y a très longtemps que que je fréquente son œuvre et ce que je je

Préfère dans l’œuvre c’est vraiment les romans des années 60 euh c’est le le bonheur du jour c’est les les cartes du temps la bataille de Toulouse je trouve que c’est vraiment le le moment où la la petite musique de José Cabanis arrive vraiment à sa sa perfection avec ce ce narrateur à la

Fois très proche de lui mais avec un pas de de côté également qui permet aussi la la liberté romanesque le Cabanis historien est aussi aussi intéressant le le livre sur le sacre de de Napoléon a été réédité lorsque galimar a relancé la collection les journées qui ont fait la

France c’est un livre qui là aussi montre comment le le romancier peut se faire historien euh la méthode de de Cabanis historienne n’est pas celle d’un universitaire on n’a pas des notes en bas de pages mais on a une composition littéraire du livre qui est assez intéressant pour le sacre de Napoléon il

Va commencer son livre en évoquant David le peintre qui va immortaliser la le couronnement quitant changer aussi certains certains détails il termine par Goya le peintre espagnol qui va peindre les les horreurs de la guerre lorsque les les Français seront en Espagne donc on voit comment tout ça

Est construit d’une façon très très littéraire même chose dans son livre sur Saint-Simon l’admirable on n’ pas une une biographie classique de Saint-Simon on a une espèce de promenade à Versailles derrière Saint-Simon euh avec un des ordre en réalité assez ordonné il nous montre effectivement cette cette vie quotidienne à Versailles les lieux

Publics les les antichambres et derrière les antichambres d’autres salles encore plus discrètes et c’est cette espèce de de circulation entre les les différents lieu qui va faire tout le tout le roman donc il y a aussi un un Cabanis historien qui apporte ses ses qualités littéraires au travail historique et surtous

Lequel moi celui que je préfère c’est le c’est le bonheur du jour celui autour de l’oncle Octave qui est la celui que je préfère parmi ces livres mais il y a une cinquantaine de livres donc chacun peut peut trouver peut puiser selon ses goûts merci on va du coup peut-être laisser la parole

Au public s’il y a des questions alors je vous rappelle on a une manière de faire qui est un petit peu différente par rapport à nos obligations sanitaire donc si vous le souhaitez n’hésitez pas à vous lever et à poser votre parole l’avantage c’est que nous sommes dans un une proximité

Déjà suffisante pour pouvoir vous entendre correctement donc oui oui je crois que le le décès de ce frère aîné qui qui meurt à la à la bataille de dunkererk en juin 1940 est une des grandes blessures oui de de la vie de José cavanis peut-être je pourrais vous

Lire un petit passage à la fois où il parle de de Noé et où il parle donc de de ce frère alors là il appelle son frère Robert mais c’est c’est de d’Arnaud dont il est question donc là c’est le le narrateur qui qui s’exprime il dit donc le silence

De cette maison je ne le crains plus depuis que je survis seul à ceux que j’y ai connu ce ne sont plus des ombres menaçantes que j’y peux rencontrer il m’arrive souvent la nuit de passer au reai- de-chaussée d’une pièce à l’autre ouvrant et fermant les portes très inutiles puisqu’il n’y a

Personne je pousse la Porte du billard puis celle du salon la pièce paraît chaque fois surgir devant moi quand j’allume famili quand j’allume familière et étrange une nuit de Noël où nous avions veillé tard j’ai vu mon frère Robert pincher sur le billard jouant avec l’OC Octave et j’entends encore le coup assordi

Assourdi et sec puis le roulement moelleux de la boule qui file V volte et heurte avec précipitation les deux autres je l’ai vu cette nuit-là il y a bien longtemps et toujours quand je passe seul dans cette pièce Robert est penché sur le billard et sourit de plaisir dans tandis qu’il regarde avec

Attention et calcule un carambolage il a l’air de bien s’amuser tout d’ailleurs l’amuser dans le salon c’est moi que je retrouve étendu sur le canapé où j’ai lu tant de livres pendant les après-midis de vacances ce canapé restera pour moi celui de Guer épée on se souvient de la

Date et du lieu d’une lecture quand elle a été une grande joie chaque début d’après-midi je m’étendais dans la fraîcheur du salon sur ce canapé où l’humidité de l’hiver avait laissé une certaine odeur de moisissure et de champignon qui me semblait exquise et m’inquiétait quelque peu et j’avait ce

Livre épais à la main le prince André blessé sur le champ de bataille et regardant le ciel pierre bezouov er rant dans Moscou qui brûle et Natacha respirant à sa fenêtre sont inséparables du salon de Noé de l’été et du canapé où je les ai aimé pour la première fois

Donc je crois que l’extrait montre voilà ce cette espèce de poésie du souvenir inscrit dans les lieux où se retrouve voilà les personnes aimées qui ont qui ont vécu dans cette maison est-ce qu’il y a d’autres questions ou réactions Christine je pense que ça toujours été

Un un grand lecteur à la fois de de la littérature et de de l’histoire et puis il se passe à un moment une sorte de de rupture dans son parcours c’est que ces livres qui avaient été bien reçus dans les années 50 et dans les années 60 vont faire l’objet d’une

Critique de ces son dernier roman qui s’appelle Les Jardins de la nuit va faire l’objet d’une critique assez sévère d’un journaliste du Monde François beau qui euh dénonce une littérature qui tour qui ronronne qui tournerait un peu en rond et Cabanis va être d’autant plus blessé que il avait

Reçu anolé François botte qui lui demandait régulièrement des articles pour le monde qui et donc là il y a il se sent incompris il y a une presque une dépression on pourrait dire je crois qu’il emploie le mot dans un courrier avec Claude galimar après cette voilà cette critique dure et il va

Décider de ouveler son son son art d’écriture et de se se tourner donc vers l’écriture d’essai Claude galimar qui tient à conserver cet écrivain l’encourage dans cette voie va lui proposer effectivement de participer à la collection les journées qui ont fait la France avec le le sacre de

Napoléon va l’encourager aussi à une biographie de Charles X par la suite il y aura aussi un livre sur le le musée espagnol de Louis-Philippe donc il y a une espèce de de traversée historique du du 19e siècle et puis il y a son goût pour les classiques et SaintSimon

L’admirable qui revient là vers le le 17e le 17e 18e siècle donc il à la fois une volonté de renouveler un peu son son écriture et puis je crois qu’il y avait cette immense culture qui était la sienne il se décrit comme un rat de bibliothèque

Qui lit qui note euh alors il n’y a pas de note bas de page mais on voit étendu de ses lectures et ce ce goût de la citation bienvenue aussi euh il y a toute une série de de citations qui sont reprises dans ces livres estce qu’il était membre de

L’Académie des Jeux Floraux alors il est passé au jeux florau effectivement euh donc il a été élu au début des années 60 euh il a prononcé là aussi un discours de réception et alors son fils m’a dit que il avait eu un malaise pendant ce discours de de réception

Qu’il avait eu un petit évanouissement pendant ce ce discours euh mais je pense qu’à l’Académie je florau il se sent peut-être un peu à l’étroit en tout cas dans son discours il dit j’espère que je ne suis pas élu ici parce que quatre des miens ont déjà siégé dans cette dans cette institution

Donc là finalement il ne fait pas mieux que n’ont fait d’autres membres de sa famille et puis il y aura une rupture qui se fera au milieu des années 70 où il estime qu’une une mauvaise manière lui a été fait par les les jeux florau de ses frères et candidats au jeu florau

Il n’a pas été découragé et puis au dernier moment il n’aura que la voix de José Cabanis donc cavanis a l’impression voilà d’un piège qui lui a été tendu et là il envoie un courrier tout à fait intraitable dans lequel il dit qu’il ne remettra plus les pieds au jeu florau et

Que on peut le faire à savoir qu’il ne souhaite plus donc fréquenter la maison et je crois qu’il n’y reviendra pas effectivement c’est un 75 je pense s’il n’y a pas d’autres remarques ou questions il nous reste à remercier Jacques Cantier pour sa présentation merci à vous et vous remerciez vous-même effectivement pour

Votre présence merci beaucoup p p p PIM vous venez d’écouter une rencontre enregistrée à la librairie ombre blanche samedi 15 janvier 2022 avec Jacques Cantier auteur de l’ouvrage 1991 José Cabanis un Toulousain sous la coupole aux éditions midi pyrénéenne réalisé et mise en onde par Radio [Musique] Radio [Musique] o la como [Musique]

Carac p p p sigo buscando algo en lo que creer si lo buscas no lo ves si lo encuentro se fue sigo intentando eso de buscar sin esperar encontrar

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